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28/02/2014

De la qualité du sperme en France

lu sur le site du Monde : (les surlignages sont de moi

www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/27/les-francais...

LE MONDE | 27.02.2014 à 11h22 • Mis à jour le 27.02.2014 à 14h52 |Par Paul Benkimoun

Quasiment aucune région française n'y échappe : la qualité du sperme décline. Une forte baisse de la concentration de spermatozoïdes – de près d'un tiers sur une période de seize ans – avait déjà été constatée au niveau national. Le phénomène a cette fois été analysé au niveau régional par une équipe réunissant des chercheurs de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), chargés de la base de données « Fivnat ».

Mise en ligne lundi 24 février sur le site de la revue Reproduction, leur étude met en évidence que la tendance n'épargne aucune région, mais souligne des disparités. L'Aquitaine et Midi-Pyrénées présentent un déclin plus marqué que la moyenne.

Pour les auteurs, ces résultats renforcent l'hypothèse d'un effet d'une exposition environnementale à des perturbateurs endocriniens. Ces deux régions ont en effet une forte vocation agricole et la population y est particulièrement exposée aux pesticides.

En décembre 2012, le docteur Joëlle Le Moal de l'InVS et ses collègues avaient publié dansHuman Reproduction les résultats d'une étude de grande ampleur portant sur 26 000 hommes. Ils faisaient partie de couples ayant participé à un programme d'assistance médicale à la procréation (AMP) dans les 126 principaux centres de France métropolitaine, entre le 1er janvier 1989 et le 31 décembre 2005.

L'avantage de ce choix était de disposer pour chacun des participants de deux spermogrammes, ce qui renseignait sur la concentration en spermatozoïdes du sperme, sur leur morphologie (normale ou non) et leur motilité, soit leur aptitude à se déplacer. N'avaient été inclus que les hommes dont la partenaire était définitivement stérile. Les chercheurs justifiaient ce critère par le fait que les participants sélectionnés n'avaient a priori aucune raison d'avoir une qualité de sperme différente de celui de la population masculine générale.

L'étude avait montré « une diminution significative et continue de la concentration du sperme atteignant 32,2 % sur la période étudiée ». Pour un homme de 35 ans, la concentration moyenne passait de 73,6 millions de spermatozoïdes par millilitre (ml) de sperme en 1989 à 49,9 millions/ml en 2005. Fait notable, les auteurs constataient un déclin régulier d'en moyenne 1,9 % par an.

PAS D'INFLUENCE DE FACTEURS GÉNÉTIQUES

De même, le pourcentage de spermatozoïdes ayant une morphologie normale était passé de 60,9 % en 1985 à 39,2 % en 2005. Même si ces données restaient loin des niveaux où l'on commence à parler d'infertilité (en dessous de 20 millions/ml), elles n'en constituaient pas moins le marqueur d'une évolution défavorable.

Dans la nouvelle étude, « nous avons repris exactement le même échantillon et avons comparé la dynamique des tendances dans les 21 régions de France métropolitaine », explique le docteur Le Moal. L'influence de facteurs génétiques ne peut pas jouer fortement sur une période de seize ans, indique la chercheuse. L'explication relève donc plus vraisemblablement de facteurs environnementaux ou comportementaux.

« Le caractère ubiquitaire de la baisse est compatible avec l'effet de facteurs environnementaux à l'oeuvre sur tout le territoire », souligne le docteur Le Moal. Toutefois, certaines régions sortent du lot. L'Aquitaine présente une tendance linéaire plus prononcée à une diminution de la concentration en spermatozoïdes. Pour Midi-Pyrénées, qui avait la valeur moyenne la plus basse en 1989, la baisse s'est poursuivie et la région se situait toujours au dernier rang en 2005.

EVOLUTION POSITIVE EN FRANCHE-COMTÉ ET EN BRETAGNE

Ces deux régions présentaient également une tendance plus marquée que l'ensemble du territoire à une diminution du pourcentage de spermatozoïdes de morphologie normale. La Franche-Comté et la Bretagne ont connu au contraire une évolution positive.

Les populations des deux régions où l'étude met en lumière des évolutions négatives importantes n'ont pas de particularités physiques, notamment pour leur indice de masse corporelle. Ces territoires ne font pas non plus partie de ceux où les taux de consommationde tabac ou d'alcool sont les plus élevés. Les auteurs cherchent plutôt l'explication du côté des facteurs environnementaux.

Aquitaine comme Midi-Pyrénées sont fortement agricoles : l'Aquitaine est la première région française pour l'emploi dans ce secteur et la deuxième pour le nombre d'exploitations ; Midi-Pyrénées est la première région pour le nombre d'exploitations et la deuxième pour la surface cultivée, précisent les auteurs de l'étude.

Elles présentent une population importante susceptible d'être exposée à des produits tels que les pesticides, pouvant perturber le bon fonctionnement hormonal. Leurs activités viticoles « sont celles où l'on utilise le plus de pesticides proportionnellement à la surface agricole », précise Joëlle Le Moal.

« Il est très important de surveiller la qualité du sperme, car c'est un biomarqueur sensible aux expositions environnementales et corrélé à l'espérance de vie », insiste le docteur Le Moal. C'est l'objet du Réseau santé reproductive humaine et environnement général (dont l'acronyme en anglais est Hurgent), lancé en décembre 2013, par l'InVS, à l'échelon européen.

Lire aussi : A-t-on vraiment besoin du chromosome Y ?

Paul Benkimoun 
Journaliste au Monde

20/02/2014

Faire de la musique est bon pour le cerveau

lu  dans la revue de presse de l'INSERM :

Les bienfaits de la musique sur le cerveau et la vieillesse

L’AFP souligne que les chercheurs, invités à un colloque organisé par la Sacem, la société des auteurs et compositeurs, révèlent que la musique permet d’adoucir la vieillesse, en agissant sur la mémoire et la motricité.

L’agence de presse indique que « les travaux d’Hervé Platel, après ceux du pionnier Bernard Lechevalier (unité Inserm U1077) ont permis d’établir une ‘‘cartographie’’ cérébrale de la mémoire musicale chez des sujets musiciens et non musiciens ». Selon Emmanuel Bigand (Unité mixte de recherche CNRS 5022),« la musique transforme le cerveau en accroissant certaines zones ».

Ses travaux, réalisés dans son unité spécialisée sur le lien entre musique et cognition, montrent que la musique active de nombreux réseaux cérébraux de façon synchronisée. Il souligne : « Deux zones du cerveau décident de travailler ensemble et c’est bénéfique pour toutes les autres activités de l’être humain ».

L’AFP indique que des expériences ont montré que les jeunes seniors qui commencent une pratique musicale ont un déclin cognitif réduit. France Mourey, spécialiste des effets du vieillissement sur la motricité, explique que « la musique et le mouvement aident les patients [atteints de la maladie d’Alzheimer] à maintenir leur équilibre et leur motricité ». Cependant, Hervé Platel reconnaît qu’« avant d’utiliser la musique comme un médicament avec un effet dose, il y a encore beaucoup de travail ».

 

AFP, 13/02

Un rapport à « caractère partisan » de l’Inra contre l’agriculture biologique

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

130 chercheurs mobilisés contre un rapport sur l’agriculture biologique

Près de 130 chercheurs (notamment de l’Institut national de la recherche agronomique, de l’Inserm, du Centre national de la recherche scientifique et d’AgroParistech) exigent le retrait d’un rapport de l’Inra sur l’agriculture biologique qui, selon eux, « manque de rigueur scientifique et minimise ses bienfaits sanitaires et environnementaux », rapporte une dépêche AFP.

Cette étude, publiée en septembre 2013, dirigée par Hervé Guyomard (directeur scientifique agriculture à l’Inra) et réalisée par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP), porte sur « L’analyse des performances de l’agriculture biologique ». 

L’AFP cite les propos d’un signataire de la lettre envoyée en décembre dernier au président de l’Inra qui évoque le « caractère partisan » du rapport : « il y a peu de données sur l’agriculture biologique et à chaque fois qu’il y a une incertitude, il tranche systématiquement en sa défaveur ». Les signataires pointent également du doigt les « conclusions très tranchées sur l’absence d’avantage sanitaire de l’agriculture biologique » de l’étude et l’absence de mention de la question des pesticides.

AFP, 18/02

12/02/2014

La modification du vivant et la création d'organismes nouveaux

à lire sur BASTAMAG :

http://www.bastamag.net/Biologie-de-synthese-comment

OPTIMISER LE VIVANT

Biologie de synthèse : comment ingénieurs et multinationales veulent industrialiser la vie

PAR AGNÈS ROUSSEAUX 12 FÉVRIER 2014 

lire aussi :

ALIMENTATION

Privatisation des semences : une guerre de l’ombre se livre depuis un siècle 

EVOLUTION

Bienvenue dans une nouvelle ère géologique, déterminée par les humains pour le meilleur et pour le pire : l’Anthropocène

11/02/2014

L'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

communiqué :

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN 
Constitution du 24 juin 1793 
- Article 35 :
 
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.    
 
Si cet article a disparu des Constitutions suivantes, donc de la Constitution actuelle, c'est qu'il met en danger une règle non écrite que tous les partis politiques acceptent sans jamais la remettre en cause : 
 
"Représentant élu du Peuple" est une profession réservée aux politiciens professionnels 
 
N'êtes-vous pas choqué de cette situation ? Est-il normal que nos "représentants" soient des professionnels de la politique, qu'être "ÉLU DU PEUPLE" soit une profession, comme plombier, dentiste ou instituteur ?
 
Dans le domaine politique, la société française est une société de castes, il faut bien l'admettre. 
 
Il y a deux castes :
 
la caste des politiciens professionnels : ceux qui sont chargés de gérer la société dans laquelle nous vivons.
la caste des intouchables, politiquement parlant : ceux qui n'ont aucun droit dans cette gestion, autre que celui de mettre un bulletin dans une urne, de temps à autre.
 
Ce genre de société conduit inéluctablement à des révoltes périodiques (des "révolutions"), où les "intouchables", finissant par décider de mettre à bas leurs maîtres, tentent d'organiser autrement la société.
 
 
En 2014, une opportunité s'ouvre de tenter une "révolution par les urnes" : les élections municipales.
 
 
Jusqu'à présent, les listes présentées aux élections municipales dans les villes d'une certaine importance ont été conduites exclusivement par des partis ou des mouvements politiques, dont la seule fonction est de présenter le programme d'un parti politique ou d'une idéologie. 
 
Ce système, consciemment ou inconsciemment accepté par tous, IL EST TEMPS DE LE BOUSCULER, afin de redonner à TOUTES et TOUS la maîtrise d'une vie "politique démocratique" au sens étymologique du terme : 
 
SOUVERAINETÉ DU PEUPLE DANS L'ORGANISATION DE LA VIE SOCIALE
 
Pour les municipales de 2014, IL FAUT DÉPOSER PARTOUT, dans toutes les villes, 
 
DES LISTES "CITOYENNES" constituées à parité de citoyennes et de citoyens  SOUCIEUX DU BIEN COMMUN, dont la fonction ne soit pas d'avaliser le programme d'un parti politique ou d'une idéologie, quel que puisse être ce programme.
 
Si vous voulez y participer, écrivez à l'association " Une place pour tous ! ":
 
uneplacepourtous@cegetel.net
 

Même si les moyens dont nous disposerons pour faire campagne sont infimes, l'aspect symbolique de ce mouvement de révolte citoyenne aura des répercussions sur notre société, il ne faut pas en douter.

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à propos d'élus non professionnels de la politique, lire l'article suivant sur l'expérience italienne :

Le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo s'enracine dans l'électorat.pdf

Communiqué de Presse : Les Pollutions, grandes absentes du Plan Cancer

communiqué :

Paris le 5 février 2014 - Communiqué de Presse du Rassemblement pour la Planète.

Les Pollutions, grandes absentes du Plan Cancer de François Hollande

Péché par action ou par omission ? Pesticides, perturbateurs endocriniens, radiofréquences, pollution de l'air… Politiques, scientifiques, institutions internationales et associations les mettent en avant régulièrement comme des causes évidentes dans l’explosion du nombre de cas de cancer dans le monde. Mais François Hollande, qui vient d’exposer les grandes lignes du plan Cancer 2014-2018, n’en a pas vraiment parlé : volonté délibérée ou trouble de la concentration ?

Pour la seule année 2012, il y a eu 355.000 nouveaux cas et 148.000 personnes en sont mortes en France. Dans le monde, 14,1 millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués et 8,2 millions de personnes en sont mortes. En 2025, il y aura 19,3 millions nouveaux cas par an sur toute la planète, prévoit le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), l'agence spécialisée de l'Organisation mondiale de la santé sur le cancer : nouvelles données sur l’incidence, la mortalité et la prévalence du cancer dans le monde.

On se rappelle que la thématique Santé Environnement avait été tout simplement écartée de la dernière Conférence Environnementale. Le bébé avait été jeté avec l'eau du bain et le Rassemblement Pour la Planète dégagé sans façon pour éviter de faire trop de peine à certains lobbies.

Ceci explique sans doute que la stratégie nationale de santé, ne consacre pas une ligne à la qualité de l’air, à la qualité de l’eau potable, aux radiofréquences ou aux perturbateurs endocriniens ?

Les amicales pressions des industries des industries chimiques, de l'agro-alimentaire, de la téléphonie mobile, les constructeurs automobile etc. et leurs arguments économiques de très courts termes ont pris le dessus, une fois de plus, sur notre santé à tous.

Ainsi par exemple l’étiquetage transitoire des contenants avec du BPA pour les publics sensibles, pourtant obligatoire en France depuis le 1er janvier 2013, n’a toujours pas été mis en œuvre. Le Circ a classé les ondes électromagnétiques comme cancérigènes possibles et la pollution au plan mondial comme cancérigène avéré.

Dans quel sens faut-il entendre le mot "plan" dans Plan Cancer ?

Contact presse :

Etienne Cendrier : 01 48 38 48 52

Sébastien VRAY : 06 51 90 48 16

08/02/2014

2013, année la plus chaude

lu sur :

L’année 2013 a été la sixième plus chaude depuis 1850 

www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/05/l-annee-2013...

 

 

LE MONDE | 05.02.2014 à 10h48 • Mis à jour le 05.02.2014 à 20h26 |

Stéphane Foucart 

L'année 2013 se place au sixième rang des années les plus chaudes observées depuis le milieu du XIXsiècle, ex aequo avec 2007. Le bilan climatique préliminaire de l'année écoulée, rendu public mercredi 5 février par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), précise en outre que la température moyenne à la surface de la Terre a été de 0,5°C supérieure à la normale météorologique calculée sur la période 1961-1990.

Chaque année, l'OMM compile les données de trois laboratoires différents – le Goddard Institute for Space Studies (GISS), le National Climatic Data Center (NCDC) et le MetOffice britannique – afin d'établir le classement qui fait autorité.

Au total, selon celui-ci, treize des quatorze années les plus chaudes mesurées depuis la révolution industrielle appartiennent au XXIe siècle. La seule année du XXe siècle à se hisser à ce palmarès est 1998, marquée par un puissant El Niño, phénomène naturel et cyclique qui fait fortement grimper la température du Pacifique tropical tous les trois à sept ans, et donc la moyenne de la Terre. 

« RÉALITÉ INDÉNIABLE »

« La température moyenne de l'année 2013 confirme la tendance au réchauffement sur le long terme, a déclaré Michel Jarraud, secrétaire général de l'OMM. C'est là une réalité indéniable, même si le rythme du réchauffement n'est pas uniforme. » De fait, l'année écoulée ne se situe guère que 0,03 C au-dessus de la moyenne de la dernière décennie (2001-2010).

Cependant, ces fluctuations de court terme sont fortement liées aux oscillations périodiques entre le phénomène El Niño et son antagoniste « froid », dit La Niña. Or 2013 a été une année « neutre », où ni l'un ni l'autre ne vient perturber le climat mondial. Au palmarès de ces années neutres, 2013 remonte à la quatrième place des années les plus chaudes. Malgré l'absence d'El Niño, les événements extrêmes se sont multipliés, comme aux Philippines, ravagées en novembre 2013 par le typhon Haiyan.

Aux fluctuations, notées d'une année sur l'autre ou d'une décennie sur l'autre, s'ajoutent d'étonnantes sautes d'humeurs saisonnières. Dans son analyse annuelle, le GISS note ainsi que, si l'hémisphère Nord connaît des étés de plus en plus chauds, les hivers tendent à y être en moyenne légèrement plus rigoureux depuis une dizaine d'années, après s'être réchauffés pendant les trois précédentes décennies. Le laboratoire américain estime toutefois « improbable » que ce retournement de tendance se poursuive. 

Dans l'hémisphère Sud, rien de cela : hivers comme étés sont toujours régulièrement plus chauds. 

LE RETOUR D’EL NIÑO 

Parmi les situations les plus extrêmes notées au cours de 2013, l'OMM relève « une chaleur exceptionnelle observée dans la Grande Baie australienne et les régions océaniques adjacentes, dans une partie du nord-est et du centre-sud de l'océan Pacifique et dans une grande partie de l'océan Arctique ». En Australie, 2013 a été l'année la plus chaude jamais mesurée. 

Cette tendance ne s'arrêtera pas. « Vu les concentrations record de gaz à effet de serre qui sont mesurées dans l'atmosphère, la hausse des températures moyennes va se poursuivre sur plusieurs générations », explique M. Jarraud. 

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Dans l'immédiat, toutes les spéculations sont permises pour 2014. Le retour possible du fameux El Niñoest au centre d'une intense activité scientifique. Pas seulement pour savoir si l'année en cours battra un nouveau record de température : les prévisions des climatologues en la matière sont aussi auscultées par les spéculateurs.

Car le retour d'El Niño, « l'enfant terrible du Pacifique », est source d'un grand nombre de perturbations météorologiques et océaniques qui affectent les productions primaires tout autour du globe : prises de pêche en berne dans le Pacifique sud, productions agricoles tropicales affectées (café, cacao, caoutchouc, etc.) ou encore inondations catastrophiques à attendre en Océanie. 

Selon l'OMM, la persistance de conditions neutres ou l'apparition, « devenue plus probable », d'un El Niño de faible intensité vers la mi-2014 sont des scénarios « aussi plausibles l'un que l'autre ».

En France, janvier 2014 est le mois plus chaud depuis 1900 

Selon Météo France, l’Hexagone a connu, en janvier, le mois de janvier le plus chaud jamais mesuré depuis 1900, à égalité avec 1936 et 1988. La température moyenne du mois écoulé a été de 2,7 ºC supérieure à la normale (c’est-à-dire à la moyenne calculée sur la période 1981-2010). Ces températures élevées se sont accompagnées d’« un ensoleillement faible sur la majeure partie du pays ». Météo France note que, outre les températures exceptionnellement élevées, « les pluies ont été très excédentaires dans le sud-est du pays, dans le Sud-Ouest, et de la Bretagne au Cotentin ». En moyenne, sur l’ensemble de la France, les précipitations ont été supérieures à la normale de plus de 40 %.

Vers une catastrophe nucléaire en France ?

à lire sur MEDIAPART :

Près de la moitié des réacteurs nucléaires sont menacés par un phénomène d’usure des gaines de combustibles, selon un document interne à EDF que s’est procuré Mediapart. L'électricien s'est lancé dans un véritable bras de fer avec l'Agence de sûreté nucléaire sur le sujet. 

extrait :

... " Près de la moitié des réacteurs nucléaires en France sont menacés par un phénomène d’usure qui touche des gaines de combustibles, victimes de corrosion à force d’usage, selon un document interne à EDF que s’est procuré Mediapart. L’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) envisage des mesures de restriction d’exploitation pour prévenir les risques de rupture de ces enveloppes métalliques. Leur tenue est essentielle au bon fonctionnement des centrales atomiques car les gaines de combustibles assurent la première barrière de sûreté du système. Mais ces dispositions sont contestées par le groupe qui les juge trop contraignantes. L’ASN doit rendre un avis sur ce sujet dans les jours à venir. " ...

05/02/2014

Les pires endroits dans le monde ...

http://bit.ly/WorstPlaces

Un site anglophone à visiter si vous avez l'intention de faire du tourisme :

Les pires endroits au monde en fonction de critères sociaux et autres !

Il faut cliquer sur "durée de vie moyenne" ... "pollution" ... etc pour voir les statistiques.

http://bit.ly/WorstPlaces

 un exemple pour la pollution

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04/02/2014

Les pratiques des firmes pharmaceutiques

lu dans la synthèse de presse de l'INSERM :

Dans un article intitulé « Un médecin au service des labos vide son sac »,Libération explique que le Dr Bernard Dalbergue, ancien salarié de Merck, publie, après vingt ans de collaboration avec différentes firmes, un livre accusateur contre l’industrie pharmaceutique, intitulé Omerta dans les labos pharmaceutiques.

Selon le quotidien, « c’est la première fois en France qu’un ancien cadre dissèque de l’intérieur, documents et histoires vécues à l’appui, la manière dont les labos manipulent les médecins, voire les autorités ».

Le Dr Dalbergue entend par son témoignage « contribuer à réduire les accidents médicamenteux, qui tuent au moins 18 000 personnes par an en France, et (pour) proposer des pistes de réflexion pour réformer le système ». 

Il alerte également sur le Victrelis, un traitement contre l’hépatite C du laboratoire Merck.

 voir :

Libération, 04/02

03/02/2014

L'utilisation des antibiotiques dans l'agroalimentaire : un exemple

lu sur :

www.lemonde.fr/planete/article/2014/01/30/comment-des...

Des antibiotiques à risques encore utilisés dans les élevages américains.pdf

voir aussi :

rapport publié lundi 27 janvier : Playing Chicken with Antibiotics: Previously Undisclosed FDA Documents Show Antibiotic Feed Additives Don’t Meet the Agency’s Own Safety Standards antibiotic-feed-fda-documents-IB.pdf

Freedom of Information Act. (site, USA)

Antibiotiques _ gare à la surdose animale.pdf

Les animaux d'élevage malades des antibiotiques.pdf

Australie : changement climatique, connaît pas ... (suite)

lu sur :

www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/01/la-grande...

 LE MONDE | 01.02.2014 à 10h03 • Mis à jour le 03.02.2014 à 10h05 |

Par Colin Folliot (Sydney, correspondance)
Les autorités australiennes viennent de porter un nouveau coup à la protection de l'environnement. Vendredi 31 janvier, l'Autorité du parc marin de la Grande Barrière de corail (GBRMPA) a donné son feu vert à un projet d'extension d'un port minier qui entraînera le rejet de trois millions de m3 de sédiments 24 km plus loin, au coeur de la zone maritime protégée. Cette décision pourrait pousser l'Unesco à rayer de sa liste du Patrimoine mondial le plus vaste ensemble corallien de la planète.
 

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Elu en septembre 2013, le premier ministre conservateur Tony Abbott, est un climato-sceptique revendiqué qui avait qualifié en 2009 de « connerie absolue » l'attribution du réchauffement à l'activité humaine. Son programme électoral très favorable aux industries polluantes promettait, par exemple, la fin des taxes sur les profits des industries minières. Désormais au pouvoir, il passe aux actes : plusieurs lois sont en cours d'examen qui prévoient notamment de supprimer la taxe carbone et le fonds d'investissement public chargé de soutenir le développement des énergies renouvelables.

C'est pour soutenir le secteur minier que le gouvernement souhaite ainsi une extension du port d'Abbot Point, dans le Queensland, au nord-est du pays. Ce projet doit en faire l'un des premiers terminaux de la planète pour l'exportation du charbon, dont l'Australie est un grand producteur mondial. L'agrandissement d'Abbot Point permettrait de faire partir 70 millions de tonnes de plus de minerai chaque année.

RISQUE D'ÉTOUFFEMENT DES CORAUX

« Il existait pourtant d'autres projets moins nocifs pour agrandir le port charbonnier, estime Richard Leck, directeur de campagne du Fonds mondial pour la nature (WWF). Il était possible d'éviter de déplacer ces 3 millions de m3 de déchets en construisant une plus longue digue ou de les stocker dans les terres. Mais c'était plus coûteux. » Selon lui, la GBRMPA aurait pris sa décision sous une forte pression du gouvernement. Qui plus est, plusieurs membres de l'Autorité du parc marin sont visés par une enquête pour conflits d'intérêts depuis les révélations de la chaîne de télévision ABC sur leurs liens avec l'industrie minière.

L'extension d'Abbot Point ne serait que le début d'une longue série, selon Jon Brodie, chercheur à l'université James-Cook et ancien de la GBRMPA : « Dans la décennie à venir, des projets sur tous les principaux ports de la côte pourraient entraîner le rejet de 80 millions de m3 de déblais. »

« La flore marine du site choisi pour les rejets est composée de sable, de vase et d'argile et ne contient pas de récifs coralliens », rétorque Russell Reichelt, président de la GBRMPA, rappelant qu'il a posé une cinquantaine de conditions avant d'accepter ce projet, dont un strict calendrier des rejets et une plus forte surveillance de la qualité de l'eau. « Je ne partage pas son optimisme sur le respect de ces conditions alors que, aujourd'hui, on coupe les effectifs et le budget de la GBRMPA et de l'environnement », répond Larissa Waters, sénatrice des Verts.

Ces précautions ne convainquent pas non plus les scientifiques. Plus de 200 d'entre eux ont cosigné une lettre à Russell Reichelt affirmant que « les études disponibles montrent de manière très claire que l'extension du port d'Abbot Point aura des effets nuisibles sur la Grande Barrière de corail. Les sédiments apportés par le dragage risquent d'étouffer les coraux et de les exposer à des substances toxiques ». De plus, l'extension du port entraînera mécaniquement une très forte hausse du trafic maritime à travers la Grande Barrière.

« DÉCISION QUI INTERVIENT À UN MOMENT TERRIBLE »

« Cette décision terrible intervient à un moment terrible, ajoute Richard Leck. En trente ans, la Grande Barrière a perdu plus de la moitié de ses coraux. » En cause, plusieurs facteurs, liés au dérèglement climatique et à l'activité humaine : hausse du nombre de tempêtes, réchauffement de l'eau, pollution de l'agriculture, développement industriel et portuaire de la côte du Queensland.

Depuis juin 2012, le comité du Patrimoine mondial de l'Unesco menace de retirer le site de sa liste pour la placer sur celle du Patrimoine mondial en danger – aux côtés par exemple de sites classés de la République démocratique du Congo ou de la Syrie. Le gouvernement australien devait d'ailleurs remettre le 1er février à l'Unesco un rapport consignant ses efforts pour protéger la Grande Barrière, en vue de la prochaine réunion du comité de l'organisation internationale, prévue en juin 2014.

Or, « sur chacune des sept recommandations du comité, le gouvernement a échoué à faire des progrès significatifs », affirme un rapport du WWF et de l'Australian Marine Conservation Society (AMCS). Interrogé sur ce risque, un porte-parole de la GBRMPA se borne à répondre que « le comité de l'Unesco prendra lui-même la décision ». Ce qui fait bondir Felicity Wishart, directrice de campagne à l'AMCS : « Soit le gouvernement ne comprend pas ce qui est en jeu, soit il ignore délibérément le comité. »

La Grande Barrière de corail est un véritable atout touristique, dont la destruction pourrait coûter cher à l'Australie. Selon une étude du ministère de l'environnement, elle aurait rapporté 5,7 milliards de dollars australiens (3,7 milliards d'euros) au pays en 2011-2012, et assure près de 70 000 emplois.

Lire aussi : 

« L'Australie sacrifie de plus en plus l'environnement au profit de l'économie »

« L'Australie sacrifie de plus en plus l'environnement au profit de l'économie ».pdf

La Grande Barrière de corail a perdu la moitié de ses coraux depuis 1985.pdf

La Grande Barrière de corail "infiltrée" par l’industrie minière et gazière.pdf

En Australie, la Grande Barrière de corail accueillera des déchets.pdf

et aussi la note du 15/10/2013  sur ce blog:

Australie : changement...