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31/03/2014

Évolution du climat : jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici ...

lu sur :

Climat: le Giec alerte sur l'insécurité alimentaire et les risques de conflit

 Le Point

AFP- Publié le 31/03/2014 à 07:4

Insécurité alimentaire, accès à l'eau, déplacements de population, risques de conflits... Les impacts du changement climatique, qui affecte déjà "tous les continents et les océans", vont s'aggraver au 21e siècle, avertissent les experts du Giec dans un rapport publié lundi à Yokohama (Japon).

"La probabilité d'impacts graves, étendus et irréversibles s'accroît avec l'intensification du réchauffement", note ce rapport intitulé "Changement climatique 2014: impacts, adaptation et vulnérabilité".

Ce nouvel opus du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) de l'ONU, prix Nobel de la paix, est le fruit d'un immense travail - 12.000 publications passées en revue - et constitue l'état des lieux scientifique le plus complet depuis le rapport de 2007.

Les travaux du Giec (195 pays) servent de base aux négociations internationales sur le financement des actions d'adaptation et la réduction des gaz à effet de serre: l'objectif est de limiter le réchauffement à 2° C en moyenne par rapport aux niveaux pré-industriels, la planète ayant déjà pris 0,8°C et la trajectoire actuelle nous conduisant vers +4° à la fin du siècle.

"Dans de nombreux cas, nous ne sommes pas préparés aux risques actuels liés au changement climatique", a estimé Vicente Barros, co-président du groupe de scientifiques auteurs du rapport, en soulignant la nécessité d'investir dans cette direction.

A plusieurs reprises, le rapport souligne que ce sont les populations pauvres des pays du Sud qui subiront les impacts les plus forts du changement climatique.

"La part de la population mondiale confrontée à des pénuries d'eau ou affectée par d'importantes inondations va s'accroître avec le niveau du réchauffement au 21e siècle", souligne le "Résumé pour décideurs", une synthèse destinée aux politiques.

- Croissance économique ralentie -

 

Un climat plus chaud aura aussi des conséquences sur la sécurité alimentaire, en particulier dans les pays du Sud: la répartition des espèces marines et donc de la pêche va changer, les rendements agricoles vont être modifiés avec des bénéfices pour quelques régions, une baisse pour beaucoup d'autres.

"Tous les aspects de la sécurité alimentaire seront potentiellement affectés par le changement climatique", notamment la disponibilité de la nourriture et la stabilité des prix, et les populations des zones rurales seront beaucoup plus touchées, prévient le document.

Si les impacts économiques globaux "sont difficiles à estimer", affirme le Giec, le changement climatique va néanmoins "ralentir la croissance économique, (...) réduire la sécurité alimentaire et créer de nouvelles poches de pauvreté".

Une aggravation des événements climatiques extrêmes, tels que les inondations des zones côtières, les sécheresses et les vagues de chaleur, va conduire à une augmentation des déplacements de population, notent les scientifiques.

Avec un accès plus dur à l'eau et aux ressources alimentaires, et des migrations accrues, le changement climatique "va indirectement augmenter les risques de conflits violents".

Enfin, les problèmes sanitaires causés par des vagues de chaleur vont s'aggraver, tout comme - dans les régions pauvres - les maladies en lien avec la malnutrition ou la mauvaise qualité de l'eau.

Le Giec relève que le réchauffement a déjà eu "au cours des dernières décennies, des impacts sur les systèmes naturels et humains sur tous les continents et les océans".

 

- Toute la planète concernée -

 

Les risques concernent aujourd'hui toutes les régions du monde.

En Afrique, l'accès à l'eau sera l'un des aspects les plus marquants du réchauffement. En Europe, l'aggravation des inondations et leurs conséquences sur les infrastructures et les effets sanitaires des vagues de chaleur sont mis en avant.

En Asie, inondations et vagues de chaleur risquent de provoquer d'importants déplacements de population. L'Amérique du Nord va être touchée par davantage d'évènements extrêmes (chaleur, inondations côtières, incendies). L'Amérique latine sera confrontée à la problématique de l'accès à l'eau.

Les régions polaires et les îles seront particulièrement affectées par un climat plus chaud, via la fonte accélérée des glaciers et la montée du niveau des océans.

Nombre de phénomènes physiques sont engagés dans un mouvement irréversible (hausse de la température, montée et acidification des océans, recul des glaciers, etc.), et la nécessité d'agir "à court terme" est toujours plus pressante, dit le Giec.

Le Giec présente une série de mesures d'adaptation à une planète plus chaude (protection des côtes, stockage d'eau, irrigation, nouvelles pratiques agricoles, systèmes d'alerte sanitaire, déplacement d'habitats, etc.).

Mais pour Chris Field, coauteur du rapport, "à des niveaux élevés de réchauffement dus à la croissance continue des émissions de gaz à effet de serre, les risques seront difficiles à gérer et même des investissements importants et continus dans l'adaptation montreront leurs limites".

29/03/2014

En France, deux morts par jour ...

lu sur :

www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/14/enfants...

L'enfance maltraitée, ce n'est pas seulement une succession de faits divers effroyables mais apparemment isolés, comme l'affaire de la petite Marina Sabatier, morte en 2009 à l'âge de 8 ans sous les coups de ses parents, ou celles de ces bébés retrouvés dans des congélateurs (trois cas depuis mars).
 

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La maltraitance est "un phénomène de santé publique massif", estime l'épidémiologiste Anne Tursz, directrice de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Les conséquences sont graves, beaucoup d'enfants souffriront de handicaps, de troubles psychologiques – ou pourront à leur tour se livrer à la violence.

Le colloque organisé au Sénat vendredi 14 juin sous l'égide du sénateur (PS) André Vallini vise à faire comprendre l'enjeu. Mme Tursz, le pédopsychiatre Daniel Rousseau et la médecin Céline Raphaël, elle-même battue dans son enfance, tentent de faire reconnaître l'enfance en danger comme grande cause nationale. Les ministres de la justice Christiane Taubira, de l'éducation Vincent Peillon, de la famille Dominique Bertinotti et du droit des femmes Najat Vallaud-Belkacem, ainsi que Valérie Trierweiler, qui se consacre à la cause de l'enfance, seront présents.

Le nombre d'enfants concernés est considérable. Combien exactement ? Impossible à dire. Les spécialistes parlent de "chiffre noir". Chacun sait désormais qu'en France, une femme meurt tous les deux jours battue par son compagnon, une donnée qui a permis d'inscrire le sujet dans l'agenda des politiques. Rien de tel pour l'enfance en danger. L'Observatoire de l'action sociale décentralisée (ODAS) évaluait à 98 000 le nombre de mineurs en danger en 2006, dont 20 % d'enfants victimes de violences physiques, psychologiques ou d'abus sexuels, et 80 % "en risque" (violences conjugales, enfants laissés seuls…). Cette enquête n'existe plus.

DÉCÈS SUSPECTS

Elle devait être remplacée par des données plus précises produites par l'Observatoire national de l'enfance en danger (ONED), créé en 2007. Ces informations font défaut, faute d'harmonisation des procédures entre départements. On sait seulement que 273 000 mineurs étaient suivis par l'Aide sociale à l'enfance au 31 décembre 2010, soit un peu moins de 2 % des moins de 18 ans. Ces chiffres, très élevés, sont probablement sous-évalués : les enfants non repérés n'y sont pas inclus.

Un article publié dans la revue médicale The Lancet en janvier 2009 évaluait à 10% en moyenne la proportion d'enfants maltraités ou négligés dans différents pays développés. La définition du danger retenue est "extensive", reconnaît cependant Mme Tursz. "Tout dépend du contexte culturel, observe Gilles Séraphin, directeur de l'ONED. La frontière entre une éducation "à l'ancienne" et la maltraitance peut être ténue." En France, aucune étude effectuée à partir des déclarations des adultes sur leur enfance n'a jamais été réalisée.

L'Inserm s'est donc penché sur la manifestation la plus tragique de la maltraitance : les infanticides. Pendant cinq ans, une importante enquête sur les décès suspects d'enfants de moins d'un an a été menée par cinq chercheurs dans les hôpitaux et les tribunaux de trois régions françaises – le Nord - Pas-de-Calais, l'Ile-de-France et la Bretagne –, représentant un tiers des naissances en France. Ce travail de terrain a conclu à une sous-évaluation considérable des infanticides dans les statistiques officielles.

En extrapolant les résultats, Mme Tursz aboutit au chiffre de 400 à 800 homicides de mineurs par an. Soit près de deux enfants en moyenne qui meurent chaque jour de violences infligées par des adultes, en général leurs parents. "Beaucoup de morts d'enfants ne font pas l'objet d'investigations suffisantes", estime Mme Tursz.

« DISSIMULATION »

Une réalité confirmée par Anne Laurent-Vannier, médecin de la rééducation, spécialiste du syndrome du bébé secoué, un geste très violent "négligé et méconnu" selon elle. "Celui qui reçoit l'enfant à l'hôpital ne pense pas à la violence, qui est dérangeante, explique-t-elle. On préfère croire à la chute." Dans l'enquête de l'Inserm, seuls 50 % des nourrissons déclarés victimes de "mort subite" avaient été autopsiés. Pourtant, ce diagnostic ne devrait être posé qu'après une autopsie excluant d'autres causes.

Les mêmes raisons qui conduisent à sous-estimer les infanticides entraînent un déficit de signalement des soupçons de maltraitance : impossibilité d'y croire, refus de s'introduire dans l'intimité des familles, crainte de déclencher une machine administrative et judiciaire infernale. "Il y a encore un tabou énorme autour de ces questions", affirme Me Agathe Morel, avocate de l'association Enfance et partage, récemment déboutée de sa plainte contre l'Etat dans l'affaire Sabatier.

Certains cas sont en outre difficiles à repérer"On peut avoir affaire à des adultes dont la capacité de dissimulation est au-delà de ce qu'on imagine", analyse Marie-Agnès Féret, chargée d'étude pour l'enfance et la famille à l'ODAS. Ces raisons sont avancées pour expliquer une réaction trop tardive dans le cas de Marina, ou celui d'enfants découverts le 17 avril dans une cave insalubre des Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Comme l'amélioration de la connaissance du phénomène, le repérage précoce des enfants est une priorité pour les spécialistes réunis au Sénat. Les personnels de santé doivent être sensibilisés.

Alors que l'éducation nationale est la première source de signalements d'enfants à la justice, les médecins alertent peu, faute de formation. Le grand public, qui peut appeler le 119 (numéro anonyme et gratuit) en cas de doutes, est aussi visé. "Les enfants ne vont pas être immédiatement emmenés dans un foyer, affirme M. Séraphin. Appeler ce n'est pas dénoncer, c'est partager une inquiétude."

22/03/2014

L'eau : quelle eau ?

lu sur :

www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/22/l...

Le Monde.fr | 22.03.2014 à 07h36 • Mis à jour le 22.03.2014 à 08h39

La Journée mondiale de l'eau, le 22 mars, suscite moult animations et expositions en France comme ailleurs. Citons notamment celles des ONG de la Coalition Eau et la grande Nuit de l'eau organisée par la Fédération française et l'Unicef dans de nombreuses piscines.

C'est aussi le moment de s'arrêter sur la lenteur des progrès de développement qui laisse 768 millions d'humains sans accès à une source d'eau améliorée, c'est-à-dire un puits ou une source dans laquelle ne s'approvisionnent pas aussi les animaux, selon la définition de par l'Organisation des Nations unies.

Dans son Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau 2014, rendu public le 21 mars, l'ONU avance aussi une autre estimation : selon l'indicateur retenu, ce seraient en fait 3,5 milliards de personnes qui ne bénéficient pas d'une eau sûre, propre, accessible et abordable.

SANS TOILETTE, LES FILLES DÉSERTENT L'ÉCOLE

A l'heure des grands bilans, le chiffre de 2,5 milliards d'individus qui n'ont pas accès à un système d'assainissement suscite moins de débat. Pourtant derrière cette donnée se cache des souffrances quotidiennes, en particulier pour les femmes lorsqu'elles cherchent à s'isoler, pour les filles qui finissent par déserter l'école sans toilette et pour les enfants victimes de maladies hydriques.

En outre, l'ONU s'inquiète de l'impact sur l'environnement des 80% à 90% d'eaux usées qui sont rejetées sur la planète sans traitement. L'Agence française de développement (AFD) en a fait un de ses chevaux de bataille, nous dit Cassilde Brénière. En tant que chef de la division eau et assainissement de l'agence chargée de financer l'aide publique aux pays du sud – essentiellement sous forme de prêts -, elle a répondu à quelques-unes de nos questions.

Cassilde Brénière, selon vous, l'accès à l'eau est-il toujours une priorité de l'Agence française de développement ?
Bien sûr. Porté par les Nations unies, cet Objectif de développement-là semble en bonne voie pour 
atteindre son but, même s'il progresse avec d'énormes disparités. Rappelons qu'un habitant des Etats-Unis utilise en moyenne 300 à 400 litres d'eau par jour, un Européen 120 à 150 litres et un Africain des contrées subsahariennes 20 à 30 litres. Il reste beaucoup à faire.

Lire aussi : L'ONU inquiète du double bond de la demande en eau et en énergie

L'Afd consacre grosso-modo la moitié de ses moyens à améliorer la distribution d'eau potable dans les pays en voie de développement. L'accès n'est pas la seule difficulté, le gaspillage aussi pose problème.De grandes quantités d'eau sont perdues en Amérique latine, tandis que l'Afrique subsaharienne reste déshéritée.

Quant aux pays méditerranéens, ils se trouvent confrontés à l'épuisement de lnombreux aquifères. La qualité de ces réservoirs naturels se dégrade et les rend inutilisables. En effet quand les nappes sont surexploitées, leur niveau baisse permettant l'intrusion d'eau salée. C'est le cas au Maroc, en Tunisie, en Jordanie, dans les Territoires palestiniens…

Une de nos actions consiste à acheter de l'eau à Israël pour la diluer et faire baisser le taux de sel de l'eau qui est distribuée à Gaza. C'est un projet qui se mène dans des conditions difficiles, mais nous en sommes relativement contents, car il modifie la vie des habitants.

Quelles évolutions se dessinent pour l'avenir ?
L'AFD s'est engagée à 
consacrer au domaine de l'eau, 700 millions d'euros par an de 2014 à 2018, en faveur des pays en développement et 50 millions en d'euros en direction de l'Outre-mer. Nous voulons renforcer nos actions et augmenter la part de nos financements en faveur de l assainissement. C'est une problématique qui nous préoccupe.

Nous contribuons actuellement à la fois à des programmes de développement permettant aux gens de disposer de toilettes et à l'installation d'unités d'épuration des eaux usées. Ces trois dernières années, nos programmes ont permis de faciliter l'accès à l'assainissement à 217 millions de personnes par an, en particulier au Brésil, Burkina-Faso, Maroc, en Tunisie, PalestineEgypte

En comparaison des enjeux de l'eau potable, les gens sont moins conscients que ce sont des questions essentielles à la fois pour la sauvegarde de la santé et pour le bien-être humain. Maladies d'origine hydriques, les diarrhées sont la seconde cause de mortalité infantile : elles tuent 2 000 moins de 5 ans en moyenne chaque jour dans le monde.

Et l'assainissement a bien sûr un impact direct sur la vie aquatique et donc in fine sur la qualité de la ressource elle-même.

Constatez-vous des progrès ?
Oui, car nous faisons des études d'impact. Pour autant, il est difficile d'
attribuer la régression des maladies hydriques à une seule origine. Nous accompagnons systématiquement nos programmes d'actions de sensibilisation à l'hygiène, ce qui compte aussi.

Ce sujet figure-t-il davantage sur les agendas internationaux aujourd'hui ?
Il n'est plus tabou, mais il y a encore tant à 
faire ! Nous voulons motiver à la fois nos partenaires bailleurs internationaux et les pays du sud à consentir à des efforts dans ce domaine. Il faut agir.

Par exemple, le lac Victoria, la deuxième plus grande étendue d'eau douce du monde, est victime de blooms d'algues et de pollutions graves qui entraînent la disparition d'espèces. Avec la Banque mondiale et l'agence allemande d'aide au développement, nous contribuons à un gros programme de traitement des rejets des villes dépourvues de stations d'épuration qui sont situées dans trois Etats, autour du lac Victoria.

Pouvez-vous nous citer d'autres d'opérations qui vous tiennent à cœur ?
Outre la bande de Gaza, je répondrai le prêt de 100 millions d'euros que nous avons accordé aux autorités brésiliennes pour 
financer un système de collecte et de traitement des eaux usées dans douze villes de l'Etat de Santa Catarina, dans le sud du pays.

Et puis l'alimentation de quartiers périphériques, informels et délaissés, de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. Aujourd'hui, dans cette ville, l'une des plus grandes d'Afrique, le réseau fonctionne. Les gens se sont mis à payer l'eau à la borne-fontaine.

Nous nous appuyons sur des associations locales d'usagers qui se chargent de la comptabilité. Ce projet qui marche bien en suscite d'autres de la part des habitants. Cela va à l'encontre de l'idée reçue selon laquelle on ne peut pas vendre d'eau dans des quartiers pauvres, à un prix abordable évidemment.

10/03/2014

Le traitement de la DMLA par l'Avastin

lu dans la revue de presse d' l'INSERM :

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a transmis au Conseil d’Etat un projet de décret autorisant aux ophtalmologistes l’usage de l’anticancéreux Avastin dans le traitement de la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age) au lieu du Lucentis de Novartis.  

Selon Le Parisien, « ce texte sera une première en Europe » et permettra de légaliser l’utilisation de l’Avastin, qui coûte 30 euros par injection, contre 900 euros par injection pour Lucentis.

Le Parisien, 08/03

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Sur le comportement des firmes pharmaceutiques, lire aussi sur ce blog :

Le coût des médicaments et les profits de l'industrie pharmaceutique... 

Les pratiques des firmes pharmaceutiques...

 

 

09/03/2014

Des jeux vidéo pour aider la recherche

Des jeux vidéo en ligne font progresser la recherche scientifique.pdf

 

Un jeu vidéo pour accélérer la recherche sur le cancer | Actualité | LeFigaro.fr - Santé.pdf

08/03/2014

EDF/nucléaire, le pire est à venir ... (jusqu'ici tout va bien ...)

lu sur :

La maintenance des centrales nucléaires d'EDF se fait sous haute tension ...

Le Monde‎ 

Le Monde.fr | 06.03.2014 à 11h58 |Par Jean-Michel Bezat

Les deux événements se sont télescopés à quelques heures d'intervalle: alors que des militants de Greenpeace s'introduisaient dans plusieurs centrales nucléaires européennes, mercredi 5 mars, pour réclamer la fermeture des réacteurs de plus de 30 ans, EDF rendait public, jeudi, le rapport interne sur la sûreté nucléaire et la radioprotection que son inspecteur général doit remettre chaque année au PDG du groupe d'électricité.

Jean Tandonnet conclut qu'en 2013, les performances du parc de 58 réacteurs français ont été «globalement encourageantes». EDF n'a pas connu d'« événement majeur de sûreté » dans les 58 réacteurs qu'il exploite en France, mais aussi au Royaume-Uni (15) et aux Etats-Unis (5).

AMÉLIORATION

Pour la première fois depuis quatre ans, il n'a relevé aucun incident de niveau 2 (sans rejets radioactifs) sur l'échelle internationale Ines qui en compte 7 (Tchernobyl et Fukushima). M. Tandonnet se félicite aussi d'une baisse de 23 % des incidents de niveau 1 après une année 2012 où ils avaient été très nombreux.

La tendance générale est à l'amélioration. Selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), « la communauté nucléaire mondiale a accompli de solides et constants progrès afin de renforcer la sûreté en 2013 ».

Le « gendarme » de l'atome indique que 72 réacteurs sont en cours de construction, un nombre de chantiers sans précédent depuis 1989.

En France, M. Tandonnet pointe cependant un « risque de fragilisation » d'un pilier essentiel à la sûreté : « la sérénité des équipes », de plus en plus sollicitées par les arrêts de tranche et les visites décennales approfondies.

LE POINT NOIR DE LA SÉCURITÉ AU TRAVAIL

Le véritable point noir est, selon lui, la sécurité au travail. Les accidents sont certes en recul (3,3 pour 1 million d'heures de travail), mais EDF a déploré trois morts dans les centrales de Cattenon et Chinon. Et ses résultats sont « très en retrait par rapport aux meilleurs exploitants nucléaires internationaux ». Y compris par rapport à sa filiale britannique EDF Energy, qui fait six fois mieux que sa maison-mère. M. Tandonnet invite donc l'exploitant à « changer de braquet ».

La surchauffe est évidente au moment des arrêts de tranche pour maintenance, une activité en forte croissance. Parfois mal préparés, leur durée dépasse en moyenne de vingt-six jours le calendrier prévu, « très loin des standards internationaux ». Ces dérives ont « un impact négatif sur la sécurité du travail ».

Elles expliquent aussi qu'EDF ne soit pas parvenu à relever le taux de disponibilité de son parc : il a plafonné à 78 % alors que la feuille de route fixée par l'Etat actionnaire (84,4 %) en 2009 à son PDG, Henri Proglio, prévoyait de le porter à 85 %.

« GRAND CARÉNAGE »

Le parc nucléaire français a près de 30 ans et se trouve « à mi-vie », souligne M. Tandonnet, qui s'inscrit donc implicitement dans le scénario d'une prolongation des réacteurs jusqu'à 60 ans – perspective défendue par les dirigeants d'EDF.

Face au vieillissement du parc, de grandes échéances attendent l'entreprise. Les visites décennales vont se multiplier, notamment celles des trente ans qui permettent à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de décider ou non de prolonger de dix ans supplémentaires l'exploitation des réacteurs.

Les plus anciens, comme Bugey (Ain), Gravelines (Nord) et Dampierre (Loiret), sont dans le programme immédiat. Les visites des quarante ans débuteront en 2019. A ce programme de « grand carénage », selon l'expression des ingénieurs d'EDF, s'ajoutent les prescriptions imposées par l'ASN après la catastrophe de Fukushima.

Le rapporteur se félicite notamment de la mise en place de la « force d'action rapide nucléaire » mobilisable très rapidement en cas d'accident grave. Il reste à bâtir un centre de pilotage « bunkerisé » pour chacune des 19 centrales afin de les piloter à distance si nécessaire, et à installer un moteur diesel d'ultime secours pour maintenir l'alimentation en électricité de chacun des 58 réacteurs. Ces deux opérations prendront encore des années.

UN TIERS DES EFFECTIFS RENOUVELÉ D'ICI À 2020

Dans le même temps, EDF doit assurer le renouvellement des compétences nucléaires au moment où une génération est en train de partir à la retraite, rappelle M. Tandonnet. Près d'un tiers des effectifs devra encore être renouvelé d'ici à 2020. Une grande partie des recrutements actuels se fait dans son activité nucléaire, indique le groupe.

L'inspecteur général relève que face à ces échéances industrielles et sociales, le personnel d'EDF et de ses sous-traitants est « inquiet ». D'autant plus que le débat sur la transition énergétique tenu en 2013 – préalable à la loi de programmation prévue en 2014 – n'a pas fourni « la visibilité à long terme indispensable », regrette-t-il.

La fermeture programmée de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) avant 2017 « suscite toujours autant d'incompréhension » au sein de la division nucléaire de l'entreprise, et cristallise les interrogations. Quel est l'avenir de l'énergie nucléaire, dont la part dans la production d'électricité doit tomber de 75 % à 50 % en 2025, selon le programme de François Hollande?

07/03/2014

Distilbène : condamnation du laboratoire pharmaceutique

60 ans après, condamnation du laboratoire pharmaceutique ayant commercialisé le Distilbène.

lu dans la revue de presse de l'INSERM

Le Parisien rend compte de la décision du tribunal de Nanterre hier de condamner le laboratoire UCB Pharma estimant qu’il était responsable des dommages provoqués par le Distilbène sur deux femmes exposées à ce médicament.Le Parisien, 07/03

Distilbène _ le labo condamné pour des dommages sur des femmes enceintes - La Parisienne.pdf

extrait :

En 1991, deux « filles DES » atteintes d’un Adénocarcinome à Cellules Claires (ACC) du vagin ou du col utérin avaient déjà engagé une action judiciaire en responsabilité civile contre le laboratoire pharmaceutique UCB Pharma. Après quinze ans d'une longue bataille juridique, la Cour de cassation a confirmé en mars 2006 la responsabilité de UCB-Pharma, estimant qu'il avait « manqué à son obligation de vigilance » étant donné qu'il était au courant qu'« existaient, avant 1971 et dès les années 1953-1954 des doutes portant sur l'innocuité du Distilbène(...) et qu'en outre de nombreuses études expérimentales et des observations cliniques contre-indiquaient » son utilisation. 

 

04/03/2014

Perturbateurs endocriniens et Europe à 27 : enfin une initiative

lu sur le 

Journal de l'Environnement: Environnement, santé et Sécurité

www.journaldelenvironnement.net/
Perturbateurs endocriniens: la Suède va poursuivre la Commission devant la CJUE
Le 03 mars 2014 par Marine Jobert

 
Stockholm ne s’en laisse pas conter dans le dossier des perturbateurs endocriniens: la Suède vient de sommer la Commission européenne de s’expliquer sur sa décision de reporter sine die l’annonce des critères scientifiques retenus pour définir ces substances chimiques qui perturbent le système hormonal. Officiellement, Bruxelles attendrait la réalisation d’une évaluation de l’impact économique. Mais le royaume scandinave considère que ce retard est incompatible avec l’enjeu sanitaire posé par les PE.
 
Selon des documents que Le Journal de l’environnement a pu consulter, la Suède vient d’amorcer la première étape de ce qui pourrait se transformer en un recours en carence contre la Commission européenne. Rarement mise en œuvre, cette procédure permet à un Etat de faire condamner une institution, un organe ou un organisme de l’Union européenne qui aurait fait preuve «d’inaction». Dans un courrier envoyé le 27 février, le gouvernement suédois fait grief à la Commission de son inaction dans le délicat dossier des perturbateurs endocriniens (PE). Bruxelles dispose de deux mois pour répondre, au terme desquels Stockholm se réserve le droit d’introduire le fameux recours en carence, si les explications fournies ne lui semblent pas convaincantes. C’est à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qu’il reviendra alors de contrôler la légalité de cette absence ou de cette omission d’agir.
ETUDE D’IMPACT
Si l’acte posé par la Suède est en apparence formel, il est pourtant diplomatiquement fort, dans un dossier économiquement et politiquement sensible. Dès le mois d’octobre dernier, le Royaume s’inquiétait: Bruxelles risquait de reporter l’annonce (prévue au plus tard le 13 décembre 2013) des critères scientifiques retenus pour définir ces substances chimiques qui perturbent le système hormonal. Source de son inquiétude: le lancement surprise d’une évaluation de l’impact économique qu’engendrerait l’édiction de cette définition, annoncée pour mars 2014 (et qui, pour l’heure, n’a pas connu de développements).
INDUSTRIE À LA MANŒUVRE
Un revirement qualifié de «contre-feu» de l’industrie par le député français Jean-Luc Roumégas. Dans un récent rapport d’information consacré à la stratégie européenne sur les PE, l’élu écologiste dénonçait une tactique éculée, «clairement suscitée, naguère, par l’industrie du tabac (…) Les lobbies industriels résistants à la réglementation ont donc atteint leur meilleur objectif possible au vu du consensus scientifique récemment acté: reporter l’échéance au-delà d’un scrutin [les élections européennes] qui, espèrent-ils, verra se renforcer les effectifs des députés eurosceptiques, opposés par principe aux réglementations communautaires contraignantes». Ce changement de stratégie avait été obtenu après une controverse montée de toutes pièces par des scientifiques, dont la journaliste Stéphane Horel avait démontré les liens forts qu’ils entretenaient avec l’industrie du secteur.
CRITÈRES «RETARDÉS»
Interpellé dès le mois d’octobre 2013 par Lena Ek, ministre suédoise de l’environnement, Janez Potocnik, le commissaire européen à l’environnement avait pris son temps pour répondre… Quatre mois plus tard, il rédigeait une lettre peu convaincante. «Etant donné les interpellations relatives aux possibles impacts significatifs associés à tel ou tel choix particulier de critères et le vigoureux débat qui a eu lieu l’été dernier dans la communauté scientifique sur les PE, la Commission a décidé de mener à bien une étude d’impact, en retenant plusieurs options selon les critères et pour leur mise en œuvre», détaille Janez Potocnik. En conséquence, explique-t-il, «les critères [pour les PE] sont malheureusement retardés». Mais à toute chose malheur est bon: «Cela permettra de prendre une décision informée et d’assurer la consultation de toutes les parties prenantes[1]
RÉACTIONS FRANÇAISES
La nouvelle de la démarche suédoise ravit Michèle Rivasi, eurodéputé écologiste. «Alors que c’est toujours la Commission qui poursuit les Etats qui ne respectent pas les directives, cette ministre suédoise somme courageusement la Commission de prendre une décision», se félicite cette membre active de la commission chargée de réfléchir à la stratégie nationale sur les PE, lancée l’an passé par la France. Le député de l’Hérault, Jean-Louis Roumégas, estime pour sa part que «la France doit suivre cet exemple», et appelle «tous les Etats à faire de même pour sortir de l’enlisement dans lequel se trouve l’Europe dans ce dossier». Philippe Martin, qui rencontrait ses homologues européens à Bruxelles aujourd’hui, aura-t-il eu vent de l’initiative suédoise? «Je vais lui envoyer un message pour qu’il lance une pétition en direction de la Commission!», conclut Michèle Rivasi.

 

[1] Une consultation publique est en effet prévue à compter de… janvier 2014, mais rien n’a été annoncé à ce jour.

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05/10/2013

Perturbateurs endocriniens et Europe à 27 : lobbying à tous les étages