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28/08/2014

Projet de Barrage de SIVENS (Tarn) : MOBILISATION GENERALE

communiqué :

Si ce message html ne s'affiche pas correctement

25.08.14

 Projet de Barrage de SIVENS (Tarn) : 
MOBILISATION GENERALE

 

Dans le département du Tarn le Conseil Général envoie ses agents territoriaux commencer le déboisement d'une zone humide de grand intérêt !

SOS Loire Vivante soutien l'occupation du site et appelle à une mobilisation générale nationale pour aider les 
2 comités de défense locaux à obtenir l'abandon du projet....(collectif Tant qu'il y aura des bouilles et collectif Testet)

 

dernière minute :  appel à un rassemblement samedi 30 et dimanche 31 août 
à la maison forestière de Sivens


plus d'info (dossiers, vidéo, news, cartes...)

 

 

CopyrightCollectif Tant qu'il aura des bouilles

 

 

 

SOS Loire Vivante - ERN France, 8 Rue Crozatier 43000 Le Puy en Velay France
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20/08/2014

Ressource naturelles : la "dette écologique" cette année

lu sur Le Point :

À partir du 19 aoûtl'humanité vit "à crédit" sur sa dette écologique

Le Point.fr - Publié le 19/08/2014 à 14:27

source AFP

Il a fallu à peine huit mois en 2014 pour consommer plus de ressources naturelles que la Terre ne peut en renouveler, selon les calculs du Footprint Network.

Il y a une dette qui sera plus difficile à rembourser que d'autres, et elle n'est pas financière. La population mondiale vit en effet à "crédit écologique" à partir de ce mardi : elle a consommé en huit mois l'intégralité des ressources que la Terre peut produire sans compromettre leur renouvellement, a calculé l'ONG Footprint Network qui réalise ce bilan chaque année. "Pour le reste de l'année, notre consommation résultera en un déficit écologique croissant qui puisera dans les stocks de ressources naturelles et augmentera l'accumulation du CO2 dans l'atmosphère", souligne l'ONG basée aux États-Unis. Le "jour du dépassement" ne cesse d'intervenir de plus en plus tôt dans l'année, c'est-à-dire que l'humanité engloutit son "budget écologique" de plus en plus vite.

Pression intense depuis les années 1970

Ce jour était tombé le 21 octobre en 1993, le 22 septembre en 2003, et l'an dernier, il avait eu lieu le 20 août. L'humanité est "entrée en situation de dette écologique" dans les années 1970, selon l'ONG WWF. "Aujourd'hui, 86 % de la population mondiale vit dans des pays qui demandent plus à la nature que ce que leurs propres écosystèmes peuvent renouveler", poursuit-elle dans un communiqué. Selon Global Footprint Network, il faudrait une planète et demie pour produire les ressources écologiques renouvelables nécessaires pour soutenir l'empreinte actuelle de l'humanité.

Même si les chiffres sont mauvais, "nous pouvons encore prendre des mesures audacieuses et construire un avenir prospère, fondé sur l'utilisation durable des ressources. Mais il faut agir maintenant", a déclaré la directrice des programmes de conservation du WWF France, Diane Simiu. Énergies renouvelables, régimes alimentaires moins riches en viande, en finir avec l'économie linéaire (produire-jeter) et se convertir à l'économie circulaire où les déchets des uns sont les ressources des autres, ou encore repenser l'urbanisme sont autant de pistes mises en avant par l'ONG.

15/08/2014

Crimes environnementaux et trafics en tous genres

lu sur :

La criminalité environnementale explose - Le Monde

www.lemonde.fr/.../la-criminalite-environnementale-explose_4444831_3244 .html

LE MONDE | 25.06.2014 à 11h06 • Mis à jour le 25.06.2014 à 15h34 |Rémi Barroux (Nairobi, envoyé spécial)

Satao était l'un des plus grands éléphants d'Afrique. Il a été tué le 13 juin, dans la réserve naturelle de Tsavo, dans le sud-est du Kenya« Il a succombé aux flèches empoisonnées d'un braconnier, dont l'activité répond à une demande apparemment insatiable d'ivoire dans des pays éloignés, dénonce dans un communiqué l'organisation pour la protection de la vie sauvage Tsavo Trust. Une perte immense pour que quelqu'un puisse avoir un bibelot au-dessus de sa cheminée. »

La mort de cet éléphant rejoint la longue liste des crimes environnementaux, si juteux qu'ils pourraient devenir plus rentables que les trafics de drogue ou d'armes. Ces nouveaux secteurs émergents de la criminalité mondiale représentent 213 milliards de dollars (environ 156 milliards d'euros) de ressources chaque année, selon Interpol.

« C'est beaucoup plus que l'ensemble des sommes, 135 milliards de dollars, dépensées par les pays développés pour l'aide internationale en 2013 ! », s'est ému Achim Steiner, directeur général du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), en présentant un rapport réalisé avec Interpol et consacré à cette question, mardi 24 juin, à Nairobi. Cent soixante-deux Etats sont réunis dans la capitale kényane jusqu'au 27 juin, à l'occasion de la première session de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement (ANUE).

Le commerce des éléphants, comme celui de nombreuses autres espèces menacées, faune et flore, constitue non seulement un crime au regard de la biodiversité dont hériteront les générations futures, une hérésie pour le développement économique et social de nombreux pays, mais surtout une véritable menace pour la sécurité de régions entières.

« CRIMES PLUS ACCESSIBLES ET PLUS RENTABLES »

« Les exemples sont nombreux où les réseaux criminels sont impliqués dans ces trafics, a expliqué au Monde David Higgins, représentant Interpol à cette assemblée de Nairobi. Des groupes armés, parfois des terroristes, ont besoin de se financer et peuvent vendre des êtres humains, de la drogue, des armes ou commettre des crimes environnementaux s'ils sont plus accessibles et plus rentables. »

En Colombie, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) auraient pratiqué le trafic d'oiseaux protégés ; au Congo, l'ivoire et le charbon de bois financeraient des milices. En Somalie, au Soudan, en République centrafricaine, au Mali, au Niger… là encore l'ivoire et, surtout, le charbon de bois.

En Afrique, 90 % du bois consommé est destiné au chauffage sous la forme de charbon. « Le besoin de cette énergie va croissant, il est lié notamment à l'urbanisation massive et le commerce illégal représente une perte de 1,9 milliard de dollars [1,4 milliard d’euros], chaque année, pour les pays africains, estime Christian Nellemann, responsable du rapport pour le PNUE. Les groupes armés locaux pourraient tirer de ce trafic de charbon de bois jusqu'à 289 millions de dollars par an. »

Le rapport précise que, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la production de charbon de bois a atteint 30,6 millions de tonnes en Afrique en 2012. Quelque 1 900 trafiquants auraient été identifiés pour seulement 300 officiels dans le commerce d'exportation. « Des images par satellite indiquent un vaste trafic illicite, impliquant des exploitations de bois illégales dans des zones protégées », écrivent les auteurs.

Les sommes que ces exportations illégales représentent, à destination notamment de l'Arabie saoudite, d'Oman, du Yémen, etc., seraient équivalentes à celles du marché de l'héroïne en Afrique de l'Est combiné à celui de la cocaïne en Afrique de l'Ouest.

De quoi mieux comprendre la montée en puissance de ces crimes environnementaux qui, selon M. Higgins d'Interpol, auraient été multipliés par cinq au cours des vingt dernières années.

Mais il reste difficile de dresser un portrait-robot de ces nouvelles mafias. Les anciennes, comme en Italie, tirent depuis longtemps une partie de leurs revenus du marché des déchets. Les Russes se sont tournés depuis longtemps dans le commerce illégal d'esturgeon et de caviar, tout particulièrement dans la République du Daguestan.

Les nouveaux réseaux criminels se sont spécialisés, selon Interpol, dans l'ivoire, le bois tropical ou certaines espèces utilisées par l'industrie pharmaceutique ou la médecine traditionnelle : reptiles, singes, poissons, antilopes, tigres, pangolins, etc.

« UN ÉLÉPHANT VAUT-IL PLUS MORT QUE VIVANT ? »

Des sommes considérables échappent ainsi aux économies souvent chancelantes des pays en voie de développement. Un argument qui, espère le Programme des Nations unies pour l'environnement, devrait convaincre les pays à intensifier la lutte contre les trafics. « Il s'agit d'avancer dans la circulation et l'échange d'information pour être plus efficace. Nous avons déjà défini quelles sont les espèces menacées, nous connaissons la nature de ces crimes environnementaux, précise Achim Steiner. Mais certains pays n'ont pas toujours les moyens de lutter. Quand vous voyez ceux employés contre le trafic de drogue en Amérique centrale et aux Etats-Unis et le bilan souvent décevant, vous pouvez imaginer ce qu'il va falloir investir et le temps nécessaire pour obtenir des résultats contre les crimes environnementaux. »

A l'occasion de cette première session de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement, un symposium mondial sur la primauté du droit en matière d'environnement devait inviter, jeudi 26 juin, les présidents de cour suprême, les juges, les procureurs généraux, les praticiens et les experts à discuter des voies et des moyens par lesquels le développement et la mise en oeuvre du droit environnemental doivent déboucher sur des résultats « justes et équitables, notamment des lois appropriées et réalisables ».

Reste une question : comment évaluer la valeur d'un animal, d'un arbre, d'un écosystème autrement que par son prix sur le marché ?

« Un éléphant vaut-il plus mort que vivant ?, s'interroge David Higgins. Couper du bois rapporte à l'économie locale, mais un glissement de terrain favorisé par la déforestation qui détruit un ou plusieurs villages n'est-il pas plus coûteux ? »

Une activité juteuse
Crimes environnementaux Ils représentent plus de 156,6 milliards d’euros par an.
Faune et flore Le trafic illégal, hors bois et pêche, atteindrait 17 milliards d’euros par an.
Bois L’exploitation illégale représente une perte de 22 à 73,5 milliards d’euros chaque année (de 10 % à 30 % du marché mondial).
Pêche L’activité illégale représente de 8 à 22 milliards d’euros.

07/08/2014

Notre microbiote et nous

lu sur :

le Point.fr - Publié le 28/07/2014 à 07:07 - Modifié le 28/07/2014 à 07:31

Ce virus hébergé par la moitié de la population mondiale a été découvert par hasard. Des implications dans l'obésité et le diabète seraient possibles.

Le microbiote humain (flore microbienne) n'en finit pas d'intéresser les chercheurs, et régulièrement, la science nous livre de nouvelles découvertes à propos du peuple de bactéries, virus et champignons que nous hébergeons. En effet, nous ne vivons et ne dînons pas seuls, mais en compagnie de trillions d'amis (on estime que chaque individu abrite plus de 100 000 milliards de bactéries et 3 000 milliards de virus). Notre évolution serait même en partie le fruit d'une coévolution avec les virus. À se demander si nous sommes vraiment humains ou microbes... 

À ce jour, environ 500 espèces bactériennes intestinales sont connues ainsi que 800 virus. La découverte d'un nouveau virus n'est donc aujourd'hui plus très rare, mais les chercheurs de l'université d'État de San Diego ont été très surpris par celle-ci. CrAssphage, nom de cette charmante bestiole, s'avère en effet être un des virus les plus courants de l'humanité, puisque plus de 50 % des personnes dans le monde l'hébergent. Il serait par ailleurs probablement aussi vieux que l'humanité. Les scientifiques qui ont découvert ce virus par hasard sont étonnés qu'il n'ait pas été identifié jusqu'à présent, d'autant qu'il infecterait l'une des espèces bactériennes les plus courantes de l'intestin (Bacteroidetes). 

Un nouvel outil thérapeutique

Aucune crainte à avoir pour l'instant, puisque la plupart des virus n'infectent pas l'homme - seule une petite dizaine en sont capables. Les virus jouent au contraire un rôle majeur de régulation des espèces de notre univers bactérien. La plupart sont des bactériophages - ou phages - qui contrôlent le comportement des bactéries qu'ils infectent. Le fait que CrAssphage infecte un des types les plus courants de nos bactéries intestinales intéresse particulièrement les chercheurs qui, dans une prochaine étape, vont déterminer plus précisément comment le virus agit et quels impacts sur notre santé il peut avoir. 

Les bactéries avec lesquelles le nouveau virus interagit sont en effet liées à l'obésité, au diabète et à d'autres maladies de l'intestin. La question reste donc de savoir si ce virus pourrait indirectement favoriser ces maladies ou au contraire les limiter et si, de manière plus prospective, il pourrait devenir un outil thérapeutique face à l'épidémie de maladies chroniques comme l'obésité ou le diabète. L'utilisation des virus bactériophages pour soigner (la phagothérapie) n'est pas nouvelle. Elle avait été développée pour traiter certaines maladies infectieuses d'origine bactérienne, mais a été progressivement abandonnée avec l'arrivée des antibiotiques. Face à l'antibiorésistance montante et aux infections nosocomiales, la phagothérapie est depuis quelques années réexaminée à travers le monde et, depuis quelques mois, des budgets de recherche lui ont même été alloués en France.

04/08/2014

Remplacer les pesticides chimiques

lu sur BASTAMAG :

22/07/2014 AGRO-ÉCOLOGIE

Les préparations naturelles ne sont plus considérées comme des pesticides

PAR SOPHIE CHAPELLE 22 JUILLET 2014

Un pas vient d’être franchi à l’Assemblée nationale pour faciliter le passage à une agriculture sans pesticides. Les préparations naturelles dites « peu préoccupantes » (PNPP), comme le purin d’ortie, de prêle mais aussi l’argile ou le vinaigre blanc, ne seront plus soumises aux mêmes règles que les substances chimiques de synthèse. Un régime simplifié pour l’utilisation et la commercialisation de ces préparations vient ainsi d’être reconnu par la Loi d’avenir agricole, examinée à l’Assemblée nationale le 9 juillet. « A l’heure où ce texte de loi veut promouvoir des systèmes moins consommateurs de pesticides, il eut été pour le moins incompréhensible que des méthodes alternatives simples et naturelles ne trouvent pas leur place », se réjouit Brigitte Allain, députée écologiste de Dordogne.

La liste des PNPP entrant dans la catégorie intitulée « biostimulants » doit encore être définie par voie réglementaire, autrement dit par le ministère de l’Agriculture. Les militants de l’Aspro-PNPP, association qui promeut ces préparations, assurent qu’elle veillera « à ce que les décisions qui seront prises permettent réellement la commercialisation et l’utilisation des PNPP ». Ces dernières années, des agriculteurs, des jardiniers, des élus et des consommateurs ont multiplié les actions civiques en épandant symboliquement sur les places publiques des préparations à base d’extraits végétaux (voir ici et ). Une caravane pour la défense de l’agroécologie paysanne a également sillonné les routes françaises en mai dernier, pour alerter les députés et sénateurs sur les lourdeurs réglementaires encadrant ces préparations. L’amendement concernant les PNPP a été adopté après le passage en deuxième lecture au Sénat le 18 juillet.