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19/09/2014

Semences : après presque 10 ans de procédure, la Cour d’Appel de Nancy donne enfin raison à Kokopelli !

communiqué :

Nouvelles spéciales du 18 septembre 2014

Procès Kokopelli c. Graines Baumaux :
Après presque 10 ans de procédure, la Cour d’Appel de Nancy donne enfin raison à Kokopelli !

Dans l’affaire nous opposant, depuis près de 10 ans, à la société Graines Baumaux, le délibéré de la Cour d’Appel de Nancy a été prononcé le 9 septembre dernier et l’arrêt, dans son entier, vient de nous être communiqué.

A notre grande satisfaction, la Cour rejette l’essentiel des demandes de la société Graines Baumaux, et en particulier celle fondée sur une prétendue faute de concurrence déloyale liée à l’absence d’enregistrement des variétés distribuées par Kokopelli.

Le jugement de 1e instance, qui condamnait Kokopelli, est donc infirmé !!!

La Cour considère en effet que la société Graines Baumaux, qui reprochait à l’association de proposer à la vente une gamme plus élargie de variétés anciennes que la sienne, « ne se trouve aucunement empêchée de proposer à la vente les mêmes produits que l’association KOKOPELLI et donc d’offrir la même gamme élargie de semences à sa clientèle de jardiniers amateurs à la seule condition d’inscrire les variétés qu’elle entend commercialiser sur liste officielle de « variétés dont la récolte est principalement destinée à l’autoconsommation » sur laquelle l’inscription est libre et d’un coût modique par rapport à l’enjeu commercial, soit un montant de 125 euros par variété comme elle l’indique elle-même. Il lui est également loisible d’étoffer son catalogue en commercialisant davantage de variétés de graines sélectionnées parmi les 14 500 variétés que compte selon elle le catalogue officiel européen ».

C’est l’argument que nous lui avions suggéré. La société Graines Baumaux, qui prétendait que l’enregistrement au Catalogue était simple et peu coûteux, et que la biodiversité se trouvait déjà fort bien protégée et représentée par celui-ci, se trouve ainsi prise au piège de ses propres affirmations.

Toutefois, cela ne signifie pas que l’activité de Kokopelli se trouve officiellement avalisée par la Cour d’Appel. Bien au contraire. En effet, l’argument selon lequel la vente de semences à des jardiniers amateurs ne faisant pas une exploitation commerciale de celles-ci ne serait pas soumise aux exigences d’enregistrement au Catalogue, a été rejeté par la Cour.

Cet argument peu ambitieux – car ne faisant aucune place à l’agriculture professionnelle dans la lutte pour la sauvegarde de la biodiversité – avait été avancé, en dernier recours, après la décision défavorable prise par la Cour de Justice de l’Union Européenne en juillet 2012. Bien qu’il soit abondamment utilisé par de nombreuses associations de préservation des semences en Europe, il n’avait jamais été soumis à l’examen d’une juridiction.

C’est maintenant chose faite, mais la décision de la Cour d’Appel de Nancy, sur ce point, est très décevante. En effet, la Cour considère, à l’issue d’une leçon de grammaire particulièrement byzantine, que « la formulation de l’article 2 de la directive permet de retenir que sont soumises à ses prescriptions la vente ou l’offre de vente de semences ainsi que les autres formes de cession réalisées dans le cadre d’une exploitation commerciale, ce qui exclut les cessions de semences à des tiers dans un but autre, comme de réaliser des expérimentations et permet d’écarter du champ d’application du texte les échanges de graines entre particuliers amateurs de jardinage qui ne font pas commerce de leurs semences potagères. »

La Cour n’exclut donc du champ d’application de la législation que les échanges de semences entre jardiniers amateurs. Tout transfert de semences, à titre onéreux ou gratuit, réalisé non pas « en vue d’une exploitation commerciale », comme le dit le texte, mais « dans le cadre d’une exploitation commerciale », comme le dit la Cour, tombe sous le coup de la loi et son obligation d’enregistrement des variétés.

Cette interprétation, pour le moins aventureuse, aura vraisemblablement des répercussions dans toute l’Europe et nous espérons qu’elle sera corrigée par le législateur européen lorsqu’il devra voter sur le projet de réforme de la législation actuelle.

En tout état de cause, dans le litige particulier nous opposant à la société Graines Baumaux, la décision de la Cour d’Appel de Nancy signifie donc que s’il est vrai que Kokopelli commet des actes illicites par la vente de variétés non inscrites au Catalogue officiel, ces agissements ne sont pas générateurs de responsabilité vis-à-vis de la société Graines Baumaux et « n’ont pas pour effet de fausser le jeu de la concurrence ». Ces considérations nous mettent hors de danger vis-à-vis de Graines Baumaux et de l’industrie semencière, et c’est évidemment l’essentiel.

Quant aux accusations réciproques de dénigrement, la Cour renvoie les parties l'une contre l'autre et chacune est condamnée à payer 5 000 € de dommages-intérêts à l’autre. Si, par ce volet de sa décision, la Cour semble vouloir ménager la chèvre et le choux, il ne faut toutefois pas oublier que c'est bien la société Graines Baumaux qui poursuit Kokopelli depuis presque 10 ans et qu'elle souhaitait voir ordonnée la cessation pure et simple de nos activités. On peut donc dire que son initiative a simplement échoué... A l’évidence, l’association Kokopelli sort gagnante de ce long combat.

Si enfin l’on se souvient que la Cour de Justice de l’Union Européenne, statuant contre l’avis de son Avocat Général, avait désavoué Kokopelli et considéré que la législation européenne sur le commerce des semences, permettant supposément une augmentation de la productivité agricole, n’était pas critiquable, il faut saluer un exploit dans notre défense et une victoire inespérée de Kokopelli, qui maintient le cap de la biodiversité, contre vents et marées…!

Contacts :

Ananda Guillet, Directeur :
semences@kokopelli-semences.fr

Notre avocate, Blanche Magarinos-Rey :
contact@avocat-magarinos-rey.com

 

L'équipe de Kokopelli.

 

Association Kokopelli - 22 Cap de Lourm - 09290 Le Mas d’Azil - France
Tél : 05 61 67 69 87 - Fax : 05 34 02 14 54 / 
semences@kokopelli-semences.fr - www.kokopelli-semences.fr
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18/09/2014

Si t'as pas une Rolex ...

lu sur :

Le Nouvel Observateur - 

Le club des personnes dont la fortune dépasse le milliard de dollars s'est élargi en 2014 : avec 155 nouveaux entrants, le nombre des milliardaires atteint un niveau record en 2014, selon une étude publiée mercredi 17 septembre.

Le nombre des ultra-riches, 2.325 au niveau mondial, a ainsi augmenté de 7% par rapport au comptage de 2013, d'après un communiqué rédigé par la banque suisse UBS en partenariat avec le cabinet de recherches singapourien Wealth-X.

L'Asie, nouvel eldorado

La fortune cumulée de ces milliardaires a encore plus rapidement augmenté puisqu'elle a progressé de 12%, pour passer à 7.300 milliards de dollars. Afin de mettre ce montant en perspective, les auteurs de l'étude ont précisé que ce chiffre était supérieur à la capitalisation combinée de toutes les sociétés du Dow Jones Industrial Average, l'indice phare de la Bourse de New York.

L'Asie est encore une fois la région qui a vu émerger le plus de nouvelles grosses fortunes, avec 52 nouveaux milliardaires, dont 33 rien qu'en Chine. L'Europe reste cependant celle qui concentre le plus d'individus ultra-fortunés, avec 775 milliardaires. Si leur nombre n'a augmenté que de 1,2% sur un an, la valeur de leur patrimoine s'est accrue de 12%, atteignant 2.375 milliards de dollars. Le Vieux Continent a ainsi détrôné l'Amérique du Nord, qui figurait en tête du classement en termes de valeur patrimoniale l'an passé. Par pays, les États-Unis restent cependant à la première place, avec 571 milliardaires, suivis par la Chine (190) et le Royaume Uni (130).

Age : 63 ans ; sexe : homme

Selon cette étude, l'âge moyen des milliardaires, parmi lesquels les hommes sont largement majoritaires, est de 63 ans. Ses statistiques font également ressortir que 5% d'entre eux disposent d'une fortune supérieure à 10 milliards de dollars. Les auteurs de l'étude relèvent aussi que près de 35% de cette richesse se concentre dans 20 grandes villes, New YorkMoscou et Hong Kong arrivant en tête du classement. Londres se hisse au quatrième rang avec 72 milliardaires, tandis que Paris occupe la neuvième place, avec 33 (très) grosses fortunes. 

Patrimoine : une bonne idée en Bretagne

lu sur :

Catherine Saint-James devant la maison éclusière de La Madeleine, sur le canal d'Ille-et-Rance,le... 

AFP 15 SEPTEMBRE 2014 À 10:15 (MIS À JOUR : 15 SEPTEMBRE 2014 À 11:19)

Sur le paresseux canal d’Ille-et-Rance, à Hédé-Bazouges (Ille-et-Vilaine), sont amarrés deux bateaux à fond plat qui accueillent deux habitations en bois: depuis juillet, Catherine Saint-James a ouvert ces deux chambres d’hôtes et obtenu en contrepartie le droit d’occuper la maison éclusière, à deux pas.

Comme celle de la Petite-Madeleine, dix-sept maisons éclusières situées sur les voies d’eau bretonnes vont retrouver une nouvelle vie en se transformant, pour certaines en gîte, restaurant ou encore atelier d’artiste, afin d’accueillir des visiteurs de tous horizons.
C’est la région Bretagne, qui a hérité des canaux -- écluses, barrages, chemins de halages et personnels affectés-- dans le cadre des transferts de compétence de l’État aux collectivités, qui a lancé un appel à projets pour valoriser et faire vivre ce patrimoine.
Sur les 156 maisons de l’ensemble des voies d’eau bretonnes (canal de Nantes à Brest et Blavet, canal d’Ille-et-Rance/Vilaine), 63 sont toujours occupées par des éclusiers. Vingt-trois autres étaient concernées par l’appel à projets visant à développer dans ces maisons des activités de loisirs, culturelles ou artistiques.
«Au début, on pensait proposer un gîte à vocation culturelle» à la Petite-Madeleine, explique à l’AFP Catherine Saint-James, chargée de production de projets culturels dans une vie antérieure. «Mais on s’est rendu compte que le Région voulait qu’on habite cette maison, qu’elle soit occupée et chauffée toute l’année».
«De là, poursuit Mme Saint-James, est née cette idée de +toues cabanées+», ces bateaux-cabanes autrefois utilisées sur la Loire pour la pêche ou le transport de marchandises, transformés ici en gîtes douillets.
Au total, la Région a reçu près de 60 candidatures. Treize ont été retenus. «Il faut que le projet soit viable et que les porteurs aient une réelle envie de s’investir. Quatre maisons hors appel à projets ont reçu une proposition et un avis positif», précise l’institution régionale.
- «Échange de bons procédés» -
 
C’est le cas de la maison éclusière de Poulhibet, à Mûr de Bretagne (Côtes-d’Armor), allouée à l’association pour la réhabilitation du canal de Guerlédan à Pontivy, actuellement en travaux pour une inauguration espérée pour l’hiver prochain.
«L’aménagement de la maison est très important pour mettre en valeur le patrimoine local en y organisant des expositions et festivités», explique Jean-Paul Henrio, co-président de l’association.
Les projets ont été jugés sur la pertinence de leur usage par rapport au site choisi, leur qualité architecturale, leur viabilité financière et leur capacité à intégrer le développement durable.
Le conseil régional garantit pour sa part la qualité de la toiture et des huisseries.
Collectivités, associations et privés, dorénavant nouveaux locataires de 17 de ces lieux insolites, se sont engagés, en contrepartie d’un loyer défiant toute concurrence (en moyenne 1.500 euros annuels pour une maison de 100 m2 et un terrain de 1.000 m2), à aménager, à leurs frais, le site.
«L’installation de mon atelier à Boutron permet à la fois de valoriser le chemin de halage tout en valorisant mes sculptures. On ne pouvait rêver mieux comme échange de bons procédés!», explique Lætitia Lavieville, heureuse locataire de la maison éclusière de Boutron à Calorguen (Côtes-d’Armor).
A la Petite-Madeleine, Catherine Saint-James et son mari entendent maintenant développer un «point accueil vélo», tant ce site des Onze-Écluses attire touristes, cyclistes et randonneurs, amateurs de calme au bord de l’eau.
A Languidic (Morbihan), la maison éclusière s’est transformée en lieu d’animations autour de la pêche et à Montreuil-sur-Ille (Ille-et-Vilaine) en bar-crêperie-grill.
Le succès semble être au rendez-vous, comme le constate Valérie Still, à l’origine du projet de transformation de la maison du Guer à Rohan (Morbihan) en gîte d’étape: «Depuis l’ouverture du site le 22 avril, nous avons reçu plus d’une centaine de personnes».
Un second appel à projets concernant une vingtaine de maisons éclusières devrait être lancé avant la fin de l’année par la région Bretagne.

08/09/2014

France : Multiplication des contestations locales

lu sur : Le Monde

Tensions dans le Tarn, où le barrage de Sivens attise la guerre de l'eau

LE MONDE | 08.09.2014 à 11h31 • Mis à jour le 08.09.2014 à 18h01 |Par Martine Valo

Lisle-sur-Tarn (Tarn), envoyée spéciale

Lundi 8 septembre au matin, aux abords de la forêt de Sivens, dans le Tarn, les forces de l'ordre ont chargé une fois de plus le cortège de voitures et de tracteurs des opposants au barrage qui va provoquer la destruction de 13 hectares de zones humides entre Lisle-sur-Tarn et Gaillac. Deux barrages sur la route départementale ont tenu un bon moment suscitant des embouteillages, tandis que dans les bois, à proximité immédiate du chantier, cinq personnes s'étaient enterrées pour empêcher la progression des engins des bûcherons. Il y a eu des blessés et des interpellations.

La veille, dimanche 7 septembre, les propos de Ségolène Royal avaient fait naître l'espoir d'un moratoire qui frapperait ce futur lac artificiel. Celui-ci, d'une emprise totale de 48 hectares, doit retenir 1,5 million de mètres cube d'eau pour assurer l'alimentation l'été de quelques agriculteurs en aval. « L'eau est un bien précieux », a insisté dimanche la ministre de l'écologie, rappelant en substance que son ministère ne donne pas pour instruction de permettre à quelques grandes exploitations de s'approprier la ressource grâce à des investissements publics.

Voilà des mois que durent les échauffourées dans le Tarn, que des militants s'accrochent au sommet des arbres pendant des jours entiers, sans compter d'éphémères barricades de terre pour freiner le chantier, les manifestations et plusieurs grèves de la faim : le projet de Sivens symbolise le réservoir de trop dans une vaste région, le bassin Adour-Garonne, où l'eau est devenue un enjeu essentiel. 

AMBIANCE FESTIVE ET SOUTIENS

A l'heure du pique-nique, dimanche, l'ambiance pouvait sembler festive dans les clairières de Sivens où se sont côtoyés un bon millier d'amoureux de la nature sauvage dans cette partie de la vallée du Tescou, quelques éleveurs du coin (sympathisants de la Confédération paysanne ou non), des élus Europe Ecologie-Les Verts (avec le député européen José Bové en vedette), tandis qu'était annoncé le soutien de personnalités médiatiques tel le chanteur Manu Chao.

Comme un moment de répit dans un combat au long cours de plus en plus tendu. Car les « zadistes » – l'irréductible bataillon de la « zone à défendre », un terme devenu générique depuis Notre-Dame-des-Landes – sont la bête noire du conseil général du Tarn, maître d'ouvrage du lac artificiel.

Depuis l'arrivée des premiers bûcherons le 1er septembre, puis des engins qui recrachent les pins sous forme de bouillie de bois, les abords du chantier sont placés sous haute sécurité. Environ 150 à 200 gendarmes mobiles lourdement équipés y ont pris position, ils sont souvent plus nombreux que les opposants. Un hélicoptère contrôle le nombre de « zadistes » éparpillés dans les bois, où vrombissent les tronçonneuses.

RADICALISATION 

Sur place, ces derniers se plaignent d'être harcelés ; une jeune fille montre sa cuisse toute bleue d'avoir reçu un tir tendu de Flash-Ball. Des élus écologistes ont même été bousculés par les gendarmes, qui disent de leur côté être la cible de cocktails Molotov.

Dans leur ferme toute proche, un couple d'exploitants s'inquiète de cette radicalisation et s'interroge. « Sivens, c'est un projet de plus de trente ans, témoigne l'agriculteur. Il était fondé alors, mais vous ne croyez pas que de Gaillac à Montauban, on a tous attendu la bouche ouverte que le barrage nous arrive ! Moi, j'ai fait mon propre lac en 1975, j'ai trois puits aussi. Les autres ont fait pareil ! »

Le bassin-versant du Tescou compte déjà 185 retenues collinaires : de quoi stocker 5 millions de mètres cubes en déviant un tiers du cours d'eau. Pourquoi alors investir 8,4 millions d'euros, avec un coût de fonctionnement estimé à 360 000 euros par an, dans un ouvrage supplémentaire au profit de 81 exploitants agricoles selon les chambres d'agriculture locales, 19 selon les opposants ?

UNE MAJORITÉ D'AVIS DÉFAVORABLES

« Sivens répond à 70 % aux besoins de l'agriculture, mais il servira aussi à soutenir l'étiage du Tescou, assure le président du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac (PS). Même si aucun agriculteur ne pompait dedans, je le ferais quand même pour améliorer la qualité de l'eau », assure-t-il. L'élu admet que l'enquête publique a recueilli une majorité d'avis défavorables ( le surlignage est de moi ). Mais il faut bien agir : le département est déficitaire de 39 millions de mètres cubes par an.

La bataille se livre aussi sur le terrain juridique. France Nature Environnement, Nature Midi-Pyrénées et d'autres associations ont attaqué les arrêtés préfectoraux permettant de lancer les travaux dans un secteur classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique et de noyer une zone humide majeure.

Ben Lefetey, porte-parole du collectif, s'est engagé contre le barrage, moins en faveur des 94 espèces protégées de mammifères, oiseaux, reptiles et insectes qui vont perdre leur habitat, que pour dénoncer un modèle agricole « qui sent le roussi »« Entre ceux qui irriguent leur maïs, c'est déjà la guerre : ils pompent dans la rivière et ne touchent au contenu de leurs réserves qu'in extremis, peu importe le voisin en aval. Personne n'a le courage de les mettre autour d'une table pour les obliger à partager. »

Le militant montre une étude rédigée pour le département voisin du Tarn-et-Garonne. Elle indique que, plusieurs fois, le Tescou s'est complètement asséché en à peine une dizaine de jours. « L'influence des pompages d'irrigation est ici manifeste », écrivent les rapporteurs.

Martine Valo

journaliste Planète

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voir aussi :

Multiplication des contestations locales

Édition abonnés Contenu exclusif

06/09/2014

Les générations futures menacées par le mercure

Comme le déclin de l'empire romain a été provoqué par le plomb , les capacités intellectuelles de l'espèce humaine seront affectées par le mercure et il n'est pas difficile d'en imaginer les conséquences ( voir * et ** )

lu sur Le Temps (Suisse) :

ENVIRONNEMENT Mercredi 03 septembre 2014
 

Le mercure, métal toxique s’accumulant dans la chaîne alimentaire et qui affecte le système nerveux et le développement, pollue de plus en plus. Le phénomène est très marqué à la surface des eaux du globe, comme le révèle une étude publiée dans la revue Nature

En janvier 2013, à Genève, 130 pays ont signé une convention visant à réduire la pollution au mercure, métal toxique qui s’accumule dans la chaîne alimentaire et qui affecte le système nerveux et le développement. L’objectif est d’en limiter drastiquement les émissions.

Mais l’environnement est déjà durablement contaminé, à commencer par le milieu marin. Une étude internationale (impliquant des chercheurs des Etats-Unis, de France et des Pays-Bas), publiée récemment dans la revue scientifique Nature , montre que la concentration de mercure dans les eaux de surface de quasiment tous les océans a triplé du fait des rejets d’origine humaine.

Pour arriver à cette conclusion, Carl Lamborg, de l’Institut océanographique Woods Hole du Massachusetts, et ses collègues ont utilisé pour la première fois des mesures directes, dans le but de quantifier le «mercure anthropique», par opposition au mercure naturellement émis par l’activité volcanique terrestre et sous-marine.

Ils ont travaillé à partir de prélèvements réalisés au cours des multiples campagnes océanographiques du programme international Geotraces, lancé en 2006 et toujours en cours, aussi bien dans l’Atlantique que le Pacifique ou les océans Arctique et Antarctique.

Afin de différencier la part de l’homme et celle de la nature, ils ont établi des ratios entre le mercure et d’autres paramètres océanographiques plus classiques, tels que le phosphate et le CO2. D’abord dans les eaux profondes – et donc plus «vieilles» – des océans, puis dans les eaux superficielles, dont les échanges avec l’atmosphère sont plus récents.

Résultat: les eaux de surface – jusqu’à 1000 mètres de profondeur – sont marquées par un net surcroît de mercure. L’Atlantique Nord est le plus souillé, ce qui est probablement dû aux émissions conjuguées de l’Amérique du Nord et de l’Europe, qui ont atteint leur maximum dans les années 1970.

Le mercure est un des premiers métaux connus de l’homme: déjà, durant les empires chinois et romain, il était utilisé et relâché dans l’environnement. Mais le rythme des émissions s’est considérablement accru depuis le milieu du XIXe siècle, avec la révolution industrielle. Les sources principales en sont aujourd’hui les centrales thermiques au charbon, qui représentent plus des deux tiers des rejets anthropiques. S’y ajoute l’extraction minière, ce métal étant souvent présent dans les gisements de zinc, d’or ou d’argent.

Contrairement aux autres métaux lourds, le mercure, très volatil, se disperse dans l’atmosphère sur de très grandes distances, avant de se déposer dans les océans. En ce sens, il se comporte comme le CO2 et le milieu marin constitue une «pompe à mercure».

Au total, les chercheurs évaluent entre 60 000 et 80 000 tonnes la quantité de mercure présente dans les mers du globe. «Les concentrations sont infinitésimales, de l’ordre du dixième de nanogramme par litre, indique Lars-Eric Heimbürger, du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (CNRS/IRD/Université Paul-Sabatier), coauteur de l’étude. Mais, au fil de la chaîne trophique, jusqu’aux plus gros poissons comme le thon ou l’espadon, cette concentration est multipliée par dix millions.»

Voilà pourquoi les taux élevés de mercure dans les eaux de surface, qui en accumulent les deux tiers, sont particulièrement «inquiétants», selon le chercheur. Car, explique-t-il, c’est dans cette partie de la colonne d’eau que le mercure est transformé par les bactéries en méthylmercure, la forme la plus toxique de ce métal. Celle qui se retrouve dans les poissons de mer que nous consommons.

L’étude révèle toutefois que l’impact des émissions anthropiques de mercure n’est pas uniforme dans tous les océans. D’où la nécessité de poursuivre des observations «à grande échelle», souligne Lars-Eric Heimbürger qui, après avoir participé à une campagne océanographique française dans l’Atlantique Nord, s’apprête à mettre le cap vers l’océan Arctique et son mercure.

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(*)

Histoire du saturnisme — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_saturnisme
 
Les cas plus anciens de saturnisme ont été récemment démontrés chez l'homme et les ... Leplomb a compté parmi les premiers métaux exploités par l'Homme, ... de l'effondrement de l'empire romain, principalement à cause des vaisselles et ...

Le saturnisme au cours des âges - ‎Préhistoire - ‎Pollutions parfois millénaires ...

(**)

Mercure (chimie) — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Mercure_(chimie)

‎... " Le mercure est un puissant neurotoxique et reprotoxique sous ses formes organométalliques (monométhylmercure et diméthylmercure), de sels (calomelcinabre, etc.) et sous sa forme liquide en elle-même. L'empoisonnement au mercure est appelé « hydrargisme » (voir également Maladie de Minamata). On le soupçonne également d'être une des causes de la maladie d'Alzheimer, du syndrome de fatigue chronique, de la fibromyalgie et d'autres maladies chroniques10. En 2009, le Conseil d’administration du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a décidé d’élaborer un instrument juridiquement contraignant sur le mercure ; le Comité de négociation intergouvernemental chargé d'élaborer cet instrument juridique s'est réuni en janvier 2011 au Japon puis à Nairobi fin octobre 201111. " ...

05/09/2014

Les conséquences de l’exposition aux radiations à Fukushima

à lire sur "Le Temps" (Suisse) :

ENVIRONNEMENT Jeudi 04 septembre 2014

SCIENCES & ENVIRONNEMENT 
L’inquiétant déclin des oiseaux à Fukushima 
Le déclin des oiseaux près de la centrale dévastée inquiète les biologistes, qui contredisent le discours rassurant des autorités

extrait :

..."Les effets négatifs des radiations sur les animaux, Zbyszek Boratynski, docteur en biologie de l’Université de Porto, les a également décelés dans la région de Fukushima dans une étude qui devrait paraître dans les prochains mois. «Nos premiers résultats montrent plusieurs effets. Nous avons observé au Japon, comme à  Tchernobyl d’ailleurs, une fréquence de la cataracte très élevée chez les rongeurs. Dans le cas des souris, presque toutes celles que nous avons analysées possédaient cette maladie dans un des deux yeux», relève-t-il. La taille des cerveaux des rongeurs a diminué dans les zones fortement radioactives. La couleur du pelage a aussi été modifiée, ce qui les rend plus vulnérables envers les prédateurs et affecte donc leur capacité de survie. 

De son côté, Joji Otaki, professeur associé à la Faculté des sciences de l’Université de Ryukyus, à Okinawa, a 

publié en mai dernier dans Nature les résultats d’une étude sur les conséquences de l’exposition aux radiations internes pour le Zeeria maha (1) , un des papillons les plus courants au Japon. Des feuilles ont été récoltées dans cinq sites présentant des taux de radioactivité différents. Elles ont constitué la nourriture de larves provenant de papillons capturés à Okinawa, soit à 1750 kilomètres de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Un autre groupe de larves s’est nourri de feuilles non contaminées. Les analyses ont démontré que le taux de mortalité et d’anomalies avait fortement augmenté, particulièrement avec de faibles taux de radiation. Les chercheurs japonais avaient déjà publié les résultats préliminaires d’une autre étude dans le Journal of Heredity. Des papillons avaient été récoltés dans la région de Fukushima en mai et en septembre 2011. Les analyses mettaient en avant les anomalies morphologiques (2décelées sur les antennes, les pattes, les yeux, voire une réduction de la taille des ailes antérieures. L’augmentation des anomalies avait été constatée sur les deux générations suivantes. Le 15 septembre prochain, une nouvelle étude réalisée par la même équipe de chercheurs devrait être publiée. "...

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1)  The biological impacts of ingested radioactive materials on the pale grass blue butterfly

Scientific Reports 4, Article number: 4946 doi:10.1038/srep04946

Received 17 January 2014 Accepted 22 April 2014 Published 15 May 2014

A massive amount of radioactive materials has been released into the environment by the Fukushima Dai-ichi Nuclear Power Plant accident, but its biological impacts have rarely been examined. Here, we have quantitatively evaluated the relationship between the dose of ingested radioactive cesium and mortality and abnormality rates using the pale grass blue butterfly, Zizeeria maha. When larvae from Okinawa, which is likely the least polluted locality in Japan, were fed leaves collected from polluted localities, mortality and abnormality rates increased sharply at low doses in response to the ingested cesium dose. This dose-response relationship was best fitted by power function models, which indicated that the half lethal and abnormal doses were 1.9 and 0.76 Bq per larva, corresponding to 54,000 and 22,000 Bq per kilogram body weight, respectively. Both the retention of radioactive cesium in a pupa relative to the ingested dose throughout the larval stage and the accumulation of radioactive cesium in a pupa relative to the activity concentration in a diet were highest at the lowest level of cesium ingested. We conclude that the risk of ingesting a polluted diet is realistic, at least for this butterfly, and likely for certain other organisms living in the polluted area.

2) Journal of Heredity

  • Pp. 710-722
Fukushima’s Biological Impacts: The Case of the Pale Grass Blue Butterfly
  1. Wataru TairaChiyo NoharaAtsuki Hiyama and Joji M. Otaki

Author Affiliations

  1. From the BCPH Unit of Molecular Physiology, Department of Chemistry, Biology and Marine Science, Faculty of Science, University of the Ryukyus, Nishihara, Okinawa 903-0213, Japan (Taira, Nohara, Hiyama, and Otaki).
  1. Address correspondence to Joji M. Otaki at the address above, or e-mail: otaki@sci.u-ryukyu.ac.jpReceived September 25, 2013. Revision received January 16, 2014. Accepted February 2, 2014.

 

Abstract

To evaluate the effects of the Fukushima nuclear accident on the surrounding area, we studied the pale grass blue butterfly Zizeeria maha, the most common butterfly in Japan. We here review our important findings and their implications. We found forewing size reduction, growth retardation, high mortality rates, and high abnormality rates in the field and reared samples. The abnormality rates observed in September 2011 were higher than those observed in May 2011 in almost all localities, implying transgenerational accumulation of genetic damage. Some of the abnormal traits in the F1 generation were inherited by the F2 generation. In a particular cross, the F2 abnormality rate scored 57%. The forewing size reduction and high mortality and abnormality rates were reproduced in external and internal exposure experiments conducted in our laboratory using Okinawa larvae. We observed the possible real-time evolution of radiation resistance in the Fukushima butterflies, which, in retrospect, indicates that field sampling attempts at the very early stages of such accidents are required to understand the ecodynamics of polluted regions. We propose, as the postulates of pollutant-induced biological impacts, that the collection of phenotypic data from the field and their relevant reproduction in the laboratory should be the basis of experimental design to demonstrate the biological effects of environmental pollutants and to investigate the molecular mechanisms responsible for these effects.

EDF en justice pour carences dans la gestion d'une situation d'urgence

lu sur :

france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/2014/09/03/justice...   En cache

  • France 3 Alpes avec AFP
  • Publié le 03/09/2014 | 19:03

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nucléaire Justice. 20.000 euros d'amende requis contre EDF pour non-respect des ... EDF s'est depuis conformée aux préconisations du gendarme du nucléaire.

Sur la base d'une saisine de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, la justice reproche à EDF et à sa branche en charge du démantèlement, le Centre d'ingénierie déconstruction et environnement (CIDEN), de ne pas avoir tenu compte de ses préconisations lui enjoignant "de renforcer les moyens de gestion des situations d'urgence". Une "première en France", selon le réseau "Sortir du nucléaire" qui s'est constitué partie civile.
 
En 2012, à la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima, une inspection réalisée par une équipe de l'ASN avait mis en évidence des carences dans la gestion d'une situation d'urgence, en l'occurrence un feu de sodium. Les inspecteurs du gendarme du nucléaire relevaient plus particulièrement l'incapacité du personnel de surveillance à accueillir convenablement les secours et mettaient en demeure EDF d'y remédier. Neuf mois plus tard, une nouvelle inspection concluait que les mesures prises par l'exploitant n'étaient pas pleinement "opérationnelles". Ainsi l'employé d'un sous-traitant, âgé de 23 ans, chargé de guider et d'accueillir les pompiers du service départemental d'incendie et de secours (Sdis), n'avait pas été en mesure de le faire de manière satisfaisante.
 
"Une défaillance humaine"
A la barre, EDF, via son conseil Olivier Piquemal, a reconnu "une défaillance humaine" de la part d'un agent qui a "perdu ses moyens" dans le cadre d'un exercice qui ne s'est cependant pas "joué dans les conditions réelles". Le rôle de l'équipe de l'ASN en charge de l'inspection, mais faisant également office de pompiers, a été pointé du doigt en particulier dans le scénario de la simulation. De même, la défense qui a plaidé la relaxe, a souligné le caractère général de la mise en demeure et la difficulté dès lors d'y répondre "en détails".
 
"Je suis surpris d'entendre: 'c'est un exercice, il n'a pas compris'. Et en situation réelle, est-ce qu'il comprendra?", s'est interrogé le procureur de la République, Cédric Cabut, qui a requis 20.000 euros d'amende à l'endroit de l'exploitant pour cette infraction au code de l'environnement.
 
Dénonçant "la désinvolture" de l'exploitant, l'avocat de "Sortir du nucléaire", Me Etienne Ambroselli, a demandé des dommages et intérêts à hauteur de 20.000 euros.
 
Selon l'ASN et le ministère public, EDF s'est depuis conformée aux préconisations du gendarme du nucléaire. Le jugement a été mis en délibéré au 5 novembre.
 

Les eaux en France : Pollution aux nitrates

lu sur :

www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/04/pollution-aux...

Pollution aux nitrates : la France de nouveau condamnée par la justice européenne

Le Monde.fr | 04.09.2014 à 10h57 • Mis à jour le 04.09.2014 à 12h02 |

Par Martine Valo

La France a été condamnée une nouvelle fois, jeudi 4 septembre, par la Cour de justice de l'Union européenne, pour son incapacité à améliorer la qualité de ses eaux. Elle fait face à deux contentieux pour n'être jamais parvenue à respecter la directive de 1991 sur les nitrates et les pollutions d'origine agricole.

La Commission européenne, qui a fini par saisir la justice de Luxembourg après moult avertissements, estime en effet que Paris a sous-estimé le problème en ne prenant pas la mesure des zones vulnérables, ces régions sérieusement polluées par les effluents agricoles où il serait urgent d'agir. Ce qui lui a valu une première condamnation en 2013.

Lire : L'Europe condamne la France pour ses eaux polluées aux nitrates

L'autre manquement de l'Etat, épinglé jeudi : la mollesse de son action. L'avocate générale, Juliane Kokott, s'était montrée très sévère à cet égard dans ses conclusions présentées le 16 janvier.

Dans les deux cas, Paris risque une amende forfaitaire plus des astreintes journalières, dont les montants ne sont pas encore connus, mais qui pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions d'euros. La justice européenne menace en effet de prononcer un deuxième arrêt dans les prochains mois si la France ne redresse pas la situation. A ce moment-là, elle devra effectivement régler la note.

RÉGLEMENTATION FRANÇAISE TROP LAXISTE

L'essentiel du problème des nitrates résulte de l'excès d'azote qui ruisselle sur les terres agricoles vers les rivières. Or la réglementation française est jugée bien trop laxiste sur les dates et les durées d'épandage de lisier et autres fertilisants azotés. Elle permet de traiter des champs très pentus ou gelés et se contente d'imposer des capacités de stockage insuffisantes.

Or la pollution rend l'eau de plus en plus difficile à traiter et donc de plus en plus chère au robinet, tandis que sur le littoral maritime les algues vertes gagnent du terrain bien au-delà de la Bretagne.

Un rapport interministériel sur la protection des captages d'eau potable, rendu public fin août, laisse entrevoir l'ampleur des difficultés. Les données relevées au printemps et analysées par quatre ingénieurs généraux révèlent qu'après quatre plans d'action successifs, « aucun progrès réellement décisif n'a été observé en l'absence de solution à la hauteur du problème ».

2 000 POINTS D'EAU FERMÉS

Sur 35 392 captages, 8,5 % ne respectent pas les seuils autorisés : soit ils dépassent 40 milligrammes de nitrates par litre, soit leurs taux de pesticides excèdent 0,4 microgramme par litre. Comment le problème se règle-t-il ? En abandonnant tout simplement les sources trop polluées. En quinze ans, plus de 2 000 points d'alimentation ont ainsi été fermés.

Quant aux 500 captages à protéger en priorité – une initiative inscrite dans la loi depuis 2009 – près de la moitié d'entre eux disposent d'un plan d'action pour leur sauvegarde, mais seuls 17 % sont validés par un arrêté préfectoral. La ministre de l'écologie, Ségolène Royal, a proposé fin juillet de revoir le classement des zones vulnérables : 3 800 communes supplémentaires devraient rejoindre cette catégorie peu reluisante, soit 23 000 communes au total. 70 % du territoire français sont concernés.

Pour les associations de défense de l'environnement comme Eaux et rivières de Bretagne entre autres, les déboires judiciaires de l'Etat ne font que commencer. Les rivières chargées en nitrates contribuent à l'eutrophisation des eaux côtières et empêchent donc la France de respecter une autre directive-cadre européenne sur le milieu marin. En outre, les effluents d'élevage et les engrais azotés sont aussi à l'origine de l'essentiel des émissions d'ammoniac, un gaz nocif pour la santé. Rien de tout cela ne devrait plaire à Bruxelles qui en train de rédiger le futur paquet air.

Martine Valo

01/09/2014

OGM et pesticides: le désastre argentin, la guerre transatlantique

à lire sur MEDIAPART et documentaire à regarder lundi 1/9/14:

OGM et pesticides_ le désastre argentin, la guerre transatlantique.pdf

29 AOÛT 2014 |  PAR PAUL MOREIRA

Les OGM permettent d'utiliser moins de pesticides et de produits chimiques: c'est l'argumentaire de l'industrie transgénique. 

Problème: il est faux et l'Argentine, massivement convertie au soja OGM, est en train d'en payer le prix fort sur le plan sanitaire et agricole. 

Le journaliste Paul Moreira en revient, avec un documentaire diffusé lundi sur Canal+. 

Enquête et extraits.