Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

25/10/2014

Nos députés sont-ils honnêtes ?

 communiqué :

Il ne se passe désormais plus une semaine sans qu'un scandale éclate, et entache la dignité de la représentation nationale.

De Thomas Thévenoud restant au Palais Bourbon malgré ses « négligences » dans le paiement de l'impôt à Sylvie Andrieux refusant de démissionner en dépit de sa condamnation en appel pour des faits de corruption extrêmement graves, en passant par Jean-Noël Guérini entrant au Sénat alors qu'il est mis en cause dans plusieurs affaires, ou encore Patrick Balkany, repris de justice et à nouveau soupçonné de fraude fiscale, on aurait pu croire qu'il était difficile de faire pire.

Et pourtant, la lecture du Canard Enchaîné paru ce mercredi nous apprend que le cas de Thomas Thévenoud n'est en rien isolé. En réalité, il s'agirait d'une soixantaine de parlementaires qui se soustrairaient au moins partiellement au paiement de l'impôt. Alors même que les parlementaires ont pour responsabilité de voter la loi qui s'abattra ensuite sur les citoyens qui refusent de la respecter.

Cette situation ne peut plus durer ! Soixante parlementaires, c'est plus de 6 % du Parlement ! Y a-t-il plus de 6 % de fraudeurs fiscaux parmi les citoyens normaux ? Évidemment non !

Ceux qui sont choisis par les citoyens pour voter la loi, et qui sont généreusement payés par ces mêmes citoyens, se doivent d'être exemplaires. Aussi, nous nous permettons de vous demander de signer lapétition de soutien (accessible en cliquant ici) à la proposition de loi du député de la Loire Dino Cinieri « visant à instaurer une peine complémentaire d’inéligibilité pouvant être perpétuelle pour tout élu condamné pour des faits de fraude fiscale ou de corruption », déposée mercredi et envoyée à l'ensemble des députés pour cosignature.

La pétition sera ensuite remise à Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale.

C'est le moment ou jamais de faire bouger les choses, alors soyez nombreux à signer cette pétitionet à la faire circuler largement autour de vous ! Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chances de nous faire entendre !

Merci,

Contribuables Associés

Si ce message ne s'affiche pas correctement, cliquez ici

 

Vos données sont strictement confidentielles. Vous ne recevez de communications électroniques que de la part de Contribuables Associés et vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent. Contactez-nous à contact@contribuables.org ou écrivez-nous au 42 rue des Jeûneurs – 75002 Paris.

 

Contribuables Associés

-------------

voir aussi sur un autre blog :

Nos députés sont-ils...

13/10/2014

Effets sur la santé des pesticides : les agriculteurs (la FNSEA ?) dans le déni

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Selon l’AFP et BFM TV, « les agriculteurs minimisent » les risques d’une exposition prolongée aux pesticides dans le développement de la maladie de Parkinson.

Ces médias rappellent l’expertise collective de l’Inserm « Pesticides : effets sur la santé » qui souligne « un excès de risque significatif de 62% » chez les personnes exposées professionnellement aux pesticides.

Retrouvez les résultats de cette expertise collective sur la salle de presse.

AFP, BFM TV, 10/10

pesticides-effets sur la santé.pdf

12/10/2014

Défense des forêts cévenoles : manif à Florac (Lozère) le jeudi 16 Octobre

communiqué :

Après le succès, ce 5 Octobre, du rassemblement de Gardanne contre le projet de méga-centrale biomasse E.ON, et au moment où le Conseil Général des Alpes-de-Haute-Provence rejoint la contestation contre ce projet démesuré (*1), une nouvelle journée de mobilisation pour la défense des forêts cévenoles aura lieu à 

Florac (Lozère) le jeudi 16 Octobre à partir de 10h 

Nous invitons tout particulièrement les élus et les acteurs de la filière forêt-bois dans nos territoires à participer aux tables rondes qui auront lieu l'après-midi (*2). 
Programme de la journée dans le communiqué de presse ci-joint.
Pensez à covoiturer. 
Cordialement.
le Collectif SOS Forêt Cévennes

(*1) "Alpes de Haute-Provence : le Conseil général dénonce les projets de centrales à biomasse" http://alpesdusud.alpes1.com/infos/infos-locales?view=inf...

(*2) Vous pouvez confirmer votre présence en adressant un mail à: sosforet-piemont@riseup.net ou en téléphonant (et laissant un message) à Marie-Hélène Dupy: 04.66.47.13.42

Collectif SOS Forêt Cévennes
http://www.sosforetcevennes.org
contact@sosforetcevennes.org 

journee du 16 octobre 2014 Florac.pdf

10/10/2014

11 OCTOBRE 2014 : journée contre le traité de libre échange

communiqué :

infos sur : https://stoptafta.wordpress.com/

 

11 OCTOBRE 2014 : MOBILISATIONS

 – Journée Stop TAFTA, CETA, TiSA et Journée internationale GLOBAL FRACKDOWN

08/10/2014

Ebola : çà c'est vrai, çà !

sur le Canard de cette semaine, j'ai vu :

Image 2.png

07/10/2014

Ebola en Europe

lu sur :

Les Échos - 

Ebola en Espagne : trois autres personnes hospitalisées

LES ECHOS | LE 07/10 À 10:52, MIS À JOUR À 16:04


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203837811946-ebola-en-espagne-bruxelles-veut-des-eclaircissements-1050823.php?8GAMjCF6J2zVMvw3.99

extrait :

Mardi en milieu de journée, les autorités sanitaires espagnoles rapportaient que, au total, quatre personnes dont l’aide-soignante contaminée par le virus Ebola et son mari, étaient hospitalisées en Espagne et faisaient l’objet d’une stricte surveillance afin d’éviter une propagation de la maladie. Les deux autres personnes concernées sont un voyageur rentré d’un des pays d’Afrique de l’Ouest touchés par l’épidémie et une infirmière de santé, ont-elles précisé lors d’une conférence de presse. Mais sur ces trois personnes, seul le mari présente un « haut risque » d’être affecté.

Lire aussi >> Ebola : la situation chiffrée dans tous les pays touchés


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203837811946-ebola-en-espagne-bruxelles-veut-des-eclaircissements-1050823.php?8GAMjCF6J2zVMvw3.99

Ebola en Espagne _ trois autres personnes hospitalisées, Europe.pdf

06/10/2014

Tabac : les industriels font la loi

lien

VIDEO. "Cash Investigation" : industrie du tabac, la grande manipulation

Francetv info 

Par Valerie Kowal

Mis à jour le 06/10/2014 | 10:52 , publié le 03/10/2014 | 11:05

Le tabac tue. Il coûte des milliards d'euros à la collectivité et pourtant son industrie bat des records de bénéfices.

Les gouvernement successifs, officiellement, mettent régulièrement en oeuvre des mesures de plus en plus sévères contre le tabagisme. Dernier en date, le plan de Marisol Touraine, la ministre de la santé, présenté le 25 septembre. "J'ai choisi mon camp, celui de la santé publique" a -t-elle déclaré. Son ambition : cibler le tabagisme des jeunes. la France fait toujours figure de mauvais élève en Europe. Pour être moins attractifs, les paquets de cigarettes seront standardisés : même forme, même taille, même couleur et sans logo. L'Australie est le seul pays à avoir, pour l'instant, adopté le paquet "neutre". Avec succès, même si la mesure a été renforcée par une hausse des prix.

En France, Marsisol Touraine a annoncé le 26 septembre une possible hausse des prix du tabac, "probablement en janvier" avant de tempérer "cela n'est pas décidé aujourd'hui".

La grande manipulation

Le tabac est donc la 1ère cause de mortalité dans le monde alors pourquoi les bénéfices des grandes compagnies sont-elles toujours en hausse? Laurent Richard a enquêté pendant 1 an dans les coulisses de l'industrie du tabac et révèle les stratégies secrètes des multinationales du secteur. Documents confidentiels à l'appui, il met à jour le jeu d'influence des cigarettiers dans les couloirs des institutions françaises et européennes. Son enquête révèle notamment comment l'industrie du tabac écrit, parfois, elle-même, la loi. Grâce à des interviews exclusives, son enquête lève le voile sur les pires stratégies cachées.

Et face au plan de Marisol Touraine, les cigarettiers ont déjà promis une violente contre-attaque. Ils envisagent de saisir les tribunaux pour demander 20 milliards d'euros de dommages et intérêts au gouvernement français pour expropriation de leurs marques. Même pour le tabac, les affaires sont les affaires.

à voir :

VIDEO. "Cash Investigation" : industrie du tabac, la grande manipulation

Francetv info - 

Gardanne : manifestation contre le projet de la centrale à bois

à lire sur :

Gardanne : manifestation contre le projet de la centrale à bois

Francetv info - il y a 19 heures

Un des réacteurs de la centrale à charbon de Gardanne ne fonctionnera plus au charbon mais au bois . C'est ce que s'apprête à faire le groupe allemand E.on.

extrait :

Le saccage des forêts

Pas moins d'un million de mètres cubes de bois seront nécessaires chaque année au fonctionnement de la centrale électrique. Pour donner une image, cela représente 50 fois le volume de l'Arc de triophe.Le bois proviendra des forêts de la région mais aussi des Cévennes, du massif central et du Jura. Selon les écologistes, des zones classées au patrimoine de l'Unesco et Natura 2000 risquent d'être concernées. Si çela ne suffit pas, le bois sera importé des pays de l'Est ou du Canada.

Plus de pollution

En moyenne, 700 camions transportant le bois ou les cendres traverseront les communes de Meyreuil et de Gardanne et de nombreuses routes aux alentours. Une partie des produits brûlés comme les palettes par exemple dégageront des dioxines et d'autres éléments cancérigènes ainsi que des métaux lourds (plomb, chrome, zinc et arsenic). Les opposants dénoncent également une pollution sonore due au fonctionnement permanent d'un broyeur géant. L'émission de CO2 à 700 000 tonnes par an, soit 2 fois plus qu'aujourd'hui.

Gardanne : manifestation contre le projet de la centrale à bois

Un des réacteurs de la centrale à charbon de Gardanne ne fonctionnera plus au charbon mais au bois. C'est ce que s'apprête à faire le groupe allemand E.on. Un projet jugé aberrant et désastreux par les écologistes et les opposants. Ils étaient près de 300 à manifester ce dimanche 5 octobre.

  • Par Robert Papin
  • Publié le 05/10/2014 | 13:06, mis à jour le 05/10/2014 | 18:14

  •  

     

02/10/2014

Pesticides et autisme

à lire sur Environnemental Health Perspectives :

EHP Masthead

 

 

 

 

Pesticides and Autism Spectrum Disorders: New Findings from the CHARGE Study

David C. Holzman | A280

Also see Shelton et al., p. 1103

Pesticides and Autism.pdf

Neurodevelopmental Disorders:pesticides.pdf

01/10/2014

Aimez-vous les tomates ?

à voir :

ariegenews.com - Les chroniques d'Olivier de Robert: des tomates ...

www.ariegenews.com/news-1464-67205.html
 

Vaccin contre le papillomavirus : un intérêt plus que discutable

 Personnellement, je ne ferai jamais vacciner mes enfants. Pour les raisons suivantes :

 

Le Gardasil (Merck & Co., 2006) est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) (voir : Gardasil — Wikipédia  fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil‎ )

 Le Cervarix (GlaxoSmithKline 2007) est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) responsables de 70 % des cas de Cancer du col de l'utérus1. ( voir : Cervarix — Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Cervarix ‎)

 

 Ces vaccins ne concernent que deux des papillomavirus impliqués dans les cancers sexuellement transmissibles. Or il y a en a plusieurs dizaines !

Le risque de la vaccination, outre les effets indésirables dûs à l'aluminium utilisé comme adjuvant (*) est de voir les personnes vaccinées rassurées quant à l'absence de danger ... alors qu'elles ne sont protégées que pour deux des principaux virus : l'HPV16 et l'HPV18, ces virus étant impliqués dans seulement 70% des cas de cancer (HPV6 et HPV11 ne sont pas impliqués dans des cancers).

Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les campagnes pour la vaccination risquent de provoquer une  augmentation des cas de cancers, et non l'inverse !

-----------------

à propos du vaccin, voir aussi le lien suivant: 

Cancer du col de l'utérus : une terrible menace

et sur un autre blog, voir la note du 15/4/2014

Vaccin contre le papillomavirus, utile pour l'industrie, dangereux pour la société 

Papillomavirus : controverse sur un vaccin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.04.2014 à 15h37 • Mis à jour le 15.04.2014 à 14h12 |

Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Le Gardasil et le Cervarix, les deux vaccins destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, sont de plus en plus contestés. Alors que le troisième plan Cancer, annoncé en février, prévoit de doubler d'ici à cinq ans la proportion de jeunes filles vaccinées – 30 % d’entre elles l’étaient fin 2012 –, les critiques fusent. Lancée par l'association Med’Océan, du docteur Philippe de Chazournes, généraliste à la Réunion, une pétition pour la mise en place d'une mission parlementaire a recueilli à ce jour plus de 1 000 signatures, dont celles de 630 médecins et 270 sages-femmes. Le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) a demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) des études indépendantes et plus de transparence. La députée européenne Michèle Rivasi a même réclamé un moratoire sur le Gardasil, le plus vendu. Depuis fin 2013, une dizaine de plaintes au pénal ont été déposées par des jeunes filles atteintes de troubles qu’elles attribuent aux injections. D'autres devraient suivre dans les semaines à venir. De leur côté, sept sociétés savantes, qui s'insurgent contre le « discrédit » jeté sur ces vaccins, ont signé un appel à contre-pétition paru dans le Quotidien du médecin jeudi 10 avril. Parmi elles, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société française de pédiatrie (SFP).

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

A quoi servent ces vaccins ?

Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l'utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d'autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l'utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis. La vaccination HPV n'est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l'âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu'ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d'études scientifiques.

Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l'utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l'infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l'utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l'utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d'intérêt avec les laboratoires concernés.

Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n'ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l'on doit faire des économies, autant dépenser l'argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l'utérus, c'est le dépistage par frottis. C'est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu'il faudrait faire porter les efforts »« II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n'est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l'alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l'utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes. « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

Quels sont les risques ?

Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) à l'échelle européenne et d'un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l'ANSM jeudi 10 avril, n'est pas inquiétant selon l'agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu'au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d'effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l'ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l'ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n'est pas établie. »

Le docteur Zureik précise toutefois que l'ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l'Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l'occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

Les plaintes ont-elles une chance d'aboutir ?

Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l'adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l'agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

« Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c'est le Gardasil », précise la fille de l'ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

Faut-il vacciner ses enfants ?

Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l'idée d'inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire« Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l'Agence européenne du médicament [EMEA] car l'efficacité protectrice du vaccin n'est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l'EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.

lire : Entre enjeux sanitaires et intérêts financiers

Lire aussi : L’aluminium sur la sellette

-----------------------

(*) savez-vous à quoi sert un adjuvant, comme l'aluminium, dans un vaccin ?  

Il sert simplement à augmenter la fabrication des anticorps par l'organisme sans augmenter la quantité d'antigènes dans le vaccin.

Rappelons une notion simple : en cas d'infection, nous fabriquons des anticorps contre les agents infectieux auxquels nous sommes exposés.  Plus nous sommes infectés, plus notre organisme réagit.

Dans un vaccin, ce qui coûte cher à fabriquer, ce sont les antigènes, c'est à dire les molécules présentes à la surface des agents infectieux provoquant la réaction immunitaire (la fabrication d'anticorps).

Ces antigènes peuvent être simplement des agents infectieux inactivés d'une façon ou d'une autre (la chaleur par exemple), ou des molécules présentes à la surface de ces "microbes" ou "virus". Leur fabrication, qui peut être compliquée, coûte cher.

Or il existe des produits chimiques pas chers, comme l'aluminium, qui permettent d'augmenter la réaction immunitaire : chez la personne vaccinée, la même quantité d'anticorps sera fabriquée avec moins d'antigènes si un adjuvant est utilisé. En d'autres termes, on peut produire des vaccins à moindre coût en utilisant un adjuvant. 

Résultat : les vaccins produits aujourd'hui contiennent plus d'adjuvants et moins d'antigènes que ceux produits autrefois -disons : depuis les années 60/70- simplement pour augmenter les bénéfices des industries produisant les vaccins sans (trop) changer la qualité du vaccin !

Tout est une question de rapport "bénéfice-risque" pour l'industrie, pas des personnes vaccinées, vous comprenez ?

Il ne faut pas être naïf !

Voir wikipedia :

l'adjuvant vaccinal ou « adjuvant d'immunité » renforce la réponse immunologique (induction et production d'anticorps ou cellules immunocompétentes) comme mis en œuvre pour un processus thérapeutique dans le cas des vaccins