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28/12/2014

1214 / 2014 : 8 siècles !

Bouvines, 27 juillet 1214

il y a 8 siècles !

Et toujours cet affrontement entre pays anglo-saxons et la France, sur le plan économique et sociétal aujourd'hui.

Aviez-vous entendu parler de la commémoration ? Moi pas !

S'agit-il d'une volonté des médias et de leurs maîtres pour passer sous silence ce rappel historique ?

Il serait utile d'envisager une Union des pays Méditerranéens pour s'engager dans une autre voie que celle du libéralisme mercantile anglo-saxon. 

Voici quelques liens :

Par François-Guillaume LorrainLe Point - Publié le 22/12/2014 à 00:00 - Modifié le 22/12/2014 à 08:53

Bataille de Bouvines — Wikipédia

La bataille de Bouvines est une bataille qui se déroula le dimanche 27 juillet 1214 près de Bouvines, dans le comté de Flandre (aujourd'hui dans le ...

Bouvines 2014 | Célébration du 800è anniversaire de la bataille de ...

27/12/2014

Pour le libre usage du vinaigre blanc

lu sur :

26/12/2014 : Paris bloqué par l’Europe pour utiliser du vinaigre blanc

Le vinaigre blanc est, entre autres, un antibactérien connu et apprécié depuis des dizaines d’années que cela soit à la maison ou au jardin. Or, après avoir testé l’année dernière, avec succès, cette substance pour désinfecter ses outils afin de limiter le risque de contamination d’un végétal à l’autre, Paris voudrait aujourd’hui en généraliser l’usage à l’ensemble de ses jardiniers et bûcherons.

Mais les choses ne sont pas si simples pour une démarche qui paraît anodine et légitime. Nous en sommes arrivés à un tel degré d’encadrement qu’il est théoriquement interdit d’utiliser du vinaigre librement, dans un cadre professionnel, pour nettoyer des outils de jardinage ou pour tous autres usages phytopharmaceutiques. A ce titre, Paris et l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB) souhaitent que la Commission Européenne homologue le vinaigre blanc pour de telles utilisations, afin de disposer d’une alternative efficace à des produits plus toxiques pour l’environnement et la santé.

Mais, s’il est « puissant, écologique et très bon marché » et peut réduire « l’exposition des Parisiens aux produits toxiques », comme le note Bernard Jomier, adjoint à la maire, en charge de la santé, une réponse positive à la demande n’est pas certaine. Pourtant, face à son objectif de « zéro phyto », il « essentiel que les services puissent innover et diminuer leur usage de produits phytosanitaires, avec un produit aussi commun que le vinaigre » souligne Pénélope Komitès, adjointe en charge des espaces verts et de la nature.

Lumière et environnement urbain : les conséquences

lu sur Le Temps (Suisse) :

Quand la lumière menace les animaux

Le Temps 

Sciences & Environnement 

Omniprésent et de plus en plus intense, l’éclairage urbain perturbe la faune des villes, même si quelques espèces semblent au contraire en tirer profit. Les spécialistes s’inquiètent des conséquences à long terme

BIODIVERSITÉ Samedi 27 décembre 2014
 
Denis Delbecq

Les moineaux domestiques chassent plus facilement grâce aux lumières nocturnes, mais cela dérègle profondément leur cycle de reproduction. (123RF)

Les moineaux domestiques chassent plus facilement grâce aux lumières nocturnes, mais cela dérègle profondément leur cycle de reproduction. (123RF)
 

Depuis l’installation des premiers éclairages publics dans les rues de Paris au début du XIXe siècle, l’humanité a entrepris de combattre ses peurs nocturnes avec des candélabres et réverbères, de sculpter ombres et lumières sur ses monuments à l’aide de puissants projecteurs et d’allécher les promeneurs du soir en illuminant les vitrines. Un bain de lumière permanent qui perturbe le sommeil des humains et la vie de centaines d’espèces lucifuges, celles qui vivent là où il n’y a pas de lumière.

A Paris, par exemple, la chouette hulotte est en forte régression. «Plusieurs raisons expliquent la diminution de sa population, souligne l’ornithologue Jean-Philippe Siblet, directeur du patrimoine naturel au Muséum national d’histoire naturelle, et auteur d’une imposante étude bibliographique sur les conséquences de la pollution lumineuse sur la biodiversité. Il y a de moins en moins de vieux arbres creux; les petits rongeurs qui composent son menu sont moins fréquents, et il est presque impossible de trouver de l’obscurité dans Paris: il ne reste que quelques grands parcs et cimetières où la chouette peut chasser dans le noir d’un cadre naturel.»

Parmi les espèces victimes de la lumière nocturne, les insectes sont les plus visibles: à partir du printemps, le moindre lampadaire est enveloppé d’une nuée de bestioles. Beaucoup meurent en se brûlant, ou parce qu’elles épuisent leurs forces à virevolter au lieu de se nourrir. «On peut parfois ramasser des centaines de kilos d’insectes morts autour d’un réverbère, constate Jean-Philippe Siblet. Quand on sait que les populations de nombreuses espèces de libellules, de papillons diurnes ou de coléoptères sont en chute libre, l’éclairage public entraîne une véritable hécatombe qui s’ajoute aux autres perturbations telles que la disparition des habitats, les pesticides et les collisions routières.»

Les oiseaux sont aussi victimes de notre soif de lumières nocturnes. La plupart des migrateurs volent de nuit. Le halo qui recouvre les ciels urbains empêche certaines espèces de s’orienter avec les étoiles. Et les lumières sont de dangereux pièges, à l’instar des tours illuminées où les oiseaux s’écrasent contre les vitrages. «La lumière et l’éblouissement dérèglent leur sens de l’orientation, précise Jean-Philippe Siblet. C’est encore plus marqué quand la visibilité et mauvaise.» Les puissants faisceaux qui balaient le ciel pour marquer la présence d’une boîte de nuit sont eux aussi meurtriers. «Certaines nuits brumeuses, on ramasse de nombreux oiseaux morts au pied de la tour Eiffel.» Ils sont victimes du puissant phare installé en haut du monument pour célébrer l’an 2000, si puissant qu’il est visible à 80 kilomètres à la ronde. «C’est d’ailleurs avec la construction des premiers phares maritimes que l’on a découvert l’impact de ces lumières sur les oiseaux.»

Certaines espèces semblent s’être adaptées à l’éclairage urbain. Ainsi, le moineau domestique tire un grand profit de certains réverbères: il niche au chaud, tout en disposant d’un garde-manger bien rempli, avec les insectes qui virevoltent toute la nuit autour de leur nid. Mais le cycle naturel de l’animal est profondément perturbé. «En ville, le moineau se reproduit pratiquement toute l’année. Quelles conséquences cela aura-t-il à terme, s’interroge Jean-Philippe Siblet. Désormais, on entend les merles chanter dès décembre, comme si le printemps était arrivé.» Le merle citadin, justement, vient de faire l’objet d’une longue étude à Leipzig, en Allemagne. Parfaitement adapté au cadre urbain, l’animal déborde d’activité nocturne, ont montré les chercheurs: il se lève jusqu’à cinq heures plus tôt que ceux qui vivent dans des forêts obscures, et se couche jusqu’à une heure plus tard. Et si le bruit urbain explique en ­partie ce phénomène, la lumière nocturne joue un rôle essentiel, puisque les différences de comportement diminuent au fur et à mesure que les jours rallongent au printemps.

Le merle ne profiterait-il pas de ces heures supplémentaires pour mieux se nourrir? Rien ne permet de l’affirmer, montrent les chercheurs allemands, après avoir pesé leurs oiseaux. «On peut imaginer qu’une espèce puisse temporairement profiter de l’éclairage nocturne. Mais l’artificialisation de l’environnement ne peut que créer des problèmes à long terme, insiste Jean-Philippe Siblet. Dans un premier temps, le prédateur peut profiter de la situation puisqu’il voit mieux ses proies. Mais à force de chasser, il finit par moins se reproduire, et donc être à son tour menacé.» Le renard, animal nocturne s’il en est, a fini par s’adapter à la présence de lumière nocturne. «A tel point qu’il n’est pas rare d’en rencontrer en plein jour dans les rues de Genève, en train de fouiller les poubelles. Mais à long terme, le renard pâtira de cette adaptation, ne serait-ce que parce que les humains tenteront de s’en débarrasser.»

Mais alors, comment limiter les dégâts sur la biodiversité urbaine, déjà menacée par toutes sortes d’agressions? «La solution la plus efficace est d’éteindre la lumière! avertit Jean-Philippe Siblet. Une partie des réverbères peut être éteinte, tout comme les vitrines. De plus, on peut revoir la conception des lampadaires pour qu’ils éclairent le sol, et supprimer ces boules qui éclairent autant le ciel que les trottoirs.»

De même, certains types de lampes sont moins néfastes que d’autres en raison de la couleur de leur lumière. Projecteurs au sodium ou éclairages à LED peuvent ainsi avantageusement remplacer les lampes à vapeur de mercure utilisées depuis des décennies. «Ces solutions apportent un double bénéfice, puisqu’un éclairage optimisé consomme moins d’énergie, rappelle Jean-Philippe Siblet. Il est essentiel de faire cet effort pour préserver la biodiversité en ville. Car à force de vivre sans nature, les humains finissent par s’en passer. Un des étudiants du muséum vient de montrer qu’à force de vivre déconnecté de la nature, on finit par ne plus vouloir payer pour préserver ce qui en reste sur la planète.»

24/12/2014

Noël Noël !

lu sur :

Suspension des travaux de Roybon: Les opposants ont «gagné une bataille, pas la guerre»

20minutes.fr -

Les associations de protection de l’environnement et les zadistes ont remporté une victoire. Le tribunal administratif de Grenoble a suspendu ce mardi l'un des deux arrêtés du préfet de l'Isère autorisant les travaux de défrichement du chantier du futur Center Parcs à Roybon (Isère).

Une suspension au nom de la loi sur l'eau

Le juge des référés a suspendu l'arrêté du 3 octobre dernier, qui délivrait une autorisation à la société «Roybon Cottages», au titre de la loi sur l'eau. Il a toutefois rejeté les trois autres recours visant le second arrêté, datant du 16 octobre dernier, qui autorisait la destruction d'espèces protégées. Mais la suspension du premier référé suffit à suspendre le défrichement.

«Nous sommes satisfaits, pour nous c’est une victoire», confie à 20 Minutes Christian Brely, président de la Fédération de pêche de la Drôme, qui a déposé le recours ayant entraîné la suspension du chantier. 

Noël avant l'heure pour les verts

Europe Ecologie-les Verts a salué la «victoire du droit», appelant à «l'abandon du projet» actuel. Pour l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, qui avait pris part aux manifestations contre le projet, cette décision du tribunal est «un beau cadeau avant Noël». 

Michèle Rivasi @MicheleRivasi

22/12/2014

Trop tard ...

... c'était hier !

 
Libération - Il y a 1 jour
 

Cette année, la journée mondiale de l'orgasme du 21 décembre ... 

Les femmes, pas toutes égales face à l'orgasme - Libération.pdf

21/12/2014

Attention aux lampes à LED !

Rappel, en cette période de guirlandes à LED : on va une génération d'enfants qui auront des problèmes de vue à l'âge adulte, en particulier pour la vision latérale -voir (*)- et les risques d'accidents qui en résulteront.

Voir aussi sur un autre blog :

Rappel sur la dangerosité...

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4445

30-10-2010 - Lampes à LED : alerte sur un risque potentiel pour la vue

Si ce n'est un déficit de luminosité encore à améliorer, les lampes à LED cumulent les avantages, notamment face aux ampoules à basse consommation actuelles, très perfectibles dans leur confort d'utilisation, fiabilité et composition (mercure, etc.).

Néanmoins, cette semaine l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a présenté un rapport à charge sur certaines lampes à LED considérées comme dangereuses pour la vue en étant une cause d'usure prématurée de la rétine.

Certaines lampes à LED se caractérisent en effet par une grande proportion de bleu dans la lumière blanche qu'elles émettent et par leur intensité lumineuse très directive. Or, selon l'ANSES, cette composante bleue est une source de
"stress toxique" pour la rétine externe, avec des risques de dommages photochimiques dont l'effet apparaîtrait de façon retardée, notamment chez les enfants.

En outre, l'agence souligne le risque d'éblouissement de certaines lampes, très directives, visuellement gênantes quelle que soit leur position dans le champ visuel. Le niveau de rayonnement direct peut ainsi largement dépasser le niveau d'inconfort visuel, bien plus qu'avec les éclairages dits classiques. Notons toutefois que la plupart des professionnels n'occultent pas ce "problème", et mentionnent sur l'étiquetage la nécessité de ne pas regarder directement le flux lumineux de ces LED (*). Cela dit pour éviter tout risque d'éblouissement, on trouve maintenant des LED à verre dépoli, entre autre.

Face à ce constat, l'ANSES reconnaît qu'il est néanmoins difficile de définir les produits inquiétants, les normes de sécurité existantes ne permettant pas d'évaluer efficacement les risques liés aux LED. De même, les modèles scientifiques actuels sont inopérants quant à l'évaluation de la dégénérescence de la rétine, potentiellement causée par la proportion de bleu dans certaines LED.

En conséquence, l'alerte lancée par l'agence résonne plus comme une légitime application du principe de précaution et une incitation des fabricants et autres intégrateurs d'éclairage à LED pour :
- concevoir des systèmes ne permettant pas une vision directe du faisceau émis par les LED (verre dépoli, etc.);
- prendre en compte l'usure des couches de phosphore des LED blanches, qui pourrait conduire à terme à une grande proportion de bleu;
- évaluer et réglementer l'utilisation des LED.

Pascal Farcy

1- Les lampes à DEL (diode électroluminescente), plus connue sous l'anglicisme LED (Light-Emitting Diode), reposent sur un composant électronique capable d'émettre de la lumière lorsqu'il est parcouru par un courant électrique. Utilisées depuis environ quarante ans pour des applications de signalisation, les LED se sont vues très récemment ouvrir le marché de l'éclairage grand public par la spectaculaire augmentation de leur puissance. Par rapport à une ampoule basse consommation, les LED consomment 5 fois moins d'énergie et durent 4 fois plus longtemps, le tout avec une fiabilité réelle. Son allumage est instantané et puissance lumineuse maximale immédiatement disponible. En outre, elle ne comporte pas de mercure, ce qui la rend plus facilement recyclable et moins nocive pour la santé et l'environnement. Enfin, elle ne dégage aucune émission de rayonnements UV ou d'ondes électromagnétiques, à l'inverse des lampes basse consommation.

20/12/2014

Tour de France des Zones à Défendre

Vu sur Libération :

Sivens, le quotidien toujours explosif entre pro et anti-barrage

Libération -

Sur le même sujet, sur MEDIAPART :

Le barrage de Sivens,  l'Europe et  l'Etat  têtu
PAR JADE LINDGAARD

Le feuilleton de la subvention européenne accordée, ou non, au barrage de Sivens, tel que reconstitué par Mediapart, est exemplaire de l’égarement auto-entretenu de la puissance publique sur ce dossier, devenu dramatique depuis la mort de Rémi Fraisse. En attendant, le processus de concertation lancé par Ségolène Royal début novembre est dans l’impasse.

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Noël Noël ! Les bonbons ...

lu sur Le Temps :

Les bonbons, patrimoine mondial à croquer

Les sucreries bariolées, de forme et signification variées, «reflètent les singularités culturelles de chaque région ou pays», selon les chercheurs responsables du Candy Project. (Andy Roberts/Getty Images/OJO Images RF)

 

Une étude internationale s’attache à la cartographie de la guimauve et du caramel mou. Futile, croyez-vous? Faux: le berlingot est riche de sens sociaux, culturels, anthropologiques…

ÉTUDE Samedi 20 décembre 2014

Une étude internationale s’attache à la cartographie de la guimauve et du caramel mou. Futile, croyez-vous? Faux: le berlingot est riche de sens sociaux, culturels, anthropologiques…

Des mous, des durs, des bombés ou d’autres cubiques, des creux, des secs, des protéiformes et des ectoplasmiques, des pétaradants, des longilignes et d’autres qui pétillent sur la langue. Certains en forme d’animaux, d’objets ou de joujoux, d’autres anthropomorphes, à base de fruits, de légumineuses, de farine ou même de poisson séché. Souvent colorés, généralement sucrés quoique pas toujours, tous ont en commun un même parfum de reviens-y, d’enfance et de cours de récré, de nostalgie, de monnaie d’échange parfois. De récompense souvent.

Ils se nomment berlingot, sottise, dragée, sucre d’orge, angélique, nonpareille, bêtise… mais leur sens est loin d’être aussi simplet que leurs appellations le suggèrent. Certains sont issus de légendes, de rituels ou de formules magiques, de recettes jalousement gardées dans le secret de placards d’alchimistes. Les bonbons, univers méconnu, mésestimé, souvent injustement dénigré, sont depuis peu l’objet d’une étude internationale tout ce qu’il y a de sérieux…

A l’origine du Candy Project, un des chefs les plus créatifs du moment, le Basque Andoni Luis Aduriz (Mugaritz), s’est intéressé à ces doux petits riens à la faveur de ses voyages. En Colombie, il découvre que le bocadillo n’a rien à voir avec un sandwich mais est traditionnellement fait de pâte de goyave et de sucre de canne, avant d’être enveloppé dans des feuilles de palmier. Plus étonnant, il goûte aux calaveras mexicains: des crânes en pâte à sucre, voire en chocolat ou en graines d’amarante éclatants de couleurs et de fantaisie, traditionnellement confectionnés pour le Jour des morts.

Au Tatarstan, en Russie, les chak-chak sont semblables à de grosses frites moulées en pâte à pain et enrobées de miel, alors que les petits Japonais sont friands de bâtonnets de poisson séché aux graines de sésame. En Inde, berceau supposé des bonbons, les enfants affectionnent les jalebi confectionnés à base de lentilles blanches fermentées, frites et enrobées de sirop 
de sucre…

Le répertoire semble infini, prodigieux, fascinant. Aduriz prend langue avec des chercheurs. Quand et à quelle occasion consomme-t-on ces petites gâteries? Comment sont-elles produites et quelles en sont les saveurs et les textures dominantes? Lesquelles ont marqué notre enfance? L’étude vise notamment à répondre à ces questions. 

Des chercheurs issus de l’Université du Pays basque et l’Université des Sciences gastronomiques de Pollenzo se sont attelés à la mettre en forme et à produire un questionnaire détaillé que chacun peut compléter sur le site dédié. Iñaki Martinez de Albeniz, sociologue à l’Université du Pays basque, et Gabriella Morini, spécialiste de la chimie du goût à l’Université des Sciences gastronomiques de Pollenzo, sont mandatés pour conduire l’étude. Pour recenser, étudier et cataloguer ce vaste patrimoine mondial immatériel, ils comptent sur le formidable réseau international du mouvement Slow Food, implanté dans plus de 170 pays.

L’étude comportera deux volets. Le premier, théorique, entend retracer l’histoire universelle et les techniques de fabrication des bonbons. Le second, plus pratique, décodera les significations sociales de ces douceurs et leur utilisation dans un contexte gastronomique… «La signification du bonbon diffère selon le contexte social et reflète les singularités culturelles de chaque région ou pays», explique Gabriella Morini.

Quelle est ici l’incidence de la mondialisation et de la production de masse? L’industrie a souvent pris le pas sur la fabrication artisanale de spécialités, notamment celles à base de fruits séchés dans les pays les plus pauvres. Y aurait-il menace sur le bonbon? Appauvrissement de certaines traditions? Slow Food relève ce nouveau défi. On mésestime le caramel, on le diabolise, on l’accuse de moult maux modernes – obésité, caries, diabète, malbouffe? Pourtant, il résiste, se remet au goût du jour, voire se réinvente. On en voudra pour preuve la renaissance récente de la marque suisse mythique du Tiki, voire le succès mondial des bonbons aux herbes Ricola.

Si la guimauve habite notre imaginaire collectif, elle est aussi riche en informations sur les mécanismes et l’apprentissage du goût. «La notion de récompense n’est pas la même selon la culture, relève la chercheuse: les petits Coréens reçoivent par exemple des morceaux de calamar séché, les enfants nippons des confiseries à base de farine de poisson. Le goût du sucré est certes universel, mais sa généralisation via les bonbons, en guise de reward ne date que de 200 à 300 ans, du fait de la mondialisation.»

Les premières douceurs données à de jeunes enfants ont ainsi une incidence sur la formation du goût et des préférences alimentaires que l’étude devrait permettre de mieux cerner. La collecte des données du Candy Project devrait être achevée courant 2015: les fabricants sont également appelés à se manifester afin de pouvoir esquisser la géographie mondiale des bonbons. De quoi dessiner une nouvelle carte du tendre et du doux.

thecandyproject.org 

19/12/2014

Comme les "grands" : PAS DE TABLETTES NUMÉRIQUES POUR NOËL !

communiqué :

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 Voir :

Steve Jobs Was a Low-Tech Parent NYTimes.com 

www.nytimes.com/2014/09/.../steve-jobs-apple-was-a-low-tech-parent.html

10 Sep 2014 ... By NICK BILTON SEPT. 10, 2014 ... during the week, and her older children, 10 to 13, are allowed only 30 minutes a day on school nights.

When Steve Jobs was running Apple, he was known to call journalists to either pat them on the back for a recent article or, more often than not, explain how they got it wrong. I was on the receiving end of a few of those calls. But nothing shocked me more than something Mr. Jobs said to me in late 2010 after he had finished chewing me out for something I had written about an iPad shortcoming.

“So, your kids must love the iPad?” I asked Mr. Jobs, trying to change the subject. The company’s first tablet was just hitting the shelves. “They haven’t used it,” he told me. “We limit how much technology our kids use at home.”

I’m sure I responded with a gasp and dumbfounded silence. I had imagined the Jobs’s household was like a nerd’s paradise: that the walls were giant touch screens, the dining table was made from tiles of iPads and that iPods were handed out to guests like chocolates on a pillow.

Nope, Mr. Jobs told me, not even close.

Since then, I’ve met a number of technology chief executives and venture capitalists who say similar things: they strictly limit their children’s screen time, often banning all gadgets on school nights, and allocating ascetic time limits on weekends.

I was perplexed by this parenting style. After all, most parents seem to take the opposite approach, letting their children bathe in the glow of tablets, smartphones and computers, day and night.

Yet these tech C.E.O.’s seem to know something that the rest of us don’t.

Chris Anderson, the former editor of Wired and now chief executive of 3D Robotics, a drone maker, has instituted time limits and parental controls on every device in his home. “My kids accuse me and my wife of being fascists and overly concerned about tech, and they say that none of their friends have the same rules,” he said of his five children, 6 to 17. “That’s because we have seen the dangers of technology firsthand. I’ve seen it in myself, I don’t want to see that happen to my kids.”

The dangers he is referring to include exposure to harmful content like pornography, bullying from other kids, and perhaps worse of all, becoming addicted to their devices, just like their parents.

Alex Constantinople, the chief executive of the OutCast Agency, a tech-focused communications and marketing firm, said her youngest son, who is 5, is never allowed to use gadgets during the week, and her older children, 10 to 13, are allowed only 30 minutes a day on school nights.

Evan Williams, a founder of Blogger, Twitter and Medium, and his wife, Sara Williams, said that in lieu of iPads, their two young boys have hundreds of books (yes, physical ones) that they can pick up and read anytime.

So how do tech moms and dads determine the proper boundary for their children? In general, it is set by age.

Children under 10 seem to be most susceptible to becoming addicted, so these parents draw the line at not allowing any gadgets during the week. On weekends, there are limits of 30 minutes to two hours on iPad and smartphone use. And 10- to 14-year-olds are allowed to use computers on school nights, but only for homework.

“We have a strict no screen time during the week rule for our kids,” said Lesley Gold, founder and chief executive of the SutherlandGold Group, a tech media relations and analytics company. “But you have to make allowances as they get older and need a computer for school.”

Some parents also forbid teenagers from using social networks, except for services like Snapchat, which deletes messages after they have been sent. This way they don’t have to worry about saying something online that will haunt them later in life, one executive told me.

Although some non-tech parents I know give smartphones to children as young as 8, many who work in tech wait until their child is 14. While these teenagers can make calls and text, they are not given a data plan until 16. But there is one rule that is universal among the tech parents I polled.

“This is rule No. 1: There are no screens in the bedroom. Period. Ever,” Mr. Anderson said.

While some tech parents assign limits based on time, others are much stricter about what their children are allowed to do with screens.

Ali Partovi, a founder of iLike and adviser to Facebook, Dropbox and Zappos, said there should be a strong distinction between time spent “consuming,” like watching YouTube or playing video games, and time spent “creating” on screens.

“Just as I wouldn’t dream of limiting how much time a kid can spend with her paintbrushes, or playing her piano, or writing, I think it’s absurd to limit her time spent creating computer art, editing video, or computer programming,” he said.

Others said that outright bans could backfire and create a digital monster.

Dick Costolo, chief executive of Twitter, told me he and his wife approved of unlimited gadget use as long as their two teenage children were in the living room. They believe that too many time limits could have adverse effects on their children.

“When I was at the University of Michigan, there was this guy who lived in the dorm next to me and he had cases and cases of Coca-Cola and other sodas in his room,” Mr. Costolo said. “I later found out that it was because his parents had never let him have soda when he was growing up. If you don’t let your kids have some exposure to this stuff, what problems does it cause later?”

I never asked Mr. Jobs what his children did instead of using the gadgets he built, so I reached out to Walter Isaacson, the author of “Steve Jobs,” who spent a lot of time at their home.

“Every evening Steve made a point of having dinner at the big long table in their kitchen, discussing books and history and a variety of things,” he said. “No one ever pulled out an iPad or computer. The kids did not seem addicted at all to devices.”

16/12/2014

Démographie galopante et agriculture inadaptée ...

lu sur :

Tikaljoyau maya victime de son expansion - LeTemps.ch

ARCHÉOLOGIE Mardi 16 décembre 2014
Denis Delbecq

La déforestation des alentours de la cité de Tikal au profit de la culture intensive du maïs a amplifié les sécheresses et a poussé les habitants à abandonner les lieux à partir du IXe siècle. (National Geographic/Getty Images)

La déforestation des alentours de la cité de Tikal au profit de la culture intensive du maïs a amplifié les sécheresses et a poussé les habitants à abandonner les lieux à partir du IXe siècle. (National Geographic/Getty Images)

Une étude retrace les événements ayant conduit à la chute d’un des plus grands centres urbains de la civilisation maya . Démographie galopante et agriculture inadaptée auraient amplifié un changement climatique en Amérique centrale, conduisant la cité à sa perte

Pendant des siècles, probablement près de mille ans, Tikal était une cité florissante de la civilisation maya. Mais en quelques décennies, à la fin du IXe siècle, la ville s’est vidée de ses habitants. Il n’en reste que ruines, au cœur de la presqu’île du Yucatan, dans le Guatemala d’aujourd’hui. «Tikal jouait un rôle clé dans l’économie maya, raconte David Lentz, biologiste à l’Université de Cincinnati (Ohio, Etats-Unis), le principal auteur d’une étude publiée aujourd’hui dans la revue PNAS. C’était un carrefour pour le transport des marchandises, qui reliait les côtes Est et Ouest de la presqu’île du Yucatan. On a ainsi retrouvé du charbon de bois de pin, une preuve que les Mayas en faisaient commerce puisqu’il n’y a pas de pins dans la région de Tikal.» A son apogée, au début du IXe siècle, Tikal comptait environ 45 000 habitants.

Pour comprendre comment une telle ville a pu se développer puis disparaître, le groupe de David Lentz a mené deux longues campagnes de plusieurs mois sur le terrain. Les scientifiques ont fouillé, creusé, analysé les sols et les vestiges, collecté des sédiments au fond des lacs, étudié la végétation par satellite et cartographié le sol et le sous-sol. Un travail de titan, mêlant l’expertise d’une quinzaine de chercheurs en géographie, biologie, géologie, agronomie, physique, anthropologie, informatique, etc. «Cela ne ressemble en rien à l’image décrite dansIndiana Jones d’un explorateur solitaire qui fouille la jungle à la recherche d’une cité perdue», sourit David Lentz. Son armada scientifique a permis de vérifier que les Mayas avaient développé à Tikal une agriculture très sophistiquée, dont l’étendue a fini par peser sur l’environnement.

A Tikal, le climat connaît, tous les six mois, une alternance entre saison sèche et humide, qui se retrouve quand on étudie les sols anciens. C’est dans ces sols aussi, dans les parties les plus basses du site, qu’apparaissent des vestiges de l’agriculture maya: des signes indiscutables d’une irrigation qui a démarré vers l’an 485. «Les Mayas avaient compris qu’en stockant l’eau d’une saison à l’autre, ils pourraient irriguer et produire deux récoltes annuelles au lieu d’une», explique David Lentz.

Des vestiges de quatre immenses réservoirs sont encore présents sur le site. Et un faisceau de preuves laisse penser qu’ils étaient utilisés pour l’irrigation, et non pour la consommation. «Nous avons analysé les sédiments déposés au fond d’un réservoir; ils montrent que les Mayas s’en servaient aussi comme dépotoirs. Autrement dit, ils ne buvaient pas cette eau. De plus, on constate que le point le plus bas des réservoirs est plus haut que le point le plus haut des terrains qui étaient cultivés autour.» Il suffisait donc de laisser l’eau s’écouler, de temps à autre, pour inonder les cultures.

A Tikal, les Mayas cultivaient principalement du maïs, selon le groupe de David Lentz, qui a conduit une analyse minutieuse des anciens sols cultivés pour en extraire de la matière organique, vestige des plantes qui poussaient dans le passé. Il existe trois familles de plantes, classées suivant la manière dont elles utilisent la photosynthèse pour capter le CO2 dans l’air et en extraire le carbone. Chacune est caractérisée par une «signature» distincte, une composition du carbone bien précise dans ses racines, tiges et feuilles. «Quand on étudie le carbone dans le sol des anciens champs de Tikal, à une profondeur qui correspond à l’époque maya classique, on voit un net changement dans la composition du carbone, qui montre l’apparition soudaine de la famille «C4», dans laquelle on retrouve les plantes herbacées, dont le maïs.» A cette époque, donc, le maïs a commencé d’être semé. «Il pourrait aussi s’agir d’herbes qui se seraient installées spontanément sur un terrain défriché et abandonné, explique David Lentz. Mais si c’était le cas, on retrouverait probablement des plantes «C4» sur le site aujourd’hui, or il n’y en a pas. Nous avons donc la quasi-certitude que ces champs étaient plantés de maïs.»

La précieuse plante était cultivée sur des terrains gagnés sur la forêt tropicale. D’après les calculs du groupe de David Lentz, la ville de Tikal étendait son emprise sur un territoire d’environ 1100 km 2 , aux trois quarts recouvert de forêt, le reste étant formé de zones tour à tour sèches ou humides au fil des saisons. «Le développement démographique a provoqué une forte pression sur les forêts alentour, explique David Lentz. On estime que la population a rasé de 60 à 70% de la végétation pour développer l’agriculture et construire.» Une estimation qui repose sur des données concrètes. «En prélevant des carottes de sédiments au fond des lacs, nous avons pu étudier les pollens qui se déposent au fil des années, justifie David Lentz. Dans ces sédiments, on voit que la quantité de pollen d’arbres a fortement diminué, ce qui nous a permis d’évaluer l’ampleur de la déforestation

Aux VIIe et VIIIe siècles, les pluies abondantes ont permis d’accompagner la démographie galopante et l’agriculture de Tikal. Mais entre 820 et 870, la région a connu un climat beaucoup plus sec, empêchant le remplissage des réservoirs d’irrigation. Une aridité qui a probablement été amplifiée par la déforestation. «Dans une forêt pluviale, raser les arbres revient à supprimer une gigantesque éponge de 40 mètres d’épaisseur. Faute de disposer d’eau en quantité suffisante pour subvenir à ses besoins, la population a fini par partir.» Une destinée qu’ont subie de nombreuses cités mayas au cours des siècles qui ont suivi, obligeant la population à se disperser autour d’emplacements plus accueillants, et mettant un terme à la civilisation maya. Alors que les négociations climatiques internationales sous l’égide de l’ONU ont une nouvelle fois accouché d’une souris ce week-end à Lima (Pérou), les travaux du groupe de David Lentz viennent à point nommé rappeler à quel point une société non durable est vouée à disparaître.

15/12/2014

Pollution chimique, Phtalates et quotient intellectuel : les nouvelles générations ont un QI de plus en plus bas

lu dans la revue de presse de l'INSERM : (les surlignages sont de moi)

Lien entre l’exposition prénatale aux phtalates et le développement du cerveau

Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université Columbia à New York l’exposition prénatale aux phtalates pourrait perturber le développement du cerveau du fœtus, et aurait ainsi un impact sur le quotient intellectuel des enfants en âge scolaire, rapporte France 5.

Ces produits chimiques, que l’on retrouve dans une grande variété de produits de consommation car ils ont la propriété de ramollir la matière « sont accusés de perturber le système endocrinien », rappelle la chaîne télévisuelle.

Ces travaux, publiés dans la revue Plos One, montrent notamment que les phtalates sont capables d’arriver jusqu’au fœtus en traversant toutes les protections qui l’entourent.

France 5, 11/12

Et aussi :

Dans un dossier dédié à l’impact de la pollution chimique sur la santéLe Généraliste rend compte du nouveau volet du programme GEOCAP dédié aux cancers de l’enfant et leur lien éventuel avec l’environnement.  

Selon Jacqueline Clavel, chercheuse au sein de l’unité Inserm 1028, ce travail « montre [notamment] que le trafic intense est associé à un sur-risque [de leucémie chez les moins de 5 ans]. Et, sans surprise, le benzène est probablement la ou l’une des principales causes attribuables à ce sur-risque (…) ».

Le Généraliste, 05/12

04/12/2014

Relaxe du viticulteur qui avait refusé d'utiliser un pesticide chimique

lu sur :

Bien Public - 

Le viticulteur qui avait refusé de traiter ses vignes a été relaxé en appel ce jeudi à 14 heures à Dijon sous les applaudissements de la salle. "C’est une victoire de la mobilisation citoyenne, c’est être lanceur d’alerte", a déclaré à l’issue du prononcé de l’arrêt de la cour, Emmanuel Giboulot.

Emmanuel Giboulot, viticulteur bio exploitant des vignes en Côte de Beaune et Haute Côte de Nuits, a refusé en 2013 d’appliquer la décision préfectorale obligeant à traiter au pesticide tout le vignoble contre la flavescence dorée. Le viticulteur avait estimé que la maladie ne menaçait alors directement ni son vignoble ni celui de ses voisins. Pour avoir refusé d’utiliser la pyréthrine, un pesticide naturel autorisé en viticulture bio, Emmanuel Giboulot a été convoqué devant la justice. En première instance, il avait été condamné par le tribunal à Dijon à 1 000 euros d’amende dont la moitié avec sursis.

Un important comité de soutien avait entouré le viticulteur dans ses démarches.

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Dijon : relaxe en appel du viticulteur qui avait refusé de traiter ses vignes.

www.lepoint.fr/.../dijon-relaxe-en-appel-du-viticulteur-qui-avait-refuse-de- traiter-ses-vignes-04-12-2014-1886881_2386.php

Le Point - Publié le 04/12/2014 à 15:37 - Modifié le 04/12/2014 à 17:22

Emmanuel Giboulot avait été condamné en première instance à une amende pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescence dorée.

Sa relaxe jeudi par la cour d'appel de Dijon sonne pour Emmanuel Giboulot comme une "victoire de la mobilisation citoyenne" : ce viticulteur bio, poursuivi pour avoir refusé de traiter ses vignes, ressort blanchi, se félicitant d'avoir ouvert "le débat" sur les pesticides. "C'est une victoire de la mobilisation citoyenne, c'est être lanceur d'alerte", a déclaré, à l'issue du prononcé de sa relaxe par la cour d'appel, Emmanuel Giboulot, acclamé par son comité de soutien.

L'affaire débute au printemps 2013, quand la découverte près de Beaune de foyers de flavescence dorée - maladie mortelle de la vigne - conduit le préfet à imposer de traiter tous les vignobles du département contre la cicadelle, l'insecte qui répand la maladie. Viticulteur en biodynamie depuis les années 1970, Emmanuel Giboulot s'y est refusé sur les dix hectares qu'il exploite en côte-de-beaune et haute-côte de nuits. Même à la pyréthrine, pesticide naturel. Après un contrôle en juillet 2013 de la Direction régionale de l'agriculture, il avait été convoqué devant la justice et encourait six mois d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende.

Érigé en symbole par certains écologistes, Emmanuel Giboulot avait été condamné en avril par le tribunal correctionnel de Dijon à une amende de 1 000 euros, dont la moitié avec sursis. En appel, il a obtenu la relaxe. La cour, dont l'arrêt a pu être consulté par l'AFP, a notamment retenu que l'arrêté préfectoral incriminé, qui devait être approuvé par le ministère de l'Agriculture, "ne justifi(ait) pas cette approbation".

Apparue en 1949 en Armagnac (sud-ouest), la flavescence dorée touche presque tout le vignoble français, après s'être fortement développée depuis une dizaine d'années, selon les autorités sanitaires. Un important foyer avait été découvert en Saône-et-Loire en 2011, entraînant en Bourgogne l'arrachage de 11 hectares de vignes en 2012 puis de 0,2 hectare en 2013.

Éviter "l'omerta"

"Il ne s'agit pas de ne rien faire mais d'avoir une action responsable avec la détection et l'arrachage des pieds malades et d'appliquer des traitements uniquement quand il y a véritablement danger en cernant davantage les zones de traitement", a précisé Emmanuel Giboulot. "Si j'avais eu un foyer (de flavescence dorée) à ma porte, j'aurais sans doute utilisé les traitements, a-t-il poursuivi. Ça ne doit pas être l'omerta sur ce sujet."

Le viticulteur s'est félicité d'avoir provoqué "le débat" autour de son affaire. "C'est le reflet d'une problématique de fond dans la société : la problématique flavescence a mis en avant ce problème des pesticides et c'est le début d'un combat", a-t-il dit, appelant à "chercher des alternatives". "A priori, en Côte-d'Or, cette année, un seul pied contaminé a été détecté", a fait valoir Emmanuel Giboulot.

L'eurodéputé EELV José Bové a salué dans un communiqué une décision qui fait "primer le bon sens", rappelant que "la France s'est engagée à réduire de 50 % sa consommation de pesticides d'ici à 2018". Selon Michel Perreau, membre du comité de soutien du vigneron, cette affaire, qui révèle une "prise de conscience que la qualité de l'agriculture fait partie du patrimoine", "ne va pas laisser indifférents les agriculteurs et les viticulteurs". 

La profession, y compris la filière bio, avait pris ses distances avec Emmanuel Giboulot. Estimant que la décision de la cour traduisait "une volonté d'apaisement, Jean-Yves Bizot, président de la commission technique de l'interprofession, a relevé de son côté que "les zones de traitement ont diminué" et que la présence de la maladie a connu une "forte baisse" en 2014 avec "quelques foyers en Saône-et-Loire et des zones très localisées en Côte-d'Or". "L'usage des pesticides est une question de fond au sein de la filière", a-t-il assuré, ajoutant que "la recherche avance sur d'autres pistes que celle des pesticides" pour lutter contre la flavescence dorée, par exemple l'usage de prédateurs de la cicadelle.

Boissons gazeuses et vieillissement ...

à lire sur le Canard Enchaîné de cette semaine (5/12/14; 1€20). Extrait :

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03/12/2014

Le bisphénol A sera (théoriquement) interdit à partir du 1er janvier 2015

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Considéré comme un perturbateur endocrinien, le bisphénol A, un composé chimique utilisé dans les boîtes de conserve pour assurer la protection des aliments, sera interdit à partir du 1er janvier 2015, indique La Croix.

Selon un rapport gouvernemental « les essais [avec des résines alternatives] ont été réalisés avec succès sur plus de 90% des denrées alimentaires ». Une réduction moyenne d’un an des dates « limite » de consommation est toutefois à prévoir.

La Croix, 03/12

Le bisphénol A bientôt interdit dans les conserves

La Croix 

Le bisphénol A bientôt interdit dans les conserves | La-Croix.com.pdf 

Le bisphénol A sera interdit dans tous les contenants alimentaires à partir du 1er janvier 2015.

voir aussi : 

Bisphénol A — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Bisphénol_A

extraits de l'article de WIKIPEDIA (les surlignages sont de moi):

... "Massivement produit et dispersé dans l'environnement depuis quelques décennies, il est couramment retrouvé dans l’organisme d’une large majorité de la population, quel que soit l’âge, et notamment chez les enfants . On en trouve maintenant dans presque tous les organismes vivants. "...

... le BPA est un leurre hormonal, capable de « mimer » l’effet des hormones sexuelles féminines, qui jouent un rôle dans la fonction de reproduction mais aussi dans le développement d’organes comme le cerveau ou le système cardio-vasculaire21. ...

..."en tant que perturbateur hormonal50, il s'est montré capable d'affecter la reproduction d'animaux de laboratoire et il pourrait être un des nombreux facteurs de délétion de la spermatogenèse chez l'homme "...

..."La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis qui avait, en 2008, initialement déclaré le BPA sans danger, est revenu sur son avis, sur la base de nouvelles études concluant à « des effets potentiels sur le cerveau et sur la prostate des bébés et des fœtus ». "...

..."des études ont montré (sans que d'éventuels liens de causalité directe soient déjà identifiés et compris) qu'un taux urinaire élevé de ce produit était corrélé avec un risque plus élevé- de diabète de type 2 (sur ce point, cela reste discuté44),- de maladies cardio-vasculaires45,- d'anomalies du bilan hépatique46,"...

..." chez la souris des anomalies de développement de la prostate fœtale (ce qui rend plausible un risque accru de cancer ultérieur53) "...

..."Le BA est facteur reconnu de délétion de la spermatogenèse après 5 semaines d'exposition au BPA chez l'animal "...

-..." augmentation de la survenue de kyste des ovaires25,"... "modifications hyperplasiques de l'endomètre,"..." puberté avancée (pour une exposition pré- et post-natale précoce)."

..."effets sur le cerveau et le comportement : des effets sont suspectés sur la neurogenèse, le « dimorphisme sexuel comportemental », l'anxiété, le comportement exploratoire et (chez l'animal) sur une altération du comportement maternel. "... "effets sur le métabolisme lipidique, glucidique et le système cardio-vasculaire : ils sont suspectés chez l'Homme à la suite d'une étude transversale (Melzer et al., 2010) ayant mis en évidence une corrélation entre problèmes cardio-vasculaires (coronariens et diabète) et teneurs urinaires en BPA25."..."effets sur l'intestin : en 2010, ils ne semblaient pas avoir jamais été étudiés chez l'être humain, mais l'animal adulte exposé à de fortes doses de BPA y réagit comme avec l'estradiol, probablement via une action sur les récepteurs aux estrogènes25. Le BPA a eu chez des animaux nés de mères traitées, un effet pro-inflammatoire dans la descendance femelle (évoquant un manque de maturation du système immunitaire). Le BPA pourrait avoir un effet d'inflammation de l'intestin et modifier la perméabilité intestinale (effet suspecté, sur la base d'une seule étude chez l’animal)25 "...

..." Un risque accru de développer ultérieurement des tumeurs mammaires est suspecté (en cas de co-expositions avec un agent cancérogène) s'il y a eu exposition prénatale ou périnatale au BPA25."..."Le placenta ne protège pas l'embryon de l'exposition au bisphénol A."...

... "Un rapport de la Food and Drug Administration concluait que ce produit ne posait pas de problème de santé aux niveaux d'exposition habituels pour l'homme ; ce constat n'est pas partagé par de nombreux scientifiques, y compris au sein d'un groupe consultatif de la FDA qui accuse l'agence de ne retenir que les arguments avancés par les études financées par l'industrie du plastique et d'ignorer une centaine d'études 81, créant « un faux sentiment de sécurité », alors que d'autres rapports ou études alertent sur les risques liés à ce produit. "... (il) "souligne que 90 % de la population américaine présente des traces de bisphénol dans son urine 81 et se déclare particulièrement soucieuse des effets du bisphénol sur les fœtus, les bébés et les jeunes enfants 81.

L'industrie du bisphénol produit plus de 6 millions de tonnes par an de ce produit 81."...

02/12/2014

Le futur de notre société néolibérale n'est pas rose ...

lu sur Le temps (Suisse)

les surlignages sont de moi

Pollution: le cerveau en danger

Le Temps 

Stéphane Foucart Le Monde

Les indices s’accumulent quant à l’implication des polluants dans la montée en puissance des troubles autistiques et comportementaux

De toutes les maladies non transmissibles, l’autisme est l’une de celles dont la fréquence augmente le plus rapidement. Si vite qu’il est même difficile d’y croire. En mars, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, l’équivalent de notre Institut de veille sanitaire (InVS), rendaient publiques les dernières estimations de la prévalence des troubles du spectre autistique chez les garçons et les filles de 8 ans aux Etats-Unis. Selon ces chiffres, un enfant sur 68 est désormais touché par cet ensemble de maladies du développement, regroupant l’autisme profond, les syndromes de Rett et d’Asperger, etc.

Le plus impressionnant n’est pas tant le chiffre lui-même, que la rapidité de son évolution: il est supérieur de 30% à celui publié seulement deux ans auparavant (un enfant sur 88) par le même réseau de surveillance mis en place par les CDC, et a plus que doublé en moins d’une décennie. Au cours des vingt dernières années, les données américaines suggèrent une augmentation quasi exponentielle de ces troubles, aujourd’hui diagnostiqués «vingt à trente fois plus» que dans les années 1970, selon le rapport des CDC. 40% de ces enfants dépistés aux Etats-Unis présentent un quotient intellectuel (QI) inférieur à 70.

D’autres troubles neurocomportementaux sont également en forte croissance ces dernières années. Outre-Atlantique, l’hyperactivité et les troubles de l’attention touchaient, selon les chiffres des CDC, 7,8% des enfants entre 4 et 17 ans en 2003. Ce taux est passé à 9,5% en 2007, puis à 11% en 2011. Par comparaison, en France, leur fréquence est estimée entre 3,5 et 6% pour les 6-12 ans.

Aux Etats-Unis, un enfant sur six est concerné par un trouble du développement (troubles neurocomportementaux, retard mental, handicaps moteurs, etc.).

Dans un ouvrage scientifique tout juste publié (Losing Our Minds. How Environmental Pollution Impairs Human Intelligence and Mental, Oxford University Press, 2014) Barbara Demeneix, directrice du département Régulations, développement et diversité moléculaire du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), soutient que cette augmentation rapide de la fréquence des troubles neurocomportementaux est, en grande partie, le résultat de l’exposition de la population générale à certaines pollutions chimiques diffuses – en particulier les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Selon la biologiste, cette situation n’est, en outre, que la part émergée d’un problème plus vaste, celui de l’érosion des capacités cognitives des nouvelles générations sous l’effet d’expositions toujours plus nombreuses à des métaux lourds et à des substances chimiques de synthèse. Le sujet est, ces dernières années, au centre de nombreuses publications scientifiques. Philippe Grandjean, professeur de médecine environnementale (Université Harvard, Université du Danemark-Sud), l’une des figures de la discipline et auteur d’un livre sur le sujet (Only One Chance. How Environmental Pollution Impairs Brain Development – and How to Protect the Brains of the Next Generation, Oxford University Press, 2013), va jusqu’à évoquer une «fuite chimique des cerveaux».

La thyroïde en cause

«L’augmentation de la fréquence de l’autisme que l’on mesure ces dernières années est telle qu’elle ne peut pas être attribuée à la génétique seule et ne peut être expliquée sans faire intervenir des facteurs environnementaux, dit Barbara Demeneix. De meilleurs diagnostics et une meilleure information des médecins et des familles permettent certainement d’expliquer une part de cette augmentation, mais en aucun cas la majorité.» Et ce d’autant plus que les critères diagnostiques utilisés par les CDC sont demeurés identiques entre 2000 et 2013. «En France et en Europe, il n’existe pas de suivi historique de la prévalence de ces troubles aussi précis qu’aux Etats-Unis, mais il est vraisemblable qu’on assiste aussi à une augmentation de leur incidence», ajoute Barbara Demeneix.

Autre argument fort suggérant que l’augmentation de fréquence de l’autisme ne relève pas d’un biais de mesure: le sexe-ratio est constant. Les garçons sont toujours cinq fois plus touchés que les filles. Or, si l’accroissement constaté était artéfactuel, une modification du sexe-ratio aurait de grandes chances d’être observée.

Comment expliquer une telle épidémie? Pour la biologiste française, l’une des causes majeures est la prolifération de molécules de synthèse capables d’interférer avec le fonctionnement de la glande thyroïde. «Depuis de nombreuses années, mon travail consiste à comprendre comment un têtard devient une grenouille. Les molécules clés de ce processus sont les hormones thyroïdiennes, qui jouent un rôle crucial dans les transformations lourdes du développement, explique Barbara Demeneix. En cherchant à comprendre comment ces hormones agissent dans la métamorphose du têtard, je me suis posé le même type de questions sur leur importance dans le développement du cerveau humain.»

Les hormones thyroïdiennes sont connues pour moduler l’expression des gènes pilotant la formation de structures cérébrales complexes comme l’hippocampe ou le cortex cérébelleux. «Nous savons avec certitude que l’hormone thyroïde joue un rôle pivot dans le développement du cerveau, précise le biologiste Thomas Zoeller, professeur à l’Université du Massachusetts à Amherst et spécialiste du système thyroïdien. D’ailleurs, la fonction thyroïdienne est contrôlée sur chaque bébé né dans les pays développés et la plupart des pays en développement, ce qui montre le niveau de certitude que nous avons dans ce fait. Pourtant, malgré le fait que de nombreuses substances chimiques ayant un impact documenté sur la thyroïde soient en circulation, les autorités sanitaires ne font pas toujours le lien avec l’augmentation des troubles neurocomportementaux

Dans Losing Our Minds, Barbara Demeneix montre que la plupart des substances connues pour leur effet sur le développement du cerveau interfèrent bel et bien avec le système thyroïdien. Ces molécules ne sont pas toutes suspectées d’augmenter les risques d’autisme, mais toutes sont susceptibles d’altérer le comportement ou les capacités cognitives des enfants exposés in utero, ou aux premiers âges de la vie. C’est le cas des PCB (composés chlorés jadis utilisés comme isolants électriques, lubrifiants, etc.), de certaines dioxines (issues des processus de combustion), de l’omniprésent bisphénol A, des PBDE (composés bromés utilisés comme ignifuges dans l’électronique et les mousses des canapés), des perfluorés (utilisés comme surfactants), des pesticides organophosphorés, de certains solvants, etc.

«Le travail de Barbara Demeneix est très important, estime la biologiste Ana Soto, professeure à l’Université Tufts à Boston (Etats-Unis) et titulaire de la chaire Blaise Pascal 2013-2014 de l’Ecole normale supérieure. Elle a conduit un travail bibliographique considérable et c’est la première fois que l’ensemble des connaissances sont rassemblées pour mettre en évidence que tous ces perturbateurs endocriniens, mais aussi des métaux lourds comme le mercure, sont capables de perturber le fonctionnement du système thyroïdien par une multitude de processus.»

Substances très nombreuses

Les composés bromés peuvent inhiber l’absorption d’iode par la thyroïde qui, du coup, produit moins d’hormones. Les molécules chlorées peuvent en perturber la distribution dans les tissus. Le mercure, lui, peut inhiber l’action des enzymes qui potentialisent ces mêmes hormones… Lorsqu’une femme enceinte est exposée à ces substances, son fœtus l’est également et, explique Barbara Demeneix, «le risque est important que la genèse de son cerveau ne se fasse pas de manière optimale». Pour limiter au mieux les effets de ces substances, la biologiste insiste sur la nécessité d’un apport d’iode conséquent – absent du sel de mer – aux femmes enceintes, garant de leur bon fonctionnement thyroïdien.

Le problème est que les substances susceptibles de perturber ces processus sont très nombreuses. «Les chimistes manipulent des phénols auxquels ils ajoutent des halogènes comme le brome, le chlore ou le fluor, explique Barbara Demeneix. Or les hormones thyroïdiennes sont composées d’iode, qui est aussi un halogène. Le résultat est que nous avons mis en circulation des myriades de substances de synthèse qui ressemblent fort aux hormones thyroïdiennes

Les scientifiques engagés dans la recherche sur la perturbation endocrinienne estiment en général que les tests mis en œuvre pour détecter et réglementer les substances mimant les hormones humaines sont insuffisants. D’autant plus que les effets produits sur les capacités cognitives sont globalement discrets. «Si le thalidomide [médicament retiré dans les années 1960] avait causé une perte de 10 points de quotient intellectuel au lieu des malformations visibles des membres [des enfants exposés in utero via leur mère], il serait probablement encore sur le marché», se plaisait à dire David Rall, ancien directeur de l’Institut national des sciences de la santé environnementale américain (NIEHS).

L’érosion du quotient intellectuel de même que les troubles neurocomportementaux comme l’hyperactivité et les troubles de l’attention ou l’autisme «sont le talon d’Achille du système de régulation, souligne le biologiste Thomas Zoeller. Ce sont des troubles complexes, hétérogènes et aucun biomarqueur caractéristique ne peut être identifié. Du coup, il y a beaucoup de débats sur la «réalité» de l’augmentation de leur incidence. Ce genre de discussions ne décide pas les agences de régulation à être proactives, en dépit du fait que l’incidence des troubles du spectre autistique augmente si rapidement que nous devrions tous en être inquiets.»

L’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), l’organisme intergouvernemental chargé d’établir les protocoles de test des substances chimiques mises sur le marché, a cependant appelé, fin octobre, au développement de nouveaux tests susceptibles de mieux cribler les molécules interférant avec la thyroïde. Et ce, avec «une très haute priorité».

L’affaire ne concerne pas uniquement l’intelligence des prochaines générations mais leur santé au sens large. «Les épidémiologistes remarquent depuis longtemps que les gens qui ont un quotient intellectuel élevé vivent plus longtemps, et ce même lorsqu’on corrige des effets liés à la classe sociale, dit Barbara Demeneix. Or, selon la théorie de l’origine développementale des maladies, notre santé dépend en partie de la manière dont nos tissus se sont développés au cours de notre vie intra-utérine. Les facultés cognitives pourraient ainsi être une sorte de marqueur des expositions in utero et pendant la petite enfance à des agents chimiques: avoir été peu exposé signifierait un quotient intellectuel élevé et, du même coup, une plus faible susceptibilité aux maladies non transmissibles.»