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28/03/2015

Cancer, Round-up et Monsanto

à lire sur BASTAMAG :

Après le classement du Round-up comme « probablement cancérogène», Monsanto contre-attaque

Basta ! -

PESTICIDESAprès le classement du Round-up comme « probablement cancérogène », Monsanto contre-attaque ...

extrait :

..."« La méthode rappelle furieusement les pratiques des industriels décrites par le journaliste Stéphane Foucart dans son excellent ouvrage La Fabrique du mensonge (éd. Denoël, 2013). On y découvre comment des industriels, sous couvert de recherche scientifique, protègent leurs produits dangereux pour la santé et l’environnement. Il y raconte comment les industriels du tabac ont financé des études afin de produire du « doute » après la publication de travaux prouvant la dangerosité du tabac. Ou comment les industriels de la chimie ont réussi à noyer les études montrant la dangerosité des insecticides sur les abeilles en faisant publier… dix fois plus d’études aux résultats bien sûr contraires. L’histoire se répète sans cesse », commente Terra Eco. De quel côté penchera l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) qui doit également se prononcer sur le glyphosate ? On prend les paris ?

Après le classement du Round-up comme « probablement cancérogène », Monsanto contre-attaque - Basta !.pdf

à propos de lobbying, lire aussi :

Médicaments et lobbying des industries pharmaceutiques

20/03/2015

La Fondation Bille Gates investit massivement dans le pétrole ...

... pour vacciner et maintenir en vie les futurs consommateurs de la société globalisée.

à lire sur :

RevealedGates Foundation's $1.4bn in fossil fuel investments...

www.theguardian.com/.../gates-foundation-has-14bn-in-fossil-fuelsinvestments-guardian-analysis

16 hours ago ... Analysis of the Bill and Melinda Gates Foundation's most recent tax filing reveals huge investments in the world's biggest fossil fuel companies.

(une pétition est en ligne sur le journal)

sur le même sujet :

La fondation Gates sous pression pour exclure les énergies fossiles ...

www.novethic.fr/.../la-fondation-gates-sous-pression-pour-exclure-les- energies-fossiles-de-ses-investissements-143163.html

Sur la prétendue générosité de Bill Gates - Mediapart

blogs.mediapart.fr/blog/.../sur-la-pretendue-generosite-de-bill-gates

18/03/2015

Union Européenne et lobbying. Un exemple : le charbon

à lire sur BASTAMAG :

Nouvelles règles anti-pollution pour les centrales au charbon 

www.bastamag.net/Qualite-de-l-air-comment-les-industriels-empechent-de- reelles-normes-anti

PAR OLIVIER PETITJEAN 13 MARS 2015

extrait :

L’Union européenne se prépare à adopter de nouvelles réglementations sur la qualité de l’air. Celles-ci s’appliqueront notamment aux centrales électriques au charbon, qui sont les plus polluantes d’Europe. Problème : alors que la surmortalité causée par la pollution de l’air est de plus en plus pointée du doigt, les nouvelles normes proposées sont inférieures à celles qui existent ailleurs dans le monde, y compris en Chine ! Dans un rapport, Greenpeace pointe l’énorme influence des industriels de l’énergie au sein du groupe de travail chargé de concevoir ces nouvelles règles anti-pollution. La moitié des membres du groupe de travail sont des employés des industriels, dont EDF, y compris au sein des représentants des Etats.

17/03/2015

Connaissez-vous les bactériophages ?

Savez-vous qu'ils peuvent être utilisés contre les infections bactériennes, en particulier contre les bactéries résistant aux antibiotiques ?

Savez-vous pourquoi on en parle si peu et pourquoi leur utilisation est si peu fréquente ? (réponse en bas de note : * )

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lu sur :

Le CHUV se lance dans la phagothérapie

Le Temps - Il y a 18 heures
MÉDECINE Mardi 17 mars 2015
 

Le CHUV se lance dans la phagothérapie

 

La phagothérapie utilise des virus pour lutter contre les bactéries résistantes aux antibiotiques. Un essai clinique sur des patients brûlés et la constitution d’une banque de virus débuteront bientôt au Centre hospitalier universitaire vaudois

Ils sont partout: sur notre peau, dans nos intestins, dans l’eau des lacs et des stations d’épuration. Les bactériophages sont des virus, microscopiques, prédateurs naturels des bactéries qu’ils détruisent. Avec leur forme caractéristique de module lunaire, ils sont plus de 10 millions dans un millilitre d’eau du lac Léman. Les médecins du Service de soins intensifs du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) voient en eux une piste prometteuse pour venir à bout des bactéries résistantes aux antibiotiques. Un essai clinique au CHUV chez des patients brûlés, en partenariat avec la France et la Belgique, se prépare et le premier patient est attendu dans les semaines à venir. Une banque de phages prélevés dans l’environnement est aussi en cours de réalisation.

Soigner les infections avec des bactériophages n’est pas une idée nouvelle. Dès le début du XXe siècle, la phagothérapie était pratiquée, mais elle a progressivement été abandonnée au profit des antibiotiques, sauf en Europe de l’Est, notamment en Géorgie. «Plus de 2000 patients sont traités chaque année au Centre médical de l’Institut Georges Eliava des bactériophages de Tbilissi, raconte Grégory Resch, chercheur au Département de microbiologie fondamentale de l’Université de Lausanne. Essentiellement pour des infections urinaires ou de l’appareil digestif.» Mais à ce jour, aucun essai clinique pour vérifier l’efficacité de la phagothérapie n’a été mené selon les critères occidentaux. Avec la hausse de la résistance aux antibiotiques de certaines souches bactériennes, à l’origine de quelque 25 000 morts par an en Europe, la phagothérapie suscite un regain d’intérêt.

En 2013, le premier projet d’étude clinique «Phagoburn» est lancé par le Service français de santé des armées en collaboration avec le CHUV et l’Académie militaire royale de Belgique. Le but est d’appliquer un cocktail de phages sur les plaies infectées de patients atteints de brûlures sévères. Le projet pionnier devait débuter initialement il y a neuf mois mais il a pris du retard. «Le processus de réglementation auprès des autorités de régulation est complexe, commente Yok-Ai Que, médecin adjoint au Service de médecine intensive du CHUV. Le projet vient d’être accepté par les commissions nationales d’éthique des trois pays. Nous attendons le feu vert de l’agence française des médicaments, puis de Swissmedic.» L’inclusion du premier patient au CHUV est attendue pour le printemps. Onze à douze patients seront inclus dans l’essai à Lausanne, sur 200 à 220 patients au total sur les trois pays. L’essai clinique de phase I/II vise à vérifier l’innocuité du traitement par les phages et à évaluer son efficacité.

Deux cocktails de phages ont été mis au point et validés; ils sont produits par deux entreprises françaises. L’un est spécifique de la bactérie Escherichia Coli et l’autre de Pseudomonas aeruginosa. «Ces bactéries sont responsables d’une grande morbidité chez les patients brûlés, entraînant des destructions de greffes cutanées voire le décès, explique Yok-Ai Que. Elles peuvent être résistantes à certains antibiotiques, ou même à tous.»

Les bactéries peuvent aussi développer des résistances aux phages, d’où l’utilisation dans l’étude d’un cocktail de plusieurs virus visant la même bactérie pour limiter le phénomène. Grégory Resch estime qu’environ 5% des souches bactériennes des patients évalués seront d’emblée résistantes aux cocktails de phages utilisés, excluant ces derniers de l’étude. «Mais on pourra toujours isoler, plus rapidement que pour les antibiotiques, de nouveaux phages efficaces, ajoute-t-il. Il y a une quantité énorme de ces virus sur Terre. Ils sont dix à cent fois plus nombreux que les bactéries.»

C’est pourquoi, en marge de l’essai clinique, l’équipe de Grégory Resch va établir une banque de phages qu’elle récolte par exemple… à la station d’épuration de Vidy. Le projet a reçu un soutien de 135 000 francs de la Loterie Romande en décembre 2014. «On planifie de caractériser en 2015 150 nouveaux phages spécifiques des bactéries résistantes aux antibiotiques et tout autant en 2016», explique Yok-Ai Que. Le procédé est simple: prélever des échantillons d’eau à la station, enlever les déchets et les bactéries par filtration et isoler sur boîtes de Petri les phages qui détruisent des bactéries courantes comme Escherichia Coli ou Pseudomonas aeruginosa. Mais Grégory Resch précise que «seuls les phages dits «lytiques», c’est-à-dire qui détruisent très efficacement les bactéries, sont intéressants. Ils sont repérés grâce à des techniques de séquençage de génome.» Les phages intégrés dans le génome bactérien sont inoffensifs et donc éliminés, de même que ceux qui présentent des facteurs de virulence pour l’homme.

L’essai clinique «Phagoburn» ne porte que sur les infections de la peau, mais peut-on imaginer étendre les applications de la phagothérapie? «Les virus ne peuvent être utilisés que pour des infections en contact avec l’extérieur comme celles de la peau, du tube digestif ou des poumons, commente Jacques Schrenzel, responsable du laboratoire de bactériologie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Il faudra s’assurer de l’innocuité des phages et de leur efficacité pour une application interne.»

Les phages présentent des avantages par rapport aux antibiotiques. «Les phages ne tuent pas les bactéries utiles de la flore intestinale. Chacun détruit une espèce bactérienne bien précise», observe Yok-Ai Que, qui espère aussi qu’il y aura moins d’effets secondaires observés qu’avec les antibiotiques. «En Géorgie, il n’y a pas d’effets secondaires majeurs observés chez les patients traités par phagothérapie, rapporte Grégory Resch. C’est logique car notre corps en contient d’énormes quantités. Il est aussi constamment exposé aux phages présents naturellement dans l’environnement.»

Mais est-ce que la phagothérapie remplacera les antibiotiques? «Non, répond Grégory Resch. Il s’agit surtout d’une nouvelle arme pour des patients en impasse thérapeutique face à des bactéries résistantes aux antibiotiques.» Dans des cas de maladies chroniques rares, les médecins espèrent pouvoir proposer des solutions personnalisées au patient. Après caractérisation de la bactérie résistante, ils pourraient sélectionner le bon cocktail de phages efficaces. Mais cette démarche prend du temps, aujourd’hui il faut 48 heures rien que pour faire le diagnostic moléculaire (identifier la bactérie et caractériser sa résistance). «Ce n’est pas réaliste de penser que la phagothérapie sera systématiquement personnalisée, à cause du coût et du temps nécessaires pour chaque préparation, commente Jacques Schrenzel. Mais elle trouvera sa niche dans les années à venir. Cela dépendra de plusieurs choses: l’évolution de la recherche sur les antibiotiques et les moyens financiers disponibles.»

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réponse : parce que les bactériophages ne sont pas brevetables, donc pas intéressants pour l'industrie pharmaceutique.

13/03/2015

Les ordures de Marseille et l'incinérateur de Fos : la justice tranche

lu sur :

La justice annule la construction et le bail de l'incinérateur marseillais de Fos-sur-Mer

12/03/2015

Perturbateurs endocriniens et lobbying du sucre

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Selon les résultats de l’enquête dévoilés par l’association Générations futures, et menée sur 28 échantillons de la chevelure de femmes vivant en milieu urbain dans la région parisienne, 21,35 résidus de perturbateurs endocriniens, dont 19,42 pesticides, ont été découverts en moyenne chez ces volontaires, indique Le Parisien. Ces résultats montrent une contamination généralisée, mais très variable, de ces femmes.
 

 Le Parisien, 12/03

Une équipe de chercheurs de l’Université de Californie-San Francisco (UCSF) publie dans la revue Plos Medecine une synthèse de documents internes aux industries du sucre, découverts dans un fonds d’archives publiques. Ces documents montrent les méthodes utilisées par ces derniers pour entraver le programme national de santé dentaire. Les chercheurs dénoncent « l’écheveau d’organisations mis en place par les industriels du sucre afin de promouvoir leurs intérêts auprès des décideurs »

Le Monde, 12/03

 

Lire aussi sur ce blog la note du 6/3/2015 :

 

Perturbateurs endocriniens...

 

09/03/2015

Parler de "changement climatique" n'est pas politiquement correct

à lire sur le site du Guardian :
 

Florida banned state workers from using term 'climate change' – report

www.theguardian.com/.../florida-banned-terms-climate-change-global- warming
 

Officials with the Florida Department of Environmental Protection (DEP), the agency in charge of setting conservation policy and enforcing environmental laws in the state, issued directives in 2011 barring thousands of employees from using the phrases “climate change” and “global warming”, according to a bombshell report by the Florida Center for Investigative Reporting (FCIR).

The report ties the alleged policy, which is described as “unwritten”, to the election of Republican governor Rick Scott and his appointment of a new department director that year. Scott, who was re-elected last November, has declined to say whether he believes in climate change caused by human activity.

06/03/2015

Perturbateurs endocriniens : tout le monde est atteint et le coût annuel est évalué à 157 milliards d'euros

... 157 milliards d'euros au profit de l'industrie chimique !

lu sur :

Le coût sanitaire des perturbateurs endocriniens estimés à 157 ...

www.lequotidiendumedecin.fr/.../le-cout-sanitaire-des-perturbateurs- endocriniens-e

Dans une étude publiée dans « Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism »(*), des spécialistes estiment que les conséquences sanitaires de l’exposition des populations européennes aux perturbateurs endocriniens (PE) représente un coût de 157 milliards d’euros par an, soit 1,2 % du PIB.

Cinq panels d’experts ont été constitués afin d’évaluer le lien entre une exposition aux PE et la survenue d’une pathologie et en estimer le coût. Un consensus a été trouvé pour le retard intellectuel, l’autisme, le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), l’obésité chez l’enfant et chez l’adulte, la cryptorchidie et l’infertilité masculine.

Retard mental et déficience intellectuelle

Selon l’étude, l’effet le plus probable (70-100 %) est celui de l’impact de l’exposition prénatal aux organophosphorés sur le développement cérébral. Chaque année, 13 millions de retards mentaux peuvent leur être attribués, 59 300 cas additionnels de déficience intellectuelle pour un coût estimé à 146 milliards. La probabilité est moindre pour l’autisme (316 cas), le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (19 400 à 31 000 cas). Les chercheurs du groupe fertilité masculine estiment que l’exposition aux phtalates est responsable à 40-69 % de 618 000 AMP chaque année en Europe. Le groupe obésité/diabète estime que l’exposition aux phtalates est responsable (probabilité de 40-69 %) de 53 900 cas d’obésité et 20 500 nouveaux cas de diabète chez les femmes. « Nous travaillons sur des probabilités et savons qu’il y a des incertitudes, mais cette étude est un début », a indiqué Martine Bellanger, professeur à l’École des hautes études en santé publique en France.

Les auteurs précisent que leur objectif est de proposer « une estimation du bénéfice sanitaire et économique d’une régulation des perturbateurs endocriniens en Europe », alors que la Commission européenne a entrepris un passage en revue de sa législation en la matière. L’adoption de ce nouveau cadre réglementaire, qui pourrait conduire à l’interdiction d’une large gamme de pesticides, isolants alimentaires ou composants de cosmétiques, a été renvoyée à 2016.

Selon le porte-parole de Générations futures François Veillerette, « cette étude apporte une preuve supplémentaire de la nécessité d’une action préventive forte pour se prémunir des risques des perturbateurs endocriniens en Europe ».

Dr Lydia Archimède

voir aussi sur ce blog :

Le futur de notre société n'est pas rose ...

sur le même sujet :

Perturbateurs endocriniens : un coût sanitaire évalué à 157 milliards ...

www.lagazettedescommunes.com/.../perturbateurs-endocriniens-un-cout- sanitaire-evalue-a-157-milliards-deuros-par-an-dans-lue/

Près de 100 % de la population a des traces détectables ... - Le Monde

www.lemonde.fr/.../pres-de-100-de-la-population-a-des-traces-detectables-de -perturbateurs-endocriniens_4588899_3244.html

(*)

perturbateurs endocriniens.pdf

02/03/2015

Pollution dans l'Aude

Un article à lire :

Aude : "La mine de Salsigne, l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire"

Pour Hervé Pujol, chercheur au CNRS, "aucun enseignement n’a été tiré de la pollution de la mine d’or".