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08/10/2014

Ebola : çà c'est vrai, çà !

sur le Canard de cette semaine, j'ai vu :

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07/10/2014

Ebola en Europe

lu sur :

Les Échos - 

Ebola en Espagne : trois autres personnes hospitalisées

LES ECHOS | LE 07/10 À 10:52, MIS À JOUR À 16:04


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203837811946-ebola-en-espagne-bruxelles-veut-des-eclaircissements-1050823.php?8GAMjCF6J2zVMvw3.99

extrait :

Mardi en milieu de journée, les autorités sanitaires espagnoles rapportaient que, au total, quatre personnes dont l’aide-soignante contaminée par le virus Ebola et son mari, étaient hospitalisées en Espagne et faisaient l’objet d’une stricte surveillance afin d’éviter une propagation de la maladie. Les deux autres personnes concernées sont un voyageur rentré d’un des pays d’Afrique de l’Ouest touchés par l’épidémie et une infirmière de santé, ont-elles précisé lors d’une conférence de presse. Mais sur ces trois personnes, seul le mari présente un « haut risque » d’être affecté.

Lire aussi >> Ebola : la situation chiffrée dans tous les pays touchés


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203837811946-ebola-en-espagne-bruxelles-veut-des-eclaircissements-1050823.php?8GAMjCF6J2zVMvw3.99

Ebola en Espagne _ trois autres personnes hospitalisées, Europe.pdf

06/10/2014

Tabac : les industriels font la loi

lien

VIDEO. "Cash Investigation" : industrie du tabac, la grande manipulation

Francetv info 

Par Valerie Kowal

Mis à jour le 06/10/2014 | 10:52 , publié le 03/10/2014 | 11:05

Le tabac tue. Il coûte des milliards d'euros à la collectivité et pourtant son industrie bat des records de bénéfices.

Les gouvernement successifs, officiellement, mettent régulièrement en oeuvre des mesures de plus en plus sévères contre le tabagisme. Dernier en date, le plan de Marisol Touraine, la ministre de la santé, présenté le 25 septembre. "J'ai choisi mon camp, celui de la santé publique" a -t-elle déclaré. Son ambition : cibler le tabagisme des jeunes. la France fait toujours figure de mauvais élève en Europe. Pour être moins attractifs, les paquets de cigarettes seront standardisés : même forme, même taille, même couleur et sans logo. L'Australie est le seul pays à avoir, pour l'instant, adopté le paquet "neutre". Avec succès, même si la mesure a été renforcée par une hausse des prix.

En France, Marsisol Touraine a annoncé le 26 septembre une possible hausse des prix du tabac, "probablement en janvier" avant de tempérer "cela n'est pas décidé aujourd'hui".

La grande manipulation

Le tabac est donc la 1ère cause de mortalité dans le monde alors pourquoi les bénéfices des grandes compagnies sont-elles toujours en hausse? Laurent Richard a enquêté pendant 1 an dans les coulisses de l'industrie du tabac et révèle les stratégies secrètes des multinationales du secteur. Documents confidentiels à l'appui, il met à jour le jeu d'influence des cigarettiers dans les couloirs des institutions françaises et européennes. Son enquête révèle notamment comment l'industrie du tabac écrit, parfois, elle-même, la loi. Grâce à des interviews exclusives, son enquête lève le voile sur les pires stratégies cachées.

Et face au plan de Marisol Touraine, les cigarettiers ont déjà promis une violente contre-attaque. Ils envisagent de saisir les tribunaux pour demander 20 milliards d'euros de dommages et intérêts au gouvernement français pour expropriation de leurs marques. Même pour le tabac, les affaires sont les affaires.

à voir :

VIDEO. "Cash Investigation" : industrie du tabac, la grande manipulation

Francetv info - 

Gardanne : manifestation contre le projet de la centrale à bois

à lire sur :

Gardanne : manifestation contre le projet de la centrale à bois

Francetv info - il y a 19 heures

Un des réacteurs de la centrale à charbon de Gardanne ne fonctionnera plus au charbon mais au bois . C'est ce que s'apprête à faire le groupe allemand E.on.

extrait :

Le saccage des forêts

Pas moins d'un million de mètres cubes de bois seront nécessaires chaque année au fonctionnement de la centrale électrique. Pour donner une image, cela représente 50 fois le volume de l'Arc de triophe.Le bois proviendra des forêts de la région mais aussi des Cévennes, du massif central et du Jura. Selon les écologistes, des zones classées au patrimoine de l'Unesco et Natura 2000 risquent d'être concernées. Si çela ne suffit pas, le bois sera importé des pays de l'Est ou du Canada.

Plus de pollution

En moyenne, 700 camions transportant le bois ou les cendres traverseront les communes de Meyreuil et de Gardanne et de nombreuses routes aux alentours. Une partie des produits brûlés comme les palettes par exemple dégageront des dioxines et d'autres éléments cancérigènes ainsi que des métaux lourds (plomb, chrome, zinc et arsenic). Les opposants dénoncent également une pollution sonore due au fonctionnement permanent d'un broyeur géant. L'émission de CO2 à 700 000 tonnes par an, soit 2 fois plus qu'aujourd'hui.

Gardanne : manifestation contre le projet de la centrale à bois

Un des réacteurs de la centrale à charbon de Gardanne ne fonctionnera plus au charbon mais au bois. C'est ce que s'apprête à faire le groupe allemand E.on. Un projet jugé aberrant et désastreux par les écologistes et les opposants. Ils étaient près de 300 à manifester ce dimanche 5 octobre.

  • Par Robert Papin
  • Publié le 05/10/2014 | 13:06, mis à jour le 05/10/2014 | 18:14

  •  

     

01/10/2014

Vaccin contre le papillomavirus : un intérêt plus que discutable

 Personnellement, je ne ferai jamais vacciner mes enfants. Pour les raisons suivantes :

 

Le Gardasil (Merck & Co., 2006) est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) (voir : Gardasil — Wikipédia  fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil‎ )

 Le Cervarix (GlaxoSmithKline 2007) est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) responsables de 70 % des cas de Cancer du col de l'utérus1. ( voir : Cervarix — Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Cervarix ‎)

 

 Ces vaccins ne concernent que deux des papillomavirus impliqués dans les cancers sexuellement transmissibles. Or il y a en a plusieurs dizaines !

Le risque de la vaccination, outre les effets indésirables dûs à l'aluminium utilisé comme adjuvant (*) est de voir les personnes vaccinées rassurées quant à l'absence de danger ... alors qu'elles ne sont protégées que pour deux des principaux virus : l'HPV16 et l'HPV18, ces virus étant impliqués dans seulement 70% des cas de cancer (HPV6 et HPV11 ne sont pas impliqués dans des cancers).

Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les campagnes pour la vaccination risquent de provoquer une  augmentation des cas de cancers, et non l'inverse !

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à propos du vaccin, voir aussi le lien suivant: 

Cancer du col de l'utérus : une terrible menace

et sur un autre blog, voir la note du 15/4/2014

Vaccin contre le papillomavirus, utile pour l'industrie, dangereux pour la société 

Papillomavirus : controverse sur un vaccin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.04.2014 à 15h37 • Mis à jour le 15.04.2014 à 14h12 |

Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Le Gardasil et le Cervarix, les deux vaccins destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, sont de plus en plus contestés. Alors que le troisième plan Cancer, annoncé en février, prévoit de doubler d'ici à cinq ans la proportion de jeunes filles vaccinées – 30 % d’entre elles l’étaient fin 2012 –, les critiques fusent. Lancée par l'association Med’Océan, du docteur Philippe de Chazournes, généraliste à la Réunion, une pétition pour la mise en place d'une mission parlementaire a recueilli à ce jour plus de 1 000 signatures, dont celles de 630 médecins et 270 sages-femmes. Le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) a demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) des études indépendantes et plus de transparence. La députée européenne Michèle Rivasi a même réclamé un moratoire sur le Gardasil, le plus vendu. Depuis fin 2013, une dizaine de plaintes au pénal ont été déposées par des jeunes filles atteintes de troubles qu’elles attribuent aux injections. D'autres devraient suivre dans les semaines à venir. De leur côté, sept sociétés savantes, qui s'insurgent contre le « discrédit » jeté sur ces vaccins, ont signé un appel à contre-pétition paru dans le Quotidien du médecin jeudi 10 avril. Parmi elles, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société française de pédiatrie (SFP).

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A quoi servent ces vaccins ?

Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l'utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d'autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l'utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis. La vaccination HPV n'est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l'âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu'ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d'études scientifiques.

Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l'utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l'infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l'utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l'utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d'intérêt avec les laboratoires concernés.

Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n'ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l'on doit faire des économies, autant dépenser l'argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l'utérus, c'est le dépistage par frottis. C'est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu'il faudrait faire porter les efforts »« II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n'est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l'alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l'utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes. « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

Quels sont les risques ?

Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) à l'échelle européenne et d'un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l'ANSM jeudi 10 avril, n'est pas inquiétant selon l'agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu'au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d'effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l'ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l'ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n'est pas établie. »

Le docteur Zureik précise toutefois que l'ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l'Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l'occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

Les plaintes ont-elles une chance d'aboutir ?

Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l'adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l'agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

« Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c'est le Gardasil », précise la fille de l'ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

Faut-il vacciner ses enfants ?

Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l'idée d'inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire« Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l'Agence européenne du médicament [EMEA] car l'efficacité protectrice du vaccin n'est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l'EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.

lire : Entre enjeux sanitaires et intérêts financiers

Lire aussi : L’aluminium sur la sellette

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(*) savez-vous à quoi sert un adjuvant, comme l'aluminium, dans un vaccin ?  

Il sert simplement à augmenter la fabrication des anticorps par l'organisme sans augmenter la quantité d'antigènes dans le vaccin.

Rappelons une notion simple : en cas d'infection, nous fabriquons des anticorps contre les agents infectieux auxquels nous sommes exposés.  Plus nous sommes infectés, plus notre organisme réagit.

Dans un vaccin, ce qui coûte cher à fabriquer, ce sont les antigènes, c'est à dire les molécules présentes à la surface des agents infectieux provoquant la réaction immunitaire (la fabrication d'anticorps).

Ces antigènes peuvent être simplement des agents infectieux inactivés d'une façon ou d'une autre (la chaleur par exemple), ou des molécules présentes à la surface de ces "microbes" ou "virus". Leur fabrication, qui peut être compliquée, coûte cher.

Or il existe des produits chimiques pas chers, comme l'aluminium, qui permettent d'augmenter la réaction immunitaire : chez la personne vaccinée, la même quantité d'anticorps sera fabriquée avec moins d'antigènes si un adjuvant est utilisé. En d'autres termes, on peut produire des vaccins à moindre coût en utilisant un adjuvant. 

Résultat : les vaccins produits aujourd'hui contiennent plus d'adjuvants et moins d'antigènes que ceux produits autrefois -disons : depuis les années 60/70- simplement pour augmenter les bénéfices des industries produisant les vaccins sans (trop) changer la qualité du vaccin !

Tout est une question de rapport "bénéfice-risque" pour l'industrie, pas des personnes vaccinées, vous comprenez ?

Il ne faut pas être naïf !

Voir wikipedia :

l'adjuvant vaccinal ou « adjuvant d'immunité » renforce la réponse immunologique (induction et production d'anticorps ou cellules immunocompétentes) comme mis en œuvre pour un processus thérapeutique dans le cas des vaccins 

19/09/2014

Semences : après presque 10 ans de procédure, la Cour d’Appel de Nancy donne enfin raison à Kokopelli !

communiqué :

Nouvelles spéciales du 18 septembre 2014

Procès Kokopelli c. Graines Baumaux :
Après presque 10 ans de procédure, la Cour d’Appel de Nancy donne enfin raison à Kokopelli !

Dans l’affaire nous opposant, depuis près de 10 ans, à la société Graines Baumaux, le délibéré de la Cour d’Appel de Nancy a été prononcé le 9 septembre dernier et l’arrêt, dans son entier, vient de nous être communiqué.

A notre grande satisfaction, la Cour rejette l’essentiel des demandes de la société Graines Baumaux, et en particulier celle fondée sur une prétendue faute de concurrence déloyale liée à l’absence d’enregistrement des variétés distribuées par Kokopelli.

Le jugement de 1e instance, qui condamnait Kokopelli, est donc infirmé !!!

La Cour considère en effet que la société Graines Baumaux, qui reprochait à l’association de proposer à la vente une gamme plus élargie de variétés anciennes que la sienne, « ne se trouve aucunement empêchée de proposer à la vente les mêmes produits que l’association KOKOPELLI et donc d’offrir la même gamme élargie de semences à sa clientèle de jardiniers amateurs à la seule condition d’inscrire les variétés qu’elle entend commercialiser sur liste officielle de « variétés dont la récolte est principalement destinée à l’autoconsommation » sur laquelle l’inscription est libre et d’un coût modique par rapport à l’enjeu commercial, soit un montant de 125 euros par variété comme elle l’indique elle-même. Il lui est également loisible d’étoffer son catalogue en commercialisant davantage de variétés de graines sélectionnées parmi les 14 500 variétés que compte selon elle le catalogue officiel européen ».

C’est l’argument que nous lui avions suggéré. La société Graines Baumaux, qui prétendait que l’enregistrement au Catalogue était simple et peu coûteux, et que la biodiversité se trouvait déjà fort bien protégée et représentée par celui-ci, se trouve ainsi prise au piège de ses propres affirmations.

Toutefois, cela ne signifie pas que l’activité de Kokopelli se trouve officiellement avalisée par la Cour d’Appel. Bien au contraire. En effet, l’argument selon lequel la vente de semences à des jardiniers amateurs ne faisant pas une exploitation commerciale de celles-ci ne serait pas soumise aux exigences d’enregistrement au Catalogue, a été rejeté par la Cour.

Cet argument peu ambitieux – car ne faisant aucune place à l’agriculture professionnelle dans la lutte pour la sauvegarde de la biodiversité – avait été avancé, en dernier recours, après la décision défavorable prise par la Cour de Justice de l’Union Européenne en juillet 2012. Bien qu’il soit abondamment utilisé par de nombreuses associations de préservation des semences en Europe, il n’avait jamais été soumis à l’examen d’une juridiction.

C’est maintenant chose faite, mais la décision de la Cour d’Appel de Nancy, sur ce point, est très décevante. En effet, la Cour considère, à l’issue d’une leçon de grammaire particulièrement byzantine, que « la formulation de l’article 2 de la directive permet de retenir que sont soumises à ses prescriptions la vente ou l’offre de vente de semences ainsi que les autres formes de cession réalisées dans le cadre d’une exploitation commerciale, ce qui exclut les cessions de semences à des tiers dans un but autre, comme de réaliser des expérimentations et permet d’écarter du champ d’application du texte les échanges de graines entre particuliers amateurs de jardinage qui ne font pas commerce de leurs semences potagères. »

La Cour n’exclut donc du champ d’application de la législation que les échanges de semences entre jardiniers amateurs. Tout transfert de semences, à titre onéreux ou gratuit, réalisé non pas « en vue d’une exploitation commerciale », comme le dit le texte, mais « dans le cadre d’une exploitation commerciale », comme le dit la Cour, tombe sous le coup de la loi et son obligation d’enregistrement des variétés.

Cette interprétation, pour le moins aventureuse, aura vraisemblablement des répercussions dans toute l’Europe et nous espérons qu’elle sera corrigée par le législateur européen lorsqu’il devra voter sur le projet de réforme de la législation actuelle.

En tout état de cause, dans le litige particulier nous opposant à la société Graines Baumaux, la décision de la Cour d’Appel de Nancy signifie donc que s’il est vrai que Kokopelli commet des actes illicites par la vente de variétés non inscrites au Catalogue officiel, ces agissements ne sont pas générateurs de responsabilité vis-à-vis de la société Graines Baumaux et « n’ont pas pour effet de fausser le jeu de la concurrence ». Ces considérations nous mettent hors de danger vis-à-vis de Graines Baumaux et de l’industrie semencière, et c’est évidemment l’essentiel.

Quant aux accusations réciproques de dénigrement, la Cour renvoie les parties l'une contre l'autre et chacune est condamnée à payer 5 000 € de dommages-intérêts à l’autre. Si, par ce volet de sa décision, la Cour semble vouloir ménager la chèvre et le choux, il ne faut toutefois pas oublier que c'est bien la société Graines Baumaux qui poursuit Kokopelli depuis presque 10 ans et qu'elle souhaitait voir ordonnée la cessation pure et simple de nos activités. On peut donc dire que son initiative a simplement échoué... A l’évidence, l’association Kokopelli sort gagnante de ce long combat.

Si enfin l’on se souvient que la Cour de Justice de l’Union Européenne, statuant contre l’avis de son Avocat Général, avait désavoué Kokopelli et considéré que la législation européenne sur le commerce des semences, permettant supposément une augmentation de la productivité agricole, n’était pas critiquable, il faut saluer un exploit dans notre défense et une victoire inespérée de Kokopelli, qui maintient le cap de la biodiversité, contre vents et marées…!

Contacts :

Ananda Guillet, Directeur :
semences@kokopelli-semences.fr

Notre avocate, Blanche Magarinos-Rey :
contact@avocat-magarinos-rey.com

 

L'équipe de Kokopelli.

 

Association Kokopelli - 22 Cap de Lourm - 09290 Le Mas d’Azil - France
Tél : 05 61 67 69 87 - Fax : 05 34 02 14 54 / 
semences@kokopelli-semences.fr - www.kokopelli-semences.fr
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18/09/2014

Si t'as pas une Rolex ...

lu sur :

Le Nouvel Observateur - 

Le club des personnes dont la fortune dépasse le milliard de dollars s'est élargi en 2014 : avec 155 nouveaux entrants, le nombre des milliardaires atteint un niveau record en 2014, selon une étude publiée mercredi 17 septembre.

Le nombre des ultra-riches, 2.325 au niveau mondial, a ainsi augmenté de 7% par rapport au comptage de 2013, d'après un communiqué rédigé par la banque suisse UBS en partenariat avec le cabinet de recherches singapourien Wealth-X.

L'Asie, nouvel eldorado

La fortune cumulée de ces milliardaires a encore plus rapidement augmenté puisqu'elle a progressé de 12%, pour passer à 7.300 milliards de dollars. Afin de mettre ce montant en perspective, les auteurs de l'étude ont précisé que ce chiffre était supérieur à la capitalisation combinée de toutes les sociétés du Dow Jones Industrial Average, l'indice phare de la Bourse de New York.

L'Asie est encore une fois la région qui a vu émerger le plus de nouvelles grosses fortunes, avec 52 nouveaux milliardaires, dont 33 rien qu'en Chine. L'Europe reste cependant celle qui concentre le plus d'individus ultra-fortunés, avec 775 milliardaires. Si leur nombre n'a augmenté que de 1,2% sur un an, la valeur de leur patrimoine s'est accrue de 12%, atteignant 2.375 milliards de dollars. Le Vieux Continent a ainsi détrôné l'Amérique du Nord, qui figurait en tête du classement en termes de valeur patrimoniale l'an passé. Par pays, les États-Unis restent cependant à la première place, avec 571 milliardaires, suivis par la Chine (190) et le Royaume Uni (130).

Age : 63 ans ; sexe : homme

Selon cette étude, l'âge moyen des milliardaires, parmi lesquels les hommes sont largement majoritaires, est de 63 ans. Ses statistiques font également ressortir que 5% d'entre eux disposent d'une fortune supérieure à 10 milliards de dollars. Les auteurs de l'étude relèvent aussi que près de 35% de cette richesse se concentre dans 20 grandes villes, New YorkMoscou et Hong Kong arrivant en tête du classement. Londres se hisse au quatrième rang avec 72 milliardaires, tandis que Paris occupe la neuvième place, avec 33 (très) grosses fortunes. 

Patrimoine : une bonne idée en Bretagne

lu sur :

Catherine Saint-James devant la maison éclusière de La Madeleine, sur le canal d'Ille-et-Rance,le... 

AFP 15 SEPTEMBRE 2014 À 10:15 (MIS À JOUR : 15 SEPTEMBRE 2014 À 11:19)

Sur le paresseux canal d’Ille-et-Rance, à Hédé-Bazouges (Ille-et-Vilaine), sont amarrés deux bateaux à fond plat qui accueillent deux habitations en bois: depuis juillet, Catherine Saint-James a ouvert ces deux chambres d’hôtes et obtenu en contrepartie le droit d’occuper la maison éclusière, à deux pas.

Comme celle de la Petite-Madeleine, dix-sept maisons éclusières situées sur les voies d’eau bretonnes vont retrouver une nouvelle vie en se transformant, pour certaines en gîte, restaurant ou encore atelier d’artiste, afin d’accueillir des visiteurs de tous horizons.
C’est la région Bretagne, qui a hérité des canaux -- écluses, barrages, chemins de halages et personnels affectés-- dans le cadre des transferts de compétence de l’État aux collectivités, qui a lancé un appel à projets pour valoriser et faire vivre ce patrimoine.
Sur les 156 maisons de l’ensemble des voies d’eau bretonnes (canal de Nantes à Brest et Blavet, canal d’Ille-et-Rance/Vilaine), 63 sont toujours occupées par des éclusiers. Vingt-trois autres étaient concernées par l’appel à projets visant à développer dans ces maisons des activités de loisirs, culturelles ou artistiques.
«Au début, on pensait proposer un gîte à vocation culturelle» à la Petite-Madeleine, explique à l’AFP Catherine Saint-James, chargée de production de projets culturels dans une vie antérieure. «Mais on s’est rendu compte que le Région voulait qu’on habite cette maison, qu’elle soit occupée et chauffée toute l’année».
«De là, poursuit Mme Saint-James, est née cette idée de +toues cabanées+», ces bateaux-cabanes autrefois utilisées sur la Loire pour la pêche ou le transport de marchandises, transformés ici en gîtes douillets.
Au total, la Région a reçu près de 60 candidatures. Treize ont été retenus. «Il faut que le projet soit viable et que les porteurs aient une réelle envie de s’investir. Quatre maisons hors appel à projets ont reçu une proposition et un avis positif», précise l’institution régionale.
- «Échange de bons procédés» -
 
C’est le cas de la maison éclusière de Poulhibet, à Mûr de Bretagne (Côtes-d’Armor), allouée à l’association pour la réhabilitation du canal de Guerlédan à Pontivy, actuellement en travaux pour une inauguration espérée pour l’hiver prochain.
«L’aménagement de la maison est très important pour mettre en valeur le patrimoine local en y organisant des expositions et festivités», explique Jean-Paul Henrio, co-président de l’association.
Les projets ont été jugés sur la pertinence de leur usage par rapport au site choisi, leur qualité architecturale, leur viabilité financière et leur capacité à intégrer le développement durable.
Le conseil régional garantit pour sa part la qualité de la toiture et des huisseries.
Collectivités, associations et privés, dorénavant nouveaux locataires de 17 de ces lieux insolites, se sont engagés, en contrepartie d’un loyer défiant toute concurrence (en moyenne 1.500 euros annuels pour une maison de 100 m2 et un terrain de 1.000 m2), à aménager, à leurs frais, le site.
«L’installation de mon atelier à Boutron permet à la fois de valoriser le chemin de halage tout en valorisant mes sculptures. On ne pouvait rêver mieux comme échange de bons procédés!», explique Lætitia Lavieville, heureuse locataire de la maison éclusière de Boutron à Calorguen (Côtes-d’Armor).
A la Petite-Madeleine, Catherine Saint-James et son mari entendent maintenant développer un «point accueil vélo», tant ce site des Onze-Écluses attire touristes, cyclistes et randonneurs, amateurs de calme au bord de l’eau.
A Languidic (Morbihan), la maison éclusière s’est transformée en lieu d’animations autour de la pêche et à Montreuil-sur-Ille (Ille-et-Vilaine) en bar-crêperie-grill.
Le succès semble être au rendez-vous, comme le constate Valérie Still, à l’origine du projet de transformation de la maison du Guer à Rohan (Morbihan) en gîte d’étape: «Depuis l’ouverture du site le 22 avril, nous avons reçu plus d’une centaine de personnes».
Un second appel à projets concernant une vingtaine de maisons éclusières devrait être lancé avant la fin de l’année par la région Bretagne.

08/09/2014

France : Multiplication des contestations locales

lu sur : Le Monde

Tensions dans le Tarn, où le barrage de Sivens attise la guerre de l'eau

LE MONDE | 08.09.2014 à 11h31 • Mis à jour le 08.09.2014 à 18h01 |Par Martine Valo

Lisle-sur-Tarn (Tarn), envoyée spéciale

Lundi 8 septembre au matin, aux abords de la forêt de Sivens, dans le Tarn, les forces de l'ordre ont chargé une fois de plus le cortège de voitures et de tracteurs des opposants au barrage qui va provoquer la destruction de 13 hectares de zones humides entre Lisle-sur-Tarn et Gaillac. Deux barrages sur la route départementale ont tenu un bon moment suscitant des embouteillages, tandis que dans les bois, à proximité immédiate du chantier, cinq personnes s'étaient enterrées pour empêcher la progression des engins des bûcherons. Il y a eu des blessés et des interpellations.

La veille, dimanche 7 septembre, les propos de Ségolène Royal avaient fait naître l'espoir d'un moratoire qui frapperait ce futur lac artificiel. Celui-ci, d'une emprise totale de 48 hectares, doit retenir 1,5 million de mètres cube d'eau pour assurer l'alimentation l'été de quelques agriculteurs en aval. « L'eau est un bien précieux », a insisté dimanche la ministre de l'écologie, rappelant en substance que son ministère ne donne pas pour instruction de permettre à quelques grandes exploitations de s'approprier la ressource grâce à des investissements publics.

Voilà des mois que durent les échauffourées dans le Tarn, que des militants s'accrochent au sommet des arbres pendant des jours entiers, sans compter d'éphémères barricades de terre pour freiner le chantier, les manifestations et plusieurs grèves de la faim : le projet de Sivens symbolise le réservoir de trop dans une vaste région, le bassin Adour-Garonne, où l'eau est devenue un enjeu essentiel. 

AMBIANCE FESTIVE ET SOUTIENS

A l'heure du pique-nique, dimanche, l'ambiance pouvait sembler festive dans les clairières de Sivens où se sont côtoyés un bon millier d'amoureux de la nature sauvage dans cette partie de la vallée du Tescou, quelques éleveurs du coin (sympathisants de la Confédération paysanne ou non), des élus Europe Ecologie-Les Verts (avec le député européen José Bové en vedette), tandis qu'était annoncé le soutien de personnalités médiatiques tel le chanteur Manu Chao.

Comme un moment de répit dans un combat au long cours de plus en plus tendu. Car les « zadistes » – l'irréductible bataillon de la « zone à défendre », un terme devenu générique depuis Notre-Dame-des-Landes – sont la bête noire du conseil général du Tarn, maître d'ouvrage du lac artificiel.

Depuis l'arrivée des premiers bûcherons le 1er septembre, puis des engins qui recrachent les pins sous forme de bouillie de bois, les abords du chantier sont placés sous haute sécurité. Environ 150 à 200 gendarmes mobiles lourdement équipés y ont pris position, ils sont souvent plus nombreux que les opposants. Un hélicoptère contrôle le nombre de « zadistes » éparpillés dans les bois, où vrombissent les tronçonneuses.

RADICALISATION 

Sur place, ces derniers se plaignent d'être harcelés ; une jeune fille montre sa cuisse toute bleue d'avoir reçu un tir tendu de Flash-Ball. Des élus écologistes ont même été bousculés par les gendarmes, qui disent de leur côté être la cible de cocktails Molotov.

Dans leur ferme toute proche, un couple d'exploitants s'inquiète de cette radicalisation et s'interroge. « Sivens, c'est un projet de plus de trente ans, témoigne l'agriculteur. Il était fondé alors, mais vous ne croyez pas que de Gaillac à Montauban, on a tous attendu la bouche ouverte que le barrage nous arrive ! Moi, j'ai fait mon propre lac en 1975, j'ai trois puits aussi. Les autres ont fait pareil ! »

Le bassin-versant du Tescou compte déjà 185 retenues collinaires : de quoi stocker 5 millions de mètres cubes en déviant un tiers du cours d'eau. Pourquoi alors investir 8,4 millions d'euros, avec un coût de fonctionnement estimé à 360 000 euros par an, dans un ouvrage supplémentaire au profit de 81 exploitants agricoles selon les chambres d'agriculture locales, 19 selon les opposants ?

UNE MAJORITÉ D'AVIS DÉFAVORABLES

« Sivens répond à 70 % aux besoins de l'agriculture, mais il servira aussi à soutenir l'étiage du Tescou, assure le président du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac (PS). Même si aucun agriculteur ne pompait dedans, je le ferais quand même pour améliorer la qualité de l'eau », assure-t-il. L'élu admet que l'enquête publique a recueilli une majorité d'avis défavorables ( le surlignage est de moi ). Mais il faut bien agir : le département est déficitaire de 39 millions de mètres cubes par an.

La bataille se livre aussi sur le terrain juridique. France Nature Environnement, Nature Midi-Pyrénées et d'autres associations ont attaqué les arrêtés préfectoraux permettant de lancer les travaux dans un secteur classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique et de noyer une zone humide majeure.

Ben Lefetey, porte-parole du collectif, s'est engagé contre le barrage, moins en faveur des 94 espèces protégées de mammifères, oiseaux, reptiles et insectes qui vont perdre leur habitat, que pour dénoncer un modèle agricole « qui sent le roussi »« Entre ceux qui irriguent leur maïs, c'est déjà la guerre : ils pompent dans la rivière et ne touchent au contenu de leurs réserves qu'in extremis, peu importe le voisin en aval. Personne n'a le courage de les mettre autour d'une table pour les obliger à partager. »

Le militant montre une étude rédigée pour le département voisin du Tarn-et-Garonne. Elle indique que, plusieurs fois, le Tescou s'est complètement asséché en à peine une dizaine de jours. « L'influence des pompages d'irrigation est ici manifeste », écrivent les rapporteurs.

Martine Valo

journaliste Planète

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voir aussi :

Multiplication des contestations locales

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05/09/2014

EDF en justice pour carences dans la gestion d'une situation d'urgence

lu sur :

france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/2014/09/03/justice...   En cache

  • France 3 Alpes avec AFP
  • Publié le 03/09/2014 | 19:03

  •  

 

 

nucléaire Justice. 20.000 euros d'amende requis contre EDF pour non-respect des ... EDF s'est depuis conformée aux préconisations du gendarme du nucléaire.

Sur la base d'une saisine de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, la justice reproche à EDF et à sa branche en charge du démantèlement, le Centre d'ingénierie déconstruction et environnement (CIDEN), de ne pas avoir tenu compte de ses préconisations lui enjoignant "de renforcer les moyens de gestion des situations d'urgence". Une "première en France", selon le réseau "Sortir du nucléaire" qui s'est constitué partie civile.
 
En 2012, à la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima, une inspection réalisée par une équipe de l'ASN avait mis en évidence des carences dans la gestion d'une situation d'urgence, en l'occurrence un feu de sodium. Les inspecteurs du gendarme du nucléaire relevaient plus particulièrement l'incapacité du personnel de surveillance à accueillir convenablement les secours et mettaient en demeure EDF d'y remédier. Neuf mois plus tard, une nouvelle inspection concluait que les mesures prises par l'exploitant n'étaient pas pleinement "opérationnelles". Ainsi l'employé d'un sous-traitant, âgé de 23 ans, chargé de guider et d'accueillir les pompiers du service départemental d'incendie et de secours (Sdis), n'avait pas été en mesure de le faire de manière satisfaisante.
 
"Une défaillance humaine"
A la barre, EDF, via son conseil Olivier Piquemal, a reconnu "une défaillance humaine" de la part d'un agent qui a "perdu ses moyens" dans le cadre d'un exercice qui ne s'est cependant pas "joué dans les conditions réelles". Le rôle de l'équipe de l'ASN en charge de l'inspection, mais faisant également office de pompiers, a été pointé du doigt en particulier dans le scénario de la simulation. De même, la défense qui a plaidé la relaxe, a souligné le caractère général de la mise en demeure et la difficulté dès lors d'y répondre "en détails".
 
"Je suis surpris d'entendre: 'c'est un exercice, il n'a pas compris'. Et en situation réelle, est-ce qu'il comprendra?", s'est interrogé le procureur de la République, Cédric Cabut, qui a requis 20.000 euros d'amende à l'endroit de l'exploitant pour cette infraction au code de l'environnement.
 
Dénonçant "la désinvolture" de l'exploitant, l'avocat de "Sortir du nucléaire", Me Etienne Ambroselli, a demandé des dommages et intérêts à hauteur de 20.000 euros.
 
Selon l'ASN et le ministère public, EDF s'est depuis conformée aux préconisations du gendarme du nucléaire. Le jugement a été mis en délibéré au 5 novembre.
 

Les eaux en France : Pollution aux nitrates

lu sur :

www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/04/pollution-aux...

Pollution aux nitrates : la France de nouveau condamnée par la justice européenne

Le Monde.fr | 04.09.2014 à 10h57 • Mis à jour le 04.09.2014 à 12h02 |

Par Martine Valo

La France a été condamnée une nouvelle fois, jeudi 4 septembre, par la Cour de justice de l'Union européenne, pour son incapacité à améliorer la qualité de ses eaux. Elle fait face à deux contentieux pour n'être jamais parvenue à respecter la directive de 1991 sur les nitrates et les pollutions d'origine agricole.

La Commission européenne, qui a fini par saisir la justice de Luxembourg après moult avertissements, estime en effet que Paris a sous-estimé le problème en ne prenant pas la mesure des zones vulnérables, ces régions sérieusement polluées par les effluents agricoles où il serait urgent d'agir. Ce qui lui a valu une première condamnation en 2013.

Lire : L'Europe condamne la France pour ses eaux polluées aux nitrates

L'autre manquement de l'Etat, épinglé jeudi : la mollesse de son action. L'avocate générale, Juliane Kokott, s'était montrée très sévère à cet égard dans ses conclusions présentées le 16 janvier.

Dans les deux cas, Paris risque une amende forfaitaire plus des astreintes journalières, dont les montants ne sont pas encore connus, mais qui pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions d'euros. La justice européenne menace en effet de prononcer un deuxième arrêt dans les prochains mois si la France ne redresse pas la situation. A ce moment-là, elle devra effectivement régler la note.

RÉGLEMENTATION FRANÇAISE TROP LAXISTE

L'essentiel du problème des nitrates résulte de l'excès d'azote qui ruisselle sur les terres agricoles vers les rivières. Or la réglementation française est jugée bien trop laxiste sur les dates et les durées d'épandage de lisier et autres fertilisants azotés. Elle permet de traiter des champs très pentus ou gelés et se contente d'imposer des capacités de stockage insuffisantes.

Or la pollution rend l'eau de plus en plus difficile à traiter et donc de plus en plus chère au robinet, tandis que sur le littoral maritime les algues vertes gagnent du terrain bien au-delà de la Bretagne.

Un rapport interministériel sur la protection des captages d'eau potable, rendu public fin août, laisse entrevoir l'ampleur des difficultés. Les données relevées au printemps et analysées par quatre ingénieurs généraux révèlent qu'après quatre plans d'action successifs, « aucun progrès réellement décisif n'a été observé en l'absence de solution à la hauteur du problème ».

2 000 POINTS D'EAU FERMÉS

Sur 35 392 captages, 8,5 % ne respectent pas les seuils autorisés : soit ils dépassent 40 milligrammes de nitrates par litre, soit leurs taux de pesticides excèdent 0,4 microgramme par litre. Comment le problème se règle-t-il ? En abandonnant tout simplement les sources trop polluées. En quinze ans, plus de 2 000 points d'alimentation ont ainsi été fermés.

Quant aux 500 captages à protéger en priorité – une initiative inscrite dans la loi depuis 2009 – près de la moitié d'entre eux disposent d'un plan d'action pour leur sauvegarde, mais seuls 17 % sont validés par un arrêté préfectoral. La ministre de l'écologie, Ségolène Royal, a proposé fin juillet de revoir le classement des zones vulnérables : 3 800 communes supplémentaires devraient rejoindre cette catégorie peu reluisante, soit 23 000 communes au total. 70 % du territoire français sont concernés.

Pour les associations de défense de l'environnement comme Eaux et rivières de Bretagne entre autres, les déboires judiciaires de l'Etat ne font que commencer. Les rivières chargées en nitrates contribuent à l'eutrophisation des eaux côtières et empêchent donc la France de respecter une autre directive-cadre européenne sur le milieu marin. En outre, les effluents d'élevage et les engrais azotés sont aussi à l'origine de l'essentiel des émissions d'ammoniac, un gaz nocif pour la santé. Rien de tout cela ne devrait plaire à Bruxelles qui en train de rédiger le futur paquet air.

Martine Valo

01/09/2014

OGM et pesticides: le désastre argentin, la guerre transatlantique

à lire sur MEDIAPART et documentaire à regarder lundi 1/9/14:

OGM et pesticides_ le désastre argentin, la guerre transatlantique.pdf

29 AOÛT 2014 |  PAR PAUL MOREIRA

Les OGM permettent d'utiliser moins de pesticides et de produits chimiques: c'est l'argumentaire de l'industrie transgénique. 

Problème: il est faux et l'Argentine, massivement convertie au soja OGM, est en train d'en payer le prix fort sur le plan sanitaire et agricole. 

Le journaliste Paul Moreira en revient, avec un documentaire diffusé lundi sur Canal+. 

Enquête et extraits.

28/08/2014

Projet de Barrage de SIVENS (Tarn) : MOBILISATION GENERALE

communiqué :

Si ce message html ne s'affiche pas correctement

25.08.14

 Projet de Barrage de SIVENS (Tarn) : 
MOBILISATION GENERALE

 

Dans le département du Tarn le Conseil Général envoie ses agents territoriaux commencer le déboisement d'une zone humide de grand intérêt !

SOS Loire Vivante soutien l'occupation du site et appelle à une mobilisation générale nationale pour aider les 
2 comités de défense locaux à obtenir l'abandon du projet....(collectif Tant qu'il y aura des bouilles et collectif Testet)

 

dernière minute :  appel à un rassemblement samedi 30 et dimanche 31 août 
à la maison forestière de Sivens


plus d'info (dossiers, vidéo, news, cartes...)

 

 

CopyrightCollectif Tant qu'il aura des bouilles

 

 

 

SOS Loire Vivante - ERN France, 8 Rue Crozatier 43000 Le Puy en Velay France
0033(0)4 71 05 5788      0033 (0) 4 71 02 08 14  
www.sosloirevivante.org

sosloirevivante@rivernet.org   infos@ern.org   www.sosloirevivante.org

 

20/08/2014

Ressource naturelles : la "dette écologique" cette année

lu sur Le Point :

À partir du 19 aoûtl'humanité vit "à crédit" sur sa dette écologique

Le Point.fr - Publié le 19/08/2014 à 14:27

source AFP

Il a fallu à peine huit mois en 2014 pour consommer plus de ressources naturelles que la Terre ne peut en renouveler, selon les calculs du Footprint Network.

Il y a une dette qui sera plus difficile à rembourser que d'autres, et elle n'est pas financière. La population mondiale vit en effet à "crédit écologique" à partir de ce mardi : elle a consommé en huit mois l'intégralité des ressources que la Terre peut produire sans compromettre leur renouvellement, a calculé l'ONG Footprint Network qui réalise ce bilan chaque année. "Pour le reste de l'année, notre consommation résultera en un déficit écologique croissant qui puisera dans les stocks de ressources naturelles et augmentera l'accumulation du CO2 dans l'atmosphère", souligne l'ONG basée aux États-Unis. Le "jour du dépassement" ne cesse d'intervenir de plus en plus tôt dans l'année, c'est-à-dire que l'humanité engloutit son "budget écologique" de plus en plus vite.

Pression intense depuis les années 1970

Ce jour était tombé le 21 octobre en 1993, le 22 septembre en 2003, et l'an dernier, il avait eu lieu le 20 août. L'humanité est "entrée en situation de dette écologique" dans les années 1970, selon l'ONG WWF. "Aujourd'hui, 86 % de la population mondiale vit dans des pays qui demandent plus à la nature que ce que leurs propres écosystèmes peuvent renouveler", poursuit-elle dans un communiqué. Selon Global Footprint Network, il faudrait une planète et demie pour produire les ressources écologiques renouvelables nécessaires pour soutenir l'empreinte actuelle de l'humanité.

Même si les chiffres sont mauvais, "nous pouvons encore prendre des mesures audacieuses et construire un avenir prospère, fondé sur l'utilisation durable des ressources. Mais il faut agir maintenant", a déclaré la directrice des programmes de conservation du WWF France, Diane Simiu. Énergies renouvelables, régimes alimentaires moins riches en viande, en finir avec l'économie linéaire (produire-jeter) et se convertir à l'économie circulaire où les déchets des uns sont les ressources des autres, ou encore repenser l'urbanisme sont autant de pistes mises en avant par l'ONG.

20/07/2014

Palestine : une épuration ethnique qui ne dit pas son nom

 (comme les colons européens arrivant en Amérique du nord il y a quatre siècle ...)

à lire sur Libération :

AFP 19 JUILLET 2014 À 07:14 (MIS À JOUR : 19 JUILLET 2014 À 19:52

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours

Alors que Ban Ki-moon doit se rendre dans la région, 16 Palestiniens ont été tués tôt ce samedi dans des frappes israéliennes contre la bande de Gaza, portant à 312 le nombre de morts palestiniens.

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours - Libération.pdf

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à lire sur le Point :

Les enfants broyés de Gaza 
Depuis le 8 juillet, début de l'opération Bordure protectrice, 73 mineurs ont été tués, dont la moitié n'avaient pas 12 ans, selon l'Unicef. Lire

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 11:01

Les enfants broyés de Gaza - Le Point.pdf 

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21h20

Gaza : plus de 430 Palestiniens tués depuis le début de l'offensive...

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 14:52 - Modifié le 20/07/2014 à 21:20 

Au moins 438 Palestiniens ont été tués depuis le début du conflit à Gaza, dont au moins 100 ce dimanche, la journée la plus sanglante depuis le début le 8 juillet de l'offensive israélienne contre l'enclave palestinienne. Dans les rangs israéliens, 13 soldats de la brigade Golani ont été tués ces dernières 24 heures dans la bande de Gaza, portant à 18 le nombre de militaires morts depuis le début de l'offensive "Bordure protectrice", le bilan le plus lourd pour les forces israéliennes depuis 2006. 

Sept soldats sont morts dans l'explosion d'une bombe au passage de leur blindé, 3 dans des tirs croisés avec des activistes à deux endroits différents et trois autres "piégés dans un immeuble en feu", a précisé l'armée. A Chajaya, une banlieue à l'est de la ville de Gaza, l'armée israélienne a mené le bombardement le plus meurtrier depuis le début du conflit, tuant au moins 62 Palestiniens, selon Achraf al-Qoudra, le porte-parole des services d'urgence. 

81 000 réfugiés palestiniens

En outre, plus de 250 personnes ont été blessées à Chajaya depuis les premières heures de dimanche, et 450 à travers toute la bande de Gaza, a ajouté Achraf al-Qoudra. Un responsable de la santé duHamas, Youssef Abou Rech, a mis en garde contre "une catastrophe humanitaire" si les blessés et les morts encore sur place n'étaient pas évacués rapidement. 

Près de la moitié des Palestiniens tués depuis le début de l'offensive sont des femmes, des mineurs et des personnes âgées, selon Achraf al-Qoudra. Deux civils israéliens ont été tués par des tirs de roquettes. Par ailleurs, 81 000 Palestiniens ont trouvé refuge dans des écoles gérées par les Nations unies, ont indiqué des services de l'ONU à l'AFP.

16/07/2014

Mesures restreignant l’épandage de pesticides autour des lieux sensibles

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

L’AFP rend compte du vote à l’Assemblée nationale de mesures restreignant l’épandage de pesticides autour des lieux sensibles comme les écoles.

Une nouvelle sanction a été mise en place après de nombreuses modifications.

Evoquant de récents rapports du Sénat et de l’Inserm, ainsi qu’un appel de 1 200 médecins, le rapporteur PS Germinal Peiro souligne l’évolution générale des mentalités sur cette question, au fil des mises en évidence du lien de conséquence directe qui existait entre l’utilisation de ces produits et la santé humaine.AFP, 10/07 

07/07/2014

Ferme-usine des 1000 vaches (suite)

lu sur le site du Point :

Le Point.fr - Publié le 05/07/2014 à 16:58 - Modifié le 07/07/2014 à 10:0

Il était une fois la fable des "mille vaches"

Une ferme laitière géante dans la Somme cristallise une forte opposition locale. Son promoteur veut aller jusqu'au bout. Ses détracteurs aussi.

C'est un feuilleton qui sent le soufre, même si on y parle principalement de bouses. Dans ce qui est devenu "l'affaire de la ferme des mille vaches", aucun des deux camps n'est prêt à rendre les armes. Cet affrontement, Colette Michaux, ancienne vice-présidente socialiste de Picardie, le résume à sa façon : "C'est l'histoire d'une vieille personne têtue et de petits bourgeois qui ne veulent pas perdre leur tranquillité." 

Un projet grandeur nature 

Dans le rôle du têtu, Michel Ramery. Ce patron nordiste, fils d'agriculteur, a fait fortune dans le BTP. Le groupe Ramery a engrangé en 2013 un chiffre d'affaires de 551 millions d'euros. D'après Challenges, il est, à 65 ans, la 349e fortune française. Celui qui rafle la quasi-totalité des marchés publics dans le Nord-Pas-de-Calais ne s'attendait pas à voir ses ambitions freinées aussi net quand il décide de s'offrir son "rêve" : ériger une vaste exploitation laitière dans la Somme. Près de 20 000 mètres carrés d'étables, un méthaniseur géant et jusqu'à 1 750 bêtes sous le même toit. La plus grande ferme de France devait ouvrir en décembre 2012. Elle est toujours au point mort.

Et pour cause, en face, les "petits bourgeois" - en l'occurrence les habitants de Drucat - ont de la ressource. La banlieue résidentielle plutôt aisée du nord d'Abbeville doit accueillir sur son territoire une parcelle de la ferme. Celle où fermentent les effluents bovins. Les premières habitations sont à 500 mètres. En septembre 2011, une rencontre publique entre Michel Ramery et les Drucatois jette un froid. Le discours est impossible, la guerre de tranchées commence.

Dès le lendemain, Le Courrier picard rapporte les craintes des habitants : bien-être des animaux, contamination de la nappe phréatique, hausse du trafic routier - pour livrer le lait mais aussi pour transporter des déchets qui "nourrissent" le méthaniseur. Le bruit et les odeurs, aussi. 

"C'est surtout la peur de perdre en valeur immobilière qui les motive", persifle Éric Mouton, le maire de la commune voisine de Buigny-Saint-Maclou, qui accueille le reste des installations laitières. Lui n'est pas opposé au projet, au contraire : il en a même conçu une partie des plans ! Localement, l'architecte reste plutôt isolé. Dès novembre 2011, des riverains créent l'association Novissen - Nos villages se soucient de leur environnement. Entendre "nos vies saines". C'est un autre Michel, le Dr Kfoury, qui prend la tête du mouvement. Il revendique aujourd'hui 2 350 membres, dont la majorité habite la Somme. "C'est un projet tellement juteux, il y a tellement de subventions derrière. On sait que Ramery ne lâchera pas comme ça. Mais il pensait avancer et laisser les gens s'essouffler", analyse le médecin, qui s'est présenté en quatrième position sur les listes EELV aux européennes, sans "être encarté". 

"Démontage" contre "saccage" 

Novissen attaque d'abord le projet de la "ferme-usine" en justice. Les résultats sont loin d'être à la hauteur des espérances : les opposants ne réussissent pas à obtenir en référé l'annulation du permis de construire de Michel Ramery. "C'est une honte collective, s'emporte Grégoire Frison, avocat de l'association. N'importe quel autre dossier aurait été cassé." L'avocat dénonce un "dossier sous tension", monté "n'importe comment". Deux procédures sur le fond, contre le permis de construire et l'autorisation d'exploiter, sont en instruction depuis plus d'un an. "On se bat sur tout, mais avec des pistolets à eau", soupire encore l'avocat. Et de pointer les soutiens politiques locaux de l'entrepreneur. Ce dernier a emmené une quarantaine d'élus de la région - y compris le sous-préfet du département et le maire d'Abbeville - en voyage en Allemagne pour visiter une ferme "modèle". 

Malgré ce lobbying grandeur nature, le projet subit tout de même un revers important puisque le préfet, dans son arrêté du 1er février 2013, plafonne le projet à 500 vaches laitières, la surface d'épandage disponible n'étant pas suffisante. Demi-victoire pour les détracteurs ? Pas vraiment. Car l'étable est toujours prévue pour au moins le double de bêtes. Dans la tête du promoteur, l'objectif mille vaches est maintenu. 

C'est alors que Novissen reçoit le soutien décisif de la Confédération paysanne, le deuxième syndicat agricole. Partisans d'une agriculture familiale, ses membres sont révulsés par les plans de Ramery. En tout, les militants de "la Conf" enchaînent trois escarmouches sur la ferme de Drucat-Buigny. Pour leur dernière action, le 28 mai, une trentaine de paysans infiltrent la salle de traite et participent à une opération de "démontage". On se croirait 15 ans plus tôt, à l'époque de l'attaque du McDonald's de Millau par José Bové, leur ancienne figure de proue . 

En tout, neuf militants sont poursuivis pour dégradations, le procès a été renvoyé au 28 octobre. Laurent Pinatel, porte-parole du syndicat, en fait partie : "C'est un démontage symbolique, peut-être condamnable, mais c'est surtout un acte légitime", argumente-t-il. De la simple désobéissance civile, alors ? "Avec eux, c'est on saccage et on discute après", tonne Frank Berton, avocat de Michel Ramery, dont il est un ami. Le ténor du barreau, qui s'est illustré dans l'affaire Outreau, est confiant quant aux procédures en cours : "Il n'y a pas de fondements juridiques ! On n'attend pas un blanc-seing pour ouvrir, mais qu'on nous rende justice sur des faits de destruction", explique-t-il. Le promoteur estime les dégâts matériels à 150 000 euros. 

Version vachère de Notre-Dame-des-Landes ? 

Des actions-chocs qui réussissent leur véritable objectif : porter le débat au-delà de la sphère judiciaire. Même s'il s'en serait bien passé, c'est Stéphane Le Foll qui récupère la patate chaude. Le ministre de l'Agriculture, interpellé sans cesse sur le sujet, comme mercredi à l'Assemblée (voir vidéo ci-dessous), est bien obligé de prendre position. "Ce n'est pas mon modèle, affirme-t-il. Mon projet à moi, c'est d'avoir des agriculteurs, des paysans qui soient à la tête des exploitations agricoles." Pour autant, le ministère ne bougera pas : "Que voulez-vous faire contre un projet légal ?" y souffle-t-on. 

La question du modèle est bien le coeur du problème. D'un côté, l'avènement de l'"énergieculteur" à grande échelle, producteur aussi bien de biogaz que de lait, pour qui l'industrialisation et la salarisation des agriculteurs-employés sur le site les "libèrent" de tâches laborieuses. De l'autre, les partisans des exploitations laitières de petite taille, soit le modèle français historique depuis l'après-guerre, plus riche en emplois - la ferme Ramery compte une quinzaine d'employés, alors que 50 vaches font travailler en moyenne deux personnes ailleurs. Avec, en toile de fond, la fin des quotas laitiers au niveau européen en 2015.

"Quotas ou non, on n'a aucune certitude sur la supériorité d'un modèle par rapport à l'autre, assure Alexandre Gohin, économiste et directeur de recherche à l'Inra. Dans la mondialisation, les grosses boîtes comme les TPE peuvent s'en sortir." Le chercheur, plutôt favorable à l'expérimentation de fermes à grande échelle "pour essayer", rappelle qu'outre-Rhin ce modèle de développement a atteint ses limites avec plus de 10 000 unités de méthanisation. En France, l'objectif officiel est de 1 000 d'ici à 2020. Le territoire ne devrait donc pas être envahi de "fermes-usines" du jour au lendemain, quoi qu'en disent les détracteurs.

"Projet affectif"

Ces derniers soutiennent en tout cas qu'un projet agricole dont le dirigeant ne participe pas à la traite, dont il ne consomme pas la production et qui, in fine, est plus un gestionnaire qu'un paysan n'a pas d'âme en plus d'être prédateur pour les plus petits. Faux, rétorque Frank Berton, qui se fait le porte-parole de son client (lequel s'est imposé une cure de silence médiatique) : "C'est un projet affectif. Vous pensez bien que s'il ne lui tenait pas à coeur, il aurait déjà abandonné, étant donné tout ce qu'il a subi. Franchement, c'est beaucoup de bruit pour rien."

Que se passera-t-il alors si la ferme ouvre, comme Michel Ramery l'espère, avant la fin de l'année ? "On bloque ! prévient Michel Kfoury. C'est notre droit et... j'ai beaucoup de retraités avec moi." Une guérilla campagnarde revendiquée aussi par Laurent Pinatel : "Il n'y aura pas de trêve", dit-il. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour que le site devienne un nouveau merdier pour le gouvernement, dans tous les sens du terme. D'ailleurs, pour parler de leur "combat", les membres de Novissen ont été invités ce week-end par... les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La fable des mille vaches est donc loin d'être terminée et on ne sait pas encore qui va en écrire la morale.

06/07/2014

Recherche d'antenne relais installée sur une église

communiqué :

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
Permanences téléphoniques de Marc CENDRIER :
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
E-mail : contact@robindestoits.org
 
Ci-dessous, nous relayons la demande de Madame Gabrielle FLOQUET,
Journaliste Service Société FRANCE 2
 
Si vous êtes concerné(e), merci de prendre directement contact avec elle :
 
Bonjour,
 
Comme convenu par téléphone avec votre porte-parole Etienne Cendrier, je vous contacte par mail dans le cadre de recherches pour un reportage sur les installations d'antennes-relais sur des églises. Il semble que vous puissiez relayer cette demande via votre réseau afin de trouver un exemple probant.
 
Nous sommes à la recherche d'un cas où une antenne relais aurait été installée sur une église. Plus particulièrement, le cas qui nous intéresse est celui où le prêtre de l'église en question aurait été contacté par l'opérateur et percevrait, en échange de l'installation, un loyer (ou une rétribution sous la forme d'aide pour travaux par exemple).
 
Merci de me tenir au courant si un membre de votre réseau vous présente un cas de figure comme celui-ci.
 
Je vous en remercie d'avance.
 
Bien à vous,
 
Gabrielle Floquet
Service Société France 2
06 28 68 79 75

30/06/2014

Ferme-usine des 1000 vaches :les procès en cours

à lire sur BASTAMAG :

30/06/2014 MODÈLE AGRO-INDUSTRIEL

Ferme-usine des 1000 vaches : neuf opposants en procès

PAR SOPHIE CHAPELLE 30 JUIN 2014

« Le bonheur est dans le pré, pas dans l’usine à vaches ! » C’est au rythme de (...)

23/06/2014

Cerveau du fœtus, pollution chimique, autisme

lu sur le site du Monde :

Les pesticides pourraient avoir un lien avec la survenue de l'autisme

Le Monde.fr avec AFP | 23.06.2014 à 08h19 • Mis à jour le 23.06.2014 à 09h23

Touchant un enfant sur 68 en 2014, au lieu d'un sur 150 en 2000, l'autisme a fortement augmenté ces dernières décennies aux Etats-Unis. Une progression qui serait en partie corrélée au développement des pesticides. D'après une étude de chercheurs californiens publiée lundi 23 juin, une femme enceinte qui vit près d'une ferme utilisant ces produits chimiques a un risque 66 % plus élevé de voir son enfant développer la maladie.
 

Les chercheurs de l'université Davis ont confronté des données sur les utilisations de pesticides en Californie aux adresses de 1 000 personnes. La loi en Californie requiert de préciser les types de pesticides pulvérisés, où, quand et dans quelles quantités. « Nous avons constaté que plusieurs types de pesticides ont été plus couramment utilisés près des habitations où les enfants ont développé le syndrome de l'autisme ou ont eu des retards » de développement, a expliqué l'un des auteurs, Irva Hertz-Picciotto, vice-présidente du département de sciences et de santé publique à l'université. Environ un tiers des participants à l'étude vivaient dans un rayon de 1,25 à 1,75 kilomètre de l'endroit où les pesticides ont été utilisés.

LE DÉVELOPPEMENT DU CERVEAU DU FŒTUS TRÈS SENSIBLE

Si l'enquête publiée dans le journal Environmental Health Perspectives n'établit pas de relation de cause à effet entre pesticide et autisme. Les chercheurs ont découvert que les risques d'autisme étaient d'autant plus élevés que le contact avec les pesticides se faisait au deuxième et au troisième trimestre de la grossesse. Le développement du cerveau du fœtus pourrait être particulièrement sensible aux pesticides.

« Cette étude valide les résultats d'une recherche précédente qui avait constaté des liens entre le fait d'avoir un enfant autiste et l'exposition, pendant la grossesse, à des produits chimiques de l'agriculture en Californie, a précisé Janie Shelton, diplômée de l'université Davis et principale auteure de l'étude. Même si nous devons encore regarder si certains sous-groupes sont plus sensibles aux expositions de pesticides que d'autres, le message est très clair : les femmes enceintes doivent faire attention à éviter tout contact avec les produits chimiques de l'agriculture. »

Une grande étude conduite en Suède indiquait en mai que les gènes sont aussi importants que les facteurs environnementaux parmi les causes de l'autisme.

 

16/06/2014

La ferme-usine

à lire sur MEDIAPART :

 

Ça chauffe toujours contre le projet de ferme-usine dans la Somme!
PAR LA DAME DU BOIS-JOLI

Novissen et la confédération paysanne et tous leurs soutiens, et ils sont nombreux, ne désarment pas et continuent de lutter, courageusement, contre ce crétinissime et aberrant projet de ferme-usine près d’Abbeville, je veux parler de la ferme aux mille-vaches dont tout le monde en France a entendu parler car ce ne sons pas les actions, largement médiatisées, qui ont manqué !

lire aussi, sur BASTAMAG :

TÉMOIGNAGES

Action contre l’usine des « Mille vaches » : une institutrice à la retraite raconte ses 48h de garde à vue

11/06/2014 DOMINIQUE HENRY

Le projet de ferme-usine des Milles-Vaches en Picardie, conçu par un entrepreneur du BTP, continue de diviser. Fermement opposée à ce modèle agro-industriel, Dominique Henry, institutrice et (...)

13/06/2014

Grèce : privatisation du bien public

lu sur :

Grèceplages en solde, le littoral vendu à la découpe

www.humanite.fr/grece-plages-en-solde-le-littoral-vendu-la-decoupe-543492
Rosa Moussaoui

Jeudi, 5 Juin, 2014

Athènes, envoyée spéciale;

le Taiped, le fonds chargé de conduire les privatisations et de liquider le patrimoine de l’État grec, met en vente des plages, des sources thermales, des sites naturels. Des joyaux livrés aux appétits des spéculateurs et des grands groupes hôteliers.

C’est un petit coin de paradis, tenu à l’abri des regards par une prétentieuse palissade blanche. Seule une étroite vitre permet au visiteur de passage d’apercevoir au loin, au bord des flots, les ruines d’un antique sanctuaire d’Apollon. Pour y accéder, il faut mettre la main à la poche. Le droit d’entrée à la plage de l’Astir Palace grimpe, dès le printemps, à 25 euros. Au-dessus des tourniquets filtrant les entrées, les images de sémillants baigneurs défilent sur un écran plasma. Sur la péninsule de Vouliagmeni, à une vingtaine de kilomètres d’Athènes, une sublime bande de littoral a été bradée par le Taiped, le fonds chargé de conduire les privatisations et de liquider le patrimoine de l’État grec. Le lot comprend la plage abritant des vestiges archéologiques, le complexe hôtelier de l’Astir Palace, la marina et les vastes espaces boisés qui s’étirent jusqu’aux falaises surplombant les eaux turquoise du sud de la péninsule. L’ensemble a été cédé pour 400 millions d’euros à un fonds représentant des investisseurs de Turquie, d’Abu Dhabi, de Dubai, du Koweït et d’autres émirats. Le bétonnage peut commencer.

Risque de remise en cause du texte de loi sur la protection du littoral

Pour accélérer la vente des côtes grecques à la découpe et la spéculation immobilière, présentée comme une « opportunité de développement », le gouvernement Samaras s’apprête à remettre à l’ordre du jour le texte qui fait voler en éclats la loi de protection du littoral. Celle-ci présente en effet l’inconvénient d’interdire les constructions à moins de 30 mètres des plages. « La mobilisation citoyenne avait permis de mettre en échec ce projet de loi, mais il devrait revenir bientôt au Parlement, sous la pression de la troïka », s’alarme la députée (Syriza) Théano Fotiou, membre de la commission parlementaire pour la protection de l’environnement. « Des plages, des forêts, des rivières et tout un patrimoine archéologique sont menacés par les appétits capitalistes. Les côtes grecques sont un trésor. C’est la chose la plus précieuse que nous puissions vendre. Après cela, que restera-t-il ? » interroge l’élue.

Partout, là où les plages sont mises en vente, la fronde s’organise pour préserver le libre accès à la mer et protéger les espaces naturels que l’État grec est prêt à livrer aux grands groupes hôteliers. À quelques kilomètres au nord de Vouliagmeni, ce sont les terrains de l’ancien aéroport d’Hellinikon qui aiguisent les appétits. Avec ses 620 hectares, le site est baigné par la mer sur plus de 3,5 kilomètres. Au crépuscule, des promeneurs viennent profiter de la fraîcheur de la pinède. Assaillie par de luxuriants lauriers roses, la plage d’Agios Kosmas n’est plus entretenue depuis longtemps. Sur une pelouse synthétique en piteux état, des équipes d’amateurs disputent un match de football, encouragées par des supporters attablés en terrasse. Sur les anciens terrains militaires, les équipements sportifs ont pâti de la compression des dépenses publiques, mais les lieux, aujourd’hui autogérés, offrent toujours un indispensable espace de loisirs et de respiration aux portes de l’étouffante capitale grecque. Le site figure aujourd’hui parmi les plages, sources thermales, champs et autre joyaux du patrimoine naturel grec soldés par le Taiped. Allié à un investisseur qatarien, le groupe grec Latsis (banque, immobilier, pétrole, construction navale), via sa filiale Lamda Development, est sur les rangs pour reprendre l’ancienne zone aéroportuaire avec son front de mer. À vil prix : 80 euros le mètre carré, tout au plus. Le « projet de développement » présenté dans une vidéo parie sur l’immobilier de luxe. Les habitants et les élus de l’Attique, région densément peuplée, préféreraient, eux, voir le site d’Hellinikon transformé en poumon vert de l’agglomération athénienne. Un projet que soutient la députée Zoé Konstantopoulo (Syriza), auteure d’un livre noir sur les affaires de corruption liées à la vente des biens publics par le Taiped. « La privatisation du bien public commun que constitue le littoral contrevient à la Constitution, mais aussi aux dispositions du droit européen relatives aux espaces naturels protégés », remarque-t-elle. Le 26 mai dernier, le Conseil d’État, saisi par des citoyens, bloquait la privatisation de la compagnie 
des eaux d’Athènes, jugée illégale. Les 
défenseurs du littoral voient dans cette jurisprudence un appui, pour faire reconnaître les plages grecques comme un bien commun incessible.

- voir:

http://www.humanite.fr/grece-plages-en-solde-le-littoral-vendu-la-decoupe-543492#sthash.yHxTRgPA.dpuf

10/06/2014

Rassemblement à Notre-Dame-des-Landes les 5 et 6 juillet 2014

lu sur BASTAMAG (lien ci-contre)

Grands projets inutiles : des caravanes d’opposants en route vers Notre-Dame-des-landes

 09/06/2014 COLLECTIF

Des caravanes, partant de plusieurs lieux emblématiques, vont prendre la route pour converger vers un grand rassemblement prévu à Notre-Dame-des-Landes, les 5 et 6 juillet 2014. A pieds, en vélos, en tracteurs, en voitures... Un grand mouvement à travers toute la France se met en marche pour dénoncer l’artificialisation des terres agricoles et les grands projets nuisibles. Basta ! relaie leur appel.

Ensemble pour renforcer les actions contre les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), pour la préservation des terres et des emplois agricoles, pour un autre choix de société qui ne mettrait plus en danger la biodiversité et l’avenir des générations futures... Faisons du prochain grand rassemblement national contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les 5 et 6 juillet 2014, un moment d’informations et d’échanges militant et festif !

Cette convergence est l’occasion, à partir des luttes locales, décentralisées sur tout le territoire, de populariser et de fédérer ces luttes. Elle se traduira par différentes formes d’actions déterminées : des caravanes, des points de rencontre et d’informations, des meetings dans les villes et campagnes traversées en vue d’arriver au moment du rassemblement final sur les terres de Bellevue le 4 juillet vers 19h.

Ces « caravanes » (à pieds, vélos, tracteurs, voitures...) partiront des principaux sites de lutte où se trouvent les Grands Projets Inutiles et Imposés. Elles convergeront vers Notre Dame des Landes pour arriver au moment du rassemblement final. Six grands parcours sont en train de se dessiner. Plus de 10 caravanes avec des étapes s’arrêteront dans des lieux symboliques de luttes. Huit rassemblements décentralisés sont envisagés le week-end des 28 et 29 juin ainsi que trois grandes convergences les 2 et 3 juillet.

Un grand mouvement, à travers toute la France se met en marche pour dénoncer l’artificialisation des terres agricoles et les grands projets nuisibles. Tous les chemins convergent vers Notre-Dame-des-Landes et son grand rassemblement des 5 et 6 Juillet 2014.

Pour participer aux caravanes ou suivre les mobilisations : convergencesndl.over-blog.com ou cliquez sur la carte ci-dessous.

09/06/2014

Un nouveau parc naturel marin en France

lu sur le site du Monde :

Royal signe la création du parc naturel marin du bassin d'Arcachon

Le Monde.fr avec AFP | 08.06.2014 à 19h03 • Mis à jour le 09.06.2014 à 08h13

La ministre de l'écologie, Ségolène Royal, a signé symboliquement, dimanche 8 juin au Teich (Gironde), le décret de création du parc naturel marin du bassin d'Arcachon, paru au Journal officiel vendredi. Il s'agit du sixième parc de ce type en France.

La ministre s'est dite « fière » de pouvoir faire coïncider « cette opportunité pour le bassin d'Arcachon » avec la Journée mondiale de l'océan, ce dimanche. « Dans cette lagune en perpétuel mouvement, les échanges avec l'océan, les cours d'eau douce et les déplacements de bancs de sable créent une mosaïque de paysages qui accueillent une diversité exceptionnelle », a souligné la ministre.

« LES MILIEUX MARINS SONT FRAGILES  »

Quatorze espèces de mammifères marins, dont marsouins, grand dauphin et phoque gris, et quatre espèces de tortues marines sont recensées. L'ambassadeur emblématique du bassin étant l'hippocampe. « Vous savez comme moi que la biodiversité ça se protège, ça se renforce, ça se valorise », a lancé la ministre aux représentants des associations environnementales, acteurs économiques du bassin d'Arcachon et représentants institutionnels présents pour la signature.

La ministre, rappelant que la France est le second territoire marin derrière les Etats-Unis, a souligné que la création de ce parc « est à replacer dans le cadre de la responsabilité particulière de la France en matière d'environnement marin »« Les milieux marins sont fragiles et les exemples de cette dégradation sont multiples », a-t-elle dit.

SIX PARCS NATURELS MARINS EN FRANCE

Le parc naturel marin du bassin d'Arcachon sera le sixième – et le plus petit –, après celui de la mer d'Iroise, créé en 2007, puis ceux de Mayotte, du golfe du Lion, des Glorieuses dans l'océan Indien, et celui des Estuaires picards et de la mer d'Opale, créé fin 2012. Un parc naturel de la mer de Corail (Nouvelle-Calédonie) a par ailleurs été créé par arrêté local en avril.

Lire : La France crée en Nouvelle-Calédonie une immense aire marine protégée

Mme Royal s'est « engagée à atteindre les dix parcs naturels marins dans quelques années ». Elle a cité celui de la Martinique« déjà à l'étude », le parc estuaire de Gironde et Pertuis charentais, le golfe normand-breton, pour lequel elle appelle « au compromis », et la mise à l'étude du parc naturel marin du cap Corse.

Paris s'est donné comme objectif, avec le Grenelle de la mer, de se doter de 20 % d'aires marines protégées d'ici 2020. A l'échelle mondiale, seulement 3 % des eaux sont protégées contre un objectif de 10 % pris par la convention sur la diversité biologique signée à Nagoya en 2010 et réitéré à Ajaccio en 2013Or, quelque 40 % des océans du globe sont « durablement touchés » par les activités humaines, en particulier par la surpêche, la pollution et l'acidification liée au réchauffement climatique.

30/05/2014

Culture d’OGM : les Hawaiiens se soulèvent contre Syngenta

à lire sur Le Temps (Suisse) :

SCIENCES & ENVIRONNEMENT 
Les Hawaiiens se soulèvent contre Syngenta et la culture d’OGM 

OGM Vendredi 30 mai 2014 

Les Hawaiiens se soulèvent contre Syngenta et la culture d’OGM 

Par Julie Zaugg 

Les habitants de Kauai, une minuscule île de l’archipel hawaiien, se rebellent contre Syngenta, qui en a fait l’un de ses centres pour la culture d’OGM. Ils ont fait passer une loi, qui entrera en vigueur en août, pour entraver les opérations du groupe suisse. 

LeTemps.ch | Les Hawaiiens se soulèvent contre Syngenta et la culture d’OGM.pdf

22/05/2014

Européennes de dimanche : les dés sont pipés

communiqué :

L’UPR saisit en urgence le CSA en raison du non-respect, par les grands médias audiovisuels, des principes démocratiques posés par l’article 4 de la Constitution

le 27 avril 2014 dans 

Communiqués de presse

L’Union Populaire Républicaine (UPR) a adressé, le 23 avril 2014, un courrier recommandé avec accusé de réception au Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Olivier Schrameck.

Ce courrier circonstancié – en copie de ce communiqué – demande au CSA d’intervenir en urgence auprès des médias audiovisuels de grande diffusion pour qu’ils ouvrent enfin leurs antennes à l’UPR, en application du principe d’équité posé par le CSA lui-même et en application de l’obligation, posée par la Constitution, de permettre les expressions pluralistes des opinions politiques.

L’UPR rappelle que ces principes démocratiques fondamentaux figurent en effet dans la Constitution, dont l’article 4 dispose que « la loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation ». C’est le CSA qui, en vertu de la loi du 30 septembre 1986, « assure le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion dans les programmes des services de radio et de télévision, en particulier pour les émissions d’information politique et générale ».

Alors qu’a débuté la campagne pour les élections européennes, l’UPR, malgré sa présence dans l’ensemble des circonscriptions du scrutin et malgré son développement spectaculaire, n’est, en effet, toujours pas admise à s’exprimer ni sur les grandes chaînes de télévision, ni sur les grandes stations de radio. 

L’existence même de l’UPR n’est même jamais mentionnée nulle part dans ces médias de grande diffusion, qui  continuent de promouvoir les partis politiques qui ont été rejetés par 61% des Français, abstentionnistes au scrutin de 2009.

En outre, alors que tous les partis politiques présents au scrutin, de l’extrême droite à l’extrême gauche, proposent une « autre Europe » ou de « renégocier les traités européens » , seule l’UPR propose la sortie de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

La diversité et le pluralisme des opinions ne sont donc pas représentés dans les médias, dès lors que ces derniers empêchent de s’exprimer le seul parti qui s’oppose au principe même de la « construction européenne ».

Le courrier de l’UPR adressé au CSA comporte :

a) une lettre de six pages, par laquelle François Asselineau, Président de l’UPR et candidat tête de liste dans la circonscription Île-de-France, demande au Président du CSA de contraindre les médias audiovisuels à jouer leur rôle démocratique normal, en application de l’article 4 de la Constitution ;

b)- un dossier de vingt-cinq pages constitué de huit annexes qui démontrent que :

1)  l’UPR rassemble désormais un nombre d’adhérents très supérieur à celui de partis politiques largement médiatisés ;

2) le site Internet de l’UPR est le deuxième site le plus fréquenté de tous les partis politiques français ;

3) les émissions ou les entretiens avec l’UPR sur les télés-web ou sur les radios de la bande FM enregistrent des succès d’audience importants, très supérieurs aux résultats obtenus sur les mêmes vecteurs par les partis ou responsables politiques constamment invités dans les médias de grande diffusion ;

4) les partis politiques « Nouvelle donne » et « Nous citoyens », lancés à l’automne 2013, ont été massivement médiatisés dès leur début, alors qu’ils n’étaient que d’une taille embryonnaire ;

5) le poids des voix obtenues par l’UPR à l’élection législative partielle du 16 juin 2013 par rapport à des formations très médiatisées ne se retrouve pas dans la représentation de l’UPR au sein des médias audiovisuels de grande diffusion ;

6) le FN fait l’objet d’une sur-médiatisation dans le but d’assimiler, aux yeux du public, le rejet de l’Union européenne à une position d’extrême droite, et d’empêcher ainsi tout débat réel de fond ;

7) en empêchant tout débat sérieux et serein sur le principe de la « construction européenne », les médias de grande diffusion contribuent de façon tragique à la dénaturation de la démocratie ;

8) en refusant d’inviter l’UPR, les médias de grande diffusion empêchent cette dernière de répondre aux attaques et manipulations du FN.

Documents :

Lettre envoyée au Président du CSA le 22 avril 2014

Passages médias des partis Nouvelle Donne et Nous citoyens

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21/05/2014

Uncontrolled spread of genetically engineered plants into wild populations and ecosystems

communiqué d' ETC group :

Urgent request to address and halt the spread of genetically organisms into the environment!

Several examples of the uncontrolled spread of genetically engineered plants into wild populations and ecosystems have been documented: cotton in Mexico, oilseed rape in North America, Japan, Switzerland and Australia and grasses in the USA. There are also cases of repeated transgene presence in landraces or local varieties of crop plants such as maize in Mexico and rice in China. This increasing trend towards uncontrolled spread of transgenes into wild populations and ecosystems raises a high level of concern for the release of new organisms such as genetically engineered trees, fish and insects and the challenges posed by emerging applications of synthetic biology.

Genetic engineering and synthetic biology represent a radical break from widely recognized natural restrictions on genome regulation and interspecies genetic exchange. Maintaining the ability of organisms to develop under their evolved dispositions and naturally established restrictions and to participate in further evolutionary processes is a crucial aspect of the protection of biodiversity. In the same way that we seek to protect organisms and ecosystems from persistent chemical substances, we should also protect them from the uncontrolled spread of synthetic and genetically engineered organisms. In the short or long term, these organisms have a capacity to self-replicate, evolve and interact with other organisms in unpredictable ways and thereby represent a threat to ecological systems and their resilience.

There is a risk that we will not be able to recover the original biodiversity, as the dynamics of wild and cultivated native varieties will be altered. We cannot rely solely on gene banks, as they are able to preserve only a very small percentage of the genetic diversity present within centres of origin and of genetic diversity.

From a regulatory point of view, spatio-temporal control of genetically engineered organisms is necessary. It is a fundamental precondition for any risk assessment because no reliable predictions can be made concerning the consequences of artificially transformed organisms once they are released or escape into wider environments and become part of open-ended evolutionary processes.

Article 17 of the Cartagena Protocol on Biosafety requires Parties to prevent or minimize the risks of unintentional transboundary movements of genetically engineered organisms. The current trend of an increasing spread of these organisms outside of the managed settings for which they were approved threatens to enhance the potential for unintentional transboundary movements. Finally, the precautionary principle can only be implemented if genetically engineered organisms can be retrieved from the environment in case of emergency. This becomes impossible once transgenes move and accumulate in wild and landrace varieties.

While all genetically engineered organisms can pose risks to the environment and health, we particularly call for the prohibition of experimental releases, imports and commercialization of genetically engineered organisms if:

a) they can persist and invade the environment if they escape their containment.
b) they can not be withdrawn from the environment if this is required.
c) it is already known that they can persist or have invasive behavior after release into the environment.
d) their release may lead to transgene flow into populations of local varieties at centres of origin and of genetic diversity and the accumulation of transgenes in the genomes of native varieties.

More information:
http://www.stop-the-spread-of-transgenes.org/

20/05/2014

Tabagisme prénatal et trouble de la concentration à l’âge adulte

lu dans la revue de presse de l'INSERM

Nathalie Holz, « de l’université de la faculté de médecine de Mannheim/Heidelberg en Allemagne », et ses collègues, ont démontré que les personnes « qui ont été exposées au tabagisme prénatal présentent certaines modifications des aires cérébrales compatibles avec les symptômes du TDAH [trouble déficit de l’attention avec hyperactivité] notamment sur le contrôle de l’inhibition », indique Le Quotidien du médecin. L’étude, « bénéficiant d’un recul de 25 ans », a porté sur 178 jeunes adultes, dont 73 hommes issus de la cohorte de l’étude Mannheim sur les enfants à risque, ajoute le journalLes auteurs ont notamment observé que « les patients dont les mères fumaient plus de 5 cigarettes par jour avaient une activité plus faible du [cortex frontal] ». 

 

Le Quotidien du médecin, 15/05

29/04/2014

Europe et libre échange : la réglementation qui tue les libertés fondamentales

lu sur :

www.bastamag.net

ELECTIONS EUROPÉENNES

Europe : la liberté de cultiver entravée par les futurs traités de libre-échange

29/04/2014 SOPHIE CHAPELLE

Des centaines de tonnes de semences détruites au prétexte qu’elles n’ont pas été brevetées par des multinationales. C’est ce qui arrive aux paysans colombiens, et c’est bien ce qui pourrait se produire aussi en France et en Europe à cause du traité de libre-échange discuté entre l’Union européenne et le Canada. Cet accord commercial « brade les droits des agriculteurs au profit de l’industrie semencière », alertent de nombreuses organisations de la société civile. Alors que ce traité doit être ratifié par le Parlement européen, les candidats se positionneront-ils d’ici les élections ? Décryptage.

Les traités de libre-échange constituent-ils une menace pour la liberté de ressemer ses semences ? C’est l’alerte lancée par plusieurs organisations associatives et syndicales après avoir analysé une version confidentielle du projet d’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada (AECG), datée du 20 décembre 2013 [1]« Nous avons notamment eu connaissance du chapitre sur la propriété intellectuelle, raconte Birgit Muller du Réseau semences paysannes. A sa lecture, « il apparaît clairement que ce traité de libre échange, comme les précédents, brade les droits des agriculteurs au profit de l’industrie semencière ».

L’article 18.3 du traité mentionne ainsi qu’un agriculteur en possession de semences d’une variété contenant un caractère breveté pourrait voir ses « biens saisis » et ses « comptes bancaires gelés » ! « S’il n’est pas en mesure de fournir des preuves formelles de la provenance des semences utilisées, l’agriculteur peut être soupçonné de "recel de contrefaçon" », explique Birgit Muller. L’article 16.2 précise également que cette saisie peut se faire sur simple présomption de contrefaçon. En clair, un paysan qui continuerait de faire ce qu’il a toujours fait, garder une partie de sa récolte pour ensemencer ses champs, se verrait donc menacer d’amendes et de poursuites judiciaires.

Extrait du chapitre sur la propriété intellectuelle de l’AECG :

Des réglementations européennes et nationales contournées

Si l’accord entre l’Union européenne et le Canada est ratifié en l’état, « il annulerait les avancées que nous avons obtenues en France dans le cadre de la loi sur les contrefaçons », souligne Roxanne Mitralias de la Confédération paysanne. Pour rappel, ce projet de loi discuté au Sénat en novembre 2013 a suscité de vives réactions en France (nos articles sur ce sujet). C’est à la suite de menaces de grèves de la faim par des paysans, que les députés ont finalement adopté en février 2014 un amendement stipulant qu’un agriculteur qui multiplie et ressème des graines récoltées à partir de variétés sélectionnées par l’industrie semencière ne peut pas être poursuivi pour contrefaçon.

Selon Birgit Muller, le projet d’accord commercial contient des dispositions qui ont également été refusées par le Parlement européen en juillet 2012 dans le cadre de l’ACTA, l’Accord commercial anti-contrefaçon. Ce dernier visait à renforcer l’application des droits de propriété intellectuelle et la collaboration des États dans la lutte contre les contrefaçons, en les mettant directement au service des entreprises. La mobilisation citoyenne contre cet accord, au-travers de nombreuses manifestations et d’une pétition ayant recueilli 2,8 millions de signatures, a finalement conduit aurejet massif de l’ACTA par les eurodéputés (478 contre, 39 pour, 165 abstentions). La ratification de l’accord commercial entre l’UE et le Canada permettrait donc de contourner la réglementation européenne et française.

Monsanto et Syngenta s’imposent en Colombie

Ce type d’accord commercial bilatéral favorise les prérogatives des entreprises et s’impose au droit national. Les paysans colombiens l’ont découvert à leurs dépens : en 2011, 1167 tonnes de semences, principalement de riz, mais aussi de pommes de terre, de maïs, de blé, de plantes fourragères et de haricots rouges, sont retirées de la circulation. L’année suivante, l’Institut agroalimentaire colombien (ICA) confisque ou détruit près de 2800 tonnes de semences. Motif : l’accord signé avec les États-Unis contient une clause qui oblige les paysans à cultiver des « semences certifiées », c’est-à-dire produites par les sélectionneurs industriels comme Monsanto ou Syngenta.

Pour se mettre en conformité avec cet accord, l’ICA publie un texte en 2010 – la résolution 9.70 – qui rend illégale la vente de semences issues de la sélection paysanne, au motif que leurs qualités sanitaires ne sont pas garanties. La mobilisation de dizaines de milliers de Colombiens dans les rues de Bogotá à l’été 2013 conduit le gouvernement à annoncer le 6 septembre la suspension de la résolution pendant deux ans. Toutefois, « l’ICA continue à aller de ferme en ferme pour demander si les semences utilisées sont certifiées » témoigne Victoria Solano, auteure du documentaire « 9.70 ». La pression étatique sur l’autonomie des petits agriculteurs se poursuit.

Droits des peuples à une alimentation locale

« Les accords de libre-échange ont des effets importants sur la vie sociale et économique de pays qui devraient vraiment être discutés avec les citoyens », estime Birgit Muller. Outre les enjeux autour des semences se pose aussi la question du droit des municipalités à se fournir auprès d’un producteur local. « Ce droit aussi va être limité par l’accord économique entre l’Union européenne et le Canada, illustre t-elle. Au-dessus d’une certaine somme, les municipalités devront ouvrir leurs marchés publics à tous les fournisseurs européens. L’université de Toronto par exemple a un partenariat avec les producteurs locaux et biologiques. Mais si l’accord est adopté, elle devra se fournir auprès de producteurs européens si leurs produits sont moins chers. »

La position du prochain Parlement Européen sur ces accords de libre-échange sera donc décisive pour l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire. Dans un appel publié le 29 avril, 23 organisations, dont des producteurs bio, des syndicalistes des douanes, des organisations de commerce équitable [2], alertent sur les conséquences de ce traité qui sera ratifié par les futurs eurodéputés. Ce texte « comprend un important volet sur les droits de propriété intellectuelle et impacte par conséquent le droit des paysans à utiliser leurs propres semences », écrivent les organisations signataires. « Ce modèle d’accord est reproduit de traité en traité, tant qu’aucun frein n’y est mis. Vous avez le pouvoir de le stopper. » Les signataires demandent aux candidats d’annoncer, avant le premier tour des élections européennes le 25 mai, le rejet de l’accord entre l’Union européenne et le Canada. Les critiques des candidats seront-elles aussi vives que celles exprimées contre TAFTA, le projet d’accord commercial entre l’UE et les États-Unis [3] ?

Sophie Chapelle
@Sophie_Chapelle sur twitter

Photo : CC Lifesupercharger

Pour aller plus loin, le documentaire « 9.70 » (en espagnol) de Victoria Solano :

 

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sur l'Europe "de la concurrence ...", voir aussi la note :

20/05/2013

Sortir de "l'Europe à 27" ?

Sortir de "l'Europe à 27" pour échapper à l'impérialisme mercantile du néolibéralisme ? 

Une option à étudier attentivement : 

Qui gouverne la France et l'Europe 27 Avril 2012 ... - YouTube

► 255:28

www.youtube.com/watch?v=Bb8dB7d3BdE

28/04/2014

Nano matériaux : pas vus, pas pris

lu sur la revue de presse de l'INSERM :

Le quotidien Les Echos publie un article sur les nanomatériaux et leurs effets sur la santé « difficiles à évaluer ». Selon le journal, la difficulté réside dans le fait que les nanomatériaux sont « constitués de particules d’une taille comprise entre 1 et 100 nanomètres et entrant dans la composition d’un grand nombre d’objets du quotidien ». Un rapport sur les risques qu’ils représentent pour la santé humaine sera dévoilé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) au mois de mai.

Les Echos, 28/04

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Nanomatériaux et santé _ le grand flou, Actualités.pdf

extrait :

... "combien de produits de  consommation courante sont-ils concernés ? Aussi inquiétant que cela paraisse, nul n'est capable de le dire : la prolifération des nanomatériaux échappe en grande partie aux écrans radars des autorités sanitaires de tous les pays. « Sans doute beaucoup plus qu'il y a quatre ans et beaucoup moins que dans quatre ans », se risque juste à répondre Dominique Gombert, directeur de l'évaluation des risques de l'Anses. "...