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25/11/2012

Notre-Dame-des-Landes : l'historique du projet (qui date de 1967 !)

Voici un lien pour un historique intéressant sur le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes :

Notre-Dame-des-Landes : un projet de 1967 pour répondre aux défis de notre temps 

 

15/11/2012

Êtes-vous opposé à l'aéroport de NDDL ?

communiqué:
 
Bonjour,
Je viens de recevoir l'appel ci-dessous (*).
Je trouve que c'est une excellente initiative et j'invite tout le monde à y participer.
Je ferai une suggestion complémentaire :

Envoyez aussi une carte postale à François HOLLANDE ou une courte lettre exprimant votre opposition au projet de NDDL.
Écrivez à la main un texte court au dos de la carte, à adresser à :

Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008  Paris

(courrier dispensé d'affranchissement)

Par exemple :

Monsieur le Président de la République,
Je suis fermement opposé au projet d'aéroport à Notre-Dame-des Landes.
Ce projet me paraît non seulement préjudiciable à l'environnement au lieu où il est prévu mais également inutile si l'on considère le trafic aérien de la région desservie. De plus, envisager un accroissement des transports aériens est un concept dépassé en ce début de XXIème siècle. Face à l'évidence de l'épuisement inéluctable des énergies fossiles, il serait souhaitable de porter les efforts de réflexion et consacrer les moyens financiers à la conception d'autres moyens de déplacement que le transport aérien et surtout réfléchir à la nécessité de tels transports, donc concevoir un autre modèle de société où les énergies fossiles n'auraient pas l'importance qu'elles ont actuellement.
Veuillez agréer, Monsieur de Président de la République, mes respectueuses salutations eu égard à vos fonctions.

(n'oubliez pas de mettre vos nom et adresse pour que ce ne soit pas considéré comme un courrier anonyme)
Vous pouvez aussi écrire par mail avec le lien suivant :

http://www.elysee.fr/ecrire/


Vous avez toujours la possibilité d'écrire au Président de la République par voie postale (votre courrier est alors dispensé d'affranchissement), à l'adresse ...

-----------------------------------
(*)

Si vous aussi simples citoyens êtes choqués, émus, écœurés par ce qui se passe là-bas, et souhaitez transmettre votre soutien aux opposants à ce projet destructeur, coûteux et inutile de nouvel aéroport nantais, prenez votre plume et envoyez des cartes postales à Notre Dame des Landes ! 

C’est un geste simple, peu coûteux, légal, que tout le monde peut faire, d’où qu’il soit, sans être affilié à une quelconque organisation, association, syndicat ou parti politique.  
Un geste libre, une prise de parole sans besoin d’étiquette, pour exprimer notre soutien aux opposants et montrer notre indignation. 

Lorsque le bureau de poste sera submergé par les cartes qui affluent, l’effet de masse montrera au gouvernement que l’opinion publique est sensible au sujet ! 

En envoyant des cartes postales venant de toute la France nous aiderons les opposants en leur donnant le courage de continuer leur résistance, en leur montrant que nous sommes concernés et solidaires ! 

Transmettons cette idée autour de nous, c’est évidemment l’ampleur du mouvement qui fera sens. Choisissons des cartes du lieu où nous sommes pour montrer que le soutien vient de partout, même de loin ! 

+ N’hésitons pas à renouveler notre envoi !

ENVOYONS DES  CARTES POSTALES  POUR SOUTENIR LES HABITANTS  DE NOTRE DAME DES LANDES !  
URGENT ! 
URGENT !
-----------------------------
le code postal : 44130 NOTRE DAME DES LANDES 

Les adresses pour envoyer vos cartes : 

Les Domaines -La Vache Rit- 
44130 NOTRE DAME DES LANDES 

 ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des  
Populations Concernées par le projet d’aéroport de NDDL)  
-BP 5- 44130 NOTRE DAME DES LANDES 

 Et tous les points de résistance sur place !! ! 

Des liens pour s’informer : 

http://acipa.free.fr/index.htm  
http://aeroportnddl.fr/   
http://zad.nadir.org/spip.php?article494   
http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-projet-d-aeroport-a-notre-dame-des-landes-2012-10-27   
http://www.dailymotion.com/video/xpl3jb_notre-dame-des-landes-au-coeur-de-la-lutte-le-film_news?start=6  etc... 

20/10/2012

Des nouvelles de l'association KOKOPELLI

communiqué:

Rectification : conséquences de la décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne sur l’affaire Kokopelli c/ Graines Baumaux

Nous lisons un peu partout que la Cour aurait condamné Kokopelli à payer 100.000 € de dommages-intérêts, ou qu’elle lui aurait fait interdiction de commercialiser ses semences. Ce sont des interprétations erronées de nos précédents communiqués ou des extrapolations hâtives du contenu de la décision : la Cour ne s’est pas prononcée sur le litige particulier entre Kokopelli et Baumaux. Elle n’a fait que refuser d’invalider certains aspects de la législation européenne sur le commerce des semences. Le dossier repart maintenant vers la Cour d’Appel de Nancy et il sera plaidé dans le courant du mois de mars 2013.

C’est devant cette juridiction, nationale, que Baumaux réclame 100.000 € de dommages intérêts et la cessation de nos activités, sur le fondement de la concurrence déloyale.

Nous allons devoir réorienter notre défense, mais le combat continue. Merci de votre soutien pour cette nouvelle étape. 



Au sujet des pétitions

De nouveau, un grand merci à toutes les amies et à tous les amis de Kokopelli qui tentent de nous aider par tous les moyens possibles. Cependant, nous réitérons notre avertissement quant aux pétitions qui circulent sur internet : Kokopelli n'en cautionne aucune. La récente pétition signée par plus de 50 000 personnes sur Change.org a pour objet de faire pression "sur le Président Hollande afin que la condamnation de Kokopelli soit annulée". Quelle condamnation ? Dans le procès intenté par la société Baumaux, l'appel au Tribunal de Nancy sera jugé en 2013. 

Nous renvoyons les amis de Kokopelli vers notre communiqué "Les Pétitions : les psychopathes prédateurs s'en torchent leur barbecul !". Avaaz est une organisation de l'opposition contrôlée qui a, par exemple, fait campagne en 2011 pour la "no-fly zone" au-dessus de la Libye et qui est donc complice des criminels qui ont "libéré" la Libye en massacrant 50 000 civils Libyens sous les bombes "libératrices" à uranium appauvri. Ces organisations ne sont que des usines à pétitions dont la mission est de collecter des adresses e-mails et, tout comme Facebook, de ficher les militants. Restons vigilants.



Conférence de presse de Vandana Shiva à Paris

Nous avons participé à la conférence de presse de Vandana Shiva, organisée par la Fondation France-Libertés, au cours de laquelle notre amie Vandana a présenté son "Alliance Planétaire pour la Liberté des Semences" à laquelle Kokopelli se joint avec un extrême plaisir.



Journées d'action du 16 octobre 2012

En lien avec le lancement de l'Alliance Planétaire pour la Libération des Semences, Vandana Shiva avait proposé le 16 octobre 2012 comme journée d'actions internationales. L'Association Kokopelli a participé à une manifestation en face du Sheraton à Bruxelles où se réunissait l'ESA (European Seed Association, sous contrôle de la mafia semencière) pour sa rencontre annuelle. Ce fut une journée très intéressante d'un point de vue symbolique puisque, ce jour même, le commissaire de la DG Sanco (dont dépendent toutes les directives Européennes sur la commercialisation des semences) a démissionné pour cause d'affaire de corruption. La chasse aux prédateurs est ouverte !

Regardez la vidéo en cliquant ici

OGMs ou la science contre la démocratie

Un article de Jean-Pierre Berlan en relation avec les récentes recherches du Professeur Gilles Séralini. A quand les Tribunaux des Peuples pour juger la clique de criminels déments qui détruisent la biosphère et l'humanité ? : Monsanto, Syngenta, Bayer, Basf sans oublier tous leurs alliés, les banskters...



L'Escroquerie Nucléaire

Un numéro spécial de Charlie-Hebdo rédigé intégralement par notre ami Fabrice Nicolino sur l'abomination nucléaire. Pour mémoire, Fukushima continue de contaminer la biosphère seconde après seconde: une fusion nucléaire en "open source".

18/10/2012

Téléphonie mobile : proposition de loi sur les antennes relais

communiqué :

Fin septembre, le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’Association Santé Environnement France, lançait un appel à tous les sénateurs et députés de la République pour leur demander de faire voter une loi réglementant l’implantation des antennes relais. Deux milles signatures de soutien plus tard, Jean-Vincent Placé, Sénateur Europe-Ecologie-Les-Verts, et Jean-David Ciot, Député du Parti Socialiste, répondaient à l’appel. Le député propose d’ailleurs de déposer une proposition de loi établie à partir des propositions de l’ASEF.

Explications.  
 
La proposition de loi. La proposition de loi portée par Jean-David Ciot, Député des Bouches-du-Rhône, reprend dans les grandes lignes les propositions faites par le Dr Patrice Halimi et son association. Celle-ci garantit ainsi le principe de transparence visant à assurer une information claire ; le principe de la réduction des émissions visant à rendre les antennes les moins nocives possibles ; le principe de légitimité visant à donner un code des émissions au maire afin qu’il le fasse respecter sur sa commune ; le principe de zones protégées visant à interdire les antennes sur les écoles par exemple et enfin le principe de gouvernance participative. Celle-ci sera présentée dans le détail lors d’une conférence de presse ouverte au public, en présence de Jean-David Ciot, Député et du Dr Patrice Halimi le lundi 22 octobre 2012 à 10h à La Mado, 4, Place des Prêcheurs à Aix-en-Provence.
 
Pourquoi une proposition de loi ? En mai 2011, les ondes électromagnétiques, émises notamment par les antennes relais, ont été classées comme « peut-être cancérigènes » par l’Organisation Mondiale de la Santé. Pourtant, les antennes relais, continuent de proliférer de façon anarchique et ce notamment en haut des logements sociaux,. « Personne n’en veut, alors on les met chez nous, ils savent qu’on n’a pas de relations, pas de pouvoir... » voilà ce que déclare presque résignée une habitante d’une cité HLM d’Aix-en-Provence. Aujourd’hui, c’est l’anarchie qui règne. Selon un arrêt daté du 7 avril 2005, une antenne relais ne peut être implantée que si les propriétaires d’un immeuble l’acceptent à l’unanimité .... Un arrêt qui ne concède donc aucun droit aux locataires et qui explique pourquoi les HLM voient fleurir sur leurs toits des forêts d’antennes relais...Aucune loi non plus pour protéger certaines zones « sensibles » comme c’est le cas des écoles, des crèches ou encore des hôpitaux.... Les opérateurs sont libres...

Après les mots, les actes. Aujourd’hui, il y a bien une controverse scientifique sur le sujet. Les études se contredisent: certaines ne relèvent aucun effet, tandis que d’autres les mettent en cause dans différentes pathologies: des maux de tête aux cancers. « Il ne s’agit pas pour nous de trancher la question scientifique, ni d’interdire les antennes relais. Cependant, si elles présentent un risque, il faut qu’il y ait une véritable égalité face au risque. La loi est la seule à pouvoir garantir cette égalité
. Comme plusieurs associations du secteur, telle que Robin des Toits, nous pensons que plus les propositions de loi seront nombreuses, plus il y a de chance pour que l’une d’elles aboutisse. Nous sommes donc très heureux de ce premier pas qui permettra, nous l’espérons, de lancer le débat» explique le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’ASEF.
 
La démarche est soutenue par l'association Robin des Toits

Contact presse: Ludivine Ferrer (ludivine.ferrer@asef-asso.fr) 04 88 05 36 15
 

L'Association Santé Environnement France, qui rassemble aujourd'hui près de 2 500 médecins en France, est devenue incontournable sur les questions de santé-environnement. Elle travaille sur tous les sujets en lien avec la santé et l'environnement: qualité de l'air, ondes électromagnétiques, biodiversité, alimentation, etc. Dans sa démarche d'information, l'ASEF publie des petits guides bio-thématiques à télécharger gratuitement sur son site Internet www.asef-asso.fr.

17/10/2012

Le droit de semer et conserver les semences

communiqué :

Parce que nous ne pouvons plus continuer à accepter que les semences restent l'apanage d'une poignée de multinationales, merci de signer cette pétition :
 

François Hollande: Faire annuler la condamnation de ... - Change.org

www.change.org/fr/pétitions/françois-hollande-faire-annuler-la-...
 

Kokopelli est une association à but non lucratif, fondée en 1999 qui maintient une collection planétaire unique, de plus de 2 200 variétés de plantes potagères, céréalières, médicinales, condimentaires, ornementales et une gamme de variétés très peu cultivées, peu connues, voire en voie de disparition. Elle place son action dans l’objectif solidaire de développer des projets d’aide envers les communautés démunies (183 en 2011). Kokopeli est attaquée aujourd'hui par un grainetier, Graines Baumaux.

Cette Société par actions simplifiée au capital de 1 000 000 d’euros, dont le chiffre d’affaires 2011 s’élève à hauteur de 13 952 923 € et le bénéfice 2010 à hauteur de 2 005 251 €, commercialise 2 835 variétés de graines potagères, florales, aromatiques, médicinales, fourragères et dites engrais verts. 

Le Tribunal de Grande Instance de Nancy et la Cour de Justice de l’Union Européenne ont condamné l’association Kokopelli, pour concurrence déloyale vis-à-vis de l’entreprise Graines Baumaux, à verser 100 000 € de dommages-intérêts à Graines Baumaux, ce qui pourrait la forcer à cesser ou modifier ses activités. 

Il est donc demandé au Président de la République, François Hollande, la traduction du Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Agriculture et l’Alimentation (TIRPAA) dans notre législation nationale. Ce Traité, voté par la France en 2002 et approuvé nationalement en 2005, reconnaît aux agriculteurs et aux jardiniers le droit de conserver, utiliser, échanger et vendre les semences ou le matériel de multiplication reproduits à la ferme sur son territoire. Il reconnaît la contribution des agriculteurs à la conservation de la biodiversité et stipule que rien ne peut entraver leurs droits de conserver, ressemer, échanger et vendre leurs semences reproduites à la ferme. 

Il est de plus réclamé de faire respecter l’autorisation d’approbation du TIRPAA votée en 2005, en interdisant tout droit de propriété intellectuelle sur le vivant et en limitant les normes commerciales et les droits des obtenteurs là où commencent ceux des agriculteurs, et l’abrogation de la Loi du 28 novembre 2011 relative aux certificats d’obtention végétale. 


Textes repris de la lettre de Monsieur René Balme, Maire de Grigny au Président de la République 


Pour en savoir plus : 

Condamnation de Kokopelli : René Balme s'adresse ... - Le Grand Soir

www.legrandsoir.info/condamnation-de-kokopelli-rene-balme-s-adre...


http://www.semencespaysannes.org/condamnation_kokopelli_e... 


http://kokopelli-semences.fr/juridique/proces_perdu_2012

Merci de partager largement ces informations et de vous impliquer.

04/10/2012

Désobéissance civique pour une Europe de gauche

À lire dans le Monde diplomatique de ce mois :

Pacte de stabilité, Marché commun, l’impossible réforme

Désobéissance civique pour une Europe de gauche

Après avoir ratifié le traité de Lisbonne — clone de la « Constitution européenne » rejetée lors d’un référendum en 2005 —, le Parlement français doit approuver, ce mois-ci, le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). La fronde de députés issus de la majorité présidentielle — dont les Verts — et la protestation populaire ont peu de chances d’empêcher une opération qui met les finances publiques sous tutelle (lire l’article ci-dessous). Pourtant, les voies d’une Europe progressiste existent. Voici l’une d’entre elles.

par Bernard Cassen, octobre 2012
Aperçu

Une Europe de gauche — c’est-à-dire réellement démocratique, sociale, solidaire et écologique, rompant radicalement avec les politiques libérales — est-elle possible ? On a de bonnes raisons de penser que M. François Hollande ne l’a jamais cru. Le 6 mai 1992, alors simple député, ne déclarait-il pas à la tribune de l’Assemblée nationale : « C’est parce que nous avons accepté la mondialisation que nous sommes aujourd’hui soumis à des contraintes monétaires, budgétaires, financières. Dès lors, le seul débat qui compte, c’est de savoir si nous acceptons les règles du capitalisme international ou si nous ne les acceptons pas. Si nous entrons dans le jeu de la mondialisation, alors ces contraintes financières, monétaires et, subsidiairement, européennes s’imposent » En d’autres termes, la construction européenne ne saurait être qu’un sous-ensemble de la mondialisation libérale.

Quand, vingt ans plus tard, celui qui est devenu président de la République promet de « réorienter » cette construction, il sait que ce n’est pas possible, sauf à la marge... La moindre velléité de « réorientation » se heurte en effet à tout le dispositif idéologique et institutionnel de l’Union européenne. Il ne s’agit pas seulement des traités qui instaurent la « concurrence libre et non faussée » comme principe organisateur de toutes les politiques. Il s’agit aussi de leur traduction concrète dans les dizaines de milliers de pages de l’« acquis communautaire » : directives, règlements, décisions. Les libéraux n’en font d’ailleurs pas mystère. Comme le reconnaît l’un des plus loquaces d’entre eux, M. Elie Cohen, administrateur du groupe PagesJaunes, d’Electricité de France - Energies nouvelles et de Steria. « l’appareillage d’ensemble des politiques de marché représente la contrainte que se sont fabriquée les pays membres de l’Union européenne, et plus particulièrement les nations latines (France, Espagne, Italie) pour réformer leurs politiques dans les secteurs protégés où le syndicalisme restait fort et où le consensus politique interdisait, de (...)

Taille de l’article complet : 2 395 mots.
Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique d’octobre 2012, actuellement en kiosques, et dans l’édition électronique.

Bernard Cassen

Professeur émérite de l’Institut d’études européennes de l’université Paris-VIII, secrétaire général de Mémoire des luttes.    

29/09/2012

Il faut sauver KOKOPELLI !

 

Voici la pétition à envoyer pour que la justice revienne sur la décision prise contre Kokopelli.
Pour protéger la biodiversité contre la main mise toute puissante des grands groupes et lobbies prêts à détruire pour servir leur seuls intérêts. 

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communiqué :

 

 

La Cour de Justice, par sa décision rendue hier dans l'affaire Kokopelli c. Baumaux, vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences.

Pourtant, le 19 janvier dernier, son Avocat Général nous donnait entièrement raison, en estimant que l'enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l'activité économique, de non-discrimination et de libre circulation des marchandises. (V. ses conclusions)

Ce changement de cap absolu ne manque pas de nous surprendre et de nous interroger.

La Cour, aux termes d'une analyse étonnement superficielle de l'affaire, et d'une décision qui ressemble plus à un communiqué de presse qu'à un jugement de droit, justifie l'interdiction du commerce des semences de variétés anciennes par l'objectif, jugé supérieur, d'une "productivité agricole accrue" !

L'expression, utilisée 15 fois dans la décision de la Cour, consacre la toute puissance du paradigme productiviste. Ce même paradigme, qui avait présidé à la rédaction de la législation dans les années soixante, a donc encore toute sa place en 2012. La biodiversité peut donc être valablement sacrifiée sur l'autel de la productivité.

Cela fait 50 ans que cela dure et le fait que ce raisonnement nous ait déjà amenés a perdre plus de 75% de la biodiversité agricole européenne n'y change donc rien. (V. les estimations de la FAO)

Si la Cour mentionne les dérogations supposément introduites par la Directive 2009/145 pour les "variétés de conservation", son analyse s'arrête à la lecture des grands titres. Comment les juges n'ont-ils pas voulu voir que les conditions d'inscription des variétés de conservation, dans la réalité, étaient restées pratiquement identiques à celles du catalogue officiel normal [1]? Le critère d'homogénéité, par exemple, particulièrement problématique pour les variétés anciennes, ne connaît aucune modération.

La Cour n'a-t-elle pas lu les témoignages de nos collègues européens, déjà confrontés à des inscriptions impossibles de leurs semences sur cette liste ?

Cette directive est un véritable leurre, que Kokopelli et tant d'autres organisations européennes ont déjà dénoncé, et ne vise pas à permettre la commercialisation des variétés anciennes ni même à conserver la biodiversité semencière.

De plus, cette biodiversité, qui a nourri les populations européennes pendant les siècles passés, est l'objet de la plus grande suspicion. La Cour va ainsi jusqu'a écrire, par deux fois, que la législation permet d'éviter "la mise en terre de semences potentiellement nuisibles" !

Cette remarque est totalement erronée puisque, comme l'avait justement relevé l'Avocat Général, l'inscription au Catalogue ne vise pas à protéger les consommateurs contre un quelconque risque sanitaire ou environnemental, auquel la législation ne fait même pas référence !

Cette remarque, surtout, est choquante, quand on pense que les semences du Catalogue, enrobées des pesticides Cruiser, Gaucho et autres Régent, ou accompagnées de leur kit de chimie mortelle, empoisonnent la biosphère et les populations depuis plus de cinquante ans !

Le lobby semencier (European Seed Association), qui a pris le soin, pendant le cours de la procédure, de faire connaitre à la Cour son désaccord avec l'avis de l'Avocat Général, se réjouit, dans tous les cas, de cette totale convergence de vues avec la Cour. (V. son communiqué et sa lettre adressée à la Cour.)

Nos adversaires directs dans cette procédure, c'est-à-dire la société Graines Baumaux, mais aussi la République Française, le Royaume d'Espagne, la Commission Européenne et le Conseil de l'UE, doivent également s'en frotter les mains.

Avec cette décision, les masques tombent : la Cour de l'Union Européenne est, elle aussi, au service de l'agriculture chimique mortifère et de son idéologie corruptrice.

Et Kokopelli, au contraire de tout ce qui a pu se lire ces derniers mois, n'a aucun intérêt convergent avec Monsanto et autres semenciers-chimistes. Ces craintes exprimées par certains n'étaient qu'élucubrations fantaisistes, voire malveillantes, à l'égard de l'association.

Mais tout cela se comprend par l'examen du contexte dans lequel prend place cette décision : en Europe, une réforme générale de la législation sur le commerce des semences est en cours. La procédure est placée sous le haut parrainage de l'industrie semencière. Les associations de sauvegarde de la biodiversité, petits producteurs, paysans et jardiniers passionnés, qui, à travers toute l'Europe, conservent clandestinement plus de variétés oubliées que tout ce que le catalogue des variétés appropriées n'en pourra jamais contenir, n'ont pas été invitées à la table des négociations...

Verra-t-on, dans ce cadre, le législateur européen redéfinir ses priorités ? Les semenciers veilleront à ce que cela ne soit pas le cas.

La France, dans ce cadre, joue un rôle particulier. Le Ministère de l'Agriculture a dépêché l'une des collaboratrices du GNIS [2], Mme Isabelle Clément-Nissou, auprès de la Commission Européenne (DG SANCO), afin de rédiger le projet de loi ! Mais les conflits d'intérêt, inadmissibles, ne semblent choquer personne au niveau des institutions européennes...

Ainsi, l'étau se resserre et les perspectives pour la biodiversité n'ont jamais été aussi sombres.

Et l'Association Kokopelli, qui depuis 20 ans veille avec passion à la préservation du patrimoine semencier européen, bien commun de tous, sans la moindre subvention publique, pourrait donc bien disparaître demain, car son activité, qui gêne l'une de nos sociétés commerciales les mieux installées, ne présente pas d'intérêt pour une "productivité agricole accrue". Cette décision nous sidère, autant qu'elle nous indigne.

Plus que jamais, Kokopelli a besoin du soutien moral de la population. Car il n'est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité !
Nous en appelons également à notre gouvernement. La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu'elle transforme ses promesses en actes (en commençant par retirer son mandat à Mme CLEMENT-NISSOU) !

Kokopelli, le 13 juillet 2012.

  • [1] La directive 2009/145 prévoit que les critères de distinction et de stabilité sont laissés à la discrétion des Etats membres et que, par contre, «pour l'évaluation de l'homogénéité, la directive 2003/91/CE s'applique» : art. 4 §2
  • [2] Le GNIS représente les semenciers professionnels en France et dit officiellement «défendre les intérêts de la filière semence» V. son site Internet

Ce que nous voulons, sur le plan législatif et réglementaire :

  • Le Catalogue officiel actuel est le pré-carré exclusif des variétés protégées par des droits de propriété intellectuelle, hybride F1 non reproductibles. Qu'il le reste.
  • Nous voulons que les semences anciennes et nouvelles appartenant au domaine public et librement reproductibles sortent du champ d'application de la législation sur le commerce des semences.
  • Il n'existe pas de catalogue officiel obligatoire pour les clous et les boulons. Il n'y a pas de raison de soumettre les semences à une procédure préalable de mise sur le marché, comme les pesticides ou les médicaments, pour les cataloguer dans un registre.
  • Des objectifs de qualité et de loyauté dans les échanges commerciaux peuvent être aisément atteints par un règlement de base fixant des critères minimums en termes de qualité sanitaire, faculté germinative, pureté variétale et pureté spécifique.

Que demande la société Graines Baumaux ?

Notre adversaire devant la Cour d'Appel de Nancy demande la condamnation de Kokopelli à lui payer 100.000 €uros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes les activités de l'association. Pour information, au 30 juin 2011 la société Baumaux avait un chiffre d'affaire annuel de 14 millions d'€uros et un résultat net de 2 millions d'€uros.

Télécharger l'interview de radio Zinzine avec notre avocate Blanche MAGARINOS-REY.

17/09/2012

Pour une journée d'action tous les mois contre l'EUROPE NÉOLIBÉRALE

À la suite de la décision de la Cours européenne de justice autorisant les OGM (*), il est temps de réagir contre cette Europe de la "concurrence libre et non faussée" !

Proposition pour une journée d'action tous les mois contre l'Europe néolibérale :

- tous les premiers mardis du mois, retirez de votre banque l'argent nécessaire à vos dépenses mensuelles et PAYEZ TOUT EN LIQUIDE.


Faites passer la proposition à vos amis, votre entourage, vos réseaux, etc ...


(*) voir :

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à...

13/09/2012

Argent, pouvoir et nucléaire

communiqué:

 Atomes crochus : Argent, pouvoir et nucléaire

L’énergie nucléaire est-elle vraiment bon marché ? Qui a mis en place la politique atomique de la France et sur quels réseaux s’appuie-t-elle ?

Les samedi 3 et dimanche 4 novembre prochains auront lieu à Clermont-Ferrand les journées d’études du Réseau "Sortir du nucléaire", gratuites et ouvertes à tous. Leur thème : "Argent, pouvoir et nucléaire".

Un journal de 16 pages "Atomes crochus" donne de multiples informations pour peser sur l’enjeu de cette thématique et ouvrir le débat.

Vous pouvez télécharger ce journal et le commander en nombre en cliquant sur le lien suivant : http://boutique.sortirdunucleaire.org/product_info.php?products_id=274

Par ailleurs, vous trouverez sur le site des journées d’études toutes les informations utiles (programme, infos pratiques...) : http://leliencommun.org/journeesdetudes 
Le site regroupe de nombreux documents et ne demande qu’à s’enrichir de vos contributions.

Informez-vous et réservez dès à présent les dates du week-end des 3 et 4 novembre.

Salutations antinucléaires,

L’équipe d’organisation des journées d’études 2012 du Réseau "Sortir du nucléaire" 
Contact mail : journees-etudes@sortirdunucleaire.fr

06/09/2012

Femmes contre le nucléaire

communiqué :

Il y a quelques mois, des femmes partageant la conviction de la nécessité vitale d’un arrêt immédiat du recours à l’énergie nucléaire (qu’il s’agisse de production d’électricité ou d’armement) ont lancé un Appel des Femmes pour l’Arrêt Immédiat du Recours à l’Énergie AtomiqueIl faut faire connaître cet appel !

Le principe de cette action ne consiste pas tant à faire signer une pétition mais à susciter, en divers pays, la constitution de groupes de femmes et des actions, des dynamiques militantes autour de cet appel. Il ne s’agit donc pas d’une pétition à remettre à une autorité "supérieure", mais plutôt d’un appel à prise d’engagement autonome, complémentaire d’autres initiatives mixtes préexistantes ou non. Ainsi, il a été décidé, y compris en concertation avec des camarades masculins, de recueillir exclusivement des signatures féminines.

Au-delà de l’exemple du mouvement des Femmes de Fukushima, il y a trois raisons principales :

  • la volonté d’encourager à se mêler des questions atomiques des femmes qui, pour bien des raisons, ne l’ont pas fait ou ne le feront jamais dans un contexte mixte ;
  • le souci d’introduire dans les réseaux féministes le débat sur les questions énergétiques, sans en laisser l’exclusive à des lobbies corporatistes de femmes favorables au nucléaire ;
  • et surtout le constat que les femmes de nombreux pays ont, davantage que les Françaises, l’habitude d’œuvrer préférentiellement ou exclusivement dans des groupes féminins. Or, vu l’urgence, les initiatrices espèrent que cet appel permettra aussi d’activer ou réactiver de larges réseaux nationaux et internationaux de femmes préexistants et d’établir plus facilement des liens avec eux.

L’appel est actuellement disponible en anglais et quelques autres langues, en attendant d’autres versions, qui seront bienvenues. Voir les traductions disponibles.

Pour en savoir plus, participer et inciter vos ami-e-s hors de France à participer à la dynamique, voir les détails

http://www.netoyens.info/index.php/contrib/04/09/2012/femmes-contre-le-nucleaire 

20/07/2012

Une marée humaine défile à Madrid pour dire "no" à la rigueur

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/20/une-maree-humaine-defile-a-madrid-pour-dire-no-a-la-rigueur_1736133_3234.html

Une marée humaine défile à Madrid pour dire "no" à la rigueur

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 20.07.2012 à 06h49 • Mis à jour le 20.07.2012 à 08h57

Dans une forêt de drapeaux multicolores, une énorme marée humaine a envahi jeudi soir le centre de Madrid, pour crier "non" au nouveau plan de rigueur du gouvernement espagnol, à la hausse de la TVA, aux coupes budgétaires qui frappent les fonctionnaires et les chômeurs.

Des incidents ont éclaté après la fin de la manifestation, lorsque la police anti-émeutes a dispersé de petits groupes de jeunes à coups de matraque et en tirant des balles de caoutchouc. Six personnes ont été légèrement blessées et sept interpellées, selon la police"Mains en l'air, c'est un hold-up", hurlait la foule qui s'était rassemblée quelques heures plus tôt, défilant lentement sur les grandes avenues, reprenant le slogan devenu le cri de ralliement des manifestations qui se multiplient depuis l'annonce, le 11 juillet, de ce plan destiné à économiser 65 milliards d'euros. "Si tu veux gagner, lutte sans relâche""Rajoy nous vole""Je veux un Noël", proclamaient de petites pancartes. D'autre portaient ce seul mot "NO" illustré d'une paire de ciseaux, symbole de ces coupes budgétaires qui ont déclenché la colère de tout le pays.

A Madrid, les manifestants étaient plusieurs centaines de milliers, selon des journalistes sur place. Les syndicats avaient appelé à manifester dans 80 villes, sous le mot d'ordre "Ils veulent ruiner le pays. Il faut l'empêcher." Car le malaise des Espagnols, déjà soumis à de lourds sacrifices dans un pays en récession, étranglés par un chômage de près de 25 %, est monté d'un cran face à ce nouveau tour de vis.

"Nous ne pouvons rien faire d'autre que de descendre dans la rue. J'ai perdu entre 10 % et 15 % de mon salaire depuis quatre ans. Et les nouvelles mesures ne serviront pas à résoudre la crise", s'indigne une fonctionnaire de 51 ans à la Cour des comptes, venue manifester avec son mari, employé dans le privé.

Le gouvernement cherche ainsi à redresser les comptes publics : le budget 2012, d'une rigueur historique avec 27,3 milliards d'euros d'économies, n'a pas suffi et l'Espagne s'est vu imposer par Bruxelles des conditions draconiennes, en échange d'une aide à ses banques et d'un délai, jusqu'en 2014, pour ramener son déficit public à moins de 3 %. Pour renflouer les caisses, c'est cette fois le pays tout entier qui va payer : renonçant à ses promesses, le chef du gouvernement de droite, Mariano Rajoy, a décidé une hausse de la TVA, qui devrait rapporter 22 milliards d'euros d'ici à 2014.

Les fonctionnaires, qui ont déjà vu leur salaire réduit de 5 % en 2010, puis gelé, perdent en 2012 leur prime de Noël, l'équivalent de 7 % du salaire. Et les nouveaux chômeurs verront leurs indemnités réduites au bout de six mois. 

16/07/2012

Marchands d'eau, Lyonnaise des eaux, lobbying

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http://www.liberation.fr/economie/2012/07/13/la-com-croupie-de-la-lyonnaise-des-eaux_833293

La com croupie de la Lyonnaise des eaux

Récit La filiale de Suez a engagé un cabinet pour décrédibiliser l’action d’un élu de l’Essonne qui a remunicipalisé la distribution de l’eau.

Par Renaud Lecadre

Certains marchands d’eau semblent prêts à tout pour préserver leur pré carré. C’est toute l’histoire de la Lyonnaise des eaux (filiale de Suez environnement), déclenchant une opération noire contre un élu de l’Essonne, Gabriel Amard. Ce membre du Parti de gauche, président du syndicat intercommunal des Lacs de l’Essonne (regroupant Grigny et Viry-Châtillon), avait eu le toupet d’instaurer une régie publique afin de remunicipaliser la distribution d’eau. Les accablantes révélations de Marianne2.fr, qui, la semaine dernière, dévoilait le dessous des cartes, n’ont pas fini de faire des vagues.

Fin 2011, après un référendum local ratifiant dans l’enthousiasme général (95% de oui) le retour en régie, la Lyonnaise passait contrat avec le cabinet Vae Solis, autoproclamé spécialiste en «communication et gestion de crise». Cahier des charges : «Limiter, réduire et discréditer sur le fond la communication agressive et néfaste» de Gabriel Amard sur la gestion publique de l’eau. Vaste programme.

Cible. L’opération démarre piano : «Publication de quelques articles dans la presse pour dénoncer la démarche de la mairie de Viry.» De la simple communication d’influence auprès des «journalistes concernés par le secteur» - Libération n’a pas eu l’honneur de recevoir leur prose… Puis Vae Solis passe un cran au-dessus en proposant à la Lyonnaise une «nécessaire riposte digitale». Ce sera la création d’un blog intitulé Monvirynature, officiellement créé par un écolo local mais alimenté en coulisse par Vae Solis et la Lyonnaise. Suivie d’une «republication de son contenu sur les réseaux sociaux» - car Monvirynature tweete à mort.

La cible n’est pas seulement Gabriel Amard en tant que tel. Au nom de son agglo, il a certes remunicipalisé la distribution d’eau, mais reste tributaire de la Lyonnaise en matière d’approvisionnement. A terme, d’ici à 2013, il envisage de se raccorder au réseau d’Eau de Paris, la capitale disposant d’une régie totalement autonome. Dès lors, Monvirynature va se mettre à pester contre la qualité de l’eau parisienne. Un de ses posts, titré «Des nitrates à Paris ?», se conclut par : «Le doute existe pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge.» Anne Le Strat, adjointe du maire de la capitale et présidente d’Eau de Paris, s’en indigne : «C’est grotesque, on est largement en dessous des normes.» Mais la Lyonnaise, via Vae Solis, pardon, Monvirynature, pinaille au motif que «le taux moyen peut varier selon les quartiers et flirter, dans certains cas, avec la norme».

Dans son étrange cahier des charges, Vae Solis promettait de «mettre en forme et diffuser des notes blanches», terme réservé aux services de renseignements, «afin de ne pas exposer la Lyonnaise des eaux». Leurs destinataires ? «Les principales figures de l’opposition locale.» On songe immanquablement à Yves Jégo, député de droite de Seine-et-Marne, vent debout contre la politique de l’eau de la capitale, qu’il accuse de «pomper chez nous 50 millions de m3 sans contrepartie : Paris ne paie aucune redevance et Delanoë vient d’annoncer une baisse de 8% du prix de l’eau pour les Parisiens. C’est une honte.» Anne Le Strat répond point par point: «C’est vrai qu’on va chercher de l’eau dans les départements alentours, mais tout comme Suez et Veolia», ces grands oubliés de la diatribe.

«Violence». Vae Solis a également facturé à la Lyonnaise une «médiatisation spontanée dans la continuité des interventions d’Yves Jégo». Soit 65 000 euros, plus un éventuel «success fee» de 45 000 euros si son action souterraine parvenait à torpiller les négociations sur le raccordement des Lacs de l’Essonne au réseau parisien. On n’en prend pas le chemin : «En dépit de ce mauvais film, nous continuons à travailler sur un éventuel raccordement», souligne Anne Le Strat.

Le bilan final est désastreux. Le cabinet Vae Solis se flattait d’une «capacité d’influence réelle et démultipliée» en vue de la «gestion de l’image, priorité stratégique» de ses clients. Celle de la Lyonnaise est durablement écornée : sa direction nationale vient de désavouer sa filiale francilienne, signataire de l’étrange contrat Vae Solis, en «condamnant vigoureusement une initiative locale et isolée». Mais Gabriel Amard s’indigne de «pratiques occultes qui témoignent de la violence que les multinationales de l’eau sont capables de mettre en œuvre».

Le site internet de Vae Solis n’affiche qu’une seule actualité récente. Non pas pour se défendre de tout scandale, mais pour se «féliciter» de la nomination de son directeur général et pilote de l’opération, Antoine Boulay, comme chef de cabinet et conseiller personnel du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll (1). Ils auront l’occasion de discuter nitrates, entre autres.

(1) Déjà membre du QG de Ségolène Royal en 2007, Antoine Boulay a aussi épaulé la campagne 2012 de François Hollande comme conseiller pour l’opinion.

04/07/2012

Doit-on couper l'éclairage public de nuit ?

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http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/07/03/doit-on-couper-l-eclairage-public-de-nuit_1728446_3244.html

Doit-on couper l'éclairage public de nuit ?

De plus en plus de communes limitent l'éclairage de nuit. Objectif : réduire la facture énergétique et les pollutions lumineuses.

Le Monde.fr | 04.07.2012 à 10h21 • Mis à jour le 04.07.2012 à 10h21

Par Audrey Garric

Halte à la pollution lumineuse, c'est l'heure de l'extinction des feux. Depuis le 2 avril, la ville de Ballancourt (Essonne) se retrouve dans une obscurité complète passé minuit. Les 1 300 lampadaires se rallument avant les premières lueurs du jour, à 5 heures. Dans la foulée de 5 000 autres communes, cette ville de 7 400 habitants expérimente pendant six mois la coupure de l'éclairage public la nuit. Une mesure économiquement et écologiquement avantageuse, qui fait néanmoins débat au sein de la population.

A l'origine de cette décision, la volonté de réduire les nuisances lumineuses,objectif du Grenelle de l'environnement"Jusqu'à présent, les villes considéraient l'éclairage comme un acquis, signe de progrès. Aujourd'hui, l'on commence àprendre conscience que la lumière a un coût, économique et énergétique, et des conséquences sur le vivant", explique Anne-Marie Ducroux, présidente de l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (Anpcen), qui milite depuis quinze ans pour réduire l'intensité lumineuse des villes.

"L'augmentation continue de la lumière, en entraînant une rupture de l'alternance jour-nuit, a un impact sur la faune et la santé humaine, comme le déplacement et la reproduction des animaux ou le sommeil des hommes et la récupération de leurs défenses immunitaires", poursuit-elle.

UNE FACTURE ÉNERGÉTIQUE RÉDUITE DE 30 %

Mais si l'expérimentation tente les élus, c'est surtout pour réduire la facture énergétique, en temps de crise économique. Car l'éclairage public des collectivités représente près de la moitié de leurs dépenses d'électricité, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

"L'an dernier, notre budget éclairage a bondi de 70 000 à 100 000 euros, en raison du raccordement de nouveaux lotissements et des taxes qui ont augmenté, explique Jacques Mione, premier adjoint au maire de Ballancourt. En coupant les lampadaires pendant cinq heures, nous avons réduit la facture de 30 %." Une économie non négligeable pour les communes de petite taille.

UN SENTIMENT D'INSÉCURITÉ ACCRU

Le couvre-feu n'a toutefois pas été du goût de tous. Ces dernières semaines, l'opposition a mené une opération visant à demander le rétablissement de l'éclairage public et remis une pétition de 700 signatures lors du conseil municipal, lundi 2 juillet, raconte Le Parisien. L'objet du mécontentement : le sentiment d'insécurité né de l'absence de lumière dans les rues.

"Il existe une anxiété des habitants, mais pas une insécurité réelle", tempère Jacques Mione. Si la période de temps est trop courte pour produire des statistiques pertinentes, les chiffres de la gendarmerie sur les délits commis au milieu de la nuit pour les mois d'avril à juin tendent au contraire à démontrer une baisse des cambriolages et vols de voitures entre 2011 et 2012. "Nous ferons le point en octobre, à la fin de l'expérimentation, et nous verrons si les habitants se sont habitués à l'absence de lumière la nuit", conclut l'adjoint au maire.

ÉCLAIRAGE PARTIEL

"L'enjeu n'est pas de basculer dans le noir complet à tout prix, prévient Anne-Marie Ducroux. Il s'agit plutôt de s'interroger sur la pertinence d'éclairer certains endroits. Un éclairage partiel peut être la solution, soit géographique, soit temporel. Et il ne demande aucun investissement financier."

D'autres communes ont opté pour des dispositifs plus sophistiqués. A Lyon, par exemple, certains quartiers ont développé l'éclairage à distance et installé des détecteurs de présence. D'autres villes, comme Préfailles (Loire-Atlantique), testent plusieurs systèmes d'éclairage à la carte, comme l'extinction de deux candélabres sur trois dans certains îlots d'habitation ou un système d'éclairage des luminaires en moins de trois secondes sur simple appel d'un numéro gratuit.

>> Lire : "Quand les citoyens se font allumeurs de réverbères" (édition Abonnés)

Mais tout cela a un coût, surtout pour les petites communes. Pour soutenir leurs efforts, l'Ademe a dégagé, en février, une subvention de 20 millions d'eurosdestinée aux 32 000 communes de moins de 2 000 habitants qui souhaitententreprendre des travaux pour réduire leur consommation d'électricité et la pollution lumineuse.

"Plus de la moitié du parc actuel, qui représente 9 millions de lampes, est composée de matériels obsolètes et énergivores : 40 % des luminaires en service ont plus de vingt-cinq ans, et un tiers du parc héberge des lampes à vapeur de mercure, la moins efficace des sources d'éclairage public, explique l'Ademe. Le potentiel de réduction de la consommation d'énergie est de 50 à 75 %."

 

Audrey Garric

Extinction des enseignes lumineuses la nuit

 

Depuis dimanche 1er juillet, les enseignes lumineuses, dans les villes de moins de 800 000 habitants, devront être éteintes la nuit, entre 1 heure et 6 heures du matin. Ce nouveau règlement s'applique d'abord aux nouvelles installations, néons, panneaux ou publicités lumineuses, avant de s'imposer progressivement aux 3,5 millions d'enseignes existantes d'ici 2018. A terme, cette mesure devrait permettre d'économiser 1 térawattheure par an, soit la consommation annuelle de 370 000 ménages.

Des dérogations ont toutefois été accordées aux panneaux lumineux ayant une "utilité publique", comme les pharmacies ou affichages des communes, ainsi qu'à certains événements exceptionnels tels que la Fête des lumières de Lyon ou le Festival de Cannes.

Un second arrêté pourrait être pris par le gouvernement d'ici la fin de l'année, pour éteindre les bureaux, vitrines et commerces éclairés la nuit. Selon l'Ademe, il permettrait de nouvelles économies d'énergie, évaluées à 2 térawattheures par an.

02/07/2012

Mise en chantier d'un nouveau réacteur nucléaire du type Superphénix

Voir aussi la note du 27/6/2012 sur ce blog :

Nucléaire : les cinq questions qui fâchent

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/30/couleuvres-a-neutrons_1727403_3244.html

Couleuvres à neutrons 

LE MONDE | 30.06.2012 à 16h53 • Mis à jour le 30.06.2012 à 16h53

Le 19 juin 1997, le premier ministre, Lionel Jospin, annonçait la fermeture du surgénérateur Superphénix. Le 26 juin 2012, aucun ministre du gouvernement socialo-écologiste n'a annoncé la signature d'un contrat pour construire un surgénérateur à Marcoule. Il est donc revenu au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et à Bouygues Construction d'informer de leur accord pour concevoir le prototype Astrid, réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium. Le rejeton de Superphénix aura une puissance de 600 mégawatts, ce qui est une échelle industrielle. Il s'agit, écrit le CEA, du "développement d'une filière de réacteur à neutrons rapides". Par une délicate attention, les études sont censées s'achever en 2017, terme du mandat présidentiel de M. Hollande, avant une "mise en service à l'horizon 2020".

On se souvient peut-être qu'en novembre 2011, le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ont signé un "accord national de majorité". Le texte comprenait la phrase : "Aucun nouveau projet de réacteur ne sera initié." En bon français, cela voudrait dire que rien ne sera enseigné à ces projets mais, enfin, la langue a évolué, et maintenant "initier" signifie, indique le dictionnaire Larousse,"Mettre en route, prendre l'initiative d'un processus".

La "conception du prototype" était prévue dans une loi de 2006 et dans une convention entre l'Etat et le CEA signée en 2010. On peut donc juger que l'accord de collaboration s'inscrit dans le déroulement d'un processus déjà "initié". Mais cet accord de collaboration n'est-il pas une "mise en route" ? Auquel cas, il s'agit bien "d'initier" un projet de réacteur.

Au demeurant, la matière doit être appréciée au regard de l'esprit du texte signé par le PS et EELV. Le lancement d'Astrid ne pouvait-il pas attendre ? La nouvelle ministre chargée de l'énergie, Delphine Batho, nommée le 21 juin, a-t-elle été informée par le CEA, avant sa signature le 26 juin, de cet accord aux conséquences évidemment politiques ? EELV juge-t-il qu'il ne s'agit pas là de "l'initiation d'un projet de réacteur" ?

Le député (EELV) Denis Baupin découvre l'affaire. Il réagit : "Il est surprenant de lancer un tel chantier avant qu'ait eu lieu le grand débat annoncé sur la transition énergétique. C'est comme si l'on en anticipait les résultats."

Les biologistes s'interrogent : combien de couleuvres un organisme peut-il avaler avant de se sentir vraiment mal ?

kempf@lemonde.fr

Hervé Kempf

27/06/2012

Tous à Notre Dame des Landes

communiqué :

TOUS et TOUTES au
2
°forum européen contre les grands projets inutiles imposés

à Notre Dame des Landes (44 France) du 7 au 11 juillet 2012

Les identifier, les recenser, les combattre  !

= le week-end (7 et 8 juillet) sera une large rencontre entre la population et les différentes luttes européennes, ponctué par une grande action le dimanche matin. 
= Les trois jours suivants (9, 10 et 11 juillet) permettront de travailler sur de nombreuses thématiques 
(Rio+20, responsabilités partagées et différenciées du Nord et du Sud, GTII, transports, climat, énergie, alternatives, Grenelles passé et à venir) dans divers ateliers.

Le rassemblement sera animé tout au long par diverses concerts (Les Génisses dans l'maïs, Bred'Irie, Ke Onda, ZEP) expositions, films etc.

Comment y aller? 
= Covoiturage. Proposez des places, retenez votre place à 

http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.fr/2012/06/covoiturag...

= Si vous venez par la SNCF, il y aura l'autocar régulier à la gare de Nantes Ligne 71 Arrêt La Boissière (le site est à 1km)

Quel hébergement?
= Camping. 1 hectare est disponible pour planter votre tente
= Vous trouverez une liste d'hôtels et gites sur le site du forum <http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.fr/search/label/0...

Attention: chiens non admis (présence de troupeaux)

Ce forum est organisé par la coordination des opposants au projet d'aéroport de Notre Dame des Landes avec d'autres participants au Forum Social Mondial en lutte contre d'autres projets qui relèvent de l'économie productiviste et insoutenable (No Tav (Italie), Stuttgart 21 (Allemagne), Cade (Pays basque), eurovegas no (Espagne) et Stop HS2 (Grande Bretagne) etc. 
avec la participation de nombreuses associations citoyennes et syndicales de France
avec la présence de personnalités du monde associatif et politique


Signataires : Agir pour l'environnement – Amis de la Terre – Attac – COSTIF - Quartiers en Transitions - Relocalisons
 

Partout en Europe, des projets pharaoniques, dépassés, dévoreurs d'énergie, émetteurs de gaz à effet de serre, perturbateurs du climat, dévoreurs de biodiversité, de terres agricoles et de subventions publiques (autoroutes, aéroports -tel le projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes-, incinérateurs, centrales nucléaires, grand Paris....) et ne répondant pas à de réels besoins des populations mais à ceux d’un système productiviste se font concurrence dans la course à la croissance et à la fuite en avant, ayant d'énormes conséquences écologiques, économiques et sociales. Dernier projet en date : le projet d'EuroVegas en Espagne, qui ose promettre 260 000 emplois pour 6 casinos, 12 hôtels représentant 36000 chambres, 9 salles de spectacles, 3 terrains de golf... dans une: Espagne exsangue, nantie de dizaines d'aéroports et d'hôtels inactifs!

Les opposants à ces grands projets, en France et dans toute l'Europe, ont choisi de se réunir pour la deuxième fois. Après le premier forum européen à Venaus (Val de Susa, Italie) l'an dernier, c'est cette fois à Notre-Dame-des-Landes, lieu de lutte emblématique, que se déroulera le second forum européen contre les grands projets inutiles imposés (GPII). L'enjeu est multiple : avancer dans l'identification de ce qu'est un grand projet inutile, faire converger les luttes et construire ensemble face aux décideurs et aux multinationales qui, dans un désir de profits, continuent à bétonner, à l'heure où les contraintes climatiques et les enjeux écologiques sont en contradiction avec ce genre de projet.

Après la rencontre de Rio+20, fin juin, le sommet des peuples et le combat pour une planète solidaire et durable se poursuivront à Notre Dame des Landes.

Pour y aller, des cars de la région parisienne, des moyens depuis la gare de Nantes et un covoiturage organisé.

Hébergements : un grand terrain de camping aménagé, des d'hôtels et des gîtes.

Voir renseignements sur le site Internet (http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.com/ )

Contacts en Région Parisienne :

Sophie Bordères (Agir pour l'environnement) : sborderes@agirpourlenvironnement.org - 01 40 31 02 37 Jeanne Planche (Attac) : jeanne@attac.org - 01 56 06 43 61

Site Internet : http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.com/ (programme, informations, covoiturage....)

Contacts Notre Dame Des Landes :

contact.forum.gpii@free.fr

Geneviève Coiffard-Grosdoy:g.coiffard-grosdoy@orange.fr - 06 80 84 19 89

Christian Grisollet: alouette.cg@wanadoo.fr - 06 20 36 26 10

26/06/2012

Pour un droit de non-réception des messages publicitaires !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/26/la-publicite-peut-avoir-des-effets-nocifs-sur-la-societe_1724489_3232.html

La publicité peut avoir des effets nocifs sur la société

Procès des Déboulonneurs de pub : et la liberté de (non) réception ?

Le Monde.fr | 26.06.2012 à 12h40 • Mis à jour le 26.06.2012 à 12h40

Par Guillaume Dumas, Mehdi Khamassi, Karim Ndiaye, Yves Jouffe, Luc Foubert et Camille Roth, chercheurs en sciences cognitives et sociales

"Il serait inique que des barbouilleurs animés par un esprit civique de dépollution des images soient poursuivis et condamnés, alors que tant  d'ignominies dues à la recherche du profit maximum sont tolérées." Edgar Morin.

Le 3 avril, huit personnes du collectif "les Déboulonneurs" comparaissaient à la chambre d'appel correctionnelle de Paris pour avoir barbouillé des panneaux publicitaires. Lors du procès, le réquisitoire du procureur a largement reposé sur l'argument d'une atteinte à la liberté d'expression des annonceurs. Le jugement devant être rendu mardi 26 juin, il nous est apparu urgent de rappeler les éléments montrant que la publicité, par ses mécanismes mêmes, porte atteinte à certaines libertés de l'individu et qu'elle peut avoir des effets nocifs sur la société en termes de santé publique (surcharge cognitive, stress, obésité...). 

Les sciences cognitives et sociales (neurosciences, psychologie et sociologie notamment), disciplines dont nous relevons, tendent à montrer que la publicité biaise nos comportements les plus automatiques, y compris de façon inconsciente. Et si l'émergence des techniques d'exploration du cerveau nous permettent de mieux comprendre ces mécanismes, nous voulons montrer ici que ces nouvelles connaissances et leur appropriation par le domaine publicitaire (en particulier via le neuromarketing) requièrent un débat le plus large possible sur la présence de la publicité dans l'espace public.

INFLUENCE DE LA PUBLICITÉ SUR NOTRE COMPORTEMENT ET NOTRE CERVEAU

Rappelons tout d'abord l'origine historique de la publicité. Le premier grand saut technique s'opère au début du XXe siècle, en passant d'une simple répétition mécanique du message à une méthodologie élaborée de persuasion des masses. L'un des principaux pionniers de cette "manufacture du consentement" s'appelle Edward Bernays et n'est autre  que le neveu de Freud. Il décide d'utiliser les découvertes de la psychanalyse pour parvenir à une "manipulation consciente, intelligente des opinions et des habitudes" par des "chefs invisibles" (The Century of the Self, 2002). L'exemple le plus frappant de cette nouvelle démarche publicitaire est la  diffusion dans la presse de photos de jeunes femmes belles, modernes et indépendantes, fumant des cigarettes appelées "torches de la liberté". En incitant les femmes à fumer à une époque où ce comportement était réprouvé, Bernays se vanta d'avoir doublé la taille du marché potentiel de l'industrie du tabac !

Grâce à l'imagerie cérébrale, les neuroscientifiques ont récemment commencé à s'intéresser à l'effet de l'image de marque d'un produit sur nos cerveaux. Dans ce contexte, on se focalise sur le système de récompense, un ensemble de régions du cerveau évolutionnairement très ancien. Ce système fait interagir émotions et prises de décision de telle sorte que ces dernières échappent à la rationalité pure.Il se révèle aussi très sensible à certains signaux de notre environnement qui peuvent influencer nos comportements même quand ils ne sont pas perçus consciemment (ce dont on peut s'assurer en laboratoire).

partir de ces connaissances, une équipe de chercheurs américains a comparé l'activité cérébrale du système de récompense chez des individus invités à goûter deux marques de sodas. Lorsque le test se fait en aveugle, les deux marques de boissons sont autant appréciées l'une que l'autre et activent le système de récompense de façon équivalente. Par contre, lorsque les étiquettes sont rendues visibles, l'un des deux sodas active soudainement beaucoup plus le système de récompense et est préféré par la majorité. Cette étude fut la première à montrer par la mesure de l'activité cérébrale comment l'image de marque construite par la publicité peut biaiser les préférences des consommateurs.

Depuis lors, les études visant à mesurer ces préférences au moyen de l'imagerie cérébrale se sont multipliées sous la bannière de ce que l'on appelle le neuromarketing. Jusqu'à présent, cette approche a essentiellement cherché à calibrer le message publicitaire de façon à activer le plus possible le système de récompense. Bien que le neuromarketing  soit aujourd'hui vivement critiqué pour son absence de rigueur scientifique, il pourrait devenir, avec les progrès des neurosciences, un véritable outil d'ingénierie publicitaire.

ENJEUX SANITAIRES DE LA PUBLICITÉ À GRANDE ÉCHELLE

Le ciblage de notre système de récompense par la publicité doit aussi être considéré en termes de santé publique. On sait que le système de récompense est plus vulnérable chez certains individus. Les personnes souffrant d'obésité par exemple voient leur système de récompense activé de façon anormale par des images de nourriture ultra-calorique. La publicité exploite leur vulnérabilité et renforce leurs comportements de surconsommation. Les enfants ayant un système nerveux encore en développement sont aussi très sensibles à la publicité. Sur la base de multiples études issues des plus grands journaux médicaux, l'Agence de l'alimentation britannique demande, pour ces mêmes raisons, que "les enfants aient le droit de grandir à l'abri des pressions commerciales, lesquelles encouragent la consommation d'une nourriture trop riche, trop sucrée et trop salée qui fait courir un risque pour la santé actuelle et future des enfants".

Les estimations menées aux Etats-Unis montrent ainsi que l'obésité infantile pourrait être réduite de près d'un tiers en régulant mieux la publicité des produits alimentaires. Plus généralement, on sait maintenant que la dérégulation du système de récompense accompagne de nombreux troubles psychologiques et psychiatriques. Dans l'attente de travaux scientifiques évaluant l'effet de la publicité sur les populations à risque, il nous semble indispensable d'en appeler au principe de précaution pour réguler les messages commerciaux à destination de nos concitoyens les plus fragiles.

ENJEUX ÉTHIQUES DE LA PUBLICITÉ AU XXIE SIÈCLE

Tous ces éléments révèlent que ce qui est en jeu s'avère beaucoup plus complexe que la simple liberté d'expression invoquée pour le publicitaire. Or cette liberté-là ne va sans une autre liberté complémentaire de la première : la liberté de non-réception. Il s'agit de garantir à chaque citoyen le droit de choisir où et quand il souhaite accéder à de l'information publicitaire. Ceci pour lui permettre de se protéger de son influence ou simplement de se reposer de la surcharge d'information. Selon les estimations, les enfants sont exposés quotidiennement à plusieurs dizaines de spots publicitaires, voire plusieurs milliers aux Etats-Unis. Face à ce bombardement quotidien, la liberté de non-réception des citoyens doit être assurée, en particulier dans l'espace public. L'Etat se doit en effet d'y être le garant de la neutralité commerciale autant que de la sureté psychologique de tout un chacun.

Or, selon nous, les évolutions récentes sont inquiétantes. Par exemple, les usagers du métro parisien auront pu constater le remplacement progressif des affichages sur papier par de très larges écrans plats. Cette technologie exploite le fait que toute image en mouvement dans la périphérie du champ visuel capture automatiquement l'attention de l'individu. Cette réaction automatique, héritage de notre évolution au cours de laquelle le danger pouvait surgir sans prévenir, s'accompagne d'une augmentation du niveau d'alerte et de stress qui favorise la mémorisation du message. En outre, l'intégration dans ces écrans de capteurs mesurant l'intensité du regard peut transformer, à leur insu, les passants en cobayes d'expérimentation publicitaire à grande échelle.

Nous déplorons que les usagers des transports n'aient pas été consultés, ni même informés, de cette évolution qui touche directement leur environnement visuel et entraîne la collecte d'informations sur leur comportement. A cela s'ajoutent les dizaines de milliers d'enquêtes d'opinion que les régies publicitaires ont déjà accumulées (depuis leur apparition, dans les années 1960). Ce traçage prend aujourd'hui un essor sans précédent avec le développement des technologies numériques (puces RFID des badges en tout genre, GPS des smartphones, réseaux sociaux omniprésents, etc.). Aujourd'hui ce "temps de cerveau disponible", profilé et géolocalisé est vendu au prix fort par les afficheurs : la diffusion d'un message publicitaire est quantifiée en Occasion de voir (ODV), facturée à l'unité entre 0,1 et 0,7 euro.  Ainsi une personne vivant en Ile-de-France rapporte une cinquantaine d'euros par jour à l'industrie publicitaire, sans même le savoir.

En l'absence de débat citoyen, le politique cède trop facilement aux pressions des annonceurs et afficheurs, réclamant toujours moins d'entraves pour faire davantage de profits. Ainsi, loin d'en limiter la présence dans l'espace public, la loi du 12 juillet 2010 issue du Grenelle de l'environnement laisse place, selon le ministère lui-même, à "un développement important de secteurs comme ceux du micro-affichage, des bâches, des dispositifs innovants, des publicités sur aéroports ou gares [...], permettant d'envisager une progression de 10 à 30 % des chiffres d'affaires des entreprises investissant dans ces domaines d'activité".

SOLUTIONS ET ALTERNATIVES

Pourtant, réduire la place de la publicité dans l'espace public n'est pas une simple revendication idéaliste. En 2006, le conseil municipal de la ville de Sao Paulo a voté à une quasi-unanimité une loi "Ville propre" bannissant tout affichage publicitaire dans l'espace public. Cinq ans après son entrée en vigueur, un sondage montre que 70 % des résidents de Sao Paulo ont trouvé les effets de cette loi bénéfiques.

Devant les enjeux révélés par les dernières avancées scientifiques, nous souhaitons encourager toute démarche de régulation du système publicitaire actuel et en premier lieu dans l'espace public. En barbouillant des publicités, le collectif des Déboulonneurs a osé un acte de désobéissance civile afin d'être entendu par la collectivité et de pousser le politique à accepter une ré-ouverture du débat. A travers eux, c'est la liberté de non-réception des citoyens que nous devons défendre.

 

Guillaume Dumas est chercheur à la Florida Atlantic University ;

Mehdi Khamassi est chercheur au CNRS ;

Karim Ndiaye est chercheur à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière ;

Yves Jouffe est chercheur à l'université Paris-Est ;

Luc Foubert est docteur de l'Université Pierre et Marie Curie-Paris-VI ;

Camille Roth est chercheur au CNRS.

Les auteurs remercient Célya Gruson-Daniel pour son aide.

Guillaume Dumas, Mehdi Khamassi, Karim Ndiaye, Yves Jouffe, Luc Foubert et Camille Roth, chercheurs en sciences cognitives et sociales

L'accord que Nicole Bricq avait obtenu du groupe Shell en Guyane

à lire sur : 

http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/06/25/exclusif-l-accord-que-nicole-bricq-avait-obtenu-du-groupe-sh.html

Exclusif : l'accord que Nicole Bricq avait obtenu du groupe Shell en Guyane

Lire aussi :

http://recherche.nouvelobs.com/?q=Nicole+Bricq

Les écologistes soutiennent Nicole Bricq sur les forages

Challenges.fr - 2012/06/23-18:01:26
Les défenseurs de l'environnement soupçonnent ce dossier d'avoir motivé la mutation de NicoleBricq de l'Ecologie au Commerce extérieur à l'occasion du remaniement ministériel de jeudi, jour où elle perdait son arbitrage sur les foragesPREMIER BÉMOL DU GOUVERNEMENT" NicoleBricq
avait annoncé il y a dix jours la "remise à plat" du permis de forage pétrolier de Shell en Guyane, disant vouloir réexaminer l'ensemble des permis d'exploration d'hydrocarbures, y compris ceux déjà attribués, dans ...
 

Nicole Bricq juge le parc automobile diesel-essence déséquilibré

Nouvelobs.com - 2012/06/13-20:45:26
par Marion Douet et Gilles Guillaume PARIS (Reuters) - La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Nicole Bricq, s'est déclarée mercredi favorable à des mesures de rééquilibrage du parc automobile français pour faire baisser la part du diesel, au lendemain du classement par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) des gaz d'échappement des moteurs fonctionnant au gazole parmi les substances cancérogènesLe parc depuis 15 ans s'est complètement déséquilibré", a déclaré Nicole Bricq à des ...

17/06/2012

Les ONG peuvent demander le réexamen d'une législation de l’UE

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5216

16-06-2012 - Les ONG peuvent demander le réexamen d'une législation de l’UE 

 En 2008, les ONG PAN-Europe et Stichting Natuur en Milieu demandèrent à la Commission européenne de réexaminer le règlement 149/2008 accordant un assouplissement des normes relatives aux résidus de pesticides dans les aliments. La Commission avait toutefois refusé de procéder au réexamen, au motif que le cadre réglementaire n’octroyait pas aux ONG le droit d’une telle requête. 

Mais un jugement rendu le 14 juin dernier par la Cour européenne de justice permet désormais aux ONG d’avoir accès à la Cour de justice pour demander le réexamen d’une législation. Ainsi, la remise en question des décisions de la Commission devant la Cour de justice ne sera plus l’apanage d’organisations à but lucratif, mais servira également la défense d’intérêts publics via l’intervention d’ONG. Forte de cette annonce, PAN-Europe demande à la Commission d’entamer la révision du règlement 149/2008 pour mettre fin à l’assouplissement massif des normes alimentaires, comme demandé en 2008. 

Cécile Cassier

05/06/2012

Censure sur ARTE : " La Grèce, talon d’Achille de l’Europe? "

NB: j'ai été sur le lien ci-dessous, la vidéo n'est pas disponible !

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communiqué:

Lettre de Vicky Skoumbi dénonçant la censure sur ARTE 
Posted on 18/05/2012 by panos 
 
Chères amies, chers amis, 
 
Le jeudi 16 mai, j’ai participé à l’émission d’Arte 28 minutes sur le thème : La Grèce, talon d’Achille de l’Europe? 
 
 
Je viens de visionner l’émission telle qu’elle a été diffusée et j’en crois pas à mes yeux: le passage où je disais que l’aide accordée à la Grèce a été en réalité une aide aux créanciers du pays, et que les plans de sauvetage successives ont été conçus pour protéger les créanciers d’un défaut éventuel de la Grèce, tout en plongeant le pays à une récession de l’ordre de 20% et en le menant tout droit à la faillite, a tout simplement disparu! Si vous regardez attentivement vous constaterez les traces de coupure par des enchaînements assez abrupts et la non fluidité de la parole après la première intervention de Benjamin Coriat. 
 
De même est passé à la trappe, un passage vers la fin où j’avais évoqué une confrontation qui ne ‘est pas de nature nationale entre Grecs et Allemands, mais bel et bien entre deux camps transnationaux, c’est-à-dire entre ceux qui, en marchant littéralement sur des cadavres, défendent les intérêts du secteur financier d’une part, et, d’autre part, ceux qui défendent les droits démocratiques et sociaux et en fin de compte le droit à une vie digne de ce nom. Je prends à témoin Benjamin Coriat qui participait à l’émission et qui pourrait certifier que j’ai bien tenu ces propos dont la trace disparaît sous les ciseaux du censeur. 
 
Car, cela relève tout simplement de la CENSURE. Une question s’impose : Qui donc contrôle Arte et qui filtre les infos ainsi? 
 
Je l’avoue, je n’en reviens pas. L’émission a été enregistrée ‘dans les conditions du direct’ deux heures et demi avant sa diffusion et que je sache cette formule veut dire qu’on ne coupe pas, à la limite on refait une prise si on a un souci, ce qui a été le cas pour les présentations. Et même si la pratique établie est de couper un peu les longueurs, comment se fait-il que les deux coupes principales portent, comme par hasard, sur des propos concernant les vrais bénéficiaires de l’aide à la Grèce, c’est à dire les banques, ainsi que sur le caractère fallacieux de la supposée confrontation greco-allemande? 
 
Comme vous pouvez d’ailleurs sans doute le constater vous-même, mon temps de parole correspond à un tiers -peut-être même moins- de celui de Monsieur Prévelakis. Celui-ci , avec sa proposition d’un médiateur, sous la tutelle duquel devrait se mettre la Grèce, proposait rien de moins que de suspendre les procédures démocratiques en Grèce et de placer Sarkozy (!) à la position d’un tuteur du peuple grec qui ne saurait être représenté par ses élus, surtout si ceux-là appartiennent par malheur au Syriza. J’ai bondi mais on ne m’a pas laissé le temps de réagir en coupant là l’émission. 
 
Conclure l’émission sur ce propos est absolument scandaleux. Cela n’honore pas, loin de là, Arte qui se revendique d’une sensibilité démocratique. D’ailleurs, si vous regardez un peu attentivement le déroulement juste avant la fin, vous verrez que la dernière question s’adresse à moi, Mme Quin se tourne bien vers moi et non pas vers M. Prévélakis. Et ma réponse concernant les deux Europe qui s’affrontent et qui précédait la conclusion de Georges Prévélakis, est passée complètement à la trappe. 
 
Bref, les coupures, la répartition inégale du temps de parole, la conclusion sur un appel à suspendre la démocratie en Grèce, tout cela, si n’est pas de la manipulation de l’information, c’est quoi au juste? 
 
Voilà bien de questions sur le traitement de l’information par une chaîne européenne qui se veut indépendante. 
 
Merci de diffuser ce message le plus largement possible et de l’afficher sur les réseaux, si vous voulez bien. 

08/05/2012

La justice et le président sortant

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/05/08/karachi-bettencourt-kadhafi-le-citoyen-sarkozy-sur-la-sellette_1697651_3224.html

Bettencourt, Karachi, sondages de l'Elysée... Les affaires qui menacent Sarkozy

 

LE MONDE | 08.05.2012 à 10h46 • Mis à jour le 08.05.2012 à 18h45

Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Pour Nicolas Sarkozy, la perspective est particulièrement désagréable : lui qui avait tant tenu à marquer sa différence avec un Jacques Chirac cerné par les juges risque à son tour, une fois son immunité présidentielle arrivée à son terme - un mois après la fin de son mandat, soit le 15 juin à minuit -, d'être convoqué par des magistrats. Redevenu justiciable ordinaire, M. Sarkozy s'expose en effet, dans les procédures où son nom est cité, à des convocations auxquelles il aurait à répondre en qualité de témoin, de témoin assisté, voire de mis en examen.

Lire "Le statut pénal du chef de l'Etat, mode d'emploi"

Dans la seconde partie de son quinquennat, l'actuel chef de l'Etat a déjà été éclaboussé par plusieurs enquêtes judiciaires qui ont provoqué la mise en cause de nombre de ses proches. Ainsi, dans l'affaire dite des "fadettes", le patron du contre-espionnage Bernard Squarcini et le procureur de Nanterre Philippe Courroye sont poursuivis pour avoir cherché à identifier les sources des journalistes du Monde coupables d'avoir publié des informations gênantes pour le pouvoir dans l'affaire Bettencourt.

> Lire "Les contre-vérités de Sarkozy sur les "fadettes" des journalistes"

Amis de longue date du président, Thierry Gaubert et Nicolas Bazire sont quant à eux mis en examen dans le volet financier de l'affaire de l'attentat de Karachi - dont on commémore le dixième anniversaire, mardi 8 mai. Quant à Eric Woerth, il a subi le même sort dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Ces deux derniers dossiers sont ceux dans lesquels M. Sarkozy ne devrait a priori pas échapper à une convocation.

  • L'affaire Bettencourt, la plus menaçante à court terme

Dans le volet politique du dossier Bettencourt, instruit à Bordeaux, le président sortant est soupçonné d'avoir été financé illégalement par le couple de milliardaires lors de sa campagne présidentielle de 2007. L'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, a déclaré avoir remis à Patrice de Maistre, alors gestionnaire de fortune, 50000 euros en espèces. Une somme, à en croire Mme Thibout, destinée à Eric Woerth, trésorier de la campagne de M. Sarkozy.
Dans le même dossier, le chef de l'Etat est, plus directement, accusé d'être venu 
chercher - comme d'autres hommes politiques - de l'argent liquide au domicile de Liliane et André Bettencourt.

> Voir "Le feuilleton Bettencourt en images"

La juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, relatant les dessous du supplément d'information qu'elle eut à conduire, a provoqué un tollé en révélant en août 2011 dans le livre Sarko m'a tuer (éd. Stock) qu'un témoin avait confié à sa greffière: "J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal." Ses déclarations fracassantes lui ont valu d'être dessaisie du volet "abus de faiblesse" du dossier et une convocation dans le bureau du juge bordelais Jean-Michel Gentil, qui gère désormais les différents aspects de l'affaire.

Le magistrat, qui souhaiterait boucler rapidement son dossier, ne pourra faire l'économie d'une audition de M.Sarkozy, d'autant que d'autres témoignages ou documents ont également évoqué d'éventuelles remises de fonds au profit de l'ancien maire de Neuilly.

Dans une ordonnance du 22 mars, le juge Gentil écrit d'ailleurs, à propos de retraits d'espèces suspects de février et avril 2007 : "Il convient de noter que des témoins attestent d'une visite du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, au domicile des Bettencourt pendant la campagne électorale de 2007, que des investigations sont donc nécessaires s'agissant de ces premières remises de 2007."

  • L'affaire de Karachi, l'ombre du président sortant

Dans l'affaire de Karachi, le juge Renaud Van Ruymbeke qui instruit le volet financier de l'affaire, attend avec impatience les explications de l'actuel chef de l'Etat. Si pour le moment le magistrat n'a pas réuni à l'encontre de l'ancien maire de Neuilly suffisamment d'éléments justifiant une éventuelle mise en examen, son ombre plane sur cette sombre histoire de vente d'armes.

Lire "Affaire de Karachi : l'ombre de Sarkozy"

Le juge semble considérer que les contrats Agosta (la vente de sous-marins au Pakistan) et Sawari II (la cession de frégates à l'Arabie saoudite), conclus en 1994, pourraient avoir donné lieu au versement de rétrocommissions au profit de la campagne présidentielle du premier ministre Edouard Balladur, en 1995. Or, à cette époque, M. Sarkozy était non seulement un acteur de premier plan de la campagne, dont il était le porte-parole, mais il était surtout ministre du budget - qui joue un rôle clé dans les contrats d'armement.

A ce titre, il a notamment validé la création d'une société au Luxembourg, Heine, par où ont transité des commissions suspectes. En janvier2010, la police luxembourgeoise a conclu que les accords sur la création de Heine "semblaient venir directement de M. le premier ministre Balladur et de M. le ministre des finances Nicolas Sarkozy".

Par ailleurs, l'enquête a confirmé la très grande proximité de l'intermédiaire Ziad Takieddine, au cœur des soupçons de redistribution occulte d'argent, avec l'entourage de M. Sarkozy, Claude Guéant, Jean-François Copé et Brice Hortefeux notamment.

Lire aussi "Comment la justice pourrait traiter la piste libyenne"

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Sondages de l'Elysée : un nouveau front judiciaire
 
Autre dossier menaçant pour Nicolas Sarkozy, l'affaire des sondages de l'Elysée, qui porte sur la convention signée en 2007 par Emmanuelle Mignon, ex-directrice du cabinet du chef de l'Etat, avec la société Publifact de Patrick Buisson, conseiller politique de M. Sarkozy. La dépense engendrée - sans appel d'offres - avait été critiquée par la Cour des comptes. Pour ces faits, M. Sarkozy bénéficie de l'immunité présidentielle. Un débat juridique est en cours pour savoir si "le principe constitutionnel de l'inviolabilité" du chef de l'Etat s'étend à ses collaborateurs. La Cour de cassation doit le trancher dans les mois qui viennent.
Mais un deuxième front juridique s'est ouvert depuis que Raymond Avrillier, maire adjoint (Verts) honoraire de Grenoble, s'est fait communiquer par l'Elysée des factures et des sondages de 2007 à 2009. Il a dénoncé le 4 mai au parquet de Paris des éventuels faits prise illégale d'intérêts. Le nouveau procureur, François Molins, doit dire s'il estime que l'immunité présidentielle s'étend à ses collaborateurs.

07/05/2012

Eva Joly ministre de la justice !

Pour une République exemplaire,

une pétition à signer et faire suivre sans modération :


Eva Joly ministre de la justice !

 

18/04/2012

Présidentielles 2012 : testez le Vote de Valeurs

Mais qu'est-ce ?

Avec le Vote de Valeur, la question posée à l'électeur n'est plus

"quel est votre candidat préféré ?", mais

"quelle est votre opinion sur chacun des candidats ?".

Pour répondre, l'électeur donne une valeur à chaque candidat, de -2 (très hostile), à +2 (très favorable). Au dépouillement, le candidat qui obtient le plus de points est élu en un seul tour. 

Voir la suite sur :

Bienvenue ! [Le Vote de Valeur, pour renforcer la démocratie]

http://www.votedevaleur.org/co/votedevaleur.html

www.votedevaleur.org

Avec le Vote de Valeur, la question posée à l'électeur n'est plus "quel est votre candidat préféré ?", mais "quelle est votre opinion sur chacun des candidats ?".

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Le Vote de Valeur, qu'est-ce que c'est ? Pourquoi est-ce que ce serait mieux ?

Présidentielle 2012, participez à l'expérience !

08/04/2012

Scandale de l'amiante : dernières nouvelles

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/amiante-un-ancien-adjoint-de-martine-aubry-mis-en-examen-04-04-2012-1448318_23.php

Amiante : un ancien adjoint de Martine Aubry mis en examen  - Le Point

En mettant en examen, le 8 mars, dans l'affaire de l'amiante, pour homicides, blessures involontaires et abstentions délictueuses, Jean-Luc Pasquier, 63 ans, ancien haut fonctionnaire du ministère du Travail, la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy s'attaque cette fois aux décideurs publics. Et pas des moindres, puisque Jean-Luc Pasquier était l'un des adjoints de Martine Aubry lorsqu'elle occupait le poste de directeur des relations du travail au ministère du Travail entre 1984 et 1987. Une période capitale dans l'affaire de l'amiante qui a valu à l'État d'être condamné par le tribunal administratif de Marseille (1), décision validée par le Conseil d'État le 20 février 2004, celui-ci "n'ayant pas pris les mesures (...) pour protéger la santé publique d'un danger susceptible d'entraîner la mort".

Lobbying

Jean-Luc Pasquier, qui dirigeait le bureau CT4 à la Direction des relations du travail, chargé de faire respecter l'hygiène et la sécurité dans les entreprises, siégeait aussi au Comité permanent amiante (CPA), lobby monté de toutes pièces par les communicants des industriels. Rôle de ce lobby : prôner "l'usage contrôlé de l'amiante" et empêcher la France, puis l'Europe, de bannir cette fibre comme beaucoup d'autres pays européens l'avaient déjà fait.

"Le CPA n'a jamais joué un rôle quelconque institutionnel à mes yeux", expliquait Jean-Luc Pasquier aux gendarmes lors de son audition en 2005 que Le Point a pu consulter. "Nous y étions depuis 1982, car il s'agissait d'un lieu d'échanges dont l'objectif était de promouvoir le risque amiante." Quant au lobbying des industriels, il ne semble pas poser de problème à l'ancien fonctionnaire : "Rien ne s'oppose à ce qu'une organisation ou un individu exerce du lobbying vis-à-vis d'une instance qu'elle soit internationale ou française." Et d'ailleurs existait-il ? Lors de son audition par les gendarmes, le 28 janvier 2010, Martine Aubry déclarait : "Je n'ai jamais entendu parler de lobbying d'industriels au ministère du Travail. D'une manière générale, pendant toute ma carrière au ministère du Travail, je n'ai jamais été l'objet ou vu mes directeurs faire l'objet d'actions de lobbying de la part de chefs d'entreprise."

Click here to find out more!

Par

[1] Tribunal administratif de Marseille, 30 mai 2000, n° 97-5988, M.et Mme Botella et autres contre ministère de l'Emploi et de la Solidarité

sur le même sujet :

L'Andeva espère que ces nouveaux dossiers seront joints aux précédentes plaintes.

04/04/2012 à 19:41

05/03/2012

Eau potable ?

lu sur :

http://www.lesmotsontunsens.com/cinq-fois-plus-de-pesticides-autorises-dans-l-eau-du-robinet-depuis-fevrier-2011-en-toute-discretion

Cinq fois plus de pesticides autorisés dans l'eau du robinet depuis février 2011 ! En toute discrétion...

 

 

Ne le lisez pas trop fort, ça risquerait de s'ébruiter : En catimini, en février 2011, le ministère de la Santé a décidé de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l'eau du robinet. Désormais à consommer avec modération...

 

C'est l'associationGénérations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui a levé le lièvre le 7 février 2012, dans une indifférence médiatique totale.

Depuis 1998, un avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF) tenait lieu de réglementation. Dans une transposition quelque peu olé-olé de la directive européenne 98/83, le CSHPF avait en effet décidé que l'eau ne devait "pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments" si un pesticide s'y trouvait à une quantité supérieure à 20% d'une valeur répondant au doux nom de "valeur sanitaire maximale" (VMax, définie par divers organismes : OMS, EFSA, AFSSA...). Une interprétation qui dépassait déjà largement les normes européennes.

Les pesticides, c'est bon... buvez-en !

La "nouveauté", c'est qu'en février 2011, une instructionde la Direction Générale de la Santé (DGS, dépendant du ministère de la Santé), passée totalement inaperçue jusque là, a tout chamboulé. Sans tambour ni trompette, le ministère s'est donc jeté à l'eau et a décidé de porter les "seuils de potabilité" à 100% de la VMax. Soit une multiplication par 5 des seuils en vigueur ! DéfoliantDécoiffant !

"Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l'eau 5 fois plus importantes qu'avant décembre 2010 !" déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. "Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats-Unis, on va maintenant tolérer jusqu'à 300 μg/l pendant plus d'un mois alors qu'auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/l pendant la même durée !" fulmine-t-il.

Le ministère de la Santé en eaux troubles...

Autre conséquence de cette nouvelle mesure sanitaire : la baisse artificielle du nombre de personnes concernées par une présence excessive de pesticides nécessitant une restriction d'utilisation de l'eau. On est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces restrictions en 2009 à une estimation de 8 939, selon les chiffres du ministère ! De la belle ouvrage...

"Cette amélioration en trompe l'oeil n'est due qu'à une manipulation des valeurs de pesticides acceptées dans l'eau et pas à une véritable amélioration de la situation" proteste François Veillerette qui voit là "la preuve que les autorités publiques ont renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la fièvre !"...

Et bientôt, au fil de l'eau, il suffira d'arroser son jardin pour le désherber ? On n'arrête pas le progrès...

[Remarque,  la décision date du 9 décembre 2010, elle n'a été publiée au Bulletin Officiel que le 15 février 2011]

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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l'information est parue aussi dans le Canard Enchaîné du mercredi 29/2/12.

eau potable ?.png

13/02/2012

Interpeller Hollande sur la taxe Tobin

communiqué :

"Face à la caricature de taxe Tobin proposée par Nicolas Sarkozy, les associations de solidarité internationale membres de la coalition "Robin des Bois" nous ont proposé d'interpeller François Hollande pour qu'il prenne enfin une position claire sur le niveau et la destination des fonds collectés par la taxe sur les transactions financières qu'il propose. Vous trouverez ci-joint le texte d'un e-mail d'interpellation.

LA TAXE ROBIN DES BOIS

La France s'apprête d'ici début mars à adopter une "taxe sur les transactions financières". Victoire ? Pas vraiment, car Nicolas Sarkozy a annoncé une taxe au rabais et dont les revenus seraient finalement destinés au budget national et à "réduire les déficits"...

En clair : le gouvernement a cédé à la finance et nous vole la taxe !
Utopie quand il s'agissait de lutter contre la spéculation, l'extrême pauvreté et les défis planétaires, la taxe risque de devenir qu'un simple produit de façade à l'approche des élections. Ne dégageant qu'un milliard d'euros, une telle taxe ne peut avoir aucun effet dissuasif sur la spéculation, ni répondre aux exigences considérables posées par le changement climatique, l'extrême pauvreté et les grandes pandémies comme celle du sida.

Mais il est encore possible d'agir : puisque le gouvernement refuse d'entendre la voix des citoyens, c'est désormais aux parlementaires, que nous devons nous adresser : les députés et sénateurs ont le pouvoir de remettre la taxe dans le bon sens !

Le projet de loi de cette taxe au rabais est en ce moment même discuté à l'Assemblée nationale, qui devrait le voter en début de semaine prochaine. Puis le texte fera la navette au Sénat et à nouveau à l'Assemblée.

Aidez-nous à convaincre le candidat aux présidentielles et les parlementaires socialistes de modifier le texte, en proposant une alternative au projet du gouvernement, pour que la France mette en place une VRAIE taxe Robin des Bois !

Envoyez le texte ci-dessous à François Hollande : 

contact@francoishollande.fr 

avec en titre de mail :

Taxe sur les transactions financières

(il suffit de faire un copié collé du texte ci-dessous)

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Monsieur Hollande,

Aujourd'hui, au lieu d'honorer ses engagements, le Président de la République Nicolas Sarkozy a tranché : la taxe française sur les transactions financières, en plus d'être au rabais, ne deviendra pas un outil historique pour lutter contre les dérives du secteur financier et les injustices mondiales. Le gouvernement balaye d'un revers de main les 500 000 citoyens européens et les 82% de Français qui demandent une taxe efficace contre la spéculation financière et dont le produit soit alloué à la solidarité internationale.1

Vous vous êtes déjà engagé pour l'instauration d'une taxe sur les transactions financières tant au niveau français qu'européen. Toutefois, tant vos déclarations que les initiatives parlementaires de votre groupe omettent l'un des principes fondamentaux d'une telle taxe : lutter pour le développement, contre les grandes pandémies et les conséquences désastreuses du changement climatique dans les pays du Sud.

Aujourd'hui, Monsieur Hollande, la balle est dans votre camp.
En tant que candidat présidentiel du plus grand parti d'opposition, vous avez le pouvoir d'influencer le projet de loi qui est en cours de discussion au Parlement jusqu'au 8 mars. Nous vous demandons de donner suite à votre discours au Bourget en exprimant votre soutien public à "une véritable taxe sur les transactions financières" pour dégonfler la bulle financière, lutter contre la pauvreté, les grandes pandémies et le changement climatique, et d'appeler les parlementaires socialistes à amender en ce sens le texte déposé par le gouvernement.

Monsieur Hollande, ferez-vous mieux que Nicolas Sarkozy ?

Pour être bien surs que notre message sera entendu, vous pouvez également interpeller Michel Sapin, chargé du projet présidentiel auprès de François Hollande, et Kader Arif, "monsieur développement" de l'équipe de campagne de François Hollande, et nous aider à diffuser au maximum cette action : 

http://www.taxerobindesbois.org/latest/action-urgente-hol...

1 : 82% des Français considèrent que le produit de la taxe sur les transactions financières (TTF) devrait être affecté à la solidarité internationale, Sondage CSA de décembre 2011

12/02/2012

Pour les vacanciers qui viennent dans le sud !

Vers une privatisation de l'accès au littoral ?

 

http://www.midilibre.fr/2012/02/10/grand-et-petit-travers-dites-adieu-aux-autos,456239.php

 

voir aussi :

Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers ...


http://collectifuneplacepourtous.midiblogs.com/archive/2012/02/11/fermeture-definitive-de-la-route-du-petit-travers-grand-trav2.html


 


25/01/2012

Le projet de budget des Verts

lu sur :

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/25/quatre-economistes-donnent-un-satisfecit-au-projet-de-budget-d-eva-joly_1634090_1471069.html

Quatre économistes donnent un satisfecit au projet de budget d'Eva Joly

Les écologistes ont soumis les hypothèses de travail de leur "budget vert" à un audit de chercheurs indépendants.

Ras le bol d'être assimilés sans cesse à la seule défense des pâquerettes et du monde animal. Les écologistes ont beaucoup travaillé, et ce depuis des années, sur les questions économiques : croissance, chômage, économies d'énergie bien sûr, mais aussi diminution de la dette et redressement de la balance commerciale. Un travail effectué en pure perte pour le moment, puisque, dans l'opinion, si l'idée de transaction énergétique n'a cessé de marquer des points, celle d'une véritable économie verte fondée sur une croissance positive et des créations d'emplois ne convainc guère.

Conscients d'être dans une campagne électorale dominée par la réponse à apporter à la crise, les écologistes, évidemment soucieux de ne pas se laisser marginaliser, ont souhaité montrer que leurs propositions tenaient la route. Comme l'explique le député européen Pascal Canfin, l'expert économique d'Eva Joly, qui a travaillé sur le "budget vert", l'idée est de montrer que "les politiques écologiques sont meilleures pour l'économie et meilleures pour la planète".

Ils ont donc soumis le projet de budget présenté à la presse par Eva Joly le 4 octobre 2011 à quatre économistes de l'OFCE, sans lien avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV),  pour mission de mesurer l'impact macro-économique d'un tel budget.

Les résultats de l'étude sont assez concluants. Les mesures budgétaires proposées par Eva Joly (réorientation de la fiscalité vers la fiscalité environnementale, avec l'instauration d'une contribution climat-énergie, augmentation des dépenses d'investissements publics, notamment dans les filières vertes et la construction de logements neufs, relèvement des prélèvements obligatoires sur les hauts salaires et les revenus du capital) constitueraient, selon les quatre économistes auteurs de l'étude, un modèle efficace pour sortir de la crise.

BON POiNT 

Comparé au budget de référence, qui est celui adopté par le projet de loi de finances de septembre 2011, et en considérant que les budgets suivants seraient identiques, l'instauration d'un "budget vert" permettrait la création de 400 000 emplois supplémentaires à l'horizon 2015. Ces créations d'emplois supplémentaires permettraient une baisse du taux de chômage à 8,3 % en 2015.

Par ailleurs, l'augmentation progressive de la fiscalité écologique couplée au plan d'économies d'énergies permettrait une baisse des émissions des gaz à effet de serre. La baisse des émissions de CO2 serait de 32 % d'ici à 2020, ce qui permettrait d'atteindre les objectifs préconisés par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

EMPLOIS VERTS

Un bon point également pour les écologistes en ce qui concerne la diminution de la dette, si l'on en croit les auteurs de l'étude, puisque les choix budgétaires d'Eva Joly permettent de ramener le déficit public sous les 3 % en 2014. Enfin, contrairement aux idées reçues, selon lesquelles les écologistes seraient tous des adeptes de la décroissance, le modèle soumis à l'audit des chercheurs aurait un effet positif sur la croissance.

Le mécanisme est simple : les créations d'emplois et les investissements verts créent un effet d'entrainement favorable à l'activité économique. Dès la première année d'instauration d'un "budget vert", les mesures préconisées auraient un impact positif de 0,9 point de produit intérieur brut (PIB) et de 1,8 point de PIB sur deux ans.

C'est la première fois qu'un parti politique, et qu'une candidate à l'élection présidentielle soumettent leurs hypothèses de travail à un audit effectué par des chercheurs indépendants. Les résultats obtenus devraient susciter débats et réflexions.

27/12/2011

Le commerce avec Israël en temps de crise

pétition :

Non à l’achat par la France de 318 millions d’euros de drones à Israël ! 

Embargo militaire immédiat contre Israël!

Le ministère de la Défense français a pris le 20 juillet  la scandaleuse décision d’acheter pour plus de 318 millions d’euros d'armes de guerre à Israël. Alors que cet état hors-la-loi se rend, jour après jour, coupable de graves violations du droit international, alors que l’heure est à la démilitarisation, aux économies budgétaires et aux sanctions contre l’impunité d’Israël, le choix du ministère de la Défense français est indigne, et nous indigne.


Israël a un bilan bien établi de violations du droit international et des droits humains au cours de ses diverses opérations et agressions militaires, invasions et occupations de territoires palestiniens et d'autres pays arabes, par l’emploi abusif et indiscriminé de la force et le ciblage délibéré des civils et des infrastructures. Il en résulte une répétition incessante de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

La Campagne BDS France, comme le BNC palestinien, appelle donc à un embargo militaire immédiat contre Israël, similaire à celui imposé contre l’Afrique du Sud dans le passé.

 Nous demandons l’annulation immédiate de ce contrat d’achats de drones à Israël. 


lien pour signer la pétition :

BDS France | Boycott - Désinvestissement - Sanctions

Nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s engagé-e-s à signer la pétition initiée par la Campagne BDS France et qui sera ensuite adressée au Ministre de la Défense.

Campagne BDS France -

Site : www.bdsfrance.org

E-mail : campagnebdsfrance@yahoo.fr

21/12/2011

De 1% à 3% ou 4% ... peut-être (qui va payer la différence ?)

Je viens d'entendre à la radio que la Banque Centrale Européenne (BCE) allait prêter de l'argent aux banques privées à un taux de 1%, ce qui permettra à ces banques privées de prêter aux États européens à 3 ou 4% (peut-être ...).

Regardez donc la vidéo suivante :

Comprendre la dette publique en quelques minutes

 http://www.youtube.com/watch?v=AAyyp_zeWtE (13'29")

14/12/2011

Antennes-relais : contestation en Lozère

communiqué:

Les jeunes du village de VERDEZUN 48140 - Lozère - se sont mobilisés contre l'implantation de nouvelles antennes-relais dans leur village.

Ils ont réalisé un clip vidéo diffusé sur youtube "Sauvons Verdezun 48".

 

Diffuser le lien de leur vidéo pour élargir son visionnement serait un grand encouragement pour la poursuite de leur engagement.

 

D'avance, un grand merci de leur part.

 

http://www.youtube.com/watch?v=RMALdf1oK8g

 

Bonjour,

 

Merci, POUR NOUS SOUTENIR, de visionner ce petit clip sur la  Lozère (cliquez sur le lien ci-dessous) et de le FAIRE SUIVRE A TOUS VOS CORRESPONDANTS E-MAIL et à tous ceux qui s'indignent contre l'absurdité !

 

Nous souhaitons atteindre plusieurs milliers de visionnages pour afficher par la suite le chiffre à ceux qui bafouent le citoyen comme dans notre cas.

 

Scandale d'une 2ème antenne multi-opérateurs de 37 m de haut à 50 m des 1ères habitations en Lozère, département pourtant le moins peuplé de France ! Sans aucune concertation ! Sur la colline de Verdezun au Malzieu-Vile en Margeride au dessus des pittoresques Gorges de la Truyère.

 

Merci de transférer "dans la foulée" ce lien. C'est essentiel.

 

Cordialement et MERCI D'AVANCE.

Collectif "Sauvons Verdezun 48"

 

LIEN:

 

http://www.youtube.com/watch?v=RMALdf1oK8g

 

ROBIN DES TOITS

Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris

Tél. : 33 1 43 55 96 08

E-mail : contact@robindestoits.org

http://www.robindestoits.org