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11/04/2011

Le gaz de schiste en France (suite)

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/le-gaz-de-schiste-ennemi-public-numero-un-11-04-2011-1317850_59.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110411

Le gaz de schiste, ennemi public numéro un 

Le Point.fr - Publié le 11/04/2011 à 10:50 - Modifié le 11/04/2011 à 10:51

En novembre 2010, le vent de la colère s'est de nouveau levé sur la terre du Larzac. José Bové, qui commençait peut-être à s'ankyloser au Parlement de Strasbourg, s'est trouvé une nouvelle croisade : combattre le gaz de schiste. La fronde a pris comme un feu de prairie dans tout le pays. Déjà, des dizaines de manifestations ont réuni des dizaines de milliers de personnes. En Provence, dans les Cévennes, dans le Quercy, dans le Jura, c'est partout la même jacquerie. Partout, des collectifs antigaz de schiste éclosent ­spontanément.

Sentant le vent tourner, les partis politiques mettent de l'eau dans leur gaz de schiste. Tous ! Les Verts, naturellement, mais aussi le PS, le Front de gauche, le PC, l'UMP et même le Front national. Touchante unanimité. Les ministres de l'Écologie et de l'Industrie ont vite compris le message et ont donc gelé les délivrances de permis d'exploration en attendant la remise d'un rapport réclamé dans l'urgence.

Le paradoxe, c'est qu'au même moment le gouvernement veut geler le tarif du gaz, qui s'est envolé de 20 % en un an (en comptant la dernière hausse de 5,2 %). Cette augmentation, qui résulte de l'application des contrats à long terme avec la Norvège, l'Algérie et la Russie, pourrait effectivement être contrecarrée par... les gaz de schiste. Aux États-Unis, leur développement fulgurant a fait chuter le prix du gaz. Mais, en France, la résistance est d'un autre ordre...

Le gaz de schiste n'est d'ailleurs pas le seul à être dans le collimateur des Français. Il y a aussi l'huile de schiste. On découvre, aujourd'hui, qu'une grande partie du pays est prospectée par les chasseurs d'or noir, qu'il soit liquide ou gazeux. Au 1er janvier 2011, toutes énergies fossiles confondues, l'État français a délivré 62 permis d'exploration (62 942 km2) et instruit 83 demandes de permis (121 134 km2). Un tiers du territoire français au total !

Vous avez dit gaz de schiste ?

Il s'agit du méthane piégé intimement dans la roche sédimentaire qui l'a fabriqué. Ces couches gisent généralement au-dessous de 2 000 mètres de profondeur. L'exploitation de ce gaz n'est devenue économiquement possible que depuis la mise au point de la technique de fracturation : de l'eau injectée sous pression dans la roche afin de créer des fissures par où le gaz peut s'échapper. Une fois parvenu, par un puits vertical, jusqu'à la couche à exploiter, on fore à l'horizontale sur plusieurs kilomètres (jusqu'à trois). Selon Total, dix à quinze puits peuvent être installés sur une même plate-forme de forage, afin de rayonner dans toutes les directions.

Une étude évoque la présence de 2 380 milliards de mètres cubes de gaz, de quoi alimenter la France jusqu'en 2060. Mais chacun s'accorde à dire qu'il ne s'agit que d'une estimation grossière, obtenue en multipliant la teneur en gaz théorique d'une couche de schiste par sa surface. Le potentiel exploitable est sans doute dix fois inférieur.

L'exploration et la spéculation

Aux côtés de poids lourds comme Total et, plus en retrait, GDF Suez, on trouve beaucoup de pétroliers indépendants, tels l'australien Queensland Gas Company, le canadien Realm, les américains Devon et Eagle. Mais d'autres détenteurs ou demandeurs de permis ne sont que des fonds d'investissement qui suivent là un filon de spéculation et cherchent à monnayer au plus offrant les permis qu'ils décrochent. C'est le cas, par exemple, de la société 3 Legs Oil & Gas (île de Man), qui possède le permis d'exploration de Valence et sollicite celui de Cahors, ou encore de la firme américano-suisse (Texas) Schuepbach Energy, qui détient le permis de Villeneuve-de-Berg et en brigue trois autres.

Chaud devant

La France s'étant engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, les écologistes préféreraient que les investissements consacrés à la recherche de gaz de schiste aillent plutôt aux énergies renouvelables. Réponse de Bruno Courmes, le "monsieur schiste" chez Total : "Total compte investir quatre à cinq milliards d'euros dans les énergies nouvelles d'ici à 2020. Infiniment plus que dans le schiste ! Et puis ce gaz, moins émetteur de CO2 que le charbon, peut servir d'énergie relais en attendant la montée en puissance du solaire." Sauf que le charbon est peu utilisé en France.

Que d'eau, que d'eau !

Les opposants reprochent au forage de consommer entre 10 000 et 20 000 mètres cubes d'eau. Compte tenu du recyclage possible d'une partie de cette eau (entre 20 et 80 %), il faut prévoir 200 000 mètres cubes pour forer les douze puits d'une plate-forme. Le chiffre paraît impressionnant, mais après tout, ce n'est que le volume nécessaire pour irriguer un champ de maïs de 80 hectares en année sèche.

Des nappes phréatiques menacées

L'eau injectée pour fracturer la roche contient de nombreux additifs pour maintenir l'ouverture des failles (sable très fin), tuer les bactéries se nourrissant de gaz, réduire les frictions, gélifier l'eau, inhiber la corrosion... Selon le Centre Tyndall (université de Manchester), certains de ces additifs seraient toxiques et cancérogènes. Lors du forage des douze puits d'une plate-forme, c'est entre 2 000 et 7 000 tonnes d'additifs qui sont ainsi injectées dans le sous-sol. Les opposants au gaz de schiste voient déjà ces ­additifs migrer jusqu'aux nappes phréatiques par les fissures de fracturation. Didier Bonijoly, chef du bureau de géologie du Bureau des recherches géologiques et minières, conteste cette vision simpliste : "En général, les couches de schiste visées par les explorations en France sont bien trop profondes pour que les fissures puissent atteindre les nappes phréatiques proches de la surface." Il n'empêche que, "dans nos régions géologiquement agitées, les couches de schistes sont plissées et fracturées, si bien qu'on peut imaginer une migration verticale des additifs par les failles de schiste", explique Bernard Collot, un géologue ancien d'Exxon.

Les États-Unis ont tout faux

Après avoir vu le film Gasland, diffusé le 4 avril sur Canal+, quel fou voudrait encore exploiter en France du gaz de schiste comme on le fait aux États-Unis ? Après un an de périple dans l'Amérique des champs gaziers, le réalisateur Josh Fox a rapporté des images épouvantables. Apocalypse now ! Beaucoup des malheureux qui ont accepté des forages sur leur terrain en échange d'un petit pactole s'en mordent aujourd'hui les doigts. Ils se retrouvent avec des nappes phréatiques contaminées, de l'eau pétillant de méthane au sortir des robinets, une noria infernale de camions, une atmosphère polluée... Les riverains des puits subissent malaises, éruptions de boutons et troubles multiples...

Voilà pourtant deux ans seulement, l'Amérique avait cru trouver avec cette énergie nationale la panacée contre le pétrole cher et la dépendance étrangère. Depuis lors, des milliers de puits ont été forés à la va-vite. Comme au temps de la ruée vers l'or, sans grandes précautions écologiques. Un seul exemple : en Pennsylvanie, un rapport publié l'été dernier dresse une liste de 1 435 violations du droit environnemental. C'est partout comme cela. Il faut dire que l'industrie gazière possédait un solide appui à Washington en la personne de Dick Cheney, vice-président de Bush entre 2001 et 2009 et P-DG de Halliburton, l'une des principales firmes en cause.

Le modèle américain serait-il exportable en France ? Avec Gasland, c'est râpé. Nathalie Kosciusko-Morizet l'a promis : "On n'exploitera jamais le gaz de schiste comme aux États-Unis." Peut-on la croire ?

La colonisation rampante du paysage

Si l'on se réfère à l'exemple américain, un champ gazier de 50 kilomètres de côté, pour être correctement exploité, nécessiterait autour de 2 000 plates-formes occupant 2 hectares lors du forage, qui peut prendre entre 500 et 1 500 jours. Il faut s'attendre à un important va-et-vient de camions pour acheminer le matériel de forage (tubes, eau, additifs, béton, machines...) et emporter les déblais de forage (environ 830 mètres cubes pour un puits de 3,2 kilomètres de longueur). L'État de New York a estimé entre 4 300 et 6 600 le nombre de rotations par plate-forme. Petite précision qui a son importance : au bout d'un an, la production d'un puits peut chuter au point de nécessiter une nouvelle campagne de fracturation, avec une nouvelle vague de camions.

Dans quelques semaines, les experts rendront leur rapport sur le gaz de schiste. Mais quelle importance ? À un an de la présidentielle, aucun candidat ne prendra le risque de jouer le gaz de schiste. Aucun candidat, fût-il Sarkozy...

09/04/2011

À propos de gaz de schiste : un article du New York Times

à lire sur :

http://www.nytimes.com/2011/02/27/us/27gas.html?_r=2&hp

Regulation Lax as Gas Wells' Tainted Water Hits Rivers 

"The American landscape is dotted with hundreds of thousands of new wells and drilling rigs, as the country scrambles to tap into this century’s gold rush — for natural gas. "...

Résumé en français sur :

http://ownilive.com/2011/03/01/pennsylvanie-des-puits-de-gaz-de-schiste-explosent-
les-compteurs-geiger/

03/04/2011

Electricité, gaz, téléphone: des tarifs sociaux bien planqués

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/01012329117-electricite-gaz-telephone-des-tarifs-sociaux-bien-planques

Electricité, gaz, téléphone: des tarifs sociaux bien planqués

DECRYPTAGE

Les tarifs sociaux, censés alléger les factures des plus démunis, se multiplient. Mal connus, mal appliqués, ils ne servent pas à grand chose. 

Et voilà, les prix du gaz augmentent encore, de 5,2% cette fois. Soit une hausse de plus de 20% en un an. Quant aux tarifs de l'électricité, ce n'est pas vraiment mieux. Selon Les Echos, EDF réclame une hausse de 30% d'ici 2015. «Dans l'ensemble, depuis cinq ans, on constate une augmentation des prix des services essentiels, dont on ne peut pas se passer. Que ce soit le gaz, l'électricité  mais aussi le fioul, l'essence, l'ADSL, les assurances...», énumère Thierry Saniez de l'association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie).

Comme pansement social à ces hausses, les politiques, de droite comme de gauche, brandissent les tarifs sociaux, censés alléger les factures des plus démunis. Ils existent déjà pour l'électricité, le gaz et le téléphone fixe. Le Premier ministre, François Fillon, en a promis un (il y a plus d'un an) pour faciliter l'accès à Internet. Le Parlement vient de voter une loi instaurant un tarif social de l'eau. Quant à Yves Cochet (Verts), il veut dupliquer l'idée pour les prix des carburants. Efficace?

L'idée est bonne mais en pratique le fonctionnement n'est pas satisfaisant. Revue des principaux problèmes. Et pistes de solutions.

La galère pour y accéder

Prenez le tarif première nécessité (TPN), mis sur pied par EDF en 2004 et le tarif spécial de solidarité (TSS) valable pour le gaz. Pour en bénéficier, il faut être éligible à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C). Sauf que cela n'a rien d'automatique. La caisse primaire d'assurance maladie envoie un formulaire aux personnes concernées. Complexe, comme tous les formulaires, avec une mention spéciale sur le nombre de chiffres à recopier. «Cela multiplie les risques d'erreur, sans compter les documents qui se perdent, ceux qui ne sont pas envoyés à la bonne adresse... Et tous ceux qui n'ont pas de factures en leur nom, qu'ils vivent chez des proches ou en concubinage», explique Stéphane Mialot, directeur des services du médiateur de l'énergie.

Pour le téléphone fixe, France Télécom propose depuis plus de dix ans une réduction sur l'abonnement de base. Sont éligibles cette fois les personnes touchant le RSA (revenu de solidarité active), l'allocation adulte handicapé ou l'allocation de solidarité spécifique (pour les chômeurs en fin de droits). Aucun courrier n'est envoyé pour informer les bénéficiaires potentiels. Ceux qui par chance sont au courant doivent demander un formulaire au Pôle emploi.

C'est l'un des gros points noirs de ces tarifs sociaux, ils sont peu connus. «Il faut dire que les entreprises ne communiquent pas beaucoup sur le sujet. On avait mené l'enquête il y a quelques années sur les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz, peu de travailleurs sociaux en avaient connaissance», rapporte Pierre Mazet, de l'observatoire du non recours aux droits et services.

Très peu de personnes en bénéficient 

L'écart entre les bénéficiaires potentiels et réels est important. Pire, il se creuse. L'année dernière, le nombre de ménages profitant du TPN (électricité) a chuté, et pas qu'un peu. Ils étaient 940.000 fin décembre 2009 et seulement 625.000 (-33%) en 2010. Comment expliquer cette baisse? EDF plaide la bonne foi, disant ne pas avoir d'explication. La nécessité de refaire chaque année la demande (et donc la paperasse) serait un élément d'explication.

Quoi qu'il en soit, ces chiffres sont le signe du mauvais fonctionnement de ces tarifs sociaux. On estime à deux millions le nombre de personnes éligibles au TPN et à un million pour le tarif spécial du gaz (contre 300.000 dans les faits).

Concernant le téléphone, même constat. Quelque 330.000 clients bénéficient de la réduction sur l'abonnement à la ligne fixe. «Leur nombre baisse mais c'est normal, il suit l'évolution des abonnements de ligne fixe. Les gens préfèrent le portable», assure-t-on chez France Télécom qui se targue de proposer depuis un an et demi — «avant nos concurrents et avant que le gouvernement nous le demande» — un forfait mobile spécial RSA. Sauf que là, encore, ils sont très peu à en bénéficier, à peine 4.500.

Pas du tout à la hauteur des factures

Dans le cas du forfait mobile d'Orange, c'est 10 euros par mois pour 40 minutes de communication et 40 SMS. Sachant qu'une fois le temps épuisé, il faut racheter des recharges au prix fort. Quand on sait que les premiers forfaits classiques commencent à 15 euros par mois... On comprend mieux que peu de personnes fassent les démarches.

Pour l'électricité, c'est encore pire. «Le tarif première nécessité ne couvre pas du tout les frais de chauffage. Il a été pensé pour garantir le minimum de lumière et le fonctionnement du frigo», indique Stéphane Mialot. Le TPN n'offre qu'une réduction sur l'abonnement et sur les 100 premiers kWh consommés chaque mois. C'est très peu. Cela revient à une économie d'environ 88 euros par an! C'est rien du tout quand on sait que la facture moyenne d'électricité est de 600 euros par an, et monte facilement à 1000 euros quand on utilise un chauffage électrique. «Or, souvent les personnes dans le besoin vivent dans des appartements mal isolés avec des radiateurs électriques», rappelle comme une évidence Stéphane Mialot.

Comment améliorer

Première idée, valable pour le gaz et l'électricité: automatiser l'application des tarifs sociaux pour éviter la case paperasse. «Cela fait des années que cette mesure de bon sens est imminente, on attend toujours», ironise Pierre Mazet. «Concrètement, on voit mal comment cela va fonctionner, estime Stéphane Mialot. Encore faudrait-il que les fichiers des adresses soient à jour... Et cela ne résout pas tout : quand la personne n'a pas de facture à son nom, elle n'a pas droit à l'aide.»

L'association de consommateur CLCV milite pour une solution plus radicale : «Repenser le système, réfléchir à un dispositif global plutôt que de multiplier comme ça les tarifs sociaux pour colmater les trous, juge Thierry Saniez. On a fait des propositions, elles sont sur la table. Maintenant, cela relève d'un choix politique. Veut-on, oui ou non, garantir l'accès pour tous aux services essentiels?» 

27/03/2011

L'ONG Amnesty international : dérives financières ?

lu sur le Canard enchaîné de cette semaine :

 

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20/03/2011

Le parquet veut un non-lieu dans l'enquête sur le nuage de Tchernobyl

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/01012326365-le-parquet-veut-un-non-lieu-dans-l-enquete-sur-le-nuage-de-tchernobyl

18/03/2011 à 13h38 (mise à jour à 14h28)

Le parquet veut un non-lieu dans l'enquête sur le nuage de Tchernobyl

Le parquet général va requérir un non-lieu dans l’enquête sur le passage en France du nuage radioactif de Tchernobyl lors d’une audience de la cour d’appel de Paris le 31 mars, au grand dam des parties civiles, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris doit étudier le 31 mars l’appel formé par le Pr Pierre Pellerin, mis en examen pour tromperie aggravée dans cette affaire, contre le refus de la juge d’instruction chargée de l’enquête d’ordonner un non-lieu, a-t-on appris auprès du cabinet de Me Bernard Fau, avocat des parties civiles.

La juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy a parallèlement été suspendue dans ce dossier dans l’attente de la décision de la cour d’appel, a-t-on précisé.

«Cette attitude vise à étouffer l’instruction pénale portant sur la problématique majeure de la communication officielle en direction des populations, lors des catastrophes nucléaires, ce qui est absolument intolérable», a réagi Chantal Lhoir, coprésidente de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT), dans un communiqué.

L’association demande au garde des Sceaux Michel Mercier d’empêcher toute «entrave» au déroulement de l’instruction, en particulier que le parquet ne requière pas de non-lieu dans cette affaire.

Dans les jours qui ont suivi l’explosion du réacteur N°4 de la centrale ukrainienne de Tchernobyl le 26 avril 1986, le Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI), dirigé par le Pr Pierre Pellerin, avait diffusé plusieurs communiqués rassurants, affirmant notamment que «l’élévation relative de la radioactivité» en France était «très largement inférieure aux limites réglementaires».

L’enquête sur le passage en France du nuage de Tchernobyl, a été ouverte en juillet 2001 suite à une plainte de l’AMFT et de la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad).

M. Pellerin est seul mis en examen dans cette affaire.

(Source AFP)

14/03/2011

Petite histoire polynésienne

... sur la folie des grandeurs de ceux qui obtiennent nos votes !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/l-avion-de-gaston-flosse-vendu-au-royaume-du-bhoutan-13-03-2011-1305761_23.php

Le Point.fr - Publié le 13/03/2011 à 11:55

L'avion de Gaston Flosse vendu au royaume du Bhoutan

L'ATR 42-500 de la présidence de la Polynésie française semble enfin avoir trouvé preneur. Acquis en 2003 pour une douzaine de millions d'euros, il avait été surnommé "Air Flosse One" par analogie avec l'Air Force One américain. À l'époque, Gaston Flosse régnait sur Tahiti. Ses successeurs ont trouvé que ces dépenses étaient démesurées. Imaginez une ville de 260 000 habitants entretenant un tel avion de ligne prévu pour transporter cinquante passagers. Certes, la Polynésie française et ses îles couvrent un territoire grand comme l'Europe, mais la compagnie locale Air Tahiti en assure parfaitement la desserte avec des vols au moins quotidiens, sauf aux Australes, très peu peuplées.

En vente depuis plus d'un an, l'ATR 42 immatriculé F-OITQ "faisait du béton" sur l'aéroport de Faaa, près de Papeete. Cette activité réduite s'affiche au compteur d'heures de vol avec seulement 3 072 heures. Un bi-turbopropulseur de cette catégorie exploité par une compagnie aérienne totaliserait plus de 15 000 heures.

Cap sur l'Himalaya

Aussi l'acquéreur fait-il une bonne affaire en l'achetant 6,2 millions d'euros. MK Tek Europe, une société de maintenance, a remporté l'appel d'offres. Ce broker est spécialiste du négoce d'ATR et de Brasilia. Le client final est Drukair, la compagnie nationale du royaume du Bhoutan. Quelques travaux sont nécessaires pour adapter la cabine de l'avion. Du temps de Flosse, elle ne comptait que vingt-deux sièges et un luxueux salon pour huit personnes.

Coincé entre l'Inde et la Chine, le royaume du Bhoutan lance cette petite compagnie aérienne Drukair, qui va s'équiper également de deux Airbus A319, outre cet ATR adapté aux pistes très courtes accrochées aux contreforts de l'Himalaya d'où partent les amateurs de trekking. Les conditions météo y sont extrêmes au point que la compagnie précise contractuellement qu'elle peut annuler sans préavis et demande aux passagers de prévoir des billets flexibles en cas de correspondance. Fini les eaux turquoise des lagons, l'ATR va désormais voler au-dessus des neiges éternelles et négocier des itinéraires pour contourner des sommets inaccessibles.

08/03/2011

Le 1er mai 2011

communiqué :

Le 1er mai 2011 tous à Paris, pour une marche citoyenne sur l’Elysée.

 

Inconséquence politique, échec économique, casse sociale, rupture du pacte républicain, atteinte à l’égalité des chances, politique de la peur, stratégie de la division, lois liberticides et sécuritaires, pratiques autocratiques du pouvoir, favoritisme, népotisme, manipulations médiatiques, ingérences judiciaires, collusion avec le monde des affaires et les forces de l’argent…

 

Nous avons tous nos raisons pour nous opposer à Sarkozy et à son clan, pour résister au sarkozysme. Mais ce président sans envergure, effrayé par le peuple, prend grand soin de le tenir à l’écart, muselant au besoin sa parole derrière des cordons de CRS, mais aussi du G.I.P.N, etc…
Alors, ENSEMBLE, nous élèverons la voix plus haut, nous nous ferons entendre plus fort, unis dans la défense des valeurs de notre République :

Liberté- Egalité- Fraternité- Laïcité- Démocratie

Pour nous contacter :

Email : contact.degage@gmail.com

Facebook :http://www.facebook.com/event.php?eid=176465202396613

Twitter  http://twitter.com/contactdegage#

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Et si vous n'allez pas à Paris, manifestez devant les préfectures !


06/03/2011

Méga décharge : une affaire à suivre

lu sur :

http://www.liberennes.fr/libe/2011/03/le-projet-de-m%C3%A9ga-d%C3%A9charge-%C3%A0-plouray-abandonn%C3%A9.html

4/3/2011

Le projet de méga décharge à Plouray bientôt abandonné?

 

DECHETS - Les commissaires chargés de l’enquête publique sur l'implantation d’un centre de tri et d’enfouissement de déchets automobiles à Plouray, dans le Morbihan, ont remis lundi au préfet du département un long rapport se concluant par un avis défavorable sur un projet qu'ils qualifient, entre autres choses, de "socialement inacceptable et environnementalement destructeur". Lire la suite...

Porté par une filiale de l’entreprise normande Guy Dauphin Environnement (GDE), ce projet couvrant 152 hectares en tête du bassin de l'Ellée (seule rivière française classée "sauvage" par WWF), prévoit l'enfouissement de plus de 100 000 tonnes de déchets par an issus de l'industrie automobile. Après des semaines d’enquête, les commissaires ont déroulé un long catalogue de motifs justifiant leur avis négatif. Outre les menaces sur l'activité agricole et l'environnement, ils notent par exemple que la viabilité économique du centre d'enfouissement “n’est pas démontrée”. Ils relèvent également les “incohérences” de l’étude d’impact sur le trafic routier engendré ou encore les “assertions mensongères” de l’entreprise postulante sur les opérations de dépollution avant traitement des déchets, opérations qui ne font sur le site de Montoir de GDE (qui traite les mêmes déchets qui seraient enfouis à Plouray), l’objet “d’aucun contrôle sérieux”.  “La pratique sans vergogne du mensonge et l'entêtement de GDE dans des contradictions flagrantes (...) jettent un doute sur la crédibilité du dossier”, assènent t-ils. Ils soulignent également la qualité exceptionnelle du site retenu (où serait érigé un dôme de 20 mètres de haut) qui a “un caractère naturel remarquablement préservé” et bien “représentatif des vallées et fonds de vallées des Montagnes Noires” avec, en outre, “la plus importante ressource en eau du nord du Morbihan”. Pour les commissaires, “les zones humides seront inévitablement impactées”.  Ils s'interrogent enfin “sur le comportement et la tenue des déchets sur de longues durées”. Bref, tout faux pour GDE! Le 13 novembre dernier, 2000 personnes avaient défilé à Plouray pour dire leur opposition à cette usine de traitement, s’inquiétant de sa “démesure” et des  menaces de "pollution irréversible” pour l'eau et l'air. Le 17 décembre, les élus d’Europe Écologie-Les Verts et de l’Union Démocratique Bretonne avaient fait adopter à l’unanimité un voeu par le Conseil régional de Bretagne affirmant son opposition à l'implantation d'un tel centre “contraire aux principes même du développement durable". Aujourd'hui, les élus d’EELV demandent au préfet l’abandon “au plus vite” du projet. La balle est dans le camp du haut-fonctionnaire.

Pierre-Henri ALLAIN

Les conclusions de l'enquête publique sont consultables sur: www.morbihan.pref.gouv.fr

 

02/03/2011

Éducation nationale : "appel des 47"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/03/01/education-le-mouvement-de-renvoi-des-palmes-academiques-s-amplifie_1486921_823448.html

 

Education : le mouvement de renvoi des Palmes académiques s'amplifie

LEMONDE.FR | 01.03.11 | 16h47  •  Mis à jour le 01.03.11 | 18h44

 

L'"appel des 47" a suscité des vocations. Dans une lettre au ministre de l'éducation nationale, rendue publique mi-février par Charlie Hebdo47 titulaires des Palmes académiques annonçaient qu'ils renvoyaient à Luc Chatel cette décoration pour protester contre les suppressions de postes et la politique d'éducation menée par le gouvernement.

"L'éducation nationale souffre de plus en plus d'une politique où la logique comptable et la notion de rendement ont pris le pas sur toute réflexion pédagogique et sociale", écrivaient les signataires. L'initiative a fait des émules, et quatre-vingts autres personnels de l'éducation ont également renvoyé cette distinction. La liste des 128 signataires sera publiée, mercredi 2 mars, sur le site de Charlie Hebdo, qui a centralisé les signatures.

Le site de l'hebdomadaire doit publier des lettres d'enseignants qui expliquent leur démarche, que Le Monde.fr a pu consulter. Comme les premières, elles émanent aussi bien d'enseignants que de documentalistes ou de proviseurs, de retraités que de personnels en activité. Parmi elles, plusieurs lettres venues l'étranger, de Madrid ou de Madagascar, de personnels de l'enseignement qui s'opposent à la politique actuelle en terme d'éducation. "Les conditions de travail dans lesquelles vous placez les professeurs sont si difficiles que vous les dégoutez de leur métier", écrit ainsi un professeur agrégé de lettres au lycée français de Madagascar, chevalier des palmes académiques.

"J'ai aimé mon métier passionnément", écrit une directrice d'école du Gers aujourd'hui retraitée, également chevalier, pour qui "moins de moyens [pour l'éducation], c'est sacrifier des enfants, semblable à celle que j'étais". Dans ce département, plusieurs titulaires des Palmes académiques se sont organisés pour renvoyer ensemble leurs distinctions, comme l'a raconté le quotidien régional Sud-Ouest.

Après la publication du premier appel, Luc Chatel avait réagi en assurant refuser"qu'on instrumentalise un ordre républicain aussi ancien (...). C'est un comportement qui n'est pas très digne vis-à-vis des dizaines de milliers de nos concitoyens dont on a reconnu le mérite."

Nabil Wakim

 

24/02/2011

Pas qu'à Montpellier !

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4577

17/2/2011

Démarrage incognito de l’abattage de 343 arbres dans le centre parisien

Le 16 février dernier, au matin, Jacques Boutault, maire EELV (1) du 2e arrondissement de Paris, a découvert, alerté par des riverains, qu’avait démarré « en catimini » l’abattage de quelque 343 arbres du jardin des Halles. Cette coupe prend cadre dans le vaste projet de réaménagement du quartier des Halles, incluant notamment la création d’une aire de jeux pour enfants, la rénovation de la gare et du Forum (centre commercial), ainsi que la construction d’une Canopée, immense toit transparent destiné à recouvrir le centre commercial.

Les divers recours déposés par l’association de riverains Accomplir n’auront donc pu empêcher la réalisation de cette phase du projet. Pour Jacques Boutault, cette opération, réalisée « par surprise et sous la protection de la police », « marque bien la défiance de la Ville à l'égard des riverains très attachés à leur jardin ». Selon lui, « ce passage en force » reflète l’opposition des familles du centre de Paris à « ce projet qui fait la part belle aux entreprises privées ».

Lors du Conseil de Paris des 15 et 16 novembre 2010, le maire du 2e arrondissement avait exprimé ses réserves sur ce projet, estimant que les Parisiens n’avaient pas besoin d’un centre commercial à un milliard d’euros, dont la construction nécessite la destruction d’un des rares jardins arborés du centre de Paris. En outre, en privatisant le sol parisien, ce projet annule tout droit d’initiatives et de réaménagements futurs sur le site des Halles.

Si, le matin du 16 février, 250 arbres ont déjà été abattus sur les 343 destinés à connaître ce sort, la mairie de Paris a assuré qu’elle compenserait cette perte par la plantation de 478 nouveaux arbres.
Cécile Cassier

1- Europe Ecologie Les Verts.

21/02/2011

Internet et le pouvoir américain

lu sur :

http://www.lemonde.fr/international/article/2011/02/21/washington-defend-l-internet-libre-mais-sous-surveillance_1483056_3210.html

Washington défend l’Internet libre…mais sous surveillance
 | 21.02.11 | 12h30  •  Mis à jour le 21.02.11 | 15h49

Depuis l'arrivée au pouvoir du président Obama, les Etats-Unis ont érigé la "liberté de l'Internet" en objectif officiel de leur politique étrangère. Ce volontarisme fut solennellement réaffirmé en janvier 2010 dans un discours de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, qui proclama l'avènement d'un nouveau droit humain fondamental, le "droit de connexion".

Au passage, Mme Clinton rappela que son pays a une responsabilité particulière, car il est la "terre natale" de l'Internet. Pour Washington, la défense de l'Internet est d'autant plus naturelle qu'il s'agit de faire la promotion à l'export d'entreprises américaines comme Google, Twitter ou Facebook, dont les dirigeants sont proches des élites politiques et financières du pays.

La secrétaire d'Etat avait aussi annoncé le renforcement d'un programme hérité de l'administration précédente : l'aide financière à des entreprises et des ONG fabriquant des logiciels anticensure, pour aider les opposants vivant sous des régimes autoritaires à contourner les blocages, crypter leurs messages et effacer leurs traces. Les bénéficiaires des fonds fédéraux devaient distribuer leurs logiciels gratuitement, les traduire en différentes langues et offrir des programmes de formation.

Un an plus tard, au lendemain des soulèvements populaires de Tunisie et d'Egypte, Mme Clinton fait un premier bilan de son action, citant notamment la création d'un service spécialisé au département d'Etat et le déblocage de 30 millions de dollars (22 millions d'euros) pour une soixantaine d'organismes développant des systèmes anticensure.

L'une des ONG ayant reçu des fonds fédéraux ces dernières années est le projet TOR (The Onion Router). Géré par des hackeurs américains et européens, TOR a créé un réseau international de serveurs permettant de crypter tous les types de messages et de se connecter sans laisser de traces. L'un des responsables américains de TOR, Jacob Appelbaum, a voyagé au Moyen-Orient, de la Tunisie au Kurdistan, pour faire connaître son système aux militants locaux.

Or, M. Appelbaum est aussi un membre actif de WikiLeaks. Cela fait partie de son métier car, au départ, Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, avait pour but d'aider les internautes vivant dans des pays de dictature à dénoncer des actes immoraux ou illégaux commis par leur patron ou par un responsable officiel. De fait, WikiLeaks s'appuie en partie sur les serveurs de TOR pour garantir l'anonymat de ses sources.

Dès que M.Assange commence à publier des documents confidentiels appartenant aux Etats-Unis, le statut de M. Appelbaum change aux yeux des autorités américaines : il cesse d'être un héros de la liberté pour devenir un complice présumé dans l'enquête criminelle lancée contre WikiLeaks pour vol de documents.

"HÉGÉMONIE AMÉRICAINE"

Au cours de l'été 2010, M. Appelbaum prend publiquement la défense de WikiLeaks face aux attaques virulentes des responsables politiques américains. Peu après, de retour d'un voyage aux Pays-Bas, il est interrogé pendant plusieurs heures par la police des frontières américaine, qui saisit ses téléphones et ses ordinateurs portables. Même chose en janvier, alors qu'il rentre d'un séjour en Islande –mais cette fois la police est bredouille, car désormais il voyage léger, sans appareil électronique.

Interrogé par Le Monde, M. Appelbaum met en garde les jeunes étrangers qui racontent leur vie avec insouciance sur les réseaux sociaux: "Si vous êtes sur Facebook, bienvenue dans le monde de l'hégémonie américaine!" Il rappelle que le business model de ces entreprises est fondé sur le stockage et l'analyse des données personnelles de leurs utilisateurs, puis il raconte une anecdote : un jour, il se rendit dans les locaux de Facebook en Californie pour un entretien d'embauche (qui n'aboutit pas). Là, il bavarda par hasard avec un homme disant travailler pour une agence fédérale qui était en train d'installer un système d'inspection des serveurs de Facebook.

De son côté, la justice américaine s'intéresse aussi aux réseaux sociaux. En janvier, Twitter a annoncé qu'un procureur fédéral exigeait des copies des comptes de MM. Assange et Appelbaum et d'autres militants de WikiLeaks, dont Birgitta Jonsdottir, députée islandaise. En outre, le procureur avait interdit à Twitter de prévenir les personnes visées. L'entreprise a réussi à faire annuler cette dernière mesure et a pu alerter ses utilisateurs, mais leurs recours juridiques semblent limités.

Yves Eudes

12/02/2011

SCANDALE !

La Suisse n'est pas

un paradis !!!

lu sur :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/02/12/04016-20110212ARTFIG00364-la-suisse-gele-les-avoirs-de-la-famille-moubarak.php

 

La Suisse gèle les avoirs de la famille Moubarak

12/02/2011 | Mise à jour : 10:39

Le Conseil fédéral helvétique veut ainsi «prévenir tout risque de détournement de biens publics égyptiens», a-t-il expliqué.

Dépossédé du pouvoir en Egypte, Hosni Moubarak pourrait bientôt l'être aussi de ses biens. A peine une demi-heure après l'annonce de la démission du Pharaon, soit à 17h30 ce vendredi, le gouvernement suisse a annoncé qu'il bloquait tous les fonds pouvant appartenir au président égyptien et à sa famille en Suisse. Le Conseil fédéral a publié une ordonnance en ce sens demandant aux banques suisses de rechercher et de geler les avoirs du clan Moubarak. D'après la Banque nationale suisse, fin 2009, les dépôts égyptiens sur les comptes en Suisse atteignaient 3,6 milliards de francs suisses (2,27 milliards d'euros).

«Le président Hosni Moubarak a démissionné aujourd'hui, après des semaines de manifestations de masse. Le Conseil fédéral a pris acte de cette évolution de la situation», peut-on lire dans ce texte. Les avoirs de Moubarak et de son entourage ont été bloqués «avec effet immédiat» et l'ordonnance est «valable trois ans», précise le Conseil fédéral. «En outre, la vente et l'aliénation de biens - notamment immobiliers - appartenant à ces personnes sont interdites. Le Conseil fédéral veut prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir tout risque de détournement de fonds publics.»

Entre 40 et 70 milliards de dollars

Selon des experts du Moyen-Orient cités par le journal britannique Guardian, la fortune de la famille Moubarak serait comprise entre 40 et 70 milliards de dollars (29,5 et 51,7 milliards d'euros). Elle serait répartie comme tel : 15 milliards de dollars pour Hosni Moubarak, un milliard pour son épouse Suzanne, huit milliards pour son fils aîné, Alaa et 17 milliards pour son second fils Gamal. Par comparaison, celle du couple Ben Ali est estimée à cinq milliards de dollars, selon le classement du magazine américain Forbes. Et celle de l'homme le plus riche des Etats-Unis, Bill Gates, à 54 milliards.

Le journal algérien Al Khabarprécise de son côté qu'une bonne partie de la fortune des Moubarak serait déposée dans des banques ou investie dans de l'immobilier. La famille Moubarak possèderait ainsi, en dehors de l'Égypte, des propriétés aux États-Unis, en Grande-Bretagne (dont les fils et la mère détiennent la nationalité), en France, en Suisse, en Allemagne, en Espagne et à Dubaï. Enfin, ses deux fils, Gamal et Alaa ont créé et pris des participations dans de nombreuses sociétés en Europe et aux États-Unis.

(Avec agences)

LIRE AUSSI :

» La fortune des Moubarak dépasserait les 40 milliards

» Hosni Moubarak, le pharaon déchu

» DOSSIER SPÉCIAL - Tunisie, Égypte... Révoltes dans le monde arabe

09/02/2011

Les OGM et la Commission européenne

lu sur :

http://www.lemonde.fr/depeches/2011/02/09/l-ue-continue-de-se-diviser-sur-les-ogm_3244_108_44357091.html

L'UE continue de se diviser sur les OGM
AFP | 09.02.11 | 18h01

Les gouvernements européens ont une nouvelle fois affiché mercredi leurs divergences sur les organismes génétiquement modifiés et empêché l'adoption d'une norme commune pour faciliter le contrôle des cargaisons de céréales, plantes et végétaux dans l'Union européenne (UE).

La France et la Pologne se sont opposées à un vote sur une proposition de la Commission sur les niveaux de contamination par des OGM au cours d'une réunion d'experts, a-t-on appris de source communautaire.

La Commission a "pris note" de la demande de plusieurs pays de poursuivre l'examen de cette proposition jusqu'à la prochaine réunion du comité permanent pour la sécurité alimentaire, prévue les 22 et 23 février.

L'enjeu est considérable. L'Union européenne a importé 4 millions de tonnes de maïs et 33 millions de tonnes de soja ou équivalent destinés essentiellement à l'alimentation animale en 2008-2008.

Or les règles européennes actuellement en vigueur stipulent que si les contrôles d'une cargaison montrent des traces d'une contamination par un OGM non autorisé dans l'UE, elle est refoulée.

La proposition de la Commission fixe à 0,1% le seuil de contamination appelé "zéro technique" et prévoit que si l'OGM décelé n'a pas été soumis pour autorisation dans l'UE, un avis est demandé à l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (AESA, ou EFSA en anglais) basée à Parme.

La France a refusé. Elle exige que l'AESA se soit déjà prononcée de manière positive sur l'OGM qui a contaminé la cargaison pour accepter qu'elle soit déchargée.

Les gouvernements se sont également divisés sur les demandes de commercialisation de quatre OGM, trois maïs de la firme Syngenta et un coton du groupe Dow Science. Aucune majorité ne s'est dégagée pour les accepter ou pour les refuser, car chaque camps a rallié une dizaine de soutiens. La France et l'Espagne se sont abstenues au cours de ces votes, a-t-on appris de source communautaire.

Les ministres de l'Environnement en charge du dossier seront invités à trancher lors de leur prochaine réunion et si aucune majorité n'est trouvée, la Commission devra autoriser leur commercialisation, conformément aux règles en vigueur.

Cette procédure changera à compter du 1er mars. La Commission pourra à cette date décider l'autorisation, "mais elle ne sera plus obligée de le faire".

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mon commentaire :

si je comprends bien, la France autoriserait une cargaison contaminée par des OGM non autorisés s'ils n'ont pas encore été évalués ... Donc elle tourne le dos au principe de précaution !

08/02/2011

Les semences potagères et l'appropriation du vivant à des fins commerciales

 

Nouvelles de Kokopelli: Février 2011

Communiqué de Presse

Kokopelli fait appel à la Cour de Justice Européenne!

Dans le cadre du procès qui nous oppose à la société Graines Baumaux, nous avons demandé à la Cour d’Appel de Nancy de saisir la Cour de Justice de l’Union Européenne d’une question portant sur la validité de la législation européenne sur le commerce des semences potagères au regard de certains principes fondamentaux de l’Union Européenne et du Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA).

Alors que la société Graines Baumaux s’opposait fortement à cette demande, qu’elle qualifiait de « cheval de Troie », la Cour d’Appel, par une Ordonnance du 4 février 2011, a fait droit à notre demande.

Les questions fondamentales, que nous soulevons depuis le début de notre existence, seront enfin posées à la juridiction suprême de l’Union Européenne. Les enjeux, en termes d’appropriation du vivant et de sauvegarde de la biodiversité, sont immenses et nous espérons que la Justice, ultime recours des opprimés, saura les mesurer.

Nous appelons tous les opérateurs européens de la semence ancienne à se joindre à nous pour témoigner, dans le cadre de ce procès historique, de l’absurdité de la législation actuelle sur le commerce des semences.

Contacts :

Association Kokopelli

communication@kokopelli.asso.fr

Blanche MAGARINOS-REY, Avocate de Kokopelli

contact@avocat-magarinos-rey.com

Association Kokopelli
Oasis. 131 impasse des Palmiers
30100 Alès - France
Tél : 04 66 30 64 91

 

07/02/2011

Pour la petite histoire : comment le président déchu Ben Ali s’est enfui dans son Boeing

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2c24c0a6-3239-11e0-9581-5c80251fb044|0

tunisie lundi7 février 2011

Comment le président déchu Ben Ali s’est enfui dans son Boeing

Isabelle Mandraud Le Monde

Des témoins racontent le départ précipité le 14 janvier et le vol du chef d’Etat tunisien, accompagné de son épouse Leïla Trabelsi et de proches, vers l’Arabie saoudite.

Lorsque l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali a quitté la Tunisie, le 14 janvier, pensait-il y revenir très vite? C’est ce qu’il a laissé entendre à l’équipage qui l’a accompagné à bord de l’avion présidentiel, ce soir-là, en Arabie saoudite: «Allez vous reposer et demain, vers 7 heures, on repart pour la Tunisie», a-t-il lancé au commandant de bord et au copilote, à son arrivée à Djeddah, avant de rejoindre le pavillon royal de l’aéroport.

Ils étaient cinq à composer l’équipage: les deux pilotes, un mécanicien, une hôtesse et un steward. A partir du témoignage précis de certains d’entre eux et d’un responsable au sol, Le Monde a pu reconstituer le dernier vol du président déchu. Il apporte un éclairage précieux sur les conditions du départ du dirigeant tunisien, qui demeure, à bien des égards, mystérieux. A-t-il été poussé vers la sortie? Ou bien un plan avait-il été ourdi pour l’éloigner d’une situation de chaos, avant de le faire revenir comme celui pouvant ramener l’ordre?

Le 14 janvier, alors que la police a commencé à charger les manifestants, à Tunis, la direction de l’aviation civile est prévenue qu’un plan de vol «pour entraînement» est déposé concernant l’appareil immatriculé BBJ TS-IOO, c’est-à-dire l’avion présidentiel, un Boeing 737-700 équipé d’une trentaine de sièges, d’un bureau, d’une chambre et d’un cabinet de toilettes avec douche. Le plan est un leurre. Aucune indication n’est donnée sur d’éventuels passagers: les codes Tunis 01 et Tunis 02, qui correspondent au président et à sa femme, ne sont pas communiqués. Le personnel navigant est convoqué peu avant 17 heures, dans le hangar qui abrite l’avion présidentiel sur la base militaire de l’Aouina, en face de l’aéroport de Tunis-Carthage.

Un convoi arrive. D’une Mercedes noire sortent Ben Ali, vêtu d’un costume bleu et d’une cravate rouge, et sa femme, Leïla Trabelsi, «pas maquillée», ainsi que leur jeune fils. D’une Porsche Cayenne grise descendent à leur tour l’une des filles du couple, Halima, et son fiancé. Puis viennent trois employés, deux femmes et un homme. L’équipage note la présence autour de l’appareil, en nombre beaucoup plus important qu’à l’accoutumée, de membres de la garde présidentielle suréquipés. Parmi eux figure leur chef, Ali Seriati.

« Je reviendrai avec vous»

Le plein est fait, pas tout à fait, 16 tonnes de carburant. Les passagers n’ont avec eux que quelques bagages, peu volumineux. Soudain, d’autres véhicules surgissent, avec, à leur bord, une quinzaine de membres de la famille Trabelsi, dont Mourad Trabelsi et sa famille, ainsi que le chanteur Seïf Trabelsi. Ils sont armés. Les gardes du corps du président ne les laissent pas monter à bord, en leur promettant qu’ils prendront un autre avion.

Dans le cockpit, Ben Ali dit aux pilotes: «Nous allons à Djerba [île tunisienne située dans le golfe de Gabès], c’est plus calme.» «Je vais monter avec eux parce qu’ils ont peur, précise-t-il en désignant sa famille, puis je reviendrai avec vous.» Leïla Trabelsi s’inquiète de savoir si l’avion a bien reçu l’autorisation de décoller. L’appareil quitte la piste à 17 h 45.

«Le président était très stressé; normalement, il ne va jamais dans la cabine de pilotage, rapporte un membre de l’équipage. Au bout de quelques instants, poursuit-il, Ben Ali nous a demandé de faire route vers Djeddah [Arabie saoudite] et il a ajouté: «Si jamais nous n’avons pas assez de fuel, nous pouvons nous ravitailler en Libye.» Cela ne sera pas nécessaire.

Habitué à ne pas commenter les décisions du chef de l’Etat, l’équipage obtempère, mais le commandant de bord et son copilote s’assurent auprès des autorités libyennes, puis égyptiennes, qu’ils peuvent survoler leur territoire.

Durant le trajet, le président tunisien commentera une seule fois la situation dans son pays: «Ce sont les islamistes qui font tout ça, confie-t-il à l’équipage, ils se sont introduits dans la police, vous allez voir, ça va s’aggraver.» Il passe deux appels depuis son bureau. L’un de ses gendres, Sakhr el-Materi, tente de le joindre de son côté, en apparence sans succès.

A 22 h 50, l’avion se pose en Arabie saoudite, avec difficulté. Une violente tempête de pluie s’est abattue sur Djeddah et les autres avions sont déroutés vers Médine. «Nous roulions tout doucement sur la piste, cela a inquiété le président qui est revenu dans la cabine de pilotage.» Il est accueilli par des dignitaires saoudiens que les navigants tunisiens ne reconnaissent pas.

«On a laissé le président»

Mais, à terre, les membres de l’équipage, qui ont des chambres retenues au Hilton, reçoivent des messages angoissés de leurs proches. Dans un salon de l’aéroport, ils apprennent en regardant, médusés, la chaîne Al-Jazira, qu’un avion transportant la famille présidentielle, en fuite, se serait posé en Sardaigne. Inquiet, le commandant de bord tente de joindre le palais de Carthage, puis le PDG de Tunisair (la compagnie nationale), Nabil Chettaoui. Après des hésitations, l’équipage a l’autorisation de redécoller et ne demande pas son reste. Un plan de vol est déposé cette fois au nom de Tunisair, ce qui permettra à l’avion de survoler sans difficulté l’Egypte, la Grèce puis Malte.

L’appareil repart avec le plein de carburant à 1 h 50. «Nous étions tous angoissés, on n’arrêtait pas de se dire: on a laissé le président, témoigne un membre de l’équipage. Mais quand nous sommes arrivés, à 6 h 30 du matin à Tunis, l’armée nous a accueillis en nous remerciant d’avoir ramené l’avion.»

Un jeune Tunisien est mort dans la nuit de samedi à dimanche à Kebili, localité du sud de la Tunisie, après avoir reçu une grenade lacrymogène en pleine tête lors de heurts avec les forces de l’ordre. Par ailleurs, l’immeuble abritant le siège de la police du Kef (nord-ouest) a été incendié hier après-midi. L’armée a été déployée dans la ville après des attaques menées par des «bandes de jeunes». (AFP)

02/02/2011

Manœuvre franco-tchèque en faveur du nucléaire et du gaz de schiste

lu sur :

http://www.lemonde.fr/depeches/2011/02/02/paris-et-prague-accuses-de-confondre-energies-renouvelables-et-nucleaire_3244_108_44312123.html

Paris et Prague accusés de confondre énergies renouvelables et nucléaire

Plusieurs eurodéputés ont dénoncé mercredi une tentative franco-tchèque de faire adopter au plus haut niveau de l'UE une déclaration faisant de l'énergie nucléaire un moyen de lutte contre le changement climatique, qui nuirait selon eux aux énergies renouvelables.

Si les amendements franco-tchèques sont adoptés vendredi lors d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE à Bruxelles, "ce serait une percée décisive en faveur de l'énergie nucléaire, qui aurait pour conséquence d'affaiblir indirectement les énergies renouvelables", a souligné l'eurodéputé luxembourgeois Claude Turmes, spécialiste de ces questions chez les Verts.

Pour l'eurodéputée française du groupe libéral-démocrate Corinne Lepage, "il s'agirait d'une forfaiture en regard des conventions internationales sur le climat, signées depuis Rio par la France, puisque l'ensemble des négociateurs ont toujours été attentifs à ce que le nucléaire ne profite pas des mesures destinées à réduire le CO2 et autres gaz à effets de serre".

"Par cette mesure non seulement la France +pomperait+ les subventions européennes destinées aux énergies alternatives, mais elle poursuivrait sa politique de sabotage quant au développement des filières", a dénoncé Mme Lepage.

Selon des textes vus par l'AFP, la France souhaite faire figurer les énergies "faiblement carbonées" aux côtés des énergies renouvelables dans la déclaration finale du sommet, consacré notamment à l'énergie.

Elle a proposé notamment que l'UE et ses Etats s'engagent à promouvoir l'investissement dans "les énergies renouvelables et les énergies faiblement carbonées" et souhaite rappeler que Bruxelles a récemment "indiqué qu'une proportion de 2/3 pour la production d'électricité faiblement carbonée devrait être atteinte d'ici 2020".

Selon Claude Turmes, un tel objectif de deux tiers compromettrait clairement les chances de développement du secteur des renouvelables.

Ces références aux énergies faiblement carbonées --parmi lesquelles le nucléaire-- n'ont pas été reprises dans la dernière version du projet de déclaration finale obtenue par l'AFP, encore susceptible toutefois de modifications.

Plusieurs pays, dont le Luxembourg et l'Irlande, s'y sont opposés lors d'une réunion lundi des ministres des Affaires européennes, selon Claude Turmes.

En marge de cette réunion, Laurent Wauquiez, ministre français des Affaires européennes, et le ministre tchèque Karel Schwarzenberg ont adopté une déclaration commune.

Ils y expriment notamment "leur soutien aux énergies sobres en carbone et rappellent que l'énergie nucléaire représente une source dénergie décarbonée répondant à la fois à la rationalité économique et aux objectifs de lutte contre le changement climatique".

Une grande inconnue reste la position de l'Allemagne, qui compte plusieurs champions de l'energie nucléaire comme E.ON et Siemens, relève Claude Turmes.

Un autre passage du projet de déclaration pourrait venir alimenter le débat sur les gaz de schiste en France, où trois vastes zones dans le sud sont désormais l'objet de prospection.

Le dernier projet de conclusions en date demande à ce que le "potentiel" d'une extraction soutenable de ces gaz soit "évalué". En Europe, le sous-sol de la France, de la Pologne, du Royaume-Uni, ou encore de l'Allemagne, en est doté.

Mais leur extraction difficile, à l'aide de forages de deux à trois kilomètres et pour fracturer la roche en injectant d'énormes quantités d'eau, de sable et de produits chimiques, suscite une importante levée de boucliers, notamment en France.

yo/ylf/juv e

01/02/2011

La publicité d'AREVA pour le nucléaire

Communiqué du réseau "Sortir du nucléaire"

Près de 15 000 signatures contre la publicité d’Areva... et vous ?

Déjà près de 15 000 personnes parmi vous ont envoyé un e-mail au Jury de Déontologie Publicitaire (JDP) et à l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) pour réclamer le retrait immédiat de la nouvelle publicité d’Areva ("L’épopée de l’énergie"). Cette campagne de désinformation coûte près de 20 millions d’euros, et tente de faire passer le nucléaire pour une énergie propre et sûre. Notre spot de contre-information a déjà été vu par plus de 40 000 internautes, et il est dorénavant également disponible en anglais.

Le Jury de Déontologie Publicitaire nous a déjà fait savoir qu’il va examiner notre plainte le 4 février. Vous aussi, participez à la cyber-action pour interpeller le JDP, et relayez sur le web notre spot de contre-information !

 

26/01/2011

Tunisie : une société française confirme la vente de grenades à Ben Ali

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/01/26/fillon-se-defend-d-avoir-envoye-des-grenades-a-ben-ali_1470973_823448.html#ens_id=1245377

Une société française confirme la vente de grenades à Ben Ali

Paris se défend d'avoir vendu des grenades à Ben Ali


LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.01.11 | 17h35  •  Mis à jour le 26.01.11 | 20h22

Alors que le premier ministre, François Fillon, a assuré mercredi 26 janvier qu'il n'y avait eu "aucune exportation" vers la Tunisie de matériel de maintien de l'ordre en décembre et janvier, la société Sofexi, spécialisée dans le négoce de produits de maintien de l'ordre a indiqué en début de soirée avoir reçu des autorités françaises tous les agréments nécessaires à l'exportation de grenades lacrymogènes commandées "entre décembre et janvier" par le ministère tunisien de l'intérieur.

Ces affirmations de Sofexi confirment les informations du "Monde" selon lesquelles au moins quatre livraisons de grenades lacrymogènes à destination de la Tunisie ont été validées et autorisées par les autorités françaises, fin 2010.

"NOUS AVIONS TOUS LES AGRÉMENTS DES MINISTÈRES"

Le 14 janvier, une cargaison de grenades lacrymogènes, d'uniformes de police et de matraques avait été bloquée à Roissy, juste après le départ du président Ben Ali, mais les raisons exactes de ce blocage restent floues. A l'Assemblée, la gauche, lors d'une vive passe d'arme avec le premier ministre, a accusé le gouvernement d'avoir donné son accord fin 2010 pour cette livraison au régime du président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, qui réprimait alors des manifestations.

"La commande nous l'avons reçue entre décembre et janvier", a indiqué mercredi la société Sofexi qui, après réception de cette demande, a lancé sa demande d'agrément et l'a obtenu. "Nous avions tous les agréments des ministères concernés", a insisté la porte-parole de la société.

Sofexi a par ailleurs expliqué que les sociétés spécialisées dans ce type de matériel demandent des autorisations soit quand elles reçoivent une commande, soit par une autorisation préalable "quand commercialement (elle) se rend compte qu'il va y avoir de la demande. (...) Pour la Tunisie, les deux cas se sont produits" a précisé la société, sans donner plus de précisions.

Concernant la cargaison bloquée à Roissy, Sofexi indique que "c'est le premier cas" qui s'est appliqué. "Il n'y a eu aucune irrégularité de notre part", a tenu à ajouter la porte-parole du groupe, précisant que tous les documents présentés par sa société étaient en règle.

"ACCUSATIONS SANS FONDEMENT"

Ces informations abondent dans le sens des interrogations du député PS George Pau-Langevin, qui a interpellé François Fillon à l'Assemblée sur d'éventuelles exportations récentes de matériel de maintien de l'ordre, lors des questions au gouvernement. L'intéressé a vertement réagi, sous les huées de l'opposition, en lieu et place de sa ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie : "Les accusations que vous portez depuis deux jours sont des accusations sans fondement qui déshonorent ceux qui les portent" a lancé le premier ministre.

"Il n'y a eu aucune exportation de matériel de maintien de l'ordre – et nous ne parlons pas d'armes évidemment – ni au mois de décembre (2010) ni au mois de janvier (2011)", a assuré François Fillon. Cependant, si le chef du gouvernement a précisé qu'aucune livraison n'avait formellement été réalisée car les envois avaient été bloqués par les douanes, il a dans le même temps indiqué que les autorisations données par le gouvernement ne portaient pas sur les matériels finalement retenus en France. Des affirmations en contradiction avec les informations données par la société Sofexi mercredi soir.

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/26/un-ex-ambassadeur-assure-que-paris-etait-informe-de-la-situation-en-tunisie_1470598_3212.html#ens_id=1245377

Un ex-ambassadeur assure que Paris était informé de la situation en Tunisie


LEMONDE.FR avec Reuters | 26.01.11 | 09h21  •  Mis à jour le 26.01.11 | 10h21

Le gouvernement français était parfaitement informé de la corruption et de l'exaspération de la population en Tunisie sous le président Zine Ben Ali et pouvait prévoir la situation qui a conduit à sa chute, déclare un ancien ambassadeur français, mercredi 26 janvier, dans une tribune publiée dans le journal Libération.

Yves Aubin de la Messuzière, ambassadeur de France en Tunisie de 2002 à 2005, explique dans cette tribune que l'ambassade avait informé Paris de la dégradation des libertés publiques, de la corruption et de l'exaspération de la jeunesse.

"EXPERTISE NÉGLIGÉE"

"Les autorités politiques françaises étaient donc parfaitement informées des dérives du système Ben Ali, qui rejetait toute référence à la question des droits de l'homme (...) L'expertise du Quai d'Orsay était négligée", écrit-il.

"Au cours de la décennie passée, les analyses de notre ambassade à Tunis et celles du Quai d'Orsay soulignaient régulièrement la dégradation des libertés publiques et la répression qui touchait les associations et les organisations non gouvernementales telles que la Ligue tunisienne des droits de l'homme, la première dans le monde arabe. Les rapports diplomatiques mettaient aussi l'accent sur l'exaspération et le mal-être de la jeunesse tunisienne, liés certes au problème de l'emploi mais aussi à l'absence d'espace et d'expression politiques", écrit l'ancien ambassadeur.

La menace islamiste brandie par le régime Ben Ali comme "prétexte pour s'abstenir de toute ouverture politique jugée déstabilisante", et reprise par le pouvoir français, était relativisée. "L'analyse diplomatique privilégiait le risque de mouvements sociaux à la menace islamiste", écrit l'ambassadeur.

Il estime que les propos de Nicolas Sarkozy en visite à Tunis en 2008 et évoquant un progrès des libertés publiques, "avaient suscité l'incompréhension et l'indignation". Il dit penser que les ambassades de la région et la France en général doivent changer leur stratégie et renouer des liens avec la société civile, distendus ces dernières années au profit d'un soutien des pouvoirs en place.

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/25/tunisie-symbole-de-la-perte-des-valeurs-de-la-france_1470115_3232.html

Tunisie : symbole de la perte des valeurs de la France
LEMONDE.FR | 25.01.11 | 15h26  •  Mis à jour le 26.01.11 | 09h50


Rarement la France n'aura autant failli à sa réputation, hélas bien dévaluée, de patrie des droits de l'Homme. Pendant deux décennies, elle a préféré fermer les yeux devant les exactions d'une dictature tunisienne de plus en plus répressive et corrompue. Elle est demeurée sourde aux appels à l'aide des opposants, journalistes, syndicalistes, avocats, défenseurs des droits de l'Homme tunisiens. Pire, non contente de s'abstenir de la moindre dénonciation, elle n'a pas hésité, toutes classes politiques confondues, à décerner des brevets de démocratie à l'autocrate Zine El-Abidine Ben Ali.

Pourtant chacun savait que la Tunisie n'était pas seulement une terre de tourisme mais aussi une terre de torture où toutes les libertés étaient bafouées de façon à bâillonner la moindre voix discordante. La liste est longue des multiples violations des droits de l'Homme commises par un régime policier entièrement tourné vers la répression : musellement des médias, absence de liberté d'opinion, de réunion et de manifestation, harcèlement des militants contestataires, recours systématique aux mauvais traitements et à la torture, arrestations et condamnations arbitraires, impunité pour les actes de violence des sbires de Ben Ali, système politique verrouillé interdisant tout pluralisme, élections du chef à la soviétique avec 99% des suffrages, sans compter l'incroyable corruption du clan du président et de son épouse.

Alors que la France se félicitait de l'organisation d'un sommet de l'information à Tunis, elle n'a jamais protesté contre les refoulements des journalistes, ou encore du président français de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) expulsé à trois reprises à son arrivée à l'aéroport. De même, lorsque la FIDH a initié en 2001, en France, une procédure contre un haut fonctionnaire du ministère tunisien de l'intérieur pour des faits de torture à l'encontre d'une tunisienne, les autorités françaises, plutôt que de saisir cette occasion pour dénoncer haut et fort la pratique constante de la torture par le régime de Ben Ali, ont tout fait pour étouffer cette procédure et n'ont pas davantage cherché à mettre en œuvre l'exécution d'une condamnation à douze années de réclusion criminelle enfin prononcée en septembre 2010.

La France a préféré soutenir le dictateur, plutôt que d'entendre la colère et la souffrance croissantes du peuple. Alors que le pouvoir tunisien ne cessait de se durcir, elle a même continué, au sein de l'Union européenne, elle aussi largement aveugle, à militer pour l'octroi du statut avancé de partenariat avec la Tunisie. Aucune des justifications mises en avant pour un tel soutien inconditionnel ne résistait pourtant à l'examen. Le prétendu danger islamiste n'était en particulier qu'un leurre, dont a abusé le Président Ben Ali pour pourchasser tous les opposants, la plupart des laïcs. Jusqu'au départ du tyran, l'attitude des autorités françaises a autant manqué de moralité que de lucidité, comme l'ont démontré jusqu'à la caricature les déclarations affligeantes de Madame Alliot Marie.

La vérité est que les politiques français ont renoncé à défendre les valeurs universelles. Sous le fallacieux prétexte qu'il convient de préserver une certaine stabilité internationale, et qu'il n'est pas possible de se brouiller avec tous les Etats autoritaires de la planète, la référence au respect des valeurs élémentaires de la démocratie et des droits de l'Homme est mise sous l'éteignoir. Une telle doctrine, également dictée par la primauté des intérêts financiers, est appliquée aussi bien pour la Russie ou la Chine que pour des pays arabes ou africains. Il s'agit là d'une vision à courte vue. Non seulement la France y perd son âme, mais elle risque fort d'être discréditée et marginalisée.

Contrairement à l'hypocrite discours officiel sur la non ingérence dans les affaires intérieures des Etats, la France s'est bien ingérée dans la politique tunisienne en vantant contre toute évidence les vertus démocratiques du président Ben Ali. Or elle aurait pu et du au moins s'abstenir d'un tel appui à la tyrannie, et au contraire aider la société civile tunisienne à préparer l'inévitable chute du dictateur et la transition consécutive vers un régime démocratique. Le paradoxe était qu'alors que la Tunisie frémissait d'aspirations et de capacités démocratiques, elle devait subir l'une des pires dictatures de la région. En refusant d'apporter son concours à une évolution vers la démocratie, la France a témoigné d'un mépris coupable envers le peuple tunisien, considéré comme inapte à vivre dans un espace de liberté.

Plutôt que d'essayer de trouver de mauvaises et alambiquées justifications à son comportement, la France doit aujourd'hui s'engager pleinement pour apporter tous les soutiens nécessaires au succès de la révolution tunisienne. Elle doit également tirer les leçons de ses défaillances dans la détermination de sa politique étrangère vis-à-vis des pays qui se trouvent dans des situations largement similaires à la Tunisie et où elle fait preuve de la même lâcheté et du même manque de clairvoyance. A défaut, ce sont les peuples marocain, algérien, égyptien, jordanien et autres qui se chargeront de sanctionner sa complicité avec des dictateurs corrompus.

Patrick Baudouin, Avocat à la Cour de Paris président d'honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)

29/12/2010

Publicité gratuite pour un pamphlet

lu sur :

http://www.liberation.fr/livres/01012310422-la-crise-au-sarkozistan-succes-pour-un-pamphlet-publie-sur-internet

 28/12/2010 à 17h52
«La crise au Sarkozistan»: succès pour un pamphlet publié sur Internet

Rédigé vraisemblablement par Daniel Schneidermann, 15.000 exemplaires auraient été écoulés en à peine un mois, selon son «publieur».

(Un extrait de la couverture de «La crise au Sarkozistan»)         

( mon commentaire : je pense que les sikhs ne vont pas être contents... Nous allons avoir des ennuis avec l'Inde )

Sorti en catimini début décembre, La crise au Sarkozistan, pamphlet savoureux édité et vendu sur le site lepublieur.com, est en passe de devenir un phénomène avec plus de 15.000 exemplaires écoulés en à peine un mois, selon son «publieur» en ligne.

Son auteur est officiellement un anonyme, mais le journaliste Daniel Schneidermann, qui en signe la préface, ne laisse pas longtemps planer le suspense. Il a tout écrit. Le thème? Le récit en quatorze brefs chapitres mordants d’un séjour dans notre pays d'un Candide étranger qui n’en croit pas ses yeux ni ses oreilles.

Nomenklatura qui jouit de multiples passe-droits, justice aux ordres, police secrète paranoïaque, médias silencieux, c'est cela le Sarkozistan, s'insurge cet envoyé très spécial, qui fait écho aux chroniques rédigées par Schneidermann pour son site arretsurimages.net ou dans Libération. Ce dernier, qui revendique 30.000 abonnés, assure la publicité du livre...

«Le petit Etat voyou»

Sur la couverture de ce petit ouvrage de 93 pages vendu 10 euros, agrémenté de 14 illustrations originales de Mor, la photo officielle du chef de l’Etat avec drapeaux et bibliothèque, le front ceint d’un pagri, turban que portent les Sikhs. Le pays, jamais nommé, est surnommé «le petit Etat voyou».

L’idée du livre a germé à la mi-octobre et Daniel Schneidermann, qui a déjà publié une dizaine de titres chez des éditeurs réputés, voulait qu’il sorte avant Noël. Trop court pour les circuits éditoriaux traditionnels. Il s'est donc tourné vers le portail de publication et de vente ouvert à tous, lepublieur.com, fondé par Jean-Marc Savoye en 2001.

Le Publieur en a assuré l’impression, la coordination et la diffusion, ce qui est sa vocation.

Si un succès aussi rapide est plutôt inattendu, Daniel Schneidermann n'est pas le premier à se lancer dans l'autopublication. D'autres sites comme Lulu.com ou thebookedition.com pratiquent l'autoédition en ligne. A l'automne, le jury du Renaudot avait aussi, pour la première fois dans l'histoire des prix littéraires, sélectionné un livre autoédité, L'homme qui arrêta d'écrire de Marc-Edouard Nabe, mis en vente exclusivement sur la plateforme Marcedouardnabe.com.

(Source AFP)

La censure en France , encore

C'est un peu plus ancien que la note précédente :

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Ce reportage réalisé par la TSR (Télévision Suisse Romande) a été censuré en France.

22/12/2010

Discrimination : trois cent soixante cheminots attaquent la SNCF

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/transports-trois-cent-soixante-cheminots-attaquent-la-sncf-21-12-2010-1278028_23.php

  • Trois cent soixante cheminots attaquent la SNCF

    Par Pablo René-Worms            

  • "Une véritable humiliation", c'est ce qu'ont subi au moins 360 salariés et retraités de la SNCF d'origine marocaine, selon leur avocat Léopold Mendes. Privés du statut de cheminot du fait de leur nationalité, ils ont attaqué l'entreprise publique devant la justice, qui examinera leur dossier en 2011. Recrutés directement au Maroc entre 1972 et 1974, ces cheminots - qui pourraient être au nombre de 2.000 selon certaines estimations - n'ont jamais pu obtenir le statut - classique à la SNCF - de cadre permanent. En cause, une clause de nationalité censée réserver ce statut aux seuls détenteurs de la nationalité française, alors que la majorité d'entre eux, après des années de travail en France, ont obtenu la nationalité française... Un statut que les ressortissants de l'Union européenne peuvent également obtenir depuis quelques années et qui devrait être étendu aux ressortissants du Maghreb en raison des accords Euro-Méditerrannée de 1996, qui prévoient une absence de discrimination pour les ressortissants d'Afrique du Nord selon Me Mendes. La direction de la SNCF a refusé de répondre à nos sollicitations.

    Mais pour les 360 salariés qui ont porté plainte, la discrimination a bien été réelle tout au long de leur carrière. Refus d'accès aux examens, absence d'intégration au processus de notation, refus de prise en compte de l'ancienneté, leur avancement dans l'entreprise publique n'est en rien comparable à celui de leurs collègues, il est même impossible. D'ailleurs, certains d'entre eux, qui avaient malgré tout réussi à passer entre les gouttes et à réussir les concours, se sont vu refuser des promotions du fait de leur statut, selon Me Mendes. Enfin, leur retraite diffère également de celle des autres employés. Impossible pour eux de la prendre à 55 ans, alors que la plupart travaillent toujours en plein air, sans compter que leur pension est largement inférieure à celle de leurs ex-collègues. Elle serait comprise entre 800 et 1.200 euros pour eux, tandis qu'elle est comprise entre 1.500 et 2.000 euros par mois pour les ex-cadres permanents. Sans compter qu'ils n'ont pas accès à la caisse de prévoyance des cheminots.

    Pas le droit aux avantages sociaux

    La SNCF, reconnue comme une des rares entreprises où il est aisé de progresser dans sa carrière, leur a donc refusé un droit qu'elle accordait à ses autres employés. Certains, après trente ans d'ancienneté, travaillent toujours en gare de triage, selon Me Mendes, alors que, en principe, les cheminots ne restent pas plus de deux ans au même échelon. Pourtant, le contrat de travail qu'ils avaient signé lors de leur embauche stipulait clairement que le travailleur étranger "a droit au même régime de travail que les ouvriers français" et qu'il "doit recevoir à travail égal une rémunération égale à celle de l'ouvrier français de même catégorie". Une rémunération loin de l'être puisque, en fin de carrière, les cheminots marocains gagnent aux alentours du Smic, soit la moitié de la rémunération d'un cheminot ayant le statut de cadre permanent. Par ailleurs, jusque dans les années 1980, ils n'avaient pas le droit aux avantages sociaux de la SNCF, par exemple ceux liés aux tarifs préférentiels pour les billets de train.

    Si la discrimination était prouvée lors des audiences prud'homales qui se dérouleront en mars et en octobre prochain, la SNCF se verrait dans l'obligation de compenser la différence de traitement dont ses salariés étrangers prétendent avoir été victimes. Une indemnisation qui est évaluée entre 300.000 et 400.000 euros par Me Mendes.

    17/12/2010

    La police danoise condamnée pour arrestations abusives lors du sommet de Copenhague

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/imprimer/article/2010/12/16/1454487.html

    La police danoise condamnée pour arrestations abusives lors du sommet de Copenhague

    Le tribunal a estimé que certaines des personnes arrêtées "étaient loin de faire partie de ce groupe" de fauteurs de trouble.

     

    LEMONDE.FR avec AFP | 16.12.10 | 16h14

    La police danoise a été condamnée jeudi 16 décembre pour avoir abusivement arrêté 250 manifestants en marge du sommet de Copenhague sur le climat en décembre 2009. Elle devra leur payer des indemnités "pour privation illégale de liberté durant le COP15 [conférence de l'ONU sur le changement climatique à Copenhague], a annoncé le tribunal de Copenhague.

    Sur les 1 900 personnes détenues durant plusieurs manifestations qui se sont déroulées du 11 au 16 décembre 2009 en marge du sommet, ces 250 avaient porté plainte contre la police. Un groupe de 178 de ces plaignants, arrêtés au cours de la grande manifestation du 12 décembre à laquelle avaient pris part environ 100 000 personnes qui avaient tenté d'approcher du Bella Center où se tenait le sommet, ont reçu un dédommagement de 9 000 couronnes danoises – 1 200 euros – chacun.

    ARRESTATIONS SANS MÉNAGEMENT

    Ils faisaient partie des 905 personnes interpellées lorsqu'un groupe de manifestants, vêtus de noir, avaient commencé à jeter des pierres sur la police.
    "La cour a estimé que (...) toutes les 905 personnes arrêtées étaient loin de faire partie de ce groupe" de fauteurs de trouble auquel aucune preuve ne liait les 178 plaignants.

    Les arrestations s'étaient déroulées sans ménagement, la police obligeant les manifestant à notamment rester assis pendant des heures sur le sol gelé en attendant d'être transportés dans un centre de détention. "La cour a considéré que les conditions de privation de liberté étaient dégradantes et violaient pour ces raisons la Convention européenne des droits de l'homme", ajoute le communiqué pour justifier le montant élevé des dommages et intérêts.

    Les 72 autres plaignants ont reçu chacun une compensation de 5 000 couronnes. Un an après l'échec du sommet de Copenhague, 200 pays se sont mis d'accord samedi 11 décembre à Cancun (Mexique) sur une série de mécanismes favorisant lutter contre le changement climatique.

     

    15/12/2010

    Informations santé et recherche dans les organismes publics

    lu sur :

    http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

    Mercredi 15 décembre 2010

    Inégalités sociales face au cancer
    Lors du colloque sur le thème "Cancer et travail" qui s'est tenu hier à Paris, les chercheurs se sont émus des nombreuses inégalités sous-tendues par cette problématique. En premier lieu : plus le poste est précaire, plus le travailleur est exposé au risque de cancer, notamment les sous-traitants, signalait Annie Thébaud-Mony (Inserm), et moins le cancer de ce travailleur exposé sera reconnu comme une maladie professionnelle. Marcel Golberg (Inserm) assimilait ce cercle vicieux à une "triple peine".
    Agence France Presse_Fil Gen , 14/12/2010

    "Faut-il avoir peur des médicaments" ?
    L'Express publie un dossier intitulé : "Faut-il avoir peur des médicaments ?". Prenant argument de l'affaire Mediator, l'hebdomadaire s'interroge "sur l'opacité de l'industrie pharmaceutique, l'indépendance des experts, la formation des médecins, l'information des patients". L'Express revient sur "quarante ans de scandales sanitaires" et propose une liste de "dix médicaments à retirer du marché", établie "à partir des investigations de la revue Prescrire, et avec l'aide d'un spécialiste, le Pr Giroud", pharmacologue et membre de l'Académie nationale de médecine.
    Express [L'] , 15/12/2010

    Critiques contre les priorités du grand emprunt
    Patrick Monfort, secrétaire général du Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU), critique la politique du grand emprunt qui fait passer la recherche française, "d'un système où les organismes de recherche scientifique évaluent les laboratoires puis décident de les soutenir, à un système où c'est le politique qui décidera sur ses propres critères". Bertrand Monthubert, secrétaire national à la recherche au PS, craint que "des organismes fondamentaux comme le CNRS ou l'Inserm ne soient aujourd'hui directement menacés par une réduction de leur voilure".
    Agence France Presse_Fil Eco , 14/12/2010

    19/11/2010

    Pour une Constituante

    Le lien suivant renvoie à une interview assez longue (49 minutes) d'André Bellon, initiateur de l'association Pour une Constituante :

    André Bellon. Interview pour Nonfiction.fr

    25/10/2010
    .
    Cependant, elle vaut la peine d'être écoutée de bout en bout (regarder est superflu) car le constat qui est fait de notre société est lucide et mérite réflexion.
    Remarque : il y a de la pub au début. Pour s'en débarrasser, cliquer sur (x) en haut à droite de l'écran.
    .
    Lien annexe :

    11/11/2010

    http://www.referendumretraites.org

    L'article 11 de la Constitution ayant été révisé en 2008, il y a moyen de contraindre le président de la république à un référendum sur les retraites : que ce référendum soit proposé par 1/5 des parlementaires, eux-mêmes soutenus par 1/10 des électeurs (nous).

    Même si la réforme des retraites a été adoptée par le sénat et l’assemblée nationale, tout n'est pas perdu, la loi peut ne pas être appliquée. Il est encore temps de tout mettre en ouvre pour s'opposer à cette réforme des retraites.

    Voici donc le lien pour signer cet appel (opérationnel dès ce soir du 11 novembre) :

    http://www.referendumretraites.org

    1/10e des électeurs, ça fait du monde (environ 4,3 millions *) ! À nos claviers ! Envoyons ce lien à tous ceux que nous connaissons, sur toutes les listes que nous possédons, pour faire boule de neige.

    *Pour mémoire,
    Élection présidentielle du 6 mai 2007 (la plus importante): 44 472 733 inscrits.
    Élections européennes de 7 juin 2009 (l'avant dernière): 44 282 823 inscrits.
    Élections régionales du 21 mars 2010 (la plus récente): 43 350 204 inscrits dont 6 764 004 pour la région parisienne soit un peu plus de 15 %.

    Source : Ministère de l'intérieur
    http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/res...
    http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/res...

     

    RAPPEL :

    Coordonnées des députés : http://www.assemblee-nationale.fr/13/qui/circonscriptions...

    Coordonnées des sénateurs : http://www.senat.fr/elus.html

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    ATTENTION :

    Appel pour un référendum sur la réforme des retraites

    L’appel pour un référendum victime de son succès !

    Le site est momentanément indisponible, suite à une fréquentation très importante et à un afflux massif de signatures. Des opérations de maintenance sont en cours, le site devrait être complètement opérationnel d'ici jeudi 11 novembre au soir. Nous vous remercions de votre compréhension, et nous vous invitons à revenir prochainement pour signer l'appel.


    28/10/2010

    Est-ce possible ?

    Dans une société aussi parfaite que la notre ?

    lu sur :

    http://www.lepoint.fr/societe/thibault-cgt-denonce-la-presence-de-policiers-camoufles-dans-les-manifestations-27-10-2010-1254802_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101027

    .

    Bernard Thibault parle de policiers "camouflés" dans les manifestations

    Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, dénonce mercredi dans Libération "la présence de policiers en exercice camouflés sous des badges syndicaux" et l'action de "manipulateurs" qui "poussent au crime" dans les manifestations contre la réforme des retraites. Cette présence, "à Lyon et à Paris, ne fait aucun doute", selon le leader syndical qui assure qu'"on a vu des policiers avec des badges CGT repérés par les nôtres, qui se réfugient dans un hall d'immeuble, et finissent par se faire exfiltrer par des CRS".

    "Des manipulateurs s'infiltrent et poussent au crime dans des piquets de grèves, des manifestations, des occupations de ronds-points, violentent les situations en fin de manifs pour avoir des images choc pour la télé et créer un climat de tension", ajoute Bernard Thibault. Selon lui, "quand on en vient à ce genre de procédés, c'est que l'on ne (se) sent pas très fort de l'autre côté", a-t-il conclu.

    Les propos de Bernard Thibault rejoignent les accusations du président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui avait dénoncé dimanche la "présence dans les cortèges de personnes infiltrées qui jettent des pierres, brisent des vitrines et ensuite sortent des brassards de police". Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a jugé mardi "inadmissibles" les propos de Jean-Luc Mélenchon, tout en décidant, selon un syndicat policier, de ne pas porter plainte.

    Sur le même sujet

    09/10/2010

    Démocratie participative, OGM, Europe

    lu sur :
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/10/08/la-commission-de-bruxelles-face-a-une-petition-anti-ogm_1422201_3244.html
    .

    La Commission de Bruxelles face à une pétition anti-OGM

    Un million d'Européens ont signé le texte qui invite la Commission à "décréter un moratoire sur l'introduction des OGM".

    LEMONDE pour Le Monde.fr | 08.10.10 | 12h16  •  Mis à jour le 08.10.10 | 18h05

    C'est une pétition d'un nouveau genre qui promet d'alimenter le débat européen sur les organismes génétiquement modifiés. Plus d'un million de personnes ont signé un appel pour inviter la Commission européenne à geler l'introduction des OGM. L'opération, dévoilée mercredi 6 octobre par l'association Greenpeace et le mouvement Avaaz, cherche à tirer parti d'une des innovations du traité de Lisbonne : l'initiative citoyenne.

    Ce dispositif prévoit qu'un million au moins de citoyens européens, résidant dans un nombre significatif d'Etats membres, peut, par voie de pétition, inviter la Commission à faire une proposition législative dans un de ses domaines de compétence.

    DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

    Avec l'aide d'Internet, les deux ONG se sont empressées de recourir à cette forme inédite de démocratie participative, consacrant le rôle de la société civile. Première du genre, leur pétition appelle donc José Manuel Barroso, le président de la Commission, à "décréter un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe".

    Elle vise aussi "à mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et déterminer leur régulation". Deux sujets à l'origine de multiples polémiques.

    Consultative, la pétition ne peut déboucher sur un référendum contraignant. La Commission aura quatre mois pour donner, ou pas, suite à la démarche. S'il n'entend pas modifier sa position sur le fond, M. Barroso peut pour l'instant jouer la montre, en faisant valoir que le règlement qui encadre l'initiative citoyenne est toujours en négociation entre le Parlement européen et les Etats. La première initiative citoyenne ne sera donc pas recevable avant la fin de l'année.

    05/10/2010

    Pétition européenne contre les OGM : plus d'un million de signatures

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/depeches/2010/10/05/ogm-plus-d-un-million-de-signatures-pour-demander-l-arret-des-autorisations_3244_108_43553693.html

    .

    OGM: plus d'un million de signatures pour demander l'arrêt des autorisations

    Plus d'un million de citoyens de l'UE ont signé une pétition pour réclamer la suspension des autorisations de cultures et de commercialisation des organismes génétiquement modifiés (OGM), ont annoncé mardi Greenpeace et le mouvement Avaaz, à l'origine de cette initiative.

    Lancée dans le cadre de l'initiative citoyenne instaurée par le Traité de Lisbonne en décembre 2009 pour permettre aux citoyens "d'inviter la Commission à proposer de nouvelles lois", cette pétition vise à stopper le processus d'autorisation des OGM.

    Greenpeace et Avaaz veulent remettre cette pétition au président de la Commission José Manuel Barroso dans les prochaines semaine et lui demandent de répondre rapidement aux préoccupations exprimées par les citoyens.

    La collecte des signatures se poursuit pour atteindre 1,5 million et représenter le plus grand nombre d'Etats membres, ont précisé les deux organisations.

    "La Commission va étudier les arguments développés dans cette pétition", a assuré mardi à l'AFP Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire à la Santé John Dalli, en charge du dossier des OGM.

    La pétition appelle José Manuel Barroso a "décréter un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe et à mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et déterminer leur régulation".

    Mais "Greenpeace est en avance", déplore la Commission. Une étape importante doit encore être franchie: l'adoption d'un règlement fixant les règles et procédures de l'initiative citoyenne.

    La Commission a fait une proposition. Elle a obtenu un accord politique des Etats, mais n'a pas encore été approuvée par le Parlement.

    Légalement, la pétition n'est pas une vraie initiative citoyenne, reconnaît l'eurodéputé vert allemand Gérald Hafner, rapporteur sur l'initiative citoyenne.

    Tout dépend désormais de M. Barroso. Il peut décider que cette pétition n'est pas recevable, souligne M. Hafner. Mais ce serait difficile à faire accepter politiquement.

    "On ne peut pas ignorer plus d'un million de signatures", a reconnu un membre du cabinet du commissaire Maros Sefcovic, chargé de l'initiative citoyenne.

    Le poids de l'écologie sur la scène politique au Brésil

    lu sur :

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9cdafe1a-cffa-11df-9d5c-57a960ceb815|0

    .

    mardi 5 octobre 2010

    Marina Silva est arrivée à la troisième place avec 19,3% des suffrages. (AFP)

    Marina Silva est arrivée à la troisième place avec 19,3% des suffrages. (AFP)

    Marina Silva, l’héritière devenue dissidente de Lula

    La candidate écologiste a créé la surprise dimanche lors du scrutin présidentiel en récoltant près de 20% des voix. Elle pousse les deux favoris, Dilma Rousseff et José Serra, à un second tour le 31 octobre. Sa trajectoire n’est pas sans rappeler celle du président sortant

    Arrivée en troisième place à la présidentielle de dimanche au Brésil, Marina Silva, la candidate du Parti Vert (PV), est-elle capable de jouer un rôle dans la succession du président Lula? Ses deux adversaires, Dilma Rousseff, dauphine du président sortant, et José Serra, de l’opposition de centre droit, semblent en tout cas convaincus que son soutien sera fondamental pour le second tour de la présidentielle du 31 octobre et la courtisent déjà.

    L’écologiste a créé la surprise en raflant 19,3% des suffrages exprimés. C’est elle qui a empêché la victoire au premier tour de la candidate du Parti des travailleurs (PT, gauche), qui reste toutefois favorite avec 47% des suffrages exprimés. Et c’est encore à elle que José Serra (33%), candidat du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), doit sa survie politique. Dès dimanche matin, un Lula tendu rappelait que lui-même n’a jamais été élu au premier tour.

    A armes inégales

    Le président a simplement sous-estimé son ex-ministre de l’Environnement. Dans un Brésil polarisé depuis quinze ans entre le PT et le PSDB, Marina Silva, icône de la protection de l’Amazonie, a réussi à s’imposer en troisième voie. Elle s’est même payé le président dans le district fédéral, siège de la capitale, Brasilia, où elle arrive en tête avec 42% des suffrages, dix points d’avance sur sa protégée! Dans le Pernambouc, l’Etat natal de Lula, ou encore à Rio, troisième collège électoral, pour ne prendre que ces exemples, elle rafle la seconde place et devance José Serra.

    Avec une seule minute de temps de parole à la télévision, Marina Silva luttait pourtant à armes inégales avec ses deux adversaires. Ses électeurs ne sont pas que des bobos et des jeunes des milieux instruits, sensibles à la cause environnementale. Marina Silva est évangéliste et donc très conservatrice sur les questions de société. Avec elle, les idées libertaires du PV sont passées à la trappe. Cela a provoqué une dissidence dans le parti, mais séduit beaucoup d’électeurs. Contrairement à Dilma Rousseff, elle s’oppose par exemple à la dépénalisation de l’avortement, s’attachant ainsi une partie de la «nouvelle classe moyenne», ces Brésiliens que Lula a tirés de la pauvreté. Beaucoup d’entre eux sont évangélistes comme elle. Sa position sur l’IVG lui a également attiré la sympathie de nombreux catholiques. Enfin, Marina Silva a profité du vote protestataire, face à un scandale de trafic d’influence dans l’entourage du président.

    Cette métisse à la santé fragile et à la voix fluette est la véritable héritière de Lula. Ou du moins du Lula d’«avant», pas du manœuvrier qu’il est devenu. «Marina Silva est une femme de convictions, incapable de compromissions», déclare en substance son vieil ami, l’archevêque de Porto Velho, Moacyr Grechi.

    Sa trajectoire n’est pas sans rappeler celle de Lula. Née dans l’Etat amazonien d’Acre, elle a été seringueira (récolteuse de caoutchouc), puis employée de maison et n’a été alphabétisée qu’à l’âge de 16 ans. Elle en a 52, mais ne s’est jamais totalement remise des deux hépatites et d’une contamination aux métaux lourds du temps où elle vivait dans une plantation d’hévéas.

    Dans les années 1980, et après avoir renoncé au couvent, elle devient militante écologiste auprès du leader des seringueiros, Chico Mendes, assassiné en 1988 par des grands propriétaires terriens. Son combat pour l’Amazonie, elle le poursuit au Sénat où, en 1994, elle a été la plus jeune femme jamais élue.

    Quel report de voix?

    Ministre de l’Environnement jusqu’en 2008, elle démissionne, se sentant lâchée par le président Lula. Elle met en cause les grands ouvrages d’infrastructures prévus en pleine forêt amazonienne. Une politique portée entre autres par Dilma Rousseff, alors cheffe de cabinet, avec laquelle elle a eu de sérieux accrocs. L’an dernier, elle a quitté le PT, où elle militait depuis 1985. Pour ne pas mettre directement en cause sa famille politique, elle a alors accusé «tous les partis» d’ignorer l’écologie.

    Qui Marina Silva va-t-elle soutenir pour le second tour? Elle défend un débat au sein du PV, où José Serra a des partisans, mais on la dit encline à la neutralité. Pendant la campagne, elle a critiqué ses deux adversaires. Une enquête, publiée par Datafolha à la veille du scrutin, n’a pas dû réjouir le président Lula: 51% des électeurs de la candidate écologiste ont tendance à reporter leur voix sur José Serra et seuls 31% sur Dilma Rousseff.

    01/09/2010

    L'Inde "plus grande démocratie du monde"

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/01/en-inde-les-greniers-sont-pleins-les-pauvres-ont-faim_1405263_3244.html

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    En Inde, les greniers sont pleins, les pauvres ont faim

    Une partie des stocks de céréales destinés aux défavorisés sont détournés ou laissés à la vermine et aux rats.

    L'Inde croule sous les réserves de céréales (riz, blé...) qui pourrissent en plein air, faute de lieux de stockage appropriés. Ces stocks, gérés par le gouvernement indien pour faire face à une chute de la production agricole comme lors de sécheresses ou d'inondations, sont également destinés aux plus démunis, à des prix subventionnés.

    Mais le système de distribution est miné par la bureaucratie et la corruption. 60 millions de tonnes entreposées, soit le triple des stocks nécessaires, dorment dans les entrepôts ou sous des bâches en plastique, et 11 millions de tonnes auraient déjà été détruits par la mousson, selon le quotidien Hindustan Times.

    Cette négligence s'apparente à un "génocide", selon des experts nommés par la Cour suprême de justice, laquelle a ordonné, mardi 31 août, au gouvernement, de distribuer gratuitement du riz et d'autres céréales aux plus pauvres, plutôt que les voire détruits par les rats.

    Depuis la révolution verte des années 1970, la production agricole indienne ne cesse d'augmenter, sans profiter à ceux qui ont le ventre vide. La moitié des enfants du pays, âgés de moins de 5 ans, souffrent de malnutrition. Et la croissance économique de ces dix dernières années n'a rien changé à leur situation : le taux de malnutrition n'a pas diminué de 1999 à 2006.

    La situation de l'Inde, onzième puissance économique mondiale, est pire qu'en Afrique subsaharienne alors que le pays s'enrichit et ne connaît ni guerre civile ni crise politique. L'image d'une nation aux ventres vides et aux greniers à blé remplis suscite la colère dans le pays.

    "Pourquoi le gouvernement n'a pas allégé ses stocks l'année dernière quand la plupart du pays souffrait de la sécheresse, et que l'inflation des produits alimentaires frôlait les 20 % ? Deuxièmement, pourquoi augmenter les stocks alors qu'ils pourrissent dans les hangars ?", demande l'économiste Himanshu dans une tribune publiée dans le quotidien Mint.

    Outre les problèmes de gestion des stocks et d'entreposage, c'est le système de distribution publique, déficient et corrompu, qui pose problème. D'après un rapport publié en 2008 par des experts auprès de la Cour suprême, les magasins de rationnement ne sont ouverts en moyenne que deux à trois jours par mois. Et rares sont les Indiens qui peuvent acheter en une seule fois les 25 ou 30 kg de riz ou de blé auxquels ils ont droit chaque mois. Leur salaire suffit à peine pour vivre au jour le jour. Le rapport note que "beaucoup, parmi les plus vulnérables ne profitent pas des programmes d'aide alimentaire du gouvernement, ou ne sont pas couverts de manière adéquate".

    Mieux vaut être riche pour profiter des rations alimentaires réservées aux pauvres : les cartes de rationnement falsifiées s'achètent aux fonctionnaires corrompus. D'après un audit effectué par le commissariat au Plan en 2005, seuls 42 % des denrées subventionnées parviennent à ceux qui souffrent de malnutrition. Ceux qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté utilisent parfois leurs cartes de rationnement pour contracter des emprunts. Ils les donnent en gage aux usuriers ou aux propriétaires des magasins de rationnement, afin de marier leurs enfants ou rembourser d'autres dettes.

    Les cartes jaunes, destinées aux plus pauvres, valent de l'or car elles permettent de revendre sur le marché des céréales achetées à seulement 4 ou 5 centimes d'euro le kilo. La corruption et les coûts de gestion absorberaient de 40 % et 70 % du budget alloué chaque année au système de distribution publique.

    Comment réformer le système ? Après avoir instauré le droit à l'information, puis le droit à l'éducation, le gouvernement prépare une nouvelle loi garantissant à chacun le droit à l'alimentation. En 1971, la premier ministre Indira Gandhi s'était fait élire grâce au slogan "Eliminer la pauvreté". Trente-huit ans plus tard, le Parti du Congrès dirigé par Sonia Gandhi, belle-fille d'Indira Gandhi, a remporté les élections sur une promesse similaire, celle de la "croissance partagée". Entre-temps, l'Inde s'est enrichie et elle compte toujours 651 millions de pauvres, d'après les estimations de la Banque asiatique de développement.

    Le mouvement Campagne pour le droit à l'alimentation prône l'accès aux denrées alimentaires de base subventionnées par le gouvernement à tous les habitants du pays. La comptabilisation des pauvres, en Inde, est sujette à de nombreuses polémiques portant sur les critères retenus, et les listes, souvent manipulées, manquent de fiabilité.

    D'après un recensement effectué en 2005 et en 2006, seuls 56 % des foyers qui vivaient au-dessous du seuil de pauvreté, étaient répertoriés comme tels par le gouvernement. Enfin, un foyer peut sombrer dans la pauvreté, du jour au lendemain, en cas de catastrophe naturelle, ou si l'un de ses membres décède ou tombe malade.

    "Pour ceux qui ont faim, le système de distribution publique universel servira de bouée de sauvetage. Pour les autres, ce sera une forme de soutien financier et de sécurité sociale", explique l'économiste Jean Drèze, membre de la Campagne pour le droit à l'alimentation. Mais cette réforme risque de coûter cher : plus de 17 milliards d'euros selon M. Drèze. Le pays sera-t-il prêt à consacrer 1,5 % de son produit intérieur brut (PIB) au combat contre la faim ? Le projet de loi du gouvernement devrait être dévoilé d'ici à cet hiver.