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01/09/2010

L'Inde "plus grande démocratie du monde"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/01/en-inde-les-greniers-sont-pleins-les-pauvres-ont-faim_1405263_3244.html

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En Inde, les greniers sont pleins, les pauvres ont faim

Une partie des stocks de céréales destinés aux défavorisés sont détournés ou laissés à la vermine et aux rats.

L'Inde croule sous les réserves de céréales (riz, blé...) qui pourrissent en plein air, faute de lieux de stockage appropriés. Ces stocks, gérés par le gouvernement indien pour faire face à une chute de la production agricole comme lors de sécheresses ou d'inondations, sont également destinés aux plus démunis, à des prix subventionnés.

Mais le système de distribution est miné par la bureaucratie et la corruption. 60 millions de tonnes entreposées, soit le triple des stocks nécessaires, dorment dans les entrepôts ou sous des bâches en plastique, et 11 millions de tonnes auraient déjà été détruits par la mousson, selon le quotidien Hindustan Times.

Cette négligence s'apparente à un "génocide", selon des experts nommés par la Cour suprême de justice, laquelle a ordonné, mardi 31 août, au gouvernement, de distribuer gratuitement du riz et d'autres céréales aux plus pauvres, plutôt que les voire détruits par les rats.

Depuis la révolution verte des années 1970, la production agricole indienne ne cesse d'augmenter, sans profiter à ceux qui ont le ventre vide. La moitié des enfants du pays, âgés de moins de 5 ans, souffrent de malnutrition. Et la croissance économique de ces dix dernières années n'a rien changé à leur situation : le taux de malnutrition n'a pas diminué de 1999 à 2006.

La situation de l'Inde, onzième puissance économique mondiale, est pire qu'en Afrique subsaharienne alors que le pays s'enrichit et ne connaît ni guerre civile ni crise politique. L'image d'une nation aux ventres vides et aux greniers à blé remplis suscite la colère dans le pays.

"Pourquoi le gouvernement n'a pas allégé ses stocks l'année dernière quand la plupart du pays souffrait de la sécheresse, et que l'inflation des produits alimentaires frôlait les 20 % ? Deuxièmement, pourquoi augmenter les stocks alors qu'ils pourrissent dans les hangars ?", demande l'économiste Himanshu dans une tribune publiée dans le quotidien Mint.

Outre les problèmes de gestion des stocks et d'entreposage, c'est le système de distribution publique, déficient et corrompu, qui pose problème. D'après un rapport publié en 2008 par des experts auprès de la Cour suprême, les magasins de rationnement ne sont ouverts en moyenne que deux à trois jours par mois. Et rares sont les Indiens qui peuvent acheter en une seule fois les 25 ou 30 kg de riz ou de blé auxquels ils ont droit chaque mois. Leur salaire suffit à peine pour vivre au jour le jour. Le rapport note que "beaucoup, parmi les plus vulnérables ne profitent pas des programmes d'aide alimentaire du gouvernement, ou ne sont pas couverts de manière adéquate".

Mieux vaut être riche pour profiter des rations alimentaires réservées aux pauvres : les cartes de rationnement falsifiées s'achètent aux fonctionnaires corrompus. D'après un audit effectué par le commissariat au Plan en 2005, seuls 42 % des denrées subventionnées parviennent à ceux qui souffrent de malnutrition. Ceux qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté utilisent parfois leurs cartes de rationnement pour contracter des emprunts. Ils les donnent en gage aux usuriers ou aux propriétaires des magasins de rationnement, afin de marier leurs enfants ou rembourser d'autres dettes.

Les cartes jaunes, destinées aux plus pauvres, valent de l'or car elles permettent de revendre sur le marché des céréales achetées à seulement 4 ou 5 centimes d'euro le kilo. La corruption et les coûts de gestion absorberaient de 40 % et 70 % du budget alloué chaque année au système de distribution publique.

Comment réformer le système ? Après avoir instauré le droit à l'information, puis le droit à l'éducation, le gouvernement prépare une nouvelle loi garantissant à chacun le droit à l'alimentation. En 1971, la premier ministre Indira Gandhi s'était fait élire grâce au slogan "Eliminer la pauvreté". Trente-huit ans plus tard, le Parti du Congrès dirigé par Sonia Gandhi, belle-fille d'Indira Gandhi, a remporté les élections sur une promesse similaire, celle de la "croissance partagée". Entre-temps, l'Inde s'est enrichie et elle compte toujours 651 millions de pauvres, d'après les estimations de la Banque asiatique de développement.

Le mouvement Campagne pour le droit à l'alimentation prône l'accès aux denrées alimentaires de base subventionnées par le gouvernement à tous les habitants du pays. La comptabilisation des pauvres, en Inde, est sujette à de nombreuses polémiques portant sur les critères retenus, et les listes, souvent manipulées, manquent de fiabilité.

D'après un recensement effectué en 2005 et en 2006, seuls 56 % des foyers qui vivaient au-dessous du seuil de pauvreté, étaient répertoriés comme tels par le gouvernement. Enfin, un foyer peut sombrer dans la pauvreté, du jour au lendemain, en cas de catastrophe naturelle, ou si l'un de ses membres décède ou tombe malade.

"Pour ceux qui ont faim, le système de distribution publique universel servira de bouée de sauvetage. Pour les autres, ce sera une forme de soutien financier et de sécurité sociale", explique l'économiste Jean Drèze, membre de la Campagne pour le droit à l'alimentation. Mais cette réforme risque de coûter cher : plus de 17 milliards d'euros selon M. Drèze. Le pays sera-t-il prêt à consacrer 1,5 % de son produit intérieur brut (PIB) au combat contre la faim ? Le projet de loi du gouvernement devrait être dévoilé d'ici à cet hiver.

17/08/2010

Pour changer de politique, grève générale à la rentrée ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/08/16/vers-une-greve-illimitee-a-la-ratp-contre-la-reforme-des-retraites_1399528_3234.html

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FO et SUD prônent une grève illimitée à la RATP

La section Force ouvrière (FO) de la RATP, qui gère les transports en commun parisiens, a annoncé lundi 16 août le dépôt d'un préavis de grève illimitée à partir du 6 septembre au soir, dans le cadre de la mobilisation nationale contre la réforme des retraites organisée le 7 septembre par l'ensemble des confédérations syndicales.

Ce préavis de grève concerne tous les salariés de la RATP. Affirmant que "FO n'a cessé de crier haut et fort à une réforme injuste" articulée autour du report de l'âge légal de départ en retraite à 62 ans, le syndicat souligne dans un communiqué que "la direction de la RATP l'a confirmé : si ce projet de loi était voté en l'état, il nous serait appliqué dès 2017. Face au gouvernement, pour qui les principaux paramètres de l'allongement sont non négociables, il ne peut y avoir d'autre choix que d'exiger le retrait du plan gouvernemental", ajoute FO RATP.

Outre FO, SUD RATP a également indiqué avoir déposé un préavis de grève illimitée à partir du 7 septembre au matin. Les confédérations, qui ont cette fois toutes appelé à cette nouvelle journée de grève et de manifestations au démarrage du débat sur la réforme des retraites au Parlement, visent un nouveau palier de mobilisation contre le projet gouvernemental. Le 24 juin, les manifestations nationales avaient rassemblé entre 800 000 et 2 millions de participants.

11/08/2010

Financement de la caste politique : un exemple

À lire sur MEDIAPART :

http://www.mediapart.fr/

 

A Marseille, la dérive d'un système clientéliste (lien)

Députée socialiste des quartiers nord de Marseille, Sylvie Andrieux a été mise en examen le 8 juillet dans une affaire de «détournement de fonds publics». Un clientélisme dénoncé par des associations marseillaises, pour qui l'ex-élue régionale n'est que «l'arbre qui cache la forêt».

Extrait :

C'est l'affaire qui secoue l'été marseillais et interroge sur les pratiques clientélistes dans les cités. Le 8 juillet 2010, Sylvie Andrieux, 48 ans, députée socialiste des quartiers nord de Marseille, a été mise en examen par le juge d'instruction Franck Landou pour «complicité de tentative d'escroquerie» et «complicité de détournement de fonds publics». Quelque 740.000 euros de subventions de la région Paca auraient été versés à des associations fictives, entre 2005 et 2007, dans le cadre de la politique de la Ville, dont Sylvie Andrieux était alors vice-présidente. Le tout sur fond de campagne électorale pour les législatives de 2007, «dans un but que l'on peut qualifier d'électoraliste et de clientéliste», a déclaré au juge son ancien assistant parlementaire, Rolland Balalas, un fonctionnaire territorial lui aussi mis en examen.

Selon Le Point, qui s'appuie sur des comptes-rendus d'audition, «loin d’avoir servi à des actions d’insertion, ces sommes ont été détournées et leur trace se perd dans un labyrinthe de retraits d’espèces, de fausses factures et de dépenses personnelles – des ordinateurs jusqu’aux voitures de luxe.» ...

 

Lire aussi :

En PACA, les subventions douteuses ont continué malgré l'enquête judiciaire (lien)

Députée socialiste des quartiers nord de Marseille, Sylvie Andrieux a été mise en examen le 8 juillet dans une affaire de «détournement de fonds publics». Malgré l'enquête judiciaire en cours et des alertes en interne, des subventions régionales ont continué à être versées à des associations douteuses jusqu'en juin 2008.

14/07/2010

Le financement des retraites en France : un cas particulier

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lu sur :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/07/13/01016-20100713ARTFIG00510-bettencourt-les-5-m-donnes-a-maistre-seraient-sa-retraite.php
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13/07/2010 | Mise à jour : 20:47

L'avocat du gestionnaire de fortune, Me Pascal Wilhelm, confirme au Figaro que son client a reçu une importante donation de la milliardaire, devant notaire, en 2008.

Le grand déballage de l'affaire Bettencourt s'est poursuivi mardi avec la mise au jour d'un «don manuel» de cinq millions d'euros consenti par la milliardaire, en 2008, au bénéfice de Patrice de Maistre. L'information, dévoilée par L'Express, a été confirmée au Figaro par Me Pascal Wilhelm, conseil du gestionnaire de fortune. «Ce versement, qui est intervenu en toute transparence devant un notaire avant d'être déclaré au fisc, correspond à la pension de retraite que Patrice de Maistre aurait été en droit d'attendre s'il avait eu le statut de salarié travaillant au service de madame Bettencourt», précise Me Wilhelm.

 

L'unique donation consentie

Au lieu de cela, le gestionnaire de fortune, qui travaille depuis 2003 pour l'héritière de L'Oréal dans le cadre d'un contrat de prestation de service, est intégralement rémunéré sous forme d'honoraires. «Ce don manuel, consenti en toute liberté par Mme Bettencourt, était à ses yeux une façon de compenser l'absence de droit à la retraite de Patrice de Maistre», ajoute Me Wilhelm. A l'entendre, «il s'agit de l'unique donation consentie par Liliane Bettencourt à son gestionnaire de fortune». Cette transaction aurait coûté à Liliane Bettencourt quelque trois millions d'euros de droits d'enregistrements, autrement dit, prélevés par le fisc.

06/07/2010

Le financement des personnalités politiques en France

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lu sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/6c5aeaea-886d-11df-9131-bd2c20791922/Vers_une_enqu%C3%AAte_visant_les_Woerth
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france mardi6 juillet 2010

Vers une enquête visant les Woerth

Par Gérard Davet, Le Monde
Les intentions du procureur de Nanterre dans l’affaire Bettencourt

Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, s’apprête à relancer son enquête préliminaire en visant directement le ministre du Travail, Eric Woerth, ainsi que son épouse, Florence. Il précise ses intentions dans un rapport, auquel Le Monde a eu accès, et qui a été adressé, le 23 juin, au Parquet général de Versailles. «A l’issue des auditions et vérifications permettant d’apprécier l’authenticité des enregistrements [clandestins faits au domicile de la milliardaire], écrit ainsi Philippe Courroye à sa hiérarchie du Parquet général de Versailles, il pourrait être envisageable, sauf meilleur avis de votre part, de faire vérifier les éléments révélés dans ces conversations.»

L’enquête préliminaire est circonstanciée, pour l’heure, aux faits d’atteinte à la vie privée. Mais les enregistrements, dont le Parquet fait actuellement vérifier la crédibilité, révèlent nombre d’infractions et de délits potentiels. Le magistrat les énumère dans son rapport, et cite nommément leurs auteurs éventuels.

Philippe Courroye rappelle que des liens pourraient être faits entre l’emploi de l’épouse du ministre, gestionnaire de la fortune de la milliardaire, les dissimulations fiscales, et la fonction d’Eric Woerth, alors ministre du Budget. Le magistrat va même plus loin, en citant les dons financiers opérés en faveur de Valérie Pécresse et d’Eric Woerth.

22/06/2010

À l'attention de Monsieur Woerth, ministre

( voir : Éric Woerth - Wikipédia )

lu sur :
http://www.legrandsoir.info/Nous-on-reste-chez-nous-on-paye-et-en-plus-on-nous-dit-de-la-fermer.html

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Evadés du fisc

A l’aube d’une période d’austérité et d’un plan de rigueur pour la France, il peut être intéressant de connaître la liste (non exhaustive, tirée du « Nouvel Observateur » n° 2359 du 21 Janvier 2010) des personnalités qui ont fui fiscalement le pays pour s’installer en Suisse, ou dans un autre paradis fiscal.

S’ils l’ont fait en toute légalité (achat d’une résidence en Suisse, séjour inférieur à 6 mois sur le sol français), il est par contre inadmissible que certains d’entre eux continuent à s’immiscer dans la vie politique française, en participant activement aux campagnes électorales, pour soutenir tel ou tel candidat, ou pire, en étant officiellement investi par l’Etat pour représenter la France à l’étranger, comme c’est le cas actuellement pour Alain Delon qui est le parrain officiel du pavillon français à l’exposition universelle de Shanghai.

Parmi les plus actifs dans ce domaine, il y a donc Alain Delon (à Genève depuis 1999),mais aussi Johnny Hallyday à Gstaad depuis 2006 (le concert du 14/07/2009 à coûté 500000€ payé par le contribuable Français), sans oublier Charles Aznavour (résidant à Genève), Patricia Kaas, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil, Marc Levy et Michel Houellebecq etc....

Parmi les sportifs on peut citer Alain Prost, Jean Alesi, Richard Virenque, et les tennismen Guy Forget, Richard Gasquet, Henri Leconte, Amélie Mauresmo, Gaël Monfils, Cédric Pioline, et Jo-Wilfried Tsonga qui payent tous leurs impôts en Suisse.

Moins étonnant, mais encore plus scandaleux, des personnalités des affaires qui exercent actuellement (ou ont exercé récemment) un pouvoir politique économique ou financier en France, parmi eux : Antoine Zacharias (Vinci), Claude Berda (AB groupe, TF1), Daniel Hechter (couturier) et Jean-Louis David (salons de coiffure, cosmétiques).

Mais aussi des rentiers et des héritiers, dont les fortunes ont été créées en France, avec la participation de centaines de milliers d’ouvriers français : Eric Peugeot, Jean Taittinger (PDG de la société du Louvre, ancien ministre de la justice et député de la Marne), Philippe Hersant (patron de presse du Groupe Hersant), Corinne Bouyques (héritière de la fortune Bouygues), les familles Defforey (Carrefour), Mulliez (Auchan) et Halley (Promodès), tous résidant à Genève ou aux environs.

Si ces gens n’aiment pas (fiscalement) la France, qu’ils la quittent et qu’ils l’oublient, et surtout qu’ils n’en profitent pas quand ils en ont besoin (comme par exemple pour venir s’y faire soigner).

A tous les français qui vont se serrer la ceinture dans un proche avenir, nous proposons de boycotter les concerts, les disques et les livres de tous ceux qui ne participeront pas à l’effort de solidarité nationale et aux médias, nous demandons de ne plus offrir de tribunes télévisées (pour la promotion de films et de disques) aux artistes concernés et de ne plus faire de sponsoring aux sportifs exilés.

Aux députés nous demandons d’instaurer une loi pour qu’il ne soit plus possible pour un évadé fiscal de venir se faire soigner en France (dans un hôpital public) ni de représenter officiellement la France à l’étranger.

Si vous pensez que ce message est légitime, faites le circuler. Il aura peut-être le pouvoir de ramener certains de ces égarés fiscaux à revoir leur position.

21/06/2010

L'Appel des Résistants du 15 mars 2004

A l'occasion de l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance de mars 1944, treize figures historiques de la Résistance ont lancé un appel en direction des jeunes générations pour que jamais ne s'éteigne la flamme de la résistance.

En cette période de régression totale, piqure de rappel ci-dessous, à faire circuler sans modération !
Et n'oubliez pas la manifestation du 24 juin ...
Amitiés résistantes
Corinne Mahé

L'Appel des Résistants du 15 mars 2004

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et etransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.
Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :
Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ».
Signataires : 
Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

 

Corinne Mahé
06 80 31 31 81

08:35 Publié dans démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

20/05/2010

Pétition contre le suremballage

lu sur :

http://www.overpacking.eu/

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A la Commission des pétitions du Parlement européen,

Nous, citoyens européens et résidants de l’Union européenne,
Considérons que l’augmentation croissante du suremballage c'est-à-dire de l’ensemble des emballages manifestement surdimensionnés uniquement dans le but d’assurer le développement des ventes des produits contenus est une atteinte au principe de croissance durable respectueuse de l’environnement mentionnée expressément dans le traité sur l’Union Européenne.
Considérons que la réduction des déchets et la protection de l’environnement nécessitent des mesures limitant le suremballage, que la recherche sur des emballages écologiques ou le développement des procédures de valorisation des déchets d’emballage n’est pas une fin en soi, que seule une réduction des déchets à la source permettra de limiter l’impact de nos produits de consommation sur l’environnement.
Considérons que l’absence de fonction propre ou de contribution d’un élément d’emballage à la protection du produit contenu, sa conservation, son transport, son stockage, son identification ou l’information du consommateur justifie de le supprimer.
Parce que l’emballage d’un produit peut représenter 80% du poids total du produit fini et constituer jusqu’à 65% de son coût, la réduction des emballages doit permettre à chaque consommateur de réduire d’autant le volume global de sa production de déchets et réaliser des économies équivalentes.
Le droit de l’Union européenne et en particulier la directive européenne 94/62 ne proposant pas de critères pour limiter la mise en marché des emballages, nous demandons aux institutions européennes de prendre des mesures pour imposer aux industriels la limitation des emballages.
La présente pétition demande des mesures limitant l’emballage, en masse et en volume, au strict respect d’exigences de sécurité des produits et d’hygiène.

 

POUR SIGNER :

Vers le site de pétition contre le suremballage

08/05/2010

Communiqué : APPEL POUR L'ÉCOLE PUBLIQUE

Message reçu ce jour :

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Madame, Monsieur,

Grâce à votre engagement, l'Appel pour l'Ecole publique vient de franchir le cap des 140 000 signatures. C’est en soi un véritable événement et cela fait d’ores et déjà de cette campagne  un incontestable succès qu’il nous reste à amplifier. Toutes les organisations(*) qui soutiennent cette initiative, vous remercient pour votre engagement.

Cette campagne se poursuit jusqu’au 19 juin. Avec votre appui, nous pouvons, d'ici là, rassembler des milliers d’autres signatures pour l’Ecole Publique. Des campagnes  publiques de signatures « papiers » ont lieu actuellement partout en France, et nous avons encore dans notre entourage, des amis, des collègues, des connaissances, des voisins, etc… qui peuvent signer.

C’est pourquoi nous vous proposons :

- d’envoyer ou renvoyer le lien de la pétition à des proches, des amis ou des collègues en les invitant à le diffuser à leur tour : http://www.appelpourlecolepublique.fr/.

- d’inviter de nouvelles personnes à signer en utilisant ce lien : http://www.appelpourlecolepublique.fr/transf.php

- de télécharger la pétition pour l’imprimer et la faire signer autour de vous.

 

Enfin, les organisations signataires vous invitent à réserver votre samedi 19 juin pour « fêter  l’Ecole Publique ». Lors de cette journée un rassemblement de « citoyens-militants » de l’Ecole Publique aura lieu devant les mairies de  toutes les grandes villes et au moins devant celle de la plus grande ville de chaque département. Nous organiserons des lâchers de ballon qui s’envoleront avec un petit carton sur lequel sera imprimé l’ « engagement du 19 juin 2010 » : les dernières phrases de la pétition, commençant par « Nous signataires… ».

 

Très cordialement,

Pour l’ensemble des organisations nationales signataires :

(*) DDEN, FCPE, SE-UNSA, UNL, UNEF, LMDE, APAJH, UNSA-EDUCATION, FERC CGT, SNETAA EIL, FGR-FP, CGT EDUC ACTION, FAEN, ADLPF (ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE), A ET I, SNPDEN, SNIES, UNSA, SNPTES, SUP'RECHERCHE, CNAFAL, ANATEEP, UFAL, SIEN, UNSA LABOS EDUCATION, SNCL, L'APPEL DES APPELS, SNASEN, ADFE, SNMSU, SNPSYEN, GDID, SUDEL, UNSA TECHNICOLOR, FNER, RNCE (RESEAU NATIONAL DES COMMUNAUTES EDUCATIVES), CDPEPP (DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE DE PROXIMITE), UDAS (UNION DES ALTERNATIVES SYNDICALES), CONVERGENCE REPUBLICAINE, UNSA MAIF, SGL (SYNDICAT GENERAL DES LYCEENS), FLE ( FRONT DE LUTTE POUR L'EDUCATION), SNEA

Laurent Escure


Jusqu'au 19 juin, je fais campagne pour l'Ecole Publique: http://www.appelpourlecolepublique.fr/

14/04/2010

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

lu sur :

Accueil du site - Fondation Copernic

http://petition.exigences-citoyennes-retraites.net/

Signer en ligne : ici

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote...) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.

13/04/2010

Appel pour l'Ecole publique

Communiqué :

 

Madame, Monsieur,

Grâce à votre engagement, l'Appel pour l'Ecole publique vient de franchir le cap des 120 000 signatures. C’est en soi un véritable événement.Toutes les organisations(*) qui soutiennent cette initiative, vous remercient pour votre engagement.

Cette campagne qui a démarré il y a trois mois, se poursuit jusqu’au 19 juin. Avec votre appui, nous pouvons, d'ici là, atteindre et dépasser les 150 000 signatures.

Si chacun obtient quelques signatures supplémentaires, c'est chose faite !

C’est pourquoi nous vous invitons :

 

- à envoyer ou renvoyer le lien de la pétition à tous vos proches, vos amis ou vos collègues : http://www.appelpourlecolepublique.fr/.

- à inviter une personne à signer en utilisant ce lien : http://www.appelpourlecolepublique.fr/transf.php

- à  télécharger la pétition pour l’imprimer et la faire signer autour de vous.


Enfin, des initiatives militantes de signatures « papier » vont avoir lieu : avec en point d’orgue, du 1er au 15 mai,  les 15 jours pour « faire le printemps de l’Ecole Publique ». Durant cette période, dans les départements, des campagnes de signatures « publiques », vont se tenir lors des manifestations du 1er mai, puis sur les marchés et les places publiques.

Si vous souhaitez y participer, nous vous invitons à prendre contact avec l’organisation signataire de votre choix (*).

Très cordialement,

 

Pour l’ensemble des organisations nationales signataires :

(*) DDEN, FCPE, SE-UNSA, UNL, UNEF, UNSA-EDUCATION, FERC CGT, SNETAA EIL, FGR-FP, CGT EDUC ACTION, SUD EDUCATION, FAEN, ADLPF (ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE), A ET I, SNPDEN, SNIES, UNSA, SNPTES, SUP'RECHERCHE, CNAFAL, ANATEEP, UFAL, SIEN, UNSA LABOS EDUCATION, SNCL

L'APPEL DES APPELS, SNASEN, ADFE, SNMSU, SNPSYEN, GDID, SUDEL, UNSA TECHNICOLOR, FNER, RNCE (RESEAU NATIONAL DES COMMUNAUTES EDUCATIVES), CDPEPP (DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE DE PROXIMITE), UDAS (UNION DES ALTERNATIVES SYNDICALES), CONVERGENCE REPUBLICAINE, SGL (SYNDICAT GENERAL DES LYCEENS), UNSA MAIF, FLE (FRONT DE LUTTE POUR L'EDUCATION)

Laurent Escure

Jusqu'au 19 juin, je fais campagne pour l'Ecole Publique: http://www.appelpourlecolepublique.fr/

 

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17/02/2010

France : Appel du 20 février

Appel pour le 20 février

La situation économique du pays s’aggrave de jour en jour : il n’y a plus de progrès, mieux l’ensemble des acquis démocratiques et sociaux concédés en 1936, 1945, 1968 sont mis en charpie. Le gouvernement Sarkozy, fort d’une absence de réponse anticapitaliste à gauche et appuyé sur des appareils syndicaux inscrivant leur action dans le cadre du « dialogue social », a considérablement aggravé l’offensive contre les salariés et la démocratie. La montée en puissance du mouvement social des premiers mois de 2009, qui visait une confrontation politique frontale avec le gouvernement,  n’a pas permis d’inverser ce cours.

Si deux partis nouveaux, NPA et PG, sont nés dans l’année qui vient de s’écouler, et s’ils ont regroupé un nombre significatif de militants, c’est bien parce qu’ils prenaient appui sur l’aspiration à changer les règles sociales et économiques, à ouvrir une issue vers le socialisme.

Militants politiques depuis de longues années, nous avons fait les uns et les autres des expériences diverses : gauche du PS, MDC de Jean Pierre Chevènement, PCF ou pour certains, dans un passé plus ancien, au sein des organisations d’extrême gauche. Lorsque le PG s’est constitué il y a un an, nombre de militants parmi lesquels nous étions, y ont vu une ouverture possible. Ce parti est aujourd’hui en crise. Il ne faut donc pas s’étonner, de façon générale, qu’une grande majorité de citoyens ne fassent plus confiance aux partis politiques.

La déception est immense. Ce que nous avons combattu dans les vieux partis du mouvement ouvrier, peut être aussi pour certains dans les organisations d’extrême gauche, se retrouve intégralement dans la vie interne du PG : exclusions, mise sous tutelle d’unités locales, parachutages, mise à l’écart de militants qui contestent les consignes de la direction…

Nous sommes des militants : nous avons en commun d’être libres et de vouloir le rester, dans l’action politique comme dans la pensée. La première exigence que nous posons d’emblée, c’est la rupture avec ce modèle.

Aujourd’hui il nous semble urgent de nous rassembler pour construire sur des bases radicalement nouvelles. Au travers des discussions que nous pouvons avoir avec ceux qui sont restés des militants, des hommes libres, nous posons trois questions :

- Comment construire un outil démocratique ?

- Comment construire l’unité dans les luttes sociales et démocratiques ?

- Quelle liaison entre les luttes sociales et les luttes sur le terrain électoral ?

Travaillant sur plusieurs départements, nous nous sommes regroupés au sein d’un comité de liaison. Nous savons que la crise politique du PG prend diverses formes dans les départements de province. Nous savons aussi que la crise n’est bien sûr pas propre à ce seul parti. Nous proposons aux militants qui partagent avec nous les mêmes préoccupations une rencontre nationale à Paris. Nous pouvons avoir des appréciations politiques différentes sur tel ou tel sujet, mais sur les trois points essentiels précités (la démocratie – l’unité dans un front de gauche démocratique et anticapitaliste – l’unité dans les luttes et dans les urnes), il est de notre devoir de nous regrouper, d’élaborer ensemble et de poser la question d’une issue politique. Pour le socialisme !

Nous demandons à tous les camarades d’accord avec le contenu de cet appel de le cosigner avec nous et d’accepter d’en rendre la signature publique.

- Etre de gauche 95

- Gauche en Mouvement

- Club Socialisme Maintenant

- Rassembler à Gauche

Rencontre Nationale samedi 20 Février 2010 de 10h à 18h

A l’AGECA 177 rue de Charonne 75011 Paris (Métro Alexandre Dumas)

Pour entrer en contact :

appel.20.fevrier@gmail.com

Blog :

http://appel-20-fevrier.overblog.com

Note technique :

Afin que le déplacement de camarades de province à Paris soit le moins possible pénalisant financièrement pour eux, nous proposons une participation financière de 10 euros par personne. Ceci permettra, outre le prix de location de la salle de l’AGECA, de rembourser, ou totalement, ou partiellement les prix de voyage SNCF, en fonction de notre budget global.

11:45 Publié dans démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

15/10/2009

La préservation d'un site est un droit pouvant bénéficier de la protection de la loi

... au Japon.
lu sur :
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/10/14/au-japon-le-port-de-ponyo-sur-la-falaise-sauve-du-beton_1253783_3216.html
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Compte rendu
Au Japon, le port de "Ponyo sur la falaise" sauvé du béton
LE MONDE | 14.10.09 | 15h26  •  Mis à jour le 14.10.09 | 15h26
Tokyo Correspondance


e n'est pas un secret. Le réalisateur japonais de films d'animation Hayao Miyazaki (Ponyo sur la falaise, Princesse Mononoké, Nausicaa...) est un fervent défenseur de l'environnement. Le sujet est une composante essentielle de son oeuvre, et il n'hésite pas à s'engager pour la préservation de sites qui l'inspirent. En 1996, il a contribué à la création du Conseil pour la protection de la forêt de Fuchi, située entre les préfectures de Tokyo et de Saitama. Une initiative destinée à contrecarrer les projets immobiliers susceptibles de détruire un cadre naturel utilisé pour son film Mon voisin Totoro.

 

Début octobre, il a pu se réjouir d'une décision de justice concernant Tomo no ura, la "baie de Tomo", où il a puisé l'inspiration pour son dernier film, Ponyo sur la falaise. Tomo, petit port de la préfecture d'Hiroshima (ouest), est un véritable trésor du Japon, choyé parce qu'il a su conserver l'aspect qui fut le sien pendant la période d'Edo (1603-1868).

Bâti sur une anse environnée de petites îles et de la forme d'un croissant de lune, ouvert sur la mer intérieure de Seto, entre le Honshu et le Shikoku, ce port a inspiré bien des poètes dont les oeuvres se retrouvent dans le Man-yoshu, ouvrage du VIIIe siècle et plus ancien recueil de poésies japonaises. Otomo no Tabito (662-731) y a notamment rédigé ses textes poétiques connus sous le nom de Tankas au genévrier.

Tomo connaît une activité depuis mille trois cents ans. Port important de la route maritime commerciale entre le centre et l'ouest de l'Archipel, il accueillit pendant la période d'Edo les ambassades coréennes venues célébrer les nominations des shoguns, les dirigeants de l'époque.

Vingt ans de lutte

Or, dans les années 1980, les autorités locales imaginèrent de construire un pont routier enjambant l'anse, afin de faciliter la circulation dans une ville traversée de venelles peu adaptées aux diktats de l'âge automobile.

Fait rare dans l'Archipel, le projet a d'emblée suscité l'opposition de la population, inquiète pour ses activités de pêche et pour l'impact des travaux sur la beauté du site. La mobilisation s'est amplifiée, au point de s'attirer des soutiens de l'étranger. Le 1er octobre, après plus de vingt ans de lutte, le tribunal d'Hiroshima leur a donné raison en ordonnant la suspension du projet.

Le juge Akio Nose a fondé sa décision sur la nécessité de protéger un site à la valeur historique et culturelle incontestable. Ce jugement s'inscrit dans la lignée de celui rendu en 2006 par la Cour suprême, selon lequel la préservation d'un site était un droit pouvant bénéficier de la protection de la loi. Il pourrait faire jurisprudence à une époque où le Japon commence à se doter d'une politique touristique et à se soucier de la préservation de ses richesses culturelles et naturelles.

Hayao Miyazaki a salué le jugement rendu : "L'âge où les problèmes se résolvaient par le développement est révolu. Les gens doivent renoncer au fantasme et à l'illusion que tout peut changer par la grâce des travaux publics."

 

Philippe Mesmer
Article paru dans l'édition du 15.10.09

02/10/2009

La démocratie représentative en France

un article à lire dans le Monde Diplomatique de ce mois (4,50€ chez votre marchand de journaux habituel)

 

Les pièges de la professionnalisation

Faire de la politique

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ou vivre de la politique ?

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Exclus durablement du pouvoir national en France, les partis de l’ex-gauche plurielle se sont repliés sur leurs bases locales et sur leurs réseaux d’élus, s’accommodant d’une situation qui leur assure de nombreux postes à répartir. Le Parti socialiste, le Parti communiste français et les Verts sont ainsi devenus des machines électorales, relativement performantes sur le plan municipal, départemental ou régional, dans lesquelles les intérêts de milliers de professionnels de la politique semblent désormais prédominer. Il semble loin le temps où la gauche combattait la notabilisation de ses élus. La lutte des places tend à se substituer à celle des classes, coupant les partis de gauche des revendications et du vécu quotidien des groupes sociaux qui les soutenaient traditionnellement (ouvriers, employés, enseignants). Et alors même que flexibilité et précarité frappent durement ces milieux et que la crise a fissuré les dogmes libéraux, ce sont les querelles de chefs et les savants calculs pour la composition des listes électorales qui dominent les débats.

Par Rémy Lefebvre

Les élections européennes passées, les partis de l’ancienne gauche plurielle sont préoccupés, en cette rentrée, non par la crise économique et sociale, mais par les préparatifs des régionales de 2010 et l’épineuse question de la composition des listes. Le mode de scrutin proportionnel confère aux formations politiques un rôle essentiel qui leur permet de rétribuer ou de reconvertir tout un ensemble de responsables (anciens battus, aspirants à la carrière politique sans ancrage municipal, collaborateurs ou proches d’élus, adjoints de grandes villes, responsables de courants…).

Les associés-rivaux socialistes, écologistes et communistes ont beaucoup à perdre ou à gagner dans cette bataille. Le Parti socialiste (PS) cherche ainsi à préserver la quasi-totalité des régions (vingt sur vingt-deux) qu’il dirige depuis son écrasante victoire de 2004. Sa première secrétaire, Mme Martine Aubry, a déjà concédé aux présidents sortants une grande liberté dans les stratégies d’alliance et la composition des listes pour permettre d’en conserver le maximum. Le pragmatisme électoral est désormais de mise.

Les Verts, dont la structuration locale dépend de leurs cent soixante-dix élus régionaux, entendent capitaliser leur succès aux européennes de juin dernier et construire un nouveau rapport de forces avec le PS en vue des prochaines législatives . Le Parti communiste français (PCF), enfin, hésite entre la poursuite du Front de gauche et une alliance classique avec le PS, moins aventureuse, qui aurait l’avantage de lui assurer d’emblée un minimum de mandats. L’intérêt des appareils politiques prime ici sur toute autre considération : les enjeux internes à la gauche ont pris le pas sur les préoccupations externes et les intérêts des groupes sociaux qu’elle est censée défendre.

Depuis 2002, la gauche se trouve dans une situation paradoxale. Affaiblie nationalement, écartée de la sphère du pouvoir d’Etat, idéologiquement dominée, privée de toute perspective structurante, elle n’a jamais autant prospéré localement. Le PS et les Verts ont (...)


Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique actuellement en kiosques.

Rémy Lefebvre.

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Rémy Lefebvre

Professeur de sciences politiques à l’université de Lille-II, coauteur avec Frédéric Sawicki de La Société des socialistes, Editions du Croquant, Bellecombe-en-Bauges, 2006.

10/04/2009

Agir contre le réchauffement climatique









14:06 Publié dans démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

25/03/2009

LA FRANCE , ÉTAT POLICIER

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/25/ce-que-contient-le-dossier-d-instruction-de-l-affaire-tarnac_1172333_3224.html

Ce que contient le dossier d’instruction de l’affaire Tarnac
LE MONDE | 25.03.09 | 13h52 • Mis à jour le 25.03.09 | 17h41

L'ensemble atteint déjà la hauteur de sept à huit Bottin. Le dossier de l'affaire Tarnac, que Le Monde a pu consulter, près de mille pièces et procès-verbaux numérotés, peut être scindé en deux. D'un côté, sept mois de filatures, d'écoutes, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 16 avril 2008; de l'autre, quatre mois d'instruction, toujours en cours depuis la mise en examen, le 15 novembre 2008, de neuf personnes accusées de terrorisme et pour certaines, de sabotage contre des lignes SNCF en octobre et en novembre 2008.

Bertrand Deveaux, 22 ans, Elsa Hauck, 24 ans, Aria Thomas, 27 ans, Mathieu Burnel, 27 ans, puis Gabrielle Hallez, 30 ans, Manon Glibert, 25 ans, Benjamin Rosoux, 30 ans, et Yildune Lévy, 25 ans, ont tous, depuis, recouvré la liberté sous contrôle judiciaire. Seul, Julien Coupat, 34 ans, considéré comme le chef, reste incarcéré.

Le dossier a beau être dense, il ne contient ni preuves matérielles ni aveux, et un seul témoignage à charge, sous X, recueilli le 14 novembre. Les rares confidences lâchées lors des gardes à vue ont été corrigées depuis. "Ils [les policiers] ont tout fait pour me faire dire que Julien Coupat était un être abject, manipulateur", affirme le 22janvier Aria Thomas à Yves Jannier, l'un des trois juges instructeurs du pôle antiterroriste. "Pour que les choses soient claires, poursuit-elle, je n'ai jamais pensé, ni cru ou eu le sentiment que Benjamin Rosoux ou Julien Coupat soient prêts à commettre des actes de violence." Suit cet échange, le 13février, entre le juge Thierry Fragnoli et Julien Coupat, dépeint par le témoin sous X comme un «gourou quasi sectaire», enclin à la violence politique.

"UNE ESPÈCE DE CHARLES MANSON DE LA POLITIQUE"

– Le juge: "Pensez-vous que le combat politique puisse parfois avoir une valeur supérieure à la vie humaine et justifier l'atteinte de celle-ci?
– Julien Coupat: "Ça fait partie (…) du caractère délirant de la déposition du témoin 42 [sous X] tendant à me faire passer pour une espèce de Charles Manson de la politique (…) Je pense que c'est une erreur métaphysique de croire qu'une justification puisse avoir le même poids qu'une vie d'homme."
Il arrive parfois que le juge tâte le terrain à ses dépens. – "J'imagine que votre ami Coupat et vous-même, de par vos formations et vos goûts, vous vous intéressez à l'histoire (…) des grands mouvements révolutionnaires. Est-ce le cas?", demande-t-il le 8 janvier à Yildune Lévy, la compagne de Julien Coupat.
– "Pour ce qui me concerne, je m'intéresse plus à la préhistoire", rétorque l'étudiante en archéologie.

Séparément, le couple Lévy-Coupat livre une même version pour justifier, au terme de multiples détours, leur présence, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, à proximité d'une des lignes SNCF endommagées. Elle: "On a fait l'amour dans la voiture comme plein de jeunes." Lui: "On s'est enfoncés dans la campagne pour voir si nous étions suivis et nous n'avons eu aucun répit, puisque, où que nous allions, 30 secondes après s'être arrêtés, même dans les endroits les plus reculés, il y avait des voitures qui surgissaient."

Tous deux s'accordent sur leur voyage de "tourisme", en janvier 2008, et le franchissement clandestin de la frontière des Etats-Unis depuis le Canada. Cette information, transmise par les Américains, motivera l'ouverture de l'enquête préliminaire. "Pour moi, refuser de se soumettre volontairement au fichage biométrique est un principe éthique", justifie Julien Coupat.

Les neuf reconnaissent leur engagement militant et leur présence lors de manifestations qui ont pu donner lieu à des affrontements, tel le contre sommet de l'immigration à Vichy en novembre2008. Mais ils récusent l'étiquette de "structure clandestine anarcho-autonome entretenant des relations conspiratives avec des militants de la même idéologie implantés à l'étranger" que leur attribue la sous-direction à la lutte antiterroriste (SDAT), sur la "base des informations communiquées par la direction centrale du renseignement intérieur", non jointes. Les sabotages ont été revendiqués le 9 novembre 2008 à Berlin. – "Si ce sont des Allemands qui revendiquent, ça semble être une explication", relève Yildune Lévy.

La police a déployé d'importants moyens comme en témoignent les très nombreuses écoutes téléphoniques et interceptions de courriers électroniques des mis en examen et parfois de leurs parents, bien avant les interpellations. Une enveloppe à bulle contenant une clé, envoyée par Julien Coupat depuis la Grèce en septembre 2008, au domicile de son père à Rueil-Malmaison, est ainsi ouverte avant d'être distribuée. Des caméras de surveillance ont été posées autour de la ferme du Goutailloux à Tarnac (Corrèze) – considérée comme la base du groupe – et au domicile parisien de Yildune Levy et Julien Coupat.

LA SURVEILLANCE DU GROUPE NE DATE PAS D'HIER

Les filatures s'enchaînent, minutieuses mais peu démonstratives. Au fil des pages, on découvre les «albums photos» de tous ceux qui ont fréquenté les lieux. Les manifestations de soutien recensées à l'étranger sont maigres: un engin incendiaire devant la porte de l'AFP à Athènes, des boules de Noël contre le consulat français à Hambourg.

L'interpellation des neuf, le 11 novembre 2008, trois jours après le sabotage constaté sur plusieurs lignes TGV, donne lieu à de nouvelles investigations: brosses à dents, rasoirs, sacs de couchage, manteaux, bouteilles, mégots sont examinés au plus près pour récupérer les ADN. Un sac poubelle noir contenant deux gilets pare-balles coincés dans une cheminée au Goutailloux est trouvé. "Je n'ai jamais vu ce sac auparavant", dira Benjamin Rosoux au juge. Les expertises des gendarmes sur les crochets métalliques fixés aux caténaires n'ont rien donné, pas plus que l'étude des lieux. Un responsable de la maintenance SNCF précise que le dispositif malveillant "ne peut en aucun cas provoquer un accident entraînant des dommages corporels".

La surveillance du groupe ne date pourtant pas d'hier comme l'atteste, en 2005, l'enquête pour blanchiment versée à l'instruction. Elle fait suite au signalement opéré par Tracfin dès l'achat du Goutailloux. "Julien Coupat et Benjamin Rosoux seraient membres de mouvances anarcho-libertaires et auraient participé, à ce titre, à de nombreuses actions contestataires", justifie la cellule antiblanchiment de Bercy. La police financière note que Julien Coupat fait l'objet d'une fiche RG créée le 26 décembre 2002 [date qui correspond à l'occupation de Nanterre par des étudiants], modifiée le 28 octobre 2005 pour "mise sous surveillance". Même chose pour Gabrielle Hallez et Benjamin Rosoux. Jusqu'ici, aucun n'a fait l'objet d'une condamnation.

Les enquêteurs ont saisi et décortiqué les lectures du groupe. Le livre l'Insurrection qui vient, attribué à Julien Coupat, – ce qu'il nie –, figure dans le dossier. Il voisine avec un document Internet, traduit de l'allemand sur des produits AEG "sans sueur, sans sciage, le crochet en forme de griffe pour les bricoleurs".

Conscients que les résultats des commissions rogatoires internationales lancées par les juges vont prendre du temps, les avocats, Irène Terrel, défenseure de quatre des mis en examen et William Bourdon, conseil de Yildune Lévy, s'apprêtaient, mercredi 25 mars, à adresser un courrier au juge Thierry Fragnoli lui demandant de se déclarer incompétent et de se dessaisir du dossier. Un dossier qu'ils ont l'intention, avec leurs confrères Dominique Vallés et Philippe Lescène, de commenter, le 2 avril, devant la presse dans les locaux de la Ligue des droits de l'homme.

Isabelle Mandraud

18/03/2009

Bouclier fiscal : les 756 foyers fiscaux les plus riches se sont partagés 288 millions d'euros, soit plus de 30 années de Smic par ménage en UNE SEULE année !



à lire sur mediapart :

Bouclier fiscal: tout pour les riches

Par Martine Orange

Un an après sa mise en application, le bouclier fiscal adopté dans le cadre de la loi Tepa se révèle injuste, inefficace et couteux. Mediapart donne les chiffres. Ils sont édifiants. En 2008, la charge du bouclier fiscal a doublé pour l'Etat: il a dû reverser 458 millions d'euros aux bénéficiaires. Les 756 foyers fiscaux les plus riches (5,4% des bénéficiaires du bouclier fiscal) se sont partagés 288 millions d'euros, soit 63% des sommes reversées par l'Etat. Ce qui représente de 381.782 euros par ménage, plus de 30 années de Smic. A l'inverse, 59% des ménages les plus pauvres qui ont bénéficié du bouclier fiscal se sont partagés moins de 4,8 millions, soit 1% du total. Pire, les reversements de l'Etat qui leur ont été destinés ont été divisés par deux entre 2007 et 2008. Malgré les multiples pressions pour modifier ce dispositif , Nicolas sarkozy refuse de changer "cette mesure de justice".
(la suite sur mediapart !)

13/12/2008

LES ORS DE LA RÉPUBLIQUE

À lire sur "le Point" un article sur Rachida Dati :

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/l-extravagante-mme-dati/920/0/298981

..."Rachida Dati a la bougeotte. Effectuer trois déplacements dans une même journée ne lui fait pas peur. Mais, là où le bât blesse, c’est lorsque, mue par une sorte de mouvement perpétuel, elle exige, pour un oui, pour un non, d’emprunter les avions de l’Escadron de transport, d’entraînement et de calibration (Etec), l’unité de l’armée de l’air réservée au transport du chef de l’Etat et des membres du gouvernement. Les appareils aux couleurs de la République française ont de 8 à 12 places, mais voyagent pratiquement à vide, la ministre ne tolérant auprès d’elle que son chef de cabinet, qui tient l’agenda, et un chargé de communication. Or un vol de Villacoublay, la base aérienne de la flotte, revient en moyenne de 15 000 à 20 000 euros. « Rachida Dati ne regarde pas à la dépense » , fait-on remarquer dans les préfectures. D’autant que, chaque fois, tenus d’arriver avant elle pour préparer le déplacement, conseillers, directeurs de l’administration centrale, membres de l’équipe vidéo qui la suit en permanence, et sa photographe sont obligés de prendre un avion de ligne ou le TGV, à l’aube de préférence. Tant pis si, sur place, les préfets doivent organiser aux frais de la princesse deux convois sous escorte."...

... article se terminant par :

"...Des âmes charitables affirment qu’à l’heure de la curée Rachida Dati, qui connaît les histoires de famille et du département des Hauts-de-Seine pour s’être occupée pendant quelque temps, en 2005, du secteur sensible des marchés publics, saura, le cas échéant, se rappeler aux bons soins de son protecteur."
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Ce qui a été à l'origine de l'information suivante, lue sur lemonde.fr ( http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/12/12/dati-tairait-des-informations-sur-la-gestion-des-hauts-de-seine_1130630_823448.html ) :

Dati tairait des informations sur la gestion des Hauts-de-Seine
LEMONDE.FR | 12.12.08 | 19h32 • Mis à jour le 12.12.08 | 19h55

Rachida Dati, qui connaît les histoires de famille et du département des Hauts-de-Seine (...), saura, le cas échéant, se rappeler aux bons soins de son protecteur [Nicolas Sarkozy]" : cette petite phrase, publiée dans un article du Point sème le trouble. En insinuant que la garde des sceaux, qui a occupé de 2004 à 2005 le poste de directrice générale adjointe du conseil général, pourrait disposer d'informations explosives sur l'attribution des marchés publics dans un département alors dirigé par Nicolas Sarkozy, le journaliste Denis Demonpion a déclenché une série de réactions en chaîne, vendredi 12 décembre.

Le député socialiste Arnaud Montebourg est, le premier, monté au front, s'étonnant du silence longtemps observé par la garde des sceaux. Soit Rachida Dati "a connaissance d'irrégularités de nature à mettre en cause le président de la République (...) et elle s'empresse de faire ouvrir une enquête, soit elle doit démentir immédiatement", écrivait le député, vendredi, à la mi-journée.

LES ÉLUS PS RÉCLAMENT UNE ENQUÊTE

Il n'en fallait pas plus pour que la chancellerie, après s'être longtemps réfugiée derrière un laconique "aucun commentaire", ne rende publique une lettre (à lire sur le site Internet du Point) adressée par la ministre à l'auteur de l'article. Rachida Dati y qualifie l'article de "totalement faux", souligne n'avoir eu aucun "contact" avec le journaliste. Et assène : "Ma fonction (...), mon statut, mes convictions personnelles et ma loyauté sans faille à l'égard du chef de l'Etat sont à l'opposé de ce que vous insinuez." Denis Demonpion assurait pourtant de son côté, au nouvelobs.com, jeudi 11 décembre, qu'il ne "retirait pas une ligne" à ses écrits, assurant même : "Rachida Dati n'a pas démenti et ne démentira pas."

En fin d'après-midi, 6 élus socialistes du conseil général des Hauts-de-Seine ont tiré la dernière salve : ils demandent que le président du conseil général, Patrick Devedjian, saississe "le procureur de la République de Nanterre afin d'ouvrir une enquête judiciaire concernant les informations dont disposerait" Rachida Dati. Plusieurs affaires judiciaires sont déjà en cours d'instruction sur des malversations financières présumées en lien avec le conseil général des Hauts-de-Seine.



Le Monde.fr, avec AFP

27/11/2008

Soutien aux inculpés du 11 Novembre accusés d' "association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste"

Soutien aux inculpés du 11 Novembre sur le site :

http://www.soutien11novembre.org/

Ce site est le site des comités de soutien aux 9 inculpés du 11 novembre, de Tarnac, Rouen et Paris.

Nous condamnons des incriminations sans fondement et démesurées.
Nous condamnons l'utilisation du dispositif antiterroriste qui permet cette disproportion et ces injustices.
Nous exigeons la libération immédiate des cinq personnes maintenues en détention et le retrait pour toutes et tous des chefs d'inculpation “visée terroriste” et “association de malfaiteurs”.

Vous pouvez déjà trouver sur ces pages quelques moyens de nous soutenir (création de comités locaux, aide morale et financière...). Nous allons nous employer dans les plus brefs délais à la création d'espaces donnant accès à : des revues de presse, des textes d'analyse ; aux annonces et récits d'actions et d'événements de soutien, à certaines des nombreuses lettres que nous recevons etc.
Un espace concernant les lois anti-terroristes et leurs utilisations doit également voir le jour.
Des pages spécifiques seront ouvertes pour les comités locaux qui en feront la demande, comme c'est déjà le cas pour celui de Tarnac.
Solidarité totale avec les inculpés

(pétition en ligne sur le site)
--------------
lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/11/27/non-a-l-ordre-nouveau_1123915_3232.html

Point de vue
Non à l'ordre nouveau
LE MONDE | 27.11.08 | 13h55 • Mis à jour le 27.11.08 | 15h26

Une opération récente, largement médiatisée, a permis d'arrêter et d'inculper neuf personnes, en mettant en oeuvre la législation antiterroriste. Cette opération a déjà changé de nature : une fois établie l'inconsistance de l'accusation de sabotage des caténaires, l'affaire a pris un tour clairement politique. Pour le procureur de la République, "le but de leur entreprise est bien d'atteindre les institutions de l'Etat, et de parvenir par la violence - je dis bien par la violence et non pas par la contestation qui est permise - à troubler l'ordre politique, économique et social".
La cible de cette opération est bien plus large que le groupe des personnes inculpées, contre lesquelles il n'existe aucune preuve matérielle, ni même rien de précis qui puisse leur être reproché. L'inculpation pour "association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste" est plus que vague : qu'est-ce au juste qu'une association, et comment faut-il entendre ce "en vue de" sinon comme une criminalisation de l'intention ? Quant au qualificatif de terroriste, la définition en vigueur est si large qu'il peut s'appliquer à pratiquement n'importe quoi - et que posséder tel ou tel texte, aller à telle ou telle manifestation suffit à tomber sous le coup de cette législation d'exception.
Les personnes inculpées n'ont pas été choisies au hasard, mais parce qu'elles mènent une existence politique. Ils et elles ont participé à des manifestations - dernièrement, celle de Vichy, où s'est tenu le peu honorable sommet européen sur l'immigration. Ils réfléchissent, ils lisent des livres, ils vivent ensemble dans un village lointain.
On a parlé de clandestinité : ils ont ouvert une épicerie, tout le monde les connaît dans la région, où un comité de soutien s'est organisé dès leur arrestation. Ce qu'ils cherchaient, ce n'est ni l'anonymat ni le refuge, mais bien le contraire : une autre relation que celle, anonyme, de la métropole.
Finalement, l'absence de preuve elle-même devient une preuve : le refus des inculpés de se dénoncer les uns les autres durant la garde à vue est présenté comme un nouvel indice de leur fond terroriste.

LIBÉRATION IMMÉDIATE

En réalité, pour nous tous cette affaire est un test. Jusqu'à quel point allons-nous accepter que l'antiterrorisme permette n'importe quand d'inculper n'importe qui ? Où se situe la limite de la liberté d'expression ? Les lois d'exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité sont-elles compatibles à long terme avec la démocratie ? Sommes-nous prêts à voir la police et la justice négocier le virage vers un ordre nouveau ? La réponse à ces questions, c'est à nous de la donner, et d'abord en demandant l'arrêt des poursuites et la libération immédiate de celles et ceux qui ont été inculpés pour l'exemple.

17:00 Publié dans démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

11/11/2008

FRANCE : un État policier ?

Les informations suivantes ont été confirmées aux informations sur France Musique il y a une heure.

Ministère de l'Éducation Nationale Secrétariat général
Délégation à la communication
110, rue de Grenelle – 75357 PARIS 07 SP
Cahier des clauses particulières
CCP n° 2008 / 57 du 15 octobre 2008

Appel d’offres ouvert passé en application des articles 57 à 59 du code des marchés publics
Objet : Veille de l’opinion
(extraits)

ARTICLE 1 - OBJET DES MARCHES ET MODE DE PASSATION
Les présents marchés portent sur la veille de l’opinion dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement
supérieur et de la recherche.
Ils sont passés en application des dispositions des articles 57 à 59 du code des marchés publics, relatives
à l’appel d’offres ouvert.

ARTICLE 5 - DESCRIPTION DES PRESTATIONS
5.1 Présentation
5.1.1 Objectif
Le dispositif de veille en question vise, en particulier sur Internet, à :
Identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles ou émergents)
Identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l’opinion
Repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau
Décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation
Repérer les informations signifiantes (en particulier les signaux faibles)
Suivre les informations signifiantes dans le temps
Relever des indicateurs quantitatifs (volume des contributions, nombre de commentaires, audience, etc.)
Rapprocher ces informations et les interpréter
Anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise
Alerter et préconiser en conséquence
Les informations signifiantes pertinentes sont celles qui préfigurent un débat, un « risque opinion »
potentiel, une crise ou tout temps fort à venir dans lesquels les ministères se trouveraient impliqués.

5.1.2 Sources surveillées

La veille sur Internet portera sur les sources stratégiques en ligne : sites « commentateurs » de l’actualité, revendicatifs, informatifs, articipatifs, politiques, etc. Elle portera ainsi sur les médias en ligne, les sites de syndicats, de partis politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d’opinion. La veille portera également sur les moteurs généralistes, les forums grand public et spécialisés, les blogs, les pages personnelles, les réseaux sociaux, ainsi que sur les appels et pétitions en ligne, et sur les autres formats de diffusion (vidéos, etc.)
Les sources d’informations formelles que sont la presse écrite, les dépêches d’agences de presse, la presse professionnelle spécialisée, les débats des assemblées, les rapports publics, les baromètres, études et sondages seront également surveillées et traitées.
Les interactions entre des sources de nature différente, les passages de relais d’un media à l’autre seront soigneusement analysés.

5.1.3 Finalités
L’analyse attendue des principaux arguments, des critiques et des tendances, à partir du corpus défini, tous les canaux étant pris en compte, donnera lieu à des notes de synthèse (rapport quotidien, note de synthèse hebdomadaire, cartographie commentée des acteurs et débats en présence).
Plus particulièrement en matière de veille Internet, l’analyse permettra un suivi précis de l’évolution de l’opinion internaute et des arguments émergents relayés et commentés sur ce canal.

09/10/2008

Les avantages fiscaux accordés aux plus riches contribuables

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/10/08/le-debat-sur-le-rsa-se-deporte-sur-les-avantages-fiscaux-accordes-aux-plus-riches-contribuables_1104459_0.html

Compte rendu
Le débat sur le RSA se déporte sur les avantages fiscaux accordés aux plus riches contribuables
LE MONDE | 08.10.08 | 14h21 • Mis à jour le 08.10.08 | 14h21

Les députés devaient voter, mercredi 8 octobre, le projet de loi généralisant le revenu de solidarité active (RSA), dont l'examen s'est achevé dans la nuit de mardi à mercredi. Bien que le principe du RSA soit approuvé par l'ensemble des groupes représentés au Parlement, le texte ne devrait être adopté qu'avec les voix de l'UMP et du Nouveau Centre, tandis que l'opposition s'abstiendra.

Ces quatre jours de discussion étalés sur trois semaines - en plein coeur d'une crise financière majeure - auront en effet été accaparés par le débat sur le financement. Le choix de le faire reposer sur une taxe de 1,1 % incluse dans le bouclier fiscal - plafonnant à 50 % des revenus l'ensemble des impôts directs - a été dénoncé par la gauche comme "immoral". Refusant que les hauts revenus bénéficiant du bouclier soient à l'abri de toute augmentation de contributions de solidarité, l'opposition a cherché, en vain, à faire reculer le gouvernement sur ce point.

LA MAJORITÉ SERRE LES RANGS

Didier Migaud, président (PS) de la commission des finances de l'Assemblée nationale, a fourni à ses collègues une dernière arme. Il leur a transmis des informations actualisées concernant les bénéficiaires du bouclier fiscal mis en place dans la loi de finances pour 2007, plafonné alors à 60 % des revenus. Le tableau fait ressortir des situations étonnantes. L'impact global du dispositif était connu : 246 millions d'euros restitués sur l'année 2007 à 15 066 contribuables, soit un montant moyen de 16 380 euros. Sur ce total, les deux tiers (155 millions d'euros) ont été restitués à 671 foyers disposant d'un patrimoine supérieur à 15,5 millions d'euros, soit une restitution moyenne de 232 000 euros.

Le tableau fourni par le ministère des finances permet également de mesurer l'impact des niches fiscales. Ainsi, plus de 10 000 contribuables possédant un patrimoine supérieur à 750 000 euros ont un revenu fiscal inférieur à 3 763 euros, s'acquittant ainsi d'un impôt sur le revenu moyen de... 1 euro. Parmi ceux-là, 13 contribuables possédant un patrimoine supérieur à 15,5 millions d'euros payent en moyenne 47 euros d'impôt sur le revenu.

Aussi le président de la commission des finances s'interroge-t-il sur l'articulation entre le projet de mise en oeuvre d'un plafonnement global des niches fiscales et le bouclier fiscal. "Il est à craindre que le plafonnement n'ait aucun impact sur la situation fiscale des bénéficiaires du bouclier, estime M. Migaud. Le principe du bouclier fait qu'ils sont assurés d'être exonérés de cette imposition théorique supplémentaire."

Faux, a répondu Eric Woerth, le ministre du budget, "le bouclier fiscal est une mesure de justice fiscale". Archifaux, s'est indigné le Haut Commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch : "Vous verrez que l'effet plafonnement des niches sera plus important que l'effet bouclier fiscal. C'est pour cela que c'est une mesure de justice." M. Hirsch a également voulu démentir que Noël Forgeard, l'ancien PDG d'EADS parti en 2006 avec un "parachute doré" de 8 millions d'euros, échapperait à la taxe pour le RSA, comme l'avait avancé, la veille, le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault. "J'ai appelé M. Forgeard. il est imposé à hauteur de 46 % et paiera donc pour le RSA", s'est félicité le Haut Commissaire, pas peu fier de son coup.

En dépit de ces assurances, le malaise dans la majorité n'a pas été dissipé. Certes, crise oblige, elle a été sommée de serrer les rangs. Les amendements déposés par des députés de l'UMP visant à trouver d'autres modes de financement ont été retirés les uns après les autres. Seul Daniel Garrigue (UMP, Dordogne) s'est refusé de retirer le sien, proposant d'exclure la taxe RSA du bouclier. "Opposer le principe du bouclier fiscal au principe de solidarité n'est pas acceptable", s'est-il exclamé, bravant seul ou presque l'interdit, les cosignataires de l'amendement, sous le contrôle des "commissaires" du groupe et du gouvernement, préférant s'absenter au moment du vote ou lever la main à l'unisson du groupe contre l'amendement. Le débat est clos. La crise continue.

Patrick Roger
Article paru dans l'édition du 09.10.08

04/09/2008

La commission Européenne et les lobbies

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/09/03/bruxelles-la-ligne-de-cv-qui-vaut-de-l-or_1090921_3214.html

Enquête
Bruxelles : la ligne de CV qui vaut de l'or
LE MONDE | 03.09.08 | 13h58 • Mis à jour le 03.09.08 | 13h58
BRUXELLES BUREAU EUROPÉEN

Bruxelles, capitale européenne, se transformerait-elle en capitale du pantouflage ? En 2000, l'Allemand Martin Bangemann, commissaire européen chargé des télécommunications, avait fait scandale en décidant de rejoindre un des fleurons du secteur, l'espagnol Telefonica. Depuis, les membres de l'exécutif européen sont tenus de respecter un "code de conduite" : un comité d'éthique doit être saisi s'ils exercent une activité professionnelle en relation avec leur ancien portefeuille pendant l'année qui suit la fin de leur mandat.

Peu contraignantes, les nouvelles règles n'ont pas empêché Mario Monti, l'ancien commissaire chargé de la concurrence, de devenir conseiller de la banque américaine Goldman Sachs, ou le Belge Karel Van Miert de devenir administrateur de Vivendi, de l'électricien allemand RWE et du néerlandais Philips.

L'exemple venant d'en haut, de nombreux fonctionnaires imitent désormais ces commissaires et quittent, discrètement, l'exécutif européen pour rejoindre des cabinets d'avocats, des multinationales, ou pour créer leur propre société de conseil. Ces derniers mois, le Français Michel Petite, directeur général des services juridiques, a été recruté par un important cabinet d'avocats, Clifford Chance, comme conseiller auprès du bureau de Paris. L'ancien juriste en chef de José Manuel Barroso s'est surtout engagé à ne pas plaider contre la Commission devant la Cour de justice européenne.

Avant M. Petite, l'ancien directeur général "marché intérieur", Alexander Schaub, avait accepté de conseiller les avocats britanniques de Freshfields. Guy Legras, l'ancien patron de la politique agricole commune (PAC), collabore de longue date avec le cabinet français Gide Loyrette Nouel. "Les anciens des institutions connaissent les gens et les procédures, leur expérience vaut de l'or", résume un chasseur de têtes.

Un passage dans le saint des saints du pouvoir bruxellois, parfois même comme contractuel en début de carrière, est une expérience convoitée. Dans une capitale devenue un des hauts lieux du lobbying, les candidats n'ont que l'embarras du choix. A Bruxelles, on estime que près de 15 000 personnes travaillent dans l'ombre des institutions - la Commission, le Parlement et le Conseil -, afin de peser sur leurs moindres décisions.

Le pantouflage ne touche pas que la Commission. Voici un an, l'ancien représentant permanent allemand auprès de l'Union européenne, Wilhelm Schönfelder, a pris sa retraite et s'est mis au service du groupe industriel Siemens, dont il est devenu le lobbyiste en chef à Bruxelles. Peu de temps auparavant, l'ambassadeur britannique à Bruxelles, John Grant, avait quitté le Foreign Office pour prendre la présidence européenne du géant minier BHP Billiton, à Londres. Une recrue de choix pour le groupe australien, qui plaide actuellement auprès des gardiens de la concurrence la cause de son projet de fusion avec Rio Tinto.

Le leader mondial des logiciels Microsoft, en conflit avec la Commission depuis bientôt dix ans, vient lui aussi de s'offrir les services d'un ancien diplomate bruxellois : le Maltais John Vassallo, qui travaillait déjà depuis quelques années pour l'américain General Electric.

Parfois, ce sont les eurodéputés, ou leurs assistants, qui choisissent de monnayer leur carnet d'adresses. Après quatre ans de mandat, le Néerlandais Michiel Van Hulten a rejoint à l'été 2007 la direction de Burson-Marsteller à Bruxelles : ce cabinet de conseil en affaires publiques d'origine américaine emploie plus d'une cinquantaine de personnes au coeur du quartier européen. L'un des conseillers de cette agence n'est autre que Jim Currie, ancien directeur général de la Commission chargé de l'environnement.

Le pantouflage reste un sujet sensible, voire tabou, dans le landerneau bruxellois. Ses partisans considèrent que cette pratique, courante aux Etats-Unis et dans certaines capitales européennes, dont Paris, peut améliorer le fonctionnement de la machine communautaire.

"Le pantouflage illustre la montée en puissance des institutions, de plus en plus actives dans un grand nombre de domaines", estime John Wyles, un ancien journaliste du quotidien britannique Financial Times reconverti dans le lobbying au sein du cabinet G Plus, lui-même créé par quatre anciens de la Commission. "Le processus de décision bruxellois ne peut que bénéficier d'un rapprochement entre les institutions et le monde des entreprises", estime M. Wyles.

Les multiples passerelles entre le public et le privé ne sont pourtant pas du goût de tout le monde. Rolf Linkohr l'a constaté à ses dépens. En 2005, cet ex-eurodéputé allemand a dû cesser de conseiller le commissaire chargé de l'énergie, Andris Piebalgs. Les ONG, Greenpeace en tête, dénonçaient l'influence d'un homme qui, après vingt-cinq ans de mandat, venait de créer sa propre agence de conseil. "L'extension du phénomène risque de nuire à la crédibilité des institutions", craint l'eurodéputé écologiste Claude Turmes. "Ce qui gêne, c'est que ce sont les groupes de pression les plus riches qui peuvent s'offrir les services d'anciens fonctionnaires", dénonce ce spécialiste de l'énergie.

La Commission cherche à minimiser le phénomène et tente de sensibiliser les fonctionnaires sur le départ, en particulier dans les directions générales, comme la concurrence, les plus courtisées. Le niveau élevé des salaires - de 4 000 à 5 000 euros net mensuels pour un administrateur débutant, jusqu'à 16 000 euros pour un directeur général - permettrait, selon Bruxelles, de fidéliser le personnel. "Les départs concernent avant tout les retraités, ou préretraités", note ainsi Bernhard Jansen, de la direction des ressources humaines de la Commission.

Le pantouflage resterait sous contrôle mais prend de l'ampleur. Entre 1997 et 2007, les demandes d'autorisation d'activité professionnelle des "pensionnés" sont passées de 2 à 87. Par ailleurs, sur 300 demandes de congé pour convenance personnelle déposées entre 2004 et 2006 par des agents plus jeunes, un tiers concernait des passages au secteur privé.

Depuis l'affaire Bangemann, le service du personnel peut interdire des reconversions. Mais c'est rarissime. La Commission préfère imposer une période pendant laquelle - un an tout au plus - son ex-collaborateur renonce à contacter ses anciens collègues. Il est de surcroît souvent mis en demeure de ne pas s'occuper des dossiers qu'il a eu à traiter au cours des trois dernières années.

Cela suffit-il ? "Non", lance Erik Wesselius, un des animateurs d'Alter EU, un collectif d'ONG qui demande davantage d'éthique : "Les règles devraient être renforcées car les passerelles entre public et privé sont trop nombreuses." "L'arsenal est suffisant, il faut l'appliquer avec rigueur", répond un expert de la Commission, qui reconnaît que certains fonctionnaires peuvent encore quitter la maison sans crier gare.

Le récent code de conduite conçu à l'usage des "représentants d'intérêts" par la Commission n'aborde pas explicitement le pantouflage. Mais il demande aux professionnels de l'influence de "respecter, s'ils emploient d'anciens membres du personnel de l'UE, l'obligation qui incombe à ces derniers de souscrire aux règles et aux exigences en matière de confidentialité". Une mise en garde trop prudente pour inverser la tendance.

Philippe Ricard
Article paru dans l'édition du 04.09.08

18/08/2008

la loi du plus fort ...(suite)

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/08/16/la-crise-de-l-eau-s-accentue-en-israel-et-frappe-durement-les-palestiniens_1084447_3218.html

La crise de l'eau s'accentue en Israël et frappe durement les Palestiniens
LE MONDE | 16.08.08 | 13h46 • Mis à jour le 16.08.08 | 13h46
JÉRUSALEM CORRESPONDANT

Uri Shani, un universitaire qui préside aux destinées de la Water Authority (Mekorot), a lancé, en juillet, un véritable cri d'alarme : "Israël connaît la pire crise de l'eau de son existence." "Nous allons à la catastrophe", a-t-il averti, en précisant qu'un peu partout les signaux d'alerte s'étaient allumés.

Le lac de Tibériade, qui fournit un tiers de la consommation nationale, a atteint sa ligne rouge (213 mètres au-dessous du niveau de la mer). A l'automne, il pourrait atteindre la ligne noire au-dessous de laquelle ce grand réservoir serait en péril en raison des risques de salinisation et d'apparition d'algues toxiques. Uri Shani a fait un état des lieux de tous les bassins aquifères. Leur niveau n'a jamais été aussi bas. Le bassin de la côte a déjà atteint la ligne noire, ce qui signifie qu'il y a déjà eu des infiltrations d'eau de mer et que "des dégâts peut-être irréversibles ont été causés", a-t-il souligné.

Uri Shani a déjà prévenu que les prochaines années risquaient d'être pires. Une série de mesures ont été et vont être prises. L'arrosage public pourrait être interdit dès l'an prochain. "Israël deviendra jaune et il faudra apprendre à nager dans des piscines vides", a prévenu Uri Shani. Les quantités d'eau utilisées par l'agriculture seront réduites d'un tiers. Une campagne nationale a été lancée pour inciter la population à économiser l'eau. Son prix va augmenter. Depuis quatre ans, il pleut de moins en moins. Pour l'année 2008, le déficit prévu sera de 350 millions de mètres cubes. Et la consommation domestique augmente de 4 % par an.

Le manque de pluie frappe aussi durement la Cisjordanie. Un tiers en moins au cours du dernier hiver. "2008 a été déclarée année de sécheresse. La situation au sud et à l'est d'Hébron, à Bethléem, à Jénine est préoccupante", dit Ayman Rabie, responsable de l'organisation non gouvernementale (ONG) Palestinian Hydrology Group. L'approvisionnement venant d'Israël a été réduit de 20 à 30 %, affirme l'Office de coordination pour les affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). Il y a désormais des coupures d'eau. Des camions-citernes pallient les manques, mais l'eau est quatre fois plus chère.

B'Tselem, organisation israélienne de défense des droits de l'homme, lance un cri d'alarme, indiquant que 20 % de la population de Cisjordanie n'est pas connectée au réseau et que les réserves de l'hiver sont épuisées. "J'ai demandé 8 millions de mètres cubes supplémentaires à Mekorot. Ils m'ont été refusés", s'inquiète Shaddad Al-Attili, responsable de la Palestinian Water Authority (PWA). Le déficit se situera cette année aux alentours de 69 millions de mètres cubes.

A Gaza, "c'est catastrophique", raconte M. Al-Attili, qui explique que la nappe phréatique est à un niveau critique, qu'elle est totalement polluée par l'eau de la mer et par les rejets des eaux usées qui ne sont pas traitées. "Seuls ceux qui ont les moyens peuvent s'acheter un appareil pour purifier l'eau. On va au-devant d'une catastrophe sanitaire", s'alarme Ayman Rabie.

L'eau est un enjeu majeur des négociations entre Palestiniens et Israéliens pour la création d'un Etat palestinien. Le processus d'Oslo avait laissé cette question capitale de côté. Les Israéliens consomment 3,5 fois plus d'eau que les Palestiniens et contrôlent complètement les ressources en eau de la Cisjordanie.

Shaddad Al-Attili avoue son impuissance. "Il n'est pas possible de creuser un puits sans l'autorisation d'Israël et les accords ne sont donnés que pour le bassin oriental, le plus profond, et quelquefois pour celui du nord, le moins fourni. Pour la nappe occidentale, la plus importante, c'est impossible. Or notre population a doublé depuis que l'Autorité palestinienne a été créée et notre allocation en eau est toujours la même. Nous mourrons de soif alors que les Israéliens pensent seulement à réduire leur consommation." Les Palestiniens veulent que leur eau leur soit rendue. "Israël alloue seulement 20 % de l'eau puisée en Cisjordanie et empêche la PWA de développer des ressources additionnelles", s'insurge B'Tselem.

Ayman Rabie raconte : "Il faut des permis pour creuser des puits à une profondeur requise, entreprendre des réhabilitations du réseau, construire un réservoir, commander des pompes ou des tuyaux. Et ces derniers ne doivent pas être d'une largeur supérieure à 8 inches (20 centimètres) pour que l'on n'ait pas trop d'eau." Ayman Rabie explique aussi que les colons font ce qu'ils veulent, qu'ils ont de l'eau 24 heures sur 24 et qu'il suffit de se promener en Cisjordanie pour voir le contraste entre les colonies vertes et les villages palestiniens arides.

Non seulement l'eau est rare, mais celle qui est utilisée souille les paysages et le sous-sol, car Israël ne donne pas d'autorisation pour la construction de centres de retraitement. 90 % des effluents sont rejetés non traités.

Shaddad Al-Attili enrage car, depuis plusieurs années, il ne peut utiliser l'argent alloué par la communauté internationale pour construire les unités de traitement des eaux. L'Agence française de développement a, par exemple, engagé 50 millions d'euros pour des projets qui restent gelés faute d'un accord israélien. "En fait, dit Ayman Rabie, nous aurions le feu vert si les colonies étaient autorisées à se connecter sur le réseau de retraitement des eaux, ce qui reviendrait à légaliser leur existence."

A l'avenir, Israël va devoir non seulement répartir l'eau plus équitablement mais aussi trouver des ressources supplémentaires pour éviter une pénurie croissante. En 2001, une commission de la Knesset avait déjà dressé un constat alarmant et demandé que des mesures soient prises, notamment pour la construction d'usines de dessalement de l'eau.

L'objectif était d'atteindre la production de 400 millions de mètres cubes en 2006. Aujourd'hui, 130 millions de mètres cubes proviennent de trois usines. Trois autres vont permettre d'augmenter la capacité à 500 millions de mètres cubes, en 2012, et 750 millions, en 2020. Il est aussi prévu de favoriser le retraitement des eaux usées qui alimentent en bonne partie l'agriculture.

Mohsé Perlmutter, de la société de protection de la nature, pense que "le plan d'urgence vient trop tard" et annonce des lendemains difficiles pour Israël. Surtout si les Palestiniens exigent le contrôle de leurs ressources en eau.

Michel Bôle-Richard
Article paru dans l'édition du 17.08.08

16/08/2008

la loi du plus fort ...(suite)

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/08/15/israel-reporte-l-evacuation-de-la-plus-grande-colonie-sauvage-de-cisjordanie_1083940_3218.html

Israël reporte l'évacuation de la plus grande colonie sauvage de Cisjordanie
LEMONDE.FR avec AFP | 15.08.08 | 12h17 • Mis à jour le 15.08.08 | 12h22

Le gouvernement israélien a renoncé pour l'heure à faire évacuer la plus importante des colonies sauvages construites sans son autorisation en Cisjordanie, a-t-on appris, vendredi 15 août auprès du ministère de la défense. Ce ministère a informé jeudi la Cour suprême que les colons de Migron, qui occupent des terres privées palestiniennes, pourront rester sur place aussi longtemps qu'une nouvelle colonie ne sera pas construite à proximité pour les accueillir, selon une porte-parole de la défense. Aucune date n'a cependant été fixée pour le transfert des colons vers le nouveau site.

La porte-parole a précisé qu'un accord avait "été signé avec le Conseil représentatif des implantations juives en Cisjordanie (Yesha) en vue du transfert de Migron sur un autre site". "Nous nous sommes engagés auprès du tribunal à annoncer dans les 45 jours le nouvel emplacement de Migron. L'implantation sera reconstruite sur des terres domaniales, dans la région, et deviendra un quartier d'une implantation existante", a-t-elle précisé Mais pour l'heure les colons de Migron ont annoncé qu'ils refusaient d'évacuer, même si Yesha donne son accord. Ils sont soutenus par l'aile la plus extrémiste des colons, notamment par un petit groupe de rabbins qui interdisent une évacuation de "toute parcelle de la Terre promise". En janvier le gouvernement s'était engagé auprès de la Cour à évacuer Migron d'ici août, disant s'efforcer de trouver un accord à l'amiable avec les colons.

"UN CADEAU FAIT AUX COLONS"

Migron compte quelque 200 résidents installés dans plusieurs maisons en dur et des dizaines de mobile homes, ainsi qu'une synagogue, un bain rituel, un jardin d'enfants et des serres, le tout relié par Israël au réseau électrique et protégé par l'armée. Le mouvement israélien anticolonisation La Paix Maintenant a dénoncé ce nouveau report de l'évacuation. "Le gouvernement a capitulé devant les menaces des colons d'user de la violence s'ils étaient évacués, alors qu'ils occupent en toute illégalité des terres privées palestiniennes", a déclaré son dirigeant Yariv Oppenheimer. "Nous n'acceptons pas le cadeau qui est fait aux colons, qui obtiennent en compensation de leur action illégale la construction d'une nouvelle colonie" a-t-il ajouté, indiquant que La Paix Maintenant poursuivrait son action en justice pour obtenir le démantèlement de Migron.

Un rapport policier interne, publié vendredi par le quotidien Haaretz, fait par ailleurs état d'une augmentation sensible des agressions commises contre des Palestiniens par des colons ou de heurts de colons avec la police et l'armée. Selon ce rapport, 429 incidents ont été enregistrés dans les six premiers mois de l'année contre 551 pour toute l'année 2007. Israël s'est engagé à plusieurs reprises auprès de Washington à démanteler les colonies sauvages de Cisjordanie, au nombre d'une centaine selon La Paix Maintenant. Aux yeux de la communauté internationale, toutes les colonies dans les territoires occupés depuis juin 1967 sont illégales.

09/08/2008

la loi du plus fort ...

... est-elle la meilleure ?

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/07/09/israel-poursuit-la-colonisation-a-jerusalem-est_1068245_3218.html

Israël poursuit la colonisation à Jérusalem-Est
LEMONDE.FR avec AFP | 09.07.08 | 17h25 • Mis à jour le 07.08.08 | 17h34

La commission de planification urbaine israélienne, qui relève du ministère de l'intérieur, a approuvé, mercredi 9 juillet, la construction de 920 logements à Har Homa, un quartier de Jérusalem-Est annexé à l'Etat israélien. Ces nouvelles habitations font partie d'un projet de construction de 40 000 logements au cours des dix prochaines années à Jérusalem, pour certains dans des quartiers de colonisation de Jérusalem-Est. Ce projet avait été approuvé en juin par le ministère de l'intérieur, après l'avoir été par la municipalité.

La mise en chantier du quartier de Har Homa, en mars 1997, avait suscité la colère des Palestiniens et conduit à un blocage durable du processus de paix. Plus de 10 000 colons y habitent d'ores et déjà.

L'Autorité palestinienne a dénoncé ce projet d'extension qui menace la poursuite du processus de paix israélo-palestinien. "Cette politique met en doute la crédibilité d'Israël dans les négociations et celle de l'administration américaine qui n'a pas exercé suffisamment de pression pour mettre fin à cette politique destructrice", a déclaré le porte-parole de la présidence de l'Autorité palestinienne. Mark Regev, le porte-parole du premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a indiqué que le gouvernement n'était "pas au courant de nouveaux appels d'offres" pour ces constructions.

200 000 ISRAÉLIENS À JÉRUSALEM-EST

Les limites municipales de Jérusalem ont été considérablement étendues vers l'est après la guerre de juin 1967, pour englober la partie arabe de la Ville sainte et des secteurs avoisinants, tous situés en Cisjordanie. Plus de 200 000 Israéliens se sont installés dans une douzaine de quartiers de colonisation construits à Jérusalem-Est depuis 1967. Ces annexions n'ont jamais été reconnues par la communauté internationale. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, en visite dans la région en juin, avait critiqué la poursuite de la colonisation.

Pour les Palestiniens, qui veulent faire du secteur oriental de Jérusalem la capitale de leur futur Etat, la colonisation est le principal obstacle à la paix. Son gel fait d'ailleurs partie de l'une des trois étapes de la "feuille de route", le plan international de paix lancé en 2003 et à nouveau accepté par Israël et les Palestiniens lors de la réunion internationale du 27 novembre à Annapolis sur le Proche-Orient.

10/07/2008

éthique et politique, çà rime... sur le papier

lu sur lemonde.fr :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/07/10/a-paris-de-nombreux-elus-continuent-d-occuper-des-hlm-de-haut-standing_1068597_823448.html
(voir aussi la note du 20/12/2007 sur ce blog et les notes des 19 et 23/12/2007 sur "le blog libre de mon quartier", lien ci-contre)

A Paris, de nombreux élus continuent d'occuper des HLM de haut standing
LE MONDE | 10.07.08 | 15h16 • Mis à jour le 10.07.08 | 15h16

Jean-Paul Bolufer, l'ancien directeur de cabinet de la ministre du logement et de la ville, Christine Boutin, s'en va. La députée (PS) du 12e arrondissement de Paris, Sandrine Mazetier aussi. En revanche, Jean-Pierre Chevènement n'a pas donné son congé. Ni Brigitte Kuster, maire (UMP) du 17e, Delphine Batho, députée (PS) des Deux-Sèvres, ou Paul Girod, sénateur (UMP) de l'Aisne.

La Ville de Paris - qui a pris le contrôle de la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) en janvier 2007 - peine à faire le ménage parmi ses locataires - élus ou pas. Le nouveau patron de ce très gros bailleur social, Pierre Castagnou, maire PS du 14e, a dressé un état des lieux, mercredi 9 juillet.

Au terme de cette "opération vérité", lancée il y a six mois, la RIVP constate qu'environ 2 500 locataires "payent un loyer anormalement bas, eu égard à leurs revenus". Sous les mandatures Chirac et Tiberi et jusqu'en mai 2007, bon nombre d'appartements ont été attribués sans conditions de ressources, souvent à des personnalités proches du pouvoir politique. La RIVP possède notamment 314 logements de très haut standing loués entre 12 et 14 euros du m2.

C'est dans l'un d'entre eux qu'habite M. Bolufer. Ce haut fonctionnaire est logé depuis 1981 par la RIVP dans 190 m2 au 81, boulevard de Port-Royal (13e), pour un loyer de 1 500 euros, charges comprises - soit 6,30 euros du m2, dans un quartier où les locations atteignent 30 euros du m2. En sous-louant son appartement de 1997 à 2007, M. Bolufer n'a pas, selon la RIVP, respecté son bail. Menacé de poursuite judiciaire, M. Bolufer a proposé un accord à l'amiable, conclu mercredi : il s'engage à partir au plus tard le 31 décembre.

51 000 APPARTEMENTS

M. Chevènement, lui, habite près du Panthéon, rue Descartes (5e) dans un appartement de plus de 100 m2, loué environ 11 euros du m2. La SEM a jugé "anormal" qu'il bénéficie aussi d'un logement social attribué par la ville de Belfort, dont il fut maire. Elle lui a demandé de régulariser sa situation. M. Chevènement a rendu, en avril, les clés de son appartement belfortain, mais a conservé celles de son logement parisien... Comme lui, Brigitte Kuster habite dans un quartier de la capitale, 120 m2, avenue Yves-du-Manoir - à deux pas de l'Etoile -, qu'elle loue 10,65 euros du m2.

La situation de ces anciens ou actuels élus est légale puisqu'ils occupent des appartements à loyer non encadré, sans conditions de ressources. Si Mme Mazetier a décidé de partir comme elle s'y était engagée au lendemain de son élection en juin, Delphine Batho, députée (PS) des Deux-Sèvres, a, elle, demandé une réévaluation de son loyer, dans l'intention d'y rester.

Depuis mai, à la RIVP, seuls les revenus inférieurs à 6 500 euros mensuels (pour une famille de quatre enfants) peuvent prétendre à l'un des 12 900 appartements attribués jusqu'ici sans conditions de ressources. Mais, chaque année, sur les 51 000 appartements de la SEM - à loyers plafonnés ou pas -, seuls 2 500 se libèrent. Le renouvellement des locataires n'est donc pas pour demain.

S'il peine à mettre fin à ces "rentes de situation", M. Castagnou n'approuve pas pour autant le décret de Mme Boutin, actuellement soumis au Conseil d'Etat, qui permettrait d'augmenter les surloyers. Le patron de la SEM a calculé : un locataire de 74 m2 qui gagne 50 800 euros par an verrait son loyer passer brusquement de 451 euros à près de 1 000 euros. " Si le logement social devient aussi cher que le privé, les classes moyennes partiront en banlieue", s'inquiète-t-il.

Béatrice Jérôme
Article paru dans l'édition du 11.07.08

18/04/2008

Pourquoi la Russie a peur de l'OTAN


11/04/2008

Exemples à suivre



..."Christine Chow, 56 ans, est la femme de Ma Ying-jeou, élu président de la République de Taïwan le 22 mars. "...
..."Diplômée de l'université de New York, Christine Chow travaille pour la banque Mega depuis vingt-six ans.
Pour les Taïwanais, c'est une révolution. Christine Chow, il est vrai, innove à plus d'un titre : elle ne porte ni maquillage ni sac Louis Vuitton, a travaillé dans un restaurant de New York pour permettre à son mari de finir ses études à Harvard et, le lendemain de l'élection présidentielle, faisait la queue à l'enregistrement des vols internationaux pour accompagner ses deux filles qui repartaient pour les Etats-Unis."...

..."Therese Rein, la femme du nouveau premier ministre australien, Kevin Rudd, a elle aussi décidé de poursuivre sa carrière personnelle."...

07/04/2008

A défaut de Pékin, boycotter Sotchi



..."Ces Jeux garderont un sinistre arrière-goût pour les démocrates. C'était prévisible. Le climat contestataire qui entoure leur organisation apportera-t-il un progrès pour le citoyen ordinaire chinois ou tibétain ? Ce n'est pas du tout prévisible. Faut-il pour autant boycotter les JO de Pékin ? Ce boycottage aurait-il un effet positif pour ces mêmes citoyens brimés dans l'exercice de leurs droits fondamentaux ? Ce n'est guère plus prévisible, il faut le reconnaître."...
..."Il est trop tard pour obtenir la suppression des Jeux de Pékin. Il faut l'accepter. Cela ne doit pas empêcher d'essayer de profiter de cette monstrueuse erreur de trois manières. D'abord en faisant savoir fermement au CIO et aux autres fédérations sportives internationales qu'il ne pourra plus être question à l'avenir d'attribuer encore de grandes épreuves à des pays non démocratiques qui ne seraient pas soumis à d'impérieuses contraintes en matière de respect des droits de l'homme. Le temps est d'ailleurs peut-être venu de mettre sous contrôle ces grandes fédérations dont le fonctionnement est aussi opaque qu'arbitraire, ce qui explique probablement les graves erreurs telles que celle que nous déplorons aujourd'hui."...
..."Est-il encore acceptable qu'un Etat soit admis comme membre de l'OMC et se maintienne comme membre permanent du Conseil de sécurité sans qu'il lui soit imposé le respect de la déclaration universelle des droits de l'homme adoptée par l'ONU en 1948 ? Va-t-on accepter qu'un tel Etat puisse développer une économie à fort taux de croissance qui n'est pas sans préjudices sur les économies qui s'imposent des devoirs en matière de démocratie et de bien-être de la population et qui sont, de ce fait, victimes d'une concurrence déloyale ?"...
..."Il est encore temps de réattribuer ces Jeux à un pays démocratique, puisqu'ils auront lieu en 2014, et d'établir des règles qui voudraient que, en sport comme ailleurs, les pays qui s'astreignent aux exigences de respect des droits de l'homme, de respect de l'environnement et de loyauté dans le domaine de l'économie et du commerce mondial se voient réserver certains privilèges. Ce ne serait que justice.

Laisser des Etats totalitaires devenir des puissances est dangereux. Il ne faut pas les laisser se faire du muscle et de la graisse. Les grandes puissances dictatoriales sont redoutables sur le plan militaire, diplomatique, économique et environnemental. Si nous reproduisons la politique qui fut jadis celle de Daladier et de Chamberlain, le risque est grand que nous aboutissions aux mêmes drames. Cela étant, ce n'est pas en tolérant Guantanamo qu'on se positionne beaucoup mieux. "

25/03/2008

Au Secours !



..."Stéphane Lhomme avait été convoqué par la DST dans le cadre de l'enquête sur le document classé "confidentiel défense", que s'était procuré Sortir du nucléaire et dont il ressortait que les réacteurs de type EPR, dont un est en construction à Flamanville (Manche), n'étaient pas conçus pour résister au choc provoqué par la chute d'un avion de ligne."...
..."Une copie de ce document classé "confidentiel défense" avait été saisie le 16 mai 2006 lors d'une perquisition au domicile de M. Lhomme. Dès le lendemain de cette intervention, le 17 mai 2006, Sortir du nucléaire et d'autres associations avaient décidé de publier une copie numérisée de ce document sur leurs sites Internet. Selon le réseau, Stéphane Lhomme encourt cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende, simplement pour avoir détenu ce document."
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Ne faudrait-il pas plutôt lui donner une médaille ?