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05/10/2013

Future exploitation du sable de la baie de Lannion ?

à lire sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/04/attention-a-la-destruction-de-la-baie-de-lannion_3489862_3232.html

Attention à la destruction de la baie de Lannion.pdf

extrait :

L'enquête publique, appuyée sur une étude d'impact indigente, n'apporte pas les garanties minimales d'une décision rationnelle et démocratique. Elle n'informe ni sur les solutions alternatives de lieu d'extraction ni de matériau, ni sur les effets négatifs du projet. Au nom de 29 emplois annoncés par le Groupe Roullier, les pouvoirs publics peuvent-ils programmer la disparition de centaines d'emplois de la pêche, du nautisme et du tourisme ? Au nom de besoins allégués de sables coquilliers pour amender la terre maraîchère, peut-on détruire la mer ? Il serait tout de même incohérent et irresponsable, de la part des pouvoirs publics, de donner à une entreprise privée l'autorisation de se livrer à une exploitation destructrice de ce milieu naturel à la sauvegarde duquel ils ont puissamment contribué. Nous adjurons le gouvernement de faire prévaloir la sauvegarde d'une région, de sa faune, de sa flore, de ses côtes, de ses habitants, sur les intérêts financiers d'une seule entreprise privée.

04/10/2013

Agriculture, une seule solution : l’agriculture paysanne !

communiqué :

Face à l’industrialisation de l’agriculture, une seule solution : l’agriculture paysanne !

 
Chacun doit savoir qu’agriculture industrielle et agriculture paysanne sont difficilement compatibles. La première cannibalise la seconde depuis des dizaines d’années et rend son existence au quotidien de plus en plus difficile. Les conséquences sont bien connues: destruction et précarisation de l’emploi paysan, détérioration de l’environnement et de la biodiversité, dégradation de notre alimentation et mort silencieuse des campagnes.

Pas de panique, les solutions et les alternatives fleurissent au fur et à mesure de la prise de conscience des paysans et des consommateurs, qui, par civisme et par refus de cette logique destructrice, changent leur manière de produire, de transformer, de distribuer et de consommer. Chacun à son échelle et selon ses moyens.Rejoignez ce formidable défi que représente la transition agro-écologique !
 

Pour cela, nous vous invitons à aller à la rencontre des acteurs de cette révolution: les paysans et les consommateurs qui ont décidé de changer les choses. Partout en France, des fêtes paysannes, des marchés de producteurs, des conférences et des ciné-débats sont organisés. Vous y trouverez toujours de bons produits paysans à déguster !

Pendant un an, les paysans de la Confédération paysanne vous invitent à les rejoindre pour changer les politiques agricoles.

29/09/2013

La ferme aux 1000 (en réalité 1750) vaches, l'Europe néolibérale et nos errements politiques

à lire :

Vaches : l'étable des multiplications

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/28/l-etable-des-multiplications_3486457_3234.html

Vaches _ l'étable des multiplications.pdf


extrait :

..."L'association Novissen tente de ralentir le rouleau compresseur de l'entreprise de BTP Ramery qui construit la ferme de son patron. En mai, elle a déposé un recours auprès du préfet de la Somme contre le permis de construire. Puis le 6 septembre, une requête en excès de pouvoir auprès du tribunal administratif d'Amiens. "La préfecture refuse de nous donner le plan du projet malgré l'accord de la commission d'accès aux documents administratifs" dit Michel Kfoury, président de Novissen qui met en avant l'impact sur la santé, l'eau et l'environnement du projet."...

28/09/2013

Les impacts du réchauffement climatique

vu sur : http://www.lemonde.fr/planete/visuel_interactif/2013/09/27/la-carte-des-impacts-du-rechauffement-climatique_3486190_3244.html

Regarder la carte interactive sur les impacts du réchauffement climatique

La carte des impacts du réchauffement climatique

Le Monde.fr | 27.09.2013 à 16h41 • Mis à jour le 27.09.2013 à 17h14

 

26/09/2013

Nucléaire : EDF et le directeur de la centrale du Bugey condamnés

communiqué de 'Sortir du nucléaire' 

Gagné ! Nous avons fait condamner EDF et le directeur de la centrale du Bugey

En août 2011, en toute illégalité, EDF avait déversé dans une carrière des gravats radioactifs en provenance de la centrale du Bugey, près de Lyon. Nous avons porté plainte... et après une bataille juridique de plus de 2 ans, nous venons d’obtenir la condamnation d’EDF et du directeur de la centrale du Bugey !

lien > Gravats radioactifs : l’impunité en ruines...

14/09/2013

Les 50 entreprises les plus polluantes

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/13/gaz-a-effet-de-serre-les-firmes-les-plus-polluantes-n-ont-pas-reduit-leurs-emissions_3477323_3244.html

Gaz à effet de serre : les 50 entreprises les plus polluantes

Le Monde.fr | 13.09.2013 à 20h30 • Mis à jour le 13.09.2013 à 22h05 |Par Audrey Garric

Les grandes entreprises font-elles suffisamment d'efforts pour lutter contre le changement climatique ? La réponse, donnée par un rapport de l'ONG CDP,publié jeudi 12 septembre (*), reste mitigée : d'un côté, les émissions de gaz à effet de serre des 500 principales sociétés cotées au monde ont reculé de 14 % en quatre ans ; de l'autre, ces émissions proviennent à 73 % de seulement 50 firmes, dont les rejets continuent d'augmenter.

Au total, les 500 plus grandes entreprises émettront en 2013 l'équivalent de 3,6 milliards de tonnes de dioxyde de carbone (CO2), contre 4,2 milliards en 2009, selon l'étude de cette organisation indépendante spécialisée dans les émissions des sociétés, réalisée à la demande de plus de 700 investisseurs institutionnels.

Les 50 plus gros émetteurs seront responsables à eux seuls de plus de 2,5 milliards de tonnes, un chiffre en augmentation de 1,7 % en quatre ans. Si cette hausse peut sembler marginale, elle représente en réalité l'équivalent de 8,5 millions de camions supplémentaires sur les routes ou la consommation en électricité de 6 millions de maisons en une année, note le CDP.

"Les plus gros émetteurs, qui ont le plus grand impact en termes d'émissions mondiales et qui représentent donc la plus grande opportunité de changement à grande échelle, doivent faire plus pour réduire leurs émissions", écrit le rapport.

SEIZE ENTREPRISES AMÉRICAINES, CINQ FRANÇAISES

Qui sont ces 50 gros émetteurs ? Il s'agit principalement de pétroliers et d'énergéticiens, de cimentiers et de groupes métallurgiques ou miniers. La Chine n'est étrangement pas présente dans la liste. On trouve seize entreprises américaines (notamment ExxonMobil, Wal-Mart, Dow Chemical, Chevron, ConocoPhillips, FedEx, AT&T), six britanniques (BP ou Rio Tinto), cinq allemandes (E.ON, RWE) et canadiennes (Imperial Oil). La France place six entreprises dans le classement : GDF Suez, le plus gros pollueur avec 157,9 millions de tonnes de CO2, devant Lafarge (106,3 millions), EDF (80,4), Total (51,4), Air liquide (22,1) et Saint-Gobain (12,8).

Le rapport distribue aussi les bons points. BMW, Daimler, Nestlé, Cisco Systems, Hewlett-Packard, Honda, Nissan ou Samsung sont citées au titre des meilleures entreprises en matière de performance ainsi que de transparence.

Les données restent toutefois incomplètes, 111 entreprises sur 500 (dont AppleFacebook ou Amazon) n'ayant pas communiqué leurs émissions. Le rapport met aussi en garde les entreprises contre le risque de sous-estimer leurs émissions indirectes (provenant de sources qu'elles ne possèdent ou ne contrôlent pas directement).

Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, les émissions totales de gaz à effet de serre dans le monde ont dépassé les 50 milliards de tonnes équivalent COen 2010. Et en mai, la concentration de CO2 a passé la barre des 400 parties par million (ppm), un seuil inégalé depuis 2,5 millions d'années. Le 27 septembre, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat rendra son cinquième rapport très attendu, qui fera le point sur l'ampleur et les impacts attendus du réchauffement.

 

(*) le rapport : CDP-Global-500-Climate-Change-Report-2013.pdf 

07/09/2013

L'écotaxe poids lourds déjà menacée ...

lu sur :

http://www.la-croix.com/Ethique/Environnement/L-ecotaxe-poids-lourds-pas-encore-appliquee-et-deja-menacee-2013-09-04-1006832

L'écotaxe poids lourds, pas encore appliquée et déjà menacée

Le ministère des transports n’exclut pas un nouveau report de l’application de l’écotaxe sur les poids lourds, « pour des raisons techniques ». 

Adoptée dans la foulée du Grenelle de l’environnement et sans cesse reportée, cette nouvelle redevance doit rapporter 1,2 milliard d’euros par an à l’État.

Son objectif est de favoriser des modes de transport de marchandises moins polluants que la route, comme le fret ferroviaire ou fluvial.

Officiellement, la date du 1er  octobre pour l’entrée en vigueur de l’écotaxe poids lourds est « toujours dans la ligne de mire », assure-t-on dans l’entourage du ministre délégué aux transports, Frédéric Cuvillier. Sauf que des raisons techniques pourraient, une fois encore, décaler l’application de cette redevance qui ulcère les transporteurs routiers. « Nous ne mettrons pas en place un dispositif qui n’est pas sécurisé », a assuré le ministre la semaine dernière. La décision d’un éventuel report doit être prise en fin de semaine, une fois transmis un état des lieux de la société Ecomouv’, chargée de la gestion et de la collecte de la nouvelle redevance.

La nouvelle taxe doit s’appliquer à tous les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur le réseau national et sur certaines routes départementales, en fonction du kilométrage parcouru. Les autoroutes, déjà soumises à péage, ne sont pas concernées. Estimée à 12 centimes du kilomètre en moyenne, l’écotaxe est censée faire payer au transport routier non seulement l’usure des infrastructures utilisées, mais aussi une partie des nuisances qu’il engendre en termes de pollution, de bruit et de congestion.

800 000 VÉHICULES CONCERNÉS

En renchérissant le coût de ce type de transport pour les donneurs d’ordre, cette redevance est censée favoriser le report vers des modes de transport moins polluants, comme le fluvial ou le rail. Environ 800 000 véhicules sont concernés – 550 000 français et 250 000 étrangers.

D’après l’entreprise Ecomouv’, chargée de la gestion et de la collecte de la taxe, seuls 20 000 camions sont aujourd’hui dûment enregistrés dans ses fichiers. « Le système est d’un formalisme effroyable, déplore Jean-Paul Deneuville, délégué général de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), en niant toute mauvaise volonté de la part des transporteurs. Nos entreprises ont envoyé 75 000 dossiers à Ecomouv’, dont 80 % ont été recalés faute d’avoir été remplis correctement. Pour un grand groupe de transport, le dossier peut faire jusqu’à 70 000 feuilles ! Le report est inéluctable. » L’entreprise Ecomouv’affirme être en mesure de tenir l’échéance. « Nos effectifs ont été doublés et nous sommes en mesure d’enregistrer 20 000 dossiers par jour », assure une porte-parole.

SANS CESSE DIFFÉRÉE DEPUIS SON ADOPTION

Si les tout derniers décrets d’application ne sont parus qu’en juillet, on ne peut pas dire que les transporteurs ont été pris par surprise. Actée dans son principe par le Grenelle de l’environnement en 2007, l’écotaxe poids lourds a été adoptée – à l’unanimité – au Parlement dans la loi de finances 2009. Depuis, elle n’a cessé d’être différée à la demande des transporteurs, pour des raisons techniques ou juridiques. En revanche, comme l’a souligné la Cour des comptes en janvier 2012, les transporteurs ont déjà obtenu des compensations. La taxe à l’essieu a été allégée dès 2008 et le poids maximal de circulation a été porté de 40 à 44 tonnes en janvier 2011, ce qui permet de faire des gains de productivité.

Pour ses détracteurs, la nouvelle redevance a tout d’une « usine à gaz ». De fait, son recouvrement s’avère particulièrement complexe… et coûteux. Il ne s’agit de rien de moins que de traquer les déplacements de 800 000 véhicules sur un réseau de 15 000 km. La technique choisie par Ecomouv’consiste à équiper chacun des véhicules d’un GPS embarqué, relié à un satellite. La présence du boîtier à bord du camion sera vérifiée notamment par 173 portiques fixes.

UN COÛT DE RECOUVREMENT DE 20%

Au total, « le coût de recouvrement s’établit à un peu moins de 20 %, estime la sénatrice UMP Marie-Hélène des Esgaulx dans un avis remis à la commission des finances du Sénat. À titre de comparaison, ce pourcentage ne dépasse pas 1,2 % pour l’impôt sur le revenu. » Reste que, selon la sénatrice, ce coût, lié à la complexité technologique du projet, « n’est pas surestimé ». Il est similaire à celui de l’écotaxe allemande, mise en place dès 2005, et qui mobilise 600 contrôleurs.

L’écotaxe aura-t-elle par ailleurs un réel impact environnemental ? Pour la FNTR, le report sur le fret ferroviaire ou fluvial ne sera que très limité, l’essentiel du transport de marchandises se faisant sur de courtes distances où la route est la seule alternative crédible. « En Allemagne, il n’y a pas eu de gros report modal, reconnaît Michel Dubromel, spécialiste des transports à France Nature Environnement. En revanche, les transporteurs ont optimisé leur chargement. En clair, on transporte le même tonnage de marchandises, mais avec moins de camions en circulation. C’est gagnant-gagnant pour tout le monde. » 

 ––––––––––––––––––- 

 Plus d’un milliard d’euros de recettes attendues 

L’écotaxe est censée rapporter 1,2 milliard d’euros chaque année. La recette nette s’élève à 1 milliard d’euros environ, une fois déduite la rémunération d’Ecomouv’(230 millions).

En principe, la majorité de ces recettes – soit près de 800 millions – doit aller au budget de l’Afit, l’agence qui finance les grands projets d’infrastructures français, notamment les lignes de chemin de fer.

Les collectivités locales devraient percevoir 160 millions d’euros pour les dépenses liées à l’entretien du réseau routier.

L’affectation précise du produit de l’écotaxe doit figurer dans chaque loi de finances. Les associations environnementales craignent qu’une partie de la taxe ne soit absorbée par le budget général.

EMMANUELLE RÉJU

Notre-Dame-des-Landes : manquements à la législation européenne, mais ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/06/l-aeroport-de-notre-dame-des-landes-a-l-epreuve-de-la-legislation-europeenne_3472364_3244.html

L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes à l'épreuve de la législation européenne

LE MONDE | 06.09.2013 à 11h26 • Mis à jour le 06.09.2013 à 16h36 |Par Rémi Barroux

Les députés européens n'iront pas, dans l'immédiat, arpenter le bocage nantais pour enquêter sur la nécessité de construire un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Un dossier brûlant pour le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, ardent défenseur du projet, et une pomme de discorde avec les écologistes.

Jeudi 5 septembre, la conférence des présidents de groupe du Parlement européen a décidé, sous l'impulsion des deux principales formations, le Parti populaire européen (conservateurs) et l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates, de ne pas donner suite à la demande d'envoi d'une mission par la commission des pétitions. Pour l'eurodéputée écologiste Sandrine Bélier, "cette décision est injustifiable, alors que la commission des pétitions mène de concert avec la Commission européenne une enquête afin de s'assurer que ce projet ne contrevienne pas au droit de l'Union européenne".

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De fait, les demandes formulées par Bruxelles au gouvernement français sur d'éventuels manquements à la réglementation européenne pourraient expliquer cette décision. "La proposition d'une mission sur le terrain était conditionnée aux conclusions de la Commission européenne sur le dossier. Or celles-ci n'ont pas été rendues ; il est raisonnable de les attendre pour voir si une mission est nécessaire", explique la présidente des socialistes français au Parlement européen, Catherine Trautmann.

"NOMBREUX MANQUEMENTS AUX RÈGLES EUROPÉENNES"

L'éventuel envoi de parlementaires devra donc patienter jusqu'au 17 septembre, date à laquelle la Commission européenne présentera ses conclusions aux députés de la commission des pétitions. Le gouvernement français a fait parvenir, cet été, ses réponses aux nombreuses et longues questions qui lui étaient posées.

Dans un document, que Le Monde s'est procuré, il justifie le projet du futur aéroport du Grand Ouest, notamment au regard d'éventuels manquements aux réglementations européennes : les programmes de compensation liés à la destruction de zones humides, la protection des espèces, l'évaluation environnementale du projet ou encore la détermination d'alternatives au site de Notre-Dame-des-Landes.

Pour Raphaël Romi, spécialiste du droit européen de l'environnement et conseiller des opposants au projet, "les réponses du gouvernement montrent de nombreux manquements aux règles européennes". En ne tenant pas compte des conclusions du comité d'experts scientifiques et de la commission du dialogue – mis en place par le gouvernement en décembre 2012, ils critiquaient notamment la méthode de compensation arrêtée pour les zones humides –, l'Etat se mettrait dans une situation délicate. "Au regard du droit communautaire, qui prévoit une compensation de deux hectares pour un hectare de zone humide détruit, le projet n'est pas conforme à la directive-cadre sur l'eau", dit M. Romi.

"VISION GLOBALE DES IMPACTS"

Un autre point pourrait hérisser Bruxelles : le gouvernement écrit qu'il n'a pas encore réalisé les études d'impact des projets annexes à l'aéroport, tels que la nouvelle ligne ferroviaire Nantes-Rennes, "les projets de zone d'activité en périphérie de l'aéroport", ou encore la desserte par la ligne de tram-train Nantes-Nord. "La Commission européenne est très attentive à la vision globale des impacts d'un programme et ne supporte pas le saucissonnage", avertit M. Romi.

Les conclusions de Bruxelles sont attendues alors que la pause sur le terrain reste fragile. La préfecture fait valoir que les chantiers pourraient débuter prochainement.

Les opposants, eux, restent mobilisés : le 29 août, une nouvelle maison, le Moulin de Rohanne, délaissée par ses habitants, était occupée par des militants de la ZAD, la zone d'aménagement différé devenue "zone à défendre".

Bataille contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes

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05/09/2013

France : les cancers professionnels sont peu reconnus

lu sur :

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202982785773-cancer-les-effets-de-la-pollution-encore-mal-pris-en-compte-600676.php

Cancer : les effets de la pollution encore mal pris en compte

Les Echos, 04/09

Par Joel Cossardeaux | 04/09 | 06

Un rapport prône la réduction des seuils admissibles d'exposition au diesel.
Le nombre reconnu de cancers professionnels est encore très faible.

C'est une anomalie que le troisième plan Cancer pourrait solutionner. Les risques environnementaux, auxquels de multiples études attribuent un nombre important de décès par cancer, sont « encore mal connus et mal estimés », selon le rapport de préfiguration de ce plan prévu sur 2014-2018. Dans le plan Cancer qui s'achève, aucun de ces risques, hormis le radon, cible d'un objectif de la loi santé publique de 2004, n'a fait l'objet d'un dispositif de contrôle de l'exposition des populations. Et encore, si le deuxième plan Cancer a permis d'élargir ce contrôle à l'habitat, c'est-à-dire plus seulement aux hôpitaux, « les mesures de protection n'ont pas été recensées », observe le document.
Les particules fines, « cancérogènes certains »
Les autres risques environnementaux apparaissent largement laissés pour compte : les perturbateurs endocriniens, mais aussi les champs électromagnétiques liés à la téléphonie mobile et classés « cancérogènes possibles » par le Circ (Centre international de recherche sur le cancer) ou encore les particules fines émises par les moteurs Diesel, rangées, elles, dans la catégorie des « cancérogènes certains ». «  L'effet des mesures prises concernant la réduction du rejet de ces particules est encore incertain », juge le rapport.
Ses auteurs proposent, à la faveur du prochain plan Cancer, de « diminuer les seuils tolérés d'exposition » à toutes ces sources environnementales polluantes. Autre objectif : « limiter les sources de pollution atmosphériques urbaines et industrielles, dont les gaz d'échappement des moteurs Diesel » et « limiter les toxiques polluants des eaux (pesticides) ».
Le troisième plan Cancer doit enfin permettre de mieux appréhender les cancers d'origine professionnelle. Car le nombre reconnu «  est encore très faible, particulièrement pour les cancers non liés à l'amiante », relève le rapport. Plus des trois quarts des 1.773 cancers reconnus en 2010 (- 3,1 % par rapport à 2009) à titre professionnel résultent d'expositions anciennes à l'amiante, contre seulement 74 aux poussières de bois et 63 aux huiles et goudrons.

Joël Cossardeaux



Les chiffres
1.773 cancers professionnels indemnisés en 2010
Ce chiffre marque une baisse de 3,1 % par rapport à 2009. Dans 1.473 cas, ces cancers résultent d'expositions anciennes à l'amiante. 
20 % des Français conscients du risque lié au radon
Ce gaz radioactif d'origine naturelle, issu de la désintégration du radium dans le sous-sol, est à l'origine de 5 à 10 % des décès par cancer du poumon. 31 départements sont classés prioritaires face à ce risque. 

26/07/2013

Rapport sur "La politique de développement des énergies renouvelables"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/25/energies-renouvelables-la-cour-des-comptes-epingle-un-soutien-public-peu-rentable_3453282_3244.html

Energies renouvelables : la Cour des comptes épingle un soutien public peu rentable

Le Monde.fr | 25.07.2013 à 11h58 • Mis à jour le 25.07.2013 à 14h21 |Par Pierre Le Hir

Oui aux énergies vertes... à condition qu'elles ne plombent pas l'économie française. C'est, en substance, la teneur du rapport sur "La politique de développement des énergies renouvelables" présenté, jeudi 25 juillet, par la Cour des comptes.

Une semaine après la clôture du débat national sur la transition énergétique, qui s'est achevé sur un constat de désaccord profond entre les parties prenantes, ce document donnera du grain à moudre aux partisans des filières renouvelables comme aux défenseurs du modèle énergétique français, où le nucléaire est en première ligne.

Les premiers retiendront qu'il n'est pas question de "relâcher l'effort" dans ce secteur. Les seconds, que "les choix de long terme" doivent être "soutenables", dans une période où "l'accent doit être mis avant tout sur les économies budgétaires et sur la compétitivité de notre économie".

OBJECTIFS "DIFFICILES À ATTEINDRE"

En matière d'énergies renouvelables, la France s'est fixé des objectifs "ambitieux"qui seront "difficiles à atteindre", note la Cour des comptes. En 2011, celles-ci représentaient 13,1 % de la consommation finale d'énergie, soit un peu plus de la moitié des 23 % qui devront être atteints en 2020 (l'objectif de l'Union européennen'étant que de 20 %). La France figure ainsi "en bonne position par rapport à ses voisins européens", l'Allemagne étant à 12,3 %, l'Italie à 11,5 %, la Belgique à 4,1 % et le Royaume-Uni à 3,8 %, même si l'Espagne, avec 15,1 %, la devance.

"Pour autant, écrivent les rapporteurs, les premiers retards enregistrés dès 2011 dans la production d'énergies de sources renouvelables et le niveau des efforts àfournir pour atteindre les objectifs fixés en 2020 éloignent la perspective de lesatteindre." En effet, "les suppléments de production à réaliser dans les secteurs de l'électricité et de la chaleur renouvelables entre 2011 et 2020 représentent six et sept fois ce qui a été respectivement réalisé entre 2005 et 2011".

"CONJONCTION DE DIFFICULTÉS"

L'essor des filières vertes, analyse la Cour des comptes, se heurte à "une conjonction de difficultés". D'abord, "des coûts de production élevés", qui obligent les pouvoirs publics à les soutenir par "un système de soutien complexe et d'efficacité variable", qu'il s'agisse d'aides à l'investissement, de garantie d'achat ou d'incitations fiscales.

Ensuite, le cadre juridique est "instable et contesté". Sur le plan réglementaire, souligne la Cour, "les objectifs parfois contradictoires des politiques de l'énergie, de la protection de l'environnement et de l'urbanisme compliquent et fragilisent le droit encadrant le développement des énergies renouvelables, ce qui favorise les contentieux et freine les projets". L'Etat n'est pas exempt de reproches, pour n'avoir "pas su adapter son organisation, ce qui nuit à la visibilité et au pilotage de l'ensemble".

Or, de façon générale, les filières industrielles des énergies renouvelables sont"encore fragiles", juge la Cour des comptes. La filière photovoltaïque est "en mauvais état", l'éolien en mer est "un pari industriel risqué", les grands projets de cogénération "déséquilibrent les marchés locaux". Cela, pour un impact sur l'emploi qualifié de "modeste", avec un total de 93 000 emplois directs, dont environ 32 000 dans le solaire, 24 000 dans la biomasse, 14 000 dans les pompes à chaleur, 11 000 dans l'hydraulique, 10 000 dans l'éolien et 1 000 dans la géothermie.

COÛT TRÈS ÉLÉVÉ

Dans ce contexte – c'est la partie la plus sensible et la plus sujette à polémique du rapport –, la Cour estime que "le coût croissant du soutien au développement des énergies renouvelables conduit à s'interroger sur sa soutenabilité sur le long terme".

Entre 2005 et 2011, chiffre-t-elle, "l'ensemble des coûts publics de la politique de soutien aux énergies renouvelables – dispositifs fiscaux, fonds chaleur, recherche et développement, charge de service public de l'électricité [la contribution au service public de l'électricité (CSPE), supportée par les consommateurs pourcompenser le surcoût de l'électricité d'origine renouvelable] – ressort globalement estimé à 14,3 milliards d'euros". A elle seule, précise la cour, "la filière solaire a coûté 3,6 milliards d'euros, alors qu'elle constitue seulement la quatrième source d'énergies renouvelables".

Au final, conclut le rapport, "le coût du soutien aux énergies renouvelables est donc très élevé sans que celui-ci ait apporté, jusqu'à présent, les retombées socio-économiques attendues".

"FAIRE DES CHOIX"

Pour autant, la Cour des comptes ne condamne pas les filières renouvelables. "Il ne s'agit pas de relâcher l'effort, mais de le rendre plus cohérent et plus soutenable dans le long terme", écrit-elle. C'est-à-dire de "faire des choix" et d'arbitrer entre les filières, afin de "réserver le soutien à celles qui peuvent le mieux contribuer à atteindre les objectifs". Cela, tout en recherchant "une meilleure cohérence dans l'organisation et l'action de l'Etat", qui doit aussi "lever les verrous juridiques et administratifs".

Replaçant les renouvelables dans le mix énergétique global, la Cour des comptes ne manque pas de rappeler, en conclusion, le bénéfice que tire la France de son parc de 58 réacteurs électronucléaires – qui lui assurent une électricité meilleur marché que celle de ses principaux voisins et réduisent ses rejets de gaz à effet de serre. Mais elle souligne aussi l'avantage économique que tirent certains pays, notamment les Etats-Unis, de l'exploitation des huiles et gaz de schiste. Même si, précise-t-elle, "il ne [lui] revient pas de se prononcer sur les méthodes employées pour les extraire".

Cette mention, dans un rapport consacré au développement des énergies renouvelables, des hydrocarbures non conventionnels, ne pourra qu'apporter de l'eau au moulin du Medef qui, lors du débat sur la transition énergétique, en a fait un cheval de bataille.

Lire : "Le Medef refuse les conclusions du débat sur la transition énergétique"

Plus généralement, même si les promoteurs des énergies vertes pourront liredans ce rapport un invitation à poursuivre leur développement, les industriels, eux, y verront surtout un sévère avertissement sur leur coût pour "les financespubliques, le pouvoir d'achat et la compétitivité économique".

Pierre Le Hir

Le débat sur la transition énergétique

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12/07/2013

Abeilles : une directive européenne en trompe l'œil

communiqué :

> Objet : 1 million de signataires pour contrer le plan anti-abeilles des firmes agrochimiques !

 

La mobilisation contre le plan anti-abeilles des firmes agrochimiques bat son plein : plus de 430 000 citoyens se sont déjà mobilisés en quelques semaines. Et la pétition continue à être largement diffusée sur Internet à travers toute l’Europe.

Aidez-nous à dépasser le million de signataires pour forcer la Commission Européenne à revoir d’urgence la réglementation sur les pesticides, et imposer une interdiction REELLE des pesticides tueurs d’abeilles !

Avec votre aide, nous allons y arriver en faisant massivement pression sur la Commission Européenne et sur les députés.

C’est une bataille serrée qui nous attend.

Les firmes agrochimiques ont réussi à imposer à Bruxelles une gigantesque escroquerie aux pesticides, exercée aux dépens des abeilles, de la biodiversité... et de tous les citoyens qui se battent depuis des années pour faire interdire les pesticides « tueurs d'abeilles » en Europe et dans le monde !

Après des années de lutte acharnée des citoyens et des apiculteurs, la Commission européenne s'est officiellement décidé à interdire 3 pesticides néonicotinoïdes extrêmement dangereux pour les abeilles (1).

Les associations ont crié victoire et baissé la garde. Les médias ont largement repris et diffusé l’info, diffusant très largement l’idée que c’était un « compromis » tout à fait acceptable…

Ce compromis est en réalité un plan désastreux imposé par les multinationales agrochimiques comme Bayer, Syngenta et compagnie, qui ont mené pendant des mois un lobbying effréné et extrêmement agressif pour arriver à ce résultat (2).

Objectif : Contrer la volonté des citoyens européens et empêcher l'interdiction REELLE des pesticides tueurs-d'abeilles – malgré les recommandations expresses des autorités sanitaires françaises et européennes (3)... Pour sécuriser les centaines de millions d'euros de profit annuel que ces produits rapportent aux grosses firmes qui les produisent !

Officiellement, les 3 pesticides les plus dangereux seront interdits pour une durée-test de deux ans à l'issue de laquelle les autorités sanitaires contrôleront si l'interdiction a mis un terme au massacre des abeilles, et s'il faut ou non interdire définitivement les néonicotinoides.

Or, cette soi-disant interdiction n'aura aucun effet sur la santé des abeilles !

En fait, les 3 pesticides tueurs-d'abeilles seront interdits seulement quelques mois par an... et largement utilisés tout le reste de l'année – sur près de 85% des céréales, et sur une grande partie des cultures de fruits, légumes et herbes aromatiques – empoisonnant largement les sols et l'eau absorbés ensuite par les cultures soi-disant « non-traitées ».

De nombreuses études ont montré que ces substances ultra-toxiques peuvent rester présentes dans le sol jusqu'à trois ans après le traitement (4), et que les cultures non-traitées replantées sur le même terrain révèlent des traces de néonicotinoïdes jusque dans leur pollen... que viennent ensuite butiner les abeilles ! (5)

A la fin de la période-test de deux ans, les multinationales pourront prouver que les abeilles continuent d'être décimées malgré la soi-disant interdiction de leurs produits, et qu'ils n'y sont pour rien. Ils auront réussi à blanchir leurs pesticides et à maintenir leurs profits – et pour longtemps !

C'est une manipulation éhontée de l’information et de la réglementation européenne, qui nous promet un désastre environnemental sans précédent.

Nous pouvons encore empêcher ça. MAIS IL FAUT AGIR VITE : le texte a été adopté il y a peu, mais pas encore mis en application – il ne le sera qu'à la rentrée...

... nous devons agir avant, pour exiger l'interdiction REELLE de ces pesticides ! Signez dès maintenant la pétition européenne pour contrer les lobbys en cliquant ici !

Si nous ne faisons rien, voici ce qui va se passer dans les 2 prochaines années :

- les pesticides néonicotinoïdes continueront à être utilisés pour les cultures d'hiver, imprégnant ainsi durablement les sols et l'eau...

- les cultures de printemps et d'été "non traitées" seront infectées par les résidus de ces pesticides, et empoisonneront les abeilles...

- la mortalité massive des abeilles ne déclinera pas, malgré la soi-disant "interdiction" des néonicotinoïdes

- Syngenta, Bayer et tous les laboratoires agrochimiques pourront à loisir clamer que leurs produits n'ont rien à voir avec la mortalité des abeilles, et obtenir leur réhabilitation totale sur le marché.

Et là, il ne nous restera plus que nos yeux pour pleurer…

Il faut tuer dans l'œuf ce plan démoniaque, et exiger de la Commission européenne qu'elle interdise purement et simplement ces pesticides tueurs d'abeilles, comme elle prétend le faire d'ailleurs !

Pas de compromissions, pas de petits arrangements... Allons-y franchement !

Les agriculteurs eux-mêmes n'auraient pas à y perdre :

d'après l'INRA, on pourrait réduire rapidement la consommation de pesticides en France de 30 à 40 % – sans aucune perte de revenus pour les agriculteurs– en revenant simplement à un système de rotation des cultures qui permettrait de combattre efficacement les parasites en réduisant durablement l'usage des traitements chimiques (6).

Ca représente tout de même, pour la France uniquement, plus de 20 000 tonnes de substances ultra-toxiques déversés chaque année en pure perte dans nos campagnes !

En fait, les seuls qui seraient ébranlés, ce seraient les chiffres d'affaires des géants de l'agrochimie... Mais la Nature n'a que faire de leurs profits !

Alors s'il vous plaît, aidez Pollinis à créer une véritable onde de choc à travers le pays et l'Europe toute entière, en réunissant pour la rentrée plus d’un million de signataires à travers toute l’Europe -  pour que notre pression sur la Commission européenne soit plus forte que celle des lobbys agrochimistes qui sacrifieraient sans vergogne votre santé, votre alimentation et l'avenir même de la Nature pour satisfaire à leurs profits immédiats.

Pour informer et mobiliser un maximum de citoyens à travers l'Europe, nous avons traduit notre message d'alerte en Anglais et en Espagnol. Voici les liens que vous pouvez transférer facilement à vos amis :

Français : http://actions.pollinis.org/contrez-le-plan-anti-abeilles...

Anglais : http://actions.pollinis.org/block-the-bee-killing-scheme-...

Espagnol : http://actions.pollinis.org/oponte-a-la-estratagema-anti-...

Merci d'avance pour votre mobilisation pour sauver durablement les abeilles et la nature !

Nicolas Laarman
Délégué général Pollinis
Conservatoire des Fermes et de la Nature

Pour en savoir plus :

1- Le texte de la Commission européenne interdisant 3 néonicotinoïdes :

 http://www.pollinis.org/IMG/doc/regulation_commission_eur...

2- L'excellent rapport de Corporate Union Observatory sur le sujet (en anglais) :

 http://corporateeurope.org/publications/pesticides-agains...

Ou ici en français, le bon petit résumé publié en ligne dans le Journal de l'environnement :

 http://www.journaldelenvironnement.net/article/comm...

3- Début 2013, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un rapport confirmant que les néonicotinoides présentent un risque important pour les abeilles et les pollinisateurs :

 http://www.efsa.europa.eu/en/press/news/130116.htm?utm_source=homepage&utm_medium=infocus&utm_campai gn=beehealth

4 -Les néonicotinoides persistent dans l'environnement, la demi-vie de la clothianidine dans le sol a été mesurée à 148 à 6900 jours par l'Agence de protection de la santé américaine :

 http://www.epa.gov/pesticides/chem_search/cleared_reviews...

Voir aussi l'étude de J. DeCant et M. Barrett publiée en 2010 dans la revue Environmental Protection (pp. 1-99) : Environmental Fate and Ecological Risk Assessment for the Registration of CLOTHIANIDIN for Use as a Seed Treatment on Mustard Seed (Oilseed and Condiment) and Cotton.

5- La persistance des néonicotinoïdes contamine l'environnement au sens large, notamment le pollen.

L'imidaclopride par exemple peut être absorbée par des cultures non-traitées, jusqu'à deux ans après la première utilisation, et peut se retrouver dans le pollen et le nectar des fleurs non traitées à des niveaux toxiques pour les abeilles :

Bonmatin, J. M., et al . (2003) A sensitive LC/APCI/MS/MS method for analysis of imidacloprid in soils, in plants and in pollens. Anal. Chem. 75 (9), 2027-2033.

En 2002 et 2003, 69,1% du pollen récolté par les abeilles de 25 ruchers dans cinq départements français, sur des plantes traitées et non traitées étaient contaminés par de l’imidacloprid, bien que cette neurotoxine ait été interdite à l'utilisation sur le tournesol en janvier 1999 :

Chauzat M.P. et al (2006). A survey pesticides residues in pollen loads collected by honey bees in France. Journal of Economic Entomology, 99:253-262

6- Rapport Ecophyto R&D de l'INRA :« Réduire l'usage des pesticides » :

 http://institut.inra.fr/Missions/Eclairer-decisions/Etude...

Pollinis – Réseau des Conservatoires Abeilles et Pollinisateurs
Association Loi 1901 Conservatoire des Fermes et de la Nature
143 avenue Parmentier – 75010 Paris www.pollinis.org

  

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02/07/2013

Les vitrines de magasins devront être éteintes entre 1 heure et 7 heures du matin

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/extinction-nocturne-des-feux-obligatoire-pour-les-vitrines-bureaux-et-facades-01-07-2013-1687816_28.php

Extinction nocturne des feux obligatoire pour les vitrines , bureaux et façades

Le Point.fr - Publié le 01/07/2013 à 15:35

La mesure issue du Grenelle de l'environnement doit permettre de réaliser des économies d'énergie, de réduire la facture et de limiter la pollution lumineuse.

Source AFP

Redonner leur place aux étoiles et... alléger un peu la facture d'électricité. L'extinction des vitrines, magasins, bureaux et façades de bâtiments (monuments, écoles, mairies) devient obligatoire la nuit à partir de lundi, avec des dérogations possibles pour certaines zones touristiques et au moment des fêtes. C'est déjà très souvent le cas, mais c'est désormais une obligation légale : l'éclairage des façades des bâtiments non résidentiels, comme les monuments, mairies, écoles, gares, entreprises ou encore entrepôts, devra être coupé au plus tard à une heure du matin, en vertu de l'arrêté qui entre en vigueur le 1er juillet. Idem pour les vitrines de magasins qui devront être éteintes entre 1 heure et 7 heures du matin, ou "une heure après la fermeture lorsque l'activité se poursuit après 1 heure", indique le ministère de l'Écologie. Enfin, les éclairages intérieurs des locaux à usage professionnel, au premier rang desquels les bureaux, devront aussi être éteints au maximum une heure après la fin de l'occupation des lieux.

Ces mesures, qui ne concernent pas les bâtiments résidentiels, l'éclairage public, ni les éclairages destinés à assurer la sécurité des bâtiments, se veulent d'abord pédagogiques, dit-on au ministère. Mais les contrevenants risquent jusqu'à 750 euros d'amende, les contrôles revenant aux maires et aux préfets.

Cette extinction des feux obligatoire concrétise des promesses nées du Grenelle de l'environnement et devrait permettre d'alléger - un peu - la facture d'électricité : les économies espérées sont de l'ordre de 2 térawattheures (TWh) par an, soit 200 millions d'euros, selon le ministère. Mais elle doit aussi permettre de réduire la pollution lumineuse en ville, peu appréciée des animaux (migration et alimentation des oiseaux, par exemple) comme des humains. "Cela va plutôt dans le bon sens", salue Anne-Marie Ducroux, présidente de l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (ANCPEN). "Mais on reste vigilants sur les dérogations, la ministre de l'Écologie nous a promis une évaluation début 2014 pour voir comment cette obligation est effectivement mise en place et comment elle est contrôlée", ajoute-t-elle.

"Pas dramatique" pour les commerçants

Le texte prévoit en effet la possibilité de dérogations préfectorales pour la veille des jours fériés, pour les illuminations de Noël, lors d'événements locaux, mais surtout "dans les zones touristiques d'affluence exceptionnelle ou d'animation culturelle permanente". Quarante et une communes sont concernées par ces exceptions, dont la Ville Lumière (Champs-Élysées, Butte Montmartre, rue de Rivoli, place des Vosges...), mais aussi le centre touristique de Marseille ou de Nice et le Vieux Lyon, avait indiqué le ministère lors de la publication de l'arrêté en janvier.

L'obligation va ainsi s'appliquer "avec souplesse", se félicite Claude Boulle, président de l'Union du grand commerce de centre-ville (UCV). "Pour le commerce proprement dit, le sujet n'est pas dramatique, au fond, c'est plus une mesure symbolique", selon lui. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) estime aussi que cette "réglementation a été largement anticipée", notamment par des mesures volontaires d'efficacité énergétique. Certains jugent toutefois surestimées les économies potentielles avancées par le ministère. Le Syndicat de l'éclairage, qui regroupe une cinquantaine d'entreprises de matériel électrique, chiffre la baisse de la consommation à seulement 0,5 TWh, soit quatre fois moins que ce qu'avance le gouvernement. Tout en se disant favorable à la démarche, le syndicat estime pour sa part que des mesures touchant les modes d'éclairage et le matériel utilisé permettraient d'économiser jusqu'à 16 TWh dans les bâtiments non résidentiels, dont la consommation annuelle totale (jour et nuit) pour l'éclairage atteint 37 TWh.

Depuis juillet 2012, les nouvelles enseignes lumineuses, non visées par cet arrêté, doivent également être éteintes. Mais pour celles qui étaient déjà en place à cette date, un délai de six ans a été accordé aux entreprises pour se mettre en conformité.

13/06/2013

Pesticides : le pire est déjà là ...

... et les "décideurs politiques" restent inféodés aux lobbies, il faut en être conscient.

Donc, pour changer la donne, pourquoi ne pas envisager des listes "citoyennes" en 2014 ?

(voir la note :

http://uneplacepourtous.midiblogs.com/archive/2012/12/13/comment-presenter-une-liste-aux-prochaines-municipales.html

Comment présenter une liste aux prochaines municipales ? )

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/13/pesticides-les-preuves-du-danger-s-accumulent_3429549_3244.html

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LE MONDE | 13.06.2013 à 11h27 • Mis à jour le 13.06.2013 à 11h27

Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

En dépit des dénégations des industriels du secteur, les pesticides sont bel et bien impliqués dans un grand nombre de pathologies lourdes – cancers, maladies du sang, troubles neurologiques, malformations, etc. – dont l'incidence tend à augmenter dans le monde. C'est l'idée-force d'une impressionnante expertise collective menée sur l'ensemble des connaissances internationales actuelles, et pilotée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui l'a rendue publique jeudi 13 juin.

Cette synthèse rassemble les données épidémiologiques issues de nombreux pays (Etats-Unis, Canada, Australie, Finlande, Danemark, etc.), qui précisent les effets sanitaires des principaux produits phytosanitaires : insecticides, herbicides et fongicides. Une grande part du rapport concerne les expositions professionnelles (agriculteurs, ouvriers du secteur agrochimique, etc.), mais aussi les personnes vivant ou travaillant dans ou à proximité de zones agricoles. En France, terre d'agriculture, 15 % de la population sont ainsi concernés.

"AUGMENTATIONS DE RISQUES SIGNIFICATIVES"

Après avoir passé au crible la littérature scientifique internationale, les experts concluent que l'exposition à des pesticides conduit à "des augmentations de risques significatives pour plusieurs pathologies".

C'est ainsi que chez les agriculteurs, les ouvriers de l'industrie qui fabriquent ces produits ou ceux qui les appliquent, il y a une "présomption forte" d'association entre une exposition professionnelle aux pesticides et la survenue de certaines proliférations malignes de cellules lymphoïdes (lymphomes non hodgkiniens) et de cancers de la prostate. Les agriculteurs et les applicateurs de pesticides sont également exposés à un risque accru de myélome multiple, une autre prolifération maligne dans la moelle osseuse. Et ce n'est pas tout. Que ce soit dans le cadre d'expositions professionnelles ou non, les adultes présentent un plus grand risque à développer une maladie de Parkinson.

Un lien avec d'autres pathologies comme les tumeurs du système nerveux central est aussi suspecté. En Gironde, par exemple, région viticole très consommatrice de pesticides, l'incidence de ces maladies est trois fois supérieure au niveau national. Entre 2000 et 2007, elle a augmenté de 17 %.

"ATTENTION AU SYNDROME DU RÉVERBÈRE"

Les travaux internationaux examinés mettent en lumière un autre fait majeur : la période de vulnérabilité que représente la grossesse. "Il y a une présomption forte d'un lien entre une exposition professionnelle de la femme enceinte à certains pesticides et un risque accru pour l'enfant de présenter un hypospadias ou de développer, plus tard, un cancer cérébral ou une leucémie", constate l'épidémiologiste Sylvaine Cordier (Inserm, université Rennes-I) et coauteure du rapport. Selon des données internationales, l'exposition professionnelle du père ou de la mère augmente de 30 % à 53 % le risque de tumeurs cérébrales de l'enfant à naître.

Les agricultrices enceintes ne sont pas les seules concernées. Celles qui habitent dans des zones agricoles d'épandage ou celles qui utilisent les pesticides à des fins domestiques le sont également : "Des études montrent un risque augmenté, pour l'enfant à naître, de leucémies, de troubles de la motricité fine, de déficit cognitif, de troubles du comportement comme l'hyperactivité", ajoute Mme Cordier.

Si les preuves sont suffisantes pour agir vis-à-vis de certains produits – les organochlorés et les organophosphorés –, Jean-Paul Moatti, directeur de l'Institut thématique "Santé publique" commun aux organismes de recherche publics français met en garde : "Attention au syndrome du réverbère où l'on ne regarde que ce qui est éclairé. Notre expertise collective pointe le développement de nombreuses pathologies, mais de futurs travaux pourraient découvrir des effets insoupçonnés des pesticides analysés, ou mettre en évidence la toxicité d'autres substances."

DES DÉCISIONS POLITIQUES ATTENDUES

Les auteurs recommandent donc d'"améliorer les connaissances sur l'exposition des populations" et d'obtenir la composition complète des produits mis sur le marché, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, les formules commerciales restant protégées par le secret industriel. En Europe, ces données ne peuvent être réclamées par un seul pays – comme aux Etats-Unis –, car elles relèvent de la règlementation communautaire.

"Si les auteurs de cette large expertise réclament surtout que l'on fasse plus de recherche, dit de son côté François Veillerette, porte-parole de l'association Générations futures, ils n'en tirent pas moins des conclusions très fortes, qui doivent mener à des décisions politiques : vente des pesticides interdites à des utilisateurs non professionnels ou interdiction pour les collectivités publiques d'y avoir recours..."

Retirer du marché les produits est parfois nécessaire mais pas toujours suffisant. Les scientifiques le savent bien. "De nombreux produits ont été interdits mais les plus persistants demeurent présents dans l'environnement ou s'accumulent dans la chaîne alimentaire, dont l'homme constitue le dernier maillon." Pour le député socialiste Gérard Bapt, qui avait déjà lancé l'alerte sur les dangers sanitaires du bisphénol A, et qui a organisé la présentation des résultats de l'expertise à l'Assemblée nationale, "ce travail montre l'ampleur du problème en matière de santé publique. La question est de savoir si, comme dans le cas du chlordécone aux Antilles, nous n'avons pas dépassé le point de non-retour".

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Pollution

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12/06/2013

La politique française en matière d'ordures ménagères

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/11/gestion-des-dechets-en-finir-avec-les-demi-mesures_3428221_3232.html

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Gestion des déchets : en finir avec les demi-mesures

LE MONDE | 11.06.2013 à 17h25 • Mis à jour le 11.06.2013 à 18h21

Par Gilles van Kote

Est-ce vraiment un paradoxe ? Alors que la France compte parmi les fleurons de son économie deux groupes de dimension internationale présents dans le secteur des déchets, Veolia et Suez Environnement, ses performances en matière de gestion des déchets la placent au milieu du peloton européen. Avec un taux de recyclage et de compostage de ses ordures ménagères de 37 % en 2011, selon les dernières statistiques disponibles, elle est légèrement au-dessous de la moyenne communautaire (40 %), et bien loin des pays d'Europe du Nord, qui frisent ou dépassent les 50 %.

La faute, en premier lieu, à un taux de mise en décharge de 28 %, quand les pays les plus vertueux ont quasiment éradiqué ce mode de traitement, classé bon dernier dans la hiérarchie européenne définie par la directive sur les déchets de 2008. Certains experts du secteur n'hésitent pas à faire un lien entre cette situation et les marges réalisées par les opérateurs sur le stockage des déchets.

Un rapport du Commissariat général au développement durable, rendu public fin mai, dénonce entre les lignes la frilosité de la politique française en matière d'ordures ménagères. Le rapport s'intéresse à la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), principal outil fiscal à la disposition de la puissance publique. Les auteurs s'appuient sur une étude de 2012 de la Commission européenne qui établit – somme toute logiquement – une nette corrélation entre le taux des taxes appliquées à l'incinération ou au stockage et le pourcentage de déchets ménagers recyclés ou compostés.

En résumé : plus on taxe les modes de traitement considérés comme les moins vertueux du point de vue environnemental, plus on favorise le développement des solutions alternatives comme la prévention, le réemploi, le recyclage ou la valorisation organique. C'est ce que les spécialistes appellent le "signal prix".

La France a fait un pas en avant avec la loi de 2009 dite Grenelle 1, qui fixe des objectifs de réduction de la production de déchets, de réduction de la part des déchets mis en décharge ou incinérés en 2012 et le passage à 45 %, en 2015, du taux de recyclage et de compostage. Pour y parvenir, la loi prévoit une hausse régulière de la TGAP sur la mise en décharge et son extension à l'incinération, jusqu'alors épargnée.

Or le rapport constate que seulement 10 % des tonnages de déchets stockés et 3 % des tonnages incinérés sont soumis au taux plein de la TGAP. Pour des raisons sans doute excellentes, notamment l'amélioration des performances énergétiques et environnementales des installations, les modulations et exemptions sont devenues la règle. Résultat : " Le taux effectif moyen pour le stockage est de 14,6 euros la tonne lorsque le taux plein est de 20 euros et pour l'incinération de 2,9 euros la tonne pour un taux plein de 7 euros." Aux Pays-Bas, la taxe sur la mise en décharge dépasse les 100 euros la tonne, où ce mode de traitement a presque disparu.

Un signal insuffisant

"Le signal prix donné par la TGAP reste insuffisant", conclut le Commissariat général au développement durable, dans un appel implicite à augmenter les taux de la TGAP et à limiter les modulations et exemptions. Tout en notant les progrès effectués en matière de prévention et d'extension de la redevance incitative, le rapport souligne que "certaines thématiques comme le tri des déchets des entreprises ou la valorisation des déchets du bâtiment et des travaux publics sont clairement en panne".

Le message est clair : fini le temps des demi-mesures. S'il faut considérer les déchets comme des ressources à valoriser et non comme des rebuts à éliminer, la France doit passer à la vitesse supérieure.

Cela tombe à pic : un des cinq chantiers de la conférence environnementale organisée par le gouvernement les 20 et 21 septembre sera consacré à l'économie circulaire, et notamment au recyclage et à la valorisation des déchets. Et une loi-cadre sur l'économie circulaire, actuellement en préparation au ministère de l'écologie, devrait suivre.

Voilà un domaine où, avec un peu de volonté politique, on peut faire preuve d'audace. Un exemple : la collecte séparée des biodéchets, ou déchets organiques. En France, ceux-ci représentent un tiers du poids des poubelles des ménages et finissent la plupart du temps incinérés ou enfouis, alors qu'ils peuvent produire de l'énergie grâce à la méthanisation ou fournir un amendement organique après compostage.

Seules 90 collectivités françaises pratiquent aujourd'hui le tri et la collecte séparée, selon le Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid) qui a lancé une campagne sur le sujet le 4 juin. Pourtant, cette méthode semble la plus indiquée pour obtenir des biodéchets non souillés, des installations de méthanisation performantes et du compost répondant aux normes européennes, actuellement en cours de révision. Mais la crainte d'une augmentation des coûts et de la complexité de la mise en place d'un troisième flux de tri – en plus des recyclals et des ordures résiduelles – en freine la généralisation. Celle-ci constituerait pourtant une étape historique dans la gestion des déchets en France et un geste politique susceptible d'emporter l'adhésion des citoyens. Encore faut-il être prêt à bousculer quelques vieilles habitudes. Chiche ?

vankote@lemonde.fr

Le gaz de schiste en France

à lire sur :

 

http://www.bastamag.net/article3110.html

 

Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste

Par Ivan du RoyOlivier Petitjean (6 juin 2013)

Lobbying intense à Bruxelles, recommandations à répétition auprès de l’Elysée, opérations séduction vers les médias : plusieurs groupes français déploient des efforts considérables pour plaider la cause des gaz de schiste. Pourquoi une telle insistance ? Qui sont les acteurs de cette guerre d’influence ? On y retrouve Total bien évidemment, mais pas seulement. Les gaz de schiste cachent de puissants intérêts, qui refusent toute transition énergétique. Enquête.

extrait :

…l’extraction des gaz de schiste n’est pas seulement l’affaire d’aventuriers texans et de « majors » pétrolières et gazières, comme Total ou GDF Suez, qui voudraient fracturer le sous-sol français comme ils le font aux États-Unis ou en Pologne. Fait peu connu, pas moins de dix groupes français cotés au CAC 40, d’Air Liquide à Veolia, ainsi que plusieurs autres grandes entreprises nationales, sont impliqués dans l’extraction des gaz de schiste, depuis la fourniture d’équipements et de produits chimiques jusqu’au traitement des eaux usées. Et ce, partout dans le monde.
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sur le même sujet, lire sur MEDIAPART :

Gaz de schiste: le bêtisier du rapport parlementaire PAR JADE LINDGAARD

Un rapport parlementaire plaide pour l’exploitation des gaz et du pétrole de schiste en France, et réclame le recours au gaz de houille. Malheureusement pour ses auteurs, le socialiste Christian Bataille et l’UMP Jean-Claude Lenoir, leur étude est truffée d’approximations.

Lire la suite

10/06/2013

Insectes pollinisateurs : "IL N'Y A PLUS DE TERRITOIRES EXEMPTS DE NÉONICOTINOÏDES EN EUROPE"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/06/08/quand-londres-defend-a-tort-des-produits-tueurs-d-abeilles_3426581_3214.html

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Quand Londres défend à tort des produits tueurs d'abeilles

LE MONDE | 08.06.2013 à 10h26 • Mis à jour le 08.06.2013 à 10h26

Par Stéphane Foucart

Tenter de démontrer que les insecticides n'ont pas d'effets sur les insectes peut conduire à d'inattendus tête-à-queue. L'agence de sécurité sanitaire et environnementale britannique, la Food and Environment Research Agency (FERA), vient de l'apprendre à ses dépens : elle a reçu un cuisant camouflet de la part de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui a publié, le 5 juin, une sévère critique de l'une de ses études.

A l'été 2012, la FERA avait mené une expérience en plein champ sur plusieurs colonies de bourdons, certaines placées à proximité d'un champ de colza non traité, d'autres mises devant un champ traité au clothianidine (Poncho), d'autres encore devant un champ traité à l'imidaclopride (Gaucho). Elle avait conclu qu'il n'existait aucune différence significative entre les trois groupes de bourdons. Des résultats rendus publics en mars, mais jamais publiés dans une revue scientifique.

Le gouvernement britannique les a pourtant mis en avant avec force, pour contester la récente proposition de la Commission européenne d'interdire, pour deux ans et pour certains usages, ces insecticides, dits "néonicotinoïdes", mis en cause dans le déclin des abeilles. Bruxelles a donc saisi l'EFSA pour avis.

Celui-ci est tombé comme un couperet. L'agence européenne liste vingt pages de griefs : manque de détails sur les niveaux d'exposition, lacunes méthodologiques graves, "incohérences" et "affirmations contradictoires sur les objectifs de l'étude", etc.

"IL N'Y A PLUS DE TERRITOIRES EXEMPTS DE NÉONICOTINOÏDES EN EUROPE"

Le point le plus cocasse est que les analyses effectuées sur les bourdons placés à proximité du champ non traité montrent qu'ils ont été, eux aussi, exposés à des néonicotinoïdes – clothianidine et thiaméthoxame (Cruiser). Cette contamination du groupe témoin suffit à invalider la conclusion de la FERA. Mais elle montre aussi, de manière assez embarrassante pour les agrochimistes, que les molécules incriminées dans le déclin des abeilles et des pollinisateurs sont désormais omniprésentes dans l'environnement, où elles peuvent se disséminer et persister pendant plusieurs années...

A l'automne 2012, David Goulson, un biologiste britannique auditionné par une commission parlementaire, avait prévenu : "Il est impossible de mener l'étude idéale : il n'y a plus de territoires exempts de néonicotinoïdes en Europe." La FERA, elle, maintient que son étude est "robuste".

Abeilles

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09/06/2013

Le gaz de schiste en France

à lire sur MEDIAPART :

Gaz de schiste: le bêtisier du rapport parlementaire PAR JADE LINDGAARD

Un rapport parlementaire plaide pour l’exploitation des gaz et du pétrole de schiste en France, et réclame le recours au gaz de houille. Malheureusement pour ses auteurs, le socialiste Christian Bataille et l’UMP Jean-Claude Lenoir, leur étude est truffée d’approximations.

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sur le même sujet, lire sur Bastamag :

http://www.bastamag.net/article3110.html

Energies

Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste

Par Ivan du RoyOlivier Petitjean (6 juin 2013)

Lobbying intense à Bruxelles, recommandations à répétition auprès de l’Elysée, opérations séduction vers les médias : plusieurs groupes français déploient des efforts considérables pour plaider la cause des gaz de schiste. Pourquoi une telle insistance ? Qui sont les acteurs de cette guerre d’influence ? On y retrouve Total bien évidemment, mais pas seulement. Les gaz de schiste cachent de puissants intérêts, qui refusent toute transition énergétique. Enquête.

extrait :

…l’extraction des gaz de schiste n’est pas seulement l’affaire d’aventuriers texans et de « majors » pétrolières et gazières, comme Total ou GDF Suez, qui voudraient fracturer le sous-sol français comme ils le font aux États-Unis ou en Pologne. Fait peu connu, pas moins de dix groupes français cotés au CAC 40, d’Air Liquide à Veolia, ainsi que plusieurs autres grandes entreprises nationales, sont impliqués dans l’extraction des gaz de schiste, depuis la fourniture d’équipements et de produits chimiques jusqu’au traitement des eaux usées. Et ce, partout dans le monde.

04/06/2013

Les femmes et la grossesse

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

les surlignages sont de moi

Les femmes et la grossesse

Le Figaro publie un sondage OpinionWay, réalisé en amont des assises de la fondation de coopération scientifique Premup, qui auront lieu le 7 juin à Paris, qui révèle qu’« une femme sur quatre ne fait pas de sa grossesse un moment de plénitude ».

Selon une femme sur trois, la grossesse constitue une période à risques. Le quotidien explique que certains risques sont bien identifiés par les femmes interrogées tels que les conduites addictives (tabac, alcool, prise de certains médicaments). « Le rapport Euro-peristat montre que 31% des Françaises fumaient avant la grossesse et 17% continuaient pendant. » Si plus de la moitié des femmes savent qu’une grossesse tardive est à risque, elles sont seulement 10% à savoir que la gestation précoce, en particulier avant 18 ans, en constitue un également, explique le journal.

Les grossesses gémellaires, qui concernent en France 1,74% des femmes et représentent l’un des principaux risques de prématurité, « ne sont perçues comme risquées que par 34% des femmes interrogées », ajoute-t-il.

Enfin, 22% des femmes sondées affirment que si elles étaient enceintes dans un contexte de difficultés financières, elles seraient prêtes à renoncer à certains soins (échographies, rendez-vous de suivi).

Le Figaro, 04/06 - Communiqué de presse : Rapport européen sur la santé périnatale

En Bref

Selon une étude, réalisée par Sylvaine Cordier et son équipe (Inserm, Université de Rennes, Ecole des hautes études en santé publique), « une exposition environnementale à des mélanges complexes de pesticides pourrait conduire à des perturbations métaboliques chez les femmes enceintes habitant près des cultures de céréales fortement traitées », rapporte La Croix.
Les chercheurs ont constaté des « modifications des concentrations urinaires de composés tels que des acides aminés », ajoute le quotidien. La Croix, 04/06

28/05/2013

Atlas scientifique du Mont-Blanc

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/05/27/le-rechauffement-climatique-a-l-assaut-du-mont-blanc_3418018_3244.html

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Le réchauffement climatique à l'assaut du Mont-Blanc - Le Monde

LE MONDE | 27.05.2013 à 12h09

Par Sophie Landrin

Un mont moins blanc, des glaciers érodés, des pentes instables, un écosystème appauvri, des paysages bouleversés... Le toit de l'Europe va se métamorphoser sous l'effet du réchauffement.

C'est ce que fait apparaître l'atlas scientifique du Mont-Blanc, mis en ligne lundi 27 mai (Atlasmontblanc.org). Destiné à la communauté scientifique comme au grand public, il est le fruit de trois années de travail d'une équipe pluridisciplinaire impliquant des chercheurs français, italiens et suisses. A l'initiative du Centre de recherche sur les écosystèmes d'altitude (CRÉA) de Chamonix (Haute-Savoie), ceux-ci ont mis en commun 152 études pour modéliser l'impact du changement climatique sur ce massif emblématique.

pour lire la suite : Le réchauffement climatique à l'assaut du Mont-Blanc.pdf

17/05/2013

Europe : interdiction de pesticides tueurs d'abeilles, une décision en trompe l'œil

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/30/abeilles-trois-pesticides-interdits-mais-une-persistance-dans-l-environnement_3168902_3244.html

Interdiction de pesticides tueurs d'abeilles : les questions en suspens

Le Monde.fr | 30.04.2013 à 21h21 • Mis à jour le 01.05.2013 à 16h04

Par Audrey Garric

C'était une première mondiale. La Commission européenne a annoncé, lundi 29 avril, qu'elle allait suspendre pour deux ans, à compter du 1er décembre, l'utilisation de trois insecticides impliqués dans le déclin accéléré des abeilles domestiques et des insectes pollinisateurs (bourdons, papillons, abeilles sauvages, etc.). La décision, toutefois, n'implique pas une disparition totale de ces substances dans l'environnement.

Lire : Abeilles : trois pesticides interdits dans l'Union européenne

  • Trois insecticides interdits pour certains usages

Les trois molécules interdites, l'imidaclopride, le thiaméthoxame et la clothianidine appartiennent à la famille des néonicotinoïdes, insecticides parmi les plus utilisés au monde en agriculture et que l'on retrouve dans des dizaines de produits tels le Cruiser, le Gaucho, le Poncho ou le Cheyenne. Depuis de nombreuses années, ces substances sont suspectées d'être un élément déterminant de l'effondrement des populations d'abeilles et de pollinisateurs sauvages.

Lire : Pesticides : un risque enfin admis pour les abeilles

La Commission européenne a donc décidé de suspendre pendant deux ans leur utilisation en enrobage de semences – qui constitue l'usage majoritaire de ces pesticides – dans quatre grandes cultures : maïs (traité à 80 % avec des néonicotinoïdes), colza (60 %), tournesol (60 %) et coton. Elle a aussi banni provisoirement l'emploi de ces molécules en traitement de sol (granulés) et en pulvérisation dans une cinquantaine d'autres cultures. Les autorisations de mise sur le marché seront suspendues pour ces usages au sein des Etats membres à partir du 1er décembre.

En France, les agriculteurs ne pourront donc plus utiliser ces trois pesticides pour les semis de maïs et de tournesol du printemps 2014 et ceux de colza de l'automne 2014. Certains produits avaient toutefois déjà été interdits : le Cruiser avait ainsi été banni pour le colza en juin par le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll, tandis que le Gaucho était suspendu pour le tournesol et le maïs respectivement depuis 1999 et 2004. Quant au coton, il n'est pas produit dans l'Hexagone.

Des semences enrobées des trois néonicotinoïdes seront toutefois toujours produites en France. "La France est le principal producteur de ces semences en Europe. Elles seront toujours fabriquées à destination des pays qui ne les ont pas interdites, comme l'Ukraine, l'Afrique ou l'Amérique du Sud, explique Jean-Charles Bocquet, directeur général de l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP). Les agriculteurs français ne pourront plus en acheter par contre." Des contrôles devraient être effectués lors de la vente des semences au sein des coopératives agricoles pour s'assurer du respect de la nouvelle législation.

  • D'autres utilisations maintenues

Cette décision de la Commission européenne n'est toutefois pas définitive et peut être, à tout moment, partiellement ou totalement levée. "La date d'entrée en vigueur de la suspension des molécules a été repoussée du 1er juillet au 1er décembre, ce qui laisse du temps aux firmes qui commercialisent les pesticides, notamment Syngenta et Bayer, pour produire des études pour la remettre en cause, regrette Olivier Belval, président de l'Union nationale de l'apiculture française. Nous aurions souhaité une interdiction franche et définitive."

Elle ne concerne par ailleurs pas toutes les cultures. Les trois néonicotinoïdes incriminés restent ainsi autorisés dans des centaines d'autres cultures qui ne sont pas – ou moins – au contact des abeilles, selon la Commission : les céréales d'hiver (blé et orge, soit un million d'hectares en France), les betteraves, les légumes, les cultures sous serre ou encore les vergers après la floraison.

  • Une persistance des molécules dans l'environnement

"Ces cultures constituent un risque pour les abeilles en raison de l'accumulation des pesticides dans le sol qu'elles entraînent", prévient Olivier Belval. Les néonicotinoïdes persistent en effet longtemps dans l'environnement : la demi-vie de la clothianidine dans le sol a été mesurée entre 148 et 6 900 jours par l'Agence de protection de l'environnement américaine tandis que l'imidaclopride peut être absorbée par des cultures non traitées, jusqu'à deux ans après la première utilisation, à des niveaux toxiques pour les abeilles.

"En raison de la rotation des cultures, des céréales d'hiver traitées avec des pesticides peuvent alors contaminer d'autres plantes qui leur succèdent, comme les tournesols, ainsi que les pollinisateurs qui les butinent. Il y a une contamination latente", déplore Olivier Belval.

  • Des insecticides interdits remplacés par d'autres pesticides

Les trois néonicotinoïdes interdits devraient être remplacés par une autre famille d'insecticides : les pyréthrinoïdes. Cette molécule, que l'on retrouve par exemple dans le produit Force, peut être utilisée dans le sol contre les insectes et ravageurs (taupins, blaniules, scutigérelles) qui attaquent les graines, et sur les plantes contre les pucerons. "Elle s'avère toutefois moins efficace que les néonicotinoïdes", regrette Jean-Charles Bocquet, de l'UIPP. 

Conséquence positive, pour Olivier Belval, ces insecticides s'avèrent moins dangereux pour les abeilles. "Ils sont davantage utilisés en traitement aérien et donc sont dégradés plus rapidement par l'air et l'eau, explique-t-il. Ils restent néanmoins toxiques pour les abeilles dans les jours qui suivent leur pulvérisation."

"L'idéal reste de moins utiliser d'insecticides, conclut le porte-parole de l'ONG Générations futures François Veillerette, au profit des possibilités offertes par la nature, comme les auxiliaires de culture, qui mangent les insectes nuisibles."

Audrey Garric

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Abeilles

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16/05/2013

Le 25 mai : manifestation contre MONSANTO

Attention modification lieu Manifestation mondiale contre Monsanto le 25 mai, 14h00, TROCADERO PARIS

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La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement esplanade du Trocadéro le samedi 25 mai à partir de 14h. 

Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance d'un droit à un environnement sain pour tous !

Merci de prendre note que le lieu définitif pour le Sit-in mondial contre Monsanto se fera à Esplanade du TROCADERO à Paris ce 25 mai !

Nous avons besoin de vous pour la relayer dans vos réseaux et s'assurer que nous serons tous regrouper au bon endroit !

Ci-dessous le communiqué des revendications de la marche et un bandeau à publier dans vos réseaux sociaux !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site Combat-Monsanto.org

Amitiés

Message des organisateurs : 

Nous sommes heureux de vous accueillir et vous rappelons que votre votre PRÉSENCE EST INDISPENSABLE le 25 mai de 14 à 18h sur l'esplanade du Trocadéro - parvis des droits de l'homme.

Nous rappelons à tous qu'il s'agit d'un mouvement CITOYEN, FAMILIAL et PACIFIQUE, et que les SEULS MESSAGES BIENVENUS seront ceux en rapport avec le sujet Monsanto, pesticides et OGM ; nous serons très vigilants et ce que cela soit respecté.

Nous avons préparé de quoi animer ces 4h ; musique, animations et invités surprises. Nous vous demandons de vous vêtir si possible de COULEURS GAIES ou de vous costumer si cela vous amuse ; d'apporter avec vous vos INSTRUMENTS DE MUSIQUE (guitares, tambours et même casseroles !), de quoi boire et goûter (sans OGM cela va de soit !), sacs poubelles (afin de laisser place nette en partant), appareils photos et/ou vidéo afin d'immortaliser cette journée qui s'inscrit dans un mouvement international.

N'hésitez pas à déposer des tracs chez vos commerçants préférés, et faites nous signe svp pour rejoindre le service de modérations/sécurité. Nous serons nombreux et avons besoin d'un coup de main à ce sujet.
 
Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !

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communiqué :

La manif mondiale contre Monsanto se tiendra finalement PLACE DU PALAIS ROYAL à Paris le 25 mai après discussion avec la préfecture car plus d'un millier de personnes sont attendues. L'évènement sera festif et familial : artistes de rue, musiciens et joueurs de casseroles sont les bienvenus !

Le 25 mai 2013 sera une journée marquée d’une pierre blanche dans la mobilisation citoyenne mondiale. A l’initiative du mouvement Occupy américain, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto. Plusieurs dizaines de manifestations sont organisée aux Etats-Unis, mais aussi en Europe et en Inde. 

La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement devant PLACE DU PALAIS ROYAL le samedi 25 mai à partir de 14h. Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance due droit à un environnement sain pour tous !

Alors rejoignez nous à PARIS le 25 Mai 2013 pour dire ensemble que « Le monde de Monsanto ne sera jamais le notre ! »

Combat Monsanto appelle tous ceux qui nous soutiennent à se joindre au mouvement !

 Des manifestations sont également organisées à Marseille et Strasbourg face au Parlement européen le même jour !

Communiqué des organisateurs citoyens de la « MARCH AGAINST MONSANTO – PARIS » pour un SITTING PACIFISTE PLACE DU PALAIS ROYAL LE 25 MAI 2013 DE 14 À 18H

Face à la voracité de Monsanto faisons entendre nos voix !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site 

Combat-Monsanto.org

Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !

09/05/2013

En France, 105 tonnes de saumon à consommer avec modération

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/du-saumon-aux-dioxines-importe-en-france-08-05-2013-1664808_23.php

 Du saumon aux dioxines importé en France

Le Point.fr - Publié le 08/05/2013 à 17:30 

L'Union européenne a interdit l'exportation du saumon de la Baltique suédois, l'estimant dangereux pour la santé. 

L'entreprise française plaide sa bonne foi. 

Mis en cause mercredi par un documentaire de la télévision publique suédoise SVT, un importateur français, Pêcheries nordiques, a confirmé avoir fait entrer en France du saumon suédois pêché en mer Baltique, interdit à cause de niveaux de dioxines supérieurs aux limites autorisées. Interrogée par l'AFP, l'entreprise, implantée à Echinghen (Pas-de-Calais) près du port de Boulogne-sur-Mer, a confirmé avoir importé 103 tonnes en 2011 et 2012, puis avoir arrêté. Le directeur général de cette société de six personnes, François Agussol, a plaidé sa bonne foi. "Personne n'est venu nous dire que c'était illégal", a-t-il souligné. Des analyses n'ont pas permis de détecter de problème, a-t-il ajouté.

 
 

Depuis 2002, la Suède n'est plus autorisée à exporter de poisson pêché dans la Baltique, l'Union européenne l'estimant dangereux pour la santé. Stockholm a négocié une exception pour que sa consommation reste autorisée sur son territoire. Elle l'est aussi dans deux autres pays riverains de la Baltique, la Finlande et la Lettonie. Les Suédois, au courant de la pollution de cette mer, savent qu'il faut consommer de ce saumon avec modération. Leur gouvernement recommande aux enfants et femmes enceintes de ne pas manger de ce saumon plus de trois fois par an.

Dans les rayons de la grande distribution

Le 16 avril, les autorités de sécurité alimentaire suédoises avaient annoncé dans un communiqué qu'une entreprise de Karlskrona, un port du sud de la Suède, avait exporté illégalement 105 tonnes de saumon de la Baltique vers la France. Elles n'avaient précisé ni la période ni les entreprises concernées. Pêcheries nordiques revend du poisson frais scandinave à des transformateurs qui approvisionnent la grande distribution et la restauration. Dans le documentaire de SVT, M. Agussol dit que le saumon suédois s'est retrouvé dans les rayons d'enseignes comme Carrefour. SVT cite Intermarché comme autre acheteur.

D'après des témoins interrogés par la chaîne, ce saumon suédois s'est retrouvé illégalement dans d'autres pays de l'UE en moindre quantité, comme le Danemark, l'Allemagne ou la Grande-Bretagne. Le saumon de la Baltique est renommé pour son goût. Le négociant en caviar parisien Petrossian en vend à 18 euros les 120 grammes, soit 150 euros le kilo. Il vient toutefois de Pologne, pays qui a le droit d'exporter.

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mon commentaire : le saumon de Pologne est aussi du saumon pêché dans a Baltique !

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24/04/2013

Le débat public sur le projet français de centre industriel de stockage géologique (Cigéo) des déchets radioactifs

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/24/des-millenaires-de-dechets-radioactifs-quatre-mois-de-debat-public-en-france_3165322_3244.html

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Des millénaires de déchets radioactifs, quatre mois de débat public

LE MONDE | 24.04.2013 à 11h46 • Mis à jour le 24.04.2013 à 16h00

Par Pierre Le Hir

"Donner une photographie de l'opinion dans toute sa diversité." C'est l'objectif que se fixe Claude Bernet, président de la commission du débat public sur le projet français de centre industriel de stockage géologique (Cigéo) des déchets radioactifs. Prévue par la loi, cette consultation se déroulera du 15 mai au 15 octobre, avec une interruption en août. Soit quatre mois d'expression des citoyens sur une installation destinée à perdurer... pendant des millénaires.

Telle est la durée de vie des radioéléments que l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) veut enfouir à 500 m sous terre, dans une couche d'argilite, à la frontière de la Meuse et de la Haute-Marne. Quelque 15 km2 de galeries seront nécessaires pour abriter les 80 000 m3 de résidus les plus radiotoxiques, produits pendant toute l'exploitation du parc nucléaire français actuel.

Quatorze réunions publiques sont prévues, pour la plupart dans la Meuse et la Haute-Marne, ou à proximité de centrales nucléaires et de sites d'entreposage de déchets radioactifs. Le site Internet www.debatpublic-cigeo.org recueillera aussi questions et commentaires.

Claude Bernet promet "indépendance" – en particulier vis-à-vis du maître d'ouvrage, l'Andra – et "neutralité", la commission n'ayant pas vocation à seprononcer sur le projet. Mais, avant même son ouverture, de fortes interrogations pèsent sur le déroulement du débat.

D'abord parce que les sujets traités sont peu accessibles aux non-initiés, qu'il s'agisse de l'inventaire des déchets, de leur conditionnement, ou de la "réversibilité" du site, c'est-à-dire de la possibilité d'en retirer les colis. Ensuite et surtout, parce beaucoup d'associations ont choisi le boycottage pur et simple.

L'ENTREPOSAGE, UNE ALTERNATIVE TOMBÉE DANS LES OUBLIETTES

Une quarantaine d'entre elles, dont les antennes régionales de la puissante fédération France Nature Environnement (FNE), ont demandé, en vain, le report du débat après celui en cours sur la transition énergétique. Elles jugent"prématuré" de discuter du sort de déchets nucléaires dont la nature et le volume dépendront, pour partie, du cap énergétique que se fixera le pays.

En outre, elles estiment que l'exercice n'a d'autre but que de "faire passer la pilule"de l'enfouissement des déchets radioactifs, celui-ci étant la seule solution retenue par la France. Leur défiance est renforcée par le précédent de 2005. A l'issue d'un premier débat public sur "les options générales en matière de gestion des déchets radioactifs", la commission avait pris acte de "la possibilité d'une nouvelle stratégie", qui ouvrait la voie à un entreposage à long terme de ces résidus. Une alternative à l'enfouissement tombée depuis dans les oubliettes.

"Ceux qui disent que tout est joué ont tort, se défend Claude Bernet, nous en sommes au tout début de la procédure d'autorisation du Cigéo." Il n'en craint pas moins qu'au boycottage s'ajoute la perturbation des réunions par des militants antinucléaires, comme cela avait été le cas pour la consultation sur les nanotechnologies qui, fin 2009-début 2010, avait tourné au fiasco. "Ne pasparticiper ne veut pas dire ne pas agir, préviennent les associations. Nous serons là pour donner une information différente de l'information officielle, biaisée."

A l'issue du débat – quelque tournure qu'il prenne –, la commission aura deux mois pour en dresser une synthèse qui sera rendue publique. Puis l'Andra disposera de trois mois pour faire connaître les suites qu'elle donnera au projet Cigéo. Celui-ci devra encore franchir plusieurs étapes – notamment, en 2015, une demande d'autorisation soumise à enquête publique –, avant le début des travaux, prévu en 2019, pour une mise en service en 2025.

20/04/2013

Récupérer les eaux usées pour un usage domestique

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/20/des-villes-s-attaquent-au-gachis-des-eaux-usees_3163393_3244.html

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LE MONDE | 20.04.2013 à 10h56

Des villes s'attaquent au gâchis des eaux usées

Par Sophie Landrin et Martine Valo

Récupérer les eaux usées pour un usage domestique, sans traitement chimique, et économiser ainsi 40 % de la consommation. C'est un système de gestion de l'eau inédit que veut mettre en place une entreprise de Rennes (Ille-et-Vilaine), Hydrocity, dans le futur écoquartier ViaSilva.

Cette écocité de 570 hectares, au nord de l'agglomération rennaise, devrait être achevée à l'horizon 2040 et accueillir 40 000 nouveaux habitants, dans 20 000 logements. La société propose de récupérer l'eau recueillie sur les toitures des futurs bâtiments, les eaux de pluie, l'eau de ruissellement et les "eaux grises" – issues des lavabos, douches et lave-linge – pour les réinjecter dans le circuit des toilettes, du lavage du linge et de l'arrosage.

En France, traditionnellement, les habitations sont alimentées par de l'eau potable et, une fois usées, ces eaux grises ou noires – celles qui proviennent des toilettes – partent dans les égouts, sans distinction, ce qui rend difficile leur réutilisation. Les concepteurs du nouveau dispositif veulent rompre avec cette logique en séparant les flux : seules les eaux noires continueront à rejoindre les égouts.

 ROSEAUX ET IMPURETÉS

"Nous proposons une boucle courte où ce qui n'est pas potable sera collecté, traité écologiquement et renvoyé sur un réseau spécifique dédié aux besoins non alimentaires et non corporels, explique Jean-François de Beaurepaire, président d'Hydrocity. On économise la ressource et on diminue les rejets. Pour les utilisateurs, l'intérêt est aussi financier, car les toilettes et le lavage du linge représentent 40 % de la consommation d'eau domestique."

L'eau des toitures, exempte de contamination, sera directement stockée en citerne puis redistribuée dans les bâtiments. Les eaux grises et celles de ruissellement récupérées passeront dans un bassin de décantation. Là, des plantes, majoritairement des roseaux, viendront se nourrir des impuretés. L'eau ainsi purifiée sera "hygiénisée" par des rayons ultraviolets. "Nous assurons une qualité équivalente à celle des pluies sur les toitures", explique M. de Beaurepaire. En outre, les calories des eaux grises, qui affichent une température moyenne de 34 C, seront exploitées pour le chauffage de l'eau domestique. Le surcoût de 20 % devrait être amorti en sept ans par les économies hydriques et énergétiques.

Le projet rennais tranche avec le retard pris par la France en matière de réutilisation des eaux usées. Après les industriels, des particuliers, notamment en montagne, se sont dotés de dispositifs de recyclage. Mais les exemples de récupération sont encore peu nombreux et essentiellement tournés vers l'irrigation agricole – à l'exclusion des cultures maraîchères –, l'arrosage des golfs et des espaces verts, notamment dans les îles de Ré, de Noirmoutier, d'Oléron ou de Porquerolles. A Clermont-Ferrand, les eaux usées de la ville servent à irriguer 700 hectares de terres agricoles en Limagne noire.

La réglementation française n'envisage pas pour l'instant la possibilité de réutiliser les eaux usées dans les jardins, même si cette pratique se développe. Il en va différemment à l'étranger. La municipalité de San Francisco, en Californie, édite ainsi des guides illustrés d'installations de ce type. Quant à l'Espagne, elle a voté un plan d'arrosage des golfs uniquement à partir des eaux usées. En Italie, Milan s'est dotée de la plus grande usine de recyclage pour irriguer 22 000 hectares de culture maraîchère. Les pays qui connaissent des situations de stress hydriques sont évidemment les plus avancés. Ainsi, en Israël, 70 % des eaux récupérées par les égouts partent, après traitement, irriguer les terres.

CITOYENS RÉCOMPENSÉS

Dans le monde, la moitié des eaux collectées font l'objet d'un traitement, mais seulement 2 % du volume traité sont réutilisés. Certaines villes pionnières ont fait le choix de rendre potable cette ressource. C'est le cas de Windhoek, la capitale de la Namibie, où 35 % de la consommation proviennent des eaux usées.

Singapour est souvent citée en exemple, notamment par le rapport du Programme des Nations unies sur l'environnement (PNUE), consacré aux villes durables et rendu public mercredi 17 avril. A l'étroit sur son territoire, avec plus de 7 000 habitants au kilomètre carré, la cité-Etat dispose de hauts revenus, mais de faibles ressources. Elle mise donc sur le développement durable tous azimuts. Ses quelques sources et son usine de dessalement (136 000 m3 par jour) ne lui suffisent pas, et elle doit s'approvisionner auprès de la Malaisie, dont elle espère devenir indépendante avant 2061.

Depuis quarante ans, elle a beaucoup investi dans la recherche et la technologie et a installé un réseau de récupération qui draine les eaux usées vers des unités de traitement. Une fois rendue potable, cette eau est diluée dans les réseaux domestiques. Ce qui devrait permettre de répondre à 30 % des besoins des 5 millions d'habitants d'ici à 2030.

Mais l'autonomie de Singapour passe d'abord par un sérieux programme d'économie de la précieuse ressource. Chaque année, la ville décerne un prix à ceux de ses citoyens qui ont le mieux contribué à la cause de l'eau.

14/04/2013

Algues vertes : l'Etat condamné

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/02/algues-vertes-l-etat-condamne-en-appel-a-payer-plus-de-120-000-euros-a-4-communes_3152356_3244.html

Algues vertes : l'Etat condamné en appel à payer...

Le Monde.fr avec AFP | 02.04.2013 à 19h52 

La cour administrative d'appel de Nantes a condamné l'Etat à verser 122 932 euros à quatre communes des Côtes-d'Armor pour les indemniser du coût du ramassage et du transport des algues vertes en 2010. En première instance, le 23 janvier 2012, le tribunal administratif de Rennes avait donné raison à la préfecture des Côtes-d'Armor et rejeté la demande des quatre communes, qui avaient fait appel.

Mais la cour administrative d'appel de Nantes a décidé dans son arrêt rendu le 22 mars dernier d'annuler cette décision, expliquant que "les carences de l'Etat dans la mise en œuvre de la réglementation européenne et nationale destinée à protéger les eaux de toute pollution d'origine agricole sont établies" et que les mesures mises en place depuis 2003 ne sont pas "susceptibles d'atténuer cette responsabilité".

L'Etat a été condamné à verser 9 930 euros à la commune de Trédurer, 15 742 euros à Trédrez-Locquemeau, 72 074 euros à Plestin-les-Grèves et 25 186 euros à Saint-Michel-en-Grève. Fin 2009 l'Etat avait déjà été condamné par la cour administrative d'appel de Nantes à verser à des associations de défense de l'environnement des indemnités allant jusqu'à 15 000 euros pour sa mauvaise gestion de la prolifération des algues vertes en Bretagne.

Lire en édition abonnés : La Bretagne échoue à endiguer les marées vertes

Biodiversité

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11/04/2013

Bonnes idées ( poules / savon )

lu sur :

http://www.univers-nature.com/actualite/quand-les-poules-remplacent-les-poubelles-63487.html

    05/04/2013 : Quand les poules remplacent les poubelles

Nous aurions pu vous parler du charmant village de Pincé, petite commune sarthoise de 196 habitants. Mais c’est sur Barsac, ville girondine de 2000 habitants, que nous nous attardons. Là-bas, comme à Pincé, les élus cherchent à diminuer le volume des déchets produits par les habitants en leur proposant une solution aussi écologique qu’inattendue : des poules. Celles-ci sont en effet peu regardantes sur la présentation de la nourriture qui leur est apportée, et se contentent d’épluchures de légumes et de restes de repas. Une seule de ces poules serait capable d’ingurgiter plus de 150 kilos de végétaux (et de restes divers) chaque année. Dans le même temps, un Français produit en moyenne (et selon l’ADEME) 390 kilos de déchets en tous genres. Le calcul est vite fait : une poule peut permettre de diminuer le volume de nos déchets de plus d’un tiers.

Barsac, les habitants de la communauté de communes de Podensac se sont ainsi vu proposer l’adoption de deux volatiles par foyer, moyennant un euro par individu à plumes. En échange, ils s’engagent à les nourrir et à en prendre soin pour les deux années à venir, et profitent d’oeufs frais quotidiens à la traçabilité certaine. Dans un premier temps, 75 foyers ont pu profiter de l’offre de leur commune et accueillir deux gallinacés. Conquise par ce succès, la commune ne compte pas s’arrêter là et envisage de réitérer son offre, et même de mettre à disposition un poulailler municipal pour ses habitants qui n’ont pas la chance de posséder un grand jardin.

Malgré des dehors futiles, cette distribution de poules s’inscrit dans une vaste politique de réduction des déchets menée par la communauté de communes locale qui a mis en place un impôt sur les ordures ménagères qui ne fonctionne non plus par forfait, mais qui est calculé selon le poids des déchets produits par chaque foyer : en un an, ce système a ainsi permis aux habitants de diviser par deux le volume de leurs poubelles, et de diminuer de belle manière leur contribution annuelle aux impôts locaux. Autant d’initiatives qui permettent d’un côté de réduire les coûts de traitement des déchets de la communauté, tout en apportant un peu plus de vie dans les rues de Barsac et de ses environs.

Si la municipalité veut poursuivre dans cette voie écologique, suggérons-lui la location de quelques chèvres pour tondre la pelouse des espaces verts municipaux : certaines sociétés se sont spécialisés dans ce business vert. Et puis des poules et des chèvres, ce sont des animaux qui sont censés pouvoir s’entendre, non ?

Benjamin . 05/04/2013
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http://www.univers-nature.com/objet-ecolo/je-recycle-lhuile-avec-mon-usine-a-savon-63493.html

Chacun d’entre nous a dû vivre ça lors de nos premières années loin du foyer parental, une période où l’on apprend beaucoup sur la tenue d’un logement à force d’erreurs : déverser des matières grasses dans l’évier finit par boucher celui-ci. Les matières se figent petit à petit jusqu’à complètement obstruer le siphon, qu’il faut alors démonter et nettoyer. Tâche ingrate. Mais alors que faire de ces déchets gras ? Pour le beurre, il suffit d’attendre qu’il se re-solidifie après la cuisson pour l’envoyer faire un beau voyage, direction poubelle.

Pour l’huile en revanche, Analia Blanco, jeune designer, propose de lui offrir une seconde vie et de le transformer en savon. Pour cela, la jeune femme, ancienne de l’école polytechnique de Valence (en Espagne, pas dans la Drôme) a inventé un petit appareil électroménager qu’elle a appelé « usine à savon » : d’apparence cubique, blanc, celui-ci se fondra parfaitement dans n’importe quel coin cuisine. Son mode de fonctionnement est d’une simplicité à toute épreuve : il suffit d’y introduire de l’huile usagée préalablement filtrée, de la mélanger à de l’eau et à de la soude caustique (attention les doigts tout de même), et l’usine à savon se charge de mélanger tout cela et de produire des doses de savon solide, semblables à ceux vendus dans les magasins et auxquels vous êtes habitués. Pour un litre d’huile, l’appareil est capable de produire 850 grammes de savon.

Attention à l’abus de langage, on parle ici d’un savon pensé pour le lavage des sols, de la vaisselle et même du linge, mais en aucun cas pour le soin du corps humain. Quoi qu’il en soit, cette usine à savon permet de se débarrasser de façon intelligente d’un déchet encombrant, et dont un seul litre est capable de contaminer quelques 1000 litres d’eau potable.

Sachant que chaque Français consomme en moyenne 4 litres d’huile alimentaire par an, les volumes rejetés dans les égouts dans les meilleurs des cas, ou directement dans la nature, sont conséquents et méritent d’être pris en compte. C’est à cela que s’est attelée Analia Blanco, en imaginant son usine à savon, en la faisant breveter, et en continuant encore et encore de la tester pour la perfectionner, avant une mise sur le marché espérée dans quelques années. Son travail n’est en tout cas pas passé inaperçu, puisqu’elle a décroché de multiples récompenses lors de concours de design.

Reste à dépasser l’éventuel blocage psychologique du consommateur, pas forcément enclin à nettoyer sa chemise préférée ou la vaisselle de mamie avec du savon fabriqué à partir d’huile de friture recyclée.

Benjamin . 

28/03/2013

Le cerveau des abeilles affecté par les pesticides

lu sur :

http://www.directmatin.fr/environnement/2013-03-27/les-pesticides-perturbent-le-cerveau-des-abeilles-431385

Les pesticides perturbent le cerveau des abeilles

Des pesticides pouvant être utilisés pour sur les cultures ou dans les ruches perturbent le fonctionnement du cerveau des abeilles, affectant notamment leurs facultés de mémoire et d'orientation, selon une étude publiée mercredi.

Cette étude paraît dans Nature Communications alors que la Commission européenne propose d'interdire, pendant deux ans, l'utilisation de plusieurs pesticides mortels pour les abeilles. Cette proposition, visant des substances appelées néonicotinoïdes, a été rejetée à la mi-mars par une majorité d'Etats, mais la Commission a annoncé un nouveau vote au printemps en espérant une entrée en vigueur au 1er juillet.

L'étude s'intéresse aux effets sur le cerveau des abeilles de deux de ces néonicotinoïdes utilisés pour protéger les cultures, ainsi qu'à un autre type de pesticides, appelés organophosphorés, en l'occurrence le coumaphos, parfois utilisé contre le parasite Varroa dans les ruches, selon les chercheurs.

En cas d'exposition à des concentrations similaires à celles constatées en champs, les abeilles subissent des perturbations, ont-ils observé.

"Ensemble, ces deux classes de pesticides montrent un impact négatif plus grand sur le cerveau de l'abeille et semblent inhiber l'apprentissage des abeilles", a indiqué à l'AFP, Christopher Connolly, chercheur au centre de recherche médical de l'université de Dundee (Ecosse) et co-auteur de l'étude.

Le 16 janvier, l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait rendu des conclusions, qualifiées d'"inquiétantes" par la Commission européenne, sur l'impact sur le nectar et le pollen des trois néonicotinoïdes que Bruxelles souhaite aujourd'hui suspendre.

Les auteurs de l'étude appellent pour leur part à un examen plus approfondi des alternatives possibles à ces substances, dont les effets sur la santé des abeilles restent faibles, assurent les fabricants, lorsqu'ils sont utilisés dans les règles.

Dans un commentaire, un professeur d'apiculture de l'Université du Sussex, Francis Ratnieks, a estimé pour sa part que les concentrations de pesticides utilisées dans l'étude sont plus importantes que celles constatées dans la réalité. "Nous ne savons pas si des niveaux faibles de nénicotinoïdes dans le nectar et le pollen des plantes traitées (...) ont des impacts négatifs dans le monde réel", a-t-il estimé.

AFP

25/03/2013

La qualité de l'eau potable en bouteille (suite)

Et pas seulement l'eau en bouteille ! Les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/25/l-eau-minerale-n-est-plus-epargnee-par-la-pollution_1853686_3244.html

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L'eau minérale n'est plus épargnée par la pollution

LE MONDE | 25.03.2013 à 11h21

Par Sophie Landrin

On savait l'eau du robinet non exempte de polluants. La France fait l'objet de poursuite par la Commission européenne pour son incapacité à lutter contre la contamination des nappes par les nitrates. Mais les consommateurs se croyaient à l'abri en buvant de l'eau en bouteille, réputée pour sa pureté originelle. Ces eaux issues uniquement d'une source souterraine doivent être dénuées de tout polluant d'origine humaine, sans aucun recours au moindre traitement chimique.

Une étude dévoilée lundi 25 mars, menée conjointement par la revue 60 Millions de consommateurs et la fondation de Danielle MitterrandFrance Libertés, met à mal cette certitude : l'eau minérale en bouteille n'échappe pas à la pollution. Quarante-sept échantillons de bouteilles d'eau de différentes marques ont été analysés et 85 molécules ont été recherchées, notamment des molécules médicamenteuses ou des perturbateurs endocriniens que la réglementation actuelle n'oblige pas à contrôler.

Résultats : dix bouteilles comportaient des résidus de pesticides et de médicaments (Cristaline, La Salvetat, St-Yorre, Hépar, Mont Roucous, Saint Amand, Vittel, Volvic, Carrefour Discount, Cora) ; 10 % des eaux en bouteille ont présenté des traces de tamoxifène, une hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein. Comment cette pollution d'eau souterraine, supposée à l'abri de toute contamination, est-elle possible ? Les toxicologues n'ont pas d'explication.

"TRAQUER DES MOLÉCULES À DES DEGRÉS EXTRÊMEMENT FIN"

Par ailleurs, des résidus d'un pesticide, l'atrazine, ont été retrouvés dans quatre eaux embouteillées (Cora gazeuse, Vittel, Volvic et Cristalline gazeuse). Ce désherbant nocif pour l'homme a pourtant été interdit en 2001. Pourquoi le retrouve-t-on plus de dix ans après ? "Sans doute parce que ce sont des produits très persistants et solubles dans l'eau", note 60 Millions de consommateurs.

La concentration de ces polluants est extrêmement faible, ce sont des "ultradoses" qui ne présentent pas de danger pour le consommateur. Mais ces découvertes obligent à reconsidérer les mécanismes de pollution de la ressource.

Les minéraliers ayant contesté la pertinence de ces tests, 60 Millions de consommateurs a donc procédé à une deuxième série de mesures, qui a confirmé les premiers résultats. "La méthode que nous avons employée a permis d'abaisser grandement le seuil de détection. Nous avons pu traquer des molécules à des degrés extrêmement fins. Pour lever toute incertitude, il faut que les pouvoirs publics procèdent à des contrôles à grande échelle", explique Thomas Laurenceau, rédacteur en chef de la revue.

"ÉVENTUELS EFFETS COCKTAIL ENTRE PLUSIEURS MOLÉCULES"

"Ces constats révèlent à quel point notre environnement est contaminé. Nous ne remettons pas en cause la potabilité de l'eau, mais nous nous interrogeons sur les éventuels effets cocktail entre plusieurs molécules et sur les conséquences de ces micropollutions sur le long terme", ajoute Emmanuel Poilâne, de France Libertés.

L'analyse de certaines bonbonnes d'eau, souvent utilisées dans les entreprises et les collectivités, est plus inquiétante pour la santé. Des traces de bisphénol A, un perturbateur endocrinien, des traces de pesticides (atrazine) ainsi qu'un retardateur de flamme ont été retrouvées, notamment dans des bonbonnes de la marque Culligan. Une concentration extrêmement forte d'une dizaine de microgrammes de bisphénol A par litre a été décelée. Ces bonbonnes étant réutilisables, les enquêteurs notent que la teneur en bisphénol A dans l'eau pourrait s'accroître au fil du temps. Dans les bonbonnes Obio, des traces de phtalate de diéthyle, autre pertubateur endocrinien, ont été détectées.

L'eau du robinet a également été analysée dans trois départements : Ille-et-Vilaine, Haute-Vienne et Seine-et-Marne. Dans sept cas sur dix, l'eau contenait de deux à quatre pesticides. Deux résidus de médicaments ont été trouvés, un vasodilatateur, le naftidrofuryl, et le tamoxifène.

GASPILLAGE, CHAQUE ANNÉE, DE 1,3 MILLIARD DE M3 D'EAU POTABLE

Pour Emmanuel Poilâne, cette enquête montre "que la liste actuelle des polluants contrôlés est en deçà de la réalité des contaminations et que les normes sont obsolètes". France Libertés et 60 Millions de consommateurs demandent une remise à plat des normes et des étude sur les effets de l'exposition à ces micropollutions.

Ces nouvelles révélations sur la qualité de l'eau concluent "l'opération transparence" lancée par les deux associations en mars 2011. Elles ont mis au jour le gaspillage chaque année de 1,3 milliard de m3 d'eau potable dû aux fuites dans les canalisations collectives, l'opacité du prix de l'eau ainsi que les nombreuses dérogations permettant aux communes de délivrer une eau dépassant les seuils de nitrates, d'arsenic et autres polluants. Après deux ans d'enquête, les deux partenaires réclament d'urgence des "assises nationales de l'eau".

La qualité de l'eau potable en bouteille

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/traces-de-medicaments-et-pesticides-dans-10-des-eaux-en-bouteille-25-03-2013-1645222_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130325

Traces de médicaments et pesticides dans 10% des eaux en bouteille

AFP publié le 25/03/2013 à 08:39

Des traces de pesticides et de médicaments, dont un pour traiter le cancer du sein, ont été décelés dans environ 10% des eaux en bouteille, sans toutefois remettre en cause leur potabilité, révèle lundi une étude de 60 millions de consommateurs et de la Fondation France Libertés.

"A court terme, il n'y a absolument aucun problème de qualité. Ces eaux sont parfaitement buvables", insiste le rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs, Thomas Laurenceau, interrogé par l'AFP. "On est dans l'ordre de l'ultra-trace, du millième de micron, c'est vraiment minuscule", a-t-il précisé.

L'enquête "ne met absolument pas en cause l'honnêteté des embouteilleurs", mais interroge la contamination de l'environnement par les pratiques humaines, ajoute-t-il. "Il y a inquiétude sur la qualité de la ressource globale", résume M. Laurenceau, qui appelle, avec France Libertés, à "la remise à plat des normes de qualité" prenant en compte les nouveaux polluants.

L'analyse a porté sur 47 bouteilles d'eau, trois bonbonnes d'eau, et une dizaine d'échantillons d'eau du robinet prélevés dans trois départements.

Sur les bouteilles d'eau étudiées -- portant sur l'ensemble du marché --, 37 ne présentaient aucune trace des 85 molécules recherchées. Dix en revanche contenaient des résidus de médicaments et pesticides.

"La grande surprise", écrit 60 millions de consommateurs, est la présence de tamoxifène, hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein, dans la Mont Roucous, Saint Yorre, Salvetat, Saint Armand (Du Clos de l'abbaye) et Carrefour Discount (Céline Cristaline).

La teneur est "infime" mais c'est "suffisant pour qu'on s'interroge sur la pureté originelle imposée par la règlementation des eaux minérales", souligne le magazine, qui précise avoir procédé deux fois à l'analyse des échantillons après contestation de la part des embouteilleurs des premiers résultats et de la méthodologie employée accusée de produire de "faux positifs".

"La seconde analyse a confirmé cette présence, sans que nous soyons en mesure d'en expliquer l'origine", écrit 60 millions de consommateurs. "L'affaire est suffisamment sérieuse pour qu'on lance des analyses à plus grande échelle", estime M. Laurenceau.

Potentiels effets cocktail

Du Buflomédil et du Naftidrofuryl, des vasodilitateurs, ont été également détectés dans l'Hepar, pour le premier, et dans la Saint Armand pour le second.

Par ailleurs, des traces d'Atrazine et d'Hydroxyatrazine, des désherbants pourtant interdits en 2001 mais très persistants, ont été trouvées dans la Vittel (Grande source), la Volvic (Clairvic), la Cora (Saint-Pierre), et la Cristaline (Louise).

"Ce qu'on en retire, ce n'est pas de dire que telle marque est plus risquée qu'une autre. Il n'y a pas les bons et les mauvais. Sur l'ensemble des marques, il y a un problème", poursuit M. Laurenceau. "Les embouteilleurs sont extrêmement prudents mais ça interpelle de voir qu'il peut y avoir (des micropolluants), même si c'est infinitésimal, qui ne devraient pas être là".

Et l'eau du robinet ? Sur 10 prélèvements, huit contiennent une à quatre molécules sur les 85 recherchées, principalement des pesticides mais aussi des résidus de médicaments dont, à nouveau, du tamoxifène décelé notamment en milieu urbain (Rennes et Limoges).

Enfin, sur les trois bonbonnes, des traces de Diéthylphtalate ont été trouvés dans l'Obio, et de Bisphénol A, d'Atrazine et de retardateur de flamme dans la Culligan Val-de-Marne.

"Si tous les micropolluants sont ici présents en très faibles teneurs, leur variété interroge sur les potentiels effets cocktail", souligne 60 millions de consommateurs.

Le magazine et France Libertés, qui ont lancé en 2011 l'Opération transparence sur l'eau, ont publié en mars une carte de la qualité de l'eau potable en France, montrant que les seuils limites en polluants étaient dépassés dans près de 420 communes grâce à des dérogations, sans risque sanitaire immédiat.

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sur le même sujet :

 

22.03.2013

Pourquoi il faut en finir avec une approche mercantile de l’eau

http://www.france-libertes.org/Pourquoi-il-faut-en-finir-avec-une.html

Une tribune d’Emmanuel Poilâne, directeur de France Libertés, publiée aujourd’hui sur Youphil

14.03.2013

Opération Transparence sur la qualité de l’eau potable en France  

http://www.france-libertes.org/Notre-manifeste-pour-l-eau-potable.html#.UVAQlUb5OTw

Opération transparence : la saisie des données de la performance du service public de l’eau bientôt obligatoire !

http://www.france-libertes.org/Operation-transparence-la-saisie.html

Dans le cadre de l’Opération Transparence sur le prix et la qualité de l’eau, France Libertés et 60 millions de consommateurs se sont mobilisés pour améliorer...

 

23/03/2013

Le problème des déblais des TP : exemple du "Grand Paris"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/03/22/le-grand-paris-face-a-une-montagne-de-deblais_1852567_3234.html

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Le Grand Paris face à une montagne de déblais

Le Monde | 22.03.2013 à 11h22Par Gilles van Kote

L'équivalent de cinq à sept mille piscines olympiques : c'est le volume de terres et déblais que les engins du futur chantier du Grand Paris Express, le supermétro francilien dont la construction a été confirmée par le gouvernement le 6 mars, devraient extraire des entrailles de l'Ile-de-France entre 2015 et 2030. Soit de 15 à 20 millions de mètres cubes de déchets inertes (qui ne subissent pas de modifications chimiques, physiques ou biologiques avec le temps) ou de terres polluées qui viendront s'ajouter à ceux que produit déjà le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). 

L'Ile-de-France risque de connaître une pénurie de solutions pour se débarrasser de ce type de déchets, qui peuvent être recyclés, réemployés ou enfouis dans des installations de stockage de déchets inertes (ISDI) ou dans des carrièresdisposant d'une autorisation pour cela. "Si on n'ouvre pas de nouvelles ISDI d'ici là, celles existant aujourd'hui seront remplies en 2020", rappelle Anne-Sophie de Kerangal, responsable de la gestion des déchets au conseil régional d'Ile-de-France.

Dans la région parisienne, le secteur du BTP produit 32 millions de tonnes de déchets par an. Les volumes extraits pour construire les 200 km de voies – majoritairement souterraines – et les 72 gares du Grand Paris Express d'ici à 2030 devraient peser de 30 à 40 millions de tonnes, selon la Société du Grand Paris (SGP). Un total sous-évalué, selon l'association Ile-de-France Environnement, qui le situe plutôt entre 50 et 60 millions de tonnes.

Réglementairement, la responsabilité de la gestion des déblais revient auxentreprises sous-traitantes du chantier. Mais, vu la dimension du projet, le maître d'ouvrage qu'est la SGP ne peut ignorer le sujet. Le chantier de l'A86, dans l'ouest de l'Ile-de-France, a constitué un fâcheux précédent : faute de planification satisfaisante, ses déblais ont fini sous forme de merlons (des levées de terres et de gravats) qui hérissent aujourd'hui la plaine de Versailles.

"On les appelle des merlons fourrés : des cochonneries à l'intérieur et de la bonne terre par-dessus, se désole Michel Riottot, le président d'Ile-de-France Environnement. D'après nos calculs, les déblais du Grand Paris Express représenteraient l'équivalent de 200 km de merlons."

Ce n'est pas l'option qu'a retenue la SGP. Son schéma directeur d'évacuation des déblais, en cours de finalisation, privilégie le traitement des terres polluées sur site, la valorisation et la réutilisation des déblais sur d'autres projets d'aménagement, ainsi que le transport par voie fluviale des déchets inertes vers des ISDI ou des carrières qui pourront éventuellement être situées hors d'Ile-de-France.

"LE GRAND PARIS EXPRESSS DOIT PERMETTRE DE DÉVELOPPER LE RECYCLAGE DES DÉCHETS DU BTP"

"Notre objectif est d'anticiper au maximum cette question souvent négligée afin deminimiser les nuisances pour les riverains et d'être en mesure de travailler en amont avec les élus sur les chemins d'évacuation, affirme Florence Castel, directrice de l'ingénierie environnementale à la SGP. Nous avons lancé dès 2010 un inventaire des installations de traitement et de stockage susceptibles d'accueillir nos déblais en Ile-de-France, mais aussi à ses frontières."

Les 5 à 6 millions de mètres cubes de déblais que devrait produire à partir de 2015 la construction du tronçon du Grand Paris Express reliant les gares de Pont-de-Sèvres (Hauts-de-Seine) et de Noisy-Champs (Seine-Saint-Denis) seront ainsi en partie évacués par deux plates-formes de transbordement fluvial situées sur la Seine, à Sèvres et à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Ces déblais pourraient prendre la direction de carrières situées dans les Yvelines et en Seine-Maritime, mais aussi servir de remblais dans le cadre de l'éventuelle réalisation d'un lac-réservoir destiné à protéger l'agglomération parisienne des crues, à La Bassée (Seine-et-Marne). De 700 000 à 800 000 m3 de remblais seraient nécessaires pour ce projet, qui pourrait être réalisé avant la fin de la décennie.

Selon Florence Castel, l'anticipation devrait permettre d'optimiser les coûts de gestion des déblais, mais aussi de répondre au souci de la région d'assurer un rééquilibrage territorial. La Seine-et-Marne absorbe en effet aujourd'hui 65 % des déchets du BTP en Ile-de-France et accueille la moitié des vingt ISDI de la région. Une situation qui a poussé une dizaine d'élus du département à dénoncer, début mars, le manque de solidarité des autres collectivités. "Le Grand Paris Expresss doit être un levier de ce rééquilibrage avec un traitement le plus local possible, tout comme il doit permettre de développer le recyclage des déchets du BTP dans la région", assure Geneviève Wortham, conseillère régionale (PS) de Seine-et-Marne.

L'Autorité environnementale rappelait en octobre 2012 que le traitement des déblais constituera "l'un des impacts majeurs" du Grand Paris Express.