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24/12/2012

L'EPR d'EDF en Grande Bretagne aussi ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/12/17/edf-joue-l-avenir-de-l-epr-au-royaume-uni_1807329_3234.html

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EDF joue l'avenir de l'EPR au Royaume-Uni

LE MONDE ECONOMIE | 17.12.2012 à 11h26 • Mis à jour le 17.12.2012 à 15h46 Par Eric Albert, Bridgwater (Royaume-Uni)

Keep calm and carry on. "Rester calme et continuer, comme si de rien n'était" : l'affiche, en larges lettres blanches majuscules sur un simple fond rouge, devait être utilisée par les autorités britanniques en cas d'invasion nazie pendant la seconde guerre mondiale.

Récemment retrouvée dans les Archives nationales, elle est devenue très populaire auprès des Britanniques, qui en ont fait un slogan de temps de crise. Vincent de Rivaz, le patron d'EDF Energy, la filiale de l'électricien français au Royaume-Uni, en a aussi fait son leitmotiv. "Je m'en sers tous les jours", assure-t-il.

Voilà près d'une décennie, il est vrai, qu'il lutte pour pouvoir construire des centrales nucléaires outre-Manche, abritant notamment des réacteurs de troisième génération ou EPR. Et les obstacles ne manquent pas. Au fil des ans, ils se sont même multipliés : la crise financière de 2008, le tsunami puis la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon en mars 2011 ; plus récemment enfin, le très sérieux dérapage du coût de la centrale EPR de Flamanville (Manche)...

M. de Rivaz s'approche aujourd'hui d'un moment crucial. Dans les semaines qui viennent, au pire dans quelques mois, l'électricien français dira s'il se lance dans la construction de deux centrales à Hinkley, dans le Somerset (sud-ouest du Royaume-Uni), suivies potentiellement par deux autres à Sizewell, dans le Suffolk (est du pays). Un pari gigantesque - à 15 milliards d'euros au moins - et essentiel pour l'avenir du groupe, qui sera rentabilisé sur trente ans et exploité pendant soixante.

EPR SEMBLE MAL EN POINT

Un défi aussi, car la technologie EPR semble mal en point depuis qu'EDF a admis que le coût du chantier de Flamanville allait atteindre 8,5 milliards d'euros, deux fois et demie les estimations initiales. Une annonce d'autant plus dommageable que l'autre EPR, construit en Finlande, connaît des déboires similaires.

Seules deux centrales de cette catégorie qui sont en construction en Chine suivent le calendrier et le budget prévus. Un succès de l'électricien français au Royaume-Uni pourrait être la dernière chance pour cette technologie. "L'avenir de l'EPR est en jeu", reconnaît M. de Rivaz. Et les experts confirment. "Le Royaume-Uni offre la possibilité de construire plusieurs EPR, d'industrialiser le processus. C'est d'une importance capitale. Les Chinois et les Sud-Coréens ont prouvé qu'ils pouvaient le faire, pas les Français", estime Tony Ward, d'Ernst & Young.

Au-delà des enjeux technologiques, c'est la rivalité avec l'Asie qui se joue. D'un côté, l'Europe semble se retirer du nucléaire : l'Allemagne, l'Italie et la Suisse notamment ont annoncé y renoncer, après Fukushima. De l'autre, la Chine construit vingt-cinq centrales. Si la plupart sont de conception occidentale, c'est en train de changer : les groupes chinois acquièrent peu à peu la maîtrise technique de la construction.

Cette nouvelle concurrence est prise très au sérieux par M. de Rivaz. Les entreprises occidentales, françaises en tête, ont été leaders sur ce marché depuis quarante ans. Est-ce le tour des chinoises ? "La place de l'industrie française dans le monde est en question", reconnaît M. de Rivaz.

Pour les pronucléaires, le Royaume-Uni est devenu un pays-clé, l'un des seuls en Europe à ne pas avoir changé de cap après Fukushima. L'équation énergétique locale en est la cause : le pays a un parc vieillissant de centrales à charbon et à gaz. Pour atteindre ses objectifs environnementaux, il doit vite les remplacer par des sites à technologies "propres".

L'ÉLECTRICITÉ RENOUVELABLE NE PRODUIT PAS SUFFISAMMENT

Pourtant, l'électricité renouvelable, notamment éolienne, ne produit pas suffisamment régulièrement. "Les Britanniques sont pragmatiques, explique Ian Liddell-Grainger, le député conservateur de la circonscription où se trouve Hinkley. Ce qui nous préoccupe, c'est la sécurité d'approvisionnement. Nous avons besoin d'une base de production fiable : si ce n'est pas le nucléaire, ce sera le gaz ou le diesel, ce qui serait polluant."

Par ailleurs, dans un pays où le nucléaire fait l'objet d'un quasi-consensus politique - travaillistes et conservateurs sont pour -, les "anti" sont restés presque inaudibles après Fukushima. Quant au parti libéral-démocrate, le seul traditionnellement opposé à cette technologie, il ne peut pas s'exprimer sur ce dossier depuis qu'il est entré au gouvernement : dans l'accord de coalition avec les tories, il s'est engagé à ne pas bloquer les nouvelles centrales.

Pour autant, le projet d'EDF rencontre d'énormes difficultés, essentiellement financières. Le calendrier est sans cesse repoussé. Initialement prévue pour 2011, puis pour fin 2012, la décision d'investissement à Hinkley ne sera prise que début 2013, peut-être seulement en avril. "On n'est pas à une semaine ou un mois près", tente de relativiser M. de Rivaz, cachant mal une pointe d'agacement. Du coup, la mise en service de la centrale, prévue initialement pour fin 2017, a "ripé" "à la première partie de la prochaine décennie".

EDF a pourtant mis toutes les chances de son côté. La stratégie d'attaque au Royaume-Uni a commencé en 2003. A l'époque, M. de Rivaz était déjà à Londres, à la tête de centrales électriques conventionnelles. "Le Livre blanc sur l'énergie a été publié, et il ne donnait aucun avenir au nucléaire. Je me suis dit que ce n'était pas possible", dit-il. Mais un gros travail de lobbying a abouti, en 2006, à un demi-tour spectaculaire du premier ministre Tony Blair, pour qui le fait que le nucléaire n'émette pas de gaz à effet de serre changeait la donne.

Fort du soutien de l'Etat, EDF part alors à l'assaut de British Energy, la société qui exploite les centrales britanniques. L'acquisition est conclue en 2008 pour 15 milliards d'euros. Outre quinze réacteurs en activité, cet achat permet de mettre la main sur Hinkley et Sizewell, deux terrains parfaits pour y construire un EPR.

L'ÉLECTRICIEN A MIS LE PAQUET

Depuis, 800 personnes travaillent au projet des nouvelles centrales. EDF y a déjà englouti plusieurs centaines de millions d'euros. Avec quelques succès : le concept de l'EPR vient d'être avalisé par l'autorité locale de sûreté, et le permis de construire est sur le point d'être accordé.

Sur le terrain, l'électricien a mis le paquet. Les mairies des environs ont été amadouées en leur versant 115 millions d'euros de compensation sous différentes formes. EDF se veut aussi un modèle de transparence. Dans le petit centre commercial de Bridgwater, à proximité de la future centrale, le groupe vient d'ouvrir une antenne entièrement consacrée à la réception d'un public qu'il faut rassurer.

Enfin, les travaux préparatoires ont débuté. Une barrière de six kilomètres a été érigée autour du terrain. L'approvisionnement en eau et électricité est en place. Même les blaireaux qui vivaient dans ce terrain vague ont été pris en charge. Des abris ont été construits spécialement pour eux.

Tout est prêt pour commencer les travaux donc. Tout, sauf le feu vert du groupe. Car il manque un détail, mais de taille : boucler le financement.

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lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/12/17/la-decision-est-dans-le-bureau-du-ministre_1807330_3234.html

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La décision est dans le bureau du ministre

LE MONDE ECONOMIE | 17.12.2012 à 11h26 • Mis à jour le 17.12.2012 à 15h46 Par Eric Albert (Londres, correspondance)

John Hayes. Le secrétaire d'Etat britannique à l'énergie négocie actuellement pied à pied le coût du mégawattheure (MWh) qu'il est prêt à garantir à EDF Energy, la filiale d'EDF au Royaume-Uni.

Conscient que les centrales électriques sans émission de CO2 (utilisant les énergies renouvelables ou le nucléaire) sont plus chères que celles à gaz ou à charbon, le gouvernement prépare une loi qui garantit un prix fixe à l'électricité "propre". Si le prix de gros de l'électricité y est inférieur, le producteur touchera la différence ; s'il est supérieur, il la remboursera. Le niveau de prix, qui sera différent pour chaque technologie (éolien terrestre, éolien en mer, nucléaire...), est en cours de négociations.

Londres a promis de donner une réponse à EDF Energy d'ici à la fin de l'année. A quel niveau ? Seule certitude, ce sera nettement plus que le prix actuel, qui tourne autour de 50 livres (60 euros) par MWh ; et bien moins que 140 livres (170 euros), prix qui a circulé dans la presse britannique, mais rejeté par EDF comme étant "absurde". Selon le groupe français, l'objectif est de passer sous la barre des 100 livres (125 euros) et de descendre à un niveau de prix similaire à celui des énergies renouvelables les moins chères, comme l'éolien terrestre. Celui-ci tourne autour de 90 livres par MWh, selon le ministère britannique de l'environnement.

EDF Energy "n'y ira pas tout seul"

Mais il n'y a pas que le prix qui est en discussion. La durée de la garantie est essentielle. EDF espère convaincre Londres de signer pour une durée de trente ans, soit environ le point d'équilibre financier de la centrale. Du presque jamais-vu pour un gouvernement.

De son côté, EDF doit prouver que la dérive financière de l'EPR de Flamanville (Manche) ne se reproduira pas. Vincent de Rivaz, le patron d'EDF Energy, a envoyé au gouvernement un coût détaillé du projet pour Hinkley. Il refuse d'en préciser le montant mais assure que le problème de l'EPR normand n'a pas d'impact sur le projet britannique.

Ensuite, une fois qu'il aura un prix garanti, EDF Energy devra trouver des investisseurs pour l'aider à financer le projet. "Il n'est pas question que nous y allions seul", dit M. de Rivaz. Centrica, un groupe britannique de gaz qui possède 20 % de British Energy, a une option pour investir. Mais, échaudé par le coût sans cesse en hausse de l'EPR, il a laissé entendre qu'il y renoncerait probablement. D'autres industriels ont été approchés, mais aucun nom n'est sorti. Enfin, des fonds de pension pourraient être intéressés.

23/12/2012

Décret favorisant le transport routier

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5334

19-12-2012 - Autorisation des poids lourds de 44 tonnes : l'addition est salée

Les poids lourds limités à 40 tonnes ont fini par céder totalement leur place aux 44 tonnes. Concrètement, nous ne verrons pas une grande différence sur nos routes, puisque dès lors qu'un camion possède 5 essieux, son poids autorisé passe automatiquement à 44 t, sans mise à jour technique particulière (comme cela pourrait paraître logique pour ses freins, par exemple). 

En signant le décret d'application (1), le ministre en charge des transports Frédéric Cuvillier, met fin au régime précédent qui limitait la possibilité d'un poids total de 44 t aux seuls poids lourds desservant localement des ports maritimes et fluviaux et/ou transportant certains produits agricoles ou agroalimentaires. Ce faisant, le ministre confère au transport routier un attrait supplémentaire reconnu, face à des modes alternatifs (ferroviaire, fluvial et cabotage maritime) pourtant plébiscités pour leur moindre impact environnemental. 
Outre qu'elle est contraire aux grandes orientations qui avaient été inscrites dans les lois du Grenelle de l’environnement (rappelées par F. Cuvillier à sa prise de fonction ...), cette décision présente un bilan socio-économique globalement négatif. En effet, selon le rapport du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD), paru le 11 octobre 2011, les coûts de l’impact sur les chaussées dépassent les gains économiques liés à l’amélioration de la productivité du transport routier, avec un surcoût d’entretien évalué entre 400 et 500 millions annuels. 
Une somme d’autant plus inquiétante, lorsque l'on sait que le budget 2013 dédié à l’entretien du réseau routier national (hors autoroutes) ne permet pas d’assurer le maintien qualitatif des installations existantes. 

Rémy Olivier
1- Il est intéressant de noter que la concertation sur ce texte n’a été réalisée qu’avec les fédérations de transporteurs routiers, premiers bénéficiaires de la mesure, et non les autres parties prenantes que sont les collectivités locales et autres associations de protection de l’environnement (FNE, etc.).

 

22/12/2012

Pérou : la cité de Morococha est en passe de disparaître

lu sur :

http://www.lemonde.fr/international/article/2012/12/21/perou-la-bataille-de-la-mine_1809529_3210.html

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Pérou : la bataille de la mine

LE MONDE GEO ET POLITIQUE | 21.12.2012 à 12h33 • Mis à jour le 21.12.2012 à 15h25 Par Chrystelle Barbier - Lima, correspondance

Nichée à 4 600 mètres d'altitude au coeur des Andes péruviennes dans une vallée noircie par des siècles d'exploitation minière, la cité de Morococha est en passe de disparaître. En l'espace de deux mois, les centaines de familles qui l'habitaient ont fait place à des agents de sécurité armés travaillant pour le géant minier chinois Chinalco, qui compte faire de l'endroit une des plus grandes mines de cuivre à ciel ouvert du Pérou.

Premier producteur mondial d'argent, deuxième pour le zinc et le cuivre, troisième pour l'étain, sixième pour l'or, le Pérou est l'un des plus gros fournisseurs de minerais du monde. Le pays est courtisé par les plus grands groupes internationaux, qui investissent des milliards de dollars dans différentes régions des Andes et d'Amazonie.

Dans le cas de Morococha, Chinalco a prévu d'investir 2,2 milliards de dollars (1,66 milliard d'euros), dont 50 millions ont été destinés à bâtir la "nouvelle Morococha", une ville construite à 7 kilomètres de l'ancienne cité, pouvue de services en électricité, eau et assainissement dont certains logements ne bénéficiaient pas jusque-là. Prévue depuis deux ans, la relocalisation de la localité a débuté fin octobre et de nombreux mineurs ont déjà rejoint leur nouveau foyer. Un groupe refuse cependant de déménager tant que l'entreprise chinoise ne se sera pas engagée à donner du travail à tous les habitants. Il critique aussi les conditions dans lesquelles se déroule la relocalisation. Une situation qui a donné lieu, en novembre, à de violents affrontements entre les habitants de Morococha, divisés face au géant minier. 

Source de revenus sans équivalent (les exportations minières représentent plus de 60 % du total des exportations péruviennes), le secteur minier est aussi à l'origine de conflits sociaux, dont le nombre ne cesse d'augmenter au fil des ans. Selon le Défenseur du peuple, un organe de l'Etat chargé de la défense des droits de la population, deux tiers des 150 conflits socio-environnementaux aujourd'hui recensés au Pérou sont liés à l'activité minière.

Dans de nombreux cas, l'entreprise est accusée de polluer ou de mettre en danger les ressources hydriques régionales, comme à Cajamarca (Nord), où des milliers d'agriculteurs s'opposent au projet minier Conga qui prévoit d'assécher des lagunes et de les remplacer par des réservoirs artificiels. Après des mois de manifestations, qui ont fait un mort, le programme financé par l'américain Newmont a été suspendu en cours d'année, mais la tension reste palpable.

Dans les Andes comme dans la jungle, de nombreux Péruviens reprochent aussi aux entreprises minières de ne pas suffisamment participer au développement local. Le gouvernement péruvien espère toutefois calmer les nombreux mécontentements grâce à la loi dite de "consultation des peuples". Le texte, entré en vigueur en avril, prévoit que la population soit davantage informée et consultée sur de possibles projets miniers.

Voir le porfolio.

Sur Lemonde.fr

18/12/2012

Agriculture : laisser la terre reposer pour qu'elle travaille davantage

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/produire-sur-sol-vivant-l-agriculture-qui-mise-tout-sur-la-nature-18-12-2012-1603068_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20121218

AFP publié le 18/12/12

Produire sur sol vivant: l'agriculture qui mise tout sur la nature

Laisser la terre reposer pour qu'elle travaille davantage et s'en remettre à la nature et aux vers de terre, les meilleurs des ouvriers agricoles. L'agriculture "sur sol vivant" convainc les producteurs qui ont sauté le pas.

Cette façon de cultiver la terre, sans labour mais avec des cultures qui la nourrissent sans la salir, est l'une de ces pratiques que le gouvernement veut promouvoir avec sa journée "Produire autrement", mardi, pour cesser d'opposer agriculture et écologie.

Vue du fossé, la parcelle de Vincent Baron près de Thouars (Deux-Sèvres) a l'air d'un champ abandonné: pailles grises de luzerne et débris végétaux couvrent la terre entre les semis de blé déjà levés. De près pourtant, le parterre bourgeonne, comme fleuri par une multitude de tortillons de terres. Ces turricules sont précisément la marque d'un sol en bonne santé.

"Ce sont les vers de terre qui les fabriquent", indique l'agriculteur en ouvrant le sol d'un bon coup de pioche qui libère plusieurs de ces hôtes roses et luisants, véritables soldats laboureurs.

"Ici c'est la nature qui fait le boulot", résume Stéphane Aissaoui, ingénieur agronome et prosélyte du "sol vivant" qui a convaincu Vincent Baron de changer de pratiques.

Pour eux, ou pour le réseau Base (Biodiversité, Agriculture, Sol et Environnement) qui fédère nombre de ces agriculteurs passionnés, "le labour, c'est Verdun": "C'est comme mettre une maison à l'envers, plus personne ne s'y retrouve" explique Vincent, converti depuis cinq saisons sur ses 250 hectares.

"Le grain à l'homme, la paille à la nature"

'outil dévaste le réseau de racines et détruit l'activité biologique des champignons, des mollusques, bactéries, insectes et larves qui constituent les meilleurs auxiliaires du cultivateur.

Le "sans labour" séduit d'ailleurs de plus en plus d'agriculteurs: plus d'un tiers des grandes parcelles céréalières en France en 2006 et 120 millions d'hectares dans le monde, selon Vincent Tardieu (auteur de "Vive l'agro-révolution française", éd. Belin). Mais ça ne suffit pas.

"Au non-travail du sol, il faut associer des rotations longues, avec un choix de cultures compagnes, des légumineuses qui assurent un apport important d'azote et surtout laisser les déchets au sol pour assurer un couvert permanent", détaille Stéphane Aissaoui qui insiste: "La seule chose qu'on impose à la nature, c'est les espèces végétales qu'on choisit. Mais pour que ça marche, il faut tout faire en même temps".

Ici, la luzerne pousse, croît et meurt entre les blés, à peine foulée au moment des semis. Là c'est une association de gesse-fenugrec-lentille au milieu des colzas.

Règle numéro un: "Le grain à l'homme, la paille à la nature", mantra de l'agronome chilien Carlos Croveto devenu le maître à penser de Vincent Baron. "Au Chili, en Argentine, ils ont de l'avance sur le sujet parce qu'ils ont des sols lessivés, ravinés par les pluies intenses. Ici, c'est insidieux, mais les sols sont appauvris par la perte de matières organiques".

Malgré les violentes pluies, sa parcelle a tout absorbé. Alors que la voisine, travaillée à l'ancienne, est encore inondée.

En plus, lui fait des "économies d'engrais, de pesticides et d'heures de tracteurs". En revanche, il passe des heures à arpenter et observer ses champs - et s'autorise encore un peu d'herbicide.

"Je doute encore parfois, mais je ne ferai jamais demi-tour". Ses rendements sont d'ailleurs largement aussi bons qu'avant. "Et de plus en plus d'agriculteurs viennent frapper à la porte pour s'informer".

"On pense souvent que le progrès vient des chercheurs, mais les agriculteurs ont un sens de l'observation étonnant", constate Dominique Soltner, agronome de l'Ecole supérieure d'agriculture d'Angers (ESA). Lui, qui se dit "persuadé que ça va se développer", adapte ses connaissances au contact de ces hommes de terrain.

10/12/2012

La CRIIRAD et Tchernobyl : vers la Cours Européenne de Justice ?

communiqué:


Cher(e)s adhérent(e)s

En novembre dernierla Criirad a été avisée que son recours en cour de cassation avait été rejeté.

 

 Quelques rappels historiques :
-en mars 2001 après plusieurs démarches infructueuses (en Corse, à Lyon,...), la Criirad décide de porter plainte auprès du TGI de Paris avec 53 malades de la Thyroïde et l'AFMT (Association Française des Malades de la Thyroïde) -la plainte  est bien enregistrée et le dossier confié à la juge d'instruction Mme Bertella Geffroy du pôle sanitaire, qui lance des perquisitions avec l'aide de la police judiciaire.

- cela aboutit à apporter des preuves complémentaires à celles figurant dans le mémoire de la Criirad sur le fait que des produits alimentaires ont bien été commercialisés en 1986 alors qu'ils dépassaient nettement les normes européennes, normes que nos responsables affirmaient respecter par ailleurs -cela a permit d'aboutir à la mise en examen du Pr Pellerin en mai 2006, pour "tromperie sur la marchandise".

- celui ci est donc convoqué chez Mme la JugeLors des premières auditions, il défend les positions adoptées à l'époque par les autorités , les estimant justifiées, mais qu'il n'avait pas lui même de responsabilité directe dans la commercialisation -son avocat (Maitre Holleaux, commis par l'état), au bout de quelques séances, lui interdit de parler ...et rapidement Mr Pellerin ne se rend plus aux convocations de Mme la Juge ...pour raison de santé -reste à la justice de prouver que ces consommations de produits alimentaires contaminés ont provoqué des dégâts sanitaires, en particulier des cancers de la thyroïde. Pour cela Mme la Juge va avoir beaucoup de difficultés et en particulier du coté des instances sanitaires, elle va tout de même mandater deux experts et orienter leur travail sur la Corse, région où il y a des documents et des médecins qui pourront aider à faire ce travail -malheureusement le travail n'a pas été de qualité (au point que les élus Corses ulcérés, ont décidé en 2012, de financer un expert étranger pour faire ce travail, réponse en 2013)

 

 -la partie adverse a donc engagé une action en 2011 pour classer l'affaire, cela a abouti au dessaisissement de la Juge du dossier dès la fin 2010 et un recours en mars 2011 auprès du tribunal de Paris...en plein Fukushima -les plaignants (Criirad et AFMT ainsi que des malades dont le nombre est passé à plus de 500 au fil du temps)   sont convoqués mais sont maintenus à bonne distance par la police, seuls nos avocats ont pu y assister -le jugement est rendu en septembre : "non lieu " pour le Pr Pellerin, il n'était responsable de rien.

- la Criirad et l'AFMT, font donc en octobre 2011 un recours en cassation

- ce jugement vient d'être rendu, il est rejeté-les plaignants ont donc épuisé tous les recours possible au niveau français, ce qui permet d'envisager des démarches auprès des instances européennes.

En effet la Criirad considère qu'il serait scandaleux et grave que les choses en restent là, ce serait accepter l'idée que les choses se sont bien passées en 1986, qu'il n'y a ni responsable, ni coupable, et donc que si une catastrophe se reproduisait on nous jouerait le même scénario.

Tchernobyl a été le déclencheur de la création de la Criirad, elle ne tournera pas la page sans l'avoir écrite complètement.  La page peut être écrite par la Justice mais aussi par la CRIIRAD pour que chacun sache ce qui s'est passé et puisse juger les différents responsables.

 

A votre disposition pour d’autres renseignements si vous le souhaitez.

 

Bien cordialement

 

Roland DESBORDES
Président



CRIIRAD
471 Avenue Victor Hugo
26000  VALENCE
Tel : 04 75 41 82 50

 

adresse messagerie : asso@criirad.org
visiter notre site : www.criirad.org

 

05/12/2012

L'EPR, qu'est-ce ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/04/l-epr-une-technologie-de-pointe-mais-des-ambitions-contrariees_1799523_3244.html

L'EPR, une technologie de pointe mais des ambitions contrariées


LE MONDE | 04.12.2012 à 11h14 • Mis à jour le 04.12.2012 à 16h46 Par Stéphane Foucart

Plus puissant, plus sûr, plus coûteux. En gestation depuis le début des années 1990, l'EPR (European

Pressurized Reactor) est une version améliorée des réacteurs à eau pressurisée (REP) de deuxième génération qui forment la totalité du parc français.

Conçu dans la foulée de l'accident de Tchernobyl (1986), il a pour principal atout de pouvoir mieux résister à une fusion du cœur du réacteur – situation la plus redoutée par les exploitants, qui s'est produite dans les réacteurs à eau bouillante de la centrale de Fukushima-I (Japon) en mars 2011.

Ainsi, si le cœur d'un EPR venait à fondre, le corium – les centaines de tonnes d'un magma très radioactif, issu de la fusion du cœur – pourrait théoriquement être contenu sur une "aire d'étalement" où il serait refroidi et circonscrit. L'EPR dispose en outre de quatre circuits de refroidissement autonomes, situés dans des bâtiments distincts et disposés autour du bâtiment-réacteur. Chacun de ces systèmes de refroidissement, cruciaux en cas de fusion du cœur, est conçu pour pouvoir fonctionner indépendamment, et y compris en cas de coupure électrique.

"MANQUE DE RIGUEUR"

Autre point fort du nouveau réacteur : le confinement des piscines de refroidissement des combustibles usées. A Fukushima, elles sont situées dans les parties supérieures et non étanches des bâtiments-réacteurs. Et c'est l'échauffement des barres de vieux combustible qui y sont entreposées qui provoque la diffusion de particules radioactives dans l'atmosphère.

Outre ces progrès, EDF et Areva mettent aussi en avant des performances accrues. Avec 1 650 mégawatts, l'EPR sera le plus puissant réacteur en service au monde avec, de surcroît, un rendement énergétique supérieur de 17 % aux rendements actuels, des effluents et des déchets radioactifs réduits...

Mais entre les améliorations théoriques et leur réalisation, il semble y avoir comme un hiatus. En 2008, l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) avait dénoncé "un manque de rigueur de l'exploitant sur les activités de construction, des difficultés dans la surveillance des prestataires et des lacunes en matière d'organisation", prescrivant à EDF la suspension de certains travaux "à la suite de multiples écarts constatés dans le ferraillage ou le bétonnage des radiers constitutifs de l'îlot nucléaire".

Lire aussi :  L'EPR, chronique d'un chantier qui s'enlise

L'année suivante, les autorités de sûreté française, finlandaise et britannique ont demandé "une amélioration de la conception initiale" du réacteur en raison d'une autonomie insuffisante des systèmes de contrôle... Peu après l'accident de Fukushima, André-Claude Lacoste président de l'ASN, déclarait : "Si la question d'un moratoire se pose, et nous nous la posons, ce sera sur la construction de Flamanville."

Lire aussi : La rentabilité de l'EPR en question

Stéphane Foucart

03/12/2012

NDDL : deux ARRÊTÉS PRÉFECTORAUX en prévisions de nouvelles actions des forces de l'ordre

Voir :

http://7seizh.info/2012/12/02/notre-dame-des-landes-semaine-sans-carburant-du-3-au-10-decembre-vers-lassaut-final/

Notre-Dame-des-Landes, semaine sans carburant du 3 au 10 - 7seizh

Notre-Dame-des-Landes, semaine sans carburant du 3 au 10 décembre : vers l’assaut final ?

2 décembre 2012
By 

Les rumeurs vont bon train autour de Notre-Dame-des-Landes depuis deux jours. En effet, vendredi 30 novembre le préfet a pris un « arrêté portant interdiction temporaire de transport de carburant » sur le territoire de Notre-Dame-des-Landes et de Vigneux-de-Bretagne. A cela sont venues s’ajouter les rumeurs de familles de gendarmes annonçant qu’une opération d’assaut sur la zone squattée était envisagée après le 5, et il n’en faut pas plus pour mieux comprendre une interdiction unique du 3 au 10 décembre. (voir le document). Un second arrêté portant interdiction temporaire de transport d’explosifs, produits inflammables, feux d’artifice a été pris le même jour (voir le document)

Après une semaine d’effets d’annonces de la part du premier ministre Ayrault, la discussion ne prend pas le même sens partout. A Notre-Dame-des-Landes côté zadistes et paysans, les échanges se font sous forme de grandes assemblées générales où chacun peut prendre librement la parole et exposer ses idées.

Mais côté Premier Ministre et ses représentants, discussion rime avec force de l’ordre en mission longue durée. Les heurts n’ont pas cessé même s’ils ne sont plus relayés par les médias. Et avec l’arrêté préfectoral pris, il semble bien qu’une opération d’envergure d’éradication de la contestation soit la forme de discussion choisie pour faire accepter la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

En réponse, les Zadistes appellent tous ceux qui le peuvent à les rejoindre pour renforcer les rangs. L’Acipa appelle à un rassemblement mardi à 10h au Tribunal de Grande Instance de Saint Nazaire et jeudi à 10h30 au Tribunal administratif de Nantes.

César, vexé d’une résistance si insolente, arrivera-t-il à bout du désormais fameux village d’irréductibles sur la Lande de Bretagne ?

Demain, il fera jour. Affaire à suivre.

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et aussi,

communiqué :

NDDL : Nouvelle vague de répression, expulsion, destruction,

Différentes sources le confirment, une opération militaire d’envergure serait prévu pour vider la ZAD de ses habitant-e-s le 05/12 et ce durant 3 jours.

-http://lutteaeroportnddl.com 

-http://zad.nadir.org -

 De plus, des arrêtés pris par le préfet sont assez suspects et corroborent l’info.  
 Le jugement de destruction pour les constructions du 17/11 se fera le 4, et on se doute bien que la justice ne penchera pas du côté de la résistance…

INFO, on apprend que la Préfecture,de Nantes, jamais en mal d’innovations, a pondu un arrêté interdisant le transport d’essence sur les communes de Notre Dame des Landes et Vigneux du 03 au 10 décembre. Parait que ca pourrait servir à incendier véhicules et bâtiments. Apparemment les poulets n’aiment pas les coqs-tails.

..Possible action le 5 décembre...  
 Si Résistance...PLUS GROSSE ACTION avec renforts supplémentaires prévu le 10 décembre ...
 Cela va parfaitement avec l’interdiction de transport des carburants dans votre secteur..."


Et voici, l’arrêté préfectoral du préfet Lapouze qui interdit le transport des explosifs, produits inflammables, feu d’artifices à Notre Dame des Landes et Vigneux de Bretagne dans la période entre le 3 et 10 décembre.

 ARRÊTÉ PRÉFECTORAL pour Vigneux de Bretagne et Notre dame des Landes :
- Interdiction pour le transport de Carburant 
- Interdiction pour le transport des explosifs, produits inflammables, feu d’artifices 
entre le 3 et 10 décembre.

 Ça veut dire qu’il y aura éventuellement des fouilles des véhicules !

Ça veut dire à notre compréhension, qu’il y a des choses qui se préparent de leur coté,..

"A Messieurs HOLLANDE et AYRAULT   vous qui vous sentez si forts de votre armée d’occupation. Préparez-vous à des nuits blanches car la conscience collective et la contestation n’a jamais été aussi fortes concernant ce projet sur l’ensemble du territoire. 
A vouloir courir après les patrons du CAC 40, à vous pavaner en compagnie des pontes du Medef lors de leurs agapes estivales en leur promettant une autoroute libéral sans péage (une autoroute Vinci bien sûr) où faire rouler leur profits, vous avez tourné le dos au peuple. 
Le peuple ne pardonne pas, n’oublie pas et il lui revient en dernier ressort de juger de la légitimité de ses représentants . N’oubliez jamais l’acte fondateur de notre république……"


L’abus de la violence légitimé par le gouvernement est inquiétant. Les protestataires sont inondés de gaz lacrymogène, les interpellations se font à tour de bras, comme si agir manu militari était l’unique alternative de notre société dite démocratique.

02/12/2012

La qualité de l'eau potable dans votre commune

communiqué:

Bonjour,
 
vous le savez, Anticor se bat pour la transparence démocratique. Dans certains domaines, on progresse petit à petit. Alors, même si le lien avec Anticor n'est pas des plus directs, saluons les initiatives qui vont dans le sens de cette transparence due aux citoyens. 
Le Ministère de la santé a mis en ligne il y a peu, sur son site, les résultats des contrôles sanitaires de la qualité de l'eau potable effectués par les agences régionales de santé, régulièrement mis à jour pour toutes les communes de France (celles qui n'y seraient pas encore doivent y être prochainement).
 
Vous pouvez vérifier pour votre propre commune la qualité de votre eau potable, vous pouvez cliquez sur la carte interactive en lien ci-dessous, puis cherchez votre commune dans la liste des communes de votre département :

 
En espérant que vous n'y découvrirez pas de mauvaises surprises, bien cordialement.
 
L'ÉQUIPE ANTICOR

01/12/2012

Rail : Contestation de la liaison Lyon-Turin

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/01/la-liaison-lyon-turin-de-plus-en-plus-contestee_1798743_3244.html

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La liaison Lyon-Turin de plus en plus contestée

LE MONDE | 01.12.2012 à 11h51 Par Rémi Barroux

La grogne monte contre la ligne ferroviaire Lyon-Turin, censée favoriser le ferroutage de part et d'autre des Alpes. Cette contestation qui s'étoffe ouvre, après l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, une nouvelle ligne de front entre les écologistes et le gouvernement. Car François Hollande et Jean-Marc Ayrault entendent mener à bien, coûte que coûte, les deux chantiers, inscrits dans la politique de transport et d'aménagement du territoire.

Le chef de l'Etat français et le président du conseil italien, Mario Monti, devraient réaffirmer, à l'occasion du sommet France-Italie qui se tient à Lyon lundi 3 décembre, l'intérêt du projet transalpin.

Le 28 novembre, lors du conseil des ministres, dans la continuité des engagements pris par Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Fillon, le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé un projet de loi "autorisant l'approbation de l'accord pour la réalisation et l'exploitation d'une nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin".

Les opposants – écologistes, associations de défense de l'environnement, agriculteurs et élus locaux – ont fait connaître leur détermination à bloquer le projet lors d'un "avant-sommet" qui s'est tenu vendredi et samedi à Lyon.

PLUS LONG QUE LE TUNNEL SOUS LA MANCHE

Le député européen José Bové, également très en pointe dans la bataille de Notre-Dame-des-Landes, et plusieurs élus d'Europe Ecologie-Les Verts devaient être présents.

Le Lyon-Turin est un chantier titanesque, plus long que le tunnel sous la Manche, et très complexe compte tenu du relief et de la géologie. Aujourd'hui, seuls 10 % des marchandises traversent les Alpes entre la France et l'Italie par le rail, contre 60 % en Suisse et 30 % en Autriche.

Les partisans du projet mettent donc en avant sa forte ambition environnementale qui permettra de réduire le trafic routier et ses nuisances. Tout en renforçant la sécurité.

Les "anti" qu'ils soient français, suisses ou italiens, tentent de fédérer leurs forces. Les Français devaient ainsi recevoir le soutien de leurs homologues italiens, plus virulents, qui comptent manifester lundi à Lyon et dont plusieurs militants étaient bloqués à la frontière samedi matin.

"SUSPICION DE CONFLIT D'INTÉRÊTS"

Globalement, ils réclament des mesures préalables, comme en Suisse, où le transport routier a été fortement taxé, et estiment que la ligne historique, celle qui passe par le tunnel du Mont-Cenis est suffisante pour assurer le fret, en forte diminution. Ils dénoncent "les désastres environnementaux", et plus précisément "les conflits d'intérêts et les rapports douteux" ainsi que les coûts "exorbitants " du futur tunnel.

Le député (UMP) de Savoie et maire d'Aix-les-Bains, Dominique Dord, a ainsi exprimé son doute sur "les informations officielles sur lesquelles nous fondons nos raisonnements et nos décisions", allant jusqu'à évoquer une "suspicion de conflit d'intérêts au sein même de la commission d'enquête" publique.

Lancé lors d'un sommet franco-italien en 1991, le projet est aussi un casse-tête financier. Le coût du tunnel dit "de base" entre l'Italie et la France, a été d'abord évalué à 8,5 milliards d'euros. Mais, selon la Cour des comptes qui a adressé, en août, à Jean-Marc Ayrault un référé sur le projet, les "coûts prévisionnels sont en forte augmentation".

L'estimation du coût global est passée de 12 milliards d'euros, en comptant les accès au tunnel côté français, à "26,1 milliards d'euros". Et de regretter que "d'autres solutions alternatives moins coûteuses ont été écartées sans avoir été explorées de façon approfondie".

IL FAUT AUSSI INVESTIR DANS LES TRAVAUX D'ACCÈS

L'Elysée et le gouvernement sont conscients du problème que représente le financement du projet, surtout en période de recherche d'économies. A Lyon, François Hollande devrait appeler l'Union européenne au secours et lui demander de maximiser son financement. Soit 50 % du coût des travaux préparatoires et 40 % des travaux définitifs. Rien de sûr. L'allocation de ces sommes dépend du futur budget européen 2014-2020, lui aussi soumis aux lois de la rigueur. Sans ces engagements, avance-t-on au gouvernement, "il sera impossible de conclure".

Outre le financement du tunnel lui-même, il faut aussi investir dans les travaux d'accès et la mise en cohérence du schéma de transport, notamment le contournement du Grand Lyon.

Des milliards d'euros qui reposeront sur l'Etat français et les collectivités territoriales. Si les partisans du projet, conscients du problème financier, veulent dissocier les deux étapes du projet Lyon-Turin, beaucoup reconnaissent qu'elles sont complémentaires et indispensables à la cohérence globale. Une partie des enquêtes d'utilité publique sur ces travaux "franco-français" est en cours.

Les opposants entendent bien batailler ferme à cette occasion. La mise en service du tunnel, prévue pour 2023, pourrait être repoussée à 2028-2029.

lire aussi sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/07/liaison-ferroviaire-fret-et-tgv-entre-lyon-et-turin-la-cour-des-comptes-s-invite-dans-le-debat_1786937_3234.html

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Liaison ferroviaire fret et TGV entre Lyon et Turin : la Cour des Comptes s'invite dans le débat

LE MONDE | 07.11.2012 à 11h37 • Mis à jour le 07.11.2012 à 15h30 Par Philippe Jacqué

A mesure que l'on se rapproche du sommet franco-italien du 3 décembre à Lyon, qui doit donner le top départ du projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin, via un nouveau tunnel de 57 km sous les Alpes à partir des quatre galeries déjà creusées, la tension monte.

Après la demande des Verts, fin octobre, d'un report sine die de ce chantier, les promoteurs et les opposants de la nouvelle ligne mixte fret et voyageurs (à grande vitesse à l'horizon 2035) se réunissaient mercredi 7 novembre.

 

Les pour se sont donné rendez-vous au Sénat pour un séminaire qui devrait en appeler au président de la République. Les contre se retrouvent pour leur part à Montluel dans l'Ain. Dans leur combat, ils peuvent désormais compter sur un nouvel allié : la Cour des comptes, qui est partie en croisade ces derniers mois contre tous les grands projets d'infrastructure coûteux.

"RISQUE DE SATURATION"

Dans un référé, un avis consultatif à destination du gouvernement rendu public lundi, les magistrats financiers regrettent le pilotage d'un projet, lancé officiellement en 2001 pour 2025, qui ne répond pas "aux exigences de rigueur nécessaires à une opération de cette ampleur et de cette complexité".

Pis, la Cour souligne le dérapage du coût prévisionnel du Lyon-Turin, qui est passé de 12 milliards d'euros en 2002, à 26,1 milliards d'euros, réévalués cette année.

L'institution de la rue Cambon estime également que "les prévisions de trafic établies dans les années 1990, qui envisageaient la poursuite d'une forte croissance, ont été fortement remises en cause depuis. Le risque de saturation des infrastructures existantes n'est aujourd'hui envisagé qu'à l'horizon 2035", rendant de fait le projet inutile...

Enfin, critique la Cour, "la mobilisation d'une part élevée de financements publics se révèle très difficile à mettre en oeuvre dans le contexte actuel". La Cour "dénonce les grossières sous-évaluations des coûts, les prévisions de trafic fantaisistes et surévaluées", assure la coordination contre le projet Lyon-Turin, qui exige la fin des travaux préparatoires déjà engagés.

Dans sa réponse aux magistrats, le premier ministre défend la pertinence du projet : "Même dans des perspectives de trafic dégradées, le besoin d'une infrastructure performante entre la France et l'Italie est avéré pour aboutir à un report modal substantiel." Des mesures sont d'ailleurs promises pour obliger les poids lourds à utiliser le nouveau tunnel ferroviaire, notamment ceux qui passent la frontière par Vintimille, à l'est de Nice.

NOUVEAUX AMÉNAGEMENTS

Jean-Marc Ayrault réfute, par ailleurs, tout dérapage financier excessif de ce projet qui fait l'objet d'un traité international avec l'Italie. Le coût du seul tunnel reliant la France à l'Italie est passé de 8 à 8,5 milliards d'euros en dix ans. Le reste du projet, notamment la partie italienne, a certes augmenté, du fait d'un changement de tracé, mais il sera à la charge de l'Italie.

En France, les accès aux tunnels sont évalués par Réseau ferré de France (RFF) à 11,4 milliards d'euros. Cette somme, qui sera dépensée par phase, inclut aussi de nouveaux aménagements ferroviaires pour le réseau rhône-alpin.

Quant au tunnel international, minimise Jacques Chiron, sénateur (PS) de l'Isère et l'un des promoteurs du Lyon-Turin, "le coût pour la France sera limité à 2 milliards d'euros". L'Italie contribuera à hauteur de 3 milliards, alors que la Commission européenne devrait s'engager sur les 3,5 milliards restants. L'Union européenne a, en effet, fait de cet axe européen est-ouest une priorité, complémentaire à l'axe nord-sud.

Après avoir longtemps buté sur une forte opposition locale, celle des No TAV notamment, l'Italie a depuis amendé son projet. Mieux, mi-octobre, le gouvernement de Mario Monti a inscrit, dans son budget triennal 2013-2015, 790 millions d'euros pour sa phase d'étude.

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sur le même sujet, lire sur MEDIAPART (demandez moi l'article si vous n'êtes pas abonné):

Lyon-Turin: l'énorme projet projet ferroviaire concentre toutes les critiques
PAR JADE LINDGAARD

Par quel mystère, en pleine disette d’argent public, la France et l’Italie s’apprêtent-elles à dépenser plusieurs milliards d’euros pour construire un tunnel dont l’utilité est contestée par les services de l’Etat ? Quête désespérée de croissance économique et d’emplois, assurance bureaucratique, pantouflage, conflits d’intérêt… comme un parfum de Notre-Dame-des-Landes.

Lire la suite

 

28/11/2012

Gaz de schistes et pollution radioactive

à lire sur :

http://www.ddmagazine.com/201211252549/Actualites-du-deve...

Gaz de schiste : la contamination radioactive refait surface

Tout ce que nous savons de l'exploitation des gaz de schiste nous vient des États-Unis. Ce sont les extrapolations américaines à des zones géologiques similaires du territoire français qui font dire aux industriels que la France recèlerait de réserves de gaz non-conventionnel importantes. Les techniques d'exploitation ont été mises au point outre-atlantique. Les risques liés à l'exploitation des gaz de schistes ont d'abord été portés à l'attention du public par les scientifiques et les défenseurs de l'environnement américains. Parmi ces risques, celui de la dispersion de minéraux radioactifs issus du sous-sol, est souvent sous-estimé, quand il est évoqué. Un rapport officiel récent de l'administration américaine en précise la nature. [ci-dessus, exploitation d'un puits. La fracturation hydraulique met en oeuvre des milliers de puits comme celui-ci sur les zones concernées. Photo cc wcn247]  

la suite sur

http://www.ddmagazine.com/201211252549/Actualites-du-deve...

26/11/2012

NDDL: informations du jour

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/2012/11/26/notre-dame-des-landes-nouveau-rassemblement-des-opposants_863020?xtor=EPR-450206

Notre-Dame-des-Landes : nouveau rassemblement des opposants
Tracteurs et manifestants se regroupent tôt ce matin autour de la Châtaigneraie, site où ils entendent protéger leurs cabanes de la destruction.                     

 
Libération

Les premières personnes répondant à un appel de l’Acipa - la principale association d’opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes - à venir «dès 5 heures du matin» sur place ont commencé à arriver lundi vers 5h30, a-t-on appris de sources concordantes. Quarante-cinq tracteurs étaient d’ores et déjà positionnés et enchaînés depuis dimanche soir autour des nouvelles cabanes construites par les opposants au projet soutenu par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, au quatrième jour de très vives tensions sur ce terrain.

 
 

Lire aussi le récit de la journée d'hier

Ces «nouvelles cabanes» de la Châtaigneraie sont devenues un lieu emblématique de la lutte car ces maisons ont été construites collectivement lors d’une grande manifestation le 17 novembre et qu’elles risquent désormais la destruction. «Nous sommes ce matin déjà 50 à 60 dans les nouvelles constructions», a indiqué Cyril Bouligand, un agriculteur de la Confédération paysanne qui a dormi sur place. «Les gens arrivent en nombre», a pour sa part indiqué Sylvain Fresneau, pilier historique de la lutte et agriculteur à Notre-Dame-des-Landes.

Une conférence de presse rassemblant toutes les composantes de l’opposition au projet d’aéroport, auquel le nom du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ex-maire de Nantes, est étroitement associé, devait avoir lieu vers 11 heures. Depuis vendredi, les forces de l’ordre, absentes lors de la manifestation massive de «réoccupation» du site le 17 novembre, sont réintervenues en nombre pour expulser puis détruire tous les lieux d’habitation qui avaient pu être reconstruits depuis une première vague de destructions en octobre. De très vifs affrontements ont eu lieu, faisant des blessés de part et d’autre.

Après avoir proposé samedi une «commission de dialogue» et un report de six mois des travaux de défrichage qui devaient commencer en janvier, Jean-Marc Ayrault a aussi fait savoir dimanche par la voix de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qu’il ne s’agissait «aucunement de revenir sur le projet d’aéroport» qui doit remplacer en 2017 celui de Nantes.

Face à lui l’Acipa, mais aussi les élus opposés à l’aéroport, ont indiqué qu’il n’y aurait «pas de dialogue sans retrait des forces de police».

(AFP)

25/11/2012

Notre-Dame-des-Landes : l'historique du projet (qui date de 1967 !)

Voici un lien pour un historique intéressant sur le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes :

Notre-Dame-des-Landes : un projet de 1967 pour répondre aux défis de notre temps 

 

21/11/2012

L'industrie textile et la pollution

lu sur :

http://blog.greenpeace.fr/cp/fashion-victim

Toxiques | le 20 November 2012

Fashion Victim ?

Comment êtes-vous habillé aujourd’hui? Jetez un œil à vos vêtements. Touchez les. Oui, certes, vous touchez un vêtement. Vous touchez un type de tissu. Vous touchez quelque chose que vous avez choisi… Mais vous aussi touchez beaucoup plus que ça. Car il y a une histoire derrière ce morceau de tissu.

Pas moins de 70 pour cent des rivières, des lacs et des réservoirs en Chine sont touchés par la pollution des eaux. Lors d’enquêtes récentes, Greenpeace a identifié des liens entre un certain nombre de grandes marques du textile et les usines textiles en Chine qui déversent des produits chimiques dangereux dans les rivières. 

Des enquêtes de suivi ont révélé la présence de substances chimiques dangereuses dans des articles vestimentaires en magasin, des produits qui passent dans l’environnement, à l’occasion d’un lavage par exemple, et se dégradent dans l’eau pour former des produits chimiques toxiques qui dérèglent le fonctionnement hormonal. (Lire le résumé du rapport en français )

Ces produits chimiques constituent une grave menace pour la santé humaine et l’environnement, empoisonnant de précieux cours d’eau dans le monde entier.

Une histoire qui ne nous plaît pas

Nos vêtements, nous les choisissons. Ils aident à refléter qui nous sommes … Nos vêtements ne devraient pas être une menace.

Aujourd’hui, nous refusons d’accepter, et de simplement consommer.

Aujourd’hui, nous mettons en lumière les liens entre les ateliers de confection de vêtements utilisant des produits dangereux et la pollution de l’eau. Notre enquête a porté sur 20 marques de vêtements, et a inclus des tests sur 141 produits vendus par des enseignes connues et reconnues de la mode, comme Zara, Calvin Klein, Mango, Tommy Hilfiger ou encore Vero Moda.

Nous demandons aujourd’hui aux marques de promouvoir un futur sans produits toxiques et de collaborer avec tous leurs fournisseurs afin d’exclure les produits chimiques dangereux de leur chaîne d’approvisionnement et de leurs produits.
De remplacer ces produits dangereux par des alternatives plus sûres.
De faire la transparence sur les pratiques de leurs fournisseurs car les personnes qui vivent à proximité des usines et des rivières ont le droit de savoir ce que contient l’eau. 

Une fois leur engagement individuel mis en œuvre, les entreprises influentes ont également le pouvoir de catalyser le changement dans l’industrie des vêtements de sport et de la mode en travaillant en collaboration avec les autres. Ils peuvent créer la tendance. Et nous pouvons les y pousser !

Nous y sommes déjà parvenus par le passé : 7 grandes marques internationales de mode (Puma, Nike, Adidas, H&M, M&S, C&A et Li-Ning) se sont déjà engagées… Grâce à vous.

Mais aujourd’hui, Zara reste bouche cousue sur ce sujet. Zara est un leader du prêt à porter, nous avons besoin de son engagement !

Dites à Zara que nous ne voulons plus de produits dangereux dans nos vêtements et dans l’eau. Dites leurs que nous ne voulons pas que l’expression “fashion victim” soit une réalité !

 

Je passe @ l'action !

Toutes les actualités de la campagne Detox 

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sur le même sujet, lu sur :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/11/20/vingt-grandes-marques-epinglees-pour-des-produits-toxiques-dans-leurs-vetements/

Vingt marques épinglées pour des produits toxiques dans leurs ...

ecologie.blog.lemonde.fr/.../vingt-grandes-marques-epinglees-pour-des-produits-toxiques-dans-leurs-vetements/

Vingt marques épinglées pour des produits toxiques dans leurs vêtements

Nos vêtements sont-ils dangereux pour la santé ? C'est ce qu'affirme Greenpeace dans un rapport intitulé Les dessous toxiques de la mode, rendu public mardi 20 novembre, à Pékin. En cause : des substances chimiques susceptibles de provoquer des cancers et d'agir comme perturbateurs endocriniens, déréglant le fonctionnement hormonal et impactant les fonctions reproductives, détectées dans les rayons de vingt marques de prêt-à-porter. 

Pour mener son enquête, l'ONG de défense de l'environnement a acheté, dans 29 pays, 141 produits textiles (jeans, pantalons, tee-shirts, robes et sous-vêtements), fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines. Puis elle a soumis ces textiles à des analyses.

PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

Résultats : 63 % des articles (89 produits) contiennent des éthoxylates de nonylphénols (NPE), composés chimiques fréquemment utilisés comme tensioactifs, notamment détergent et imperméabilisant, dans la production de textiles. Les concentrations les plus élevées (jusqu'à 45 000 mg/kg) ont été décelées dans des vêtements des marques C&A, Mango, Levi's, Zara, Metersbonwe, Jack & Jones et Marks & Spencers. Au total, 10 % des échantillons dépassent par ailleurs le seuil de 1 000 mg/kg imposé par la législation européenne pour la fabrication de vêtements – mais pas pour l'importation.

Si ces vêtements ne se révèlent pas dangereux au contact, ils le deviennent une fois lavés. Les NPE se dégradent en effet dans l'eau en nonylphénol (NP), considéré comme un perturbateur endocrinien et classé comme substance dangereuse prioritaire par l'Union européenne. Ce sous-produit toxique peut, à terme, s'accumuler dans les sédiments des rivières puis dans la chaîne alimentaire par l'intermédiaire des poissons ou des champs (en cas d'épandage de boues d'épuration).

Autre perturbateur endocrinien pointé du doigt : des phtalates ont été détectés dans 31 articles comportant des impressions "plastisol", parmi lesquels quatre présentaient des concentrations très élevées (jusqu'à 38 % du poids) : ceux de Tommy Hilfiger, Armani et Victoria's Secret. Or, les phtalates migrent eux aussi facilement dans l'environnement lors des lavages ou en fin de vie des produits. On peut les retrouver dans les denrées alimentaires ou les nappes phréatiques, et donc dans les tissus humains, le sang et les urines, rappelle le rapport.

Enfin, deux articles de la marque Zara contenaient des colorants azoïques qui peuvent libérer des amines cancérogènes. "Même si les niveaux de concentration restent en deçà des limites autorisées, il est inacceptable que des vêtements contiennent de telles substances", estime l'ONG.

ACCUMULATION DANS L'ENVIRONNEMENT

"Lorsque des milliards de vêtements contiennent des substances qui s'accumulent ensuite dans l'environnement, on ne peut plus parler de seuil acceptable d'un point de vue environnemental et sanitaire, estime Jérôme Frignet, chargé de campagne pour Greenpeace. Ces substances chimiques toxiques menacent à la fois durablement la santé des habitants vivant à proximité des usines textiles, dans les pays en développement, mais aussi l'environnement des pays de consommation comme la France."

Dans le cadre de sa campagne Detox, Greenpeace avait déjà publié en 2011 Dirty Laundry et Dirty Laundry 2, deux rapports qui montraient comment les fournisseurs de grands groupes textiles empoisonnaient l'eau de certains fleuves chinois avec leurs rejets, ces substances chimiques se retrouvant également dans les fibres des produits vendus.

L'ONG appelle alors les marques à s'engager à éliminer onze familles de substances chimiques de leur chaîne de production d'ici 2020. "Cela implique de trouver des produits de substitution, par le biais de la R&D, mais aussi de garantir la non-utilisation de ces substances par les fournisseurs", précise Jérôme Frignet.

Un objectif que les grands groupes de prêt-à-porter disent s'être aussi fixé. L'américain Levi Strauss & Co ou le suédois H & M affirment par exemple "partager la même ambition que Greenpeace", en ayant pour "but de réaliser zéro rejet de ces substances" chimiques dangereuses "dans la production textile en 2020", selon des propos recueillis par Nicole Vulser, journaliste en charge du luxe au Monde. Numéro un mondial, l'espagnol Inditex (maison mère de Zara) assure aussi dialoguer avec Greenpeace de façon "active" pour trouver un accord.

Audrey Garric

Me suivre sur Facebook : Eco(lo) et sur Twitter : @audreygarric

15/11/2012

Êtes-vous opposé à l'aéroport de NDDL ?

communiqué:
 
Bonjour,
Je viens de recevoir l'appel ci-dessous (*).
Je trouve que c'est une excellente initiative et j'invite tout le monde à y participer.
Je ferai une suggestion complémentaire :

Envoyez aussi une carte postale à François HOLLANDE ou une courte lettre exprimant votre opposition au projet de NDDL.
Écrivez à la main un texte court au dos de la carte, à adresser à :

Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008  Paris

(courrier dispensé d'affranchissement)

Par exemple :

Monsieur le Président de la République,
Je suis fermement opposé au projet d'aéroport à Notre-Dame-des Landes.
Ce projet me paraît non seulement préjudiciable à l'environnement au lieu où il est prévu mais également inutile si l'on considère le trafic aérien de la région desservie. De plus, envisager un accroissement des transports aériens est un concept dépassé en ce début de XXIème siècle. Face à l'évidence de l'épuisement inéluctable des énergies fossiles, il serait souhaitable de porter les efforts de réflexion et consacrer les moyens financiers à la conception d'autres moyens de déplacement que le transport aérien et surtout réfléchir à la nécessité de tels transports, donc concevoir un autre modèle de société où les énergies fossiles n'auraient pas l'importance qu'elles ont actuellement.
Veuillez agréer, Monsieur de Président de la République, mes respectueuses salutations eu égard à vos fonctions.

(n'oubliez pas de mettre vos nom et adresse pour que ce ne soit pas considéré comme un courrier anonyme)
Vous pouvez aussi écrire par mail avec le lien suivant :

http://www.elysee.fr/ecrire/


Vous avez toujours la possibilité d'écrire au Président de la République par voie postale (votre courrier est alors dispensé d'affranchissement), à l'adresse ...

-----------------------------------
(*)

Si vous aussi simples citoyens êtes choqués, émus, écœurés par ce qui se passe là-bas, et souhaitez transmettre votre soutien aux opposants à ce projet destructeur, coûteux et inutile de nouvel aéroport nantais, prenez votre plume et envoyez des cartes postales à Notre Dame des Landes ! 

C’est un geste simple, peu coûteux, légal, que tout le monde peut faire, d’où qu’il soit, sans être affilié à une quelconque organisation, association, syndicat ou parti politique.  
Un geste libre, une prise de parole sans besoin d’étiquette, pour exprimer notre soutien aux opposants et montrer notre indignation. 

Lorsque le bureau de poste sera submergé par les cartes qui affluent, l’effet de masse montrera au gouvernement que l’opinion publique est sensible au sujet ! 

En envoyant des cartes postales venant de toute la France nous aiderons les opposants en leur donnant le courage de continuer leur résistance, en leur montrant que nous sommes concernés et solidaires ! 

Transmettons cette idée autour de nous, c’est évidemment l’ampleur du mouvement qui fera sens. Choisissons des cartes du lieu où nous sommes pour montrer que le soutien vient de partout, même de loin ! 

+ N’hésitons pas à renouveler notre envoi !

ENVOYONS DES  CARTES POSTALES  POUR SOUTENIR LES HABITANTS  DE NOTRE DAME DES LANDES !  
URGENT ! 
URGENT !
-----------------------------
le code postal : 44130 NOTRE DAME DES LANDES 

Les adresses pour envoyer vos cartes : 

Les Domaines -La Vache Rit- 
44130 NOTRE DAME DES LANDES 

 ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des  
Populations Concernées par le projet d’aéroport de NDDL)  
-BP 5- 44130 NOTRE DAME DES LANDES 

 Et tous les points de résistance sur place !! ! 

Des liens pour s’informer : 

http://acipa.free.fr/index.htm  
http://aeroportnddl.fr/   
http://zad.nadir.org/spip.php?article494   
http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-projet-d-aeroport-a-notre-dame-des-landes-2012-10-27   
http://www.dailymotion.com/video/xpl3jb_notre-dame-des-landes-au-coeur-de-la-lutte-le-film_news?start=6  etc... 

13/11/2012

Le lobbying pro-OGM en action contre l'étude de Séralini

OGM : la guerre secrète pour décrédibiliser l’étude Séralini

à lire sur : http://blogs.rue89.com/de-interet-conflit/2012/11/12/ogm-la-guerre-secrete-pour-decredibiliser-letude-seralini-228894

Extrait :

Pour enterrer définitivement l’étude controversée du professeur Gilles-Eric Séralini tendant à démontrer la nocivité potentielle d’un maïs OGM et de l’herbicide Roundup,ses détracteurs ont trouvé un moyen simple : obtenir de la très sérieuse revue Food and Chemical Toxicology (FCT) qui l’a publiée, qu’elle se rétracte et « retire » l’étude de la liste de ses publications.

C’est à quoi s’emploient de nombreux experts, dans une bataille qui ressemble à une opération savemment orchestrée. Une véritable guerre de relations publiques où tous les coups sont permis.

lire la suite sur :

20/10/2012

En Inde, les intouchables contre Michelin

lu sur :

http://www.jta.eu/depeche/une-usine-michelin-accusee-de-violer-les-droits-d-intouchables-en-inde-862

Une usine Michelin accusée de violer les droits - JTA

Une usine Michelin accusée de violer les droits d'intouchables en Inde

Mercredi 11 Juillet 2012, 11:18

Des organisations françaises et indiennes ont annoncé mercredi avoir saisi l'OCDE à Paris sur la construction d'une usine Michelin dans le sud-est de l'Inde qui viole, selon elles, les droits d'une communauté d'intouchables.

La construction de cette usine de pneus, la plus grande de Michelin en Inde, près du village de Thervoy dans l'Etat du Tamil Nadu, a démarré en 2010.

L'aménagement de la zone industrielle a conduit à la destruction de 460 hectares d'une forêt "qui abritait des activités agricoles et pastorales, privant ainsi ces populations de leur principal moyen de subsistance", accusent les ONG Sherpa, CCFD-Terre solidaire, la CGT et les associations indiennes TNLRF et Sangam, dans un communiqué.

"Les terrains loués par Michelin se situent sur un bassin hydrographique qui alimente trois lacs naturels", "principales ressources en eau pour l'agriculture de la zone", assurent-elles.

Quelque 1.500 familles sont directement menacées, affirment les ONG. Des recours ont été déposés contre le Tamil Nadu et des manifestations organisées.

"Il n'est pas acceptable que Michelin, qui se targue d'avoir une politique de responsabilité sociale exemplaire, n'ait pas attendu l'issue des procédures indiennes", a fait valoir Antonio Manganella, de CCFD-Terre solidaire.

Michelin, qui a investi 600 millions d'euros, n'a pas fait de commentaire à l'AFP. En janvier, le groupe avait minimisé la mobilisation, affirmé n'avoir "aucun conflit avec aucune communauté" et mis en avant son aide aux populations.

L'OCDE a été saisie par le biais de son point de contact national, hébergé par le ministère de l'Economie. Il peut émettre des recommandations à l'issue d'un examen contradictoire.

Les associations lui ont demandé "de constater les violations" par Michelin "des principes directeurs de l'OCDE à l'intention des multinationales en matière de droits de l'Homme, d'emploi et relations professionnelles, d'environnement, de lutte contre la corruption et de fiscalité".

Elles demandent également "une étude d'impact sérieuse et indépendante, pilotée par les populations locales".

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voir aussi dans le journal Le Monde daté du 21/10/2012, page 6 :

"En Inde, des intouchables sur la route de Michelin"

02/10/2012

Les défaillances de sûreté des 19 centrales nucléaires françaises pointées par Bruxelles

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/01/les-defaillances-de-securite-des-19-centrales-nucleaires-francaises-pointees-par-bruxelles_1768510_3244.html

Les défaillances de sûreté des 19 centrales nucléaires françaises pointées par Bruxelles

Le Monde.fr | 01.10.2012 à 20h43 • Mis à jour le 02.10.2012 à 18h38

Les tests de résistance nucléaires menés par l'Union européenne ont révélé des défaillances de sûreté, d'incidence variable, dans l'ensemble des centrales nucléaires françaises. Ce sont les principales conclusions d'un rapport du commissaire européen à l'énergie Günther Oettinger qui doit être présenté à la Commission mercredi 3 octobre, avant d'être dévoilé au public, jeudi, à Bruxelles.

Ce document de travail, qu'a pu consulter une partie de la presse, recense les "stress tests" menés depuis un an sur les 134 réacteurs du parc européen, répartis sur 68 sites dans 14 pays, pour tirer les leçons de la catastrophe de Fukushima en mars 2011. "Nos contrôles de sécurité ont été stricts, sérieux et menés en toute transparence. Ils ont permis de révéler ce qui allait bien et là où il fallait apporter des améliorations, a déclaré Günther Oettinger. En général, la situation est satisfaisante, mais nous ne devons avoir aucune complaisance."

Aucune fermeture de réacteur ne serait demandée, mais les investissements nécessaires à la sûreté des centrales européennes atteindraient entre 10 milliards et 25 milliards d'euros. Soit entre 30 millions et 200 millions d'euros par réacteur. Cette évaluation des coûts n'est pas une surprise. Philippe Jamet, représentant français du Groupe des régulateurs européens dans le domaine de la sûreténucléaire (ENSREG), qui a mené les tests, avait chiffré en juin entre 100 et 200 millions d'euros par réacteur le coûts des investissements pour la France.

LA FRANCE CIBLÉE

Avec 19 centrales et 58 réacteurs, l'Hexagone est particulièrement ciblée par les critiques. Sur les 11 points identifiés comme des défaillances ou des manques, la totalité des centrales sont en défaut sur cinq à sept points.

De manière générale, il est rappelé que les équipements de secours, comme les groupes électrogènes, ne sont pas assez protégés contre les séismes ou les inondations, contrairement aux réacteurs britanniques, allemands ou belges. Les centrales de l'Hexagone manquent par ailleurs d'instruments de mesure sismique adaptés aux exigences post-Fukushima. Ces carences avaient déjà été pointées par l'Autorité de sûreté nucléaire française dans son long rapport publié en juin et imposant des milliers de prescriptions aux exploitants.

Lire : Nucléaire : les injonctions de l'ASN pour améliorer la sûreté du parc français

Néanmoins, la centrale de Fessenheim, que François Hollande s'est engagé àfermer en 2016, "présente moins de mauvais points dans le tableau récapitulatif du document européen. Un exemple : les procédures prévues en cas d'accident grave sont jugées insuffisantes à Chooz et Cattenom, mais adéquates [dans la centrale alsacienne]". Toutes les centrales françaises sont toutefois équipées de recombineurs d'hydrogène, un équipement qui permet de prévenir des explosions d'hydrogène et qui fait défaut dans les 10 centrales du Royaume-Uni et cinq des six centrales espagnoles.

TENSIONS ENTRE PARIS ET BRUXELLES

Ces recommandations doivent être soumises aux dirigeants de l'UE lors du sommet des 18 et 19 octobre à Bruxelles. Avec l'ambition que les travaux de renforcement de la sûreté des sites européens soient effectués, au plus tard, d'ici à 2015.

"D'ores et déjà, le ton monte entre Paris et Bruxelles. Le commissaire en charge de l'énergie et Delphine Batho, la ministre de l'écologie et de l'énergie, ont eu un entretien houleux sur le sujet, lundi 1er octobre, à Paris. M. Oettinger s'est aussi entretenu avec Henri Proglio, le PDG d'EDF, le principal exploitant de centrales en France, livre Philippe Ricard, correspondant à Bruxelles, dans un article du Mondedaté de mercredi 3 octobre. Les autorités françaises ont cherché, ces derniers jours, à atténuer la portée des conclusions préparées par les services de M. Oettinger. A Paris, on se méfie de toute tentative de centralisation par l'Europe de la régulation du secteur nucléaire."

28/09/2012

Mercredi 10 octobre à Rambouillet ...

communiqué :

Le comité de soutien "BN for ever" vous invite à une soirée-débat avec

Merci de relayer l'info auprès de vos réseaux, dans vos structures, à toute personne susceptible d'être intéressée et n'hésitez pas à mettre l'information sur votre site internet/intranet. 
 

Très sincèrement,
Le comité de soutien "BN for Ever"

13/09/2012

Trop de PCB dans les anguilles : interdiction

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/12/les-anguilles-de-l-ariege-pleines-de-pcb-interdites-a-la-consommation_1759188_3244.html

Les anguilles de l'Ariège, pleines de PCB, interdites à la consommation

Le Monde.fr avec AFP | 12.09.2012 à 15h45

Les anguilles pêchées dans l'Ariège sont désormais totalement interdites à laconsommation et à la vente parce qu'elles concentrent trop de PCB, dérivés chimiques potentiellement dangereux pour le consommateur, a décidé la préfecture de l'Ariège.

Celle-ci vient d'étendre une interdiction qui datait d'août 2011 et qui excluait la consommation et la commercialisation de certaines anguilles et d'autres espèces pêchées dans l'Ariège, son affluent de l'Hers et le lac de Montbel. L'interdiction concerne désormais toutes les anguilles pêchées dans l'Ariège.

POISSONS BIOACCUMULATEURS

Elle vaut aussi dans l'Hers et le lac de Montbel pour les anguilles de plus de 350 grammes ou plus de 50 centimètres, ainsi que les barbeaux, brèmes, carpes, silures et vairons de plus de 850 g ou plus de 40 cm. Ces poissons sont dits bioaccumulateurs ; ils peuvent accumuler dans leur matière grasse le contaminant qu'ils ingèrent en s'alimentant. C'est le cas des PCB (polychlorobiphényles), plus connus sous le nom de pyralènes.

Les PCB sont des dérivés chimiques utilisés à partir des années 30 et pendant des décennies dans l'industrie, comme isolants dans les transformateurs électriques, comme lubrifiants dans les turbines ou comme composants dans les peintures. La vente de produits contenant des PCB est interdite depuis 1987.

DES MOLÉCULES SONT TRÈS STABLES

Seulement, ces molécules sont très stables dans l'environnement : jusqu'à 2 700 ans de "demi-vie" (même si deux "demi-vies" ne correspondent pas nécessairement à une vie complète) (*) pour certaines d'entre elles, selon un document interministériel de 2008. Du fait de cette persistance, conjuguée à la faible solubilité dans l'eau, les PCB se sont accumulés dans les sols et les sédiments. Dans l'eau, les PCB peuvent se fixer dans la matière grasse des poissons.

Cependant, il n'y a de risque potentiel qu'en cas de consommation réitérée de poissons contaminés. Une courte exposition aux PCB n'a pas de conséquence sanitaire pour le consommateur, dit la préfecture de l'Ariège. La pêche elle-même (si on ne mange pas ses prises) ne fait courir aucun risque et reste autorisée, dit-elle, comme la consommation des autres espèces. Des interdictions similaires ont été édictées ailleurs en France.

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mon commentaire :

(*) la demie vie correspond à la disparition de la moitié des molécules; si la demie vie est de 2700 ans, pour 1kg initial il restera 500g après 2700 ans, 250g après 5400 ans, 125g après 8100 ans, etc ...

Argent, pouvoir et nucléaire

communiqué:

 Atomes crochus : Argent, pouvoir et nucléaire

L’énergie nucléaire est-elle vraiment bon marché ? Qui a mis en place la politique atomique de la France et sur quels réseaux s’appuie-t-elle ?

Les samedi 3 et dimanche 4 novembre prochains auront lieu à Clermont-Ferrand les journées d’études du Réseau "Sortir du nucléaire", gratuites et ouvertes à tous. Leur thème : "Argent, pouvoir et nucléaire".

Un journal de 16 pages "Atomes crochus" donne de multiples informations pour peser sur l’enjeu de cette thématique et ouvrir le débat.

Vous pouvez télécharger ce journal et le commander en nombre en cliquant sur le lien suivant : http://boutique.sortirdunucleaire.org/product_info.php?products_id=274

Par ailleurs, vous trouverez sur le site des journées d’études toutes les informations utiles (programme, infos pratiques...) : http://leliencommun.org/journeesdetudes 
Le site regroupe de nombreux documents et ne demande qu’à s’enrichir de vos contributions.

Informez-vous et réservez dès à présent les dates du week-end des 3 et 4 novembre.

Salutations antinucléaires,

L’équipe d’organisation des journées d’études 2012 du Réseau "Sortir du nucléaire" 
Contact mail : journees-etudes@sortirdunucleaire.fr

11/09/2012

La pollution des grandes villes françaises coûte cher en vies et en argent public

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/11/la-pollution-urbaine-coute-cher-en-vies-et-en-argent-public_1758502_3244.html

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La pollution des grandes villes françaises coûte cher en vies et en argent public

Le Monde -
L'Institut de veille sanitaire évalue à sept mois et demi la perte d'espérance de vie pour un Marseillais de 30 ans.

LE MONDE | 11.09.2012 à 14h25 • Mis à jour le 11.09.2012 à 14h36

Par Sophie Landrin

 

La pollution atmosphérique tue : l'Institut de veille sanitaire (InVS) tire la sonnette d'alarme dans une étude publiée, lundi 10 septembre, sur neuf villes françaises. Les conséquences sanitaires et financières de la pollution y apparaissent "tout à fait substantielles". L'institut, après avoir étudié en 2011 la situation de 25 villes européennes met ici l'accent sur l'état de l'air à Paris, Bordeaux, Lyon, Lille, Le Havre, Marseille, Rouen, Strasbourg et Toulouse.

L'étude (Aphekom) porte sur l'impact sur la santé à court et long terme de la pollution atmosphérique, en particulier des particules fines (PM 10), et très fines (PM 2,5) en suspension dans l'air, très dangereuses, car pénétrant profondément dans l'organisme. Ces microparticules générées par les gaz d'échappement des véhicules, notamment les moteurs diesel, l'activité industrielle ou les systèmes de chauffage affectent les voies respiratoires et le coeur. Les zones étudiées par les scientifiques concernent 12 millions de citadins français, dont 6,5 millions pour Paris et ses alentours.

Le premier constat est accablant : aucune des villes françaises ne respecte les seuils de pollution admis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à savoir 10 microgrammes par m3 de PM 2,5. Marseille apparaît comme la ville française dont l'air est le plus pollué aux particules fines, suivi de Strasbourg, Lille, Lyon. Paris n'apparaît qu'en cinquième position, devant Bordeaux, Rouen, Le Havre et Toulouse.

91 000 ANNÉES DE VIE

L'InVS tente de délivrer un message positif en calculant les gains que produirait une politique de lutte contre la pollution. Les chercheurs estiment que le respect des normes annuelles européennes de pollution, concernant les particules plus fines (PM 2,5) donnerait à un Toulousain de 30 ans un gain moyen d'espérance de vie de 3,6 mois. Pour un Marseillais, le gain serait de 7,5 mois. Pour un Parisien de 5,8 mois.

Dans les neuf villes françaises, le gain annuel total représenterait 91 000 années de vie. Ce que les experts traduisent aussi par 8 milliards d'euros d'économies annuelles pour la collectivité. Concernant les PM 10, une diminution moyenne annuelle à la valeur recommandée par l'OMS (20 ug m3) aurait conduit à éviter 360 hospitalisations pour cause cardiaque, et 673 hospitalisations respiratoires, soit un bénéfice de 3,9 millions d'euros par an. Enfin, le respect de la valeur de l'OMS concernant l'ozone permettrait de différer 69 décès, 62 hospitalisations respiratoires par an et un bénéfice de 6,2 millions d'euros annuel. Sur le plan économique, les élus et le gouvernement auraient donc tout intérêt à mettre en place une législation rigoureuse.

"Ce que montre cette étude, commente l'un de ces auteurs, l'épidémiologiste Sylvia Medina, c'est que si l'on agit, on peut avoir des bénéfices très significatifs. En France, nous pourrions différer 3 000 décès annuels. Par ailleurs, l'étude démontre que la pollution est directement la cause de l'asthme chez l'enfant et de maladies cardio-vasculaires chez l'adulte. La pollution n'est pas seulement un élément aggravant comme on aurait pu le croire, mais elle est à l'origine de certaines pathologies."

STOCKHOLM SEULE VILLE EUROPÉENNE EN DESSOUS DES SEUILS

Chez l'enfant, 15 à 30 % des crises d'asthme et, chez l'adulte, l'aggravation des maladies coronariennes des plus de 65 ans peuvent, selon l'étude, être directement causées par la pollution de l'air. Le rapport précise que les calculs avancés sont des scénarios a minima.

La France pourra faire valoir qu'au niveau européen, sur les 25 villes étudiées, seule Stockholm, la capitale suédoise, réussit à se situer en dessous des seuils préconisés. Il est vrai aussi que l'étude porte sur des constats relevés entre 2 004 et 2 006, mais les données ont peu changé, car, depuis, aucune politique significative n'a été mise en place en France. Le pays, qui dispose d'un des parcs automobiles les plus diélisés au monde, accuse un sérieux retard dans la lutte contre la pollution de l'air. En mai 2011, la Commission européenne l'a renvoyé devant la Cour de justice européenne pour non-respect des valeurs limites relatives aux particules fines dans 16 zones ou agglomérations.

Pour donner des gages à Bruxelles, le gouvernement de François Fillon avait annoncé l'expérimentation de zones d'action prioritaires pour l'air (Zapa), visant à limiter l'accès aux grandes agglomérations des véhicules les plus polluants. Mais les villes candidates ont pour le moment renoncé, notamment en raison du caractère socialement discriminatoire d'une telle mesure. Les villes ont estimé que les habitants les plus pauvres, ceux qui roulent dans les véhicules anciens et polluants, se verraient pénalisés et interdire l'accès des métropoles, alors que les riches utilisateurs de 4 × 4 ne seraient pas concernés. En Europe, 169 zones, notamment en Allemagne, existent déjà. Des villes comme Londres ont expérimenté d'autres pistes, comme l'instauration du péage urbain. Avec des résultats significatifs : parmi les 25 villes européennes étudiées, la capitale anglaise apparaît à la quatrième place des villes les moins polluées. La pollution de l'air dans les grandes villes n'est pas une fatalité.

04/07/2012

Doit-on couper l'éclairage public de nuit ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/07/03/doit-on-couper-l-eclairage-public-de-nuit_1728446_3244.html

Doit-on couper l'éclairage public de nuit ?

De plus en plus de communes limitent l'éclairage de nuit. Objectif : réduire la facture énergétique et les pollutions lumineuses.

Le Monde.fr | 04.07.2012 à 10h21 • Mis à jour le 04.07.2012 à 10h21

Par Audrey Garric

Halte à la pollution lumineuse, c'est l'heure de l'extinction des feux. Depuis le 2 avril, la ville de Ballancourt (Essonne) se retrouve dans une obscurité complète passé minuit. Les 1 300 lampadaires se rallument avant les premières lueurs du jour, à 5 heures. Dans la foulée de 5 000 autres communes, cette ville de 7 400 habitants expérimente pendant six mois la coupure de l'éclairage public la nuit. Une mesure économiquement et écologiquement avantageuse, qui fait néanmoins débat au sein de la population.

A l'origine de cette décision, la volonté de réduire les nuisances lumineuses,objectif du Grenelle de l'environnement"Jusqu'à présent, les villes considéraient l'éclairage comme un acquis, signe de progrès. Aujourd'hui, l'on commence àprendre conscience que la lumière a un coût, économique et énergétique, et des conséquences sur le vivant", explique Anne-Marie Ducroux, présidente de l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (Anpcen), qui milite depuis quinze ans pour réduire l'intensité lumineuse des villes.

"L'augmentation continue de la lumière, en entraînant une rupture de l'alternance jour-nuit, a un impact sur la faune et la santé humaine, comme le déplacement et la reproduction des animaux ou le sommeil des hommes et la récupération de leurs défenses immunitaires", poursuit-elle.

UNE FACTURE ÉNERGÉTIQUE RÉDUITE DE 30 %

Mais si l'expérimentation tente les élus, c'est surtout pour réduire la facture énergétique, en temps de crise économique. Car l'éclairage public des collectivités représente près de la moitié de leurs dépenses d'électricité, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

"L'an dernier, notre budget éclairage a bondi de 70 000 à 100 000 euros, en raison du raccordement de nouveaux lotissements et des taxes qui ont augmenté, explique Jacques Mione, premier adjoint au maire de Ballancourt. En coupant les lampadaires pendant cinq heures, nous avons réduit la facture de 30 %." Une économie non négligeable pour les communes de petite taille.

UN SENTIMENT D'INSÉCURITÉ ACCRU

Le couvre-feu n'a toutefois pas été du goût de tous. Ces dernières semaines, l'opposition a mené une opération visant à demander le rétablissement de l'éclairage public et remis une pétition de 700 signatures lors du conseil municipal, lundi 2 juillet, raconte Le Parisien. L'objet du mécontentement : le sentiment d'insécurité né de l'absence de lumière dans les rues.

"Il existe une anxiété des habitants, mais pas une insécurité réelle", tempère Jacques Mione. Si la période de temps est trop courte pour produire des statistiques pertinentes, les chiffres de la gendarmerie sur les délits commis au milieu de la nuit pour les mois d'avril à juin tendent au contraire à démontrer une baisse des cambriolages et vols de voitures entre 2011 et 2012. "Nous ferons le point en octobre, à la fin de l'expérimentation, et nous verrons si les habitants se sont habitués à l'absence de lumière la nuit", conclut l'adjoint au maire.

ÉCLAIRAGE PARTIEL

"L'enjeu n'est pas de basculer dans le noir complet à tout prix, prévient Anne-Marie Ducroux. Il s'agit plutôt de s'interroger sur la pertinence d'éclairer certains endroits. Un éclairage partiel peut être la solution, soit géographique, soit temporel. Et il ne demande aucun investissement financier."

D'autres communes ont opté pour des dispositifs plus sophistiqués. A Lyon, par exemple, certains quartiers ont développé l'éclairage à distance et installé des détecteurs de présence. D'autres villes, comme Préfailles (Loire-Atlantique), testent plusieurs systèmes d'éclairage à la carte, comme l'extinction de deux candélabres sur trois dans certains îlots d'habitation ou un système d'éclairage des luminaires en moins de trois secondes sur simple appel d'un numéro gratuit.

>> Lire : "Quand les citoyens se font allumeurs de réverbères" (édition Abonnés)

Mais tout cela a un coût, surtout pour les petites communes. Pour soutenir leurs efforts, l'Ademe a dégagé, en février, une subvention de 20 millions d'eurosdestinée aux 32 000 communes de moins de 2 000 habitants qui souhaitententreprendre des travaux pour réduire leur consommation d'électricité et la pollution lumineuse.

"Plus de la moitié du parc actuel, qui représente 9 millions de lampes, est composée de matériels obsolètes et énergivores : 40 % des luminaires en service ont plus de vingt-cinq ans, et un tiers du parc héberge des lampes à vapeur de mercure, la moins efficace des sources d'éclairage public, explique l'Ademe. Le potentiel de réduction de la consommation d'énergie est de 50 à 75 %."

 

Audrey Garric

Extinction des enseignes lumineuses la nuit

 

Depuis dimanche 1er juillet, les enseignes lumineuses, dans les villes de moins de 800 000 habitants, devront être éteintes la nuit, entre 1 heure et 6 heures du matin. Ce nouveau règlement s'applique d'abord aux nouvelles installations, néons, panneaux ou publicités lumineuses, avant de s'imposer progressivement aux 3,5 millions d'enseignes existantes d'ici 2018. A terme, cette mesure devrait permettre d'économiser 1 térawattheure par an, soit la consommation annuelle de 370 000 ménages.

Des dérogations ont toutefois été accordées aux panneaux lumineux ayant une "utilité publique", comme les pharmacies ou affichages des communes, ainsi qu'à certains événements exceptionnels tels que la Fête des lumières de Lyon ou le Festival de Cannes.

Un second arrêté pourrait être pris par le gouvernement d'ici la fin de l'année, pour éteindre les bureaux, vitrines et commerces éclairés la nuit. Selon l'Ademe, il permettrait de nouvelles économies d'énergie, évaluées à 2 térawattheures par an.

03/07/2012

Soupçons sur l'eau destinée à la consommation des Français ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/07/03/des-prefectures-autorisent-la-consommation-d-eau-potable-polluee_1728381_3244.html

Des préfectures autorisent la consommation d'eau potable polluée 

LE MONDE | 03.07.2012 à 17h24 • Mis à jour le 03.07.2012 à 17h24

Par Rémi Barroux

L'eau destinée à la consommation des Français est-elle de bonne qualité ? Pas sûr, estiment France Libertés et 60 millions de consommateurs qui ont lancé, mardi 3 juillet, une "opération transparence" sur l'eau potable en France. Après avoir mené semblable opération sur le prix de l'eau, en 2011, la fondation et le magazine mènent une enquête dont les résultats seront publiés en mars 2013, fondée sur la mise en place d'un réseau de "lanceurs d'alerte" dans chaque département.

Convaincus de l'absence de données suffisantes, de la "disparité des contrôles" et d'"informations inquiétantes" publiées sans explication, les deux organismes à l'origine de l'opération veulent aussi dénoncer les dérogations accordées par les préfectures pour des eaux dont les taux limites des paramètres microbiologiques ou physico-chimiques sont dépassés.

A l'appui de leurs soupçons, France Libertés et 60 millions de consommateurs ont réalisé des tests dans une dizaine de départements. "Le résultat est inquiétant, aucun département n'est épargné, explique Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés. Une douzaine de dérogations a été accordée pour des eaux dont les taux de sulfates et de fluor, de nitrates ou de déséthylatrazine [une substance dérivée de l'atrazine, interdite depuis 2003, présente dans les pesticides et dont la dégradation prend des dizaines d'années] ont été dépassés. " 

"CONFORME PAR DÉROGATION" 

Mais, pour M. Poilane, le problème ne réside pas tant dans ces taux faiblement dépassés que dans l'absence de transparence de l'information. Celle-ci est pourtant disponible sur le site du ministère de la santé où chaque habitant peut trouver les résultats des contrôles effectués pour sa commune. Cette information, pas toujours compréhensible, se montre souvent peu rassurante. Exemple dans le Gers, pour la commune du Houga, où l'eau est jugée "conforme par dérogation aux exigences de qualité en vigueur" et, dans le même temps, déclarée "impropre à la consommation des nourrissons et des femmes enceintes". Accusé, un taux de nitrate de 63 mg/l, alors que la "limite de qualité" est fixée à 50 mg/l.

Autre cas d'école, dans le Val-d'Oise, à Hodent, où "la recherche des triazines a mis en évidence de la déséthylatrazine à une teneur supérieure à la limite de qualité requise". Mais, précise la fiche du ministère, "cette eau peut être consommée sans restriction"... la préfecture ayant accordé une dérogation. 

Pour France Libertés et 60 millions de consommateurs, ces dérogations, accordées pour une durée de trois ans et qui peuvent être renouvelées deux fois, soit neuf ans au total, sont problématiques. "Comme on n'est pas capable de mettre aux normes l'eau distribuée, on préfère déroger", s'insurge Emmanuel Poilane.

MOBILISER LES CITOYENS

Pour le ministère, au contraire, ces dérogations incitent les maires à s'engager à prendre des mesures pour maîtriser les pollutions"C'est un contresens des associations, explique Charles Saout, de la sous-direction des risques liés à l'environnement et à l'alimentation, au ministère de la santé. Ces dérogations sont encadrées par la Commission européenne et elles poussent les autorités locales à engager des travaux sur leur système de distribution." Ces travaux, souvent longs, expliqueraient la durée minimale de trois ans.

Pour M. Saout, qui annonce la publication d'un bilan national de ces dérogations à la fin 2012, l'initiative de la fondation et du magazine de consommateurs est intéressante. "Ce réseau va dans le bon sens, à condition de ne pas semer la confusion dans l'esprit des consommateurs", prévient-il. Les normes européennes intègrent des coefficients de sécurité qui permettent, en cas de dépassement, qu'il n'y ait pas de conséquence pour la santé de la population, avance M. Saout. 

France Libertés et 60 millions de consommateurs préfèrent, eux, mobiliser les citoyens et proposent un numéro vert (08-05-69-62-79) pour les informer et recueillir leurs alertes.

Rémi Barroux

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voir aussi :

France Libertés

 
www.france-libertes.org/
3.07.2012

L’Opération Transparence sur la qualité de l’eau commence aujourd’hui !

http://www.france-libertes.org/L-Operation-Transparence-sur-la.html#.T_MiDkbEOTw

Ce matin, Emmanuel Poilâne, directeur de France Libertés et Marie-Jeanne Husset ont annoncé le lancement de l’opération transparence sur la qualité de l’eau en... 

Phase 2 : La qualité de l'eau - France Libertés

Comment participer à la 2ème phase de l’Opération Transparence ?

Avez-vous accès aux informations sur la qualité de votre eau ?

Chaque personne qui participe à cette opération devient « lanceur d’alerte ».
Un lanceur d’alerte est une personne qui, dans un objectif d’intérêt collectif pour l'homme, la société ou l'environnement, décide de porter à la connaissance d'instances officielles, d'associations ou de médias, des éléments qu’il considère comme menaçants.

Selon la loi, l’information sur la surveillance de la qualité de l’eau en France devrait exister. Mais comment vérifier qu’elle existe réellement ? Est-elle effectivement disponible ?


Vous souhaitez participer ?

 

 

Les lanceurs d’alerte sont ensuite invités à enregistrer un message vocal pour partager l’information collectée et témoigner librement, en appelant le numéro vert mis en place par France Libertés et 60 millions de consommateurs :

08 05 69 62 79


Les messages apparaissent sur une carte interactive sous forme de bulles audio sur le site prixdeleau.fr


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27/06/2012

Tous à Notre Dame des Landes

communiqué :

TOUS et TOUTES au
2
°forum européen contre les grands projets inutiles imposés

à Notre Dame des Landes (44 France) du 7 au 11 juillet 2012

Les identifier, les recenser, les combattre  !

= le week-end (7 et 8 juillet) sera une large rencontre entre la population et les différentes luttes européennes, ponctué par une grande action le dimanche matin. 
= Les trois jours suivants (9, 10 et 11 juillet) permettront de travailler sur de nombreuses thématiques 
(Rio+20, responsabilités partagées et différenciées du Nord et du Sud, GTII, transports, climat, énergie, alternatives, Grenelles passé et à venir) dans divers ateliers.

Le rassemblement sera animé tout au long par diverses concerts (Les Génisses dans l'maïs, Bred'Irie, Ke Onda, ZEP) expositions, films etc.

Comment y aller? 
= Covoiturage. Proposez des places, retenez votre place à 

http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.fr/2012/06/covoiturag...

= Si vous venez par la SNCF, il y aura l'autocar régulier à la gare de Nantes Ligne 71 Arrêt La Boissière (le site est à 1km)

Quel hébergement?
= Camping. 1 hectare est disponible pour planter votre tente
= Vous trouverez une liste d'hôtels et gites sur le site du forum <http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.fr/search/label/0...

Attention: chiens non admis (présence de troupeaux)

Ce forum est organisé par la coordination des opposants au projet d'aéroport de Notre Dame des Landes avec d'autres participants au Forum Social Mondial en lutte contre d'autres projets qui relèvent de l'économie productiviste et insoutenable (No Tav (Italie), Stuttgart 21 (Allemagne), Cade (Pays basque), eurovegas no (Espagne) et Stop HS2 (Grande Bretagne) etc. 
avec la participation de nombreuses associations citoyennes et syndicales de France
avec la présence de personnalités du monde associatif et politique


Signataires : Agir pour l'environnement – Amis de la Terre – Attac – COSTIF - Quartiers en Transitions - Relocalisons
 

Partout en Europe, des projets pharaoniques, dépassés, dévoreurs d'énergie, émetteurs de gaz à effet de serre, perturbateurs du climat, dévoreurs de biodiversité, de terres agricoles et de subventions publiques (autoroutes, aéroports -tel le projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes-, incinérateurs, centrales nucléaires, grand Paris....) et ne répondant pas à de réels besoins des populations mais à ceux d’un système productiviste se font concurrence dans la course à la croissance et à la fuite en avant, ayant d'énormes conséquences écologiques, économiques et sociales. Dernier projet en date : le projet d'EuroVegas en Espagne, qui ose promettre 260 000 emplois pour 6 casinos, 12 hôtels représentant 36000 chambres, 9 salles de spectacles, 3 terrains de golf... dans une: Espagne exsangue, nantie de dizaines d'aéroports et d'hôtels inactifs!

Les opposants à ces grands projets, en France et dans toute l'Europe, ont choisi de se réunir pour la deuxième fois. Après le premier forum européen à Venaus (Val de Susa, Italie) l'an dernier, c'est cette fois à Notre-Dame-des-Landes, lieu de lutte emblématique, que se déroulera le second forum européen contre les grands projets inutiles imposés (GPII). L'enjeu est multiple : avancer dans l'identification de ce qu'est un grand projet inutile, faire converger les luttes et construire ensemble face aux décideurs et aux multinationales qui, dans un désir de profits, continuent à bétonner, à l'heure où les contraintes climatiques et les enjeux écologiques sont en contradiction avec ce genre de projet.

Après la rencontre de Rio+20, fin juin, le sommet des peuples et le combat pour une planète solidaire et durable se poursuivront à Notre Dame des Landes.

Pour y aller, des cars de la région parisienne, des moyens depuis la gare de Nantes et un covoiturage organisé.

Hébergements : un grand terrain de camping aménagé, des d'hôtels et des gîtes.

Voir renseignements sur le site Internet (http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.com/ )

Contacts en Région Parisienne :

Sophie Bordères (Agir pour l'environnement) : sborderes@agirpourlenvironnement.org - 01 40 31 02 37 Jeanne Planche (Attac) : jeanne@attac.org - 01 56 06 43 61

Site Internet : http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.com/ (programme, informations, covoiturage....)

Contacts Notre Dame Des Landes :

contact.forum.gpii@free.fr

Geneviève Coiffard-Grosdoy:g.coiffard-grosdoy@orange.fr - 06 80 84 19 89

Christian Grisollet: alouette.cg@wanadoo.fr - 06 20 36 26 10

26/06/2012

L'accord que Nicole Bricq avait obtenu du groupe Shell en Guyane (suite)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/06/26/les-dessous-de-l-eviction-de-nicole-bricq-du-ministere-de-l-ecologie_1724497_823448.htm

Les dessous de l'éviction de Nicole Bricq du ministère de l'écologie 

LE MONDE | 26.06.2012 à 18h14 • Mis à jour le 26.06.2012 à 18h14

Par Anne-Sophie Mercier

Tout avait pourtant très bien commencé. Le 16 mai, en annonçant qu'il confiait àNicole Bricq le portefeuille de l'écologie, Jean-Marc Ayrault faisait ministre une sénatrice estimée de ses pairs pour son sérieux, ancienne strauss-kahnienne ralliée à François Hollande dès 2009 et - ce qui ne gâtait rien - appréciée des milieux de défense de l'environnement pour son combat contre le gaz de schiste. Chargée également du délicat dossier de l'énergie, Mme Bricq avait une autre vertu : sa position, jugée "équilibrée", sur le nucléaire. Assez ouverte et crédible pourdiscuter avec les "anti", suffisamment pronucléaire pour rassurer un PS majoritairement nucléariste.

Ce que MM. Hollande et Ayrault, séduits par ces qualités, n'avaient peut-être pas mesuré, c'est la très grande détermination de la ministre à modifier en profondeur le système des forages en France. Mme Bricq y avait réfléchi, et elle n'en démordait pas : il fallait obtenir davantage de garanties environnementales et un partage de la rente différent avec les compagnies pétrolières, bref, une remise à plat du fameux "code minier". Le code minier ? Un long texte d'une centaine de pages, extrêmement technique, qui définit ce qu'est une mine, et ce que sont les conditions de son exploitation.

FORME DU CODE MINIER

A l'image de nombreux experts, Mme Bricq et son directeur de cabinet, Géraud Guibert, un magistrat de la Cour des comptes très pointu sur les dossiers, fondateur du pôle écologiste du PS, estiment que le code est par trop favorable aux exploitants, tout simplement parce qu'une compagnie qui découvre un gisement est aujourd'hui quasi certaine de l'exploiter. Mme Bricq, elle, souhaitemettre les compagnies en concurrence pour l'exploitation des gisements. Les forages effectués par Shell en Guyane vont permettre, pense-t-elle, de nouvelles discussions.

Mme Bricq n'est pas seule à souhaiter cette modification du code minier. Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, est sur la même longueur d'onde. Les deux ministres déjeunent ensemble au tout début du mois de juin, avec leurs directeurs de cabinet. Ils définissent une ligne commune : la transparence (les permis seront publiés sur le site Internet du ministère), une réforme du code minier et une révision des permis en cours. Les activités de la compagnie Shell en Guyane sont concernées. Ce qui lie les deux ministres dans cette affaire, c'est la certitude que face aux entreprises, l'Etat n'est pas condamné à sans cesse subir.

LE CHOC DES PRÉOCCUPATIONS CONTRAIRES

Tous deux préviennent Matignon de leurs intentions. Réaction de l'équipe du premier ministre : négociez si vraiment vous le souhaitez, mais sans perturber leclimat de confiance avec Shell. Toute l'ambiguïté est là. D'un côté, deux ministres soucieux d'un autre rapport de forces, de l'autre un chef de gouvernement et des élus guyanais ayant constamment en tête la défense de l'emploi et le redressement de l'industrie.

Entre M. Ayrault et Mme Bricq, c'est le choc des préoccupations contraires, au moins à ce moment précis, mais aussi de deux tempéraments. M. Ayrault n'aime pas les éclats de voix, mais il se heurte à la rugosité de sa ministre, toute à ses convictions. Il y aura deux échanges très tendus entre eux, les 13 et 17 juin.

Shell et le lobby pétrolier ne sont pas restés inactifs. D'un côté, Shell France accepte, par la voix de son président, Patrick Romeo, de faire de substantielles concessions, qu'il synthétise dans un e-mail envoyé au cabinet de Mme Bricq le 20 juin. En apparence, le document peut faire croire à Mme Bricq qu'elle a eu finalement gain de cause. En apparence seulement. Car, en coulisse, Shell s'agite. Tout le gratin du petit monde pétrolier décroche son téléphone.

DELPHINE BATHO POUR LA REMPLACER

En réalité, dès le 19 juin, le sort de Mme Bricq est scellé. Le jour même, Laurence Parisot se félicite devant l'assemblée permanente du Medef des interventions efficaces de son organisation auprès du gouvernement, pour relayer les doléances de Shell. M. Montebourg, qui a su éviter les affrontements avec M. Ayrault, ne doit qu'à son poids politique de conserver son poste, estime-t-on dans son entourage.

Pour Mme Bricq, le choc est violent. Lors de son voyage à Rio, au Sommet de la Terre, elle discute avec le chef de l'Etat, qui ne lui parle de rien. La ministre de l'écologie n'apprend le sort qui lui est réservé que vers 17 heures, par téléphone, le 21 juin, jour du remaniement. Estomaquée, elle demande cinq minutes de réflexion à M. Ayrault, puis accepte de prendre le poste de ministre du commerce extérieur. Dans son malheur, Mme Bricq a une satisfaction : elle travaillera avecPierre Moscovici à Bercy, et les deux ministres ont l'un pour l'autre une solide estime.

Delphine Batho prend désormais les rênes du ministère de l'écologie. La nouvelle ministre peut certes arguer d'une certaine sensibilité sur le sujet, puisqu'elle s'est illustrée par la défense du marais poitevin, ainsi que par des prises de position anti-OGM répétées. Mais elle n'a pas l'expérience des dossiers de Mme Bricq. L'affaire laissera suffisamment de traces pour que le très politique sénateur écologiste Jean-Vincent Placé puisse lancer : "C'est quand même un drôle de message."

Anne-Sophie Mercier

L'accord que Nicole Bricq avait obtenu du groupe Shell en Guyane

à lire sur : 

http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/06/25/exclusif-l-accord-que-nicole-bricq-avait-obtenu-du-groupe-sh.html

Exclusif : l'accord que Nicole Bricq avait obtenu du groupe Shell en Guyane

Lire aussi :

http://recherche.nouvelobs.com/?q=Nicole+Bricq

Les écologistes soutiennent Nicole Bricq sur les forages

Challenges.fr - 2012/06/23-18:01:26
Les défenseurs de l'environnement soupçonnent ce dossier d'avoir motivé la mutation de NicoleBricq de l'Ecologie au Commerce extérieur à l'occasion du remaniement ministériel de jeudi, jour où elle perdait son arbitrage sur les foragesPREMIER BÉMOL DU GOUVERNEMENT" NicoleBricq
avait annoncé il y a dix jours la "remise à plat" du permis de forage pétrolier de Shell en Guyane, disant vouloir réexaminer l'ensemble des permis d'exploration d'hydrocarbures, y compris ceux déjà attribués, dans ...
 

Nicole Bricq juge le parc automobile diesel-essence déséquilibré

Nouvelobs.com - 2012/06/13-20:45:26
par Marion Douet et Gilles Guillaume PARIS (Reuters) - La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Nicole Bricq, s'est déclarée mercredi favorable à des mesures de rééquilibrage du parc automobile français pour faire baisser la part du diesel, au lendemain du classement par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) des gaz d'échappement des moteurs fonctionnant au gazole parmi les substances cancérogènesLe parc depuis 15 ans s'est complètement déséquilibré", a déclaré Nicole Bricq à des ...

24/06/2012

Les effets transgénérationnels du bisphénol A

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les effets transgénérationnels du bisphénol A


Une étude, menée par la biologiste Jennifer Wolstenholme (université de Virginie, Etats-Unis), qui doit être rendue publique dans la revue Endocrinology, rend compte du caractère transgénérationnel chez les souris des troubles comportementaux liés au bisphénol A (BPA).

Cette constatation est valable même à « des niveaux d’exposition très faibles, comparables aux concentrations de BPA retrouvées dans la plus grande part de la population humaine occidentale ».

Les travaux révèlent que « l’altération du comportement social des rongeurs persiste jusqu’à la quatrième génération ».

Le pharmaco-toxicologue Robert Barouki, professeur de l’université Paris-Descartes et directeur de l’unité 747 de l’Inserm, commente dans le journal les travaux américains :

« Ces études transgénérationnelles sont très difficiles à mener. Mais les auteurs ont ici mené leurs expériences sur un nombre suffisant d’animaux, plus d’une dizaine, et les effets comportementaux semblent assez nets ».

 

(Le Monde, 22/06)

19/06/2012

L'eau du robinet, les médicaments, l'autisme

lu sur :

http://www.lepoint.fr/sante/les-antidepresseurs-responsab...

Les antidépresseurs, responsables de l'autisme ?

Le Point.fr - Publié le 12/06/2012 à 09:22 - Modifié le 12/06/2012 à 09:49  

Des résidus de psychotropes présents dans l'eau du robinet pourraient être responsables du déclenchement de la maladie. 

Prendre des antidépresseurs durant la grossesse multiplierait par quatre les risques d'autisme chez les enfants. Partant de cette récente étude, des chercheurs américains ont voulu savoir si les très faibles concentrations de psychotropes retrouvés dans l'eau potable pouvaient aussi affecter le développement du foetus. Ils ont ainsi soumis des poissons d'eau douce à un mélange d'anti-épileptiques et d'antidépresseurs courants à de très faibles doses (Prozac et Effexor). À l'issue de l'expérience, ils ont constaté que pas moins de 324 gènes, associés à l'autisme humain, étaient altérés par ces petites doses de médicaments ! Les poissons exposés aux antidépresseurs avaient aussi tendance à paniquer et se comportaient différemment des poissons témoins non exposés.

En France, 25 % de l'eau du robinet contient des résidus de médicaments

La France reste l'un des plus gros producteurs de médicaments en Europe et 20 millions de Français consomment des antidépresseurs. Il était donc logique que l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) réalise une vaste enquête pour faire le point sur la présence de résidus de médicaments dans l'eau. Les chiffres sont édifiants et montrent que 25 % des eaux analysées contiennent des traces de médicaments. Les psychotropes sont très nettement présents avec notamment la carbamazépine, molécule utilisée pour traiter l'épilepsie et la régulation de l'humeur, dont la France produit 40 tonnes par an ! Un peu anxieux ? Vous pourrez aussi trouver votre remède dans l'eau courante avec l'oxazépam, une molécule utilisée dans des anxiolytiques commercialisés sous les noms de Seresta® ou Sigacalm® et Serax®) ! Mais comment ces charmantes molécules arrivent-elles jusqu'à notre robinet ? Tout simplement via les urines ou les selles humaines évacuées dans les eaux domestiques ou à travers les rejets de l'industrie chimique et pharmaceutique ou encore les hôpitaux (qui sont paradoxalement la source la plus importante de pollution). Malheureusement, les stations de traitement ne sont souvent pas assez efficaces pour l'élimination totale de ces résidus. Aujourd'hui, les femmes enceintes ont donc tout intérêt a être prudentes dans le choix de leur boisson en se renseignant sur la qualité de l'eau dans leur région, en optant pour des systèmes de filtres efficaces ou en choisissant une eau en bouteille (idéalement sous verre en raison des polluants présents dans le plastique).

L'autisme, nouvelle maladie de la pollution ?

Les cas d'autisme et les troubles du comportement de l'enfant ne cessent d'inquiéter. Combien sont réellement touchés ? Difficile d'avoir une estimation exacte car les critères d'évaluation varient d'un pays à l'autre. Alors qu'en France on évoque une prévalence de l'autisme chez 2 enfants sur 1 000, aux États-Unis ce serait 1 enfant sur 100, tandis que les Coréens évoquent même un enfant sur 38 ! Une chose est certaine, l'ampleur de la maladie devient inquiétante et les cas auraient été multipliés par trente entre 1980 et 2000 aux États-Unis et en Grande-Bretagne

Cette maladie débute vers l'âge de deux ans avec une absence ou un retard du développement du langage parlé, avec souvent des mouvements répétitifs, une absence de contact visuel et un isolement social. Plus largement, les troubles du comportement de l'enfant englobent aussi l'hyperactivité, la dysphasie, la dyslexie, l'épilepsie, l'anorexie, la boulimie, les troubles obsessionnels compulsifs. Si les études se multiplient pour mieux comprendre l'autisme, celles pointant du doigt des causes environnementales sont de plus en plus nombreuses : pesticides, mercure, dioxines, PCB, vaccination sont ainsi tour à tour évoqués. L'explosion des cas d'autisme coïncide étrangement avec la montée en flèche de la pollution environnementale. L'autisme pourrait bien être finalement une maladie de notre siècle. Et sans doute une maladie environnementale.

15/06/2012

Actualités environnementales

communiqué :

http://www.greenpeace.org/france/  

Newsletter de juin
 
Décodage du rapport de sûreté nucléaire

Ce jeudi, Greenpeace publie, avec l'aide de deux experts indépendants, la contre-expertise des audits européens de sûreté nucléaire.
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Océans : Action pour stopper la surpêche

Mardi 12 juin, nos militants étaient présents à Luxembourg pour alerter les ministres réunis. Notre demande est claire : rejeter la proposition danoise et donc cesser la pêche destructrice !
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Shell stoppé dans sa course au pétrole !

Bonne nouvelle, les permis de forage du pétrolier ont été supsendus en Guyane grâce à la mobilisation locale. Ce n'est qu’un petit pas au niveau global...
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Amazonie : les brésiliens n'ont pas été entendus

Malgré ses engagements, Dilma Rousseff appose un Veto très partiel au nouveau code forestier. Le texte passe désormais entre les mains du congrès..
Lire la suite

31/05/2012

Le gaz de schiste serait aussi nocif pour le climat que le charbon

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/29/climat-l-exploitation-du-gaz-de-schiste-serait-aussi-nocive-que-le-charbon_1708941_3244.html

Le gaz de schiste serait aussi nocif pour le climat que le charbon

Le Monde 31/05/2012

Si le gaz de schiste est décrié pour les dégâts environnementaux que sa production entraîne, il pouvait se targuer d'un atout écologique : sa combustion dans les centrales électriques entraîne moins d'émissions de CO2 (dioxyde de carbone) que la combustion du charbon - 44 % de moins, selon l'America's Natural Gas Alliance, l'association professionnelle du gaz aux Etats-Unis.

Quant à l'émission de gaz à effet de serre lors de la production de gaz de schiste, elle était considérée jusqu'à présent comme négligeable. Mais ce postulat est sévèrement mis en cause par une série d'études scientifiques. Selon ces analyses, la production de gaz de schiste a un bilan en gaz à effet de serre équivalent, voire supérieur, à celui du charbon.

L'explication de ce paradoxe tient au fait que le gaz naturel - aussi appelé méthane (CH4) - a un coefficient de réchauffement supérieur de vingt-cinq fois à celui du dioxyde de carbone - voire soixante-douze fois sur les vingt premières années de son émission, en raison d'un temps de résidence dans l'atmosphère différent de celui du CO2. La présence de méthane dans l'atmosphère a donc un effet important.

Or la production de gaz de schiste entraîne un relâchement important de méthane. Quand les fluides utilisés pour fracturer la roche sont pompés pour être ramenés vers la surface, ils entraînent avec eux des bulles de gaz naturel qui vont se disperser dans l'atmosphère. De plus, la remontée du gaz à l'ouverture du puits se traduit pendant quelque temps par une fuite supplémentaire de méthane. Enfin, les différents gazoducs et autres équipements techniques sont aussi sources de fuites.

PIRE QUE LE CHARBON ET LE PÉTROLE

Jusqu'à récemment, les émissions liées au gaz de schiste étaient estimées selon des valeurs officielles établies par l'Agence de l'environnement des Etats-Unis (EPA) en 1996. En 2011, une équipe de chercheurs menée par Robert Howarth, de l'université de Cornell, a abouti à la conclusion que les puits de gaz de schiste laissaient fuir jusqu'à 8 % du méthane pendant leur durée d'exploitation.

Cette étude, publiée dans la revue Climate Change Letters, s'appuyait sur une revue approfondie des données disponibles. Selon Robert Howarth, "du point de vue climatique, le gaz de schiste est pire que le gaz conventionnel, mais aussi que le charbon et que le pétrole".

En février 2012, une autre équipe de chercheurs de l'université du Colorado a publié dans le Journal of Geophysical Research une étude confirmant le constat. Mais la méthode ici utilisée était expérimentale : des relevés physiques ont été effectués dans une campagne de mesures par un véhicule doté d'équipements sophistiqués.

Les échantillons d'air prélevés dans la région de Denver-Julesburg, au nord-est du Colorado, où vingt mille puits exploitent le gaz de schiste, ont ensuite été analysés en laboratoire. Cela conduit à constater que des fuites de méthane se produisent dans une fourchette de 2 % à 8 % du gaz produit, une valeur de 4 % étant la plus probable - le double de la valeur retenue par l'EPA. Cette analyse ne prend pas en compte les fuites qui peuvent se produire dans les gazoducs.

"On a conduit une autre campagne de mesures dans l'Utah, dont on espère publier les résultats avant la fin de l'année, avance Gabrielle Pétron, qui a conduit la recherche. On va aussi mener une campagne de mesures par avion." D'autres études sont en cours en Pennsylvanie et au Texas. Le débat scientifique est loin d'être clos, mais la "virginité" climatique du gaz de schiste appartient au passé.

RISQUE SUPÉRIEUR DE CANCER

D'autres études soulignent par ailleurs l'effet de pollution atmosphérique liée à l'exploitation du gaz de schiste. Il n'y a en effet pas que du méthane qui fuit, mais aussi de nombreux autres hydrocarbures nocifs pour la santé, tel que le benzène.

Dans une étude parue en mars 2012 dans Science of Total Environment, Lisa Mc Kenzie et d'autres chercheurs de l'université du Colorado ont comparé deux groupes de personnes vivant près et loin de puits de gaz de schiste. Ils concluent que les premiers encourent un risque supérieur de cancer en raison d'une exposition plus importante aux hydrocarbures volatils.

Cette multiplication d'études n'a pas encore entraîné de réponse officielle, mais elle alimente un besoin de réglementation de plus en plus fort aux Etats-Unis. Jusqu'à présent, explique dans un courriel Jesse Coleman, de Greenpeace USA, "la réglementation de la fracturation hydraulique a largement été laissée au niveau des Etats - qui sont beaucoup plus faibles -, en raison de la résistance de l'industrie à une loi fédérale".

Un des enjeux cruciaux consiste à obliger les entreprises à révéler les produits chimiques qu'elles utilisent dans la fracturation hydraulique. L'EPA doit rendre durant l'été un projet de réglementation - qui comprendrait des mesures pour limiter les fuites de méthane - en vue d'une application en 2015. La bataille des lobbies ne fait que commencer.

Hervé Kempf