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14/12/2011

Antennes-relais : contestation en Lozère

communiqué:

Les jeunes du village de VERDEZUN 48140 - Lozère - se sont mobilisés contre l'implantation de nouvelles antennes-relais dans leur village.

Ils ont réalisé un clip vidéo diffusé sur youtube "Sauvons Verdezun 48".

 

Diffuser le lien de leur vidéo pour élargir son visionnement serait un grand encouragement pour la poursuite de leur engagement.

 

D'avance, un grand merci de leur part.

 

http://www.youtube.com/watch?v=RMALdf1oK8g

 

Bonjour,

 

Merci, POUR NOUS SOUTENIR, de visionner ce petit clip sur la  Lozère (cliquez sur le lien ci-dessous) et de le FAIRE SUIVRE A TOUS VOS CORRESPONDANTS E-MAIL et à tous ceux qui s'indignent contre l'absurdité !

 

Nous souhaitons atteindre plusieurs milliers de visionnages pour afficher par la suite le chiffre à ceux qui bafouent le citoyen comme dans notre cas.

 

Scandale d'une 2ème antenne multi-opérateurs de 37 m de haut à 50 m des 1ères habitations en Lozère, département pourtant le moins peuplé de France ! Sans aucune concertation ! Sur la colline de Verdezun au Malzieu-Vile en Margeride au dessus des pittoresques Gorges de la Truyère.

 

Merci de transférer "dans la foulée" ce lien. C'est essentiel.

 

Cordialement et MERCI D'AVANCE.

Collectif "Sauvons Verdezun 48"

 

LIEN:

 

http://www.youtube.com/watch?v=RMALdf1oK8g

 

ROBIN DES TOITS

Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris

Tél. : 33 1 43 55 96 08

E-mail : contact@robindestoits.org

http://www.robindestoits.org

11/12/2011

L’état des sols français

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4938

9/12/2011

Tour d’horizon de l’état des sols français

Résultat de dix ans de travaux, le Groupement d’Intérêt Scientifique sur les sols, le Gis Sol, vient de publier le premier bilan de l’état des sols de France métropolitaine et d’Outre-Mer. Si des contaminations avérées, notamment au plomb et au cadmium, ont bien été observées, la grande majorité des sols français présente des « teneurs en éléments traces métalliques plutôt faibles ». Aussi, s’il est admis que certains peuvent soulever de réels problèmes sanitaires, il n’existe qu’un « risque minime » de transfert dans la chaîne alimentaire. Néanmoins, on discerne des phénomènes de contaminations diffuses, la contamination par certains éléments traces métalliques dépassant le secteur des zones urbaines et industrielles. C’est le cas notamment en région parisienne et dans le Nord-Pas-de-Calais. 

Concernant les réserves minérales des sols, l’acidité des sols agricoles a peu évolué. Par ailleurs, malgré une diminution importante des apports minéraux extérieurs, ils ne présentent pas de baisse mesurable de leurs teneurs en potassium. En revanche, en terme de fertilité chimique, de nombreux sols pâtissent de teneurs en phosphore relativement faibles. A l’inverse, dans les régions d’élevage intensif, l’augmentation des teneurs en phosphore des sols s’avère préoccupante en raison de son impact sur la qualité des eaux et l’eutrophisation des milieux. D’après le rapport, ce décalage entre excédents et insuffisances appelle à une meilleure valorisation des effluents d’élevage. 

Certains contaminants ont été détectés dans l’intégralité des sites analysés, y compris ceux où ils n’ont jamais été épandus. En attestent les cas du DDT et du lindane, deux insecticides interdits en Europe mais très persistants. Mais le meilleur exemple de contamination avérée par un polluant organique hautement persistant est la chlordécone, un insecticide employé dans les bananeraies des Antilles

Outre la composition et la pollution des sols, d’autres problématiques sont soulevées dans ce rapport, à l’instar des phénomènes croissants d’artificialisation et d’érosion des sols. De fait, l’artificialisation des sols s’est accélérée au cours de la dernière décennie et concernait 8,9 % des sols français en 2010. Pour plus d’un tiers d’entre eux, il s’agit de sols de très bonne qualité agronomique. Si elle a progressé, la connaissance des sols recèle encore de nombreuses incertitudes, notamment quant au processus de séquestration des sols. En outre, les changements climatiques devraient amener de nouvelles interrogations sur ce socle du vivant que constituent les sols. 

Cécile Cassier

 

08/12/2011

La recherche en santé environnementale disparaît en France

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

La recherche en santé environnementale mise à mal en France


Le Monde
souligne que le programme consacré à la santé environnementale, financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR), est annulé pour 2012. L’Agence ne compte en effet pas soutenir l’appel à projets « Contaminants et environnement : métrologie, santé, adaptabilité, comportements et usages » (CESA), indique le quotidien. Bernard Jégou, directeur de l’Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail (IRSET, Rennes) et président du conseil scientifique de l’Inserm, déplore : « Alors que la détérioration de l’environnement et ses conséquences sur la santé humaine constituent une question centrale pour les citoyens et que des engagements solennels avaient été pris lors du Grenelle de l’environnement pour en faire une priorité nationale, la seule opération ciblée sur ce thème est frappée à peine un an après son lancement ». Selon le responsable du programme CESA, qui se veut rassurant, le programme « revu dans son périmètre, devrait être proposé pour un appel à projet au cours du dernier trimestre 2012 ». Mais, le toxicologue, Robert Barouki, directeur de l’unité 747 de l’Inserm (Université Paris-Descartes), affirme : « Nous ne sommes pas dupes. Tout le monde a ressenti une menace sur le programme. Il y a un problème de continuité (…) ». (Le Monde, 08/12)

à lire sur le journal "Le Monde":

La santé environnementale privée de recherche en France

LE MONDE |  7 décembre 2011 | Paul Benkimoun | 429 mots

Les risques liés aux perturbateurs endocrinens comme le bisphénol A font régulièrement la "une" des journaux. Pourtant, le programme consacré à la santé environnementale, financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR), vient d'être rayé des tablettes pour 2012.

Protéger l’apiculture

communiqué :

L’UNAF et 16 autres organisations apicoles, agricoles et environnementales appellent les citoyens à signer une pétition pour protéger l’apiculture et les consommateurs face au lobby des OGM.

Cette pétition peut être signée en ligne sur www.ogm-abeille.org ou sur papier

07/12/2011

Pollution des eaux des bassins Rhône-Méditerranée et Corse

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/07/les-eaux-du-rhone-et-de-la-mediterranee-submergees-de-pesticides_1614393_3244.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter#xtor=RSS-3208001

Barrages et pesticides dégradent les eaux du Rhône et de la Méditerranée

LEMONDE.FR |  7 décembre 2011 | avec AFP | 516 mots

 

La moitié des eaux des bassins Rhône-Méditerranée et Corse sont en mauvais état écologique en raison de la pollution par les pesticides et de l'aménagement excessif des rivières (barrages, digues…), selon l'agence régionale de l'eau. "Des efforts sensibles seront nécessaires dans les années à venir pour garantir un bon état des eaux, dans un contexte de changement climatique où la ressource en eau risque de se raréfier", conclut le rapport 2010 de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée et Corse, un établissement public dépendant du ministère de l'écologie.

Selon ce rapport – le premier dans son genre pour l'agence publique –, 51 % des rivières affichent un bon état écologique, permettant en particulier "le maintien des communautés aquatiques, floristiques et faunistiques". C'est un peu mieux que l'ensemble de la France, qui plafonne à 45 %. Mais on est "loin des 66 % fixés à l'horizon 2015 par le Grenelle de l'environnement", note l'agence, qui a effectué près de 3 millions d'analyses dans quelque 1 500 stations. 

DU ROUNDUP DANS TROIS COURS D'EAU SUR QUATRE

"Les pesticides restent l'ennemi numéro un de la qualité des rivières, en particulier le glyphosate, substance active de l'herbicide Roundup, qui se retrouve dans les trois quarts des cours d'eau", dans des quantités parfois non négligeables, souligne le directeur de l'agence, Martin Guespereau.

Vente sur Internet, achat dans des pays frontaliers ou fonds de stocks : les pesticides interdits d'usage depuis plusieurs années – comme les triazines, des désherbants – se retrouvent aussi dans 60 % des rivières, ce qui prouve un usage récent et illicite. Vu le temps que mettent les pesticides à se dégrader, les nappes sont aussi trop souvent "contaminées au-delà des normes de qualité requises".

Les grands cours d'eau – Rhône, Saône et Doubs – sont contaminés aussi par nombre d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Des PCB – molécule utilisée comme isolant électrique, dangereux pour la santé – ont été retrouvés dans deux cours d'eau à Aix-les-Bains (Savoie). On trouve aussi des métaux, comme le cuivre à l'aval de zones urbaines et industrielles ou de secteurs viticoles.

DIGUES ET BARRAGES CONTRE POISSONS

Autre message fort et "nouveau", selon M. Guespereau : les deux tiers des rivières en mauvais état écologique sont celles qui ont subi des altérations physiques : débit modifié, seuils ou barrages qui bloquent la circulation des poissons et des sédiments, digues trop étroites qui diminuent les possibilités de reproduction de certaines espèces…

"On a encore beaucoup d'endroits où les responsables voient encore la rivière comme un tuyau d'eau qu'il faut rectifier pour qu'il envoie les crues le plus vite possible en aval", dit M. Guespereau. "On perd toute la valeur que les rivières apportent en termes d'épuration, en se dilatant ou se rétractant en fonction des saisons." "La vie a besoin de ces rythmes", dit le directeur de l'agence, citant notamment le brochet, qui "a besoin des crues pour se nourrir dans les herbes inondées".

Les stations où l'état de l'eau est moyen, voire mauvais, sont principalement situées "sur les cours d'eau nord-alpins impactés par l'énergie hydraulique, dans les zones où prédomine l'agriculture intensive" et dans celles fortement urbanisées, comme le pourtour de la Méditerranée, selon le rapport.

L'agence note cependant quelques progrès pour la qualité chimique de l'eau, particulièrement la division par dix des concentrations en ammonium, grâce à l'amélioration des stations d'épuration.

03/12/2011

Éléments radioactifs non déclarés dans les lampes basse consommation

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4930

3/12/2011

La composition des lampes basse consommation manque de clarté

Un récent communiqué de l’association Robin des Bois est venu confirmer les doutes pesant sur les lampes basse consommation, notamment sur leur composition.

Outre du mercure, celles-ci abritent, en effet, un gaz radioactif d’une demi-vie de 10 ans, le krypton 85, ainsi que du thorium 232, d’une demi-vie de 14 milliards d’années. Sous-produit de la fission nucléaire, le premier est commercialisé en France par Areva alors que le second est extrait par Rhodia dans le site de déchets radioactifs de la Rochelle. Les ampoules basse consommation ne sont pas les seules concernées, ces radionucléides étant également utilisés dans les phares de voitures, les projecteurs de scène et de terrain de sport, les espaces commerciaux.   

Or, d’après l’ONG, au regard du Code de la Santé Publique, il est interdit d’introduire des radionucléides dans les biens de consommation. Pour contourner ce cadre réglementaire, des demandes de dérogations doivent être soumises au ministère de l’Ecologie et de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Dans le cas des lampes basse consommation, il a pourtant fallu attendre 2009 pour que l’ASN alerte les fabricants quant à la régularisation de cette non-conformité. Rassemblés au sein de l'European Lamp Manufacturing Companies Federation, ces derniers ont présenté, il y a quelques semaines seulement, les prémisses d’un dossier. 

Face à ce statu quo, Robin des Bois s’en remet au bon sens des consommateurs et les invite à s’informer sur les lieux de vente de la composition exacte des ampoules basse consommation. Il est ainsi recommandé d’opter pour des modèles sans additifs radioactifs, en évitant notamment le krypton 85 et le prométhéum 147. 

Cécile Cassier

OGM : pétition de 17 associations pour protéger l'apiculture européenne

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/02/ogm-petition-de-17-associations-pour-proteger-l-apiculture-europeenne_1612781_3244.html

OGM : pétition de 17 associations pour protéger l'apiculture européenne

LEMONDE.FR | 02.12.11 | 13h33   •  Mis à jour le 02.12.11 | 13h33

Dénonçant "l'impossibilité d'une coexistence" entre les cultures génétiquement modifiées et l'élevage des abeilles, dix-sept organisations apicoles, agricoles et environnementales ont lancé une pétition pour la suspension immédiate de la culture du maïs OGM Monsanto en Europe.

Elles demandent également que Bruxelles ne renouvelle pas l'année prochaine l'autorisation de culture en plein champ de la variété de maïs MON 810. La France a promis de déposer une nouvelle clause de sauvegarde pour empêcher ce type de culture sur son territoire, après l'annulation lundi par le Conseil d'Etat du moratoire instauré en 2008.

MIEL DE MAÏS OGM MON 810

Les organisations, dont le réseau France nature environnement, les Amis de la Terre et Greenpeace, demandent à la "Commission européenne de ne pas prendre le risque de sacrifier délibérément l'abeille au profit des intérêts des multinationales""L'abeille est un atout incontournable pour la pollinisation de nombreuses cultures et l'apiculture, déjà mise à mal par la pression des pesticides, pourrait tout bonnement disparaître des campagnes européennes par décision politique, ou être accusée de disséminer les pollens OGM", affirment-elles.

Les associations rappellent qu'en septembre la Cour de justice européenne avait décidé que du miel contenant du pollen de maïs OGM MON 810 ne pouvait être commercialisé faute d'autorisation de ce pollen dans le miel. "Cela menace toutes les productions apicoles situées dans un rayon de 10 kilomètres autour d'un champ d'OGM, le miel, le pollen, ou tout complément alimentaire contenant du pollen", précisent-elles.

Les 17 associations ajoutent que la Commission européenne devrait proposer le 12 décembre prochain des pistes pour remédier à cette situation. Elles affirment aussi "que des manipulations juridiques qui permettraient de contourner la décision" de la Cour de justice dans le cas du miel "sont à l'étude".

AFP

01/12/2011

Agriculture : vers une main-mise des semenciers ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/29/pour-les-agriculteurs-ressemer-sa-propre-recolte-sera-interdit-ou-taxe_1610778_3244.html

L'Assemblée taxe l'utilisation des semences

La liste n'est pas arrêtée, mais vingt et une semences seraient concernées, en particulier les céréales.

Dans le champ de l'agriculture, l'usage libre et gratuit des graines ne sera bientôt plus qu'un doux souvenir rappelant des méthodes paysannes d'un autre temps. Surnommées "semences de ferme", ces graines étaient jusqu'alors sélectionnées par les agriculteurs au sein de leurs propres récoltes et replantées l'année suivante.

Depuis plusieurs décennies, ces pratiques n'allaient déjà plus de soi lorsque ces semences étaient protégées par un Certificat d'obtention végétale (COV) – à savoir le droit de propriété des "obtenteurs" de l'espèce. Ressemer ces graines était théoriquement interdit. Mais cet usage demeurait, dans les faits, largement toléré en France. Il est désormais strictement réglementé par une proposition de loi UMP adoptée lundi 28 novembre par le Parlement.

"Sur les quelque 5 000 variétés de plantes cultivées dans le commerce, 1 600 sont protégées par un COV. Ces dernières représentent 99 % des variétés cultivées par les agriculteurs", explique Delphine Guey, du Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS). Or, environ la moitié des céréales cultivées étaient jusqu'ici ressemées par les agriculteurs, selon la CNDSF (Coordination nationale pour la défense des semences fermières). Presque toujours illégalement, donc. Mais le temps de "l'incertitude juridique" semble révolu : pour le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, ces semences "ne peuvent pas être libres de droit, comme elles le sont aujourd'hui". 

  • Ce qui change

En fait, la proposition de loi du sénateur UMP Christian Demuynck transpose un règlement européen de 1994 sur la protection des obtentions végétales, jusqu'ici nullement en vigueur en France. Conséquence : les semences de ferme, jusqu'ici tolérées, sont désormais légalisées... à condition de verser une "rémunération aux titulaires des COV" – à savoir aux entreprises de semenciers "afin que soit poursuivi le financement des efforts de recherche et que les ressources génétiques continuent d'être améliorées", dit le texte de loi. En sont exemptés les petits agriculteurs produisant moins de 92 tonnes de céréales.

Depuis 2001, cette taxe est appliquée pour une seule espèce : le blé tendre. Nommée "contribution volontaire obligatoire", elle est empochée par l'interprofession des semenciers. L'agriculteur doit payer 50 centimes par tonne de blé lors de la livraison de sa récolte. Ce système devrait donc être étendu à 21 espèces, dont la liste reste ouverte, assure Xavier Beulin, président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), sur le site du syndicat.

En somme, pour Guy Kastler, délégué général du réseau Semences paysannes et membre de la Confédération paysanne, "pour la moitié des espèces cultivées – le soja, les fruits, les légumes… –, il est interdit de réutiliser ses propres graines, et pour l'autre moitié – céréales et plantes fourragères –, il faut payer pour ressemer."

  • Vers une privatisation des semences ?

Plusieurs associations écologistes et paysannes craignent ainsi une mainmise accrue de la filière semencière sur l'accès aux graines, via un droit de propriété étendu aux récoltes et aux graines qui en sont issues. Avec la taxe, "même les agriculteurs qui se passent des semences commerciales doivent payer pour ces semences", déplore Guy Kastler. Le militant redoute que la part des semences de ferme ne s'amenuise, à mesure que ces dernières deviennent plus chères et donc moins intéressantes pour l'agriculteur. Entre cette taxe et l'interdiction de ressemer ses propres graines, l'agriculteur est de plus en plus incité, non plus à produire, mais à acheter ses semences. D'où la crainte d'une dépendance accrue aux entreprises semencières.

Mais du point de vue de Xavier Beulin, la contribution de tous à la recherche sur les espèces cultivées se justifie, dans la mesure où même les semences de ferme en sont généralement issues. Dressant un parallèle avec la loi Hadopi visant à "protéger les créateurs" de films et de musique, le président de la FNSEA estime qu'il est "normal que [ceux qui utilisent des semences fermières] participent aussi au financement de la création variétale, puisqu'ils en bénéficient". Opposé à cet argumentaire, le syndicat Coordination rurale relève sur son site que Xavier Beulin n'est pas seulement à la tête du premier syndicat agricole. Il dirige aussi le groupe Sofiprotéol"qui détient des participations dans plusieurs grands groupes semenciers français (Euralis Semences, Limagrain...)".

  • Vers une perte de biodiversité ?

Autre crainte : l'impact de cette mesure sur la diversité agricole. Certes, ressemer une même variété – presque toujours issue de la recherche – n'accroît pas, a priori, la biodiversité. D'autant que "pour les grandes cultures, aucune variété utilisée n'est le fruit d'une conservation ancestrale ; toutes ont été développées grâce à la création variétale", souligne Xavier Beulin.

Toutefois, ressemer sa récolte peut entraîner des variations dans l'espèce, et donc favoriser cette biodiversité, nuance Guy Kastler. "Des caractères nouveaux apparaissent, permettant à la plante d'être mieux adaptée au sol, au climat, aux conditions locales. Il est alors possible de réduire les engrais et les pesticides. A l'inverse, les semenciers adaptent les plantes aux engrais et aux pesticides, qui sont partout les mêmes." Ils tendraient donc plutôt à créer de l'uniformité dans les plantes, où qu'elles soient cultivées.

  • Vers le régime du brevet ?

Le COV est, en France, une alternative au brevet sur le vivant, en vigueur aux Etats-Unis par exemple. Ce droit de propriété intellectuelle est détenu par les entreprises ayant obtenu, par la recherche, les espèces cultivées, et qui jouissent donc du monopole de la vente des semences de cette espèce avant qu'elle ne tombe dans le domaine public – comme c'est le cas d'environ 450 d'entre elles en France. D'aucuns, comme Guy Kastler, craignent un glissement vers ce régime du brevet, en limitant le droit des agriculteurs d'utiliser librement les semences protégées.

Toutefois, à la différence du COV, le brevet interdit complètement aux agriculteurs de ressemer leur récolte, indemnités ou pas, note Delphine Guey. C'est le cas des variétés OGM de la firme américaine Monsanto qui, selon Marie-Monique Robin dans le documentaire Le Monde selon Monsanto, a même créé une sorte de "police des semences" spécialisée dans la traque des agriculteurs semant ou échangeant illégalement les graines qu'ils récoltent.

Autre différence avec le brevet, le COV permet aux obtenteurs d'utiliser librement une variété protégée pour utiliser ses ressources génétiques et en sélectionner de nouvelles. Ainsi, travailler sur un gène d'une espèce ne permet pas de la breveter et donc de se l'approprier totalement. Une distinction qui a permis, selon Delphine Guey, de préserver une diversité d'entreprises semencières françaises. Et donc de laisser aux agriculteurs un plus ample choix d'espèces à leur disposition. Toutefois, si le brevet des espèces vivantes n'est pas de mise en France, le brevetage des gènes des plantes y est, lui, de plus en plus pratiqué.

Laurence Girard

28/11/2011

Veaux, vaches, poulets... empoisonnés par les PCB

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/26/veaux-vaches-poulets-empoisonnes-par-les-pcb_1609595_3244.html

Veaux, vaches, poulets... empoisonnés par les PCB

Au sud de la Mayenne, des produits chimiques - les PCB - ont contaminé les élevages, contraignant les paysans à abattre leurs troupeaux. Tous sont voisins d'une usine de traitement de déchets industriels

26.11 | 13h36

Vallonnés, bordés de haies boisées, dans le sud de la Mayenne, les paysages ressemblent à la campagne immuable telle que les citadins l'imaginent. Dans les prairies voisinent des bovins, des chevaux, des moutons, quelques chèvres aussi. Ne pas se fier à ces scènes bucoliques : ce sont les animaux élevés aux champs qui ont le plus pâti de la pollution aux PCB - polychlorobiphényles - mise en évidence en janvier dans ce pays d'élevage. Depuis, une dizaine d'exploitations agricoles ont été touchées, certaines sont sous séquestres, quelques-unes dans des situations inextricables.

Lundi 21 novembre, trois troupeaux supplémentaires ont été "enlevés", comme disent les agriculteurs. Selon leur décompte, 302 bêtes ont été abattues jusqu'à présent, sans compter les quelques-unes qui ont servi aux analyses. Des associations locales ont insisté pour que la population, aussi, ait droit à des tests. L'agence régionale de santé a accepté de financer une vingtaine d'analyses de sang qui vont être proposées aux soixante riverains les plus proches de la source de la contamination. Surtout à ceux qui ont pour habitude de consommer leurs propres légumes, leur viande, leurs oeufs, en toute confiance.

Personne n'en doute plus, l'épicentre se situe entre les communes de Bouère et de Grez-en-Bouère, un petit millier d'habitants chacune, à La Promenade, une modeste et mal nommée zone industrielle. Le long de la route, quelques mécontents ont planté des potences au bout desquelles pendent des têtes de vaches en carton et un panneau vengeur à l'encontre d'Aprochim. L'usine, installée là depuis vingt-trois ans, est spécialisée dans le traitement de déchets industriels, en particulier des transformateurs électriques au pyralène, autrement dit aux PCB. Ces dérivés chimiques, interdits depuis 1987, étaient présents dans des huiles utilisées comme isolants. Ils sont très résistants : inflammables à très haute température uniquement, ils s'accumulent dans l'environnement et y restent.

Leurs effets sur l'homme - surtout in utero - les classent au minimum parmi les perturbateurs endocriniens, voire parmi les éléments cancérogènes. Chez les veaux élevés sous la mère, les PCB ont atteint des taux record près d'Aprochim : six à sept fois supérieurs à la norme car ils contaminent particulièrement la matière grasse et donc le lait. C'est ainsi que, pour les Reigner, les rêves d'avenir se sont écroulés. Cette famille se retrouve avec tout un troupeau sur les bras, un mois et demi de fourrage en réserve, et vit désormais avec le RSA.

Mardi 22 novembre, Jérôme Harnois, sous-préfet de Château-Gontier, a finalement rédigé une mise en demeure enjoignant Aprochim de respecter les seuils d'émission en PCB que ses services avaient prescrits en janvier. La société a quinze jours pour y parvenir, faute de quoi son activité sera suspendue. La pression monte vis-à-vis de cette entreprise du groupe français Chimirec.

"Quand ils ont téléphoné pour nous convoquer à une réunion avec les producteurs de lait, fin janvier, je me suis immédiatement dit : revoilà Aprochim !", se souvient Joseph Gaudin. Son élevage de vingt-six chèvres a été mis sous séquestre le 17 novembre après plusieurs mois de surveillance. Sans surprise : sa production frôlait régulièrement les 6 picogrammes par gramme - le seuil fatidique pour le lait et les oeufs. Dans son petit atelier, il montre les fromages bio qu'il ne pourra pas commercialiser. Pour cet homme à l'allure de patriarche, l'histoire de l'usine était écrite d'avance. En 1987, alors qu'il venait juste de s'installer comme éleveur avec son épouse, Simone, ils se sont battus contre son implantation, sûrs que vingt ans plus tard il faudrait abattre des troupeaux.

Manifestations, pétitions, Simone Gaudin se lance à l'époque dans une grève de la faim pour obtenir un référendum municipal. Les habitants s'étaient prononcés à 52 % contre Aprochim. Joseph Gaudin avait tant pris l'affaire à coeur, s'était tant mobilisé, avait tant menacé à la ronde qu'il a failli être interné d'office. Il n'est plus seul dans son combat. Ce personnage haut en couleur a rejoint le collectif Terre et vie d'Anjou, qui a décidé de ne pas taire la situation, au risque d'essuyer la réprobation du pays, inquiet pour l'économie locale. Jean-Marc Guesdon, qui préside l'association, s'était lancé récemment dans la vente directe de volaille de qualité. Il a perdu tous ses clients, bien que sa basse-cour soit indemne à part un ou deux canards. Alain Geslin et Nathalie Hallier consacrent, eux, plusieurs heures par jour à leur blog, Anjou Mayenne environnement, qui relate toute l'affaire. S'ils ont rejoint le mouvement, c'est que la verte Mayenne les inquiète. Ils n'en reviennent pas que Séché, l'autre groupe français capable de retraiter des transformateurs au pyralène, y importe de grandes quantités de déchets ménagers ou dangereux en provenance d'autres départements.

Simone Gaudin, 65 ans, s'inquiète pour ses chèvres. "Quand elles sont malades je leur fais de la tisane avec du miel, sourit-elle en les caressant avec tendresse. Je ne risque pas de les faire euthanasier. Chez nous, elles meurent de vieillesse." Son époux est convaincu que l'Etat a choisi de sacrifier une parcelle du territoire pour venir à bout de ces fichus transformateurs à pyralène. Une directive de l'Union européenne n'exigeait-elle pas que la France achève son plan de décontamination et d'élimination des appareils contenant des PCB le 31 décembre 2010 au plus tard ? Le coup de projecteur sur la pollution autour d'Aprochim ne date-il pas de janvier ?

Pendant longtemps, le sentiment des Gaudin à l'égard de l'usine n'était pas partagé. Aprochim emploie 86 personnes et les paie bien. "On pouvait recevoir des primes d'intéressement annuel de 5 000 euros", témoigne Stéphane Picrouillère, un ancien ouvrier, licencié en 2009 pour raison de santé, après seize ans de service. Cet homme de 46 ans montre volontiers les analyses de sang effectuées dans le cadre de la médecine du travail. En 2002, par exemple, les PCB totaux atteignaient vingt fois la norme. "Il y en a eu des bien pires. Cela dépend si on comptabilise aussi les furanes et les dioxines", commente-t-il.

C'est par ces bilans alarmants que les ennuis ont commencé pour Aprochim. Les services de l'Etat s'en sont inquiétés et ont imposé à cette société de faire réaliser une évaluation des risques sanitaires - ce n'était pas la première fois -, dont les résultats ont été connus en janvier. Au printemps, la sous-préfecture a exigé que l'usine réduise ses activités de moitié, puis a accepté qu'elle redémarre à plein régime pour tester les nouveaux filtres installés sur sa cheminée. D'autres contrôles ont eu lieu sur le lait, les graisses animales, l'herbe, le fourrage à trois kilomètres à la ronde autour de l'usine... Soit "un plan de contrôle très très renforcé", selon Jérôme Harnois.

A en croire Stéphane Picrouillère, c'est aussi à l'intérieur de l'usine que des vérifications auraient été nécessaires. Il est intarissable sur l'exposition aux fumées, aux poussières, subie par les ouvriers. Pendant qu'il y pointait, il ne s'est pas contenté d'écrire à l'inspection du travail, il s'est aussi adressé à EDF pour témoigner de la façon dont les transformateurs étaient décontaminés. La plus récente technologie employée, dite du "vide poussé" - pour laquelle Aprochim avait reçu, en 2006, un trophée distinguant les technologies propres attribué par l'Ademe et remis par la ministre de l'écologie de l'époque -, lui semblait pour le moins étrange et pas tout à fait efficace. Médisance d'employé licencié ? Voire. En mai 2012, Chimirec va devoir affronter une autre tempête : un procès pour un trafic qui a consisté à diluer pendant des années à Grez-en-Bouère des huiles contaminées aux PCB avec d'autres qui ne l'étaient pas. Ce qui répondait de façon radicale à la difficulté de décontaminer.

En 2008, Stéphane Picrouillère avait déposé une plainte auprès du procureur de Laval. Elle avait été classée sans suite, sans même qu'il reçoive de réponse. Terre et vie d'Anjou lui a présenté un avocat d'Angers, Pascal Rouillé, auprès de qui relancer son dossier. Ce dernier en est à cinq plaintes, "cinq victimes des pollutions", dit-il, qu'il a déposées auprès d'un juge d'instruction.

Martine Valo

Sables bitumineux : la guerre des lobbies est lancée

lu sur :

http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/11/sables_bitumineux__londres_soutiendrait_ottawa_15197099.html

Sables bitumineux : Londres soutiendrait Ottawa (la Presse Canadienne)

OTTAWA - La Grande-Bretagne a secrètement soutenu la campagne du Canada contre la proposition de l'Union européenne visant à étiqueter le pétrole produit à partir de sables bitumineux comme étant plus polluant, a rapporté dimanche un journal britannique. >> 

dimanche 27 novembre 2011 à 19H16

OTTAWA - La Grande-Bretagne a secrètement soutenu la campagne du Canada contre la proposition de l'Union européenne visant à étiqueter le pétrole produit à partir de sables bitumineux comme étant plus polluant, a rapporté dimanche un journal britannique.

The Guardian a en effet révélé que Shell et BP, deux géants du secteur de l'énergie ayant chacun un important projet d'exploitation de sables bitumineux en Alberta, avaient fait du lobbying auprès du gouvernement de David Cameron afin qu'il prête main-forte au gouvernement de Stephen Harper dans sa lutte contre l'initiative européenne.

Selon des documents obtenus en vertu des lois sur l'accès à l'information, au moins 15 réunions de haut niveau et plusieurs échanges ont eu lieu depuis septembre entre Londres et Ottawa.

L'Union européenne souhaite faire officiellement reconnaître que le transport du pétrole provenant des sables bitumineux génère 22 pour cent plus de gaz à effet de serre que celui du pétrole conventionnel, ce qui reviendrait à étiqueter le pétrole albertain comme étant plus polluant.

En prévision du vote européen sur la qualité des carburants, qui aura lieu vendredi, le secrétaire aux Affaires étrangères britannique, William Hague, avait offert son appui au gouvernement canadien et envoyé, en septembre, un télégramme aux ambassades de la Grande-Bretagne au Canada leur ordonnant de transmettre l'opinion de Londres sur la question et de demander à Ottawa ce qui constituerait pour elle un arrangement acceptable.

Selon The Guardian, le fait que la Grande-Bretagne adopte la même position que le Canada au sujet de la proposition de l'Union européenne isole le pays par rapport au reste du continent et le place dans une situation très embarrassante, alors qu'une nouvelle série de rencontres internationales sur les changements climatiques est sur le point de commencer à Durban, en Afrique du Sud, lundi.

L'article du quotidien est basé sur des documents obtenus par The Co-operative, un regroupement d'entreprises britanniques qui milite contre les sables bitumineux dans le cadre d'une campagne sur les changements climatiques.

«C'est très décevant d'apprendre que le gouvernement de la Grande-Bretagne soutient les efforts du Canada et nous espérons qu'il reverra sa position et qu'il placera la nécessité de remédier aux changements climatiques avant les intérêts commerciaux du Canada lorsque viendra le temps de voter pour la proposition de la commission européenne», a déclaré Colin Baines, le responsable de la campagne contre les carburants toxiques pour The Co-operative, en entrevue avec The Guardian.

Bill McKibben, un environnementaliste américain qui a été arrêté en août dernier alors qu'il manifestait contre le pipeline Keystone XL de TransCanada, a affirmé que la Grande-Bretagne semblait être devenue le «partenaire de crime» du Canada.

«Ce sera l'une des plus importantes décisions en matière d'environnement prises par le gouvernement Cameron», a-t-il conclu.

par La Presse Canadienne 

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voir aussi sur le journal Le Monde :

Sables bitumineux : la guerre des lobbies est lancéeLE MONDE | 26 novembre 2011 | Anne Pélouas | 775 mots 

 

Les écologistes essaient de contrer le travail d'influence des pétroliers canadiens en Europe.

A la veille de la Conférence des Nations unies sur le climat à Durban (Afrique du Sud), le lundi 28 novembre, Friends of the Earth Europe, Greenpeace et d'autres organisations non gouvernementales (ONG)...

18/11/2011

CRUISER et mortalité des abeilles

lu sur :

http://www.rue89.com/rue89-planete/2011/11/17/frelon-asiatique-pesticide-abeilles-mortes-les-piques-de-bruno-le-maire

extrait:

..."une étude réalisée à l'université de Bologne (Italie) selon laquelle :

« Après trois ans d'interdiction des insecticides néonicotinoïdes [dont fait partie le Cruiser, ndlr] sur le maïs, la mortalité des abeilles dans les régions maïsicoles est passée de 37,5% à 15%, alors que les mortalités sont de 30% en moyenne dans les autres pays de l'UE où ces familles de produits sont utilisés. » ...

Rappel : le CRUISER est autorisé en France bien que le Conseil d'Etat ait annulé en début d'année son autorisation de mise sur le marché.

14/11/2011

AIEA: radioactivité dans plusieurs pays d'Europe

lu sur :

http://www.romandie.com/news/n/_AIEA_radioactivite_dans_plusieurs_pays_d_Europe_aucun_risque_pour_la_sante111120111911.asp

Romandie News

  AIEA: radioactivité dans plusieurs pays d'Europe, aucun risque pour la santé

VIENNE - L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a fait état vendredi de la présence d'iode 131, un élément radioactif, dans l'atmosphère en République tchèque et dans d'autres pays européens à des niveaux ne présentant aucun risque pour la santé.

L'AIEA n'a pas précisé de quels autres Etats il s'agissait, mais plusieurs agences de sûreté nucléaire de pays voisins --Pologne, Autriche, Slovaquie notamment-- ont eux aussi révélé la présence de cette substance dans l'atmosphère, toujours à des doses très faibles.

L'agence onusienne estime que les niveaux actuels d'iode 131 relevés ne représentent pas de risque pour la santé publique.

L'iode 131 est un élément radioactif dont la durée de vie est très courte, environ huit jours.

L'origine de la présence de ce produit reste mystérieuse et l'AIEA travaille actuellement avec les autorités nationales pour tenter de la déterminer. Une chose paraît presque sûre, elle n'est pas liée à l'accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima en mars dernier, selon l'AIEA.

Les relèvements étaient 100 fois plus élevés à la fin mars, dans le sillage de l'accident nucléaire de Fukshima au Japon, a déclaré à l'AFP Stanislaw Latek, porte-parole de l'autorité de sûreté nucléaire en Pologne, où des traces d'iode 131 ont aussi été repérées.

En République tchèque, sa présence a été détectée dans l'air au cours des deux dernières semaines. Nous surveillons les évolutions de la situation en détail afin de localiser et d'identifier la source qui est probablement située hors du territoire tchèque, a déclaré l'autorité de sûreté nucléaire tchèque.

Nous n'avons détecté aucune augmentation dans la concentration d'autres radionucléides (éléments radioactifs, ndlr), ce qui suggère que la cause ne serait pas liée à un accident dans une centrale nucléaire, selon la même source.

Dana Drabova, chef de l'autorité tchèque, a affirmé à l'agence de presse CTK que la source n'était pas tchèque, à un degré de probabilité proche de la certitude.

En Autriche, le phénomène a surtout touché l'est et le nord du pays, mais là aussi, il n'y a aucun danger pour la santé de la population, a indiqué le ministère autrichien de l'Environnement.

De la radioactivité à l'iode 131 a aussi été mesurée en Ukraine et en Slovaquie. La source est un mystère pour nous. Cela ne provient pas de nos centrales nucléaires, nous avons vérifié, a déclaré le porte-parole des autorités sanitaire de Slovaquie, Vladimir Jurina.

Le porte-parole de l'agence polonaise a évoqué une piste pakistanaise. Fin octobre, les autorités du Pakistan avaient dû intervenir pour colmater une importante fuite d'eau dans la plus vieille centrale nucléaire du pays, dans les faubourgs de la mégalopole portuaire de Karachi (sud).

Un responsable de la KANUPP (Karachi Nuclear Power Plant) avait assuré qu'aucune radioactivité n'avait été enregistrée ni aucun employé affecté pendant cette opération.


(©AFP / 11 novembre 2011 19h01)   

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Sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/17/l-iode-radioactif-baladeur-viendrait-de-hongrie_1605525_3244.html

L'iode radioactif baladeur viendrait de Hongrie

LEMONDE.FR | 17.11.11 | 13h58   •  Mis à jour le 17.11.11 | 14h27

L'Institut hongrois de recherche sur les isotopes a annoncé, jeudi, avoir enregistré une augmentation de ses émissions d'iode 131 dans son laboratoire de Budapest.

Le mystère est sans doute résolu : une installation hongroise de production d'isotopes médicaux serait à l'origine des rejets atmosphériques d'iode radioactif détectés ces derniers jours, à l'état de traces, dans plusieurs pays d'Europe centrale ainsi qu'en Allemagne et en France.

L'Institut hongrois de recherche sur les isotopes a annoncé, jeudi 17 novembre, avoir enregistré, dans son laboratoire de Budapest, une augmentation de ses émissions d'iode 131. Selon le directeur de cet institut, ces rejets n'expliqueraient pas – ou du moins pas en totalité – la contamination observée jusqu'en France. Mais, d'après l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui n'a pas encore communiqué officiellement cette information, le laboratoire de Budapest serait bien l'origine principale de la contamination, qui ne présenterait pas de danger sur le plan sanitaire.

L'ACTIVITÉ DU LABORATOIRE A ÉTÉ INTERROMPUE

Ce laboratoire avait déjà constaté une hausse de ses émissions d'iode 131 au cours du premier semestre 2011. Bien que les niveaux soient restés inférieurs, selon les dirigeants, au seuil toléré par les autorités sanitaires, la production d'isotopes avait été suspendue de juin à août, pour permettre une amélioration du système de filtrage. La production a repris en septembre, mais les émissions d'iode radioactif ne sont pas redescendues à leur niveau antérieur. L'activité du laboratoire serait à nouveau interrompue.

Le 11 novembre, l'AIEA avait indiqué avoir été informée, par les autorités de contrôle de la République tchèque, de la présence dans l'air ambiant de "très faibles niveaux d'iode 131". Des traces de particules radioactives, présentes dans l'atmosphère sous forme d'aérosols, ont également été décelées en Pologne, en Slovaquie, en Autriche et en Allemagne. En France, les niveaux mesurés par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) étaient de quelques microbecquerels par mètre cube d'air. Des concentrations beaucoup trop faibles pour présenter un risque sanitaire.

 Différentes hypothèses avaient été émises pour expliquer cette faible pollution à l'iode 131, dont celle de rejets accidentels provenant d'un réacteur nucléaire, industriel ou de recherche. Si la source de l'iode radioactif semble désormais identifiée, l'incapacité des autorités nationales et internationales à la localiser rapidement reste préoccupante.

05/11/2011

Antibiotiques et pesticides : un cocktail mortel pour les abeilles américaines

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/05/antibiotiques-et-pesticides-un-cocktail-mortel-pour-les-abeilles-americaines_1599438_3244.html

Antibiotiques et pesticides : un cocktail mortel pour les abeilles américaines

Souvent qualifiée de "mystère", la surmortalité des abeilles domestiques, qui peut atteindre 90 % dans certaines colonies, mobilise un grand nombre de scientifiques. Les conclusions de leurs recherches excluent, dans une majorité de cas, une cause unique et évoquent une multiplicité de facteurs : monocultures, OGM, virus, champignons, invasion de frelons, réchauffement climatique et pesticides, bien sûr.

Ces derniers sont souvent les premiers accusés. Leur nombre et leurs multiples interactions possibles ouvrent un champ de recherche immense : ainsi, plus de 120 produits différents ont été trouvés dans des ruches américaines.

Cependant, l'étude que vient de publier la revue scientifique en ligne Plos One allonge d'un nom la liste des périls qui menacent les abeilles domestiques : l'oxytétracycline. Cet antibiotique ne sauve pas les butineuses, mais semble au contraire les rendre plus sensibles à l'effet nocif des pesticides. D'où le titre paradoxal de cette étude : "Les tuer avec gentillesse ?"

Aux Etats-Unis, à la fin de l'hiver, les apiculteurs ont couramment recours à l'oxytétracycline à titre préventif pour essayer de surmonter les pertes très importantes qui se produisent dans les colonies à cette saison-là. Ce médicament est mélangé à des nutriments sucrés ou diffusé dans la ruche. Cette façon de procéder est aujourd'hui interdite dans l'Union européenne, mais se pratiquait encore en France il y a une vingtaine d'années.

Pour sa recherche, l'équipe menée par David J. Hawthorne, professeur d'entomologie à l'université du Maryland, s'est penchée sur l'interaction de l'oxytétracycline avec deux médications communes chez les apiculteurs américains, le coumaphos et le tau-fluvalinate.

Toutes deux sont utilisées dans les ruches pour lutter contre le varroa, un acarien connu pour affaiblir le système immunitaire des insectes. Ces deux produits sont appliqués "par routine", notent les scientifiques. Or, lorsque les abeilles ont été préalablement traitées à l'oxytétracycline, les chercheurs ont constaté que ce "cocktail" de substances augmentait le taux de mortalité.

MÊME À FAIBLE DOSE

Les chercheurs se sont penchés plus précisément sur l'action de l'oxytétracycline sur certaines protéines des abeilles, appelées Mulit-drug Resistance Transporters (MDR). Ces vecteurs de résistance à de multiples substances avaient été peu étudiés chez les insectes et négligés dans la toxicologie des abeilles domestiques jusqu'à présent, note David J. Hawthorne. Il avance que l'inhibition de ces MDR qu'entraîne l'antibiotique amplifierait l'effet néfaste chronique des insecticides, même lorsque la contamination a lieu à faible dose.

Dans le cadre de cette étude, M. Hawthorne et son équipe ont par ailleurs traité des abeilles avec du Vérapamil, médicament contre la vasoconstriction connu pour inhiber certaines protéines MDR.

Dans ces conditions, les cobayes se sont montrés beaucoup plus sensibles que des insectes témoins à cinq pesticides différents. Trois néonicotinoïdes ont notamment été testés. Ce groupe de produits, dont le Gaucho est issu, a la réputation d'affecter l'orientation et la capacité des abeilles à retourner dans leur ruche.

Selon les auteurs, l'implication directe des néonicotinoïdes dans l'effondrement des colonies n'a pas été prouvée par des études récentes, mais l'abondance de ces pesticides (on en trouve jusque dans la cire et le pollen des abeilles domestiques) et le fait que leur nocivité augmente avec l'inhibition des protéines MDR pourraient les impliquer dans tous les cas de surmortalité explicables par une contamination multifactorielle.

Martine Valo
Article paru dans l'édition du 06.11.11

04/11/2011

La mortalité va augmenter en France !

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Dans l'Humanité Dimanche, des chercheurs suédois estiment qu’« au rythme où nous polluons et auquel se réchauffe la planète, l’ozone au sol devrait augmenter la mortalité dans plusieurs pays d’Europe, la France en particulier, de 10 à 14% d’ici à 2060 ».

Selon les scientifiques suédois impliqués dans le projet européen Climate Trap – qui mesure l’impact du changement climatique sur la santé publique –, les décès seraient essentiellement liés à des problèmes respiratoires et cardiaques, rapporte Humanité Dimanche. (Humanité Dimanche, 03/11)

03/11/2011

Le saviez-vous ?

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4887

15 Etats européens utilisent un pesticide interdit

Immunotoxique, reprotoxique, toxique pour le foie et suspecté d’être cancérigène, le pesticide Metam sodium est théoriquement interdit en Europe. Pourtant, 15 Etats membres de l’Union européenne, dont la France, bénéficient actuellement d’une dérogation, permettant l’utilisation de ce gaz à des fins de fumigation du sol. Seule condition à cette dérogation, les pays utilisateurs sont tenus de rechercher activement des solutions alternatives au produit. 

Selon les rapports obligatoires réalisés par les Etats concernés pour 2010, et relayés par l’association Générations Futures, la France s’impose comme le plus grand utilisateur de Metam sodium avec 6 millions et demi de kilos utilisés pour ses terres. Parmi les diverses cultures de légumes et plantes fruitières traitées, figurent la mâche, les carottes, les tomates, les fraises, les asperges, certaines plantes ornementales etc. A l’instar de la France, l’Espagne, le Portugal et la Grèce sont de grands consommateurs de Metam sodium. La Grande-Bretagne et l’Italie n’ont, quant à elles, pas communiqué les quantités utilisées. 

Si ces pays profitent largement des dérogations accordées, il n’en va pas de même quant à l’obligation de rechercher des solutions alternatives. Selon Générations Futures, aucun des 15 pays impliqués n’a initié de plan d’actions en ce sens. Pourtant, les alternatives existent bel et bien, notamment la pratique de rotations culturales plus longues ou le choix de variétés plus résistantes. Le fait que 12 Etats au sein de l’Union européenne se passent de Metam sodium parle de lui-même et démontre la non recevabilité des dérogations délivrées.   

Malgré cela, les 15 Etats utilisateurs font pression pour légaliser le Metam sodium via une procédure rapide, ignorant l’avis de l’EFSA (1). Selon elle, les adultes vivant dans un périmètre proche d’un lieu où le produit a été injecté dans le sol dépassent leur limite de sécurité, sous l’action du vent, en l’espace de cinq heures. Pour les enfants, le délai pour dépasser la dose maximale est de seulement une heure. Par la suite, le gaz est relargué pendant plusieurs jours, contaminant les eaux souterraines et tuant la faune présente dans les sols. 

Cécile Cassier

 

1- Autorité Européenne de Sécurité des Aliments.

31/10/2011

PCB en Mayenne : ce qu'il ne fallait pas faire, le préfet l'a fait

lu sur :

 
Au pays des vaches contaminées

Environnement.

Un éleveur de Mayenne, voisin d’une usine traitant des déchets contaminés, a dû abattre tout son troupeau. Il craint de ne jamais s’en remettre.

Depuis dix mois, en Mayenne, le cheptel de huit exploitations agricoles se trouve sous séquestre. Une décision qui fait suite à des taux anormalement élevés de PCB (polychlorobiphényles) retrouvés dans le lait et la viande. L’usine Aprochim, spécialisée dans le traitement de déchets contaminés au PCB, un produit classé cancérigène et interdit depuis 1987, a été identifiée comme la source de cette pollution. Un phénomène ponctuel selon l’industriel, qui fait valoir son respect des seuils tolérés. Pourtant, en février, un ex-dirigeant et deux anciens salariés ont été mis en examen pour avoir fourni, entre 2000 et 2003, "des faux et des déclarations mensongères à l’administration". De quoi éveiller la suspicion.

"J’alerte tout le monde qu’Aprochim pollue depuis dix ans mais personne ne m’écoute. Et aujourd’hui, chez moi, tout est détruit", s’emporte Pierre Leroyer, l’un des agriculteurs touchés. Depuis la semaine dernière, ses deux étables du Boyau, à Grez-en-Bouère (Mayenne), sonnent bien creuses. Plus le moindre mugissement, pas la moindre agitation, le fourrage laissé à l’abandon. Les 142 vaches ont été envoyées à l’abattoir.

"Certes il y a eu une petite faille"

L’éleveur est le premier à avoir franchi le pas. "La pire décision à prendre, mais quel autre choix?", s’interroge ce sexagénaire épuisé après dix mois passés à nourrir des animaux condamnés, impropres à la consommation, dans l’attente d’une décision de justice. "Une expertise a montré que mes bêtes présentaient des taux de PCB dix fois supérieurs à ceux acceptés. La décontamination rendue impossible, l’euthanasie était inévitable."

Après avoir obtenu 50.000 euros pour l’entretien de ses bêtes, puis 35.000 de frais d’abattage, il entend poursuivre le combat judiciaire contre l’entreprise avec le soutien d’un collectif d’une centaine d’habitants du Sud Mayenne. "On me propose de m’indemniser et de remplacer le cheptel alors que les terres sont toujours polluées", fulmine ce spécialiste de la vente directe dont le passage au bio était en cours.

Parmi les huit fermes touchées, deux ont décidé de porter plainte contre l’usine, les six autres négociant des indemnités à l’amiable. "Certes, il y a eu une petite faille", confesse le directeur général d’Aprochim, Alain-Henri Kéravec. "Mais elle concerne une zone très circonscrite, au maximum dans un rayon de 4 km. Et puis, sommes-nous vraiment les seuls responsables?" Le préfet a en tout cas décidé, depuis janvier, de réduire de 50% l’activité de l’usine. Les émissions de PCB s’échappant vraisemblablement par voie aérienne, les portes sont désormais systématiquement fermées. Les dispositifs de filtration sur la cheminée ont été doublés.

Autre fait accablant pour Aprochim : le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris, en mai prochain, de Didier Routa, prédécesseur d’Alain-Henri Kéravec, et de deux anciens salariés. Les enquêteurs ont découvert que des fiches d’autocontrôle et des déclarations trimestrielles fournies par Aprochim à la Drire (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement) avaient été falsifiées. À plusieurs reprises, à l’été 2000, les teneurs en PCB y ont été minorées, ce qu’ont reconnu les deux salariés mis en cause. Plus inquiétant encore, les enquêteurs soulignent que "la situation en 2008 est […] très proche de la période 2000-2003".

"Nos terres sont foutues pour des centaines d’années"

De quoi renforcer la colère du couple Leroyer, dont les terres sont à 1,5 km d’Aprochim, îlot industriel inattendu au cœur des pâturages. "On en est persuadés, la pollution est très profonde, nos terres sont foutues pour des centaines d’années, souillées par les microparticules de PCB", s’emportent-ils. Un désarroi qui n’est pas prêt de retomber. Le 12 octobre, en effet, le préfet a autorisé l’usine à reprendre son activité à plein régime pour trois mois. Une décision forcément suspecte pour de nombreux agriculteurs, qui reprochent aux autorités publiques un suivi laxiste du site depuis sa création, il y a vingt-trois ans.

"Cela va au contraire nous permettre de tester le plan de surveillance renforcée, rétorque le sous-préfet, Jérôme Harnois. Des contrôles mensuels des fourrages, des sols, du lait, des viandes et à la sortie de la cheminée de l’usine vont être effectués. Le tout par quatre cabinets différents. Les 17 derniers prélèvements sont d’ailleurs rassurants." Une vingtaine de tests sanguins sur les habitants voisins du site industriel vont aussi être réalisés courant novembre par l’Agence régionale de la santé.

Au Boyau, les heures s’étirent sans fin pour Pierre et Madeleine Leroyer, condamnés au temps libre. "Je ne peux plus rien faire, même plus planter un arbre, alors qu’en trente-huit ans de travail j’ai installé 18 km de haies!" La voix tonne, les yeux sont rougis. "Je nous donnais encore dix ans, et puis notre petit-fils aurait pris la relève. Au lieu de ça, six générations d’éleveurs risquent de prendre fin, brutalement."

Julien Descalles, envoyé spécial à Grez-en-Bouère (Mayenne) -

Le Journal du Dimanche

samedi 29 octobre 2011

26/10/2011

Les perturbateurs endocriniens sont partout (suite)

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

D’après une étude de l’Ecole de santé publique de Harvard, à paraître dans Pediatrics, les filles seraient plus sensibles que les garçons à l’exposition in utero au bisphénol A, explique Le Quotidien du Médecin.

Les chercheurs ont en effet constaté une association des taux de BPA élevés chez les mères pendant la grossesse et d’une plus grande fréquence de problèmes comportementaux chez les petites filles vers l’âge de 3 ans (hyperactivité, agressivité, anxiété).

(Le Quotidien du Médecin, 26/10)

Les perturbateurs endocriniens sont partout

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les perturbateurs endocriniens sont partout


Le magazine 60 Millions de Consommateurs consacre un dossier aux perturbateurs endocriniens, proposant une typologie de ces substances (composés perfluorés, parabens, phtalates, composés polybromés, Bisphénol A).

L’expertise collective de l’Inserm publiée en avril sur la question y est citée. Ses auteurs constataient une augmentation de pathologies liées à un dysfonctionnement du système hormonal. Mais, comme le souligne le biologiste Bernard Jegou (Inserm), le lien de causalité soupçonné entre l’exposition aux perturbateurs endocriniens et cette augmentation n’a pas été scientifiquement confirmé à ce jour. (*)

(60 Millions de Consommateurs, 26/10)

à consulter :

Expertise collective " Reproduction et environnement "

mon commentaire :

(*) non confirmé mais logique et vraisemblable. C'est un sujet sensible, chacun le comprendra, et l'industrie chimique est un lobby puissant.

23/10/2011

La pollution des eaux en France

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4872

22/10/11

Les pesticides en tête des micropolluants dans les milieux aquatiques

Cécile CassierDans le cadre du Plan national micropolluants 2010-2013, le Commissariat général au Développement durable vient de publier un rapport dans lequel il dresse un état des lieux des micropolluants (1) présents dans les milieux aquatiques. Ces conclusions se basent sur des suivis réalisés de 2007 à 2009 dans les rivières, les plans d’eau, les eaux souterraines et les sédiments des eaux superficielles de France Métropolitaine et des DOM. Au cours de cette période, près de 950 substances différentes, dont près de 60 % de pesticides, ont été recherchées. 

Présents dans la composition de nombreux produits à usage industriel, agricole ou domestique, les micropolluants sont utilisés à grande échelle et peuvent être rejetés dans l’environnement lors de leur fabrication ou de leur emploi. Ils peuvent s’avérer très toxiques pour les milieux aquatiques, même à des concentrations très faibles. Selon le rapport, des pesticides ont été détectés dans 91 % des points de suivi des cours d’eau français, DOM compris, 75 % des points de suivi des plans d’eau et 70 % des points de suivi des eaux souterraines. Les pesticides les plus fréquemment rencontrés dans les eaux continentales sont les herbicides en métropole et les insecticides dans les DOM. Ils proviennent généralement de substances aujourd’hui interdites, mais très utilisées par le passé, à l’instar de l’atrazine en métropole et du chlordécone en Martinique et en Guadeloupe. Le glyphosate, herbicide à l’usage très répandu, et son produit de dégradation, l’AMPA, touchent respectivement le quart et la moitié des points de mesure des cours d’eau de métropole. 

On distingue une plus grande diversité de molécules dans les cours d’eau de métropole que dans les plans d’eau et les eaux souterraines. De fait, 413 molécules différentes ont été trouvées au moins une fois dans les cours d’eau (soit 80 % des 516 molécules recherchées), contre 224 molécules dans les eaux souterraines (42 % des 533 recherchées) et 88 molécules dans les plans d’eau (soit 18 % des 485 recherchées). Toutefois, les normes de qualité appliquées aux eaux souterraines étant plus strictes que celles relatives aux cours d’eau et plans d’eau, celles-ci sont plus souvent dépassées. Un peu plus de 27 % des points d’eaux souterraines ne furent pas conformes aux normes réglementaires au moins une année entre 2007 et 2009. Ce taux passe à 11 % pour les points de cours d’eau et moins de 1 % pour les points des plans d’eau. 

Outre les pesticides, la présence de 329 micropolluants, de familles d’origine et d’usage différents, a été recherchée dans les eaux souterraines, et plus de 400 substances dans le cas des cours d’eau. Produits lors de diverses combustions (incinération de déchets, feux de forêts, domestiques etc.) , les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont largement présents dans les cours d’eau métropolitains. Les polychlorobiphényles (PCB) et les retardateurs de flamme ont, eux, été retrouvés dans les sédiments.

1- Le terme « micropolluants » désigne un ensemble de substances à la fois minérales (métaux) et organiques (hydrocarbures, pesticides…) qui, même à de très faibles concentrations, présentent un risque toxique.

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18/10/11

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4866

Lever le tabou sur la dégradation de l’eau en France

Depuis trois ans, le WWF enquête sur le dispositif français d’analyse de la qualité des eaux souterraines et de surface, et l’exploitation des données collectées dans les publications officielles. Or, il s’avère que les divers protocoles de mesure de la qualité de l’eau ont largement perdu de leur rigueur depuis une dizaine d’années. Au regard de quoi, l’ampleur de la pollution des eaux de surface et des nappes phréatiques est aujourd’hui gravement sous-estimée. En se basant sur des données de 2007, le WWF a établi des cartes de contamination. Il en ressort, à titre indicatif car sous-estimé, un « cocktail global des contaminations des eaux souterraines », composé à 55 % de métaux, à 38 % de pesticides de synthèse et à 7 % d’autres substances organiques. 

Présidente du Comité Scientifique du WWF France et spécialiste au CNRS de l’évaluation des effets des substances chimiques dans les écosystèmes aquatiques, Hélène Roche explique ainsi que certaines rivières officiellement déclarées « en bon état chimique » sont, en réalité, contaminées par des substances qui passent au travers des protocoles de mesure déficients. Cette défaillance s’explique à la fois par l’insuffisance du nombre de substances toxiques recherchées, des protocoles de mesure inadaptés, en particulier pour les micropolluants chimiques, et une mauvaise analyse des données collectées. Outre un coût environnemental majeur, cette politique de l’autruche implique de lourdes retombées économiques à court, moyen et long termes. Selon le rapport, qui ne prend en compte que les pollutions agricoles, la décontamination des eaux souterraines se chiffrerait ainsi entre 522 et 847 milliards d’euros. Or, plus on minimisera la dégradation généralisée des cours d’eau et des nappes phréatiques, plus chère sera la note finale, et ce à tous points de vue.

Cécile Cassier

20/10/2011

Les espèces pourraient rétrécir avec le changement climatique

lu sur :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/10/20/le-changement-climatique-pourrait-retrecir-les-especes/

Les espèces pourraient rétrécir avec le changement climatique

Selon un article publié par Nature, un rétrécissement général des espèces est perceptible à mesure que la planète se réchauffe.

Les votes pour les «Prix Pinocchio» 2011 sont ouverts

Les votes pour les «Prix Pinocchio» 2011 sont ouverts

> L'association écologiste les Amis de la Terre a lancé mardi la quatrième édition des «Pinocchio du développement durable» attribués, après un vote des internautes, aux entreprises françaises ayant abusivement mis en avant des arguments écologistes ou sociaux. Ces prix Pinocchio 2011, attribués dans trois catégories distinctes («Plus vert que vert», «Mains sales, poches pleines» et «Une pour tous, tout pour moi»), seront remis le jeudi 17 novembre à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

> «A coup de révélations choc et d'abus concrets, ces Prix sont l'occasion de montrer le fossé entre les discours développement durable et les actes des multinationales nominées», estiment Les Amis de la Terre, qui organisent cette opération avec le CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement), un collectif de 54 associations de solidarité internationale.

> Pour le prix «Plus vert que vert» décerné à «l'entreprise ayant mené la campagne de communication la plus abusive et trompeuse au regard de ses activités réelles», les Amis de la Terre mettent en avant un groupe d'eau (Veolia Eau), le concessionnaire de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes (Vinci) ou un groupement promouvant les prospectus papier (Observatoire Hors-Média). Les deux autres prix visent à dénoncer «l'entreprise ayant mené la politique la plus aboutie en terme d'opacité et de lobbying» («Mains sales, poches pleines») et celle ayant «mené la politique la plus agressive en termes d'appropriation et de surexploitation des ressources naturelles» («Une pour tous, tout pour moi»).

10/10/2011

Un plan pour enrayer la raréfaction des fleurs des champs

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/10/un-plan-pour-enrayer-la-rarefaction-des-fleurs-des-champs_1585050_3244.html

LEMONDE | 10.10.11 | 15h00   •  Mis à jour le 10.10.11 | 15h01

Un plan pour enrayer la raréfaction des fleurs des champs

Petites taches rouges ou bleues dans les paysages de Van Gogh ou de Monet, les fleurs des champs ont, pour certaines, disparu du territoire français. Adonis, bleuet, nielle des blés ou miroir de Vénus sont de moins en moins nombreuses. Un plan national d'action pour préserver ces fleurs sauvages est en voie d'élaboration au ministère de l'écologie.

Ces plantes "messicoles" (associées aux moissons) vivent au rythme des cultures. "Le constat est le même partout en Europe. Nous assistons à une régression importante de ces espèces, explique Amélie Coantic, du bureau Faune et flore sauvage au ministère de l'écologie. Sur 102 variétés recensées en France, 52 sont en situation précaire et sept ont disparu."

Compagnes des blés, seigles et autres céréales à paille depuis des millénaires, ces plantes n'ont pas résisté à l'intensification du système agricole. Bien que très peu concurrentielles pour les cultures, elles ont longtemps été considérées comme des mauvaises herbes. "La généralisation des herbicides a été un tournant, estime Frédéric Coulon, ingénieur agronome chez Solagro, une association engagée pour une gestion durable de l'agriculture. Pour augmenter au maximum les rendements, les agriculteurs ont densifié les semis et empêché ces espèces de se développer."

Modification des cycles agricoles, spécialisation des graines, labour toujours plus profond, abandon des surfaces peu productives : les fleurs sauvages s'exilent en bordure des champs et ont du mal à survivre. En Ile-de-France, un tiers des espèces a disparu, un autre tiers est menacé d'extinction. Si le coquelicot est encore abondant à l'échelle nationale, l'adonis goutte-de-sang, la nielle des blés, le myagre perfolié ou l'ivraie enivrante sont en situation "précaire".

Dès les années 1960, des botanistes avaient alerté sur leur disparition. Indicateurs de biodiversité dans l'espace agricole, ces fleurs assurent l'alimentation de nombreux insectes pollinisateurs comme les abeilles ou certains coléoptères. "Or la perte des pollinisateurs est à terme dommageable pour l'activité agricole elle-même, puisque les céréales ont besoin d'être pollinisées", rappelle M. Coulon.

"Auxiliaires de cultures"

Ces plantes nourrissent aussi les oiseaux des plaines et permettent de lutter contre les ravageurs de culture, en attirant les coccinelles ou les syrphes, de petits insectes volants. Ces "auxiliaires de culture" se nourrissent des pucerons et jouent naturellement le rôle de pesticides. Leur présence permet donc de diminuer l'usage de produits phytosanitaires.

"Pour que la disparition de ces plantes ne soit plus seulement la préoccupation des naturalistes, assure Serge Largier, directeur du Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées, il faut mettre en avant les services biologiques qu'elles rendent, et que les agriculteurs apprennent à gérer leurs parcelles non plus comme des monocultures, mais comme des écosystèmes à part entière."

Le plan national pour 2012-2016 prévoit la réalisation d'un état des lieux et la mise en place d'aménagements agroécologiques comme des bandes fleuries. "On peut envisager d'encourager le réensemencement ou de développer des jachères", explique Amélie Coantic. Les spécialistes estiment que la préservation de ces espèces implique une réduction des herbicides et des apports d'intrants, ainsi qu'un travail du sol moins profond.

Céline Blampain
Article paru dans l'édition du 11.10.11

 

08/10/2011

Les pesticides et la santé

à lire sur le journal le Monde:

Un coup dur pour les apiculteurs argentins

LE MONDE | 23 septembre 2011 | Christine Legrand | 427 mots

« Une éventuelle remise en question des règles d'importation du miel sur le territoire de l'Union européenne, à la suite de l'affaire Bablok, nous inquiète », admet Lucas Martinez, président de la Société argentine des apiculteurs.

 

Une ruche bavaroise entrave la route des OGM

LE MONDE | 23 septembre 2011 | Martine Valo | 1087 mots

Le combat d'un apiculteur allemand remet en cause la réglementation européenne sur le commerce du miel. Sur la porte du chalet de bois qui abrite ses abeilles, Karl-Heinz Bablok a accroché avec malice un panneau récupéré : « Flugplatz » (« aérodrome »).

 

voir aussi :

L'Union européenne veut du miel…sans OGM ! 

Rififi autour du miel - La guerre des OGM - europeinfos

 

Les pesticides, facteurs de tumeurs chez les agriculteurs

Compte rendu

LE MONDE |  8 octobre 2011 | Rémi Barroux | 365 mots

Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire, il existe un lien dans les deux tiers des cas. Deux tiers des tumeurs chez les agriculteurs sont associées à une exposition professionnelle aux pesticides, selon un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses)

 

voir :

http://lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/2011/10/09/les-pesticides-facteurs-de-tumeurs-chez-les-agriculteurs.html

 

Le Conseil d'Etat condamne la mise sur le marché de l'insecticide Cruiser

LE MONDE |  5 octobre 2011 | Martine Valo | 669 mots

L'autorisation de dix ans accordée par le ministre de l'agriculture provoque la colère des apiculteurs. Pour les apiculteurs français, le lundi 3 octobre restera comme un modèle de douche écossaise. En début d'après-midi, le Conseil d'Etat a annulé l'autorisation de mise sur le marché de...

 

Cruiser 350 : le Conseil d'Etat donne raison aux apiculteurs

LEMONDE.FR |  3 octobre 2011 | avec AFP | 171 mots

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/03/cruiser-350-le-conseil-d-etat-donne-raison-aux-apiculteurs_1581670_3244.html


Le Conseil d'Etat a annulé lundi 3 octobre l'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour l'année 2010 du pesticide Cruiser 350. Cette décision permet aux apiculteurs, qui accusent ce produit d'avoir tué leurs abeilles, de réclamer des indemnisations.

La plus haute juridiction administrative donne ainsi raison à la requête déposée début 2010 par l'Union nationale de l'apiculture française. Il avait déjà annulé en février les AMM pour 2008 et 2009 du Cruiser, prédécesseur du Cruiser 350 également commercialisé par Syngenta Agro, après des requêtes similaires des associations d'apiculteurs.

"ABSENCE DE CONTRÔLE APPROPRIÉ"

Dans sa décision de lundi, le Conseil d'Etat rappelle que l'UNAF estimait "que la pratique, répétée par le ministre depuis 2008, consistant à accorder une autorisation d'une durée d'un an assortie de prescriptions destinées à s'assurer par des mesures de suivi de l'inocuité du produit, révèle l'absence de contrôle approprié."

Le Conseil d'Etat juge l'autorisation pour une durée de un an illégale car ne répondant à aucune des hypothèses permettant de déroger à la règle de l'AMM de dix ans instaurée par le code rural.

 

 

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sur le même sujet :

07-10-2011 - L’autorisation du Cruiser, pour 2010, jugée illégale

Le Conseil d’Etat a finalement jugé que la décision d’autorisation provisoire de mise sur le marché de l’insecticide Cruiser pour un an, du 1er janvier au 31 décembre 2010, était illégale. En effet, le 15 décembre 2009, date à laquelle il autorisa la mise sur le marché du Cruiser pour l’année 2010, le ministre de l’agriculture n’avait le choix qu’entre deux options. D’une part, si l’innocuité ou l’efficacité du produit n’était pas démontrée, il devait refuser d’accorder l’autorisation. A l’inverse, si les preuves étaient suffisantes, il devait, au regard de la réglementation, délivrer une autorisation pour une durée de 10 ans. Néanmoins, attestant des doutes qu’il nourrissait à l’égard de l’innocuité du produit, le ministre de l’agriculture avait choisi de ne pas trancher, en adoptant un compromis sous la forme d’une dérogation d’un an, sans cesse renouvelée. Si ce principe dérogatoire a été jugé illégal, ne respectant pas les modalités fixées par le code rural, il n’en reste pas moins qu'il a permis à l’AMM (1) du Cruiser, puis du Cruiser 350 de composition identique, d’être renouvelée chaque année, sans prise en compte des résultats du suivi de l’année précédente.

Impliquée dans ce dossier, France Nature Environnement (FNE) s’attaque désormais à l’autorisation accordée sur le maïs pour 2011, ainsi qu’à celle relative au colza. Dans l’attente, elle appelle le ministère de l’agriculture à annuler définitivement l’autorisation de ce produit. Et souligne l’importance de respecter l’objectif de réduction de 50 % de l’usage des pesticides en France d’ici 2018, notamment via le plan Ecophyto.

Cécile Cassier
1- Autorisation de Mise sur le Marché.

18/09/2011

Le Conseil d’Etat juge abusive l’autorisation du Cruiser 350 


lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4823

15/9/2011

Le Conseil d’Etat juge abusive l’autorisation du Cruiser 350

Hier, le Conseil d’Etat a finalement délibéré sur la légalité de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de l’insecticide Cruiser 350, délivrée par le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, pour l’année 2010. Le rapporteur public, Monsieur Edouard Geffray, a conclu à l’annulation de l’AMM de ce pesticide. Il a également demandé la condamnation de l’Etat au profit de l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF), à l’origine de la demande d’annulation de l’AMM. 

De 2008 à 2011, le ministre de l’agriculture a renouvelé, année par année, des autorisations de mise sur le marché du Cruiser et du Cruiser 350, deux appellations commerciales distinctes pour désigner des produits identiques. Lors de l’audience du 14 septembre dernier, le Conseil d’Etat a réprouvé ces méthodes de délivrance insidieuses, reposant sur une dérogation renouvelable à l’infini. Ce système privant toute juridiction du temps nécessaire à l’évaluation d’une nouvelle AMM pour l’année suivante, le ministre de l’agriculture a donc accordé chaque AMM annuelle pour le Cruiser 350 en l’absence de preuves de l’innocuité du produit. Les mêmes pratiques ayant été mises à jour pour les AMM précédentes, le Conseil d’Etat avait déjà annulé les deux premières AMM du Cruiser début 2011. Selon toute vraisemblance, l’AMM du Cruiser 350 pour 2010 devrait subir le même sort. 

Pour Olivier Belval, président de l’UNAF : « Après le Gaucho en 1999, 2002 et 2003, le Régent en 2004, le Cruiser pour 2008 et 2009 et aujourd'hui le Cruiser 350 pour 2010, on voit le peu de cas qui est fait de la protection de l’environnement par les institutions publiques qui en sont les garantes et la difficulté pour nos juridictions de freiner la dérive ». Il est à espérer que les arrêts successifs rendus par le Conseil d’Etat dissuaderont le ministre de l’agriculture d’autoriser le Cruiser 350 pour la campagne 2012. 

Cécile Cassier

11/09/2011

Fukushima : voici venu le temps de l'imposture scientifique

à lire sur :

http://www.rue89.com/planete89/2011/09/11/fukushima-voici-venu-le-temps-de-limposture-scientifique-221364

Fukushima : voici venu le temps de l'imposture scientifique

10/09/2011

Fukushima : trois fois plus de rejets radioactifs en mer qu'estimé

lu sur :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/09/09/fukushima-trois-fois-plus-de-rejets-radioactifs-en-mer-qu-estime_1570109_3216.html

Fukushima : trois fois plus de rejets radioactifs en mer qu'estimé 

LEMONDE.FR avec AFP | 09.09.11 | 15h45   •  Mis à jour le 09.09.11 | 17h06

Le cumul des substances radioactives rejetées en mer par la centrale nucléaire de Fukushima serait environ trois fois plus important que ne le pensait l'opérateur du site, a affirmé, vendredi 9 septembre, la presse nippone. Des chercheurs japonais évaluent à présent à 15 000 térabecquerels la quantité d'éléments radioactifs dispersés dans l'océan Pacifique entre mars et avril, à la suite des explosions d'hydrogène et autres avaries survenues à Fukushima Dai-Ichi, complexe atomique endommagé par le séisme et le tsunami du 11 mars dans le nord-est de l'archipel.

L'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), avait estimé auparavant à 4 700 térabecquerels le total d'iode et césium radioactifs rejetés dans la mer, en fonction de prélèvements effectués début avril. Mais une équipe de chercheurs, dirigée par Takuya Kobayashi, de l'Agence de l'énergie atomique japonaise, a fondé ses estimations sur d'autres données, provenant notamment d'échantillons d'eau de mer pris entre le 21 mars et le 30 avril, selon plusieurs quotidiens japonais.

Selon les chercheurs, les particules radioactives sont arrivées en mer par divers canaux et d'autres, rejetées dans l'atmosphère, sont retombées dans l'eau de l'océan. Les bâtiments des réacteurs, qui ont été arrosés massivement pour être refroidis, ont laissé échapper des quantités d'eaux contaminées par les voies souterraines, tandis que des émissions radioactives ont accompagné les explosions d'hydrogène qui se sont produites dans plusieurs bâtiments de réacteurs durant les premiers jours suivant le désastre.

08/09/2011

En Amazonie, le bras de fer autour du barrage Belo Monte continue

lu sur :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/09/06/en-amazonie-le-bras-de-fer-autour-du-belo-monte-continue/

En Amazonie, le bras de fer autour du barrage Belo Monte continue

C'est un combat majeur qui se déroule en Amazonie depuis de nombreuses années : la bataille autour du Belo Monte, cet immense barrage qui doit voir le jour dans le nord-ouest du Brésil, sur le fleuve Xingu.

C'est un combat majeur qui se déroule en Amazonie depuis de nombreuses années : la bataille autour du Belo Monte, cet immense barrage qui doit voir le jour dans le nord-ouest du Brésil, sur le fleuve Xingu. Le feu vert définitif pour la construction de l'édifice hydroélectrique a été donné le 1er juin dernier par l’Institut brésilien de l'environnement. Mais les opposants au projet ne baissent pas les bras.

Fin août, des manifestations ont été organisées dans quinze pays — du Brésil à la France en passant par le Mexique, les Etats-Unis et le Canada — par plusieurs associations telles que France libertésSurvival ou Amazon Watch. "Préservons la forêt et l'humanité. Non à Belo Monte !", scandaient les opposants, comme ici à Sao Paulo, où une effigie en paille de la présidente brésilienne Dilma Rousseff a été brûlée.
La pétition lancée par le chef Raoni, connu pour ses combats en faveur de la forêt amazonienne et fer de lance de l'opposition au projet, a par ailleurs réuni plus de 100 000 signatures, tandis que des personnalités s'engageaient contre le barrage, comme le chanteur Sting ou le réalisateur James Cameron.

Car le Belo monte, c’est un barrage de 6 km de large avec ses canaux de dérivation et une zone d’inondation estimée à 500 km2 sur les berges du Xingu, dans l’ouest de l’Etat amazonien du Para. Conséquence :  16 000 personnes devront quitter leurs terres. L'ouvrage va par ailleurs porter un coup supplémentaire à la forêt amazonienne, déjà fortement touchée par la déforestation massive qui l'affecte depuis des années, menaçant la survie de centaines d'espèces animales et végétales. Enfin, le barrage devrait provoquer un dérèglement de l’équilibre du fleuve.

Selon les associations écologistes, le gouvernement brésilien bafoue par ailleurs la Constitution du pays et la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations Unies, qui affirment notamment que tout projet ayant un impact sur des territoires indigènes doit s’établir en concertation avec la population y vivant.

Mais pour l'Etat brésilien, pas question d'abandonner un barrage qui, avec une puissance prévue de 11 000 mega-watts, devrait  générer 11 % de l’électricité du pays et créer des dizaines de milliers d'emplois. Afin d'accompagner la croissance économique, le gouvernement s'est en effet fixé pour objectif de doubler la production nationale d'électricité d'ici 2019 — date à laquelle le barrage est censé être achevé. La capacité énergétique installée, qui est actuellement de 112 000 MW devrait ainsi atteindre 240 000 MW d'ici huit ans. D'un coût évalué à 11 milliards de dollars, Belo Monte sera le troisième plus grand barrage au monde, derrière celui des Trois-Gorges en Chine (18 000 MW) et celui d’Itaipu qui alimente le Brésil et le Paraguay (14 000 MW).

Sous couvert d'études rassurantes de l’Institut brésilien de l'environnement, organisme public, Dilma Rousseff ne semble pas vouloir faire marche arrière, même si sa cote de popularité en ressort affectée. Son prédécesseur Lula Da Silva, avait de la même façon relancé le projet, quitte à crisper certains de ses alliés, avec notamment la démission de la ministre de l'écologie Marina Silva de son poste de ministre de l’environnement en mai 2008.

Alors que le chantier a démarré, le bras de fer continue donc. Les porte-parole des peuples indigènes ont promis de nouvelles actions sans qu'aucune date ne soit encore fixée.

30/08/2011

France; pollution; PCB ;

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/29/alerte-aux-pcb-et-peche-aux-anguilles-interdite-en-tarn-et-garonne_1565081_3244.html

Alerte aux PCB et pêche aux anguilles interdite en Tarn-et-Garonne

17/08/2011

Les déchets des pays riches

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/16/les-etats-unis-mauvais-eleves-du-recyclage-de-l-electronique_1559994_3244.html

Les Etats-Unis, mauvais élèves du recyclage de l'électronique

L'ONG Basel Action Network combat le commerce des déchets toxiques.

Le 26 juillet, une cérémonie surprenante s'est déroulée au quatrième étage d'un petit immeuble de bureaux situé au centre de Seattle, dans l'Etat de Washington, au nord-ouest des Etats-Unis.

De hauts dirigeants du groupe sud-coréen de produits électroniques grand public LG étaient venus là signer un accord avec le Basel Action Network (BAN), une organisation non gouvernementale américaine qui lutte contre le commerce de déchets toxiques, notamment de déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE).

"C'est historique", a commenté sobrement Jim Puckett, le fondateur et directeur exécutif de BAN, au siège duquel l'événement avait lieu. Au terme de cet accord, LG s'est engagé à avoir recours, pour le traitement de ses déchets électroniques, à des recycleurs certifiés dans le cadre du programme "e-Stewards", lancé en 2010 par BAN.

Le groupe sud-coréen a ainsi rejoint le groupe d'une petite vingtaine d'entreprises labellisées "e-Stewards" qui ont pris le même engagement, parmi lesquelles Bank of America ou la branche américaine de Samsung.

CENT CONTENEURS PAR JOUR

"On me demande souvent pourquoi nous collaborons avec des entreprises comme celles-ci, qui n'ont pas la réputation de défendre particulièrement l'environnement, justifie M.Puckett. Je réponds que dès qu'elles mettent le doigt dans l'engrenage, elles sont forcées de réfléchir à toute leur chaîne de production et à son impact environnemental."

Il ajoute: "Elles ne sont pas parfaites, mais, ces dernières années, nous avons davantage avancé en travaillant avec elles qu'en faisant pression sur l'administration américaine, y compris depuis l'arrivée de Barack Obama."

La grande affaire de Jim Puckett et de son organisation, c'est de dénoncer les exportations de déchets toxiques des pays industriels vers l'Asie ou l'Afrique, où ces rebuts sont traités – ou souvent brûlés – au mépris de l'environnement et la santé des populations.

Et à ce niveau, les Etats-Unis sont incontestablement le cancre de la classe mondiale : premiers producteurs et exportateurs mondiaux de déchets, ils n'ont jamais ratifié la Convention de Bâle réglementant le commerce des déchets toxiques, qui date de 1989 et de laquelle BAN tire son nom.

Alors que l'Union européenne a été au-delà du texte en interdisant dès 1997 l'exportation de déchets dangereux à destination des pays non membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), entre 50 et 100 conteneurs de déchets d'équipements électriques et électroniques partent – en toute légalité – chaque jour des Etats-Unis à destination de Hongkong, principal "hub" asiatique, selon les estimations de BAN.

Rien ne destinait Jim Puckett, 56 ans, à devenir le militant emblématique de cette cause. Jusqu'au jour où, jeune cinéaste, il se penche sur les eaux pas très claires du Puget Sound, ce bras de mer qui baigne Seattle et le nord de la côte ouest américaine, le conduisant à s'intéresser à la question des pollutions industrielles.

"A la fin des années 1980, on a commencé à entendre parler de trafics de déchets toxiques, avec notamment l'odyssée d'un bateau chargé de milliers de tonnes de cendres venant des incinérateurs de Philadelphie", raconte-t-il.

Jim Puckett rejoint alors Greenpeace et mène campagne pour le durcissement de la Convention de Bâle et l'interdiction pure et simple des exportations de déchets dangereux. Cette disposition (appelée le "Ban amendment") a été votée en 1995, mais n'est jamais entrée en vigueur, faute d'avoir été ratifiée par un nombre suffisant de pays.

SANTÉ ET ENVIRONNEMENT

"J'ai créé BAN en 1997, parce qu'il fallait passer de la lettre à l'application, parce que les pays industrialisés et leurs entreprises ne pouvaient pas continuer comme cela à utiliser le libre-échange et la mondialisation comme prétextes pour externaliser leurs coûts aux dépens des plus pauvres, explique-t-il. J'ai commencé dans le sous-sol de ma maison de Seattle. BAN s'est vraiment fait connaître quand nous nous sommes intéressés aux DEEE, qui concernent tout le monde, entreprises et particuliers, à un degré ou à un autre."

La question du traitement des DEEE est donc devenue le cheval de bataille de Jim Puckett et de son équipe de huit permanents, parallèlement à un autre sujet, moins médiatique : le démantèlement des navires.

La méthode de cet infatigable militant est simple : aller sur le terrain, en rapporter des témoignages (en utilisant une caméra cachée si besoin), faire pression. Il peut raconter les effroyables conditions dans lesquelles les ordinateurs, téléviseurs et autres appareils venus d'Occident sont dépecés en Chine, au Vietnam, au Nigeria et au Ghana par des travailleurs ne bénéficiant pas de la moindre protection, comment les habitants de ces décharges à ciel ouvert inhalent des fumées toxiques et pataugent dans des eaux chargées de métaux lourds.

Les recycleurs certifiés dans le cadre du programme "e-Stewards" s'engagent à ne pas exporter vers des pays tiers les déchets qui leur sont confiés et à en assurer eux-mêmes le traitement, dans le respect de l'environnement et de la santé humaine.

Ils sont actuellement une cinquantaine en Amérique du Nord. Le budget de BAN – un million de dollars par an (environ 700 000 euros) – est financé pour un peu plus de la moitié par ces entreprises, notamment grâce aux droits versés par celles-ci pour se prévaloir du label "e-Stewards". Le programme a vocation à prendre une dimension internationale et BAN envisage d'ouvrir un bureau à Bruxelles.

Car l'Europe n'est pas un élève aussi vertueux que cela : l'interdiction d'exporter les déchets toxiques est largement contournée par des trafics illégaux ou par des systèmes de fausses déclarations.

"Les trois quarts des équipements électroniques déclarés d'occasion et envoyés vers les pays en voie de développement ne sont pas réutilisables, assure Jim Puckett. En réalité, ce sont des DEEE dont on veut se débarrasser." Un projet de contrôle systématique des exportations de matériel électrique et électronique est en discussion à Bruxelles.

Gilles van Kote
Article paru dans l'édition du 17.08.11

14/08/2011

2030 : l'agonie de nos sociétés ?

lu sur :

http://www.universnature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4795

13/8/2011

2030 : l'agonie de nos sociétés ?

L'homme est un prédateur qui ne sait pas s'arrêter. Même si nous ne pouvons prédire des événements futurs précis, il est tout à fait possible d'identifier les tendances et les développements à venir susceptibles d'avoir un impact important sur notre futur. Seul le futur est malléable. 
En 2030, malgré toutes les études concernant les changements climatiques, les scénarii de l'Agence internationale de l'énergie du Conseil mondial de l'énergie prévoient que les énergies fossiles continueront à dominer le bilan énergétique. La part des énergies renouvelables ne dépassera pas les 10%. On prévoit un retour du charbon et du nucléaire ! Malgré ses inconvénients, il continuera à faire partie des bilans énergétiques de beaucoup de pays industrialisés, malgré, en définitive, « la fausse émotion après Fukushima ». La pression sur les sources d'énergie sera encore plus forte qu'aujourd'hui. Le pétrole restera l'énergie la plus demandée et représentera comme aujourd'hui 35% de la consommation totale d'énergie. Celle du charbon croîtra dans des pays émergents comme l'Inde ou la Chine, qui utilisent ce minerai. La hausse des températures et la baisse de la pluviométrie concerneront surtout les régions arides et semi-arides comme le Moyen-Orient, la Corne de l'Afrique, l'Afrique du Nord, le sud de l'Afrique, le nord-ouest de la Chine et l'Asie centrale. 

Six facteurs majeurs de changement façonneront le monde en 2030 : il y a d'abord l'explosion de la démographie mondiale et les modifications de démographies sociétales. Les changements climatiques et environnementaux, la crise énergétique à venir, la globalisation croissante, l'accélération du développement exponentiel de la technologie. 

Le drame est que rien ne semble arrêter la course mortelle à la croissance sans laquelle nos brillants économistes sont incapables d'échafauder la moindre perspective d'évolution vers un autre modèle économique. Les tensions de tous ordres et le désordre économique et social apparaîtront sans doute bien avant, avec la disponibilité décroissante du pétrole que nous ne parviendrons pas à compenser en temps voulu par les autres sources d'énergies. Même en misant tout sur une substitution du pétrole par le charbon et ses dérivés liquides, même en ayant recours massivement au nucléaire avec tous les inconvénients créés par ces deux sources d'énergies, elles seront très insuffisantes pour compenser le déficit d'énergie laissé par le pétrole. Ne parlons pas des énergies dites renouvelables qui plafonneront autour de 10%, dans le meilleur des cas, d'ici à 2030. Nous n'aurons ni le temps ni les moyens financiers pour réussir une mutation nécessaire des infrastructures, le tout dans un climat de crise financière et de récession économique engendrée par le coût croissant et la réduction physique de l'énergie disponible. Et ceci sans compter avec la facture à payer des désordres écologiques et climatiques qui en résultera. Facture qui sera soldée en premier par les variables d'ajustement que sont les peuples harassés du Sud qui auront à combattre l'errance climatique et la faim.