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18/03/2012

Les terres rares : un faux problème

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5072

15/3/2012

Exploiter les « terres rares » en Chine

pour préserver son chez soi 

Le 13 mars dernier, les Etats-Unis, l’Europe et le Japon ont déposé plainte contre la Chine auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Ils lui reprochent des quotas jugés abusifs, limitant l’exportation de « terres rares », ce terme désignant un groupe de métaux très prisés par les nouvelles technologies. Les Amis de la Terre ont vivement réagi à ce qu’ils dénoncent comme une « hypocrisie » des pays industrialisés. De fait, contrairement à ce que leur appellation suggère, les « terres rares » sont présentes de manière relativement homogène dans le monde. Mais leur exploitation est problématique, impliquant des conditions de travail précaires et des techniques d’extraction nuisibles à l’environnement. 

Aussi, n’est-ce pas un hasard si plus de 95 % de la production mondiale se concentrent en Chine, où les normes sociales et environnementales sont peu contraignantes. Pour l’ONG, plutôt que de faire pression sur la Chine, les pays industrialisés doivent s’interroger sur leurs besoins croissants en matières premières, inhérents à un mode de vie excessivement énergivore. Les associations déplorent une 
ère d’obsolescence programmée qui, en assurant une durée de vie limitée aux produits (*), appelle au renouvellement incessant d’accessoires, notamment high-tech. En atteste la récente sortie du nouveau Ipad d’Apple, le 7 mars dernier, troisième génération commercialisée en deux ans. Loin de se substituer à d’autres produits, ces tablettes s’ajoutent aux smartphones et aux lecteurs MP3. En moyenne, un Européen achète un nouveau téléphone tous les 18 mois. 

(*) http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4996

Cécile Cassier

13/03/2012

Les besoins en eau, source de tensions entre pays méditerranéens

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/13/les-besoins-en-eau-source-de-tensions-entre-pays-mediterraneens_1657184_3244.html

Les besoins en eau, source de tensions entre pays méditerranéens

En 2025, 80 millions de Méditerranéens risquent de se trouver en situation de "pénurie" d'eau. 

Comment mieux partager les ressources en eau potable auxquelles près de 800 millions de personnes de la planète n'ont toujours pas accès ? Quelque 25 000 participants sont réunis depuis lundi à Marseille au 6e Forum mondial de l'eau pour esquisser des réponses. Parmi les sujets de désaccord constants figure la question du partage de l'eau douce, enjeu de souveraineté des Etats.

Cette question est très sensible dans les pays du pourtour méditerranéen. "En Méditerranée, l'eau est une ressource rare, fragile et inégalement répartie dans l'espace et dans le temps. Les demandes en eau ont doublé dans la deuxième moitié du XXe siècle siècle pour atteindre, en 2005, 280 km3 /an pour l'ensemble des pays riverains. L'agriculture, premier secteur consommateur d'eau, représente 64 % de la demande totale en eau", selon Plan Bleu, observatoire de l'environnement et du développement durable en Méditerranée au sein du PNUE (le programme des Nations unies pour l'environnement).

PÉNURIE POUR 80 MILLIONS DE MÉDITERRANÉENS EN 2025

"Dans de nombreux pays, les prélèvements en eau approchent le niveau limite des ressources disponibles. Des pénuries d'eau, conjoncturelles ou structurelles, sont constatées. En 2005, la population méditerranéenne 'pauvre' en eau, c'est-à-dire celle des pays dotés de moins de 1000 m3 par habitant et par an, s'élève à 180 millions d'habitants, dont 60 millions en situation de 'pénurie' – moins de 500 m3 par habitant et par an. Vingt millions de Méditerranéens n'ont pas accès à l'eau potable, notamment dans les pays au Sud et à l'Est", affirme encore Plan Bleu.

Les pressions sur les ressources en eau s'accroîtront encore de façon sensible au Sud et à l'Est et 80 millions de Méditerranéens seront en situation de "pénurie" à l'horizon 2025. Du fait de la croissance de la demande en eau agricole et urbaine et de la rareté des ressources, un pays méditerranéen sur trois prélèvera plus de 50 % du volume annuel de ses ressources naturelles renouvelables. Les tensions vont croître dans les régions qui souffrent déjà d'un déficit en eau. Mais ces pressions peuvent-elles déboucher sur de véritables conflits ?

UNE SEULE VÉRITABLE GUERRE LIÉE À L'EAU

Selon le député Jean Glavany, auteur d'un rapport publié en décembre dernier sur "La géopolitique de l'eau""l'eau peut-elle motiver à elle seule un conflit". La guerre des Six Jours de juin 1967, en Méditerranée orientale, a souvent été considérée comme une preuve de l'existence des conflits armés pour l'eau. "L'eau a agi comme un catalyseur de l'unité arabe, puis comme un déclencheur d'une opération israélienne", souligne le rapport Glavany.

Le premier sommet arabe, en 1964, fixa ainsi le thème de la conférence sur la nécessité d'adopter une stratégie commune de l'eau en réponse à la décision unilatérale israélienne de construire l'Aqueduc national déviant les eaux du Jourdain, construction achevée cette même année. Un enchainement d'opérations palestiniennes et israéliennes qui déboucha finalement sur un véritable conflit. Mais "le véritable front était sans nul doute le front égyptien, d'où part d'ailleurs la guerre des Six Jours", note le rapport.

En réalité, les historiens s'accordent à dire qu'il y a eu très peu de guerres ayant pour cause directe l'eau. Les chercheurs de l'université de l'Oregon (Etats-Unis) ont analysé plus de 2 000 "interactions" de "conflits" liés à l'eau. Ils notent ainsi que la seule véritable guerre liée à l'eau remonte à plus de 4 500 ans, entre Lagash et Umma, deux cités-États voisines du pays de Sumer (Mésopotamie) au sujet du partage des eaux du Tigre et de l'Euphrate.

Néanmoins, il y a clairement des points de tensions forts autour de l'eau en Méditerranée. Car l'eau est un enjeu de puissance et de développement économique. L'eau est ainsi une source de différends entre Israël et les Palestiniens (lire notre article : "En Cisjordanie, même l'eau est une arme").

Selon l'IFRI, 90 % de l'eau en Cisjordanie est utilisée aujourd'hui par les Israéliens, qui ne laissent que 10 % aux Palestiniens. Pour les besoins domestiques, les Israéliens consomment 260 litres par jour et par habitant, alors que les Palestiniens doivent se contenter de 70 litres. Est-ce à dire qu'il y aura un conflit pour l'eau entre les deux camps ?

"Il y a une crise de l'eau aiguë entre Israéliens et Palestiniens", confirme Franck Galland, fondateur d'Environmental Emergency & Security Services, spécialiste de la géopolitique de l'eau. Mais grâce à des technologies de pointe et un recyclage poussé des eaux usées, "les Israéliens sont moins tentés d'aller chercher chez leurs voisins l'eau qui leur manquerait". En revanche, "il n'y aura pas d'Etat palestinien viable sans indépendance stratégique sur l'eau douce", insiste l'expert.

L'EGYPTE, LE POINT CHAUD LE PLUS PROBLÉMATIQUE

Plus au nord, la Turquie a construit 29 barrages en Anatolie qui ont cristallisé toutes les tensions avec ses voisins syriens et irakiens. Mais la situation s'est améliorée . Après des années de crises syro-turques, un accord sur les volumes d'eau a pu être trouvé en marge du dernier Forum mondial de l'eau à Mexico, en 2006, souligne le rapport Glavany.

Pour Franck Galland, "le point chaud le plus problématique concerne l'Egypte. Si Le Caire ne réforme pas ses pratiques agricoles, si elle continue à consommer de l'eau comme elle le fait actuellement, elle souhaitera le statu quo par rapport aux accords de 1959, qui partagent avantageusement les eaux du Nil. Dans ce cas de figure, dès qu'un pays comme l'Ethiopie, en amont du Nil Bleu, voudra aménager le cours de ce fleuve, il provoquera la réaction politique et diplomatique du Caire. Mais on ne peut écarter l'option militaire égyptienne. Rappelons-nous que Nasser disait : 'L'Egypte n'entrera plus jamais en guerre, sauf pour l'eau.'" Or, l'Ethiopie verra sa population atteindre près de 120 millions d'habitants à l'horizon 2025. Ses besoins seront énormes, notamment pour l'agriculture.

PROBABILITÉ DE CONFLITS INTRA-ÉTATIQUES

Cependant Franck Galland envisage une autre évolution dans laquelle l'Egypte améliorerait sa gestion de l'eau, ce qui permettrait, "grâce aux économies réalisées, une allocation de l'eau du Nil pour les besoins d'un pays comme l'Ethiopie". Par ailleurs, a été signé en 1999 un accord sur l'Initiative du bassin du Nil (IBN), qui réunit les dix États riverains et vise à concilier les intérêts de chacun.

La probabilité de conflits intra-étatiques est probablement plus grande. "S'il est peu probable que des États se fassent la guerre pour l'eau, il n'en est pas de même à l'échelle locale. En effet, la disponibilité ou la rareté de l'eau est un problème localisé", indique le rapport Glavany.

Des tensions interrégionales peuvent être observées dans de très nombreux États, y compris en Europe. L'Espagne est par exemple depuis fort longtemps le théâtre d'oppositions internes très marquées. C'est notamment le cas de la province d'Aragon qui, déjà sous le régime franquiste, contestait la construction des canaux alimentant les villes de Valence et de Murcie, et s'oppose aujourd'hui aux projets de mise en valeur de ces mêmes villes.

De même, il y a les conflits d'usage. Ainsi en Méditerranée, le développement du tourisme peut entrer en contradiction avec les usages agricoles. La période touristique coïncide avec la période d'irrigation et peut priver d'eau de nombreux agriculteurs pendant une période cruciale, avec des touristes ayant une consommation d'eau "à l'occidentale".

DES SOLUTIONS PRAGMATIQUES

Le 6e Forum de l'eau se démarque résolument des précédentes par son approche pragmatique : l'heure est désormais aux solutions. "Les coopérations sur l'eau peuvent permettre d'établir un climat de confiance et jeter les bases de coopération dans d'autres domaines.  Même en l'absence de coopération affichée, voire en présence de discours belliqueux, la coopération entre les États est attestée. C'est typiquement le cas du Nil : en dépit des tensions, le dialogue est permanent", souligne le rapport Glavany.

Cela concerne aussi l'Europe. Un exemple : la coopération constructive concerne l'Espagne et le Portugal, qui exploitent de façon concertée cinq bassins transfrontaliers (Miño, Limia, Duero, Tage et Guadiana). Un traité signé en 1864 définit les limites internationales des fleuves et souligne l'importance d'utiliser les ressources en eau transfrontalières pour le bien des deux pays.

Mais s'il convient de renforcer les capacités de dialogues régionaux pour éviter les conflits, il faut aussi s'appuyer sur des "actions sur le terrain". Dans le cas de l'Egypte, explique Franck Galland, l'Initiative du bassin du Nil "n'a pas un pouvoir de coercition". C'est une "instance de dialogue". Pour être vraiment efficace, il faudrait un "plan Marshall" sur l'eau en Egypte, c'est-à-dire que la communauté internationale aide l'Egypte à investir massivement dans les infrastructures et utilise des techniques plus efficientes de consommation d'eau.

Ceci suppose des solutions très pragmatiques. Franck Galland cite en exemple l'Algérie qui a, dans les années 2000, massivement investi dans les infrastructures en eau, et parallèlement à fait venir des opérateurs privés qui gèrent les eaux des grandes villes algériennes. Elle a fait le pari de l'expertise et du transfert de savoir-faire. "Cette double politique permet de résoudre les problèmes liés à l'eau".

" Il faut par ailleurs agir sur la demande en eau, et pas uniquement sur l'offre souligne Plan Bleu. Cela consiste à réduire les pertes et les mauvaises utilisations – dans certaines villes, la moitié de l'eau est perdue à cause de fuites – et à améliorer l'efficience de l'utilisation de la ressource. Les marges de progrès sont considérables, puisqu'une meilleure gestion de la demande permettrait d'économiser un quart des demandes, soit plus de 85 km3 par an en 2025 en Méditerranée...

Edouard Pflimlin 

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sur le même sujet, voir :

http://www.fame2012.org/fr/

Forum Alternatif Mondial de l'Eau 

www.fame2012.org/fr/En cache

L'objet du Forum Alternatif Mondial de l'Eau (FAME) est de construire une alternative concrète au VIème Forum Mondial de l'Eau (FME) organisé par le Conseil Mondial de l'Eau, organe des sociétés transnationales et de la Banque Mondiale qui prétend s'arroger la gouvernance mondiale de l'eau.

Depuis des années l'ensemble des mouvements de la société civile qui militent pour la préservation des ressources en eau et leur gestion citoyenne ont élaboré des plateformes, des propositions et des actions, soit au cours de rencontres spécifiques (Forums alternatifs de Florence en 2003 et de Genève en 2005, Alter Forums de Mexico en 2006 ou d'Istanbul en 2009) soit è l'intérieur des Forums Sociaux Mondiaux comme à Porto Alegre, Caracas, Nairobi ou Belem, qui ont servi de base pour l'émergence d'un mouvement pour la réappropriation de l'eau, bien commun de l'humanité.

Lire la suite

05/03/2012

Eau potable ?

lu sur :

http://www.lesmotsontunsens.com/cinq-fois-plus-de-pesticides-autorises-dans-l-eau-du-robinet-depuis-fevrier-2011-en-toute-discretion

Cinq fois plus de pesticides autorisés dans l'eau du robinet depuis février 2011 ! En toute discrétion...

 

 

Ne le lisez pas trop fort, ça risquerait de s'ébruiter : En catimini, en février 2011, le ministère de la Santé a décidé de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l'eau du robinet. Désormais à consommer avec modération...

 

C'est l'associationGénérations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui a levé le lièvre le 7 février 2012, dans une indifférence médiatique totale.

Depuis 1998, un avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF) tenait lieu de réglementation. Dans une transposition quelque peu olé-olé de la directive européenne 98/83, le CSHPF avait en effet décidé que l'eau ne devait "pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments" si un pesticide s'y trouvait à une quantité supérieure à 20% d'une valeur répondant au doux nom de "valeur sanitaire maximale" (VMax, définie par divers organismes : OMS, EFSA, AFSSA...). Une interprétation qui dépassait déjà largement les normes européennes.

Les pesticides, c'est bon... buvez-en !

La "nouveauté", c'est qu'en février 2011, une instructionde la Direction Générale de la Santé (DGS, dépendant du ministère de la Santé), passée totalement inaperçue jusque là, a tout chamboulé. Sans tambour ni trompette, le ministère s'est donc jeté à l'eau et a décidé de porter les "seuils de potabilité" à 100% de la VMax. Soit une multiplication par 5 des seuils en vigueur ! DéfoliantDécoiffant !

"Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l'eau 5 fois plus importantes qu'avant décembre 2010 !" déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. "Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats-Unis, on va maintenant tolérer jusqu'à 300 μg/l pendant plus d'un mois alors qu'auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/l pendant la même durée !" fulmine-t-il.

Le ministère de la Santé en eaux troubles...

Autre conséquence de cette nouvelle mesure sanitaire : la baisse artificielle du nombre de personnes concernées par une présence excessive de pesticides nécessitant une restriction d'utilisation de l'eau. On est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces restrictions en 2009 à une estimation de 8 939, selon les chiffres du ministère ! De la belle ouvrage...

"Cette amélioration en trompe l'oeil n'est due qu'à une manipulation des valeurs de pesticides acceptées dans l'eau et pas à une véritable amélioration de la situation" proteste François Veillerette qui voit là "la preuve que les autorités publiques ont renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la fièvre !"...

Et bientôt, au fil de l'eau, il suffira d'arroser son jardin pour le désherber ? On n'arrête pas le progrès...

[Remarque,  la décision date du 9 décembre 2010, elle n'a été publiée au Bulletin Officiel que le 15 février 2011]

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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l'information est parue aussi dans le Canard Enchaîné du mercredi 29/2/12.

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18/02/2012

J'adore ce récit de pompes funèbres !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/1899-une-fellation-presidentielle-a-l-elysee-16-02-2012-1431920_494.php

1899 : une fellation présidentielle à l'Élysée

Le Point.fr - Publié le 16/02/2012 à 00:05 - Modifié le 16/02/2012 à 14:00

Félix Faure ne résiste pas à la petite gâterie offerte par sa maîtresse dans le salon bleu du palais de l'Élysée. 

Félix Faure, président de la République depuis quatre ans, fait honneur à la patrie. Comme tout bon Français de sexe mâle, il a pris une maîtresse. Elle s'appelle Marguerite Steinheil, elle a 26 ans et, en bonne Parisienne, change d'amant comme de chapeau. Son mari, le peintre Steinheil, qui poursuit ses propres amours, ne trouve rien à y redire. Au contraire même, la nouvelle relation de son épouse lui vaut plusieurs commandes officielles. La fonction du bon Félix Faure étant stressante, il a pris l'habitude de faire venir Mme S. au palais de l'Élysée à chaque fois qu'il a besoin d'une séance de relaxation. Le matin du 16 février 1899, il lui fait savoir qu'il la recevra avec plaisir à 17 heures, après ses dernières obligations. Quelques minutes avant qu'elle ne soit introduite, dans le salon bleu, bien sûr, il avale un excitant pour raffermir sa chair pendouillante. À 56 ans... Elle arrive, enfin. Belle, vive. Il n'y a pas de temps à perdre. Elle ouvre son corsage pour lui offrir une magnifique poitrine qui ne doit rien à une prothèse mammaire PIP.

Connaissant la chanson, elle entame les préliminaires ; soudain, elle sent la main de son amant se crisper sur sa tête. Elle s'apprête à interrompre sa prestation quand il se met à crier : "J'étouffe ! J'étouffe ! Je n'y vois plus." Elle se relève, s'affole, sonne les domestiques et s'enfuit par un escalier dérobé sans même prendre le temps de se rhabiller entièrement. Parvenue dans la rue de Marigny, elle hèle un fiacre, le torse encore nu sous sa jaquette. Pendant ce temps, les domestiques de l'Élysée découvrent le président allongé sur le divan, en pleine crise. Le médecin qui accourt est impuissant à le sauver. Vers 10 heures, il meurt d'une congestion cérébrale, comme on dit à l'époque. Lorsque le prêtre mandé pour lui administrer les derniers sacrements se présente, quelques heures plus tard, il demande à un garde du palais : "Le président a-t-il encore sa connaissance ?", s'attirant la réponse mythique : "Non, elle vient de s'enfuir par l'escalier de service."

La nouvelle de la mort de Félix Faure se répand rapidement. Le Journal du peuple écrit qu'il est mort d'avoir trop "sacrifié à Vénus". Tout Paris comprend l'allusion. Les journalistes, apprenant que le président est mort durant une fellation prodiguée par sa maîtresse Mme S., surnomment celle-ci "la Pompe funèbre". Le sobriquet fait fureur. Cette réputation attire même à la belle de nouveaux amants, parmi lesquels Aristide Briand et le roi du Cambodge.

La fin de Marguerite est moins glorieuse que son entrée dans le monde. Le 30 mai 1908, elle est retrouvée ligotée et bâillonnée dans son lit. Son époux a été étranglé et sa mère est morte d'une crise cardiaque. Soupçonnée d'être l'instigatrice du crime de son mari, elle est cependant acquittée. Elle épousera ultérieurement un baron anglais et s'éteindra à 85 ans, on ne l'invente pas... dans le Sussex.

13/02/2012

Interpeller Hollande sur la taxe Tobin

communiqué :

"Face à la caricature de taxe Tobin proposée par Nicolas Sarkozy, les associations de solidarité internationale membres de la coalition "Robin des Bois" nous ont proposé d'interpeller François Hollande pour qu'il prenne enfin une position claire sur le niveau et la destination des fonds collectés par la taxe sur les transactions financières qu'il propose. Vous trouverez ci-joint le texte d'un e-mail d'interpellation.

LA TAXE ROBIN DES BOIS

La France s'apprête d'ici début mars à adopter une "taxe sur les transactions financières". Victoire ? Pas vraiment, car Nicolas Sarkozy a annoncé une taxe au rabais et dont les revenus seraient finalement destinés au budget national et à "réduire les déficits"...

En clair : le gouvernement a cédé à la finance et nous vole la taxe !
Utopie quand il s'agissait de lutter contre la spéculation, l'extrême pauvreté et les défis planétaires, la taxe risque de devenir qu'un simple produit de façade à l'approche des élections. Ne dégageant qu'un milliard d'euros, une telle taxe ne peut avoir aucun effet dissuasif sur la spéculation, ni répondre aux exigences considérables posées par le changement climatique, l'extrême pauvreté et les grandes pandémies comme celle du sida.

Mais il est encore possible d'agir : puisque le gouvernement refuse d'entendre la voix des citoyens, c'est désormais aux parlementaires, que nous devons nous adresser : les députés et sénateurs ont le pouvoir de remettre la taxe dans le bon sens !

Le projet de loi de cette taxe au rabais est en ce moment même discuté à l'Assemblée nationale, qui devrait le voter en début de semaine prochaine. Puis le texte fera la navette au Sénat et à nouveau à l'Assemblée.

Aidez-nous à convaincre le candidat aux présidentielles et les parlementaires socialistes de modifier le texte, en proposant une alternative au projet du gouvernement, pour que la France mette en place une VRAIE taxe Robin des Bois !

Envoyez le texte ci-dessous à François Hollande : 

contact@francoishollande.fr 

avec en titre de mail :

Taxe sur les transactions financières

(il suffit de faire un copié collé du texte ci-dessous)

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Monsieur Hollande,

Aujourd'hui, au lieu d'honorer ses engagements, le Président de la République Nicolas Sarkozy a tranché : la taxe française sur les transactions financières, en plus d'être au rabais, ne deviendra pas un outil historique pour lutter contre les dérives du secteur financier et les injustices mondiales. Le gouvernement balaye d'un revers de main les 500 000 citoyens européens et les 82% de Français qui demandent une taxe efficace contre la spéculation financière et dont le produit soit alloué à la solidarité internationale.1

Vous vous êtes déjà engagé pour l'instauration d'une taxe sur les transactions financières tant au niveau français qu'européen. Toutefois, tant vos déclarations que les initiatives parlementaires de votre groupe omettent l'un des principes fondamentaux d'une telle taxe : lutter pour le développement, contre les grandes pandémies et les conséquences désastreuses du changement climatique dans les pays du Sud.

Aujourd'hui, Monsieur Hollande, la balle est dans votre camp.
En tant que candidat présidentiel du plus grand parti d'opposition, vous avez le pouvoir d'influencer le projet de loi qui est en cours de discussion au Parlement jusqu'au 8 mars. Nous vous demandons de donner suite à votre discours au Bourget en exprimant votre soutien public à "une véritable taxe sur les transactions financières" pour dégonfler la bulle financière, lutter contre la pauvreté, les grandes pandémies et le changement climatique, et d'appeler les parlementaires socialistes à amender en ce sens le texte déposé par le gouvernement.

Monsieur Hollande, ferez-vous mieux que Nicolas Sarkozy ?

Pour être bien surs que notre message sera entendu, vous pouvez également interpeller Michel Sapin, chargé du projet présidentiel auprès de François Hollande, et Kader Arif, "monsieur développement" de l'équipe de campagne de François Hollande, et nous aider à diffuser au maximum cette action : 

http://www.taxerobindesbois.org/latest/action-urgente-hol...

1 : 82% des Français considèrent que le produit de la taxe sur les transactions financières (TTF) devrait être affecté à la solidarité internationale, Sondage CSA de décembre 2011

12/02/2012

Pour les vacanciers qui viennent dans le sud !

Vers une privatisation de l'accès au littoral ?

 

http://www.midilibre.fr/2012/02/10/grand-et-petit-travers-dites-adieu-aux-autos,456239.php

 

voir aussi :

Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers ...


http://collectifuneplacepourtous.midiblogs.com/archive/2012/02/11/fermeture-definitive-de-la-route-du-petit-travers-grand-trav2.html


 


04/02/2012

La chasse scientifique en France

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/pour-l-elysee-les-chasseurs-sont-avant-tout-des-scientifiques-02-02-2012-1426573_59.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120202

 

Pour l'Élysée, les chasseurs sont avant tout des scientifiques 

 

 Le Point.fr - Publié le 02/02/2012 à 09:04

Oies, baleines, même combat. Nicolas Sarkozy décide de prolonger la chasse à l'oie à des fins d'études scientifiques.

Chacun sait que la meilleure façon d'étudier scientifiquement un animal, c'est de le tuer. Et que sa mise à mort, tâche très délicate, ne peut être confiée qu'à un chasseur. Heureusement, notre président Nicolas Sarkozy s'en est soudainement rappelé, hier, lorsqu'il a demandé en toute urgence à la ministre de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet de prendre un arrêté autorisant la chasse des oies "aux fins d'études scientifiques" du 1er au 10 février 2012.

Il était temps. La science française a failli passer à côté de grandes découvertes biologiques par la faute d'un Conseil d'État qui avait demandé au gouvernement de fixer la fermeture de la chasse aux oies au 31 janvier. Mais comment ose-t-on ainsi vouloir obstruer l'avancement de la science française ? Il y a pourtant l'exemple japonais qui crève les yeux. Voilà de nombreuses années que la science des baleines avance à pas de géant grâce à leur chasse scientifique qui sacrifie un millier de cétacés chaque année. Enfin... qui devrait, car cet arriéré de Capitaine Paul Watson de Sea Shepherd s'entête à leur couper la vague sous le pied.

Sciences électorales

Ce n'est pas tout, le gouvernement français vient également de décider l'abrogation des moratoires sur la chasse au courlis cendré et à l'eider à duvet, deux espèces en si mauvais état de conservation qu'elles sont classées sur la liste rouge de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Sans doute que, là encore, le sacrifice de ces oiseaux est rendu nécessaire par la curiosité scientifique. Et sans doute encore y avait-il urgence puisque l'État n'a même pas pris le temps de demander une évaluation scientifique au GEOC (Groupe d'experts sur les oiseaux et leur chasse), créé à la suite de la table ronde sur la chasse en 2008. Enfin, à la suite d'une récente rencontre avec les chasseurs à L'Élysée, Nicolas Sarkozy s'est engagé à rouvrir prochainement la chasse au grand tétras. Décidément, la France vise le prix Nobel en matière de recherche ornithologique. Ou en sciences électorales...

Mais pourquoi se limiter à la chasse aux oiseaux ? La France possède une biodiversité formidable qui pourrait faire progresser la science comme jamais. Modestement, voici ma proposition de nouvelles chasses scientifiques qui pourraient, par le plus grand des hasards, arranger chasseurs et éleveurs. Les chasses au loup et à l'ours pour étudier la digestion carnée. La chasse aux oiseaux de proie pour étudier le vol plané. La chasse à la tortue pour étudier les motivations d'un SDF. Mais aussi la pêche scientifique à l'anguille pour comprendre la mentalité d'une migrante. Il paraît que le Collège de France se tâterait pour créer une chaire de chasse scientifique...

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sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/07/avant-la-presidentielle-la-chasse-gagne-du-terrain-en-france_1639815_3244.html 

Avant la présidentielle, la chasse gagne du terrain en France

LEMONDE.FR | 07.02.12 | 19h05   •  Mis à jour le 07.02.12 | 19h06

Levée des moratoires protégeant certains oiseaux, "prélèvements scientifiques" d'oies après la fermeture de la chasse, lois qui en facilitent la pratique : à l'approche de l'élection présidentielle, les chasseurs sont choyés, au grand dam des écologistes, qui dénoncent "un braconnage électoraliste".

Lors de ses vœux au monde rural, le 17 janvier, dans l'Ariège, le président de la République avait critiqué des règles environnementales trop"tatillonnes" et certaines limitations imposées par la justice à la chasse. "La préservation de l'environnement, ça n'est pas empêcher quiconque de faire quoi que ce soit", avait-il lâché, ajoutant que le gouvernement allait "prendre un certain nombre de décisions pour relâcher la pression".

Peu après, le chef de l'Etat avait continué à courtiser le monde cynégétique. Après avoir reçu longuement une délégation de la Fédération nationale de la chasse (FNC), il a adressé une lettre à son président, le 31 janvier, soulignant que "la préservation de cette grande tradition française qu'est la chasse demeure une priorité", avant de conclure : "Je refuserai toujours formellement d'opposer la chasse et la protection de la nature."

ESPÈCES MENACÉES

Nicolas Sarkozy n'a pas tardé à tenir parole : samedi 4 février, deux moratoires en vigueur jusqu'en 2013 sur la chasse de deux oiseaux, l'eider à duvet et le courlis cendré, ont été levés, après l'avis favorable du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage. "A la suite de la demande du président de la République, le Conseil national a rendu une étude indiquant que ces espèces ne présentaient pas des difficultés systématiques et on a demandé qu'elles soient chassables dès maintenant", explique Bernard Baudin, président de la FNC.

Le problème, pour les associations de défense de l'environnement, c'est que l'organisme, composé majoritairement d'associations de chasseurs, n'a pas de vocation scientifique. "Seul le Groupe d'experts sur les oiseaux et leur chasse peut émettre des avis scientifiques sur les espèces qui peuvent être prélevées", rappelle Dominique Py, administratrice chargée du dossier faune sauvage à l'ONG France Nature Environnement. Or, il n'a pas été consulté, comme le gouvernement s'y était engagé. Et la décision d'abroger les moratoires a été prise à la hâte." Par ailleurs, ces deux espèces sont toujours présentes sur la liste rouge des espèces menacées en France publiée par l'Union internationale pour la conservation de la nature. L'eider à duvet y est classé "en danger critique" tandis que le courlis cendré apparaît dans la catégorie "vulnérable".

"Le gouvernement revient sur des engagements pris vis-à-vis du monde de la nature sans nous consulter", déplore Michel Métais, directeur de la Ligue de protection des oiseaux. En juillet 2008, chasseurs et écolos s'étaient en effet mis autour de la table pour s'entendre sur un compromis. En avait découlé un accord, prévoyant un moratoire pour trois espèces d'oiseaux, dont le courlis et l'eider, en contrepartie d'un avancement de l'ouverture de la chasse du 1er septembre au 21 août.

"CHASSER PLUS ET PLUS LONGTEMPS"

Tentative de séduction oblige, la liste des espèces désormais chassables ne s'arrête pas à ces seuls oiseaux. Nicolas Sarkozy a également promis aux chasseurs de prendre des décisions dès mars pour autoriser les chasses traditionnelles d'espèces protégées (bruant, ortolan et pinson dans les Landes) et avancer d'un mois la chasse au vanneau huppé. Enfin, le Conseil national de la chasse a donné vendredi 3 février un avis favorable à "des prélèvements scientifiques" d'oies pendant dix jours après la date officielle de la fermeture de la chasse le 31 janvier. Cent quatre-vingt-quinze bêtes pourront ainsi être chassées dans treize départements, officiellement pour analyser les isotopes de leurs plumes afin de déterminer leur provenance.

"Il n'y avait pas d'urgence à mener cette analyse en février, estime Dominique Py. Il ne s'agit que d'une manière de contourner la loi, en faisant fi des cas de braconnage, pour apaiser les chasseurs." Des chasseurs qui s'étaient vivement indignés de la décision du Conseil d'Etat du 23 décembreavançant la fermeture de la chasse du 10 février au 31 janvier pour le gibier d'eau.

"Ce sont des petits acquis qui remettent en cause les grands équilibres environnementaux et qui constituent la porte ouverte à d'autres autorisations. Or, on ne peut pas réguler la biodiversité en chassant plus d'espèces et plus longtemps", regrette Michel Métais.

"BRACONNAGE ÉLECTORALISTE"

Au-delà de l'allongement de la liste des espèces, le gouvernement entend aussi faciliter l'accès à la chasse. Le 2 février, le Sénat a ainsi adopté à l'unanimité, moins les sénateurs écologistes, une proposition de loi modernisant le droit de chasse et la reconnaissant comme "un acteur à part entière en matière de gestion de la biodiversité". Le texte, qui prévoit notamment qu'un nouveau chasseur pourra chasser sur l'ensemble du territoire national et non plus seulement dans son département et qui exonère les terrains de chasse de taxe sur le foncier non bâti en zone humide, devrait repasser devant l'Assemblée nationale à la fin du mois avant d'être rapidement promulgué.

"Ce braconnage électoraliste ne trompe personne, et ne rehausse pas l'image du Parlement. Il est temps que les députés et les sénateurs se consacrent à des questions plus sérieuses que les obstinations d'un lobby certes vigoureux, mais largement minoritaire dans ses aspirations, y compris dans le monde rural", avait immédiatement réagi Dominique Voynet, porte-parole de la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts Eva Joly.

"On est très clairement face à une série de mesures à visée électorale", confirme Michel Métais. Et de souligner que la technique n'est pas nouvelle : sur les six lois chasse votées en douze ans, trois l'ont été juste avant une élection (2002, 2007 et 2012) et une juste après (2008). Des actions à même de rassurer les 1,3 million de chasseurs, regroupés en 80 000 associations.

Audrey Garric

25/01/2012

Le projet de budget des Verts

lu sur :

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/25/quatre-economistes-donnent-un-satisfecit-au-projet-de-budget-d-eva-joly_1634090_1471069.html

Quatre économistes donnent un satisfecit au projet de budget d'Eva Joly

Les écologistes ont soumis les hypothèses de travail de leur "budget vert" à un audit de chercheurs indépendants.

Ras le bol d'être assimilés sans cesse à la seule défense des pâquerettes et du monde animal. Les écologistes ont beaucoup travaillé, et ce depuis des années, sur les questions économiques : croissance, chômage, économies d'énergie bien sûr, mais aussi diminution de la dette et redressement de la balance commerciale. Un travail effectué en pure perte pour le moment, puisque, dans l'opinion, si l'idée de transaction énergétique n'a cessé de marquer des points, celle d'une véritable économie verte fondée sur une croissance positive et des créations d'emplois ne convainc guère.

Conscients d'être dans une campagne électorale dominée par la réponse à apporter à la crise, les écologistes, évidemment soucieux de ne pas se laisser marginaliser, ont souhaité montrer que leurs propositions tenaient la route. Comme l'explique le député européen Pascal Canfin, l'expert économique d'Eva Joly, qui a travaillé sur le "budget vert", l'idée est de montrer que "les politiques écologiques sont meilleures pour l'économie et meilleures pour la planète".

Ils ont donc soumis le projet de budget présenté à la presse par Eva Joly le 4 octobre 2011 à quatre économistes de l'OFCE, sans lien avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV),  pour mission de mesurer l'impact macro-économique d'un tel budget.

Les résultats de l'étude sont assez concluants. Les mesures budgétaires proposées par Eva Joly (réorientation de la fiscalité vers la fiscalité environnementale, avec l'instauration d'une contribution climat-énergie, augmentation des dépenses d'investissements publics, notamment dans les filières vertes et la construction de logements neufs, relèvement des prélèvements obligatoires sur les hauts salaires et les revenus du capital) constitueraient, selon les quatre économistes auteurs de l'étude, un modèle efficace pour sortir de la crise.

BON POiNT 

Comparé au budget de référence, qui est celui adopté par le projet de loi de finances de septembre 2011, et en considérant que les budgets suivants seraient identiques, l'instauration d'un "budget vert" permettrait la création de 400 000 emplois supplémentaires à l'horizon 2015. Ces créations d'emplois supplémentaires permettraient une baisse du taux de chômage à 8,3 % en 2015.

Par ailleurs, l'augmentation progressive de la fiscalité écologique couplée au plan d'économies d'énergies permettrait une baisse des émissions des gaz à effet de serre. La baisse des émissions de CO2 serait de 32 % d'ici à 2020, ce qui permettrait d'atteindre les objectifs préconisés par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

EMPLOIS VERTS

Un bon point également pour les écologistes en ce qui concerne la diminution de la dette, si l'on en croit les auteurs de l'étude, puisque les choix budgétaires d'Eva Joly permettent de ramener le déficit public sous les 3 % en 2014. Enfin, contrairement aux idées reçues, selon lesquelles les écologistes seraient tous des adeptes de la décroissance, le modèle soumis à l'audit des chercheurs aurait un effet positif sur la croissance.

Le mécanisme est simple : les créations d'emplois et les investissements verts créent un effet d'entrainement favorable à l'activité économique. Dès la première année d'instauration d'un "budget vert", les mesures préconisées auraient un impact positif de 0,9 point de produit intérieur brut (PIB) et de 1,8 point de PIB sur deux ans.

C'est la première fois qu'un parti politique, et qu'une candidate à l'élection présidentielle soumettent leurs hypothèses de travail à un audit effectué par des chercheurs indépendants. Les résultats obtenus devraient susciter débats et réflexions.

19/01/2012

Quelle note méritent les agences de notation ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/19/quelle-note-meritent-les-agences-de-notation_1631924_3232.html

Quelle note méritent les agences de notation ?

Si scandale il y a dans cette affaire, il est à double détente. Que le jugement de ces sociétés de conseil privées, responsables de bourdes historiques, soit pris au sérieux ; et qu'il puisse avoir des conséquences sur l'existence même de la zone euro, sur la croissance mondiale et sur des centaines de milliers d'emplois.

"On a raté l'occasion d'en finir avec les agences au lendemain de la crise de 2008. Elles n'auraient jamais dû s'en remettre." L'homme qui se désole ainsi est un très haut fonctionnaire français, colbertiste mais convaincu des mérites du marché, et l'un des meilleurs économistes du pays.

Il parle des agences de notation, bien sûr - et notamment de Standard & Poor's, qui vient de dégrader la dette souveraine de plus d'une demi-douzaine de pays de la zone euro, dont la France.

Ce n'est pas tant la décision de S &P qui l'étonne, mais l'importance qu'on y attache. Si scandale il y a dans cette affaire, il est à double détente. Que le jugement de ces sociétés de conseil privées, responsables de bourdes historiques, soit pris au sérieux ; et qu'il puisse avoir des conséquences sur l'existence même de la zone euro, sur la croissance mondiale et sur des centaines de milliers d'emplois.

Car lesdites agences, et particulièrement S &P, auraient dû être totalement, ignominieusement déconsidérées par leur responsabilité dans le déclenchement de la crise financière de 2008. Durant des années, elles ont accordé la meilleure note, le mirifique AAA, aux obligations privées les plus pourries émises par le marché américain.

Elles ont adoubé, porté aux nues des produits financiers intégrant des crédits immobiliers à très hauts risques, que Wall Street dissémina aux quatre coins de la planète.

On connaît l'histoire : les subprimes, merveilleux produits d'épargne si chaudement recommandés par les merveilleuses agences de notation, ont provoqué la plus grave crise financière que le monde ait connue depuis les années 1930...

Cela aurait dû faire sombrer les agences dans un éternel discrédit. Elles sont coresponsables de la tragédie de 2008. Elles ont gravement manqué à leur mission, celle de conseiller les investisseurs sur la solidité des produits d'épargne. Pourquoi ?

Parce que le système est biaisé, pervers. Les agences conseillent à la fois les émetteurs et les acheteurs de produits d'épargne, qui les payent pour ce service. Comme l'expliquait une enquête du Nouvel Observateur (1er décembre 2011), les agences "étaient payées au prorata de ce qui était vendu par les banques, leurs premières clientes" ! Plus il se vendait de ces produits toxiques, auxquels elles avaient accordé leur glorieux imprimatur, plus elles gagnaient d'argent.

Dans l'un des grands livres écrits sur la crise de 2008 - The Big Short, Inside the Doomsday Machine, éd. W.W. Norton & Co., 2010 -, Michael Lewis détaille la collusion entre banques et agences. Ces dernières ont subi et répercuté de façon péremptoire la vulgate de l'époque : le marché de l'immobilier était censé ne jamais baisser. Il a flanché. Les agences se sont trompées : elles ont joué l'immobilier à la hausse.

Leur appréciation n'avait rien d'original et encore moins de scientifique. Elle n'était que le reflet de l'opinion dominante dans les milieux des marchés financiers, lesquels se racontaient des histoires de Bisounours sur l'évolution de l'immobilier.

Faut-il prendre les agences plus au sérieux quand elles émettent des jugements sur les obligations publiques ? Là, elles conseillent les investisseurs sur la solvabilité d'un Etat qui emprunte pour financer ses dettes. Et là, pas plus tard que cet été, S &P a aussi commis une bourde magistrale. Pour justifier sa dégradation de la note souveraine américaine, elle s'est trompée sur l'évolution du déficit de l'Etat fédéral. Pas une petite erreur de calcul, une erreur de 2 000 milliards de dollars !

Elle a reconnu sa faute, mais n'est pas revenue pour autant sur la dégradation de la note américaine. Ce qui a conduit l'un des secrétaires adjoints au Trésor, John Bellows, à s'interroger publiquement sur "la crédibilité et l'intégrité" de S &P en matière de notation des dettes publiques.

Mais s'il est toujours bon pour les nerfs de pointer la médiocrité du messager, cela n'explique pas l'importance qui reste attachée au message. Presse, Etats, marchés accordent la plus grande attention aux notations des agences. Pourquoi ?

Parce que les pouvoirs publics eux-mêmes - gouvernements et banques centrales - ont imposé, dans les réglementations financières et bancaires, des références aux notations des agences. En cela, les jugements portés par S &P comptent plus que ceux des journalistes ou des professeurs de finances, alors qu'ils relèvent du même cocktail : un mélange d'estimations chiffrées et d'a priori idéologiques, mâtiné d'une bonne dose de pifomètre ou de doigt mouillé.

"Si les jugements des agencesont un impact alors qu'ils ne le méritent pas, écrit le FinancialTimes dans un éditorial (le 14 janvier), c'est parce que les gouvernements les ont adoubées dans un rôle quasi public au travers des réglementations financières" - celles, par exemple, qui imposent à tel ou tel gestionnaire de l'épargne publique de n'investir que dans les produits les mieux notés par S &P et consoeurs.

Pire, poursuit le FT, certains responsables politiques ont "fétichisé" les notations des agences, à commencer par Nicolas Sarkozy, qui a longtemps "sanctifié" le AAA français.

Les notes des agences ne sont que des opinions. Mais les opinions ont des conséquences. Quand S &P choisit le moment où la situation s'améliore un peu dans la zone euro pour dégrader une demi-douzaine de pays de l'union monétaire, elle ne fait pas qu'émettre un jugement. Elle est un acteur - qui joue l'euro à la baisse, comme il avait joué l'immobilier à la hausse.

On peut chercher à se rassurer. On peut se dire, sans doute à raison, que le jugement de S &P sur l'euro est à peu près aussi pertinent que celui qu'elle porta sur les subprimes.

Mais on n'échappe pas à cette réalité : l'Etat lourdement endetté dépend des marchés - c'est encore plus vrai dans la zone euro que pour les autres Etats ; et l'humeur, parfaitement irrationnelle, desdits marchés dépend des agences de notation. Ce n'est pas la moindre des malédictions qui pèsent aujourd'hui sur la zone euro.

 

27/12/2011

Le commerce avec Israël en temps de crise

pétition :

Non à l’achat par la France de 318 millions d’euros de drones à Israël ! 

Embargo militaire immédiat contre Israël!

Le ministère de la Défense français a pris le 20 juillet  la scandaleuse décision d’acheter pour plus de 318 millions d’euros d'armes de guerre à Israël. Alors que cet état hors-la-loi se rend, jour après jour, coupable de graves violations du droit international, alors que l’heure est à la démilitarisation, aux économies budgétaires et aux sanctions contre l’impunité d’Israël, le choix du ministère de la Défense français est indigne, et nous indigne.


Israël a un bilan bien établi de violations du droit international et des droits humains au cours de ses diverses opérations et agressions militaires, invasions et occupations de territoires palestiniens et d'autres pays arabes, par l’emploi abusif et indiscriminé de la force et le ciblage délibéré des civils et des infrastructures. Il en résulte une répétition incessante de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

La Campagne BDS France, comme le BNC palestinien, appelle donc à un embargo militaire immédiat contre Israël, similaire à celui imposé contre l’Afrique du Sud dans le passé.

 Nous demandons l’annulation immédiate de ce contrat d’achats de drones à Israël. 


lien pour signer la pétition :

BDS France | Boycott - Désinvestissement - Sanctions

Nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s engagé-e-s à signer la pétition initiée par la Campagne BDS France et qui sera ensuite adressée au Ministre de la Défense.

Campagne BDS France -

Site : www.bdsfrance.org

E-mail : campagnebdsfrance@yahoo.fr

22/12/2011

De 1% à 3% ou 4% ... peut-être (qui va payer la différence ?) - suite

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/le-cadeau-de-489-milliards-aux-banques-21-12-2011-1411027_28.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111222

Le cadeau de 489 milliards aux banques

La Banque centrale européenne sort le carnet de chèques pour éviter un effondrement du crédit en zone euro. Explications.

La Banque centrale européenne (BCE) sort l'artillerie lourde. Face au risque d'effondrement du crédit en zone euro, l'institution de Francfort a décidé d'injecter massivement de la liquidité dans le système bancaire européen. Comme elle l'avait annoncé le 8 décembre, elle a proposé, mercredi, aux banques privées des lignes de crédit de trois ans, en quantité illimitée, à un taux dérisoire de 1 % ! Et la qualité des garanties exigées en échange (le "collatéral", en langage financier : obligations d'État, crédits immobiliers de bonne qualité, actifs financiers liés à des crédits à des PME) a même été assouplie.

Des conditions qui ont visiblement séduit. Alors que les établissements financiers privés sont habituellement réticents à aller frapper à la porte de la BCE, de peur d'apparaître comme fragiles, ils se sont cette fois littéralement rués au guichet de Mario Draghi. 523 banques lui ont emprunté 489 milliards d'euros !

Sauver les banques...

Avec une telle somme créée ex nihilo, la Banque centrale européenne espère pallier la pénurie de financement dont souffrent les banques. Celles-ci "ont en permanence besoin de liquidité pour financer leurs activités. En situation normale, cela ne pose pas de problème. Mais en ce moment, à cause de l'incertitude sur les bilans bancaires, les marchés monétaires sont gelés : les investisseurs institutionnels comme l'ensemble des intervenants du marché se montrent réticents à leur prêter", explique Étienne Farvaque, spécialiste de l'économie bancaire et de la politique monétaire, professeur à l'université du Havre. Or, en 2012, elles devaient refinancer 600 milliards de dette bancaire qui arrive à maturité, dont 230 milliards rien qu'au premier trimestre, selon Mario Draghi. De quoi mettre en danger la distribution de crédit aux entreprises et aux ménages...

La Banque centrale européenne essaie aussi de lutter contre la spéculation dont sont victimes les banques, via l'utilisation de produits dérivés, considère Étienne Farvaque. Avec un message simple : "Spéculez tant que vous voulez", cela n'aura pas de prise sur les banques...

... et la zone euro

L'opération exceptionnelle de la BCE pourrait aussi avoir des effets bénéfiques sur le marché de la dette souveraine. Elle pourrait inciter les banques privées à racheter de la dette publique. Explication : la BCE prête aux banques européennes à 1 % d'intérêt autant d'argent qu'elles le souhaitent. Celles-ci n'ont donc plus qu'à se baisser pour acheter des obligations souveraines sûres, comme celles de l'Allemagne (2,1 % d'intérêt), de la France (3,5 %) ou même de l'Italie (6,3 %). "Même si elle n'apprécierait pas qu'on le dise comme ça, la BCE montre qu'elle est bien le prêteur en dernier ressort de la zone euro", analyse Étienne Farvaque.

Reste à savoir si les marchés feront la même analyse. Certains économistes en doutent. Car racheter des obligations souveraines est toujours un pari très risqué. Non seulement leur valeur risque de continuer à chuter, ce qui menace les ratios de fonds propres des banques, mais cela suppose aussi de parier qu'aucun État ne fera défaut... Ce qui est loin d'être assuré. Car si la BCE a mis le paquet sur les banques, elle rechigne toujours à financer directement les États. Même si elle rachète des obligations souveraines sur le marché secondaire, son action est limitée et trop incertaine pour calmer l'inquiétude. Et les traités européens lui interdisent de racheter de la dette directement à son émission... 

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Regardez donc la vidéo suivante :

Comprendre la dette publique en quelques minutes

 http://www.youtube.com/watch?v=AAyyp_zeWtE (13'29")

21/12/2011

De 1% à 3% ou 4% ... peut-être (qui va payer la différence ?)

Je viens d'entendre à la radio que la Banque Centrale Européenne (BCE) allait prêter de l'argent aux banques privées à un taux de 1%, ce qui permettra à ces banques privées de prêter aux États européens à 3 ou 4% (peut-être ...).

Regardez donc la vidéo suivante :

Comprendre la dette publique en quelques minutes

 http://www.youtube.com/watch?v=AAyyp_zeWtE (13'29")

11/12/2011

L’état des sols français

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4938

9/12/2011

Tour d’horizon de l’état des sols français

Résultat de dix ans de travaux, le Groupement d’Intérêt Scientifique sur les sols, le Gis Sol, vient de publier le premier bilan de l’état des sols de France métropolitaine et d’Outre-Mer. Si des contaminations avérées, notamment au plomb et au cadmium, ont bien été observées, la grande majorité des sols français présente des « teneurs en éléments traces métalliques plutôt faibles ». Aussi, s’il est admis que certains peuvent soulever de réels problèmes sanitaires, il n’existe qu’un « risque minime » de transfert dans la chaîne alimentaire. Néanmoins, on discerne des phénomènes de contaminations diffuses, la contamination par certains éléments traces métalliques dépassant le secteur des zones urbaines et industrielles. C’est le cas notamment en région parisienne et dans le Nord-Pas-de-Calais. 

Concernant les réserves minérales des sols, l’acidité des sols agricoles a peu évolué. Par ailleurs, malgré une diminution importante des apports minéraux extérieurs, ils ne présentent pas de baisse mesurable de leurs teneurs en potassium. En revanche, en terme de fertilité chimique, de nombreux sols pâtissent de teneurs en phosphore relativement faibles. A l’inverse, dans les régions d’élevage intensif, l’augmentation des teneurs en phosphore des sols s’avère préoccupante en raison de son impact sur la qualité des eaux et l’eutrophisation des milieux. D’après le rapport, ce décalage entre excédents et insuffisances appelle à une meilleure valorisation des effluents d’élevage. 

Certains contaminants ont été détectés dans l’intégralité des sites analysés, y compris ceux où ils n’ont jamais été épandus. En attestent les cas du DDT et du lindane, deux insecticides interdits en Europe mais très persistants. Mais le meilleur exemple de contamination avérée par un polluant organique hautement persistant est la chlordécone, un insecticide employé dans les bananeraies des Antilles

Outre la composition et la pollution des sols, d’autres problématiques sont soulevées dans ce rapport, à l’instar des phénomènes croissants d’artificialisation et d’érosion des sols. De fait, l’artificialisation des sols s’est accélérée au cours de la dernière décennie et concernait 8,9 % des sols français en 2010. Pour plus d’un tiers d’entre eux, il s’agit de sols de très bonne qualité agronomique. Si elle a progressé, la connaissance des sols recèle encore de nombreuses incertitudes, notamment quant au processus de séquestration des sols. En outre, les changements climatiques devraient amener de nouvelles interrogations sur ce socle du vivant que constituent les sols. 

Cécile Cassier

 

06/12/2011

Jérusalem, la Palestine, Israël

" La désignation par la loi israélienne de Jérusalem comme capitale est contestée actuellement par la quasi-totalité de la communauté internationale. "

(voir : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Israel#L.27ONU_vote_le_Plan_de_Partage_de_la_Palestine )

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lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/12/06/israel-expulse-un-depute-du-hamas-de-jerusalem-est_1614037_3218.html

Israël expulse un député du Hamas de Jérusalem-Est

Ahmad Atoun est l'un des quatre dirigeants du Hamas de Jérusalem-Est qu'Israël s'efforce de chasser de la ville, interdisant toute activité politique palestinienne dans le secteur oriental de la ville.

28/11/2011

Sables bitumineux : la guerre des lobbies est lancée

lu sur :

http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/11/sables_bitumineux__londres_soutiendrait_ottawa_15197099.html

Sables bitumineux : Londres soutiendrait Ottawa (la Presse Canadienne)

OTTAWA - La Grande-Bretagne a secrètement soutenu la campagne du Canada contre la proposition de l'Union européenne visant à étiqueter le pétrole produit à partir de sables bitumineux comme étant plus polluant, a rapporté dimanche un journal britannique. >> 

dimanche 27 novembre 2011 à 19H16

OTTAWA - La Grande-Bretagne a secrètement soutenu la campagne du Canada contre la proposition de l'Union européenne visant à étiqueter le pétrole produit à partir de sables bitumineux comme étant plus polluant, a rapporté dimanche un journal britannique.

The Guardian a en effet révélé que Shell et BP, deux géants du secteur de l'énergie ayant chacun un important projet d'exploitation de sables bitumineux en Alberta, avaient fait du lobbying auprès du gouvernement de David Cameron afin qu'il prête main-forte au gouvernement de Stephen Harper dans sa lutte contre l'initiative européenne.

Selon des documents obtenus en vertu des lois sur l'accès à l'information, au moins 15 réunions de haut niveau et plusieurs échanges ont eu lieu depuis septembre entre Londres et Ottawa.

L'Union européenne souhaite faire officiellement reconnaître que le transport du pétrole provenant des sables bitumineux génère 22 pour cent plus de gaz à effet de serre que celui du pétrole conventionnel, ce qui reviendrait à étiqueter le pétrole albertain comme étant plus polluant.

En prévision du vote européen sur la qualité des carburants, qui aura lieu vendredi, le secrétaire aux Affaires étrangères britannique, William Hague, avait offert son appui au gouvernement canadien et envoyé, en septembre, un télégramme aux ambassades de la Grande-Bretagne au Canada leur ordonnant de transmettre l'opinion de Londres sur la question et de demander à Ottawa ce qui constituerait pour elle un arrangement acceptable.

Selon The Guardian, le fait que la Grande-Bretagne adopte la même position que le Canada au sujet de la proposition de l'Union européenne isole le pays par rapport au reste du continent et le place dans une situation très embarrassante, alors qu'une nouvelle série de rencontres internationales sur les changements climatiques est sur le point de commencer à Durban, en Afrique du Sud, lundi.

L'article du quotidien est basé sur des documents obtenus par The Co-operative, un regroupement d'entreprises britanniques qui milite contre les sables bitumineux dans le cadre d'une campagne sur les changements climatiques.

«C'est très décevant d'apprendre que le gouvernement de la Grande-Bretagne soutient les efforts du Canada et nous espérons qu'il reverra sa position et qu'il placera la nécessité de remédier aux changements climatiques avant les intérêts commerciaux du Canada lorsque viendra le temps de voter pour la proposition de la commission européenne», a déclaré Colin Baines, le responsable de la campagne contre les carburants toxiques pour The Co-operative, en entrevue avec The Guardian.

Bill McKibben, un environnementaliste américain qui a été arrêté en août dernier alors qu'il manifestait contre le pipeline Keystone XL de TransCanada, a affirmé que la Grande-Bretagne semblait être devenue le «partenaire de crime» du Canada.

«Ce sera l'une des plus importantes décisions en matière d'environnement prises par le gouvernement Cameron», a-t-il conclu.

par La Presse Canadienne 

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voir aussi sur le journal Le Monde :

Sables bitumineux : la guerre des lobbies est lancéeLE MONDE | 26 novembre 2011 | Anne Pélouas | 775 mots 

 

Les écologistes essaient de contrer le travail d'influence des pétroliers canadiens en Europe.

A la veille de la Conférence des Nations unies sur le climat à Durban (Afrique du Sud), le lundi 28 novembre, Friends of the Earth Europe, Greenpeace et d'autres organisations non gouvernementales (ONG)...

17/10/2011

Iran : la veuve d'un physicien nucléaire dénonce un acte terroriste

lu sur :

http://www.lemonde.fr/international/article/2011/10/14/iran-la-veuve-d-un-physicien-nucleaire-denonce-un-acte-terroriste_1587643_3210.html

Iran : la veuve d'un physicien nucléaire dénonce un acte terroriste 

LEMONDE.FR | 14.10.11 | 10h17  •  Mis à jour le 17.10.11 | 10h31

En Iran, "physicien nucléaire" est devenu un métier à haut risque. Ces derniers mois, trois d'entre eux ont péri dans de mystérieux attentats, alors qu'un quatrième a échappé de justesse à la mort. A chaque fois, Téhéran accuse Washington et Tel Aviv d'avoir commandité ces meurtres.

Dans le cas de Massoud Ali Mohammadi, physicien de l'université de Téhéran soufflé par une bombe le 12 janvier 2010, d'autres motifs ont été avancés. Ce professeur était proche du mouvement vert, qui a contesté la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009.

Cependant, des méthodes similaires ont été utilisées le 29 novembre 2010 contre Fereydoun Abbassi Davani, un spécialiste de la technologie des lasers travaillant pour le ministère de la défense. Un explosif a été apposé par des motards sur la portière de sa voiture alors qu'il roulait dans les rues de Téhéran. Il a survécu miraculeusement à l'attentat et a, depuis, été nommé à la tête de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA). Le même jour, Majid Shahriari, responsable du projet des réacteurs nucléaires au sein de l'OIEA, perdait la vie dans une attaque analogue. Plus récemment, le 23 juillet 2011, Daryoush Rezaei, un scientifique de 35 ans qui entretenait des liens avec l'OIEA, était abattu par balles, devant son domicile téhéranais.

Un mois plus tard, un certain Majid Jamali Fashi a été condamné à mort pour l'assassinat de Massoud Ali Mohammadi. Il avait auparavant confessé, à la télévision iranienne, avoir été recruté et entraîné par les services secrets israéliens.

Mansoureh Karami, la veuve du physicien Massoud Ali Mohammadi, était de passage à Paris en septembre pour le VIIe congrès international des victimes du terrorisme, placé sous le haut patronage du président de la République. Elle nous a livré sa version des faits.

Que s'est-il passé ce 12 janvier 2010 ?

Mansoureh Karami : Comme d'habitude, mon mari est parti très tôt de la maison, à 7 h 30. Ce matin là, je l'ai accompagné jusqu'à sa voiture. Après être sorti du parking de la maison, il m'a dit au revoir et c'est là que j'ai entendu l'explosion d'une bombe. Je me suis précipitée dans l'avenue et je l'ai trouvé dans la position de celui qui prie ("inclination devant Dieu", en persan). Quand j'ai pris sa tête sur mon sein, je me suis aperçue qu'elle s'était vidée. J'ai été bouleversée. Cette bombe était si puissante qu'elle aurait pu tuer 300 personnes : les fenêtres alentour étaient brisées, le plâtre sur les murs a été soufflé. Heureusement, à cette heure-ci, il n'y avait personne autour de la maison.

A quoi avez-vous pensé à cet instant, qui avait pu faire ça ?

La police m'a interrogée et a cherché dans l'ordinateur de mon mari pour savoir s'il était menacé. Je me demandais comment il pouvait avoir des ennemis : ses élèves l'aimaient beaucoup, ses parents l'aimaient beaucoup… qui pouvait être son ennemi ? Je ne pensais à personne en particulier.

Même par rapport à son métier ? Que voulez-vous dire ?

Il était professeur à l'université de Téhéran. Un spécialiste des particules élémentaires. Quand l'agent qui a tué mon mari a été arrêté, j'ai compris. Majid Jamali Fashi est un membre d'un groupe de 30 personnes qui travaillait pour le Mossad. Cet Iranien est un mercenaire, il a été payé plus de 120 000 dollars pour tuer mon mari.

Pourquoi votre mari aurait-il été éliminé par le Mossad ?

Parce qu'il était l'un des plus grands professeurs de physique en Iran. Il aimait sa patrie et voulait faire tout ce qu'il pouvait pour son peuple. C'est pour cela que les services secrets israéliens ne pouvaient supporter ses activités à l'égard de son peuple.

Votre mari travaillait-il sur le programme nucléaire iranien ?

Non, pas du tout, il n'était qu'un professeur de physique de l'université.

Est-ce suffisant pour être éliminé par un service secret étranger ?

Il avait déjà été menacé par les Moudjahidines du peuple à plusieurs reprises. Les Moudjahidine entretiennent des relations avec le Mossad, ils ont inscrit le nom de mon mari sur la liste de ceux qui travaillent sur le programme nucléaire en Iran mais il n'y travaillait pas.

La mort de votre mari a-t-elle un rapport avec les attentats contre d'autres scientifiques iraniens ?

Bien sûr ! Majid Jamali Fashi a déclaré dans ses aveux officiels qu'il avait promis au régime israélien de tuer cinq scientifiques iraniens par an. Il a aussi déclaré que le régime israélien lui avait dit que mon mari était en train de préparer des bombes. Mais je ne suis pas du tout au courant du programme nucléaire iranien, ce sont juste les aveux de Majid Jamali Fashi.

Qui est venu aux funérailles de votre mari ?

Toute la nation iranienne. Il y avait une foule immense.

Vous avez reçu des condoléances officielles ?

Presque tous les responsables du gouvernement et de l'Assemblée nationale m'ont envoyé leurs condoléances. Le Guide de la révolution, Ali Khamenei, est venu chez moi, Akbar Hachemi Rafsandjani [président du Conseil de discernement] aussi. Kamran Daneshjou [ministre des sciences], également.

La mort de votre mari a-t-elle été récupérée par le régime ?

Je nie toute relation entre les activités de mon mari et le gouvernement. Il aimait beaucoup le gouvernement, qui l'aimait aussi. Ils entretenaient de bonnes relations. Si le gouvernement voulait tuer celui qui était contre lui, il pouvait tuer Mir Hossein Moussavi ou Mehdi Karoubi [candidats de l'opposition réformatrice à l'élection présidentielle de juin 2009], qui sont des opposants. Je nie ces allégations des télévisions étrangères qui ne sont que de la propagande anti-iranienne. Elles ont propagé la rumeur qui voudrait que mon mari collaborait avec le mouvement protestataire [mouvement vert qui avait animé les émeutes après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad]. A mon avis, ce sont les radios et les télévisions étrangères qui ont vraiment tué mon mari.

Pour quel candidat votre mari a-t-il voté à l'élection présidentielle ?

Vous pensez que c'est très important comme question ?

Vous sentez-vous en sécurité aujourd'hui en Iran ?

Ils ont tué celui qu'ils voulaient, moi je suis en sécurité totale en Iran. Même chose pour mes enfants, ma famille, sa famille. Nous ne pourrons jamais oublier cette souffrance, mais nous essayons de continuer à vivre.  

Propos recueillis par Emmanuelle Morau

10/10/2011

Pour la liberté d'information, contre le lobbying du CRIF

Le rendez-vous de France Télévision avec le CRIF et l'ambassadeur d'Israël est confirmé 

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2011/10/09/une-emission-sur-la-palestine-declenche-une-polemique-avec-la-communaute-juive_1584599_3236.html (*)

"Des rendez-vous ont été pris entre l'ambassadeur d'Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de FranceTélévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier", le directeur de l'information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l'origine de cette polémique, un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

Non aux censeurs

Pour défendre les journalistes menacés de "Un œil sur la planète" et la liberté d’information, ne pas hésiter à écrire à :
Et si vous avez pu voir l’émission et l’avez appréciée n’hésitez pas à le dire.
Après le harcèlement de plusieurs journalistes et notamment de Charles Enderlin, le Président du CRIF, a maintenant lancé une opération contre l'émission "Un œil sur la planète" consacrée lundi soir 3 octobre par France 2 à l'Etat palestinien sous l’intitulé « l’Etat palestinien est-il encore possible ? ».
Outre l'éditorial sur son site mardi matin, le CRIF réagit contre l'équipe de l'émission par les injonctions et menaces malheureusement trop habituelles :
Plus grave, les réactions contre l'émission s'amplifient par une véritable campagne de mails ou d’interventions sur le forum de France2.
Voir le déchaînement haineux : 
Ces interventions sont encouragées par le CRIF et ses membres. Avec le soutien de l'Ambassade d'Israël en France :
Il semble que la présidence de France Télévisions s'apprêterait à recevoir le CRIF et l’ambassadeur d’Israël.
Certaines organisations réclament des excuses de France 2, ce qui constituerait un désaveu de l'émission et une ingérence insupportable dans le travail des journalistes.
De manière générale et indépendamment de cette émission, tout un chacun peut critiquer la presse, tel journaliste ou au contraire les applaudir.
Mais demander que le président de France Télévisions reçoive une délégation d’une organisation communautaire pour que la seule version diffusée dans les médias soit celle souhaitée par cette organisation - ou pire soit celle souhaitée par l’ambassade d’un pays étranger - est totalement inadmissible. C’est une atteinte grave à la liberté de l’information etdisons le, une atteinte à une liberté démocratique fondamentale !
Pour défendre les journalistes menacés et la liberté d’information, ne pas hésiter à écrire à : 
Et si vous avez pu voir l’émission et l’avez appréciée n’hésitez pas à le dire.
Pour celles et ceux qui n'ont pas vu l'émission, il est possible de la revoir sur internet à une de ces deux adresses :
Deux articles à ce sujet :
Charles Enderlin : Bonjour les censeurs.
Dominique Vidal : Monsieur le censeur, bonsoir!

http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-vidal/051011/mon...

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(*)

Une émission sur la Palestine déclenche une polémique avec la communauté juive

LEMONDE.FR avec AFP | 09.10.11 | 07h34   •  Mis à jour le 09.10.11 | 12h14

La diffusion sur France 2 d'une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l'ambassadeur d'Israël et les représentants de la communauté juive en France, a indiqué samedi 8 octobre le groupe public.

"Des rendez-vous ont été pris entre l'ambassadeur d'Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de France Télévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier", le directeur de l'information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l'origine de cette polémique, un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

"INTENSE ÉMOTION ET UNE STUPÉFACTION ÉCOEURÉE"

Cette émission "a entraîné au sein de la communauté juive une intense émotion et une stupéfaction écoeurée", a déclaré le président du CRIF, Richard Prasquier, dans une lettre ouverte à Rémy Pflimlin. Il a jugé que l'équipe qui l'a réalisée "a présenté, d'un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale""en distordant les causalités, en ridiculisant l'adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationistes antisémites". M. Prasquier a demandé de rencontrer Rémy Pflimlin.

Un groupe a parallèlement été créé sur Facebook, "Boycott France Télévisions", demandant que la chaîne "revienne sur cette émission et présente des excuses".

MENACES PHYSIQUES

Le rédacteur en chef de l'émission, Patrick Boitet, s'est expliqué dans une interview au Parisien : "Nous avons fait notre travail de journalistes avec rigueur (...) Pour le Proche-Orient, les opinions s'enflamment facilement. Mais là, c'est exagéré". Il raconte avoir reçu "800 mails" cette semaine, "où nous sommes traités de petits nazillons". Le présentateur de l'émission, Etienne Leenhardt, aurait par ailleurs été physiquement menacé.

Le correspondant à Jérusalem de France télévisions, Charles Enderlin, s'est fendu d'un article (**) sur son blog intitulé "Bonjour les censeurs". Il estime notamment que "cela s'appelle de la censure et c'est une atteinte intolérable au droit d'informer."

(**)

Je n’ai participé ni à la préparation, ni à la réalisation d’Un œil sur la planète. Ma seule contribution a été l’interview  deNabil Shaath, responsable des affaires internationales du Fatah. A l’exception de Martine Laroche Joubert, je ne connais pas les journalistes, auteurs des reportages. Je me sens donc libre de publier mon point de vue.

D’abord, je n’ai relevé dans les divers sujets aucune fausse information. La Cisjordanie se développe dans la non-violence comme l’a montré Martine Laroche Joubert avec »Un Etat en marche » . J’ajouterai que l’armée et les services de sécurité israéliens se félicitent de leur coordination avec la nouvelle police palestinienne. A Gaza, le Hamas – le pire ennemi d’Israël – a mis en place un régime totalitaire, et la majeure partie de la population n’en peut plus. Oui, dans ce territoire se développe Al Qaida. C’est un scoop du sujet « Les mille visages de Gaza ».

Le problème des colonies montré dans le reportage « Les frontières de la discorde » est exact. Les agriculteurs palestiniens ont le plus grand mal à aller cultiver leurs terres de l’autre côté de la barrière de séparation. Effectivement, dans la vallée du Jourdain les Palestiniens et les bédouins n’ont pas le même accès à l’eau qui va en priorité aux colonies. Pour plus de détails, consultez : http://www.btselem.org/jordan_valley/water. On comprend la raison pour laquelle les organisations pro-israéliennes ne veulent pas qu’une chaine publique montre cette situation scandaleuse. A regretter l’absence dans ce tournage des attaques commises par des colons extrémistes contre des Palestiniens. Incendie de mosquées, destruction de champs d’oliviers, attaques d’unités de l’armée israélienne.. J’ai bien écrit : attaques d’unités de l’armée israélienne. Bien sur, il y a aussi des actions violentes de la part de palestiniens. Lorsque leurs auteurs sont capturés ils passent devant des tribunaux israéliens. De quand date un seul procès de colon ayant incendié une mosquée ? Cherchez … En l’occurrence, les auteurs d’Un œil sur la planète n’ont pas voulu entrer dans une comptabilité macabre.

« Un droit au retour », tourné au Liban, apporte plutôt de l’eau au moulin de la droite israélienne. Sa conclusion : au pays des Cèdres, les Palestiniens ne veulent pas d’état, seulement revenir en Israël..

Il n’empêche, Patrick Boitet et Etienne Leenhardt ont reçu des centaines de mails d’insulte et de menace. Richard Prasquier, le président du Crif a demandé un rendez vous à Rémy Pfimlin, le Président de France Télévisions, affirmant que l’équipe qui a réalisé l’émission : « a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale », « en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites » Maniant, à son habitude, l’insulte, Philippe Karsenty, l’ami de Mr.Prasquier en profite par ailleurs, pour me traiter de « délinquant multi récidiviste » Etc. Etc. Sur ce personnage, voir mon livre « Un enfant est mort. Netzarim 30 septembre 2000 »

La réponse à ces réactions violentes se trouve dans le sujet sur « Le lobby pro-israélien » aux Etats-Unis. M.J. Rozenberg, un ancien d’AIPAC raconte comment des organisations comme « Camera » traquent les journalistes déviants. « Le lobby, dit-il, rend la vie difficile aux journalistes qui ne sont pas perçus comme pro-israéliens. Ils auront du mal à trouver un job ou s’ils en ont un à garder un poste. Lorsque je travaillai à AIPACil y avait des listes, des dossiers sur chaque reporter. »

L’attaque généralisée contre « Un œil sur la planète » entre visiblement dans ce cadre. Il ne faut rien montrer qui soit défavorable à la politique israélienne d’occupation. Cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit d’informer.

18/09/2011

Le Conseil d’Etat juge abusive l’autorisation du Cruiser 350 


lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4823

15/9/2011

Le Conseil d’Etat juge abusive l’autorisation du Cruiser 350

Hier, le Conseil d’Etat a finalement délibéré sur la légalité de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de l’insecticide Cruiser 350, délivrée par le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, pour l’année 2010. Le rapporteur public, Monsieur Edouard Geffray, a conclu à l’annulation de l’AMM de ce pesticide. Il a également demandé la condamnation de l’Etat au profit de l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF), à l’origine de la demande d’annulation de l’AMM. 

De 2008 à 2011, le ministre de l’agriculture a renouvelé, année par année, des autorisations de mise sur le marché du Cruiser et du Cruiser 350, deux appellations commerciales distinctes pour désigner des produits identiques. Lors de l’audience du 14 septembre dernier, le Conseil d’Etat a réprouvé ces méthodes de délivrance insidieuses, reposant sur une dérogation renouvelable à l’infini. Ce système privant toute juridiction du temps nécessaire à l’évaluation d’une nouvelle AMM pour l’année suivante, le ministre de l’agriculture a donc accordé chaque AMM annuelle pour le Cruiser 350 en l’absence de preuves de l’innocuité du produit. Les mêmes pratiques ayant été mises à jour pour les AMM précédentes, le Conseil d’Etat avait déjà annulé les deux premières AMM du Cruiser début 2011. Selon toute vraisemblance, l’AMM du Cruiser 350 pour 2010 devrait subir le même sort. 

Pour Olivier Belval, président de l’UNAF : « Après le Gaucho en 1999, 2002 et 2003, le Régent en 2004, le Cruiser pour 2008 et 2009 et aujourd'hui le Cruiser 350 pour 2010, on voit le peu de cas qui est fait de la protection de l’environnement par les institutions publiques qui en sont les garantes et la difficulté pour nos juridictions de freiner la dérive ». Il est à espérer que les arrêts successifs rendus par le Conseil d’Etat dissuaderont le ministre de l’agriculture d’autoriser le Cruiser 350 pour la campagne 2012. 

Cécile Cassier

14/09/2011

Propositions de Transparence International France aux candidats à la Présidentielle 2012

communiqué :

Bonjour,

 

Transparence International France lance aujourd'hui une grande action de mobilisation qui vise à prendre appui sur la campagne de l’élection présidentielle 2012 pour que les candidats s’engagent sur plusieurs propositions portant sur la transparence et l’intégrité de la vie publique.

Au travers de 7 mesures fortes, simples et emblématiques, nous espérons contribuer à jeter les bases d’une nouvelle gouvernance publique de nature à restaurer la confiance des Français dans leurs institutions. Nous proposons ainsi d’appeler à une nouvelle culture politique fondée sur l’égalité de tous devant la loi, une plus grande transparence de l’action publique et un engagement des élus et des responsables politiques à rendre compte complètement et loyalement de leurs actes et de leurs pratiques.

Ce projet est développé autour du blog  http://www.transparence-france.org/presidentielles2012, qui valorisera ces propositions tout au long de la campagne à travers divers initiatives et rebonds sur l’actualité.

 

Nous comptons sur votre participation pour susciter une véritable mobilisation citoyenne et conduire tous les candidats à s’engager.

 

Comment participer ?

-          en signant, directement sur le blog, la pétition de soutien à nos propositions

-          en encourageant tous vos contacts à signer et à relayer nos propositions (via email, facebook, twitter)

-          en interpellant les candidats désignés ou postulants (notamment ceux à la primaire socialiste), les responsables politiques et les élus européens, nationaux et locaux sur l’importance de s’engager sur ces sujets (laissez-vous guider par le blog qui détaille la marche à suivre)

-          en postant vos commentaires et contributions directement sur le blog qui a vocation à être un lieu de débat, tout au long de la campagne

 

Nous vous remercions par avance pour la part active que vous prendrez dans cette campagne.

 

Cordiales salutations,

 

L'équipe de TI France

 

 

Transparence International France

41, rue Ybry

92 200 Neuilly sur Seine

Tél : +33 1 55 61 37 90

www.transparence-france.org

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Voici les propositions de Transparence International France aux candidats à la Présidentielle 2012 :

1. En finir avec les conflits d’intérêts !
2. Un « Super Procureur » pour une justice réellement indépendante
3. Élu corrompu = 10 ans inéligible
4. Halte au cumul des mandats
5. Garantir la transparence et l’indépendance de l’expertise
6. Pleine lumière sur les lobbys
7. Déontologie : pour un contrôle citoyen !

Aidez-nous à les faire connaître ! Aidez-nous à faire en sorte que les candidats s’engagent à les mettre en œuvre !

Transparence International France appelle toutes les forces vives de la démocratie en France – citoyens, médias, organisations issues de la société civile (ONG, association, fondation, think tank) et personnalités qualifiées – pour déployer ensemble tous les moyens susceptibles de faire pression sur les candidats, notamment en :

  • signant, en appelant à signer et en relayant les propositions de Transparence International  France ;
  • contribuant à l’information (articles, vidéos, rapports, fiches, infographie…) et au débat sur la situation actuelle et la nécessité de mettre en place les propositions de Transparence International  France ;
  • interpellant les candidats désignés ou postulants, les responsables politiques et les élus européens, nationaux et locaux sur l’importance de s’engager sur ces sujets.

Apportez votre soutien à ces propositions

12/09/2011

Manifeste contre le dépouillement de l’école

communiqué :

http://ecole.depouillee.free.fr/spip.php?article1

Manifeste contre le dépouillement de l’école

Nous, collectif contre le dépouillement de l’école, déclarons que les « réformes » appliquées à l’Éducation nationale n’ont de réforme que le nom, et qu’elles masquent en réalité, le plus insupportable, le plus dangereux des dépouillements. Aujourd’hui, selon une logique comptable et technocratique à courte vue, les fondements de l’école républicaine sont menacés, et l’idéal d’une éducation de qualité pour tous sapé à la base.

Nous proclamons aujourd’hui que « l’école est nue ».

Nue non seulement parce qu’elle est privée de moyens financiers, mais aussi et surtout parce qu’elle est amputée progressivement de son sens, expurgée de la visée humaniste qui, depuis les Grecs, lui donne son nom d’« école ».

L’école est dépouillée quand le gouvernement tarit les concours de recrutement de professeurs, quand il n’assure plus la relève des enseignants retraités, ni les remplacements de professeurs malades ou en congé, et qu’il fait appel à des « viviers de vacataires » non formés et corvéables à merci.

L’école est abandonnée, quand l’État se décharge de son financement sur les collectivités locales, supprime la carte scolaire et impose l’« autonomie des établissements », instaurant de telles inégalités entre académies, filières et élèves, qu’il bafoue ses principes républicains.

L’école est dégarnie, quand elle est vidée de sa présence humaine (surveillants, conseillers d’orientation-psychologues, médecins et infirmiers scolaires, assistants sociaux, assistants pédagogiques…), remplacés par des caméras de surveillance et autres portiques de sécurité.

Les professeurs sont démunis, placés devant des élèves sans formation pratique sérieuse quand ils débutent ; obligés, au détriment de la qualité de leurs cours, d’assumer des tâches de plus en plus nombreuses ; sommés, dans certaines filières « réformées », de se convertir à des disciplines qu’ils ne maîtrisent pas en l’espace de quelques semaines ; travaillant souvent sans manuel scolaire et sans savoir à quel examen ils préparent les élèves, car les nouveaux programmes sont appliqués dans la précipitation ; contraints de bricoler, de s’agiter, de faire semblant, de s’adapter à tout et surtout à n’importe quoi sous couvert d’innovation pédagogique.

Les professeurs sont destitués, désormais recrutés, selon leur conformité idéologique au modèle du « fonctionnaire responsable » davantage que pour leur maîtrise d’un savoir ; bientôt réduits à des employés lambda, privés de l’essentiel de leur liberté pédagogique, soumis à une concurrence absurde ; obligés pour mendier des moyens de vendre leurs « projets » comme une soupe, et de se battre contre d’autres professeurs pour conserver leurs heures de cours ou leur poste.

Les élèves sont spoliés, parqués à 35 ou 40 dans les classes, livrés à la loi des « flux », broyés dans la masse ; privés de centaines d’heures de cours dans les différentes disciplines, au profit d’activités-gadgets ; privés de dispositifs efficaces de soutien ; leurs familles rendues responsables de leur échec via des « contrats de réussite » ou des « stages d’été » inadaptés.

Les élèves sont appauvris parce qu’on leur refuse d’apprendre le latin et le grec, les langues dites « rares » (c’est-à-dire toutes hormis l’anglais), les arts et ce qui n’est pas « rentable » ; parce que les nouveaux programmes leur proposent de l’anglais sans Shakespeare, de l’histoire sans passé, du français sans grammaire, des mathématiques sans démonstration – toujours moins de culture, et plus de procédures.

Les élèves sont dépecés, eux que l’on doit calibrer avec des « items » selon les nouvelles « grilles de compétences », comme si l’intelligence humaine pouvait se découper en tranches ; eux à qui l’on doit inculquer un « socle commun de connaissances et de compétences » davantage fondé sur l’idéal de l’O.C.D.E que sur celui de Montaigne.

Aujourd’hui nous appelons tous les « dépouillés » de l’Éducation nationale à nous rejoindre. Professeurs, parents, élèves, citoyens, il est encore temps d’inverser le cours délétère des pseudo-« réformes » qui transforment l’école en garderie sociale et transfèrent ses missions vers le secteur privé, au profit des plus riches et des mieux informés. Il suffit d’une volonté politique, celle de démocratiser le savoir, jadis portée par un Condorcet, un Jules Ferry, ou le comité national de la Résistance (qui a produit la commission Langevin-Wallon). Nous en appelons aux responsables politiques français, pour qu’ils agissent résolument contre le dépouillement de l’Éducation nationale.

Signer le manifeste 

08/09/2011

En Amazonie, le bras de fer autour du barrage Belo Monte continue

lu sur :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/09/06/en-amazonie-le-bras-de-fer-autour-du-belo-monte-continue/

En Amazonie, le bras de fer autour du barrage Belo Monte continue

C'est un combat majeur qui se déroule en Amazonie depuis de nombreuses années : la bataille autour du Belo Monte, cet immense barrage qui doit voir le jour dans le nord-ouest du Brésil, sur le fleuve Xingu.

C'est un combat majeur qui se déroule en Amazonie depuis de nombreuses années : la bataille autour du Belo Monte, cet immense barrage qui doit voir le jour dans le nord-ouest du Brésil, sur le fleuve Xingu. Le feu vert définitif pour la construction de l'édifice hydroélectrique a été donné le 1er juin dernier par l’Institut brésilien de l'environnement. Mais les opposants au projet ne baissent pas les bras.

Fin août, des manifestations ont été organisées dans quinze pays — du Brésil à la France en passant par le Mexique, les Etats-Unis et le Canada — par plusieurs associations telles que France libertésSurvival ou Amazon Watch. "Préservons la forêt et l'humanité. Non à Belo Monte !", scandaient les opposants, comme ici à Sao Paulo, où une effigie en paille de la présidente brésilienne Dilma Rousseff a été brûlée.
La pétition lancée par le chef Raoni, connu pour ses combats en faveur de la forêt amazonienne et fer de lance de l'opposition au projet, a par ailleurs réuni plus de 100 000 signatures, tandis que des personnalités s'engageaient contre le barrage, comme le chanteur Sting ou le réalisateur James Cameron.

Car le Belo monte, c’est un barrage de 6 km de large avec ses canaux de dérivation et une zone d’inondation estimée à 500 km2 sur les berges du Xingu, dans l’ouest de l’Etat amazonien du Para. Conséquence :  16 000 personnes devront quitter leurs terres. L'ouvrage va par ailleurs porter un coup supplémentaire à la forêt amazonienne, déjà fortement touchée par la déforestation massive qui l'affecte depuis des années, menaçant la survie de centaines d'espèces animales et végétales. Enfin, le barrage devrait provoquer un dérèglement de l’équilibre du fleuve.

Selon les associations écologistes, le gouvernement brésilien bafoue par ailleurs la Constitution du pays et la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations Unies, qui affirment notamment que tout projet ayant un impact sur des territoires indigènes doit s’établir en concertation avec la population y vivant.

Mais pour l'Etat brésilien, pas question d'abandonner un barrage qui, avec une puissance prévue de 11 000 mega-watts, devrait  générer 11 % de l’électricité du pays et créer des dizaines de milliers d'emplois. Afin d'accompagner la croissance économique, le gouvernement s'est en effet fixé pour objectif de doubler la production nationale d'électricité d'ici 2019 — date à laquelle le barrage est censé être achevé. La capacité énergétique installée, qui est actuellement de 112 000 MW devrait ainsi atteindre 240 000 MW d'ici huit ans. D'un coût évalué à 11 milliards de dollars, Belo Monte sera le troisième plus grand barrage au monde, derrière celui des Trois-Gorges en Chine (18 000 MW) et celui d’Itaipu qui alimente le Brésil et le Paraguay (14 000 MW).

Sous couvert d'études rassurantes de l’Institut brésilien de l'environnement, organisme public, Dilma Rousseff ne semble pas vouloir faire marche arrière, même si sa cote de popularité en ressort affectée. Son prédécesseur Lula Da Silva, avait de la même façon relancé le projet, quitte à crisper certains de ses alliés, avec notamment la démission de la ministre de l'écologie Marina Silva de son poste de ministre de l’environnement en mai 2008.

Alors que le chantier a démarré, le bras de fer continue donc. Les porte-parole des peuples indigènes ont promis de nouvelles actions sans qu'aucune date ne soit encore fixée.

23/08/2011

FIN DU PACTE CONTRE HULOT

Communiqué du Pacte contre Hulot
http://www.pacte-contre-hulot.org/

FIN DU PACTE CONTRE HULOT

Après quatre années de fonctionnement, le Pacte contre Hulot s'arrête en cette rentrée 2011. La défaite de l'animateur de TF1 à la primaire d’Europe Écologie–Les Verts (EELV) marque le terme de cette mobilisation. La volonté du Pacte contre Hulot, lancé par le journal La Décroissance en 2007, n'est pas de tirer sur ce qui est désormais une ambulance. Les sponsors.... pardon les mécènes, et les relations... pardon les amis, de Nicolas Hulot n'ont pas pour nature de soutenir une personne considérée désormais comme un perdant (c'est-à-dire un « looser » pour les non-francophones). L'avenir du VRP de la marque Ushuaïa semble bien compromis. Gageons qu'il peut bien vite trouver un successeur, plus jeune, moins encombrant, pour remplir la case « nature » de TF1, la chaîne qui « prépare les cerveaux à Coca-Cola ».
Le Pacte contre Hulot remercie chaleureusement les presque 11 000 signataires de leur engagement malgré une remarquable omerta médiatique. Tous les signataires ont contribué à cette victoire contre le héraut des grands médias et du capitalisme vert. Le Pacte contre Hulot est la première référence qui apparaît à la recherche du nom « Hulot » sur Google.
Notre dernier mot sera pour féliciter Stéphane Lhomme, « candidat contre Hulot » à la primaire EELV, chroniqueur au journal La Décroissance, qui a montré ce qu’est un homme debout face à la déferlante médiatique et à la bureaucratie verte.

Nous vous invitons à retrouver l’actualité de La Décroissance sur internet sur le site decroissance.org
http://www.decroissance.org/

Et surtout d’acheter le journal La Décroissance, premier titre d’écologie politique en France, en kiosque dans 10 pays. Achetez la presse (sans publicité) pour qu’elle ne soit pas vendue !
http://www.ladecroissance.net/

Bonne Rentrée et vive la décroissance !

25/07/2011

Éric Besson n'aime pas Greenpeace

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/07/25/greenpeace-souligne-les-failles-de-l-epr-en-cas-de-panne-electrique_1552664_3244.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20110725-[zonea]

Greenpeace souligne les failles de l'EPR en cas de panne électrique

L'organisation écologiste explique qu'en cas de coupure prolongée de l'alimentation électrique, comme à Fukushima, les réacteurs deviendraient vulnérables.

LEMONDE.FR avec AFP | 25.07.11 | 13h19   •  Mis à jour le 25.07.11 | 13h52

L'organisation écologiste Greenpeace a pointé des failles, lundi 25 juillet, dans la sûreté du futur réacteur nucléaire de troisième génération, l'EPR, en cas de coupure prolongée de l'alimentation électrique. Une situation qui s'était notamment produite à la centrale de Fukushima, à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars.

"Les mesures de sécurité reposent sur l'hypothèse que soit l'électricité fournie par le réseau électrique soit les groupes électrogènes de secours primaires peuvent être rétablis dans un délai de vingt-quatre heures", souligne Greenpeace, qui rappelle qu'"à Fukushima, la panne totale d'électricité a duré onze jours". L'association écologiste s'appuie sur un rapport commandé  à Helmut Hirsch, expert autrichien du nucléaire auprès des gouvernements allemand et autrichien, et membre du groupe d'experts de l'Agence de l'énergie nucléaire de l'OCDE.

"AREVA SOUS-ESTIME LE RISQUE"

Selon ce rapport, "la principale leçon de Fukushima, c'est que les réacteurs sont vulnérables en cas de coupure de l'alimentation électrique des systèmes de secours fondamentaux". Or, selon cet expert, une situation similaire à celle connue au Japon sur un EPR ne permettrait notamment pas de "refroidir l'eau du réacteur en-dessous de 100 °C et de parvenir à un arrêt froid (arrêt stable et sûr) du réacteur"

"Areva sous-estime le risque de coupure d'électricité (...) au point d'avoir amoindri les mesures de précaution entourant l'EPR" par rapport aux centrales existantes, assure même Greenpeace. Selon l'organisation, "le nombre de groupes électrogènes de secours a été réduit" et ils doivent être "activés manuellement, ce qui augmente le risque d'erreur de la part d'un opérateur".

"L'EPR SERA LE RÉACTEUR LE PLUS SÛR AU MONDE."

Le 16 mars, cinq jours après le séisme et le tsunami qui avaient touché le Japon, Anne Lauvergeon, alors présidente du groupe nucléaire Areva, avait estimé que l'EPR aurait évité les fuites radioactives à Fukushima. "S'il y avait des EPR à Fukushima, il n'y aurait pas de fuites possibles dans l'environnement, quelle que soit la situation", avait-elle déclaré à la presse après une audition à l'Assemblée par les parlementaires.

Invité ce matin de la matinale de France Inter, le ministre de l'industrie, Eric Besson, a réagi à ce rapport. Il a notamment remis en cause l'expertise du chercheur autrichien Helmut Hirsch, et le sérieux de l'association écologiste. Il a ainsi estimé que "Greenpeace a dit tellement de bêtises sur ce sujet depuis tellement longtemps, je ne connais pas le rapport en question, simplement, je vois ce que disent les meilleurs experts internationaux, pas français, ils considèrent que, en l'état actuel des connaissances, l'EPR sera le réacteur le plus sur au monde".

La mise en service de l'EPR de Flamanville (Manche), le premier réacteur de troisième génération, n'est plus attendue que pour 2016, avec deux ans de retard sur la date initiale, a annoncé mercredi dernier EDF.

Lettre ouverte pour le financement de la recherche

Plus d’une centaine d’organisations  de chercheurs et de la société civile de toute l’Europe - dont la Fondation Sciences Citoyennes - s’alarment de ce que les projets préparatoires de la Commission Européenne pour le cadre stratégique commun sur le financement de la recherche (2014-2020) ne permettent pas de relever les défis que les sociétés européennes doivent affronter aujourd’hui.
Elles en appellent à un programme de recherche européen qui soit orienté en fonction des besoins de la société et de l’environnement plutôt que des intérêts des grandes entreprises, dans une lettre ouverte envoyée le 29 juin 2011 au Président et à certains membres de la Commission Européenne, aux eurodéputés ainsi qu’aux représentants des Etats Membres de l’Union Européenne.
L'appel à signature est enfin ouvert aux signatures individuelles :
http://sciencescitoyennes.org/open-letter-eu-research/

Il reste possible de la signer en tant qu'organisation via l'adresse :
openletter_csf2011@sciencescitoyennes.org


Merci de le signer et de diffuser largement l'info.

Lettre ouverte pour le financement de la recherche

Plus d’une centaine d’organisations  de chercheurs et de la société civile de toute l’Europe - dont la Fondation Sciences Citoyennes - s’alarment de ce que les projets préparatoires de la Commission Européenne pour le cadre stratégique commun sur le financement de la recherche (2014-2020) ne permettent pas de relever les défis que les sociétés européennes doivent affronter aujourd’hui.
Elles en appellent à un programme de recherche européen qui soit orienté en fonction des besoins de la société et de l’environnement plutôt que des intérêts des grandes entreprises, dans une lettre ouverte envoyée le 29 juin 2011 au Président et à certains membres de la Commission Européenne, aux eurodéputés ainsi qu’aux représentants des Etats Membres de l’Union Européenne.
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06/07/2011

Pour une assemblée constituante

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/07/05/pour-une-a... 

Point de vue
Pour une Assemblée constituante

Le Monde | 05.07.11 | 13h22  •  Mis à jour le 06.07.11 | 11h27

Face aux menaces qui pèsent sur la planète, face aux recompositions de la géopolitique mondiale, les élites françaises et plus généralement occidentales restent enfermées dans un discours qu'elles ont elles-mêmes fabriqué et correspondant à des intérêts restreints. Elles considèrent toute contestation des contraintes générées par la mondialisation ou par leur construction européenne comme un délit de blasphème.

Notre pays affronte une crise exceptionnelle : son gouvernement a perdu toute autonomie d'action et justifie comme inévitables des politiques aux conséquences économiques et sociales catastrophiques ; le peuple est parallèlement privé de son pouvoir politique par la remise en cause continue des instruments normaux de la démocratie.

Une telle situation pourrait sembler insoluble et conduire au fatalisme, à des contestations violentes ou à des dérives extrémistes. Il existe cependant une solution pacifique : l'élection d'une Assemblée constituante pour en finir, sous le contrôle du suffrage universel, avec des institutions de plus en plus hors-sol et refonder la vie politique sur les enjeux de fond qui préoccupent les Français.

Le décalage entre électeurs et élus est en effet devenu une source grave de tensions dans notre pays. Le 29 mai 2005, avec une participation d'environ 70 %, 55 % des électeurs ont rejeté le traité constitutionnel européen. Les élites, toutes tendances confondues, ont méprisé ce vote et font passer en force un traité jumeau, dit de Lisbonne. En septembre-octobre 2010, des millions de citoyens ont manifesté contre une réforme des retraites. La réforme fut tout de même adoptée par le Parlement sur injonction présidentielle.

Si le vote est l'attribut indispensable de la démocratie, celle-ci ne saurait se résumer à cela. Elle doit permettre l'expression des enjeux politiques et sociaux fondamentaux. Dire que, parce qu'il est élu, le président de la République a tout pouvoir, apparente plus le régime à une monarchie qu'à une République. Lorsque les principaux partis sont d'accord sur l'essentiel, en particulier en matière économique, lorsque les directives de Bruxelles priment sur la loi nationale, la formule de "gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple " employée dans l'actuelle Constitution apparaît comme une agression et un mépris.

Si le peuple, souverain théorique, ne peut exprimer et voir appliquée sa volonté ni par les urnes ni par des manifestations pacifiques, alors comment ? Par le désespoir ? La violence ? Il ne faut pas s'étonner de la montée de l'abstention - 60 % aux élections européennes, 55 % aux cantonales - ou de la désaffection vis-à-vis des grands partis dont le 21 avril 2002 a été un symbole si fort. Il ne faudra pas non plus s'étonner que la situation ne fasse que se dégrader dans les mois et années à venir.

Les institutions et le jeu des partis ne permettent plus de représenter la réalité de la société ni de répondre aux défis d'un monde en transformation, et c'est aussi de ce fossé entre électeurs et élus que profite le Front national. Le pays a besoin d'institutions reconnues comme légitimes par les citoyens, de couches moyennes vivaces.

Certains tentent de réformer le système institutionnel de l'intérieur, en lançant une énième rénovation ou en cherchant le candidat (centriste, écologiste, gauche non PS, gaulliste...) idéal pour l'élection présidentielle. Si ces tentatives sont respectables, elles sous-estiment ce que l'expérience des trente dernières années a révélé : les logiques institutionnelles, les jeux partisans et la nécessité des alliances les vouent presque sûrement à la marginalité.

Certains cherchent à résoudre la quadrature du cercle en appelant à une Constituante européenne, manière de faire avaliser la prééminence de l'Union par la récupération du terme au bénéfice d'un mythique peuple européen ; d'autres demandent une VIe République. Ces propositions font l'impasse sur une évidence : pour recréer une dynamique démocratique, les institutions ne peuvent être octroyées ; la reconstruction institutionnelle doit émaner du seul acteur politique reconnu et légitime : le peuple français.

Seule une Assemblée constituante élue au suffrage universel direct en France peut répondre à cette exigence fondamentale, comme ce fut le cas lors de moments-clés de notre histoire où les élites avaient failli (1789, 1848, 1946). Facteur de repolitisation, elle revitalisera une société anesthésiée par les faux débats et la course obscène au coup médiatique et à l'intérêt personnel dont les conseillers en communication de l'extrême gauche à l'extrême droite se délectent.

Aujourd'hui, la crise politique et sociale est tellement profonde que la question est surtout de savoir comment va s'opérer le changement qui s'impose. Pour tous ceux qui refusent les options violentes et qui souhaitent que la participation des citoyens à la vie politique marginalise les extrêmes, la Constituante offre une alternative rassembleuse, constructive et démocratique au découragement et au fatalisme qui se sont emparés de nombreux Français de tous bords. Elle devra définir les moyens (institutions, financement de la vie politique, participation des citoyens...) nouveaux permettant à la fois la redynamisation de la démocratie, le renouvellement des élites et la revitalisation du pays dans un monde en profonde mutation.

André Bellon, ex-président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, président de l'Association pour une Constituante.
 
Article paru dans l'édition du 06.07.11

30/06/2011

Aux USA faux complot, vraies condamnations !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/06/30/trois-hommes-condamnes-a-25-ans-de-prison-pour-un-faux-complot_1542748_3222.html

Trois hommes condamnés à 25 ans de prison dans un complot monté par le FBI

Un intermédiaire du FBI avait fourni des armes et était intervenu auprès des accusés pour planifier deux attentats avortés contre des synagogues de New York.

Trois hommes ont été condamnés mercredi 29 juin à New York à 25 ans de prison dans une affaire de terrorisme montée de toutes pièces par le FBI. Ces peines ont été prononcées à contre-cœur par la juge qui a critiqué le rôle de l'accusation. "Il n'y avait pas de complot préexistant, le gouvernement a trouvé un homme incapable de commettre un acte terroriste, je n'ai jamais entendu des faits pareils", a déclaré la juge Colleen McMahon au terme de trois heures d'audience au tribunal fédéral de Manhattan.

La juge était donc contrainte de les condamner au moins à 25 ans. "Je ne peux pas ne pas appliquer la loi, mais je crois que l'attitude du gouvernement doit changer", a déclaré Colleen McMahon, dans une claire référence au fait que l'affaire a été montée de toutes pièces, comme le fait régulièrement le FBI.

James Cromitie, 45 ans, David Williams, 30 ans, et Onta Williams, 35 ans, avaient été arrêtés le 20 mai 2009, après une opération menée par le FBI pendant un an par l'intermédiaire d'un informateur agissant sous couverture qui leur avait fourni des explosifs inutilisables. Ils avaient été interpellés alors qu'il s'apprêtaient à poser des "bombes" – en fait des leurres fournis par l'informateur — près de deux synagogues dans le quartier de Riverdale dans le Bronx.

"LE FAIT QUE TOUTE L'OPÉRATION AIT ÉTÉ UNE ARNAQUE NE CHANGE RIEN"

Ils avaient également été accusés d'avoir eu l'intention de tirer sur des avions militaires stationnés sur la base de la garde nationale à l'aéroport de Stewart à Newburgh, dans l'Etat de New York, avec des missiles sol-air Stinger. Ils ne s'étaient en fait jamais procuré ces missiles. Le procureur David Raskin, qui avait requis la perpétuité pour les trois hommes, a reconnu que Cromitie n'avait même jamais prononcé le terme "missile Stinger""Le fait que toute l'opération ait été une arnaque ne change rien", a estimé David Raskin.

"Ils avaient toujours le choix de se désengager. Les bombes qu'ils projetaient de poser pouvaient tuer beaucoup de monde", a-t-il estimé. En octobre 2010, un jury fédéral avait reconnu les trois hommes coupables de huit chefs d'inculpation. Les plus graves, "complot en vue d'utiliser des armes de destruction massive""tentative d'acquisition de missiles anti-aériens", et "tentative de meurtre de fonctionnaires américains", leur faisaient encourir une peine comprise entre 25 ans de prison et la perpétuité.

L'informateur du FBI a mis très longtemps avant de convaincre James Cromitie de se lancer dans cette opération. Ce "petit trafiquant de drogue", tel que l'ont décrit les avocats et la juge, n'a cédé que lorsqu'il a perdu son emploi dans un magasin de la chaîne Wal-Mart et s'est retrouvé criblé de dettes, tandis que l'informateur lui promettait argent, voitures et vacances. Et il a aussi eu du mal à trouver ses complices. "Il ne les connaissait même pas", a plaidé l'avocate Susanne Brody.

"JE ME SUIS MIS DANS CETTE GALÈRE STUPIDE ORGANISÉE PAR LE GOUVERNEMENT"

"Le gouvernement a, à l'évidence, construit le crime, sélectionné les chefs d'accusation, tout fourni, si cela n'est pas suffisant pour prononcer un non-lieu, je ne vois pas ce qu'il vous faut", a poursuivi l'avocate. "Cela est un piège et une manipulation de peines", a-t-elle ajouté, demandant à la cour de retirer au moins l'affaire des missiles. La juge a répondu qu'elle ne pouvait pas, après le verdict du grand jury.

"Je n'ai jamais été un terroriste et je ne serai jamais un terroriste. Je me suis mis dans cette galère stupide organisée par le gouvernement, je suis désolé. Je suis un citoyen américain, je n'ai même jamais voyagé hors des Etats-Unis", a déclaré James Cromitie. Les avocats ont annoncé qu'ils allaient faire appel. La condamnation de leur acolyte présumé, un homme d'origine haïtienne nommé Laguerre Payen, a été reportée sine die après une demande d'expertise psychiatrique déposée par la défense début juin.

23/06/2011

Mieux vaut être riche et puissant ...

lu sur :

http://www.liberation.fr/politiques/01012344903-jean-pierre-chevenement-ne-veut-pas-quitter-son-hlm

Jean-Pierre Chevènement ne veut pas quitter son HLM

La Régie immobilière de la Ville de Paris «regrette» de n'avoir pu obtenir le départ de personnalités qui restent locataires dans son parc de logements pour des loyers très modérés. 

La RIVP (Régie immobilière de la Ville de Paris) "regrette" de n'avoir pu obtenir le départ de personnalités qui restent locataires dans son parc de logements, selon un communiqué diffusé mercredi.

La RIVP réagit à un article du Parisien de mercredi qui cite un rapport de la Chambre régionale des Comptes selon lequel des élus louent des logements de la RIVP alors qu'ils disposent d'autres habitations, ou paient des loyers sous-évalués par rapport à leurs ressources.

Le quotidien cite Jean-Pierre Chevènement et Delphine Batho, dont le loyer a été réévalué, Fadela Amara, et aussi deux personnalités qui ont quitté leur logement Benoist Apparu, Brigitte Kuster (maire du 17ème).

Selon le Parisien, Jean-Pierre Chevènement a notamment un appartement de 120 m2 rue Descartes pour 1271 euros de loyer par mois.

La RIVP, interrogée par l'AFP, dit qu'il n'y a pas d'autres personnalités politiques bénéficiant de logements de son parc, c'est à dire pas d'autres députés, sénateurs ou membres du gouvernement.

Toutefois, selon son communiqué, la RIVP "regrette que les démarches qu'elle a entreprises auprès des personnalités locataires afin qu'ils quittent leur logement n'aient pas pu aboutir compte tenu du refus des locataires concernés et de l'impossiblité juridique de leur donner congé".

La Chambre régionale des Comptes a réalisé ce rapport à la suite d'une demande du maire de Paris formulée en 2008, indique la RIVP.

Au cours de l'année 2008, la RIVP avait récupéré une vingtaine de logements occupés par des députés, sénateurs ou membres du gouvernement.

Le président d'alors Pierre Castagnou, avait en effet lancé une opération "transparence, équité, respect du droit" à la suite de la révélation de l'"affaire Bolufer" du nom du directeur de cabinet de la ministre du Logement, Christine Boutin, qui occupait près de Port-Royal un logement de 190 m2 pour le prix d'un HLM et l'avait même sous-loué un moment. L'actuel président de la RIVP, Pierre Aïdenbaum, a repris à son compte les mêmes critères de "transparence, équité, respect du droit", selon son entourage.

(Source AFP)

16/06/2011

Les frères Sarkozy

Voir les notes du 17/10/2010 et du 11/6/2011 sur "lebloglibredemonquartier" (lien ci-contre):

La réforme des retraites, pourquoi, pour qui ? (reprise ci-dessous)(*)

lu sur :

http://www.lepost.fr/article/2011/03/22/2442296_les-trois-freres.html

Les trois frères 

22/03/2011 à 09h32 - mis à jour le 22/03/2011 à 13h15

 

Alors que le déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale a été annoncé cette semaine et qu’une diminution des remboursements est au programme, penchons-nous sur le secteur de la santé et sur ses acteurs. 


Le Pôle Emploi, fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC sur une idée de Nicolas Sarkozy, compte 50.000 employés. La Sécurité Sociale, comprenant l’Assurance Maladie, l’Assurance Vieillesse et les URSSAF compte 120.000 employés.
 
Ces deux organismes ont été concernés par une réforme récente concernant les "complémentaires santé". Depuis le 1er janvier 2009, 170.000 employés ont été contraints de résilier leurs contrats avec leurs mutuelles pour adhérer à une "mutuelle employeur obligatoire;".
Ceux qui ont des enfants ont également été obligés d’ inscrire ces derniers sur le nouveau contrat (sauf exception). C'est une conséquence de la loi Fillon de 2003.
 
C'est le même organisme qui a remporté les deux marchés : le groupe Malakoff-Médéric obtenant 170.000 adhérents supplémentaires. Ajoutez à cela les 800.000 salariés CHR (café-hôtellerie-restauration) qui entreront dans le dispositif en janvier 2011.
 
Cette compagnie d’ assurance et de prévoyance Malakoff-Médéric sur le marché français : 
n°1 des groupes paritaires de protection sociale, 
n°2 de la retraite complémentaire,
 n°3 en santé collective (classement Argus de l’Assurance).
 Le groupe est né de la fusion de Malakoff et Médéric le 30 juin 2008, 6 mois avant la mise en place du dispositif "mutuelle obligatoire employeur" pour la Sécurité Sociale et le Pôle Emploi.  

Le président de Médéric cède sa place au président de Malakoff : Guillaume Sarkozy.

Au Medef de 2000 à 2006, il a aussi été le vice-président de la CNAM de 2004 à 2005.

Guillaume Sarkozy est le frère de Nicolas.

Intéressons-nous maintenant au troisième larron : François Sarkozy.
Pédiatre de formation, a abandonné la pratique pour l’industrie pharmaceutique depuis 2001. 
Il siège au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma et est devenu le président d’AEC Partners dont une des missions est le conseil aux fonds d’investissement.
 

 

François Sarkozy a lancé une chaîne de télévision spécialisée internet financée par le laboratoire Sanofi. Ajoutons ses relations avec le groupe Paris Biotech Santé, l’un des protagonistes de l’affaire de l’Arche de Zoë. il fait partie aujourd'hui des puissants lobbyistes de l’industrie pharmaceutique.
  D’ailleurs le grand plan Alzheimer lancé par le gouvernement est un joli cadeau de quelques centaines de millions d’ euros, une aubaine pour le secteur dont il défend les intérêts.
 A venir, le plan "Dépendance des Seniors" annoncé avant les prochaines élections présidentielles...
 
Trois frères

 - l’ un en charge de l’exécutif : notre Président,
 - l’ un à la tête d'un des plus gros groupes d’assurance santé,
 - le dernier sert les intérêts des laboratoires pharmaceutiques.
 
  On peut légitimement nourrir des inquiétudes sur l’avenir de notre système de santé. 
Les réformes engagées depuis 2004 ne font que confirmer sa détérioration et l’ on peut prédire son démantèlement d’ ici quelques années. Tout dépendra sans doute de 2012...


  Après cela, étonnons-nous de l'acharnement de Nicolas à réformer le financement des retraites (qui va fatalement s'orienter vers un système par capitalisation) et de sa "bienveillance" vis-à-vis de sa ministre Roselyne lorsqu'elle fait prospérer les grands laboratoires pharmaceutiques en leur achetant à-tout-va des millions de vaccins ... inutiles mais financièrement juteux !....

 

A faire circuler SANS modération, pour la bonne information des citoyens.


Groupe Malakoff Médéric
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Malakoff_M%C3%A9d%C3%A9ric
 
Guillaume Sarkozy
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Sarkozy
 
BioAlliance Pharma
 http://fr.wikipedia.org/wiki/BioAlliance_Pharma
 
Polémique à propos du lien avec Paris Biotech Santé
 http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Arche_de_Zo%C3%A9#Pol.C3.A9mique_.C3.A0_propos

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un commentaire du porte-parole du groupe Malakoff Médéric :

Bonjour, 

Nous avons pris connaissance de votre post du 11 juin, dans lequel vous reprenez des informations qui circulent sur le net concernant le groupe Malakoff Médéric, à propos des contrats santé-prévoyance de Pôle Emploi, de l’UCANSS et des Hôtels Cafés restaurants. Ces informations sont erronées. En effet, le groupe Malakoff Médéric a répondu à l’ensemble des appels d’offres cités dans le strict respect des règles déontologiques, aux côtés d’une concurrence sévère. Par ailleurs, le groupe assurait déjà, historiquement, la protection de nombreux salariés des organismes visés par l’article en cause (ASSEDIC, UCANSS, HCR…)

Afin d’être tout à fait clair et en tant que porte-parole du groupe Malakoff Médéric, je me permets de vous apporter les précisions suivantes :    

Concernant les contrats Pôle emploi et UCANSS  

Les salariés de Pôle Emploi couverts en prévoyance et en santé par le groupe Malakoff Médéric représentent  49 000 personnes. S’agissant des salariés couverts par le contrat santé UCANSS (Union des caisses nationales de Sécurité sociale), je vous précise qu’il s’agit d’un partenariat avec la Mutualité française et le groupe AG2R, relevant tous deux du secteur de l’économie sociale à but non lucratif. De ce fait, les salariés de l’UCANSS couverts en santé par le groupe Malakoff Médéric représentent 36 500 personnes. Nous sommes loin du chiffre de 170 000 qui circule sur le Net.

Concernant les contrats santé Hôtels Cafés restaurants (HCR) :

Du fait du partenariat historique avec cette branche d’activité, le groupe Malakoff Médéric a concouru lors de l’appel d’offres de mai 2009 sur la mise en place d’un régime frais de santé au bénéfice des salariés.

L’ensemble des organisations syndicales et patronales de la branche HCR a retenu comme gestionnaire du régime les groupes paritaires que sont le groupe Mornay, le groupe Audiens et notre groupe. Compte tenu de ce partenariat de couverture, le groupe Malakoff Médéric est susceptible de couvrir, à terme, environ 240 000 salariés. Là encore, vous constaterez que nous sommes bien loin des affabulations du Net.

Enfin, je tiens à vous préciser que le groupe Malakoff Médéric est un groupe de protection sociale, à gouvernance paritaire et mutualiste, à but non lucratif (pas d’actions, pas de dividendes, pas de stock options). Paritaire, signifie qu’il est gouverné par des administrateurs issus tant des 5 grandes confédérations syndicales de salariés (CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFDT et CFTC) que des organisations patronales.                                               

Les excédents du groupe sont intégralement consacrés à ses ressortissants et au développement de ses services en cohérence avec ses valeurs, notamment au travers de son action sociale. Tous ses dirigeants sont salariés et Monsieur Guillaume Sarkozy a été nommé par les Conseils d’administration. Il n’a jamais été Président ni de Malakoff, ni de Médéric, Il est actuellement Délégué général du groupe Malakoff Médéric après avoir été Délégué général du groupe Médéric.

Pour en savoir plus sur notre groupe, nous vous invitons à aller sur notre site www.malakoffmederic.com

Bien cordialement

Le porte-parole du groupe Malakoff Médéric

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mon commentaire :

Bien noter que Guillaume Sarkozy est un dirigeant salarié qui n'a été Président ni de Malakoff, ni de Médéric, mais Délégué général du groupe Malakoff Médéric après avoir été Délégué général du groupe Médéric (nuance).

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(*) La réforme des retraites, pourquoi, pour qui ? 

lu sur :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20101014.OBS1278/guillaume-sarkozy-futur-beneficiaire-de-la-reforme-des-retraites.html

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Guillaume Sarkozy, futur bénéficiaire de la réforme des retraites ?

Le site d'information Médiapart affirme jeudi 14 octobre que la réforme des retraites pourrait favoriser les intérêts du groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n'est autre que Guillaume Sarkozy, le frère du chef de l'Etat.

Selon Médiapart, la réforme "va conduire à l'asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propice à l'éclosion de ces grands fonds de pension qui n'étaient pas encore parvenus à s'acclimater en France, à quelques rares exceptions près". Parmi les opérateurs privés d'ores et déjà sur les rangs, figure le groupe Malakoff Médéric.

Des alliés puissants

"Il ne s'agit pas que d'une coïncidence. Mais bien plutôt d'une stratégie concertée en famille", écrit Médiapart, "l'un assèche les régimes par répartition tandis que l'autre pose les fondements du système par capitalisation". Le site ajoute : "Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l'occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l'Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile."

"Cette société n'aurait jamais vu le jour sans l'appui de l'Elysée", écrit Médiapart. En effet, la Caisse des dépôts et consignations est une institution publique présidée par un parlementaire. Pour sa part, laCaisse nationale de prévoyance (CNP) est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque postale et du groupe Caisses d'Epargne, lui-même présidé par François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée.

En outre, la Caisse des dépôts gère le Fonds de réserve des retraites. "Pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation?", demande Médiapart. "Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l'Etat?"

L'enjeu n'est pas mince. Le marché pourrait représenter "40 à 100 milliards d'euros" : en fonction de l'aspect final de la réforme, les Français connaîtront une baisse plus ou moins considérable du taux de remplacement, c'est-à-dire du montant de la pension rapporté au salaire, et donc se précipiteront sur les systèmes de retraite complémentaire. Médiapart publie notamment un "business plan" confidentiel, qui fixe pour objectif une part de marche de "17%" d'ici dix ans.

(Nouvelobs.com)

10/06/2011

Le FMI et ATTAC

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/06/08/aurelie-trouve-la-candidature-de-christine-lagarde-est-encore-pire-que-celle-de-dsk_1533385_823448.html

 "La candidature de Christine Lagarde est encore pire que celle de DSK"

LEMONDE.FR | 8 juin 2011 | Propos recueillis par Alexandre Piquard | 618 mots

Aurélie Trouvé, 31 ans, a annoncé lundi 6 juin qu'elle se portait candidate à la succession de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI. Cette maître de conférences en économie est coprésidente d'Attac (Association pour la taxation des transactions financières et l'action citoyenne), une...

Aurélie Trouvé, 31 ans, a annoncé lundi 6 juin qu'elle se portait candidate à la succession de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI. Cette maître de conférences en économie est coprésidente d'Attac (Association pour la taxation des transactions financières et l'action citoyenne), une organisation, née avec le mouvement altermondialiste.

Pour être soumise au vote, la candidature d'Aurélie Trouvé doit être présentée par un administrateur du FMI. Ce qui laisse peu de chance à cette candidature d'aboutir, d'autant que la représentante de la France au Fonds n'est autre que Christine Lagarde, actuelle ministre de l'économie et des finances, elle-même candidate à la succession de DSK. Aurélie Trouvé veut cependant profiter de cette occasion pour défendre les idées d'Attac.

Attac, au début, plaidait pour une suppression du FMI. Vous voulez maintenant le diriger : vous avez évolué ?

Non. Depuis le début, nous proposons une refondation totale du FMI et c'est le sens de ma candidature : nous voulons revoir les fondements et la gouvernance du FMI. Les fondements, c'est rompre avec la politique libérale qui impose depuis de nombreuses années des plans d'austérité drastique en échange des prêts accordés aux pays en difficulté.

Dans les années 80, cette politique s'appelait "ajustements structurels" et s'appliquait aux pays pauvres. De façon générale, dans les milieux économiques et politiques, on considère que cela a été un échec. Pourtant, c'est ce que le FMI applique aujourd'hui aux pays européens. C'est inefficace : par exemple, la dette de la Grèce a continué d'augmenter ces derniers mois, malgré les plans d'austérité. C'est aussi injuste : on fait payer la crise aux salariés, aux chômeurs et aux retraités, alors que les banques, elles, ont recommencé à augmenter leurs profits.

Dominique Strauss-Kahn n'a-t-il pas infléchi la politique du FMI vers moins de libéralisme ?

Non. Il suffit de regarder les faits. Avec DSK à la tête du FMI, les plans d'austérité ont repris de plus belle : en Hongrie, en Ukraine, au Portugal... Ce sont des baisses de salaires, des privatisations de services publics, des baisses des retraites... Avec Strauss-Kahn, la politique libérale du FMI a été confirmée, avec l'aide du G20.

Il y a quelques années, le FMI était en difficulté notamment parce que des pays en développement, comme l'Argentine, avaient remboursé le maximum de leur dette pour se libérer des plans d'austérité. Les pays riches l'ont renfloué et ont restauré sa capacité de prêt en réaugmentant les "droits de tirage spéciaux". Nous ne sommes pas contre les prêts du FMI, le problème, ce sont les conditions.

Si vous accordiez un prêt à un pays en difficulté, quelles conditions mettriez-vous ?

Il faut surtout arrêter les plans d'austérité. Et en parallèle mettre à contribution la finance et la réguler. Le problème c'est qu'on n'a pas demandé à la finance de contrepartie après la crise. On n'a rien résolu et une nouvelle crise reste possible.

Depuis sa création, Attac défend la taxe Tobin, un prélèvement sur les transactions financières suffisamment élevé pour juguler les transactions et financer des actions. Avec 0,05 % prélevé, on génèrerait des centaines de milliards d'euros qui manquent pour le social, la lutte contre la pauvreté et pour l'écologie.

Que pensez-vous de la candidature de Christine Lagarde au FMI ?

Elle appartient à un gouvernement qui est complètement dans cette logique de libéralisme et de régression sociale, on l'a vu sur les retraites par exemple. Ce gouvernement a refusé de porter une régulation financière forte, malgré les grands discours.

Quand l'Allemagne a proposé de porter une taxe sur les transactions financières au niveau européen, la France n'a pas saisi la balle au bond. Paris n'a défendu cette idée que dans un cadre dans lequel sa mise en oeuvre était impossible : au sein du G20, où l'on sait que les Etats-Unis, entre autres, y sont opposés. La candidature de Christine Lagarde au FMI est un très mauvais signe : c'est encore pire que celle de Dominique Strauss-Kahn.