Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

02/04/2015

Alcool et Grossesse etc ...

lu dans la synthèse de presse de l'INSERM :

Alcoolisation fœtale : les troubles seraient sous-estimés

Dans son édition Science & MédecineLe Monde explique que « les troubles causés par l’alcoolisation fœtale (TCAF), c’est-à-dire l’ensemble des manifestations qui peuvent survenir après une exposition prénatale à l’alcool, demeurent un problème méconnu de santé publique ». En France, l’exposition prénatale à l’alcool provoque des troubles chez 8 000 nouveau-nés chaque année, « dont 800 avec la forme la plus spécifique, le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) », indique le journal. Selon Denis Lamblin, président de l’association SAF France, un « réel plan de prévention » doit être mis en place. Le Monde rappelle notamment les travaux de Valérie Mezger (CNRS) et Pierre Gressens (Inserm). Ces derniers ont montré, en 2014, chez la souris, que ces anomalies impliqueraient la modification par l’alcool des protéines HSF, mises en jeu dans les réponses au stress cellulaire.
 

Le Monde, édition Science & Médecine, 02/04

 

EN BREF

 
Dans son émission « Allô, Docteurs », France 5 s’est penchée hier sur les vaccins contenant des sels d’aluminium. Utilisés pour « renforcer la réponse immunitaire », ces derniers resteraient « présents pendant plusieurs années dans le corps ». Une persistance qui pourrait, selon Romain Gherardi, Unité Inserm U955, expliquer les symptômes de la myofasciite à macrophages (douleurs musculaires et articulaires, importante faiblesse musculaire, …). Dans cette unité, on a découvert que l’aluminium injecté à des souris pourrait migrer dans les ganglions lymphatiques, le foie, la rate mais aussi le cerveau.
 

 France 5, 01/04

Selon une étude américaine, publiée dans Nature Neuroscience et reprise par Le Monde, dans son édition Science & Médecine, il existerait un lien entre « niveau de revenu, surface du cerveau et capacités cognitives ». 1 099 individus âgés de 3 à 20 ans, « dont la morphologie du cerveau a été enregistrée par IRM », ont été « soumis à divers tests de mesure de l’intellect », explique le journal. Selon ces travaux : « Le revenu était logarithmiquement associé à l’étendue de la surface du cerveau ».
 

 Le Monde, édition Science & Médecine, 02/04

28/03/2015

Cancer, Round-up et Monsanto

à lire sur BASTAMAG :

Après le classement du Round-up comme « probablement cancérogène», Monsanto contre-attaque

Basta ! -

PESTICIDESAprès le classement du Round-up comme « probablement cancérogène », Monsanto contre-attaque ...

extrait :

..."« La méthode rappelle furieusement les pratiques des industriels décrites par le journaliste Stéphane Foucart dans son excellent ouvrage La Fabrique du mensonge (éd. Denoël, 2013). On y découvre comment des industriels, sous couvert de recherche scientifique, protègent leurs produits dangereux pour la santé et l’environnement. Il y raconte comment les industriels du tabac ont financé des études afin de produire du « doute » après la publication de travaux prouvant la dangerosité du tabac. Ou comment les industriels de la chimie ont réussi à noyer les études montrant la dangerosité des insecticides sur les abeilles en faisant publier… dix fois plus d’études aux résultats bien sûr contraires. L’histoire se répète sans cesse », commente Terra Eco. De quel côté penchera l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) qui doit également se prononcer sur le glyphosate ? On prend les paris ?

Après le classement du Round-up comme « probablement cancérogène », Monsanto contre-attaque - Basta !.pdf

à propos de lobbying, lire aussi :

Médicaments et lobbying des industries pharmaceutiques

17/03/2015

Connaissez-vous les bactériophages ?

Savez-vous qu'ils peuvent être utilisés contre les infections bactériennes, en particulier contre les bactéries résistant aux antibiotiques ?

Savez-vous pourquoi on en parle si peu et pourquoi leur utilisation est si peu fréquente ? (réponse en bas de note : * )

---------------

lu sur :

Le CHUV se lance dans la phagothérapie

Le Temps - Il y a 18 heures
MÉDECINE Mardi 17 mars 2015
 

Le CHUV se lance dans la phagothérapie

 

La phagothérapie utilise des virus pour lutter contre les bactéries résistantes aux antibiotiques. Un essai clinique sur des patients brûlés et la constitution d’une banque de virus débuteront bientôt au Centre hospitalier universitaire vaudois

Ils sont partout: sur notre peau, dans nos intestins, dans l’eau des lacs et des stations d’épuration. Les bactériophages sont des virus, microscopiques, prédateurs naturels des bactéries qu’ils détruisent. Avec leur forme caractéristique de module lunaire, ils sont plus de 10 millions dans un millilitre d’eau du lac Léman. Les médecins du Service de soins intensifs du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) voient en eux une piste prometteuse pour venir à bout des bactéries résistantes aux antibiotiques. Un essai clinique au CHUV chez des patients brûlés, en partenariat avec la France et la Belgique, se prépare et le premier patient est attendu dans les semaines à venir. Une banque de phages prélevés dans l’environnement est aussi en cours de réalisation.

Soigner les infections avec des bactériophages n’est pas une idée nouvelle. Dès le début du XXe siècle, la phagothérapie était pratiquée, mais elle a progressivement été abandonnée au profit des antibiotiques, sauf en Europe de l’Est, notamment en Géorgie. «Plus de 2000 patients sont traités chaque année au Centre médical de l’Institut Georges Eliava des bactériophages de Tbilissi, raconte Grégory Resch, chercheur au Département de microbiologie fondamentale de l’Université de Lausanne. Essentiellement pour des infections urinaires ou de l’appareil digestif.» Mais à ce jour, aucun essai clinique pour vérifier l’efficacité de la phagothérapie n’a été mené selon les critères occidentaux. Avec la hausse de la résistance aux antibiotiques de certaines souches bactériennes, à l’origine de quelque 25 000 morts par an en Europe, la phagothérapie suscite un regain d’intérêt.

En 2013, le premier projet d’étude clinique «Phagoburn» est lancé par le Service français de santé des armées en collaboration avec le CHUV et l’Académie militaire royale de Belgique. Le but est d’appliquer un cocktail de phages sur les plaies infectées de patients atteints de brûlures sévères. Le projet pionnier devait débuter initialement il y a neuf mois mais il a pris du retard. «Le processus de réglementation auprès des autorités de régulation est complexe, commente Yok-Ai Que, médecin adjoint au Service de médecine intensive du CHUV. Le projet vient d’être accepté par les commissions nationales d’éthique des trois pays. Nous attendons le feu vert de l’agence française des médicaments, puis de Swissmedic.» L’inclusion du premier patient au CHUV est attendue pour le printemps. Onze à douze patients seront inclus dans l’essai à Lausanne, sur 200 à 220 patients au total sur les trois pays. L’essai clinique de phase I/II vise à vérifier l’innocuité du traitement par les phages et à évaluer son efficacité.

Deux cocktails de phages ont été mis au point et validés; ils sont produits par deux entreprises françaises. L’un est spécifique de la bactérie Escherichia Coli et l’autre de Pseudomonas aeruginosa. «Ces bactéries sont responsables d’une grande morbidité chez les patients brûlés, entraînant des destructions de greffes cutanées voire le décès, explique Yok-Ai Que. Elles peuvent être résistantes à certains antibiotiques, ou même à tous.»

Les bactéries peuvent aussi développer des résistances aux phages, d’où l’utilisation dans l’étude d’un cocktail de plusieurs virus visant la même bactérie pour limiter le phénomène. Grégory Resch estime qu’environ 5% des souches bactériennes des patients évalués seront d’emblée résistantes aux cocktails de phages utilisés, excluant ces derniers de l’étude. «Mais on pourra toujours isoler, plus rapidement que pour les antibiotiques, de nouveaux phages efficaces, ajoute-t-il. Il y a une quantité énorme de ces virus sur Terre. Ils sont dix à cent fois plus nombreux que les bactéries.»

C’est pourquoi, en marge de l’essai clinique, l’équipe de Grégory Resch va établir une banque de phages qu’elle récolte par exemple… à la station d’épuration de Vidy. Le projet a reçu un soutien de 135 000 francs de la Loterie Romande en décembre 2014. «On planifie de caractériser en 2015 150 nouveaux phages spécifiques des bactéries résistantes aux antibiotiques et tout autant en 2016», explique Yok-Ai Que. Le procédé est simple: prélever des échantillons d’eau à la station, enlever les déchets et les bactéries par filtration et isoler sur boîtes de Petri les phages qui détruisent des bactéries courantes comme Escherichia Coli ou Pseudomonas aeruginosa. Mais Grégory Resch précise que «seuls les phages dits «lytiques», c’est-à-dire qui détruisent très efficacement les bactéries, sont intéressants. Ils sont repérés grâce à des techniques de séquençage de génome.» Les phages intégrés dans le génome bactérien sont inoffensifs et donc éliminés, de même que ceux qui présentent des facteurs de virulence pour l’homme.

L’essai clinique «Phagoburn» ne porte que sur les infections de la peau, mais peut-on imaginer étendre les applications de la phagothérapie? «Les virus ne peuvent être utilisés que pour des infections en contact avec l’extérieur comme celles de la peau, du tube digestif ou des poumons, commente Jacques Schrenzel, responsable du laboratoire de bactériologie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Il faudra s’assurer de l’innocuité des phages et de leur efficacité pour une application interne.»

Les phages présentent des avantages par rapport aux antibiotiques. «Les phages ne tuent pas les bactéries utiles de la flore intestinale. Chacun détruit une espèce bactérienne bien précise», observe Yok-Ai Que, qui espère aussi qu’il y aura moins d’effets secondaires observés qu’avec les antibiotiques. «En Géorgie, il n’y a pas d’effets secondaires majeurs observés chez les patients traités par phagothérapie, rapporte Grégory Resch. C’est logique car notre corps en contient d’énormes quantités. Il est aussi constamment exposé aux phages présents naturellement dans l’environnement.»

Mais est-ce que la phagothérapie remplacera les antibiotiques? «Non, répond Grégory Resch. Il s’agit surtout d’une nouvelle arme pour des patients en impasse thérapeutique face à des bactéries résistantes aux antibiotiques.» Dans des cas de maladies chroniques rares, les médecins espèrent pouvoir proposer des solutions personnalisées au patient. Après caractérisation de la bactérie résistante, ils pourraient sélectionner le bon cocktail de phages efficaces. Mais cette démarche prend du temps, aujourd’hui il faut 48 heures rien que pour faire le diagnostic moléculaire (identifier la bactérie et caractériser sa résistance). «Ce n’est pas réaliste de penser que la phagothérapie sera systématiquement personnalisée, à cause du coût et du temps nécessaires pour chaque préparation, commente Jacques Schrenzel. Mais elle trouvera sa niche dans les années à venir. Cela dépendra de plusieurs choses: l’évolution de la recherche sur les antibiotiques et les moyens financiers disponibles.»

-------------

réponse : parce que les bactériophages ne sont pas brevetables, donc pas intéressants pour l'industrie pharmaceutique.

12/03/2015

Perturbateurs endocriniens et lobbying du sucre

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Selon les résultats de l’enquête dévoilés par l’association Générations futures, et menée sur 28 échantillons de la chevelure de femmes vivant en milieu urbain dans la région parisienne, 21,35 résidus de perturbateurs endocriniens, dont 19,42 pesticides, ont été découverts en moyenne chez ces volontaires, indique Le Parisien. Ces résultats montrent une contamination généralisée, mais très variable, de ces femmes.
 

 Le Parisien, 12/03

Une équipe de chercheurs de l’Université de Californie-San Francisco (UCSF) publie dans la revue Plos Medecine une synthèse de documents internes aux industries du sucre, découverts dans un fonds d’archives publiques. Ces documents montrent les méthodes utilisées par ces derniers pour entraver le programme national de santé dentaire. Les chercheurs dénoncent « l’écheveau d’organisations mis en place par les industriels du sucre afin de promouvoir leurs intérêts auprès des décideurs »

Le Monde, 12/03

 

Lire aussi sur ce blog la note du 6/3/2015 :

 

Perturbateurs endocriniens...

 

06/03/2015

Perturbateurs endocriniens : tout le monde est atteint et le coût annuel est évalué à 157 milliards d'euros

... 157 milliards d'euros au profit de l'industrie chimique !

lu sur :

Le coût sanitaire des perturbateurs endocriniens estimés à 157 ...

www.lequotidiendumedecin.fr/.../le-cout-sanitaire-des-perturbateurs- endocriniens-e

Dans une étude publiée dans « Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism »(*), des spécialistes estiment que les conséquences sanitaires de l’exposition des populations européennes aux perturbateurs endocriniens (PE) représente un coût de 157 milliards d’euros par an, soit 1,2 % du PIB.

Cinq panels d’experts ont été constitués afin d’évaluer le lien entre une exposition aux PE et la survenue d’une pathologie et en estimer le coût. Un consensus a été trouvé pour le retard intellectuel, l’autisme, le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), l’obésité chez l’enfant et chez l’adulte, la cryptorchidie et l’infertilité masculine.

Retard mental et déficience intellectuelle

Selon l’étude, l’effet le plus probable (70-100 %) est celui de l’impact de l’exposition prénatal aux organophosphorés sur le développement cérébral. Chaque année, 13 millions de retards mentaux peuvent leur être attribués, 59 300 cas additionnels de déficience intellectuelle pour un coût estimé à 146 milliards. La probabilité est moindre pour l’autisme (316 cas), le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (19 400 à 31 000 cas). Les chercheurs du groupe fertilité masculine estiment que l’exposition aux phtalates est responsable à 40-69 % de 618 000 AMP chaque année en Europe. Le groupe obésité/diabète estime que l’exposition aux phtalates est responsable (probabilité de 40-69 %) de 53 900 cas d’obésité et 20 500 nouveaux cas de diabète chez les femmes. « Nous travaillons sur des probabilités et savons qu’il y a des incertitudes, mais cette étude est un début », a indiqué Martine Bellanger, professeur à l’École des hautes études en santé publique en France.

Les auteurs précisent que leur objectif est de proposer « une estimation du bénéfice sanitaire et économique d’une régulation des perturbateurs endocriniens en Europe », alors que la Commission européenne a entrepris un passage en revue de sa législation en la matière. L’adoption de ce nouveau cadre réglementaire, qui pourrait conduire à l’interdiction d’une large gamme de pesticides, isolants alimentaires ou composants de cosmétiques, a été renvoyée à 2016.

Selon le porte-parole de Générations futures François Veillerette, « cette étude apporte une preuve supplémentaire de la nécessité d’une action préventive forte pour se prémunir des risques des perturbateurs endocriniens en Europe ».

Dr Lydia Archimède

voir aussi sur ce blog :

Le futur de notre société n'est pas rose ...

sur le même sujet :

Perturbateurs endocriniens : un coût sanitaire évalué à 157 milliards ...

www.lagazettedescommunes.com/.../perturbateurs-endocriniens-un-cout- sanitaire-evalue-a-157-milliards-deuros-par-an-dans-lue/

Près de 100 % de la population a des traces détectables ... - Le Monde

www.lemonde.fr/.../pres-de-100-de-la-population-a-des-traces-detectables-de -perturbateurs-endocriniens_4588899_3244.html

(*)

perturbateurs endocriniens.pdf

02/03/2015

Pollution dans l'Aude

Un article à lire :

Aude : "La mine de Salsigne, l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire"

Pour Hervé Pujol, chercheur au CNRS, "aucun enseignement n’a été tiré de la pollution de la mine d’or".

24/02/2015

Chimie, dégradation de l'environnement : les conséquences sont là

Quelques liens pour s'informer :

 

Montée préoccupante de la puberté précoce - Le Monde

www.lemonde.fr/.../montee-preoccupante-de-la-puberte-precoce_4581829_ 1650684.html

il y a 1 jour ... Montée préoccupante de la puberté précoce ... véritable épidémie de pubertéprécoce », affirme le professeur Charles Sultan, chef du service ...

 

Midi-Pyrénées, région la plus touchée par la baisse de la qualité du sperme ...

www.ladepeche.fr/.../1830028-midi-pyrenees-region-plus-touchee-baisse- qualite-sperme.html
 
1 mars 2014 ... «Dans la région, la situation est alarmante». Charles Sultan est l'un des plusgrands pédiatres endocrinologues au monde. ... je vois une explosion des cas de puberté précoce (chez les filles) et ... on assiste à une montée en flèche du nombre d'enfants souffrant d'affections provoquées par les pesticides.

 

Sciences : Collectif Une Place pour Tous !

collectifuneplacepourtous.midiblogs.com/sciences/

2 déc. 2014 ... Les indices s'accumulent quant à l'implication des polluants dans la montée enpuissance des troubles autistiques et comportementaux ..... Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est ..... puberté précoce.pdf ... Le Pr Charles Sultan, spécialiste des troubles hormonaux au Centre ...

 

Pr Charles Sultan : Perturbateurs endocriniens et puberté précoce ...

criigen.org/.../Pr-Charles-Sultan-Perturbateurs-endocriniens-et-puberteprecoce-chez-la-fille
 
Intervention du Pr Charles Sultan, endocrinologue au CHU de Montpellier et ... sur les perturbateurs endocriniens et la puberté précoce, lors de la table-ronde.

23/02/2015

Salon de l'agriculture : la carte de France des fermes géantes

à lire sur BASTAMAG (lien ci-contre)

20/02/2015 AGROBUSINESS

Les dessous de votre assiette : la carte de France des fermes géantes

www.bastamag.net/Les-dessous-de-votre-assiette-la-carte-de-France-des- fermes-geantes

Alors que le Salon de l’agriculture s’ouvre le 21 février, la Confédération paysanne vient de publier une carte de l’industrialisation de l’agriculture. Vous connaissiez la célèbre « ferme-usine des Mille vaches » en Picardie ? Découvrez un élevage de 250 000 poules pondeuses dans la Somme et de 125 000 poulets dans le Vaucluse, un centre d’engraissement de 2000 taurillons dans l’Aube, une maternité industrielle de 900 truies pour 23 000 porcelets par an dans les Côtes d’Armor, ou bien encore les 3 000 brebis laitières dans les Pyrénées Atlantiques...

voir la carte sur le site de BASTAMAG

Image 1.png

 

 

12/02/2015

Utilisation du téléphone portable et tumeurs cérébrales

 lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Suite à l’adoption d’une loi « sur l’encadrement de l’exposition aux ondes électro-magnétiques », Paris Match s’est intéressé au danger du portable et des radiofréquences. L’hebdomadaire rappelle une étude publiée par l’Unité Inserm 897 de Bordeaux en mai 2014 qui a montré un lien entre l’utilisation du téléphone portable et le développement de tumeurs cérébrales.
 

Retrouvez le C’est dans l’air « Utilisation massive du téléphone portable & tumeurs cérébrales » sur la salle de presse

 Paris Match, 12/02

 

Mise au point autour de l’étude sur l’utilisation du téléphone portable et le développement de tumeurs cérébrales parue dans le journal Occupational & Environmental Medicine

L’effet des radiofréquences électromagnétiques chez l’Homme reste controversé. Les chercheurs de l’Unité Inserm 897 « Epidémiologie et Biostatistiques » (ISPED) à Bordeaux ont analysé l’association entre l’exposition aux radiofréquences du téléphone mobile et les tumeurs cérébrales du type gliomes et méningiomes chez les adultes.

Les chercheurs révèlent les résultats de l’étude multicentrique cas-témoins CERENAT, publiée dans le journal Occupational & Environmental Medicinemenée dans 4 endroits (Gironde, Calvados et Manche, Hérault) en France et initiée en 2004. Au total, les données d’exposition au téléphone mobile et les données médicales de 1339 personnes âgés de 59 ans en moyenne, ont été étudiées : 253 présentaient une tumeur cérébrale de type gliome, 194 de type méningiome (diagnostiqués entre 2004 et 2006) et 892 ne présentaient pas de tumeurs. Concernant le téléphone mobile, les chercheurs ont demandé aux personnes leurs utilisations sur l’ensemble de leur vie. Le temps moyen passé au téléphone de l’ensemble des individus est de 2.7h/mois. Dans l’échantillon, seuls 12% des individus étudiés ont utilisé leur téléphone sur une période égale ou supérieure à 10 ans.

« Nous montrons que l’utilisation massive du téléphone portable, supérieure ou égale à 896h d’appels dans une vie serait associée au développement de tumeurs cérébrales. Chez ces personnes, le risque d’avoir une association positive entre l’utilisation du téléphone et le développement de tumeurs cérébrales est augmentée pour celles qui téléphonent plus de 15h par mois. explique Isabelle Baldi, coauteur de ces travaux.

 

Cependant, il est important de souligner qu’il s’agit d’une association et non d’un lien de cause à effet. Cela ne signifie donc pas qu’une personne utilisant massivement son téléphone portable développera une tumeur au cerveau »

 ajoute la chercheuse.
 

 

Note aux rédactions:

Les auteurs de ces travaux rappellent également qu’une exposition supérieure ou égale à 896h d’appels dans une vie n’est pas équivalente à 15h/mois ni à 30 min par jour. Ce chiffre est une extrapolation qui induit une confusion. Lorsque l’on parle de 30 min par jour, tout le monde se sent concerné parce que cela arrive à tout le monde un jour mais pas tous les jours.
Ils soulignent également que le nombre d’appels n’est pas associé aux tumeurs.

Mobile phone use and brain tumours in the CERENAT case-control study, Occupational & Environmental Medicine, 9 mai 2014

Lire le livret d’aide à la compréhension des études épidémiologiques cas-témoins

 

POUR CITER CETTE PAGE :
 
Lien :
http://presse-inserm.fr/utilisation-massive-du-telephone-portable-tumeurs-cerebrales/12519/

 

27/12/2014

Pour le libre usage du vinaigre blanc

lu sur :

26/12/2014 : Paris bloqué par l’Europe pour utiliser du vinaigre blanc

Le vinaigre blanc est, entre autres, un antibactérien connu et apprécié depuis des dizaines d’années que cela soit à la maison ou au jardin. Or, après avoir testé l’année dernière, avec succès, cette substance pour désinfecter ses outils afin de limiter le risque de contamination d’un végétal à l’autre, Paris voudrait aujourd’hui en généraliser l’usage à l’ensemble de ses jardiniers et bûcherons.

Mais les choses ne sont pas si simples pour une démarche qui paraît anodine et légitime. Nous en sommes arrivés à un tel degré d’encadrement qu’il est théoriquement interdit d’utiliser du vinaigre librement, dans un cadre professionnel, pour nettoyer des outils de jardinage ou pour tous autres usages phytopharmaceutiques. A ce titre, Paris et l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB) souhaitent que la Commission Européenne homologue le vinaigre blanc pour de telles utilisations, afin de disposer d’une alternative efficace à des produits plus toxiques pour l’environnement et la santé.

Mais, s’il est « puissant, écologique et très bon marché » et peut réduire « l’exposition des Parisiens aux produits toxiques », comme le note Bernard Jomier, adjoint à la maire, en charge de la santé, une réponse positive à la demande n’est pas certaine. Pourtant, face à son objectif de « zéro phyto », il « essentiel que les services puissent innover et diminuer leur usage de produits phytosanitaires, avec un produit aussi commun que le vinaigre » souligne Pénélope Komitès, adjointe en charge des espaces verts et de la nature.

21/12/2014

Attention aux lampes à LED !

Rappel, en cette période de guirlandes à LED : on va une génération d'enfants qui auront des problèmes de vue à l'âge adulte, en particulier pour la vision latérale -voir (*)- et les risques d'accidents qui en résulteront.

Voir aussi sur un autre blog :

Rappel sur la dangerosité...

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4445

30-10-2010 - Lampes à LED : alerte sur un risque potentiel pour la vue

Si ce n'est un déficit de luminosité encore à améliorer, les lampes à LED cumulent les avantages, notamment face aux ampoules à basse consommation actuelles, très perfectibles dans leur confort d'utilisation, fiabilité et composition (mercure, etc.).

Néanmoins, cette semaine l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a présenté un rapport à charge sur certaines lampes à LED considérées comme dangereuses pour la vue en étant une cause d'usure prématurée de la rétine.

Certaines lampes à LED se caractérisent en effet par une grande proportion de bleu dans la lumière blanche qu'elles émettent et par leur intensité lumineuse très directive. Or, selon l'ANSES, cette composante bleue est une source de
"stress toxique" pour la rétine externe, avec des risques de dommages photochimiques dont l'effet apparaîtrait de façon retardée, notamment chez les enfants.

En outre, l'agence souligne le risque d'éblouissement de certaines lampes, très directives, visuellement gênantes quelle que soit leur position dans le champ visuel. Le niveau de rayonnement direct peut ainsi largement dépasser le niveau d'inconfort visuel, bien plus qu'avec les éclairages dits classiques. Notons toutefois que la plupart des professionnels n'occultent pas ce "problème", et mentionnent sur l'étiquetage la nécessité de ne pas regarder directement le flux lumineux de ces LED (*). Cela dit pour éviter tout risque d'éblouissement, on trouve maintenant des LED à verre dépoli, entre autre.

Face à ce constat, l'ANSES reconnaît qu'il est néanmoins difficile de définir les produits inquiétants, les normes de sécurité existantes ne permettant pas d'évaluer efficacement les risques liés aux LED. De même, les modèles scientifiques actuels sont inopérants quant à l'évaluation de la dégénérescence de la rétine, potentiellement causée par la proportion de bleu dans certaines LED.

En conséquence, l'alerte lancée par l'agence résonne plus comme une légitime application du principe de précaution et une incitation des fabricants et autres intégrateurs d'éclairage à LED pour :
- concevoir des systèmes ne permettant pas une vision directe du faisceau émis par les LED (verre dépoli, etc.);
- prendre en compte l'usure des couches de phosphore des LED blanches, qui pourrait conduire à terme à une grande proportion de bleu;
- évaluer et réglementer l'utilisation des LED.

Pascal Farcy

1- Les lampes à DEL (diode électroluminescente), plus connue sous l'anglicisme LED (Light-Emitting Diode), reposent sur un composant électronique capable d'émettre de la lumière lorsqu'il est parcouru par un courant électrique. Utilisées depuis environ quarante ans pour des applications de signalisation, les LED se sont vues très récemment ouvrir le marché de l'éclairage grand public par la spectaculaire augmentation de leur puissance. Par rapport à une ampoule basse consommation, les LED consomment 5 fois moins d'énergie et durent 4 fois plus longtemps, le tout avec une fiabilité réelle. Son allumage est instantané et puissance lumineuse maximale immédiatement disponible. En outre, elle ne comporte pas de mercure, ce qui la rend plus facilement recyclable et moins nocive pour la santé et l'environnement. Enfin, elle ne dégage aucune émission de rayonnements UV ou d'ondes électromagnétiques, à l'inverse des lampes basse consommation.

15/12/2014

Pollution chimique, Phtalates et quotient intellectuel : les nouvelles générations ont un QI de plus en plus bas

lu dans la revue de presse de l'INSERM : (les surlignages sont de moi)

Lien entre l’exposition prénatale aux phtalates et le développement du cerveau

Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université Columbia à New York l’exposition prénatale aux phtalates pourrait perturber le développement du cerveau du fœtus, et aurait ainsi un impact sur le quotient intellectuel des enfants en âge scolaire, rapporte France 5.

Ces produits chimiques, que l’on retrouve dans une grande variété de produits de consommation car ils ont la propriété de ramollir la matière « sont accusés de perturber le système endocrinien », rappelle la chaîne télévisuelle.

Ces travaux, publiés dans la revue Plos One, montrent notamment que les phtalates sont capables d’arriver jusqu’au fœtus en traversant toutes les protections qui l’entourent.

France 5, 11/12

Et aussi :

Dans un dossier dédié à l’impact de la pollution chimique sur la santéLe Généraliste rend compte du nouveau volet du programme GEOCAP dédié aux cancers de l’enfant et leur lien éventuel avec l’environnement.  

Selon Jacqueline Clavel, chercheuse au sein de l’unité Inserm 1028, ce travail « montre [notamment] que le trafic intense est associé à un sur-risque [de leucémie chez les moins de 5 ans]. Et, sans surprise, le benzène est probablement la ou l’une des principales causes attribuables à ce sur-risque (…) ».

Le Généraliste, 05/12

03/12/2014

Le bisphénol A sera (théoriquement) interdit à partir du 1er janvier 2015

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Considéré comme un perturbateur endocrinien, le bisphénol A, un composé chimique utilisé dans les boîtes de conserve pour assurer la protection des aliments, sera interdit à partir du 1er janvier 2015, indique La Croix.

Selon un rapport gouvernemental « les essais [avec des résines alternatives] ont été réalisés avec succès sur plus de 90% des denrées alimentaires ». Une réduction moyenne d’un an des dates « limite » de consommation est toutefois à prévoir.

La Croix, 03/12

Le bisphénol A bientôt interdit dans les conserves

La Croix 

Le bisphénol A bientôt interdit dans les conserves | La-Croix.com.pdf 

Le bisphénol A sera interdit dans tous les contenants alimentaires à partir du 1er janvier 2015.

voir aussi : 

Bisphénol A — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Bisphénol_A

extraits de l'article de WIKIPEDIA (les surlignages sont de moi):

... "Massivement produit et dispersé dans l'environnement depuis quelques décennies, il est couramment retrouvé dans l’organisme d’une large majorité de la population, quel que soit l’âge, et notamment chez les enfants . On en trouve maintenant dans presque tous les organismes vivants. "...

... le BPA est un leurre hormonal, capable de « mimer » l’effet des hormones sexuelles féminines, qui jouent un rôle dans la fonction de reproduction mais aussi dans le développement d’organes comme le cerveau ou le système cardio-vasculaire21. ...

..."en tant que perturbateur hormonal50, il s'est montré capable d'affecter la reproduction d'animaux de laboratoire et il pourrait être un des nombreux facteurs de délétion de la spermatogenèse chez l'homme "...

..."La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis qui avait, en 2008, initialement déclaré le BPA sans danger, est revenu sur son avis, sur la base de nouvelles études concluant à « des effets potentiels sur le cerveau et sur la prostate des bébés et des fœtus ». "...

..."des études ont montré (sans que d'éventuels liens de causalité directe soient déjà identifiés et compris) qu'un taux urinaire élevé de ce produit était corrélé avec un risque plus élevé- de diabète de type 2 (sur ce point, cela reste discuté44),- de maladies cardio-vasculaires45,- d'anomalies du bilan hépatique46,"...

..." chez la souris des anomalies de développement de la prostate fœtale (ce qui rend plausible un risque accru de cancer ultérieur53) "...

..."Le BA est facteur reconnu de délétion de la spermatogenèse après 5 semaines d'exposition au BPA chez l'animal "...

-..." augmentation de la survenue de kyste des ovaires25,"... "modifications hyperplasiques de l'endomètre,"..." puberté avancée (pour une exposition pré- et post-natale précoce)."

..."effets sur le cerveau et le comportement : des effets sont suspectés sur la neurogenèse, le « dimorphisme sexuel comportemental », l'anxiété, le comportement exploratoire et (chez l'animal) sur une altération du comportement maternel. "... "effets sur le métabolisme lipidique, glucidique et le système cardio-vasculaire : ils sont suspectés chez l'Homme à la suite d'une étude transversale (Melzer et al., 2010) ayant mis en évidence une corrélation entre problèmes cardio-vasculaires (coronariens et diabète) et teneurs urinaires en BPA25."..."effets sur l'intestin : en 2010, ils ne semblaient pas avoir jamais été étudiés chez l'être humain, mais l'animal adulte exposé à de fortes doses de BPA y réagit comme avec l'estradiol, probablement via une action sur les récepteurs aux estrogènes25. Le BPA a eu chez des animaux nés de mères traitées, un effet pro-inflammatoire dans la descendance femelle (évoquant un manque de maturation du système immunitaire). Le BPA pourrait avoir un effet d'inflammation de l'intestin et modifier la perméabilité intestinale (effet suspecté, sur la base d'une seule étude chez l’animal)25 "...

..." Un risque accru de développer ultérieurement des tumeurs mammaires est suspecté (en cas de co-expositions avec un agent cancérogène) s'il y a eu exposition prénatale ou périnatale au BPA25."..."Le placenta ne protège pas l'embryon de l'exposition au bisphénol A."...

... "Un rapport de la Food and Drug Administration concluait que ce produit ne posait pas de problème de santé aux niveaux d'exposition habituels pour l'homme ; ce constat n'est pas partagé par de nombreux scientifiques, y compris au sein d'un groupe consultatif de la FDA qui accuse l'agence de ne retenir que les arguments avancés par les études financées par l'industrie du plastique et d'ignorer une centaine d'études 81, créant « un faux sentiment de sécurité », alors que d'autres rapports ou études alertent sur les risques liés à ce produit. "... (il) "souligne que 90 % de la population américaine présente des traces de bisphénol dans son urine 81 et se déclare particulièrement soucieuse des effets du bisphénol sur les fœtus, les bébés et les jeunes enfants 81.

L'industrie du bisphénol produit plus de 6 millions de tonnes par an de ce produit 81."...

02/12/2014

Le futur de notre société néolibérale n'est pas rose ...

lu sur Le temps (Suisse)

les surlignages sont de moi

Pollution: le cerveau en danger

Le Temps 

Stéphane Foucart Le Monde

Les indices s’accumulent quant à l’implication des polluants dans la montée en puissance des troubles autistiques et comportementaux

De toutes les maladies non transmissibles, l’autisme est l’une de celles dont la fréquence augmente le plus rapidement. Si vite qu’il est même difficile d’y croire. En mars, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, l’équivalent de notre Institut de veille sanitaire (InVS), rendaient publiques les dernières estimations de la prévalence des troubles du spectre autistique chez les garçons et les filles de 8 ans aux Etats-Unis. Selon ces chiffres, un enfant sur 68 est désormais touché par cet ensemble de maladies du développement, regroupant l’autisme profond, les syndromes de Rett et d’Asperger, etc.

Le plus impressionnant n’est pas tant le chiffre lui-même, que la rapidité de son évolution: il est supérieur de 30% à celui publié seulement deux ans auparavant (un enfant sur 88) par le même réseau de surveillance mis en place par les CDC, et a plus que doublé en moins d’une décennie. Au cours des vingt dernières années, les données américaines suggèrent une augmentation quasi exponentielle de ces troubles, aujourd’hui diagnostiqués «vingt à trente fois plus» que dans les années 1970, selon le rapport des CDC. 40% de ces enfants dépistés aux Etats-Unis présentent un quotient intellectuel (QI) inférieur à 70.

D’autres troubles neurocomportementaux sont également en forte croissance ces dernières années. Outre-Atlantique, l’hyperactivité et les troubles de l’attention touchaient, selon les chiffres des CDC, 7,8% des enfants entre 4 et 17 ans en 2003. Ce taux est passé à 9,5% en 2007, puis à 11% en 2011. Par comparaison, en France, leur fréquence est estimée entre 3,5 et 6% pour les 6-12 ans.

Aux Etats-Unis, un enfant sur six est concerné par un trouble du développement (troubles neurocomportementaux, retard mental, handicaps moteurs, etc.).

Dans un ouvrage scientifique tout juste publié (Losing Our Minds. How Environmental Pollution Impairs Human Intelligence and Mental, Oxford University Press, 2014) Barbara Demeneix, directrice du département Régulations, développement et diversité moléculaire du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), soutient que cette augmentation rapide de la fréquence des troubles neurocomportementaux est, en grande partie, le résultat de l’exposition de la population générale à certaines pollutions chimiques diffuses – en particulier les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Selon la biologiste, cette situation n’est, en outre, que la part émergée d’un problème plus vaste, celui de l’érosion des capacités cognitives des nouvelles générations sous l’effet d’expositions toujours plus nombreuses à des métaux lourds et à des substances chimiques de synthèse. Le sujet est, ces dernières années, au centre de nombreuses publications scientifiques. Philippe Grandjean, professeur de médecine environnementale (Université Harvard, Université du Danemark-Sud), l’une des figures de la discipline et auteur d’un livre sur le sujet (Only One Chance. How Environmental Pollution Impairs Brain Development – and How to Protect the Brains of the Next Generation, Oxford University Press, 2013), va jusqu’à évoquer une «fuite chimique des cerveaux».

La thyroïde en cause

«L’augmentation de la fréquence de l’autisme que l’on mesure ces dernières années est telle qu’elle ne peut pas être attribuée à la génétique seule et ne peut être expliquée sans faire intervenir des facteurs environnementaux, dit Barbara Demeneix. De meilleurs diagnostics et une meilleure information des médecins et des familles permettent certainement d’expliquer une part de cette augmentation, mais en aucun cas la majorité.» Et ce d’autant plus que les critères diagnostiques utilisés par les CDC sont demeurés identiques entre 2000 et 2013. «En France et en Europe, il n’existe pas de suivi historique de la prévalence de ces troubles aussi précis qu’aux Etats-Unis, mais il est vraisemblable qu’on assiste aussi à une augmentation de leur incidence», ajoute Barbara Demeneix.

Autre argument fort suggérant que l’augmentation de fréquence de l’autisme ne relève pas d’un biais de mesure: le sexe-ratio est constant. Les garçons sont toujours cinq fois plus touchés que les filles. Or, si l’accroissement constaté était artéfactuel, une modification du sexe-ratio aurait de grandes chances d’être observée.

Comment expliquer une telle épidémie? Pour la biologiste française, l’une des causes majeures est la prolifération de molécules de synthèse capables d’interférer avec le fonctionnement de la glande thyroïde. «Depuis de nombreuses années, mon travail consiste à comprendre comment un têtard devient une grenouille. Les molécules clés de ce processus sont les hormones thyroïdiennes, qui jouent un rôle crucial dans les transformations lourdes du développement, explique Barbara Demeneix. En cherchant à comprendre comment ces hormones agissent dans la métamorphose du têtard, je me suis posé le même type de questions sur leur importance dans le développement du cerveau humain.»

Les hormones thyroïdiennes sont connues pour moduler l’expression des gènes pilotant la formation de structures cérébrales complexes comme l’hippocampe ou le cortex cérébelleux. «Nous savons avec certitude que l’hormone thyroïde joue un rôle pivot dans le développement du cerveau, précise le biologiste Thomas Zoeller, professeur à l’Université du Massachusetts à Amherst et spécialiste du système thyroïdien. D’ailleurs, la fonction thyroïdienne est contrôlée sur chaque bébé né dans les pays développés et la plupart des pays en développement, ce qui montre le niveau de certitude que nous avons dans ce fait. Pourtant, malgré le fait que de nombreuses substances chimiques ayant un impact documenté sur la thyroïde soient en circulation, les autorités sanitaires ne font pas toujours le lien avec l’augmentation des troubles neurocomportementaux

Dans Losing Our Minds, Barbara Demeneix montre que la plupart des substances connues pour leur effet sur le développement du cerveau interfèrent bel et bien avec le système thyroïdien. Ces molécules ne sont pas toutes suspectées d’augmenter les risques d’autisme, mais toutes sont susceptibles d’altérer le comportement ou les capacités cognitives des enfants exposés in utero, ou aux premiers âges de la vie. C’est le cas des PCB (composés chlorés jadis utilisés comme isolants électriques, lubrifiants, etc.), de certaines dioxines (issues des processus de combustion), de l’omniprésent bisphénol A, des PBDE (composés bromés utilisés comme ignifuges dans l’électronique et les mousses des canapés), des perfluorés (utilisés comme surfactants), des pesticides organophosphorés, de certains solvants, etc.

«Le travail de Barbara Demeneix est très important, estime la biologiste Ana Soto, professeure à l’Université Tufts à Boston (Etats-Unis) et titulaire de la chaire Blaise Pascal 2013-2014 de l’Ecole normale supérieure. Elle a conduit un travail bibliographique considérable et c’est la première fois que l’ensemble des connaissances sont rassemblées pour mettre en évidence que tous ces perturbateurs endocriniens, mais aussi des métaux lourds comme le mercure, sont capables de perturber le fonctionnement du système thyroïdien par une multitude de processus.»

Substances très nombreuses

Les composés bromés peuvent inhiber l’absorption d’iode par la thyroïde qui, du coup, produit moins d’hormones. Les molécules chlorées peuvent en perturber la distribution dans les tissus. Le mercure, lui, peut inhiber l’action des enzymes qui potentialisent ces mêmes hormones… Lorsqu’une femme enceinte est exposée à ces substances, son fœtus l’est également et, explique Barbara Demeneix, «le risque est important que la genèse de son cerveau ne se fasse pas de manière optimale». Pour limiter au mieux les effets de ces substances, la biologiste insiste sur la nécessité d’un apport d’iode conséquent – absent du sel de mer – aux femmes enceintes, garant de leur bon fonctionnement thyroïdien.

Le problème est que les substances susceptibles de perturber ces processus sont très nombreuses. «Les chimistes manipulent des phénols auxquels ils ajoutent des halogènes comme le brome, le chlore ou le fluor, explique Barbara Demeneix. Or les hormones thyroïdiennes sont composées d’iode, qui est aussi un halogène. Le résultat est que nous avons mis en circulation des myriades de substances de synthèse qui ressemblent fort aux hormones thyroïdiennes

Les scientifiques engagés dans la recherche sur la perturbation endocrinienne estiment en général que les tests mis en œuvre pour détecter et réglementer les substances mimant les hormones humaines sont insuffisants. D’autant plus que les effets produits sur les capacités cognitives sont globalement discrets. «Si le thalidomide [médicament retiré dans les années 1960] avait causé une perte de 10 points de quotient intellectuel au lieu des malformations visibles des membres [des enfants exposés in utero via leur mère], il serait probablement encore sur le marché», se plaisait à dire David Rall, ancien directeur de l’Institut national des sciences de la santé environnementale américain (NIEHS).

L’érosion du quotient intellectuel de même que les troubles neurocomportementaux comme l’hyperactivité et les troubles de l’attention ou l’autisme «sont le talon d’Achille du système de régulation, souligne le biologiste Thomas Zoeller. Ce sont des troubles complexes, hétérogènes et aucun biomarqueur caractéristique ne peut être identifié. Du coup, il y a beaucoup de débats sur la «réalité» de l’augmentation de leur incidence. Ce genre de discussions ne décide pas les agences de régulation à être proactives, en dépit du fait que l’incidence des troubles du spectre autistique augmente si rapidement que nous devrions tous en être inquiets.»

L’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), l’organisme intergouvernemental chargé d’établir les protocoles de test des substances chimiques mises sur le marché, a cependant appelé, fin octobre, au développement de nouveaux tests susceptibles de mieux cribler les molécules interférant avec la thyroïde. Et ce, avec «une très haute priorité».

L’affaire ne concerne pas uniquement l’intelligence des prochaines générations mais leur santé au sens large. «Les épidémiologistes remarquent depuis longtemps que les gens qui ont un quotient intellectuel élevé vivent plus longtemps, et ce même lorsqu’on corrige des effets liés à la classe sociale, dit Barbara Demeneix. Or, selon la théorie de l’origine développementale des maladies, notre santé dépend en partie de la manière dont nos tissus se sont développés au cours de notre vie intra-utérine. Les facultés cognitives pourraient ainsi être une sorte de marqueur des expositions in utero et pendant la petite enfance à des agents chimiques: avoir été peu exposé signifierait un quotient intellectuel élevé et, du même coup, une plus faible susceptibilité aux maladies non transmissibles.»

 

 

13/10/2014

Effets sur la santé des pesticides : les agriculteurs (la FNSEA ?) dans le déni

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Selon l’AFP et BFM TV, « les agriculteurs minimisent » les risques d’une exposition prolongée aux pesticides dans le développement de la maladie de Parkinson.

Ces médias rappellent l’expertise collective de l’Inserm « Pesticides : effets sur la santé » qui souligne « un excès de risque significatif de 62% » chez les personnes exposées professionnellement aux pesticides.

Retrouvez les résultats de cette expertise collective sur la salle de presse.

AFP, BFM TV, 10/10

pesticides-effets sur la santé.pdf

08/10/2014

Ebola : çà c'est vrai, çà !

sur le Canard de cette semaine, j'ai vu :

Image 2.png

07/10/2014

Ebola en Europe

lu sur :

Les Échos - 

Ebola en Espagne : trois autres personnes hospitalisées

LES ECHOS | LE 07/10 À 10:52, MIS À JOUR À 16:04


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203837811946-ebola-en-espagne-bruxelles-veut-des-eclaircissements-1050823.php?8GAMjCF6J2zVMvw3.99

extrait :

Mardi en milieu de journée, les autorités sanitaires espagnoles rapportaient que, au total, quatre personnes dont l’aide-soignante contaminée par le virus Ebola et son mari, étaient hospitalisées en Espagne et faisaient l’objet d’une stricte surveillance afin d’éviter une propagation de la maladie. Les deux autres personnes concernées sont un voyageur rentré d’un des pays d’Afrique de l’Ouest touchés par l’épidémie et une infirmière de santé, ont-elles précisé lors d’une conférence de presse. Mais sur ces trois personnes, seul le mari présente un « haut risque » d’être affecté.

Lire aussi >> Ebola : la situation chiffrée dans tous les pays touchés


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203837811946-ebola-en-espagne-bruxelles-veut-des-eclaircissements-1050823.php?8GAMjCF6J2zVMvw3.99

Ebola en Espagne _ trois autres personnes hospitalisées, Europe.pdf

06/10/2014

Tabac : les industriels font la loi

lien

VIDEO. "Cash Investigation" : industrie du tabac, la grande manipulation

Francetv info 

Par Valerie Kowal

Mis à jour le 06/10/2014 | 10:52 , publié le 03/10/2014 | 11:05

Le tabac tue. Il coûte des milliards d'euros à la collectivité et pourtant son industrie bat des records de bénéfices.

Les gouvernement successifs, officiellement, mettent régulièrement en oeuvre des mesures de plus en plus sévères contre le tabagisme. Dernier en date, le plan de Marisol Touraine, la ministre de la santé, présenté le 25 septembre. "J'ai choisi mon camp, celui de la santé publique" a -t-elle déclaré. Son ambition : cibler le tabagisme des jeunes. la France fait toujours figure de mauvais élève en Europe. Pour être moins attractifs, les paquets de cigarettes seront standardisés : même forme, même taille, même couleur et sans logo. L'Australie est le seul pays à avoir, pour l'instant, adopté le paquet "neutre". Avec succès, même si la mesure a été renforcée par une hausse des prix.

En France, Marsisol Touraine a annoncé le 26 septembre une possible hausse des prix du tabac, "probablement en janvier" avant de tempérer "cela n'est pas décidé aujourd'hui".

La grande manipulation

Le tabac est donc la 1ère cause de mortalité dans le monde alors pourquoi les bénéfices des grandes compagnies sont-elles toujours en hausse? Laurent Richard a enquêté pendant 1 an dans les coulisses de l'industrie du tabac et révèle les stratégies secrètes des multinationales du secteur. Documents confidentiels à l'appui, il met à jour le jeu d'influence des cigarettiers dans les couloirs des institutions françaises et européennes. Son enquête révèle notamment comment l'industrie du tabac écrit, parfois, elle-même, la loi. Grâce à des interviews exclusives, son enquête lève le voile sur les pires stratégies cachées.

Et face au plan de Marisol Touraine, les cigarettiers ont déjà promis une violente contre-attaque. Ils envisagent de saisir les tribunaux pour demander 20 milliards d'euros de dommages et intérêts au gouvernement français pour expropriation de leurs marques. Même pour le tabac, les affaires sont les affaires.

à voir :

VIDEO. "Cash Investigation" : industrie du tabac, la grande manipulation

Francetv info - 

02/10/2014

Pesticides et autisme

à lire sur Environnemental Health Perspectives :

EHP Masthead

 

 

 

 

Pesticides and Autism Spectrum Disorders: New Findings from the CHARGE Study

David C. Holzman | A280

Also see Shelton et al., p. 1103

Pesticides and Autism.pdf

Neurodevelopmental Disorders:pesticides.pdf

05/09/2014

Les eaux en France : Pollution aux nitrates

lu sur :

www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/04/pollution-aux...

Pollution aux nitrates : la France de nouveau condamnée par la justice européenne

Le Monde.fr | 04.09.2014 à 10h57 • Mis à jour le 04.09.2014 à 12h02 |

Par Martine Valo

La France a été condamnée une nouvelle fois, jeudi 4 septembre, par la Cour de justice de l'Union européenne, pour son incapacité à améliorer la qualité de ses eaux. Elle fait face à deux contentieux pour n'être jamais parvenue à respecter la directive de 1991 sur les nitrates et les pollutions d'origine agricole.

La Commission européenne, qui a fini par saisir la justice de Luxembourg après moult avertissements, estime en effet que Paris a sous-estimé le problème en ne prenant pas la mesure des zones vulnérables, ces régions sérieusement polluées par les effluents agricoles où il serait urgent d'agir. Ce qui lui a valu une première condamnation en 2013.

Lire : L'Europe condamne la France pour ses eaux polluées aux nitrates

L'autre manquement de l'Etat, épinglé jeudi : la mollesse de son action. L'avocate générale, Juliane Kokott, s'était montrée très sévère à cet égard dans ses conclusions présentées le 16 janvier.

Dans les deux cas, Paris risque une amende forfaitaire plus des astreintes journalières, dont les montants ne sont pas encore connus, mais qui pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions d'euros. La justice européenne menace en effet de prononcer un deuxième arrêt dans les prochains mois si la France ne redresse pas la situation. A ce moment-là, elle devra effectivement régler la note.

RÉGLEMENTATION FRANÇAISE TROP LAXISTE

L'essentiel du problème des nitrates résulte de l'excès d'azote qui ruisselle sur les terres agricoles vers les rivières. Or la réglementation française est jugée bien trop laxiste sur les dates et les durées d'épandage de lisier et autres fertilisants azotés. Elle permet de traiter des champs très pentus ou gelés et se contente d'imposer des capacités de stockage insuffisantes.

Or la pollution rend l'eau de plus en plus difficile à traiter et donc de plus en plus chère au robinet, tandis que sur le littoral maritime les algues vertes gagnent du terrain bien au-delà de la Bretagne.

Un rapport interministériel sur la protection des captages d'eau potable, rendu public fin août, laisse entrevoir l'ampleur des difficultés. Les données relevées au printemps et analysées par quatre ingénieurs généraux révèlent qu'après quatre plans d'action successifs, « aucun progrès réellement décisif n'a été observé en l'absence de solution à la hauteur du problème ».

2 000 POINTS D'EAU FERMÉS

Sur 35 392 captages, 8,5 % ne respectent pas les seuils autorisés : soit ils dépassent 40 milligrammes de nitrates par litre, soit leurs taux de pesticides excèdent 0,4 microgramme par litre. Comment le problème se règle-t-il ? En abandonnant tout simplement les sources trop polluées. En quinze ans, plus de 2 000 points d'alimentation ont ainsi été fermés.

Quant aux 500 captages à protéger en priorité – une initiative inscrite dans la loi depuis 2009 – près de la moitié d'entre eux disposent d'un plan d'action pour leur sauvegarde, mais seuls 17 % sont validés par un arrêté préfectoral. La ministre de l'écologie, Ségolène Royal, a proposé fin juillet de revoir le classement des zones vulnérables : 3 800 communes supplémentaires devraient rejoindre cette catégorie peu reluisante, soit 23 000 communes au total. 70 % du territoire français sont concernés.

Pour les associations de défense de l'environnement comme Eaux et rivières de Bretagne entre autres, les déboires judiciaires de l'Etat ne font que commencer. Les rivières chargées en nitrates contribuent à l'eutrophisation des eaux côtières et empêchent donc la France de respecter une autre directive-cadre européenne sur le milieu marin. En outre, les effluents d'élevage et les engrais azotés sont aussi à l'origine de l'essentiel des émissions d'ammoniac, un gaz nocif pour la santé. Rien de tout cela ne devrait plaire à Bruxelles qui en train de rédiger le futur paquet air.

Martine Valo

01/09/2014

OGM et pesticides: le désastre argentin, la guerre transatlantique

à lire sur MEDIAPART et documentaire à regarder lundi 1/9/14:

OGM et pesticides_ le désastre argentin, la guerre transatlantique.pdf

29 AOÛT 2014 |  PAR PAUL MOREIRA

Les OGM permettent d'utiliser moins de pesticides et de produits chimiques: c'est l'argumentaire de l'industrie transgénique. 

Problème: il est faux et l'Argentine, massivement convertie au soja OGM, est en train d'en payer le prix fort sur le plan sanitaire et agricole. 

Le journaliste Paul Moreira en revient, avec un documentaire diffusé lundi sur Canal+. 

Enquête et extraits.

07/08/2014

Notre microbiote et nous

lu sur :

le Point.fr - Publié le 28/07/2014 à 07:07 - Modifié le 28/07/2014 à 07:31

Ce virus hébergé par la moitié de la population mondiale a été découvert par hasard. Des implications dans l'obésité et le diabète seraient possibles.

Le microbiote humain (flore microbienne) n'en finit pas d'intéresser les chercheurs, et régulièrement, la science nous livre de nouvelles découvertes à propos du peuple de bactéries, virus et champignons que nous hébergeons. En effet, nous ne vivons et ne dînons pas seuls, mais en compagnie de trillions d'amis (on estime que chaque individu abrite plus de 100 000 milliards de bactéries et 3 000 milliards de virus). Notre évolution serait même en partie le fruit d'une coévolution avec les virus. À se demander si nous sommes vraiment humains ou microbes... 

À ce jour, environ 500 espèces bactériennes intestinales sont connues ainsi que 800 virus. La découverte d'un nouveau virus n'est donc aujourd'hui plus très rare, mais les chercheurs de l'université d'État de San Diego ont été très surpris par celle-ci. CrAssphage, nom de cette charmante bestiole, s'avère en effet être un des virus les plus courants de l'humanité, puisque plus de 50 % des personnes dans le monde l'hébergent. Il serait par ailleurs probablement aussi vieux que l'humanité. Les scientifiques qui ont découvert ce virus par hasard sont étonnés qu'il n'ait pas été identifié jusqu'à présent, d'autant qu'il infecterait l'une des espèces bactériennes les plus courantes de l'intestin (Bacteroidetes). 

Un nouvel outil thérapeutique

Aucune crainte à avoir pour l'instant, puisque la plupart des virus n'infectent pas l'homme - seule une petite dizaine en sont capables. Les virus jouent au contraire un rôle majeur de régulation des espèces de notre univers bactérien. La plupart sont des bactériophages - ou phages - qui contrôlent le comportement des bactéries qu'ils infectent. Le fait que CrAssphage infecte un des types les plus courants de nos bactéries intestinales intéresse particulièrement les chercheurs qui, dans une prochaine étape, vont déterminer plus précisément comment le virus agit et quels impacts sur notre santé il peut avoir. 

Les bactéries avec lesquelles le nouveau virus interagit sont en effet liées à l'obésité, au diabète et à d'autres maladies de l'intestin. La question reste donc de savoir si ce virus pourrait indirectement favoriser ces maladies ou au contraire les limiter et si, de manière plus prospective, il pourrait devenir un outil thérapeutique face à l'épidémie de maladies chroniques comme l'obésité ou le diabète. L'utilisation des virus bactériophages pour soigner (la phagothérapie) n'est pas nouvelle. Elle avait été développée pour traiter certaines maladies infectieuses d'origine bactérienne, mais a été progressivement abandonnée avec l'arrivée des antibiotiques. Face à l'antibiorésistance montante et aux infections nosocomiales, la phagothérapie est depuis quelques années réexaminée à travers le monde et, depuis quelques mois, des budgets de recherche lui ont même été alloués en France.

29/07/2014

Découvrez les cartes de France des villes et villages bio et sans pesticides !

Un lien intéressant :

17/07/2014 : Votre commune est-elle 0% pesticides ?

De façon étonnante, nos villes sont devenues des refuges pour certaines espèces animales, qui ne trouvent plus dans certaines campagnes que des environnements hostiles. En effet, si de plus en [...] Lire la suite ...

Découvrez les cartes de France des villes et villages bio et sans pesticides ! 

Mises en ligne début avril par nos ONG - ces cartes ont vocation à recenser les villes et villages bio et sans pesticides. Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux recenser votre commune!

Photo

Photo

 

26/07/2014

Pesticides et perturbateurs endocriniens : nos enfants paient et paieront la note (suite)

lu sur :

http://asef-asso.fr/mon-jardin/pesticides/2332-pesticides-des-effets-hereditaires

Accusés de jouer un rôle dans les troubles de la reproduction et l’apparition de certains cancers, les pesticides sont des polluants dont on se passerait bien. Mais une étude vient de mettre en lumière une caractéristique encore plus inquiétante : ces effets pourraient bien se transmettre sur les générations suivantes...

Troubles neurologiques (Alzheimer, Parkinson), troubles de la reproduction et même cancers (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples, prostate) : l’exposition professionnelle aux pesticides peut augmenter les risques de développer ces pathologies. Mais ces effets s’arrêtent-ils aux seules personnes exposées ? C’est ce qu’on chercher à savoir des scientifiques l’Université de Washington en exposant des rats au méthoxychlor du 8éme au 14ème jour de gestation. Ils ont ensuite évalué l’état de santé des descendants du 1er et 3ème degré à l’âge adulte. Résultats : les progénitures avaient plus de risque de développer des maladies ovariennes, rénales, et ce sur les trois générations suivantes.

D’après Michael Skinner, principal auteur de l’étude, ce pesticide peut affecter le mode d’activation des gènes transmis, sans subir de mutation génétique. Ainsi, si l’arrière-grand-mère est obèse ou atteinte d’une maladie ovarienne, l’arrière-petite-fille pourrait rencontrer les mêmes problèmes.

Il semblerait donc que les gènes des personnes exposées aux pesticides transmettent ces effets aux trois générations suivantes. Un phénomène qui avait également été constaté sur des souris avec un autre perturbateur endocrinien, le Bisphénol A (BPA)…

Si cette propriété a été démontrée sur des rats, elle n’est cependant pour l’instant pas transposable aux hommes. Il faudra encore du temps pour savoir si les effets de l’exposition des agriculteurs aux pesticides peuvent se transmettre aux générations suivantes (si nous arrivons à le démontrer un jour…).

-----------------

voir aussi :

Pesticides et perturbateurs...

16/07/2014

Mesures restreignant l’épandage de pesticides autour des lieux sensibles

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

L’AFP rend compte du vote à l’Assemblée nationale de mesures restreignant l’épandage de pesticides autour des lieux sensibles comme les écoles.

Une nouvelle sanction a été mise en place après de nombreuses modifications.

Evoquant de récents rapports du Sénat et de l’Inserm, ainsi qu’un appel de 1 200 médecins, le rapporteur PS Germinal Peiro souligne l’évolution générale des mentalités sur cette question, au fil des mises en évidence du lien de conséquence directe qui existait entre l’utilisation de ces produits et la santé humaine.AFP, 10/07 

23/06/2014

Cerveau du fœtus, pollution chimique, autisme

lu sur le site du Monde :

Les pesticides pourraient avoir un lien avec la survenue de l'autisme

Le Monde.fr avec AFP | 23.06.2014 à 08h19 • Mis à jour le 23.06.2014 à 09h23

Touchant un enfant sur 68 en 2014, au lieu d'un sur 150 en 2000, l'autisme a fortement augmenté ces dernières décennies aux Etats-Unis. Une progression qui serait en partie corrélée au développement des pesticides. D'après une étude de chercheurs californiens publiée lundi 23 juin, une femme enceinte qui vit près d'une ferme utilisant ces produits chimiques a un risque 66 % plus élevé de voir son enfant développer la maladie.
 

Les chercheurs de l'université Davis ont confronté des données sur les utilisations de pesticides en Californie aux adresses de 1 000 personnes. La loi en Californie requiert de préciser les types de pesticides pulvérisés, où, quand et dans quelles quantités. « Nous avons constaté que plusieurs types de pesticides ont été plus couramment utilisés près des habitations où les enfants ont développé le syndrome de l'autisme ou ont eu des retards » de développement, a expliqué l'un des auteurs, Irva Hertz-Picciotto, vice-présidente du département de sciences et de santé publique à l'université. Environ un tiers des participants à l'étude vivaient dans un rayon de 1,25 à 1,75 kilomètre de l'endroit où les pesticides ont été utilisés.

LE DÉVELOPPEMENT DU CERVEAU DU FŒTUS TRÈS SENSIBLE

Si l'enquête publiée dans le journal Environmental Health Perspectives n'établit pas de relation de cause à effet entre pesticide et autisme. Les chercheurs ont découvert que les risques d'autisme étaient d'autant plus élevés que le contact avec les pesticides se faisait au deuxième et au troisième trimestre de la grossesse. Le développement du cerveau du fœtus pourrait être particulièrement sensible aux pesticides.

« Cette étude valide les résultats d'une recherche précédente qui avait constaté des liens entre le fait d'avoir un enfant autiste et l'exposition, pendant la grossesse, à des produits chimiques de l'agriculture en Californie, a précisé Janie Shelton, diplômée de l'université Davis et principale auteure de l'étude. Même si nous devons encore regarder si certains sous-groupes sont plus sensibles aux expositions de pesticides que d'autres, le message est très clair : les femmes enceintes doivent faire attention à éviter tout contact avec les produits chimiques de l'agriculture. »

Une grande étude conduite en Suède indiquait en mai que les gènes sont aussi importants que les facteurs environnementaux parmi les causes de l'autisme.

 

20/06/2014

Êtes vous sur un site pollué par les PCB ?

lu sur BASTAMAG (lien dans la colonne de gauche) :

  • Accueil > En bref > Pollutions toxiques : les géants de la chimie exonérés de toute responsabilité (...)

DÉCONTAMINATION

Pollutions toxiques : les géants de la chimie exonérés de toute responsabilité ?

PAR RACHEL KNAEBEL 14 MARS 2014

« Les industriels doivent répondre des intoxications causées par les PCB ! », réclame la Coordination contre les méfaits de Bayer, une association allemande qui lutte depuis 35 ans contre les abus de la multinationale chimique. De quoi s’agit-il ? Les PCB – polychlorobiphényles – sont des produits industriels utilisés à partir des années 1930 et jusque dans les années 1980 dans des transformateurs, des joints d’étanchéité, des peintures et des revêtements de sol. Il s’agit de composés organiques fortement chlorés, plus connus sous le nom de pyralènes. Les PCB sont des produits toxiques. Très peu solubles dans l’eau, ils s’accumulent dans les tissus graisseux tout au long de la chaîne alimentaire, avec des conséquences pour la santé de l’homme : cancers, problèmes de fertilité... Les PCB sont interdits en France depuis 30 ans. Mais des milliers de bâtiments sont toujours contaminés par ces produits. Une directive européenne retranscrite dans le droit français au début des années 2000 oblige à leur élimination.

« Au total, 1,3 million de tonnes de PCB ont été produites dans le monde depuis les années 1930 », rappelle la Coordination contre les méfaits de Bayer. Bayer, le géant allemand de la chimie, était l’un des deux principaux producteurs de ces PCB toxiques, aux côtés de Monsanto. « Environ la moitié de ces 1,3 million de tonnes est sortie des usines de la firme américaine Monsanto. Avec 160 000 tonnes, soit 12% de la production totale, Bayer arrive en second, suivie par des fabricants russes et le français Prodelec », poursuit l’organisation. Et Bayer a continué à produire et vendre des PCB alors même que le composant était interdit aux États-Unis : « En 1977, lorsque les USA ont interdit la fabrication des PCB, la production annuelle de Bayer est passée de 6.000 à 7.500 tonnes. Ce n’est qu’en 1983 que Bayer a cessé sa production – la dernière de toutes les firmes occidentales. »

Co-responsable de milliers d’intoxications

Aujourd’hui pourtant, la firme allemande ne participe pas aux frais de décontamination. « La décontamination coûtera des milliards d’euros. Les fabricants ont dissimulé les risques pendant des dizaines d’années et maintenant ils se déchargent sur la communauté des coûts d’assainissement », souligne la Coordination contre les méfaits de Bayer.

L’association va donc déposer une contre-proposition (visible ici, en anglais) à ce sujet lors de la prochaine assemblée générale du groupe chimique, le 29 avril. Des représentants de la Coordination présenteront leurs revendications devant les actionnaires. Cette proposition exige que Bayer participe aux frais de décontamination des bâtiments touchés par le PCB et que l’entreprise crée un fonds en faveur des personnes dont la santé a été atteinte par le produit toxique. « Monsanto, Bayer et Prodelec connaissaient depuis de dizaines d’années les risques présentés par les polychlorobiphényles », souligne Philipp Mimkes, du comité directeur de la Coordination. « Ils sont donc coresponsables de milliers d’intoxications. Il est plus que temps pour ces firmes de supporter une part des frais de décontamination et de traitements des victimes ».

P.-S.

L’Atlas des sites terrestres pollués aux PCB réalisé par Robin des bois :
http://www.robindesbois.org/PCB/PCB_hors_serie/ATLAS_PCB.html#atlas

20/05/2014

Tabagisme prénatal et trouble de la concentration à l’âge adulte

lu dans la revue de presse de l'INSERM

Nathalie Holz, « de l’université de la faculté de médecine de Mannheim/Heidelberg en Allemagne », et ses collègues, ont démontré que les personnes « qui ont été exposées au tabagisme prénatal présentent certaines modifications des aires cérébrales compatibles avec les symptômes du TDAH [trouble déficit de l’attention avec hyperactivité] notamment sur le contrôle de l’inhibition », indique Le Quotidien du médecin. L’étude, « bénéficiant d’un recul de 25 ans », a porté sur 178 jeunes adultes, dont 73 hommes issus de la cohorte de l’étude Mannheim sur les enfants à risque, ajoute le journalLes auteurs ont notamment observé que « les patients dont les mères fumaient plus de 5 cigarettes par jour avaient une activité plus faible du [cortex frontal] ». 

 

Le Quotidien du médecin, 15/05

28/04/2014

Nano matériaux : pas vus, pas pris

lu sur la revue de presse de l'INSERM :

Le quotidien Les Echos publie un article sur les nanomatériaux et leurs effets sur la santé « difficiles à évaluer ». Selon le journal, la difficulté réside dans le fait que les nanomatériaux sont « constitués de particules d’une taille comprise entre 1 et 100 nanomètres et entrant dans la composition d’un grand nombre d’objets du quotidien ». Un rapport sur les risques qu’ils représentent pour la santé humaine sera dévoilé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) au mois de mai.

Les Echos, 28/04

------------------------

Nanomatériaux et santé _ le grand flou, Actualités.pdf

extrait :

... "combien de produits de  consommation courante sont-ils concernés ? Aussi inquiétant que cela paraisse, nul n'est capable de le dire : la prolifération des nanomatériaux échappe en grande partie aux écrans radars des autorités sanitaires de tous les pays. « Sans doute beaucoup plus qu'il y a quatre ans et beaucoup moins que dans quatre ans », se risque juste à répondre Dominique Gombert, directeur de l'évaluation des risques de l'Anses. "...

 

26/04/2014

Agriculture intensive et géants de l'agrochimie

lu sur :

www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/23/les-geants-de...

les surlignages sont de moi

 

 

LE MONDE | 23.04.2014 à 10h57 • Mis à jour le 23.04.2014 à 16h34 |

Par Laurence Girard

Une coccinelle posée sur un haricot vert. Cette image bucolique accueillait les participants au forum organisé par le ministère de l'agriculture, mardi 22 avril, à la Cité des sciences et de l'industrie, à Paris, sur le thème du biocontrôle. Une manière d'illustrer les alternatives aux pesticides, fongicides et herbicides chimiques dont le ministre, Stéphane Le Foll, veut promouvoir l'usage auprès des agriculteurs.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Mais la coccinelle croqueuse de pucerons ne fait pas à elle seule le biocontrôle. Derrière ce terme se cachent quatre familles de produits issus du milieu naturel et utilisés dans la protection des cultures. Les macro-organismes, comme les insectes ou les acariens. Les micro-organismes que sont les champignons, les virus ou les bactéries. Les médiateurs chimiques comme les phéromones utilisées pour lutter contre les insectes par confusion sexuelle. Et les substances naturelles, issues de plantes, d'animaux ou de minéraux, dont la rustique bouillie d'ortie.

Une boîte à outils bien garnie, mais encore peu exploitée par les agriculteurs. « Les produits de biocontrôle pèsent 100 millions d'euros de chiffre d'affaires en France et ne représentent que 5 % du marché des phytosanitaires », a rappelé Jean-Pierre Princen, président de l'Association française des producteurs de produits de biocontrôle (IBMA).

UN MARCHÉ MONDIAL ÉVALUÉ À 1,6 MILLIARD D'EUROS

La France reste forte consommatrice de produits phytosanitaires chimiques. Avec tous les risques encourus. « Le rapport de l'Inserm [Institut national de la santé et de la recherche médicale] publié en 2013 a fait le lien entre l'usage des pesticides et certaines maladies », a réaffirmé Dominique Potier, député PS de Meurthe-et-Moselle.

M. Potier a souligné que l'objectif de réduction de 50 % de l'usage des produits phytosanitaires d'ici à 2018, fixé par le plan Ecophyto dans le cadre du Grenelle de l'environnement, n'a pas été atteint. Au mieux, il évoque une stabilisation. La loi d'avenir agricole, qui devrait être adoptée d'ici à l'été, la refonte du plan Ecophyto en cours de discussion, et les évolutions réglementaires en Europe et en France, devraient contribuer à donner une dynamique au biocontrôle.

Cette perspective de croissance d'un marché mondial évalué à 1,6 milliard d'euros n'a pas échappé aux géants de l'agrochimie. Depuis quelques mois, on assiste à leur arrivée en force à coups d'acquisitions ou d'alliances. A l'été 2012, l'allemand Bayer s'emparait de l'américain AgraQuest. Son compatriote BASF lui emboîtait le pas en acquérant Becker Underwood. En décembre 2013, l'américain Monsanto se lançait en créant BioAg Alliance, une alliance avec le numéro un mondial des enzymes, le danois Novozymes. Quant au suisse Syngenta, il avait pris une longueur d'avance en créant sa filiale Bioline.

« DES PRODUITS DE PLUS EN PLUS EFFICACES »

Les PME françaises du biocontrôle sont convoitées. Ainsi, la société Goëmar, dirigée par M. Princen, vient d'être rachetée par Arysta LifeScience, détenue par le fonds Permira. Et Agrauxine, qui a développé avec l'Institut national de la recherche agronomique un produit pour lutter contre la maladie du bois de la vigne, a été reprise par le numéro un mondial des levures, le français Lesaffre.

« Les grands groupes accélèrent. Les produits de biocontrôle sont de plus en plus efficaces. La réglementation devient plus favorable. Les agriculteurs et les consommateurs sont demandeurs. De plus, il y a un phénomène de résistance accrue aux produits phytosanitaires chimiques. Pour les faire perdurer, les fabricants veulent les associer aux produits de biocontrôle », explique M. Princen.

Cet assaut des grands groupes sur le marché du biocontrôle ne va pas sans poser des questions. « N'est-ce pas un outil de plus pour privatiser le vivant ? », s'interroge Philippe Guichard, de la Confédération paysanne.

Pesticides
Édition abonnés Contenu exclusif

 Mon commentaire :

utiliser des macro-organismes, comme les insectes ou les acariens, ou des micro-organismes cpmme les champignons, les virus, les bactéries n'est pas sans risque a priori. Voir la coccinelle asiatique par exemple :

fr.wikipedia.org/wiki/Coccinelle_asiatique   En cache