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26/09/2013

Nucléaire : EDF et le directeur de la centrale du Bugey condamnés

communiqué de 'Sortir du nucléaire' 

Gagné ! Nous avons fait condamner EDF et le directeur de la centrale du Bugey

En août 2011, en toute illégalité, EDF avait déversé dans une carrière des gravats radioactifs en provenance de la centrale du Bugey, près de Lyon. Nous avons porté plainte... et après une bataille juridique de plus de 2 ans, nous venons d’obtenir la condamnation d’EDF et du directeur de la centrale du Bugey !

lien > Gravats radioactifs : l’impunité en ruines...

07/09/2013

L'écotaxe poids lourds déjà menacée ...

lu sur :

http://www.la-croix.com/Ethique/Environnement/L-ecotaxe-poids-lourds-pas-encore-appliquee-et-deja-menacee-2013-09-04-1006832

L'écotaxe poids lourds, pas encore appliquée et déjà menacée

Le ministère des transports n’exclut pas un nouveau report de l’application de l’écotaxe sur les poids lourds, « pour des raisons techniques ». 

Adoptée dans la foulée du Grenelle de l’environnement et sans cesse reportée, cette nouvelle redevance doit rapporter 1,2 milliard d’euros par an à l’État.

Son objectif est de favoriser des modes de transport de marchandises moins polluants que la route, comme le fret ferroviaire ou fluvial.

Officiellement, la date du 1er  octobre pour l’entrée en vigueur de l’écotaxe poids lourds est « toujours dans la ligne de mire », assure-t-on dans l’entourage du ministre délégué aux transports, Frédéric Cuvillier. Sauf que des raisons techniques pourraient, une fois encore, décaler l’application de cette redevance qui ulcère les transporteurs routiers. « Nous ne mettrons pas en place un dispositif qui n’est pas sécurisé », a assuré le ministre la semaine dernière. La décision d’un éventuel report doit être prise en fin de semaine, une fois transmis un état des lieux de la société Ecomouv’, chargée de la gestion et de la collecte de la nouvelle redevance.

La nouvelle taxe doit s’appliquer à tous les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur le réseau national et sur certaines routes départementales, en fonction du kilométrage parcouru. Les autoroutes, déjà soumises à péage, ne sont pas concernées. Estimée à 12 centimes du kilomètre en moyenne, l’écotaxe est censée faire payer au transport routier non seulement l’usure des infrastructures utilisées, mais aussi une partie des nuisances qu’il engendre en termes de pollution, de bruit et de congestion.

800 000 VÉHICULES CONCERNÉS

En renchérissant le coût de ce type de transport pour les donneurs d’ordre, cette redevance est censée favoriser le report vers des modes de transport moins polluants, comme le fluvial ou le rail. Environ 800 000 véhicules sont concernés – 550 000 français et 250 000 étrangers.

D’après l’entreprise Ecomouv’, chargée de la gestion et de la collecte de la taxe, seuls 20 000 camions sont aujourd’hui dûment enregistrés dans ses fichiers. « Le système est d’un formalisme effroyable, déplore Jean-Paul Deneuville, délégué général de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), en niant toute mauvaise volonté de la part des transporteurs. Nos entreprises ont envoyé 75 000 dossiers à Ecomouv’, dont 80 % ont été recalés faute d’avoir été remplis correctement. Pour un grand groupe de transport, le dossier peut faire jusqu’à 70 000 feuilles ! Le report est inéluctable. » L’entreprise Ecomouv’affirme être en mesure de tenir l’échéance. « Nos effectifs ont été doublés et nous sommes en mesure d’enregistrer 20 000 dossiers par jour », assure une porte-parole.

SANS CESSE DIFFÉRÉE DEPUIS SON ADOPTION

Si les tout derniers décrets d’application ne sont parus qu’en juillet, on ne peut pas dire que les transporteurs ont été pris par surprise. Actée dans son principe par le Grenelle de l’environnement en 2007, l’écotaxe poids lourds a été adoptée – à l’unanimité – au Parlement dans la loi de finances 2009. Depuis, elle n’a cessé d’être différée à la demande des transporteurs, pour des raisons techniques ou juridiques. En revanche, comme l’a souligné la Cour des comptes en janvier 2012, les transporteurs ont déjà obtenu des compensations. La taxe à l’essieu a été allégée dès 2008 et le poids maximal de circulation a été porté de 40 à 44 tonnes en janvier 2011, ce qui permet de faire des gains de productivité.

Pour ses détracteurs, la nouvelle redevance a tout d’une « usine à gaz ». De fait, son recouvrement s’avère particulièrement complexe… et coûteux. Il ne s’agit de rien de moins que de traquer les déplacements de 800 000 véhicules sur un réseau de 15 000 km. La technique choisie par Ecomouv’consiste à équiper chacun des véhicules d’un GPS embarqué, relié à un satellite. La présence du boîtier à bord du camion sera vérifiée notamment par 173 portiques fixes.

UN COÛT DE RECOUVREMENT DE 20%

Au total, « le coût de recouvrement s’établit à un peu moins de 20 %, estime la sénatrice UMP Marie-Hélène des Esgaulx dans un avis remis à la commission des finances du Sénat. À titre de comparaison, ce pourcentage ne dépasse pas 1,2 % pour l’impôt sur le revenu. » Reste que, selon la sénatrice, ce coût, lié à la complexité technologique du projet, « n’est pas surestimé ». Il est similaire à celui de l’écotaxe allemande, mise en place dès 2005, et qui mobilise 600 contrôleurs.

L’écotaxe aura-t-elle par ailleurs un réel impact environnemental ? Pour la FNTR, le report sur le fret ferroviaire ou fluvial ne sera que très limité, l’essentiel du transport de marchandises se faisant sur de courtes distances où la route est la seule alternative crédible. « En Allemagne, il n’y a pas eu de gros report modal, reconnaît Michel Dubromel, spécialiste des transports à France Nature Environnement. En revanche, les transporteurs ont optimisé leur chargement. En clair, on transporte le même tonnage de marchandises, mais avec moins de camions en circulation. C’est gagnant-gagnant pour tout le monde. » 

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 Plus d’un milliard d’euros de recettes attendues 

L’écotaxe est censée rapporter 1,2 milliard d’euros chaque année. La recette nette s’élève à 1 milliard d’euros environ, une fois déduite la rémunération d’Ecomouv’(230 millions).

En principe, la majorité de ces recettes – soit près de 800 millions – doit aller au budget de l’Afit, l’agence qui finance les grands projets d’infrastructures français, notamment les lignes de chemin de fer.

Les collectivités locales devraient percevoir 160 millions d’euros pour les dépenses liées à l’entretien du réseau routier.

L’affectation précise du produit de l’écotaxe doit figurer dans chaque loi de finances. Les associations environnementales craignent qu’une partie de la taxe ne soit absorbée par le budget général.

EMMANUELLE RÉJU

05/09/2013

France : les cancers professionnels sont peu reconnus

lu sur :

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202982785773-cancer-les-effets-de-la-pollution-encore-mal-pris-en-compte-600676.php

Cancer : les effets de la pollution encore mal pris en compte

Les Echos, 04/09

Par Joel Cossardeaux | 04/09 | 06

Un rapport prône la réduction des seuils admissibles d'exposition au diesel.
Le nombre reconnu de cancers professionnels est encore très faible.

C'est une anomalie que le troisième plan Cancer pourrait solutionner. Les risques environnementaux, auxquels de multiples études attribuent un nombre important de décès par cancer, sont « encore mal connus et mal estimés », selon le rapport de préfiguration de ce plan prévu sur 2014-2018. Dans le plan Cancer qui s'achève, aucun de ces risques, hormis le radon, cible d'un objectif de la loi santé publique de 2004, n'a fait l'objet d'un dispositif de contrôle de l'exposition des populations. Et encore, si le deuxième plan Cancer a permis d'élargir ce contrôle à l'habitat, c'est-à-dire plus seulement aux hôpitaux, « les mesures de protection n'ont pas été recensées », observe le document.
Les particules fines, « cancérogènes certains »
Les autres risques environnementaux apparaissent largement laissés pour compte : les perturbateurs endocriniens, mais aussi les champs électromagnétiques liés à la téléphonie mobile et classés « cancérogènes possibles » par le Circ (Centre international de recherche sur le cancer) ou encore les particules fines émises par les moteurs Diesel, rangées, elles, dans la catégorie des « cancérogènes certains ». «  L'effet des mesures prises concernant la réduction du rejet de ces particules est encore incertain », juge le rapport.
Ses auteurs proposent, à la faveur du prochain plan Cancer, de « diminuer les seuils tolérés d'exposition » à toutes ces sources environnementales polluantes. Autre objectif : « limiter les sources de pollution atmosphériques urbaines et industrielles, dont les gaz d'échappement des moteurs Diesel » et « limiter les toxiques polluants des eaux (pesticides) ».
Le troisième plan Cancer doit enfin permettre de mieux appréhender les cancers d'origine professionnelle. Car le nombre reconnu «  est encore très faible, particulièrement pour les cancers non liés à l'amiante », relève le rapport. Plus des trois quarts des 1.773 cancers reconnus en 2010 (- 3,1 % par rapport à 2009) à titre professionnel résultent d'expositions anciennes à l'amiante, contre seulement 74 aux poussières de bois et 63 aux huiles et goudrons.

Joël Cossardeaux



Les chiffres
1.773 cancers professionnels indemnisés en 2010
Ce chiffre marque une baisse de 3,1 % par rapport à 2009. Dans 1.473 cas, ces cancers résultent d'expositions anciennes à l'amiante. 
20 % des Français conscients du risque lié au radon
Ce gaz radioactif d'origine naturelle, issu de la désintégration du radium dans le sous-sol, est à l'origine de 5 à 10 % des décès par cancer du poumon. 31 départements sont classés prioritaires face à ce risque. 

27/08/2013

Un cancer provoqué par des pesticides et herbicides indemnisé par l'État

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/08/27/l-etat-condamne-a-indemniser-un-cerealier-cancereux-va-en-cassation_3467191_3244.html#xtor=AL-32280308

L'Etatcondamné à indemniser un céréalier cancéreuxva en cassation

L'Etat, qui avait été condamné en appel à indemniser un agriculteur malade d'un cancer provoqué par des substances toxiques contenues dans des pesticides et herbicides, a formé un pourvoi en cassation contre cette décision.

"Malgré une solide argumentation des deux juridictions qui l'ont condamné, l'Etat a décidé de se pourvoir en cassation. J'ignore quels points de la décision ils entendent contester", a indiqué l'avocat du plaignant, Me François Lafforgue. L'agriculteur contestait le refus du fonds de garantie de l'Etat de l'indemniser. Mais, en avril 2012, la commission d'indemnisation des victimes d'infraction (CIVI) d'Epinal lui avait donné raison. Une décision confirmée l'année suivante par la cour d'appel de Nancy, qui pointait les fautes des fabricants de produits phytosanitaires.

Lire (édition abonnés) : "L'Etat indemnisera un céréalier cancéreux"

"Dans leurs décisions, les magistrats avaient reconnu que des fautes avaient été commises par les fabricants de produits phytosanitaires" qui auraient dû être couvertes par le fonds de garantie de l'Etat, a expliqué Me Lafforgue, en rappelant qu'il s'agissait de la première condamnation de ce type en France.

Son client, Dominique Marchal, céréalier en Meurthe-et-Moselle, avait développé en 2002 un syndrome myéloprolifératif, une pathologie du sang reconnue comme maladie professionnelle en 2006 par le tribunal des affaires de sécurité sociale d'Epinal.

UNE TRENTAINE DE PROCÉDURES EN COURS

En première instance, la CIVI avait estimé que, "dès 1982, les fabricants de produits phytopharmacologiques ne pouvaient ignorer que leurs produits contenant du benzène exposaient leurs utilisateurs au risque grave de contracterce type de maladie". Une vingtaine de produits, principalement des herbicides et pesticides, commercialisés par sept fabricants, dont BASF ou Bayer, contenaient notamment du benzène, reconnu cancérogène.

Lire (édition abonnés) : "Des dizaines de pesticides sont autorisés en France contre les avis d'experts"

L'absence de mention sur les emballages constitue un manquement à une obligation de sécurité ainsi qu'une faute de prudence, constataient par ailleurs les juges, qui établissaient un lien de causalité entre les produits et la pathologie développée.

En cas de condamnation définitive par la Cour de cassation, l'Etat, par l'intermédiaire du fonds de garantie, pourrait se retourner contre les fabricants des produits toxiques. Une trentaine d'agriculteurs malades après avoir été exposés aux mêmes produits toxiques ont engagé des procédures similaires contre l'Etat.

voir aussi :

http://lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/2013/08/27/temp-ffc9ab8ff1841bd6f180527402efbc46-780099.html

Des pesticides autorisés contre l'avis des experts

26/08/2013

La cigarette électronique, fausse solution à l'addiction au tabac

lu sur :

http://www.laposte.net/thematique/actualites/france/article.jsp?idArticle=20130826074205-cigarettes-electroniques---pas-si-inoffensives-&idAgg=actu_france

Selon 60 millions de consommateurs, «vapoter» peut être cancérigène...

Les cigarettes électroniques «ne sont pas aussi inoffensives» que le disent leurs fabricants et «peuvent émettre des composés potentiellement cancérogènes», assure la revue 60 millions de consommateurs de septembre qui a testé une dizaine de modèles, jetables ou rechargeables. (*)

«Les cigarettes électroniques sont loin d'être les gadgets inoffensifs qu'on nous présente. Ce n'est pas une raison pour les interdire. C'est une raison pour mieux les contrôler», écrit Thomas Laurenceau, rédacteur en chef du magazine de l'Institut national de la consommation (INC). Constatant un étiquetage non conforme au contenu de certains produits, l'INC a alerté les autorités, précise-t-il à l'AFP.

Il dénonce aussi l'absence de bouchon de sécurité sur certaines recharges alors que la nicotine est particulièrement toxique pour les petits. Ingérées, les doses élevées de certains produits de l'étude peuvent tuer un enfant, souligne Thomas Laurenceau.

Molécule très toxique

La revue affirme avoir décelé, grâce à une méthode inédite, des «molécules cancérogènes en quantité significative» dans les vapeurs d'e-cigarettes qui, selon elle, n'avaient jamais été mises en évidence jusque-là. «Ainsi dans 3 cas sur dix, pour des produits avec ou sans nicotine, les teneurs en formaldéhyde (couramment dénommé formol) relevées flirtent avec celles observées dans certaines cigarettes conventionnelles.»

Également décelée, l'acroléine, une molécule très toxique, émise en quantité très significatives par l'E-Roll, et «à des teneurs qui dépassent même parfois celles que l'on peut mesurer dans la fumée de certaines cigarettes». Ceci vraisemblablement en raison d'un dispositif qui chauffe trop vite.

Quant à l'acétaldéhyde, classé cancérogène possible, les teneurs parfois loin d'être négligeables relevées restent très inférieures à celles observées avec les cigarettes de tabac. Des traces de métaux «potentiellement toxiques» ont été détectées dans Cigartex qui libère autant de nickel et de chrome qu'une vraie cigarette et dans la Cigway jetable qui libère plus d'antimoine.

«Imposer un bouchon de sécurité»

Le magazine relève aussi que la dose de nicotine des recharges liquides ne correspond pas toujours à ce qui est mentionné, avec des teneurs inférieures dans tous les cas. Autre défaut d'étiquetage : des produits annoncés «sans» propylène glycol qui en contienne ou des fabricants qui «oublient» de mentionner sa présence.

«Le code de la consommation pourrait encadrer la véracité de l'étiquetage et imposer un bouchon de sécurité», relève le rédacteur. Mais pour le magazine, qui appelle les autorités de santé à réagir, «désormais, il faudra prendre en compte les risques» liés à l'utilisation de l'e-cigarette, qui aurait plus d'un million d'adeptes en France, soucieux de fumer moins voire de s'arrêter.

Le tabac est responsable de 73.000 morts par an en France.

 Avec AFP
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23/08/2013

Le repos dominical et ses dérogations

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/23/le-repos-dominical-une-histoire-millenaire_3465333_3234.html

Le repos dominical, une histoire millénaire

LE MONDE | 23.08.2013 à 09h11 • Mis à jour le 23.08.2013 à 11h39 |Par Michel Noblecourt

Le 10 août 2009, depuis Le Lavandou (Var) où il se repose, Nicolas Sarkozy promulgue une loi "réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires". Avec ce texte de quatre articles, le président de la République relance un débat vieux comme le monde... C'est, en effet, le 3 juillet 321 que Constantin, premier empereur romain à s'être converti au christianisme institué religion d'Etat, fait du dimanche un jour de repos légal.

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Le dimanche, dit jour du soleil, est le premier jour de la semaine, celui où, raconte la Bible, Dieu s'est reposé après avoir créé le monde. Pour les chrétiens, il symbolise aussi la résurrection du Christ.

Comme le souligne l'historien Robert Beck, dans son livre Histoire du dimanche de 1700 à nos jours (Editions de l'Atelier, 1997), le repos dominical est d'abord une tradition chrétienne. Au Moyen Age, comme sous la Renaissance, des conciles et des ordonnances royales rappellent l'obligation d'assister à la messe du dimanche.

En 1598, l'édit de Nantes d'Henri IV réaffirme ce principe. Un règlement de police en date du 8 novembre 1782 impose aux employeurs et aux salariés l'observance des fêtes de l'Eglise. Peu à peu, dans les classes populaires, les hommes délaissent les vêpres pour les guinguettes et les artisans et commerçants choisissent de chômer le "Saint-Lundi". Montesquieu et Voltaire s'en prennent aux effets pervers, moraux ou économiques, de ce jour oisif...

BONAPARTE MAINTIENT

La Révolution change la donne. Le 5 octobre 1793, la Convention instaure un calendrier républicain qui divise l'année en douze mois de trente jours auxquels s'ajoutent des jours complémentaires.

Fabre d'Eglantine s'inspire des saisons pour baptiser les mois (vendémiaire, brumaire, pluviôse...). Les semaines sont converties en décades de dix jours, débutant avec le primidi et s'achevant avec le décadi. Exit le dimanche ! La loi du 17 Thermidor an VI (juillet 1798) prévoit toutefois que le décadi, "les boutiques, magasins et ateliers seront fermés", ce qui mécontente les ouvriers qui n'ont plus que 36 jours de repos dans l'année.

Un arrêté du 7 Thermidor an VIII restreint l'obligation de repos aux fonctionnaires mais indique que "les simples citoyens ont le droit de vaquer à leurs affaires en prenant du repos suivant leur volonté, la nature et l'objet de leur travail".

Lorsque Bonaparte, premier consul, promulgue la loi du 8 avril 1802 relative à l'organisation des cultes, il maintient le repos dominical pour les serviteurs de l'Etat mais refuse de suivre les conseils de Jean-Etienne-Marie Portalis, qui voulait l'étendre à tous les salariés.

LE REPOS DOMINICAL RESURGIT À LA RESTAURATION

Avec la Restauration, le repos dominical resurgit. Par la loi du 18 novembre 1814 "pour la sanctification du dimanche", Louis XVIII restaure cette obligation mais la limite aux activités visibles et audibles des commerçants et artisans.

Après la révolution de 1830, le système sera assoupli, seules les entreprises dépendant de l'Etat ou de fonds publics étant astreintes à la fermeture. La loi du 22 mars 1841 sur le travail des enfants interdit à ceux de moins de 16 ans de travailler le dimanche.

Après son coup d'Etat du 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte ne touche pas à la loi de 1814 mais laisse le repos dominical à la liberté de chacun. Dans une circulaire du 15 décembre 1851, le duc de Morny, ministre de l'intérieur, estime "le repos du dimanche nécessaire à la santé et au développement intellectuel des classes ouvrières""Chaque individu, conclut-il, reste libre d'obéir aux inspirations de sa conscience mais l'Etat, l'administration et les communes peuvent donner l'exemple du respect des principes."

En décembre 1879, après la victoire électorale des républicains, un député radical dépose une proposition de loi pour abroger la loi de 1814. Les royalistes s'y opposent en mettant en avant la nécessité pour l'Etat d'intervenir en faveur des plus démunis. "Le faible, le pauvre qui a besoin de protection, s'insurge le sénateur du Morbihan, Armand Fresneauvoilà la victime de la disparition des temps de repos, de ce repos sacré que l'on supprime tout en se jouant."

Le 8 mai 1880, l'abrogation est votée par 165 voix contre 106, le repos dominical étant maintenu pour les fonctionnaires. Promulguée par le président de la République, Jules Grévy, la loi du 12 juillet 1880 précise qu'il n'est "porté aucune atteinte" à celle de 1802 permettant aux catholiques de pratiquer leur culte le dimanche.

Dès lors, à l'exception des ateliers urbains, de nombreux employeurs accordent un jour de repos hebdomadaire en souhaitant qu'une loi généralise ce droit pour éviter les inégalités entre entreprises. En 1889, un "congrès international du repos hebdomadaire" se tient à Paris et note le retard de la France par rapport à d'autres pays (Grande-BretagneAllemagne, Etats-Unis, Japon) qui ont légalisé ce repos.

QUATRE ANS DE DÉBATS

Le 27 mars 1902, un député socialiste indépendant de l'Isère, Alexandre Zévaès, propose un repos obligatoire d'un jour par semaine. Les débats dureront quatre ans. Au Sénat, le rapporteur, Alcide Poirier, en fustige tant le principe, "contraire à la liberté individuelle, contraire à la liberté du travail à la fois du patron et de l'ouvrier", que son caractère dominical, les autres religions devant pouvoir opter pour un autre jour que celui des catholiques.

Le climat change le 13 mars 1906 lorsque, quelques jours après la catastrophe minière de Courrières dans le Nord (1 099 morts), le député radical Ferdinand Sarrien devient président du Conseil.

Les manifestations des employés des grands magasins et la campagne de la CGT pour la journée de 8 heures attisent les tensions. Il faut jouer l'apaisement. Le Sénat se rallie au choix du dimanche "parce qu'avec les moeurs actuelles, le grand intérêt est de permettre à tous les membres d'une famille de se trouver réunis en ce jour de repos".

Le président de la République, Armand Fallières, promulgue la loi du 13 juillet 1906 qui "interdit d'occuper plus de six jours par semaine un même employé ou ouvrier" et dispose que "le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche". Dans onze secteurs d'activité, les entreprises auront le droit de "donner le repos hebdomadaire par roulement".

La CGT ne s'estime pas quitte et réclame la "semaine anglaise", avec le samedi après-midi, introduite en Grande-Bretagne en 1854. Une affiche de la CGT montre le bonheur d'une vie de famille où des enfants cueillent des fleurs avec leurs parents.

Une brochure de la maison des fédérations CGT argumente : "Tenue au travail toute la semaine, la femme pourra, avec la liberté du samedi après-midi, faire les travaux de propreté, rendre le logis plaisant et attrayant, se reposer le dimanche avec les siens, réparer les forces dépensées pendant la semaine..." C'était il y a plus d'un siècle.

12/08/2013

France : grossesse et inégalités sociales

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Une étude pointe les inégalités sociales en matière de grossesse

Libération s’intéresse à une étude de la Direction de la recherche, des études de l’évaluation et des statistiques qui pointe les inégalités sociales pesant sur la grossesse. Les conclusions de l’étude montrent que le suivi diffère en fonction de la catégorie socio-professionnelle de la future maman. Ainsi, cadres et diplômées bénéficient d’une meilleure surveillance prénatale. Réalisée à partir de l’enquête nationale périnatale de 2010, l’étude de la Drees met en évidence que « Comme en 2003, davantage de femmes jeunes ou de classes sociales défavorisées ont un suivi insuffisant ». Par ailleurs, ce travail a permis de souligner que « Les femmes sans emploi sont deux fois plus nombreuses à déclarer leur grossesse hors délai »Les inégalités se retrouvent aussi dans la préparation de l’accouchement40% des femmes sans profession et 58% des ouvrières non qualifiées bénéficient des séances de préparation remboursées par la Sécurité sociale, contre 92% des cadresL’étude précise en effet que « la proportion de primipares ayant eu une préparation à la naissance diminue lorsque la femme est très jeune, vit seule, est née hors de France ou n’a pas de couverture sociale pendant sa grossesse ». Enfin, la catégorie sociale et le niveau d’étude peuvent aussi avoir une incidence sur le risque de prématurité et de poids trop légers à la naissanceLa part de prématurité est de 3,7% chez les cadres contre 6,1% chez les ouvrières et 7,9% chez les personnels de service. 

Libération, 10/08

09/08/2013

Gestation, cerveau du fœtus et caféine

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/08/08/la-cafeine-nuit-au-developpement-du-cerveau-des-souris_3458827_1650684.html

La caféine nuit au développement du cerveau des souris

LE MONDE | 08.08.2013 à 10h11 • Mis à jour le 08.08.2013 à 16h45 |Par Florence Rosier

Une étude menée sur des souris indique que la prise de caféine pendant la gestation peut nuire au développement cérébral du fœtus. Or, s'il ne fait plus aucun doute que l'absorption – même mineure – d'alcool ou de tabac par la mère durant la grossesse ne va pas sans dégâts, la question reste en débat en ce qui concerne la caféine. Elle vaut autant pour le petit noir et le grand crème que pour tout produit contenant cette substance : thé, chocolat, boissons énergisantes et certains sodas.

Jusqu'ici, "la plupart des études sur le sujet ont été peu concluantes", déplorePierre Gressens, chercheur de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) à l'hôpital Robert-Debré de Paris et professeur de néonatalogie et de neurologie foetale au King's College de Londres. Pourtant, la caféine est une des substances "psychoactives" (c'est-à-dire capables de modifier l'activité des neurones, ces cellules excitables du cerveau) les plus consommées au monde, y compris chez la femme enceinte.

Mais une étude publiée le 7 août dans la revue Science Translational Medicinelivre des résultats sans appel : la prise régulière de caféine par des souris gestantes (l'équivalent de deux à trois tasses de café par jour chez l'homme) affecte notablement le développement du cerveau de leur progéniture.

DEUX EFFETS DÉLÉTÈRES

"Au cours du développement normal, les neurones naissent dans des régions cérébrales particulières, puis migrent vers les zones cérébrales où elles sont destinées à fonctionner, explique Christophe Bernard, principal auteur de cette étude menée par l'Inserm à l'université d'Aix-Marseille. Mais lorsque nous ajoutons de la caféine dans l'eau de boisson des souris femelles, tout au long de la gestation, cela retarde la migration d'une sous-population de neurones dans le cerveau des souriceaux." La caféine ralentit de moitié la vitesse de migration de ces neurones.

Ce blocage a deux effets délétères, l'un à court terme et l'autre à long terme. Les souriceaux de moins d'une semaine sont plus sensibles aux crises d'épilepsie. Et une fois adultes, ces animaux présentent des troubles de la mémoire spatiale.

"C'est la première étude à démontrer les effets néfastes de la caféine durant la gestation sur le cerveau en développement, souligne M. Bernard. Cela justifie de futures études chez la femme enceinte." Celles-ci seront délicates à conduire, car de nombreux biais peuvent fausser les résultats. D'autant qu'en février dernier, une étude scandinave menée chez près de 60 000 femmes enceintes montrait qu'une consommation de 125 mg de caféine par jour induisait un poids de naissance plus faible, cette réduction restant au demeurant plutôt faible.

Selon Christophe Bernard, on pourrait néanmoins progresser en interrogeant les familles, lorsqu'un enfant a fait une crise d'épilepsie, sur la consommation de caféine de sa mère durant la grossesse. Autre difficulté : "une même substance psychoactive peut avoir des effets opposés selon le stade du développement cérébral", souligne Pierre Gressens. En témoigne le fait que des dérivés de la caféine sont utilisés comme médicaments chez des nouveau-nés prématurés souffrant d'insuffisance respiratoire. Or ces produits semblent améliorer les troubles cognitifs de ces nourrissons.

RECOMMANDATIONS FLOUES

Les recommandations actuelles en la matière restent floues et variables selon les pays. En France, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé préconise d'"éviter de consommer trop de boissons contenant de la caféine (pas plus de trois tasses de café par jour) pendant la grossesse et la période d'allaitement".

Faudra-t-il revoir ces recommandations ? Et peut-on tout interdire à la femme enceinte ? "Si les dangers de l'alcool durant la grossesse sont généralement bien compris, les fumeuses ont du mal à suivre les recommandations d'abstention totale vis-à-vis du tabac", note Marc Gamerre, chef du service de gynécologie-obstétrique à l'hôpital de la Conception à Marseille. Mais, pour Pierre Gressens,"cette étude vient étayer d'autres données qui poussent à limiter autant que possible la consommation de caféine lors d'une grossesse. Des consommations supérieures ou égales à 8 tasses par jour sont à déconseiller fortement aux femmes enceintes".

Florence Rosier

05/08/2013

Les suites de la marée noire de 2010 en Louisiane

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ea045622-fb95-11e2-bc8f-21853ba6fc73|0#.Uf9I50bENXI

POLLUTION Samedi3 août 2013

La mystérieuse maladie de la marée noire 

Stéphane Foucart Raceland et Thibodaux Louisiane

Depuis la marée noire de BP dans le golfe du Mexique, à l’été 2010, des habitants de la Louisiane se plaignent d’étranges symptômes. Le solvant employé pour disperser le pétrole est montré du doigt

Le cabinet du docteur Robichaux est une petite bâtisse plate et sans charme postée au bord de la route. Derrière s’écoule paresseusement un bayou. C’est ici, à Raceland, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de La Nouvelle-Orléans, que le médecin commence, à l’été 2010, à re cevoir des patients présentant des symptômes qu’il assure n’avoir «jamais vus en quarante ans de pratique».

Migraines, spasmes, éruptions cutanées, troubles respiratoires ou digestifs, douleurs diffuses et, surtout, confusion, perte de la mémoire à court terme et fatigue chronique. Et des atteintes liées au sexe: perturbation du cycle menstruel chez les femmes, impuissance chez les hommes. Pour le médecin, ancien sénateur de l’Etat de Louisiane, ces troubles seraient liés à l’épandage massif de Corexit – le solvant utilisé à grande échelle pour «nettoyer» la marée noire de BP dans le golfe du Mexique.

Trois ans après l’enrayement de la fuite du puits de Macondo, le 16 juillet 2010, le médecin dit avoir été consulté par «plus d’une centaine de patients» présentant ce tableau clinique, comparable, selon lui, au syndrome dont sont encore victimes plusieurs dizaines de milliers de vétérans de la première guerre du Golfe, persique celui-là, de 1990-1991.

Désormais épaulé par deux ONG – le Government Accountability Project (GAP), basé à Washington, et le Louisiana En vironmental Action Network (LEAN) –, Michael Robichaux suspecte un problème de santé pu blique silencieux le long des côtes du golfe du Mexique.

«A l’été 2010, lorsque le nettoyage a débuté, nous avons commencé à lire dans la presse que des personnels recrutés par BP pour participer aux opérations tombaient malades, certains étant hospitalisés», raconte le médecin. Une association écologiste locale présente au médecin une quinzaine de patients, des pêcheurs enrôlés dans le nettoyage de la marée noire ou de simples riverains des côtes, lui demandant de pratiquer des prélèvements sanguins.

«Tous avaient des taux élevés de composés organiques volatils, dit-il. Tous présentaient des symptômes proches, en particulier des pertes de mémoire à court terme et une fatigue chronique.»

Le praticien dit avoir vu quelque 119 malades. Pour combien, au total, dans l’ensemble de la région? «Je l’ignore, mais le chiffre de plusieurs milliers est plausible», répond-il. Une évaluation d’autant plus délicate que «l’état de certains s’est amélioré, tandis que d’autres demeurent affectés, surtout par les problèmes de mémoire et de fatigue chronique».

L’exposition au Corexit est, selon le médecin, la principale cause de ces troubles: «Dans le golfe, nous avons l’habitude des fuites de pétrole, mais celui qui s’est écoulé en 2010 est peu toxique et jamais, avant l’utilisation du Corexit, de tels troubles n’avaient été relevés.»

Au large des côtes de Louisiane, pendant plusieurs mois, le solvant a été utilisé à une échelle inédite. Selon les chiffres officiels des autorités fédérales américaines, plus de 7000 mètres cubes du produit ont été utilisés, plus de la moitié épandus par avion. Or ce solvant est interdit dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, patrie de BP.

Jamie Simon, 34 ans, une ancienne patiente du docteur Robichaux, ne s’est jamais remise de la marée noire. «J’ai travaillé pour BP pendant sept mois sur un «hôtel flottant», à cuisiner pour les marins recrutés pour le nettoyage, raconte la jeune femme, qui vit désormais chez sa mère, à Thibodaux, à quelques kilomètres de Raceland. Lorsque les marins revenaient à bord, leurs bottes étaient pleines d’une boue liquide de pétrole et de dispersant… Le manager disait que ce n’était pas plus dangereux que du liquide vaisselle.» Au bout d’un mois, la jeune femme dit avoir ressenti de premiers troubles, qui sont allés en s’aggravant. Jusqu’à ce qu’ils l’obligent à quitter son emploi.

Les manifestations les plus aiguës ont disparu. «Mais je suis désormais incapable de travailler, dit-elle. J’ai perdu ma mémoire à court terme, ma concentration… Je jouais du piano et je n’y arrive plus. A 34 ans, je suis bonne à rester chez moi et à regarder le plafond.»

Jorey Danos, 31 ans, également habitant de Thibodaux, a été l’un des quelque 50 000 travailleurs recrutés par BP pour travailler au nettoyage de la marée noire. Il dit avoir été, à plusieurs reprises, exposé à des doses importantes de Corexit et de pétrole. Trois ans plus tard, il se déplace comme un vieillard et s’exprime avec difficulté: «J’ai le sentiment que mon cerveau a grillé. Je me perds dans mon jardin. Je ne sais plus conduire… Je ne peux même plus m’occuper de mes enfants.» De plus, raconte-t-il, le responsable de BP dont il dépendait lui aurait refusé le port d’un masque à gaz au motif que cela «attirerait l’attention des médias».

Dans un rapport rendu public en avril, les deux ONG, le GAP et le LEAN, ont fait déposer sous serment une vingtaine de victimes et de témoins des opérations de nettoyage. Outre la description de leurs symptômes, d’autres marins et travailleurs recrutés par BP assurent que leur chef d’équipe leur a refusé du matériel de protection, en dépit de leur difficulté à respirer.

D’autres témoignages, recueillis par l’hebdomadaire News week et publiés au printemps, vont dans le même sens. Or, le fabricant du Corexit, dans sa notice d’utilisation, fait clairement état de la toxicité de son produit. Sur ce point précis, une enquête du médiateur de BP – qui n’a pas donné suite aux sollicitations du Monde – est en cours.

Combien de personnes, au total, sont-elles concernées? La réponse viendra peut-être d’une enquête épidémiologique menée par le National Institute of Environmental Health Sciences auprès de ceux qui ont travaillé au nettoyage. «Près de 33 000 participants ont accepté de partager leur histoire avec nous et nous allons les suivre pendant dix ans pour déterminer si des effets sanitaires vont se manifester, explique l’épidémiologiste Richard Kwok, coresponsable de l’étude. Nous avons suivi les informations de presse sur des symptômes liés au pétrole et aux dispersants et avons intégré ces questions au protocole de notre étude.»

Les résultats de ce travail sont attendus dans les prochains mois. Pour l’heure, aucune autorité ne reconnaît ces troubles ni leur lien éventuel avec la marée noire.

24/06/2013

Une expérience hospitalière intéressante

lu sur :

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/06/21/hopital-jean-jaures-une-gestion-a-visage-humain_3434453_3208.html

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A l'hôpital Jean-Jaurès, une gestion à visage humain - Le Monde

LE MONDE | 21.06.2013 à 17h17 • Mis à jour le 24.06.2013 à 16h41 |Par Anne Rodier

"La santé n'est pas une marchandise !" A l'entrée de l'hôpital Jean-Jaurès, dans une petite rue du 19e arrondissement mardi 11 juin, des délégués CGT distribuaient des tracts pour la manifestation nationale du 15 juin contre les réductions budgétaires. Ce tract ne peut mieux exprimer l'esprit du lieu. Racheté fin 2008 par le Groupe SOS, l'hôpital Jean-Jaurès est un établissement privé, certes, mais à but non lucratif.

Lire aussi la note de blog : Impact Journalism Day : 22 journaux, des millions de solutions

Sa particularité réside dans son mode de gestion. Son organisation en réseau vise à sécuriser le parcours de soins des malades et à offrir un niveau élevé d'accompagnement : grandes chambres seules quasiment pour tout le monde, mêmes standards de confort pour tous, à 40 euros la nuitée (il faut compter à peu près 100 euros dans le privé et 60 euros dans le public).

LA PRÉCARITÉ COMME CRITÈRE D'ADMISSION

Spécialisé en soins de suite et soins palliatifs, cet hôpital de 150 lits accueille des malades atteints de multiples pathologies, parfois très lourdes, en fin de vie et pour beaucoup en situation de grande précarité. C'est un des critères d'admission.

"30 % des patients sont en situation précaire, dépendants de la CMU ou de l'aidemédicale d'Etat", indique le directeur, Benjamin Bleton. "Jean-Jaurès" se veut aussi "ouvert sur la ville : 43 % de nos patients sont du nord de Paris, 17 % de Seine-Saint-Denis", ajoute-t-il fièrement.

L'ambiance feutrée, digne de tout hôpital, est à la hauteur de la sobriété du lieu. Le temps s'écoule au ralenti, de l'accueil jusqu'aux vastes chambres aux couleurs pastel. Le stress habituel du personnel de santé semble appartenir à un autre monde.

Deux cents salariés constituent l'équipe, qui assure une trentaine de métiers. Les aides soignants et les infirmières représentent 50 % de l'effectif. Les servicesadministratifs ne comptent qu'une dizaine de personnes. Car le Groupe SOS a structuré un groupement d'intérêt économique (GIE) qui mutualise les expertises, que ce soit dans les secteurs de la restauration, du transport de personnes ou de l'événementiel.

ORGANISATION EN RÉSEAU

L'organisation en réseau renforce la prise en charge sociale : "Dans le Groupe SOS, il y a des salariés qui savent organiser des appels à projets qui permettent de faire venir dans l'hôpital des services d'accompagnement qui n'existeraient pas autrement", explique Thomas L'Yavanc. Tous les vendredis, une socio-esthéticienne vient ainsi proposer ses services aux malades. A l'étage VIH, une équipe d'animation constituée de jeunes en service civique organise des événements culturels.

Lire aussi les autres articles du supplément : Acteurs du changement

La motivation des équipes est la clé du bon fonctionnement de l'hôpital. Pourtant les débuts ont été difficiles. Le changement de spécialisation (de la chirurgie aux soins palliatifs) a été vécu par beaucoup comme un déclassement. "La quasi-totalité des infirmiers sont partis", se souvient Anne de Raphelis, cadre infirmière de l'unité de soins palliatifs.

Mais ceux qui sont restés ne l'ont pas regretté. "De la chirurgie aux soins palliatifs, les temporalités ne sont pas les mêmes. On ne réveille pas un malade qui a enfin trouvé le sommeil. C'est à l'organisation du travail de s'adapter au rythme du patient et non l'inverse. Aide-soignant, infirmiers et médecins doivent travailler à la carte et en partenaires. Résultat : ils se sentent davantage reconnus", explique-t-elle.

Les médecins chefs de service sont, eux aussi, plutôt contents. "Ici, je suis mieux payée qu'à l'AP-HP. Mais je n'y étais pas chef de service", témoigne Julia Revnik. Les perspectives d'évolution de carrière y sont aussi meilleures qu'à l'AP-HP, même si, comme dans tout le Groupe SOS, l'échelle des salaires est fixe : de 1 à 10. Mise en réseau des initiatives personnelles, des compétences professionnelles et du bénévolat : une gestion de la santé d'un nouveau genre.

21/06/2013

Pour inciter aux déplacements à bicyclette ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/style/article/2013/06/20/a-quand-une-indemnite-pour-se-deplacer-a-bicyclette_3433080_1575563.html

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A quand une indemnité pour se déplacer à bicyclette ?

LE MONDE | 20.06.2013 à 16h01 • Mis à jour le 20.06.2013 à 16h02 |Olivier Razemon

Recevra-t-on bientôt une somme de 21 centimes par kilomètre pour se rendre au travail sur son vélo ? La création d'une "indemnité kilométrique cyclable", comparable à celle qui est déjà versée aux automobilistes, constituerait la mesure la plus symbolique du "plan vélo" que prépare le gouvernement pour la fin de l'année. Il a fallu près d'un an pour convaincre le ministre des transports, Frédéric Cuvillier, de se mettre dans la roue de son prédécesseur, Thierry Mariani, qui avait présenté un premier "plan vélo" en janvier 2012.

Le gouvernement souhaite ainsi développer les "modes actifs", ainsi que l'on baptise, dans le jargon officiel, le fait de se déplacer à l'aide de ses propres jambes, autrement dit à pied, à vélo, voire sur une trottinette. Un groupe de travail réunissant 34 personnes, responsables associatifs, parlementaires, élus locaux et fonctionnaires, doit remettre ses conclusions à l'automne. Son animateur, Dominique Lebrun, coordinateur interministériel pour le développement de l'usage du vélo et adjoint (Nouveau Centre) au maire de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), est allé chercher son inspiration en Autriche, à Vienne, où s'est tenu du 11 au 14 juin le congrès Vélo-City, qui réunit chaque année les spécialistes mondiaux du sujet.

PAS SEULEMENT UN LOISIR

Parmi les mesures examinées par le groupe de travail figurent, outre l'indemnité kilométrique, le développement du tourisme cyclable et une campagne nationale de communication. L'Etat pourrait également financer l'aménagement de places de stationnement pour vélos aux abords des gares. Strasbourg, notamment, espère bien en bénéficier.

Toutefois, le plan vélo du gouvernement Ayrault risque de s'avérer minimaliste. Le groupe de travail, qui tiendra sa première réunion au ministère des transports les 4 et 5 juillet, peine à convaincre le ministre et son administration que le vélo est pour beaucoup de Français un moyen de transport quotidien et pas seulement un loisir ou un sport du dimanche.

L'Etat ne semble pas décidé à prendre des mesures qui auraient pour conséquence de limiter la place accordée à la voiture dans les villes. Il n'est pas question, par exemple, d'encourager la limitation de vitesse à 30 km/h, comme le font les villes allemandes, néerlandaises ou danoises. "A six mois desmunicipales, l'Etat ne peut prendre que des mesures molles", regrette un participant. Même la fameuse indemnité kilométrique ressemble à une chambre à air dégonflée. Son institution ne serait pas obligatoire mais resterait sujette au bonvouloir de chaque employeur.

Geneviève Laferrère, présidente de la Fédération des usagers de la bicyclette, est convaincue qu'un tel dispositif, à condition d'être généralisé, porterait ses effets."Les gens adorent compter combien d'euros ils parviennent à grappiller", assure-t-elle. Mais le ministère tient absolument à évaluer le "retour sur investissement" de la mesure. Or, si les services du ministère de la santé admettent depuis 2008 que la pratique quotidienne de la bicyclette est excellente pour la santé, on peine toujours à chiffrer précisément les bénéfices pour le budget de la Sécurité sociale.

19/06/2013

Pollution de l’air et autisme

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Selon des scientifiques de la faculté de santé publique de l’Université de Harvard (Massachusetts), « les femmes exposées durant leur grossesse à des niveaux de pollution de l’air élevés auraient deux fois plus de risque de donner naissance à un enfant autiste que celles vivant dans un environnement préservé », note Le Monde.Le Monde, 19/06

17/06/2013

Pesticides : le dossier de l'INSERM

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Suite à la vaste expertise collective de l’Inserm établissant un lien entre les pesticides et plusieurs maladies graves comme des cancers (cf synthèse de presse du 13 juin), les ministres en charge de la Santé, de l’Agriculture et de l’Ecologie ont annoncé vendredi dans un communiqué commun avoir saisi l’Anses (agence nationale de sécurité sanitaire) ” afin qu’elle évalue l’impact de ces nouvelles données sur les autorisations nationales existantes’’ .

Au niveau européen, ils feront part de « ces nouveaux éléments » en vue de « la réévaluation des substances actives autorisées au niveau communautaire ».

AFP, 14/06

Reprise information presse du 13/06 :

Pesticides : Effets sur la santé, une expertise collective de l’Inserm

Le dossier :

pesticides-santé.pdf

13/06/2013

Pesticides : le pire est déjà là ...

... et les "décideurs politiques" restent inféodés aux lobbies, il faut en être conscient.

Donc, pour changer la donne, pourquoi ne pas envisager des listes "citoyennes" en 2014 ?

(voir la note :

http://uneplacepourtous.midiblogs.com/archive/2012/12/13/comment-presenter-une-liste-aux-prochaines-municipales.html

Comment présenter une liste aux prochaines municipales ? )

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/13/pesticides-les-preuves-du-danger-s-accumulent_3429549_3244.html

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LE MONDE | 13.06.2013 à 11h27 • Mis à jour le 13.06.2013 à 11h27

Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

En dépit des dénégations des industriels du secteur, les pesticides sont bel et bien impliqués dans un grand nombre de pathologies lourdes – cancers, maladies du sang, troubles neurologiques, malformations, etc. – dont l'incidence tend à augmenter dans le monde. C'est l'idée-force d'une impressionnante expertise collective menée sur l'ensemble des connaissances internationales actuelles, et pilotée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui l'a rendue publique jeudi 13 juin.

Cette synthèse rassemble les données épidémiologiques issues de nombreux pays (Etats-Unis, Canada, Australie, Finlande, Danemark, etc.), qui précisent les effets sanitaires des principaux produits phytosanitaires : insecticides, herbicides et fongicides. Une grande part du rapport concerne les expositions professionnelles (agriculteurs, ouvriers du secteur agrochimique, etc.), mais aussi les personnes vivant ou travaillant dans ou à proximité de zones agricoles. En France, terre d'agriculture, 15 % de la population sont ainsi concernés.

"AUGMENTATIONS DE RISQUES SIGNIFICATIVES"

Après avoir passé au crible la littérature scientifique internationale, les experts concluent que l'exposition à des pesticides conduit à "des augmentations de risques significatives pour plusieurs pathologies".

C'est ainsi que chez les agriculteurs, les ouvriers de l'industrie qui fabriquent ces produits ou ceux qui les appliquent, il y a une "présomption forte" d'association entre une exposition professionnelle aux pesticides et la survenue de certaines proliférations malignes de cellules lymphoïdes (lymphomes non hodgkiniens) et de cancers de la prostate. Les agriculteurs et les applicateurs de pesticides sont également exposés à un risque accru de myélome multiple, une autre prolifération maligne dans la moelle osseuse. Et ce n'est pas tout. Que ce soit dans le cadre d'expositions professionnelles ou non, les adultes présentent un plus grand risque à développer une maladie de Parkinson.

Un lien avec d'autres pathologies comme les tumeurs du système nerveux central est aussi suspecté. En Gironde, par exemple, région viticole très consommatrice de pesticides, l'incidence de ces maladies est trois fois supérieure au niveau national. Entre 2000 et 2007, elle a augmenté de 17 %.

"ATTENTION AU SYNDROME DU RÉVERBÈRE"

Les travaux internationaux examinés mettent en lumière un autre fait majeur : la période de vulnérabilité que représente la grossesse. "Il y a une présomption forte d'un lien entre une exposition professionnelle de la femme enceinte à certains pesticides et un risque accru pour l'enfant de présenter un hypospadias ou de développer, plus tard, un cancer cérébral ou une leucémie", constate l'épidémiologiste Sylvaine Cordier (Inserm, université Rennes-I) et coauteure du rapport. Selon des données internationales, l'exposition professionnelle du père ou de la mère augmente de 30 % à 53 % le risque de tumeurs cérébrales de l'enfant à naître.

Les agricultrices enceintes ne sont pas les seules concernées. Celles qui habitent dans des zones agricoles d'épandage ou celles qui utilisent les pesticides à des fins domestiques le sont également : "Des études montrent un risque augmenté, pour l'enfant à naître, de leucémies, de troubles de la motricité fine, de déficit cognitif, de troubles du comportement comme l'hyperactivité", ajoute Mme Cordier.

Si les preuves sont suffisantes pour agir vis-à-vis de certains produits – les organochlorés et les organophosphorés –, Jean-Paul Moatti, directeur de l'Institut thématique "Santé publique" commun aux organismes de recherche publics français met en garde : "Attention au syndrome du réverbère où l'on ne regarde que ce qui est éclairé. Notre expertise collective pointe le développement de nombreuses pathologies, mais de futurs travaux pourraient découvrir des effets insoupçonnés des pesticides analysés, ou mettre en évidence la toxicité d'autres substances."

DES DÉCISIONS POLITIQUES ATTENDUES

Les auteurs recommandent donc d'"améliorer les connaissances sur l'exposition des populations" et d'obtenir la composition complète des produits mis sur le marché, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, les formules commerciales restant protégées par le secret industriel. En Europe, ces données ne peuvent être réclamées par un seul pays – comme aux Etats-Unis –, car elles relèvent de la règlementation communautaire.

"Si les auteurs de cette large expertise réclament surtout que l'on fasse plus de recherche, dit de son côté François Veillerette, porte-parole de l'association Générations futures, ils n'en tirent pas moins des conclusions très fortes, qui doivent mener à des décisions politiques : vente des pesticides interdites à des utilisateurs non professionnels ou interdiction pour les collectivités publiques d'y avoir recours..."

Retirer du marché les produits est parfois nécessaire mais pas toujours suffisant. Les scientifiques le savent bien. "De nombreux produits ont été interdits mais les plus persistants demeurent présents dans l'environnement ou s'accumulent dans la chaîne alimentaire, dont l'homme constitue le dernier maillon." Pour le député socialiste Gérard Bapt, qui avait déjà lancé l'alerte sur les dangers sanitaires du bisphénol A, et qui a organisé la présentation des résultats de l'expertise à l'Assemblée nationale, "ce travail montre l'ampleur du problème en matière de santé publique. La question est de savoir si, comme dans le cas du chlordécone aux Antilles, nous n'avons pas dépassé le point de non-retour".

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Pollution

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Le bisphénol A pénètre dans l'organisme par la bouche en contournant la fonction protectrice du foie

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

La bouche, porte d’entrée du bisphénol A

Des chercheurs de l’Inra et de l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse révèlent que « le bisphénol A (BPA) pénètre directement dans le sang au niveau de la bouche, une nouvelle porte d’entrée dans l’organisme mise en évidence chez l’animal », rapporte l’AFP.

Selon l’étude, menée chez le chien, le BPA traverse la muqueuse sublinguale et accède directement à la circulation sanguine. « Cette porte d’entrée dans l’organisme conduit à des concentrations dans le sang près de 100 fois supérieures à celles attendues lorsque la même quantité de BPA est absorbée au niveau intestinal », explique l’agence de presse.

Selon les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue Environmental Health Perspectives (*) , « si cette perméabilité était confirmée chez l’homme, du BPA pourrait directement pénétrer dans l’organisme par la muqueuse buccale », explique l’AFP. Et d’ajouter : « Elle révèlerait alors une voie originale d’entrée dans le corps humain qui est utilisée comme thérapeutique pour certains médicaments et qui contourne la fonction protectrice du foie ».

AFP, 12/06

(*) High Bioavailability of Bisphenol A from Sublingual Exposure

Véronique Gayrard, Marlène Z. Lacroix, Séverine H. Collet, Catherine Viguié, Alain Bousquet-Melou, Pierre-Louis Toutain, Nicole Picard-Hagen

12/06/2013

OGM : une fausse bonne idée

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/12/les-insectes-survivent-de-mieux-en-mieux-aux-ogm_3428637_3244.html

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Les insectes survivent de mieux en mieux aux OGM

LE MONDE | 12.06.2013 à 13h36

Par Stéphane Foucart

La théorie de l'évolution fonctionne à merveille. Face à l'augmentation du nombre de surfaces de cultures transgéniques, modifiées pour sécréter des toxines insecticides Bt (Bacillus thurigensis), coléoptères et lépidoptères développent mécaniquement toujours plus de résistances. C'est le principal constat d'une synthèse de la littérature scientifique, publiée lundi 10 juin dans la revue Nature Biotechnology qui soulève la question des précautions à prendre avec ces cultures.

Selon ces travaux, conduits par Bruce Tabashnik (université d'Arizona à Tucson, Etats-Unis) des résistances à des toxines Bt sont établies pour cinq des treize grandes espèces d'insectes ravageurs ciblées par ces végétaux modifiés, à l'instar de la chrysomèle du maïs, un coléoptère. En 2005, voilà moins d'une décennie, seule une espèce était, localement, parvenue à s'adapter à ces cultures.

L'émergence accélérée de ces résistances cadre avec la forte augmentation des surfaces cultivées de maïs et de coton Bt. En 2011, celles-ci représentaient au niveau mondial environ 66 millions d'hectare, soit près de soixante fois plus qu'en 1996. Les Etats-Unis, qui représentent la moitié des superficies mondiales de cultures Bt, hébergent trois des cinq espèces ayant développé des résistances.

77 ÉTUDES DOCUMENTANT L'APPARITION DE RÉSISTANCES

Les auteurs ont passé en revue 77 études documentant l'apparition de ces résistances dans huit pays et, surtout, les conditions dans lesquelles celles-ci surviennent. "L'objectif était d'expliquer pourquoi la résistance a évolué très rapidement dans certains cas et pas dans d'autres", explique l'entomologue Yves Carrière (université d'Arizona), coauteur de ces travaux. Dans des situations comparables, les populations de nuisibles peuvent en effet s'adapter en deux à trois ans ou, au contraire, demeurer vulnérables après quinze ans de cultures Bt.

Pourquoi ? Les auteurs montrent toute l'importance de planter, autour des champs Bt, des surfaces "refuges" de cultures conventionnelles. Dans ces zones exemptes de toxines, les insectes non résistants peuvent prospérer et se reproduire avec ceux qui le sont devenus : c'est une sorte de "dilution génétique" de la résistance.

"Il faut adapter cette politique de refuge, notamment en fonction de la situation locale, explique Denis Bourguet, chercheur à l'Institut national de recherche agronomique (INRA). Par exemple, selon la fréquence de gènes de résistance à la toxine Bt déjà présents dans les populations d'insectes, avant même l'implantation d'une culture Bt."

EN CHINE, LES "REFUGES" NE SONT PAS OBLIGATOIRES

Une faible proportion de ravageurs possède naturellement un gène de résistance. C'est lorsque ce gène, par le biais de la sélection naturelle, devient présent chez la moitié des individus au moins qu'on parle de population devenue résistante. L'étendue des surfaces refuges doit être adaptée à cette proportion initiale. Un autre paramètre entre également en ligne de compte : moins la plante transgénique est efficace, plus les refuges doivent être étendus.

Dans certains pays, comme la Chine, les refuges ne sont pas obligatoires. Une situation qui rend non durable le bénéfice procuré par les cultures Bt. "Ailleurs, en Australie par exemple, cette politique a été menée avec succès avec, initialement, l'obligation de maintenir 70 % de zones refuges dans les cultures Bt", dit M. Bourguet.

Pour gérer l'apparition des résistances, les chercheurs notent l'utilisation accrue de plantes transgéniques sécrétant deux toxines Bt (dites "pyramides"), et non plus une seule. Mais là encore, les chercheurs recommandent certaines bonnes pratiques.

UNE SORTE DE RETOUR À LA CASE DÉPART

"L'efficacité des ''pyramides'' est réduite dans le cas où les plantes à deux toxines sont cultivées en même temps que des plantes n'en produisant qu'une seule des deux, ou lorsque les insectes ont déjà acquis une résistance", explique Thierry Brévault, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et coauteur de l'étude.

Paradoxe : l'apparition de populations résistantes oblige les agriculteurs à employer davantage d'insecticides utilisés en pulvérisation. Une sorte de retour à la case départ. "C'est cet indicateur qui a permis de déceler dans certaines régions des Etats-Unis, une perte d'efficacité du coton Bt vis-à-vis d'une espèce de chenille devenue résistante aux plantes produisant deux toxines Bt", dit M. Brévault.

Les cultures Bt ont jusqu'à présent permis de limiter l'épandage d'insecticides chimiques. L'agronome Charles Benbrook (Washington State University) estime que ces cultures ont en "économisé" 56 000 tonnes, aux Etats-Unis, entre 1996 et 2011. Mais jusqu'à quand ?

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Débat sur les OGM et AGM

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La politique française en matière d'ordures ménagères

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/11/gestion-des-dechets-en-finir-avec-les-demi-mesures_3428221_3232.html

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Gestion des déchets : en finir avec les demi-mesures

LE MONDE | 11.06.2013 à 17h25 • Mis à jour le 11.06.2013 à 18h21

Par Gilles van Kote

Est-ce vraiment un paradoxe ? Alors que la France compte parmi les fleurons de son économie deux groupes de dimension internationale présents dans le secteur des déchets, Veolia et Suez Environnement, ses performances en matière de gestion des déchets la placent au milieu du peloton européen. Avec un taux de recyclage et de compostage de ses ordures ménagères de 37 % en 2011, selon les dernières statistiques disponibles, elle est légèrement au-dessous de la moyenne communautaire (40 %), et bien loin des pays d'Europe du Nord, qui frisent ou dépassent les 50 %.

La faute, en premier lieu, à un taux de mise en décharge de 28 %, quand les pays les plus vertueux ont quasiment éradiqué ce mode de traitement, classé bon dernier dans la hiérarchie européenne définie par la directive sur les déchets de 2008. Certains experts du secteur n'hésitent pas à faire un lien entre cette situation et les marges réalisées par les opérateurs sur le stockage des déchets.

Un rapport du Commissariat général au développement durable, rendu public fin mai, dénonce entre les lignes la frilosité de la politique française en matière d'ordures ménagères. Le rapport s'intéresse à la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), principal outil fiscal à la disposition de la puissance publique. Les auteurs s'appuient sur une étude de 2012 de la Commission européenne qui établit – somme toute logiquement – une nette corrélation entre le taux des taxes appliquées à l'incinération ou au stockage et le pourcentage de déchets ménagers recyclés ou compostés.

En résumé : plus on taxe les modes de traitement considérés comme les moins vertueux du point de vue environnemental, plus on favorise le développement des solutions alternatives comme la prévention, le réemploi, le recyclage ou la valorisation organique. C'est ce que les spécialistes appellent le "signal prix".

La France a fait un pas en avant avec la loi de 2009 dite Grenelle 1, qui fixe des objectifs de réduction de la production de déchets, de réduction de la part des déchets mis en décharge ou incinérés en 2012 et le passage à 45 %, en 2015, du taux de recyclage et de compostage. Pour y parvenir, la loi prévoit une hausse régulière de la TGAP sur la mise en décharge et son extension à l'incinération, jusqu'alors épargnée.

Or le rapport constate que seulement 10 % des tonnages de déchets stockés et 3 % des tonnages incinérés sont soumis au taux plein de la TGAP. Pour des raisons sans doute excellentes, notamment l'amélioration des performances énergétiques et environnementales des installations, les modulations et exemptions sont devenues la règle. Résultat : " Le taux effectif moyen pour le stockage est de 14,6 euros la tonne lorsque le taux plein est de 20 euros et pour l'incinération de 2,9 euros la tonne pour un taux plein de 7 euros." Aux Pays-Bas, la taxe sur la mise en décharge dépasse les 100 euros la tonne, où ce mode de traitement a presque disparu.

Un signal insuffisant

"Le signal prix donné par la TGAP reste insuffisant", conclut le Commissariat général au développement durable, dans un appel implicite à augmenter les taux de la TGAP et à limiter les modulations et exemptions. Tout en notant les progrès effectués en matière de prévention et d'extension de la redevance incitative, le rapport souligne que "certaines thématiques comme le tri des déchets des entreprises ou la valorisation des déchets du bâtiment et des travaux publics sont clairement en panne".

Le message est clair : fini le temps des demi-mesures. S'il faut considérer les déchets comme des ressources à valoriser et non comme des rebuts à éliminer, la France doit passer à la vitesse supérieure.

Cela tombe à pic : un des cinq chantiers de la conférence environnementale organisée par le gouvernement les 20 et 21 septembre sera consacré à l'économie circulaire, et notamment au recyclage et à la valorisation des déchets. Et une loi-cadre sur l'économie circulaire, actuellement en préparation au ministère de l'écologie, devrait suivre.

Voilà un domaine où, avec un peu de volonté politique, on peut faire preuve d'audace. Un exemple : la collecte séparée des biodéchets, ou déchets organiques. En France, ceux-ci représentent un tiers du poids des poubelles des ménages et finissent la plupart du temps incinérés ou enfouis, alors qu'ils peuvent produire de l'énergie grâce à la méthanisation ou fournir un amendement organique après compostage.

Seules 90 collectivités françaises pratiquent aujourd'hui le tri et la collecte séparée, selon le Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid) qui a lancé une campagne sur le sujet le 4 juin. Pourtant, cette méthode semble la plus indiquée pour obtenir des biodéchets non souillés, des installations de méthanisation performantes et du compost répondant aux normes européennes, actuellement en cours de révision. Mais la crainte d'une augmentation des coûts et de la complexité de la mise en place d'un troisième flux de tri – en plus des recyclals et des ordures résiduelles – en freine la généralisation. Celle-ci constituerait pourtant une étape historique dans la gestion des déchets en France et un geste politique susceptible d'emporter l'adhésion des citoyens. Encore faut-il être prêt à bousculer quelques vieilles habitudes. Chiche ?

vankote@lemonde.fr

Le gaz de schiste en France

à lire sur :

 

http://www.bastamag.net/article3110.html

 

Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste

Par Ivan du RoyOlivier Petitjean (6 juin 2013)

Lobbying intense à Bruxelles, recommandations à répétition auprès de l’Elysée, opérations séduction vers les médias : plusieurs groupes français déploient des efforts considérables pour plaider la cause des gaz de schiste. Pourquoi une telle insistance ? Qui sont les acteurs de cette guerre d’influence ? On y retrouve Total bien évidemment, mais pas seulement. Les gaz de schiste cachent de puissants intérêts, qui refusent toute transition énergétique. Enquête.

extrait :

…l’extraction des gaz de schiste n’est pas seulement l’affaire d’aventuriers texans et de « majors » pétrolières et gazières, comme Total ou GDF Suez, qui voudraient fracturer le sous-sol français comme ils le font aux États-Unis ou en Pologne. Fait peu connu, pas moins de dix groupes français cotés au CAC 40, d’Air Liquide à Veolia, ainsi que plusieurs autres grandes entreprises nationales, sont impliqués dans l’extraction des gaz de schiste, depuis la fourniture d’équipements et de produits chimiques jusqu’au traitement des eaux usées. Et ce, partout dans le monde.
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sur le même sujet, lire sur MEDIAPART :

Gaz de schiste: le bêtisier du rapport parlementaire PAR JADE LINDGAARD

Un rapport parlementaire plaide pour l’exploitation des gaz et du pétrole de schiste en France, et réclame le recours au gaz de houille. Malheureusement pour ses auteurs, le socialiste Christian Bataille et l’UMP Jean-Claude Lenoir, leur étude est truffée d’approximations.

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09/06/2013

Le gaz de schiste en France

à lire sur MEDIAPART :

Gaz de schiste: le bêtisier du rapport parlementaire PAR JADE LINDGAARD

Un rapport parlementaire plaide pour l’exploitation des gaz et du pétrole de schiste en France, et réclame le recours au gaz de houille. Malheureusement pour ses auteurs, le socialiste Christian Bataille et l’UMP Jean-Claude Lenoir, leur étude est truffée d’approximations.

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sur le même sujet, lire sur Bastamag :

http://www.bastamag.net/article3110.html

Energies

Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste

Par Ivan du RoyOlivier Petitjean (6 juin 2013)

Lobbying intense à Bruxelles, recommandations à répétition auprès de l’Elysée, opérations séduction vers les médias : plusieurs groupes français déploient des efforts considérables pour plaider la cause des gaz de schiste. Pourquoi une telle insistance ? Qui sont les acteurs de cette guerre d’influence ? On y retrouve Total bien évidemment, mais pas seulement. Les gaz de schiste cachent de puissants intérêts, qui refusent toute transition énergétique. Enquête.

extrait :

…l’extraction des gaz de schiste n’est pas seulement l’affaire d’aventuriers texans et de « majors » pétrolières et gazières, comme Total ou GDF Suez, qui voudraient fracturer le sous-sol français comme ils le font aux États-Unis ou en Pologne. Fait peu connu, pas moins de dix groupes français cotés au CAC 40, d’Air Liquide à Veolia, ainsi que plusieurs autres grandes entreprises nationales, sont impliqués dans l’extraction des gaz de schiste, depuis la fourniture d’équipements et de produits chimiques jusqu’au traitement des eaux usées. Et ce, partout dans le monde.

07/06/2013

OGM dans l'alimentation humaine : vers plus de transparence ?

... au moins aux USA . Rien dans l'Europe "à 27" de la "concurrence libre et non faussée" pour l'instant.

lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article5432

La question de l'étiquetage des produits alimentaires contenant des OGM agite depuis plusieurs années les États américains. Après une tentative ratée en Californie [1], l'état du Connecticut vient de voter une loi qui rend cet étiquetage obligatoire, sous conditions. D'autres états devraient lui emboîter le pas prochainement. Un effet boule de neige qui inquiète les industries agro-alimentaires et de biotechnologies, contraintes de changer leurs stratégies.

Le 3 juin 2013, dans la foulée du Sénat, les députés du Connecticut ont adopté à une très large majorité (134 contre 3) une loi qui rend obligatoire l'étiquetage des produits alimentaires génétiquement modifiés ou issus d'OGM. Elle doit désormais être signée par le gouverneur de l'état, Dannel P. Malloy, qui s'est engagé à le faire rapidement [2]. Si cette loi est une grande première aux États-Unis, son entrée en vigueur n'est en revanche pas immédiate : elle est conditionnée par l'adoption de lois similaires dans au moins cinq autres états dont deux voisins du Connecticut, et représentant au total 25 millions d'habitants (section 3 de la loi). Pour les députés, l'état du Connecticut est trop petit pour faire cavalier seul.

Seize projets de loi en débat

Interrogé par Inf'OGM, Tim Bergin, juriste au Parlement du Connecticut, se dit optimiste quant à la possibilité que d'autres états adoptent de telles lois sur l'étiquetage des OGM. Et cet optimisme se comprend au regard des nombreux projets de loi similaires déposés auprès des parlements des états. A l'heure actuelle, Inf'OGM a comptabilisé pas moins de 16 projets de loi en débat (Arizona, Colorado, Floride, Illinois, Indiana, Iowa, Maine, Minnesota, New Jersey, New Hampshire, Oregon, Pennsylvanie, Rhode Island, Tennessee, Virginie et Washington). Et dans trois états, ces lois ont déjà été adoptées par les Députés et sont actuellement examinées par le Sénat... : Alaska (ne concerne que l'étiquetage du saumon GM) ; Hawaï et Vermont (voté le 10 mai, par 99 voix pour et 42 contre). Cependant, dans six autres états (Californie, Maryland, Missouri, Nouveau Mexique et dernièrement New-York), de tels projets de loi ont déjà été déboutés. La bataille pour l'étiqueta ge n'est donc pas gagnée mais n'a jamais été aussi proche de l'être.

La loi prévoit que nul ne peut vendre ou distribuer soit de la nourriture destinée à l'alimentation, soit des semences pour produire des aliments entièrement ou partiellement génétiquement modifiés, à moins d'être étiquetées comme telle. Cette règle est assortie de nombreuses exceptions : l'alcool, les produits préparés pour être consommés immédiatement, la restauration collective, les produits agricoles en vente directe ou semi-directe, et surtout les produits issus d'animaux nourris aux OGM (lait, viande, œuf)... Cette dernière exception réduit considérablement la portée de cette loi, étant donné qu'aux États-Unis, comme dans l'Union européenne, les OGM servent principalement à nourrir le bétail... Cependant, à la différence de l'Union européenne, de nombreux produits destinés à l'alimentation humaine intègrent dans leur recette des OGM, comme les crèmes glacées avec la lécithine de soja ou les huiles issues de colza ou de soja GM. En cas de non respect pa r le producteur, la pénalité a été établie à 100 euros par jour et par produit non correctement étiqueté.
Dans une note élaborée par les services du Parlement du Connecticut, le coût de mise en œuvre de cet étiquetage par l'administration de l'état a été « estimé à 117 632 dollars pour les années à venir » dont 80 000 dollars seraient consacrés aux salaires des inspecteurs et d'un juriste à temps partiel.

Un amendement fédéral pour interdire les velléités locales d'étiquetage ?

Cette situation ne satisfait pas les entreprises agro-alimentaires et de biotechnologies qui ont décidé de répliquer sur un autre front. Plutôt que de mener une bataille coûteuse (et finalement incertaine) dans chaque état, elles essayent en effet de faire interdire directement au niveau fédéral cette compétence des états. C'est dans la loi d'orientation agricole (Farm bill), actuellement en débat au Congrès, que les lobbyistes ont décidé de battre en brèche la transparence vis-à-vis des produits alimentaires. Sous couvert de liberté de commerce et de non discrimination entre les produits, le député républicain de l'Iowa, Steve King, est en passe de voir son amendement intégré à cette loi d'orientation [3]. L'amendement a déjà été adopté par la Commission « agriculture » de l'Assemblée nationale fédérale. La portée de cet amendement est vaste mais concerne directement l'étiquetage des OGM. Il interdit aux états de prendre des lois qui imposeraient des conditions de production des produits agricoles qui sont vendus sur leur territoire mais produits dans d'autres États. Ainsi, l'étiquetage des OGM pourrait être considéré comme une entrave à la liberté de commerce inter-état et jugé discriminatoire pour les produits des autres états qui n'auraient pas adopté une telle obligation. Les multinationales agro-alimentaires et de biotechnologies n'ont pas réussi à faire interdire l'étiquetage des OGM par le Codex alimentarius au niveau mondial. Réussiront-elles a minima pour les États-Unis ? Réponse courant 2013 date à laquelle la Farm Bill devrait être adoptée.

 

 

 

04/06/2013

Les femmes et la grossesse

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

les surlignages sont de moi

Les femmes et la grossesse

Le Figaro publie un sondage OpinionWay, réalisé en amont des assises de la fondation de coopération scientifique Premup, qui auront lieu le 7 juin à Paris, qui révèle qu’« une femme sur quatre ne fait pas de sa grossesse un moment de plénitude ».

Selon une femme sur trois, la grossesse constitue une période à risques. Le quotidien explique que certains risques sont bien identifiés par les femmes interrogées tels que les conduites addictives (tabac, alcool, prise de certains médicaments). « Le rapport Euro-peristat montre que 31% des Françaises fumaient avant la grossesse et 17% continuaient pendant. » Si plus de la moitié des femmes savent qu’une grossesse tardive est à risque, elles sont seulement 10% à savoir que la gestation précoce, en particulier avant 18 ans, en constitue un également, explique le journal.

Les grossesses gémellaires, qui concernent en France 1,74% des femmes et représentent l’un des principaux risques de prématurité, « ne sont perçues comme risquées que par 34% des femmes interrogées », ajoute-t-il.

Enfin, 22% des femmes sondées affirment que si elles étaient enceintes dans un contexte de difficultés financières, elles seraient prêtes à renoncer à certains soins (échographies, rendez-vous de suivi).

Le Figaro, 04/06 - Communiqué de presse : Rapport européen sur la santé périnatale

En Bref

Selon une étude, réalisée par Sylvaine Cordier et son équipe (Inserm, Université de Rennes, Ecole des hautes études en santé publique), « une exposition environnementale à des mélanges complexes de pesticides pourrait conduire à des perturbations métaboliques chez les femmes enceintes habitant près des cultures de céréales fortement traitées », rapporte La Croix.
Les chercheurs ont constaté des « modifications des concentrations urinaires de composés tels que des acides aminés », ajoute le quotidien. La Croix, 04/06

Industries pharmaceutiques : le patient passe après les profits

lu sur :

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/medicaments-les-effets-secondaires-graves-passes-sous-silence-par-les-visiteurs-medicaux-28-05-2013-1673123_57.php

Médicaments : les effets secondaires graves passés sous silence par les visiteurs médicaux

Le Point.fr - Publié le28/05/2013 à 18:55  

Chargés de promouvoir les traitements médicamenteux, les représentants des laboratoires pharmaceutiques évoquent, évidemment, surtout leurs bienfaits. 

Des bénéfices thérapeutiques énoncés dans 80 % des cas, des effets secondaires bénins souvent cités, et des effets graves tus plus de 9 fois sur 10 ! C'est le bilan d'une étude* internationale conduite auprès de 255 médecins généralistes exerçant à Vancouver, Montréal, Sacramento et Toulouse. Le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne reçoivent pas toutes les informations nécessaires à une bonne pratique lors des présentations réalisées par les visiteurs médicaux de firmes pharmaceutiques. Ces chiffres inquiètent d'autant plus le Dr Geneviève Durrieu** - qui a mené le volet français de l'étude -, qu'ils ne varient guère quelle que soit la réglementation des pays en la matière.

 
 

En pratique, 704 médecins ont été sélectionnés par tirage au sort sur 4 sites (Vancouver, Montréal, Sacramento et Toulouse). Parmi eux, 36 % ont accepté de participer à l'enquête qui a consisté à recueillir des informations sur 1 700 promotions de médicaments lors de visites réalisées entre mai 2009 et juin 2010. Après chacune d'elles, les médecins ont rempli un questionnaire sur les informations fournies par les visiteurs (bénéfices et risques) pour chaque médicament promu, le don d'échantillons médicaux, et d'éventuelles invitations à des événements.

Les effets indésirables "graves" passés sous silence

Selon les résultats publiés dans le Journal of General Internal Medicine, les informations fournies par le visiteur médical concernent plus souvent les bénéfices que les risques des médicaments présentés, ce qui n'est pas illogique dans le cadre d'une démarche de promotion. Mais dans plus de la moitié des visites, aucun effet néfaste du médicament n'est cité spontanément. La proportion atteint même 66 % à Vancouver et Montréal. Le plus inquiétant : les effets indésirables "graves" ne sont mentionnés que dans 6 % des présentations de médicaments !

Pour une fois, la France fait presque figure de bonne élève. Les effets secondaires y sont mentionnés bien plus souvent qu'ailleurs. "Mais il s'agit en général des troubles fréquents et bénins (de type nausées ou diarrhées), alors que les problèmes sérieux sont passés sous silence, comme ailleurs", déplore Geneviève Durrieu. Il faut savoir qu'en France et aux États-Unis, ce sont les autorités gouvernementales chargées de la règlementation du médicament qui sont compétentes pour édifier des règles et surveiller la visite médicale. De plus, une Charte de la visite médicale a été adoptée dans notre pays en 2005. 
Au Canada, en revanche, les activités des visiteurs médicaux sont réglementées par l'association des compagnies de recherche pharmaceutique.

Logiciels

Pour le Dr Geneviève Durrieu, ce travail montre clairement la nécessité de fournir aux médecins une formation et une information autre que celle délivrée par les visiteurs médicaux. Des arguments que Jean-Claude Labrune, président de Cegedim (qui fournit des visiteurs médicaux aux laboratoires), balaie d'un revers de main. "Les médecins n'ont pas forcément le temps ni l'envie d'écouter les visiteurs lister tous les effets secondaires possibles, tels qu'ils figurent sur l'AMM (autorisation de mise sur le marché, NDLR), d'autant plus qu'ils ne sont pas hiérarchisés", affirme-t-il. "Et ils disposent désormais de logiciels qui contiennent tous les ingrédients leur permettant de sécuriser leur prescription."

Les industriels du médicament (LEEM) ne se satisfont pas de cette solution, qui fait fi du rôle d'informateur complet du visiteur médical. Pascal le Guyader (directeur des affaires générales, industrielles et sociales du LEEM), même s'il remarque que la France fait mieux que les autres, regrette que les médecins ne soient pas systématiquement avertis de tous les effets secondaires possibles les plus graves. "Certes, une visite médicale dure en moyenne 12 minutes, mais la charte et le processus de certification nous obligent à assumer ce devoir d'information." Dont acte.

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* Étude dirigée par B. Mintzes de l'Université de Colombie-Britannique de Vancouver, avec des chercheurs de l'Université York Toronto, l'Université de Montréal, l'université de Californie, Davis et de l'université de Toulouse III-Paul Sabatier.

** Équipe pharmaco-épidémiologie, évaluation de l'utilisation et du risque médicamenteux de l'Unité 1027 - Inserm/université Toulouse III-Paul Sabatier

01/06/2013

Essais d'OGM en plein champ : dissémination dans la nature de blé non autorisé

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/05/31/la-decouverte-aux-etats-unis-de-ble-transgenique-d-origine-inconnue-agite-le-marche-mondial_3421526_3244.html

La découverte aux Etats-Unis de blé transgénique d'origine inconnue

agite le marché mondial

LE MONDE | 31.05.2013 à 12h07 • Mis à jour le 31.05.2013 à 17h00

Par Gilles van Kote

Quelques plants de blé transgénique découverts dans une ferme de l'Oregon ont semé le trouble, jeudi 30 mai, sur le marché mondial de la céréale. Le département américain de l'agriculture (USDA) avait annoncé la veille, dans un communiqué, que "les résultats de tests effectués sur des échantillons de végétaux venant d'une ferme de l'Oregon indiquaient la présence de plants de blé transgénique résistants au glyphosate", le principe actif contenu dans des herbicides comme le Roundup. Des essais en plein champ de ce type de blé ont été menés par Monsanto entre 1998 et 2004 avant d'être abandonnés.

Le Japon a aussitôt annulé un appel d'offres portant sur près de 25 000 tonnes de blé américain, alors que la Commission européenne conseillait aux Vingt-Sept de procéder à des tests sur les cargaisons de blé en provenance des Etats-Unis, premier exportateur mondial. Bruxelles a affirmé avoir contacté Monsanto afin que le groupe américain lui précise la méthode et le matériel à employer pour les réaliser. La variété concernée, du blé tendre blanc, représente néanmoins une part négligeable des importations européennes en provenance des Etats-Unis.

"Je ne serais pas surpris si d'autres pays commençaient à annuler ou à réduire leurs achats de blé américain, notamment des pays asiatiques, ce qui mettrait la demande de blé sous pression", a confié Joyce Liu, de la société singapourienne de négoce Phillip Futures, à l'agence Reuters. Jeudi, en début d'après-midi, le cours du blé à la Bourse de Chicago, déjà orienté à la baisse depuis un mois en raison des perspectives de bonnes récoltes mondiales, enregistrait une chute de 1 %, mais restait stable à la clôture.

Le blé transgénique a été découvert dans une exploitation agricole de l'est de l'Oregon, dont la localisation précise a été tenue secrète par les autorités américaines. Des employés ont aspergé les champs de glyphosate afin d'empêcher l'apparition de mauvaises herbes entre deux récoltes. La résistance de plants de blé a attiré l'attention du fermier, qui les a fait analyser par l'université de l'Etat d'Oregon.

UNE GRAINE DE BLÉ PEUT GERMER PLUSIEURS ANNÉES APRÈS AVOIR ÉTÉ PRODUITE

Les tests ayant démontré qu'il s'agissait de variétés de blé transgénique dites "Roundup Ready", l'université a alerté l'USDA, dont les analyses ont confirmé les résultats. "Il n'existe pas de variété de blé génétiquement modifié dont la vente ou la production commerciale soit autorisée aux Etats-Unis ou ailleurs à cette date", a rappelé le département de l'agriculture, qui a voulu se montrer rassurant en précisant que "la détection de cette variété de blé ne pose pas de problème de sécurité alimentaire."

L'USDA a lancé une enquête officielle pour déterminer l'origine de cette dissémination, qui intervient des années après que Monsanto a interrompu ses recherches, les principaux pays importateurs de blé américain ayant fait savoir qu'ils n'achèteraient pas de variétés transgéniques. "Notre priorité est de déterminer aussi vite que possible les circonstances et l'étendue de la situation", a déclaré Michael Firko, un responsable du service d'inspection sanitaire animale et végétale de l'USDA.

"Il faudrait savoir si ce fermier a participé aux essais de Monsanto ou si ceux-ci ont eu lieu à proximité de son exploitation, et où il se fournit en semences, même si on voit mal comment des semences conventionnelles et transgéniques auraient pu être mélangées", affirme Catherine Feuillet, de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui précise qu'une graine de blé peut germer plusieurs années après avoir été produite.

Dans un communiqué, Monsanto rappelle qu'il s'agit du premier cas depuis l'interruption de ses recherches et s'interroge sur la fiabilité des analyses effectuées, tout en affirmant sa volonté de coopérer avec l'USDA pour déterminer l'origine de la dissémination.

"Il s'agit d'une sérieuse remise en cause de leur système d'essais en plein champ, qui met en danger les fermiers et toute la filière du blé", estime pour sa part Bill Freese, un expert du Center for Food Safety, une ONG opposée aux organismes génétiquement modifiés, interrogé par l'agence Bloomberg.

Gilles van Kote

31/05/2013

Pétition lancée contre l'industrie du tabac

lire sur :

http://www.midilibre.fr/2013/05/31/journee-sans-tabac-une-petition-lancee-pour-faire-payer-l-industrie-contre-ses-crimes,707711.php#xtor=EPR-2-[Newsletter]-20130531-[Zone_info]

vendredi 31 mai 2013

 

La Journée mondiale sans tabac a lieu aujourd'hui. La Ligue contre le cancer a initié une pétition, qui a recueilli 88 000 signatures, pour appeler les pouvoirs publics à l'action. La ministre de la santé, Marisol Touraine, doit présenter un plan anti-tabac pour lutter contre ce fléau à l'origine de 15 000 décès par jour dans le monde. 

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Pour signer la pétition : 

Faisons payer l'industrie du tabac pour ses crimes en taxant ses bénéfices
Signons la pétition « Tueurs-Payeurs »

29/05/2013

Informations médicales du jour : enfants hyperactifs, lobbying pharmaceutique

lues sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Selon une étude, réalisée par le laboratoire de recherche Celtipharm, qui analyse en continu l’activité de 3 004 pharmacies. le nombre de boîtes vendues de méthylphénidate, molécule commercialisée notamment sous le nom de Ritaline et prescrite aux enfants hyperactifs, a augmenté de près de 70% en cinq ans, passant de 283 700 en mars 2008 à 476 900 en mars 2013, indique Aujourd’hui en France. Le nombre de consommateurs a augmenté de 83% en cinq ans et même 114% chez les moins de 20 ans.

Cette explosion des ventes divise les médecins.

Aujourd’hui en France, 29/05

 ----------------

France Inter indique que, selon une étude internationale sur les effets secondaires des médicaments, dont une équipe de l’Inserm a réalisé le volet français, les médecins généralistes sont de moins en moins bien informés.

Les visiteurs médicaux jouent un rôle important sur les prescriptions.

L’indépendance de l’information ne progresse pas en France, selon l’étude.

France Inter, 28/05 –

Communiqué de presse :

Des médecins pas assez informés sur les effets indésirables des médicaments

28/05/2013

Pour l'interdiction de la cigarette électronique dans les lieux publics

lu sur :

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LE MONDE | 28.05.2013 à 10h41 • Mis à jour le 28.05.2013 à 11h46

Par Laetitia Clavreul et Pascale Santi

La e-cigarette devrait être interdite dans les lieux publics, interdite de vente aux mineurs, et réglementée : telles sont quelques-unes des 21 recommandations rassemblées dans un rapport piloté par le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue et président de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT). Ce rapport d'évaluation (disponible sur ofta-asso.fr) devait être présenté mardi 28 mai à la ministre de la santé Marisol Touraine.

La cigarette électronique connaît un fort engouement. Elle est apparue avec le renforcement de l'interdiction de fumer dans les lieux publics en 2008. Les magasins spécialisés ne cessent de se développer. Le premier est apparu début 2010, on en compte 141 à ce jour. Il devrait y en avoir 300 à la fin de l'année. En France, 500 000 personnes utilisent a cigarette électronique, selon la dernière estimation de l'Eurobaromètre (mai 2012) et environ 3 millions (6 % des Français) déclarent l'avoir essayée. Pour le Pr Dautzenberg, il y aurait un million d'utilisateurs.

VIFS DÉBAT SUR SA DANGEROSITÉ

La e-cigarette se présente avec une diode simulant la combustion et contient une cartouche dont la solution s'échauffe au contact d'une résistance. Des flacons de "e-liquides", composés de propylène glycol ou de glycérol, de divers arômes (tabac, fruits...) et de la nicotine – ou pas –, permettent de recharger la cartouche usagée.

Mais tant son efficacité pour arrêter de fumer que sa dangerosité font l'objet de vifs débats. Le rapport recommande d'interdire la e-cigarette dans les lieux publics, comme pour le tabac. Et de proscrire la mention "pour fumer là où c'est interdit".

Surtout, "la e-cigarette ne doit pas être un produit d'initiation au tabac", lance M. Dautzenberg. Les experts veulent donc l'interdire aux mineurs. Selon l'enquête de l'association Paris sans tabac, 64 % des jeunes de 12 à 14 ans qui avaient essayé la e-cigarette en 2013 sont des non-fumeurs, deux fois plus en un an. Il est donc recommandé "d'éviter toute promotion et toute facilitation de l'accès de l'e-cigarette aux mineurs et aux sujets n'ayant jamais fumé", souligne le rapport. Les experts demandent de réglementer l'e-cigarette, aujourd'hui produit de consommation courante (ni produit du tabac ni médicament). Et qu'elle soit vendue seulement dans des établissements agréés.

EFFETS IRRITANTS ET/OU TOXIQUES MOINDRES

Mais pas question, selon ce rapport, ni d'interdire son utilisation ni d'en freiner son usage. Nombre d'utilisateurs rapportent avec fierté avoir considérablement réduit leur consommation de cigarettes. "Si on ne sait pas aujourd'hui si ce produit aide au sevrage, il est moins dangereux. Le tabac tue la moitié des gens qui fument, la cigarette électronique non", assure M. Dautzenberg.

Selon les données scientifiques disponibles en mai, les effets irritants et/ou toxiques des composants de la e-cigarette sont bien moindres que ceux liés à la fumée du tabac, indique le rapport. Contrairement à la cigarette, la e-cigarette ne libère ni monoxyde de carbone, ni particules solides, ni quantité significative de cancérogènes. Elle contient d'autres produits potentiellement irritants et/ou classés comme toxiques mais en quantité moindre que la fumée du tabac.

Pour autant, le rapport préconise que les fabricants soient obligés d'indiquer sur tous les emballages la composition de ces e-liquides, de limiter la quantité de nicotine, et d'apporter la preuve de l'innocuité des arômes et ingrédients utilisés. Les e-cigarettes ne se valent pas. "C'est hypocrite, car les fabricants de tabac ne sont pas obligés de le faire", rétorque Jean-François Etter, professeur de santé publique à l'université de Genève, l'un des dix experts qui ont rédigé le rapport. Il s'est désolidarisé de celui-ci, contestant "son analyse et son sérieux scientifique". "Je réfute certaines des recommandations", assure-t-il.

200 DÉCÈS PAR JOUR

Environ 13,4 millions de Français fument quotidiennement. Chez les adultes, la prévalence du tabac s'élève à 30 %, un taux en hausse de 2 points depuis 2005, rappelle l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Chez les jeunes, avec 38 % de fumeurs, la France est désormais bien au-delà de la moyenne européenne, où elle se situait en 2007. Le tabac constitue la première cause de décès évitables. 73 000 personnes meurent par an prématurément, 200 par jour, ce qui représente un décès sur sept lié au tabac.

A quelques jours de la journée sans tabac, vendredi 31 mai, reste à ce savoir ce que feront les pouvoirs publics de ce rapport. Vont-ils réglementer la cigarette électronique ? D'ores et déjà, les fabricants crient au loup. La société de e-liquide Fuu a indiqué, que l'encadrement de ces produits reviendrait à "tuer dans l'oeuf l'émergence d'une approche fondée sur le plaisir".

Le ministère de la santé est attendu sur le sujet, et plus globalement sur la lutte contre le tabagisme : mise en place d'un paquet neutre ou pas, prise en charge à 100 % des substituts nicotiniques, comme l'a réclamé un rapport parlementaire en février... Marisol Touraine pourrait faire des annonces vendredi. Mais encore faudrait-il aussi que toute la réglementation soit respectée. En 2009, l'interdiction de la vente de cigarettes aux mineurs a été votée. Chez les détaillants, il leur est pourtant toujours facile de s'en procurer.

Lire aussi : Drogues de synthèse, alcool, cocaïne, herbe..., les pratiques des Français s'européanisent

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Sur le même sujet

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26/05/2013

Médias : OMERTA sur la manifestation contre MONSANTO d'hier

Rien dans les médias que je consulte habituellement.

J'ai trouvé en cherchant par mots clefs :

http://yasminehinot.blog.lemonde.fr/2013/05/25/la-manif-contre-monsanto-cest-le-25-mai-partout-dans-le-monde-paris-sit-in-de-14h-a-18h-esplanade-du-trocadero-parvis-des-droits-de-lhomme/

La manif contre Monsanto, c’était hier 25 mai partout dans le monde !

Manifestation contre Monsanto à Paris le 25 mai 2013

Plus de quatre mille personnes avaient accepté de participer à l'évènement sur le réseau social Facebook et plus d'un milliers étaient présents aujourd'hui 25 mai sur la parvis du Trocadéro, pour crier leur colère contre la frime Monsanto (géant mondial des pesticides, des OGM et des semences).

Une sérieuse averse n'a pas ébranlé la mobilisation des participants venus pique-niquer, lire un journal, ou tout simplement papoter le temps d'un sitting protestataire, dont les slogans étaient : "A bat Monsanto!", "Oui, oui, oui à l'agro-écologie"ou "Avec Monsanto, nos légumes sont accros".

A première vue, Le Monde n'a pas parlé de cette manifestation internationale contre la firme Monsanto et les dégâts qu'elle assure à la nature, à la biodiversité et à l'agriculture. Aujourd'hui ras-le-bol général au Trocadéro, mais plus spécialement dénonciation du lobbying de la firme auprès du Parlement Européen qui cède à tous ses caprices ; pour une agriculture qui respecte le sol,  qui préserve les agriculteurs de la dépendance aux grandes sociétés de produits phytosanitaires et de semences.

Pour aller plus loin : Solutions locales pour un désordre global et Le monde selon Monsanto

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http://www.ladepeche.fr/article/2013/05/26/1634777-manif-citoyenne-contre-monsanto.html

Manif citoyenne contre Monsanto

LaDépêche.fr 

Publié le 26/05/2013 à 03:47, Mis à jour le 26/05/2013 à 08:46

«Monsanto empoisonne l'air, la terre, l'eau, les bêtes et les hommes !», se désespère Emma, l'une des manifestantes présentes hier à l'appel d'Europe Écologie Les Verts, place Saint-Étienne, contre la multinationale américaine spécialisée dans les biotechnologies végétales. Une journée internationale organisée afin de dénoncer les atteintes faites par l'entreprise, selon les organisateurs de la journée, à la biodiversité, à l'autonomie des agriculteurs et à la gestion du vivant. Lors de l'événement, une soixantaine de personnes s'est réunie afin de manifester son indignation face à des entreprises comme Monsanto, avec la participation de Catherine Grèze (notre photo-N. Gaillard), députée européenne du Sud-Ouest à l'origine d'un rapport de la commission Développement du Parlement européen sur la biopiraterie, qui estime : «Les populations du Sud mais aussi du Nord sont lésées par la biopiraterie, ce pillage du vivant effectué par le biais de brevets. Monsanto, géant des biotechnologies participe allègrement à ce phénomène inquiétant».

S. HY.

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http://alsace.france3.fr/2013/05/25/manifestation-anti-monsanto-strasbourg-257690.html 

Manifestation anti Monsanto à Strasbourg - France 3 Alsace

A l’initiative du mouvement Occupy américain est organisée la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto, contre ses OGM et ses pesticides. 

  • Par Denis Becker
  • Publié le 25/05/2013 | 16:47, mis à jour le 25/05/2013 | 19:27
monsanto.jpg
 
Monsanto est une entreprise américaine, spécialiste des biotechnologies végétales. Depuis longtemps déjà, elle est accusée de promouvoir des produits nocifs à l’homme et à l’écosystème. Dans le même temps, ses méthodes de lobbying sont contestées.

La manifestation à Strasbourg : rendez-vous devant le parlement Européen ce samedi 25 mai à partir de 14h00 pour un cortège à travers les rues de la ville dont un arrêt devant le Conseil de l'Europe.
Selon les responsables de ce mouvement :
"Ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui veulent la reconnaissance du droit à un environnement sain pour tous et réclament une nourriture dépourvue de poison chimique!
Nous, citoyens, appelons tous ceux qui nous soutiennent à se joindre au mouvement.
Nous demandons aux représentants du peuple français, ainsi qu’aux responsables européens de :
•      Rendre obligatoire, par devoir d’information, un étiquetage des produits issus d’OGM au niveau européen.
•      Débloquer des crédits de recherche pour étudier les conséquences à long terme d’une alimentation OGM sur la santé publique.
•      Réévaluer les molécules de synthèse employées par l’agrochimie. Prendre en compte toutes les études indépendantes et non les études financées par ces firmes dont la crédibilité est sévèrement remise en cause.
•      Procéder à une mise en jour des études sur les liens entre l’exposition chronique aux produits chimiques agricoles (désherbants, fongicides, pesticides, insecticides, fertilisants...) et l’augmentation des cancers et des problèmes d’infertilité.
•      Ouvrir un grand débat national sur les orientations responsables et soutenables de l’agriculture de demain, pour préparer et mettre en œuvre LA Transition Ecologique.

Au même moment, plusieurs centaines de manifestations se déroulent à travers le monde. Des manifestations organisées par des citoyens mobilisés  contre les OGM.

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http://fr.euronews.com/2013/05/25/premiere-manifestation-internationale-simultanee-contre-le-geant-americain-de-l/

Première manifestation internationale simultanée contre le géant américain de l’agrochimie Monsanto

Cette manifestation a eu lieu ce samedi dans de nombreux pays.
Des centaines de personnes y ont participé. L’entreprise américaine, spécialiste des biotechnologies végétales, est accusée depuis longtemps de promouvoir des produits nocifs à l’homme et à
l’écosystème.

Plus d'actualités sur : , ,

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http://www.journaldemontreal.com/2013/05/25/mobilisation-mondiale-contre-monsanto

Manifestation contre Monsanto et les OGM - Le Journal de Montréal

Plusieurs centaines de militants ont bravé la grisaille, samedi à Montréal, pour protester contre les semences contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) ainsi que contre Monsanto, grand producteur mondial de ce type de semences qui possède 90% des semences génétiquement modifiées sur la planète.

Ils ont ainsi joint leur voix aux manifestants de plus de 300 villes d’un peu partout à travers le monde en cette journée de mobilisation mondiale.

À Montréal, les protestataires se sont d’abord réunis au Square Dorchester avant de commencer à marcher, vers 14 h 30, pour se rendre jusqu’au parc Jeanne-Mance.

Dans la province, il y avait des rassemblements dans les villes de Sherbrooke et de Québec. Plusieurs grandes villes de l’Europe et de l’Asie se sont aussi mobilisées.

Les militants réclament notamment l’étiquetage obligatoire des produits contenants des OGM alors que les plus ardents opposants souhaitent que tous les produits génétiquement modifiés soient complètement bannis au Canada.

«On est très ignorants des conséquences»

Alors qu'il devait y avoir une diminution des pesticides, l'agronome et agricultrice Andrée Deschênes a dénoncé le fait que l'objectif n'a pas été atteint. Elle a rappelé également qu'en créant les modifications génétiques, on affirmait vouloir nourrir davantage l'humanité, mais que le résultat en est tout autre, puisque plus d'agriculteurs sont désormais dépendants de leurs fournisseurs.

«Il y a des recherches qui se font sur les effets des organismes génétiquement modifiés (OGM), mais il est très difficile d'obtenir des conclusions à court terme et notre expérience avec ces plantes est trop brève», a avoué l'agronome, en entrevue à TVA Nouvelles.

Un lobby puissant

«Du côté des agriculteurs, c'est à la fois un outil qui a été bien adopté, bien diffusé, mais présentement ce serait difficile pour eux de retourner à une autre méthode. Ils sont pris dans une situation où ils n'ont plus d'autonomie quant aux semences et à leur principal approvisionnement pour produire», a rajouté Mme Deschênes, en expliquant que les décisions ne sont plus prises aujourd'hui dans l'intérêt général, mais sous la pression de lobbys.

Cette grande manifestation contre la firme Monsanto est en partie le résultat du problème lié au Roundup, cet herbicide né il y a un peu plus de 30 ans et une exclusivité de l'entreprise pendant de nombreuses années.

Dès le départ, des publications affirmaient que des produits cancérigènes se trouvaient sur les plantes après l'utilisation de cet herbicide. «Ce n'était pas un problème à l'époque puisque les plantes étaient toutes détruites, mais avec les OGM maintenant, les plantes résistent au Roundup de sorte qu'il est présentement hébergé dans les plantes alimentaires qui viennent dans nos assiettes», a expliqué Mme Deschênes.

Avec cette manifestation planétaire, les organisateurs ont dit souhaiter une agriculture sans OGM et sans pesticide, qui respecte les écosystèmes et la santé humaine

25/05/2013

Perturbateurs hormonaux : la réglementation communautaire est obsolète et favorise l'industrie au détriment de la santé

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/05/25/l-europe-trop-laxiste-face-aux-dangers-de-centaines-de-perturbateurs-hormonaux_3417323_3214.html

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LE MONDE | 25.05.2013 à 11h25

Par Stéphane Foucart

La réglementation communautaire est obsolète : elle doit être réformée d'urgence pour protéger la santé et l'environnement des Européens. C'est le sens d'une vigoureuse et alarmante motion adressée, vendredi 24 mai, par une centaine de chercheurs internationaux de haut niveau à la Commission européenne. Issue de communautés scientifiques – toxicologie, endocrinologie, biologie du développement... – peu portées à s'adresser directement aux responsables politiques, l'initiative est sans précédent.

Baptisé "Déclaration de Berlaymont sur les perturbateurs endocriniens", le texte presse Bruxelles de tenir compte des résultats scientifiques qui s'accumulent depuis de nombreuses années sur les effets délétères de plusieurs centaines de substances chimiques (solvants, isolants électriques, bisphénols, retardateurs de flamme bromés, pesticides...), qui perturbent le système hormonal. Certaines, ubiquitaires, sont présentes à des niveaux mesurables dans l'ensemble de la population.

Les signataires – tous professeurs d'université ou chercheurs au sein d'organismes publics de recherche – se disent "inquiets" de voir "la prévalence de maladies liées au système hormonal atteindre des sommets inédits (...) dans l'Union européenne et au niveau mondial". Parmi elles, les auteurs citent plusieurs cancers (sein, prostate, testicule, endomètre [paroi qui tapisse l'utérus], ovaire, thyroïde), les troubles de la fertilité, des maladies neuro-comportementales (troubles de l'attention, hyperactivité...), l'obésité et le diabète de type 2. Des pathologies observées chez les animaux de laboratoire exposés aux molécules en question.

Lire Bisphénol A et cancer : les preuves s'accumulent

L'ensemble de ces maladies connaît une forte augmentation d'incidence chez les humains depuis environ trois décennies – augmentation qui ne peut être attribuée au seul vieillissement de la population. "Les preuves se renforcent pour impliquer des facteurs environnementaux, dont l'exposition à des substances chimiques, dans ces phénomènes", ajoutent les auteurs.

Les effets pointés ne concernent pas uniquement la santé humaine. "La faune européenne est également affectée et certains effets sont généralisés", avertissent les scientifiques. A l'heure actuelle, les tests réglementaires mis en oeuvre au niveau communautaire pour autoriser ou interdire la mise sur le marché de nouvelles substances sont "totalement inadéquats" et incapables de détecter les effets délétères produits par les perturbateurs hormonaux. Des expositions au cours de périodes critiques du développement (période périnatale, adolescence, etc.) "peuvent causer des dommages irréversibles qui ne deviennent apparents que longtemps après l'exposition".

"LACUNES CONSIDÉRABLES"

Autres effets que les tests réglementaires en vigueur en Europe ne sont pas en mesure de détecter : ceux dits à faibles doses. Or, comme le précisent les signataires, "certains perturbateurs endocriniens ont des propriétés toxicologiques qui rendent impossible la définition de seuils au-dessous desquels l'exposition peut être définie comme sans risques".

La motion, notamment adressée à Tonio Borg, le commissaire européen chargé de la santé des consommateurs, tire son nom du bâtiment de la Commission – Berlaymont – dans lequel avait été organisée, en juin 2012, une réunion d'experts sur cette question.

Lire (édition abonnés) Débat sur la définition des perturbateurs endocriniens

L'idée du texte est née au cours de cette rencontre. "Nous avons limité les signataires aux spécialistes qui publient activement des travaux sur le sujet, dit Andreas Kortenkamp, professeur à l'université Brunel de Londres (Royaume-Uni), l'un des premiers signataires. La déclaration représente ainsi un consensus des scientifiques qui sont à l'avant-garde de la production de connaissances sur le sujet."

"Alors que nombre d'entre nous ont reçu des financements européens pour leurs travaux, les connaissances que nous avons accumulées demeurent ignorées par la réglementation européenne, précise le chercheur. Par exemple, le dernier règlement sur les pesticides, qui date de mars, contraint l'industriel qui veut mettre un nouveau produit sur le marché à mener des tests pour savoir, entre autres, s'il est mutagène, mais pas à évaluer son activité hormonale... Les lacunes sont considérables."

Celles-ci ne sont pas l'apanage de la réglementation européenne. Si les signataires adressent aujourd'hui leur déclaration à la Commission, c'est que celle-ci doit adopter, d'ici fin 2013, une définition scientifique des perturbateurs endocriniens. Bon nombre de mesures réglementaires ultérieures dépendront de cette définition.

Sur le même sujet :

 550 sites sont pollués aux PCB en France

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L'antenne WIFI de votre quartier, c'est VOUS ! (rappel)

LE SAVIEZ-VOUS ? 

L’ANTENNE WIFI DE VOTRE QUARTIER…C’EST VOUS !!!

Ce message s’adresse à vous si vous disposez d’une « box » d’accès Internet (et le cas échéant télévision et téléphone) mise à disposition par un opérateur télécom.

Sur cette boîte, pour votre accès à Internet, vous utilisez le réseau sans fil (WiFi)… ou pas, si vous l’avez désactivé au profit d’une liaison filaire (par câble ou CPL (Courants porteurs en ligne)).

Mais, le saviez-vous ? Votre « box » peut être la source de non pas un, mais deux réseaux sans fil : le vôtre, et un réseau dit « communautaire », qui a une portée beaucoup plus large puisqu’il « arrose » tout le quartier. Ce réseau, en accès libre pour tous les abonnés de l’opérateur, sert aux personnes qui souhaitent se connecter « en mobilité », c'est-à-dire en passant dans la rue ou en faisant une pause dans le parc. Ils se connectent… en utilisant votre boîte !!

Et cette fonction est activée par défaut, c'est-à-dire qu’elle a commencé à fonctionner dès que vous avez mis votre box en service, que vous en ayez conscience ou pas. Elle reste activée tant que vous ne l’avez pas éteinte, même si vous avez désactivé votre WIFI « maison ».

Il en découle plusieurs conséquences :

vous servez d’antenne WIFI à votre opérateur télécom, à vos frais, puisque c’est à partir de votre électricité, et en permanence puisque la boîte émet tout le temps, que le réseau soit effectivement utilisé ou pas ;

vous prenez double dose de champs électromagnétiques et vous en faites prendre double dose à vos voisins, qui n’en demandent sans doute pas tant et chez qui se trouvent peut-être des personnes fragiles (bébés, personnes âgées ou malades, personnes sensibles aux champs électromagnétiques), qui sont complètement démunies pour localiser l’origine de leurs maux ;

- vous êtes susceptible d’engager votre responsabilité si votre boîte est utilisée à des fins illégales, ne serait-ce que pour du téléchargement réprimé par la loi HADOPI. Certes, théoriquement, l’utilisateur doit s’identifier, et tout aussi théoriquement, il n’a pas accès à vos propres données de connexion ni à votre disque dur. Mais nous savons tous qu’il existe des logiciels permettant de « surfer » de façon anonyme ; et d’une façon générale, on sait que la créativité des hackers est sans limites. La collecte des informations sur les réseaux sans fil des particuliers a été menée par les voitures de Google, qui sillonnent le monde depuis 2007 dans le cadre du programme «Street View». En plus de prendre des photographies des rues, ces véhicules ont enregistré la localisation et le nom des réseaux Wi-Fi, afin d'enrichir la base de données du service de géolocalisation de Google. Mais elles ont aussi intercepté les données transitant sur les réseaux non cryptés, en France et dans les autres pays où Street View est opérationnel.

Et plus généralement, êtes-vous d’accord pour rendre ce service à l’opérateur ? Vous a-t-on mis au courant des modalités et des conséquences ? Vous a-t-on demandé votre avis ? Même sans parler du risque sanitaire il y a là une manipulation du consommateur qui n’est pas acceptable.

Vous ne croyez pas à ce que vous êtes en train de lire ? Appelez votre opérateur et parlez-lui du WiFi communautaire. Il reconnaîtra que cela existe (même s’il vous expliquera que ça émet peu, que c’est sans risque, que cela rend service, etc…).

Vous pouvez désactiver le WiFi communautaire et cesser de vous exposer à tous ces risques, même si vous voulez utiliser votre WiFi « maison » : ce sont deux réseaux différents. Pour connaître la marche à suivre, consultez le document Robin des Toits :  http://www.robindestoits.org/_a227.html

(*)

Ou demandez à votre opérateur, si votre type de « box » n’est pas répertorié sur la fiche « robin ».

Faites circuler ce message autour de vous !! Vos voisins figurent peut-être parmi les contacts des contacts de vos contacts !!

Le WIFI, pourquoi c’est dangereux :  http://www.robindestoits.org/_a1055.html

 

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris
Tél. : 33 1 43 55 96 08
Permanences téléphoniques :
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org

----------------------------------

(*) je viens de recevoir ce message, j'ai vérifié : j'étais effectivement avec un WIFI activé alors que je ne l'utilise pas. Je l'ai donc désactivé en suivant la procédure indiquée dans le lien  :

http://www.robindestoits.org/_a227.html

22/05/2013

Le marché du tabac en France (suite)

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/tabac-les-anti-denoncent-la-desinformation-vehiculee-par-l-industrie-22-05-2013-1671007_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130522

Tabac : les anti dénoncent la "désinformation" véhiculée par l'industrie

Selon l'association anti-tabac, la baisse des ventes de cigarettes en France est due à "la chute du pouvoir d'achat" des fumeurs et non au "trafic".

Le Point.fr - Publié le 22/05/2013 à 12:28

L'association anti-tabac Alliance contre le tabac a dénoncé mercredi la "désinformation" de l'industrie du tabac et des buralistes qui protestent contre les hausses programmées des prix des cigarettes. Les buralistes manifestent à partir de ce mercredi contre les hausses des tarifs des cigarettes et réclament un moratoire sur le prix du tabac, alors que deux hausses de tarifs sont prévues d'ici à la fin de l'année.

Pour la première fois depuis les années 2003-2004, le marché français des cigarettes a enregistré une baisse de 2,50 % en valeur au premier trimestre 2013 (- 8,6 % en volume) par rapport à la même période de 2012. "Contrairement à la désinformation véhiculée par l'industrie du tabac et la Confédération, cette baisse de volume n'est pas liée à l'augmentation des achats transfrontaliers, ni même du trafic", mais "à la chute du pouvoir d'achat" des fumeurs et au boum de la cigarette électronique, affirme l'Alliance contre le tabac dans un communiqué.

Pour le président de cette association, Yves Bur, l'État doit "cesser de privilégier la bonne santé du tiroir-caisse des buralistes et les profits des industriels du tabac aux dépens d'une véritable politique de santé publique" alors que le tabac entraîne "73 000 décès par an". La directrice de l'Alliance contre le tabac, Clémence Cagnat-Lardeau, explique pour sa part qu'elle craint que la hausse d'environ 30 centimes par paquet, prévue début juillet, ne soit pas répercutée sur le prix de vente final car les industriels du tabac pourraient décider de rogner sur leur propre marge pour "neutraliser" cette hausse.

voir aussi la note du 12/5/13 sur ce blog :

Le marché du tabac en France