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26/02/2013

Bisphénol A et troubles du métabolisme

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Bisphénol A et troubles du métabolisme

Le Monde rend compte des travaux, publiés dans Environmental Health Perspectives et visant à déterminer, grâce à des tests métaboliques, l’exposition, durant la période périnatale, à un perturbateur chimique.

Les chercheurs ont voulu mesurer, sur des souriceaux, les perturbations du métabolisme provoquées par une exposition in utero à de très faibles doses de bisphénol A.

Ils ont prélevé, sur ces animaux, dont les mères avaient été exposées lors de la gestation à différentes doses de bisphénol A, des tissus cérébraux et hépatiques et mesuré dans ces tissus la présence de molécules issues du métabolisme, « qui reflètent la manière dont les cellules utilisent et dégradent les éléments nutritifs apportés par l’organisme », explique le journal.

Nicolas Cabaton, de l’unité de toxicologie alimentaire de l’INRA et premier auteur de ces travaux, souligne : « L’objectif est de préciser les effets du bisphénol A à faible dose, sans en passer par la détection du produit lui-même ».

Les chercheurs ont constaté que « pour toutes les doses d’exposition, le cerveau et le foie des souriceaux mâles présentent un métabolisme altéré ».

Selon Daniel Zalko (INRA), qui a dirigé l’étude, « cela ouvre la voie à ce que l’on puisse, à l’horizon de cinq à dix ans, déterminer [grâce à un examen sanguin] si un jeune enfant a été exposé ou non au cours de son développement, à tel ou tel type de perturbateur endocrinien ».

Le Monde, 26/02

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Les troubles du métabolisme reliés au bisphénol A.pdf

24/02/2013

Le dépistage des cancer du sein : à savoir

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/02/21/cancer-du-sein-depistage-inegal-selon-les-appareils_1836593_1650684.html

Cancer du sein : dépistage inégal selon les appareils

La fiabilité de certains types de mammographes paraît insuffisante. Une controverse technique qui s'ajoute à celle sur l'utilité du dépistage.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 21.02.2013 à 15h31 • Mis à jour le 23.02.2013 à 19h27

Par Pascale Santi

Faut-il encore dépister le cancer du sein ? Tel était le thème d'un atelier "santé environnement" à l'université Pierre-et-Marie-Curie, mardi 19 février. Ce sujet complexe et controversé était une nouvelle fois au centre des débats. Le dépistage a été généralisé en France en 2004 pour les femmes de 50 à 74 ans, invitées à faire une mammographie tous les deux ans, prise en charge par l'assurance-maladie. Plus de 2,4 millions de femmes de cette tranche d'âge y ont participé en 2011, soit 52,7 % des femmes concernées, participation restée stable en 2012. A cela s'ajoutent 10 % de personnes dépistées en dehors de ce dispositif. Le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent chez la femme (33 %), avec 53 000 nouveaux cas en 2011 et 11 500 décès.

Une autre question, évoquée récemment par Lyon Capital, est venue s'ajouter au débat sur le surdiagnostic, plus technologique cette fois. Les appareils de mammographie sont-ils tous de qualité équivalente ? La France compte environ 2 300 appareils, dont 400 installations analogiques, qui ne cessent de se réduire, et 1 900 appareils numériques. Il en existe deux types : les systèmes dits "DR" (environ 36 %), en augmentation, et les appareils dits "CR" (environ 64 % des installations numériques).

Une alerte avait été lancée fin 2009 sur une moindre détection des cancers du sein avec les appareils numériques de type CR. Les taux de détection des cancers varient en effet de 3,6 à 7,7 pour mille en fonction des types d'appareils et des marques, selon une étude réalisée par l'Institut national du cancer (INCa). "C'est préoccupant de constater de telles différences", a lancé mardi Brigitte Séradour, radiologue qui a piloté la politique de dépistage en France.

SURDIAGNOSTIC

Une enquête de l'INCa réalisée en juillet 2010 avait alors montré que le taux de détection était de 5,41 pour mille pour les appareils analogiques, 6,5 pour mille pour les numériques DR et 5,24 pour mille pour les CR. Par conséquent, le ministère de la santé a décidé de relever le niveau de qualité des appareils dits "CR", notamment pour la dose de rayons X délivrée et le seuil de visibilité du contraste, indique une note de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). "Les taux de détection se sont resserrés, mais restent hétérogènes selon les marques et les plaques", estime Jérôme Viguier, directeur du pôle santé publique et soins à l'INCa. " Un nouveau référentiel de contrôle de qualité va être mis en place avec une exigence plus élevée que celui qui est développé en Europe", explique Nicolas Thévenet, directeur des dispositifs médicaux à l'ANSM. Ces nouveaux contrôles vont démarrer mi-avril et devront être terminés en septembre. Mais certains constructeurs contestent la fiabilité de ces outils de contrôle. "On souhaite qu'ils soient irréprochables, ce qui n'est pas le cas", explique Jean-Pierre Smadja, directeur général délégué de Fujifilm Medical Systems France, leader du marché des appareils numériques, qui a adressé un recours gracieux à l'ANSM. Que va-t-il se passer ? "On peut s'attendre à l'arrêt de certaines machines", prévoit M. Thévenet.

Ces batailles risquent de semer un peu plus le trouble sur ce sujet déjà très controversé. L'association UFC-Que choisir avait relancé le débat en octobre 2012 en dénonçant les diagnostics erronés et les traitements inutiles, et avait réclamé le réexamen des données scientifiques. L'association de médecins généralistes Formindep pour une formation médicale indépendante remet en question l'intérêt du dépistage organisé. La revue Prescrire a primé début octobre 2012 le livre Mammography Screening, Truth, Lies and Controversy (Radcliffe Publishing Ltd, en anglais), du Danois Peter Gotzsche, qui considère que le dépistage présente plus d'inconvénients que d'avantages, avec un risque élevé de traitements inutiles.

L'un des inconvénients du dépistage organisé est le surdiagnostic, c'est-à-dire la détection de tumeurs (souvent préinvasives) qui n'évolueraient pas forcément vers la maladie. Mais là aussi il y a bataille de chiffres. Le taux de surdiagnostic serait de 5 % à 10 %, mais certaines études l'évaluent à 40 %. Autre question : le dépistage réduit-il la mortalité ? Là encore, les experts sont divisés. Une étude parue dans The Lancet fin 2012, menée, à la demande de Mike Richards, directeur de l'Institut du cancer britannique, par un groupe d'experts indépendants conduit par le professeur Michael Marmot, a passé en revue une douzaine d'études européennes et américaines. Il ressort "une réduction de 20 % de la mortalité chez les femmes invitées à participer à un programme de dépistage organisé" par rapport aux femmes qui n'ont pas bénéficié de dépistage. Un bémol, toutes les études incluses dans l'analyse reposent sur des données anciennes - au moins vingt ans. Le surdiagnostic est évalué à 19 %.

TRAITEMENTS INUTILES

"On n'a pas aujourd'hui de tests fiables qui permettent de reconnaître les cas de ces cancers de moins de 10 mm qui ne vont pas évoluer", affirme le docteur Séradour. Plus on détecte tôt, plus les chances de guérison sont grandes, moins les traitements sont lourds, martèlent les médecins. L'idée est d'éviter les traitements inutiles : ablation du sein, chimiothérapies, radiothérapies, etc. L'INCa, qui mène des travaux dans ce sens, a publié un article sur son site, "Limites et incertitudes sur le dépistage". "L'INCa ne découvre pas cette problématique", insiste M. Viguier. Des chercheurs travaillent actuellement sur l'identification de marqueurs moléculaires pour détecter les cancers évolutifs, majoritaires, et les cancers "indolents". L'idée est aussi de mettre en place un dépistage plus ciblé en fonction des facteurs de risque, avec des stratégies le plus individualisées possible.

Autre risque redouté : le cancer radio-induit, conséquence de l'irradiation reçue lors d'examens ou de traitements utilisant des rayons. Une étude avait interpellé fin 2011 sur le risque des mammographies répétées avant 50 ans, période où le sein est plus dense et nécessite donc une plus forte dose d'irradiation pour obtenir une image lisible, indique l'INCa. Ainsi, en l'absence de symptômes et de facteurs de risques, il n'y a pas d'indication à se faire dépister avant l'âge de 50 ans. Ce risque de cancer radio-induit est toutefois considéré par l'INCa comme "très faible".

Dans tous les cas, insiste Françoise Pinto, de l'association Europe Donna : "Les femmes veulent des informations claires et des recommandations apaisées ."

Pascale Santi

Stockage de déchets nucléaires : rien n'est définitif

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/23/fuites-sur-un-site-de-stockage-de-dechets-nucleaires-aux-etats-unis_1837884_3244.html

Fuites sur un site de stockage de déchets nucléaires aux États-Unis

Le Monde.fr avec AFP | 23.02.2013 à 18h55 • Mis à jour le 23.02.2013 à 18h56 

Des fuites ont été détectées sur au moins six citernes de stockage souterraines contenant des déchets nucléaires dans l'Etat de Washington. Les autorités ont demandé à l'Etat fédéral plus d'aide pour nettoyer le site, mais la nature exacte des matières fuyant des cuves n'a pas été précisée.

Selon le gouverneur de cet Etat situé au nord-ouest des Etats-Unis, Jay Inslee, l'étendue des fuites sur le site d'enfouissement de Hanford, autrefois utilisé pour produire les bombes atomiques américaines, est "inquiétante".

"CELA SOULÈVE DE SÉRIEUSES QUESTIONS"

"Il n'y a pas de risques immédiats ou dans un futur proche pour la santé avec ces fuites que nous venons de découvrir. Elles sont situées à plus de 5 miles (environ 8 km) de la rivière Columbia", a déclaré M. Inslee après une rencontre avec le secrétaire américain à l'Energie, Steven Chu. "Malgré tout cette nouvelle est inquiétante pour tous les habitants de l'Etat", a-t-il ajouté.

cc à propos des 149 cuves à simple coque qui contiennent des boues et des liquides radioactifs à Hanford", a ajouté Jay Inslee. "Je pense que nous avons besoin de nouvelles procédures pour vider ces cuves vieillissantes", a-t-il encore déclaré.

DÉCHETS CHIMIQUES ET RADIOACTIFS

Le site nucléaire de Hanford est situé à environ 300 km au sud-est de Seattle. Il avait été à l'origine utilisé pour produire le plutonium utilisé dans les deux bombes nucléaires larguées sur le Japon en 1945, qui ont mis fin à la Seconde Guerre mondiale. Par la suite la production nucléaire du site avait été augmentée durant la guerre froide, mais le dernier réacteur a été fermé en 1987.

"La production d'armes nucléaires a laissé des déchets solides et liquides qui comportaient des risques pour l'environnement local", notamment la rivière Columbia, selon le site internet d'Hanford. Les autorités fédérales et de l'Etat ont donc conclu un accord en 1989 pour nettoyer le site et ses 177 cuves. Le groupe français Areva, associé à la gestion du site depuis 2008, a un décompte un peu différent et parle de 170 cuves contenant 200 000 m3 de déchets chimiques et radioactifs.

22/02/2013

Informations médicales du jour : perturbateurs endocriniens

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le Programme des Nations unies pour l’environnement et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) expliquent, dans un rapport publié le 19 février à Nairobi, au Kenya, que « les perturbateurs endocriniens peuvent favoriser l’émergence de cancers ou de troubles du système nerveux », indique la journaliste Eliane Patriarca, dans Libération.

Les deux agences de l’ONU souhaitent que des recherches approfondies sur ces substances soient lancées rapidement.

Libération, 21/02

19/02/2013

L'exposition aux pesticides chez les salariés viticoles

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/19/dans-le-vignoble-de-listrac-medoc-la-contamination-aux-pesticides-touche-les-salaries-agricoles-et-les-riverains_1834791_3244.html

LE MONDE | 19.02.2013 à 10h50 • Mis à jour le 19.02.2013 à 12h07 Par Martine Valo

C'est le terroir des châteaux Fourcas-Dupré, Clarke, Moulin d'Ulysse. Listrac-Médoc est une appellation d'origine contrôlée, riche en crus bourgeois. L'enquête sur "l'exposition aux pesticides chez les salariés viticoles et les riverains vivant au cœur des vignes du Bordelais", rendue publique mardi 19 février, risque d'y faire quelque bruit.

Elle a été menée par l'association Générations futures, spécialiste des effets des produits phytosanitaires sur la santé et l'environnement, qui s'est appuyée sur les données du laboratoire d'analyses Kudzu Science et la collaboration de Marie-Lys Bibeyran, dont le frère, ouvrier agricole, est décédé d'un cancer en 2009.

L'enquête prend en compte un nombre limité de "cobayes", précisent ses auteurs, et ne reflète donc pas l'état moyen de la contamination dans les vignes françaises. N'empêche, elle établit de façon manifeste la présence accrue de résidus d'herbicides, d'insecticides et de fongicides chez les quinze salariés qui se sont prêtés à l'étude, en comparaison d'un groupe témoin de dix personnes n'exerçant pas ce métier, dont cinq résident près des vignobles de Listrac-Médoc, cinq autres pas.

ONZE FOIS PLUS DE RÉSIDUS

Les professionnels – même quand ils ne manipulent pas les pesticides – portent ainsi en moyenne onze fois plus de résidus de phytosanitaires et les riverains de ce type d'exploitation, cinq fois plus que les personnes testées habitant plus loin dans la commune.

A partir d'une cinquantaine de produits communs en viticulture – surtout des fongicides –, le laboratoire Kudzu Science a cherché la trace de 35 de leurs molécules actives dans les mèches de cheveux des 25 personnes volontaires, prélevées en octobre et novembre 2012.

Les cheveux portent la trace de l'exposition à une substance pendant trois mois. De l'azoxystrobine (signalé comme irritant pour les yeux, dangereux pour l'environnement), au zoxamide (irritant pour la peau, très toxique pour l'environnement), en passant par le diuron (interdit en France depuis 2003), le laboratoire en a détecté 22.

En moyenne, 6,6 substances différentes ont été trouvées chez les salariés viticoles, contre 0,6 chez les personnes n'exerçant pas ce métier. Quatre professionnels sur quinze présentaient même dix résidus de pesticides différents, parfois à forte dose, en particulier du fenhexamid et du fludioxonil.

Au moins 45% des molécules repérées sont classées cancérigènes possibles en Europe ou aux Etats-Unis, 36% sont suspectées d'être des perturbateurs endocriniens, rappelle Générations futures. A eux seuls, les 780 000 hectares de vignobles français représentent 3,7% de la surface agricole utile de l'Hexagone, mais consomment environ 20% des pesticides (en poids).

LONG PARCOURS D'OBSTACLES

Marie-Lys Bibeyran ne fait pas mystère de ses motivations personnelles : son frère, Denis, est décédé brusquement d'un cancer en octobre 2009. Il était salarié agricole et exploitait deux hectares de vigne. Avant de mourir, il avait évoqué ses soupçons quant à l'impact sur son état des pesticides qu'il utilisait.

Depuis 2011, Marie-Lys Bibeyran, elle-même saisonnière, s'est lancée dans un long parcours d'obstacles juridico-administratifs afin d'obtenir la reconnaissance de ce cancer en tant que maladie professionnelle. Elle a rejoint l'association Phytovictimes et s'est engagée aux côtés de Générations futures. C'est elle qui a trouvé des riverains prêts à participer à l'enquête. Les travailleurs des vignobles ont été plus difficiles à convaincre. Même en garantissant l'anonymat.

"Ils ont du mal à envisager que leur travail puisse avoir un tel impact, témoigne-t-elle. Après les vendanges, c'est une pulvérisation tous les quinze jours minimum. Surtout le Round Up." Elle espère que l'étude permettra une prise de conscience : "Le danger est sous-estimé. Mon frère n'était pas le seul à avoir des saignements de nez."

Pour sa part, Corinne Lantheaume, secrétaire régionale CFDT et responsable de la section production agricole de Gironde, remarque que la question des pesticides est peu prise en compte par rapport aux troubles musculosquelettiques.

Pourtant, "il y a des habitudes à changer. Certains ouvriers entrent dans la cabine du tracteur vêtus de la tenue avec laquelle ils ont préparé le chargement à épandre, témoigne-t-elle. Leur combinaison n'est pas étanche ; dessous, leurs habits sentent très fort le produit. Nous essayons d'obtenir que les salariés puissent respecter un délai d'au moins douze heures avant de revenir travailler dans la parcelle".

La déléguée syndicale reconnaît que ses recommandations ont peu d'écho : "Les gens se disent que pour garder leurs emplois, il faut des bons rendements et que, pour ça, il faut traiter."

Martine Valo

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voir : 

http://www.generations-futures.fr/pesticides/lenquete-apache-analyse-de-pesticides-agricoles-dans-les-cheveux/

L’enquête APAChe : Analyse de Pesticides Agricoles dans les CHEveux

Une enquête inédite sur les salariés viticoles et riverains des vignes : Quelles expositions aux pesticides viticoles ? Contexte Général.La… suite

(voir aussi le lien pour Générations futures, ci-contre)

Pour les joueurs compulsifs

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) et Adalis (Addictions drogues alcool infos service) lancent un nouveau site Internet, Joueurs info service, qui propose une aide personnalisée aux personnes « accros » aux jeux et un soutien à l’entourage, indique La Croix.

Ce site vient en complément d’une ligne d’écoute disponible depuis 2010.

En France, environ 200 000 personnes (76% des hommes), souvent à faibles revenus, sont des joueurs excessifs.

La Croix, 19/02

14/02/2013

Grossesse et acide folique (vitB9)

lu sur : http://presse-inserm.fr/mercredi-13-fevrier-2013/6696/?

L’acide folique permettrait de diminuer le risque d’autisme

Une étude norvégienne, qui paraît aujourd’hui dans le Journal of American Medical Association, montre qu’« un apport en acide folique, 4 semaines avant la conception puis pendant les 8 premières semaines de grossesse, permettrait de diminuer le risque d’autisme de 40% », rapporte Le Figaro.

Les chercheurs norvégiens ont étudié les liens entre cette supplémentation et l’incidence de syndromes autistiques chez 85 000 enfants suivis depuis leur naissance. Richard Delorme, pédopsychiatre, spécialiste de l’autisme à l’hôpital Robert-Debré à Paris, souligne : « (…) Cette étude norvégienne par sa qualité scientifique va faire date et nous permettra d’avoir des arguments pour la mise en œuvre de politiques de santé publique ».

Le Figaro, 13/02

La prise d'acide folique réduit le risque d'autisme | Actualité | LeFigaro.fr - Santé.pdf

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voir aussi :

Vitamine B9 ou acide folique

http://www.anses.fr/index.htm

Vitamine B9 ou acide folique

L'acide folique participe au métabolisme des protéines (acides aminés) et à celui du matériel génétique (ADN et ARN), ce qui justifie son caractère indispensable aux cours des différentes phases de la vie. Il est également impliqué dans la synthèse de neuromédiateurs qui jouent un rôle fondamental dans le métabolisme du cerveau et des nerfs.

Ainsi, une carence en acide folique provoque un ralentissement de la multiplication des cellules, notamment des cellules à fort taux de renouvellement comme les cellules sanguines (globules rouges et blancs), celles de l'intestin, du foie, de la peau. Les signes de cette hypovitaminose sont donc l'anémie, les troubles digestifs et neurologiques et les atteintes des muqueuses (gencives par exemple).

Chez la femme enceinte, les conséquences d'une carence en acide folique sont encore plus dramatiques : anomalies du développement des tissus maternels (placenta, circulation sanguine), anomalies de développement du fœtus (spina bifida, anencéphalie), retard de croissance du fœtus, augmentation du risque de prématurité, faibles réserves en folates chez le nourrisson. Malheureusement, ces cas de carence en acide folique ne sont pas isolés dans nos pays industrialisés. En France, environ 30% des femmes en âge de procréer présentent un risque (élevé ou modéré) de carence en acide folique et environ 800 grossesses sont atteintes d'anomalies par an. A partir de l'adolescence, il est donc recommandé à toutes les femmes de veiller à la couverture de leurs besoins en acide folique.

L'implication de la carence en acide folique dans le développement des maladies cardiovasculaires renforce la nécessité de maintenir des apports adéquats en cette vitamine. En effet, l'augmentation, même légère, du taux d'homocystéine (molécule qui s'accumule dans des situations de carence en acide folique) dans le sang (>10 µmol/L) constitue un facteur indépendant de risque de maladies cardiovasculaires.

Les
apports conseillés en acide folique chez l'adulte ont donc été définis de manière à minimiser les risques au cours de la grossesse et les risques cardiovasculaires.

Compte tenu de notre mode alimentaire, la plus grande
part de l'acide folique que nous ingérons est apportée par les légumes verts et les fruits. Les fromages, les œufs, le foie et ses dérivés (pâtés), les graines et leurs dérivés constituent également de bonnes sources. Enfin, une consommation régulière d'aliments à faible teneur en acide folique (pain, pomme de terre) peut contribuer à l'apport global.


>Apports nutritionnels conseillés en acide folique pour la population française (pdf)

11/02/2013

De la qualité des produits cuisinés dans l'Union Européenne

lu sur :

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/laurent-chevallier/au-dela-du-cheval-des-produits-d-equarrissage-dans-les-plats-cuisines-10-02-2013-1625897_424.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130211

Des produits d'équarrissage dans les plats cuisinés ?

Le Point.fr - Publié le10/02/2013 à 12:31- Modifié le11/02/2013 à 10:57

Comment produire une viande de qualité pour des produits industriels vendus 1,60 euro la barquette ? Le docteur Chevallier tire la sonnette d'alarme. 

 Par le Dr

Les Anglais ont été trompés sur la marchandise avec l'affaire des lasagnes à la viande de cheval étiquetée comme étant du boeuf. Soit. La viande de cheval, si elle peut être parasitée par la trichinose, est moins grasse et plus saine que la viande de boeuf, d'autant que la qualité d'une viande est fortement dépendante de ce que consomment les animaux. Dans ce domaine, les chevaux sont plutôt mieux nourris que les bovins et les porcs des élevages intensifs industriels. Donc, même si l'hippophagie n'est pas prisée outre-Manche, nos amis anglais ne risquent rien a priori, sauf si...

 
 

Car on s'aperçoit tout simplement que les contrôles qualité de l'entreprise (de nombreuses autres doivent être dans le même cas) et des organismes officiels ont été plus que défaillants en étant incapables de détecter la différence entre la viande de cheval et celle de boeuf, à moins qu'il n'y ait tout simplement pas de contrôle ! Depuis combien de temps ces pratiques existent-elles ? Ces dysfonctionnements n'ouvrent-ils donc pas la voie à bien d'autres interrogations ? Analysons par exemple le coût d'une boîte de raviolis (fourchette haute) de 1,60 euro pour 400 grammes de composé "pur boeuf".

Sur quoi fait-on des économies ?

Comment arriver à ce prix qui comprend la fabrication de la boîte, l'impression des étiquettes, la confection du plat composé à base de pâtes, de boeuf (attention, la mention "à base de boeuf" indique qu'il y a bien d'autres composés), de sauce tomate, de condiments, d'additifs ?... Puis, n'oublions pas le transport des boîtes, la marge du vendeur. Au-delà des frais fixes, sur quelle partie peut-on faire des économies ? Sur la qualité du contenu ! Ainsi a-t-on dans cette boîte une viande pour un coût forcément inférieur à 0,40 euro les 100 grammes.

L'exemple donné peut être étendu à de nombreux plats confectionnés : poulet basquaise, hachis parmentier, à la fois en conserve ou surgelé... Cette viande est issue de pays à bas coût de main-d'oeuvre : est-il simplement possible économiquement de produire en conservant un minimum de qualité ? Il y a tout de même des limites en dessous desquelles il n'est plus possible de fournir, sauf peut-être en ajoutant, au-delà des plus bas morceaux (tendons...), des produits d'équarrissage.

Les rendre "comestibles" est fort simple, la cuisson, l'adjonction de divers composés chimiques peuvent les rendre plus "sains", et la simple irradiation (largement pratiquée dans certains pays) détruit les micro-organismes. La viande ainsi traitée devient "consommable" sans risque sur le plan bactériologique. Il faudrait que les organismes privés et publics disent clairement comment sont effectués leurs contrôles, notamment vis-à-vis des pratiques possibles d'irradiation non déclarées.

L'Union préconise... l'autocontrôle des industriels !

Le scandale ne fait que commencer et il faut souligner le fait que l'Europe accepte un laisser-faire surprenant dans la mesure où elle n'a pas réussi à imposer une vraie traçabilité des produits alimentaires dans les plats composés. La mention de l'origine du pays des divers ingrédients n'est même pas obligatoire grâce, entre autres, au lobby intense des industriels, alors même que l'alimentation industrielle tend vers une industrie d'assemblage. Quant à la Commission européenne, elle est favorable à plus d'autocontrôle de la part des industriels ! Avec certainement parmi les arguments, peut-être soufflés par les lobbyistes, qu'il faut soulager les autorités sur le plan financier. Or, c'est bien par le contrôle des autorités luxembourgeoises puis anglaises que la supercherie a été détectée concernant l'étiquetage trompeur.

Le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Stéphane Le Foll a affirmé que tout cela n'était pas acceptable : "Il faut faire respecter une chose simple, ce qu'on inscrit sur une étiquette doit être conforme à ce qu'il y a dans le produit. (...) Il doit y avoir correspondance entre le contenant et le contenu." Le contenant, c'est la boîte, et le contenu, ce qu'il y a dedans. Or, M. Le Foll n'est pas sans savoir que l'on ignore la composition d'un grand nombre de produits alimentaires consommés par des millions de gens au nom du "secret" industriel, certains revendiquant même cet aspect sur le plan marketing.

Le soupçon concernant la présence de viandes issues de l'équarrissage existe, reste aux organismes de contrôle nationaux et européens à infirmer ou confirmer cette hypothèse. Si le ministre de l'Agriculture veut réellement passer aux actes, nous l'y aiderons.

08/02/2013

Les boissons light associées à un risque de diabète

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Les boissons light associées à un risque de diabète

Selon une étude de l’Inserm, réalisée par l’épidémiologiste Guy Fagherazzi et Françoise Clavel-Chapelon, directrice de recherche à l’Inserm, « la consommation de sodas ‘‘light’’ est associée à une multiplication par 2,3 du risque de développer un diabète par rapport aux femmes qui ne consomment pas de boissons sucrées, tandis que la consommation de boissons sucrées ordinaires multiplie ce risque par 1,5 », rapportent l’AFP, Aujourd’hui en France, Direct Matin, LCI, France 3, France 5 et les chaînes radiophoniques. Ce travail, dont les résultats sont publiés dans la revue American Journal of Clinical Nutrition, a consisté à suivre 66 188 femmes françaises âgées de plus de 40 ans pendant 14 ans (de 1993 à 2007) et analyser leurs habitudes de consommation de boissons sucrées. Il montre que « les femmes consommant des boissons ‘‘light’’ avaient une consommation plus grande que celles consommant des boissons sucrées normales (2,8 verres par semaine contre 1,6 verre par semaine en moyenne respectivement) », explique l’agence de presse.

AFP, France 3, France 5, LCI, France Info, France Inter, RMC Info, RTL, Europe 1, Sud Radio, 07/02, Aujourd’hui en France, Direct Matin, 08/02
Communiqué de presse : Boissons « light » associées à une augmentation de risque de diabète de type 2

06/02/2013

Diabète et précarité - Téléphone portable et tumeurs du cerveau, du nerf acoustique et de la glande salivaire.

lu sur :

http://presse-inserm.fr/mardi-5-fevrier-2013/6530/?

Le Figaro revient sur une enquête menée par l’Académie de médecine et la Mutualité française en Languedoc-Roussillon, soulignant le lien entre « Diabète et précarité » (cf synthèse de presse du 31 janvier).
Ce travail montre que les cas de diabète, avant l’âge de 65 ans, sont plus nombreux chez les personnes précaires (6,9%) que dans les populations peu ou pas du tout précaires (4,4%). Il souligne également l’importance du dépistage et du suivi de ces personnes.
La Mutualité et l’Académie de médecine proposent un site conjoint présentant les résultats de l’étude, ainsi que des conseils pratiques.
 

Une enquête sur l’usage du portable a été menée par l’Association santé environnement France (Asef), cet automne, auprès de 600 lycéens du sud de la France.
Les résultats montrent qu’« ils n’étaient que 15% à savoir qu’il était préférable d’utiliser un kit mains libres ». Par ailleurs, 75% d’entre eux dorment avec leur portable.
Or, plusieurs études ont montré, ces dernières années, que l’usage du portable pourrait augmenter le risque de certaines tumeurs du cerveau, du nerf acoustique et de la glande salivaire.
Le Pr Gérard Lasfargues directeur général adjoint scientifique de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), préconise, par précaution, notamment d’utiliser un kit mains libres et de ne pas dormir avec son portable allumé à proximité immédiate de la tête.

La Croix, 05/02

05/02/2013

Rouen : "TOUTE INITIATIVE METTANT EN DANGER L'ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE EST À EXCLURE"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/04/rouen-douze-sites-seveso-et-toujours-vulnerable_1826613_3244.html

Rouen : douze sites Seveso... et toujours vulnérable

LE MONDE | 04.02.2013 à 14h06 • Mis à jour le 04.02.2013 à 14h22 Par Audrey Garric - Rouen, envoyée spéciale

REPORTAGE. De la rive gauche à la rive droite, cent cheminées se mêlent à cent clochers. A Rouen, seul un bras de Seine sépare le coeur de la ville et sa cathédrale de l'un des plus importants complexes de production pétrochimique de France. Un chapelet d'usines potentiellement dangereuses et assurément polluantes qui enserrent des cités ouvrières, témoins d'un âge d'or révolu.

Pour lire la suite :

Rouen _ douze sites Seveso... et toujours vulnérable.pdf

Et aussi :

Rouen _ "Je n'ai pas les moyens d'acheter ailleurs".pdf


04/02/2013

MEDIATOR : les experts sous influence ?

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

L’Agence de presse médicale (APM) a souligné que les experts de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) « minimisent la gravité des dossiers [déposés par les victimes du Mediator] en réinterprétant les comptes-rendus des examens », souligne Le Figaro.

L’Oniam vient de rendre publiques ses expertises : sur les 863 dossiers étudiés, seulement 64 victimes du Mediator seront indemnisées. Xavier Bertrand, ancien ministre de la Santé, qui avait mis en place le fonds d’indemnisation, se dit « choqué » par ces requalifications de pathologies et se « pose des questions sur le fonctionnement de ce collège d’experts ».

Le Figaro, 02/02

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/02/01/01016-20130201ARTFIG00626-mediator-les-experts-truquent-les-dossiers-des-victimes.php

Le fonds d'indemnisation sous-évalue les pathologies de nombreux malades.

L'Agence de presse médicale (APM) a soulevé jeudi un véritable lièvre. Alors que l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam) rendait publiques les résultats de ses expertises (64 victimes du Mediator seront indemnisées sur les 863 dossiers étudiés, soit un très faible nombre de malades), l'APM relevait que les experts minimisent la gravité des dossiers en réinterprétant les comptes-rendus des examens.

Le cas de monsieur P. constitue un véritable cas d'école. En 1999, cet homme qui a alors 63 ans fait une échographie du cœur, parfaitement normale. De 2000 à 2006, il prend du Mediator. En 2011, quand l'Agence du médicament recommande à tous les patients qui ont pris du Mediator de faire une échographie, il en passe une. Bilan: la valve aortique de son cœur fuit, le médecin qui fait l'examen estime qu'il s'agit d'une fuite de grade 2 (les fuites sont numérotées de 0 à 4, selon la gravité de la maladie). Il envoie alors un dossier à l'Oniam pour une demande d'indemnisation.

 
 

Mais son dossier est retoqué par les experts qui notent en ayant seulement vu les photocopies de l'échographie: «l'atteinte valvulaire aortique sans retentissement ventriculaire, sans épaississement des valves et sans hypertension artérielle pulmonaire associée (…) ne peut être considérée en lien direct et certain», avec la prise de Mediator. Circulez, il n'y a rien à voir! Mais monsieur P. est du genre têtu. En décembre dernier, il fait 200 km en voiture et se rend à Amiens pour faire une nouvelle échographie chez le Pr Christophe Tribouilloy, un expert mondialement reconnu de l'échographie, un cardiologue qui connaît bien le Mediator pour avoir écrit plusieurs publications sur le sujet.

La conclusion du Pr Tribouilloy est sans appel: «il existe une fuite aortique de grade 2 (…). À mon avis, cette fuite aortique modérée est probablement liée à l'exposition au Mediator et justifie la réalisation d'une échographie dans un an». Du coup, les discussions s'enveniment un peu à l'Oniam. Au point qu'un des experts du collège, le Dr Jean-Jacques Blanc, un cardiologue mais qui ne pratique pas d'échographies, n'hésite pas à dire pour justifier la décision de ne pas indemniser ce patient: «ce n'est pas une fuite mais un postillon» (sic).

Légitimité scientifique et éthique

Retoquer des dossiers en minimisant la gravité de la pathologie dont souffrent les victimes explique pourquoi seules 7,7% d'entre elles sont indemnisées pour l'instant. Mais cette façon de faire pose une double question de légitimité scientifique et d'éthique: comment peut-on rétrograder une fuite cardiaque en se basant uniquement sur des photocopies d'examen (voire seulement les comptes-rendus) alors que l'échographie du cœur doit justement observer un muscle en fonctionnement? C'est comme si un gynécologue qui réalise une échographie disait que le fœtus présente des malformations, et qu'à partir des seules photocopies de cet examen, un autre médecin décidait que le bébé se porte parfaitement bien.

Le Dr Philippe Hervé, pneumologue, a fait partie des experts de l'Oniam pendant un an avant de démissionner. «Il s'agit de pratiques usuelles qui se produisent plusieurs fois par semaine, confie-t-il au Figaro. De toute façon,il n'y a aucun échographiste parmi ces experts.»

L'ancien ministre de la Santé Xavier Bertrand, qui avait mis en place le fonds d'indemnisation, ne cache pas sa colère et se dit «choqué» par ces requalifications de pathologies: «Je me pose des questions sur le fonctionnement de ce collège d'experts. À mes yeux, les préjudices liés au Mediator doivent tous être couverts par un principe: le doute doit toujours bénéficier à la victime. Là, c'est plutôt l'inverse.» Pour ne pas «ajouter au scandale du Mediator le scandale de la non-indemnisation des victimes, je demande à la ministre de la Santé de rappeler au collège d'experts quelles doivent être ses missions. Il n'est pas une machine à dire non», ajoute-t-il.

Le philosophe Pierre Le Coz, ancien vice-président du conseil d'éthique évoque «une impression de malaise» et parle de «grave crise de l'expertise». Quand un dossier est validé par l'Oniam, c'est le laboratoire Servier qui paie la victime. Les montants varient de 3 000 à 30 000 euros dans de très rares cas.


Un nombre de cas retenus étonnamment faible

Sur les 697 dossiers rejetés par l'Oniam, 238 (soit 34%) ne concernaient pas une valvulopathie ou une hypertension artérielle pulmonaire, aujourd'hui seules maladies potentiellement imputables au Mediator.

Par ailleurs, la proportion de dossiers retenus par le collège d'experts comme étant des valvulopathies (atteintes des valves cardiaques, souvent une fuite généralement accompagnée d'un épaississement de la valve) causées par le Mediator est très largement inférieure à ce que l'on attendrait à partir des connaissances scientifiques actuelles disponibles notamment dans les revues scientifiques.

En effet, le taux d'acceptation par l'Oniam des dossiers de valvulopathies est de 12% (et de 17% si on exclut les valvulopathies par rétrécissement des valves, celles qui a priori ne sont pas imputables au Mediator). Or, curieusement, ces chiffres sont très éloignés de ceux qu'observe notamment le Pr Christophe Tribouilloy dans la revue internationale Circulation, dans une publication scientifique parue en 2012 et qui étudie d'ailleurs le même type de population que les dossiers reçus par l'Oniam. Dans cette étude, 76% des fuites de la valve aortique (quel qu'en soit le grade) sont attribuables au Mediator.


LIRE AUSSI:

» Mediator: «Il aurait fallu des études dès la première alerte»

» En 2005, l'Espagne a retiré complètement le Mediator

» Mediator: le système Servier dévoilé

» Mediator: des autorités de santé perquisitionnées 

Par Anne Jouan

03/02/2013

Mangez-vous du poisson ?

... du Pacifique ?

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5351

23-01-2013 -

Pacifique Nord-Ouest : radioactivité record pour un poisson 

Si, suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2011, une zone maritime périphérique de 20 kilomètres autour de la centrale a été fermée à toute activité humaine, depuis août 2012, la pêche et la commercialisation à des fins alimentaires de pieuvres et coquillages ont été réautorisées à une distance d'au moins 50 kilomètres des réacteurs éventrés. 
Ne présentant pas de trace de radioactivité selon les experts de Tepco (l'exploitant de la centrale de Fukushima) en charge des tests mensuels de radioactivité, la vente et surtout la consommation de ces pieuvres et coquillages interrogeaient alors que des seuils de radioactivité importants étaient simultanément détectés dans des poissons de fond. Les poissons concernés, pêchés dans la zone d'exclusion des 20 kilomètres, présentaient un niveau de 25 800 becquerels (Bq) de césium par kilo (1), soit une valeur 258 fois supérieure au seuil fixé par le gouvernement ... Mais ce seuil n'est rien au regard du murasoi pêché dernièrement. Avec 2 540 fois la limite légale de radioactivité fixée au Japon pour certains aliments (2), ce poisson de fond, type rascasse, bat tous les records. Autrement dit, en France, la consommation de seulement 120 gr de ce poisson suffirait à ingérer la dose de radioactivité à ne pas dépasser en ... une année !!!

 

En réaction à cette découverte, Tepco a annoncé vouloir installer des filets supplémentaires pour réduire les possibilités de dissémination des poissons contaminés et leur consommation par d'autres espèces ou leur capture par des pêcheurs. Néanmoins, ce nouveau record pourrait mettre à mal la reprise de la commercialisation des produits de mer provenant de la préfecture de Fukushima, beaucoup de Japonais se disant attentifs à l'origine des produits (légumes, viande), même si ceux provenant de la zone 'proche' de l'accident sont généralement moins chers. Une prudence fort logique quand de plus en plus d'analyses (thons, cétacés, algues, sédiments, etc.) révèlent la progression de la pollution radioactive du Pacifique Nord-Ouest, via les courants marins mais aussi les déplacements des organismes (d'origine animale comme végétale). 

Pascal 

1- En France, la consommation de 1,2 kg de ce poisson (l'équivalent de 6 portions) suffirait à atteindre la limite annuelle de radioactivité admise pour le corps humain, soit 1 millisievert (mSv) par an. 
2- Avant la catastrophe de Fukushima, le niveau de contamination radioactive était de 500 Bq/kg au Japon. Il a été officiellement ramené à 100 Bq/kg pour les céréales, la viande, le poisson et les œufs, suite à l'accident.

 

Pollution radioactive du Pacifique Nord-Ouest, 9 mois après l'accident

27/01/2013

Les pesticides dangereux pour les grenouiles

(... et pas que les grenouilles !)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/26/des-pesticides-mortels-pour-les-grenouilles-d-europe_1822934_3244.html

Le Monde.fr avec AFP | 26.01.2013 à 09h15 

Les amphibiens digèrent très mal certains des pesticides utilisés dans les champs européens, selon une étude publiée jeudi 24 janvier, dont les auteurs plaident pour une meilleure évaluation du rôle éventuel de ces produits dans le rapide déclin des grenouilles, crapauds ou tritons.

Selon cette étude, parue dans la revue Scientific Reports, des fongicides, herbicides et insecticides testés sur des grenouilles ont entraîné une mortalité de 40% à 100% des animaux en sept jours d'utilisation aux doses recommandées. Des résultats toutefois à prendre avec prudence, ont relevé d'autres scientifiques, estimant qu'il était délicat de généraliser à ce stade ces résultats obtenus en laboratoire.

UNE PEAU PERMÉABLE

Les amphibiens constituent le groupe de vertébrés le plus menacé et déclinant le plus rapidement à la surface de la Terre, soulignent les auteurs de l'étude pilotée par Carsten Brühl, chercheur à l'institut des sciences de l'environnement de l'université de Coblence-Landau (Allemagne). Selon la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 41% des amphibiens sont menacés d'extinction.

Lire aussi :  Crapauds, rainettes et autres amphibiens décimés par des spores

L'exposition aux pesticides est supposée jouer un rôle, en raison de la perméabilité de la peau des amphibiens, mais reste difficile à quantifier, estiment les auteurs de l'étude.

Les chercheurs ont soumis des grenouilles rousses à des projections de sept pesticides différents (quatre fongicides, deux herbicides et un insecticide). La mortalité a atteint de 40% à 100% au bout de sept jours de projection au taux recommandé sur l'étiquette pour les six produits actuellement autorisés.

LES LIMITES DE L'ÉTUDE

Pour trois des produits, une mortalité de 40% a même été observée quand les grenouilles étaient exposées à un niveau de pesticides représentant seulement 10% du niveau recommandé.

Dans des commentaires distincts, des scientifiques ont souligné l'intérêt de l'étude mais également pointé ses limites. "Il y a plusieurs mécanismes selon lesquels ces pesticides pourraient affecter les amphibiens, et ces mécanismes seront différents d'un produit à l'autre et auraient donc besoin d'être examinés avec attention", a par exemple souligné Colin Berry, professeur émérite de pathologie à l'Université Queen Mary de Londres.

Un représentant du fabricant de pesticides Syngenta, Mick Hamer, a pour sa part estimé que l'étude était "limitée, en particulier en ce qui concerne le nombre d'animaux" pris en compte.

23/01/2013

Démenti de Bruxelles : pas d'interdiction des OGM

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/23/bruxelles-dement-vouloir-geler-le-processus-d-autorisation-de-culture-des-ogm_1821016_3244.html

Bruxelles dément vouloir geler le processus d'autorisation de culture des OGM

Le Monde.fr | 23.01.2013 à 09h53 • Mis à jour le 23.01.2013 à 10h04 Par Philippe Ricard - Bruxelles - Bureau européen

La Commission européenne a démenti, mardi 22 janvier, tout gel du processus d'autorisation de culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) jusqu'à la fin de son mandat, en 2014, corrigeant ainsi une information de l'Agence France-Presse (AFP) reprise par de nombreux médias.

Six demandes d'autorisation de mise en culture pour des soja et maïs transgéniques ont été déposées à Bruxelles, ainsi qu'une demande de renouvellement d'autorisation pour le maïs MON810 de Monsanto, qui date de... 2007. "La Commission continue d'examiner ces dossiers, et n'a pas encore décidé de lancer ou pas le processus d'autorisation", indique Frédéric Vincent, porte-parole du nouveau commissaire à la santé, le maltais Tonio Borg.

Ce dernier a été nommé en décembre2012, à la suite de la démission forcée de son compatriote John Dalli pour soupçon de corruption dans une affaire de lobbying en matière de tabac. Très prudent sur la question des autorisations pour culture de nouveaux OGM, M.Borg se fixe comme priorité de sortir de l'impasse les discussions sur la refonte de la directive encadrant ces procédures.

IMPASSE INSTITUTIONNELLE

La proposition faite par son prédécesseur voici bientôt trois ans devait permettre de pérenniser le dispositif européen d'autorisation, tout en donnant une plus grande liberté aux Etats pour interdire sur leur sol la culture de tel ou tel OGM. Soutenue par le Parlement européen, elle suscite des divergences, insurmontables à ce jour.

Les autorisations de mise en culture empoisonnent depuis des années les relations entre la Commission européenne et les Etats membres. Huit pays (France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne) ont adopté des clauses de sauvegarde pour interdire sur leur sol le maïs MON810, l'un des deux OGM autorisés à la culture au sein de l'UEavec la pomme de terre Amflora, de l'allemand BASF.

Face à l'impasse politique et institutionnelle dans lequel se trouve le dossier, l'idée de Tonio Borg est de convaincre les principaux Etats européens de l'opportunité de relancer les négociations sur la réforme de la directive.

Le commissaire a entrepris de rencontrer les ministres concernés de différents pays, dont l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Il espère voir Delphine Batho, la ministre française de l'écologie, en février. Le nouveau texte doit donner plus de latitude aux gouvernements pour interdire à la culture sur leur territoire un OGM autorisé au niveau européen, sans devoir invoquer de raisons sanitaires ou environnementales.

Lire :  La France veut maintenir le moratoire sur l'OGM MON 810

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/28/le-conseil-d-etat-annule-la-suspension-de-culture-de-l-ogm-mon-810_1610317_3244.html

Philippe Ricard - Bruxelles - Bureau européen

22/01/2013

Dérogations pour la qualité de l'eau du robinet

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/01/21/la-qualite-de-l-eau-deroge-aux-seuils-sanitaires-dans-419-communes_1820014_1651302.html

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La qualité de l'eau déroge aux seuils sanitaires dans 419 communes

LE MONDE | 21.01.2013 à 14h54 Par Martine Valo

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L'eau du robinet que nous buvons est-elle toujours d'une qualité irréprochable ? Manifestement pas. En France, lorsque l'eau potable subit une nette détérioration, sa consommation est interdite. Mais, si les teneurs en nitrates, arsenic, atrazine, glyphosate et autres polluants ne dépassent les normes acceptables pour la santé "que" dans une certaine limite, sa distribution peut rester autorisée par dérogation préfectorale sans que le consommateur n'en soit averti.

C'est la carte de ces dérogations (consultable sur le site www.prixdeleau.fr.) qu'ont rendu publique l'association 60 Millions de consommateurs et la Fondation Danielle-Mitterrand- France Libertés, vendredi 18 janvier. Elle a été réalisée à partir des données fournies par le ministère et les agences régionales de la santé.

A l'automne 2012, on dénombrait ainsi plus d'un millier de dérogations. Celles-ci sont accordées pour trois ans et peuvent être renouvelées deux fois, le temps pour le syndicat distributeur d'eau d'améliorer ses performances : 419 communes sont concernées.

"L'AMBITION DE FAIRE RÉAGIR LES USAGERS"

Ce recensement souligne quelques situations problématiques, notamment en Seine-et-Marne. Les auteurs s'interrogent aussi sur le cas de certains départements agricoles gros consommateurs de pesticides comme l'Oise, où aucune dérogation n'apparaît. La qualité de l'eau est-elle bien mesurée ? La carte montre par ailleurs que la Bretagne a redressé la situation : l'eau du robinet y est redevenue potable... au prix de la fermeture de plusieurs points de captage.

"Nous rendons accessibles ces données avec l'ambition de faire réagir les usagers, commente Emmanuel Poilâne, directeur de France Libertés. On doit de plus en plus traiter l'eau pour la rendre potable et les coûts grimpent. Le jour où l'ouest de la France devra s'alimenter dans le Massif central, on y arrivera plus !"

Ce travail, lancé à l'été 2012, se poursuivra en mars par la publication, d'analyses inédites qui prendront en compte de "l'effet cocktail" des microdoses de substances chimiques et des résidus médicamenteux.

20/01/2013

Mercure : un premier pas vers un contrôle de son extraction et utilisation

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/19/pollution-au-mercure-un-traite-international-voit-enfin-le-jour_1819447_3244.html

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Pollution au mercure : un traité international voit enfin le jour

LE MONDE | 19.01.2013 à 11h08 Par Gilles van Kote - Genève (Suisse), envoyé spécial

La première convention internationale sur le mercure est née, samedi 19 janvier au petit matin, à Genève, au terme de quatre ans de gestation, d'une semaine d'intense travail de négociations et d'une longue nuit d'accouchement. Les délégués de 130 pays présents en Suisse ont poussé un soupir collectif de soulagement autant que d'épuisement. De l'avis quasi général, le texte "n'est pas parfait, mais il a le mérite d'exister".

La plus spectaculaire des mesures adoptée est la disparition programmée de l'extraction du mercure (la Chine en est le premier producteur mondial) dans un délai de quinze ans à partir de la ratification de la convention par le pays concerné. L'importance des stocks et les possibilités de recyclage devraient toutefois prolonger la commercialisation de ce métal toxique bien au-delà de cette échéance.

Une liste de produits contenant du mercure et devant disparaître au plus tard en 2020 (sauf exemption, d'une durée maximale de dix ans) a également été adoptée. Elle comprend, entre autres, certaines catégories de piles et de batteries, d'ampoules basse consommation, de pesticides, de produits cosmétiques et d'instruments de mesure comme les thermomètres.

Ce cycle de négociations avait été lancé par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), en février 2009, en vue de doter la communauté internationale d'un "instrument juridiquement contraignant" de lutte contre les dégâts environnementaux et sanitaires provoqués par le mercure. L'inhalation ou l'ingestion de ce métal peuvent provoquer de graves problèmes de santé et troubles du développement, en particulier chez les enfants.

L'ORPAILLAGE, PREMIÈRE SOURCE DE POLLUTION MONDIALE AU MERCURE

Entre dix et quinze millions d'orpailleurs à travers le monde en utiliseraient sans précaution pour extraire l'or du minerai, inhalant ainsi des vapeurs toxiques, selon le PNUE. Mais le risque sanitaire le plus répandu provient de la consommation de poissons situés en bout de chaîne alimentaire, dont l'organisme concentre le méthylmercure, forme organique particulièrement nocive du mercure relâché dans l'environnement par l'homme. Les Inuits canadiens et du Groenland présentent ainsi des concentrations de mercure particulièrement élevées, alors qu'ils vivent loin des centrales à charbon qui constituent la deuxième source mondiale de pollution, après l'exploitation de l'or.

"Notre objectif est de réduire, et quand c'est possible d'éliminer, les émissions et rejets de mercure provoqués par les activités humaines", avait rappelé Achim Steiner, le directeur exécutif du PNUE en préambule à la réunion de Genève. "Les mesures qui figurent dans le traité ne sont pas à la hauteur des objectifs : elles permettront de ralentir l'augmentation des émissions, pas de réduire celles-ci", déplore Joe DiGangi, du Réseau international pour l'élimination des polluants organiques persistants (IPEN).

Si les centrales à charbon devront améliorer leurs performances en matière de filtration des émissions de mercure, la convention n'empêchera pas un Etat d'en ouvrir de nouvelles et d'augmenter éventuellement ainsi ses émissions en valeur absolue.

Concernant l'exploitation artisanale de l'or, les pays estimant qu'il s'agit chez eux d'une activité "significative", un terme assez flou, devront mettre en place des plans nationaux afin d'en améliorer les pratiques, mais l'usage du mercure restera autorisé.

"LE TEXTE COUVRE TOUT LE CYCLE DE VIE" DU MÉTAL

"Globalement, le texte est assez satisfaisant, d'autant qu'il couvre tout le cycle de vie du mercure, de l'extraction aux déchets, en passant par les émissions, déclare un délégué de l'Union européenne. Il n'est pas très contraignant, mais on pourra le faire évoluer avec le temps."

"Pour que la convention soit plus ambitieuse, il aurait fallu que les pays du Nord mettent davantage d'argent sur la table", estime un représentant du PNUE. Les questions financières ont été l'un des principaux points d'achoppement dans la dernière ligne droite, tout comme les modalités de mise en place d'un comité de suivi de l'application de la convention.

La plupart des pays du Sud réclamaient la mise en place d'un nouvel outil financier doté d'un budget propre, mais se sont heurtés au refus de ceux du Nord, partisans de confier le financement des actions menées dans le cadre de la convention au Fonds pour l'environnement mondial (FEM), sans augmentation des ressources de ce dernier. La Suisse, la Norvège et le Japon ont cependant promis de débloquer environ un million de dollars (750 000 euros) chacun.

La convention entrera en vigueur quand au moins cinquante Etats l'auront ratifiée. Sur proposition du Japon, elle a été baptisée convention de Minamata, du nom de la ville japonaise dont des milliers d'habitants furent frappés, dans les années 1950, par une terrible maladie provoquée par une pollution maritime, d'origine industrielle, au mercure.

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sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/19/mercure-vers-la-fin-des-amalgames-dentaires_1819448_3244.html

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Mercure : vers la fin des amalgames dentaires

LE MONDE | 19.01.2013 à 10h28 • Mis à jour le 19.01.2013 à 11h12 Par Gilles van Kotte - Genève, envoyé spécial

Les dentistes français vont devoir changer leurs habitudes. Dans l'Union européenne, ils sont ceux qui réalisent le plus d'obturations de caries en ayant recours une fois sur deux à des amalgames dentaires. Selon un rapport publié en 2012 par la Commission européenne, la France pèse à elle seule pour un tiers des 55 tonnes de mercure utilisées chaque année dans l'Union pour la réalisation de ces amalgames et dont la toxicité continue de faire débat.

Le texte de la convention sur le mercure, conclue samedi 19 janvier à Genève, prévoit une diminution de l'usage des amalgames, sans toutefois fixer d'objectifs chiffrés ni d'échéances. Chaque pays signataire s'engagera à prendre au moins deux des mesures figurant dans une liste annexée au traité, qui vont de la fixation d'objectifs nationaux de réduction au déremboursement des amalgames, en passant par la prévention des caries ou la recherche de solutions alternatives.

"C'est le début de la fin des amalgames dentaires dans le monde", se félicite Michael T. Bender, directeur du Mercury Policy Project, une organisation non gouvernementale (ONG) américaine. "Nous militions pour une interdiction pure et simple, mais c'est un résultat positif, reconnaît Marie Grosman, conseillère scientifique de l'ONG française Non au mercure dentaire. Les amalgames sont en Europe la première source d'exposition et de contamination corporelle au mercure."

"MATÉRIAU ALTERNATIF"

Les opérations de pose ou de retrait de ces amalgames produisent aussi des déchets contenant du mercure et exposent les dentistes et leur personnel à de fortes concentrations. Longtemps opposée à des mesures de restriction de l'usage des amalgames, la France a changé de position en 2012.

A Genève, ce sont les recommandations, plutôt prudentes, de l'Organisation mondiale de la santé qui l'ont emporté. L'agence onusienne estime que les amalgames dentaires présentent un rapport bénéfices-risques favorable dans un certain nombre de cas et que les matériaux composites, à base de silice et de résine, qui constituent une alternative sont plus coûteux et moins solides.

"Le jour où l'on disposera d'un matériau alternatif facile d'utilisation et stable, on y passera naturellement, rien que pour des raisons esthétiques", la couleur des composites se rapprochant de celle des dents, affirme Jean-Luc Eiselé, directeur exécutif de la Fédération dentaire internationale. Il estime que le traité est un "signal" qui rappelle à la profession sa responsabilité en matière d'environnement.

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D'énormes réserves

600 000 tonnes C'est l'estimation des réserves mondiales de mercure, métal toxique dont l'ingestion ou l'inhalation peut affecter, entre autres, les fonctions cérébrales et rénales. Ces réserves sont notamment en Chine, au Kirghizistan (seul pays exportateur), en Russie et en Espagne.

3 000 tonnes La demande mondiale annuelle provient surtout de l'extraction à petite échelle de l'or et de la production de polychlorure de vinyle (PVC).

1 960 tonnes Les émissions atmosphériques de mercure en 2010 étaient liées pour 37 % à l'extraction de l'or et pour 24 % aux centrales à charbon.

19/01/2013

Le lobbying pro-OGM en action contre l'étude de Séralini (suite)

Voici le texte d'un article de Stéphane Foucart paru dans Le Monde papier du 17 janvier dernier (daté du 18/1/13), page 8:

Ces étranges accusations de liens entre M. Séralini et une "secte guérisseuse".pdf


Séralini.png

16/01/2013

Cerveau, Comportement et Chimie

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/01/11/anorexie-et-hyperactivite-sont-liees-par-un-mecanisme-moleculaire-commun_1815804_1651302.html

Anorexie et hyperactivité sont liées par un mécanisme moléculaire commun

Le Monde.fr avec AFP | 11.01.2013 à 13h47

"L'anorexie et la cocaïne enclenchent la même voie moléculaire, ce qui tend à confirmer que l'anorexie est une addiction", explique Valérie Compan, qui a dirigé les travaux publiés dans la revue "Translational Psychiatry".

L'anorexie mentale, un trouble grave du comportement alimentaire, et l'hyperactivité physique sont liées par un mécanisme moléculaire commun, une découverte qui pourrait déboucher sur un traitement de cette pathologie qui touche principalement les adolescents, selon une récente étude.(*)

Alors qu'on pensait généralement que l'hyperactivité des anorexiques était intentionnelle et visait à perdre davantage de poids en brûlant des calories, une équipe mixte de chercheurs de l'Inserm et du CNRS et des universités (Montpellier-Nîmes) a découvert un mécanisme commun expliquant le lien entre les deux comportements.

RÉCOMPENSE

En utilisant des souris génétiquement modifiées capables de mimer une anorexie humaine, les chercheurs ont constaté qu'elles présentaient une anomalie moléculaire au niveau d'une région du cerveau impliquée dans la récompense.

Cette anomalie correspond à la "surexpression" (excès d'expression de gènes) du récepteur 5-HT4 à la sérotonine, un récepteur cellulaire qui contrôle également l'hyperactivité motrice chez les souris. "Nous avons identifié pour la première fois à notre connaissance, une voie moléculaire commune impliquée dans l'anorexie et l'hyperactivité", résume Valérie Compan qui a dirigé les travaux publiés à la fin de l'an dernier dans la revue Translational Psychiatry.

Les travaux ont également permis de confirmer l'existence de points communs entre l'anorexie et l'addiction. "L'anorexie et la cocaïne enclenchent la même voie moléculaire, ce qui tend à confirmer que l'anorexie est une addiction", ajoute Mme Compan.

ANOREXIE ET BOULIMIE

Les chercheurs ont également découvert que le récepteur pouvait devenirtotalement inactif et entraîner "une surconsommation d'aliments" qu'on retrouve notamment dans la boulimie. "Les perturbations affectant ce récepteur – tantôt trop actif et donc coupe faim, tantôt inactif – pourraient expliquer les oscillations entre anorexie et boulimie chez certains patients", estime la chercheuse qui espère que les travaux pourront être reproduits chez l'être humain.

"En l'absence totale de médicament pour traiter l'anorexie, ce récepteur pourrait représenter une cible thérapeutique efficace car en l'inactivant, les patients accepteraient à nouveau de se nourrir et en l'activant, ils pourraient modérer leurconsommation d'aliments" ajoute-t-elle.

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(*) http://www.nature.com/tp/journal/v2/n12/full/tp2012131a.html

Original Article

Citation: Translational Psychiatry (2012) 2, e203; doi:10.1038/tp.2012.131
Published online 11 December 2012

The nucleus accumbens 5-HTR4-CART pathway ties anorexia to hyperactivity

A Jean1,2,3,4,9, L Laurent1,2,3,9, J Bockaert1,2,3, Y Charnay5, N Dusticier6, A Nieoullon6, M Barrot7, R Neve8 and V Compan1,2,3,4

  1. 1Institut de Génomique Fonctionnelle, Montpellier, France
  2. 2INSERM, U661, Montpellier, France
  3. 3Universités de Montpellier 1 and 2, UMR-5203, Montpellier, France
  4. 4Université de Nîmes, Nîmes, France
  5. 5Hôpitaux Universitaires de Genève, Division de Neuropsychiatrie, Chêne-Bourg, Switzerland
  6. 6Université d’Aix-Marseille, Marseille, France
  7. 7Institut des Neurosciences Cellulaires et Intégratives, Strasbourg, France
  8. 8Department of Brain and Cognitive Sciences, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, MA, USA

Correspondence: Dr V Compan, Neurobiology, Institut de Génomique Fonctionnelle, 141, rue de la Cardonille, Montpellier 34094, France. E-mail: Valerie.Compan@igf.cnrs.fr

9Authors equally contribute to this study.

Received 17 August 2012; Revised 6 October 2012; Accepted 10 October 2012

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Abstract

In mental diseases, the brain does not systematically adjust motor activity to feeding. Probably, the most outlined example is the association between hyperactivity and anorexia in Anorexia nervosa. The neural underpinnings of this ‘paradox’, however, are poorly elucidated. Although anorexia and hyperactivity prevail over self-preservation, both symptoms rarely exist independently, suggesting commonalities in neural pathways, most likely in the reward system. We previously discovered an addictive molecular facet of anorexia, involving production, in the nucleus accumbens (NAc), of the same transcripts stimulated in response to cocaine and amphetamine (CART) upon stimulation of the 5-HT4 receptors (5-HTR4) or MDMA (ecstasy). Here, we tested whether this pathway predisposes not only to anorexia but also to hyperactivity. Following food restriction, mice are expected to overeat. However, selecting hyperactive and addiction-related animal models, we observed that mice lacking 5-HTR1B self-imposed food restriction after deprivation and still displayed anorexia and hyperactivity after ecstasy. Decryption of the mechanisms showed a gain-of-function of 5-HTR4 in the absence of 5-HTR1B, associated with CART surplus in the NAc and not in other brain areas. NAc-5-HTR4 overexpression upregulated NAc-CART, provoked anorexia and hyperactivity. NAc-5-HTR4 knockdown or blockade reduced ecstasy-induced hyperactivity. Finally, NAc-CART knockdown suppressed hyperactivity upon stimulation of the NAc-5-HTR4. Additionally, inactivating NAc-5-HTR4 suppressed ecstasy’s preference, strengthening the rewarding facet of anorexia. In conclusion, the NAc-5-HTR4/CART pathway establishes a ‘tight-junction’ between anorexia and hyperactivity, suggesting the existence of a primary functional unit susceptible to limit overeating associated with resting following homeostasis rules.

Keywords: 

feeding; 5-HT1B; 5-HT4; knockout; locomotion; reward

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Introduction

In mental diseases (for example, depression, anxiety, eating disorders), the brain does not systematically adjust energy expenditures to intakes, as highlighted by the ‘paradoxical’ association between restrictive diet and motor hyperactivity in Anorexia nervosa.123 Here, we set out to study potential neural underpinnings of this apparent homeostatic failure. We reasoned that if at least one single molecular pathway triggers both anorexia and motor hyperactivity, its abnormal activation could prevail over homeostasis rules. In this situation, interpreting motor hyperactivity as an ‘intention’ of patients with anorexia could be challenged because their motor hyperactivity would be anorexia-dependent. In contrast, if two parallel and different pathways trigger anorexia on one hand, and motor hyperactivity on the other hand, a complex coincidence of two parallel impairments in both the feeding and motor neural networks could be in cause.

Among the cumulative neural events related to anorexia, as in most eating disorders, altered 5-HT volume transmission4 is at the forefront of investigations.5 With exceptions, regardless stimulation of 5-HT1A and 5-HT2Breceptors (5-HTR1A, 5-HTR2B) in the hypothalamus,6 increased activity of 5-HT transmission in brain following treatments classically reduces feeding and body weight.7 For instance, the 3,4-N-methylenedioxymethamphetamine (MDMA, ecstasy) diminishes feeding in rodents and humans, and enhances motor hyperactivity.891011

The hypothalamus appears central in regulating feeding behavior,12 but motivation disorders related to self-imposed food restriction despite energy demand (anorexia) may involve disturbances in the nucleus accumbens (NAc),7,1314 a brain structure involved in reward and feeding.15161718 Considering the ability of 5-HT4 receptors (5-HTR4) knockout (KO) mice to better resist stress-induced anorexia, we detected a first example of an addictive molecular facet of anorexia.1419 Indeed, stimulating NAc-5-HTR4, as MDMA, provokes anorexia only if production of the same transcripts stimulated in response to cocaine and amphetamine (CART) is increased in the NAc.14

We investigated, here, whether the NAc-5-HTR4/CART molecular pathway triggers not only anorexia but also motor hyperactivity. To address this possibility, we used (i) an addiction- and hyperactive-related animal model: the 5-HTR1B KO (KO1B) mice, (ii) the ability of MDMA to mimic both anorexia and hyperactivity and (iii) siRNA- and viral-mediated knockdown and surplus strategies combined to molecular and behavioral techniques.

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Methods

Animals

Male KO1B, KO4 and control mice (WT1B, WT4) from heterozygous breeding (129/SvTer)1920 were housed with food and water available ad libitum.14 Male WT 129/SvPas mice were used when KO mice were not required. All experiments were performed on mice aged of 4–6 months, except a set, aged of 2 months (Figures 1a and b), following the Guide for Care and Use of Laboratory Animals(authorization n° 21CAE011) (see Supplementary Information).

 
Figure 1.
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Anorexia-like symptoms in KO1B mice are treated with RS39604, a 5-HTR4 antagonist. (ac) Total food intake of WT1B and KO1B mice following (ab) 3 days of diet (−20%), over 24-h after NaCl or RS39604 (0.5mg/kg) and (c) 24h of 100% food deprivation, over 1h after NaCl, MDMA (10mgkg−1, RS39604 alone, or combined with MDMA. (d-f) Total distance traveled (de) every 5min (f) over 110-min after MDMA combined with RS39604 or not compared with NaCl. Data are means±s.e.m.; n=7–11 per group of mice treated with i.p. administration of each compound. *P<0.05, **P<0.01; §P<0.05, §§P<0.01, §§§P<0.001;$P<0.05, $$$P<0.001 compared with WT1B, NaCl and MDMA, respectively; #P<0.05, ##P<0.01 genotype and treatment interaction.

Full figure and legend (110K)
 

Surgery

As described in detail,14 a sterile 26-gauge stainless steel guide was unilaterally implanted in the left shell NAc for infusing 1μl of each compound in freely moving mice (1μl/min). The localization of the injection site was assessed in each mouse (see Supplementary Information).

 

Pharmacological and nucleic acid treatments in freely moving mice

As established,111421 MDMA (10mgkg−1, Sigma, L'Isle d'Abeau Chesnes, Saint-Quentin-Fallavier, France) and selective dose of 5-HTR4 antagonist, RS39604 (0.5mgkg−1, Tocris, Ellisville, USA) were dissolved in NaCl (9%) before acute intraperitoneal (i.p.) administration. The 5-HTR4 agonist BIMU8 (Tocris, Ellisville, USA) and RS39604 was injected in the NAc at selective dose (4 × 10−4μgμl−1). Acute injection in the NAc of (i) double-stranded siRNA-5-HTR4(si5-HTR4), siCART provoked 5-HTR4 and CART downregulation compared with siRNA controls (siCt: 0.05μgμl−1), respectively; and of (ii) viral vector of mHtr4 gene (HSV-5-HTR4; 107 infectious units per ml, 1μlmin−1), an overexpression of 5-HTR4 compared with HSV-LacZ construct (see Supplementary Information).

 

Biochemical analyses

As described,22 the levels of 5-HT and 5-HIAA were evaluated in brain tissue samples containing the NAc (+1.6mm), striatum (+1.0mm), dorsal hippocampus (−2.2mm) and amygdala (−3.2mm from the bregma)23 of WT4 and KO4 mice sacrificed 5min after the end of the open-field session. As reported in detail,14,19 receptor autoradiography was performed using (125I)SB207710 and (3H)GR113808, two specific 5-HTR4 antagonists (see Supplementary Information).

 

Quantitative Real-Time PCR

Mice were sacrificed 3-h after the different treatments and NAc (2 × 1.2mm3) and hypothalamus (3.9mm3) were micro-dissected from 1mm-thick sections to treat total mRNA and treat complementary DNA in reactions containing CART or 5-HTR4 primers, as described in detail.1424

 

Activity

Naive or feeding-tested mice were tested in the open-field19 after i.p. administration of NaCl or MDMA combined with (i) i.p. administration of RS39604 in KO1B, KO4, WT1B and WT4 mice and intra-accumbal infusion of (ii) si5-HTR4,RS39604, siCt (or NaCl) as controls in WT 129Sv/Pas mice and (iii) HSV-5-HTR4, BIMU8 combined or not with siCART, compared with controls (NaCl, HSV-LacZ, siCt) in WT 129Sv/Pas mice. Ten min after RS39604 injection, 3h after injection of the siRNAs or BIMU8, or 1 day after viral infection, the traveled path length was monitored.19

 

Feeding tests

Classic feeding paradigms1119 were used in fed mice or, following (i) 100% food deprivation for 24h or (ii) 20% food-restriction for 3 consecutive days. Four days before the experiments, mice were isolated in metabolic cages for baseline period with ad libitum access to food (pellet form, 16.5% crude proteins, 3.6%crude fat, 4.6% crude fibers, 5.2% ash). Food-deprived WT1B and KO1B mice were treated with i.p. administration of NaCl or RS39604 combined or not with MDMA. WT129Sv/Pas mice received acute infusion of HSV-5-HTR4 or HSV-LacZ in the NAc and were 20% food-deprived for 3 days. The amount of food consumed (not include the spillage) was measured with 1mg precision.

 

Place conditioning paradigm

An unbiased place conditioning protocol was adapted.25 Mice received i.p. administration of NaCl, MDMA combined or not with RS39604, or injection in the NAc of NaCl or RS39604, 30min before being confined to a single conditioning zone on alternate conditioning days. A preference score is the difference between times spent by each mouse in the MDMA-, NaCl-, RS39604-, or MDMA plus RS39604-paired zone during the preconditioning and testing phases (see Supplementary Information).

 

Statistical analysis

Data obtained in multiple sessions over time (food intake, locomotion) were analyzed using repeated measures analysis of variance (STATVIEW 5 software, SAS Institute Inc., San Francisco, CA, USA). When effects of independent variables (treatment, genotype, time), or interactions were significant, one-way analysis of variance (treatment, time or genotype) analyses were performed. For multiple comparisons, the Scheffé F-test was used. Differences with P<0.05 were considered significant.

 
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Results

KO1B self-imposed food restriction following restriction and displayed hyperactivity: Anorexia-like symptoms still observed after MDMA

Considering the influence of 5-HT in the potential rewarding facet of anorexia,14we tested whether an animal model predisposes to abuse of cocaine, and to be hyperactive persists to self-restrict following food restriction. Young KO1B and WT1B mice (2 months) were then selected2627 and deprived of 20% of their normal food rations for 3 days in their home cages (means±s.e.m. of normal food ration for 24h expressed in g. in WT1B: 4.80±0.09 vs KO1B: 4.82±0.16). When food was reintroduced and available ad libitum after the diet period, WT1Bmice were eating more than their normal meal size (Figure 1a). This rebound in food intake was reduced in KO1B mice that even ate less than their predeprivation food ration after 3 days ad libitum (Figure 1a). Moreover, KO1Bmice did display increased locomotion compared with saline-injected WT1B mice (Figures 1d and f), as reported.2628

Following MDMA in KO1B mice, anorexia (Figure 1c), and hyperactivity although reduced (Figures 1e and f), are still observed, consistently with a previous study using a 5-HTR1B antagonist (GR127935).11

The absence of 5-HTR1B then predisposes to anorexia-like symptoms in challenge situations. We next tested whether this predisposition requires 5-HTR4.

Inactivating 5-HTR4 in KO1B mice suppressed their anorexia and hyperactivity

Selective inactivation of 5-HTR414 in food-restricted KO1B mice restores adaptive feeding and motor responses because the mutant did not self-restrict (Figure 1b) and were not hyperactive anymore (Figures 1d and f). Inactivating 5-HTR4suppressed anorexia (Figure 1c) and hyperactivity (Figures 1e and f) induced by MDMA in KO1B compared with NaCl-treated KO1B mice. Identical dose of antagonist only reduced both effects in WT1B mice (Figures 1c–f), suggesting a gain-of-function of 5-HTR4 owing the absence of 5-HTR1B. To ensure this issue, we first assessed whether the gene defective-mutation of 5-HTR4 reduce hyperactivity induced by novelty and MDMA. This is the observed effect (Supplementary Figure S1). We then evaluated the density of 5-HTR4 sites and mRNA in the brain of KO1B mice.

 

Only the NAc of KO1B mice over-expressed both 5-HTR4 and CART whereas its hypothalamus over-expressed 5-HTR4 but down-expressed CART

Among brain areas examined (Supplementary Table S1), 5-HTR4 density (Figure 2a) and mRNA content (Figure 2b) were higher in the NAc and hypothalamus of KO1B compared with WT1B mice. The levels of CART mRNA were higher in the NAc and weaker in the hypothalamus of KO1B compared with WT1B mice (Figures 2c and d). Because CART in both the NAc and hypothalamus decreases feeding,1429 its opposite changes could underlie the adequate feeding behavior of KO1B mice in baseline conditions.1130 Accordingly, the ability of KO1B mice to self-restrict of food might depend on excessive NAc-5-HTR4. We next focused on the NAc because additionally, marked increases in 5-HT metabolism were not detected in the NAc of KO4 mice following the open-field session (Supplementary Table S2). To avoid bias of adaptive changes in KO mice and determine whether a 5-HTR4 surplus within the NAc triggers both anorexia and hyperactivity, mHtr4 gene (HSV-5-HTR4) was transferred in the NAc of WT mice.

 
Figure 2.
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KO1B mice over-expressed 5-HTR4 and CART in the NAc. (a) The density of 5-HTR4 binding site ((3H)GR113808) of KO1B compared with WT1B mice following analyses of 3–6 brain frontal sections per structure level and per mouse (n=5). (b) 5-HTR4 and (c) CART mRNA content in the NAc and hypothalamus (Hyp) of KO1B (n=6) and WT1B mice (n=7). (dIn situ hybridization of CART mRNA (scale bar: NAc, 100μm; Hyp, 1mm; arrows point to changes). Data are means±s.e.m.; and P<0.05 difference between the NAc and Hyp in either WT1B or KO1B mice;*P<0.05, **P<0.01 compared with WT1B.

Full figure and legend (157K)
 

Overexpression of 5-HTR4 in the NAc ties anorexia to hyperactivity

Injecting HSV-5-HTR4 in the NAc of WT mice increased the density of NAc-5-HTR4at 54-h postinjection (Figure 3a). The NAc-5-HTR4 mRNA content was still higher at 72h than in control mice (HSV-LacZ), with the highest level observed at 30-h postinjection (Figure 3b). Consistently, CART mRNA content at 72-h postinjection was increased in the NAc (Figure 3c) and unchanged in the hypothalamus (Figure 3c) following injection of HSV-5-HTR4 in the NAc, compared with controls. Stimulating NAc-5-HTR4 also increases CART mRNA content in the NAc but not in the hypothalamus.14

Figure 3.
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Overexpression of 5-HTR4 in the NAc ties anorexia to hyperactivity in WT mice. (a) Increased density of NAc-5-HTR4 binding site ((125I)SB207710) in the NAc (1) but not in nearness structure (2: ventral pallidum) observed on transverse brain sections from mice infused in the NAc with HSV-5HTR4 compared with control (HSV-LacZ) and sacrificed 54-h postinfusion. Circles highlight changes and delineate the injection site in a brain section stained with hematoxylin (right upper panel), indicating an absence of damage tissue. (b) NAc-5-HTR4 mRNA content increased after infusion, in the NAc, of HSV-5-HTR4 (n=8 mice for each time point for both conditions). (c) NAc- and Hyp-CART mRNA content 72h after injection of HSV-5-HTR4 or HSV-LacZ. (df) Total food intake in (d) fed and (f) food-deprived (3 days, 20%) mice (d) 24h and (f) 3 days after infusion, in the NAc, of HSV-5-HTR4 (n=6) or HSV-LacZ (n=5). (e) Total distance traveled. Data are means±s.e.m.;§P<0.05, §§P<0.01, §§§P<0.001 compared to HSV-LacZ; &P<0.05 differences between the NAc and hypothalamus; ###P<0.001 interaction between time and treatment.

Full figure and legend (157K)
 

The feeding and motor behaviors were then analyzed. At 24-h postinjection, overexpressing NAc-5-HTR4 decreased feeding (35%Figure 3d) and enhanced motor activity (148%Figure 3e). HSV-5-HTR4 mice did further self-restrict after restriction compared with controls (Figure 3f), mimicking feeding responses of KO1B mice, following 20% of their normal food rations for 3 days.

Subsequently, NAc-5-HTR4 surplus increased CART, decreased feeding and increased motor activity. To circumvent the ectopic expression after viral vector injection, potential conclusion was ensured using pharmacological and RNA interference approaches, as we established.14

In the NAc, stimulation of 5-HTR4 increases motor activity, and their blockade reduces hyperactivity

The distance covered in the open-field is enhanced following stimulation of NAc-5-HTR4 with a specific dose of BIMU8, an agonist (198%), and unchanged following their specific blockade with antagonist or RNA interference (si5-HTR4) infused in the NAc (Figures 4a and b). In contrast, antagonism or knockdown of NAc-5-HTR4 reduced hyperactivity induced by i.p. administration of MDMA (Figure 4a).

 
Figure 4.
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Motor hyperactivity induced by stimulation of NAc-5-HTR4 requires CART. (a) Total distance traveled over 110min after i.p. administration of NaCl or MDMA plus an intra-accumbal infusion of control solution (NaCl or si5-HTR4 control: siCt), si5-HTR4, 5-HTR4 antagonist (RS39604) and (b) of WT mice after an intra-accumbal infusion of controls, 5-HTR4 agonist (BIMU8), siCART or BIMU8 plus siCART. Data are means±s.e.m.; n=5–10 mice per each group, treated with MDMA (10mgKg−1), siRNA (0.05μgμl−1), viral vector (107 infectious units per ml), RS39064 or BIMU8 (4 × 10−4μgμl−1). §§P<0.01, $$P<0.01,&&&P<0.001 compared to controls, MDMA and BIMU8, respectively.

Full figure and legend (44K)
 

CART knockdown in the NAc inhibits stimulating NAc-5-HTR4-induced motor hyperactivity

We next examined whether CART in the NAc mediates the motor effects of BIMU8, a 5-HTR4 agonist. Blocking CART with RNA interference (siCART) in the NAc suppressed the motor hyperactivity induced by stimulation of 5-HTR4 (Figure 4b).

We finally tested whether MDMA’s preference requires 5-HTR4 because a rewarding effect could prevail over self-preservation.

Inactivating 5-HTR4 suppressed MDMA’s preference in WT and reduced it in KO1B mice

Using the conditioned place preference test, we found that The KO1B mice displayed a higher preference for MDMA than WT1B mice (Figure 5a), which is reduced after i.p. administration of a 5-HTR4 antagonist (Figure 5a). An absence of preference for MDMA is further shown when 5-HTR4 is locally inactivated in the NAc of adult WT4 mice (Figure 5b).

 
Figure 5.
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MDMA’s preference involves 5-HTR4 in an unbiased conditioned place preference test. (a) Score preference in WT1B and KO1B mice treated with i.p. administration of NaCl, MDMA (10mgkg−1), combined or not with RS39604 (0.5mgkg−1) and (b) in WT mice treated with i.p. administration of NaCl or MDMA (10mgkg−1) plus intra-accumbal infusion of NaCl or RS39604 (4 × 10−4μgμl−1). Data are means±s.e.m.; n=7–9 mice per group. *P<0.05 compared to WT1B§P<0.05,§§P<0.01 compared with NaCl; $P<0.05, $$P<0.01 compared with MDMA.

Full figure and legend (55K)
 
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Discussion

Over the last ten decades, parallel neural systems have been described to control feeding and motor behaviors. Here, we found a first example of a molecular signal foul-up between motor hyperactivity and anorexia, providing a common pathway of control. This would lead us to reconsider the belief that patients with anorexia nervosa intend to accelerate their weight loss with over-exercise3313233 because hyperactivity could be more inevitable than deliberate.

These findings strengthen the addictive facet of restrictive diet, now also observed in mice, dispossessed of 5-HTR1B and/or endowed of a NAc-5-HTR4surplus because they self-restrict despite an upstream ‘starter’ period of restrictive diet, believed to trigger ‘spiral’ restrictions in humans.34

Animal models of anorexia-like symptoms predisposition, identified herein, mimic the activity-based anorexia rat model,35 and are to the best of our knowledge, unique. It is noteworthy to observe that KO1B mice persist to self-restrict their intake of food. Excluding adaptive mechanisms, KO1B mice would be expected to consume a higher amount of food because stimulating 5-HTR1Bdecreases feeding.1136 This phenotype is apparently not related to the reduced activity of 5-HTR2C in KO1B mice37 because stimulating 5-HTR2C decreases feeding.38 In contrast, present results showed a gain-of-function of 5-HTR4, consistent with the inhibitory influence of 5-HTR4 on feeding.1419 Also, inactivating 5-HTR4 suppressed motor hyperactivity in KO1B mice, consistently with the weaker efficacy of MDMA to enhance locomotion in KO4 and 5-HTR4antagonist-treated WT mice.

The surplus of 5-HTR4 in KO1B mice further suggests a negative 5-HTR1B control of 5-HTR4 accordant with series of results; (i) The decreased levels of NAc-5-HT in KO1B mice39 because lesion of 5-HT neurons, though in rats, upregulates 5-HTR4 in brain areas including the NAc;40 (ii) The 5-HTR1B and 5-HTR4 location does not overlap (for example. in the striatum,4041 on 5-HT neurons244243) likely related to their common binding to p11;4445 (iii) KO1B mice are hyperactive and less ‘anxious’46 while KO4 mice are hypoactive and more ‘anxious’ under stress.1947

Molecular events for driving self-restriction and motor hyperactivity are detected in the NAc. The NAc-5-HTR4 surplus induced sustained anorexia and motor hyperactivity, mimicking the molecular and behavioral phenotypes of KO1B mice (NAc-5-HTR4/CART surplus, anorexia, hyperactivity). Similarly, stimulation of NAc-5-HTR4 decreases feeding14 and increases locomotion.

As difference in feeding responses to activation of 5-HTR subtypes, stimulation of 5-HTR1B, 5-HTR2C, 5-HTR1-7 and 5-HTR6 in the NAc did not change locomotion in basal conditions, however, in rats (Supplementary Figure S2).484950 Likewise, blocking or silencing NAc-5-HTR4 did not change locomotion but suppressed hyperactivity induced by MDMA, in tune with the effect of the whole blockade of 5-HTR1B, 5-HTR2B and 5-HTR2C.2851525354 In rats, inactivating NAc-5-HTR4did not however, alter hyperactivity after MDMA,50 suggesting differences between doses and species.5511

To the end, stimulating NAc-5-HTR4 in mice not only triggers anorexia but also hyperactivity, consistent with opposite changes in feeding and locomotion detected only in KO4 mice, compared with other 5-HTR KO mice (Supplementary Figure S2).

The present study extends observations at a molecular level. Ectopic (viralmHtr4 gene) or ‘physiological’ surplus of NAc-5-HTR4 in KO1B mice upregulates NAc-CART, as observed following stimulation of NAc-5-HTR4.14 A final experiment in our series bore out our hypothesis because NAc-CART knockdown suppressed not only anorexia14 but also motor hyperactivity induced by NAc-5-HTR4 stimulation. In addition, locomotion is unchanged following CART peptide56or siCART injection in the NAc. Identifying the cellular origin of this action would require long investigations. Nonetheless, NAc-neurons containing GABA projecting to the lateral hypothalamus express CART14575859 and might also express 5-HTR4 (Supplementary Figure S2).24404358 Injecting si5-HTR4 in the NAc decreased the density of 5-HTR4 not only in the NAc but also in the lateral hypothalamus (−14%, not illustrated). The 5-HTR4 located on these neurons may influence feeding and locomotion (Supplementary Figure S2) because the lateral hypothalamus, in relation to the NAc, controls feeding and its stimulation enhances locomotion in the activity-based rat model for anorexia nervosa.1560,616263 Colocalization of 5-HTR4/CART is more conceivable than in two different neuronal populations, considering the 5-HTR4 control of CART within the NAc via a cAMP/PKA signaling pathway.14 Interestingly, it appears that 5-HT receptors expressed in the different subnuclei of the hypothalamus (arcuate nucleus: 5-HTR1B, 5-HTR2C) may provoke an anorexia associated or not with different changes in locomotion, as induced by fenfluramine6465 that increase,51decrease6667 or does not modify locomotion68 while, 5-HTR4 likely located on the afferent neurons of the NAc to the lateral hypothalamus may provoke an anorexia associated with motor hyperactivity.

Finally, the present study suggests that activation of the NAc-5-HTR4 promotes a rewarding effect because (i) mice with NAc-5-HTR4 surplus limit their food intake despite energy requirements; (ii) inactivating NAc-5-HTR4 can reduce and even suppress the preference for MDMA, as also observed in 5-HTR2B KO mice.69Chronic stimulation may desensitize 5-HTR470 and has been excluded from our subtasks. Nonetheless, increased cAMP production in the NAc71 upon stimulation of the 5-HTR4 in freely moving mice14 could trigger addiction.

In conclusion, motor hyperactivity is anorexia-dependent upon activation of the NAc-5-HTR4/CART pathway. Probably, a rewarding effect associated with energy expenditure (anorexia/hyperactivity) may facilitate to limit excessive intakes (overeating/resting). Present and previous findings6146472 bring out at least two modes of action of 5-HT to regulate feeding. In baseline conditions, feeding may be regulated via the hypothalamic 5-HTR2C/CART pathway but, when motivation comes into play, the NAc-5-HTR4/5-HTR1B/CART pathway might prevail over the autonomic nervous control of feeding because NAc-5-HTR4/CART surplus makes the brain ‘silent’ to energy loss. Finally, it is conceivable that an anorectic-rewarding pathway of the NAc predisposes animals to a possible dependence on restrictive diet and hyperactivity, two hallmarks of anorexia nervosa.

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Conflict of interest

Authors declare no conflict of interest.

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Acknowledgements

We greatly appreciate the help of E. Nestler, and the advices of R. Hen. We thank C. Dantec for the open-field data, L. Forichon and F. Arnal for mouse breeding and, M. Valbrun for her help in editing the text. Part of this study has been financially supported by ANR (Agence National de la Recherche: ANR-MNP 2009, SERFEED).

Supplementary Information accompanies the paper on the Translational Psychiatry website

15/01/2013

Les rivières françaises de plus en plus polluées

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/14/le-nitrate-contamine-de-plus-en-plus-de-rivieres-francaises_1816525_3244.html

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Les nitrates contaminent de plus en plus de rivières françaises

LE MONDE | 14.01.2013 à 11h43 • Mis à jour le 14.01.2013 à 11h43 Par Martine Valo

La dégradation de la qualité des cours d'eau et des nappes souterraines progresse en France. Plus de la moitié de l'Hexagone est désormais concernée par la pollution diffuse d'origine agricole, autrement dit les nitrates.

Fin décembre 2012, après d'âpres négociations, les six grands bassins versants de l'Hexagone ont adopté la nouvelle carte de leurs zones classées "vulnérables" – celles qui enregistrent des teneurs en nitrate d'au moins 50 milligrammes par litre (mg/l). La liste englobe 18 860 communes, soit 860 de plus qu'en 2012 : 1 300 rejoignent les zones vulnérables et 440 les quittent. A lui seul, le bassin Loire-Bretagne, qui couvre dix régions, compte 434 communes supplémentaires. Mais l'Ouest n'est plus un cas particulier : presque toutes les régions sont concernées.

Dans le bassin Adour-Garonne en particulier, le syndicat agricole majoritaire, la FNSEA, a exprimé son mécontentement, notamment dans le Tarn et les Pyrénées-Atlantiques, où l'organisation a annoncé, début janvier, son intention de faire appel de ce redécoupage.

Aiguillonnée par la perspective des élections dans les chambres d'agriculture fin janvier, la FNSEA a lancé une pétition contre l'extension des zones vulnérables et les contraintes réglementaires qui vont avec. Récemment, elle a fait manifester ses troupes à Metz, Orléans et Toulouse sous la bannière du "bon sens paysan contre l'écologie technocratique" ; quelques tonnes de lisier ont été déversées à Strasbourg et Rouen.

La France s'est engagée depuis plusieurs années à réviser rapidement sa géographie des nitrates auprès de la Commission européenne, qui lui reproche de minimiser le problème. L'affaire traîne depuis la directive européenne nitrates du 12 décembre 1991. Paris répond systématiquement avec un temps de retard : le contentieux s'est depuis alourdi des marées d'algues vertes, dues à l'excès de nitrates.

Les zones vulnérables s'étendent donc à présent aux communes du littoral. En février 2012, lassée par la frilosité de la France, Bruxelles a fini par la traduire devant la Cour de justice de l'Union européenne. Faute de résultats, la condamnation, au moins de principe, est attendue courant 2013. En l'absence de signes tangibles de bonne volonté, elle pourrait se solder par des amendes de plusieurs millions d'euros.

RECETTES CONNUES POUR FAIRE BAISSER LA POLLUTION

Les ministères de l'agriculture et de l'écologie ont hérité d'un dossier à haut risque. Les nouveaux programmes d'action contre les nitrates – ce sont les cinquièmes – sont en préparation depuis plus d'un an. Les recettes sont connues (moins d'épandage d'azote, des bandes d'herbe entre champs et cours d'eau, rotation obligatoire des cultures, couverture des sols avec des plantes "piégeuses" de nitrates), mais ces mesures agacent certains chefs de file de l'agriculture.

"La réflexion avance par exemple sur l'augmentation des capacités de stockage de lisier, ce qui permet de ne pas épandre à certains moments de l'année, de faire attention aux sols gelés ou en pente, constate Gilles Huet, délégué général de l'association Eau et rivières de Bretagne. Cette fois, ce n'est pas la Bretagne qu'on entend protester, mais les autres régions qui se sentent mises en cause à leur tour."

Si l'Etat impose des pratiques restrictives, il maintient néanmoins quelques gages en direction des tenants de l'agriculture dominante. Ainsi la fin des zones d'excédent structurel (ZES), que le précédent gouvernement avait inscrite dans les cinquièmes programmes d'action, est toujours à l'ordre du jour. Les ZES ont pourtant permis de faire baisser les taux de nitrate dans les rivières de Bretagne en restreignant l'épandage dans des cantons saturés de lisier. Au ministère de l'écologie, on annonce des consultations ultérieures prévues au printemps.

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Pollution

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Application de la directive « nitrates » : la France recherchera l’équilibre entre exigences européennes, objectifs écologiques et intérêt des agriculteurs

Paris

16/01/2013

Ministère de l’Écologie, 
du Développement durable 
et de l’Énergie

Ministère de l’Agriculture, 
de l’Agroalimentaire et de la Forêt

A la suite du classement de 823 communes supplémentaires en zones vulnérables, Delphine BATHO, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, rappellent que la France est tenue de se conformer aux exigences communautaires dans le cadre de la directive « nitrate », les sanctions financières encourues seraient très lourdes pour le budget national en cas de manquement.

La France a été assignée devant la Cour de justice de l’Union européenne pour mauvaise application de la directive 91/676CEE dite directive « nitrates » dans le cadre de deux contentieux. L’un des contentieux porte sur l’insuffisance de délimitation des zones vulnérables dans lesquelles les eaux sont polluées ou susceptibles de l’être par les nitrates d’origine agricole ; l’autre contentieux porte sur l’insuffisance des programmes d’actions applicables dans ces zones.

Au-delà de ces enjeux contentieux, l’efficacité des actions de lutte contre la pollution des eaux par les nitrates est un enjeu fort de protection de l’environnement, et contribue à l’atteinte des objectifs de bonne qualité fixés dans les schémas directeurs et d’aménagement et de gestion des eaux.

Les Ministres rappellent que si 1 440 communes ont été ajoutées à la liste des quelques 18 400 déjà concernées, 617 communes ont été déclassées au vu de l’amélioration de la qualité des eaux superficielles et souterraines, traduisant les efforts réalisés par les agriculteurs dans la maîtrise des pollutions azotées.

L’année 2013 sera consacrée à compléter le programme d’actions national et à élaborer les programmes d’actions régionaux applicables en zones vulnérables. Une nouvelle phase de concertation avec les professionnels sera engagée dès la fin du mois.

Les Ministres sont attentifs à répondre aux exigences imposées par l’application de la directive « nitrates » dans le respect des principes agronomiques qui ont toujours régi la mise en œuvre de cette directive en France.

Les élevages à l’herbe présentent des spécificités et des bénéfices environnementaux reconnus. Les Ministres cherchent à concilier leur rentabilité économique et leur performance environnementale, en limitant les investissements superflus (par exemple, stockage au champ des fumiers compacts pailleux).

Enfin, et parce qu’il est nécessaire de Produire autrement, Stéphane LE FOLL a indiqué qu’un plan Énergie Méthanisation Autonomie Azote serait présenté au printemps, en lien avec le plan national biogaz inscrit dans la feuille de route de la transition écologique et avec le débat national sur la transition énergétique organisé par Delphine BATHO. Ce plan vise à développer la production de biogaz dans les régions d’élevage ce qui permettra de valoriser une diminution de la concentration d’azote dans les milieux aquatiques par la valorisation des effluents d’élevage et en remplacement de l’azote minéral (chimique) jusqu’alors utilisé.

Contacts presse : 
Service presse de Delphine BATHO 01 40 81 78 31 
Service presse de Stéphane LE FOLL 01 49 55 59 74

Que risque-t-on à boire jeune ?

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Mickaël Naassila, professeur de physiologie à l’Université Jules Vernes de Picardie et directeur d’une unité Inserm, explique, dans La Croix, que « (…) consommé à très forte dose sur un délai relativement court, l’alcool peut être directement mortel ».

Il ajoute : « L’alcool est un des ‘‘meilleurs’’ dépresseurs du système nerveux central. Et à des doses très élevées, il éteint littéralement l’activité cérébrale et peut entraîner le décès ».

La Croix et Le Quotidien du pharmacien reviennent sur l’étude publiée par l’équipe de Mickaël Naassila, dans la revue Neuropharmacology, qui montre que « les ivresses répétées à l’adolescence augmentent, à l’âge adulte, le risque de vulnérabilité face à l’alcool » (cf synthèse de presse du 4 janvier).

Le Quotidien du pharmacien, 14/01, La Croix, 15/01

Brève : Que risque-t-on à boire jeune ?

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4/1/2013

La consommation excessive d’alcool tôt dans l’adolescence rend plus vulnérable 

L’AFP rend compte d’une étude menée sur le rat par une équipe de l’Inserm et publiée dans la revue Neuropharmacology, qui montre que « la consommation excessive d’alcool durant la première partie de l’adolescence rend ensuite plus vulnérable face à l’alcool ».

L’équipe du Pr Mickael Naassila, directeur du Groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances (GRAP), à Amiens, a imité, dans cette étude, chez le « rat adolescent » (âgé de 30 à 40 jours) des situations de « binge drinking » (consommations massives, rapides et ponctuelles d’alcool).

Ces résultats confirment l’observation faite chez l’homme « où les sujets exposés précocement (entre 13 et 16 ans) ont deux fois plus de risque de devenir dépendants à l’alcool par rapport aux personnes exposées à l’alcool plus tardivement (entre 17 et 21 ans) », indique l’agence de presse.

L’équipe du Pr Naasila a constaté une « modification à long terme » de la réactivité du « noyau accumbens », qui est la structure clé de l’addiction à l’alcool dans le cerveau, ajoute l’AFP.

AFP, 03/01

La nocivité des sons émis par les jouets pour enfants

lu sur :  http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

A l’occasion de la 10e édition de la Semaine du son, « des spécialistes attirent l’attention sur la nocivité des sons émis par les jouets pour enfants », indique La Croix.

Christian Hugonnet, ingénieur acousticien, président-fondateur de cette Semaine du son, explique : « Dès la naissance, entre zéro et 3 ans, les enfants sont de plus en plus soumis à des jouets bruyants, qui jouent faux et dont, avec le développement des technologies numériques, le son est compressé ». Des travaux sont actuellement menés, « notamment pour expliciter la façon dont les enfants se servent de ces jouets et le temps pendant lequel ils s’y exposent », souligne le quotidien.

La Croix, 15/01

Evaluation des OGM en Europe

communiqué :

Evaluation des OGM en Europe : le gouvernement français a l’occasion de montrer sa détermination 


PARIS, le 14 janvier 2013 -


Dans une lettre ouverte envoyée le 8 janvier 2013, onze associations françaises - les Amis de la Terre, l'APSODA, la Confédération Paysanne, le CRIIGEN, la FNAB, FNE, Générations futures, le GIET, Greenpeace, Nature et Progrès et l'Union Nationale de l’Apiculture Française - demandent au gouvernement français de réaffirmer avec force la décision du Conseil européen de 2008 de renforcer l'évaluation des OGM avant autorisation. Pour cela, le Gouvernement doit s'opposer au projet de règlement proposé par la Commission et obtenir, au minimum, une rédaction claire quant au caractère obligatoire des analyses de toxicologie et d'alimentarité. 

(voir le texte complet dans le fichier pdf)

OGM 14:1:13.pdf

sur le même sujet :

Appel de Poitiers à l'Anses.pdf

Non aux lois Monsanto 23 11 2012.pdf

09/01/2013

Alerte OGM : Procès d'un faucheur en Belgique

faucheurs.png

voir le fichier joint :

procès_Belgique-150113.pdf

08/01/2013

Agrocarburants: les politiques à courte vue sont toujours les moins bonnes

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/08/la-production-d-agrocarburants-menace-la-qualite-de-l-air-en-europe_1813735_3244.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20130108-[titres]

La production d'agrocarburants menace la qualité de l'air en Europe
 
La culture de saules, peupliers ou eucalyptus afin de produire du bioéthanol pourrait causer 1 400 décès prématurés par an en Europe d'ici à 2020 et une baisse des rendements de blé et de maïs.

Le Monde.fr | 08.01.2013 à 07h41 • Mis à jour le 08.01.2013 à 08h40Par Audrey Garric

C'est une nouvelle tache sur la réputation déjà ternie des agrocarburants. Maintes fois accusés d'aggraver l'insécurité alimentaire et la volatilité des prix, d'accélérer la déforestation tropicale et même d'augmenter les gaz à effet de serre, les carburants d'origine végétale sont maintenant incriminés pour la pollution de l'air et les problèmes de santé humaine qu'ils entraîneraient.

L'Union européenne, en cherchant à atteindre 10 % d'énergies renouvelables dans le secteur des transports d'ici à 2020 afin de lutter contre le changement climatique, pourrait dans le même temps aggraver la pollution à l'ozone et causerprès de 1 400 décès prématurés par an sur la période, assure une étude parue dans la revue scientifique Nature Climate Change, dimanche 6 janvier.

TAILLIS À COURTE ROTATION

Les chercheurs de l'université britannique de Lancaster se sont intéressés à la production d'énergie et d'agrocarburants à partir de la biomasse ligneuse (les arbres), censée limiter l'utilisation polluante de pétrole et de charbon.

Ils ont pris pour hypothèse que les 72 millions d'hectares de cultures et de prairies traditionnelles actuellement disponibles en Europe pour la production de bioénergie seront transformés d'ici à 2020 en taillis à courte rotation de saule, de peuplier ou d'eucalyptus afin de produire des quantités élevées de bioéthanol. Ces systèmes de culture, qui se caractérisent par de fortes densités d'arbres (1 500 à 3 000 plants par hectare), des rotations de cinq à dix ans et des rendements de production de matière sèche élevés, ont aussi la particularité d'émettre plus d'isoprène que les plantes traditionnelles en poussant.

PROBLÈMES PULMONAIRES

Or, cette molécule est un composé organique volatil qui produit, lorsqu'il est combiné avec d'autres polluants atmosphériques (comme l'oxyde d'azote), de l'ozone, un des polluants de l'air parmi les plus dangereux pour la santé.

Cette pollution, qui peut causer des problèmes pulmonaires, ainsi qu'affecter les reins, le cerveau et les yeux, est responsable de la mort d'environ 22 000 personnes par an en Europe. La hausse des émissions d'isoprène induite par les changements de cultures conduirait, selon l'étude, à un ajout de 1 365 morts par an à ce bilan (+ 6 %), soit un coût de 5,4 milliards d'euros pour la société.

BAISSE DES RENDEMENTS AGRICOLES

Autre conséquence : les rendements agricoles en seraient affectés, dans la mesure où l'ozone provoque des nécroses des plantes, en diminuant leur taux de chlorophylle et les échanges gazeux. L'étude chiffre ainsi à 7,1 millions de tonnes de blé (3,5 % des cultures actuelles) et 800 000 tonnes de maïs (1 %) qui seraient perdues chaque année, soit une perte économique de 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros).

"La culture de biocarburants est vue comme quelque chose de positif car elle réduit la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, explique Nick Hewitt, l'un des auteurs de l'étude. Leur production à grande échelle en Europe a toutefois des effets faibles, mais significatifs, sur la mortalité humaine et les rendements des cultures. Notre étude met en évidence la nécessité de ne pas seulement prendre en compte le bilan carbone dans la décision de cultiver des biocarburants afin de limiter les gaz à effet de serre."

ÉLOIGNER LES CULTURES DES ZONES PEUPLÉES

Les scientifiques suggèrent d'implanter les cultures d'agrocarburants loin des centres de population ou des zones d'intense production agricole afin de limiterl'impact de l'ozone. La génétique pourrait par ailleurs être utilisée pour réduire les émissions d'isoprène.

L'étude de l'université de Lancaster n'a toutefois pas comparé les dommages potentiels causés par les agrocarburants à l'impact sur la santé humaine de la production de charbon, de pétrole ou de gaz naturel. "Nous ne sommes pas en mesure de faire cette comparaison", a reconnu Nick Hewitt. Selon l'Agence européenne pour l'environnement, la pollution de l'air dans l'ensemble, surtout provoquée par les combustibles fossiles, cause environ 500 000 décès prématurés en Europe chaque année.

Audrey Garric

03/01/2013

Protection de l'environnement : interdiction des sacs plastiques

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/03/l-interdiction-des-sacs-en-plastique-se-mondialise_1812467_3244.html

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L'interdiction des sacs en plastique se mondialise

LE MONDE | 03.01.2013 à 13h11 • Mis à jour le 03.01.2013 à 13h23 Par Gilles van Kote

Bouc émissaire ou calamité environnementale ? Trois décennies auront suffi à faire du sac plastique, merveille technologique capable de supporter une charge deux mille fois supérieure à son poids, le symbole des inconséquences et de l'empreinte écologique de nos modes de consommation. Pour tenter d'enrayer ce fléau qui pollue les paysages et les océans, la Mauritanie et le Mali, après d'autres, ont interdit, le 1er janvier, les sacs en plastique.

En octobre 2012, Haïti avait déjà instauré une interdiction des sacs en plastique et des emballages en polystyrène sur tout son territoire, afin, selon le premier ministre, Laurent Lamothe, de protéger son littoral et ses mangroves, menacés d'asphyxie par les détritus.

Au Nord, la ville canadienne de Toronto comptait en faire autant, mais elle a fait marche arrière, fin novembre, par crainte de poursuites de la part de l'industrie du plastique et d'associations de commerçants. A Concord (Massachusetts), c'est la vente de petites bouteilles d'eau en plastique qui est prohibée depuis le 1er janvier.

DANS L'ESTOMAC DES MAMMIFÈRES MARINS

Les mesures d'interdiction ou de taxation des sacs de caisse – ou sacs à usage unique – se multiplient à travers le monde. Le Danemark a fait figure de pionnier en instaurant une taxe dès 1994. En 2002, le Bangladesh a décrété une interdiction totale des sacs en plastique, soupçonnés d'avoir provoqué de graves inondations à Dacca en empêchant l'évacuation des eaux. La même année, l'Irlande a imposé une taxe de 15 centimes par sac de caisse qui en aurait fait chuter de 90 % la consommation.

La production de sacs en plastique dans le monde a atteint entre 500 et 1 000 milliards d'unités au début des années 2000. Leur légèreté explique qu'ils pèsent relativement peu dans la production mondiale de plastique mais aussi qu'ils s'échappent facilement des circuits de collecte des déchets. Dans la nature, ils peuvent mettre jusqu'à quatre siècles avant de commencer à se dégrader. Les océans en regorgent, jusque dans l'estomac des mammifères marins.

"Les sacs en plastique à usage unique doivent être interdits ou supprimés rapidement partout", affirmait, en 2009, Achim Steiner, le directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Les opposants aux mesures d'interdiction affirment que celles-ci ne répondent pas réellement à des considérations économiques ou environnementales. "L'interdiction des sacs est malheureusement devenue un symbole politique puissant", affirmait Todd Myers, directeur environnemental du think tank d'obédience libérale Washington Policy Center, en octobre, dans le Wall Street Journal.

UNE AUTRE VOIE QUE L'INTERDICTION, CELLE DU RECYCLAGE

Les interminables forêts de poches en plastique accrochées aux arbres, aux buissons et aux clôtures, qui cernent aujourd'hui la plupart des agglomérations des pays du Sud, sont pourtant bien une réalité. Mais au Togo, où ces sacs sont interdits depuis début 2011, "rien n'a changé", selon plusieurs observateurs.

"Ces mesures d'interdiction ne sont souvent que de la poudre aux yeux, car elles ne sont jamais appliquées, estime Michel Loubry, représentant de PlasticsEurope, le syndicat européen des producteurs de plastique. On ferait mieux de commencer par aider ces pays à se doter d'un système de collecte et de traitement des déchets."

L'association française Gevalor explore une autre voie que l'interdiction, celle du recyclage : son projet de production semi-industrielle de pavés fabriqués à base de sacs en plastique recyclés et de sable, à Madagascar, arrive au stade de la commercialisation. Au Kenya, le PNUE aide la ville de Nairobi à développer des infrastructures de collecte et de recyclage des sacs parallèlement à la mise en place d'une taxe. Mais les filières de recyclage des pays du Sud sont trop artisanales pour répondre au défi environnemental.

LES DISTRIBUTEURS VENDENT DÉSORMAIS DES SACS RÉUTILISABLES

Alors que l'Union européenne hésite encore à imposer une interdiction ou une taxation des sacs en plastique, l'Italie a pris une mesure d'interdiction en 2011. La France a décidé de taxer les sacs de caisse à usage unique non biodégradables à partir du 1er janvier 2014. La taxe devrait être d'environ 6 centimes. La consommation de sacs de caisse y a pourtant déjà été ramenée de 15 milliards d'unités en 2003 à environ 800 millions en 2010.

La suppression de la gratuité des sacs par les grandes enseignes de distribution y est pour beaucoup. Les distributeurs ont bien compris leur intérêt : ils vendent désormais des sacs réutilisables. Et la disparition progressive du sac de caisse, souvent réutilisé par les particuliers pour jeter leurs ordures, a eu pour effet de faire augmenter les ventes de sacs poubelle... beaucoup plus gourmands en matière plastique que les sacs de caisse.

01/01/2013

Pour bien commencer l'année, remettons-nous en question

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/27/nucleaire-les-doutes-du-patron-de-la-surete-belge_1810573_3244.html

Nucléaire : les doutes du patron de la sûreté belge

LE MONDE | 27.12.2012 à 11h19 • Mis à jour le 28.12.2012 à 20h05 Par Jean-Pierre Stroobants - Bruxelles, correspondant

Directeur de l'Agence fédérale de contrôle du secteur nucléaire (AFCN) jusqu'à la fin de l'année, le Belge Willy De Roovere a créé la sensation dans son pays en mettant en cause la sécurité de cette industrie. "Nous devons nous demander si le risque nucléaire est encore acceptable", a expliqué, lundi 24 décembre, sur une radio publique néerlandophone ce responsable qui dirigea par ailleurs la centrale de Doel, l'un de deux sites atomiques belges.

"En toute honnêteté, si je considère ce risque, je choisirai d'autres formes d'énergie", ajoutait M. De Roovere dans cet entretien, évoquant cependant les risques économiques liés à une telle décision.

 
 

Toute industrie comporte une part de risques, ajoutait-il, mais il est "très difficile dans la période actuelle" de faire accepter par la population celui qui est lié à la filière nucléaire. Surtout sur un territoire aussi densément peuplé que la Belgique, où une évacuation pourrait concerner des centaines de milliers de personnes.

"Ma réflexion est la conséquence de la catastrophe de Fukushima, a expliqué M. De Roovere dans une autre interview publiée jeudi par le quotidien belge Le Soir. En matière nucléaire, le risque est très faible, mais les conséquences d'un accident peuvent être extrêmement graves."

"IL FAUT SUIVRE LES CENTRALES EXISTANTES DE TRÈS PRÈS"

Le directeur de l'AFCN – encore pour quelques jours – juge dès lors qu'il convient, en Belgique comme en Europe, d'éviter de construire de nouvelles centrales. Quant aux unités existantes, "il faut les suivre de très près", déclare-t-il.

A propos des réacteurs de nouvelle génération, M. De Roovere insiste : "Chaque pays devrait débattre tout en tenant compte de la question principale : "Quel est le niveau de risque résiduel acceptable pour la population ?" Je suppose que la discussion a eu lieu en France lorsqu'on a décidé de construire un réacteur EPR", relève le patron de l'AFCN.

M. De Roovere tient quand même un propos rassurant sur la surveillance des installations belges. S'il pense que les contrôles ne permettront jamais d'exclure une défaillance, "on peut s'assurer qu'une défaillance ne mène pas à une catastrophe", indique-t-il. Et, jusqu'à présent, aucun défaut constaté dans le parc du pays n'a fait courir un risque à la population, assure-t-il.

Les affirmations du numéro un de l'agence ont jeté un froid, alors que deux réacteurs belges, Tihange 2 et Doel 3, sont à l'arrêt depuis août. Leurs cuves présentent des défauts, de nombreuses microfissures sur lesquelles se sont penchés divers experts. Exploités par Electrabel, filiale de GDF Suez, ces réacteurs sont les plus modernes des sept unités du parc belge et fournissent quelque 30 % de la consommation électrique du pays.

L'AFCN devra décider, probablement dans une vingtaine de jours, si elle autorise ou non leur redémarrage. C'est le successeur de M. De Roovere, Jan Bens, un autre ancien directeur de Doel reconverti dans la sécurité nucléaire, qui devra piloter cette réflexion. Cet été, l'AFCN s'était déclarée "sceptique" quant à une possible relance de Doel 3.

EN EUROPE, LES ENQUÊTES DE SÉCURITÉ N'ONT PAS TOUJOURS CONVAINCU

Electrabel a fait état, début décembre, de conclusions assurant que Tihange 2 et Doel 3 pourraient redémarrer immédiatement. Les équipes de l'électricien, assistées d'experts étrangers, affirment que les normes et les critères internationaux ont été respectés lors de la construction des centrales. Le métal des cuves serait sain et les bulles résulteraient de défauts minimes, dus à l'hydrogène.

Ces bulles se seraient formées dès le forgeage des cuves par une société néerlandaise, Rotterdamsche Droogdok Maatschappij (RDM). L'ancien patron de cette société avait exclu cette hypothèse au moment de l'arrêt des réacteurs.

La décision finale de l'AFCN, prélude à celle que devra prendre le gouvernement belge, sera en tout cas suivie avec intérêt à l'étranger. Parce que RDM a vendu une vingtaine de cuves semblables dans le monde. Et parce que, dans la foulée de Fukushima, une vive inquiétude s'est fait jour quant à la sécurité des installations dans l'ensemble de l'Europe. Les enquêtes lancées, à cet égard, par la Commission européenne se sont voulues rassurantes mais n'ont pas convaincu toutes les parties.

Le Forum nucléaire, un lobby belge, juge, en revanche, que les tests de résistance "ont prouvé que les centrales en Europe, et particulièrement en Belgique, sont sûres". Il estime dès lors "incompréhensible" la prise de position de M. De Roovere.

Après divers revirements, les autorités belges ont adopté il y a quelques mois un calendrier de sortie du nucléaire. Il prévoit un arrêt définitif de cinq réacteurs en 2025, Doel 1 et 2 devant fermer dès 2015. Une décision prise, toutefois, sans que des tests de fiabilité soient menés, ce qui laisse la porte ouverte à d'autres changements.

A moins qu'une rupture d'approvisionnement – hypothèse évoquée pour 2014 par un rapport officiel publié en mai – ne vienne bouleverser la donne.

Jean-Pierre Stroobants - Bruxelles, correspondant

31/12/2012

Nano particule, alimentation, santé

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/31/nanoparticules-l-ingredient-qui-s-est-discretement-invite-a-notre-table_1810783_3244.html

Nanoparticules : l'ingrédient qui s'est discrètement invité à notre table

Le Monde.fr | 31.12.2012 à 10h33 • Mis à jour le 31.12.2012 à 10h36Par Angela Bolis

Le plus grand brouillard règne, aujourd'hui, sur le paysage des nanoparticules dans le champ alimentaire. Même si la situation est amenée à s'éclaircir avec l'adoption par la France, dès le 1er janvier 2013, d'une obligation de déclaration des produits qui en contiennent. Alors que la régulation et la transparence concernant les nanomatériaux sont encore balbutiantes, peut-on d'ores et déjà en retrouverdans notre assiette ?

Lire : "La France oblige les industriels à déclarer les nanoparticules dans leurs produits"

Il y a de multiples moyens, pour une nanoparticule, de pénétrer dans notrealimentation. Et en premier lieu, de manière fortuite. Elles sont en effet utilisées dans des domaines extrêmement variés – pneus, crèmes solaires, panneaux photovoltaïques, etc. – et peuvent donc être relâchées dans la nature. Elles sont aussi utilisées dans l'agriculture, par exemple dans certains pesticides. Or, des chercheurs ont montré que des plants de soja pouvaient par exemple absorber, jusque dans leurs haricots, des nanoparticules d'oxyde de zinc présentes dans des produits cosmétiques, selon the Environmental magazine.

DÉJÀ DANS LES EMBALLAGES ET LES ADDITIFS ALIMENTAIRES

Mais elles sont aussi, et de plus en plus, présentes dans le secteur alimentaire pour les innombrables propriétés qu'elles font miroiter – pour les emballages en particulier. Enfin, elles sont directement incorporées dans les aliments via les additifs alimentaires. La silice par exemple. Selon le ministère de l'agriculture"des produits à l'échelle nanométrique sont utilisés depuis de nombreuses années enEurope et en France dans les aliments courants : la silice, autorisée au niveau européen depuis des années, est produite sous forme nano comme additif anti-agglomérant".

Or, cet ingrédient – noté E 551 sur les emballages, par exemple dans des sauces tomates et vinaigrées – n'est pas identifié comme "nano", notait l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, devenue Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) dans un rapport de 2008 (PDF). Car l'organisme européen en charge des additifs alimentaires considère qu'il n'est pas conçu comme un nanomatériau visant à obtenir des propriétés bien spécifiques, différentes de celles de son cousin aux particules plus grandes. D'après lui, d'ailleurs, "il n'y a pas d'additifs alimentaires produits par les nanotechnologies". Néanmoins, note l'Anses, "il fautsouligner que les agrégats et agglomérats de SAS [silices amorphes synthétiques] doivent être considérés comme des entités nano-structurées".

En Europe, les nanomatériaux conçus intentionnellement pour l'industriealimentaire sont encore assez marginaux, et plutôt au stade de recherche & développement. Aux Etats-Unis par contre, une étude publiée par Environmental Science & Technology montre qu'ils ont déjà fait leur entrée dans les garde-manger : un Américain consommerait chaque jour des nanoparticules de dioxyde de titane, utilisées comme colorant blanc (E171) dans de nombreux dentifrices et aliments – en particulier les friandises, comme les chewing-gums Trident, les M&M's ou les Mentos. Du coup, les enfants y sont encore plus exposés. 

DANS QUELS ALIMENTS TROUVE-T-ON DES NANOPARTICULES ?

Les industriels n'étant pas sommés, jusqu'ici, de déclarer les produits contenant des nanoparticules, l'information à ce sujet se fait rare et partielle. S'il existeplusieurs inventaires de ces produits dans le commerce, ils se fondent uniquement sur ce qu'affichent les entreprises – or, l'usage des nanotechnologies est de moins en moins brandi comme argument commercial – sans vérification possible.

Néanmoins, l'inventaire le plus complet est celui du "Project on emerging nanotechnologies" (voir 1), réalisé par le think tank Woodrow Wilson Institute. En 2011, il recensait 1 371 produits dans le monde, dont 367 en Europe. Près d'un sur dix concernait le secteur alimentaire : revêtement intérieur des bouteilles de bière Corona, eau pour femmes enceintes et bébés (de La Posta del Aguila), nombreux compléments alimentaires, vitamines et produits amaigrissants... En France – où l'inventaire se borne à des produits cosmétiques, comme le parfum Coco Mademoiselle de Chanel –, il existe une autre base de données de l'Anses, Nano3... qui n'est pas ouverte au public.

Selon un rapport des Amis de la Terre (PDF) – qui cite aussi de nombreux produits, de la vitamine E soluble de BASF au revêtement intérieur des réfrigérateurs LG Electronics – "beaucoup des plus grandes entreprises de l'industrie alimentaire, dont Nestlé, Unilever et Kraft, font des recherches en nanotechnologies pour la transformation et l'emballage des aliments". D'après l'association, BASF, Cadbury Schweppes, Danone, Mars Inc. ou encore Pepsico font aussi partie des principales firmes qui investissent dans la recherche sur ces nanomatériaux.

DES APPLICATIONS VARIÉES

Les nanoparticules sont à peu près bonnes à tout faire, pour des applications plus ou moins utiles. Dans les emballages alimentaires, elles peuvent servir à barrer la route aux UV, à imperméabiliser un contenant, mais aussi de filtre anti-microbien, d'agent anti-odeurs, de capteur d'humidité... Le nano-aluminium, par exemple, rend le papier aluminium plus réfléchissant et moins collant. De manière générale, noteun rapport de la Food and Agriculture Organization (FAO) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), elles améliorent "la sûreté, la traçabilité et la durée de conservation des produits alimentaires"

Au sein des aliments, leurs propriétés sont tout aussi variées. Elles peuventrenforcer les arômes ou les effets nutritionnels d'un aliment, et, selon les Amis de la Terre, réduire les graisses et les calories qu'il contient, augmenter le nombre de fibres, de protéines, ou encore de vitamines, changer sa couleur... "La réduction à l'échelle nanométrique des substances bioactives améliorerait aussi l'acceptation, l'absorption et la biodisponibilité dans l'organisme", notent la FAO et l'OMS.

UNE INFORMATION RARE

Malgré toutes ces promesses et cette "entrée silencieuse dans l'alimentation" des nanoparticules, les identifier et les recenser relève toujours du casse-tête. Dans un rapport de 2009, l'ex-Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments, fusionnée avec l'Afsset pour devenir l'Anses) constatait par exemple qu'il n'était "pas possible d'identifier les produits commercialisés relevant des nanotechnologies à partir de notifications ou d'autorisations existantes en l'état actuel de la réglementation dans le champ alimentaire". Et que, "considérant ces incertitudes, l'agence, de même que d'autres instances internationales, a conclu à l'impossibilité d'évaluer l'exposition du consommateur et les risques sanitaires liés à l'ingestion de nanoparticules".

Face à ces lacunes, les initiatives se multiplient pour renforcer l'expertise dans ce domaine : mise en place d'un groupe de travail permanent à l'Anses en novembre,création d'une plateforme de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) en décembre... Avec parfois un succès mitigé pour gagner la confiance du public : en mai dernier, l'Allemagne annonçait le lancement d'une étude d'une ampleur sans précédent sur les dangers des nanoparticules sur la santé humaine, afin d'établir, si besoin est, des seuils maximaux d'exposition. Elle l'a confiée à la firme BASF, géant de la chimie, en pointe dans le secteur des nanotechnologies.

Alors que la Commission européenne prône une approche au cas par cas pour évaluer les risques des nanomatériaux, le Centre d'analyse stratégique françaisrelève, dans une note de novembre 2011, que "selon certaines études, près de cinquante ans seraient nécessaires uniquement pour tester la toxicité de tous les nanomatériaux actuels ; les tests sur seulement deux mille substances par an pourraient coûter 10 milliards de dollars, et nécessiteraient le sacrifice d'un nombre considérable d'animaux de laboratoire chaque année".

SOUPÇONS SUR LES RISQUES POUR LA SANTÉ HUMAINE

La première question qui se pose est celle de l'infiltration, au fin fond de notre corps, des nanoparticules que l'on mange. Plusieurs études montrent qu'elles peuvent franchir les barrières de protection physiques, interférer sur le système immunitaire, pénétrer dans les vaisseaux sanguins, le système lymphatique et divers organes. Selon l'Afssa"le foie et la rate seraient des organes cible, mais certaines nanoparticules sont retrouvées dans les reins, les poumons, la mœlle osseuse et le cerveau". En outre, la taille des nanoparticules est déterminante dans leurs pérégrinations à travers notre organisme, comme le montre une étude menée sur des souris et citée par l'OMS et la FAO : "Les plus petites particules [d'or] ont été retrouvées dans les reins, le foie, la rate, les poumons et le cerveau, alors que les plus grandes sont presque entièrement restées dans l'appareil digestif."

La seconde question est celle de l'effet de ces nanoparticules sur notre santé. Question complexe, et jusqu'ici, pas entièrement résolue. En effet, selon Eric Gaffet, directeur de recherche au CNRS, "il est difficile de généraliser sur la toxicité des nanoparticules, car elle dépend de divers paramètres : leur taille, leur morphologie, leur composition chimique... Il suffit qu'un paramètre change pour que leur toxicité change."

Du côté des nanoparticules de silice par exemple, l'Afsset cite des études montrant que, si elles ne semblent ni cancérogènes ni génotoxiques, elles produisent un effet sur nos cellules : "L'interférence avec [certains constituants cellulaires] peut mener à un dysfonctionnement de la division cellulaire et perturberle trafic cellulaire." Une autre étude publiée en 2012 dans Toxicological Sciences a testé l'effet du nano-argent in vitro et in vivo, injecté dans le sang de rats. Conclusion : les nanoparticules ont été retrouvées jusque dans le noyau des hépatocytes, des cellules du foie, et sont hautement cytotoxiques (altérant des cellules) dans cet organe vital. "Cette étude présente des preuves de la toxicité et du caractère inflammatoire potentiel des nanoparticules d'argent dans le foie, après ingestion."

Angela Bolis

Petit tour d'horizon des nanoparticules

 

Les nanoparticules existent dans la nature – dans les éruptions volcaniques par exemple, ou encore sous les pattes du gecko, qui s'accroche à toute surface. Elles peuvent aussi naître de l'activité humaine – comme les particules fines, issues par exemple de la combustion dans les moteurs diesel. Enfin, il y a les nanoparticules manufacturées, intentionnellement créées par l'homme, et dont il est question ci-dessus.

 

Elles se définissent par leur taille : nano, comme nanomètre, soit un milliardième de mètre. Pour avoir un ordre de grandeur, l'ADN fait 2,5 nanomètres de largeur, un cheveu humain environ 80 000 nanomètres d'épaisseur. Il y a autant de différences entre une nanoparticule et une orange qu'entre une orange et la Terre.

 

Ce changement d'échelle n'est pas anodin : le même matériau, à échelle nanométrique et macroscopique, présente des propriétés et des comportements différents. Exemple : le carbone est friable dans une mine de crayon, mais plus résistant que l'acier quand il est sous forme de nanotubes. L'or, sous forme "nano", devient rouge. Surtout, les nanomatériaux sont divisés en beaucoup plus de particules, et présentent une "surface spécifique" – soit une superficie réelle – bien plus importante, ce qui génère une plus grande réactivité à l'environnement.

Une "nouvelle révolution industrielle" ?

Les nanotechnologies sont en plein boom : selon la Commission européenne, les produits qui en découlent devraient connaître une croissance de leur valeur de 200 milliards d'euros en 2009 à deux billions d'euros en 2015. En 2010-2015, elles concerneraient l'emploi de 2 millions de personnes, selon une estimation de la National Science Foundation. Pour les seules applications alimentaires, la valeur du marché atteindrait 4,4 milliards d'euros en 2012, selon la FAO et l'OMS.

 

Pour l'Ineris"de telles perspectives éveillent l'émulation et justifient le soutien des pouvoirs publics". L'UE, par exemple, a investi 3,5 milliards d'euros entre 2007 et 2013 pour les nanotechnologies. Une note stratégique du gouvernement fin 2011, qui parle de "nouvelle révolution industrielle", notait que dans le monde, les gouvernements investissent 10 milliards d'euros par an dans cette recherche. Les Etats-Unis sont en tête, suivis par le Japon et l'Allemagne, mais aussi "de nouveaux entrants particulièrement dynamiques tels que la Chine, la Corée du Sud ou la Russie".
 
lire aussi :
Débat autour des nanotechnologies

14/12/2012

Tabac, alcool, sevrage

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

L’échec des politiques de lutte contre le tabagisme

La Cour des comptes a remis, hier, un rapport d’évaluation des politiques de lutte contre le tabagisme, indique Le Monde. Elle y souligne un résultat « décevant » et « inquiétant » en raison d’une discontinuité des décisions, un manque de contrôle, le poids des lobbies… Elle constate une hausse de la prévalence du tabac, notamment chez les femmes et les jeunes. Selon la Cour, les politiques de lutte se sont « essoufflées » et leur échec est flagrant. Les mesures, prises comme l’interdiction de fumer dans les lieux publics ou la vente aux mineurs, ne font l’objet de quasiment aucun contrôle. Par ailleurs, les magistrats appellent à une remobilisation de « la fiscalité au service de la santé publique », avec un « relèvement soutenu » des prix du tabac à un niveau suffisant pour engendrer une baisse « effective et durable » de la consommation. Outre « le poids persistant des lobbies économiques et de leurs discours », la Cour regrette qu’aucun plan spécifique n’ait été lancé depuis 1976 et la loi Veil, explique le journal. Les magistrats recommandent, par ailleurs, une prise en charge du sevrage, particulièrement pour des groupes ciblés. Ils déplorent que « le coût pour la société des décès [liés au tabac] n’ait jamais été finement évalué », explique le quotidien. La Cour souhaite que « le ministère de la Santé reprenne le rôle de coordination de la lutte contre le tabagisme ».

Le Monde, 14/12

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/12/13/la-cour-des-comptes-fustige-l-echec-des-politiques-de-lutte-contre-le-tabagisme_1805512_1651302.html

La perte de mémoire avec l’alcool complique le sevrage

Lors d’une rencontre-débat organisée par l’Inserm avec les associations d’entraide aux personnes en difficulté avec l’alcool, des spécialistes ont souligné hier à Paris que « les alcooliques souffrent souvent de troubles de la mémoire qui compliquent singulièrement leur prise en charge », indique l’AFP. « Les atteintes sont très variables », estime Hélène Beaunieux, chercheuse en neuropsychologie. Cette dernière, qui travaille depuis plusieurs années à l’Université de Caen sur l’impact de l’alcoolisme sur la mémoire, estime que la prise en charge hospitalière n’est pas adaptée pour les troubles cognitifs, rapporte l’agence de presse. L’alcool peut avoir des effets sur la mémoire à court terme, ainsi que la mémoire épisodique. Ainsi, lorsque cette dernière est déficitaire par exemple, les patients arrivent à l’hôpital alors qu’ils « n’ont pas encore pris conscience de leur problème », souligne la chercheuse. Elle constate, avec ses travaux, que la capacité d’apprentissage des personnes alcooliques est également « plus coûteuse et moins efficace » que celle de personnes non alcooliques, qu’il s’agisse d’acquérir des nouvelles connaissances ou des nouvelles procédures. Cette perte de mémoire est cependant généralement réversible chez les patients abstinents, sauf pour ceux atteints du syndrome de Korsakoff, la forme la plus sévère de l’alcoolo-dépendance.

AFP, 13/12
Alcool et recherche : du laboratoire au malade

http://presse-inserm.fr/alcool-et-recherche-du-laboratoire-au-malade/5782/

journal-alcool-30nov2.pdf

13/12/2012

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et les perturbateurs endocriniens : lobbying

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/12/perturbateurs-endocriniens-bruxelles-se-dechire_1804965_3244.html

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Perturbateurs endocriniens : Bruxelles se déchire

LE MONDE | 12.12.2012 à 14h49 • Mis à jour le 12.12.2012 à 16h51 Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

Rarement groupe d'experts aura été scruté avec autant d'attention. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a discrètement publié sur son site Internet, lundi 3 décembre, la composition d'un panel de scientifiques dont la tâche délicate sera de rendre, en mars 2013, un rapport sur les perturbateurs endocriniens. Ces substances chimiques (bisphénol A, phtalates, pesticides, etc.) sont soupçonnées d'être la cause majeure dans la recrudescence de certains troubles (infertilité, cancers hormonodépendants, obésité, etc.) et sont au centre d'une attention grandissante.

Si l'affaire est sensible, c'est qu'elle a tous les traits d'une bataille bruxelloise, engagée entre la direction générale chargée de l'environnement (DG Environnement) d'une part, et son homologue chargée de la santé du consommateur (DG Sanco) de l'autre. C'est en effet cette dernière qui a saisi l'EFSA, en octobre, d'un rapport sur le sujet. La DG Environnement avait, fin 2011, confié une tâche semblable à un groupe de scientifiques conduits par Andreas Kortenkamp, professeur à l'université Brunel de Londres, tâche dont ils s'étaient acquittés avec la publication, en janvier, du Rapport Kortenkamp.

La saisine de l'EFSA par la DG Sanco avait soulevé l'inquiétude des organisations non gouvernementales (ONG). Une vingtaine d'entre elles ont adressé début octobre un courrier de protestations à la Commission européenne.

"Il y a de très grands risques que les experts qui se pencheront sur la question des perturbateurs endocriniens soient de mèche avec l'industrie qui n'a pas intérêt à ce que soit retenue une définition large des perturbateurs endocriniens", n'avait pas hésité à déclarer, de son côté, la députée européenne Michèle Rivasi (EELV).

"11 EXPERTS SUR LES 18 N'ONT AUCUNE EXPÉRIENCE DANS LE DOMAINE"

De fait, la principale mission des dix-huit experts nommés par l'agence européenne basée à Parme (Italie) sera de fournir les critères qui permettront de ranger – ou non – les molécules chimiques de synthèse en circulation dans la catégorie des perturbateurs du système hormonal – ce qui les soumettra de facto à une réglementation spécifique.

Qui sont les dix-huit scientifiques choisis par l'EFSA ? Les responsables de l'agence assurent avoir choisi des experts reconnus, dont les compétences recouvrent l'ensemble des domaines qui doivent être abordés dans le rapport demandé par la DG Sanco.

Les ONG, de même que de nombreux chercheurs engagés dans le débat, ne partagent pas ce point de vue. Le Pesticide Action Network (PAN) a passé au crible les publications des membres du groupe de travail de l'EFSA et en tire de cinglantes conclusions. "Seuls trois des experts sur les dix-huit choisis ont une expérience scientifique sur la question du système endocrinien, dit Hans Muilerman, porte-parole de PAN-Europe. Onze n'ont aucune expérience d'aucune sorte dans ce domaine."

Sur les dix-huit scientifiques choisis, quinze sont décrits par l'ONG comme "non-actifs" – c'est-à-dire ayant publié moins d'un article de recherche par an au cours des cinq dernières années. En outre, huit des scientifiques sélectionnés ont déclaré des liens d'intérêt récents ou en cours avec des industriels – en particulier à travers l'International Life Science Institute, une organisation de lobbying scientifique fondée par les principaux acteurs de la chimie, de la pharmacie, de l'agroalimentaire et de l'agrochimie.

De son côté, Lisette van Vliet, conseillère scientifique de Health and Environment Alliance, remarque que "trois des experts choisis par l'EFSA appartiennent aux agences nationales allemande ou britannique ". Or ces dernières ont déjà adopté, en 2011, une position commune sur la définition des perturbateurs endocriniens, jugée laxiste et trop peu protectrice par de nombreux spécialistes.

IMPLICATIONS COMMERCIALES DES OPINIONS SCIENTIFIQUES...

"L'approche privilégiée par les agences britannique et allemande repose sur l'évaluation du potentiel des différents perturbateurs endocriniens. C'est à mon avis une approche arbitraire, non justifiée scientifiquement et insuffisamment protectrice, estime ainsi le professeur Andreas Kortenkamp, principal auteur du rapport commandé par la DG Environnement. De notre côté, nous avons adopté une approche plus flexible et plus protectrice, qui prend en compte l'irréversibilité des effets de certaines substances. En mai 2012, l'agence française s'est rapprochée des points de vue allemand et britannique, ce que je regrette énormément."

Marc Mortureux, directeur général de l'Anses, estime pour sa part que la position prise par son agence est "médiane".

Dans ce dossier très technique aux implications économiques et sanitaires considérables, les soupçons d'ingérence industrielle sont fréquents. "L'agence britannique a partiellement justifié sa position par les effets financiers importants qu'aurait une classification plus large des perturbateurs endocriniens, mais elle ne devrait pas se préoccuper des implications commerciales de ses opinions scientifiques, estime M. Kortenkamp. Ce faisant, elle ne remplit pas sa mission qui est de protéger notre santé, pas de préserver les intérêts des industriels."

Le groupe de travail de l'EFSA va-t-il pencher du côté des agences britannique et allemande ? Catherine Geslain-Lanéelle, directrice de l'agence européenne, veut relativiser la portée du rapport qui sera rendu en mars 2013. "Nous devrons répondre à trois questions : sur la définition des perturbateurs endocriniens, sur celle d'un effet négatif, sur la capacité des tests toxicologiques actuels à les évaluer, indique-t-elle. Nous n'allons pas tout reprendre à zéro."

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sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/12/la-doctrine-de-l-autorite-europeenne-de-securite-sanitaire-est-de-plus-en-plus-isolee_1804967_3244.html

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La doctrine de l'autorité européenne de sécurité sanitaire est de plus en plus isolée

LE MONDE | 12.12.2012 à 16h23 • Mis à jour le 12.12.2012 à 16h50             

La science, dit-on, est un sport de contact. Alexandre Feigenbaum en a fait l'amère expérience. Directeur de l'unité "Ingrédients et emballages alimentaires" de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA), ce chimiste français, ancien chercheur à l'Institut national de recherche agronomique (INRA), représentait l'agence européenne à un colloque international tenu en septembre à Berlin, qui a réuni quelque 200 scientifiques sur le thème des perturbateurs endocriniens.

M. Feigenbaum était venu présenter la position de l'EFSA sur la question des effets produits à très faibles doses par ces substances chimiques qui interfèrent avec le système hormonal. Après sa présentation, "il a été durement interpellé et n'a pas pu répondre aux questions qui lui étaient posées", raconte le biologiste américain Frederick vom Saal (professeur à l'université du Missouri), invité à donner une conférence au cours du même colloque. La position officielle de l'EFSA est que ces effets à faible dose des perturbateurs endocriniens ne sont pas avérés.

"Il lui a été vivement demandé pourquoi l'EFSA ne parvient pas aux mêmes conclusions que l'Anses , le National Toxicology Program américain, etc., en regardant les mêmes données, raconte une participante. Quelqu'un a publiquement suggéré que c'était parce que l'EFSA n'arrivait pas à gérer ses conflits d'intérêts... L'ambiance était assez intense."

L'EFSA IGNORE DES DÉCENNIES DE RECHERCHES EN ENDOCRINOLOGIE

Selon nos informations, les organisateurs du colloque ont bouleversé le programme des interventions à la demande du scientifique français, pour lui offrir la possibilité d'une allocution en forme de réponse, attestant de la probité et de la compétence des experts de l'EFSA. A travers le service de presse de l'agence européenne, M. Feigenbaum assure pour sa part avoir eu des "retours très positifs" après sa présentation... Outre ses fonctions de chercheur à l'INRA et d'expert ès "matériaux au contact des aliments" auprès de l'ancienne Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), il confirme avoir été conseiller scientifique de Tupperware pendant douze ans. Il a aussi conseillé la firme Cofresco, une autre société d'emballage, pendant trois ans... Il assure avoir interrompu ces collaborations en 2007, à son entrée à l'EFSA, mais sa déclaration d'intérêts n'est pas rendue publique sur le site de l'agence européenne.

Sur le dossier des perturbateurs endocriniens, celle-ci est de plus en plus isolée. Un autre participant au colloque de Berlin confirme que la position du représentant de l'EFSA était "très marginale". Un système de vote électronique avait été mis en place par les organisateurs de la manifestation, afin de mesurer le niveau d'adhésion des scientifiques participants à l'idée que certaines substances chimiques puissent agir sous les niveaux conventionnels d'activité. Les résultats n'en sont pas encore publiés.

La mise en doute de ces effets aux faibles doses ulcère littéralement les endocrinologues. "L'EFSA ignore volontairement des milliers d'études et des décennies de recherche en endocrinologie, tempête M. vom Saal, une figure de l'endocrinologie américaine. J'ai évoqué la position de l'EFSA au cours d'une réunion de l'Endocrine Society : c'était comme annoncer à un congrès d'astrophysique qu'il reste des gens pour croire que la Terre est plate et qu'elle est au centre de l'Univers..."

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sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/12/le-troublant-parcours-d-un-toxicologue-suisse_1804968_3244.html

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Le troublant parcours d'un toxicologue suisse

LE MONDE | 12.12.2012 à 16h50 Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

Selon des documents obtenus par la journaliste indépendante et documentariste Stéphane Horel, publiés mardi 11 décembre sur son site Web (www.stephanehorel.fr), l'un des membres du groupe de travail réuni par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur les perturbateurs endocriniens a été, par le passé, en lien étroit avec l'industrie du tabac.

Le toxicologue Josef Schlatter, aujourd'hui retraité de l'Office fédéral suisse de la santé publique, membre du comité scientifique de l'EFSA, a bénéficié de subsides des cigarettiers entre 1972 et 1985, utilisés pour financer ses recherches, pour des sommes de l'ordre de 300 000 dollars (230 660 euros au cours actuel).

LOBBYING SCIENTIFIQUE FONDÉ PAR DES ENTREPRISES

L'un des documents mis au jour par Stéphane Horel relate une réunion de l'Association suisse des fabricants de cigarettes, en 1983, au cours de laquelle est évoquée la demande faite à M. Schlatter d'"écrire une review sur le tabagisme dans les lieux publics qui devra être publiée dans une revue scientifique de haute tenue".

Un autre mémo, daté de 1984, précise que l'étude sur le tabagisme passif menée par M. Schlatter aura pour but d'être "utilisée comme source d'arguments pour des articles de presse vulgarisés". 

La présence de M. Schlatter à des réunions des industriels du tabac est attestée jusqu'en novembre 1985. Moins de cinq ans plus tard, le toxicologue suisse occupe un poste à l'Office fédéral suisse de la santé publique, où il est chargé d'un dossier crucial pour les cigarettiers : l'autorisation de nouveaux additifs dans le tabac...

Aujourd'hui, Josef Schlatter – qui n'a pas donné suite aux sollicitations du Monde – est seulement tenu de déclarer ses collaborations avec l'industrie dans les cinq années écoulées. Celles-ci sont au demeurant nombreuses et concernent principalement l'International Life Science Institute, une organisation de lobbying scientifique fondée par un grand nombre d'entreprises.