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12/12/2012

« utiliser l’alcool comme une drogue, c’est-à-dire à s’en servir exclusivement pour son effet psychotrope ».

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le Nouvel Observateur indique que l’Institut de Recherches scientifiques sur les Boissons a organisé, le 5 décembre, un colloque intitulé : « Ce qui a changé dans la consommation d’alcool des jeunes ».

Marie Choquet, épidémiologiste et directeur de recherche honoraire à l’Inserm, a souligné que les adolescents d’aujourd’hui sont de plus en plus nombreux à « utiliser l’alcool comme une drogue, c’est-à-dire à s’en servir exclusivement pour son effet psychotrope ».

Selon les recherches qui ont été menées à ce sujet, cette utilisation « toxicomaniaque » de l’alcool a « des effets négatifs au niveau cérébral, notamment sur la mémoire et les fonctions d’apprentissage ».

Le Nouvel Observateur, 13/12

10/12/2012

La CRIIRAD et Tchernobyl : vers la Cours Européenne de Justice ?

communiqué:


Cher(e)s adhérent(e)s

En novembre dernierla Criirad a été avisée que son recours en cour de cassation avait été rejeté.

 

 Quelques rappels historiques :
-en mars 2001 après plusieurs démarches infructueuses (en Corse, à Lyon,...), la Criirad décide de porter plainte auprès du TGI de Paris avec 53 malades de la Thyroïde et l'AFMT (Association Française des Malades de la Thyroïde) -la plainte  est bien enregistrée et le dossier confié à la juge d'instruction Mme Bertella Geffroy du pôle sanitaire, qui lance des perquisitions avec l'aide de la police judiciaire.

- cela aboutit à apporter des preuves complémentaires à celles figurant dans le mémoire de la Criirad sur le fait que des produits alimentaires ont bien été commercialisés en 1986 alors qu'ils dépassaient nettement les normes européennes, normes que nos responsables affirmaient respecter par ailleurs -cela a permit d'aboutir à la mise en examen du Pr Pellerin en mai 2006, pour "tromperie sur la marchandise".

- celui ci est donc convoqué chez Mme la JugeLors des premières auditions, il défend les positions adoptées à l'époque par les autorités , les estimant justifiées, mais qu'il n'avait pas lui même de responsabilité directe dans la commercialisation -son avocat (Maitre Holleaux, commis par l'état), au bout de quelques séances, lui interdit de parler ...et rapidement Mr Pellerin ne se rend plus aux convocations de Mme la Juge ...pour raison de santé -reste à la justice de prouver que ces consommations de produits alimentaires contaminés ont provoqué des dégâts sanitaires, en particulier des cancers de la thyroïde. Pour cela Mme la Juge va avoir beaucoup de difficultés et en particulier du coté des instances sanitaires, elle va tout de même mandater deux experts et orienter leur travail sur la Corse, région où il y a des documents et des médecins qui pourront aider à faire ce travail -malheureusement le travail n'a pas été de qualité (au point que les élus Corses ulcérés, ont décidé en 2012, de financer un expert étranger pour faire ce travail, réponse en 2013)

 

 -la partie adverse a donc engagé une action en 2011 pour classer l'affaire, cela a abouti au dessaisissement de la Juge du dossier dès la fin 2010 et un recours en mars 2011 auprès du tribunal de Paris...en plein Fukushima -les plaignants (Criirad et AFMT ainsi que des malades dont le nombre est passé à plus de 500 au fil du temps)   sont convoqués mais sont maintenus à bonne distance par la police, seuls nos avocats ont pu y assister -le jugement est rendu en septembre : "non lieu " pour le Pr Pellerin, il n'était responsable de rien.

- la Criirad et l'AFMT, font donc en octobre 2011 un recours en cassation

- ce jugement vient d'être rendu, il est rejeté-les plaignants ont donc épuisé tous les recours possible au niveau français, ce qui permet d'envisager des démarches auprès des instances européennes.

En effet la Criirad considère qu'il serait scandaleux et grave que les choses en restent là, ce serait accepter l'idée que les choses se sont bien passées en 1986, qu'il n'y a ni responsable, ni coupable, et donc que si une catastrophe se reproduisait on nous jouerait le même scénario.

Tchernobyl a été le déclencheur de la création de la Criirad, elle ne tournera pas la page sans l'avoir écrite complètement.  La page peut être écrite par la Justice mais aussi par la CRIIRAD pour que chacun sache ce qui s'est passé et puisse juger les différents responsables.

 

A votre disposition pour d’autres renseignements si vous le souhaitez.

 

Bien cordialement

 

Roland DESBORDES
Président



CRIIRAD
471 Avenue Victor Hugo
26000  VALENCE
Tel : 04 75 41 82 50

 

adresse messagerie : asso@criirad.org
visiter notre site : www.criirad.org

 

06/12/2012

Addiction au tabac : nouvelles

les surlignages sont de moi 

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/12/06/bruxelles-passe-a-l-attaque-contre-le-tabac-a-sucer-suedois_1801089_3214.html

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Bruxelles passe à l'attaque contre le tabac à sucer suédois

LE MONDE | 06.12.2012 à 14h30 Par Olivier Truc - Stockholm, correspondance

Les rapports déjà compliqués entre la Suède et Bruxelles ne vont pas s'améliorer. La presse suédoise a fait état, mercredi 5 décembre, d'un projet de directive antitabac qui se traduirait par un durcissement de la position de la Commission européenne vis-à-vis du snus, une pâte de tabac à sucer consommée par de nombreux Suédois.

"Les hommes suédois sont ceux qui fument le moins dans l'UE et qui courent le moins de risques d'être frappés de maladies liées au tabagisme, plaide Johan Wredberg, porte-parole de Swedish Match, fabricant du produit, qu'il exporte en Norvège et aux Etats-Unis. 15 % des Suédois ont arrêté de fumer grâce au snus. Au lieu de l'interdire, l'Union européenne ferait mieux d'offrir aux fumeurs une alternative aux cigarettes."

En adhérant à l'UE en 1995, Stockholm avait obtenu une dérogation pour continuer à commercialiser sa pâte de tabac, assortie d'une interdiction de l'exporter dans le reste de l'UE. Principal fabriquant de snus, Swedish Match mène une campagne soutenue par le gouvernement suédois afin d'être autorisé à vendre son produit en Europe.

La Commission voudrait que les produits à base de tabac, snus ou chewing-gum, contiennent au moins 85 % de tabac. Le snus suédois en contient 50 % : les fabricants devraient ainsi augmenter la teneur en tabac. Dans le même esprit, Bruxelles voudrait également interdire les goûts de plantes ou de fruits, qui rendraient le snus plus attirant pour les jeunes consommateurs.

"Cela montre bien qu'ils ne sont pas contre les éventuels effets nocifs du snus, mais contre le produit en tant que tel", a déclaré Christoffer Fjellner, député européen conservateur suédois.

TROUS DANS LES GENCIVES

Les Suédois se sentent injustement traités, et la récente affaire John Dali a renforcé leur méfiance vis-à-vis de Bruxelles. Commissaire européen chargé de la consommation et de la santé, le Maltais John Dali a dû démissionner, à la mi-octobre, après avoir été mis en cause dans une enquête de l'Office européen de lutte antifraude : un homme d'affaires maltais aurait, en son nom, proposé à Swedish Match de changer la directive européenne en échange de 60 millions d'euros.

Mais tout le monde n'a pas, en Suède, une vision angélique du snus. Pour le professeur Gérard Dubois, président d'honneur de l'Alliance contre le tabac, "Les Suédois ont moins de fumeurs, mais plus de gens dépendants à la nicotine. Le snus est problématique, car il peut être une entrée dans le tabagisme, et il induit, en outre, une dépendance très forte à la nicotine."

Lorsque la Suède avait relancé son lobbying pro-snus après la prise de fonctions de l'actuelle Commission européenne, en février 2010, plusieurs responsables suédois avaient dénoncé le "mythe" selon lequel le snus sauverait les gens de la cigarette. Ils ont rappelé que le snus fait courir "un risque accru de cancer de l'oesophage et de l'estomac et d'accidents vasculaires cérébraux et autres maladies cardiovasculaires", sans compter les trous que creuse la pâte dans les gencives.

La directive sera à l'ordre du jour de la Commission dans les semaines à venir.

03/12/2012

Soleil, vitamine D et sclérose en plaque ; maïs et diabète

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Des travaux de chercheurs anglais, publiés dans la revue Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry, montrent « l’impact de l’ensoleillement dont a bénéficié la mère pendant la grossesse sur le risque ultérieur de l’enfant au cours de sa vie » d’être atteint de sclérose en plaques, indique Le Figaro.

Les chercheurs britanniques, qui ont compilé toutes les études scientifiques consacrées dans le monde à ce sujet et ont analysé les dates de naissance de 152 000 personnes souffrant de sclérose en plaques dans les pays du Nord de l’Europe et de l’Amérique du Nord, ont constaté « un risque accru de cette maladie de l’ordre de 5% pour les personnes nées au mois d’avril par rapport à ce que l’on pourrait attendre si l’exposition au soleil ne jouait aucun rôle ».

Les auteurs concluent que « (…) cela conforte l’hypothèse d’une intervention précoce, pendant la grossesse, par une supplémentation en vitamine D pour prévenir la sclérose en plaques ».

Le Figaro, 03/12

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Des chercheurs de l’université de Californie du Sud et de l’université d’Oxford, dont les travaux ont été publiés en ligne par la revue Global Public Health fin novembre, ont découvert que « les pays où l’on consomme beaucoup de boissons contenant du sirop de maïs à haute teneur en fructose présentent une prévalence du diabète de type 2, souvent associé à l’obésité, de 20% supérieure aux pays qui n’y ont pas ou peu recours », indique Le Monde. 

Le Monde, 01/12

02/12/2012

La qualité de l'eau potable dans votre commune

communiqué:

Bonjour,
 
vous le savez, Anticor se bat pour la transparence démocratique. Dans certains domaines, on progresse petit à petit. Alors, même si le lien avec Anticor n'est pas des plus directs, saluons les initiatives qui vont dans le sens de cette transparence due aux citoyens. 
Le Ministère de la santé a mis en ligne il y a peu, sur son site, les résultats des contrôles sanitaires de la qualité de l'eau potable effectués par les agences régionales de santé, régulièrement mis à jour pour toutes les communes de France (celles qui n'y seraient pas encore doivent y être prochainement).
 
Vous pouvez vérifier pour votre propre commune la qualité de votre eau potable, vous pouvez cliquez sur la carte interactive en lien ci-dessous, puis cherchez votre commune dans la liste des communes de votre département :

 
En espérant que vous n'y découvrirez pas de mauvaises surprises, bien cordialement.
 
L'ÉQUIPE ANTICOR

30/11/2012

Les perturbateurs endocriniens dans notre environnement

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

 Les effets nocifs des retardateurs de flamme

Plusieurs études américaines rendent compte des risques pour la santé humaine des retardateurs de flamme, indique Le Figaro.

Certains polybromodiphényléthers (PBDE), utilisés par les industriels dans les produits courants (moquette, literie…), ont été par la suite interdits en raison de leurs effets cancérigènes, neurotoxiques et étant des perturbateurs endocriniens.

L’ensemble des Etats-Unis, mais aussi les pays européens, sont cependant encore aujourd’hui concernés par une pollution aux PBDE.

Une étude réalisée par l’université de Californie, à Berkeley, auprès de plus de 270 femmes enceintes et 270 enfants âgés de 7 ans, révèle « chez ces derniers un déficit d’attention et un manque de coordination des mouvements » en raison d’une forte concentration en PBDE, souligne le journal.

Une étude, menée en 2011 dans 16 habitations californiennes et publiée en ligne dans la revue Environmental Science and Technology, souligne par ailleurs que, même après avoir été interdit progressivement à partir de 2004 aux Etats-Unis et en Europe, le Penta BDE continue de polluer les habitations via les objets domestiques achetés avant l’interdiction.

Une pétition a été lancée en Californie afin d’obtenir l’abolition de la norme TB117 et de demander des produits sans retardateurs de flamme

Le Figaro, 30/11

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/11/29/19499-alertes-etats-unis-sur-lesretardateurs-flamme

Alertes aux États-Unis sur lesretardateurs de flamme

Mots clés :toxicologie
Par figaro iconYves Miserey - le 29/11/2012
 
Omniprésents dans les plastiques et les textiles depuis les années 1970 pour éviter les risques d'incendie, les polybromodiphényléthers (PBDE) provoquent des retards chez les enfants fortement exposés.

Plusieurs études américaines publiées cette semaine remettent sur le tapis la problématique des retardateurs de flammes et des risques qu'ils présentent pour la santé humaine. Toutes ont en commun d'avoir été conduites en Californie. En effet, en 1975, cet État américain a mis en place une norme très stricte pour limiter les risques d'incendie dans les habitations connue sous le sigle TB117. Cette réglementation a amené les industriels à intégrer des polybromodiphényléthers (PBDE) dans la literie, les moquettes, les appareils électroniques, les vêtements, les poussettes…

Quand des études ont montré que certaines de ces molécules permettant d'ignifuger les plastiques et les textiles sont cancérigènes, neurotoxiques ou font partie des perturbateurs endocriniens, elles ont été interdites. Mais il était déjà trop tard: la Californie et les États-Unis, qui avaient suivi le mouvement, comptent aujourd'hui parmi les régions du monde les plus polluées par les PBDE. Les pays européens sont concernés, eux aussi. On retrouve des PBDE partout, car ils circulent sous forme de poussières: dans l'atmosphère, dans l'eau et dans la chaîne alimentaire, jusque dans les zones arctiques. Une fois ingérés ou inhalés, ils s'accumulent dans les graisses.

Il est difficile de se débarrasser des PBDE

L'ingestion de PBDE a des conséquences sur la santé. Les enfants exposés à de fortes concentrations de PBDE, comme c'est le cas dans la région de Monterey, n'ont pas un développement cérébral normal (Environmental Health Perspectives, en ligne). Une étude conduite par l'université de Californie à Berkeley auprès de plus de 270 femmes enceintes et 270 enfants âgés de 7 ans montre chez ces derniers un déficit d'attention et un manque de coordination des mouvements. «Cette étude est très importante car elle confirme des recherches montrant l'impact des retardateurs de flamme sur le développement cognitif», souligne sur le site Web de l'Académie des sciences américaine Heather Stapleton, de l'université Duke, une des meilleurs spécialistes américaines de la question.

Problème, il est difficile de se débarrasser des PBDE. Le Penta BDE qui a été progressivement banni aux États-Unis et en Europe à partir de 2004, continue aujourd'hui encore de circuler dans les poussières des habitations. C'est ce que révèle une étude conduite en 2011 dans seize habitations californiennes et publiée en ligne dans la revue Environmental Science and Technology. Présent dans les objets domestiques achetés avant l'interdiction, le PBDE est relargué au fil du temps quand la moquette et le vieux canapé se dégradent un peu plus chaque jour. Les scientifiques sont particulièrement préoccupés pour les jeunes enfants. Ce sont eux potentiellement les plus exposés car ils marchent souvent à quatre pattes et mettent les doigts à la bouche.

Une pétition lancée en Californie

Les retardateurs de flammes comportent un très grand nombre de molécules et les industriels ne donnent aucune information sur la composition de leurs produits. La même étude a révélé la présence de 102 PBDE ainsi que d'un «nouveau» retardateur de flamme. Il s'agit du TDCPP (Tris-phosphate) qui a été détecté dans 75 % des habitations californiennes étudiées. Cette molécule qui avait été utilisée dans les pyjamas pour enfants, avait été retirée à la fin les années 1970, compte tenu de sa toxicité. Les scientifiques s'étonnent de la retrouver aujourd'hui intégrée à beaucoup d'objets domestiques. En 2011, l'agence californienne de santé avait demandé à ce qu'elle soit classée comme cancérigène.

Une pétition a été lancée en Californie pour abolir la norme TB117 et demander des produits sans retardateurs de flamme. En effet, des études ont montré qu'ils dégagent des fumées très toxiques en cas d'incendie. Les militants les plus virulents n'hésitent pas à faire le parallèle entre les industriels du tabac dans le passé et ceux des retardateurs de flamme aujourd'hui.

LIRE AUSSI:

» Des produits chimiques dans des sièges auto

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et aussi :

http://pubs.acs.org/action/doSearch?action=search&searchText=PBDE&qsSearchArea=searchText&type=within&publication=40025991

Environ. Sci. Technol., 2012, 46 (13), pp 7373–7381
Publication Date (Web): June 1, 2012 (Article)
DOI: 10.1021/es3003487
Factors Associated with Serum Polybrominated Diphenyl Ether (PBDE) Levels Among School-Age Children in the CHAMACOS Cohort 

Polybrominated diphenyl ethers (PBDEs) are a class of flame retardants historically used in textiles, furniture, and electronic products. Recent studies have documented widespread PBDE exposure to humans, with higher levels measured in children than adults. We analyzed 10 tri- to hepta-BDE congener levels in blood collected from 7-year old Mexican-American children living in an agriculture community in California (n = 272). The most frequently detected PBDE congeners in child serum were BDE-47, -99, -100, and -153, all of which were measured in >99% of the children. We used multiple linear regression models to examine associations between child total PBDE levels (ng/g lipid) and determinants of exposure. Factors positively associated with higher PBDE levels in the children were total PBDE levels in maternal serum during pregnancy, duration of exclusive breastfeeding, and having no safe places to play in their neighborhood. Child BMI was inversely associated with serum PBDE levels (regression p-values <0.05). Our findings confirm that exposure to the penta-BDE mixture is ongoing, and that Mexican-American children living in California may be experiencing higher PBDE exposure from their environment compared to children sampled from the general U.S. population. Additional research is needed to assess the health impacts of these exposures.

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résumé :

Determinants of Serum Polybrominated Diphenyl Ether (PBDE) Levels among Pregnant Women in the CHAMACOS Cohort

Environ. Sci. Technol., 2011, 45 (15), pp 6553–6560
Publication Date (Web): July 13, 2011 (Article)
DOI: 10.1021/es104295m
 
Determinants of Serum Polybrominated Diphenyl Ether (PBDE) Levels among Pregnant Women in the CHAMACOS Cohort 

We measured levels of 10 polybrominated diphenyl ether (PBDE) congeners in serum collected during pregnancy and at delivery from 416 pregnant, predominantly immigrant, women living in Monterey County, CA. The most frequently detected congeners were BDE-47, -99, -100, and -153, all components of the penta mixture, detected in >97% of samples. We used multivariable regression models to examine factors associated with exposure to individual PBDE congeners as well as their total summed concentration (ng/g lipid). Prenatal and delivery total PBDE levels were correlated between sampling times (n = 21; Pearson r = 0.99, p < 0.001). In multivariable models, total PBDE levels increased significantly with time residing in the U.S. (p < 0.001) and among women with ≥3 pieces of stuffed furniture in their homes (p < 0.05). Women’s total PBDE levels increased 4.0% (95% CI = 2.8, 5.3) for each additional year residing in the U.S., after adjustment for prepregnancy BMI, weight gain during pregnancy, and SES. Having ≥3 pieces of stuffed furniture in the home was associated with a 26.8% (95% CI = 2.0, 57.5) increase in women’s serum PBDE levels. Findings suggest PBDE indoor contamination in California homes is contributing to human exposures in a population of recent immigrants.

29/11/2012

OGM: manifestation le 14 décembre

communiqué :

Manifestation au siège de l’ANSES 

(Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) 

le vendredi 14 décembre 2012 à 11 heures. 

27-31 avenue du Général Leclerc, 94700 Maisons-Alfort 

L’ANSES doit se positionner en faveur 

d’une interdiction des PGM 

L’ANSES reconnaît l’insuffisance des études de toxicité sur les OGM... 

Suite à l’étude menée par le Professeur Gilles-Eric Séralini sur le maïs OGM NK603 et sur le 

Roundup, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et 

du travail) a rendu un Avis en octobre 2012 dans lequel il est affirmé : « Pour 55 % des dossiers 

instruits sur des plantes génétiquement modifiées, l'Agence a estimé que les données fournies par 

l'industriel n’étaient pas suffisantes pour permettre de conclure sur la sécurité sanitaire liée à la 

consommation de l'OGM et ces dossiers ont fait l’objet de demandes complémentaires transmises 

à l’EFSA. » 

Suite au refus de Monsanto d’être auditionné par l’ANSES, Dominique Gombert, directeur de 

l’évaluation des risques à l’ANSES, a déclaré début novembre 2012 : « Monsanto nous a fait 

parvenir un document d’à peu près cinq pages qui décrit essentiellement les conditions actuelles 

d’autorisation des plantes OGM et du NK603. Je n’ai pas trouvé d’éléments particuliers quant aux 

études sur le long terme que la firme aurait pu conduire. » 

Déjà en février 2011, l'ANSES avait publié un rapport dans lequel elle admet  « certaines 

insuffisances des tests actuellement demandés au niveau européen dans le cadre de l'évaluation 

de la toxicité des OGM ». Ce rapport fait état de « marges d'erreur inhérentes à la mise en œuvre 

des études de toxicité subchronique par administration de la plante via l'aliment, pendant 90 jours 

chez les rats, telles qu'établies sur le référentiel OCDE n° 408 et demandées par l'Autorité 

européenne de sécurité des aliments (EFSA) lors de l'évaluation des OGM avant mise sur le 

marché ». Selon, les auteurs : « La puissance est insuffisante dans respectivement 50 % et 80 % des 

tests. » 

...et d’un autre côté, elle ne remet pas en cause la commercialisation des OGM 

Et pourtant, l’ANSES refuse de tirer la conclusion logique de ces constats : demander l’interdiction 

des OGM. En octobre 2012, Marc Mortureux, directeur général de l’ANSES, a déclaré : « L'Anses 

a donc considéré que l'étude Séralini formulait des conclusions non soutenues par les données, 

autrement dit qu'elle surinterprétait celles-ci ; la réglementation en vigueur sur le maïs NK603 et le 

Roundup n'est donc pas remise en cause. » 

L’ANSES doit lever cette incohérence ! 

En reconnaissant l’insuffisance des études sur les OGM pour conclure à leur innocuité, 

l’ANSES doit proposer l’interdiction des OGM ! 

L’ANSES doit respecter le principe de précaution inscrit dans notre Constitution. 

Cette action est organisée à l’initiative de plusieurs associations signataires de l’Appel de Poitiers 

(www.appeldepoitiers.org). Pour plus d’informations, ou si vous souhaitez participer à la 

préparation de cette action, contactez Anne Liebskind (OGM Dangers) au 06.29.51.18.65. 

28/11/2012

Gaz de schistes et pollution radioactive

à lire sur :

http://www.ddmagazine.com/201211252549/Actualites-du-deve...

Gaz de schiste : la contamination radioactive refait surface

Tout ce que nous savons de l'exploitation des gaz de schiste nous vient des États-Unis. Ce sont les extrapolations américaines à des zones géologiques similaires du territoire français qui font dire aux industriels que la France recèlerait de réserves de gaz non-conventionnel importantes. Les techniques d'exploitation ont été mises au point outre-atlantique. Les risques liés à l'exploitation des gaz de schistes ont d'abord été portés à l'attention du public par les scientifiques et les défenseurs de l'environnement américains. Parmi ces risques, celui de la dispersion de minéraux radioactifs issus du sous-sol, est souvent sous-estimé, quand il est évoqué. Un rapport officiel récent de l'administration américaine en précise la nature. [ci-dessus, exploitation d'un puits. La fracturation hydraulique met en oeuvre des milliers de puits comme celui-ci sur les zones concernées. Photo cc wcn247]  

la suite sur

http://www.ddmagazine.com/201211252549/Actualites-du-deve...

27/11/2012

Abandon de l'éthylotest obligatoire

lu sur :

http://www.lepoint.fr/auto-addict/securite/ethylotest-l-obligation-d-en-avoir-deux-dans-chaque-vehicule-sera-annulee-27-11-2012-1534032_657.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20121127 

"La très grande majorité des accidents est le fait de conducteurs qui savent être au-dessus de la limite légale." 

 

Le Point.fr - Publié le27/11/2012 à 09:15- Modifié le27/11/2012 à 12:35

Éthylotest : l'obligation d'en avoir deux dans chaque véhicule sera annulée 

Enfin une initiative de bon sens ? Le CNSR devrait recommander l'abandon d'une mesure controversée et largement incomprise. 

C'est une information qui devrait être confirmée rapidement, l'obligation de détention de deux éthylotests à bord de chaque véhicule sera annulée après avoir été soumise aux premiers travaux de la Commission nationale de sécurité routière (CNSR). Celle-ci, laissée en sommeil depuis 2008 par le précédent gouvernement, vient d'être réactivée par le gouvernement Ayrault sous la houlette du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

 
 

Elle se réunit pour la première fois ce matin et aura, à l'ordre de ses travaux prioritaires, l'examen du bien-fondé de cette mesure très controversée. "La mise en oeuvre de ces éthylotests est une question légitime", a dit Manuel Valls ce matin sur Europe 1. "Je veux continuer à combattre toutes les causes d'accidents et notamment l'alcoolémie au volant. J'ai remis en place la Commission nationale de sécurité routière sous la direction du sénateur Armand Jung, qui examinera le dossier, et je suivrai ses recommandations."

Depuis le printemps, date de son annonce, le feuilleton de l'éthylotest obligatoire a alimenté les conversations et les polémiques. Campé sur une mesure imaginée sous l'ancien quinquennat, la sécurité routière semblait déterminée à imposer coûte que coûte (voir notre article) une mesure tout d'abord reportée de six mois afin que les usagers puissent s'équiper face à une pénurie qui guettait. Un investissement significatif, évalué à 10 euros dans un premier temps puis à deux ou trois euros par ballon, mais largement incompris par les usagers.

 Ce sont les associations elles-mêmes qui sont montées au créneau, que ce soient celles représentant les automobilistes ou, et c'est plus surprenant, celles défendant les victimes de la route. Chantal Perrichon, de la Ligue contre la violence routière, a résumé ce matin sur Europe 1 toutes les raisons qui militent contre cet éthylotest. "Ils sont inutiles, a-t-elle dit, car 80 % des accidents sous alcoolémie sont le fait de taux supérieurs à 1,2 gramme. Ils sont fragiles, sensibles à la chaleur et au froid, dangereux en cas de projections d'un tube cassé et difficiles à recycler. Enfin, depuis 2002, le Comité interministériel de sécurité routière a recommandé aux forces de l'ordre de ne plus l'utiliser en raison de leur manque de fiabilité."

Un véritable réquisitoire de la part d'une personnalité qui n'est pas suspecte de complicité avec les chauffards. Malgré ces arguments, entonnés de la même façon par d'autres associations unanimes, la sécurité routière voulait s'entêter dans cette démarche, considérant qu'elle a au moins un atout pédagogique pour ceux qui sont tentés de prendre le volant. Un faux argument, selon Auto-Addict, car si un conducteur prend malgré tout la route, ce risque consenti ne vaudra pas de vérifier son alcoolémie afin de ne pas aggraver son cas lors d'un éventuel contrôle de police.

De plus, compte tenu de l'imprécision des ballons, dont la mesure positive nécessite un autre contrôle avec un éthylomètre électronique plus précis, voire une prise de sang en cas de contestation ou d'accident, on peut se demander à quoi sert vraiment cette obligation, si ce n'est à alimenter un commerce supplémentaire. La Ligue de défense des conducteurs (LDC) avait décidé de lancer une pétition, "Non aux éthylotests obligatoires" , dénonçant l'utilisation de la sécurité routière par l'État comme moyen de monter un marché lucratif.

"Il faut rappeler que ce sont les fabricants eux-mêmes qui ont donné un business clé en main à l'État, lui permettant à la fois de communiquer sur l'alcoolisme au volant et de créer une nouvelle amende de 11 euros. Pourtant, jusqu'ici, aucune étude n'a démontré l'utilité des éthylotests dans la diminution de l'alcoolisme au volant. Plusieurs associations avaient aussi relevé que "la présence de substances chimiques toxiques (dichromate de potassium, chrome III) crée un danger pour les enfants" qui joueraient avec. Enfin, selon Mme Perrichon, François Hollande, dans une lettre à l'association datée du 25 avril, avait émis des "réserves sur la fiabilité des éthylotests chimiques" et rappelé : "La très grande majorité des accidents est le fait de conducteurs qui savent être au-dessus de la limite légale."

L'ex-délégué interministériel à la Sécurité routière, Jean-Luc Nevache, avait estimé pour sa part que cette mesure, annoncée en novembre 2011 par Nicolas Sarkozy, pourrait sauver 500 vies.

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voir aussi :

13/2/2013

http://www.lepoint.fr/auto-addict/securite/ethylotests-et-radars-revirement-surprise-du-conseil-national-de-la-securite-routiere-12-02-2013-1626888_657.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130213

Éthylotests et radars _ le coup de théâtre du Conseil national de la sécurité routière | Auto-Addict.pdf

21/11/2012

L'industrie textile et la pollution

lu sur :

http://blog.greenpeace.fr/cp/fashion-victim

Toxiques | le 20 November 2012

Fashion Victim ?

Comment êtes-vous habillé aujourd’hui? Jetez un œil à vos vêtements. Touchez les. Oui, certes, vous touchez un vêtement. Vous touchez un type de tissu. Vous touchez quelque chose que vous avez choisi… Mais vous aussi touchez beaucoup plus que ça. Car il y a une histoire derrière ce morceau de tissu.

Pas moins de 70 pour cent des rivières, des lacs et des réservoirs en Chine sont touchés par la pollution des eaux. Lors d’enquêtes récentes, Greenpeace a identifié des liens entre un certain nombre de grandes marques du textile et les usines textiles en Chine qui déversent des produits chimiques dangereux dans les rivières. 

Des enquêtes de suivi ont révélé la présence de substances chimiques dangereuses dans des articles vestimentaires en magasin, des produits qui passent dans l’environnement, à l’occasion d’un lavage par exemple, et se dégradent dans l’eau pour former des produits chimiques toxiques qui dérèglent le fonctionnement hormonal. (Lire le résumé du rapport en français )

Ces produits chimiques constituent une grave menace pour la santé humaine et l’environnement, empoisonnant de précieux cours d’eau dans le monde entier.

Une histoire qui ne nous plaît pas

Nos vêtements, nous les choisissons. Ils aident à refléter qui nous sommes … Nos vêtements ne devraient pas être une menace.

Aujourd’hui, nous refusons d’accepter, et de simplement consommer.

Aujourd’hui, nous mettons en lumière les liens entre les ateliers de confection de vêtements utilisant des produits dangereux et la pollution de l’eau. Notre enquête a porté sur 20 marques de vêtements, et a inclus des tests sur 141 produits vendus par des enseignes connues et reconnues de la mode, comme Zara, Calvin Klein, Mango, Tommy Hilfiger ou encore Vero Moda.

Nous demandons aujourd’hui aux marques de promouvoir un futur sans produits toxiques et de collaborer avec tous leurs fournisseurs afin d’exclure les produits chimiques dangereux de leur chaîne d’approvisionnement et de leurs produits.
De remplacer ces produits dangereux par des alternatives plus sûres.
De faire la transparence sur les pratiques de leurs fournisseurs car les personnes qui vivent à proximité des usines et des rivières ont le droit de savoir ce que contient l’eau. 

Une fois leur engagement individuel mis en œuvre, les entreprises influentes ont également le pouvoir de catalyser le changement dans l’industrie des vêtements de sport et de la mode en travaillant en collaboration avec les autres. Ils peuvent créer la tendance. Et nous pouvons les y pousser !

Nous y sommes déjà parvenus par le passé : 7 grandes marques internationales de mode (Puma, Nike, Adidas, H&M, M&S, C&A et Li-Ning) se sont déjà engagées… Grâce à vous.

Mais aujourd’hui, Zara reste bouche cousue sur ce sujet. Zara est un leader du prêt à porter, nous avons besoin de son engagement !

Dites à Zara que nous ne voulons plus de produits dangereux dans nos vêtements et dans l’eau. Dites leurs que nous ne voulons pas que l’expression “fashion victim” soit une réalité !

 

Je passe @ l'action !

Toutes les actualités de la campagne Detox 

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sur le même sujet, lu sur :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/11/20/vingt-grandes-marques-epinglees-pour-des-produits-toxiques-dans-leurs-vetements/

Vingt marques épinglées pour des produits toxiques dans leurs ...

ecologie.blog.lemonde.fr/.../vingt-grandes-marques-epinglees-pour-des-produits-toxiques-dans-leurs-vetements/

Vingt marques épinglées pour des produits toxiques dans leurs vêtements

Nos vêtements sont-ils dangereux pour la santé ? C'est ce qu'affirme Greenpeace dans un rapport intitulé Les dessous toxiques de la mode, rendu public mardi 20 novembre, à Pékin. En cause : des substances chimiques susceptibles de provoquer des cancers et d'agir comme perturbateurs endocriniens, déréglant le fonctionnement hormonal et impactant les fonctions reproductives, détectées dans les rayons de vingt marques de prêt-à-porter. 

Pour mener son enquête, l'ONG de défense de l'environnement a acheté, dans 29 pays, 141 produits textiles (jeans, pantalons, tee-shirts, robes et sous-vêtements), fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines. Puis elle a soumis ces textiles à des analyses.

PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

Résultats : 63 % des articles (89 produits) contiennent des éthoxylates de nonylphénols (NPE), composés chimiques fréquemment utilisés comme tensioactifs, notamment détergent et imperméabilisant, dans la production de textiles. Les concentrations les plus élevées (jusqu'à 45 000 mg/kg) ont été décelées dans des vêtements des marques C&A, Mango, Levi's, Zara, Metersbonwe, Jack & Jones et Marks & Spencers. Au total, 10 % des échantillons dépassent par ailleurs le seuil de 1 000 mg/kg imposé par la législation européenne pour la fabrication de vêtements – mais pas pour l'importation.

Si ces vêtements ne se révèlent pas dangereux au contact, ils le deviennent une fois lavés. Les NPE se dégradent en effet dans l'eau en nonylphénol (NP), considéré comme un perturbateur endocrinien et classé comme substance dangereuse prioritaire par l'Union européenne. Ce sous-produit toxique peut, à terme, s'accumuler dans les sédiments des rivières puis dans la chaîne alimentaire par l'intermédiaire des poissons ou des champs (en cas d'épandage de boues d'épuration).

Autre perturbateur endocrinien pointé du doigt : des phtalates ont été détectés dans 31 articles comportant des impressions "plastisol", parmi lesquels quatre présentaient des concentrations très élevées (jusqu'à 38 % du poids) : ceux de Tommy Hilfiger, Armani et Victoria's Secret. Or, les phtalates migrent eux aussi facilement dans l'environnement lors des lavages ou en fin de vie des produits. On peut les retrouver dans les denrées alimentaires ou les nappes phréatiques, et donc dans les tissus humains, le sang et les urines, rappelle le rapport.

Enfin, deux articles de la marque Zara contenaient des colorants azoïques qui peuvent libérer des amines cancérogènes. "Même si les niveaux de concentration restent en deçà des limites autorisées, il est inacceptable que des vêtements contiennent de telles substances", estime l'ONG.

ACCUMULATION DANS L'ENVIRONNEMENT

"Lorsque des milliards de vêtements contiennent des substances qui s'accumulent ensuite dans l'environnement, on ne peut plus parler de seuil acceptable d'un point de vue environnemental et sanitaire, estime Jérôme Frignet, chargé de campagne pour Greenpeace. Ces substances chimiques toxiques menacent à la fois durablement la santé des habitants vivant à proximité des usines textiles, dans les pays en développement, mais aussi l'environnement des pays de consommation comme la France."

Dans le cadre de sa campagne Detox, Greenpeace avait déjà publié en 2011 Dirty Laundry et Dirty Laundry 2, deux rapports qui montraient comment les fournisseurs de grands groupes textiles empoisonnaient l'eau de certains fleuves chinois avec leurs rejets, ces substances chimiques se retrouvant également dans les fibres des produits vendus.

L'ONG appelle alors les marques à s'engager à éliminer onze familles de substances chimiques de leur chaîne de production d'ici 2020. "Cela implique de trouver des produits de substitution, par le biais de la R&D, mais aussi de garantir la non-utilisation de ces substances par les fournisseurs", précise Jérôme Frignet.

Un objectif que les grands groupes de prêt-à-porter disent s'être aussi fixé. L'américain Levi Strauss & Co ou le suédois H & M affirment par exemple "partager la même ambition que Greenpeace", en ayant pour "but de réaliser zéro rejet de ces substances" chimiques dangereuses "dans la production textile en 2020", selon des propos recueillis par Nicole Vulser, journaliste en charge du luxe au Monde. Numéro un mondial, l'espagnol Inditex (maison mère de Zara) assure aussi dialoguer avec Greenpeace de façon "active" pour trouver un accord.

Audrey Garric

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16/11/2012

L'électrochoc toujours à la mode

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/11/15/volte-face-sur-l-electrochoc_1791344_1650684.html

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Volte-face sur l'électrochoc

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 15.11.2012 à 14h15 • Mis à jour le 15.11.2012 à 17h16 Par Sandrine cabut

Les idées reçues ont la vie dure. Lancez la conversation sur les électrochocs autour de vous et vous obtiendrez immanquablement un flot de réactions négatives : association spontanée au film Vol au-dessus d'un nid de coucou avec Jack Nicholson (qui date de 1975, soit près de quatre décennies) ; image d'un traitement psychiatrique brutal, voire inhumain, en tout cas dépassé... Pourtant, un ouvrage collectif récent sur le sujet, L'Electroconvulsivothérapie. De l'historique à la pratique clinique : principes et applications (éditions Solal, 403 p., 45 euros), invite à en finir avec la réputation sulfureuse de cette technique, aussi appelée sismothérapie.

Coordonné par deux psychiatres, les docteurs David Szekely et Emmanuel Poulet, et rédigé par plus de cinquante contributeurs, ce livre de référence s'adresse avant tout à un public de professionnels. Mais il a le grand intérêt de montrer que les pratiques actuelles sont scientifiquement validées et correctement encadrées, du moins dans un pays comme la France. Plus étonnant, on réalise à travers les nombreuses références scientifiques citées que l'électroconvulsivothérapie fait toujours l'objet d'un champ intense de recherches pour préciser ses modes d'action, optimiser l'efficacité et réduire les effets secondaires, évaluer de nouvelles indications...

 
 

 

Depuis la première expérience (réalisée en 1938 par deux médecins italiens, Ugo Cerletti et Lucio Bini, chez un homme schizophrène), le principe reste inchangé : il s'agit, en délivrant un courant électrique au moyen d'électrodes placées sur le crâne, de provoquer une crise convulsive généralisée. Les modalités ont en revanche beaucoup évolué, et le cadre réglementaire est précisément défini.

Ainsi, l'anesthésie générale est devenue systématique, tout comme l'information et le consentement écrit du patient ou dans certains cas de son représentant légal. Surtout, comme le soulignent le docteur René Benadhira et ses collègues de l'hôpital Ville-Evrard (Neuilly-sur-Marne) dans leur chapitre sur l'évolution de l'activité d'électroconvulsivothérapie dans le monde, elle est devenue "un traitement très technique, et c'est désormais sur ce terrain-là que le débat se situe" : type de courant utilisé, position des électrodes, rythme d'administration...

En France, comme dans la plupart des autres pays où elle est pratiquée, la sismothérapie est principalement proposée dans les troubles de l'humeur. "Malgré les progrès thérapeutiques récents (...), l'électroconvulsivothérapie (ECT) reste un traitement essentiel de la dépression. Sa place est unique dans les dépressions sévères, et l'ECT permet encore d'améliorer la survie du malade", écrivent Walid Choucha et Philippe Fossati, du service de psychiatrie adulte à l'hôpital la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

"En urgence, dans les cas de dépression les plus graves avec un risque suicidaire majeur ou bien une opposition à l'alimentation ou à l'hydratation qui mettraient à court terme le pronostic vital en jeu, c'est un traitement qui doit être considéré en première intention, car il agit plus vite que les antidépresseurs", précise David Szekely, praticien au CHU de Grenoble. L'indication la plus fréquente reste toutefois la dépression multirésistante aux antidépresseurs. Dans les épisodes dépressifs majeurs, le taux de réponse à la sismothérapie est de 80 % à 90 %, alors qu'il est limité à 60 %-70 % avec les médicaments antidépresseurs, indiquent les docteurs Chocha et Fossati, en précisant que les dépressions des personnes âgées représenteraient plus d'un tiers des ECT en psychiatrie.

L'efficacité parfois spectaculaire de cette approche sur les symptômes dépressifs est aussi reconnue par les patients eux-mêmes, comme en témoignent des récits sur des blogs ("Lelectronlibre. ca") ou lors d'émissions médicales (voir par exemple un documentaire sur le site de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille, Ap-hm. fr). L'électroconvulsivothérapie est aussi une option thérapeutique dans d'autres maladies neuropsychiatriques, en particulier certaines formes de schizophrénie.

Son mode d'action n'est pas encore totalement élucidé. Des études chez l'animal et chez l'homme, en particulier avec les nouvelles méthodes d'imagerie, suggèrent que les effets thérapeutiques reposent, au moins en partie, sur des propriétés de neuroplasticité. Une étude récente en IRM a ainsi montré que la sismothérapie induit une augmentation de volume de l'hippocampe structure cérébrale impliquée notamment dans la mémorisation. Les examens anatomiques en imagerie ont aussi permis de vérifier l'absence d'effets délétères des électrochocs sur l'encéphale. Pour autant, il est bien connu que cette thérapie peut entraîner des troubles cognitifs, principalement confusion juste après la séance et atteintes de la mémoire, des effets secondaires dont les patients doivent être avertis. Les auteurs soulignent toutefois que l'effet amnésiant persiste rarement au-delà de six mois, et qu'il peut être limité en adaptant les paramètres de stimulation.

Curieusement, les données d'activité des nombreux centres privés et publics pratiquant l'ECT en France restent méconnues. Selon la Caisse d'assurance-maladie, 21 124 séances ont été réalisées en France en 2011 dans des établissements privés. L'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation (ATIH) a de son côté enregistré 8 534 actes de sismothérapie en 2011 dans les hôpitaux publics, mais ces chiffres ne comprennent pas les séances réalisées dans les établissements spécialisés en psychiatrie, probablement les plus nombreuses.

En clair, il est actuellement impossible de savoir précisément combien de malades sont traités par sismothérapie dans l'Hexagone. Pour le docteur David Szekely, le manque de données est d'autant plus paradoxal que tous les centres pratiquant cette technique font l'objet d'une autorisation spécifique des agences régionales de santé. Avec l'Association française de psychiatrie biologique et neuropsychopharmacologie (AFPBN), le psychiatre envisage de réaliser une cartographie recensant tous ces centres et le nombre de patients traités.

14/11/2012

Fumeurs et bronchites

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/11/13/et-si-cette-bronchite-etait-chronique_1789828_1651302.html

Et si cette bronchite était chronique ?

LE MONDE | 13.11.2012 à 13h15 • Mis à jour le 13.11.2012 à 17h30 Par Pascale Santi

Durant deux années, Brigitte Wieczorek s'est plainte d'essoufflement à son médecin généraliste. Cette femme, âgée de 52 ans, est atteinte de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Une maladie des poumons et des bronches caractérisée par une obstruction permanente de ces dernières. Brigitte Wieczorek est une ancienne fumeuse - de 20 à 30 cigarettes par jour pendant trente ans. Elle a commencé à fumer à 16 ans.

Fréquemment appelée bronchite du fumeur, la BPCO touche 3,5 millions de Français (environ 7,5 % des adultes de plus de 45 ans) et cause environ 16 500 décès par an. Les femmes sont de plus en plus concernées. Environ 100 000 patients vivent sous assistance respiratoire. Dans les pays industrialisés, cette maladie devrait être la cinquième cause de mortalité en 2030, prévoit l'Organisation mondiale pour la santé (OMS).

Lire aussi l'article de Pascale Santi L'activité physique en complément des médicaments

"La BPCO est sous-diagnostiquée, estime Claire Fuhrman, de l'Institut national de veille sanitaire (InVS). Ce terme est méconnu du public. Les termes de "bronchite chronique" et d'"emphysème" - une destruction plus ou moins étendue des alvéoles constituant les poumons - sont souvent employés pour la nommer." Un groupe de médecins avait cogité, il y a une dizaine d'années, pour trouver un autre nom... Jean-François Cordier, président de la Société de pneumologie de langue française, lançait déjà en mai 2001 un cri d'alarme dans Le Monde : "Portant un nom à rallonge, broncho-pneumopathie chronique obstructive, la BPCO sévit à bas bruit mais n'a jamais réussi à se faire connaître."

Cette maladie insidieuse rend parfois irascible. Nombre de patients n'acceptent pas "d'être continuellement sous apné", constate Alain Murez, président de la Fédération française des associations et amicales de malades, insuffisants ou handicapés respiratoires (Ffaair). "Lorsque l'on respire mal, c'est la panique. Une fois, en plongée, je suis resté bloqué dans une grotte. Cette maladie, c'est la même chose, on étouffe", témoigne René Paserot. Ce septuagénaire a passé six ans sans être diagnostiqué. Il s'est retrouvé aux urgences en 2009 pour une exacerbation (une poussée d'aggravation des symptômes habituels de la maladie). Ancien gros fumeur - deux paquets de Gitane par jour pendant quarante ans -, il est aujourd'hui sous oxygène en permanence.

Deux patients sur trois ne connaissent pas leur maladie

Le tabac est, dans 80 % des cas, la cause de cette maladie. L'arrêt de sa consommation est donc une priorité, quel que soit l'avancement du mal. L'exposition professionnelle est aussi un facteur de risque, de même que la pollution. "Le tabac est une cause tellement massive qu'il vaut mieux être non-fumeur dans un environnement très pollué qu'être fumeur dans un environnement très sain", détaille le docteur Yves Grillet, président de l'association BPCO et pneumologue à Valence (Drôme).

Pour faire connaître la maladie, l'association BPCO organise un colloque mardi 13 novembre, à l'occasion de la journée mondiale. "C'est une maladie assez traître", constate René Paserot.

"J'étais déjà malade mais je ne voulais pas le savoir", explique de son côté Urte André, qui souffrait de bronchite depuis une quinzaine d'années. Elle a été diagnostiquée BPCO en novembre après une embolie pulmonaire. Agée de 72 ans, elle a arrêté de fumer deux ans avant de tomber malade mais "les dégâts étaient faits".

"La maladie a été détectée onze ans trop tard, raconte Alain Murez. J'avais des bronchites à répétition, j'étais essoufflé, aucun médecin n'a jamais rien imaginé. Mon tort : Je ne fumais pas !" Son affection n'a été réellement diagnostiquée que lors d'une hospitalisation en urgence en 2005. Aujourd'hui, cet ancien directeur financier se déplace en permanence avec sa bouteille d'oxygène. Sa maladie est d'origine professionnelle.

Deux patients sur trois ne connaissent pas leur maladie. D'où l'importance d'un diagnostic précoce. Seule la mesure du souffle, avec au minimum une spirométrie complète et parfois des tests de marche de six minutes, permet d'établir le diagnostic et le degré de sévérité de la maladie. "Pourtant, rares sont les médecins à le faire", regrette le docteur Yves Grillet.

"Les manifestations de cette maladie ne sont pas spectaculaires et s'installent très progressivement et sournoisement, poursuit le spécialiste. Il n'y a pas, comme pour les maladies cardiaques, la crainte de survenue d'accidents graves et brutaux, ce qui est une erreur. De ce fait, le diagnostic est encore trop souvent établi trop tardivement."

Sur le Web Bpco-asso.com ; Bpco.ffaair.org ; Lesouffle.org ; bougeons-en-famille.com

 

Pascale Santi

13/11/2012

Le lobbying pro-OGM en action contre l'étude de Séralini

OGM : la guerre secrète pour décrédibiliser l’étude Séralini

à lire sur : http://blogs.rue89.com/de-interet-conflit/2012/11/12/ogm-la-guerre-secrete-pour-decredibiliser-letude-seralini-228894

Extrait :

Pour enterrer définitivement l’étude controversée du professeur Gilles-Eric Séralini tendant à démontrer la nocivité potentielle d’un maïs OGM et de l’herbicide Roundup,ses détracteurs ont trouvé un moyen simple : obtenir de la très sérieuse revue Food and Chemical Toxicology (FCT) qui l’a publiée, qu’elle se rétracte et « retire » l’étude de la liste de ses publications.

C’est à quoi s’emploient de nombreux experts, dans une bataille qui ressemble à une opération savemment orchestrée. Une véritable guerre de relations publiques où tous les coups sont permis.

lire la suite sur :

12/11/2012

L'Agence nationale de sécurité du médicament refuse de subventionner une étude sur l’ajout d’aluminium dans les vaccins

lu sur :
http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le Réseau Environnement Santé va présenter, aujourd’hui, lors d’une conférence de presse une étude réalisée sur près de 600 patients qui « devrait relancer le débat » sur l’ajout d’aluminium dans les vaccins, indique La Croix

Le quotidien explique que le Pr Romain Gherardi (Inserm-hôpital Henri-Mondor) à Créteil, a identifié « 585 cas de myofasciite à macrophages », mais il « vient de recevoir une réponse négative de subvention de la part de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) »
Il souhaite donc, grâce à cette conférence de presse, « faire valoir publiquement sa demande, soutenue par la députée écologiste Michèle Rivasi et l’association RES », souligne le journal. 
 
voir :
La Croix, 12/11
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/L-ajout-d-aluminium-dans-les-vaccins-suscite-le-debat-_NG_-2012-11-11-874623
 
11/11/12 - 16 H 16 MIS À JOUR LE 12/11/12 - 10 H 26
L’ajout d’aluminium dans les vaccins suscite le débat

Depuis plusieurs années, l’addition d’aluminium dans un grand nombre de vaccins est soupçonnée d’effets nocifs, notamment d’engendrer des douleurs neuro-musculaires et une fatigue chronique.

Pour les responsables de la santé publique, la démonstration de causalité n’est pas faite entre la vaccination et ces symptômes.

La présentation par le Réseau Environnement Santé d’une étude menée sur près de 600 patients devrait relancer le débat.

QUEL RÔLE JOUE L’ALUMINIUM DANS LES VACCINS ?

Technique utilisée depuis 1926 aux États-Unis et depuis les années 1990 en France, l’ajout d’aluminium, à dose minime, a pour rôle de stimuler la réaction immunitaire en induisant une petite inflammation locale. L’addition d’aluminium permet de limiter la quantité d’antigènes à injecter, et aussi de diminuer le coût de revient des vaccins. 

Généralement, l’adjuvant aluminique est utilisé sous forme de sels (hydroxyde, phosphate, sulfate) d’aluminium à des doses variables selon les vaccins (de 25 à 600 microgrammes par dose). Une fois injecté dans l’organisme, on considère généralement que l’aluminium se dissout spontanément dans les tissus et n’exerce pas d’effet toxique notable. 

Or des chercheurs, dont le profeseur Romain Gherardi (Inserm-hôpital Henri-Mondor) à Créteil, ont observé que l’aluminium était capturé par des cellules du système immunitaire, les « macrophages », qui pouvaient le transporter jusqu’au cerveau.

QUELS SONT LES TROUBLES AUXQUELS CERTAINS MÉDECINS L’ASSOCIENT ?

Dans les années 1990, Romain Gherardi et sa collègue Michelle Coquet (CHU Bordeaux) ont découvert, chez des patients souffrant d’une « nouvelle maladie », la présence d’aluminium au niveau de l’épaule, dans le muscle deltoïde, exactement là où ils ont été piqués lors de différentes vaccinations. 

Cette maladie, qui se manifeste par des douleurs musculaires, une fatigue profonde, un sommeil difficile et des troubles cognitifs, a été appelée « myofasciite à macrophages ».

POURQUOI LE DÉBAT EST-IL RELANCÉ AUJOURD’HUI ?

Aujourd’hui, au Centre de référence des maladies neuromusculaires de Créteil, Romain Gherardi assure avoir identifié 585 cas de myofasciite à macrophages. Tous ces patients, selon lui, présentent l’ensemble des symptômes cliniques, et les troubles cognitifs ont été mesurés par imagerie médicale (IRM fonctionnelle) et des tests psychologiques.

Forte de ces éléments, l’équipe de Créteil a fait une demande de financement pour poursuivre ces travaux. Or, elle vient de recevoir une réponse négative de subventions de la part de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). 

Considérant qu’il joue un rôle de « lanceur d’alerte », Romain Gherardi a décidé d’organiser une conférence de presse pour faire valoir publiquement sa demande, soutenu par la députée écologiste européenne Michèle Rivasi et l’association Réseau Environnement Santé.

Ces recherches ne font toutefois pas l’unanimité dans la communauté scientifique. Jean-François Bach, professeur d’immunologie et ancien membre du Comité sur la sécurité vaccinale de l’OMS, conteste les travaux de Romain Gherardi. 

 « Il n’a pas été démontré de relation de cause à effet entre la vaccination et la survenue d’une myofasciite à macrophages. Pour le démontrer, il faut pouvoir comparer des personnes ayant développé cette maladie après vaccination à autant de personnes ayant exprimé la même pathologie sans avoir été vaccinées »,  poursuit l’académicien. En outre, certains observateurs pensent que les travaux de Romain Gherardi sont soutenus par les ligues anti-vaccinales.

QUEL IMPACT CELA PEUT-IL AVOIR SUR LA POLITIQUE VACCINALE ?


En mars, des députés ont adopté onze recommandations dont un moratoire sur l’aluminium vaccinal. Une mesure qui a suscité une vive réprobation au sein des académies des sciences et de médecine qui, néanmoins, ont rapidement mis sur pied un groupe de travail sur les adjuvants des vaccins. 

Il est clair que demander un moratoire pour les vaccins associés à l’aluminium pose un problème de santé publique. « Comment suspendre les vaccinations, notamment celles hautement recommandées aux jeunes enfants, pendant deux ou trois ans, sans faire courir un risque énorme aux populations ? C’est complètement irréaliste »,  s’offusque Jean-François Bach.

DENIS SERGENT

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voir aussi : http://presse-inserm.fr/lundi-5-novembre-2012/5131/?
 
Le Monde, dans le cadre de son supplément Science & techno, pose la question de savoir si l’aluminium, très répandu comme adjuvant dans la plupart des vaccins, est responsable de certains syndromes récemment identifiés chez des personnes ayant un profil génétique particulier.
 
Depuis 1998, un groupe de médecins conduits par Romain Gherardi (Henri-Mondor/Inserm/université Paris-Est) et Michelle Coquet (hôpital Pellegrin à Bordeaux) travaillent sur une affection d’origine inconnue, baptisée myofasciite à macrophages.
Aujourd’hui, ils seraient arrivés à l’hypothèse forte que cette dernière serait provoquée par l’hydroxyde d’aluminium utilisée dans la plupart des vaccins.
A l’OMS, on prévient toutefois qu’« aucun lien de causalité n’a été clairement démontré ».
Le Monde précise que le projet destiné à mieux comprendre les mécanismes de transport de l’aluminium vaccinal dans l’organisme, porté par le Pr Gherardi, n’a pas été retenu par l’ANSM et n’a donc pas reçu les financements espérés.
 

 

25/10/2012

Attention au diabète de type 1 de l’enfant

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Hausse du diabète de type 1 de l’enfant

Le Figaro souligne que « chaque année, en France, un à six jeunes décèdent » en raison « d’un diabète débutant diagnostiqué trop tard ».

Selon le Dr Carine Choleau, chargée des missions scientifiques au sein de l’association Aide aux jeunes diabétiques (AJD), « un médecin généraliste (…) ne verra qu’un ou deux cas débutant au cours de sa carrière, mais il ne doit pas passer à côté ».

Le quotidien souligne que le diabète de type 1, « souvent mal connu », « survenant plutôt chez l’enfant, est une maladie auto-immune à début brutal dix fois moins fréquente que le diabète de type 2, plus progressif et qui ne concerne en France, pour l’instant, que les adultes ». 2 700 nouveaux malades sont recensés chaque année, dont un quart âgés de moins de 5 ans et un tiers entre 5 et 10 ans. Ce nombre augmente régulièrement, « d’un peu plus de 3% par an, sans explication concluante », explique le journal.

Selon une étude, présentée hier par l’AJD et menée en 2010 dans près de 150 services de pédiatrie auprès de 1 300 jeunes de moins de 15 ans ayant débuté un diabète de type 1, « près de la moitié de ces enfants qui arrivent à l’hôpital en commençant un diabète de type 1 sont déjà au stade d’une complication dite ‘‘acidocétose’’ ».

Le Figaro, 25/10

23/10/2012

Les boissons énergisantes, la santé, le comportement

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Les Echos expliquent que l’Assemblée nationale débute aujourd’hui « l’examen du budget de la Sécurité sociale pour 2013 ».
Dans une interview accordée au quotidien, Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, affirme être « favorable à la taxation des boissons énergisantes ».
Elle souligne : « Ces boissons contiennent de puissants excitants, dont l’impact sur la santé fait actuellement l’objet d’une évaluation par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) à ma demande ».
Elle souligne que les jeunes mélangent ces boissons à des alcools forts. Selon elle, « dans notre pays, un jeune sur deux s’adonne à l’âge de 17 ans au ‘‘binge drinking’’. C’est préoccupant ».

Les Echos, 23/10

 

extrait des Échos :

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202341840312-marisol-touraine-le-gouvernement-est-favorable-a-la-taxation-des-boissons-energisantes-502889.php

Marisol Touraine : «Le gouvernement est favorable à la taxation des boissons énergisantes»

Par Vincent Collen | 22/10 | 21:00h
 
Alors que l'Assemblée nationale entame mardi après-midi l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013, la ministre de la Santé dévoile les arbitrages du gouvernement sur les amendements des députés. Marisol Touraine va proposer le remboursement intégral de la contraception pour les jeunes filles de 15 à 18 ans.
 
Les députés veulent instaurer une taxe sur les boissons énergisantes à base de taurine et de caféine. Elle serait de 50 centimes ou de 2 euros par litre. Y êtes-vous favorable?

Oui, je suis favorable au principe d'une taxe. Ces boissons contiennent de puissants excitants, dont l'impact sur la santé fait actuellement l'objet d'une évaluation par l'agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) à ma demande. Surtout, elles sont consommées par des jeunes, qui les mélangent à des alcools forts comme la vodka. Dans notre pays, un jeune sur deux s'adonne à l'âge de 17 ans au « binge drinking ». C'est préoccupant. 

Attention : les ados victimisés ont davantage d’idées suicidaires

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Selon une étude américaine, publiée dans une revue du JAMA, « la victimisation [harcèlement, rejet, violence, agression sexuelle] augmente les idées suicidaires chez les adolescents », souligne Le Quotidien du médecin.

L’enquête a été réalisée par l’équipe dirigée par le Dr Heather Turner, de l’université du New Hampshire, auprès de 1 186 jeunes âgés de 10 à 17 ans sur deux périodes (janvier-mai 2008 et janvier-novembre 2010). 

Le Quotidien du médecin, 23/10


extrait :

Harcèlement, rejet, violence, agression sexuelle

Les ados victimisés ont davantage d’idées suicidaires

Une étude américaine montre que la victimisation augmente les idées suicidaires chez les adolescents. Pour le Dr Nicolas Girardon, pédopsychiatre, le terme de victimisation peut correspondre au vécu subjectif de se sentir persécuté mais aussi, parfois, à une réalité objective de bouc-émissaire. Un mot d’ordre, quelle que soit le cas de figure, ne pas banaliser.

LES MÉDIAS SE SONT fait l’écho récemment du suicide de la jeune Amanda Todd, alors âgée de 15 ans, harcelée sur le net après avoir montré ses seins sur Facebook. Une étude publiée dans une revue du JAMA révèle que les adolescents victimisés rapportent davantage d’idées suicidaires. Près de 2,4 fois plus en cas de harcèlement par les pairs, 3,4 fois plus en cas d’agression sexuelle et 4,4 fois plus (…)

Le Quotidien du Médecin du 23/10/2012  (750 mots)

18/10/2012

L'Europe néolibérale et les nanomatériaux

lu sur : 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/18/les-nanomateriaux-vont-ils-echapper-au-filet-sanitaire-europeen_1777415_3244.html

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Les nanomatériaux vont-ils échapper au filet sanitaire européen ?

LE MONDE |18.10.2012 à 11h14

Par Pierre Le Hir

"Extrême déception", "profondes inquiétudes"... Associations de consommateurs, ONG environnementales et syndicats font assaut de critiques contre Bruxelles. Objet de leur colère : une communication de la Commission européenne sur les nanomatériaux faite, début octobre, au Parlement, au Conseil et au Comité économique et social européens. Le document – le premier sur le sujet depuis 2008 – écarte en effet l'idée d'une réglementation spécifique à ces produits et à l'évaluation de leurs risques. Ce qui revient, estiment les représentants de la société civile dans une réponse qui sera adressée vendredi 19 octobre à la Commission, à laisser les mains libres aux industriels, sans contrôle de la toxicité de produits toujours plus nombreux sur le marché.

Automobiles, carburants, électroménager, équipements de sport, appareils électroniques, panneaux solaires, ciments, peintures, crèmes solaires, chaussettes, poudres alimentaires, pansements, instruments médicaux... Plus de 2 000 articles de consommation courante contiennent des nanoparticules, dont la taille est de l'ordre du milliardième de mètre (50 000 fois moins que l'épaisseur d'un cheveu).

Le marché mondial des nanomatériaux serait de 11 millions de tonnes, d'après les services de Bruxelles, pour une valeur de 20 milliards d'euros. Et le secteur des nanotechnologies représenterait entre 300 000 et 400 000 emplois directs en Europe. Ce qui en fait un secteur-clé pour "la croissance, l'emploi, l'innovation et la compétitivité" aux yeux de l'exécutif bruxellois.

LES NANOPARTICULES PEUVENT PÉNÉTRER DANS LES POUMONS

La médaille a toutefois un revers. Les nanoparticules présentent des risques particuliers, encore mal connus, pour la santé et l'environnement. Leur taille infinitésimale, qui leur donne des propriétés remarquables (résistance, souplesse, conductivité, adhérence...), les rend aussi extrêmement réactives. Or elles sont susceptibles de pénétrer sous la peau ou dans les poumons, et de se disperser dans l'air, le sol ou l'eau. Une récente étude réalisée par l'administration française a montré que des nanoparticules pouvaient altérer la qualité et le rendement de cultures.

Comment prendre en compte cette dangerosité ? Par "une approche de la sécurité au cas par cas", répond la Commission. A ses yeux, "les nanomatériaux sont semblables aux substances et produits chimiques normaux". Elle estime donc que la réglementation générale appliquée aux produits chimiques au sein de l'Union – le système d'enregistrement, d'évaluation et d'autorisation Reach – est "le cadre le plus adapté à la gestion des nanomatériaux". Seule est envisagée une "modification des annexes de Reach, afin de préciser la façon dont les nanomatériaux doivent être pris en considération".

Pour Monique Goyens, qui dirige le Bureau européen des unions de consommateurs, "Bruxelles fait primer l'objectif de croissance économique et adopte la politique de l'autruche pour ce qui est des risques". Comme pour tout autre produit chimique, défend-elle, "le principe "pas de données, pas de marché" devrait s'appliquer".

"La protection des travailleurs s'est-elle perdue dans le nano-cosmos ?", ironise la Confédération européenne des syndicats. Quant aux Verts du Parlement, ils jugent "très trompeur de suggérer que les règles générales, conçues pour des substances normales, sont appropriées pour les nanomatériaux".

Ceux-ci passent en effet à travers les mailles du filet sanitaire de Reach. Car ce règlement ne s'applique qu'aux productions chimiques de plus d'une tonne par an, seuil loin d'être atteint pour beaucoup de nanomatériaux. En outre, le dispositif de déclaration ne distingue pas les formes nanométriques des formes classiques. Or un même produit peut prendre de multiples nanoformes, dont les propriétés et donc la toxicité sont radicalement différentes. Bruxelles reconnaît d'ailleurs que, dans les dossiers d'enregistrement actuels, "seules quelques informations visent précisément la sécurité d'utilisation des nanomatériaux spécifiques".

"UN EXAMEN AU CAS PAR CAS EST IMPOSSIBLE"

Des évaluations de risques sont certes menées, à l'échelle communautaire (notamment par l'Autorité européenne de sécurité des aliments) ou nationale. En France, l'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a publié cinq rapports depuis 2006. Mais les conclusions sont parfois édifiantes : chargée d'expertiser un matériau contenant des nanotubes de carbone, produits en France par Arkema, l'Anses a relevé, en avril, "un manque d'informations sur son potentiel toxique et écotoxique et l'absence totale d'éléments relatifs aux scenarii d'exposition et au cycle de vie du produit".

"Prétendre évaluer les risques au cas par cas, c'est noyer le poisson", estime David Azoulay, du Center for International Environmental Law, une ONG d'avocats spécialisée dans le droit environnemental. "Un examen au cas par cas est impossible. Il faudrait des années et on serait toujours en retard", pense aussi Olivier Merckel, responsable de ce dossier à l'Anses. Celle-ci travaille à "une méthodologie d'évaluation des risques spécifiques à des groupes de nanomatériaux". Et elle va désormais publier un rapport annuel regroupant toutes les données disponibles sur ces produits.

Parmi les Vingt-Sept, la France est en pointe dans ce domaine. Suite au Grenelle de l'environnement, l'Anses tiendra, à compter du 1er janvier 2013, un inventaire des substances nanoparticulaires mises sur le marché, afin d'en assurer la traçabilité. Un exemple qui pourrait être suivi par l'Italie, la Belgique ou le Danemark.

Suivre à la trace ces particules lilliputiennes ne suffira cependant pas à contrôler leur innocuité. En juin, douze pays, dont la France, avaient pressé Bruxelles d'améliorer "sans retard" la réglementation sur les nanomatériaux. Le chantier reste entier.

Sur le même sujet

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Téléphonie mobile : proposition de loi sur les antennes relais

communiqué :

Fin septembre, le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’Association Santé Environnement France, lançait un appel à tous les sénateurs et députés de la République pour leur demander de faire voter une loi réglementant l’implantation des antennes relais. Deux milles signatures de soutien plus tard, Jean-Vincent Placé, Sénateur Europe-Ecologie-Les-Verts, et Jean-David Ciot, Député du Parti Socialiste, répondaient à l’appel. Le député propose d’ailleurs de déposer une proposition de loi établie à partir des propositions de l’ASEF.

Explications.  
 
La proposition de loi. La proposition de loi portée par Jean-David Ciot, Député des Bouches-du-Rhône, reprend dans les grandes lignes les propositions faites par le Dr Patrice Halimi et son association. Celle-ci garantit ainsi le principe de transparence visant à assurer une information claire ; le principe de la réduction des émissions visant à rendre les antennes les moins nocives possibles ; le principe de légitimité visant à donner un code des émissions au maire afin qu’il le fasse respecter sur sa commune ; le principe de zones protégées visant à interdire les antennes sur les écoles par exemple et enfin le principe de gouvernance participative. Celle-ci sera présentée dans le détail lors d’une conférence de presse ouverte au public, en présence de Jean-David Ciot, Député et du Dr Patrice Halimi le lundi 22 octobre 2012 à 10h à La Mado, 4, Place des Prêcheurs à Aix-en-Provence.
 
Pourquoi une proposition de loi ? En mai 2011, les ondes électromagnétiques, émises notamment par les antennes relais, ont été classées comme « peut-être cancérigènes » par l’Organisation Mondiale de la Santé. Pourtant, les antennes relais, continuent de proliférer de façon anarchique et ce notamment en haut des logements sociaux,. « Personne n’en veut, alors on les met chez nous, ils savent qu’on n’a pas de relations, pas de pouvoir... » voilà ce que déclare presque résignée une habitante d’une cité HLM d’Aix-en-Provence. Aujourd’hui, c’est l’anarchie qui règne. Selon un arrêt daté du 7 avril 2005, une antenne relais ne peut être implantée que si les propriétaires d’un immeuble l’acceptent à l’unanimité .... Un arrêt qui ne concède donc aucun droit aux locataires et qui explique pourquoi les HLM voient fleurir sur leurs toits des forêts d’antennes relais...Aucune loi non plus pour protéger certaines zones « sensibles » comme c’est le cas des écoles, des crèches ou encore des hôpitaux.... Les opérateurs sont libres...

Après les mots, les actes. Aujourd’hui, il y a bien une controverse scientifique sur le sujet. Les études se contredisent: certaines ne relèvent aucun effet, tandis que d’autres les mettent en cause dans différentes pathologies: des maux de tête aux cancers. « Il ne s’agit pas pour nous de trancher la question scientifique, ni d’interdire les antennes relais. Cependant, si elles présentent un risque, il faut qu’il y ait une véritable égalité face au risque. La loi est la seule à pouvoir garantir cette égalité
. Comme plusieurs associations du secteur, telle que Robin des Toits, nous pensons que plus les propositions de loi seront nombreuses, plus il y a de chance pour que l’une d’elles aboutisse. Nous sommes donc très heureux de ce premier pas qui permettra, nous l’espérons, de lancer le débat» explique le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’ASEF.
 
La démarche est soutenue par l'association Robin des Toits

Contact presse: Ludivine Ferrer (ludivine.ferrer@asef-asso.fr) 04 88 05 36 15
 

L'Association Santé Environnement France, qui rassemble aujourd'hui près de 2 500 médecins en France, est devenue incontournable sur les questions de santé-environnement. Elle travaille sur tous les sujets en lien avec la santé et l'environnement: qualité de l'air, ondes électromagnétiques, biodiversité, alimentation, etc. Dans sa démarche d'information, l'ASEF publie des petits guides bio-thématiques à télécharger gratuitement sur son site Internet www.asef-asso.fr.

09/10/2012

Interdiction du bisphénol A : une question de bon sens

Dans mon enfance, il n'y avait pas de bisphénol A dans les emballages alimentaires.

Pourtant il y avait des bouteilles (en verre) pour les boissons, des emballages en papier ou en carton, des boîtes de conserve ... et pas de plastiques. 

Donc se passer des matières plastiques est possible pour l'alimentation !

voir : 

Matière plastique - Wikipédia

 ... La Seconde Guerre mondiale exacerba les besoins en matières premières ...

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lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/09/27/meme-a-faible-dose-le-bisphenol-a-constitue-un-danger-pour-l-homme_1578307_3244.html

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Même à faible dose, le bisphénol A constitue un danger pour l'homme

LE MONDE | 27.09.2011 à 13h03 •

Mis à jour le 09.10.2012 à 11h16

Par Gilles van Kote

L'interdiction de fabrication et de commercialisation des biberons contenant du bisphénol A (BPA) dans l'ensemble de l'Union européenne depuis le 1er juin est loin d'avoir clos le dossier de ce perturbateur endocrinien. Les deux rapports rendus publics, mardi 27 septembre, par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) sont en effet catégoriques sur les dangers de ce produit de synthèse largement utilisé dans la fabrication des plastiques.

Le premier travail consistait à étudier la littérature scientifique existante afin de disposer d'une vision globale des effets sanitaires du BPA. Il conclut notamment à l'existence d'effets "avérés chez l'animal et suspectés chez l'homme, même à de faibles niveaux d'exposition". L'Anses considère dès lors "disposer de suffisamment d'éléments scientifiques" pour affirmer "que l'objectif prioritaire consiste à réduire les expositions au bisphénol A des populations les plus sensibles", c'est-à-dire les femmes enceintes ou allaitant ainsi que les enfants en bas âge.

La deuxième étude avait pour objectif de recenser les utilisations du BPA. "Près d'une soixantaine de secteurs d'activité potentiellement utilisateurs de bisphénol A en France ont été identifiés", indique l'Anses. La liste des produits susceptibles d'en contenir est impressionnante : emballages alimentaires, mais aussi lunettes et lentilles de contact, CD et DVD, câbles, mastics, adhésifs, électroménager, optiques de phare et pare-chocs, articles de sport, appareils médicaux, revêtements de sol, vernis et peintures, bateaux de plaisance, encres d'imprimerie, etc.

En 2010, l'Anses avait émis des recommandations visant notamment à réduire l'exposition au bisphénol A des populations les plus sensibles, à améliorer l'information des consommateurs par un étiquetage systématique et à rechercher des substituts au BPA.

Cette fois, il s'agissait d'effectuer l'analyse la plus complète possible des nombreuses publications scientifiques, "afin de les mettre en perspective et de tenter d'objectiver le paysage", selon les termes de Dominique Gombert, directeur de l'évaluation des risques à l'Anses.

Les experts ont retenu trois catégories d'effets "suspectés" sur la santé humaine, touchant à la fertilité féminine, aux pathologies cardiovasculaires et au diabète. Les effets "avérés" chez l'animal sont au nombre de sept, parmi lesquels l'avancement de l'âge de la puberté, l'augmentation de la survenue de kystes ovariens et de lésions sur la glande mammaire, l'altération de la production spermatique...

Le rapport conclut également à l'existence de "ces effets à des doses notablement inférieures aux doses de référence utilisées à des fins réglementaires, et plus particulièrement lors de certaines périodes de la vie (grossesse, périodes pré et postnatale)". Dès lors, la dose journalière admissible (DJA), fixée au niveau européen à 0,05 milligramme par kilo de poids corporel et par jour pour le bisphénol A, ne constituerait pas réellement un seuil de protection contre les effets du composé chimique.

Deuxième série de travaux

"A partir du moment où il existe des fenêtres de susceptibilité extrêmement fortes pour certaines populations sensibles, la notion de dose de référence a-t-elle encore un sens ? interroge M. Gombert. En tout cas, cela pose la question de l'exposition à la substance dans son ensemble."

L'Anses va transmettre "immédiatement" ses conclusions aux instances européennes "en vue d'examiner la pertinence d'une révision des doses de référence". La réaction de l'Autorité européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) sera particulièrement attendue : en septembre 2010, l'EFSA avait estimé qu'aucun élément scientifique ne rendait nécessaire d'abaisser la DJA pour le bisphénol A.

Par ailleurs, une deuxième série de travaux coordonnés par l'Anses est en cours afin d'étudier les mécanismes et voies d'exposition de la population au bisphénol A, sujet sur lequel "on est souvent confronté à un gros déficit de données", selon Dominique Gombert.

Leurs conclusions sont attendues pour le premier semestre 2012. L'agence a aussi lancé, le 26 septembre, un appel à contributions "afin de recueillir d'ici au 30 novembre des données scientifiques ou informations sur les produits de substitution (au BPA) disponibles" et de "s'assurer de leur innocuité".

08/10/2012

L’interdiction par précaution du bisphénol A justifiée par des risques

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

L’interdiction par précaution du bisphénol A justifiée par des risques

Les sénateurs doivent examiner demain une loi interdisant l’utilisation du bisphénol A dans les plastiques alimentaires, explique Aujourd’hui en France.

Bernard Jégou, directeur de recherche sur la reproduction humaine à l’Inserm, indique à l’AFP que de « solides arguments » scientifiques justifient l’interdiction par précaution du bisphénol A. La « barque du BPA est très lourdement chargée », estime-t-il, en « évoquant des évidences qui touchent au cancer, aux maladies chroniques, à la reproduction », explique l’agence de presse. M. Jégou explique que « le bisphénol A est un perturbateur endocrinien ».

Le biologiste William Bourguet (Montpellier, Inserm/CNRS) souligne : « Le BPA agit comme un leurre hormonal, en mimant l’action d’hormones naturelles. Il usurpe l’identité des oestrogènes et active leurs récepteurs de manière un peu anarchique et dérégule de cette façon le système hormonal ».

Le Pr René Habert de l’Université Paris-Diderot, spécialiste des perturbateurs endocriniens, estime que « la norme actuelle de 50 µg/kg/jour est trop élevée et ne permet pas de protéger la population ».

Selon le Pr Jégou, l’interdiction programmée du BPA dans les contenants alimentaires, tels que les conserves et les canettes, « doit être aussitôt encadrée par des recherches sur les produits de substitution, sinon ce sera une supercherie ».

 

AFP, 07/10, Aujourd’hui en France, 08/10

28/09/2012

Mercredi 10 octobre à Rambouillet ...

communiqué :

Le comité de soutien "BN for ever" vous invite à une soirée-débat avec

Merci de relayer l'info auprès de vos réseaux, dans vos structures, à toute personne susceptible d'être intéressée et n'hésitez pas à mettre l'information sur votre site internet/intranet. 
 

Très sincèrement,
Le comité de soutien "BN for Ever"

27/09/2012

Flore intestinale et diabète de type 2

lu sur : 

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/09/26/19155-diabete-type-2-preuve-par-bacteries


Par figaro iconMarc Mennessier - le 26/09/2012              
 
La composition de la flore intestinale est perturbée par cette maladie métabolique.

Les cent mille milliards de bactéries qui colonisent notre intestin n'ont pas fini de nous étonner. L'an passé les chercheurs réunis au sein du programme européen MetaHit (Metagenomics of Human Intestinal Tract) avaient démontré que cette flopée de microbes avec lesquels nous vivons en bonne intelligence, était divisée en trois groupes génétiques ou «entérotypes», un peu à la manière de nos groupes sanguins.

Cette fois-ci, une nouvelle étude publiée ce jeudi dans la revue Nature montre clairement un lien entre la composition de ce que les spécialistes appellent le microbiote et la survenue d'un diabète de type 2, une maladie métabolique qui touche près de 350 millions de personnes dans le monde. Pour cela, les chercheurs ont analysé les caractéristiques génétiques (ou métagénome) de la flore intestinale de 345 patients chinois atteints ou non de diabète de type 2.

«Nous avons trouvé une signature microbienne de cette maladie avec un changement très net dans la composition globale du microbiote», explique Stanislav-Dusko Ehrlich, chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) à Jouy-en-Josas (Yvelines) et coauteur de l'étude. Les patients diabétiques présentent notamment un déficit marqué en bactéries productrices de butyrates, substances dont se nourrissent les cellules qui tapissent la paroi intestinale (entérocytes). Fragilisées, ces dernières deviennent plus perméables à certaines bactéries pathogènes qui, en passant dans le sang, entraînent une réaction inflammatoire caractéristique du diabète de type 2.

Le syndrome du foie gras

Mieux: l'équipe dirigée par Junjie Qin et Jun Wang, de l'Institut de génomique de Pékin, a démontré que ces biomarqueurs pouvaient diagnostiquer l'existence d'un diabète de type 2 chez un individu avec une précision de 81 %. «Aujourd'hui très peu d'institutions ont la capacité de faire des analyses aussi poussées, mais il est possible de développer à moyen terme des tests diagnostiques extrêmement simples à mettre en œuvre sous la forme d'une bandelette que le patient introduirait lui-même dans ses matières fécales», explique Stanislav-Dusko Ehrlich.

Ce type de test pourrait s'appliquer au diabète de type 2, mais aussi à certains troubles hépatiques ou la maladie de Crohn (inflammation de l'intestin d'origine auto-immune) qui en sont dépourvus. Il est par exemple impossible aujourd'hui de déceler, sauf à pratiquer une biopsie, le moment où un patient atteint du syndrome du foie gras va développer une inflammation hépatique puis une fibrose et enfin une cirrhose. Or l'analyse de la flore intestinale doit permettre là aussi de détecter les différents stades de cette dégénérescence du foie. Créée l'an passé sous l'égide de l'Inra, la start-up Enterome s'est justement donné pour objectif de développer de manière industrielle des biomarqueurs spécifiques de cette pathologie ainsi que de la maladie de Crohn.

Mais pour M. Ehrlich, le «Graal» consiste à prédire l'évolution de ces maladies, en «détectant les perturbations microbiennes avant la manifestation des signes cliniques et l'apparition de dégâts irréversibles pour l'organisme». Cette médecine préventive permettrait selon lui, d'éviter bien des souffrances et de «pérenniser», en réduisant le coût énorme de la prise en charge de ces maladies, «l'accès à la santé pour tous».

EN SAVOIR PLUS:

» Le diabète de type 2: facteurs de risque, symptômes, traitements

LIRE AUSSI:

» Traiter la maladie de Crohn en changeant nos bactéries?

» Tout sur le diabète de type 2

25/09/2012

Le Bisphénol A provoque une diminution du stock d’ovocytes et une détérioration de la qualité de ces ovocytes

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Une équipe américaine de l’université de Washington montre, dans une étude publiée dans les PNAS, que le bisphénol A « peut avoir des effets négatifs sur le système de reproduction de la femme », souligne Le Figaro.

En effet, les travaux, menés sur des singes rhésus, dont « le système reproducteur est très proche de celui de l’homme », confirment les recherches effectuées jusqu’alors chez les rongeurs qui ont montré les effets négatifs sur leur système reproductif.

Patricia Hunt, principale auteur de l’étude et généticienne à l’université de Washington, a constaté une diminution du stock d’ovocytes et une détérioration de la qualité de ces ovocytes chez les femelles singes qui recevaient « des doses quotidiennes de bisphénol A ou de très faibles doses en continu ».

(Le Figaro, 25/09)

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voir cette étude qui date du mois de mai 2012 :

http://www.pnas.org/content/early/2012/05/01/1120488109.abstract

Bisphenol A alters the development of the rhesus monkey mammary ...

  1. Andrew P. Tharpa,1,
  2. Maricel V. Maffinia,1,
  3. Patricia A. Huntb,
  4. Catherine A. VandeVoortc,
  5. Carlos Sonnenscheina, and
  6. Ana M. Sotoa,2

+ Author Affiliations

  1. aDepartment of Anatomy and Cellular Biology, Tufts University School of Medicine, Boston, MA 02111;
  2. bSchool of Molecular Biosciences and Center for Reproductive Biology, Washington State University, Pullman, WA 99164; and
  3. cDepartment of Obstetrics and Gynecology and California National Primate Research Center, University of California, Davis, CA 95616
  1. Edited* by Joan V. Ruderman, Harvard Medical School, Boston, MA, and approved April 2, 2012 (received for review January 3, 2012)                         

Abstract

The xenoestrogen bisphenol A (BPA) used in the manufacturing of various plastics and resins for food packaging and consumer products has been shown to produce numerous endocrine and developmental effects in rodents.

Exposure to low doses of BPA during fetal mammary gland development resulted in significant alterations in the gland’s morphology that varied from subtle ones observed during the exposure period to precancerous and cancerous lesions manifested in adulthood.

This study assessed the effects of BPA on fetal mammary gland development in nonhuman primates.

Pregnant rhesus monkeys were fed 400 μg of BPA per kg of body weight daily from gestational day 100 to term, which resulted in 0.68 ± 0.312 ng of unconjugated BPA per mL of maternal serum, a level comparable to that found in humans.

At birth, the mammary glands of female offspring were removed for morphological analysis. Morphological parameters similar to those shown to be affected in rodents exposed prenatally to BPA were measured in whole-mounted glands; estrogen receptor (ER) α and β expression were assessed in paraffin sections.

Student's t tests for equality of means were used to assess differences between exposed and unexposed groups.

The density of mammary buds was significantly increased in BPA-exposed monkeys, and the overall development of their mammary gland was more advanced compared with unexposed monkeys. No significant differences were observed in ER expression.

Altogether, gestational exposure to the estrogen-mimic BPA altered the developing mammary glands of female nonhuman primates in a comparable manner to that observed in rodents.     

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voir aussi :

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/09/24/19137-nouvelle-etude-confirme-effets-nocifs-bisphenol

Par Marielle Court - le 24/09/2012

Il perturbe la fertilité de singes dont le système reproducteur est proche de l'homme.

Les nuages continuent de s'accumuler au-dessus du bisphénol A. Une étude publiée dans les PNAS (revue de l'Académie des sciences américaines) montre que ce composé peut avoir des effets négatifs sur le système de reproduction de la femme.

Si la dangerosité du bisphénol A comme perturbateur endocrinien était jusqu'à présent le fruit d'études ayant porté principalement sur des rats, celle menée par l'équipe américaine de l'université de Washington a été effectuée sur des singes rhésus. En s'appuyant ainsi sur des primates dont le système de reproduction est très proche de celui de l'homme, cette recherche confirme les travaux qui montrent des effets négatifs sur le système reproductif des rongeurs.

«Tous exposés»

Le bisphénol A se trouve aujourd'hui dans un très grand nombre d'objets en plastique mais aussi dans les films qui recouvrent l'intérieur des canettes de soda ou les boîtes de conserve ou encore les tickets de caisse… «La question est de savoir si ce produit auquel on est tous exposés pourrait augmenter le risque d'avortements ou le risque d'avoir des enfants qui naissent avec des anomalies congénitales telles que la trisomie 21», rappelle Patricia Hunt, principale auteur de l'étude et généticienne au sein de l'université de l'État de Washington.

La chercheuse et son équipe ont soumis plusieurs femelles singes au cours de leur grossesse à des doses quotidienne de bisphénol ou à de très faibles doses en continu et ont regardé quel impact cela avait sur le système reproductif des fœtus femelle. Ils ont constaté une diminution du stock des ovocytes. Dès lors la femelle produira moins d'ovules tout au long de sa vie reproductive. Par ailleurs la qualité de ces mêmes ovocytes est détériorée, ce qui peut être facteur d'avortement ou de malformations congénitales.

Cette nouvelle étude devrait s'ajouter à la liste déjà longue des travaux soulignant les risques potentiels du bisphénol A pour la santé humaine. La migration du bisphénol A vers des aliments se fait notamment lorsque l'objet est chauffé. C'est la raison pour laquelle plusieurs pays, dont la France, ont d'ores et déjà interdit son utilisation dans les biberons. Le gouvernement français a par ailleurs annoncé qu'il soutenait une proposition de loi déposée par Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne visant à interdire l'usage et la commercialisation du bisphénol d'ici à 2014. Reste à trouver des substituts non dangereux à ce produit très largement utilisé.

LIRE AUSSI:

» Un lien fort entre obésité et bisphénol A

» "Le remplacement du bisphénol A prendra 5 ans»                        

24/09/2012

Antennes-relais : les écologistes veulent limiter l'exposition aux ondes

lu sur : http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/24/antennes-relais-les-verts-veulent-limiter-l-exposition-aux-ondes_1764021_3244.html

Antennes-relais : les écologistes veulent limiter l'exposition aux ondes


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LE MONDE | 24.09.2012 à 10h50 • Mis à jour le 24.09.2012 à 10h59

Par Sophie Landrin

Les parlementaires écologistes sont décidés à mettre fin au vide juridique qui entoure l'installation des antennes-relais. Une proposition de loi devrait être déposée, début 2013, par la sénatrice (EELV) Leila Aïchi. La dernière tentative de légiférer, menée en 2009 par des députés pour limiter le voltage et encadrer le déploiement des antennes-relais, n'a jamais abouti.

Le seul décret applicable sur les seuils d'exposition aux ondes date de 2002 et fixe des valeurs limites comprises entre 41 volts par mètre (V/m) et 61 V/m. Les associations réclament un seuil de 0,6 V/m.

La conférence environnementale organisée les 14 et 15 septembre par le gouvernement a très peu abordé la question des champs électromagnétiques. Dans sa feuille de route pour la transition énergétique transmise aux ministères, la ministre de l'écologie, Delphine Batho, indique seulement que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail procédera, d'ici à la fin de l'année, à l'actualisation de l'expertise sur les effets sanitaires des radiofréquences.

Cette étude, publiée en 2009, avait conclu que les données issues de la recherche expérimentale disponibles n'indiquaient pas d'effet à court ni à long terme de l'exposition aux radiofréquences. Par ailleurs, l'expertise estimait que la demande de réduction des niveaux d'exposition à 0,6 V/m "ne reposait sur aucune justification scientifique". Les auteurs insistaient sur l'augmentation du nombre d'antennes qu'entraînerait une telle mesure.

ENCADRER LES OPÉRATEURS

L'absence de législation nationale a conduit les villes à se doter de chartes pour tenter d'encadrer les opérateurs et rassurer leurs habitants. Mais le Conseil d'Etat ne leur reconnaît aucune valeur juridique.

A Paris, il a fallu plus de deux ans de négociations pour que les opérateurs de téléphonie mobile (Bouygues, Orange, SFR et Free) et la Mairie parviennent à un accord, lundi 17 septembre, sur l'installation des antennes-relais sur les toits de la capitale. Devenue caduque, la charte signée en 2003 fixait à 2 V/m le niveau moyen d'exposition de la population dans les lieux de vie.

Pressée par les élus écologistes, la municipalité demandait l'abaissement de ce seuil. Les opérateurs souhaitaient au contraire le relever à 10 V/m, voire 15 V/m. Pour faire céder les opérateurs, pressés de déployer les réseaux 4G, Paris avait brandi la menace de geler les demandes d'installation d'antennes sur ses propres bâtiments.

La municipalité a finalement obtenu une légère baisse, même si le changement de protocole de mesure complique la comparaison. L'exposition, auparavant calculée sur trois points et sur vingt-quatre heures, sera désormais calculée en pic d'exposition, au point le plus exposé quel que soit le moment.

Le projet de charte fixe "deux niveaux de champs maximaux à ne pas dépasser dans les lieux de vie fermés (appartements, bureaux)" : 5 V/m et 7 V/m, selon que la 4G sera présente ou non. Selon l'ancien calcul, cela signifie que le seuil d'exposition a été ramené de 2 V/m à 1,6 V/m. C'est encore trop pour une association comme Robin des toits, qui a dénoncé "un vrai recul".

A l'étranger, la Grèce, la Belgique, l'Autriche ont limité l'exposition à 3 V/m. La ville de Salzbourg, en Autriche, est descendue à 0,6 V/m.

21/09/2012

La dangerosité des OGM (suite)

lu sur : http://www.bastamag.net/article2651.html

L’offensive de Monsanto pour décrédibiliser l’étude sur les OGM

La contre-attaque de Monsanto à l’étude sur les OGM de Gilles-Eric Séralini et du Criigen ne s’est pas faite attendre. C’est un courriel envoyé par un dirigeant de Monsanto, Jaime Costa, ingénieur agronome et directeur technique de Monsanto en Espagne. Il conseille à ses interlocuteurs d’aller consulter plusieurs réactions de scientifiques critiquant l’étude. Des scientifiques loin d’être indépendants...

Traduction de l’espagnol : « Objet : Au sujet des recherches indépendantes sur les OGM.

Sur cette page (lien), vous pouvez lire l’opinion de quelques scientifiques indépendants sur cette nouvelle publication qui n’a pas été revue par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) » [1].

Le courriel a été révélé par l’Observatoire européen des entreprises (CEO). Le lien préconisé par le cadre de Monsanto renvoie vers le site du Science Media Centre, basé à Londres et présenté comme une source d’informations indépendante. Le centre publie huit réactions de scientifiques. Tous rejettent l’étude du Criigen.

Se présentant comme une entreprise indépendante « qui travaille à promouvoir les opinions de la communauté scientifique au Royaume-Uni pour les médias », le Science Media Center est en réalité financé à 70 % par les grands noms de l’industrie de la biotechnologie. BASF, Bayer, Novartis, CropLife International sont autant de bailleurs de fonds de cette entreprise.

Malgré le conflit d’intérêt évident, l’opération semble bien fonctionner. Trois des huit experts mentionnés sur le Science Media Center ont été repris par l’agence de presse Reuters. C’est le cas de Tom Sanders, directeur du département des sciences nutritionnelles au King’s College de Londres, qui note que « cette race de rat est particulièrement sujette aux tumeurs mammaires lorsque les ingestions de nourriture ne sont pas contrôlées ».

Mais aussi de Mark Tester, professeur à l’université d’Adelaïde en Australie qui s’est étonné que les précédentes études n’aient pas soulevé les mêmes inquiétudes. « Si les effets sont aussi importants que rapporté et que l’étude est vraiment pertinente concernant l’homme, pourquoi les Nord-Américains ne tombent-ils pas comme des mouches ? » interroge t-il. « Les OGM font partie de la chaîne alimentaire depuis une décennie là-bas et la longévité continue de s’accroître inexorablement ».

Le groupe de lobby des biotechnologies Europabio a également publié un communiqué de presse citant ces mêmes experts et énumérant un ensemble d’arguments pour tenter de discréditer la recherche. Pour le CEO, ce n’est « probablement que le début des tentatives de l’industrie des biotechnologies pour miner la crédibilité de cette nouvelle étude ». L’équipe du Criigen répond à ces critiques sur le site du Nouvel Observateur.

Notes

[1] Le CEO précise avoir changé des éléments pour protéger la source.

Cancer du testicule : le cannabis, facteur de risque

lu sur :

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/09/14/19048-cancer-testicule-cannabis-facteur-risque

Cancer du testicule : le cannabis, facteur de risque

Fumer de la marijuana double le risque de développer cette forme de tumeur.

La liste des dangers pour la santé de la consommation de cannabis ne cesse d'augmenter au fil du temps et des études médicales. Dernier méfait démontré en date de la marijuana, un risque accru d'apparition d'un cancer du testicule, qui plus est d'un type plus difficile à soigner que les autres.

Une équipe de chercheurs de l'université de Californie du Sud (USC) a donc passé au crible le passé de 163 jeunes hommes chez qui avait été diagnostiqué un cancer du testicule et a comparé ces données avec celles recueillies chez 292 autres hommes en bonne santé, de même âge et de même origine ethnique.

Résultat, les hommes ayant fumé du cannabis présentaient deux fois plus de risques de développer une forme de cancer du testicule de mauvais pronostic par rapport à ceux qui n'en avaient pas fumé. «Nous ne savons pas exactement comment les composés de marijuana agissent sur les testicules pour conduire à une carcinogenèse, reconnaît Victoria Cortessis, l'un des auteurs de l'étude. Notre hypothèse est que cela peut se passer au niveau du système interne endocannabinoïde, qui interagit avec les composés actifs du cannabis et qui est aussi important pour la spermatogénèse.»

C'est un cancer rare (1 à 2 % environ de tous les cancers), mais c'est aussi le cancer le plus fréquent chez l'homme de 15 à 35 ans. Près de 95 % des tumeurs sont guérissables. Son incidence, comme celle du cancer de la prostate, augmente régulièrement depuis les années 1900, et plus nettement dans les pays à peau blanche depuis les années 1950 (augmentation d'un facteur 3 à 5 des années 1950 à 2000).

En France, l'Institut national de veille sanitaire (InVS) a réalisé en 2011 une étude sur les cancers du testicule. Il constate que, depuis le milieu du XXe siècle, «l'incidence du cancer du testicule n'a cessé d'augmenter». En France, cette augmentation est de 2,5 % par an (pour 1980-2005). Les patients sont surtout des hommes de 20 à 64 ans, avec un âge moyen au diagnostic de 37 ans. L'Alsace, la Lorraine, la Bretagne et les Pays de la Loire sont les régions les plus touchées, au contraire du Languedoc-Roussillon et de l'Ile-de-France, les deux régions les moins touchées. Mais on ne sait pas expliquer ces disparités régionales.

EN SAVOIR PLUS:

» Le cancer des testicules

LIRE AUSSI:

» La gravité des troubles liés au cannabis est sous-estimée 

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sur le même sujet :

http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/drogues/cannabis/13170-cannabis-risque-cancer-testicules.htm

Cannabis et cancer des testicules - Doctissimo

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communiqué:

À la suite de la décision de la Cours européenne de justice autorisant les OGM (*), il est temps de réagir contre cette Europe de la "concurrence libre et non faussée" !

Proposition pour une journée d'action tous les mois contre l'Europe néolibérale :

- tous les premiers mardis du mois, retirez de votre banque l'argent nécessaire à vos dépenses mensuelles et PAYEZ TOUT EN LIQUIDE.

Faites passer la proposition à vos amis, votre entourage, vos réseaux, etc ...

(*) voir :

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à...


20/09/2012

Molécules indésirables dans les eaux, toxicité des OGM

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Molécules indésirables dans les eaux

Dans son Hors-Série, Sciences et Avenir souligne que des « millions de molécules indésirables passent chaque jour dans les eaux usées puis traitées, composant des cocktails qui inquiètent les spécialistes ». Selon le Pr Yves Lévy, directeur du laboratoire de Santé publique – Environnement de l’université Paris-Sud, « aujourd’hui, la vraie question est : quel est le risque environnemental et sanitaire lié à ces mélanges de molécules ?»

(Sciences et Avenir, Hors-Série, 01/10)


Etude qui révèle la toxicité des OGM

Une équipe de chercheurs français, dirigée par le Pr Gilles-Eric Séralini, à l’université de Caen, et publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology, « démontre que des rats de laboratoire nourris aux OGM développent beaucoup plus de tumeurs que les autres [deux à trois fois plus], et meurent de façon nettement plus précoce », expliquent Aujourd’hui en France et Les Echos. L’étude, d’une durée de deux ans, a porté sur 200 rats, certains nourris avec du maïs OGM NK603 (traité avec l’herbicide de Monsanto, le Round up) et d’autres avec du maïs classique. Les résultats ont montré des « effets dommageables pour la santé, tels que des tumeurs mammaires et des troubles organiques des reins et du foie », ainsi qu’une surmortalité, soulignent Les Echos. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, indique dans Aujourd’hui en France que « si les résultats se confirment, alors on interdira ces OGM (…). C’est une décision [qui] se prendra au niveau européen » car « on passera du simple principe de précaution à un vrai problème de santé publique ». Il souligne avoir saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) afin qu’« elle réalise une expertise ».

(Aujourd’hui en France, Les Echos, 20/09)

La dangerosité des OGM (suite): l'article "Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize"

Et voici l'article en question :

"Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize"

étude OGM.pdf

19/09/2012

La dangerosité des OGM

Les articles du jour à lire sur :

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20120918.OBS2789/ogm-quand-la-grande-distribution-finance-une-etude-choc.html 

 

http://www.liberation.fr/sciences/2012/09/19/une-etude-sur-les-ogm-revele-une-surmortalite-chez-le-rat_847354 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20120918.OBS2686/exclusif-oui-les-ogm-sont-des-poisons.html