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18/09/2012

L'allaitement encore très largement déterminé par le niveau social des mères

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/09/18/la-pratique-de-l-allaitement-varie-fortement-en-fonction-du-niveau-social-de-meres_1761653_3224.html

L'allaitement encore très largement déterminé par le niveau social des mères

Le Monde.fr | 18.09.2012 à 09h16 • Mis à jour le 18.09.2012 à 11h37

Par Pascale Santi

L'allaitement reste encore très diversement pratiqué par les Françaises. Plus de deux tiers des nourrissons (69 %) sont allaités à la maternité (60 % de façon exclusive, et 9 % en association avec des formules lactées), mais ils ne sont plus que la moitié (54 %) à être allaités un mois plus tard, dont seulement 35 % de façon exclusive.

Tels sont les résultats de l'étude Epifane (Epidémiologie en France de l'alimentation et de l'état nutritionnel des enfants pendant leur première année de vie) publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), mardi 18 septembre.

L'étude est réalisée par l'Unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle (Usen) de l'InVS/Université Paris 13 auprès de 3 500 nourrissons nés entre le 16 janvier et le 5 avril 2012 dans 140 maternités. Au final, les résultats ont porté sur 2 936 mères. Jusqu'ici, les données étaient anciennes, notamment sur la durée de l'allaitement.

QUAND LE CONJOINT A UNE PERCEPTION POSITIVE DE LA FEMME QUI ALLAITE

Fait marquant, la mise au sein est proportionnelle au niveau d'études. Les femmes de niveau d'études inférieur ou égal au baccalauréat allaitent moins que celles de niveau supérieur. L'écart varie de 62 % à 74 % à la naissance, et de 44 % à 62 % à un mois. Les taux d'allaitement sont aussi plus élevés chez les femmes nées à l'étranger. Ils varient également à la hausse selon que les femmes sont plus âgées, mariées, qu'elles n'ont pas fumé pendant la grossesse, ont suivi des cours de préparation à l'accouchement. L'allaitement est également favorisé si la mère a eu un contact peau à peau avec son bébé dans l'heure suivant l'accouchement, et surtout si le conjoint a une perception positive de la femme qui allaite.

Ces chiffres ne sont guère élevés, quand on sait que la promotion de l'allaitement maternel figure parmi les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) et que les instances internationales, comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS), préconisent l'allaitement exclusif pendant les six premiers mois de l'enfant.

La France fait figure de mauvais élèves en Europe, le taux d'allaitement à la naissance atteignant 98 % en Norvège. Ce taux a toutefois beaucoup progressé dans l'Hexagone, puisque l'allaitement à la naissance n'était que de 37 % en 1972 et 53 % en 1998.

Les bénéfices de l'allaitement maternel ne sont plus à démontrer : il est plus que bénéfique à la santé de l'enfant, notamment pour la prévention des allergies et des infections gastro-intestinales, respiratoires et oto-rhino-laryngologiques, indique le BEH. Pour les mères, les suites de couches sont facilitées, avec un moindre risque d'infections et d'hémorragies du post-partum. De même, l'allaitement serait protecteur des risques de cancer du sein pour la mère et de diabète et d'obésité chez l'enfant. Cependant, note la revue, "l'utilisation des formules lactées reste, dans un pays développé comme la France, une alternative tout à fait acceptable pour la santé des enfants".

CIBLER LES "GROUPES À RISQUES"

Conclusion de l'étude : "Des efforts importants en matière de promotion de l'allaitement maternel sont donc nécessaires en France", en tenant compte des facteurs démographiques et sociaux. En clair : il faut cibler les "groupes à risques" que sont les jeunes mères et celles de faible niveau d'éducation. Il est aussi recommandé de donner des informations pendant la grossesse, à la naissance et lors du post-partum.

L'allaitement est une question qui taraude nombre de jeunes mères. Si certaines sont sûres de leur choix, elles restent nombreuses à s'interroger avec, souvent, un sentiment de culpabilité de celles qui ne souhaitent pas donner le sein.

Les résultats complets de l'étude Epifane sont prévus pour le second semestre 2013. Ils porteront sur l'alimentation des bébés pendant leur première année de vie, qu'il s'agisse d'allaitement maternel, de laits pour bébés (type, durée, quantités utilisées) ou de la diversification des aliments.

Pascale Santi

17/09/2012

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à l’approbation nationale

Il va falloir sortir de cette Union Européenne ou la réformer !

lu sur :

http://www.merid.org/fr-FR/Content/News_Services/Food_Security_and_AgBiotech_News/Articles/2012/Sep/07/EU.aspx 

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à l’approbation nationale, décide la Cour 
Résumé posté par Meridian le 9/10/2012
Source: Bloomberg (6 septembre 2012)
Auteur(s): Rudy Ruitenberg
La Cour de Justice européenne a rendu cette semaine un arrêt indiquant que la mise en culture de plantes génétiquement modifiées telles que les variétés de maïs MON 810 de la compagnie Monsanto ne peut pas être soumise aux procédures nationales d’autorisation par des pays spécifiques de l’Union européenne (UE), lorsque le bloc dans son ensemble en a approuvé l’utilisation et la commercialisation. Selon l’arrêt de la cour, l’absence de règles nationales pour assurer la coexistence entre les cultures modifiées, organiques et conventionnelles ne donne pas droit à un Etat membre d’interdire la culture de plantes biotechnologiques de manière générale. L’arrêt a été rendu dans le différend opposant Pioneer Hi Bred Italia Srl et le ministère italien de l’Agriculture. L’Italie avait refusé d’examiner une demande de Pioneer pour cultiver des hybrides de maïs génétiquement modifié déjà inscrits au catalogue commun des variétés des espèces de plantes agricoles de l’UE. Ce pays est le deuxième plus grand producteur de maïs de l’UE, derrière la France. 

voir :

Growing genetically-modified crops such as varieties of Monsanto Co. (MON)’s MON 810 corn can’t be subject to national authorization procedures by European Union countries when the bloc has approved their use and marketing, the European Court of Justice wrote in a ruling today.

The lack of national rules to ensure so-called co-existence between modified, organic and conventional crops doesn’t entitle an EU member state to prohibit cultivation of biotech crops in a general manner, the court wrote.

The court ruled in a dispute between Pioneer Hi Bred Italia Srl and Italy’s agriculture ministry. The ministry had said it couldn’t consider a Pioneer application to grow genetically modified corn hybrids derived from MON 810 already included in the EU common catalogue of agricultural plant species, according to the ruling.

Italy is the EU’s second-largest corn grower. France, the bloc’s largest producer of the grain, in March temporarily banned growing of Monsanto’s insect-resistant MON 810 corn, citing scientific studies it said showed growing the corn variety poses risks to the environment. 

Le chlordécone a des effets néfastes sur le nourrisson

NB: les surlignages sont de moi.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/17/le-chlordecone-a-des-effets-nefastes-sur-le-nourrisson_1761355_3244.html

Le chlordécone a des effets néfastes sur le nourrisson

Une étude démontre que l'exposition in utero au pesticide retarde le développement cognitif.

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Les chercheurs n'ont pas fini de mettre au jour les dégâts sanitaires provoqués par l'utilisation intensive et prolongée du chlordécone, un pesticide destiné à combattre le charançon de la banane, aux Antilles françaises. Une nouvelle étude, publiée sur le site de la revue Environmental Research, montre que l'exposition prénatale ou postnatale à cette substance semble liée à des effets négatifs sur le développement cognitif et moteur des nourrissons. Le chlordécone est un produit toxique pour le système nerveux et pour la production de spermatozoïdes. Il se comporte comme un oestrogène et est considéré comme un cancérogène possible.

CONTAMINATION À GRANDE ÉCHELLE DES SOLS

Il a été massivement employé, en particulier en Guadeloupe et en Martinique de 1973 à 1992, à la demande des grands planteurs et avec la bienveillance du ministère de l'agriculture, alors qu'il a été interdit dès 1976 aux Etats-Unis. Vingt années durant lesquelles le pesticide a pénétré les sols.

Or ce produit se dégrade très lentement une fois dans l'environnement. C'est donc une contamination à grande échelle des sols, des nappes phréatiques et des récoltes qui s'est produite dans certaines zones des deux îles antillaises.

Pire, elle se poursuit, notamment auprès des populations les plus défavorisées qui cultivent leurs propres légumes, avec des expositions qui persisteront probablement pendant plusieurs siècles, selon les études menées.

Sur le terrain, Luc Multignier (Inserm, Institut de recherche sur la santé, l'environnement et le travail) et les médecins du CHU de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) suivent, dans le cadre de la cohorte "Timoun" ("enfant" en créole), 1 042 femmes et leurs enfants depuis leur grossesse.

Pour cette étude, ils ont collaboré avec des chercheurs québécois, belges et américains pour évaluer le développement cognitif, visuel et moteur chez des nourrissons, garçons et filles, nés à terme et en bonne santé, âgés de 7 mois.

Une estimation de l'exposition prénatale, dans le ventre de la mère, avait été réalisée en dosant le chlordécone présent dans le sang du cordon ombilical. L'exposition postnatale, elle, a été appréciée à la fois par le dosage du chlordécone dans le lait maternel et par la fréquence de consommation par les nourrissons d'aliments susceptibles d'être contaminés par le pesticide. A 7 mois, la mémoire visuelle, l'acuité visuelle et le développement moteur ont été testés.

Les chercheurs ont trouvé une association significative entre l'exposition prénatale au chlordécone et un score abaissé à deux tests : l'un explorant la mémoire visuelle, dit "test de préférence pour la nouveauté" (est-ce que l'enfant regarde plus longuement un objet nouveau qu'un objet déjà vu et devenu familier), et l'autre le développement de la motricité fine (préhension des objets entre les doigts et la paume de la main).

PARUTION DIFFÉRÉE DES RÉSULTATS

L'exposition postnatale par le biais des aliments susceptibles d'être contaminés est associée - mais aux limites de la signification sur le plan statistique - à une réduction de la vitesse d'acquisition de la mémoire visuelle et de la préférence pour la nouveauté.

Les scientifiques n'ont toutefois pas observé de lien entre l'exposition postnatale par le biais de l'allaitement maternel et une anomalie du développement psychomoteur.

"Basées sur de petits effectifs, ces observations ne traduisent pas de troubles graves, mais elles sont à rapprocher de particularités décrites auparavant chez des adultes américains ayant été fortement exposés au chlordécone dans le cadre professionnel", souligne Luc Multignier.

Le chercheur et son équipe se demandent si les anomalies constatées pourraient constituer "un signal d'alerte et annoncer des troubles permanents à un âge plus avancé". Cette étude fait d'ores et déjà parler d'elle dans le milieu de la recherche, où il se raconte que toute communication autour de cet article a été différée, à la demande des autorités, afin de ne pas être sous les feux de la rampe lors de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre.

15/09/2012

Stress au travail et infarctus - Pollution des véhicules diesels et santé

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Stress au travail et infarctus : une association confirmée

La Croix et lemonde.fr notent que, selon les chercheurs de l’Inserm et de l’université de Versailles Saint-Quentin, « qui ont participé à une étude européenne » publiée dans The Lancet, « entre 3 400 et 4 000 infarctus survenant chaque année pourraient être liés au stress au travail ».

Les personnes stressées par leur milieu professionnel ont 21% plus de risque de faire un accident cardiovasculaire.

(La Croix, lemonde.fr, 14/09,

Reprise du communiqué de presse : Stress au travail et infarctus : un lien confirmé du 14/09)

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Pollution des véhicules diesels et santé

La conférence environnementale, organisée aujourd’hui et demain par le gouvernement, aura notamment pour thème la pollution des véhicules diesels, indique Libération.

Selon le ministère de l’Ecologie, « en France, les particules fines émises par les moteurs diesels, et pour une moindre part par le chauffage au bois et l’industrie, seraient à l’origine chaque année de 42 000 morts prématurées », rapporte le quotidien.

Selon Jean-Marie Le Guen, député et maire adjoint de Paris en charge de la santé, qui accorde une interview à Libération, « les liens entre les microparticules et la survenue de cancers ont été démontrés, prouvés et calculés.

La situation en France est inquiétante ». Il estime qu’« interdire le diesel dans les grandes villes [est] une décision incontournable

 ».

(Libération, 14/09)

13/09/2012

Trop de PCB dans les anguilles : interdiction

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/12/les-anguilles-de-l-ariege-pleines-de-pcb-interdites-a-la-consommation_1759188_3244.html

Les anguilles de l'Ariège, pleines de PCB, interdites à la consommation

Le Monde.fr avec AFP | 12.09.2012 à 15h45

Les anguilles pêchées dans l'Ariège sont désormais totalement interdites à laconsommation et à la vente parce qu'elles concentrent trop de PCB, dérivés chimiques potentiellement dangereux pour le consommateur, a décidé la préfecture de l'Ariège.

Celle-ci vient d'étendre une interdiction qui datait d'août 2011 et qui excluait la consommation et la commercialisation de certaines anguilles et d'autres espèces pêchées dans l'Ariège, son affluent de l'Hers et le lac de Montbel. L'interdiction concerne désormais toutes les anguilles pêchées dans l'Ariège.

POISSONS BIOACCUMULATEURS

Elle vaut aussi dans l'Hers et le lac de Montbel pour les anguilles de plus de 350 grammes ou plus de 50 centimètres, ainsi que les barbeaux, brèmes, carpes, silures et vairons de plus de 850 g ou plus de 40 cm. Ces poissons sont dits bioaccumulateurs ; ils peuvent accumuler dans leur matière grasse le contaminant qu'ils ingèrent en s'alimentant. C'est le cas des PCB (polychlorobiphényles), plus connus sous le nom de pyralènes.

Les PCB sont des dérivés chimiques utilisés à partir des années 30 et pendant des décennies dans l'industrie, comme isolants dans les transformateurs électriques, comme lubrifiants dans les turbines ou comme composants dans les peintures. La vente de produits contenant des PCB est interdite depuis 1987.

DES MOLÉCULES SONT TRÈS STABLES

Seulement, ces molécules sont très stables dans l'environnement : jusqu'à 2 700 ans de "demi-vie" (même si deux "demi-vies" ne correspondent pas nécessairement à une vie complète) (*) pour certaines d'entre elles, selon un document interministériel de 2008. Du fait de cette persistance, conjuguée à la faible solubilité dans l'eau, les PCB se sont accumulés dans les sols et les sédiments. Dans l'eau, les PCB peuvent se fixer dans la matière grasse des poissons.

Cependant, il n'y a de risque potentiel qu'en cas de consommation réitérée de poissons contaminés. Une courte exposition aux PCB n'a pas de conséquence sanitaire pour le consommateur, dit la préfecture de l'Ariège. La pêche elle-même (si on ne mange pas ses prises) ne fait courir aucun risque et reste autorisée, dit-elle, comme la consommation des autres espèces. Des interdictions similaires ont été édictées ailleurs en France.

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mon commentaire :

(*) la demie vie correspond à la disparition de la moitié des molécules; si la demie vie est de 2700 ans, pour 1kg initial il restera 500g après 2700 ans, 250g après 5400 ans, 125g après 8100 ans, etc ...

12/09/2012

Les vertus des oméga-3 remises en cause

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/09/12/les-vertus-des-omega-3-remises-en-cause_1758986_1651302.html
 
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LE MONDE | 12.09.2012 à 12h01

Par Paul Benkimoun


On leur prête toutes sortes de vertu : bienfaits cardiovasculaires, prévention du cancer, remède à la dépression... L'étude, publiée mercredi 12 septembre dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), risque cependant d'ébranler sérieusement cette réputation.

L'analyse combinée de 20 études d'apports en oméga-3 chez un total de près de 70 000 patients ne trouve en effet pas d'association significative entre la prise de ces acides gras et une réduction de la mortalité, toutes causes confondues et d'origine cardiovasculaire en particulier.

Les oméga-3 font partie de ces acides gras dits "essentiels", car l'organisme ne peut les synthétiser ou en tout cas pas en quantité suffisante par rapport aux besoins. Les sources principales dans notre alimentation sont végétales (huile et graines de lin, de chanvre, de citrouille...) ou marines (huiles de poisson et de krill). La médiatisation des effets bénéfiques prêtés à tort ou à raison aux oméga-3 a fait naître un marché florissant de compléments alimentaires.

Néanmoins, les essais cliniques de prévention cardiovasculaire à base de conseils diététiques ou de suppléments, réalisés dans des conditions rigoureuses, ont donné des résultats divergents. Les autorités sanitaires à travers le monde n'ont pas adopté une attitude uniforme.

20 ÉTUDES ET DE MODESTES EFFETS PROTECTEURS  

Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) n'a approuvé leur prescription qu'en tant qu'agent faisant diminuer le taux de triglycérides chez les personnes ayant un niveau trop élevé de ces lipides. En France, une autorisation de mise sur le marché a été accordée comme traitement adjuvant en prévention secondaire de l'infarctus du myocarde (après un premier infarctus), en association avec les traitements de référence.

Pour trancher le débat, une équipe de chercheurs de l'université de Ioannina (Grèce) a compilé 20 études évaluant l'effet préventif des oméga-3, à des doses variables, dans le domaine cardiovasculaire chez un total de 68 680 patients.

Les chercheurs concluent que, "dans l'ensemble, la supplémentation en acides gras polyinsaturés oméga-3 n'est pas associée à un risque diminué de mortalité toutes causes confondues, de décès d'origine cardiaque, de mort subite, de décès après infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral".

Directeur de recherche au sein de l'unité d'épidémiologie et de santé publique de l'Institut Pasteur de Lille et spécialiste des oméga-3, Jean Dallongeville souligne que "les oméga-3 ont plutôt fait leurs preuves dans la prévention de la mort subite ou après infarctus du myocarde, donc par rapport à des troubles du rythme cardiaque. Cette analyse mélange et dilue cette indication parmi d'autres".

VERTUS SUPPOSÉES

De fait, en examinant les détails de l'article du JAMA, on retrouve effectivement un effet protecteur très modeste, juste dans les limites statistiques significatives.

"Cette analyse de la littérature ne confirme pas la diminution des problèmes cardiovasculaires observés dans des études anciennes ou dans celle de 2002 ayant conduit à l'autorisation de mise sur le marché, reconnaît le professeur Claude Le Feuvre (Institut de cardiologie, CHU La Pitié, Paris). Cela étant, les études les plus récentes portent sur des patients ayant un risque cardiovasculaire diminué. La meilleure prise en charge des maladies coronariennes a en effet permis de réduire fortement la mortalité par infarctus. Ce progrès pourrait expliquer l'absence de bénéfice supplémentaire du traitement adjuvant par les oméga-3."

"Le recours aux oméga-3 pour prévenir la formation de la plaque d'athérome ou la survenue d'un infarctus du myocarde ne marche pas, insiste Jean Dallongeville. En revanche, ils peuvent avoir un intérêt chez les personnes susceptibles d'être davantage exposées à un décès par des troubles du rythme, parce qu'elles ont déjà fait un infarctus ou qu'il y a eu des décès par mort subite dans la famille."

Les résultats de l'analyse parue dans le JAMA remettent donc en question l'intérêt des acides gras oméga-3 comme outils de prévention cardiovasculaire globale. Reste maintenant à savoir si les vertus supposées des oméga-3 peuvent aussi être contestées dans d'autres domaines et notamment le cancer.

Cela ne devrait toutefois décourager personne de continuer à manger régulièrement du poisson.

11/09/2012

La pollution des grandes villes françaises coûte cher en vies et en argent public

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/11/la-pollution-urbaine-coute-cher-en-vies-et-en-argent-public_1758502_3244.html

( Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés )

La pollution des grandes villes françaises coûte cher en vies et en argent public

Le Monde -
L'Institut de veille sanitaire évalue à sept mois et demi la perte d'espérance de vie pour un Marseillais de 30 ans.

LE MONDE | 11.09.2012 à 14h25 • Mis à jour le 11.09.2012 à 14h36

Par Sophie Landrin

 

La pollution atmosphérique tue : l'Institut de veille sanitaire (InVS) tire la sonnette d'alarme dans une étude publiée, lundi 10 septembre, sur neuf villes françaises. Les conséquences sanitaires et financières de la pollution y apparaissent "tout à fait substantielles". L'institut, après avoir étudié en 2011 la situation de 25 villes européennes met ici l'accent sur l'état de l'air à Paris, Bordeaux, Lyon, Lille, Le Havre, Marseille, Rouen, Strasbourg et Toulouse.

L'étude (Aphekom) porte sur l'impact sur la santé à court et long terme de la pollution atmosphérique, en particulier des particules fines (PM 10), et très fines (PM 2,5) en suspension dans l'air, très dangereuses, car pénétrant profondément dans l'organisme. Ces microparticules générées par les gaz d'échappement des véhicules, notamment les moteurs diesel, l'activité industrielle ou les systèmes de chauffage affectent les voies respiratoires et le coeur. Les zones étudiées par les scientifiques concernent 12 millions de citadins français, dont 6,5 millions pour Paris et ses alentours.

Le premier constat est accablant : aucune des villes françaises ne respecte les seuils de pollution admis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à savoir 10 microgrammes par m3 de PM 2,5. Marseille apparaît comme la ville française dont l'air est le plus pollué aux particules fines, suivi de Strasbourg, Lille, Lyon. Paris n'apparaît qu'en cinquième position, devant Bordeaux, Rouen, Le Havre et Toulouse.

91 000 ANNÉES DE VIE

L'InVS tente de délivrer un message positif en calculant les gains que produirait une politique de lutte contre la pollution. Les chercheurs estiment que le respect des normes annuelles européennes de pollution, concernant les particules plus fines (PM 2,5) donnerait à un Toulousain de 30 ans un gain moyen d'espérance de vie de 3,6 mois. Pour un Marseillais, le gain serait de 7,5 mois. Pour un Parisien de 5,8 mois.

Dans les neuf villes françaises, le gain annuel total représenterait 91 000 années de vie. Ce que les experts traduisent aussi par 8 milliards d'euros d'économies annuelles pour la collectivité. Concernant les PM 10, une diminution moyenne annuelle à la valeur recommandée par l'OMS (20 ug m3) aurait conduit à éviter 360 hospitalisations pour cause cardiaque, et 673 hospitalisations respiratoires, soit un bénéfice de 3,9 millions d'euros par an. Enfin, le respect de la valeur de l'OMS concernant l'ozone permettrait de différer 69 décès, 62 hospitalisations respiratoires par an et un bénéfice de 6,2 millions d'euros annuel. Sur le plan économique, les élus et le gouvernement auraient donc tout intérêt à mettre en place une législation rigoureuse.

"Ce que montre cette étude, commente l'un de ces auteurs, l'épidémiologiste Sylvia Medina, c'est que si l'on agit, on peut avoir des bénéfices très significatifs. En France, nous pourrions différer 3 000 décès annuels. Par ailleurs, l'étude démontre que la pollution est directement la cause de l'asthme chez l'enfant et de maladies cardio-vasculaires chez l'adulte. La pollution n'est pas seulement un élément aggravant comme on aurait pu le croire, mais elle est à l'origine de certaines pathologies."

STOCKHOLM SEULE VILLE EUROPÉENNE EN DESSOUS DES SEUILS

Chez l'enfant, 15 à 30 % des crises d'asthme et, chez l'adulte, l'aggravation des maladies coronariennes des plus de 65 ans peuvent, selon l'étude, être directement causées par la pollution de l'air. Le rapport précise que les calculs avancés sont des scénarios a minima.

La France pourra faire valoir qu'au niveau européen, sur les 25 villes étudiées, seule Stockholm, la capitale suédoise, réussit à se situer en dessous des seuils préconisés. Il est vrai aussi que l'étude porte sur des constats relevés entre 2 004 et 2 006, mais les données ont peu changé, car, depuis, aucune politique significative n'a été mise en place en France. Le pays, qui dispose d'un des parcs automobiles les plus diélisés au monde, accuse un sérieux retard dans la lutte contre la pollution de l'air. En mai 2011, la Commission européenne l'a renvoyé devant la Cour de justice européenne pour non-respect des valeurs limites relatives aux particules fines dans 16 zones ou agglomérations.

Pour donner des gages à Bruxelles, le gouvernement de François Fillon avait annoncé l'expérimentation de zones d'action prioritaires pour l'air (Zapa), visant à limiter l'accès aux grandes agglomérations des véhicules les plus polluants. Mais les villes candidates ont pour le moment renoncé, notamment en raison du caractère socialement discriminatoire d'une telle mesure. Les villes ont estimé que les habitants les plus pauvres, ceux qui roulent dans les véhicules anciens et polluants, se verraient pénalisés et interdire l'accès des métropoles, alors que les riches utilisateurs de 4 × 4 ne seraient pas concernés. En Europe, 169 zones, notamment en Allemagne, existent déjà. Des villes comme Londres ont expérimenté d'autres pistes, comme l'instauration du péage urbain. Avec des résultats significatifs : parmi les 25 villes européennes étudiées, la capitale anglaise apparaît à la quatrième place des villes les moins polluées. La pollution de l'air dans les grandes villes n'est pas une fatalité.

10/09/2012

ADN, obésité, médicaments ayurvédiques, cannabis

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

L’ADN non codant, essentiel à la vie :

Une équipe internationale de 400 chercheurs a découvert que « si 2% seulement de notre ADN servent à produire des protéines, 80% jouent un rôle biochimique », expliquent Le Monde et Le Figaro. Ces travaux, publiés dans plusieurs revues scientifiques dont Nature et Science, révèlent que la grande majorité de cet « ADN poubelle » « serait en fait une vaste table de contrôle avec des millions d’interrupteurs régulant l’activité de nos gènes. Sans ces interrupteurs, les gènes ne fonctionneraient pas et des mutations dans ces régions pourraient induire des maladies ». Dans le cadre du projet Encode lancé en 2003 visant à concevoir une « encyclopédie » de l’ADN, les chercheurs ont identifié 4 millions d’« interrupteurs » génétiques. Daniel Vaiman, chercheur Inserm à l’Institut Cochin (Paris), explique dans Le Monde qu’« Encode donne une grille de lecture du génome humain. C’est un magnifique outil perfectible. Mais il ne résoudra pas tous les problèmes liés à l’étude des maladies ». (Le Figaro, Le Monde, 08/09)

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obésité abdominale des femmes :

Des chercheurs américains, dont les travaux sont publiés dans la revue Diabetes, ont apporté la preuve, chez la souris, qu’une enzyme, la ALDH1A1, déclencherait l’obésité abdominale des femmes après 50 ans, souligne Le Figaro. Selon le quotidien, ces recherches, dirigées par le Dr Ouliana Ziouzenkova, professeur de nutrition à l’Université de l’Ohio (Etats-Unis), ont montré que « quand on retire cette enzyme chez une souris génétiquement modifiée, même une femelle soumise à un régime riche en graisses ne grossit pas ». (Le Figaro, 08/09)

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médicaments "ayurvédiques";

L’Institut de veille sanitaire a lancé une opération de surveillance en France de médicaments utilisés en diététique et fabriqués selon la technique traditionnelle indienne dite « ayurvédique ». Cette décision fait suite à la découverte, il y a quelques semaines, par les autorités sanitaires américaines de près de 200 de ces remèdes, contenant des métaux lourds, fabriqués en Inde et en Chine et vendus sur 25 sites web. (Aujourd’hui en France, 08/09)

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cannabis :

Dans son édition Science & Techno, Le Monde publie une enquête sur le cannabis, revenant sur les travaux de chercheurs néo-zélandais et anglo-saxons qui ont conclu qu’« une consommation régulière et prolongée de cannabis, commencée à l’adolescence, peut entraîner une altération des performances intellectuelles » (cf synthèse de presse du 28 août). Mickaël Naassila, directeur du Groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances (Inserm, Amiens), souligne dans Le Monde : « C’est un très beau travail, dont l’intérêt majeur est dans la démonstration de l’interaction du cannabis dans le développement cérébral. Cela renforce l’idée qu’il faut retarder le début de la rencontre avec cette drogue ». (Le Monde, Science & Techno, 08/09)

05/09/2012

Flore intestinale et obésité

lu sur :

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/ces-antibiotiques-et-ces-probiotiques-qui-font-grossir-05-09-2012-1502822_445.php

Ces antibiotiques et ces probiotiques qui font grossir

Probiotiques et antibiotiques font grossir les jeunes mammifères dans les fermes, les souris dans les laboratoires... et les enfants ! D'une façon surprenante, l'effet sur le poids des probiotiques et des antibiotiques, utilisés massivement depuis plus de quarante ans pour stimuler la croissance des animaux de ferme (une pratique encadrée par la communauté européenne depuis 1972), n'avait jamais fait l'objet d'étude sérieuse chez l'homme jusqu'à ces dernières années.

Depuis 2006, on sait que la composition des microbes du tube digestif varie avec l'état métabolique des personnes obèses ayant une composition microbienne différente de celle des personnes minces. De ce fait, il n'est pas inutile de s'interroger sur les conséquences de la manipulation des microbes du tube digestif par l'ingestion massive d'autres microbes - en l'occurrence les probiotiques - ou leur destruction par des antibiotiques. Un peu de lumière apparaît maintenant.

Pour les antibiotiques, deux travaux montrent que certains antibiotiques prescrits chez les jeunes enfants, en particulier ceux de moins de six mois, sont associés à une prise de poids ultérieure significative et il s'agit bien d'une prise de poids graisseuse, car, chez les souris, les mêmes antibiotiques induisent une augmentation de la masse graisseuse. Les auteurs en concluent donc qu'il faut être extrêmement prudent avec les antibiotiques, en particulier chez les très jeunes enfants. Ces résultats confirment toutes les données connues chez les animaux de ferme, longtemps engraissés aux antibiotiques. D'autres travaux ont montré des effets comparables, après traitement antibiotique au long cours, chez les adultes.

Concernant les probiotiques - ces bactéries utilisées pour la fermentation des produits laitiers ou ajoutées pour produire des "alicaments" -, les conséquences dépendent des espèces testées. Toutefois, mon équipe a pu montrer qu'avec certaines espèces de Lactobacillus, le même effet était obtenu chez les souris et les animaux de ferme. Les espèces de bactéries probiotiques capables d'entraîner une prise de poids significative chez les jeunes enfants sont Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus fermentans et, sans doute aussi Lactobacillus reuteri. Les conséquences se répètent chez les animaux de ferme, les souris de laboratoire et les humains.

Bref, aussi bien dans les expériences que dans les travaux épidémiologiques, la manipulation des bactéries du tube digestif chez les très jeunes enfants peut entraîner une prise de poids ultérieure. Il apparaît donc urgent de réaliser des études en France sur ces effets. Et, en attendant, de mettre en garde les parents contre la consommation par les tout-petits de produits enrichis en bactéries ou en antibiotiques inutiles et de bactéries, compte tenu de l'épidémie d'obésité actuelle...

La cigarette électronique : pas d'évaluation de l'inocuité

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

De plus en plus de Français adoptent la cigarette électronique, produit de substitution doté d’une diode et d’une petite résistance chauffant un liquide  - souvent à base de nicotine – qui permet aux fumeurs d’inhaler de la vapeur « sans subir les effets nocifs de la combustion », indique La Croix.

Or, ajoute le quotidien, ce phénomène de société « ne fait pas l’unanimité » chez les médecins.

Ces derniers soulignent l’absence d’évaluations de « l’innocuité de cette cigarette nouvelle génération et de son efficacité dans le sevrage ».

voir : La Croix, 05/09

18/08/2012

Un antibactérien courant potentiellement dangereux pour la santé (2)

lu sur : 

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/le-triclosan-bientot-banni-des-produits-d-hygiene-18-08-2012-1496958_57.php

Le triclosan bientôt banni des produits d'hygiène

Sitôt sa toxicité musculaire évoquée, des fabricants annoncent qu'ils vont retirer cet antibactérien de leurs gammes.

 Par

Le Point . 18/8/2012

Présent dans de nombreux produits d'hygiène personnelle, comme le savon liquide, le dentifrice ou le déodorant, le triclosan pourrait faire plus de mal que de bien, si l'on en croit les conclusions d'une nouvelle étude. Car non seulement il est déjà soupçonné d'agir comme un perturbateur endocrinien, mais, en plus, il altérerait la fonction musculaire, et en particulier celle du muscle cardiaque. C'est en tout cas ce que des chercheurs américains viennent de montrer chez des souris et de petits poissons (les vairons). À peine publiés dans les comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS) (*), ces résultats ont provoqué des réactions chez les industriels.

En pratique Isaac Pessah, toxicologue à l'université de Californie-Davis, et ses collègues ont injecté aux animaux différentes doses de triclosan. Pour les plus élevées (pouvant correspondre à celles rencontrées par l'homme dans sa vie quotidienne), ils ont remarqué que les muscles des souris se contractaient plus difficilement. "Nous avons été surpris par l'importance de l'altération de l'activité musculaire dans des organes très divers, à la fois dans le muscle cardiaque et dans les autres muscles", a déclaré l'un des coauteurs de l'étude. Le triclosan a eu un effet dépresseur "vraiment spectaculaire" sur la fonction cardiaque des souris tandis que la capacité à nager des poissons étudiés a diminué de façon sensible après 7 jours d'exposition à l'antibactérien. Le triclosan pourrait avoir des conséquences négatives chez des patients atteints d'insuffisance cardiaque qui l'utiliseraient de façon massive, met en garde un autre signataire de l'article.

Disparition progressive

D'autres études animales effectuées ces dernières années sur le triclosan ont évoqué, outre son effet sur le fonctionnement de la thyroïde, un risque augmenté d'allergie et de développement d'une résistance à certains antibiotiques. Tout cela a conduit l'agence américaine du médicament (FDA) et l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA) à réévaluer ce produit. Leur verdict devrait tomber l'an prochain. En attendant, la FDA estime que le triclosan est efficace pour prévenir la gingivite et reconnaît, sur son site, ne pas avoir - encore ? - suffisamment de preuves pour recommander de moins utiliser les produits contenant cette substance. Néanmoins, elle ajoute que rien ne permet aujourd'hui d'affirmer que le savon antibactérien est supérieur au savon normal.

Sans attendre plus longtemps, la société américaine Johnson & Johnson (qui commercialise notamment les marques Roc, Neutrogena, Biafine, Le Petit Marseillais...) vient d'annoncer la "disparition totale" du triclosan et de certaines "substances préoccupantes" (comme les phtalates et les parabènes) de ses produits d'hygiène. Mais cela se fera progressivement, d'abord dans les produits pour bébés (d'ici à 2013). Concernant ceux destinés aux adultes, il faudra attendre 2015. En revanche, la société Colgate Palmolive avait pris une longueur d'avance en supprimant dès 2011 cet antibactérien de tous ses produits, à l'exception du dentifrice Colgate Total (destiné à combattre les gingivites). Quant à la chaîne Marks & Spencer, elle avait banni le triclosan de ses tablettes dès 2004.

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(*) voir :

http://www.pnas.org/content/early/2012/08/08/1211314109.abstract

Abstract - PNAS

www.pnas.org/content/.../1211314109.abstract

Triclosan impairs excitation–contraction coupling and Ca2+ dynamics in striated muscle

  1. Gennady Cherednichenkoa,1,
  2. Rui Zhanga,1,
  3. Roger A. Bannisterb,1,
  4. Valeriy Timofeyevc,
  5. Ning Lic,
  6. Erika B. Fritscha,
  7. Wei Fenga,
  8. Genaro C. Barrientosa,
  9. Nils H. Schebbd,
  10. Bruce D. Hammockd,2,
  11. Kurt G. Beame,
  12. Nipavan Chiamvimonvatc,f, and
  13. Isaac N. Pessaha,2

+ Author Affiliations

  1. aDepartment of Molecular Biosciences, School of Veterinary Medicine,
  2. cDivision of Cardiovascular Medicine, Department of Internal Medicine, and
  3. dDepartment of Entomology and Cancer Center, University of California, Davis, CA 95616;
  4. bCardiology Division, Department of Medicine, and
  5. eDepartment of Physiology and Biophysics, University of Colorado Denver-Anschutz Medical Campus, Aurora, CO 80045; and
  6. fDepartment of Veterans Affairs, Northern California Health Care System, Mather, CA 95655
  1. Contributed by Bruce D. Hammock, July 13, 2012 (sent for review June 18, 2012)

Abstract

Triclosan (TCS), a high-production-volume chemical used as a bactericide in personal care products, is a priority pollutant of growing concern to human and environmental health. TCS is capable of altering the activity of type 1 ryanodine receptor (RyR1), but its potential to influence physiological excitation–contraction coupling (ECC) and muscle function has not been investigated. Here, we report that TCS impairs ECC of both cardiac and skeletal muscle in vitro and in vivo. TCS acutely depresses hemodynamics and grip strength in mice at doses ≥12.5 mg/kg i.p., and a concentration ≥0.52 μM in water compromises swimming performance in larval fathead minnow. In isolated ventricular cardiomyocytes, skeletal myotubes, and adult flexor digitorum brevis fibers TCS depresses electrically evoked ECC within ∼10–20 min. In myotubes, nanomolar to low micromolar TCS initially potentiates electrically evoked Ca2+ transients followed by complete failure of ECC, independent of Ca2+ store depletion or block of RyR1 channels. TCS also completely blocks excitation-coupled Ca2+ entry. Voltage clamp experiments showed that TCS partially inhibits L-type Ca2+ currents of cardiac and skeletal muscle, and [3H]PN200 binding to skeletal membranes is noncompetitively inhibited by TCS in the same concentration range that enhances [3H]ryanodine binding. TCS potently impairs orthograde and retrograde signaling between L-type Ca2+ and RyR channels in skeletal muscle, and L-type Ca2+ entry in cardiac muscle, revealing a mechanism by which TCS weakens cardiac and skeletal muscle contractility in a manner that may negatively impact muscle health, especially in susceptible populations.                   

17/08/2012

Un antibactérien courant potentiellement dangereux pour la santé

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le triclosan altère les fonctions cardiaques de la souris

Publiée le 13 août, une étude réalisée par des chercheurs des universités de Californie et du Colorado révèle que l’antibactérien triclosan, présent dans de nombreux produits courants (vêtements, produits ménagers, meubles, jouets, produits d’hygiène et certains cosmétiques), altère la fonction cardiaque chez la souris et chez un petit poisson, le vairon. 
Coordonnée par Isaac Pessah, l’étude montre la capacité du triclosan à perturber la contraction du muscle cardiaque et des muscles squelettiques. Les chercheurs ont aussi remarqué la diminution de force musculaire chez la souris. 
Des résultats qui laissent à penser que d’éventuelles perturbations pourraient intervenir chez l’homme. La FDA a de son côté publié plusieurs documents sur le sujet, dont celui d’avril 2010 qui précise que le produit « n’est pas actuellement connu comme étant dangereux pour la santé humaine » mais que « plusieurs études scientifiques sont parues depuis la dernière révision de cet ingrédient qui justifie un plus ample examen »
L’agence a jugé de la nécessité de réévaluer le rapport bénéfice-risque du produit. Le résultat attendu pour le printemps 2011, n’a toutefois pas encore été communiqué. 
(Le Monde, 17/08)

08/08/2012

Gare aux pesticides !

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

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Les mélanges de pesticides démultiplient leurs effets toxiques


Le Monde souligne que selon une étude réalisée par Michael Coleman, de l'Université d'Aston, en Angleterre, le pyriméthanil, le cyprodinil et le fludioxonil (fongicides fréquemment répandus sur les primeurs) causent des dommages vingt ou trente fois plus sévères sur les cellules humaines lorsqu’ils sont associés.

« La viabilité des cellules est dégradée. Les mitochondries, véritables ‘batteries’ des cellules, ne parviennent plus à les alimenter en énergie, ce qui déclenche l'apoptose, c'est-à-dire l'autodestruction des cellules. Enfin, les cellules sont soumises à un stress oxydatif très puissant, possiblement cancérigène et susceptible d'entraîner une cascade d'effets », précise Claude Reiss, ancien directeur de recherche au CNRS et président de l'association Antidote Europe.

(Le Monde, 08/08)

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Dans un article de Notre Temps consacré à l’alimentation bio, Denis Lairon, chercheur à l’Inserm Marseille, confirme que « plus de 100 études ont été publiées récemment et vont globalement dans le sens de la supériorité nutritionnelle des aliments bio ».

(Notre Temps, 01/09)

30/07/2012

Pas de viande de bœuf le lundi ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/07/30/au-ministere-americain-de-l-agriculture-la-quadrature-du-steak_1740068_3222.html

Au ministère américain de l'agriculture, la quadrature du steak

 

Le Monde.fr | 30.07.2012 à 15h22 • Mis à jour le 30.07.2012 à 16h11

Par Delphine Roucaute

La polémique est née dans les colonnes du journal interne du ministère de l'agriculture américain (USDA, United States Department of Agriculture), a grossi sur Twitter, avant de faire l'objet d'une apostrophe au Sénat le 27 juillet. Dans la rubrique concernant les nouveautés de la cantine, le journal interne de l'USDA a eu le malheur de mentionner une initiative largement répandue aux Etats-Unis depuis neuf ans : "Meatless Monday" ("Lundi sans viande"), une campagne publique incitant les Américains à ne pas consommer de viande le lundi. Il n'en fallait pas tant aux producteurs de viande pour dénoncer une initiative contraire aux intérêts de l'industrie que le ministère est censé soutenir.

Le nœud de la discorde : trois paragraphes coincés entre une photo des pommes de la cantine et celle des nouveaux néons de la boutique du barbier. Là, une main anonyme conseille aux employés du ministère de participer à l'initiative duMeatless Monday, afin de "réduire votre impact environnemental". S'ensuit un petit argumentaire écologique sur les bienfaits du régime végétarien. D'autant plus qu'un jour par semaine représente "un petit changement qui peut avoir de grandes conséquences"peut-on lire dans cette note interne.

LE MINISTÈRE CONTRE LE LOBBY DES PRODUCTEURS

C'était sans compter sur la vigilance du lobby de la viande américain. Dans un communiqué publié le 25 juillet, le président de l'association nationale des éleveurs de bœufs, J. D. Alexander, dénonce ce soutien explicite au Meatless Monday,qu'il considère comme "une campagne extrémiste défendant les droits des animaux dans le but de mettre fin à la consommation de viande". Ce "communiqué" de l'USDA "indique combien le ministère ne comprend pas les efforts faits dans l'Amérique rurale afin de produire de la nourriture et des fibres pour une population mondiale de plus en plus nombreuse"indique le communiqué. Et il devrait "être condamné par quiconque croit que l'agriculture est fondamentale pour nourrir les êtres vivant sur cette planète", ajoute-t-il.

Sur Twitter, le mot est repris par Chuck Grassley, sénateur de l'Iowa, qui écrit :"Je mangerai plus de viande lundi pour compenser cette stupide recommandation de l'USDA concernant un lundi sans viande."

Jerry Moran, sénateur du Kansas, le troisième plus gros Etat producteur de bœuf du pays, n'a pas hésité à se plaindre au Sénat. "Nous sommes un pays producteur de viande, et ce produit nous permet d'équilibrer notre balance commerciale", a-t-il déclaré dans son discours de trois minutes. "Et maintenant, notre propre ministère de l'agriculture encourage les gens à ne pas consommer de viande." Dans un communiqué, il estime également que cette note du ministère"diabolise" l'industrie de la viande et ses consommateurs. "Je n'aurais jamais pensé que l'USDA puisse ainsi s'opposer aux agriculteurs", a encore déclaré le sénateur.

L'après-midi même suivant ces déclarations, la note a été supprimée, et l'USDA tentait de mettre un point final à la polémique, publiant sur Twitter : "L'USDA ne soutient pas le Meatless Monday. Le communiqué trouvé sur le site de l'USDA a été posté sans autorisation. Il a été retiré."

Pour Peggy Nue, présidente de Monday Campaigns, une des organisations soutenant Meatless Monday, cette polémique est révélatrice de la situation ambiguë du ministère, pris entre deux feux. "D'un côté, il représente l'industrie de la viande, et de l'autre il donne des conseils diététiques pour améliorer la santé des Américains." En effet, dans Les Conseils diététiques pour les Américainspublié en 2010 (PDF), au chapitre intitulé "Aliments à réduire", le mot "bœuf" est cité quatorze fois, et le mot "viande" à neuf reprises, comme le note ABC News.

PLUS GRANDS CONSOMMATEURS DE VIANDE AU MONDE

A l'origine, le Meatless Monday a été créé pendant la Grande Guerre, incitant les Américains à consommer moins de viande et de blé afin d'en envoyer plus aux soldats. La mesure a eu tellement de succès qu'elle a été reprise lors de la seconde guerre mondiale et même au-delà, pour aider à la reconstruction de l'Europe. En 2003, un ancien publicitaire devenu avocat spécialisé dans la santé a exhumé ce slogan pour en faire une campagne publique très populaire aux Etats-Unis.

Consommation de viande aux Etats-Unis par personne : le b?uf, le porc, le poulet et la dinde (en livre/année).

Quels que soient les conseils de l'USDA, il est établi que, d'année en année, les Américains mangent moins de viande depuis 1976. Depuis 2007, on enregistre une chute de 12,2 % de la consommation de la viande de bœuf aux Etats-Unis,selon une étude groupe CME (PDF). Toutefois, les éleveurs de bœufs peuvent serassurer : les Américains restent malgré tout les plus grands consommateurs de viande au monde, avec une moyenne de 122,79 kg de viande par an et par personne.

Delphine Roucaute

24/07/2012

L’épandage aérien » de pesticides, scandale sanitaire majeur

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Aujourd’hui en France souligne que « l’épandage aérien » de pesticides, en principe interdit, « fait l’objet de multiples dérogations estivales ».

Le vice-président écologiste du conseil régional de Midi-Pyrénées, Gérard Onesta, dénonce un « scandale sanitaire majeur ».

Il ajoute : « Quand on épand, tout le monde en prend : les promeneurs, les enfants qui jouent dans le jardin, les animaux, les cours d’eau, les élevages ».

Selon un collectif d’ONG, qui souhaite « une réelle interdiction des épandages », « les produits susceptibles d’être utilisés comportent des matières actives cancérigènes, des perturbateurs endocriniens, ou des substances entraînant un risque d’effets néfastes pour le développement prénatal de l’enfant ».

(Aujourd’hui en France, 24/07)

http://www.leparisien.fr/espace-premium/air-du-temps/l-epandage-aerien-fait-polemique-24-07-2012-2100179.php

Extrait :

L’épandage aérien fait polémique

En principe interdite, la pulvérisation par hélicoptère de pesticides fait l’objet de multiples dérogations estivales. Une pétition d’opposants a réuni 10000 signatures dans le Lot.    ...

13/07/2012

Médecine à visée esthétique

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le rapport, publié hier par la mission d’information sénatoriale sur les dispositifs médicaux implantables et les interventions à visée esthétique, rend compte d’« un stupéfiant manque d’exigence en matière de contrôle et de sécurité sanitaire », indique Le Monde.

La mission préconise l’interdiction des cabines de bronzage « pour éviter un futur scandale sanitaire » et demande des soins esthétiques plus sûrs avec notamment l’établissement d’une liste des matières autorisées et la mise en place d’une « esthéticovigilance », centralisant les signalements d’effets indésirables à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

(Le Monde, 13/07)

« pour une autre politique des addictions »

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Une charte « pour une autre politique des addictions » a été lancée hier sous l’égide d’une mission sénatoriale, souligne Libération.

Selon les experts de mission du Sénat, la politique actuelle, entre « dérive sécuritaire » et « prévention lacunaire et inefficace », avec une « obsession autour du cannabis », est « obsolète ».

Les signataires de la charte s’appuient sur quatre « piliers » : prévention, réduction des risques, soin, réduction de l’offre de drogues.

Ils se disent pour l’expérimentation de salles de consommation et une dépénalisation de l’usage.

(Libération, 13/07)

Le centre de recherche de Sanofi à Toulouse menacé de fermeture

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le centre de recherche de Sanofi à Toulouse menacé de fermeture


Les 640 salariés du centre de recherche de Sanofi à Toulouse s’inquiètent de la menace de fermeture de leur site par « le groupe pharmaceutique pourtant prospère, partenaire du futur Oncopôle ». indique l’AFP.

Plus de 300 d’entre eux ont fait grève hier. Alors que l’Oncopôle, qui regroupera les soins hospitaliers contre le cancer et un pôle de recherche public-privé, doit voir le jour, le retrait éventuel de Sanofi « ne serait pas bon signe », a averti, mercredi, le député PS de la circonscription, Christophe Borgel, à l’Assemblée. Il a souligné que lorsqu’une entreprise « se développe en bénéficiant de l’aide publique, notamment le crédit impôt recherche, il faut qu’il y ait un retour pour l’économie des territoires ».

L’AFP rappelle que Sanofi a noué des partenariats « avec l’université de Barcelone, l’Inserm et l’Institut Claudius Régaud, spécialisé dans la recherche sur le cancer ». La direction prévoit des discussions en septembre concernant l’impact sur l’emploi de la réorganisation du pôle recherche.

(AFP, 12/07)


03/07/2012

Soupçons sur l'eau destinée à la consommation des Français ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/07/03/des-prefectures-autorisent-la-consommation-d-eau-potable-polluee_1728381_3244.html

Des préfectures autorisent la consommation d'eau potable polluée 

LE MONDE | 03.07.2012 à 17h24 • Mis à jour le 03.07.2012 à 17h24

Par Rémi Barroux

L'eau destinée à la consommation des Français est-elle de bonne qualité ? Pas sûr, estiment France Libertés et 60 millions de consommateurs qui ont lancé, mardi 3 juillet, une "opération transparence" sur l'eau potable en France. Après avoir mené semblable opération sur le prix de l'eau, en 2011, la fondation et le magazine mènent une enquête dont les résultats seront publiés en mars 2013, fondée sur la mise en place d'un réseau de "lanceurs d'alerte" dans chaque département.

Convaincus de l'absence de données suffisantes, de la "disparité des contrôles" et d'"informations inquiétantes" publiées sans explication, les deux organismes à l'origine de l'opération veulent aussi dénoncer les dérogations accordées par les préfectures pour des eaux dont les taux limites des paramètres microbiologiques ou physico-chimiques sont dépassés.

A l'appui de leurs soupçons, France Libertés et 60 millions de consommateurs ont réalisé des tests dans une dizaine de départements. "Le résultat est inquiétant, aucun département n'est épargné, explique Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés. Une douzaine de dérogations a été accordée pour des eaux dont les taux de sulfates et de fluor, de nitrates ou de déséthylatrazine [une substance dérivée de l'atrazine, interdite depuis 2003, présente dans les pesticides et dont la dégradation prend des dizaines d'années] ont été dépassés. " 

"CONFORME PAR DÉROGATION" 

Mais, pour M. Poilane, le problème ne réside pas tant dans ces taux faiblement dépassés que dans l'absence de transparence de l'information. Celle-ci est pourtant disponible sur le site du ministère de la santé où chaque habitant peut trouver les résultats des contrôles effectués pour sa commune. Cette information, pas toujours compréhensible, se montre souvent peu rassurante. Exemple dans le Gers, pour la commune du Houga, où l'eau est jugée "conforme par dérogation aux exigences de qualité en vigueur" et, dans le même temps, déclarée "impropre à la consommation des nourrissons et des femmes enceintes". Accusé, un taux de nitrate de 63 mg/l, alors que la "limite de qualité" est fixée à 50 mg/l.

Autre cas d'école, dans le Val-d'Oise, à Hodent, où "la recherche des triazines a mis en évidence de la déséthylatrazine à une teneur supérieure à la limite de qualité requise". Mais, précise la fiche du ministère, "cette eau peut être consommée sans restriction"... la préfecture ayant accordé une dérogation. 

Pour France Libertés et 60 millions de consommateurs, ces dérogations, accordées pour une durée de trois ans et qui peuvent être renouvelées deux fois, soit neuf ans au total, sont problématiques. "Comme on n'est pas capable de mettre aux normes l'eau distribuée, on préfère déroger", s'insurge Emmanuel Poilane.

MOBILISER LES CITOYENS

Pour le ministère, au contraire, ces dérogations incitent les maires à s'engager à prendre des mesures pour maîtriser les pollutions"C'est un contresens des associations, explique Charles Saout, de la sous-direction des risques liés à l'environnement et à l'alimentation, au ministère de la santé. Ces dérogations sont encadrées par la Commission européenne et elles poussent les autorités locales à engager des travaux sur leur système de distribution." Ces travaux, souvent longs, expliqueraient la durée minimale de trois ans.

Pour M. Saout, qui annonce la publication d'un bilan national de ces dérogations à la fin 2012, l'initiative de la fondation et du magazine de consommateurs est intéressante. "Ce réseau va dans le bon sens, à condition de ne pas semer la confusion dans l'esprit des consommateurs", prévient-il. Les normes européennes intègrent des coefficients de sécurité qui permettent, en cas de dépassement, qu'il n'y ait pas de conséquence pour la santé de la population, avance M. Saout. 

France Libertés et 60 millions de consommateurs préfèrent, eux, mobiliser les citoyens et proposent un numéro vert (08-05-69-62-79) pour les informer et recueillir leurs alertes.

Rémi Barroux

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voir aussi :

France Libertés

 
www.france-libertes.org/
3.07.2012

L’Opération Transparence sur la qualité de l’eau commence aujourd’hui !

http://www.france-libertes.org/L-Operation-Transparence-sur-la.html#.T_MiDkbEOTw

Ce matin, Emmanuel Poilâne, directeur de France Libertés et Marie-Jeanne Husset ont annoncé le lancement de l’opération transparence sur la qualité de l’eau en... 

Phase 2 : La qualité de l'eau - France Libertés

Comment participer à la 2ème phase de l’Opération Transparence ?

Avez-vous accès aux informations sur la qualité de votre eau ?

Chaque personne qui participe à cette opération devient « lanceur d’alerte ».
Un lanceur d’alerte est une personne qui, dans un objectif d’intérêt collectif pour l'homme, la société ou l'environnement, décide de porter à la connaissance d'instances officielles, d'associations ou de médias, des éléments qu’il considère comme menaçants.

Selon la loi, l’information sur la surveillance de la qualité de l’eau en France devrait exister. Mais comment vérifier qu’elle existe réellement ? Est-elle effectivement disponible ?


Vous souhaitez participer ?

 

 

Les lanceurs d’alerte sont ensuite invités à enregistrer un message vocal pour partager l’information collectée et témoigner librement, en appelant le numéro vert mis en place par France Libertés et 60 millions de consommateurs :

08 05 69 62 79


Les messages apparaissent sur une carte interactive sous forme de bulles audio sur le site prixdeleau.fr


Pour plus d’informations, téléchargez le guide complet du lanceur d'alerte :

PDF - 833.8 ko


www.prixdeleau.fr 

02/07/2012

Mise en chantier d'un nouveau réacteur nucléaire du type Superphénix

Voir aussi la note du 27/6/2012 sur ce blog :

Nucléaire : les cinq questions qui fâchent

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/30/couleuvres-a-neutrons_1727403_3244.html

Couleuvres à neutrons 

LE MONDE | 30.06.2012 à 16h53 • Mis à jour le 30.06.2012 à 16h53

Le 19 juin 1997, le premier ministre, Lionel Jospin, annonçait la fermeture du surgénérateur Superphénix. Le 26 juin 2012, aucun ministre du gouvernement socialo-écologiste n'a annoncé la signature d'un contrat pour construire un surgénérateur à Marcoule. Il est donc revenu au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et à Bouygues Construction d'informer de leur accord pour concevoir le prototype Astrid, réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium. Le rejeton de Superphénix aura une puissance de 600 mégawatts, ce qui est une échelle industrielle. Il s'agit, écrit le CEA, du "développement d'une filière de réacteur à neutrons rapides". Par une délicate attention, les études sont censées s'achever en 2017, terme du mandat présidentiel de M. Hollande, avant une "mise en service à l'horizon 2020".

On se souvient peut-être qu'en novembre 2011, le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ont signé un "accord national de majorité". Le texte comprenait la phrase : "Aucun nouveau projet de réacteur ne sera initié." En bon français, cela voudrait dire que rien ne sera enseigné à ces projets mais, enfin, la langue a évolué, et maintenant "initier" signifie, indique le dictionnaire Larousse,"Mettre en route, prendre l'initiative d'un processus".

La "conception du prototype" était prévue dans une loi de 2006 et dans une convention entre l'Etat et le CEA signée en 2010. On peut donc juger que l'accord de collaboration s'inscrit dans le déroulement d'un processus déjà "initié". Mais cet accord de collaboration n'est-il pas une "mise en route" ? Auquel cas, il s'agit bien "d'initier" un projet de réacteur.

Au demeurant, la matière doit être appréciée au regard de l'esprit du texte signé par le PS et EELV. Le lancement d'Astrid ne pouvait-il pas attendre ? La nouvelle ministre chargée de l'énergie, Delphine Batho, nommée le 21 juin, a-t-elle été informée par le CEA, avant sa signature le 26 juin, de cet accord aux conséquences évidemment politiques ? EELV juge-t-il qu'il ne s'agit pas là de "l'initiation d'un projet de réacteur" ?

Le député (EELV) Denis Baupin découvre l'affaire. Il réagit : "Il est surprenant de lancer un tel chantier avant qu'ait eu lieu le grand débat annoncé sur la transition énergétique. C'est comme si l'on en anticipait les résultats."

Les biologistes s'interrogent : combien de couleuvres un organisme peut-il avaler avant de se sentir vraiment mal ?

kempf@lemonde.fr

Hervé Kempf

01/07/2012

Manifestations au Japon contre le redémarrage des centrales nucléaires

Personne n'en parle ici ...

lu sur :

http://www.japantimes.co.jp/text/nn20120630a1.html#.T-8qJpGVb7N

Protest rally against Noda, Oi reactor restarts intensifies

Staff writer

As Kansai Electric Power Co. prepares to fire up a reactor at the Oi nuclear plant in Fukui Prefecture on Sunday, a massive crowd gathered in central Tokyo to express their anger toward the government and the utility.

News photo A massive crowd fills the street across from the prime minister's office Friday evening to protest against the government's decision to begin the process Sunday to restart two reactors at the Oi nuclear plant in Fukui Prefecture. KYODO

"The best we Tokyo residents can do is to protest in front of the prime minister's office, although this is really a last-minute action," Misao Redwolf, one of the protest organizers, told reporters.The protest outside the prime minister's office has become a weekly event in the past few months, with the number of participants increasing each time.

The organizers said the rally a week earlier drew 45,000 people, while police said there were about 11,000 protesters. On Friday, organizers were aiming for a gathering of 100,000 people.

Given the increasing number of participants, the police heightened security by stationing hundreds of officers there. It was the tightest security for a public protest in several decades, according to the Mainichi Shimbun.

The protest on Friday, which began at 6 p.m., saw a huge crowd gather beforehand, with participants calling on the government and Kepco not to restart the reactors. Organizers said around 200,000 people took part, while police said participants were in the tens of thousands.

"I think it's outrageous to restart (the Oi reactors) when the Fukushima No. 1 plant accident has not even been contained," said protester Kazumi Honda, a housewife in her 40s from Minami Uonuma, Niigata Prefecture.

Honda said she lives just 60 km from the Kashiwazaki-Kariwa nuclear plant and thus could not ignore the Oi reactors' situation, especially when their safety status is still tentative, as the government admits.

Honda said she has participated in other protests but never before in Tokyo.

The number of protesters kept swelling as time passed, and the line of people expanded a few blocks from the prime minister's office. Participants were chanting, "No to the restarts!"

The situation in front of the prime minister's office became a bit chaotic after 7 p.m., when the crowd swelled from the sidewalks onto the street and blocked traffic.

The protests have been organized by a network of antinuclear groups. The first rally in March drew only about 300 people.

The numbers rose sharply after Noda formally announced June 8 the government would allow the restart of two reactors at the Oi plant. People have been expressing their anger more visibly, the organizers said.

Tepco recordings sought

Jiji

A group of Tepco shareholders filed Friday for the preservation of sound and visual recordings of the firm's teleconferences between its headquarters and the disaster-hit Fukushima No. 1 nuclear plant.

The petition was filed with the Tokyo District Court in connection with their class-action lawsuit, in which the 42 shareholders of Tokyo Electric Power Co. are demanding that 27 former and current executives, including former Chairman Tsunehisa Katsumata, pay ¥5.5045 trillion in total damages to Tepco.

The shareholders want recordings for the period from the start of the crisis March 11, 2011, through the rest of that month, as well as documents based on their transcripts.

According to the written petition, Tepco shared information with a task force in its earthquake-proof building at the plant and its off-site emergency response center through the teleconference system, and senior company officials discussed ways to deal with the crisis.

Tepco has refused to disclose the recordings through March 30, saying they are internal records.

The shareholders argue that the recordings are indispensable for confirming the defendants' responsibilities.

27/06/2012

Nucléaire : les cinq questions qui fâchent

ATTENTION : la lecture de l'article suivant du Point doit être attentive ! En effet, c'est clairement un plaidoyer pour le développement d'une quatrième génération de réacteurs !

L'autre solution : abandon de la filière nucléaire, n'est envisagée à aucun moment comme on peut le voir dans la conclusion générale du dossier scientifique sur la question, dans sa revue des Comptes rendus, Physique (ci-dessous)

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6. Conclusion générale :  que retenir de cette analyse du cycle de combustible du nucléaire tant en France que dans le reste du monde ? 

On peut se demander si les préoccupations concernant l’emploi présent et futur de l’énergie électronucléaire sont justifiées. 

 L’une d’elles est inéluctable, c’est une exigence de surveillance continue par des équipes compétentes, disposant en permanence d’infrastructures adéquates. C’est que toute centrale électronucléaire (avec les installations associées du cycle de combustible), toute installation nucléaire, où qu’elle soit située dans le monde, ne devrait impliquer, que des personnels expérimentés, munis des équipements adéquats, s’appuyant sur des infrastructures toujours prêtes, et prêts à intervenir, à tout moment, en cas d’événements naturels (inondations, sécheresse, tempêtes de neige, vagues de cha- leur, séisme, tsunami, éruption volcanique et cendres, etc.) ou de bouleversements politiques ou belliqueux (y compris terroristes). Une telle surveillance devrait être maintenue, tant pendant le fonctionnement de toute centrale, qu’après son arrêt, et ensuite pendant une durée d’un demi à un siècle après tout arrêt normal, décidé, accidentel, économique, etc. de cette centrale électronucléaire, y compris pour tous les combustibles et les matériaux de structure irradiés. Le producteur français d’électricité, qui est le plus important du monde, a pu assumer, jusqu’ici, tous les aspects de cette tâche longue et vigilante. 

 Une analyse rationnelle des risques : Peut-on comparer les risques associés à des centrales nucléaires, à des cycles de combustibles, à des installations nucléaires comme les piscines, les réductions du volume des déchets par calcination, etc., c’est à dire créer une relation d’ordre entre ces installations, ces procédés, affirmant que qu’une telle installation est plus sûre que telle autre ? Pour des filières différentes et même pour les équipements d’une même filière comme celle des REP d’industriels différents, ce n’est pas démontré. Mais cela l’est entre les évolutions d’un même concept (« design » incrémental), comme les REP de la France et leur aboutissement actuel, l’EPR. Ce dernier représente ce que l’on a fait de mieux en France en matière de centrales électronucléaires, grâce à 4 décennies de retour d’expérience. 

 Une vision de l’ensemble du dispositif est indispensable : Outre la centrale électronucléaire EPR, il faut examiner les cycles de combustibles possibles et comment le citoyen peut choisir entre eux, avec ses représentants légitimes élus ? 

 Ne pas perdre de vue une exigence fondamentale : La nécessité de réduire les stocks de plutonium, tout en les utilisant pour ouvrir des voies de ressources énergétiques nouvelles, passe par la maitrise des surgénérateurs et de leurs options de cycles de combustibles. Le projet ASTRID avec ses options à choisir, en ouvre les voies. 

 Dans un souci d’efficacité, éviter la dispersion des efforts : Le succès de la France dans ce domaine industriel, est dû au choix fait dans les années 1970 et consolidé depuis, d’avoir un seul modèle de réacteur, un seul exploitant, un seul constructeur, un seul fabricant du cycle de combustible, un puissant laboratoire de recherche fondamentale et appliquée, afin de concentrer nos forces scientifiques, techniques et industrielles limitées sur un seul objectif. 
 

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lu sur :

http://www.lepoint.fr/science/nucleaire-les-cinq-questions-qui-fachent-27-06-2012-1478192_25.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120627

Nucléaire : les cinq questions qui fâchent

L'Académie des sciences publie un compte rendu sur l'avenir de la filière. Entretien exclusif avec les auteurs d'un document rare.

Le Point 27/6/2012

 Par

L'accident de Fukushima et la sortie du nucléaire décidée par l'Allemagne ont remis la question de l'avenir du nucléaire au coeur du débat public français. Pour ou contre ? Les discussions se sont le plus souvent résumées à cette alternative. Comme si l'avenir de la filière ne suscitait pas d'autres interrogations... Parce que le nucléaire, c'est très complexe, mais aussi parce qu'il est difficile, en la matière, de sortir des positionnements idéologiques. Afin d'éclairer les citoyens et les décideurs (politiques, industriels, administrations, etc.), l'Académie des sciences publie ce mois-ci un dossier scientifique sur la question, dans sa revue des Comptes rendus, Physique. Dans ce dossier, Robert Dautray, ancien Haut-Commissaire à l'énergie atomique, Jacques Friedel, spécialiste mondial de physique des solides, et Yves Bréchet, spécialiste des matériaux de structure, professeur à l'Institut polytechnique de Grenoble, tous trois membres de l'Académie des sciences, examinent, d'un oeil scientifique et technique, les choix qui doivent ou devront être tranchés dans les années à venir. Ils ont livré au Point.fr l'essentiel de leur réflexion.

De la sécurité des installations...

"Après l'accident nucléaire de Fukushima, la question du renforcement des mesures de sécurité entourant le parc nucléaire français est posée. Des efforts ont déjà été faits, mais les pouvoirs publics doivent désormais dire si on les continue et à quel rythme. Même s'il faut reconnaître que le risque zéro n'existera jamais.

D'une part, il faut envisager la création de groupes d'intervention rapide compétents, structurés et connectés à chacun des réacteurs de façon à pouvoir immédiatement faire face en cas de problème. Ce qui n'existe pas formellement aujourd'hui. D'autre part, leçon de Fukushima, il convient d'étudier la séparation des facteurs mis en jeu afin que chacun n'entraîne pas l'autre. En clair, quand un réacteur est arrêté, il continue à chauffer. Il faut donc séparer les matières radioactives du réacteur le plus rapidement possible, et les entreposer à distance de celui-ci. Or, la politique dans ce domaine n'est pas assez clairement définie."

Sur la fin de vie des réacteurs...

"Il faut réfléchir dès maintenant aux opérations nécessaires à un arrêt définitif des réacteurs pour s'assurer de la faisabilité du retour au libre emploi du terrain. Cela a été fait en Angleterre pour une centrale nucléaire type. Sachant que tout réacteur arrêté devra, de toute façon, rester sous surveillance pendant les 25 à 30 années que prendront les opérations de démantèlement et de traitement des combustibles usés. Une problématique à laquelle les pays qui décident de sortir du nucléaire devront également faire face."

Et si l'on décide d'en construire de nouveaux...

"Si le concept des réacteurs de troisième génération est au point, on peut toutefois réfléchir sur la manière d'en construire de nouvelles versions qui envisageraient d'emblée la meilleure manière de les démanteler après usage.

Jusqu'à maintenant, en France, une seule firme a conçu et construit l'ensemble des réacteurs, un seul producteur d'électricité les a exploités et un seul laboratoire a effectué les études. On pourrait penser que cela induit une perte de compétitivité. C'est au contraire à nos yeux une des clefs du succès de la France dans le domaine nucléaire. Car la compétition existe déjà à l'international, et l'option actuelle a le mérite d'éviter que coexistent différents modèles de réacteurs, ce qui serait susceptible de compliquer leur construction, leur maintenance, leur exploitation et leur contrôle (notamment en termes de formation des personnels).

Le parc nucléaire français est un carrefour de technologies de haut niveau qui interagissent entre elles. Parmi ces technologies, la construction mécanique, par exemple les cuves qui tiennent toute l'étanchéité de la radioactivité, nécessite des matériaux métalliques dont les performances (résistances aux efforts, aux irradiations, aux pressions, aux températures) sont poussées au maximum. Cependant, la métallurgie française risque de ne plus être capable de faire face à tous les besoins de l'énergie nucléaire française. Certaines pièces, les plus délicates des réacteurs récents, ont été importées d'Asie ou d'Europe. Or, qui dit perdre la fabrication dit aussi perdre la recherche, et donc le contrôle de la qualité. Le soutien à cette filière de la métallurgie, étudié dans un récent rapport de l'Académie des sciences, relève de décisions politiques."

Et les déchets nucléaires ?

"La réalisation d'un site de stockage géologique profond des déchets ultimes doit être lancée. Quant aux MOX usés (NDLR : combinaison d'uranium appauvri et de plutonium), dont la période de refroidissement est nettement plus longue que celle des combustibles classiques UOX (80 ans au lieu de 30), il existe un moyen optimal de les utiliser, via la quatrième génération de réacteurs (dits à neutrons rapides). La France a déjà une grande expérience sur cette quatrième génération (Rapsodie, Mazurka, Phénix, Superphénix et les installations de séparation chimique de Marcoule et La Hague). La suite de ce programme fait l'objet d'un projet baptisé Astrid qui est actuellement en cours."

De l'énergie nucléaire, pour combien de temps ?

"Si la troisième génération connaît un essor au plan mondial, les stocks de minerai d'uranium seront épuisés d'ici 100 ans, peut-être moins. Et c'est là un intérêt majeur de la quatrième génération de réacteurs. Car celle-ci permettrait d'utiliser non seulement le plutonium des MOX usés, mais aussi notre stock d'uranium appauvri issu de l'enrichissement en uranium 235 du minerai d'uranium naturel (composé à 99,3 % d'U238 et à 0,7 % d'U235). Ce qui multiplie par plus de 50 la quantité d'énergie que l'on peut tirer d'un gramme d'uranium naturel.

L'économie en ressource naturelle serait considérable. Quelques chiffres, au plan national, disent tout. Un Français consomme en moyenne un gramme de matériaux fissiles (quels qu'ils soient) par an. Ce qui fait, pour 60 millions de Français, 60 tonnes chaque année. Pourtant, ce sont 1 200 tonnes d'uranium enrichi qui sont livrées à EDF par an... Tout simplement parce qu'on ne brûle en réalité qu'environ 5 % de celui-ci, c'est-à-dire l'uranium 235, le reste étant de l'uranium 238 qu'on ne sait pas utiliser sans la quatrième génération. Or, au Tricastin, pour fabriquer ces 1 200 tonnes, il a fallu 8 000 tonnes de minerai d'uranium naturel. On comprend alors que les générations II et III de réacteurs sont relativement "gourmandes" en ressource naturelle.

Mais poussons le raisonnement plus loin... Au Tricastin, l'uranium appauvri (0,3 % d'U235 au lieu de 0,7 % dans le minerai naturel), inutilisable dans les réacteurs actuels, s'accumule au rythme de 6 800 tonnes par an. De sorte que 200 000 tonnes d'uranium appauvri sont aujourd'hui disponibles sur le sol français. Imaginons que nous puissions l'utiliser. À raison de 60 tonnes de matières fissiles consommées par an, ces seuls stocks fourniraient de quoi alimenter en électricité 60 millions de Français (à consommation constante) pendant plus d'un millénaire ! Indépendance énergétique garantie à long terme... Sans compter que les déchets ultimes poseraient alors moins de problèmes d'enfouissement, tant du point de vue du volume que de la radioactivité."

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Amiante/Eternit : la Cour de cassation a décidé de maintenir les poursuites à l’encontre de cinq responsables

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

La Cour de cassation donne une nouvelle orientation au procès de l’amiante
Dans le procès de l’amiante, la Cour de cassation a décidé, hier, de maintenir les poursuites à l’encontre de cinq responsables d’Eternit (fabricant de matériaux de construction).

Un jugement à l’inverse de celui prononcé par la cour d’appel de Paris, qui avait annulé les mises en examens des cinq responsables d’Eternit poursuivis pour « homicides et blesssures involontaires ». Dans une analyse du jugement, un magistrat a déclaré que « les condamnations très sévères prononcées par la justice italienne en février à l’encontre de deux dirigeants d’Eternit ont sans doute changé la donne ». Par cette décision, les juges ouvrent la voie à un procès pénal.

La Croix note que l’amiante est en cause dans 10 à 20% des cancers du poumons et pourrait engendrer 10 000 décès d’ici à 2025.

(La Croix, 27/06)

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/La-Cour-de-cassation-ouvre-la-voie-a-un-proces-de-l-amiante-_EP_-2012-06-26-823626

La Cour de cassation ouvre la voie à un procès de l’amiante

La juridiction suprême a décidé mardi 26 juin de maintenir les poursuites à l’encontre de cinq responsables de l’entreprise Eternit, le groupe d’amiante-ciment.

Une victoire pour les victimes, qui réclament depuis des années la tenue d’un procès pénal.

« Les malades vont reprendre espoir ! », se félicite Me Michel Ledoux, l’avocat des victimes de l’amiante. Le moral des intéressés était en effet en berne depuis le 16 décembre 2011, date à laquelle la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait annulé les mises en examen de cinq responsables d’Eternit poursuivis pour « homicides et blessures involontaires ». En cassant cette décision, les juges ouvrent la voie à un futur procès pénal.

Retour sur le dernier épisode d’un marathon judiciaire entamé il y a quinze ans : en fin d’année dernière, la chambre de l’instruction annule les mises en examen des responsables d’Eternit pour deux raisons. D’abord du fait de « l’absence de spécification » des textes invoqués lors de l’instruction. « Les juges avaient alors estimé que les textes portant sur l’exposition à l’amiante n’étaient pas assez précis et, en conséquence, que les mis en examen ne savaient pas exactement pourquoi ils étaient poursuivis », explique une source proche du dossier. Un argument balayé hier par les juges de cassation.

Les responsables d’Eternit avaient par ailleurs affirmé que rien ne démontrait que les victimes de l’amiante avaient contracté leur maladie lorsqu’ils étaient à la tête de l’entreprise. « Dans les affaires de santé publique, nous nous heurtons toujours à cette question : quand l’affection a-t-elle été contractée ? », concède l’un des avocats des victimes, Me Emmanuel Piwnica. La Cour de cassation n’a pas tranché ce point précis, renvoyant cette épineuse question devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

LA COUR DE CASSATION FAIT NAÎTRE UN NOUVEL ESPOIR

Il lui restait à se prononcer sur la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par les avocats de victimes de l’amiante. Et là encore, elle leur a donné gain de cause, rappelant qu’il était contraire au droit de retirer un dossier à un juge d’instruction – en l’occurrence, Marie-Odile Bertella-Geffroy – sans tenir une audience contradictoire sur le sujet. 

La juge devrait donc à nouveau hériter du dossier. « C’est une très bonne nouvelle car, depuis toutes ces années, elle le connaît sur le bout des doigts », ajoute Michel Ledoux.

En clair, alors que la cour d’appel de Paris avait donné un sérieux coup de frein à l’enquête, la Cour de cassation fait naître un nouvel espoir chez les victimes. « Les condamnations très sévères prononcées par la justice italienne en février à l’encontre de deux dirigeants d’Eternit  (1) ont sans doute changé la donne », décrypte un magistrat.

Interdite en France en 1997, l’amiante est jugée responsable de 10 à 20 % des cancers du poumon et pourrait provoquer 100 000 décès d’ici à 2025, selon les autorités sanitaires.

(1) La justice italienne a condamné deux responsables de l’entreprise à seize ans de prison.

MARIE BOËTON

26/06/2012

Pour un droit de non-réception des messages publicitaires !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/26/la-publicite-peut-avoir-des-effets-nocifs-sur-la-societe_1724489_3232.html

La publicité peut avoir des effets nocifs sur la société

Procès des Déboulonneurs de pub : et la liberté de (non) réception ?

Le Monde.fr | 26.06.2012 à 12h40 • Mis à jour le 26.06.2012 à 12h40

Par Guillaume Dumas, Mehdi Khamassi, Karim Ndiaye, Yves Jouffe, Luc Foubert et Camille Roth, chercheurs en sciences cognitives et sociales

"Il serait inique que des barbouilleurs animés par un esprit civique de dépollution des images soient poursuivis et condamnés, alors que tant  d'ignominies dues à la recherche du profit maximum sont tolérées." Edgar Morin.

Le 3 avril, huit personnes du collectif "les Déboulonneurs" comparaissaient à la chambre d'appel correctionnelle de Paris pour avoir barbouillé des panneaux publicitaires. Lors du procès, le réquisitoire du procureur a largement reposé sur l'argument d'une atteinte à la liberté d'expression des annonceurs. Le jugement devant être rendu mardi 26 juin, il nous est apparu urgent de rappeler les éléments montrant que la publicité, par ses mécanismes mêmes, porte atteinte à certaines libertés de l'individu et qu'elle peut avoir des effets nocifs sur la société en termes de santé publique (surcharge cognitive, stress, obésité...). 

Les sciences cognitives et sociales (neurosciences, psychologie et sociologie notamment), disciplines dont nous relevons, tendent à montrer que la publicité biaise nos comportements les plus automatiques, y compris de façon inconsciente. Et si l'émergence des techniques d'exploration du cerveau nous permettent de mieux comprendre ces mécanismes, nous voulons montrer ici que ces nouvelles connaissances et leur appropriation par le domaine publicitaire (en particulier via le neuromarketing) requièrent un débat le plus large possible sur la présence de la publicité dans l'espace public.

INFLUENCE DE LA PUBLICITÉ SUR NOTRE COMPORTEMENT ET NOTRE CERVEAU

Rappelons tout d'abord l'origine historique de la publicité. Le premier grand saut technique s'opère au début du XXe siècle, en passant d'une simple répétition mécanique du message à une méthodologie élaborée de persuasion des masses. L'un des principaux pionniers de cette "manufacture du consentement" s'appelle Edward Bernays et n'est autre  que le neveu de Freud. Il décide d'utiliser les découvertes de la psychanalyse pour parvenir à une "manipulation consciente, intelligente des opinions et des habitudes" par des "chefs invisibles" (The Century of the Self, 2002). L'exemple le plus frappant de cette nouvelle démarche publicitaire est la  diffusion dans la presse de photos de jeunes femmes belles, modernes et indépendantes, fumant des cigarettes appelées "torches de la liberté". En incitant les femmes à fumer à une époque où ce comportement était réprouvé, Bernays se vanta d'avoir doublé la taille du marché potentiel de l'industrie du tabac !

Grâce à l'imagerie cérébrale, les neuroscientifiques ont récemment commencé à s'intéresser à l'effet de l'image de marque d'un produit sur nos cerveaux. Dans ce contexte, on se focalise sur le système de récompense, un ensemble de régions du cerveau évolutionnairement très ancien. Ce système fait interagir émotions et prises de décision de telle sorte que ces dernières échappent à la rationalité pure.Il se révèle aussi très sensible à certains signaux de notre environnement qui peuvent influencer nos comportements même quand ils ne sont pas perçus consciemment (ce dont on peut s'assurer en laboratoire).

partir de ces connaissances, une équipe de chercheurs américains a comparé l'activité cérébrale du système de récompense chez des individus invités à goûter deux marques de sodas. Lorsque le test se fait en aveugle, les deux marques de boissons sont autant appréciées l'une que l'autre et activent le système de récompense de façon équivalente. Par contre, lorsque les étiquettes sont rendues visibles, l'un des deux sodas active soudainement beaucoup plus le système de récompense et est préféré par la majorité. Cette étude fut la première à montrer par la mesure de l'activité cérébrale comment l'image de marque construite par la publicité peut biaiser les préférences des consommateurs.

Depuis lors, les études visant à mesurer ces préférences au moyen de l'imagerie cérébrale se sont multipliées sous la bannière de ce que l'on appelle le neuromarketing. Jusqu'à présent, cette approche a essentiellement cherché à calibrer le message publicitaire de façon à activer le plus possible le système de récompense. Bien que le neuromarketing  soit aujourd'hui vivement critiqué pour son absence de rigueur scientifique, il pourrait devenir, avec les progrès des neurosciences, un véritable outil d'ingénierie publicitaire.

ENJEUX SANITAIRES DE LA PUBLICITÉ À GRANDE ÉCHELLE

Le ciblage de notre système de récompense par la publicité doit aussi être considéré en termes de santé publique. On sait que le système de récompense est plus vulnérable chez certains individus. Les personnes souffrant d'obésité par exemple voient leur système de récompense activé de façon anormale par des images de nourriture ultra-calorique. La publicité exploite leur vulnérabilité et renforce leurs comportements de surconsommation. Les enfants ayant un système nerveux encore en développement sont aussi très sensibles à la publicité. Sur la base de multiples études issues des plus grands journaux médicaux, l'Agence de l'alimentation britannique demande, pour ces mêmes raisons, que "les enfants aient le droit de grandir à l'abri des pressions commerciales, lesquelles encouragent la consommation d'une nourriture trop riche, trop sucrée et trop salée qui fait courir un risque pour la santé actuelle et future des enfants".

Les estimations menées aux Etats-Unis montrent ainsi que l'obésité infantile pourrait être réduite de près d'un tiers en régulant mieux la publicité des produits alimentaires. Plus généralement, on sait maintenant que la dérégulation du système de récompense accompagne de nombreux troubles psychologiques et psychiatriques. Dans l'attente de travaux scientifiques évaluant l'effet de la publicité sur les populations à risque, il nous semble indispensable d'en appeler au principe de précaution pour réguler les messages commerciaux à destination de nos concitoyens les plus fragiles.

ENJEUX ÉTHIQUES DE LA PUBLICITÉ AU XXIE SIÈCLE

Tous ces éléments révèlent que ce qui est en jeu s'avère beaucoup plus complexe que la simple liberté d'expression invoquée pour le publicitaire. Or cette liberté-là ne va sans une autre liberté complémentaire de la première : la liberté de non-réception. Il s'agit de garantir à chaque citoyen le droit de choisir où et quand il souhaite accéder à de l'information publicitaire. Ceci pour lui permettre de se protéger de son influence ou simplement de se reposer de la surcharge d'information. Selon les estimations, les enfants sont exposés quotidiennement à plusieurs dizaines de spots publicitaires, voire plusieurs milliers aux Etats-Unis. Face à ce bombardement quotidien, la liberté de non-réception des citoyens doit être assurée, en particulier dans l'espace public. L'Etat se doit en effet d'y être le garant de la neutralité commerciale autant que de la sureté psychologique de tout un chacun.

Or, selon nous, les évolutions récentes sont inquiétantes. Par exemple, les usagers du métro parisien auront pu constater le remplacement progressif des affichages sur papier par de très larges écrans plats. Cette technologie exploite le fait que toute image en mouvement dans la périphérie du champ visuel capture automatiquement l'attention de l'individu. Cette réaction automatique, héritage de notre évolution au cours de laquelle le danger pouvait surgir sans prévenir, s'accompagne d'une augmentation du niveau d'alerte et de stress qui favorise la mémorisation du message. En outre, l'intégration dans ces écrans de capteurs mesurant l'intensité du regard peut transformer, à leur insu, les passants en cobayes d'expérimentation publicitaire à grande échelle.

Nous déplorons que les usagers des transports n'aient pas été consultés, ni même informés, de cette évolution qui touche directement leur environnement visuel et entraîne la collecte d'informations sur leur comportement. A cela s'ajoutent les dizaines de milliers d'enquêtes d'opinion que les régies publicitaires ont déjà accumulées (depuis leur apparition, dans les années 1960). Ce traçage prend aujourd'hui un essor sans précédent avec le développement des technologies numériques (puces RFID des badges en tout genre, GPS des smartphones, réseaux sociaux omniprésents, etc.). Aujourd'hui ce "temps de cerveau disponible", profilé et géolocalisé est vendu au prix fort par les afficheurs : la diffusion d'un message publicitaire est quantifiée en Occasion de voir (ODV), facturée à l'unité entre 0,1 et 0,7 euro.  Ainsi une personne vivant en Ile-de-France rapporte une cinquantaine d'euros par jour à l'industrie publicitaire, sans même le savoir.

En l'absence de débat citoyen, le politique cède trop facilement aux pressions des annonceurs et afficheurs, réclamant toujours moins d'entraves pour faire davantage de profits. Ainsi, loin d'en limiter la présence dans l'espace public, la loi du 12 juillet 2010 issue du Grenelle de l'environnement laisse place, selon le ministère lui-même, à "un développement important de secteurs comme ceux du micro-affichage, des bâches, des dispositifs innovants, des publicités sur aéroports ou gares [...], permettant d'envisager une progression de 10 à 30 % des chiffres d'affaires des entreprises investissant dans ces domaines d'activité".

SOLUTIONS ET ALTERNATIVES

Pourtant, réduire la place de la publicité dans l'espace public n'est pas une simple revendication idéaliste. En 2006, le conseil municipal de la ville de Sao Paulo a voté à une quasi-unanimité une loi "Ville propre" bannissant tout affichage publicitaire dans l'espace public. Cinq ans après son entrée en vigueur, un sondage montre que 70 % des résidents de Sao Paulo ont trouvé les effets de cette loi bénéfiques.

Devant les enjeux révélés par les dernières avancées scientifiques, nous souhaitons encourager toute démarche de régulation du système publicitaire actuel et en premier lieu dans l'espace public. En barbouillant des publicités, le collectif des Déboulonneurs a osé un acte de désobéissance civile afin d'être entendu par la collectivité et de pousser le politique à accepter une ré-ouverture du débat. A travers eux, c'est la liberté de non-réception des citoyens que nous devons défendre.

 

Guillaume Dumas est chercheur à la Florida Atlantic University ;

Mehdi Khamassi est chercheur au CNRS ;

Karim Ndiaye est chercheur à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière ;

Yves Jouffe est chercheur à l'université Paris-Est ;

Luc Foubert est docteur de l'Université Pierre et Marie Curie-Paris-VI ;

Camille Roth est chercheur au CNRS.

Les auteurs remercient Célya Gruson-Daniel pour son aide.

Guillaume Dumas, Mehdi Khamassi, Karim Ndiaye, Yves Jouffe, Luc Foubert et Camille Roth, chercheurs en sciences cognitives et sociales

24/06/2012

Les effets transgénérationnels du bisphénol A

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les effets transgénérationnels du bisphénol A


Une étude, menée par la biologiste Jennifer Wolstenholme (université de Virginie, Etats-Unis), qui doit être rendue publique dans la revue Endocrinology, rend compte du caractère transgénérationnel chez les souris des troubles comportementaux liés au bisphénol A (BPA).

Cette constatation est valable même à « des niveaux d’exposition très faibles, comparables aux concentrations de BPA retrouvées dans la plus grande part de la population humaine occidentale ».

Les travaux révèlent que « l’altération du comportement social des rongeurs persiste jusqu’à la quatrième génération ».

Le pharmaco-toxicologue Robert Barouki, professeur de l’université Paris-Descartes et directeur de l’unité 747 de l’Inserm, commente dans le journal les travaux américains :

« Ces études transgénérationnelles sont très difficiles à mener. Mais les auteurs ont ici mené leurs expériences sur un nombre suffisant d’animaux, plus d’une dizaine, et les effets comportementaux semblent assez nets ».

 

(Le Monde, 22/06)

21/06/2012

Le fromage analogue, vous connaissez ?

lu sur :

http://www.e-sante.fr/fromage-analogue/blog/1641

 

Le fromage analogue

Le fromage analogue
 
 

Le fromage analogue, ça vous dit quelque chose ? Moi, j'avoue que ça m'avait échappé.

Ce n'est pas un nouveau fromage, non. Ca ressemble au fromage, ça a le goût du fromage et c'est un scandale alimentaire.

Et vous en consommez à l'insu de votre plein gré dans nombre de pizzas, lasagnes, cheeseburgers et autres plats industriels où il y a soi-disant du fromage genre gouda, mozzarella, emmental et autres fromages à pâte dure.

Il existe deux versions de fromage analogue inventées par Cargill, un fabricant américain de produits pour l'industrie agro-alimentaires implanté dans 63 pays.

L'un est une pâte composée de 15 % de protéines laitières, d'huile de palme et d'exhausteurs de goût qui existe depuis 2007.

L'autre appelé "Lygomme™ACH Optimum," destiné au marché européen et datant de 2009, est composé de trois amidons, d'un galactomannane (E 410, 412, 417), d'un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d'arômes. Quoi de plus appétissant ?

Et, tenez-vous bien, il a fait partie des trois nominés aux Food Ingredients Excellence Awards 2009, catégorie "Innovation de l’année pour la Laiterie".

S'il ne l'est pas pour les consommateurs qui sont bernés, ce Lygomme est optimum pour les industriels car il coûte 60 % de moins que l'autre fromage analogue (et 200 % de moins qu'un vrai fromage) : ils se sont rués dessus depuis la flambée du prix du lait.  

En plus, Cargill se glorifie cyniquement d'avoir inventé un truc bon pour la santé car son Lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l'alimentation halal que kasher. C'est vraiment pousser le bouchon de la morgue financière très loin.

Vous croyez manger du fromage (donc des protéines et du calcium) avec votre pizza, vos lasagnes, votre cheeseburger et en fait vous absorbez une infâme pâte qui ne vous apporte rien de bon pour votre santé.

La Commission Européenne a autorisé l'emploi de ce fromage analogue à condition que les ingrédients qui le composent soient indiqués sur l'étiquette. Mais qui va regarder ces minuscules caractères ? Qui va comprendre que le galactomannane et le carraghénane, c'est le fromage ?

Voilà une bonne raison de plus pour faire vos pizzas vous-même, les recettes ne manquent pas sur e-sante

Paule

Article publié par le 21/11/2011

Ce billet fait partie du blog de Paule Neyrat, Le blog de Paule

19/06/2012

L'eau du robinet, les médicaments, l'autisme

lu sur :

http://www.lepoint.fr/sante/les-antidepresseurs-responsab...

Les antidépresseurs, responsables de l'autisme ?

Le Point.fr - Publié le 12/06/2012 à 09:22 - Modifié le 12/06/2012 à 09:49  

Des résidus de psychotropes présents dans l'eau du robinet pourraient être responsables du déclenchement de la maladie. 

Prendre des antidépresseurs durant la grossesse multiplierait par quatre les risques d'autisme chez les enfants. Partant de cette récente étude, des chercheurs américains ont voulu savoir si les très faibles concentrations de psychotropes retrouvés dans l'eau potable pouvaient aussi affecter le développement du foetus. Ils ont ainsi soumis des poissons d'eau douce à un mélange d'anti-épileptiques et d'antidépresseurs courants à de très faibles doses (Prozac et Effexor). À l'issue de l'expérience, ils ont constaté que pas moins de 324 gènes, associés à l'autisme humain, étaient altérés par ces petites doses de médicaments ! Les poissons exposés aux antidépresseurs avaient aussi tendance à paniquer et se comportaient différemment des poissons témoins non exposés.

En France, 25 % de l'eau du robinet contient des résidus de médicaments

La France reste l'un des plus gros producteurs de médicaments en Europe et 20 millions de Français consomment des antidépresseurs. Il était donc logique que l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) réalise une vaste enquête pour faire le point sur la présence de résidus de médicaments dans l'eau. Les chiffres sont édifiants et montrent que 25 % des eaux analysées contiennent des traces de médicaments. Les psychotropes sont très nettement présents avec notamment la carbamazépine, molécule utilisée pour traiter l'épilepsie et la régulation de l'humeur, dont la France produit 40 tonnes par an ! Un peu anxieux ? Vous pourrez aussi trouver votre remède dans l'eau courante avec l'oxazépam, une molécule utilisée dans des anxiolytiques commercialisés sous les noms de Seresta® ou Sigacalm® et Serax®) ! Mais comment ces charmantes molécules arrivent-elles jusqu'à notre robinet ? Tout simplement via les urines ou les selles humaines évacuées dans les eaux domestiques ou à travers les rejets de l'industrie chimique et pharmaceutique ou encore les hôpitaux (qui sont paradoxalement la source la plus importante de pollution). Malheureusement, les stations de traitement ne sont souvent pas assez efficaces pour l'élimination totale de ces résidus. Aujourd'hui, les femmes enceintes ont donc tout intérêt a être prudentes dans le choix de leur boisson en se renseignant sur la qualité de l'eau dans leur région, en optant pour des systèmes de filtres efficaces ou en choisissant une eau en bouteille (idéalement sous verre en raison des polluants présents dans le plastique).

L'autisme, nouvelle maladie de la pollution ?

Les cas d'autisme et les troubles du comportement de l'enfant ne cessent d'inquiéter. Combien sont réellement touchés ? Difficile d'avoir une estimation exacte car les critères d'évaluation varient d'un pays à l'autre. Alors qu'en France on évoque une prévalence de l'autisme chez 2 enfants sur 1 000, aux États-Unis ce serait 1 enfant sur 100, tandis que les Coréens évoquent même un enfant sur 38 ! Une chose est certaine, l'ampleur de la maladie devient inquiétante et les cas auraient été multipliés par trente entre 1980 et 2000 aux États-Unis et en Grande-Bretagne

Cette maladie débute vers l'âge de deux ans avec une absence ou un retard du développement du langage parlé, avec souvent des mouvements répétitifs, une absence de contact visuel et un isolement social. Plus largement, les troubles du comportement de l'enfant englobent aussi l'hyperactivité, la dysphasie, la dyslexie, l'épilepsie, l'anorexie, la boulimie, les troubles obsessionnels compulsifs. Si les études se multiplient pour mieux comprendre l'autisme, celles pointant du doigt des causes environnementales sont de plus en plus nombreuses : pesticides, mercure, dioxines, PCB, vaccination sont ainsi tour à tour évoqués. L'explosion des cas d'autisme coïncide étrangement avec la montée en flèche de la pollution environnementale. L'autisme pourrait bien être finalement une maladie de notre siècle. Et sans doute une maladie environnementale.

17/06/2012

Les ONG peuvent demander le réexamen d'une législation de l’UE

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5216

16-06-2012 - Les ONG peuvent demander le réexamen d'une législation de l’UE 

 En 2008, les ONG PAN-Europe et Stichting Natuur en Milieu demandèrent à la Commission européenne de réexaminer le règlement 149/2008 accordant un assouplissement des normes relatives aux résidus de pesticides dans les aliments. La Commission avait toutefois refusé de procéder au réexamen, au motif que le cadre réglementaire n’octroyait pas aux ONG le droit d’une telle requête. 

Mais un jugement rendu le 14 juin dernier par la Cour européenne de justice permet désormais aux ONG d’avoir accès à la Cour de justice pour demander le réexamen d’une législation. Ainsi, la remise en question des décisions de la Commission devant la Cour de justice ne sera plus l’apanage d’organisations à but lucratif, mais servira également la défense d’intérêts publics via l’intervention d’ONG. Forte de cette annonce, PAN-Europe demande à la Commission d’entamer la révision du règlement 149/2008 pour mettre fin à l’assouplissement massif des normes alimentaires, comme demandé en 2008. 

Cécile Cassier

12/06/2012

Les vernis à ongles contiennent trop de polluants nocifs

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le rapport du système d’alerte rapide pour les produits dangereux non alimentaires (Rapex) établi par la Commission européenne souligne que les vernis à ongles « ne sont pas sans risque pour la santé car ils contiennent trop de polluants nocifs », indique Aujourd’hui en France
Frédéric Vincent, porte-parole des questions de consommation à la Commission européenne, souligne : « Les phtalates interdits sont les substances le plus souvent identifiées dans ces produits (…) »
Yannick Vicaire, chimiste-environnementaliste au Réseau santé-environnement, explique : « Le formaldéhyde est un cancérigène et les phtalates sont toxiques pour la reproduction (…) »

Les gaz d'échappement diesel classés cancérogènes par l'OMS

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/12/les-gaz-d-echappement-diesel-classes-cancerogenes-par-l-oms_1717276_3244.html

Les gaz d'échappement diesel classés cancérogènes par l'OMS

Le Monde.fr avec AFP /12.06.2012

Les gaz d'échappement des moteurs diesel sont désormais classés parmi les cancérogènes certains pour les humains par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), l'agence pour le cancer de l'Organisation mondiale de la santé.

En 1988, le CIRC, basée à Lyon , avait classé les émissions des moteurs diesel parmi les cancérogènes probables pour l'homme (groupe 2A). Les experts réunis à Lyon ont estimé qu'il y avait à présent suffisamment de preuves démontrant qu'une exposition aux gaz d'échappement de moteurs diesel est associée à un risque accru de cancer du poumon, pour classer ces gaz dans le groupe des cancérogènes certains pour les humains (Groupe 1).

DES PREUVES IRRÉFUTABLES

"Les preuves scientifiques sont irréfutables et les conclusions du groupe de travail ont été unanimes : les émanations des moteurs diesel causent des cancers du poumon", a déclaré le Dr Christopher Portier, qui le présidait. "Etant donnés les impacts additionnels pour la santé des particules diesel, l'exposition à ce mélange chimique doit être réduite dans le monde entier", a-t-il ajouté.

De surcroît, les experts ont noté une "association positive" avec un risque accru de cancers de la vessie sur la base d'éléments plus limités. D'importantes populations sont exposées quotidiennement dans le monde aux émissions des moteurs diesel non seulement par le biais des véhicules routiers, mais aussi par d'autres modes de transport (trains, comme les TER en France, bateaux...) et par des générateurs d'électricité, rappelle le CIRC.

"Ma réaction, c'est : enfin!" a réagi le Dr Patrice Halimi, secrétaire général et porte-parole de l'association Santé environnement France, qui regroupe deux mille cinq cents médecins. "On sait depuis très longtemps que le diesel est un mauvais choix sanitaire, et que cette politique publique (visant à promouvoir un parc diesel en France) est une erreur", a-t-il ajouté. 

60 % DU PARC AUTOMOBILE FRANÇAIS AU DIESEL

Favorisé par une politique fiscale avantageuse, le diesel s'est fortement développé en France : il équipe près de 60 % du parc automobile aujourd'hui, contre à peine plus du quart en 1995. Réputé meilleur pour le climat que le moteur à essence en générant moins de CO2 au kilomètre, le diesel émet en revanche des particules fines.

Ces particules, émises aussi par le chauffage au bois et par l'industrie, seraient en France à l'origine de quelque quarante-deux mille morts prématurées chaque année, selon le ministère de l'écologie. 

Depuis 1971, plus de neuf cents agents ont été évalués parmi lesquels plus de quatre cents ont été classés comme cancérogènes ou potentiellement cancérogènes pour l'homme.

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voir aussi :

Les gaz d'échappement de moteurs diesel classés cancérogènes par l'OMS

La Croix‎ 

Les gaz d'échappement de moteurs diesel classés comme cancérogènes par l'OMS

Libération‎