Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

17/04/2013

Informations santé/société du 17/4/13 : les pleurs du bébé, le scandale du Distilbène

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Les pleurs du bébé reconnus par ses deux parents

Une étude, menée par Nicolas Mathevon, de l’université de Lyon/Saint-Etienne et publiée dans Nature Communications, révèle que, « contrairement à une idée reçue, le père reconnaît aussi bien les pleurs de son bébé que la mère », indique Le Figaro.

Selon la série d’expériences réalisée par le chercheur bio-acousticien auprès de 29 parents et leurs bébés âgés de 3 mois, si les deux parents restent aux côtés de leur bébé plus de quatre heures par jour, ils identifient facilement et aussi bien l’un que l’autre ses pleurs. Par contre, si l’un ou l’autre passe moins de quatre heures par jour auprès de lui, il devient difficile pour ce parent de distinguer les pleurs de son bébé par rapport aux autres enfants, souligne le quotidien.

Nicolas Mathevon explique que « l’être humain est très doué dans le domaine sonore » et que les pleurs des bébés sont « un signal complexe, une signature sonore à part entière ».

Le Figaro, 17/04

Lancement d’une grande étude épidémiologique sur le scandale du Distilbène

« L’association Réseau DES (diéthylstilbestrol) lance, avec la Mutualité française et l’Agence nationale de sécurité du médicament, une grande étude épidémiologique portant sur trois générations de femmes », souligne L’Humanité.

Cette étude, la première en France, a pour objectif « d’analyser et de détecter l’ensemble des conséquences de la prise du médicament [Distilbène] », ajoute le journal.

En France, entre 1948 et 1977, plus de 200 000 femmes ont pris du Distilbène, médicament prescrit contre les fausses couches.

Ce médicament s’est avéré très dangereux pour les mères et leurs enfants, qui ont aujourd’hui entre 35 et 60 ans, explique L’Humanité.

L’association Réseau DES espère que des milliers de femmes participeront à l’étude, qui est largement relayée par le réseau mutualiste (centres de santé, pharmacies, sites Internet) et conduite « au moins » jusqu’à septembre.

L’Humanité, 17/04

06/04/2013

Les effets biologiques de la téléphonie mobile

les surlignages et le commentaire sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/04/04/une-etude-conclut-aux-effets-biologiques-des-ondes-electromagnetiques_3153800_1651302.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Une étude conclut aux effets biologiques des ondes électromagnétiques

LE MONDE | 04.04.2013 à 11h30 • Mis à jour le 05.04.2013 à 08h17

Par Sophie Landrin

Quels peuvent être les effets d'une exposition aux champs électromagnétiques, comme ceux générés par les antennes-relais de téléphonie mobile qui fleurissent sur les toits des immeubles et parfois des écoles ? Existe-t-il un réel risque sanitaire pour les riverains, comme le soupçonnent certaines associations ? La littérature scientifique s'est multipliée ces dernières années sans conclure à un risque avéré, laissant les personnes dites "électrosensibles" dans l'incompréhension.

Pour la première fois, une étude sur des jeunes rats, conduite par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) et l'université de Picardie Jules-Verne, publiée par la revue Environnement Science and Pollution Research et rendue publique mercredi 3 avril, conclut à des effets biologiques des radiofréquences sur les fonctions de l'équilibre énergétique. Le sommeil, la régulation thermique et la prise alimentaire sont perturbés.

Le niveau d'exposition auquel ont été soumis les rats, expliquent les chercheurs, correspond à celui rencontré à proximité d'une antenne-relais. Treize jeunes rats ont été exposés en continu pendant six semaines à des ondes d'une fréquence de 900 MHz et d'une intensité de 1 volt par mètre (V/m), beaucoup plus faible que les seuils légaux. Un groupe témoin de 11 rats a été constitué, non soumis à ces champs électromagnétiques.

LES RATS RÉDUISENT LEUR STRATÉGIE DE REFROIDISSEMENT

Les chercheurs soulignent que les rongeurs ont un comportement alimentaire et suivent des rythmes biologiques assez similaires à ceux des nouveau-nés et que leur régulation thermique est transposable à l'homme. L'expérience a été répétée deux fois, avec des résultats cohérents.

L'expérimentation montre des effets des radiofréquences sur la régulation thermique : lorsqu'ils sont soumis à une augmentation de la température ambiante, les rats exposés aux ondes réduisent leur stratégie de refroidissement. Les animaux contractent leurs vaisseaux périphériques pour conserver la chaleur (vasoconstriction), comme s'ils ressentaient une sensation de froid, alors qu'ils ont plus chaud. Ils économisent leur énergie, comme s'ils en avaient un besoin accru.

Pourquoi ? "Nous n'avons pas de réponse. Nous constatons seulement que l'animal ne ressent pas la chaleur. L'adaptation à la température est modifiée", explique René de Seze, directeur de recherche à l'Ineris.

UNE PRISE ALIMENTAIRE PLUS IMPORTANTE 

Par ailleurs, les chercheurs ont observé que les animaux exposés n'avaient pas la même sensation de satiété que les rats non exposés. Ils constatent une prise alimentaire plus importante chez les rats soumis aux ondes. Les mécanismes d'économie d'énergie chez les rats exposés pourraient donc conduire à une augmentation de la masse corporelle.

Dernier enseignement : les rats soumis aux radiofréquences présentent un fractionnement du sommeil paradoxal, comme si les animaux étaient en état d'alerte. Les chercheurs soulignent qu'il ne s'agit pas de troubles du sommeil au sens strict, mais précisent que des perturbations du sommeil paradoxal pourraient "engendrer des difficultés de mémorisation ou des troubles de l'humeur chez l'homme".

"Ce que nous constatons, c'est qu'à de très faibles niveaux d'exposition, les effets sont réels sur le métabolisme, explique René de Seze. Il faut maintenant que d'autres laboratoires mènent des expériences similaires pour confirmer ou infirmer nos conclusions."

"LES EFFETS DÉCRITS  NE SONT PAS SANITAIRES"

Chercheur à l'université de Bordeaux, Bernard Veyret, qui n'a pas participé à l'étude, est plus prudent : "Ces résultats sont assez contre-intuitifs. L'étude de l'Ineris montre qu'il se passe quelque chose, mais j'ai un doute sur les niveaux réels d'exposition aux champs électromagnétiques. Les animaux sont appareillés. On leur place des sondes, des câbles, qui peuvent avoir des interférences avec les ondes. Par ailleurs, il faut bien préciser que les effets décrits sont des effets biologiques et non pas sanitaires", rappelle-t-il.

Ce spécialiste des champs électromagnétiques réalise depuis 1985 des études sur les effets des radiofréquences sur la croissance des tumeurs, la reproduction ou le système immunitaire. "Nos conclusions, c'est qu'il ne se passe rien. Jamais nous n'avons observé quoi que ce soit de significatif."

-------------------------

mon commentaire :

Bernard Veyret fait une subtile distinction entre "effet biologique" et "effet sanitaire", que j'ai du mal à suivre.

En effeti, une sensation de satiété altérée (effet biologique) peut entraîner une prise de poids (effet sanitaire). De même, un "fractionnement du sommeil paradoxal" (effet biologique) peut entraîner des troubles de la mémoire et du comportement (effet sanitaire).

La distinction faite n'est donc nullement justifiée, et je m'interroge sur la motivation d'une telle distinction.

----- 

sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/25/l-italie-reconnait-le-lien-entre-mobile-et-tumeur-cranienne_1780928_3244.html
 
Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés 
 
LE MONDE | 25.10.2012 à 12h19
Par Paul Benkimoun et Philippe Ridet
 

Il a fallu dix ans de patience à Innocente Marcolini, mais il a gagné. Le 12 octobre, la Cour de cassation italienne a reconnu que la tumeur bénigne décelée en 2002 sur un ganglion situé à l'intérieur de son crâne, avait été causée, entre autres, par l'usage intensif du téléphone portable lié à son métier, cadre d'entreprise. Reconnu victime d'une maladie professionnelle, M. Marcolini a été déclaré invalide à 80 %.

Ce verdict est une première dans la Péninsule. Selon son avocat, Amilcare Buceti, la décision des juges qui ont écarté les résultats des études scientifiques financées par des entreprises pour cause de conflits d'intérêts, s'appuie sur deux éléments fondamentaux : "D'abord, explique-t-il, nous n'étions pas dans une croisade idéologique contre la modernité. Nous n'avons pas soutenu que l'usage prolongé du téléphone portable était la seule cause de la tumeur de mon client, mais l'une des causes. Ensuite, nous avons convaincu les magistrats de baser leur verdict sur les études d'experts indépendants qui travaillent sur le lien entre les tumeurs et l'usage du téléphone portable."

Il s'agit en l'occurrence de Giuseppe Grasso, neurochirurgien à Brescia (Lombardie), et d'Angelo Gino Levis, oncologue à l'université de Padoue (Vénétie). Les deux médecins qui ont assisté scientifiquement M. Marcolini durant la procédure, ont mis en avant un risque élevé de tumeur des nerfs crâniens pour les utilisateurs intensifs de téléphone portable.

CINQ À SIX HEURES PAR JOUR CONTRE L'OREILLE GAUCHE

Dans le cadre de son travail, M. Marcolini a utilisé le sien plus de cinq à six heures par jour pendant douze ans. "Je mettais mon téléphone contre l'oreille gauche, explique-t-il, car je prenais des notes de la main droite. Or, c'est dans cette zone que s'est développée la tumeur" dont il a été opéré avec succès. La tumeur touchait le ganglion du nerf trijumeau, proche de l'oreille.

Le verdict de la Cour de cassation fera date et jurisprudence. Pour Amilcare Buceti, les juges "ont élargi les voies de recours possible en accueillant comme élément de preuve des rapports d'experts établissant le principe général du caractère cancérogène de l'usage intensif du portable" et ce, au-delà du cas particulier de son client. Quatre cas similaires font ainsi l'objet de procédures judiciaires en cours en Italie.

Pour M. Marcolini, c'est une victoire après dix ans de lutte. "Je n'ai pas mené ce combat dans le seul but de toucher une pension d'invalidité, raconte-t-il. Je ne suis pas tombé malade parce que je n'aurais pas eu de chance, comme cela arrive parfois dans les accidents du travail, mais parce qu'il y avait une raison à ma maladie. J'ai voulu que la lumière soit faite sur les risques liés à l'usage des téléphones sans fil. Les gens doivent savoir ce qu'ils risquent. Les parents doivent connaître le danger que courent leurs enfants."

M. Marcolini entend désormais donner "le maximum de publicité" à son cas pour "fonder une association contre les dangers des ondes électromagnétiques et susciter une plainte collective", une "class-action". Il doit rencontrer ses avocats et ses conseillers scientifiques la semaine prochaine pour en parler.

LA DÉCISION JUDICIAIRE RISQUE DE SUSCITER DES PROCÉDURES

Au-delà des frontières italiennes, la décision judiciaire risque de susciter des procédures. D'autant qu'en juin 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), structure rattachée à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé comme "cancérogènes possibles" les champs électromagnétiques de radiofréquence, dont ceux de la téléphonie mobile.

Présentant ces conclusions, le président du groupe de travail du CIRC, Jonathan Samet, avait précisé que des experts s'étaient appuyés "sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau associé à l'usage du téléphone mobile", ajoutant que "les deux études les plus larges ont montré un risque accru de gliome chez les utilisateurs les plus intensifs".

A défaut de disposer de données scientifiques établissant un lien de cause à effet – et non une simple association – entre l'exposition aux radiofréquences des téléphones portables et la survenue de tumeurs malignes, les experts du CIRC ont donc retenu la possibilité d'un effet cancérogène dans leur document consacré aux champs électromagnétiques.

Le responsable du programme des travaux d'évaluation au CIRC, le docteur Kurt Strif, précisait que "le niveau de preuve d'une association entre l'usage de la téléphonie mobile et le risque de cancer est comparable à celui existant pour les pesticides ou les expositions professionnelles dans le cadre du nettoyage à sec".

------------

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/29/un-rapport-controverse-souligne-les-risques-lies-aux-radiofrequences_1823824_3244.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés
LE MONDE | 29.01.2013 à 11h54 • Mis à jour le 31.01.2013 à 09h20
Par Paul Benkimoun

Cancer du cerveau, baisse de la fertilité, autisme... Publié début janvier, le rapport BioInitiative 2012 (www.bioinitiative.org) estime que les risques liés à l'exposition chronique aux radiofréquences, utilisées notamment pour la téléphonie mobile, sont de mieux en mieux démontrés. Le document, qui examine plus de 1 800 études scientifiques, a toutefois suscité des réactions contrastées, comme cela avait été le cas pour la première édition, en 2007.

En France, les associations Priartém et Agir pour l'environnement ont publié un communiqué commun mettant l'accent sur la "confirmation des effets délétères des radiofréquences". L'association Robin des toits souligne que "1 800 nouvelles études renforcent la certitude de la nocivité des ondes et de l'urgence de la mise en œuvre de nouvelles normes pour protéger les populations".

A l'inverse, s'exprimant à titre personnel, le docteur Eric van Rongen, membre du conseil national de la santé des Pays-Bas, estime que l'édition 2012 "n'apporte pas grand-chose de nouveau par rapport à celle de 2007". Il reproche au rapport de ne pas être "une analyse objective et systématique de la littérature, mais une revue subjective et biaisée destinée à soutenir la conclusion a priori que les recommandations actuelles sur les expositions n'apportent qu'une protection insuffisante contre les effets sanitaires des champs électromagnétiques."

La controverse tourne autour de la méthode utilisée pour établir ce document et sur le rôle joué par Cindy Sage, fondatrice du groupe de travail BioInitiative et coéditrice du rapport.

"SÉRIEUX DÉFAUTS"

Celui-ci rassemble des contributions le plus souvent individuelles ou émanant de deux ou trois auteurs. Ses détracteurs considèrent de ce fait que BioInitiative n'est pas le résultat d'un consensus. Il faut toutefois remarquer que le tout récent rapport de l'Agence européenne de l'environnement, "Signaux précoces et leçons tardives : science, précaution, innovation", a procédé de la même manière. Certains auteurs sont d'ailleurs communs aux deux documents.

"En général, les chapitres mettent en avant les études montrant l'existence d'un lien et n'évaluent pas de manière critique toutes les études, dont beaucoup présentent de sérieux défauts qui les rendent virtuellement inutiles", poursuit Eric van Rongen. Le scientifique reproche à Cindy Sage, propriétaire de la firme californienne de consultants sur l'environnement Sage Associates, de "pousser plus loin qu'il ne faudrait les conclusions des différents chapitres."

Interrogée par Le Monde, Cindy Sage récuse ces accusations : "Nous avons utilisé toutes les études que le Centre international de recherche sur le cancer a prises en compte et qui l'ont fait conclure au caractère possiblement cancérogène pour l'homme des radiofréquences. Nous avons fait appel à des scientifiques du monde entier qui sont réputés et indépendants."

Cindy Sage récuse les soupçons de conflits d'intérêts évoqués à son encontre : "Ma firme ne vend pas de gadgets pour se protéger des ondes et nous n'apportons pas notre caution à des produits." Mme Sage souligne que "les effets biologiques des radiofréquences sont clairement établis et ceux dus aux expositions chroniques peuvent raisonnablement être soupçonnés de provoquer des effets sanitaires indésirables". Elle insiste sur le fait que "l'exposition des fœtus et des jeunes enfants serait un facteur de risque d'hyperactivité, de troubles de l'apprentissage et de problèmes comportementaux à l'école".

28/03/2013

Le cerveau des abeilles affecté par les pesticides

lu sur :

http://www.directmatin.fr/environnement/2013-03-27/les-pesticides-perturbent-le-cerveau-des-abeilles-431385

Les pesticides perturbent le cerveau des abeilles

Des pesticides pouvant être utilisés pour sur les cultures ou dans les ruches perturbent le fonctionnement du cerveau des abeilles, affectant notamment leurs facultés de mémoire et d'orientation, selon une étude publiée mercredi.

Cette étude paraît dans Nature Communications alors que la Commission européenne propose d'interdire, pendant deux ans, l'utilisation de plusieurs pesticides mortels pour les abeilles. Cette proposition, visant des substances appelées néonicotinoïdes, a été rejetée à la mi-mars par une majorité d'Etats, mais la Commission a annoncé un nouveau vote au printemps en espérant une entrée en vigueur au 1er juillet.

L'étude s'intéresse aux effets sur le cerveau des abeilles de deux de ces néonicotinoïdes utilisés pour protéger les cultures, ainsi qu'à un autre type de pesticides, appelés organophosphorés, en l'occurrence le coumaphos, parfois utilisé contre le parasite Varroa dans les ruches, selon les chercheurs.

En cas d'exposition à des concentrations similaires à celles constatées en champs, les abeilles subissent des perturbations, ont-ils observé.

"Ensemble, ces deux classes de pesticides montrent un impact négatif plus grand sur le cerveau de l'abeille et semblent inhiber l'apprentissage des abeilles", a indiqué à l'AFP, Christopher Connolly, chercheur au centre de recherche médical de l'université de Dundee (Ecosse) et co-auteur de l'étude.

Le 16 janvier, l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait rendu des conclusions, qualifiées d'"inquiétantes" par la Commission européenne, sur l'impact sur le nectar et le pollen des trois néonicotinoïdes que Bruxelles souhaite aujourd'hui suspendre.

Les auteurs de l'étude appellent pour leur part à un examen plus approfondi des alternatives possibles à ces substances, dont les effets sur la santé des abeilles restent faibles, assurent les fabricants, lorsqu'ils sont utilisés dans les règles.

Dans un commentaire, un professeur d'apiculture de l'Université du Sussex, Francis Ratnieks, a estimé pour sa part que les concentrations de pesticides utilisées dans l'étude sont plus importantes que celles constatées dans la réalité. "Nous ne savons pas si des niveaux faibles de nénicotinoïdes dans le nectar et le pollen des plantes traitées (...) ont des impacts négatifs dans le monde réel", a-t-il estimé.

AFP

Informations santé/société

lues sur :

http://presse-inserm.fr/jeudi-28-mars-2013/7556/?

Interdire de fumer dans les voitures, en présence d’enfants

Le sénateur socialiste de Loire-Atlantique, Yannick Vaugrenard, a proposé, hier, d’interdire de fumer en voiture, en présence d’enfants, et a, dans cette optique, interpellé la ministre de la Santé à l’Assemblée nationale, explique Le Figaro.

Il a souligné que « les parents n’ont pas toujours conscience de l’intensité du tabagisme passif dans une voiture ».

Les médecins spécialisés en santé publique souhaitent surtout détourner les enfants du « mauvais exemple » donné par leurs parents, un enfant ayant « plus de risques d’expérimenter le tabac si ses parents sont fumeurs et plus encore si ses parents fument devant lui », indique le quotidien.

Afin de « dénormaliser » le tabac, la Ligue contre le cancer incite à la création d’espaces publics extérieurs non-fumeurs.

En réponse à la demande de Yannick Vaugrenard, la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, a souligné que le gouvernement réfléchissait à « une interdiction du tabac dans des lieux publics collectifs qui accueillent des enfants comme les parcs publics ou les jardins d’enfants ».

Le Figaro, 28/03

lues sur :

http://presse-inserm.fr/mercredi-27-mars-2013-2/7549/?

Le Congrès de la Société Francophone du diabète s’intéresse au rôle de l’intestin et de la flore intestinale

L’AFP souligne que « la flore intestinale et l’intestin grêle et leur rôle dans le diabète de type 2 (…) sont l’un des sujets vedettes du congrès de la Société Francophone de diabète » qui a lieu depuis hier à Montpellier.

Le Pr Rémy Burcelin, directeur de recherche à l’Inserm de Toulouse, explique : « Nous avons un certain nombre de gènes parentaux, notre génome qui définit notre susceptibilité à devenir diabétique. Mais il y a l’environnement qui, lui, définit le risque ». Et d’ajouter : « Et dans cet environnement, il peut y avoir les pesticides, le fait de décider de trop manger, de ne pas faire assez d’exercice physique, ou encore l’impact sur la flore intestinale ».

Un vaccin est actuellement testé à Toulouse chez la souris, indique l’agence de presse. « On est à l’ère primaire de l’approche thérapeutique », estime le chercheur.

AFP, 26/03

22/03/2013

Aujourd'hui : Journée mondiale de l'eau

lu sur :

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/l-eau-du-robinet-est-elle-dangereuse-pour-la-sante-21-03-2013-1643900_57.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130322

L'eau du robinet est-elle dangereuse pour la santé ?

Le bilan concernant les résidus médicamenteux qui pourraient se retrouver dans nos carafes d'eau a de quoi inquiéter.

Les médecins de l'Association santé environnement France (Asef) tirent le signal d'alarme à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau qui aura lieu demain, vendredi 22 mars. Car l'augmentation régulière de la prise de médicaments - rien qu'en France, nous en avons consommé 3,12 milliards de boîtes en 2011 - ne serait pas sans risques pour notre environnement et pour notre santé. "Aujourd'hui, certaines études font le lien entre la présence de résidus médicamenteux dans l'eau potable, l'autisme et des troubles du comportement. D'autres ont montré des effets sur l'hermaphrodisme dans l'écosystème, les troubles de la reproduction ou encore la résistance bactérienne", affirme le Dr Pierre Souvet, le président de l'Asef. C'est pourquoi son association a voulu mesurer les dégâts réels liés à ce type de pollution et le faire savoir dans un livret qui sera diffusé demain. Leur but est, évidemment, de préserver la qualité de notre eau, si précieuse à la vie de toutes les espèces.

 
 

Ces spécialistes ont identifié plusieurs coupables. Car, de sa fabrication à sa destruction en passant par son utilisation, le médicament a maintes occasions de s'immiscer dans l'environnement. Il n'empêche, la première source de contamination viendrait de la population... Après avoir été ingéré, le produit se retrouve dans nos selles et nos urines pour aller ensuite dans les stations d'épuration. Malheureusement, ces dernières n'ont pas été conçues pour traiter ce type de pollution. Elles ne dégradent pas totalement ces molécules thérapeutiques, dont une partie rejoint nos rivières.

Conditionnement

Cependant, le véritable problème ne viendrait pas tant des médicaments ingérés que de ceux que l'on ne consomme pas... "En France, chaque année, sur des dizaines de milliers de tonnes de médicaments non utilisés, moins d'un quart est recyclé. Le reste est jeté à la poubelle, dans les éviers et même dans les toilettes !" regrette le Dr Patrice Halimi, secrétaire général de l'Asef. Parmi eux, on retrouve des antibiotiques, des antidépresseurs, des bêtabloquants, des anti-inflammatoires, des produits de contraste (utilisés en imagerie médicale) ou encore des contraceptifs.

Mais ce type de pollution n'est pas une fatalité, et tous les acteurs de la chaîne peuvent - doivent - agir. "Les médecins pourraient prescrire uniquement les produits nécessaires, les patients pourraient davantage ramener leurs médicaments en pharmacie, les stations d'épuration pourraient améliorer les procédés de traitement, et nous pourrions faire bien d'autres choses encore", explique le Dr Jean Lefèvre, membre actif de l'association. "Mais nous devons surtout réfléchir à une nouvelle façon de consommer pour traiter le problème à la source, en d'autres termes pour réduire le nombre de médicaments non utilisés." Cela pourrait passer, par exemple, par un conditionnement à l'unité pour que le pharmacien puisse délivrer le nombre exact de pilules, comprimés ou gélules. Une chose est sûre : il faut repenser notre mode de consommation de médicaments pour limiter la pollution.

20/03/2013

Perturbateurs hormonaux : le poids des lobbies sur l'Autorité européenne de sécurité des aliments

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/20/perturbateurs-hormonaux-l-efsa-ne-tranche-pas_1850838_3244.html

LE MONDE | 20.03.2013 à 11h05 • Mis à jour le 20.03.2013 à 15h49

Stéphane Foucart

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu public, mercredi 20 mars, l'un de ses rapports les plus attendus. L'agence basée à Parme (Italie) avait été saisie à l'automne 2012 par la direction générale de la santé et des consommateurs de la Commission européenne pour rendre une opinion scientifique sur les perturbateurs endocriniens – ces substances chimiques interférant avec le système hormonal et suspectées de jouer un rôle important dans l'augmentation d'incidence d'une variété de troubles et de pathologies.

L'EFSA devait en particulier répondre à plusieurs questions. Comment définir un perturbateur endocrinien ? Comment distinguer les effets indésirables dus à cette classe de molécules ? "Il n'existe pas de critère scientifique spécifique défini pour distinguer les effets nocifs potentiels des perturbateurs endocriniens par rapport à une régulation normale des fonctions corporelles, ou 'réponses adaptatives', estime l'agence européenne. Des experts doivent évaluer le poids des éléments probants disponibles au cas par cas."

En d'autres termes, la distinction entre un effet acceptable et un effet indésirable devra être jugée pour chaque substance. Du coup, l'EFSA propose deux qualifications : les substances endocriniennes actives et les perturbateurs endocriniens. Les premiers produisant des effets considérés comme non délétères, conduisant à une adaptation de l'organisme. Les seconds étant jugés potentiellement nocifs, en fonction de leur "potentiel d'activité". Ce point est l'objet d'une controverse, une part de la communauté des endocrinologues considérant que toute substance ayant une activité endocrinienne doit être considérée comme un perturbateur.

INTENSE PRESSION

Le groupe d'experts réunis par l'EFSA a conduit ses travaux sous une intense pression. Le sujet est en effet, depuis plusieurs mois, au centre d'une attention considérable. Quelques jours avant que l'agence de Parme ne dévoile ses conclusions, le Parlement de Strasbourg adoptait ainsi un rapport très ferme sur le sujet, dans lequel les députés européens se disaient "en total désaccord avec les tentatives visant à introduire le critère d'activité en tant que seuil de définition des perturbateurs endocriniens". Ces derniers, ajoutaient les parlementaires, "se trouvent dans les emballages alimentaires, les produits de soins de la peau, les produits cosmétiques, les matériaux de construction, les produits électroniques, les meubles et les sols".

Considérant qu'"un nombre croissant d'études scientifiques suggère que les perturbateurs endocriniens (...) jouent un rôle à la fois dans les maladies chroniques, y compris les cancers hormono-dépendants, l'obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires, ainsi que dans les problèmes de procréation", les eurodéputés invitent la Commission à prendre une série de mesures "à même de protéger efficacement la santé humaine en insistant davantage sur le principe de précaution".

Outre le rapport du Parlement, la direction générale de l'environnement de la Commission a également publié, en janvier 2012, son propre rapport sur le sujet. De même, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié, début 2013, un vaste "état de l'art" sur la question. Ce dernier conclut à "des preuves extensives" des effets délétères des perturbateurs endocriniens sur la faune sauvage, mais juge que les preuves formelles de leurs effets sur les populations humaines ne sont pas encore, pour l'heure, apportées.

CAUSALITÉ COMPLEXE À ÉTABLIR

Une telle causalité est complexe à établir du fait, rappellent les députés européens dans leur rapport, que "le délai entre l'exposition et l'apparition des effets peut être très long", que "le risque de subir des effets préjudiciables n'est pas le même aux différents stades du développement – fœtal, petite enfance, adolescence", ou encore que les hommes sont exposés tout au long de leur vie à "un grand nombre de mélanges complexes de substances chimiques"...

Certaines questions scientifiques, estime L'EFSA, ne sont pas tranchées. L'agence juge ainsi qu'il existe une "absence de consensus international sur l'existence et/ou la pertinence des effets dits 'à faible dose'". C'est l'une des principales pommes de discorde entre l'EFSA et ses critiques.

En septembre 2011, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), son homologue française, avait passé en revue la littérature scientifique et avait conclu que le bisphénol A – l'un des perturbateurs endocriniens les plus répandus – pouvait susciter des effets délétères sur l'homme, après une exposition à des doses "notablement inférieures" au niveau de référence calculé par l'EFSA à 0,05 mg/kg de poids corporel et par jour, ne serait pas réellement protectrice.

Nul doute que ces derniers rapports internationaux seront épluchés ligne à ligne par la communauté scientifique pour y détecter d'éventuelles discordances entre les panels d'experts.

Stéphane Foucart


Les insecticides, une source d'exposition possible

L'association Générations futures a rendu public, mercredi 20 mars, le premier volet de son rapport consacré à évaluer les voies d'exposition aux insecticides suspectés d'être des perturbateurs endocriniens pour l'homme.

L'association a traqué vingt-quatre substances appartenant à deux grandes familles : les pyréthroïdes et les organophosphorés. Environ les trois quarts des produits alimentaires testés contenaient des niveaux détectables de ces substances.

D'autres voies d'exposition que l'alimentation ont été identifiées, par le truchement des traitements acaricides de la literie, de produits vétérinaires, de produits d'entretien du jardin, etc.

19/03/2013

Les capacités des bébés pour le language

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

La Croix se penche sur deux études mettant en évidence « les capacités du bébé » même prématuré face au langage.

L’une a été menée par l’équipe de neurobiologistes de Fabrice Wallois (Inserm-université de Picardie) et Ghislaine Dehaene-Lambertz (Inserm-CEA-université Paris Sud). La seconde a été réalisée par Judit Gervain, du laboratoire de psychologie de la perception (université Paris Descartes CNRS ENS) et Janet Werker, de l’université de Vancouver, et vient d’être publiée dans Nature Communications.

Elle a consisté à étudier les bébés bilingues. Judith Gervain souligne que ces bébés « utilisent les caractéristiques de l’accent, la hauteur et la durée des sons, pour distinguer ces deux langues [anglais et japonais]. Ils sont capables de repérer et de compter des mots fonctionnels comme l’article ‘‘the’’ et la préposition ‘‘with’’ ». 

La Croix, 19/03

18:13 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

Plus de perturbateurs endocriniens en Europe ?

lu sur :

http://www.francematin.info/Perturbateurs-endocriniens-le-Parlement-europeen-n-en-veut-plus_a27963.html

Mardi 19 Mars 2013
 

Le Parlement européen a voté aujourd’hui 14 mars, et à une très large majorité, en faveur d’un rapport (1) demandant des mesures claires pour réduire l'exposition aux perturbateurs endocriniens. Une avancée dont se félicite Michèle Rivasi, Vice-Présidente du groupe des Verts/ALE au Parlement européen et co-rapporteure de ce dossier.

Les perturbateurs endocriniens sont des substances qui modifient le fonctionnement du système endocrinien et entraînent des effets irréversibles pour la santé. Ils peuvent contribuer à "la survenue de la cryptorchidie (absence d'un ou des deux testicules dans le scrotum) chez le jeune garçon, du cancer du sein chez la femme, du cancer de la prostate, de troubles du développement du système nerveux et d'un déficit de l'attention/d'une hyperactivité chez l'enfant, ainsi que du cancer de la thyroïde", rappelle l'Organisation mondiale de la santé dans un rapport publié le 19 février dernier (2).

Pour Michèle RIVASI : "On ne peut plus se permettre d'attendre pour agir. Le risque de maladies dues aux perturbateurs endocriniens est largement sous-estimé, et tous les jours, nous continuons à être exposés à ces substances, par le biais de notre alimentation ou par contact direct, à la ville comme à la campagne. Il est donc urgent de donner une définition claire et large de ces substances dangereuses afin de diminuer le risque d’exposition et de protéger les populations les plus à risque comme les femmes enceintes, le fœtus et les enfants ».

« En effet, les femmes enceintes pénalisent sans le savoir la santé de leurs enfants avant même qu’ils naissent. Il faut donc que les pouvoirs publics informent la population par le biais de campagnes d'informations nationales très claires : attention aux revêtements (du sol par exemple) en PVC, aux vernis de certains meubles, des boîtes de conserve qui contiennent du Bisphénol A, ou aux produits cosmétiques qui peuvent également contenir ces perturbateurs endocriniens. Nous nous félicitons que le lobby de l’industrie chimique, puissant et très présent dans les couloirs des institutions européenne, n'ait pas réussi à faire modifier les demandes clés du rapport », souligne l’eurodéputée.

Jean-Jacob BICEP, député européen (Les Verts/ALE), membre de la Commission du développement régional, a par ailleurs rappelé une triste réalité :

"Le chlordécone, ce pesticide qui a été largement utilisé aux Antilles jusqu'en 1993, véritable poison reconnu cancérigène, est un perturbateur endocrinien. Sa forte persistance le rend, encore aujourd'hui, extrêmement néfaste pour la santé humaine et pour l'environnement. A titre d'exemple, une étude de 2011 explicite des éléments en faveur d’une association causale entre exposition au chlordécone et cancer de la prostate. Si le principe de précaution avait été appliqué, ce scandale n'aurait pas eu lieu. Nous avons le devoir d'en tirer les leçons, de rendre ces scandales simplement impossibles à l'avenir".

(1) : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A7-2013-0027&language=FR&mode=XML

(2) http://unep.org/pdf/9789241505031_eng.pdf       
 

18/03/2013

Informations santé/société

lu sur : http://presse-inserm.fr

Les Echos consacrent un article à la multiplication des études scientifiques pointant des corrélations entre les perturbateurs endocriniens et les dérèglements métaboliques constatés chez la faune sauvage, ainsi que l’apparition de nouvelles pathologies animales. « Il y a peu de chances qu’on démontre un jour le lien de causalité chez l’homme, vu la complexité des cocktails auxquels nous sommes exposés quotidiennement. Mais le nombre de corrélations troublantes renforce la suspicion de danger de ces substances pour notre espèce », assure le Pr Vincent Laudet, directeur de l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon. 

Les Echos, 18/03

---------

60 millions de consommateurs propose un dossier sur les allergies, classées par l’OMS au 4ème rang des maladies chroniques. Leur progression semble associée à l’évolution de notre mode de vie. L’asthme est selon, le Dr Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche à l’Inserm, « la première pathologie chronique de l’enfant ». Se développent aussi fortement, les allergies alimentaires et celles relatives aux médicaments.
60 millions de consommateurs, 01/04

-------------

Aujourd’hui en France souligne qu’une étude européenne, réalisée dans 10 pays sur une période de 13 ans auprès de 448 568 personnes, révèle que la consommation de charcuterie ou de viande transformée augmente de manière significative le risque de mort prématurée. En cause la graisse et le sel contenus dans ces aliments qui augmentent le risque de cancer ou de maladie cardio-vasculaire. Aujourd’hui en France, 15/03

------------

La radiothérapie dans le traitement du cancer du sein augmente le risque coronaire

Une étude cas-témoin dans le cancer du sein, publiée dans le New England Journal of Medicine et réalisée par des chercheurs britanniques et scandinaves, met en évidence que la radiothérapie augmente le risque coronaire de 7,4% par Gray et ce dans les 5 premières années de l’exposition. Et de préciser que pour les femmes présentant un risque cardiaque avéré, l’augmentation absolue du risque est plus importante. Aux vues de la large place occupée par la radiothérapie dans le traitement de ce type de cancer, le Pr Sarah Darby de l’Université d’Oxford au Royaume Uni, qui a dirigé l’étude explique : « Nous avons réalisé cette étude car les médecins ne pouvaient pas estimer de façon fiable le risque de maladie cardiaque chez les femmes traitées par radiothérapie pour le cancer du sein. Ils peuvent maintenant appréhender ce risque et savoir que dans la majorité des cas il sera très faible et rassurer leurs patientes. De plus, il est possible maintenant d’identifier les quelques femmes pour lesquelles la radiothérapie pose un risque indu, afin d’envisager des techniques alternatives ». Le Quotidien du Médecin note que l’étude a porté sur des femmes traitées par radiothérapie pour cancer du sein entre 1958 et 2001 en Suède et au Danemark.

Le Quotidien du Médecin, 14/03

-------------

Dans un avis rendu public ce jour l’Agence de sécurité sanitaire alerte sur la consommation de laits de soja par les bébés de moins d’un anLe Figaro souligne que les conclusions d’un rapport révèlent que « ces boissons ne permettent pas de couvrir les besoins nutritionnels très spécifiques des nourrissons. Leur utilisation peut donc entrainer des insuffisances d’apport, des carences, voire des accidents sévères ». Le Figaro, 14/03


-------------


Un sondage réalisé dans cinq pays européens par l’organisme YouGov, à l’initiative de la Fédération mondiale du cœur, révèle que 42% des Françaises ne font pas assez d’exercice et n’atteignent pas les deux heures et demie d’activité modérée par semaine préconisées par l’OMS. Les Françaises sont à la traîne et s’exposent aux maladies cardio-vasculaires, note Le Figaro. Le Figaro, 13/03


------------


L’Académie de médecine a reconnu hier l’utilité de quatre médecines parallèles : acupuncture, hypnose, médecine manuelle (ostéopathie et chiropraxie) et taï-chi, explique Aujourd’hui en France. Daniel Bontoux, professeur de l’Académie, indique qu’« on les appelle complémentaires car elles ne sont pas à elles seules une médecine. Elles peuvent permettre d’obtenir un petit plus par rapport aux traitements traditionnels ». Aujourd’hui en France, 07/03


Humanité Dimanche souligne que, selon une étude, réalisée par le groupement scientifique GISCOP93, près de 40 000 personnes (dont des écoliers), riveraines d’une usine de broyage d’amiante, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), auraient pu être exposées aux poussières cancérogènes. Selon cette étude, remise à l’Agence Régionale de Santé (ARS) le 7 février, il serait possible de les retrouver, de leur assurer un suivi médical et de mettre en place un dispositif de santé publique sur le territoire. Humanité Dimanche, 07/03


-----------------

Le diesel et les problèmes de santé publique

Les constructeurs automobiles affirment que « les nouveaux moteurs diesel sont propres et verts et méritent leur régime fiscal avantageux », souligne Libération. Bruno Guibeaud, président d’Europe Qualité Expertise, un groupement d’experts automobiles, souligne : « Globalement, avec les pots catalytiques et les filtres à particules, les constructeurs ont réussi à diminuer de 80% les émissions de particules fines ». Cependant, ces nouveaux moteurs diesel ne résolvent pas le problème de santé publique, explique le quotidien. En effet, « en vingt ans, le parc automobile a été multiplié par cinq et (…) l’âge moyen des véhicules en France est d’environ huit ans », indique-t-il. Selon Bruno Guibeaud, « toutes les voitures de plus de dix ans sont hyperpolluantes ». Par ailleurs, ce dernier explique qu’avec les filtres à particules de dernière génération, « on a diminué les particules fines mais, depuis deux ans, on a fait exploser les oxydes d’azote, très dangereux pour les bronches ! On crée de nouvelles pollutions dont les effets en termes de santé publique risquent bien d’être pires. Quant au pot catalytique, il ne fonctionne qu’à partir d’une certaine température… Que les voitures n’atteignent quasiment jamais en ville. Du coup, les moteurs diesel s’encrassent et émettent encore davantage de particules fines ».

Libération, 06/03

 

28/02/2013

Pollution de l'air en France : conséquences sur les enfants

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/06/pollution-une-etude-montre-un-effet-des-particules-sur-le-poids-des-nouveau-nes_1827695_3244.html

Pollution : une étude montre un effet des particules sur le poids des nouveaux nés

LE MONDE | 06.02.2013 à 13h27 • Mis à jour le 11.02.2013 à 10h43

Par Stéphane Foucart

Un élément de preuve décisif indique que les femmes enceintes les plus exposées aux particules fines de la pollution atmosphérique présentent un risque plus élevé d'accoucher d'un bébé dont le poids sera inférieur à 2,5 kg après une grossesse menée à terme. Cette insuffisance, qui touche environ 2 % des enfants, est associée à une probabilité plus forte de troubles ultérieurs.

La revue Environmental Health Perspectives (*) (EHP) publie, mercredi 6 février, la plus vaste étude internationale menée à ce jour sur le sujet. Ces travaux, coordonnés par Tracey Woodruf (université de Californie à San Francisco) et Jennifer Parker (National Center for Health Statistics), ont consisté en l'analyse de trois millions de naissances, recensées dans quatorze centres urbains répartis en Amérique du Nord et du Sud, en Europe, en Australie et en Asie.

"Le résultat est conforme à de précédentes études qui suggéraient un tel lien", explique Rémy Slama, responsable de l'équipe d'épidémiologie environnementale de l'Institut Albert-Bonniot (INSERM et université Joseph-Fourier de Grenoble) et coauteur de ces travaux. "Une méta-analyse comme celle-ci permet d'éviter les biais, en particulier les biais de publication" – une étude qui met en évidence un lien ayant plus de chances d'être publiée que celles qui n'en trouvent pas...

Les auteurs montrent que l'exposition moyenne à 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3) de particules de diamètre inférieur à 10 microns (ou PM10), sur toute la grossesse, accroît le risque d'insuffisance pondérale du bébé de 3 %. L'exposition à 10 µg/m3 des particules les plus fines, dites PM2,5, conduit pour sa part à un risque accru de 10 %.

VÉHICULES DIESEL

Schématiquement, l'exposition d'une femme enceinte à une concentration moyenne de 30 µg/m3 de PM2,5 tout au long de sa grossesse conduirait ainsi à un risque de faible poids à la naissance accru de 10 % par rapport à une femme qui n'aurait été exposée qu'à 20 µg/m3...

Cependant, de telles déductions simples demeurent hasardeuses : les effets varient de manière très complexe, selon les régions, en fonction des proportions relatives de PM10 et de PM2,5. Plus ces dernières sont abondantes, plus le risque est élevé. Ce sont précisément ces particules qui ont atteint, le 12 janvier, à Pékin, un pic de concentration de 993 µg/m3.

Les particules fines proviennent essentiellement de la circulation automobile – en particulier des véhicules diesel – et de la combustion du charbon et de la biomasse. "Le risque individuel demeure faible, mais, en termes de santé publique, l'effet est très important, car de très grandes populations sont exposées à ces pollutions, explique M. Slama. On suspecte en outre que le faible poids à la naissance ne soit que le signe visible d'autres modifications, pouvant être associées à des risques accrus, plus tard dans la vie, de troubles du métabolisme ou de pathologies cardiaques..."

Selon l'Organisation mondiale de la santé, les microparticules favorisent le cancer, l'arthérosclérose, les troubles respiratoires, le diabète, et affectent le développement neurologique des enfants et les fonctions cognitives.

Stéphane Foucart

(*) http://ehp.niehs.nih.gov/2013/02/1205575/

Lire aussi

Une étude établit un lien entre pollution et poids des bébés à la naissance

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/06/une-etude-etablit-un-lien-entre-pollution-et-poids-des-bebes-a-la-naissance_1827679_3244.html

Le Monde.fr | 06.02.2013 à 11h17 • Mis à jour le 06.02.2013 à 12h26 

Les femmes enceintes les plus exposées aux polluants des gaz d'échappement des automobiles et des centrales à charbon ont un risque plus élevé d'avoir un enfant dont le poids à la naissance sera trop faible, selon une vaste étude internationale, publiée mercredi 6 février dans la revue médicale américaine Environmental Health Perspectives.

Il s'agit de la recherche la plus étendue effectuée portant sur le lien entre la pollution de l'air et le développement du fœtus, précisent les auteurs, dont la Dr Tracey Woodruff, professeure de gynécologie et de science de la reproduction à l'université de Californie, à San Francisco. Cette recherche est basée sur trois millions de naissances dans neuf pays et dans quatorze sites en Amérique du Nord, en Afrique du Sud, en Europe, en Asie et en Australie. La plupart des données ont été collectées entre le milieu des années 1990 et la fin de la décennie 2000.

Les scientifiques ont constaté que dans les différents sites dans le monde où cette recherche a été effectuée, plus le taux de pollution était élevé, plus grand était le taux de naissances d'enfants avec un poids insuffisant. Un faible poids à la naissance – moins de 2,5 kilos – est lié à des risques accrus de maladies et de mortalité postnatales ainsi qu'à des problèmes de santé chroniques plus tard dans la vie, relève le Dr Payam Dadvand, du Centre de recherche en épidémiologie environnementale (CREAL), à Barcelone, en Espagne, un des principaux coauteurs.

"Ce sont en fait des niveaux de pollution de l'air auxquels nous sommes quasiment tous exposés dans le monde", relève la Dr Woodruff. "Ces particules microscopiques, qui sont en taille inférieures au dixième de l'épaisseur d'un cheveu humain, se trouvent dans l'air que nous respirons tous", ajoute-t-elle. La Dr Woodruff note que les pays qui ont des réglementations plus strictes pour limiter la pollution des automobiles et des centrales au charbon ont des niveaux plus faibles de ces polluants. "Aux Etats-Unis, nous avons montré pendant plusieurs décennies que les bienfaits pour la santé et le bien-être publics de la réduction de la pollution de l'air sont beaucoup plus grands que les coûts", insiste-t-elle.

Les particules polluantes en suspension dans l'air sont mesurées en microgrammes par mètre cube d'air. Aux Etats-Unis, les réglementations fédérales limitent la concentration moyenne annuelle à 12 microgrammes/m3 de particules mesurant moins de 2,5 microns. Dans l'Union européenne, cette limite est de 25 microgrammes/m3, et les agences de protection de l'envionnement examinent la possibilité d'abaisser ce niveau. A Pékin, la concentration de ces particules polluantes a été récemment mesurée à plus de 700 microgrammes/m3. "De tels niveaux sont de toute évidence totalement intenables pour la santé publique mondiale", souligne Mark Nieuwenhuijsen, du CREAL, autre coauteur de cette recherche.

Une autre recherche épidémiologique se penche actuellement sur les effets potentiels d'une exposition des femmes enceintes à certains degrés de cette pollution de l'air sur la santé de leur enfant plus tard dans leur vie.

----------------

sur le même sujet :

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) va lancer cette année « une étude sur les particules fines présentes dans l’air, notamment celles émises par les véhicules diesel », rapportent Les Echos.

Les résultats de ces travaux, qui visent à « déterminer le profil et l’origine de ces substances », seront connus courant 2014, ajoute le quotidien.

Les Echos, 19/03/13

La pollution des mers, omniprésente, partout

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/28/le-reve-terni-des-naturalistes-dans-les-eaux-de-papouasie_1840498_3244.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Le rêve terni des naturalistes dans les eaux de Papouasie

LE MONDE | 28.02.2013 à 16h03 • Mis à jour le 28.02.2013 à 16h03

Par Laurence Caramel

Les explorateurs du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) sont arrivés trop tard. La baie de Madang, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, n'est plus "le hotspot des hotspots de la biodiversité marine", le lieu dont tous les naturalistes ont rêvé. "Déçu", Philippe Bouchet, le chef de l'expédition le dit sans ambages. "Ce qu'on a observé est un peu inquiétant. On imaginait que ce lieu était resté à l'écart du rouleau compresseur du développement, eh bien non ! Même en mer de Bismarck, la pollution liée aux activités humaines est présente."

Philippe Bouchet a présenté, mercredi 27 février, à Paris, les premiers résultats de la campagne menée entre octobre et novembre 2012, la plus vaste jamais menée dans cette région du globe. 730 prélèvements côtiers et 150 prélèvements au large, jusqu'à 1 000 mètres de profondeur, ont été réalisés, fournissant une somme d'échantillons dont les chercheurs anticipent qu'ils recèlent entre 500 et 1 000 espèces nouvelles, pour l'essentiel des mollusques, qui étaient la cible première du projet. Une évaluation qui fait dire à Philippe Bouchet que cette expédition – malgré les déconvenues – reste "exceptionnelle".

BOUES ROUGES

Rien ne laissait présager aux plongeurs du Muséum qu'ils allaient être confrontés à un écosystème attaqué. "Les indicateurs habituels – comme le taux de couverture de coraux vivants – nous disaient que tout allait bien", explique M.Bouchet. "C'est un peu comme si nous avions trouvé un magnifique château, sans tous ses habitants", poursuit-il.

Les eaux de surface ne trahissent aucun changement. En revanche, sur les fonds, au large des côtes, la déforestation à l'œuvre, à terre, a charrié moult sédiments. Par endroits, une pellicule de boues rouges, épaisse de 2 cm à 8 cm, directement liée à l'usine de nickel de Basamuk, située sur la côte, recouvre tout. Canettes, morceaux de plastique, boîtes en aluminium... font aussi partie de ce que les filets du navire de recherche, l'Alis, ont sorti en raclant les fonds à 1 000 mètres de profondeur. Philippe Bouchet a alerté les autorités locales : "Elles en étaient un peu conscientes, mais sans avoir vraiment pris la mesure de la situation."

Importance du microbiote

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le Quotidien du médecin se penche sur le microbiote qui « a une activité métabolique au moins, sinon plus importante, que celle du foie ».
La revue rend compte notamment de l’étude réalisée par l’équipe de l’Inserm U1048 (Toulouse) ayant permis de montrer qu’en modifiant la flore intestinale de souris diabétiques, en ajoutant des fibres alimentaires à leur régime riche en graisses, le métabolisme de ces animaux est alors devenu proche des souris maigres non diabétiques.
Selon le journal, ces résultats apportent l’espoir « de nouvelles voies de traitement ou de prévention des maladies métaboliques par manipulation de la flore intestinale ».
Le Quotidien du médecin, 28/02

voir aussi :

Microbiote - Wikipédia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Microbiote


http://fr.wikipedia.org/wiki/Microbiote_intestinal

26/02/2013

Bisphénol A et troubles du métabolisme

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Bisphénol A et troubles du métabolisme

Le Monde rend compte des travaux, publiés dans Environmental Health Perspectives et visant à déterminer, grâce à des tests métaboliques, l’exposition, durant la période périnatale, à un perturbateur chimique.

Les chercheurs ont voulu mesurer, sur des souriceaux, les perturbations du métabolisme provoquées par une exposition in utero à de très faibles doses de bisphénol A.

Ils ont prélevé, sur ces animaux, dont les mères avaient été exposées lors de la gestation à différentes doses de bisphénol A, des tissus cérébraux et hépatiques et mesuré dans ces tissus la présence de molécules issues du métabolisme, « qui reflètent la manière dont les cellules utilisent et dégradent les éléments nutritifs apportés par l’organisme », explique le journal.

Nicolas Cabaton, de l’unité de toxicologie alimentaire de l’INRA et premier auteur de ces travaux, souligne : « L’objectif est de préciser les effets du bisphénol A à faible dose, sans en passer par la détection du produit lui-même ».

Les chercheurs ont constaté que « pour toutes les doses d’exposition, le cerveau et le foie des souriceaux mâles présentent un métabolisme altéré ».

Selon Daniel Zalko (INRA), qui a dirigé l’étude, « cela ouvre la voie à ce que l’on puisse, à l’horizon de cinq à dix ans, déterminer [grâce à un examen sanguin] si un jeune enfant a été exposé ou non au cours de son développement, à tel ou tel type de perturbateur endocrinien ».

Le Monde, 26/02

---------

Les troubles du métabolisme reliés au bisphénol A.pdf

25/02/2013

Étude de la pollution de la Loire

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/25/la-pollution-court-tout-le-long-de-la-loire_1838299_3244.html

La pollution court tout le long de la Loire

LE MONDE | 25.02.2013 à 11h28 • Mis à jour le 25.02.2013 à 12h03 

Par Catherine Vincent

Le point commun entre le balbuzard-pêcheur, la loutre, l'anguille, l'écrevisse de Louisiane, le poisson-chat et la corbicule ? Tous ont été les acteurs d'une étude écotoxicologique sans précédent, menée sur l'ensemble du bassin de la Loire. Au terme de trois ans de collectes et d'analyses, ces travaux montrent qu'aucun individu d'aucune espèce, quel que soit le lieu où il vit, n'échappe à la pollution des eaux ligériennes.

Par son étendue comme par la variété de ses habitats, le bassin de la Loire constitue un hydrosystème fluvial unique en France, beaucoup plus sauvage que celui de la Seine et du Rhône. Pour déterminer son état, les auteurs de l'étude, Charles Lemarchand et Philippe Berny, respectivement écotoxicologue et vétérinaire-toxicologue à VetAgroSup (campus vétérinaire de Lyon) et René Rosoux, directeur scientifique du Muséum d'Orléans, se sont fondés sur le taux de substances toxiques retrouvées chez des animaux qui, par leur fonction prédatrice, jouent le rôle de "biocapteurs" de contaminants.

la suite sur le fichier :

La pollution court tout le long de la Loire.pdf

(pour avoir le lien, cliquer d'abord sur le nom de cette note, dans la colonne de droite)

22/02/2013

Informations médicales du jour : perturbateurs endocriniens

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le Programme des Nations unies pour l’environnement et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) expliquent, dans un rapport publié le 19 février à Nairobi, au Kenya, que « les perturbateurs endocriniens peuvent favoriser l’émergence de cancers ou de troubles du système nerveux », indique la journaliste Eliane Patriarca, dans Libération.

Les deux agences de l’ONU souhaitent que des recherches approfondies sur ces substances soient lancées rapidement.

Libération, 21/02

20/02/2013

Pourquoi donner de hauts salaires aux dirigeants ...

... alors que ...

...  Le pouvoir rend heureux 

 

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/18/le-pouvoir-rend-heureux_1834310_3234.html

LE MONDE | 18.02.2013 à 13h44 • Mis à jour le 18.02.2013 à 15h41  

Par Annie Kahn

La solitude de la fonction, la lourdeur de la charge, les renoncements qu'elle implique sont invoqués pour justifier les émoluments conséquents de certains dirigeants. Pas du plus grand nombre, qui gagnait en moyenne 65 780 euros par an en 2010, selon l'Insee, pour diriger plus de 134 000 personnes. Mais des patrons de grands groupes, dont les rémunérations se chiffrent en millions d'euros par an.

Leurs arguments étaient déjà peu convaincants. Ils risquent de l'être encore bien moins. Car, loin d'être source de souffrance, le pouvoir rend heureux, selon deux études récentes. En devenant PDG, on cumulerait tous les avantages : bonheur et argent.

Première raison : le pouvoir rend moins susceptible, moins sensible à l'échec, plus serein. Détenir le pouvoir est donc bien plus agréable que de le subir, quand rebuffades, embûches, humiliations blessent et attristent.

Un travail de recherche, dont les résultats ont été publiés le 18 janvier par Maya Kuehn, doctorante en psychologie à l'université Berkeley (Californie), le confirme. "Quand les personnes en position de subordination essuient un refus, elles sont très négativement affectées et perdent confiance en elle. Alors que les dirigeants se remettent vite d'un léger échec", conclut Mme Kuehn après avoir mené plusieurs études basées sur un panel de 445 participants, hommes et femmes, de 18 à 82 ans.

ETRE EN ACCORD AVEC SOI-MÊME

Deuxième raison : être en position de pouvoir renforce l'impression d'être en accord avec soi-même, "de vivre selon ses désirs, en fonction de ses centres d'intérêts" et donc accroît le sentiment de bien-être, constate Yona Kifer, chercheur au département Comportement des organisations à l'université de Tel Aviv (Israël), dans un article publié le 15 janvier dans Psychological Science.

En contradiction avec le cliché selon lequel "les puissants seraient misérables, contraints de forcer leur nature, alors que les sans-grade seraient plus authentiques et heureux", souligne Mme Kifer.

Quatre enquêtes menées pendant trois mois auprès de 350 participants confirment cette thèse. Les personnes interrogées ont quantifié leur sentiment de satisfaction, de bien-être, en fonction de plusieurs critères, comme l'enthousiasme, l'adéquation à ses propres valeurs, ainsi que leurs émotions négatives telles la peur ou la honte.

La note de bien-être des participants en situation de pouvoir était de 16 % supérieure à celle des autres, en moyenne. Essentiellement parce qu'ils affirmaient se sentir plus en accord avec eux-mêmes.

Des arguments pour convaincre les meilleurs, et non forcément les plus arrogants, de prendre le pouvoir. Avec bonheur !

Annie Kahn

19/02/2013

L'exposition aux pesticides chez les salariés viticoles

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/19/dans-le-vignoble-de-listrac-medoc-la-contamination-aux-pesticides-touche-les-salaries-agricoles-et-les-riverains_1834791_3244.html

LE MONDE | 19.02.2013 à 10h50 • Mis à jour le 19.02.2013 à 12h07 Par Martine Valo

C'est le terroir des châteaux Fourcas-Dupré, Clarke, Moulin d'Ulysse. Listrac-Médoc est une appellation d'origine contrôlée, riche en crus bourgeois. L'enquête sur "l'exposition aux pesticides chez les salariés viticoles et les riverains vivant au cœur des vignes du Bordelais", rendue publique mardi 19 février, risque d'y faire quelque bruit.

Elle a été menée par l'association Générations futures, spécialiste des effets des produits phytosanitaires sur la santé et l'environnement, qui s'est appuyée sur les données du laboratoire d'analyses Kudzu Science et la collaboration de Marie-Lys Bibeyran, dont le frère, ouvrier agricole, est décédé d'un cancer en 2009.

L'enquête prend en compte un nombre limité de "cobayes", précisent ses auteurs, et ne reflète donc pas l'état moyen de la contamination dans les vignes françaises. N'empêche, elle établit de façon manifeste la présence accrue de résidus d'herbicides, d'insecticides et de fongicides chez les quinze salariés qui se sont prêtés à l'étude, en comparaison d'un groupe témoin de dix personnes n'exerçant pas ce métier, dont cinq résident près des vignobles de Listrac-Médoc, cinq autres pas.

ONZE FOIS PLUS DE RÉSIDUS

Les professionnels – même quand ils ne manipulent pas les pesticides – portent ainsi en moyenne onze fois plus de résidus de phytosanitaires et les riverains de ce type d'exploitation, cinq fois plus que les personnes testées habitant plus loin dans la commune.

A partir d'une cinquantaine de produits communs en viticulture – surtout des fongicides –, le laboratoire Kudzu Science a cherché la trace de 35 de leurs molécules actives dans les mèches de cheveux des 25 personnes volontaires, prélevées en octobre et novembre 2012.

Les cheveux portent la trace de l'exposition à une substance pendant trois mois. De l'azoxystrobine (signalé comme irritant pour les yeux, dangereux pour l'environnement), au zoxamide (irritant pour la peau, très toxique pour l'environnement), en passant par le diuron (interdit en France depuis 2003), le laboratoire en a détecté 22.

En moyenne, 6,6 substances différentes ont été trouvées chez les salariés viticoles, contre 0,6 chez les personnes n'exerçant pas ce métier. Quatre professionnels sur quinze présentaient même dix résidus de pesticides différents, parfois à forte dose, en particulier du fenhexamid et du fludioxonil.

Au moins 45% des molécules repérées sont classées cancérigènes possibles en Europe ou aux Etats-Unis, 36% sont suspectées d'être des perturbateurs endocriniens, rappelle Générations futures. A eux seuls, les 780 000 hectares de vignobles français représentent 3,7% de la surface agricole utile de l'Hexagone, mais consomment environ 20% des pesticides (en poids).

LONG PARCOURS D'OBSTACLES

Marie-Lys Bibeyran ne fait pas mystère de ses motivations personnelles : son frère, Denis, est décédé brusquement d'un cancer en octobre 2009. Il était salarié agricole et exploitait deux hectares de vigne. Avant de mourir, il avait évoqué ses soupçons quant à l'impact sur son état des pesticides qu'il utilisait.

Depuis 2011, Marie-Lys Bibeyran, elle-même saisonnière, s'est lancée dans un long parcours d'obstacles juridico-administratifs afin d'obtenir la reconnaissance de ce cancer en tant que maladie professionnelle. Elle a rejoint l'association Phytovictimes et s'est engagée aux côtés de Générations futures. C'est elle qui a trouvé des riverains prêts à participer à l'enquête. Les travailleurs des vignobles ont été plus difficiles à convaincre. Même en garantissant l'anonymat.

"Ils ont du mal à envisager que leur travail puisse avoir un tel impact, témoigne-t-elle. Après les vendanges, c'est une pulvérisation tous les quinze jours minimum. Surtout le Round Up." Elle espère que l'étude permettra une prise de conscience : "Le danger est sous-estimé. Mon frère n'était pas le seul à avoir des saignements de nez."

Pour sa part, Corinne Lantheaume, secrétaire régionale CFDT et responsable de la section production agricole de Gironde, remarque que la question des pesticides est peu prise en compte par rapport aux troubles musculosquelettiques.

Pourtant, "il y a des habitudes à changer. Certains ouvriers entrent dans la cabine du tracteur vêtus de la tenue avec laquelle ils ont préparé le chargement à épandre, témoigne-t-elle. Leur combinaison n'est pas étanche ; dessous, leurs habits sentent très fort le produit. Nous essayons d'obtenir que les salariés puissent respecter un délai d'au moins douze heures avant de revenir travailler dans la parcelle".

La déléguée syndicale reconnaît que ses recommandations ont peu d'écho : "Les gens se disent que pour garder leurs emplois, il faut des bons rendements et que, pour ça, il faut traiter."

Martine Valo

-------------

voir : 

http://www.generations-futures.fr/pesticides/lenquete-apache-analyse-de-pesticides-agricoles-dans-les-cheveux/

L’enquête APAChe : Analyse de Pesticides Agricoles dans les CHEveux

Une enquête inédite sur les salariés viticoles et riverains des vignes : Quelles expositions aux pesticides viticoles ? Contexte Général.La… suite

(voir aussi le lien pour Générations futures, ci-contre)

14/02/2013

Grossesse et acide folique (vitB9)

lu sur : http://presse-inserm.fr/mercredi-13-fevrier-2013/6696/?

L’acide folique permettrait de diminuer le risque d’autisme

Une étude norvégienne, qui paraît aujourd’hui dans le Journal of American Medical Association, montre qu’« un apport en acide folique, 4 semaines avant la conception puis pendant les 8 premières semaines de grossesse, permettrait de diminuer le risque d’autisme de 40% », rapporte Le Figaro.

Les chercheurs norvégiens ont étudié les liens entre cette supplémentation et l’incidence de syndromes autistiques chez 85 000 enfants suivis depuis leur naissance. Richard Delorme, pédopsychiatre, spécialiste de l’autisme à l’hôpital Robert-Debré à Paris, souligne : « (…) Cette étude norvégienne par sa qualité scientifique va faire date et nous permettra d’avoir des arguments pour la mise en œuvre de politiques de santé publique ».

Le Figaro, 13/02

La prise d'acide folique réduit le risque d'autisme | Actualité | LeFigaro.fr - Santé.pdf

-------------

voir aussi :

Vitamine B9 ou acide folique

http://www.anses.fr/index.htm

Vitamine B9 ou acide folique

L'acide folique participe au métabolisme des protéines (acides aminés) et à celui du matériel génétique (ADN et ARN), ce qui justifie son caractère indispensable aux cours des différentes phases de la vie. Il est également impliqué dans la synthèse de neuromédiateurs qui jouent un rôle fondamental dans le métabolisme du cerveau et des nerfs.

Ainsi, une carence en acide folique provoque un ralentissement de la multiplication des cellules, notamment des cellules à fort taux de renouvellement comme les cellules sanguines (globules rouges et blancs), celles de l'intestin, du foie, de la peau. Les signes de cette hypovitaminose sont donc l'anémie, les troubles digestifs et neurologiques et les atteintes des muqueuses (gencives par exemple).

Chez la femme enceinte, les conséquences d'une carence en acide folique sont encore plus dramatiques : anomalies du développement des tissus maternels (placenta, circulation sanguine), anomalies de développement du fœtus (spina bifida, anencéphalie), retard de croissance du fœtus, augmentation du risque de prématurité, faibles réserves en folates chez le nourrisson. Malheureusement, ces cas de carence en acide folique ne sont pas isolés dans nos pays industrialisés. En France, environ 30% des femmes en âge de procréer présentent un risque (élevé ou modéré) de carence en acide folique et environ 800 grossesses sont atteintes d'anomalies par an. A partir de l'adolescence, il est donc recommandé à toutes les femmes de veiller à la couverture de leurs besoins en acide folique.

L'implication de la carence en acide folique dans le développement des maladies cardiovasculaires renforce la nécessité de maintenir des apports adéquats en cette vitamine. En effet, l'augmentation, même légère, du taux d'homocystéine (molécule qui s'accumule dans des situations de carence en acide folique) dans le sang (>10 µmol/L) constitue un facteur indépendant de risque de maladies cardiovasculaires.

Les
apports conseillés en acide folique chez l'adulte ont donc été définis de manière à minimiser les risques au cours de la grossesse et les risques cardiovasculaires.

Compte tenu de notre mode alimentaire, la plus grande
part de l'acide folique que nous ingérons est apportée par les légumes verts et les fruits. Les fromages, les œufs, le foie et ses dérivés (pâtés), les graines et leurs dérivés constituent également de bonnes sources. Enfin, une consommation régulière d'aliments à faible teneur en acide folique (pain, pomme de terre) peut contribuer à l'apport global.


>Apports nutritionnels conseillés en acide folique pour la population française (pdf)

13/02/2013

L'ancêtre commun des mammifères

lu sur :

http://www.lepoint.fr/science/l-ancetre-commun-des-mammiferes-identifie-08-02-2013-1625346_25.php

L'ancêtre commun des mammifères placentaires identifié

Le Point.fr - Publié le 08/02/2013 à 12:39 - Modifié le 08/02/2013 à 17:41

Le Point.fr

Contrairement à ce que l'on pensait jusqu'ici, l'ancêtre commun des mammifères placentaires (qui représentent la grande majorité des mammifères) serait apparu longtemps après la fin des dinosaures il y a 65 millions d'années, selon une étude dévoilée cette semaine dans la revue Science. Des travaux qui apportent l'éclairage le plus complet à ce jour sur l'évolution de cette grande famille qui compte l'homme, le singe ou la baleine. De précédentes études situaient l'émergence de ces mammifères avant l'extinction des dinosaures et de 70 % des espèces de la planète due, selon la théorie la plus communément admise, à l'impact d'un astéroïde qui a bouleversé le climat.

 
 

Les chercheurs se sont appuyés sur la plus grande banque de données au monde combinant les traits génétiques et morphologiques des différentes espèces pour reconstruire l'arbre généalogique des mammifères placentaires, la plus importante branche de cette famille avec plus de 5 100 espèces vivantes. Des analyses génétiques avaient laissé penser que les mammifères étaient déjà un groupe diversifié à la fin du crétacé. Désormais, leur essor serait survenu entre 200 000 et 400 000 ans après la fin des dinosaures.

"L'analyse de cette énorme quantité de données montre bien que (...) des espèces comme des rongeurs et des primates n'étaient pas contemporaines des dinosaures, mais descendent d'un ancêtre commun, un petit animal mangeur d'insectes, qui est apparu peu après la fin des dinosaures", relève un des auteurs, Maureen O'Leary, professeur adjoint d'anatomie à l'université Stony Brook (New York, nord-est) et chercheuse à l'American Museum of Natural History. "C'est environ 36 millions d'années plus tard que les estimations basées seulement sur des données génétiques", relève Marcelo Weksler, un paléontologue du Museu Nacional-UFRJ au Brésil, un des 23 coauteurs de l'étude parue dans la revue américaine Science datée du 8 février.

Changement climatique

Pour remonter jusqu'à l'ancêtre commun des mammifères placentaires - un animal qui devait être de la taille d'un petit rat, avoir un utérus bicorne comme nombre de mammifères, un cortex cérébral avec des circonvolutions et un placenta ressemblant à celui des humains -, ces scientifiques ont collecté et analysé les caractéristiques physiques et génétiques de 86 espèces, dont 40 sont éteintes, mais connues grâce aux fossiles. Ils ont rassemblé 4 500 traits, comme la présence ou l'absence d'ailes, de dents et certains types de squelette, ainsi que d'autres caractéristiques morphologiques qu'ils ont combinés avec les traits génétiques. Cette banque de données contient dix fois plus d'informations que celles utilisées jusqu'alors pour étudier l'histoire des mammifères, soulignent ces chercheurs, précisant qu'elle est accessible au public en ligne et compte plus de 12 000 illustrations (www.morphobank.org).

Ces travaux devraient permettre aussi de répondre à nombre de questions importantes comme celles de savoir comment les mammifères ont survécu au changement climatique dans le passé et ce que cela pourrait signifier dans le futur avec le réchauffement actuel de la planète. Cette étude a également révélé qu'une des branches de ces mammifères appelée Afrotheria, qui englobe les éléphants jusqu'aux oryctéropes, et vivant aujourd'hui en Afrique, est en fait originaire du continent américain. "Déterminer comment ces animaux sont venus en Afrique est une question scientifique importante comme d'autres auxquelles on pourra répondre avec cette banque de données et l'arbre phylogénomique (phylogénie et génomique) des mammifères produit par cette étude", commente Fernando Perini, professeur à l'université fédérale Minas Gerais au Brésil, autre coauteur. L'étude a été conduite dans le cadre du projet dit de l'Arbre de la vie (Atol) financé notamment par l'Académie américaine des sciences.

09/02/2013

il FAUT changer !

les surlignags sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/notre-civilisation-pourrait-elle-s-effondrer-personne-ne-veut-y-croire_1828673_3246.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Notre civilisation pourrait-elle s'effondrer ? Personne ne veut y croire

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h51

Par Stéphane Foucart

Pour son élection à la Royal Society de Londres, Paul Ehrlich tenait à mettre sur la table une question abrupte sur la marche du monde. Cette question, elle ne cesse de le travailler depuis quatre décennies : "Un effondrement de la civilisation globale peut-il être évité ?" C'est donc le titre que le célèbre biologiste américain a choisi pour la longue tribune qu'il a rédigée à l'invitation de la plus vénérable des académies des sciences et qui vient d'être publiée dans Proceedings of the Royal Society B - l'une des revues qu'elle édite. Hélas ! Cette interrogation, qui ne soulevait guère, jusqu'à récemment, que des haussements d'épaules, est désormais de plus en plus sérieusement considérée par la communauté scientifique.

 

Les premières phrases de Paul Ehrlich, toujours membre, à plus de 80 ans, du département de biologie de l'université Stanford (Californie), ont servi d'entrée en matière à un colloque sur la biodiversité et la croissance économique, le 31 janvier, à l'Ecole des mines de Paris. Elles donnent le ton. "A peu près toutes les civilisations passées ont subi un effondrement, c'est-à-dire une perte de complexité politique et socio-économique, généralement accompagnée d'un déclin drastique de la démographie, écrivent le biologiste américain et sa compagne, Anne Ehrlich, également professeur à Stanford. Certaines, comme en Egypte ou en Chine, se sont remises de situations d'effondrement mais d'autres non, comme la civilisation de l'île de Pâques, ou les Mayas classiques. (...) Dans bien des cas - sinon la plupart - la surexploitation de l'environnement a été en cause."

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET ACIDIFICATION DES OCÉANS

La nouveauté du problème est sa dimension globale. Jadis, l'écroulement des sociétés n'a jamais été qu'un phénomène local ou régional. A quelques centaines de kilomètres des lieux où se tramait le délitement de sociétés structurées, rien de tangible ne se produisait. Les hommes continuaient à vivre paisiblement. "Mais, aujourd'hui, pour la première fois, une civilisation humaine globale - la société technologique, de plus en plus interconnectée, dans laquelle nous sommes tous embarqués à un degré ou à un autre - est menacée d'effondrement par un ensemble de problèmes environnementaux", poursuit l'auteur.

Ces problèmes sont connus. Ils sont au centre d'une somme considérable de travaux de recherche ; ils ont tous en commun d'affecter les écosystèmes et, en conséquence, de menacer les services qu'ils offrent gracieusement aux économies. C'est-à-dire aux hommes. La liste qu'égrènent Anne et Paul Ehrlich est longue. Erosion rapide de la biodiversité ; exploitation irraisonnée des océans ; destruction accélérée des insectes pollinisateurs, qui assurent la reproduction de 80 % du règne végétal ; épuisement des sols et des eaux souterraines ; formation de vastes zones mortes dans les océans, à l'embouchure des grands fleuves qui charrient les effluents agricoles. Avec, surplombant et déterminant partiellement le tout, deux phénomènes globaux liés à nos émissions de gaz à effet de serre : le réchauffement climatique et l'acidification des océans. L'humanité a donc devant elle un certain nombre de difficultés...

Pour tous ceux qui s'intéressent à l'écologie scientifique et à la biologie de la conservation, Paul Ehrlich est connu comme le loup blanc. En 1968 - cinq ans avant Les Limites à la croissance, rapport du Club de Rome, qui fait date -, il publiait The Population Bomb, un ouvrage grand public dont il vendit quelque deux millions d'exemplaires.

"Paul Ehrlich a toujours eu comme idée que la démographie est au centre de tout, que nous sommes trop sur la planète et qu'il fallait trouver des moyens pour être moins nombreux", résume le biologiste Gilles Boeuf, président du Muséum national d'histoire naturelle. "A sa publication, ce livre a reçu beaucoup d'attention, se souvient James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis, et membre de l'Académie des sciences américaine. On commençait à prendre conscience qu'une croissance exponentielle ne pourrait pas continuer indéfiniment sur une Terre finie. Je crois que beaucoup étaient cependant sceptiques sur l'horizon de temps auquel Paul Ehrlich prévoyait un effondrement."

"VERS DE PLUS VASTES FAMINES"

De fait, le biologiste augurait de vastes famines dans les années 1990 - elles n'ont pas eu lieu. "Ce qui est souvent décrit comme des prévisions "fausses" n'était que des scénarios, clairement présentés comme des histoires qui devaient aider à penser le futur et dont certaines ne se réaliseraient pas, répond Paul Ehrlich. Mais la principale erreur du livre est de sous-estimer la vitesse à laquelle la "révolution verte" [modernisation des techniques agricoles] s'est propagée dans les pays pauvres. Cela a sauvé beaucoup de vies, mais nous a aussi mis sur les rails où nous sommes désormais, vers de plus vastes famines."

L'effondrement, c'est d'abord la faim. Ce qui tourmente Paul Ehrlich depuis quarante ans est avant tout une question d'agriculture, de nourriture et d'estomacs à remplir. Cette crainte, rétorquent les détracteurs du néomalthusianisme, ne serait qu'une vieille lune puisant dans un millénarisme irrationnel, remontant à bien avant Thomas Malthus (1766-1834) lui-même. On trouve, de fait, trace de cette préoccupation aux toutes premières heures de l'Histoire. Le plus ancien texte de l'humanité, L'Epopée de Gilgamesh, le célèbre conte mésopotamien dont la composition remonte à la fin du IIIe millénaire avant notre ère, ne met-il pas en scène un aréopage de divinités décidées à punir l'humanité pour sa propension à la multitude ?

"La Terre peut nourrir neuf milliards d'individus sans problème", rétorquent ainsi les adversaires de Paul Ehrlich. Mais ceux qui ont le privilège d'écrire que les famines ne sont pas un "problème" ne sont jamais ceux qui ont eu faim. "Je trouve l'optimisme de beaucoup d'analystes assez perturbant, sachant qu'aujourd'hui presque un milliard d'humains souffrent de la faim et que des millions d'entre eux en meurent chaque année, ajoute le biologiste américain. Si c'est si facile, pourquoi tout le monde n'est-il pas correctement nourri ? Il y a sans doute plus de personnes souffrant de faim et de malnutrition aujourd'hui qu'en 1968", lors de la parution de The Population Bomb. Il n'y avait, alors, que trois milliards et demi d'humains sur Terre - nous sommes aujourd'hui plus du double.

DÉCLIN DE LA PÊCHE MONDIALE

"Ce que souligne Paul Ehrlich, c'est que, même si, dans la situation actuelle, on calcule que la Terre pourrait nourrir neuf milliards d'humains, nous ne sommes absolument pas sûrs que cela soit encore possible dans quelques décennies, redoute le biologiste Gilles Boeuf. Simplement parce que le système de production va commencer à subir les effets des perturbations que nous avons introduites dans le système, à commencer par le changement climatique." Dans de nombreuses régions du monde et pour certaines grandes cultures, "les rendements agricoles n'augmentent plus depuis sept à huit ans", précise le président du Muséum. En France, par exemple, les effets du changement climatique sur le blé se font sentir depuis 1996 : en dépit des progrès agronomiques, les rendements stagnent, après un demi-siècle de croissance continue. C'est le cas dans la majeure partie de l'Europe.

L'agriculture ne sera pas le seul système affecté. Les pêcheries souffrent également : depuis le milieu des années 1990, les prises mondiales déclinent, en dépit d'un effort de pêche toujours accru. Toujours plus de bateaux sont armés, traquent la ressource de plus en plus loin et de plus en plus profond, mais le produit de la pêche mondiale décline inexorablement. La tendance pourrait être encore aggravée par le réchauffement des eaux superficielles de l'océan et, surtout, par leur acidification. La manière dont les écosystèmes marins peuvent s'adapter à ce phénomène est largement inconnue, puisque ce dernier se produit à un rythme inédit depuis au moins 300 millions d'années, selon une récente étude publiée dans la revue Science.

Au chapitre des courbes qui plafonnent, celle de la production pétrolière n'est pas la moindre. Entre 2004 et 2011, malgré une demande explosive, elle a stagné, selon la BP Statistical Review of World Energy, entre 80 et 83 millions de barils par jour... Et ce, en comptant les ressources non conventionnelles (huile de schiste, sables bitumineux, etc.). "La "bombe" et les "limites", commente James Brown en référence à l'ouvrage de Paul Ehrlich et au rapport du Club de Rome, deviennent probablement une réalité en ce moment même."

LE REVIREMENT DE LA COMMUNAUTÉ SCIENTIFIQUE

Dans le dernier tiers du XXe siècle, la question de la finitude du monde est demeurée marginale dans la communauté scientifique. Elle n'a pas suscité une école de pensée structurée, comme la physique des semi-conducteurs, la génomique ou la climatologie. L'opinion et les craintes de Paul Ehrlich sont-elles désormais partagées par tous ? "Non, il est toujours critiqué et considéré comme trop pessimiste, estime James Brown. La majorité de la communauté scientifique ne reconnaît pas ce qu'Ehrlich ou encore mon groupe de recherche et moi considérons comme une urgence critique."

Chez les chercheurs qui travaillent spécifiquement sur le fonctionnement des écosystèmes, la réalité est peut-être différente. "Ce n'est pas un tableau très joyeux qu'il dépeint, confie Franck Courchamp, chercheur au laboratoire Ecologie, systématique et évolution (CNRS/université Paris-Sud), mais malheureusement je pense qu'il écrit tout haut ce que la plupart des écologues pensent tout bas." La prestigieuse revue Nature a par exemple publié, au printemps 2012, deux vastes synthèses de la littérature scientifique, menées collectivement par une quarantaine de spécialistes du fonctionnement des écosystèmes. Leurs conclusions sont glaçantes : non seulement l'ensemble de la biosphère terrestre connaîtra une "bascule abrupte et irréversible" dans les prochaines décennies, du fait des transformations apportées par l'homme à l'environnement, mais les services rendus aux économies par ce dernier vont perdre en efficacité du fait de l'érosion de la biodiversité.

DES ÉTUDES LARGEMENT IGNORÉES

Probablement trop déprimantes, ces deux synthèses de la littérature, résumant le savoir accumulé par des centaines d'études, ont été relativement ignorées par les médias. Elles sont passées inaperçues. A peu près autant que l'avis commun rendu en juin 2012 par les 106 académies des sciences, intitulé "Population et consommation" et qui, en termes prudents, n'en valide pas moins les inquiétudes anciennes de Paul Ehrlich. "Les accroissements simultanés de la population et de la consommation non durable font que le monde se trouve face à deux de ses plus grands défis, assurent les académies des sciences. La population mondiale est de 7 milliards d'habitants, et la plupart des projections indiquent qu'elle sera de 7 à 11 milliards en 2050, sachant que l'accroissement de la population se fera surtout dans les régions à faible revenu. Globalement, les niveaux de consommation sont à un niveau jamais atteint, largement en raison de la forte consommation par individu dans les pays développés."

Au sein de l'establishment scientifique, les idées du biologiste américain commencent donc à faire leur chemin. Il suffit, pour s'en rendre compte, de relever le nombre de fois que The Population Bomb est cité dans la littérature scientifique. Entre 1968 et 1995, il n'y est fait référence que deux fois. Autant dire que l'ouvrage, malgré son succès auprès du public, est poliment ignoré. Mais dans la décennie suivante, entre 1995 et 2005, il est cité de dix à vingt fois par an, puis de vingt à quarante fois par an depuis 2005.

Pourtant, si elle apparaît comme une préoccupation de plus en plus partagée chez les scientifiques, l'impossibilité d'une croissance exponentielle éternellement entretenue dans un monde fini reste largement ignorée dans les cercles dirigeants, parmi les économistes et dans l'opinion. Le gouffre est en effet énorme entre les centaines d'études alarmantes et le "climat" général des réactions. "Il y a dans la communauté scientifique une retenue sur ces sujets qui m'a toujours étonné, ajoute M. Courchamp. Même dans les instances nationales, les scientifiques spécialistes ont toujours peur d'être accusés de catastrophisme, d'opinions militantes ou exagérées."

UNE CONNAISSANCE CONFINÉE À UN PETIT NOMBRE

Les médias, eux aussi, sont souvent réticents à traiter pleinement ces sujets, souvent jugés trop anxiogènes. La connaissance accumulée sur l'état de tension entre le système technique humain et la biosphère demeure ainsi confinée à un petit nombre de spécialistes. "Certains essayent [de communiquer], mais les scientifiques ne sont pas formés pour parler au public et les normes de la science et la discipline de la pratique scientifique militent contre le fait d'aller vers le public, explique Paul Ehrlich. Mais plusieurs d'entre nous, tous des ''vieux briscards'', s'engagent : James Hansen, le plus titré des climatologues fédéraux [directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA], a même été incarcéré pour avoir manifesté contre la construction d'une centrale à charbon."

L'ignorance, par le plus grand nombre, de la situation telle que la perçoivent les spécialistes compte au nombre des grandes préoccupations du biologiste américain. "Pour éviter un effondrement, le plus grand défi est peut-être de convaincre l'opinion, en particulier les hommes politiques et les économistes", écrit-il. Une grande part des communautés scientifiques et techniques investies dans la recherche et le développement sont aussi toujours rétives à l'idée d'une finitude du monde. "Je le vois dans mes conférences : il y a encore un déni incroyable à propos de notre situation, relève Gilles Boeuf. Parfois, ce sont même des scientifiques qui me disent : "On ne croit pas à ce que vous dites" !"

LA FRANCE, CHAMPIONNE DU DÉNI

Sur le terrain du déni, la France occupe une place à part. D'abord, ingénieurs et scientifiques passent souvent par des formations communes. Ensuite, la langue française a mis dans le même mot - "écologie" - une science et un mouvement politique. Du coup, les faits scientifiques qui relèvent de la première sont sans cesse relativisés et discutés comme le seraient les postures idéologiques du second. "Nous avons un vrai problème avec ça, confie Gilles Boeuf. Nous ne sommes pas écologistes, nous sommes écologues !" Il ne faut pas sous-estimer la force de la confusion des mots. La France est par exemple le dernier pays dont l'Académie des sciences, en dépit des textes internationaux qu'elle a signés, estime incertaine l'origine anthropique du changement climatique...

Or, lorsqu'un problème environnemental semble très incertain, il n'y a nulle raison de chercher à le résoudre. Surtout si sa résolution demande des efforts colossaux. Le sera-t-il jamais ? Au terme de leur longue tribune dans Proceedings of the Royal Society B, Paul et Anne Ehrlich répondent, de manière étonnante, oui : "L'effondrement de la civilisation globale" peut être évité, "car la société moderne a montré de la capacité à traiter les menaces de long terme, si elles sont évidentes et continuellement portées à notre attention". Mais cette note d'espoir est vite remise à sa place. "Nous estimons que la probabilité d'éviter l'effondrement n'est que d'environ 10 %, précise Paul Ehrlich. Et nous pensons que, pour le bénéfice des générations futures, cela vaut le coup de se battre pour monter cette probabilité à 11 %."

La principale incertitude ne repose sans doute pas sur les grands changements d'état de la biosphère et la raréfaction des ressources. Elle tient plutôt au fait de savoir ce qu'est un "effondrement", c'est-à-dire de quelle manière les sociétés réagiront à ces changements. Appauvrissement brutal des populations ? Perte de contrôle des Etats sur leur territoire ? Incapacité à assurer les besoins de base de la population ? Généralisation de la violence ? Ou réduction graduelle et pacifique de la consommation matérielle, accompagnée d'une plus forte cohésion sociale ? Ces questions restent ouvertes et ne sont pas du ressort des sciences de la nature. Mais le spectacle qu'offre un pays comme la Grèce n'incite guère à l'optimisme. 

 

Lire aussi : Changement climatique : près de soixante études par jour (ci dessous)

---------------

"L'HOMME PEUT-IL S'ADAPTER À LUI-MÊME ?"

collectif, dirigé par Gilles Boeuf, Bernard Swynghedauw et Jean-François Toussaint, (Quae éditions, 2012).

"L'ÉCOLOGIE POUR LES NULS"

de Franck Courchamp (Editions générales First, 2009).

SUR LE WEB

"CAN A COLLAPSE

OF GLOBAL CIVILIZATION BE AVOIDED ?"

Article en anglais de Anne et Paul Ehrlich disponible sur le site de la revue Proceedings of the Royal Society B www. royalsocietypublishing.org

MILLENNIUM ALLIANCE FOR HUMANITY AND THE BIOSPHERE

Une initiative imaginée par Anne et Paul Ehrlich http://mahb.stanford.edu

------------------

Changement climatique : près de soixante études par jour 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/changement-climatique-pres-de-soixante-etudes-par-jour_1828674_3246.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h42

Par Stéphane Foucart

Vouloir rendre compte de la recherche sur le changement climatique est à la fois impossible et déprimant. Déprimant parce que la majorité des études publiées dressent un tableau assez sombre de l'avenir prévisible. Impossible parce que l'activité scientifique sur le sujet a pris, ces dernières années, une dimension gigantesque. Ce dont, de toute évidence, l'opinion n'a pas la moindre idée. "Le grand public ne sait pas bien ce que les scientifiques font, ni le rôle que joue la science dans la société", constate l'écologue James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique et membre de l'Académie des sciences américaine.

En cherchant dans une base de données de la littérature scientifique - par exemple Scopus, tenue par l'éditeur Elsevier - les articles de recherche contenant les termes "changement climatique" (climate change) ou "réchauffement global" (global warming) dans leur titre, leur résumé ou leurs mots-clés, il est possible de se faire un avis assez précis sur ce décalage. Au milieu des années 1970, l'ensemble des revues scientifiques publiait environ une dizaine d'articles par an sur le sujet. Dix ans plus tard, on en compte une cinquantaine. Encore dix ans de plus - au milieu des années 1990 - et nous en sommes à environ un millier publiés chaque année...

DES SCIENTIFIQUES ANXIEUX

Aujourd'hui, celui qui s'intéresse au réchauffement sous tous ses aspects scientifiques est confronté à une sorte de tsunami de travaux académiques dans lesquels la dimension climatique intervient sous une forme ou une autre. En 2012, les revues savantes ont donné l'onction d'une publication à 15 125 études de ce genre.

Ce qui représente une moyenne de près de soixante travaux de recherche publiés par jour ouvré... Dans cette masse d'études, il est aussi possible de chercher si, par exemple, la notion de perturbation climatique est, ou non, associée de manière croissante au terme "effondrement" (collapse) - que ce soit celui d'une société, d'une calotte de glace, d'un écosystème, d'une pêcherie... Les travaux associant des changements climatiques à ces bouleversements brutaux et périlleux que sont les "effondrements" sont aussi de plus en plus nombreux.

On en comptait moins de dix par an jusqu'à la fin des années 1990 ; une vingtaine entre 2000 et 2003 ; une quarantaine entre 2004 et 2006... En 2012, près d'une centaine ont été publiés. Si l'on fait de cette association (changement climatique et effondrements) une manière d'indice d'anxiété de la communauté scientifique sur les répercussions du changement climatique, alors cet indice a décuplé au cours des vingt dernières années.

08/02/2013

Les boissons light associées à un risque de diabète

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Les boissons light associées à un risque de diabète

Selon une étude de l’Inserm, réalisée par l’épidémiologiste Guy Fagherazzi et Françoise Clavel-Chapelon, directrice de recherche à l’Inserm, « la consommation de sodas ‘‘light’’ est associée à une multiplication par 2,3 du risque de développer un diabète par rapport aux femmes qui ne consomment pas de boissons sucrées, tandis que la consommation de boissons sucrées ordinaires multiplie ce risque par 1,5 », rapportent l’AFP, Aujourd’hui en France, Direct Matin, LCI, France 3, France 5 et les chaînes radiophoniques. Ce travail, dont les résultats sont publiés dans la revue American Journal of Clinical Nutrition, a consisté à suivre 66 188 femmes françaises âgées de plus de 40 ans pendant 14 ans (de 1993 à 2007) et analyser leurs habitudes de consommation de boissons sucrées. Il montre que « les femmes consommant des boissons ‘‘light’’ avaient une consommation plus grande que celles consommant des boissons sucrées normales (2,8 verres par semaine contre 1,6 verre par semaine en moyenne respectivement) », explique l’agence de presse.

AFP, France 3, France 5, LCI, France Info, France Inter, RMC Info, RTL, Europe 1, Sud Radio, 07/02, Aujourd’hui en France, Direct Matin, 08/02
Communiqué de presse : Boissons « light » associées à une augmentation de risque de diabète de type 2

06/02/2013

Diabète et précarité - Téléphone portable et tumeurs du cerveau, du nerf acoustique et de la glande salivaire.

lu sur :

http://presse-inserm.fr/mardi-5-fevrier-2013/6530/?

Le Figaro revient sur une enquête menée par l’Académie de médecine et la Mutualité française en Languedoc-Roussillon, soulignant le lien entre « Diabète et précarité » (cf synthèse de presse du 31 janvier).
Ce travail montre que les cas de diabète, avant l’âge de 65 ans, sont plus nombreux chez les personnes précaires (6,9%) que dans les populations peu ou pas du tout précaires (4,4%). Il souligne également l’importance du dépistage et du suivi de ces personnes.
La Mutualité et l’Académie de médecine proposent un site conjoint présentant les résultats de l’étude, ainsi que des conseils pratiques.
 

Une enquête sur l’usage du portable a été menée par l’Association santé environnement France (Asef), cet automne, auprès de 600 lycéens du sud de la France.
Les résultats montrent qu’« ils n’étaient que 15% à savoir qu’il était préférable d’utiliser un kit mains libres ». Par ailleurs, 75% d’entre eux dorment avec leur portable.
Or, plusieurs études ont montré, ces dernières années, que l’usage du portable pourrait augmenter le risque de certaines tumeurs du cerveau, du nerf acoustique et de la glande salivaire.
Le Pr Gérard Lasfargues directeur général adjoint scientifique de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), préconise, par précaution, notamment d’utiliser un kit mains libres et de ne pas dormir avec son portable allumé à proximité immédiate de la tête.

La Croix, 05/02

27/01/2013

Les pesticides dangereux pour les grenouiles

(... et pas que les grenouilles !)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/26/des-pesticides-mortels-pour-les-grenouilles-d-europe_1822934_3244.html

Le Monde.fr avec AFP | 26.01.2013 à 09h15 

Les amphibiens digèrent très mal certains des pesticides utilisés dans les champs européens, selon une étude publiée jeudi 24 janvier, dont les auteurs plaident pour une meilleure évaluation du rôle éventuel de ces produits dans le rapide déclin des grenouilles, crapauds ou tritons.

Selon cette étude, parue dans la revue Scientific Reports, des fongicides, herbicides et insecticides testés sur des grenouilles ont entraîné une mortalité de 40% à 100% des animaux en sept jours d'utilisation aux doses recommandées. Des résultats toutefois à prendre avec prudence, ont relevé d'autres scientifiques, estimant qu'il était délicat de généraliser à ce stade ces résultats obtenus en laboratoire.

UNE PEAU PERMÉABLE

Les amphibiens constituent le groupe de vertébrés le plus menacé et déclinant le plus rapidement à la surface de la Terre, soulignent les auteurs de l'étude pilotée par Carsten Brühl, chercheur à l'institut des sciences de l'environnement de l'université de Coblence-Landau (Allemagne). Selon la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 41% des amphibiens sont menacés d'extinction.

Lire aussi :  Crapauds, rainettes et autres amphibiens décimés par des spores

L'exposition aux pesticides est supposée jouer un rôle, en raison de la perméabilité de la peau des amphibiens, mais reste difficile à quantifier, estiment les auteurs de l'étude.

Les chercheurs ont soumis des grenouilles rousses à des projections de sept pesticides différents (quatre fongicides, deux herbicides et un insecticide). La mortalité a atteint de 40% à 100% au bout de sept jours de projection au taux recommandé sur l'étiquette pour les six produits actuellement autorisés.

LES LIMITES DE L'ÉTUDE

Pour trois des produits, une mortalité de 40% a même été observée quand les grenouilles étaient exposées à un niveau de pesticides représentant seulement 10% du niveau recommandé.

Dans des commentaires distincts, des scientifiques ont souligné l'intérêt de l'étude mais également pointé ses limites. "Il y a plusieurs mécanismes selon lesquels ces pesticides pourraient affecter les amphibiens, et ces mécanismes seront différents d'un produit à l'autre et auraient donc besoin d'être examinés avec attention", a par exemple souligné Colin Berry, professeur émérite de pathologie à l'Université Queen Mary de Londres.

Un représentant du fabricant de pesticides Syngenta, Mick Hamer, a pour sa part estimé que l'étude était "limitée, en particulier en ce qui concerne le nombre d'animaux" pris en compte.

23/01/2013

Démenti de Bruxelles : pas d'interdiction des OGM

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/23/bruxelles-dement-vouloir-geler-le-processus-d-autorisation-de-culture-des-ogm_1821016_3244.html

Bruxelles dément vouloir geler le processus d'autorisation de culture des OGM

Le Monde.fr | 23.01.2013 à 09h53 • Mis à jour le 23.01.2013 à 10h04 Par Philippe Ricard - Bruxelles - Bureau européen

La Commission européenne a démenti, mardi 22 janvier, tout gel du processus d'autorisation de culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) jusqu'à la fin de son mandat, en 2014, corrigeant ainsi une information de l'Agence France-Presse (AFP) reprise par de nombreux médias.

Six demandes d'autorisation de mise en culture pour des soja et maïs transgéniques ont été déposées à Bruxelles, ainsi qu'une demande de renouvellement d'autorisation pour le maïs MON810 de Monsanto, qui date de... 2007. "La Commission continue d'examiner ces dossiers, et n'a pas encore décidé de lancer ou pas le processus d'autorisation", indique Frédéric Vincent, porte-parole du nouveau commissaire à la santé, le maltais Tonio Borg.

Ce dernier a été nommé en décembre2012, à la suite de la démission forcée de son compatriote John Dalli pour soupçon de corruption dans une affaire de lobbying en matière de tabac. Très prudent sur la question des autorisations pour culture de nouveaux OGM, M.Borg se fixe comme priorité de sortir de l'impasse les discussions sur la refonte de la directive encadrant ces procédures.

IMPASSE INSTITUTIONNELLE

La proposition faite par son prédécesseur voici bientôt trois ans devait permettre de pérenniser le dispositif européen d'autorisation, tout en donnant une plus grande liberté aux Etats pour interdire sur leur sol la culture de tel ou tel OGM. Soutenue par le Parlement européen, elle suscite des divergences, insurmontables à ce jour.

Les autorisations de mise en culture empoisonnent depuis des années les relations entre la Commission européenne et les Etats membres. Huit pays (France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne) ont adopté des clauses de sauvegarde pour interdire sur leur sol le maïs MON810, l'un des deux OGM autorisés à la culture au sein de l'UEavec la pomme de terre Amflora, de l'allemand BASF.

Face à l'impasse politique et institutionnelle dans lequel se trouve le dossier, l'idée de Tonio Borg est de convaincre les principaux Etats européens de l'opportunité de relancer les négociations sur la réforme de la directive.

Le commissaire a entrepris de rencontrer les ministres concernés de différents pays, dont l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Il espère voir Delphine Batho, la ministre française de l'écologie, en février. Le nouveau texte doit donner plus de latitude aux gouvernements pour interdire à la culture sur leur territoire un OGM autorisé au niveau européen, sans devoir invoquer de raisons sanitaires ou environnementales.

Lire :  La France veut maintenir le moratoire sur l'OGM MON 810

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/28/le-conseil-d-etat-annule-la-suspension-de-culture-de-l-ogm-mon-810_1610317_3244.html

Philippe Ricard - Bruxelles - Bureau européen

19/01/2013

Le lobbying pro-OGM en action contre l'étude de Séralini (suite)

Voici le texte d'un article de Stéphane Foucart paru dans Le Monde papier du 17 janvier dernier (daté du 18/1/13), page 8:

Ces étranges accusations de liens entre M. Séralini et une "secte guérisseuse".pdf


Séralini.png

16/01/2013

Cerveau, Comportement et Chimie

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/01/11/anorexie-et-hyperactivite-sont-liees-par-un-mecanisme-moleculaire-commun_1815804_1651302.html

Anorexie et hyperactivité sont liées par un mécanisme moléculaire commun

Le Monde.fr avec AFP | 11.01.2013 à 13h47

"L'anorexie et la cocaïne enclenchent la même voie moléculaire, ce qui tend à confirmer que l'anorexie est une addiction", explique Valérie Compan, qui a dirigé les travaux publiés dans la revue "Translational Psychiatry".

L'anorexie mentale, un trouble grave du comportement alimentaire, et l'hyperactivité physique sont liées par un mécanisme moléculaire commun, une découverte qui pourrait déboucher sur un traitement de cette pathologie qui touche principalement les adolescents, selon une récente étude.(*)

Alors qu'on pensait généralement que l'hyperactivité des anorexiques était intentionnelle et visait à perdre davantage de poids en brûlant des calories, une équipe mixte de chercheurs de l'Inserm et du CNRS et des universités (Montpellier-Nîmes) a découvert un mécanisme commun expliquant le lien entre les deux comportements.

RÉCOMPENSE

En utilisant des souris génétiquement modifiées capables de mimer une anorexie humaine, les chercheurs ont constaté qu'elles présentaient une anomalie moléculaire au niveau d'une région du cerveau impliquée dans la récompense.

Cette anomalie correspond à la "surexpression" (excès d'expression de gènes) du récepteur 5-HT4 à la sérotonine, un récepteur cellulaire qui contrôle également l'hyperactivité motrice chez les souris. "Nous avons identifié pour la première fois à notre connaissance, une voie moléculaire commune impliquée dans l'anorexie et l'hyperactivité", résume Valérie Compan qui a dirigé les travaux publiés à la fin de l'an dernier dans la revue Translational Psychiatry.

Les travaux ont également permis de confirmer l'existence de points communs entre l'anorexie et l'addiction. "L'anorexie et la cocaïne enclenchent la même voie moléculaire, ce qui tend à confirmer que l'anorexie est une addiction", ajoute Mme Compan.

ANOREXIE ET BOULIMIE

Les chercheurs ont également découvert que le récepteur pouvait devenirtotalement inactif et entraîner "une surconsommation d'aliments" qu'on retrouve notamment dans la boulimie. "Les perturbations affectant ce récepteur – tantôt trop actif et donc coupe faim, tantôt inactif – pourraient expliquer les oscillations entre anorexie et boulimie chez certains patients", estime la chercheuse qui espère que les travaux pourront être reproduits chez l'être humain.

"En l'absence totale de médicament pour traiter l'anorexie, ce récepteur pourrait représenter une cible thérapeutique efficace car en l'inactivant, les patients accepteraient à nouveau de se nourrir et en l'activant, ils pourraient modérer leurconsommation d'aliments" ajoute-t-elle.

-------------

(*) http://www.nature.com/tp/journal/v2/n12/full/tp2012131a.html

Original Article

Citation: Translational Psychiatry (2012) 2, e203; doi:10.1038/tp.2012.131
Published online 11 December 2012

The nucleus accumbens 5-HTR4-CART pathway ties anorexia to hyperactivity

A Jean1,2,3,4,9, L Laurent1,2,3,9, J Bockaert1,2,3, Y Charnay5, N Dusticier6, A Nieoullon6, M Barrot7, R Neve8 and V Compan1,2,3,4

  1. 1Institut de Génomique Fonctionnelle, Montpellier, France
  2. 2INSERM, U661, Montpellier, France
  3. 3Universités de Montpellier 1 and 2, UMR-5203, Montpellier, France
  4. 4Université de Nîmes, Nîmes, France
  5. 5Hôpitaux Universitaires de Genève, Division de Neuropsychiatrie, Chêne-Bourg, Switzerland
  6. 6Université d’Aix-Marseille, Marseille, France
  7. 7Institut des Neurosciences Cellulaires et Intégratives, Strasbourg, France
  8. 8Department of Brain and Cognitive Sciences, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, MA, USA

Correspondence: Dr V Compan, Neurobiology, Institut de Génomique Fonctionnelle, 141, rue de la Cardonille, Montpellier 34094, France. E-mail: Valerie.Compan@igf.cnrs.fr

9Authors equally contribute to this study.

Received 17 August 2012; Revised 6 October 2012; Accepted 10 October 2012

Top

Abstract

In mental diseases, the brain does not systematically adjust motor activity to feeding. Probably, the most outlined example is the association between hyperactivity and anorexia in Anorexia nervosa. The neural underpinnings of this ‘paradox’, however, are poorly elucidated. Although anorexia and hyperactivity prevail over self-preservation, both symptoms rarely exist independently, suggesting commonalities in neural pathways, most likely in the reward system. We previously discovered an addictive molecular facet of anorexia, involving production, in the nucleus accumbens (NAc), of the same transcripts stimulated in response to cocaine and amphetamine (CART) upon stimulation of the 5-HT4 receptors (5-HTR4) or MDMA (ecstasy). Here, we tested whether this pathway predisposes not only to anorexia but also to hyperactivity. Following food restriction, mice are expected to overeat. However, selecting hyperactive and addiction-related animal models, we observed that mice lacking 5-HTR1B self-imposed food restriction after deprivation and still displayed anorexia and hyperactivity after ecstasy. Decryption of the mechanisms showed a gain-of-function of 5-HTR4 in the absence of 5-HTR1B, associated with CART surplus in the NAc and not in other brain areas. NAc-5-HTR4 overexpression upregulated NAc-CART, provoked anorexia and hyperactivity. NAc-5-HTR4 knockdown or blockade reduced ecstasy-induced hyperactivity. Finally, NAc-CART knockdown suppressed hyperactivity upon stimulation of the NAc-5-HTR4. Additionally, inactivating NAc-5-HTR4 suppressed ecstasy’s preference, strengthening the rewarding facet of anorexia. In conclusion, the NAc-5-HTR4/CART pathway establishes a ‘tight-junction’ between anorexia and hyperactivity, suggesting the existence of a primary functional unit susceptible to limit overeating associated with resting following homeostasis rules.

Keywords: 

feeding; 5-HT1B; 5-HT4; knockout; locomotion; reward

Top

Introduction

In mental diseases (for example, depression, anxiety, eating disorders), the brain does not systematically adjust energy expenditures to intakes, as highlighted by the ‘paradoxical’ association between restrictive diet and motor hyperactivity in Anorexia nervosa.123 Here, we set out to study potential neural underpinnings of this apparent homeostatic failure. We reasoned that if at least one single molecular pathway triggers both anorexia and motor hyperactivity, its abnormal activation could prevail over homeostasis rules. In this situation, interpreting motor hyperactivity as an ‘intention’ of patients with anorexia could be challenged because their motor hyperactivity would be anorexia-dependent. In contrast, if two parallel and different pathways trigger anorexia on one hand, and motor hyperactivity on the other hand, a complex coincidence of two parallel impairments in both the feeding and motor neural networks could be in cause.

Among the cumulative neural events related to anorexia, as in most eating disorders, altered 5-HT volume transmission4 is at the forefront of investigations.5 With exceptions, regardless stimulation of 5-HT1A and 5-HT2Breceptors (5-HTR1A, 5-HTR2B) in the hypothalamus,6 increased activity of 5-HT transmission in brain following treatments classically reduces feeding and body weight.7 For instance, the 3,4-N-methylenedioxymethamphetamine (MDMA, ecstasy) diminishes feeding in rodents and humans, and enhances motor hyperactivity.891011

The hypothalamus appears central in regulating feeding behavior,12 but motivation disorders related to self-imposed food restriction despite energy demand (anorexia) may involve disturbances in the nucleus accumbens (NAc),7,1314 a brain structure involved in reward and feeding.15161718 Considering the ability of 5-HT4 receptors (5-HTR4) knockout (KO) mice to better resist stress-induced anorexia, we detected a first example of an addictive molecular facet of anorexia.1419 Indeed, stimulating NAc-5-HTR4, as MDMA, provokes anorexia only if production of the same transcripts stimulated in response to cocaine and amphetamine (CART) is increased in the NAc.14

We investigated, here, whether the NAc-5-HTR4/CART molecular pathway triggers not only anorexia but also motor hyperactivity. To address this possibility, we used (i) an addiction- and hyperactive-related animal model: the 5-HTR1B KO (KO1B) mice, (ii) the ability of MDMA to mimic both anorexia and hyperactivity and (iii) siRNA- and viral-mediated knockdown and surplus strategies combined to molecular and behavioral techniques.

Top

Methods

Animals

Male KO1B, KO4 and control mice (WT1B, WT4) from heterozygous breeding (129/SvTer)1920 were housed with food and water available ad libitum.14 Male WT 129/SvPas mice were used when KO mice were not required. All experiments were performed on mice aged of 4–6 months, except a set, aged of 2 months (Figures 1a and b), following the Guide for Care and Use of Laboratory Animals(authorization n° 21CAE011) (see Supplementary Information).

 
Figure 1.
Figure 1 - Unfortunately we are unable to provide accessible alternative text for this. If you require assistance to access this image, please contact help@nature.com or the author

Anorexia-like symptoms in KO1B mice are treated with RS39604, a 5-HTR4 antagonist. (ac) Total food intake of WT1B and KO1B mice following (ab) 3 days of diet (−20%), over 24-h after NaCl or RS39604 (0.5mg/kg) and (c) 24h of 100% food deprivation, over 1h after NaCl, MDMA (10mgkg−1, RS39604 alone, or combined with MDMA. (d-f) Total distance traveled (de) every 5min (f) over 110-min after MDMA combined with RS39604 or not compared with NaCl. Data are means±s.e.m.; n=7–11 per group of mice treated with i.p. administration of each compound. *P<0.05, **P<0.01; §P<0.05, §§P<0.01, §§§P<0.001;$P<0.05, $$$P<0.001 compared with WT1B, NaCl and MDMA, respectively; #P<0.05, ##P<0.01 genotype and treatment interaction.

Full figure and legend (110K)
 

Surgery

As described in detail,14 a sterile 26-gauge stainless steel guide was unilaterally implanted in the left shell NAc for infusing 1μl of each compound in freely moving mice (1μl/min). The localization of the injection site was assessed in each mouse (see Supplementary Information).

 

Pharmacological and nucleic acid treatments in freely moving mice

As established,111421 MDMA (10mgkg−1, Sigma, L'Isle d'Abeau Chesnes, Saint-Quentin-Fallavier, France) and selective dose of 5-HTR4 antagonist, RS39604 (0.5mgkg−1, Tocris, Ellisville, USA) were dissolved in NaCl (9%) before acute intraperitoneal (i.p.) administration. The 5-HTR4 agonist BIMU8 (Tocris, Ellisville, USA) and RS39604 was injected in the NAc at selective dose (4 × 10−4μgμl−1). Acute injection in the NAc of (i) double-stranded siRNA-5-HTR4(si5-HTR4), siCART provoked 5-HTR4 and CART downregulation compared with siRNA controls (siCt: 0.05μgμl−1), respectively; and of (ii) viral vector of mHtr4 gene (HSV-5-HTR4; 107 infectious units per ml, 1μlmin−1), an overexpression of 5-HTR4 compared with HSV-LacZ construct (see Supplementary Information).

 

Biochemical analyses

As described,22 the levels of 5-HT and 5-HIAA were evaluated in brain tissue samples containing the NAc (+1.6mm), striatum (+1.0mm), dorsal hippocampus (−2.2mm) and amygdala (−3.2mm from the bregma)23 of WT4 and KO4 mice sacrificed 5min after the end of the open-field session. As reported in detail,14,19 receptor autoradiography was performed using (125I)SB207710 and (3H)GR113808, two specific 5-HTR4 antagonists (see Supplementary Information).

 

Quantitative Real-Time PCR

Mice were sacrificed 3-h after the different treatments and NAc (2 × 1.2mm3) and hypothalamus (3.9mm3) were micro-dissected from 1mm-thick sections to treat total mRNA and treat complementary DNA in reactions containing CART or 5-HTR4 primers, as described in detail.1424

 

Activity

Naive or feeding-tested mice were tested in the open-field19 after i.p. administration of NaCl or MDMA combined with (i) i.p. administration of RS39604 in KO1B, KO4, WT1B and WT4 mice and intra-accumbal infusion of (ii) si5-HTR4,RS39604, siCt (or NaCl) as controls in WT 129Sv/Pas mice and (iii) HSV-5-HTR4, BIMU8 combined or not with siCART, compared with controls (NaCl, HSV-LacZ, siCt) in WT 129Sv/Pas mice. Ten min after RS39604 injection, 3h after injection of the siRNAs or BIMU8, or 1 day after viral infection, the traveled path length was monitored.19

 

Feeding tests

Classic feeding paradigms1119 were used in fed mice or, following (i) 100% food deprivation for 24h or (ii) 20% food-restriction for 3 consecutive days. Four days before the experiments, mice were isolated in metabolic cages for baseline period with ad libitum access to food (pellet form, 16.5% crude proteins, 3.6%crude fat, 4.6% crude fibers, 5.2% ash). Food-deprived WT1B and KO1B mice were treated with i.p. administration of NaCl or RS39604 combined or not with MDMA. WT129Sv/Pas mice received acute infusion of HSV-5-HTR4 or HSV-LacZ in the NAc and were 20% food-deprived for 3 days. The amount of food consumed (not include the spillage) was measured with 1mg precision.

 

Place conditioning paradigm

An unbiased place conditioning protocol was adapted.25 Mice received i.p. administration of NaCl, MDMA combined or not with RS39604, or injection in the NAc of NaCl or RS39604, 30min before being confined to a single conditioning zone on alternate conditioning days. A preference score is the difference between times spent by each mouse in the MDMA-, NaCl-, RS39604-, or MDMA plus RS39604-paired zone during the preconditioning and testing phases (see Supplementary Information).

 

Statistical analysis

Data obtained in multiple sessions over time (food intake, locomotion) were analyzed using repeated measures analysis of variance (STATVIEW 5 software, SAS Institute Inc., San Francisco, CA, USA). When effects of independent variables (treatment, genotype, time), or interactions were significant, one-way analysis of variance (treatment, time or genotype) analyses were performed. For multiple comparisons, the Scheffé F-test was used. Differences with P<0.05 were considered significant.

 
Top

Results

KO1B self-imposed food restriction following restriction and displayed hyperactivity: Anorexia-like symptoms still observed after MDMA

Considering the influence of 5-HT in the potential rewarding facet of anorexia,14we tested whether an animal model predisposes to abuse of cocaine, and to be hyperactive persists to self-restrict following food restriction. Young KO1B and WT1B mice (2 months) were then selected2627 and deprived of 20% of their normal food rations for 3 days in their home cages (means±s.e.m. of normal food ration for 24h expressed in g. in WT1B: 4.80±0.09 vs KO1B: 4.82±0.16). When food was reintroduced and available ad libitum after the diet period, WT1Bmice were eating more than their normal meal size (Figure 1a). This rebound in food intake was reduced in KO1B mice that even ate less than their predeprivation food ration after 3 days ad libitum (Figure 1a). Moreover, KO1Bmice did display increased locomotion compared with saline-injected WT1B mice (Figures 1d and f), as reported.2628

Following MDMA in KO1B mice, anorexia (Figure 1c), and hyperactivity although reduced (Figures 1e and f), are still observed, consistently with a previous study using a 5-HTR1B antagonist (GR127935).11

The absence of 5-HTR1B then predisposes to anorexia-like symptoms in challenge situations. We next tested whether this predisposition requires 5-HTR4.

Inactivating 5-HTR4 in KO1B mice suppressed their anorexia and hyperactivity

Selective inactivation of 5-HTR414 in food-restricted KO1B mice restores adaptive feeding and motor responses because the mutant did not self-restrict (Figure 1b) and were not hyperactive anymore (Figures 1d and f). Inactivating 5-HTR4suppressed anorexia (Figure 1c) and hyperactivity (Figures 1e and f) induced by MDMA in KO1B compared with NaCl-treated KO1B mice. Identical dose of antagonist only reduced both effects in WT1B mice (Figures 1c–f), suggesting a gain-of-function of 5-HTR4 owing the absence of 5-HTR1B. To ensure this issue, we first assessed whether the gene defective-mutation of 5-HTR4 reduce hyperactivity induced by novelty and MDMA. This is the observed effect (Supplementary Figure S1). We then evaluated the density of 5-HTR4 sites and mRNA in the brain of KO1B mice.

 

Only the NAc of KO1B mice over-expressed both 5-HTR4 and CART whereas its hypothalamus over-expressed 5-HTR4 but down-expressed CART

Among brain areas examined (Supplementary Table S1), 5-HTR4 density (Figure 2a) and mRNA content (Figure 2b) were higher in the NAc and hypothalamus of KO1B compared with WT1B mice. The levels of CART mRNA were higher in the NAc and weaker in the hypothalamus of KO1B compared with WT1B mice (Figures 2c and d). Because CART in both the NAc and hypothalamus decreases feeding,1429 its opposite changes could underlie the adequate feeding behavior of KO1B mice in baseline conditions.1130 Accordingly, the ability of KO1B mice to self-restrict of food might depend on excessive NAc-5-HTR4. We next focused on the NAc because additionally, marked increases in 5-HT metabolism were not detected in the NAc of KO4 mice following the open-field session (Supplementary Table S2). To avoid bias of adaptive changes in KO mice and determine whether a 5-HTR4 surplus within the NAc triggers both anorexia and hyperactivity, mHtr4 gene (HSV-5-HTR4) was transferred in the NAc of WT mice.

 
Figure 2.
Figure 2 - Unfortunately we are unable to provide accessible alternative text for this. If you require assistance to access this image, please contact help@nature.com or the author

KO1B mice over-expressed 5-HTR4 and CART in the NAc. (a) The density of 5-HTR4 binding site ((3H)GR113808) of KO1B compared with WT1B mice following analyses of 3–6 brain frontal sections per structure level and per mouse (n=5). (b) 5-HTR4 and (c) CART mRNA content in the NAc and hypothalamus (Hyp) of KO1B (n=6) and WT1B mice (n=7). (dIn situ hybridization of CART mRNA (scale bar: NAc, 100μm; Hyp, 1mm; arrows point to changes). Data are means±s.e.m.; and P<0.05 difference between the NAc and Hyp in either WT1B or KO1B mice;*P<0.05, **P<0.01 compared with WT1B.

Full figure and legend (157K)
 

Overexpression of 5-HTR4 in the NAc ties anorexia to hyperactivity

Injecting HSV-5-HTR4 in the NAc of WT mice increased the density of NAc-5-HTR4at 54-h postinjection (Figure 3a). The NAc-5-HTR4 mRNA content was still higher at 72h than in control mice (HSV-LacZ), with the highest level observed at 30-h postinjection (Figure 3b). Consistently, CART mRNA content at 72-h postinjection was increased in the NAc (Figure 3c) and unchanged in the hypothalamus (Figure 3c) following injection of HSV-5-HTR4 in the NAc, compared with controls. Stimulating NAc-5-HTR4 also increases CART mRNA content in the NAc but not in the hypothalamus.14

Figure 3.
Figure 3 - Unfortunately we are unable to provide accessible alternative text for this. If you require assistance to access this image, please contact help@nature.com or the author

Overexpression of 5-HTR4 in the NAc ties anorexia to hyperactivity in WT mice. (a) Increased density of NAc-5-HTR4 binding site ((125I)SB207710) in the NAc (1) but not in nearness structure (2: ventral pallidum) observed on transverse brain sections from mice infused in the NAc with HSV-5HTR4 compared with control (HSV-LacZ) and sacrificed 54-h postinfusion. Circles highlight changes and delineate the injection site in a brain section stained with hematoxylin (right upper panel), indicating an absence of damage tissue. (b) NAc-5-HTR4 mRNA content increased after infusion, in the NAc, of HSV-5-HTR4 (n=8 mice for each time point for both conditions). (c) NAc- and Hyp-CART mRNA content 72h after injection of HSV-5-HTR4 or HSV-LacZ. (df) Total food intake in (d) fed and (f) food-deprived (3 days, 20%) mice (d) 24h and (f) 3 days after infusion, in the NAc, of HSV-5-HTR4 (n=6) or HSV-LacZ (n=5). (e) Total distance traveled. Data are means±s.e.m.;§P<0.05, §§P<0.01, §§§P<0.001 compared to HSV-LacZ; &P<0.05 differences between the NAc and hypothalamus; ###P<0.001 interaction between time and treatment.

Full figure and legend (157K)
 

The feeding and motor behaviors were then analyzed. At 24-h postinjection, overexpressing NAc-5-HTR4 decreased feeding (35%Figure 3d) and enhanced motor activity (148%Figure 3e). HSV-5-HTR4 mice did further self-restrict after restriction compared with controls (Figure 3f), mimicking feeding responses of KO1B mice, following 20% of their normal food rations for 3 days.

Subsequently, NAc-5-HTR4 surplus increased CART, decreased feeding and increased motor activity. To circumvent the ectopic expression after viral vector injection, potential conclusion was ensured using pharmacological and RNA interference approaches, as we established.14

In the NAc, stimulation of 5-HTR4 increases motor activity, and their blockade reduces hyperactivity

The distance covered in the open-field is enhanced following stimulation of NAc-5-HTR4 with a specific dose of BIMU8, an agonist (198%), and unchanged following their specific blockade with antagonist or RNA interference (si5-HTR4) infused in the NAc (Figures 4a and b). In contrast, antagonism or knockdown of NAc-5-HTR4 reduced hyperactivity induced by i.p. administration of MDMA (Figure 4a).

 
Figure 4.
Figure 4 - Unfortunately we are unable to provide accessible alternative text for this. If you require assistance to access this image, please contact help@nature.com or the author

Motor hyperactivity induced by stimulation of NAc-5-HTR4 requires CART. (a) Total distance traveled over 110min after i.p. administration of NaCl or MDMA plus an intra-accumbal infusion of control solution (NaCl or si5-HTR4 control: siCt), si5-HTR4, 5-HTR4 antagonist (RS39604) and (b) of WT mice after an intra-accumbal infusion of controls, 5-HTR4 agonist (BIMU8), siCART or BIMU8 plus siCART. Data are means±s.e.m.; n=5–10 mice per each group, treated with MDMA (10mgKg−1), siRNA (0.05μgμl−1), viral vector (107 infectious units per ml), RS39064 or BIMU8 (4 × 10−4μgμl−1). §§P<0.01, $$P<0.01,&&&P<0.001 compared to controls, MDMA and BIMU8, respectively.

Full figure and legend (44K)
 

CART knockdown in the NAc inhibits stimulating NAc-5-HTR4-induced motor hyperactivity

We next examined whether CART in the NAc mediates the motor effects of BIMU8, a 5-HTR4 agonist. Blocking CART with RNA interference (siCART) in the NAc suppressed the motor hyperactivity induced by stimulation of 5-HTR4 (Figure 4b).

We finally tested whether MDMA’s preference requires 5-HTR4 because a rewarding effect could prevail over self-preservation.

Inactivating 5-HTR4 suppressed MDMA’s preference in WT and reduced it in KO1B mice

Using the conditioned place preference test, we found that The KO1B mice displayed a higher preference for MDMA than WT1B mice (Figure 5a), which is reduced after i.p. administration of a 5-HTR4 antagonist (Figure 5a). An absence of preference for MDMA is further shown when 5-HTR4 is locally inactivated in the NAc of adult WT4 mice (Figure 5b).

 
Figure 5.
Figure 5 - Unfortunately we are unable to provide accessible alternative text for this. If you require assistance to access this image, please contact help@nature.com or the author

MDMA’s preference involves 5-HTR4 in an unbiased conditioned place preference test. (a) Score preference in WT1B and KO1B mice treated with i.p. administration of NaCl, MDMA (10mgkg−1), combined or not with RS39604 (0.5mgkg−1) and (b) in WT mice treated with i.p. administration of NaCl or MDMA (10mgkg−1) plus intra-accumbal infusion of NaCl or RS39604 (4 × 10−4μgμl−1). Data are means±s.e.m.; n=7–9 mice per group. *P<0.05 compared to WT1B§P<0.05,§§P<0.01 compared with NaCl; $P<0.05, $$P<0.01 compared with MDMA.

Full figure and legend (55K)
 
Top

Discussion

Over the last ten decades, parallel neural systems have been described to control feeding and motor behaviors. Here, we found a first example of a molecular signal foul-up between motor hyperactivity and anorexia, providing a common pathway of control. This would lead us to reconsider the belief that patients with anorexia nervosa intend to accelerate their weight loss with over-exercise3313233 because hyperactivity could be more inevitable than deliberate.

These findings strengthen the addictive facet of restrictive diet, now also observed in mice, dispossessed of 5-HTR1B and/or endowed of a NAc-5-HTR4surplus because they self-restrict despite an upstream ‘starter’ period of restrictive diet, believed to trigger ‘spiral’ restrictions in humans.34

Animal models of anorexia-like symptoms predisposition, identified herein, mimic the activity-based anorexia rat model,35 and are to the best of our knowledge, unique. It is noteworthy to observe that KO1B mice persist to self-restrict their intake of food. Excluding adaptive mechanisms, KO1B mice would be expected to consume a higher amount of food because stimulating 5-HTR1Bdecreases feeding.1136 This phenotype is apparently not related to the reduced activity of 5-HTR2C in KO1B mice37 because stimulating 5-HTR2C decreases feeding.38 In contrast, present results showed a gain-of-function of 5-HTR4, consistent with the inhibitory influence of 5-HTR4 on feeding.1419 Also, inactivating 5-HTR4 suppressed motor hyperactivity in KO1B mice, consistently with the weaker efficacy of MDMA to enhance locomotion in KO4 and 5-HTR4antagonist-treated WT mice.

The surplus of 5-HTR4 in KO1B mice further suggests a negative 5-HTR1B control of 5-HTR4 accordant with series of results; (i) The decreased levels of NAc-5-HT in KO1B mice39 because lesion of 5-HT neurons, though in rats, upregulates 5-HTR4 in brain areas including the NAc;40 (ii) The 5-HTR1B and 5-HTR4 location does not overlap (for example. in the striatum,4041 on 5-HT neurons244243) likely related to their common binding to p11;4445 (iii) KO1B mice are hyperactive and less ‘anxious’46 while KO4 mice are hypoactive and more ‘anxious’ under stress.1947

Molecular events for driving self-restriction and motor hyperactivity are detected in the NAc. The NAc-5-HTR4 surplus induced sustained anorexia and motor hyperactivity, mimicking the molecular and behavioral phenotypes of KO1B mice (NAc-5-HTR4/CART surplus, anorexia, hyperactivity). Similarly, stimulation of NAc-5-HTR4 decreases feeding14 and increases locomotion.

As difference in feeding responses to activation of 5-HTR subtypes, stimulation of 5-HTR1B, 5-HTR2C, 5-HTR1-7 and 5-HTR6 in the NAc did not change locomotion in basal conditions, however, in rats (Supplementary Figure S2).484950 Likewise, blocking or silencing NAc-5-HTR4 did not change locomotion but suppressed hyperactivity induced by MDMA, in tune with the effect of the whole blockade of 5-HTR1B, 5-HTR2B and 5-HTR2C.2851525354 In rats, inactivating NAc-5-HTR4did not however, alter hyperactivity after MDMA,50 suggesting differences between doses and species.5511

To the end, stimulating NAc-5-HTR4 in mice not only triggers anorexia but also hyperactivity, consistent with opposite changes in feeding and locomotion detected only in KO4 mice, compared with other 5-HTR KO mice (Supplementary Figure S2).

The present study extends observations at a molecular level. Ectopic (viralmHtr4 gene) or ‘physiological’ surplus of NAc-5-HTR4 in KO1B mice upregulates NAc-CART, as observed following stimulation of NAc-5-HTR4.14 A final experiment in our series bore out our hypothesis because NAc-CART knockdown suppressed not only anorexia14 but also motor hyperactivity induced by NAc-5-HTR4 stimulation. In addition, locomotion is unchanged following CART peptide56or siCART injection in the NAc. Identifying the cellular origin of this action would require long investigations. Nonetheless, NAc-neurons containing GABA projecting to the lateral hypothalamus express CART14575859 and might also express 5-HTR4 (Supplementary Figure S2).24404358 Injecting si5-HTR4 in the NAc decreased the density of 5-HTR4 not only in the NAc but also in the lateral hypothalamus (−14%, not illustrated). The 5-HTR4 located on these neurons may influence feeding and locomotion (Supplementary Figure S2) because the lateral hypothalamus, in relation to the NAc, controls feeding and its stimulation enhances locomotion in the activity-based rat model for anorexia nervosa.1560,616263 Colocalization of 5-HTR4/CART is more conceivable than in two different neuronal populations, considering the 5-HTR4 control of CART within the NAc via a cAMP/PKA signaling pathway.14 Interestingly, it appears that 5-HT receptors expressed in the different subnuclei of the hypothalamus (arcuate nucleus: 5-HTR1B, 5-HTR2C) may provoke an anorexia associated or not with different changes in locomotion, as induced by fenfluramine6465 that increase,51decrease6667 or does not modify locomotion68 while, 5-HTR4 likely located on the afferent neurons of the NAc to the lateral hypothalamus may provoke an anorexia associated with motor hyperactivity.

Finally, the present study suggests that activation of the NAc-5-HTR4 promotes a rewarding effect because (i) mice with NAc-5-HTR4 surplus limit their food intake despite energy requirements; (ii) inactivating NAc-5-HTR4 can reduce and even suppress the preference for MDMA, as also observed in 5-HTR2B KO mice.69Chronic stimulation may desensitize 5-HTR470 and has been excluded from our subtasks. Nonetheless, increased cAMP production in the NAc71 upon stimulation of the 5-HTR4 in freely moving mice14 could trigger addiction.

In conclusion, motor hyperactivity is anorexia-dependent upon activation of the NAc-5-HTR4/CART pathway. Probably, a rewarding effect associated with energy expenditure (anorexia/hyperactivity) may facilitate to limit excessive intakes (overeating/resting). Present and previous findings6146472 bring out at least two modes of action of 5-HT to regulate feeding. In baseline conditions, feeding may be regulated via the hypothalamic 5-HTR2C/CART pathway but, when motivation comes into play, the NAc-5-HTR4/5-HTR1B/CART pathway might prevail over the autonomic nervous control of feeding because NAc-5-HTR4/CART surplus makes the brain ‘silent’ to energy loss. Finally, it is conceivable that an anorectic-rewarding pathway of the NAc predisposes animals to a possible dependence on restrictive diet and hyperactivity, two hallmarks of anorexia nervosa.

Top

Conflict of interest

Authors declare no conflict of interest.

Top

References

  1. Beumont PJ, Arthur B, Russell JD, Touyz SW. Excessive physical activity in dieting disorder patients: proposals for a supervised exercise program. Int J Eat Disord 1994; 15: 21–36. | Article | PubMed |
  2. Davis C. Eating disorders and hyperactivity: a psychobiological perspective.Can J Psychiatry 1997; 42: 168–175. | PubMed | ISI |
  3. Casper RC. The 'drive for activity' and "restlessness" in anorexia nervosa: potential pathways. J Affect Disord 2006; 92: 99–107. | Article | PubMed |
  4. Descarries L, Beaudet A, Watkins KC. Serotonin nerve terminals in adult rat neocortex. Brain Res 1975; 100: 563–588. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  5. Kumar KK, Tung S, Iqbal J. Bone loss in anorexia nervosa: leptin, serotonin, and the sympathetic nervous system. Ann N Y Acad Sci 2010;1211: 51–65. | Article | PubMed |
  6. Yadav VK, Oury F, Suda N, Liu ZW, Gao XB, Confavreux C et al. A serotonin-dependent mechanism explains the leptin regulation of bone mass, appetite, and energy expenditure. Cell 2009; 138: 976–989. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  7. Compan V, Laurent L, Jean A, Macary C, Bockaert J, Dumuis A. Serotonin signaling in eating disorders. WIREs Membrane Transport and Signaling (invited by G. Knudsen) 2012; 1: 715–719. | Article |
  8. Rochester JA, Kirchner JT. Ecstasy (3,4-methylenedioxymethamphetamine): history, neurochemistry, and toxicology. J Am Board Fam Pract 1999; 12: 137–142. | PubMed |
  9. Geyer MAC, C.W. Behavioral pharmacology of ring-substituted amphetamine analogs. Amphetamine and its AnalogsIn: Cho AR, Segal OS (eds). Academic Press: New York, 1994 pp 177–201.
  10. Frith CH, Chang LW, Lattin DL, Walls RC, Hamm J, Doblin R. Toxicity of methylenedioxymethamphetamine (MDMA) in the dog and the rat. Fundam Appl Toxicol 1987; 9: 110–119. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  11. Conductier G, Crosson C, Hen R, Bockaert J, Compan V. 3,4-N-methlenedioxymethamphetamine-induced hypophagia is maintained in 5-HT1B receptor knockout mice, but suppressed by the 5-HT2C receptor antagonist RS102221. Neuropsychopharmacology 2005; 30: 1056–1063. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  12. Schwartz MW, Woods SC, Porte D, Seeley RJ, Baskin DG. Central nervous system control of food intake. Nature 2000; 404: 661–671. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  13. Compan V. Serotonin receptors in neurobiology. do limits of neuronal plasticity represent an opportunity for mental diseases, such as addiction to food and illegal drugs? use and utilities of serotonin receptor knock-out mice. CRC press, New frontiers in Neurosciences: Boca Raton, Florida, 2007 pp 157–180.
  14. Jean A, Conductier G, Manrique C, Bouras C, Berta P, Hen R et al. Anorexia induced by activation of serotonin 5-HT4 receptors is mediated by increases in CART in the nucleus accumbens. Proc Natl Acad Sci U S A2007; 104: 16335–16340. | Article | PubMed |
  15. Stratford TR, Kelley AE. GABA in the nucleus accumbens shell participates in the central regulation of feeding behavior. J Neurosci 1997; 17: 4434–4440. | PubMed | ISI | CAS |
  16. Bassareo V, Di Chiara G. Modulation of feeding-induced activation of mesolimbic dopamine transmission by appetitive stimuli and its relation to motivational state. Eur J Neurosci 1999; 11: 4389–4397. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  17. Reynolds SM, Berridge KC. Fear and feeding in the nucleus accumbens shell: rostrocaudal segregation of GABA-elicited defensive behavior versus eating behavior. J Neurosci 2001; 21: 3261–3270. | PubMed | CAS |
  18. Hoebel BG. Brain neurotransmitters in food and drug reward. Am J Clin Nutr 1985; 42(5 Suppl): 1133–1150. | PubMed | CAS |
  19. Compan V, Zhou M, Grailhe R, Gazzara RA, Martin R, Gingrich J et al. Attenuated response to stress and novelty and hypersensitivity to seizures in 5-HT4 receptor knock-out mice. J Neurosci 2004; 24: 412–419. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  20. Saudou F, Amara DA, Dierich A, LeMeur M, Ramboz S, Segu L et al. Enhanced aggressive behavior in mice lacking 5-HT1B receptor. Science1994; 265: 1875–1878. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  21. Lucas G, Compan V, Charnay Y, Neve RL, Nestler EJ, Bockaert J et al. Frontocortical 5-HT4 receptors exert positive feedback on serotonergic activity: viral transfections, subacute and chronic treatments with 5-HT4 agonists. Biol Psychiatry 2005; 57: 918–925. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  22. Dusticier N, Nieoullon A. Comparative analysis of the effects of in vivoelectrical stimulation of the frontal cortex and g-butyrolactone administration on dopamine and dihydroxyphenylacetic acid (DOPAC) striatal contents in the rat. Neurochem Int 1987; 10: 275–280. | Article | PubMed |
  23. Franklin KBJ, Paxinos G. The mouse brain in stereotaxic coodinates. Academic press: San Diego, 1997.
  24. Conductier G, Dusticier N, Lucas G, Cote F, Debonnel G, Daszuta A et al. Adaptive changes in serotonin neurons of the raphe nuclei in 5-HT(4) receptor knock-out mouse. Eur J Neurosci 2006; 24: 1053–1062. | Article | PubMed |
  25. Robledo P, Balerio G, Berrendero F, Maldonado R. Study of the behavioural responses related to the potential addictive properties of MDMA in mice.Naunyn Schmiedebergs Arch Pharmacol 2004; 369: 338–349. | Article | PubMed |
  26. Brunner D, Buhot MC, Hen R, Hofer M. Anxiety, motor activation, and maternal-infant interactions in 5HT1B knockout mice. Behav Neurosci1999; 113: 587–601. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  27. Rocha BA, Fumagalli F, Gainetdinov RR, Jones SR, Ator R, Giros B et al. Cocaine self-administration in dopamine-transporter knockout mice. Nat Neurosci 1998; 1: 132–137. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  28. Scearce-Levie K, Viswanathan SS, Hen R. Locomotor response to MDMA is attenuated in knockout mice lacking the 5-HT1B receptor.Psychopharmacology (Berl) 1999; 141: 154–161. | Article | PubMed | CAS |
  29. Kristensen P, Judge ME, Thim L, Ribel U, Christjansen KN, Wulff BS et al. Hypothalamic CART is a new anorectic peptide regulated by leptin. Nature1998; 393: 72–76. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  30. Lucas JJ, Yamamoto A, Scearce-Levie K, Saudou F, Hen R. Absence of fenfluramine-induced anorexia and reduced c-Fos induction in the hypothalamus and central amygdaloid complex of serotonin 1B receptor knock-out mice. J Neurosci 1998; 18: 5537–5544. | PubMed | CAS |
  31. Holtkamp K, Hebebrand J, Herpertz-Dahlmann B. The contribution of anxiety and food restriction on physical activity levels in acute anorexia nervosa. Int J Eat Disord 2004; 36: 163–171. | Article | PubMed |
  32. Konttinen H, Silventoinen K, Sarlio-Lahteenkorva S, Mannisto S, Haukkala A. Emotional eating and physical activity self-efficacy as pathways in the association between depressive symptoms and adiposity indicators. Am J Clin Nutr 2010; 92: 1031–1039. | Article | PubMed |
  33. Steanovv TS, Vekova AM, Kurktschiev DP, Temelkova-Kurktschiev TS. Relationship of physical activity and eating behaviour with obesity and type 2 diabetes mellitus: Sofia Lifestyle (SLS) study. Folia Med (Plovdiv) 2011;53: 11–18. | Article | PubMed |
  34. Dignon A, Beardsmore A, Spain S, Kuan A. 'Why I won't eat': patient testimony from 15 anorexics concerning the causes of their disorder. J Health Psychol 2006; 11: 942–956. | Article | PubMed |
  35. van Kuyck K, Casteels C, Vermaelen P, Bormans G, Nuttin B, Van Laere K. Motor- and food-related metabolic cerebral changes in the activity-based rat model for anorexia nervosa: a voxel-based microPET study.Neuroimage 2007; 35: 214–221. | Article | PubMed |
  36. Vickers SP, Dourish CT, Kennett GA. Evidence that hypophagia induced by d-fenfluramine and d-norfenfluramine in the rat is mediated by 5-HT2C receptors. Neuropharmacology 2001; 41: 200–209. | Article | PubMed | ISI |
  37. Clifton PG, Lee MD, Somerville EM, Kennett GA, Dourish CT. 5-HT1B receptor knockout mice show a compensatory reduction in 5-HT2C receptor function. Eur J Neurosci 2003; 17: 185–190. | Article | PubMed |
  38. Kennett GA, Curzon G. Evidence that hypophagia induced by mCPP and TFMPP requires 5-HT1C and 5-HT1B receptors; hypophagia induced by RU 24969 only requires 5-HT1B receptors. Psychopharmacology (Berl) 1988;96: 93–100. | Article | PubMed |
  39. Ase AR, Reader TA, Hen R, Riad M, Descarries L.. Altered serotonin and dopamine metabolism in the CNS of serotonin 5-HT(1A) or 5-HT(1B) receptor knockout mice. J Neurochem 2000; 75: 2415–2426. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  40. Compan V, Daszuta A, Salin P, Sebben M, Bockaert J, Dumuis A. Lesion study of the distribution of serotonin 5-HT4 receptors in rat basal ganglia and hippocampus. Eur J Neurosci 1996; 8: 2591–2598. | Article | PubMed |
  41. Compan V, Segu L, Buhot MC, Daszuta A. Selective increases in serotonin 5-HT1B/1D and 5-HT2A/2C binding sites in adult rat basal ganglia following lesions of serotonergic neurons. Brain Res 1998; 793: 103–111. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  42. Doucet E, Pohl M, Fattaccini CM, Adrien J, Mestikawy SE, Hamon M. In situ hybridization evidence for the synthesis of 5-HT1B receptor in serotoninergic neurons of anterior raphe nuclei in the rat brain. Synapse1995; 19: 18–28. | Article | PubMed |
  43. Vilaro MT, Cortes R, Mengod G. Serotonin 5-HT4 receptors and their mRNAs in rat and guinea pig brain: distribution and effects of neurotoxic lesions. J Comp Neurol 2005; 484: 418–439. | Article | PubMed |
  44. Svenningsson P, Chergui K, Rachleff I, Flajolet M, Zhang X, El Yacoubi M et al. Alterations in 5-HT1B receptor function by p11 in depression-like states.Science 2006; 311: 77–80. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  45. Warner-Schmidt JL, Flajolet M, Maller A, Chen EY, Qi H, Svenningsson P et al. Role of p11 in cellular and behavioral effects of 5-HT4 receptor stimulation. J Neurosci 2009; 29: 1937–1946. | Article | PubMed | ISI |
  46. Malleret G, Hen R, Guillou JL, Segu L, Buhot MC. 5-HT1B receptor knock-out mice exhibit increased exploratory activity and enhanced spatial memory performance in the Morris water maze. J Neurosci 1999; 19: 6157–6168. | PubMed | ISI | CAS |
  47. Segu L, Lecomte MJ, Wolff M, Santamaria J, Hen R, Dumuis A et al. Hyperfunction of muscarinic receptor maintains long-term memory in 5-HT4 receptor knock-out mice. PLoS ONE 2010; 5: e9529. | Article | PubMed |
  48. Francis HM, Kraushaar NJ, Hunt LR, Cornish JL. Serotonin 5-HT4 receptors in the nucleus accumbens are specifically involved in the appetite suppressant and not locomotor stimulant effects of MDMA ('ecstasy').Psychopharmacology (Berl) 2011; 213: 355–63. | Article | PubMed |
  49. Pratt WE, Blackstone K, Connolly ME, Skelly MJ. Selective serotonin receptor stimulation of the medial nucleus accumbens causes differential effects on food intake and locomotion. Behav Neurosci 2009; 123: 1046–1057. | Article | PubMed |
  50. Francis HM, Kraushaar NJ, Hunt LR, Cornish JL. Serotonin 5-HT4 receptors in the nucleus accumbens are specifically involved in the appetite suppressant and not locomotor stimulant effects of MDMA ('ecstasy').Psychopharmacology (Berl) 2010; 213: 355–363. | Article | PubMed |
  51. Bankson MG, Cunningham KA. 3,4-Methylenedioxymethamphetamine (MDMA) as a unique model of serotonin receptor function and serotonin-dopamine interactions. J Pharmacol Exp Ther 2001; 297: 846–852. | PubMed | ISI | CAS |
  52. Geyer MA. Serotonergic functions in arousal and motor activity. Behav Brain Res 1996; 73: 31–35. | Article | PubMed | CAS |
  53. Baumann MH, Clark RD, Rothman RB. Locomotor stimulation produced by 3,4-methylenedioxymethamphetamine (MDMA) is correlated with dialysate levels of serotonin and dopamine in rat brain. Pharmacol Biochem Behav2008; 90: 208–217. | Article | PubMed |
  54. Doly S, Valjent E, Setola V, Callebert J, Herve D, Launay JM et al. Serotonin 5-HT2B receptors are required for 3,4-methylenedioxymethamphetamine-induced hyperlocomotion and 5-HT release in vivo and in vitroJ Neurosci 2008; 28: 2933–2940. | Article | PubMed | ISI |
  55. Colado MI, O'Shea E, Green AR. Acute and long-term effects of MDMA on cerebral dopamine biochemistry and function. Psychopharmacology (Berl)2004; 173: 249–263. | Article | PubMed | CAS |
  56. Jaworski JN, Kozel MA, Philpot KB, Kuhar MJ. Intra-accumbal injection of CART (cocaine-amphetamine regulated transcript) peptide reduces cocaine-induced locomotor activity. J Pharmacol Exp Ther 2003; 307: 1038–1044. | Article | PubMed | CAS |
  57. Yang SC, Shieh KR, Li HY. Cocaine- and amphetamine-regulated transcript in the nucleus accumbens participates in the regulation of feeding behavior in rats. Neuroscience 2005; 133: 841–851. | Article | PubMed | CAS |
  58. Hubert GW, Kuhar MJ. Colocalization of CART with substance P but not enkephalin in the rat nucleus accumbens. Brain Res 2005; 1050: 8–14. | Article | PubMed | CAS |
  59. Hubert GW, Manvich DF, Kuhar MJ. Cocaine and amphetamine-regulated transcript-containing neurons in the nucleus accumbens project to the ventral pallidum in the rat and may inhibit cocaine-induced locomotion.Neuroscience 2009; 165: 179–187. | Article | PubMed |
  60. Maldonado-Irizarry CS, Swanson CJ, Kelley AE. Glutamate receptors in the nucleus accumbens shell control feeding behavior via the lateral hypothalamus. J Neurosci 1995; 15: 6779–6788. | PubMed | CAS |
  61. Stratford TR, Kelley AE. Evidence of a functional relationship between the nucleus accumbens shell and lateral hypothalamus subserving the control of feeding behavior. J Neurosci 1999; 19: 11040–11048. | PubMed | ISI | CAS |
  62. Stratford TR, Swanson CJ, Kelley A. Specific changes in food intake elicited by blockade or activation of glutamate receptors in the nucleus accumbens shell. Behav Brain Res 1998; 93: 43–50. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  63. Verhagen LA, Luijendijk MC, de Groot JW, van Dommelen LP, Klimstra AG, Adan RA et al. Anticipation of meals during restricted feeding increases activity in the hypothalamus in rats. Eur J Neurosci 2011; 34: 1485–1491. | Article | PubMed |
  64. Heisler LK, Cowley MA, Tecott LH, Fan W, Low MJ, Smart JL et al. Activation of central melanocortin pathways by fenfluramine. Science 2002;297: 609–611. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  65. Heisler LK, Jobst EE, Sutton GM, Zhou L, Borok E, Thornton-Jones Z et al. Serotonin reciprocally regulates melanocortin neurons to modulate food intake. Neuron 2006; 51: 239–249. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  66. Aulakh CS, Hill JL, Wozniak KM, Murphy DL. Fenfluramine-induced suppression of food intake and locomotor activity is differentially altered by the selective type A monoamine oxidase inhibitor clorgyline.Psychopharmacology (Berl) 1988; 95: 313–317. | Article | PubMed |
  67. Heffner TG, Seiden LS. Possible involvement of serotonergic neurons in the reduction of locomotor hyperactivity caused by amphetamine in neonatal rats depleted of brain dopamine. Brain Res 1982; 244: 81–90. | Article | PubMed |
  68. Vickers SP, Benwell KR, Porter RH, Bickerdike MJ, Kennett GA, Dourish CT. Comparative effects of continuous infusion of mCPP, Ro 60-0175 and d-fenfluramine on food intake, water intake, body weight and locomotor activity in rats. Br J Pharmacol 2000; 130: 1305–1314. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  69. Doly S, Bertran-Gonzalez J, Callebert J, Bruneau A, Banas SM, Belmer A et al. Role of serotonin via 5-HT2B receptors in the reinforcing effects of MDMA in mice. PLoS ONE 2009; 4: e7952. | Article | PubMed |
  70. Dumuis A, Bouhelal R, Sebben M, Cory R, Bockaert J. A nonclassical 5-hydroxytryptamine receptor positively coupled with adenylate cyclase in the central nervous system. Mol Pharmacol 1988; 34: 880–887. | PubMed | CAS |
  71. Self DW, Genova LM, Hope BT, Barnhart WJ, Spencer JJ, Nestler EJ. Involvement of cAMP-dependent protein kinase in the nucleus accumbens in cocaine self-administration and relapse of cocaine-seeking behavior. J Neurosci 1998; 18: 1848–1859. | PubMed | ISI | CAS |
  72. Rogge G, Jones D, Hubert GW, Lin Y, Kuhar MJ. CART peptides: regulators of body weight, reward and other functions. Nat Rev Neurosci 2008; 9: 747–758. | Article | PubMed | ISI |
Top

Acknowledgements

We greatly appreciate the help of E. Nestler, and the advices of R. Hen. We thank C. Dantec for the open-field data, L. Forichon and F. Arnal for mouse breeding and, M. Valbrun for her help in editing the text. Part of this study has been financially supported by ANR (Agence National de la Recherche: ANR-MNP 2009, SERFEED).

Supplementary Information accompanies the paper on the Translational Psychiatry website

Requins et champs électriques

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/01/10/l-embryon-de-requin-etre-sensible_1815127_1650684.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

L'embryon de requin, être sensible

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 10.01.2013 à 15h32 • Mis à jour le 10.01.2013 à 18h35 Par Hervé Morin - ZOOLOGIE

Pour éviter un requiem prématuré, les embryons de requin bénéficient semble-t-il d'un sens très particulier qui leur sert à échapper aux prédateurs - et qu'ils utiliseront, à l'inverse, une fois adulte, pour détecter leurs proies.

Ce sens, c'est l'électroréception, la capacité de capter les champs électriques émis par l'activité des êtres vivant alentour. Rien là de réellement mystérieux : tout mouvement musculaire se traduit par un influx électrique, comme celui enregistré à l'électrocardiogramme, produit par les battements du coeur.

L'électrocardiographe du requin s'appuie sur les ampoules de Lorenzini. Ces pores situés sur la face des squales, reliés à leur système nerveux, leur permettent de ressentir d'infimes variations de la tension électrique dans leur environnement. Le rôle de ces ampoules, décrites au XVIIe siècle par un savant italien, n'a été clairement compris que dans les années 1960.

Une étude australienne, publiée dans la revue PLoS One, le 9 janvier, suggère que ces capteurs pourraient être opérationnels très tôt chez le requin bambou (Chiloscyllium punctatum), avant même sa naissance. Ryan Kempster, Nathan Hart et Shaun Collin (université d'Australie de l'Ouest, Crawley) ont montré que, chez cette espèce ovipare, les embryons encore dans leur oeuf - une capsule de collagène libérée dans le milieu marin - se figent immédiatement lorsqu'ils sont mis en présence d'un faible champ électrique.

Pour mettre en évidence ce comportement, l'équipe australienne a suspendu tour à tour, dans un aquarium, onze embryons à divers stades de développement. La surface de l'oeuf qui les emprisonnait a été préalablement grattée pour qu'il soit possible d'observer leurs réactions lorsque des champs électriques de diverses intensités étaient appliqués.

MÉCANISME DE DÉFENSE PASSIVE

Au stade 34 (proche de l'éclosion), les chercheurs ont constaté que les embryons répondaient à ce stimulus par un arrêt immédiat des mouvements des branchies, suivi d'un rapide enroulement de la queue autour du corps. Cette immobilité était maintenue jusqu'à ce que l'animal soit contraint de respirer de nouveau, mais par des mouvements réduits de branchies. Ce comportement était aussi présent à des stades plus précoces, mais n'était induit que par les champs électriques les plus puissants. Comme si le système électroréceptif était encore en cours de maturation.

En outre, les réponses les plus marquées "correspondaient aux signaux respiratoires naturels produits par leurs prédateurs potentiels", notent les chercheurs australiens, qui y voient le signe qu'il s'agit bien d'un mécanisme de défense passive. Ils constatent aussi que, soumis à des stimulations répétées, les embryons finissent par perdre leur comportement réflexe. Comprendre les mécanismes de cette habituation "pourrait être utile dans le développement de systèmes électriques de protection contre les requins", concluent-ils.

"Ces travaux sont très intéressants, car l'électroréception reste mal connue, note Sylvie Mazan, biologiste à la station biologique de Roscoff. Les poissons qui servent classiquement de modèles animaux ne sont guère étudiés sous cet angle." Son équipe travaille sur le développement précoce des requins en s'appuyant sur la roussette, pour laquelle une structure d'élevage et de collecte des oeufs et des embryons a même été mise en place. Une alternative, comme le requin bambou, à l'"aristocratie des modèles animaux", la mouche, la souris ou le poulet...

15/01/2013

Que risque-t-on à boire jeune ?

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Mickaël Naassila, professeur de physiologie à l’Université Jules Vernes de Picardie et directeur d’une unité Inserm, explique, dans La Croix, que « (…) consommé à très forte dose sur un délai relativement court, l’alcool peut être directement mortel ».

Il ajoute : « L’alcool est un des ‘‘meilleurs’’ dépresseurs du système nerveux central. Et à des doses très élevées, il éteint littéralement l’activité cérébrale et peut entraîner le décès ».

La Croix et Le Quotidien du pharmacien reviennent sur l’étude publiée par l’équipe de Mickaël Naassila, dans la revue Neuropharmacology, qui montre que « les ivresses répétées à l’adolescence augmentent, à l’âge adulte, le risque de vulnérabilité face à l’alcool » (cf synthèse de presse du 4 janvier).

Le Quotidien du pharmacien, 14/01, La Croix, 15/01

Brève : Que risque-t-on à boire jeune ?

--------------

4/1/2013

La consommation excessive d’alcool tôt dans l’adolescence rend plus vulnérable 

L’AFP rend compte d’une étude menée sur le rat par une équipe de l’Inserm et publiée dans la revue Neuropharmacology, qui montre que « la consommation excessive d’alcool durant la première partie de l’adolescence rend ensuite plus vulnérable face à l’alcool ».

L’équipe du Pr Mickael Naassila, directeur du Groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances (GRAP), à Amiens, a imité, dans cette étude, chez le « rat adolescent » (âgé de 30 à 40 jours) des situations de « binge drinking » (consommations massives, rapides et ponctuelles d’alcool).

Ces résultats confirment l’observation faite chez l’homme « où les sujets exposés précocement (entre 13 et 16 ans) ont deux fois plus de risque de devenir dépendants à l’alcool par rapport aux personnes exposées à l’alcool plus tardivement (entre 17 et 21 ans) », indique l’agence de presse.

L’équipe du Pr Naasila a constaté une « modification à long terme » de la réactivité du « noyau accumbens », qui est la structure clé de l’addiction à l’alcool dans le cerveau, ajoute l’AFP.

AFP, 03/01

Evaluation des OGM en Europe

communiqué :

Evaluation des OGM en Europe : le gouvernement français a l’occasion de montrer sa détermination 


PARIS, le 14 janvier 2013 -


Dans une lettre ouverte envoyée le 8 janvier 2013, onze associations françaises - les Amis de la Terre, l'APSODA, la Confédération Paysanne, le CRIIGEN, la FNAB, FNE, Générations futures, le GIET, Greenpeace, Nature et Progrès et l'Union Nationale de l’Apiculture Française - demandent au gouvernement français de réaffirmer avec force la décision du Conseil européen de 2008 de renforcer l'évaluation des OGM avant autorisation. Pour cela, le Gouvernement doit s'opposer au projet de règlement proposé par la Commission et obtenir, au minimum, une rédaction claire quant au caractère obligatoire des analyses de toxicologie et d'alimentarité. 

(voir le texte complet dans le fichier pdf)

OGM 14:1:13.pdf

sur le même sujet :

Appel de Poitiers à l'Anses.pdf

Non aux lois Monsanto 23 11 2012.pdf

09/01/2013

Alerte OGM : Procès d'un faucheur en Belgique

faucheurs.png

voir le fichier joint :

procès_Belgique-150113.pdf