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02/07/2012

Mise en chantier d'un nouveau réacteur nucléaire du type Superphénix

Voir aussi la note du 27/6/2012 sur ce blog :

Nucléaire : les cinq questions qui fâchent

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/30/couleuvres-a-neutrons_1727403_3244.html

Couleuvres à neutrons 

LE MONDE | 30.06.2012 à 16h53 • Mis à jour le 30.06.2012 à 16h53

Le 19 juin 1997, le premier ministre, Lionel Jospin, annonçait la fermeture du surgénérateur Superphénix. Le 26 juin 2012, aucun ministre du gouvernement socialo-écologiste n'a annoncé la signature d'un contrat pour construire un surgénérateur à Marcoule. Il est donc revenu au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et à Bouygues Construction d'informer de leur accord pour concevoir le prototype Astrid, réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium. Le rejeton de Superphénix aura une puissance de 600 mégawatts, ce qui est une échelle industrielle. Il s'agit, écrit le CEA, du "développement d'une filière de réacteur à neutrons rapides". Par une délicate attention, les études sont censées s'achever en 2017, terme du mandat présidentiel de M. Hollande, avant une "mise en service à l'horizon 2020".

On se souvient peut-être qu'en novembre 2011, le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ont signé un "accord national de majorité". Le texte comprenait la phrase : "Aucun nouveau projet de réacteur ne sera initié." En bon français, cela voudrait dire que rien ne sera enseigné à ces projets mais, enfin, la langue a évolué, et maintenant "initier" signifie, indique le dictionnaire Larousse,"Mettre en route, prendre l'initiative d'un processus".

La "conception du prototype" était prévue dans une loi de 2006 et dans une convention entre l'Etat et le CEA signée en 2010. On peut donc juger que l'accord de collaboration s'inscrit dans le déroulement d'un processus déjà "initié". Mais cet accord de collaboration n'est-il pas une "mise en route" ? Auquel cas, il s'agit bien "d'initier" un projet de réacteur.

Au demeurant, la matière doit être appréciée au regard de l'esprit du texte signé par le PS et EELV. Le lancement d'Astrid ne pouvait-il pas attendre ? La nouvelle ministre chargée de l'énergie, Delphine Batho, nommée le 21 juin, a-t-elle été informée par le CEA, avant sa signature le 26 juin, de cet accord aux conséquences évidemment politiques ? EELV juge-t-il qu'il ne s'agit pas là de "l'initiation d'un projet de réacteur" ?

Le député (EELV) Denis Baupin découvre l'affaire. Il réagit : "Il est surprenant de lancer un tel chantier avant qu'ait eu lieu le grand débat annoncé sur la transition énergétique. C'est comme si l'on en anticipait les résultats."

Les biologistes s'interrogent : combien de couleuvres un organisme peut-il avaler avant de se sentir vraiment mal ?

kempf@lemonde.fr

Hervé Kempf

27/06/2012

Amiante/Eternit : la Cour de cassation a décidé de maintenir les poursuites à l’encontre de cinq responsables

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

La Cour de cassation donne une nouvelle orientation au procès de l’amiante
Dans le procès de l’amiante, la Cour de cassation a décidé, hier, de maintenir les poursuites à l’encontre de cinq responsables d’Eternit (fabricant de matériaux de construction).

Un jugement à l’inverse de celui prononcé par la cour d’appel de Paris, qui avait annulé les mises en examens des cinq responsables d’Eternit poursuivis pour « homicides et blesssures involontaires ». Dans une analyse du jugement, un magistrat a déclaré que « les condamnations très sévères prononcées par la justice italienne en février à l’encontre de deux dirigeants d’Eternit ont sans doute changé la donne ». Par cette décision, les juges ouvrent la voie à un procès pénal.

La Croix note que l’amiante est en cause dans 10 à 20% des cancers du poumons et pourrait engendrer 10 000 décès d’ici à 2025.

(La Croix, 27/06)

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/La-Cour-de-cassation-ouvre-la-voie-a-un-proces-de-l-amiante-_EP_-2012-06-26-823626

La Cour de cassation ouvre la voie à un procès de l’amiante

La juridiction suprême a décidé mardi 26 juin de maintenir les poursuites à l’encontre de cinq responsables de l’entreprise Eternit, le groupe d’amiante-ciment.

Une victoire pour les victimes, qui réclament depuis des années la tenue d’un procès pénal.

« Les malades vont reprendre espoir ! », se félicite Me Michel Ledoux, l’avocat des victimes de l’amiante. Le moral des intéressés était en effet en berne depuis le 16 décembre 2011, date à laquelle la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait annulé les mises en examen de cinq responsables d’Eternit poursuivis pour « homicides et blessures involontaires ». En cassant cette décision, les juges ouvrent la voie à un futur procès pénal.

Retour sur le dernier épisode d’un marathon judiciaire entamé il y a quinze ans : en fin d’année dernière, la chambre de l’instruction annule les mises en examen des responsables d’Eternit pour deux raisons. D’abord du fait de « l’absence de spécification » des textes invoqués lors de l’instruction. « Les juges avaient alors estimé que les textes portant sur l’exposition à l’amiante n’étaient pas assez précis et, en conséquence, que les mis en examen ne savaient pas exactement pourquoi ils étaient poursuivis », explique une source proche du dossier. Un argument balayé hier par les juges de cassation.

Les responsables d’Eternit avaient par ailleurs affirmé que rien ne démontrait que les victimes de l’amiante avaient contracté leur maladie lorsqu’ils étaient à la tête de l’entreprise. « Dans les affaires de santé publique, nous nous heurtons toujours à cette question : quand l’affection a-t-elle été contractée ? », concède l’un des avocats des victimes, Me Emmanuel Piwnica. La Cour de cassation n’a pas tranché ce point précis, renvoyant cette épineuse question devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

LA COUR DE CASSATION FAIT NAÎTRE UN NOUVEL ESPOIR

Il lui restait à se prononcer sur la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par les avocats de victimes de l’amiante. Et là encore, elle leur a donné gain de cause, rappelant qu’il était contraire au droit de retirer un dossier à un juge d’instruction – en l’occurrence, Marie-Odile Bertella-Geffroy – sans tenir une audience contradictoire sur le sujet. 

La juge devrait donc à nouveau hériter du dossier. « C’est une très bonne nouvelle car, depuis toutes ces années, elle le connaît sur le bout des doigts », ajoute Michel Ledoux.

En clair, alors que la cour d’appel de Paris avait donné un sérieux coup de frein à l’enquête, la Cour de cassation fait naître un nouvel espoir chez les victimes. « Les condamnations très sévères prononcées par la justice italienne en février à l’encontre de deux dirigeants d’Eternit  (1) ont sans doute changé la donne », décrypte un magistrat.

Interdite en France en 1997, l’amiante est jugée responsable de 10 à 20 % des cancers du poumon et pourrait provoquer 100 000 décès d’ici à 2025, selon les autorités sanitaires.

(1) La justice italienne a condamné deux responsables de l’entreprise à seize ans de prison.

MARIE BOËTON

26/06/2012

Pour un droit de non-réception des messages publicitaires !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/26/la-publicite-peut-avoir-des-effets-nocifs-sur-la-societe_1724489_3232.html

La publicité peut avoir des effets nocifs sur la société

Procès des Déboulonneurs de pub : et la liberté de (non) réception ?

Le Monde.fr | 26.06.2012 à 12h40 • Mis à jour le 26.06.2012 à 12h40

Par Guillaume Dumas, Mehdi Khamassi, Karim Ndiaye, Yves Jouffe, Luc Foubert et Camille Roth, chercheurs en sciences cognitives et sociales

"Il serait inique que des barbouilleurs animés par un esprit civique de dépollution des images soient poursuivis et condamnés, alors que tant  d'ignominies dues à la recherche du profit maximum sont tolérées." Edgar Morin.

Le 3 avril, huit personnes du collectif "les Déboulonneurs" comparaissaient à la chambre d'appel correctionnelle de Paris pour avoir barbouillé des panneaux publicitaires. Lors du procès, le réquisitoire du procureur a largement reposé sur l'argument d'une atteinte à la liberté d'expression des annonceurs. Le jugement devant être rendu mardi 26 juin, il nous est apparu urgent de rappeler les éléments montrant que la publicité, par ses mécanismes mêmes, porte atteinte à certaines libertés de l'individu et qu'elle peut avoir des effets nocifs sur la société en termes de santé publique (surcharge cognitive, stress, obésité...). 

Les sciences cognitives et sociales (neurosciences, psychologie et sociologie notamment), disciplines dont nous relevons, tendent à montrer que la publicité biaise nos comportements les plus automatiques, y compris de façon inconsciente. Et si l'émergence des techniques d'exploration du cerveau nous permettent de mieux comprendre ces mécanismes, nous voulons montrer ici que ces nouvelles connaissances et leur appropriation par le domaine publicitaire (en particulier via le neuromarketing) requièrent un débat le plus large possible sur la présence de la publicité dans l'espace public.

INFLUENCE DE LA PUBLICITÉ SUR NOTRE COMPORTEMENT ET NOTRE CERVEAU

Rappelons tout d'abord l'origine historique de la publicité. Le premier grand saut technique s'opère au début du XXe siècle, en passant d'une simple répétition mécanique du message à une méthodologie élaborée de persuasion des masses. L'un des principaux pionniers de cette "manufacture du consentement" s'appelle Edward Bernays et n'est autre  que le neveu de Freud. Il décide d'utiliser les découvertes de la psychanalyse pour parvenir à une "manipulation consciente, intelligente des opinions et des habitudes" par des "chefs invisibles" (The Century of the Self, 2002). L'exemple le plus frappant de cette nouvelle démarche publicitaire est la  diffusion dans la presse de photos de jeunes femmes belles, modernes et indépendantes, fumant des cigarettes appelées "torches de la liberté". En incitant les femmes à fumer à une époque où ce comportement était réprouvé, Bernays se vanta d'avoir doublé la taille du marché potentiel de l'industrie du tabac !

Grâce à l'imagerie cérébrale, les neuroscientifiques ont récemment commencé à s'intéresser à l'effet de l'image de marque d'un produit sur nos cerveaux. Dans ce contexte, on se focalise sur le système de récompense, un ensemble de régions du cerveau évolutionnairement très ancien. Ce système fait interagir émotions et prises de décision de telle sorte que ces dernières échappent à la rationalité pure.Il se révèle aussi très sensible à certains signaux de notre environnement qui peuvent influencer nos comportements même quand ils ne sont pas perçus consciemment (ce dont on peut s'assurer en laboratoire).

partir de ces connaissances, une équipe de chercheurs américains a comparé l'activité cérébrale du système de récompense chez des individus invités à goûter deux marques de sodas. Lorsque le test se fait en aveugle, les deux marques de boissons sont autant appréciées l'une que l'autre et activent le système de récompense de façon équivalente. Par contre, lorsque les étiquettes sont rendues visibles, l'un des deux sodas active soudainement beaucoup plus le système de récompense et est préféré par la majorité. Cette étude fut la première à montrer par la mesure de l'activité cérébrale comment l'image de marque construite par la publicité peut biaiser les préférences des consommateurs.

Depuis lors, les études visant à mesurer ces préférences au moyen de l'imagerie cérébrale se sont multipliées sous la bannière de ce que l'on appelle le neuromarketing. Jusqu'à présent, cette approche a essentiellement cherché à calibrer le message publicitaire de façon à activer le plus possible le système de récompense. Bien que le neuromarketing  soit aujourd'hui vivement critiqué pour son absence de rigueur scientifique, il pourrait devenir, avec les progrès des neurosciences, un véritable outil d'ingénierie publicitaire.

ENJEUX SANITAIRES DE LA PUBLICITÉ À GRANDE ÉCHELLE

Le ciblage de notre système de récompense par la publicité doit aussi être considéré en termes de santé publique. On sait que le système de récompense est plus vulnérable chez certains individus. Les personnes souffrant d'obésité par exemple voient leur système de récompense activé de façon anormale par des images de nourriture ultra-calorique. La publicité exploite leur vulnérabilité et renforce leurs comportements de surconsommation. Les enfants ayant un système nerveux encore en développement sont aussi très sensibles à la publicité. Sur la base de multiples études issues des plus grands journaux médicaux, l'Agence de l'alimentation britannique demande, pour ces mêmes raisons, que "les enfants aient le droit de grandir à l'abri des pressions commerciales, lesquelles encouragent la consommation d'une nourriture trop riche, trop sucrée et trop salée qui fait courir un risque pour la santé actuelle et future des enfants".

Les estimations menées aux Etats-Unis montrent ainsi que l'obésité infantile pourrait être réduite de près d'un tiers en régulant mieux la publicité des produits alimentaires. Plus généralement, on sait maintenant que la dérégulation du système de récompense accompagne de nombreux troubles psychologiques et psychiatriques. Dans l'attente de travaux scientifiques évaluant l'effet de la publicité sur les populations à risque, il nous semble indispensable d'en appeler au principe de précaution pour réguler les messages commerciaux à destination de nos concitoyens les plus fragiles.

ENJEUX ÉTHIQUES DE LA PUBLICITÉ AU XXIE SIÈCLE

Tous ces éléments révèlent que ce qui est en jeu s'avère beaucoup plus complexe que la simple liberté d'expression invoquée pour le publicitaire. Or cette liberté-là ne va sans une autre liberté complémentaire de la première : la liberté de non-réception. Il s'agit de garantir à chaque citoyen le droit de choisir où et quand il souhaite accéder à de l'information publicitaire. Ceci pour lui permettre de se protéger de son influence ou simplement de se reposer de la surcharge d'information. Selon les estimations, les enfants sont exposés quotidiennement à plusieurs dizaines de spots publicitaires, voire plusieurs milliers aux Etats-Unis. Face à ce bombardement quotidien, la liberté de non-réception des citoyens doit être assurée, en particulier dans l'espace public. L'Etat se doit en effet d'y être le garant de la neutralité commerciale autant que de la sureté psychologique de tout un chacun.

Or, selon nous, les évolutions récentes sont inquiétantes. Par exemple, les usagers du métro parisien auront pu constater le remplacement progressif des affichages sur papier par de très larges écrans plats. Cette technologie exploite le fait que toute image en mouvement dans la périphérie du champ visuel capture automatiquement l'attention de l'individu. Cette réaction automatique, héritage de notre évolution au cours de laquelle le danger pouvait surgir sans prévenir, s'accompagne d'une augmentation du niveau d'alerte et de stress qui favorise la mémorisation du message. En outre, l'intégration dans ces écrans de capteurs mesurant l'intensité du regard peut transformer, à leur insu, les passants en cobayes d'expérimentation publicitaire à grande échelle.

Nous déplorons que les usagers des transports n'aient pas été consultés, ni même informés, de cette évolution qui touche directement leur environnement visuel et entraîne la collecte d'informations sur leur comportement. A cela s'ajoutent les dizaines de milliers d'enquêtes d'opinion que les régies publicitaires ont déjà accumulées (depuis leur apparition, dans les années 1960). Ce traçage prend aujourd'hui un essor sans précédent avec le développement des technologies numériques (puces RFID des badges en tout genre, GPS des smartphones, réseaux sociaux omniprésents, etc.). Aujourd'hui ce "temps de cerveau disponible", profilé et géolocalisé est vendu au prix fort par les afficheurs : la diffusion d'un message publicitaire est quantifiée en Occasion de voir (ODV), facturée à l'unité entre 0,1 et 0,7 euro.  Ainsi une personne vivant en Ile-de-France rapporte une cinquantaine d'euros par jour à l'industrie publicitaire, sans même le savoir.

En l'absence de débat citoyen, le politique cède trop facilement aux pressions des annonceurs et afficheurs, réclamant toujours moins d'entraves pour faire davantage de profits. Ainsi, loin d'en limiter la présence dans l'espace public, la loi du 12 juillet 2010 issue du Grenelle de l'environnement laisse place, selon le ministère lui-même, à "un développement important de secteurs comme ceux du micro-affichage, des bâches, des dispositifs innovants, des publicités sur aéroports ou gares [...], permettant d'envisager une progression de 10 à 30 % des chiffres d'affaires des entreprises investissant dans ces domaines d'activité".

SOLUTIONS ET ALTERNATIVES

Pourtant, réduire la place de la publicité dans l'espace public n'est pas une simple revendication idéaliste. En 2006, le conseil municipal de la ville de Sao Paulo a voté à une quasi-unanimité une loi "Ville propre" bannissant tout affichage publicitaire dans l'espace public. Cinq ans après son entrée en vigueur, un sondage montre que 70 % des résidents de Sao Paulo ont trouvé les effets de cette loi bénéfiques.

Devant les enjeux révélés par les dernières avancées scientifiques, nous souhaitons encourager toute démarche de régulation du système publicitaire actuel et en premier lieu dans l'espace public. En barbouillant des publicités, le collectif des Déboulonneurs a osé un acte de désobéissance civile afin d'être entendu par la collectivité et de pousser le politique à accepter une ré-ouverture du débat. A travers eux, c'est la liberté de non-réception des citoyens que nous devons défendre.

 

Guillaume Dumas est chercheur à la Florida Atlantic University ;

Mehdi Khamassi est chercheur au CNRS ;

Karim Ndiaye est chercheur à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière ;

Yves Jouffe est chercheur à l'université Paris-Est ;

Luc Foubert est docteur de l'Université Pierre et Marie Curie-Paris-VI ;

Camille Roth est chercheur au CNRS.

Les auteurs remercient Célya Gruson-Daniel pour son aide.

Guillaume Dumas, Mehdi Khamassi, Karim Ndiaye, Yves Jouffe, Luc Foubert et Camille Roth, chercheurs en sciences cognitives et sociales

24/06/2012

Les effets transgénérationnels du bisphénol A

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les effets transgénérationnels du bisphénol A


Une étude, menée par la biologiste Jennifer Wolstenholme (université de Virginie, Etats-Unis), qui doit être rendue publique dans la revue Endocrinology, rend compte du caractère transgénérationnel chez les souris des troubles comportementaux liés au bisphénol A (BPA).

Cette constatation est valable même à « des niveaux d’exposition très faibles, comparables aux concentrations de BPA retrouvées dans la plus grande part de la population humaine occidentale ».

Les travaux révèlent que « l’altération du comportement social des rongeurs persiste jusqu’à la quatrième génération ».

Le pharmaco-toxicologue Robert Barouki, professeur de l’université Paris-Descartes et directeur de l’unité 747 de l’Inserm, commente dans le journal les travaux américains :

« Ces études transgénérationnelles sont très difficiles à mener. Mais les auteurs ont ici mené leurs expériences sur un nombre suffisant d’animaux, plus d’une dizaine, et les effets comportementaux semblent assez nets ».

 

(Le Monde, 22/06)

19/06/2012

L'eau du robinet, les médicaments, l'autisme

lu sur :

http://www.lepoint.fr/sante/les-antidepresseurs-responsab...

Les antidépresseurs, responsables de l'autisme ?

Le Point.fr - Publié le 12/06/2012 à 09:22 - Modifié le 12/06/2012 à 09:49  

Des résidus de psychotropes présents dans l'eau du robinet pourraient être responsables du déclenchement de la maladie. 

Prendre des antidépresseurs durant la grossesse multiplierait par quatre les risques d'autisme chez les enfants. Partant de cette récente étude, des chercheurs américains ont voulu savoir si les très faibles concentrations de psychotropes retrouvés dans l'eau potable pouvaient aussi affecter le développement du foetus. Ils ont ainsi soumis des poissons d'eau douce à un mélange d'anti-épileptiques et d'antidépresseurs courants à de très faibles doses (Prozac et Effexor). À l'issue de l'expérience, ils ont constaté que pas moins de 324 gènes, associés à l'autisme humain, étaient altérés par ces petites doses de médicaments ! Les poissons exposés aux antidépresseurs avaient aussi tendance à paniquer et se comportaient différemment des poissons témoins non exposés.

En France, 25 % de l'eau du robinet contient des résidus de médicaments

La France reste l'un des plus gros producteurs de médicaments en Europe et 20 millions de Français consomment des antidépresseurs. Il était donc logique que l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) réalise une vaste enquête pour faire le point sur la présence de résidus de médicaments dans l'eau. Les chiffres sont édifiants et montrent que 25 % des eaux analysées contiennent des traces de médicaments. Les psychotropes sont très nettement présents avec notamment la carbamazépine, molécule utilisée pour traiter l'épilepsie et la régulation de l'humeur, dont la France produit 40 tonnes par an ! Un peu anxieux ? Vous pourrez aussi trouver votre remède dans l'eau courante avec l'oxazépam, une molécule utilisée dans des anxiolytiques commercialisés sous les noms de Seresta® ou Sigacalm® et Serax®) ! Mais comment ces charmantes molécules arrivent-elles jusqu'à notre robinet ? Tout simplement via les urines ou les selles humaines évacuées dans les eaux domestiques ou à travers les rejets de l'industrie chimique et pharmaceutique ou encore les hôpitaux (qui sont paradoxalement la source la plus importante de pollution). Malheureusement, les stations de traitement ne sont souvent pas assez efficaces pour l'élimination totale de ces résidus. Aujourd'hui, les femmes enceintes ont donc tout intérêt a être prudentes dans le choix de leur boisson en se renseignant sur la qualité de l'eau dans leur région, en optant pour des systèmes de filtres efficaces ou en choisissant une eau en bouteille (idéalement sous verre en raison des polluants présents dans le plastique).

L'autisme, nouvelle maladie de la pollution ?

Les cas d'autisme et les troubles du comportement de l'enfant ne cessent d'inquiéter. Combien sont réellement touchés ? Difficile d'avoir une estimation exacte car les critères d'évaluation varient d'un pays à l'autre. Alors qu'en France on évoque une prévalence de l'autisme chez 2 enfants sur 1 000, aux États-Unis ce serait 1 enfant sur 100, tandis que les Coréens évoquent même un enfant sur 38 ! Une chose est certaine, l'ampleur de la maladie devient inquiétante et les cas auraient été multipliés par trente entre 1980 et 2000 aux États-Unis et en Grande-Bretagne

Cette maladie débute vers l'âge de deux ans avec une absence ou un retard du développement du langage parlé, avec souvent des mouvements répétitifs, une absence de contact visuel et un isolement social. Plus largement, les troubles du comportement de l'enfant englobent aussi l'hyperactivité, la dysphasie, la dyslexie, l'épilepsie, l'anorexie, la boulimie, les troubles obsessionnels compulsifs. Si les études se multiplient pour mieux comprendre l'autisme, celles pointant du doigt des causes environnementales sont de plus en plus nombreuses : pesticides, mercure, dioxines, PCB, vaccination sont ainsi tour à tour évoqués. L'explosion des cas d'autisme coïncide étrangement avec la montée en flèche de la pollution environnementale. L'autisme pourrait bien être finalement une maladie de notre siècle. Et sans doute une maladie environnementale.

12/06/2012

Les vernis à ongles contiennent trop de polluants nocifs

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le rapport du système d’alerte rapide pour les produits dangereux non alimentaires (Rapex) établi par la Commission européenne souligne que les vernis à ongles « ne sont pas sans risque pour la santé car ils contiennent trop de polluants nocifs », indique Aujourd’hui en France
Frédéric Vincent, porte-parole des questions de consommation à la Commission européenne, souligne : « Les phtalates interdits sont les substances le plus souvent identifiées dans ces produits (…) »
Yannick Vicaire, chimiste-environnementaliste au Réseau santé-environnement, explique : « Le formaldéhyde est un cancérigène et les phtalates sont toxiques pour la reproduction (…) »

11/06/2012

Dyslexie sévère : une méthode simple pour apprendre à lire

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Une étude franco-italienne menée par Marco Zorzi et Johannes Ziegler, publiée le 4 juin dans la revue Proceedings of the National Academy of Science (PNAS), a découvert que « l’espacement des lettres d’un mot et des mots dans un texte permet à des enfants dyslexiques de lire 20% plus vite avec deux fois moins d’erreurs », rapporte l’édition Science & techno du Monde.

Les chercheurs ont testé, avec succès, cette méthode sur 94 enfants âgés de 8 à 14 ans avec une dyslexie sévère.

(Le Monde, édition Science & techno, 09/06)

07/06/2012

Cancer : quelques avancées

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/06/04/cancer-les-avancees-annoncees-au-colloque-de-chicago_1712120_1651302.html

Cancer : les avancées annoncées au congrès de Chicago

L'American Society of Clinical Oncology tient le plus grand congrès mondial sur le cancer, du 1er au 5 juin. Le point sur les découvertes annoncées.

Par Valentine Pasquesoone (avec agences)

Depuis le 1er juin, et jusqu'à mardi, la 48e conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) réunit plus de 30 000 cancérologues, chercheurs et représentants de firmes pharmaceutiques à Chicago, dans l'Illinois, à l'occasion d'un congrès mondial sur le cancer.

Cette conférence a débuté le jour même de la publication par la revue médicale britannique The Lancet Oncology d'une étude anticipant une augmentation de 75 % des cas de cancers dans le monde d'ici à 2030, cette hausse atteignant 93 % dans les pays les plus pauvres. Le nombre de morts par cancer serait ainsi de 13,2 millions en 2030, contre 7,6 millions en 2008.

Selon les résultats du docteur Freddie Bray, l'auteur principal de cette étude, l'évolution concerne surtout les cas de cancers colorectaux, du sein, de la prostate et du poumon pour les femmes. Les cancers du col de l'utérus et du foie devraient quant à eux diminuer. Alors que la principale conférence mondiale sur le cancer touche à sa fin, retour sur les grandes conclusions qui y ont été présentées, depuis le samedi 2 juin.

  • Cancer de la prostate : un nouveau traitement prometteur

Un nouveau traitement, commercialisé sous le nom de Zytigaretarderait le développement de la douleur et la détérioration de l'état de santé du malade, chez près de 60 % des hommes ne répondant plus aux thérapies hormonales, et n'étant pas encore traités avec de la chimiothérapie, selon un essai clinique présenté samedi lors de la conférence. Il a été mené auprès de 1 088 hommes dont le cancer de la prostate avait été diagnostiqué cinq ans auparavant en moyenne.

Dans le groupe traité avec du Zytiga, les malades ont eu un répit d'environ seize mois avant que leur cancer métastasé n'empire de nouveau. Traité sans Zytiga, l'autre groupe n'a eu que 8,3 mois de répit, selon le docteur Charles Ryan, professeur de médecine clinique à l'université de Californie à San Francisco, et principal auteur de cette étude.

"Ce médicament prolonge des vies et donne aux malades plus de temps durant lequel ils ne ressentent pas de douleur résultant de la progression du cancer", a-t-il expliqué. Johnson et Johnson, qui commercialise le médicament, estime que ce traitement améliore le taux de survie de 33 %, soit neuf mois. Les conclusions finales de l'essai ne devraient être présentées qu'en 2014 mais déjà, le médicament "pourrait être utilisé à des stades plus précoces du cancer de la prostate, et prescrit à un plus grand nombre de patients", a estimé Charles Ryan.

Une étude, publiée le 16 mai par l'American Society of Clinical Oncology, montrait que le Zytiga permettait d'éliminer totalement ou en grande partie la tumeur aux premiers stades du développement, chez des hommes atteints d'une forme de cancer de la prostate aux risques de propagation très élevés. Aujourd'hui, seul un tiers des hommes guérit complètement de ce cancer, selon l'ASCO. En France,71 000 nouveaux cas de cancers de la prostate ont été diagnostiqués en 2011, selon l'Institut national du cancer, et 8 700 hommes sont décédés des suites de cette maladie. 

  • Une percée dans la thérapie contre le cancer du sein 

Présenté dimanche lors de la conférence, l'Emilia, un essai clinique concluant, auxquelles 1 000 femmes ont participé, a montré l'efficacité et la moindre nocivité d'une thérapie expérimentale contre les cancers avancés du sein, cas les plus fréquents de cancer chez les femmes en France avec 53 000 nouveaux cas et 11 500 décès en 2011.

Selon des cancérologues, cette percée dans la thérapie signale l'émergence d'une nouvelle classe d'armes anticancer ciblées. Ce traitement "est moins toxique et plus efficace que ses équivalents", a déclaré le docteur Clifford A. Hudis, spécialiste du cancer du sein, interrogé par le New York Times"Combien de fois obtenons-nous cela ?", s'est-elle exclamé.

Cette nouvelle thérapie, appelée T-DM1, a permis un gain de survie "absolue" de 3,2 mois sans progression du cancer, soit 9,6 mois, en comparaison à 6,4 mois dans le groupe témoin. Deux ans après le début de la thérapie, 65,4 % des patientes traitées avec le T-DM1 étaient encore en vie, contre 47,5 % chez les autres. Toutes étaient atteintes d'un cancer HER2-positif, des tumeurs très agressives qui représentent près d'un cancer du sein sur cinq.

"Pour les patientes souffrant d'un cancer du sein métastasé, ce nouveau traitement représente une percée", a déclaré le docteur Kimberly Blackwell, professeure de médecine au centre sur le cancer de l'université Duke en Caroline du Nord, auteure principale de cette étude. "En tant que médecin traitant un grand nombre de patientes atteintes d'un cancer du sein, je suis heureuse de voir que ce traitement a très peu de toxicité."

Le groupe pharmaceutique Roche, qui développe ce nouveau traitement par l'intermédiaire de sa firme américaine Genentech, espère obtenir l'accord des autorités des médicaments aux Etats-Unis et en Europe dans les prochains mois, pour pouvoir commercialiser ce nouveau traitement. Il a eu récemment l'accord de la Food and Drug Administration (FDA), pour examiner une demande de mise sur le marché du T-DM1 selon une procédure accélerée.

En parallèle, ajoute le New York Times, une étude présentée lors de la conférence a montré que l'Abraxane, médicament dont une dose coûte plusieurs milliers de dollars, n'est pas plus efficace que le Paclitaxel, un traitement générique beaucoup moins cher, dans le ralentissement de la progression du cancer du sein métastasé.

  • Cancer de l'ovaire : un cocktail anticancer bloque la progression

Comme pour le cancer de la prostate, des traitements retardant la propagation du cancer de l'ovaire ont été présentés samedi, lors de la conférence de l'ASCO à Chicago. Une étude clinique, réalisée sur 361 patientes, montre que la combinaison d'une chimiothérapie classique avec de l'Avastin - qui empêche la formation de vaisseaux sanguins nourriciers sur la tumeur - multiplie par deux la durée moyenne sans progression du cancer ni décès, chez les femmes résistant à la chimiothérapie traditionnelle, à base de platine.

"C'est la première fois que l'on parvient à améliorer de façon significative la survie de patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire avec une thérapie combinée", a déclaré le docteur Eric Pujade Lauraine, professeur de médecine à l'université deParis Descartes, à la tête du Groupe des investigateurs nationaux pour l'étude des cancers ovariens (Gineco). Selon lui, ce cocktail anticancéreux offrirait "une nouvelle option de traitement à 20 % des femmes" résistant à la chimiothérapie traditionnelle.

Chaque année, on diagnostique environ 4 500 nouveaux cas de cancers ovariens en France, selon l'Institut Curie, et 230 000 femmes sont diagnostiquées d'un cancer de l'ovaire tous les ans dans le monde. Jusqu'à 70 % d'entre elles décèdent dans les cinq ans après le diagnostic. 

  • Deux nouveaux traitements efficaces contre le mélanome

Deux nouveaux agents, le Dabrafenib et le Trametinib, des traitements anticancéreux ciblés mis au point par la firme pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline, se sont montrés très prometteurs au cours de deux études cliniques présentées lundi à Chicago, en comparaison avec une chimiothérapie classique.

Selon ces essais, menés sur 250 participants, le Dabrafenib, qui cible le gène mutant BRAF, réduit de 70 % le risque de progression du mélanome chez les patients, permettant un répit de 5,1 mois, contre seulement 2,7 mois pour ceux traités par chimiothérapie. Le docteur Hauschild, professeur de dermatologie à l'hôpital universitaire de Keil en Allemagne, a affirmé que les patients soignés avec le Dabrafenib avaient subi peu d'effets secondaires graves de la peau.

Le Trametinib, de son côté, neutralise la protéine MEK qui contribue à la croissance de la tumeur, et qui fait partie du même mécanisme moléculaire que le gène BRAF. "Nous vivons quelque chose d'incroyable", a déclaré le docteurCaroline Robert, directrice du service de dermatologie à l'Institut Gustave Roussy (Paris), et principale auteure de l'essai clinique. "Le Trametinib est le premier traitement d'une nouvelle classe de médicaments pouvant bénéficier aux patients souffrant d'un mélanome avec une mutation du gène BRAF." Pendant trente ans, aucun nouveau traitement n'a été trouvé contre le mélanome avancé.

"Le fait de cibler MEK est une stratégie viable pour traiter de nombreuses personnes atteintes d'un mélanome", a t-elle précisé. Pour le groupe ayant testé le Trametinib, l'étude a montré une réduction de 55 % du risque de progression du cancer, soit 4,8 mois pendant lesquels leur mélanome n'a pas progressé. Chez les autres, cette période n'est que d'un mois et demi. Le risque de décès diminue en parallèle de 46 % avec la prise de Trametinib.  

En France actuellement, plus de 80 000 cancers de la peau sont diagnostiqués chaque année. 10 % d'entre eux sont des mélanomes cutanés, des cas qui ont plus que triplé entre 1980 et 2005. Pas moins de 1 620 personnes sont décédées de ce type de cancer de la peau en 2011.

  • Une thérapie expérimentale contre le cancer du poumon

Selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), le cancer du poumon représente la première cause de mortalité par cancer. C'est aussi l'un des cancers les plus difficiles à traiter. Dévoilée dimanche, une étude montre que l'Afatinib, un médicament expérimental du laboratoire pharmaceutique Boehringer Ingelheim, prolongeait la durée de survie de patients atteints de cancer du poumon de 4,2 mois.

Cette étude concernait uniquement des patients atteints de cancers du poumon non à petites cellules, dont le gêne EGFR avait muté. "Cela répond définitivement à nos attentes. C'est très encourageant", a réagi le docteur Lecia Sequist, l'une des chercheuses principales de l'essai. En effet, les médicaments interfèrent dans l'évolution des cellules cancéreuses, alors que la chimiothérapie la ralentit ou l'arrête.

Boehringer a annoncé qu'il recruterait des patients afin de comparer l'Afatinib avec deux médicaments existants, l'Iressa et la Tarceva. Selon l'étude, l'Afatinib bénéficie particulièrement à 90 % des patients dont le gêne EGFR a muté. Avec ce traitement, leur taux de survie est de 6,7 mois plus long que ceux bénéficiant d'une chimiothérapie.

  • A base d'anticorps humains, un seul médicament contre trois cancers

En parallèle de la conférence, le laboratoire américain Bristol-Myers a annoncé une découverte importante dans la lutte contre le cancer : le potentiel d'un seul médicament contre trois cancers avancés. Dans un communiqué, la laboratoire indique que l'un de ses nouveaux médicaments, testé en phase 1 de test clinique,donnait des résultats prometteurs dans des cas de cancers avancés du poumon, de la peau et du rein. Le médicalement utilise un anticorps humain, les anti-PD-1,"qui cible les récepteurs inhibiteurs exprimés sur les lymphocytes T", des globules blancs jouant un rôle clé dans le système immunitaire.

De bons résultats ont été observés pour une minorité de patients traités, mais ils"ont été durables pour la plupart", a précisé Bristol-Myers. Selon le New YorkTimesles tumeurs traitées pendant l'étude ont reculé dans 18 % des cas pour les patients souffrant d'un cancer du poumon, 28 % pour ceux atteints de mélanome et 27 % pour les participants ayant un cancer du rein.

Des effets secondaires "sérieux" sont néanmoins survenus dans 11 % des cas. Mais l'étude marque une avancée importante dans les travaux scientifiques visant à renforcer le système immunitaire contre le cancer. "Un domaine dont l'histoire a été marquée par des échecs", constate le New York Times.

Valentine Pasquesoone (avec agences)

06/06/2012

L’infanticide en France

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Une table ronde sur l’infanticide aura lieu dans le cadre du congrès des sociétés médico-chirurgicales de pédiatrie, ouvert aujourd’hui et jusqu’au 9 juin à Bordeaux, explique Le Quotidien du médecin.

La commission éthique de la Société française de pédiatrie (SFP) espère ainsi « mettre en lumière un phénomène sous-estimé et méconnu des médecins », ajoute le journal. Anne Tursz, chercheuse à l’Inserm, qui a mené une enquête rétrospective sur trois régions (Bretagne, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais) sur la période 1996-2000, souligne : « Il existe bien une sous-estimation des infanticides ».

(Le Quotidien du médecin, 06/06)

02/06/2012

Cocktail de produits chimiques : l’UE s’inquiète mais n’agit pas

lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5190

Dans un communiqué publié le 31 mai dernier, la Commission européenne soulève la problématique question de l’exposition de la population aux mélanges de produits chimiques. Elle propose une plate-forme recueillant les données actuelles de surveillance chimique ainsi qu’un programme de directives techniques assurant la cohérence entre les législations existantes. Un rapport sur la question est également prévu d’ici juin 2015. Mais, bien qu’elle ait le mérite de s’attaquer à l’épineux problème de « l’effet cocktail », cette communication a déçu les associations, dont Réseau Environnement Santé (RES). 

Dénonçant la lenteur des mesures engagées sur une question sanitaire urgente, celles-ci déplorent l’absence de réforme des procédures d’évaluation des risques en faveur de la prise en compte de ces combinaisons chimiques. A l’heure actuelle, les risques associés à certains produits chimiques (pesticides, biocides…) sont évalués par des textes de loi distincts. Or, pour François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, le maintien du statu quo n’est pas envisageable face à « une épidémie de maladies chroniques coûteuses, douloureuses et invalidantes ». 

Cécile Cassier

Le ministre de l’agriculture veut interdire le Cruiser sur le colza

lu sur : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5192

02-06-2012 - Le ministre de l’agriculture veut interdire le Cruiser sur le colza 

En mars dernier, suite à la publication dans la revue Science d’une étude attestant de l’impact de l’insecticide Cruiser OSR sur les colonies d’abeilles, le ministère de l’agriculture a saisi l’Anses (1) afin qu’elle rende un avis sur cet article. L’étude en question a démontré que le thiamethoxam, une des substances actives du Cruiser appartenant à la famille des néonicotinoïdes, perturbait le comportement des abeilles. Rendant les butineuses incapables de retrouver le chemin de la ruche, celui-ci fragilise les colonies d’abeilles. 

Si elle valide les conclusions rendues par l’étude américaine, l’Anses a insisté sur l’origine multifactorielle de la mortalité des abeilles. Elle n’en recommande pas moins de réévaluer toute la famille des néonicotinoïdes, incluant également la substance active de l’insecticide Gaucho. Informé de l’avis de l’agence, le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll a déclaré aujourd’hui qu’il envisage d’interdire le Cruiser sur le colza. Si les associations se sont réjouies de cette annonce, elles rappellent toutefois que le Cruiser est également utilisé sur le maïs, la betterave et le pois. De même, l’utilisation des insecticides en enrobage de semences dans leur ensemble constitue une menace pour la biodiversité. 

Cécile Cassier
1- Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

01/06/2012

Les méfaits du soleil

Après 28 ans d'exposition au soleil à travers la vitre d'un camion de livraison qu'il conduisait !

lu et vu sur :

http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMicm1104059

IMAGES IN CLINICAL MEDICINE

Unilateral Dermatoheliosis

Jennifer R.S. Gordon, M.D., and Joaquin C. Brieva, M.D.

N Engl J Med 2012; 366:e25April 19, 2012


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A 69-year-old man presented with a 25-year history of gradual, asymptomatic thickening and wrinkling of the skin on the left side of his face. The physical examination showed hyperkeratosis with accentuated ridging, multiple open comedones, and areas of nodular elastosis. Histopathological analysis showed an accumulation of elastolytic material in the dermis and the formation of milia within the vellus hair follicles. Findings were consistent with the Favre–Racouchot syndrome of photodamaged skin, known as dermatoheliosis. The patient reported that he had driven a delivery truck for 28 years. Ultraviolet A (UVA) rays transmit through window glass, penetrating the epidermis and upper layers of dermis. Chronic UVA exposure can result in thickening of the epidermis and stratum corneum, as well as destruction of elastic fibers. This photoaging effect of UVA is contrasted with photocarcinogenesis. Although exposure to ultraviolet B (UVB) rays is linked to a higher rate of photocarcinogenesis, UVA has also been shown to induce substantial DNA mutations and direct toxicity, leading to the formation of skin cancer. The use of sun protection and topical retinoids and periodic monitoring for skin cancer were recommended for the patient.

Jennifer R.S. Gordon, M.D.
Joaquin C. Brieva, M.D.
Northwestern University, Chicago, IL 

31/05/2012

Le gaz de schiste serait aussi nocif pour le climat que le charbon

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/29/climat-l-exploitation-du-gaz-de-schiste-serait-aussi-nocive-que-le-charbon_1708941_3244.html

Le gaz de schiste serait aussi nocif pour le climat que le charbon

Le Monde 31/05/2012

Si le gaz de schiste est décrié pour les dégâts environnementaux que sa production entraîne, il pouvait se targuer d'un atout écologique : sa combustion dans les centrales électriques entraîne moins d'émissions de CO2 (dioxyde de carbone) que la combustion du charbon - 44 % de moins, selon l'America's Natural Gas Alliance, l'association professionnelle du gaz aux Etats-Unis.

Quant à l'émission de gaz à effet de serre lors de la production de gaz de schiste, elle était considérée jusqu'à présent comme négligeable. Mais ce postulat est sévèrement mis en cause par une série d'études scientifiques. Selon ces analyses, la production de gaz de schiste a un bilan en gaz à effet de serre équivalent, voire supérieur, à celui du charbon.

L'explication de ce paradoxe tient au fait que le gaz naturel - aussi appelé méthane (CH4) - a un coefficient de réchauffement supérieur de vingt-cinq fois à celui du dioxyde de carbone - voire soixante-douze fois sur les vingt premières années de son émission, en raison d'un temps de résidence dans l'atmosphère différent de celui du CO2. La présence de méthane dans l'atmosphère a donc un effet important.

Or la production de gaz de schiste entraîne un relâchement important de méthane. Quand les fluides utilisés pour fracturer la roche sont pompés pour être ramenés vers la surface, ils entraînent avec eux des bulles de gaz naturel qui vont se disperser dans l'atmosphère. De plus, la remontée du gaz à l'ouverture du puits se traduit pendant quelque temps par une fuite supplémentaire de méthane. Enfin, les différents gazoducs et autres équipements techniques sont aussi sources de fuites.

PIRE QUE LE CHARBON ET LE PÉTROLE

Jusqu'à récemment, les émissions liées au gaz de schiste étaient estimées selon des valeurs officielles établies par l'Agence de l'environnement des Etats-Unis (EPA) en 1996. En 2011, une équipe de chercheurs menée par Robert Howarth, de l'université de Cornell, a abouti à la conclusion que les puits de gaz de schiste laissaient fuir jusqu'à 8 % du méthane pendant leur durée d'exploitation.

Cette étude, publiée dans la revue Climate Change Letters, s'appuyait sur une revue approfondie des données disponibles. Selon Robert Howarth, "du point de vue climatique, le gaz de schiste est pire que le gaz conventionnel, mais aussi que le charbon et que le pétrole".

En février 2012, une autre équipe de chercheurs de l'université du Colorado a publié dans le Journal of Geophysical Research une étude confirmant le constat. Mais la méthode ici utilisée était expérimentale : des relevés physiques ont été effectués dans une campagne de mesures par un véhicule doté d'équipements sophistiqués.

Les échantillons d'air prélevés dans la région de Denver-Julesburg, au nord-est du Colorado, où vingt mille puits exploitent le gaz de schiste, ont ensuite été analysés en laboratoire. Cela conduit à constater que des fuites de méthane se produisent dans une fourchette de 2 % à 8 % du gaz produit, une valeur de 4 % étant la plus probable - le double de la valeur retenue par l'EPA. Cette analyse ne prend pas en compte les fuites qui peuvent se produire dans les gazoducs.

"On a conduit une autre campagne de mesures dans l'Utah, dont on espère publier les résultats avant la fin de l'année, avance Gabrielle Pétron, qui a conduit la recherche. On va aussi mener une campagne de mesures par avion." D'autres études sont en cours en Pennsylvanie et au Texas. Le débat scientifique est loin d'être clos, mais la "virginité" climatique du gaz de schiste appartient au passé.

RISQUE SUPÉRIEUR DE CANCER

D'autres études soulignent par ailleurs l'effet de pollution atmosphérique liée à l'exploitation du gaz de schiste. Il n'y a en effet pas que du méthane qui fuit, mais aussi de nombreux autres hydrocarbures nocifs pour la santé, tel que le benzène.

Dans une étude parue en mars 2012 dans Science of Total Environment, Lisa Mc Kenzie et d'autres chercheurs de l'université du Colorado ont comparé deux groupes de personnes vivant près et loin de puits de gaz de schiste. Ils concluent que les premiers encourent un risque supérieur de cancer en raison d'une exposition plus importante aux hydrocarbures volatils.

Cette multiplication d'études n'a pas encore entraîné de réponse officielle, mais elle alimente un besoin de réglementation de plus en plus fort aux Etats-Unis. Jusqu'à présent, explique dans un courriel Jesse Coleman, de Greenpeace USA, "la réglementation de la fracturation hydraulique a largement été laissée au niveau des Etats - qui sont beaucoup plus faibles -, en raison de la résistance de l'industrie à une loi fédérale".

Un des enjeux cruciaux consiste à obliger les entreprises à révéler les produits chimiques qu'elles utilisent dans la fracturation hydraulique. L'EPA doit rendre durant l'été un projet de réglementation - qui comprendrait des mesures pour limiter les fuites de méthane - en vue d'une application en 2015. La bataille des lobbies ne fait que commencer.

Hervé Kempf

29/05/2012

La dyspraxie, une « maladie invisible »

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

La Croix publie une enquête dans son cahier central sur la dyspraxie, une « maladie invisible », « souvent diagnostiquée tardivement chez l’enfant ».

« Cette déficience du geste et de l’organisation spatiale » est liée à « un dysfonctionnement neuro-développemental », qui touche, selon Patrick Berquin, professeur de neuropédiatrie au CHU d’Amiens, « 5 à 10% des enfants d’âge scolaire, à des degrés divers », dont « 2% sont en situation de handicap », ajoute Caroline Huron, médecin psychiatre, chercheuse travaillant sur la dyspraxie au sein de l’équipe de Stanislas Dehaene (Neurospin, Inserm-CEA, Saclay). Cette dernière précise : « En réalité, il n’existe aucun recensement des cas de dyspraxie en France ou ailleurs ».

(La Croix, 29/05)

19/05/2012

Le neuromarketing

lu sur :

http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/08/1326046-le-neuromarketing-peut-il-nous-manipuler.html

Le neuromarketing peut-il nous manipuler ? - L'actu expliquée ...

 
www.ladepeche.fr › Actu › L'actu expliquée

1. Le neuromarketing, comment ça marche ?

Il y a deux semaines, le philosophe Bernard Stiegler dénonçait dans l'émission Ce soir ou jamais ce "business des neurosciences au service de la captation de l'attention des individus pour piloter leur comportement par les mécanismes les plus primaires (...) Aujourd'hui le neuromarketing se développe pour court-circuiter ce qui, dans notre néocortex, nous fait réfléchir avant d'agir."

Contestée par de nombreux scientifiques, la discipline est pourtant en pleine expansion : utiliser les connaissances et les techniques scientifiques sur le cerveau à des fins commerciales.

De Google à Microsoft en passant par Yahoo (en anglais), de nombreuses entreprises ont recours à l'imagerie mentale pour mesurer l'impact de leurs publicités ou de leurs produits.

L'éventail des techniques passe par l'imagerie cérébrale, qui informe sur l'activité des aires cérébrales liées à la mémoire, l'attention et l'émotion. Des capteurs sont aussi utilisés pour mesurer des changements physiologiques tels que les battements du coeur, le rythme respiratoire, et la transpiration, qui témoignent de nos émotions.

Selon ses partisans, le neuromarketing permet d'approfondir la connaissance du client : plutôt que de recourir au simple témoignage du consommateur et aux enquêtes d'opinion, ce nouveau marketing entre directement dans le cerveau, mesure des impressions subliminales, et explique des choix inconscients.

"Les décisions d'achat se jouent à 85% au niveau inconscient, mais l'analyse marketing traditionnelle se fonde sur les 15% qui sont conscients", explique Gary Singer, co-fondateur de l'entreprise Buyology Inc.

2. A quoi ça sert ?

Tout est parti d'une étude publiée dans le journal Neuron (en anglais), sur les critères de choix entre deux marques de soda. Les volontaires devaient goûter différents sodas, et désigner leur préféré.

Présentées anonymement, les deux marques Pepsi et Coca-Cola ont obtenu le même succès. Mais curieusement, lorsque les sujets étaient conscients de la marque qu'ils étaient en train de goûter, Coca-Cola a remporté les suffrages haut la main.

C'est le cerveau des volontaires qui a pu expliquer ce phénomène. Dans les tests "aveugles", l'activation cérébrale se situait simplement au niveau des aires du plaisir. Mais lorsque les sujets étaient conscients de goûter une marque, ce sont les aires de la mémoire qui s'activaient : l'hippocampe et le cortex préfrontal. Conclusion : le consommateur est plus influencé par la marque que par le goût du produit !

Depuis, le neuromarketing n'a cessé de séduire de nouvelles entreprises, telles que Yahoo, qui teste ses publicités par électroencéphalogramme avant de financer leur diffusion à grande échelle.

La société PayPal avait coutume de vanter la sécurité de son système de paiement en ligne. Mais une étude des ondes cérébrales des consommateur l'a poussée à changer de stratégie : l'argument de la rapidité se révélait plus efficace.

Même le magazine scientifique New Scientist a testé le neuromarketing, et a ainsi amélioré ses ventes sur un numéro spécial, choisi par le cerveau des lecteurs car il retenait davantage l'attention.

Mais les communicants n'ont jamais eu besoin de techniques d'imagerie pointues pour manipuler nos comportement. Tout récemment encore, la société Ion Interactive a constaté les effets de la présentation d'un décolleté pour faire bondir les inscriptions à un jeu en ligne, et ce sans aucune mesure scientifique. Cet effet s'explique par des théories psychologiques connues. L'imagerie érotique active en effet des zones cérébrales liées à la récompense et à la motivation.

Cependant, cette méthode n'est pas infaillible, selon le spécialiste Roger Dooley, car l'homme est intéressé par la nudité... à court terme. L'imagerie érotique induit une impatience, elle obtient donc ses meilleurs résultats lorsque l'enjeu est immédiat, comme dans le cas d'un jeu vidéo, à coté d'un bouton "jouer maintenant". Au contraire, ce procédé serait inefficace pour les produits utiles à long terme, comme les assurances vie.

3. Des dérives inquiétantes ?

Ces méthodes posent de nombreux problèmes éthiques, et peuvent donner lieu à des dérives. Dans son livre Brainwashed, le spécialiste Martin Lindstrom relate le cas de la société philippine Kopiko. Consciente que les habitudes alimentaires des femmes enceintes influencent celles de leurs futurs enfants, l'entreprise a décidé de booster les ventes de ses sucettes.

Sa technique : distribuer des échantillons aux cabinets médicaux visités par les futurs mamans, afin de fidéliser les bébés dès l'utérus.

Malgré tout, inutile de céder à la panique. L'imagerie mentale ne fait que constater ce qui se passe dans le cerveau, et ne peut en aucun cas agir directement sur les pensées. Les décisions d'achat sont des processus complexes que la science est loin de saisir totalement.

Certains sont même très sceptiques. Le neuroscientifique Craig Bennett a montré qu'il obtenait des résultats comparables aux études de neuromarketing en observant ... l'activité cérébrale d'un saumon mort.

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sur le même sujet :

Le neuromarketing ou comment votre cerveau réagit à la publicité ...

http://www.lauma-communication.com/2012/04/27/le-neuromarketing-ou-comment-votre-cerveau-reagit-a-la-publicite/

18/05/2012

Nanoparticules et alimentation

lu sur :

http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0032254

Food Chain Transport of Nanoparticles Affects Behaviour and Fat Metabolism in Fish

Abstract Top

Nano-sized (10−9–10−7 m) particles offer many technical and biomedical advances over the bulk material. The use of nanoparticles in cosmetics, detergents, food and other commercial products is rapidly increasing despite little knowledge of their effect on organism metabolism. We show here that commercially manufactured polystyrene nanoparticles, transported through an aquatic food chain from algae, through zooplankton to fish, affect lipid metabolism and behaviour of the top consumer. At least three independent metabolic parameters differed between control and test fish: the weight loss, the triglycerides:cholesterol ratio in blood serum, and the distribution of cholesterol between muscle and liver. Moreover, we demonstrate that nanoparticles bind to apolipoprotein A-I in fish serum in-vitro, thereby restraining them from properly utilising their fat reserves if absorbed through ingestion. In addition to the metabolic effects, we show that consumption of nanoparticle-containing zooplankton affects the feeding behaviour of the fish. The time it took the fish to consume 95% of the food presented to them was more than doubled for nanoparticle-exposed compared to control fish. Since many nano-sized products will, through the sewage system, end up in freshwater and marine habitats, our study provides a potential bioassay for testing new nano-sized material before manufacturing. In conclusion, our study shows that from knowledge of the molecular composition of the protein corona around nanoparticles it is possible to make a testable molecular hypothesis and bioassay of the potential biological risks of a defined nanoparticle at the organism and ecosystem level.

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.nature.com/nnano/journal/v7/n4/full/nnano.2012.3.html

NATURE NANOTECHNOLOGY ARTICLE

Oral exposure to polystyrene nanoparticles affects iron absorption 

The use of engineered nanoparticles in food and pharmaceuticals is expected to increase, but the impact of chronic oral exposure to nanoparticles on human health remains unknown. Here, we show that chronic and acute oral exposure to polystyrene nanoparticles can influence iron uptake and iron transport in anin vitro model of the intestinal epithelium and an in vivo chicken intestinal loop model. Intestinal cells that are exposed to high doses of nanoparticles showed increased iron transport due to nanoparticle disruption of the cell membrane. Chickens acutely exposed to carboxylated particles (50 nm in diameter) had a lower iron absorption than unexposed or chronically exposed birds. Chronic exposure caused remodelling of the intestinal villi, which increased the surface area available for iron absorption. The agreement between the in vitro and in vivo results suggests that our in vitro intestinal epithelium model is potentially useful for toxicology studies.

Intérêt de l'aspirine

Une explication sur l'intérêt de prendre de l'aspirine tous les jours.

lu sur :

http://www.sciencemag.org/content/vol336/issue6083/twis.dtl

This Week in SCIENCE
18 May 2012, 336 (6083) 

An Aspirin a Day? 

The protein kinase AMPK (adenosine monophosphate-activated protein kinase) directly monitors cellular energy stores as reflected by changes in cellular concentrations of AMP, adenosine diphosphate (ADP), and adenosine triphosphate (ATP). Through phosphorylation of its targets, it helps to control metabolism, polarity, autophagy, and the restraint of cell proliferation. Activation of AMPK is also proposed to be beneficial for the treatment of diseases, including cancer and diabetes. Hawley et al. (p. 918, published online 19 April; see the Perspective by Shaw and Cantley) (report that AMPK can be activated by high concentrations of salicylate, a compound derived from the very commonly used drug aspirin. In mice, salicylate promoted fatty acid and carbohydrate metabolism in an AMPK-dependent fashion.

Science 18 May 2012: 
Vol. 336 no. 6083 pp. 813-814 
DOI: 10.1126/science.1223140
  • PERSPECTIVE

CELL BIOLOGY

Ancient Sensor for Ancient Drug

  1. Reuben J. Shaw1
  2. Lewis C. Cantley2

+Author Affiliations

  1. 1Howard Hughes Medical Institute, The Salk Institute for Biological Studies, La Jolla, CA 92037, USA.
  2. 2Beth Israel Deaconess Medical Center, Boston, MA 02115, USA.
  1. E-mail: shaw@salk.edulewis_cantley@hms.harvard.edu

Salicylate, a compound found in willow tree bark, is the active breakdown product of aspirin, and has been used for medicinal purposes since ancient times. However, the molecular mechanism underlying the beneficial effects of salicylate has been unclear. On page 918 of this issue, Hawley et al. (1) show that salicylate activates the cellular metabolic regulator adenosine monophosphate (AMP)–activated protein kinase (AMPK), which stimulates fat utilization in mice.

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Science 18 May 2012: 
Vol. 336 no. 6083 pp. 918-922 
DOI: 10.1126/science.1215327

  • REPORT

The Ancient Drug Salicylate Directly Activates AMP-Activated Protein Kinase

  1. Simon A. Hawley1
  2. Morgan D. Fullerton2
  3. Fiona A. Ross1
  4. Jonathan D. Schertzer2
  5. Cyrille Chevtzoff1,
  6. Katherine J. Walker1
  7. Mark W. Peggie3
  8. Darya Zibrova3
  9. Kevin A. Green1
  10. Kirsty J. Mustard1,
  11. Bruce E. Kemp4
  12. Kei Sakamoto3,*
  13. Gregory R. Steinberg2,4
  14. D. Grahame Hardie1,

+Author Affiliations

  1. 1Division of Cell Signalling and Immunology, College of Life Sciences, University of Dundee, Dundee DD1 5EH, Scotland, UK.
  2. 2Divisions of Endocrinology and Metabolism, Department of Medicine, and Department of Biochemistry and Biomedical Sciences, McMaster University, 1200 Main Street West, Hamilton, Ontario L8N 3Z5, Canada.
  3. 3Medical Research Council Protein Phosphorylation Unit, College of Life Sciences, University of Dundee, Dundee DD1 5EH, Scotland, UK.
  4. 4St. Vincent’s Institute of Medical Research and Department of Medicine, University of Melbourne, 41 Victoria Parade, Fitzroy, Vic 3065 Australia.

+Author Notes

  • * Present address: Nestlé Institute of Health Sciences Société Anonyme, Campus École Polytechnique Fédérale de Lausanne, 1015 Lausanne, Switzerland.

  1. To whom correspondence should be addressed: E-mail: d.g.hardie@dundee.ac.uk

ABSTRACT

Salicylate, a plant product, has been in medicinal use since ancient times. More recently, it has been replaced by synthetic derivatives such as aspirin and salsalate, both of which are rapidly broken down to salicylate in vivo. At concentrations reached in plasma after administration of salsalate or of aspirin at high doses, salicylate activates adenosine monophosphate–activated protein kinase (AMPK), a central regulator of cell growth and metabolism. Salicylate binds at the same site as the synthetic activator A-769662 to cause allosteric activation and inhibition of dephosphorylation of the activating phosphorylation site, threonine-172. In AMPK knockout mice, effects of salicylate to increase fat utilization and to lower plasma fatty acids in vivo were lost. Our results suggest that AMPK activation could explain some beneficial effects of salsalate and aspirin in humans.

16/05/2012

Sucre de synthèse et fonctionnement cérébral

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les effets néfastes sur le cerveau du sucre de synthèse consommé en excès


Une étude américaine, publiée hier dans la revue britannique Journal of Physiology et menée sur des rats, montre qu’« une consommation excessive de sucre de synthèse, très utilisé dans la fabrication des sodas et d’aliments industriels, peut à la longue ralentir le fonctionnement cérébral et altérer la mémoire », rapporte Francesoir.fr.

Selon les chercheurs, cette étude est « la première à révéler l’action néfaste de ces édulcorants [tels que ‘‘le sirop de maïs à haute teneur en fructose’’] sur le cerveau ». Cependant, ajoute le principal auteur de ces travaux, le Dr Fernando Gomez-Pinilla, professeur de neurochirurgie à la faculté de médecine de l’Université de Californie à Los Angeles, « (…) la consommation régulière d’acides gras omega-3, présents dans certains poissons ou par exemple les graines de lin, peut aider à minimiser les dommages provoqués par ce genre de sucres ».

(Francesoir.fr, 15/05)

10/05/2012

Lien entre bisphénol A et cancer du sein

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/09/une-etude-sur-les-primates-confirme-le-lien-entre-bisphenol-a-et-cancer-du-sein_1698475_3244.html

Le lien entre la maladie de Parkinson et les pesticides officiellement reconnu




Une étude sur les primates confirme le lien entre bisphénol A et cancer du sein

LE MONDE | 09.05.2012 à 14h23 • Mis à jour le 10.05.2012 à 11h34

Chez les rongeurs, le fait est connu de longue date : l'exposition au bisphénol A (BPA) augmente l'incidence de cancers mammaires. Mais la preuve expérimentale formelle manquait chez les primates. Ce n'est plus le cas avec la publication, lundi 7 mai dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), de la première expérience menée sur des singes exposés à ce perturbateur hormonal, présent dans nombre de plastiques, dans les résines gainant l'intérieur des boîtes de conserve ou des canettes de soda, dans les lentilles de contact, etc.

Les auteurs, menés par Andrew Tharp et Maricel Maffini (Ecole de médecine de la Tufts University à Boston, Etats-Unis), ont administré à des femelles macaques (Macaca mulatta) pleines une faible dose de BPA, correspondant à 400 microgrammes par kilo de poids corporel et par jour (µg/kg/d), pendant les deux derniers mois de leur grossesse.

"Ce dosage a été choisi car il donne chez ces singes une concentration sanguine de bisphénol A comparable à ce que l'on trouve dans la population générale humaine, explique la biologiste Ana Soto, professeur à la Tufts University et coauteur de ces travaux. Or l'exposition d'un organe à un toxique dépend de la concentration de ce dernier dans le sang."

Les chercheurs n'ont cependant pas tenté d'évaluer les effets de cette substance sur les organes des guenons exposées. Ils les ont cherchés sur leur descendance en prélevant la glande mammaire des nouveaux-nés, peu après la mise bas. Les organes des individus exposés in utero ont ensuite été comparés à un groupe-témoin, dont la mère n'avait pas été exposée au BPA au cours de sa grossesse.

ORGANE MAMMAIRE AFFECTÉ

Le résultat n'étonne guère les auteurs. "Par rapport à ceux dont la mère n'a pas été exposée, on constate chez les animaux exposés in utero que le développement de la glande mammaire est plus avancé dès la naissance, explique Mme Soto. Les changements de structure de l'organe sont significatifs, avec notamment une densité plus importante du tissu épithélial de la glande mammaire."

Sur les rongeurs - dont la durée de vie est plus courte et qui peuvent être enrôlés en grand nombre dans ce genre d'expérience - , "plusieurs d'études ont montré le même effet, c'est-à-dire l'accélération de la maturation de la glande mammaire après exposition in utero", précise Mme Soto.

"Dans le cas des souris et des rats, on sait que ces changements de morphologie de la glande mammaire, d'abord subtils, s'accroissent avec l'âge de l'animal, précise la biologiste. Les différences avec les animaux qui n'ont pas été exposés deviennent de plus en plus marquées avec le temps et favorisent, plus tard et, sans même l'action d'autres carcinogènes, le développement de lésions précancéreuses et cancéreuses."

L'exposition in utero au BPA produisant des effets identiques sur la glande mammaire à court terme chez les rongeurs et les primates, il est probable que les effets à long terme soient analogues. Et il n'y a nulle raison qu'ils épargnent l'espèce humaine. En outre, au moins deux études, réalisées au milieu des années 2000, indiquent la présence de BPA à des niveaux mesurables sur 90 % à 95 % de la population occidentale.

Ana Soto pointe un autre indice en ce sens. "Si on considère le DES(diéthylstilbestrol, molécule active du distilbène, un médicament désormais interdit), un très proche cousin du BPA, on sait depuis 1986 que sur la souris, l'exposition in uteroau DES augmente l'incidence de cancers mammaires, dit-elle.Or avec le scandale du distilbène, on sait depuis 2006 que les femmes qui ont été exposées au DES durant leur stade fœtal ont deux fois plus de risques de développer un cancer du sein après 40 ans."

En France, un projet de loi déposé en 2011 par le député (PS) Gérard Bapt, prévoit l'interdiction du BPA dès 2013 dans les contenants alimentaires pour les enfants, puis en 2014 pour les autres. Les autorités compétentes européenne (EFSA) et américaine (FDA) considèrent pour leur part que les preuves manquent pour bannir ce produit.

Stéphane Foucart

03/05/2012

Des facteurs épigénétiques ont une influence sur le développement de l'embryon

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

Les « vrais » jumeaux vraiment identiques ?
La Croix se penche sur la recherche concernant les « vrais » jumeaux.

Bien que ces derniers aient le même ADN, ils n’ont pas forcément les mêmes « marques épigénétiques », explique le quotidien. Jean-François Bach, professeur d’immunologie à l’université Paris Descartes et secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, souligne que les « marques épigénétiques », très étudiées par les chercheurs du monde entier, sont « des modifications biochimiques de la chromatine (qui enveloppe l’ADN), qui vont altérer l’expression des gènes ». Il ajoute : « Ce qui est intéressant, c’est que ces marques épigénétiques semblent dépendre dans une certaine mesure de l’environnement, particulièrement celui de la mère pendant le développement fœtal, et celui du nouveau-né dans les premières semaines de la vie ».

(La Croix, 02/05)

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02/05/2012

Les abeilles et les actionnaires de BAYER

communiqué:

Envoyé le : Mardi, 1 Mai 2012 6:05
Sujet : 24 heures pour sauver les abeilles

Chères amies, chers amis, 



Les pesticides sont en train de tuer les abeilles et menacent toute notre chaîne alimentaire. Dans 24 heures, les actionnaires du plus grand fabricant de produits chimiques, Bayer, pourraient voter l'arrêt de cette production toxique.La pression massive du public a déjà fait passer en force ce débat à leur Assemblée annuelle, faisons en sorte qu'ils votent l'arrêt des pesticides et sauvent les abeilles. Signez la pétition urgente: 

Cliquez ici pour signer la pétition
Sans un bruit, des milliards d'abeilles sont en train de mourir, ce qui menace nos cultures et notre alimentation. Mais si Bayer stoppe la vente d'une catégorie de pesticides, nous pourrons éviter l'extinction des abeilles.

Suite à l’interdiction de ces poisons par quatre pays européens, plusieurs populations d'abeilles sont déjà en recrudescence. Mais Bayer, le plus grand producteur de néonicotinoïdes, a exercé de fortes pressions pour maintenir ces pesticides sur le marché. L'immense mobilisation mondiale menée par Avaaz et d'autres organisations les a obligés à se pencher sur ce problème, et dans 24 heures, les actionnaires de Bayer voteront une motion qui pourrait mettre fin à ces produits chimiques toxiques. Agissons tous maintenant pour demander aux actionnaires d'arrêter de tuer les abeilles.

La pression marche, et c'est notre meilleur moyen de sauver les abeilles. Signez la pétition urgente et essaimez-la sur le web -- allons jusqu'à 500 000 signatures pour remettre notre appel aux actionnaires de Bayer demain en Allemagne!

http://www.avaaz.org/fr/bayer_save_the_bees_fr/?vl

Les abeilles ne font pas que du miel, elles sont indispensables à la vie sur Terre car elles pollinisent chaque année 80% des plantes et des cultures, pour un bénéfice estimé à plus de 30 milliards d'euros, soit plus du tiers de l'approvisionnement en nourriture de nombreux pays. Sans action immédiate pour sauvegarder les abeilles, la plupart de nos fruits, légumes et noix préférés pourraient disparaître de nos assiettes.

Ces dernières années ont été marquées par un profond et inquiétant déclin mondial des populations d'abeilles -- certaines espèces d'abeilles sont maintenant éteintes et, aux États-Unis, plusieurs espèces ne comptent plus que 4% de leur population d'origine. Les scientifiques avancent plusieurs explications. Certaines études indiquent que le déclin est dû à une combinaison de facteurs incluant maladie, perte de l'habitat, et produits chimiques toxiques. Mais de plus en plus de recherches indépendantes mettent en avant des preuves solides condamnant les pesticides de la catégorie des néonicotinoïdes. La France, l'Italie, la Slovénie et même l'Allemagne, où est basé le principal fabricant Bayer, ont interdit un de ces pesticides mortels pour les abeilles. Mais Bayer continue d'exporter ce poison dans le monde.

La question devient brûlante car de nouvelles études majeures ont confirmé l'étendue du problème. Si nous persuadons les actionnaires de Bayer d'agir, nous pourrons entraver définitivement son lobbying auprès des décideurs et des scientifiques. Les vrais experts -- les apiculteurs et les agriculteurs -- demandent l'interdiction de ces pesticides mortels jusqu'à ce que de solides études indépendantes prouvent qu'ils sont sans danger. Soutenons-les dès à présent. Signez la pétition urgente adressée aux actionnaires de Bayer, puis faites suivre cet e-mail à tous vos proches et amis:

http://www.avaaz.org/fr/bayer_save_the_bees_fr/?vl

Nous ne pouvons plus laisser notre fragile chaîne alimentaire aux mains d'une recherche contrôlée par les grands groupes de chimie et les organes de régulation que ces industriels soudoient. Bannir ce pesticide nous rapprochera d'un monde plus sûr pour nous-mêmes et pour les autres espèces que nous aimons et dont nous dépendons.

Avec espoir,

Alice, Antonia, Mia, Luis, Ricken, Stephanie, Pascal, Iain, Ari et toute l'équipe d'Avaaz

PLUS D'INFORMATIONS

Deux études confirment l'effet néfaste des pesticides sur les abeilles (20 Minutes)
http://www.20minutes.fr/article/907605/deux-etudes-confir...

Deux nouvelles études mettent en cause les néonicotinoïdes (La France Agricole)
http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/abeille...

Confirmation de la sordide intrigue qui protège Bayer (UNAF - informations de Wikileaks)
http://www.unaf-apiculture.info/presse/2011_1101_Francesc...

Assemblée Générale annuelle des actionnaires de Bayer (site officiel de l'AG - en anglais)
http://www.asm2012.bayer.com/en/counter-motions.aspx

30/04/2012

A l'instar de l'homme, les abeilles manient des concepts abstraits

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5137

25-04-2012 -

A l'instar de l'homme, les abeilles manient des concepts abstraits

Selon une récente étude scientifique (1), la compréhension et l’utilisation de concepts tels que « même », « différent », « au-dessus » ne sont pas réservées à l’homme et à quelques primates comme on le croyait jusqu’alors. Des chercheurs viennent de démontrer que les abeilles sont capables de manipuler de tels concepts, notamment pour accéder à une source de nourriture. Le dispositif utilisé présentait un orifice délivrant soit de l’eau sucrée (récompense), soit une goutte de quinine (punition). Etaient placées autour de ce distributeur, des images dont le dessin et la disposition indiquaient par associations respectives où se trouvaient la récompense et la punition. 

Au bout d’une trentaine d’essais, les butineuses identifiaient sans faute l’association d’images conduisant à l’eau sucrée. Elles ont ainsi prouvé qu’elles comprennent à la fois les concepts de « au-dessus / au-dessous », de « à côté » et de « différence ». Ces travaux remettent en question le fondement selon lequel seuls des cerveaux mammifères, de taille importante, peuvent assurer l’élaboration d’un savoir conceptuel. Ils montrent également que la formation de concepts est possible sans langage. 

Cécile Cassier
1- Parue dans la revue PNAS, cette étude a été réalisée par l'équipe du professeur Martin Giurfa au centre de recherches sur la cognition animale (CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier), en collaboration avec Adrian Dyer de l’Université de Melbourne (Australie).

17:44 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

12/04/2012

Phtalates, santé, reproduction

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/les-phtalates-responsables-d-un-hold-up-sur-la-fertilite-12-04-2012-1450936_57.php

Les phtalates, responsables d'un "hold-up sur la fertilité" ?

Le Point.fr - Publié le 12/04/2012 à 17:34

Ces perturbateurs endocriniens, présents partout dans notre environnement, auraient des effets négatifs sur la fertilité.

Par

Le Réseau environnement santé (RES) vient d'organiser une conférence au titre choc, "Hold-up sur la fertilité", avec comme accusés principaux les phtalates. Omniprésents dans notre quotidien, ces matériaux sont de remarquables plastifiants qui entrent dans la composition de pratiquement tous les articles en PVC, auxquels ils confèrent la flexibilité voulue (leur concentration parfois supérieure à la moitié du poids), mais aussi des médicaments, des cosmétiques et que l'on retrouve également dans l'alimentation (notamment dans les produits laitiers, les poissons, les viandes, les margarines et les céréales). On en produit actuellement environ 3 millions de tonnes par an, dans le monde.

Selon l'Institut national de recherche et de la sécurité, les phtalates absorbés par voie orale sont très peu toxiques. Chez l'homme, des doses supérieures à 5 grammes peuvent provoquer des nausées, des vertiges et des diarrhées. Cependant, ces produits ne sont pas irritants pour la peau, pour les yeux et pour les voies respiratoires. Et ils n'ont pas de pouvoir cancérogène. En revanche, l'INRS précise que "l'administration orale de certains phtalates entraîne, chez le rat et la souris, dans effets sur la reproduction : baisse de la fertilité, atrophies testiculaires, poids foetaux réduits, mortalité foetale et malformations. [...] Il apparaît que, pour l'homme, le point critique se situe au niveau des effets sur la reproduction, comprenant les effets sur la fertilité et ceux sur le développement du foetus et du nouveau-né."

Tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne

Le RES est plus alarmiste. Sur son site, on peut lire que de nombreuses preuves expérimentales chez l'animal et/ou chez l'homme lient les phtalates aux quatre grandes familles de pathologies associées aux perturbateurs endocriniens : cancers, troubles métaboliques, atteintes à la reproduction et troubles neuro-comportementaux. Les experts de ce réseau estiment que la réglementation actuelle est insuffisante. "Au niveau français, les agences de sécurité sanitaire doivent se saisir des données existantes pour protéger la santé de tous, écrivent-ils. Au niveau européen, la révision de Reach doit permettre de combler les lacunes qui laissent cette situation de faillite réglementaire perdurer." Pour mémoire, la directive européenne, déjà révisée à plusieurs reprises, interdit tous ces matériaux dans les jouets et les objets de puériculture (comme les anneaux de dentition) destinés aux enfants de moins de 3 ans. L'Europe les a également bannis des films alimentaires, mais ce n'est pas le cas dans beaucoup d'autres pays.

Concernant leurs effets endocriniens, la plus récente étude - qui fait l'objet de nombreux commentaires ces jours-ci - remonte au mois dernier. Sur son site internet, la revue britannique Human Reproduction a publié un travail français montrant que l'exposition de cellules de testicules d'homme adulte aux phtalates inhibait la production de l'hormone mâle, la testostérone. En pratique, les chercheurs ont mené leurs expériences à la fois sur des prélèvements réalisés sur des testicules d'hommes souffrant d'un cancer de la prostate et sur des lignées de cellules produisant des hormones du type testostérone. Dans les deux cas, les doses de phtalates utilisées (conformes à celles retrouvées chez des hommes ayant une baisse de la production d'androgènes) ont inhibé la production de testostérone. Un argument supplémentaire pour les pourfendeurs des perturbateurs endocriniens. 

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Voir aussi :

 

Réseau Environnement Santé

 

 

Conférence (10 avril 2012) – Hold-up sur la fertilité !

 

quotidien les phtalates soulèvent depuis longtemps de nombreuses préoccupations et sont devenus emblématiques du débat autour de Reach, la nouvelle réglementation chimique communautaire. C’est aujourd’hui pour leur caractère de perturbateurs endocriniens (PE), et au vu des données nouvelles, que l’action réglementaire est plus que jamais nécessaire sur l’ensemble de cette famille de substances, comme sur l’ensemble des PE.

- Des sources d’expositions multiples (articles PVC, cosmétiques, médicaments, matériel médical, air intérieur…) conduisant à une imprégnation généralisée de la population et une exposition particulièrement critique pour le nourrisson prématuré,
- De nombreuses preuves expérimentales chez l’animal et/ou chez l’homme le liant aux 4 grandes familles de pathologies associées aux PE : cancers, troubles métaboliques, atteintes à la reproduction, troubles neurocomportementaux.

Face à cela, la réglementation actuelle est insuffisante. Au niveau français, les agences de sécurité sanitaire doivent se saisir des données existantes pour protéger la santé de tous. Au niveau européen, la révision de Reach doit permettre de combler les lacunes qui laissent cette situation de faillite réglementaire perdurer.

Programme de la conférence

Brochure d’informations sur les perturbateurs endocriniens

Les différentes sources d’expositions aux phtalates

Les phtalates : Effets sur la santé et exposition – Données scientifiques 2011

Publications du Dr Shanna Swan : Sélection

Document de synthèse de CHEM Trust et HEAL : Des réponses réglementaires adéquates aux défis des perturbateurs endocriniens

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voir aussi sur ce blog :

Pollution chimique omniprésente et reproduction... (7/4/2012)

07/04/2012

Pollution chimique omniprésente et reproduction humaine

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/le-spermatozoide-espece-menacee-29-03-2012-1449165_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120407

Le spermatozoïde, espèce menacée

La qualité du sperme humain décline à grande vitesse. Jusqu'à quand ?

Le Point - Publié le 29/03/2012 à 00:00

Il se souvient aujourd'hui de sa surprise, de l'acharnement avec lequel, en 2008, son équipe et lui ont refait les tests, vérifié les calculs, inlassablement, avant d'oser soumettre leurs travaux à publication. René Habert, professeur de physiologie de la reproduction à l'université Paris-Diderot, vient alors avec son équipe de recherche de l'Inserm et du CEA d'exposer des testicules humains aux effets du MEHP. Le MEHP est un dérivé de phtalate présent dans un grand nombre de produits d'usage quotidien - rideaux de douche, tissus synthétiques, gobelets et bouteilles en plastique, gants, bottes, sprays, colles -, dont on connaît déjà l'effet négatif sur la capacité de reproduction du rat. On suspecte, mais on n'en a pas encore la preuve, qu'il est également toxique pour la reproduction humaine, et cette équipe est alors la seule au monde à pouvoir le dire : grâce à une collaboration inédite avec l'hôpital Béclère, René Habert travaille en effet sur des testicules humains prélevés sur des foetus issus d'IVG. Mis en culture in vitro, les organes survivent une semaine. Or, sur ceux que l'on expose à une concentration de MEHP comparable à l'exposition humaine, les dégâts sont spectaculaires : en trois jours, les testicules perdent 20 % de leurs cellules germinales. Autrement dit, 20 % des cellules à partir desquelles, à la puberté, l'homme pourra produire des spermatozoïdes...

Pour la première fois, l'effet d'une substance chimique sur la capacité de l'espèce humaine à se reproduire est démontré de façon expérimentale. "Et nous n'avons pu le mesurer que sur trois jours, dit Habert. Alors qu'une femme enceinte est évidemment exposée au MEHP, et son enfant avec elle, durant toute sa grossesse." L'étude, publiée en 2009, est un nouveau coup de tonnerre dans le monde des spécialistes de la reproduction qui se trouve ébranlé, depuis le milieu des années 90, par l'une des découvertes sans doute les plus alarmantes de toute l'histoire de la biologie et de la médecine : le sperme humain, la qualité et la concentration de ses spermatozoïdes, serait en train de décliner. À toute allure.

On a d'abord eu du mal à y croire. Lorsqu'en 1992 les chercheurs danois Niels Skakkebaek et Elizabeth Carlsen publient dans le British Medical Journal les résultats effrayants d'une première analyse sur le sujet, ils se heurtent à un scepticisme général. L'équipe danoise a passé au crible une soixantaine d'articles, publiés de 1938 à 1990, portant sur l'analyse du sperme de 15 000 hommes issus de différents pays, essentiellement d'Amérique et d'Europe du Nord. Résultat : durant cette période, la concentration en spermatozoïdes serait passée en moyenne de 113 millions par millilitre à... 66 millions. Soit une baisse, en cinquante ans, de près de 50 %.

Anormal

Personne ne veut admettre ce déclin spectaculaire : on critique la méthode, on polémique, et, pour clore le débat, l'étude est finalement soumise à une épidémiologiste américaine mondialement reconnue, Shanna Swan. Celle-ci enrichit la littérature scientifique de 40 publications supplémentaires, utilise une méthode statistique inattaquable et... confirme le verdict.

À Paris, ce sont les médecins du Cecos - Centre d'étude et de conservation du sperme et des oeufs humains -, peu convaincus par l'étude de Shakkebaek, qui décident pour la contredire d'examiner la qualité du sperme de leurs donneurs, dont ils conservent, depuis vingt ans, les caractéristiques précises. Et, là encore, c'est la stupeur. Depuis 1973, non seulement le pourcentage de spermatozoïdes mobiles et de morphologie normale a nettement chuté, mais leur concentration baisse en moyenne de 2 % par an. À âge égal, plus les Parisiens sont nés récemment, moins bonne est la qualité de leur sperme... Au Cecos de Tours, en 2009, une étude rétrospective démontre également que la moyenne de spermatozoïdes par éjaculat a décliné de 100 millions en trente-six ans et que le pourcentage de spermatozoïdes mobiles a baissé de 20 %. Et partout dans le monde les études rétrospectives qui se multiplient depuis les années 90 confirment, pour beaucoup, cette réalité angoissante : l'homme d'aujourd'hui, dans certaines régions du monde, produit deux fois moins de spermatozoïdes que son père et que son grand-père...

Il s'est donc passé quelque chose. Mais quoi ? Impossible d'imputer un déclin aussi rapide à des facteurs génétiques. On s'intéresse donc aux facteurs environnementaux. D'abord parce que l'on découvre que la qualité du sperme varie de façon radicale d'une ville à l'autre : nettement moins bonne à Columbia qu'à Minneapolis, à Copenhague qu'à Turku, à Toulouse qu'à Paris, différences qui plaident en faveur d'un effet du milieu. Ensuite parce que, au moment même où les spécialistes de la reproduction humaine s'alarment, les observateurs de la faune sauvage découvrent aussi, effarés, que plusieurs espèces sont en train de se féminiser. Jeunes alligators mâles ayant un taux de testostérone anormalement bas et un pénis anormalement petit, grenouilles en train de devenir hermaphrodites, oiseaux, tortues, poissons présentant des organes sexuels atrophiés et un déclin notable de leur fertilité, quand l'espèce n'est pas tout bonnement en train de s'éteindre. Or, chaque fois, l'environnement naturel de ces animaux est ou a été par le passé contaminé par des molécules chimiques issues de l'industrie et de l'agriculture. "Ce qui est fascinant, dit Bernard Jégou, biologiste de la reproduction et président du conseil scientifique de l'Inserm, c'est que, brutalement, les spécialistes de multiples disciplines, épidémiologistes, observateurs de la faune, andrologues, toxicologues, ont convergé vers le même constat..." Et c'est un constat effrayant : parmi les dizaines de milliers de substances chimiques introduites dans notre environnement et auxquelles nous servons tous de cobayes, hommes et animaux, depuis près d'un siècle, certaines perturbent le rôle des hormones et modifient, notamment, les conditions nécessaires à la masculinisation des espèces... Ce sont les perturbateurs endocriniens.

Survie

Chez l'homme, d'autres signes révèlent qu'il est en train de se passer quelque chose d'anormal. Une augmentation de 400 % du cancer du testicule en soixante ans et un boom inquiétant des malformations génitales du petit garçon à la naissance. Niels Skakkebaek, le premier à avoir tiré la sonnette d'alarme, est convaincu que ces deux symptômes sont liés au déclin du sperme et font partie d'un même syndrome, le TDS, ou syndrome de dysgénésie testiculaire. Lors de la vie foetale a lieu un processus délicat, la formation des testicules et la fabrication d'hormones, notamment la testostérone, capables de modifier le "programme de base" déjà en place, qui est féminin. Et c'est ce processus, grâce auquel le foetus devient mâle, qui serait bouleversé par les substances chimiques auxquelles est exposée la mère durant la grossesse.

La théorie du syndrome de dysgénésie testiculaire ne fait pas encore l'unanimité au sein de la communauté scientifique, et, à vrai dire, la recherche sur les perturbateurs endocriniens et la toxicologie de la reproduction n'en est qu'à ses balbutiements. Il faut établir d'urgence si le déclin du sperme se poursuit et est amené à se poursuivre. Comprendre les effets des 500 molécules susceptibles de perturber notre système hormonal. Mettre en place un vaste processus de surveillance de la fertilité humaine, pour le moment inexistant ou presque. Bref, le chantier est immense et l'enjeu évidemment crucial. Ce sont les mères qui sont exposées, ce sont les enfants qui, plus tard, en paieront le prix et, partout dans le monde, des équipes de scientifiques tentent de gagner cette course contre la montre pour les générations futures. Pourtant, en France, les crédits ont été brutalement coupés : "Plus de la moitié des budgets alloués à la recherche en santé environnementale ont été supprimés en 2012, s'insurge Bernard Jégou. C'est un immense gâchis. Nous avons en France, dans le domaine de l'étude du sperme et de la reproduction, un savoir-faire extraordinaire. Mais plus d'argent." Le montant des crédits alloués pour sept ans au programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens ? Environ 5 millions d'euros... "Il y a un très grand décalage entre le besoin urgent de connaissance et les moyens mis en place par les pouvoirs publics", regrette l'épidémiologiste environnemental Rémy Slama, président du conseil scientifique de ce programme.

La mauvaise qualité spermatique a en effet peut-être déjà des répercussions sur le délai nécessaire aujourd'hui aux couples pour concevoir et sur les demandes, on le sait, de plus en plus nombreuses d'assistance médicale à la procréation. Aujourd'hui, en France, de 20 à 25 % des couples qui commencent une recherche de grossesse n'auront rien obtenu au bout d'un an. Un couple sur sept consulte parce qu'il ne parvient pas à avoir d'enfant. Et un couple sur dix est traité pour infertilité. L'explication est d'abord l'âge de plus en plus avancé des femmes lorsqu'elles tentent une première grossesse. Mais la baisse de la concentration spermatique pourrait aussi avoir déjà des conséquences. Au-dessous de 40 millions de spermatozoïdes par millilitre, on sait que la conception d'un enfant commence à être compliquée, que le délai sera long. Nous sommes encore en France à plus de 60 millions. "Mais, si la moyenne a baissé, cela signifie statistiquement que le nombre d'hommes qui se trouvent au-dessous de 40 millions a augmenté", précise Rémy Slama. Certes, grâce aux progrès de la médecine, il suffit aujourd'hui d'un seul spermatozoïde pour concevoir un embryon. Mais en laboratoire. À condition de recourir massivement à l'assistance médicale à la procréation, la survie de l'espèce humaine, même si le sperme continue de décliner, n'est donc pas réellement menacée. Mais peut-on accepter que la science prenne peu à peu le relais de la procréation naturelle, connaissant le tribut psychologique que paient les couples y ayant recours et le coût économique qu'elle représente pour la société ?

Précautions

Tant que la recherche n'aura pas acquis de certitude, c'est donc aux pouvoirs publics de protéger les populations. Au niveau européen, la nouvelle et indispensable réglementation des produits chimiques contraint enfin l'industrie à fournir des preuves qu'elle n'avait jusqu'ici jamais données : celles de l'innocuité des substances qu'elle commercialise. Mais le processus d'enregistrement est long et il pèche surtout par un défaut majeur : les molécules sont testées une à une, alors que la majorité des chercheurs pointent de très probables effets "cocktail", puisque nous sommes évidemment exposés à des centaines de molécules en même temps. Alors certains pays, comme le Danemark, qui enregistre des baisses record de concentration spermatique, ont décidé de ne plus attendre pour mettre en garde les femmes. Durant la grossesse et l'allaitement, les Danoises se voient déconseiller, au même titre que la cigarette ou l'alcool, les cosmétiques, les sprays, les teintures pour cheveux et le contact avec la peinture. Un niveau minimal de précautions, dont on comprend mal pourquoi il n'est pas déjà imposé en France.

Pour avoir de ses yeux vérifié la toxicité affolante d'un produit comme le MEHP, le professeur René Habert s'insurge contre le laxisme des pouvoirs publics. "Roselyne Bachelot avait promis qu'un logo "non recommandé aux femmes enceintes et aux jeunes enfants" serait apposé sur les produits susceptibles d'être nocifs, dit-il. La mesure était simple à mettre en place. Elle avait été annoncée en 2008." Quatre ans plus tard, il ne s'est toujours rien passé.

voir aussi sur ce blog :

Les perturbateurs endocriniens sont partout (suite) 

http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2011/10/26/les-perturbateurs-endocriniens-sont-partout-suite.html

Les perturbateurs endocriniens sont partout 

http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2011/10/26/les-perturbateurs-endocriniens-sont-partout.html

et aussi :

Europe: laxisme dans l'homologation des pesticides

http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2012/04/03/europe-laxisme-avec.html

27/03/2012

Bientôt Pâques (suite)

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/les-multiples-vertus-du-chocolat-22-03-2012-1444022_57.php

Les multiples vertus du chocolat

Le Point.fr - Publié le 22/03/2012 à 13:35

Alors que les fêtes de Pâques approchent, de nouvelles études confirment les bienfaits de cet "aliment douceur".

Selon trois études récentes, la consommation régulière de chocolat aurait un effet protecteur vis-à-vis des accidents vasculaires cérébraux ou AVC (en tout cas chez les femmes), elle aurait des conséquences bénéfiques pour le coeur et les vaisseaux et elle augmenterait la mémoire ainsi que les capacités d'apprentissage. Alors, certes, il faut toujours rester prudent puisque ces études sont mises en avant dans la dernière newsletter Santé Chocolat, réalisée en collaboration avec le Syndicat du chocolat. Néanmoins, les travaux cités proviennent de revues scientifiques sérieuses. Alors, ne boudons pas notre plaisir...

Tout d'abord, la consommation de chocolat protégerait de l'AVC. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont utilisé les résultats d'une étude de grande envergure menée de façon prospective auprès de 39 227 Suédoises recrutées dans le cadre d'une surveillance mammographique entre 1998 et 2008. Un questionnaire comportant 350 items sur les habitudes de vie, l'état de santé et les antécédents - dont un autoquestionnaire alimentaire - avait pour but d'identifier les déterminants de diverses maladies, dont les AVC. Plus de 1 500 accidents de ce type sont survenus pendant ces dix ans. Et là, bingo, le risque diminue nettement avec une consommation supérieure à 50 grammes par semaine. Et ce sont les femmes ayant une pression artérielle normale et consommant en moyenne 66,5 g de chocolat par semaine qui bénéficient le plus de cette possible prévention par le chocolat, alors que celui vendu en Suède ne comporte que 30 % de cacao !

Bon pour le coeur

D'autre part, les effets cardioprotecteurs de cet aliment, déjà démontrés dans de nombreuses études, sembleraient liés à l'épicatéchine. Ce micronutriment au nom barbare est présent en quantité importante dans le cacao, le vin rouge et le thé vert. Ses effets bénéfiques pourraient s'expliquer par son action sur les mitochondries, véritables petites usines contenues dans les cellules où se déroulent les grandes manoeuvres métaboliques. C'est cette propriété qui permettrait la diminution de la taille des infarctus du myocarde induits expérimentalement. De plus, l'épicatéchine du chocolat noir serait à même de corriger le mauvais fonctionnement des mitochondries impliqué dans des affections chroniques comme le diabète, l'hypertension et les maladies coronariennes. Alors, même s'il ne faut pas parler de panacée et que d'autres études doivent être menées, il serait dommage de se priver d'en consommer régulièrement.

Enfin, d'autres composants du cacao, connus sous le nom de flavonoïdes et que l'on retrouve aussi dans le thé vert et les myrtilles, suscitent l'intérêt des chercheurs en raison de leur impact positif sur les performances cognitives. En effet, de plus en plus de données suggèrent que la consommation d'aliments riches en flavonoïdes serait bénéfique pour la mémoire et les capacités d'apprentissage chez les personnes saines. De plus, des études ont établi que leur consommation aurait un effet favorable sur le déclin cognitif et sur l'évolution des maladies neurodégénératives. Plusieurs flavonoïdes sembleraient capables d'empêcher la progression d'un modèle de maladie d'Alzheimer chez les rongeurs, ouvrant l'espoir d'une voie thérapeutique nouvelle. Attention, il ne s'agit que de rats de laboratoires et les explications concernant son mode d'action restent à confirmer, tout comme les doses nécessaires pour espérer garder longtemps une bonne mémoire.

ANNE JEANBLANC

26/03/2012

Les dangers de la chimie pour les générations présentes et futures

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/26/la-toxicite-de-dizaines-de-substances-sous-evaluee_1675531_3244.html

LE MONDE | 26.03.2012 à 10h54 • Mis à jour le 26.03.2012 à 14h35

La toxicité de dizaines de substances sous-évaluée

Une vaste étude conteste les fondements de la toxicologie en pointant les effets à faible dose de produits chimique

 

Rarement débat scientifique aura été à la fois aussi peu médiatisé et aussi crucial pour la santé publique. Depuis plus d'une quinzaine d'années, un nombre croissant de biologistes suspectent des effets délétères de certains composés chimiques à des niveaux d'exposition très inférieurs aux doses considérées comme sûres.

Dans l'édition à paraître de la revue Endocrine Reviews, une douzaine de chercheurs américains issus du monde académique enfoncent le clou en présentant le résultat d'un travail d'analyse considérable (*), le plus important réalisé à ce jour sur le sujet. Leurs conclusions mettent en évidence un ensemble d'éléments scientifiques plaidant pour un profond changement de méthodologie dans l'évaluation de la toxicité de nombreuses molécules mises sur le marché.

Les auteurs ont passé en revue plus de 800 études distinctes menées sur l'homme, sur l'animal ou sur des cultures cellulaires. "Nous avons voulu considérer cette littérature dans son ensemble, indique la biologiste Laura Vandenberg (Tufts University à Boston), premier auteur de cette analyse. Il ressort, en résumé, que les molécules qui imitent ou bloquent les hormones ont des effets négatifs à très faibles doses, c'est-à-dire à des doses généralement considérées comme sûres chez l'homme."

Ces effets sont difficiles ou impossibles à mettre en évidence avec les données de la toxicologie classique - sur lesquelles s'appuient les agences d'évaluation des risques. Pourquoi ?

LA DOSE NE FAIT PAS FORCÉMENT LE POISON

D'abord, les effets de ces perturbateurs endocriniens battent en brèche un principe central de la toxicologie. "Les études de toxicologie classique partent du principe que "la dose fait le poison", c'est-à-dire que plus on augmente la dose du produit que l'on veut tester, plus l'effet est important, explique Daniel Zalko, chercheur à l'unité de toxicologie alimentaire de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), à Toulouse. Or, à plus faibles doses, et parfois à des doses inférieures à un niveau où la toxicité du produit semble avoir disparu, on retrouve des effets importants, d'une nature parfois différente."

La toxicologie classique ne s'appuie en général que sur des expériences à hautes doses. "Une fois que la toxicité d'une molécule est établie sur l'animal à des doses importantes, les toxicologues en déduisent par extrapolation une dose sans effet toxique observable, explique Mme Vandenberg. Ensuite, à partir de cette valeur, la dose journalière admissible pour l'homme est calculée... mais elle n'est jamais testée!"

Le fait que les perturbateurs endocriniens puissent avoir des effets à très faibles doses qui disparaissent à des niveaux d'exposition supérieurs ruine cette méthodologie.

En outre, les tests toxicologiques classiques effectués sur les animaux de laboratoire ne cherchent que certains types d'effets. "Les toxicologues s'attachent à repérer des effets très particuliers, comme la mort de l'animal, la survenue de tumeurs, etc., précise la biologiste américaine. Ils ne cherchent pas, par exemple, à savoir si le système cérébral s'est normalement développé, si un animal mâle se comporte toujours comme un mâle, ou s'il se comporte comme une femelle..."

L'étude liste une trentaine de molécules dont les effets échappent ou sont susceptibles d'échapper à la toxicologie classique. "Sans aucune réserve, estime Daniel Zalko, la synthèse présentée reflète bien l'état des connaissances sur la question." Pourtant, la plupart des agences d'évaluation des risques dans le monde ignorent encore largement les effets aux faibles doses des perturbateurs endocriniens. "A l'exception de l'Anses [l'Agence de sécurité sanitaire française], qui est, sur cette question, très en avance sur ses homologues", remarque toutefois Ana Soto, endocrinologue et professeure de biologie cellulaire à la faculté de médecine de la Tufts University, coauteur de l'étude.

"ON N'EXPÉRIMENTE PAS SUR L'ÊTRE HUMAIN"

Les réticences des agences se fondent sur le fait que certaines des expériences n'ont pas été reproduites. "D'abord, il faut savoir que les chercheurs du monde académique ne disposent souvent pas de budgets pour reproduire à l'identique des expériences qui ont déjà été menées, souligne Laura Vandenberg. De plus, cette critique serait recevable si nous n'avions pas, désormais, un très vaste corpus d'études qui pointent toutes dans la même direction."

Par ailleurs, mettre en évidence chez l'homme les effets de ces perturbateurs endocriniens est parfois très ardu. "Si l'on prend l'exemple du bisphénol A, qui est la molécule la plus étudiée, il y a des effets qui se développent tard dans la vie suite à une exposition in utero, au cours de phases critiques du développement fœtal, explique Daniel Zalko. C'est quelque chose que l'on peut mettre en évidence chez l'animal en laboratoire, mais qui est très difficile à démontrer chez l'homme, puisque, pour d'évidentes raisons éthiques, on n'expérimente pas sur l'être humain..."

La diversité des molécules et de leurs effets rend également délicate la conduite d'études dans la population humaine. Chez l'animal, il a été montré que l'exposition à de faibles doses de bisphénol A provoque une puberté avancée chez la femelle, des troubles du comportement sociosexuel chez les mâles, une prédisposition accrue au cancer de la prostate et de la glande mammaire, une baisse de la fertilité, etc. Chez l'homme, deux récentes études viennent de mettre en cause cette substance dans l'incidence du diabète de type 2 et de l'obésité...

Stéphane Foucart

Une trentaine de molécules passées au crible
 
Dans leur revue de la littérature scientifique existante, les chercheurs ont mis en évidence une trentaine de molécules dont les effets sont aujourd'hui sous-évalués par les toxicologues.
Parmi elles, le bisphénol A (présent dans les plastiques et les vernis alimentaires), l'atrazine (un herbicide interdit en Europe mais toujours utilisé aux Etats-Unis), les phtalates (solvants que l'on trouve dans les plastiques), le parathion (un insecticide), le perchlorate (utilisé dans le carburant des fusées, les feux d'artifice...), certaines dioxines, ou les PCB - désormais interdits mais présents pour longtemps dans la chaîne alimentaire -, etc.
De nombreux autres produits phytosanitaires sont également listés.

(*) http://edrv.endojournals.org/content/early/2012/03/14/er.2011-1050.abstract
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lire aussi :

Des produits chimiques favorisent obésité et diabète

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/23/des-produits-chimiques-favorisent-obesite-et-diabete_1674620_3244.html

Un rapport scientifique montre que l'exposition à certaines substances, dont les pesticides, a des effets nocifs sur la santé jusqu'ici non pris en considération.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/23/retour-de-l-epandage-aerien-des-pesticides_1674789_3244.html

Cette technique présente des risques importants pour la santé et l'environnement

21/03/2012

Informations médicales du jour : santé des jeunes, cancer et aspirine

lues sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le Dr Thomas Girard, responsable de l’unité de consultation Espace santé jeunes, à l’hôpital Hôtel-Dieu, à Paris, souligne dans Libération que « l’expérience que nous avons avec les adolescents et jeunes adultes en rupture sociale, familiale et/ou scolaire révèle que les jeunes patients français négligent leur santé ».

Il ajoute : « Les jeunes migrants, vivent, eux, une rupture de plus que les autres et subissent très souvent une santé dégradée dont la prise en charge est difficile du fait des problèmes de langue et d’un système de soins de plus en plus refermé sur lui-même ».

(Libération, 21/03)

 

« Les vertus de l’aspirine dans la prévention du cancer »
Le Figaro rend compte de trois nouvelles études démontrant « les vertus de l’aspirine dans la prévention du cancer », qui « viennent renforcer les résultats déjà obtenus par l’équipe du Pr Peter Rothwell (université d’Oxford) ».

Dans cette nouvelle série de travaux, publiée dans le Lancet et le Lancet Oncology, Peter Rothwell et John Radcliffe ont utilisé de nombreux essais « qui ont évalué l’action de l’aspirine, utilisée à dose quotidienne dans la prévention au long cours des accidents cardio-vasculaires ».

(Le Figaro, 21/03)

19/03/2012

L'OGM Monsanto 810 est toxique

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/19/la-coccinelle-victime-collaterale-du-mon810_1672055_3244.html

La coccinelle, victime collatérale du MON810
Des tests en laboratoire prouvent la nocivité de la toxine Bt pour l'insecte. L'effet en plein champ reste à démontrer.

LE MONDE | 19.03.2012 à 17h11 • Mis à jour le 19.03.2012 à 17h11

Par Stéphane Foucart


Alors que la France a renouvelé, vendredi 16 mars, son moratoire sur le maïs transgénique MON810, la controverse scientifique fait toujours rage sur les risques environnementaux potentiels associés à cette culture. Avec, cette fois, au centre de l'attention, la suspicion de ses effets collatéraux sur un charmant coléoptère : une espèce de coccinelle du nom d'Adalia bipunctata.

Dans la dernière édition de la revue Environmental Sciences Europe, Angelika Hilbeck, chercheuse au Centre de biologie intégrative de l'Institut fédéral suisse de technologie de Zurich (ETHZ), revient sur cette polémique pour la clore - mais seulement en partie. Selon de nouvelles expériences menées par la biologiste suisse, la toxine Bt (Bacillus thurigensis) produite par le MON810 est bel et bien toxique, en laboratoire, pour bipunctata. Un résultat embarrassant pour Monsanto, puisque ce coléoptère est assez éloigné des ravageurs ciblés par la toxine Bt en question, dite Cry1Ab.

L'affaire commence il y a trois ans. Début 2009, Jörg Schmidt (ETHZ) publie, dans Archives of Environmental Contamination and Toxicology, l'observation en laboratoire d'un effet délétère de la toxine sur la coccinelle. L'étude est citée par le gouvernement allemand à l'appui du moratoire imposé en avril 2009, outre-Rhin, sur le fameux maïs transgénique. Elle se heurte aussitôt à un tir de barrage.

"VOCABULAIRE FEROCE"

"Quelques semaines plus tard, deux commentaires critiques sont publiés coup sur coup dans la revue Transgenic Research, avec un vocabulaire inhabituellement féroce pour un échange scientifique, rappelle Denis Bourguet, chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et spécialiste de l'évaluation des effets indésirables des cultures transgéniques. L'un des articles suggérant même que ces travaux sont assimilables à de la pseudo-science."

La même revue publie, en 2010, une expérience qui semble mettre un terme à l'affaire. Le biologiste Franz Bigler (Station de recherche de l'Agroscope, à Zurich) mène en effet une expérience comparable à celle de Jörg Schmidt et... ne met en évidence aucun effet toxique de Cry1Ab sur la coccinelle. Pas le moindre.

Qui croire ? Dans les travaux qui viennent d'être publiés, Angelika Hilbeck - qui appartient au même groupe que Jörg Schmidt - a reproduit les deux expériences contradictoires. "Elle est parvenue à montrer de manière convaincante que Cry1Ab a bel et bien un effet en laboratoire sur les larves de cette coccinelle", estime M. Bourguet.

Comment ? L'expérience montrant une toxicité sur les larves consistait à nourrir celles-ci, de manière continue, avec une nourriture contenant différentes concentrations de la toxine. Quant au protocole montrant l'innocuité de celle-ci, "il consiste à espacer les expositions, c'est-à-dire à accorder un répit de plusieurs heures - jusqu'à une journée - entre deux expositions, explique Mme Hilbeck. Lorsque nous mettons en oeuvre un tel protocole, nous ne trouvons pas, nous non plus, d'effets significatifs sur les larves de coccinelle."

Voilà qui ne règle pas la question de la pertinence du protocole : quel type d'exposition - continue ou discontinue - décrit le mieux ce qui peut se produire en plein champ ? Angelika Hilbeck et ses coauteurs répondent en tentant de mesurer les effets d'une exposition discontinue de la pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis) à Cry1Ab. Ce ravageur est la principale cible de la toxine. Or, explique Mme Hilbeck, "si nous l'exposons de manière discontinue à Cry1Ab, sa mortalité chute de manière importante, voire disparaît !".

"ESSAIS EN PLEIN CHAMP"

Ce n'est pas fini. Car si la toxicité, inattendue, de Cry1Ab sur le coléoptère semble désormais avérée en laboratoire, il n'en va pas nécessairement de même en milieu naturel. Cultivé en plein champ, le MON810, qui produit cette toxine, pourrait bien n'avoir qu'un effet minime sur l'insecte.

"Nous ne savons pas quelle proportion de cette coccinelle vit effectivement dans le maïs et c'est sans doute une proportion relativement faible, estime ainsi Denis Bourguet. Nous ignorons donc quelle part de la population totale pourrait, éventuellement, être affectée."

De plus, en milieu naturel, bipunctata se nourrit essentiellement de pucerons, lesquels sont largement exempts de la toxine. Au total, juge-t-il, "il est très probable que l'effet en plein champ, s'il existe, soit très faible ". Pour le savoir, dit Mme Hilbeck, "il faudrait mener des essais en plein champ spécifiquement destinés à détecter des effets létaux sur une génération".

Le débat sur les possibles dégâts collatéraux du maïs Bt sur les insectes non ciblés ne date pas d'aujourd'hui. Une méta-analyse de la biologiste Michelle Marvier (université de Santa Clara, Californie), publiée en 2007 dans Science, avait montré une abondance moindre de certaines espèces d'arthropodes dans les champs de maïs et de coton Bt, par rapport aux cultures conventionnelles non traitées. Mais, selon ces travaux, ces mêmes insectes non-cibles étaient moins abondants dans les champs traités aux insecticides que dans les cultures Bt...

Stéphane Foucart

52 % des Français doutent de l'innocuité des OGM

Une majorité (52 %) de Français estime que la consommation d'organismes génétiquement modifiés (OGM) comporte des risques pour la santé humaine, 44 % étant d'un avis contraire, selon un sondage Ipsos. Selon l'enquête, rendue publique le 15 mars, 41 % des Français pensent que rien ne prouve que ces risques soient avérés, et 3 % pensent qu'ils n'existent pas. Aucune étude ne permet aujourd'hui de dire que de tels risques existent. Quant aux bénéfices, 59 % pensent que l'utilisation d'OGM permettra d'augmenter les productions dans les pays du Sud.

15/03/2012

Génétique et maladies mentales

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Dans une interview accordée aux Echos, Hervé Chneiweiss, « directeur de recherche au CNRS et directeur du département de neurosciences de l’Institut de biologie Paris-Seine (université Pierre-et-Marie-Curie) », rend compte « des principaux progrès accomplis au cours des dix dernières années » dans la recherche sur le cerveau.

Il souligne notamment que la génétique est importante pour « la compréhension des pathologies, notamment les maladies mentales, même si beaucoup de psychiatres sont hostiles à cette approche ». 

(Les Echos, 15/03)

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/innovation-competences/medecine-sante/0201943736502-le-cerveau-n-est-pas-un-organe-comme-les-autres-302187.php

19:31 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

Le rôle de la pollution chimique dans l’obésité et le diabète


lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Un rapport du Réseau Environnement Santé (RES), intitulé « Evaluation du lien entre environnement chimique, obésité et diabète (ECOD) », souligne que la pollution issue de substances de type perturbateurs endocriniens, « apparaît comme un facteur explicatif complémentaire » aux deux facteurs de l’épidémie d’obésité et de diabète que sont « une alimentation trop riche et une sédentarité accrue », rapporte l’AFP.

Gilles Nalbone, directeur de recherche émérite à l’Inserm et membre du RES, explique que le « tissu adipeux est un organe  sous contrôle hormonal, assimilable à une véritable glande endocrine par les nombreux médiateurs actifs qu’il sécrète ». « Il est donc  susceptible d’être aussi la cible des perturbateurs endrocriniens ». 

(AFP, 14/03)