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21/11/2011

Retiré aux Etats-Unis, un anticancéreux reste autorisé dans l’Hexagone

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/01012372511-retire-aux-etats-unis-un-anticancereux-reste-autorise-dans-l-hexagone

Retiré aux Etats-Unis, un anticancéreux reste autorisé dans l’Hexagone

Par ERIC FAVEREAU

Libération, 19/11

C’est un sale coup pour l’anticancéreux le plus vendu au monde. Vendredi, l’Agence américaine des médicaments (FDA) a annoncé qu’elle n’autorisait plus l’utilisation de l’Avastin (du laboratoire suisse Roche) pour traiter les cancers avancés du sein. Cette révocation de l’anticancéreux devrait occasionner une perte d’un milliard de dollars par an selon le New York Times, les ventes de l’Avastin s’étant chiffrées en 2010 à 7 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros).

Qu’est-ce que l’Avastin ?

Quand il est apparu, il y a plus de dix ans, ce médicament avait suscité beaucoup d’espoirs. Son mode d’action était inédit : ses propriétés pharmacologiques lui permettaient de s’attaquer à la croissance de vaisseaux sanguins qui nourrissent les tumeurs. En somme, l’Avastin allait assoiffer la tumeur, jusqu’à la rendre inopérante. D’abord utilisée dans le cancer du colon, sa prescription s’est peu à peu élargie. Au point de devenir générale, aussi bien pour les cancers du sein métastasés que pour les tumeurs au cerveau résistantes.

Pourquoi ce retrait ?

Différentes études ont pointé des effets secondaires réels. Avec des risques identifiés, comme l’hypertension artérielle sévère, des saignements et des hémorragies, mais aussi des perforations dans le nez, l’estomac et les intestins. Pour la FDA, la balance bénéfice-risque a profondément changé : «Aujourd’hui, les femmes qui prennent de l’Avastin pour traiter un cancer du sein métastasé s’exposent à des effets secondaires mettant potentiellement en danger leur vie, a expliqué, vendredi, Margaret Hamburg, directrice de la FDA, dans un communiqué. Aucune preuve d’efficacité de cet anticancéreux pour retarder la croissance de la tumeur des patients ou pour prolonger leur vie ne justifie que ce risque soit pris.»

Quel avenir en France ?

Formellement, l’Avastin reste autorisé aux Etats-Unis pour le traitement de certains types de cancer du colon, du poumon, du rein, mais aussi les tumeurs au cerveau. En France, les autorités sanitaires ne vont pas suivre la FDA, ni limiter les prescriptions de l’Avastin. «La véritable question est de savoir qui doit en bénéficier, nous a déclaré le professeur Dominique Maraninchi, directeur de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Il faut arriver à le prescrire de façon rationnelle.»

05/11/2011

Antibiotiques et pesticides : un cocktail mortel pour les abeilles américaines

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/05/antibiotiques-et-pesticides-un-cocktail-mortel-pour-les-abeilles-americaines_1599438_3244.html

Antibiotiques et pesticides : un cocktail mortel pour les abeilles américaines

Souvent qualifiée de "mystère", la surmortalité des abeilles domestiques, qui peut atteindre 90 % dans certaines colonies, mobilise un grand nombre de scientifiques. Les conclusions de leurs recherches excluent, dans une majorité de cas, une cause unique et évoquent une multiplicité de facteurs : monocultures, OGM, virus, champignons, invasion de frelons, réchauffement climatique et pesticides, bien sûr.

Ces derniers sont souvent les premiers accusés. Leur nombre et leurs multiples interactions possibles ouvrent un champ de recherche immense : ainsi, plus de 120 produits différents ont été trouvés dans des ruches américaines.

Cependant, l'étude que vient de publier la revue scientifique en ligne Plos One allonge d'un nom la liste des périls qui menacent les abeilles domestiques : l'oxytétracycline. Cet antibiotique ne sauve pas les butineuses, mais semble au contraire les rendre plus sensibles à l'effet nocif des pesticides. D'où le titre paradoxal de cette étude : "Les tuer avec gentillesse ?"

Aux Etats-Unis, à la fin de l'hiver, les apiculteurs ont couramment recours à l'oxytétracycline à titre préventif pour essayer de surmonter les pertes très importantes qui se produisent dans les colonies à cette saison-là. Ce médicament est mélangé à des nutriments sucrés ou diffusé dans la ruche. Cette façon de procéder est aujourd'hui interdite dans l'Union européenne, mais se pratiquait encore en France il y a une vingtaine d'années.

Pour sa recherche, l'équipe menée par David J. Hawthorne, professeur d'entomologie à l'université du Maryland, s'est penchée sur l'interaction de l'oxytétracycline avec deux médications communes chez les apiculteurs américains, le coumaphos et le tau-fluvalinate.

Toutes deux sont utilisées dans les ruches pour lutter contre le varroa, un acarien connu pour affaiblir le système immunitaire des insectes. Ces deux produits sont appliqués "par routine", notent les scientifiques. Or, lorsque les abeilles ont été préalablement traitées à l'oxytétracycline, les chercheurs ont constaté que ce "cocktail" de substances augmentait le taux de mortalité.

MÊME À FAIBLE DOSE

Les chercheurs se sont penchés plus précisément sur l'action de l'oxytétracycline sur certaines protéines des abeilles, appelées Mulit-drug Resistance Transporters (MDR). Ces vecteurs de résistance à de multiples substances avaient été peu étudiés chez les insectes et négligés dans la toxicologie des abeilles domestiques jusqu'à présent, note David J. Hawthorne. Il avance que l'inhibition de ces MDR qu'entraîne l'antibiotique amplifierait l'effet néfaste chronique des insecticides, même lorsque la contamination a lieu à faible dose.

Dans le cadre de cette étude, M. Hawthorne et son équipe ont par ailleurs traité des abeilles avec du Vérapamil, médicament contre la vasoconstriction connu pour inhiber certaines protéines MDR.

Dans ces conditions, les cobayes se sont montrés beaucoup plus sensibles que des insectes témoins à cinq pesticides différents. Trois néonicotinoïdes ont notamment été testés. Ce groupe de produits, dont le Gaucho est issu, a la réputation d'affecter l'orientation et la capacité des abeilles à retourner dans leur ruche.

Selon les auteurs, l'implication directe des néonicotinoïdes dans l'effondrement des colonies n'a pas été prouvée par des études récentes, mais l'abondance de ces pesticides (on en trouve jusque dans la cire et le pollen des abeilles domestiques) et le fait que leur nocivité augmente avec l'inhibition des protéines MDR pourraient les impliquer dans tous les cas de surmortalité explicables par une contamination multifactorielle.

Martine Valo
Article paru dans l'édition du 06.11.11

29/10/2011

Champignons hallucinogènes : une réhabilitation difficile

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/28/une-rehabilitation-difficile_1595139_3244.html

Champignons hallucinogènes : une réhabilitation difficile

La psilocybine n'est étudiée que par une poignée d'équipes dans le monde

Roland Griffiths n'est pas le seul à oeuvrer pour la réhabilitation de la psilocybine. Mais les équipes qui cherchent à tester ses effets médicaux restent rares, en dépit de succès préliminaires. En 2006, Francisco Moreno et ses collègues de l'université d'Arizona ont ainsi publié les résultats d'une étude pilote qui montrait une réduction sensible des troubles obsessionnels compulsifs sous psilocybine. Mais cet essai ne portait que sur neuf sujets, et Francisco Moreno explique avoir dû y mettre fin "en raison du coût et de la difficulté à trouver des financements pour ce type de recherche".

Toujours en 2006, une équipe d'Harvard a publié les résultats de l'effet de la molécule sur l'algie vasculaire de la face, une forme de migraine parmi les plus douloureuses. Sur 26 usagers de la psilocybine, 22 avaient rapporté un arrêt de l'attaque algique en cours. Une grande proportion avaient indiqué que cette prise avait marqué la fin de ces migraines ou une extension de la période de rémission, alors que les doses employées étaient trop faibles pour engendrer des effets hallucinogènes.

Au Centre des neurosciences de Zurich, Franz Vollenweider note "un petit come-back, pas un grand retour" de la psilocybine. Il en a repris l'étude dans l'institut où les premières doses de LSD ont été testées. Comparée à la kétamine, un anesthésique doté de propriétés psychotropes et qui améliore l'humeur, la psilocybine semble prometteuse pour ce chercheur : "Elle présente moins d'effets secondaires. Mais elle est plus difficile à étudier car taboue et elle se heurte à des barrières réglementaires plus contraignantes." Il va ainsi tester ces deux composés sur des patients en grave dépression.

Gommer les effets hallucinogènes

Il indique que de petites compagnies pharmaceutiques ont montré des signes d'intérêt non pour la psilocybine elle-même, mais pour d'éventuels dérivés qui pourraient en être tirés. De fait, l'attrait pour son action biologique pourrait être relancé - indirectement -, dans la mesure où elle semble agir sur des voies cérébrales importantes pour lutter contre des atteintes de la mémoire, comme dans la maladie d'Alzheimer.

Ainsi, à l'université de Caen, l'équipe de Valérie Collot, professeure de pharmacognosie (étude des médicaments provenant de substances animales ou végétales), travaille à la mise au point d'analogues de la psilocybine qui permettraient de s'affranchir des effets hallucinogènes tout en améliorant la mémoire. Elle raconte : "Notre intérêt remonte à un article d'une équipe japonaise qui, en 2009, avait montré que l'activation de certains récepteurs de la sérotonine renforçait la mémoire." Or il se trouve que ces récepteurs, de type 5-HT2C, ont une forte affinité avec la psilocybine. Tout l'art de l'équipe bas-normande est désormais de synthétiser des composés qui reproduisent cette affinité sans en présenter une autre pour le récepteur 5-HT2A, qui, lui, semble impliqué dans les effets hallucinogènes "un peu plus gênants".

Cette chimie-là est complexe, car il faut trouver des ligands à la fois puissants et sélectifs qui ne viennent pas interférer avec d'autres récepteurs de la sérotonine, très nombreux. "Chez la souris, les premiers résultats sont assez encourageants, relève la chercheuse. Mais pour passer à l'homme, il faudra encore quelques années d'études."

Les composés testés ne sont pas obtenus à partir de la psilocybine. "Nous les synthétisons en cinq ou six étapes, puis nous les optimisons." Y a-t-il un risque de tomber sur un composé hallucinogène ? "C'est toujours possible, mais je n'ai pas observé d'effets particuliers sur les gens qui les manipulent." Toutes les opérations se font sous hotte aspirante : pour s'exposer aux produits, comme n'hésitait pas à le faire Albert Hofmann - le créateur du LSD, qui isola aussi la psilocybine à la fin des années 1950 -, il faudrait le vouloir. "Au début de ma carrière, j'ai connu des directeurs de thèse qui goûtaient leurs produits", raconte Valérie Collot. Mais, assure-t-elle, "c'est de l'histoire ancienne".

Hervé Morin
Article paru dans l'édition du 29.10.11

26/10/2011

Les perturbateurs endocriniens sont partout (suite)

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

D’après une étude de l’Ecole de santé publique de Harvard, à paraître dans Pediatrics, les filles seraient plus sensibles que les garçons à l’exposition in utero au bisphénol A, explique Le Quotidien du Médecin.

Les chercheurs ont en effet constaté une association des taux de BPA élevés chez les mères pendant la grossesse et d’une plus grande fréquence de problèmes comportementaux chez les petites filles vers l’âge de 3 ans (hyperactivité, agressivité, anxiété).

(Le Quotidien du Médecin, 26/10)

Les perturbateurs endocriniens sont partout

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les perturbateurs endocriniens sont partout


Le magazine 60 Millions de Consommateurs consacre un dossier aux perturbateurs endocriniens, proposant une typologie de ces substances (composés perfluorés, parabens, phtalates, composés polybromés, Bisphénol A).

L’expertise collective de l’Inserm publiée en avril sur la question y est citée. Ses auteurs constataient une augmentation de pathologies liées à un dysfonctionnement du système hormonal. Mais, comme le souligne le biologiste Bernard Jegou (Inserm), le lien de causalité soupçonné entre l’exposition aux perturbateurs endocriniens et cette augmentation n’a pas été scientifiquement confirmé à ce jour. (*)

(60 Millions de Consommateurs, 26/10)

à consulter :

Expertise collective " Reproduction et environnement "

mon commentaire :

(*) non confirmé mais logique et vraisemblable. C'est un sujet sensible, chacun le comprendra, et l'industrie chimique est un lobby puissant.

24/10/2011

Attention aux récipients en plastique pour les aliments !

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/24/l-exposition-in-utero-au-bisphenol-a-fragiliserait-davantage-les-filles_1592754_3244.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20111024-[deroule]
 

Une étude menée par des chercheurs de l'université Harvard démontre, pour la première fois, un lien entre l'exposition "in utero" au bisphénol A et des troubles comportementaux.

Les fillettes exposées in utero au bisphénol A montrent davantage de troubles comportementaux à l'âge de 3 ans que celles dont la mère avait absorbé un plus faible niveau de ce composant chimique très répandu, selon une étude publiée lundi 24 octobre. L'anxiété, la dépression et l'hyperactivité se rencontrent plus chez les petites filles dont les mères avaient d'importants taux de bisphénol A dans les urines pendant leur grossesse, indique cette étude dirigée par l'école de santé publique de l'université Harvard. "Cette tendance est plus prononcée pour les filles, ce qui suggère qu'elles sont plus vulnérables que les garçons à l'exposition au bisphénol A in utero", souligne l'étude publiée dans le journal Pediatrics.

Le bisphénol A, composant chimique très répandu dans les objets de la vie quotidienne, est présent dans la plupart des bouteilles en plastique rigide et dans le vernis intérieur des boîtes de conserve et des canettes métalliques.

Cette étude s'appuie sur les données de 244 mères et de leurs enfants jusqu'à l'âge de 3 ans dans la région de Cincinnati, dans le nord des Etats-Unis. Les échantillons d'urine ont été analysés à 16, 26 semaines de grossesse et à la naissance. Les urines des enfants ont été testées à l'âge de 1, 2 et 3 ans. Le bisphénol A a été détecté dans 85 % des échantillons d'urine des mères et 96 % de ceux des enfants. Plus les taux de ce composant chimique étaient forts pendant la grossesse, plus les risques de troubles comportementaux des petites filles sont élevés à l'âge de 3 ans, conclut l'étude, sur la base de questionnaires remplis par les parents sur la conduite de leurs enfants.

L'EXPOSITION IN UTERO, PÉRIODE CRITIQUE

Cette corrélation n'a pas été démontrée s'agissant des garçons ; l'étude n'a pas mis en lumière non plus un quelconque lien entre la présence de bisphénol A dans les urines des enfants et leur futur comportement. "Aucun des enfants n'avait de comportement cliniquement anormal, mais certains d'entre eux avaient plus de troubles comportementaux que d'autres", a indiqué le principal auteur de l'étude, Joe Braun, chercheur en santé environnementale à Harvard.

L'étude rapporte que "les concentrations plus importantes de bisphénol A pendant la gestation étaient associées à une conduite plus agressive, anxieuse, hyperactive et dépressive, à une inhibition et à un contrôle émotionnel plus faible chez les filles". Cette étude semble confirmer des enquêtes antérieures suggérant un lien entre l'exposition au bisphénol A pendant la grossesse et le comportement de l'enfant, mais elle est la première à démontrer que la période in utero est le moment critique au cours duquel le bisphénol A peut produire des effets altérants.

POURSUITE DES RECHERCHES

En raison du faible échantillon, les chercheurs, parmi lesquels figurent aussi des scientifiques de l'hôpital pour enfants de Cincinatti et de l'université Simon-Fraser de Vancouver au Canada, appellent à poursuivre les recherches. "Il y a un débat important sur la toxicité de l'exposition à faibles taux au bisphénol A et les résultats présentés ici méritent de nouvelles recherches", souligne l'étude.

Après l'interdiction en Europe et au Canada des biberons contenant du bisphénol A, ce composant chimique, considéré comme un perturbateur du système hormonal, sera interdit en France à compter de 2014 dans tous les contenants alimentaires et dès 2013 s'agissant des produits destinés aux enfants de moins de 3 ans.

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voir aussi :

http://pediatrics.aappublications.org/content/early/2011/10/20/peds.2011-1335d.abstract?sid=3115c3fa-8a02-48b8-8b8a-cc13d731a036

Pediatrics Digest Summary

Impact of Early-Life Bisphenol A Exposure on Behavior and Executive Function in Children

AbstractVirtually all persons in industrialized countries are exposed to bisphenol A (BPA), and early-life BPA exposure might be associated with behavior problems. Few human studies have been conducted, and the impact of gestational versus childhood BPA exposures is unclear.

BPA exposure during pregnancy, but not childhood, waassociated with worse behavior at 3 years of age, especially among girls. Domains related to behavioraand emotional regulation were most affected by gestational BPA exposure. (Read the full article) 

20/10/2011

Les espèces pourraient rétrécir avec le changement climatique

lu sur :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/10/20/le-changement-climatique-pourrait-retrecir-les-especes/

Les espèces pourraient rétrécir avec le changement climatique

Selon un article publié par Nature, un rétrécissement général des espèces est perceptible à mesure que la planète se réchauffe.

18/10/2011

Fondation Allègre : la colère monte à l'Académie des sciences

à lire sur :

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/10/fondation-all%C3%A8gre-la-col%C3%A8re-monte-%C3%A0-lacad%C3%A9mie-des-sciences.html 

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Fondation Allègre : la colère monte à l'Académie des sciences
 
17 octobre 2011

La colère monte à l'Académie des sciences contre la décision de l'Institut de Franced'accepter la position clé de Claude Allègre dans la Fondation Ecologie d'Avenir. ...

17/10/2011

Prévention du cancer du sein : le rôle clé de l’alimentation

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Prévention du cancer du sein : le rôle clé de l’alimentation
Le Pr Philippe Bougnoux, cancérologue (CHRU Tours), qui dirige l’unité Inserm 921, explique dans Le Figaro le rôle de l’alimentation dans le cancer du sein : « Des apports alimentaires supérieurs aux dépenses énergétiques favorisent le stockage et l’apparition progressive d’une obésité avec ses conséquences hormonales ». Son unité recueille des échantillons de tissu adipeux prélevés sur des femmes lors d’opérations diverses du sein et analyse leur profil lipidique afin d’aider les femmes à faire évoluer leur profil dans le bon sens. L’enquête épidémiologique dirigée par le Pr Françoise Clavel-Chapelon (Inserm U1018) sur les milliers de femmes de la cohorte E3M confirme que le risque de cancer du sein est accru par l’alcool, les aliments d’index glycémique élevé, les acides gras trans, et diminué par les folates, certains phyto-oestrogènes (lignanes) et la vitamine D. (Le Figaro, 17/10)

14/10/2011

Les humains il y a 100 000 ans

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/une-trousse-de-maquillage-de-100-000-ans-13-10-2011-1384250_59.php

Une trousse de maquillage de 100 000 ans

Par

Découverte dans une grotte sud-africaine, c'est un des plus anciens témoignages technologiques de l'âge de pierre.

La découverte a été gardée secrète durant trois ans. Aujourd'hui, c'est le jour de gloire pour le paléoanthropologue sud-africain Christopher Henshilwood (université de Witwatersrand, Johannesburg) qui révèle dans le magazine Science avoir trouvé le plus ancien atelier de fabrication de pigment ocre au monde. Il y a cent mille ans, soit 60 000 ans avant l'arrivée de l'homme en Europe, des Homo sapiens habitant la grotte de Blombos, près de la ville du Cap, utilisaient une teinture ocrée, produite au moyen d'une technologie sophistiquée. Après un très minutieux travail d'exhumation, l'équipe sud-africaine a dégagé deux kits. Ils comprenaient des coquilles d'abalones (haliotides) présentant encore les traces d'un liquide riche en ocre, des pierres en quartzite ayant visiblement servi à réduire le pigment en fine poudre, des fragments d'os d'animaux, du charbon de bois et des pierres servant de marteaux. Tous ces objets ont été retrouvés dans une couche de sable qui les a parfaitement conservés.

Reste à imaginer l'utilisation de cette peinture. On pense immédiatement à des décorations sur le corps, mais ce n'est qu'une hypothèse parmi d'autres. Nous avons interrogé Francesco d'Errico (CNRS), patron de l'équipe "Préhistoire, paléoenvironnement, patrimoine" à l'université de Bordeaux I. Il est d'autant plus à même de répondre à cette question que c'est à lui que Christopher Henshilwood a confié l'analyse du pigment. À lui et au Centre de recherche et de restauration des Musées de France. "Il est difficile d'émettre une hypothèse sur l'usage de cette préparation. Nous n'avons pas trouvé de traces de résine ou de cire, ce qui écarte, a priori, une utilisation comme mastic pour emmancher des outils. En revanche, la présence d'os spongieux écrasés et portant des traces de chauffe fait penser que de la moelle liquéfiée a pu être ajoutée à la préparation. Les coquillages laissent voir une ligne de dessiccation, indiquant que celle-ci était plus liquide que pâteuse. Sans doute de l'eau ou même de l'urine ont pu servir de diluant. Ce pigment a bien sûr pu être utilisé comme peinture corporelle à titre symbolique ou pratique (protection contre le soleil par exemple) ou pour un mélange des deux. Mais il a pu aussi servir à couvrir des peaux animales pour les décorer ou les tanner. Un usage pour réaliser des peintures rupestres ne doit pas être écarté."

Perles et parures

Christopher Henshilwood est bien sûr très fier de sa découverte. "Elle représente un repère important dans l'évolution de la cognition humaine dans la mesure où elle montre que ces hommes possédaient l'habileté conceptuelle de se procurer, de mélanger et de stocker des substances qu'il serait ensuite possible d'utiliser pour améliorer leurs pratiques sociales." Si, effectivement, il s'agit de la première découverte d'un atelier complet de fabrication de pigments, on disposait déjà de preuves matérielles indiquant que les Homo sapiens, mais aussi d'autres hommes de la branche Homo, se servaient de matières colorées. "On a retrouvé des traces d'utilisation de pigment datant de 200 000 à 250 000 ans, mais elles sont contestées par certains et mal documentées. En revanche, des fragments d'oxyde de fer volontairement modifiés ont été collectés en Afrique dans des couches datées de 160 000 ans. Enfin, n'oublions pas qu'en Europe les néandertaliens utilisaient souvent un pigment noir, voilà 40 000 à 60 000 ans", note Francesco d'Errico.

Déjà, il y a quelques années, l'équipe d'Henshilwood avait relevé dans la même grotte de Blombos de minuscules perles façonnées dans la coquille de gastéropodes marins ayant certainement servi à faire des colliers ou des bracelets. D'après Francesco d'Errico, la nature des trous percés dans ces perles excluait tout percement naturel. Ces premiers bijoux ont été datés de 75 000 ans, ce qui constitue un autre record. Et cette fois-ci, pas d'ambiguïté, ces colliers ou bracelets servaient bien de parures. Le façonnage de pigments comme des bijoux indiquerait que l'homme moderne aurait développé des relations sociales basées sur l'utilisation de symboles bien plus tôt qu'on ne l'imaginait jusqu'ici. Ces parures corporelles lui auraient permis d'affirmer son identité et de se différencier des populations voisines. Bref, les découvertes de Blombos confirment le développement des capacités cognitives de l'homme depuis plusieurs centaines de milliers d'années. C'est-à-dire très tôt dans l'histoire de l'humanité. 

07/10/2011

La télévision tue le cerveau

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/07/frederick-zimmerman-chercheur-la-facon-dont-la-television-est-utilisee-est-un-probleme-de-sante-publique_1583710_3244.html#ens_id=1583811

Frederick Zimmerman :

"La façon dont la télévision est utilisée est un problème de santé publique"

LEMONDE | 07.10.11 | 11h14   •  Mis à jour le 07.10.11 | 18h43

Auteur de The Elephant in the Living Room (Rodale), Frederick Zimmerman est spécialiste en santé publique, professeur au Department of Health Services de l'université de Californie à Los Angeles (Etats-Unis). Ses travaux sur les effets de la télévision sur les enfants sont parmi les plus cités sur le sujet.

A son niveau actuel d'utilisation, la télévision peut-elle être considérée, à votre avis, comme un problème de santé publique ?

Les enfants aux Etats-Unis regardent à peu près deux heures de télévision par jour. C'est une moyenne, bien entendu — il y a des enfants qui la regardent beaucoup moins, mais d'autres qui sont quasi-collés à l'écran pendant des heures. Pour les adultes, c'est aussi variable, autour d'une moyenne de trois heures par jour.

Ce qui constitue à mon avis un problème de santé publique, c'est la façon dont la télévision est utilisée. Aux Etats-Unis, l'âge moyen auquel les enfants — ou plutôt les bébés ! — commencent à se planter régulièrement devant la télévision, c'est 9 mois. Or, à cet âge les enfants ne sont pas capables de comprendre ce qu'ils voient ni d'en profiter en aucune manière, y compris le divertissement. Pour les enfants en bas âge, donc, la télévision est une boîte qui capte l'attention à travers des mécanismes-réflexes ("orienting reflex", en anglais), sans produire des signes intelligibles pour l'enfant, donc sans lui profiter de quelque manière que ce soit.

Pour les enfants plus âgés, les adolescents et les adultes, il est vrai que la télé utilisée modérément ne nuit en rien, mais la réalité à laquelle nous faisons face actuellement est que la télévision est utilisée de manière immodérée. Et ceci en deux sens. Non seulement elle commence beaucoup trop tôt, mais elle occupe trop de temps, écartant la possibilité d'autres activités plus gratifiantes. On dit qu'on regarde la télé pour se décontracter, pour se distraire. Mais la recherche a démontré qu'on est peu relaxé après avoir passé une soirée devant la télévision. Dans ce contexte, passer trois à quatre heures devant la télé chaque jour et se plaindre en même temps qu'on n'a pas de temps pour cuisiner, pour entretenir des relations sociales, ou de pratiquer régulièrement un sport est une chose absurde. Or, c'est devenu la norme aux Etats-Unis, et c'est ce que j'appellerais un problème significatif de la santé publique. J'espère que la France a toujours l'opportunité de ne pas tomber là-dedans.

Quels sont les résultats les plus significatifs que vous avez obtenus sur les effets de la télévision sur les jeunes enfants et les adolescents ?

J'ai toujours mis l'accent dans mes recherches sur la distinction entre, d'une part, la télévision éducative et, d'autre part, la télévision commerciale, les dessins animés ou les films pour les petits ou les plus grands, comme Bugs Bunny, Harry Potter ou Star Wars… Les effets de la télévision sont complètement différents selon ces deux types. L'obésité est une des conséquences les plus dommageables de la télévision commerciale sur le long terme. Les gosses qui regardent beaucoup de télévision ont tendance à devenir obèses. Et ce n'est pas du tout inévitable : mes travaux ont par exemple montré que s'ils évitaient tout simplement les publicités télévisées, les parents réduiraient sensiblement le risque d'obésité pour leurs enfants.

La quantité de télévision commerciale que les enfants consomment, sans compter l'âge auquel ils ont commencé à en consommer, représente une perte importante pour leurs cervelles en croissance. Dans les trois premières années, le poids du cerveau humain triple, en même temps que la complexité et la densité des réseaux de neurones s'accroissent. Or, dans cette période de développement rapide, ce n'est pas seulement la cervelle qui se forme, mais aussi la personnalité – ce qu'il attend de son environnement, sa façon de négocier avec le monde qui l'entoure, ses atouts pour remplir un certain nombre de tâches – tout cela trouve ses fondations dans les 3 à 5 premières années de la vie. Ce n'est pas sa destinée qui se joue là, bien sûr, mais c'est la base sur laquelle la vie se déroulera.

Si dans cette période l'enfant passe une demi-heure par jour dans une activité quelconque qui n'aide pas ce développement, c'est une perte, mais ce n'est pas irréparable. En revanche, c'est une tragédie de voir des enfants qui passent jusqu'à la moitié de leurs heures de veille devant une télévision, qui ne leur offre aucune expérience intéressante ou productive.

Mes travaux ont montré que les enfants qui regardent la télévision plus que la moyenne avant l'âge de 3 ans auront des capacités nettement inférieures en lecture et en mathématiques lors de leur entrée à l'école primaire. Cette association négative n'est pas énorme, mais elle persiste quand on contrôle statistiquement [c'est-à-dire quand on corrige les résultats en fonction de] l'intelligence et l'éducation de la mère. Dans une autre étude, j'ai montré que la télévision avant l'âge de 2 ans entrave sérieusement le développement du langage, même si la télévision en question est faite de vidéos "éducatives" spécifiquement destinées aux bébés.

Une autre faculté que les enfants consolident avant l'entrée à l'école primaire, ce sont la capacité de maintenir son attention sur une tâche, de maîtriser lui-même les déplacements d'attention, et de planifier stratégiquement ses actions en vue d'un objectif. C'est ce que nous appelons en anglais l'executive function. Tout récemment, une étude fascinante a été publiée qui démontre que seules neuf minutes d'un dessin animé comme Bob l'Eponge suffisent, par comparaison avec le jeu libre ou même avec une vidéo plus calme, à nettement dégrader cette fonction chez des enfants de 4 ans. Ce résultat ne me surprend pas du tout. J'avais précédemment identifié un effet similaire qui opère sur le long-terme : en moyenne, chaque heure quotidienne que les enfants de moins de 3 ans passent à regarder la télévision commerciale correspond à un doublement du risque de voir survenir des problèmes d'attention cinq ans plus tard. En revanche, la télévision éducative n'avait pas du tout cet effet.

Quels sont les principaux effets secondaires de la télévision sur les enfants qui font consensus dans la communauté scientifique ? Quels sont les effets qui sont encore en débat ?

Ici, il faut bien parler de consensus, et non d'unanimité, car il y toujours ceux qui ne vont jamais reconnaître les effets néfastes de quoi que ce soit. Pour certains, c'est une question financière, étant donné le nombre d'experts qui sont consultants pour l'industrie. Comme disait Upton Sinclair, "il est difficile de faire comprendre quelque chose à un homme quand son salaire exige qu'il ne le comprenne pas". Pour d'autres, admettre que la télévision pourrait avoir des effets néfastes, c'est admettre qu'on doit changer son propre comportement.

On peut tout de même parler de consensus devenus assez solides. D'abord, nous savons que regarder beaucoup de scènes de violence à la télévision conduit quasi directement à un comportement agressif. Ceux qui regardent régulièrement la télévision violente son désensibilisés aux effets de la violence et tendent à penser le monde en termes de violence et de danger.

Nous savons aussi que la publicité est réellement efficace, même si la plupart des gens en nient l'effet pour eux-mêmes tout en le reconnaissant pour autrui. Il y a clairement un consensus scientifique des effets de la télévision sur l'épidémie d'obésité – bien que certains aient décidé d'être aveugles à cette réalité.

Au fur et à mesure que la recherche se développe, on reconnaît aussi, de plus en plus, les effets de la télévision sur le développement cognitif et sur l'executive function. Il est peut-être trop tôt encore de parler d'un consensus solide, mais on peut y déjà esquisser un consensus émergeant dans ces domaines.

Je n'ai pas vu, dans la littérature scientifique, d'articles découvrant des bénéfices à la télévision, surtout pour les enfants... A votre avis y en a-t-il ? Avez-vous des enfants et si oui, les laissez-vous (ou les avez-vous laissé) regarder la télévision ?

La télévision est depuis longtemps dénigrée pour ses multiples effets néfastes sur la santé et le développement. Pourtant, des recherches récentes démontrent que la télé éducative peut favoriser une bonne santé et un développement harmonieux, tandis que la télé commerciale peut conduire à des esprits mous dans des corps flasques. J'ai publié une étude qui suggère que seule télévision commerciale est associée à l'obésité : je pense que la raison en est l'effet de la publicité pour les produits obésigènes qui font fureur.

D'autres études que j'ai menées, décrites tout à l'heure, font un distingo entre les effets néfastes de la télévision commerciale et les effets non-existants ou anodins de la télévision éducative.

Pour les jeunes enfants, de 2 à 4 ans, la recherche a clairement prouvé que la télévision éducative peut réellement favoriser l'acquisition de vocabulaire, les compétences en mathématiques, l'aisance de lecture. Pour les enfants plus âgés, peu de recherche scientifique a été menée, mais on suppose qu'eux aussi pourraient en tirer grand profit.

J'ai moi-même deux fils, de 7 et 9 ans, qui ont le droit de regarder une heure de télévision le samedi et le dimanche. Au début j'ai fait tout pour leur trouver de bons programmes intéressants et éducatifs à regarder. Maintenant qu'ils sont un peu plus âgés, je les laisse regarder plus ou moins ce qu'ils veulent – pourvu que ce ne soit pas trop violent, bien entendu. Parfois, nous regardons en famille de vieux films comme The Muppet Movie ou Charlie Chaplin, ou un programme qui intéresse tout le monde. Un de leurs programmes favoris, c'est Planet Earth, de la BBC. Mais j'avoue que le plus souvent ils choisissent un dessin animé.

Les effets constatés – hyperactivité et troubles de l'attention notamment – sur les plus jeunes enfants sont-il réversibles ? Existe-t-il un débat sur ce point ?

Bien sûr, ces effets sont réversibles – mais à quel prix ! L'enfant qui passe la moitié de sa petite enfance devant l'écran aura la tâche plus rude pour rattraper son retard en lecture ou en mathématiques. Et ces efforts seront encore plus entravés par ses difficultés de concentration. Les choix autour de la télévision ne prédisent pas le sort de l'enfant ; ils déterminent des possibilités. Vouloir changer ces possibilités plus tard, c'est vouloir changer le plan de l'étage d'une maison, une fois la construction déjà entamée.

L'Académie américaine de pédiatrie préconise l'absence de télévision avant l'âge de deux ans, et pas plus de deux heures de télévision "de haute qualité" après cet âge.

Les effets sont-ils différents selon les types d'écrans regardés : TV, ordinateur, jeux vidéos ?

Nous sommes en train de repousser les frontières de la recherche sur ce thème. Nous ne savons pas encore quels sont les effets du temps prodigieux passé sur ces autres sortes d'écrans. Avec les ordinateurs, il y a la possibilité de mettre en jeu la capacité d'interaction, pour créer des programmes avec lesquelles l'enfant peu véritablement jouer et en tirer un avantage cognitif ou tout simplement divertissant. Mais il faut faire attention. Bien qu'il y ait pas mal de jeux qui apparaissent interactifs, il n'est pas toujours clair que l'esprit de l'enfant est véritablement engagé dans cette interaction. Le potentiel des ordinateurs est évidemment là ; la façon dont ils sont utilisés décidera si ce potentiel est réalisé. Etant donné le taux d'utilisation très bas de la télévision éducative, je crains qu'il ne soit pas réaliste de croire que le potentiel des autres formats sera mieux exploité !

Propos recueillis par Stéphane Foucart

A lire : le dossier du supplément hebdomadaire Science & Techno, "La télévision nuit gravement à la santé", dans Le Monde daté du samedi 8 octobre.

03/10/2011

Actualités santé

quelques actualités lues sur : 

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Lundi 3 octobre 2011

Les effets pervers du dépistage du cancer du sein

L’explosion des cancers du sein en France serait surtout due à des surdiagnostics, effet pervers du dépistage de masse, révèle une étude de l’épidémiologiste Bernard Junod, cosignée par des spécialistes américains et européens, et publiée le 21 septembre sur le site Internet de la revue BMC Cancer. Le phénomène de surdiagnostic correspond à de réelles tumeurs mais qui spontanément n’auraient jamais entraîné de conséquences sur la santé du patient. Selon le Dr Junod, qui a suivi plusieurs cohortes de femmes pendant dix ans, le nombre de surdiagnostics en France serait d’une centaine par jour, soit plus de 35 000 cas par an. (Le Monde, 01/10)

Troubles du comportement alimentaire

Le Dr Nathalie Godart, responsable de l’unité d’hospitalisation pour adolescents et jeunes adultes de l’Institut mutualiste Montsouris (Paris), et le Dr Caroline Huas, chargée de recherche au département universitaire de médecine générale de Tours, toutes deux de l’unité Inserm 669, Université Paris-Sud et Paris-Descartes, expliquent dans Le Figaro « à quel moment s’inquiéter en cas de troubles du comportement alimentaire ». Elles indiquent qu’« à tout âge, le premier souci du médecin sera d’éliminer une cause organique ». Par ailleurs, « le déni des personnes souffrant d’anorexie est une difficulté importante à la mise en œuvre des soins ». Elles conseillent une « mobilisation de l’entourage » pour « une prise en charge précoce qui améliore le pronostic ». (Le Figaro, 03/10)

L’usage du smartphone modifie le fonctionnement du cerveau

Jean-Philippe Lachaux, directeur de recherche au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, explique dans Le Figaro que l’usage du smartphone modifie le fonctionnement du cerveau. Selon lui, « le cerveau a littéralement ‘soif’ d’information, au point de causer parfois un phénomène d’addiction ». Il ajoute : « Ces nouvelles technologies mettent le cerveau dans une situation permanente de multitâche pour laquelle il n’est pas forcément conçu ». (Le Figaro, 03/10)


En bref

Avec l’insuline plasmatique et trois marqueurs inflammatoires majeurs, des chercheurs tiennent peut-être enfin le moyen de trier a priori les personnes en surpoids répondeuses à un régime hypocalorique et ainsi personnaliser la prise en charge, indique Le Généraliste. Le Dr Ling Chun Kong (Inserm U872 Nutriomique, Paris), explique : « Nous avons identifié ainsi trois groupes de répondeurs (…). L’idée était d’identifier des marqueurs prédictifs pour chacune de ces classes de répondeurs ». (Le Généraliste, 30/09)

Une étude publiée ce mois-ci dans la revue Faseb Journal par des chercheurs de la faculté de pharmarcie de Calabre (Italie), et réalisée en commun avec des Américains, montre que le resvératrol, un ingrédient contenu dans le vin rouge, aurait pour effet de stopper la croissance des cellules cancéreuses en culture en bloquant l’effet des oestrogènes. (Le Figaro, 03/10)

Informations santé

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Vendredi 30 septembre 2011

Nouvelle liste des 56 médicaments dangereux

Le Monde révèle la nouvelle liste des 56 médicaments qui inquiètent l’Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Cette liste sera mise en ligne la semaine prochaine sur le site de l’agence. Parmi ces 56 produits, 28 sont particulièrement sur la sellette du fait de signaux d’effets secondaires graves. 9 d’entre eux sont en cours de réévaluation de leur bénéfice-risque, avec des conséquences possibles sur leur commercialisation. Les 28 autres - dont Alli (aide à la perte de poids) et Champix (aide au sevrage tabagique) – font l’objet d’un « plan de gestion des risques » (PGR). (Le Monde, 30/09)

En bref

L’Afssaps doit décider aujourd’hui du sort du Protelos, un médicament contre l’ostéoporose de Servier. Devant les graves effets secondaires du produit, les experts préconisent une réévaluation du rapport bénéfice-risque au niveau européen. (Les Echos, 30/09)

Une nouvelle mutation génétique, MED23, vient d’être identifiée par deux équipes françaises, Inserm et CNRS, dans un travail sur un groupe de personnes présentant une déficience intellectuelle publié dans le magazine Science du 26 août. Ce gène est impliqué dans la transcription de l’ADN en ARN. (Sciences et Avenir, 01/10)
Reprise Information Presse 26/08/11: Une signature moléculaire de la déficience intellectuelle

21/09/2011

Quelques information concernant la santé

lues sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/Mardi 20 septembre

Le bisphénol A augmente le poids de naissance des bébés

un titre bien inoffensif, mais il faut lire l'article ! Voir ci-dessous ( * )

Selon l’étude conduite par l’Inserm sur l’impact des phénols, 96% des femmes enceintes de Bretagne et des régions de Nancy et de Poitiers sont contaminées par ces substances chimiques. Cette enquête, publiée dans la revue américaine Environmental Health Perspectives, montre également que trois de ces produits chimiques modifient le poids des nouveau-nés de sexe mâle, ces molécules traversant la barrière placentaire. (Le Figaro, 13/09)

Du zinc utilisé par les cellules du système immunitaire

Les cellules du système immunitaire se servent du zinc, un métal toxique s’il est ingéré à forte dose, pour éliminer les microbes comme le bacille de la tuberculose ou la bactérie E. coli. Ce mécanisme de défense naturelle contre les infections vient d’être mis en évidence par une équipe internationale menée par des chercheurs d’institutions françaises (CNRS, Inserm, Institut Pasteur, Université Paul Sabatier/Toulouse, Centre d’immunologie/Marseille Luminy). Cette découverte, qui vient d’être publiée dans la revue spécialisée Cell Host & Microbe, permet d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques et de tester de nouveaux candidats-vaccins, selon les chercheurs. (AFP, 15/09 Communiqué de presse)

Les résultats obtenus au Burkina Faso par un candidat vaccin contre le paludisme relancent l’espoir de vaincre un jour la maladie. Les données d’un essai réalisé en 2007 et publiées le 15 septembre dans le New England Journal of Medicine sur le vaccin MSP3 valident la démarche suivie depuis plus de 20 ans par l’équipe de Pierre Druilhe, ex-directeur du laboratoire de paludo-vaccinologie (PLV) de l’Institut Pasteur. (Le Figaro, La Croix, 15/09)

En bref

Selon Le Figaro du 14 septembre qui a révélé l’existence d’écoutes téléphoniques, Claude Griscelli, professeur de pédiatrie et de génétique, ancien directeur de l’Inserm (1996-2001), fait part à son interlocuteur Jean-Philippe Seta de son intervention sur le rapport du Sénat sur le Mediator publié en juin dernier. Il aurait, selon les propos rapportés dans le quotidien, minimisé les responsabilités du groupe Servier et mis en cause l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). (Le Figaro, 14/09, 15/09, La Croix, L’Humanité, Le Monde, 15/09)

Après le Canada, les Etats-Unis et toute une partie de l’Europe du Nord, la France adopte progressivement le concept « d’autopsie psychologique ».Gaëlle Encrenaz, épidémiologiste à l’Inserm, explique : « Ce genre d’étude nous amène à établir une sorte de biographie médico-psychologique des personnes ayant mis fin à leur jour afin d’avoir une idée beaucoup plus précise des facteurs de risques ». Cependant, ce nouvel outil divise épidémiologistes et psychiatres. (La Croix, 13/09)

Etude sur la pollution atmosphérique en Ile-de-France

Airparif a présenté, le 14 septembre, une étude réalisée en partenariat avec le laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (CNRS-CEA) sur la pollution atmosphérique en Ile-de-France. L’objectif de ce travail, qui a débuté en 2009, était notamment de différencier l’origine des poussières les plus fines (PM2,5) entre celles produites en Ile-de-France et celles provenant des régions avoisinantes (voire d’autres pays), après avoir été transportées par les vents. (Le Figaro, Le Parisien, 15/09)

( * )

lu sur:

http://www.lefigaro.fr/sante/2011/09/12/01004-20110912ARTFIG00681-le-bisphenol-a-augmente-le-poids-de-naissance-des-bebes.php

Le bisphénol A augmente le poids de naissance des bébés

Yves Miserey

En France, la quasi-totalité des femmes enceintes est imprégnée par les phénols. 

Voilà une étude épidémiologique sur l'impact des phénols qui va certainement faire du bruit. Ces substances dont le fameux bisphénol A présent encore l'an dernier dans les biberons en plastique sont en effet régulièrement accusées de perturber le système hormonal et le développement sexuel normal des enfants. Ils font partie de ce qu'on appelle les perturbateurs endocriniens. Or, la nouvelle étude conduite par l'Inserm montre que 96 % des femmes enceintes de Bretagne et des régions de Nancy et de Poitiers sont contaminées (imprégnées en termes savants) par ces substances chimiques. Mais elle montre aussi que trois de ces produits chimiques modifient le poids des nouveau-nés de sexe mâle, ces molécules traversant la barrière placentaire.

L'étude a été publiée la semaine dernière dans la revue américaine Environmental Health Perspectives. Les recherches sont basées sur les deux cohortes mères-enfants françaises Eden et Pélagie destinées à étudier l'impact de l'environnement durant la grossesse. Les femmes enceintes ont été recrutées entre 2002 et 2006.

«Le bisphénol A a des effets possibles sur la croissance du fœtus», confirme Rémy Slama, de l'université de Grenoble, qui a piloté les travaux. En effet, les chercheurs ont constaté une augmentation du poids des bébés et du périmètre crânien, d'autant plus marquée que le taux d'imprégnation est élevé. Les mesures ont été effectuées à partir de prélèvements urinaires par les CDC d'Atlanta. Ils sont légèrement supérieurs aux chiffres relevés dans les autres pays européens. «Ces résultats demandent à être confirmés, tempère le chercheur. Il faut savoir ce qui se passe chez les filles. Mais ce que nous avons trouvé est cohérent: les perturbateurs interagissent avec le système endocrinien et adipeux.»

Malformations génitales 

Un autre phénol, la benzophénone 3, est associé aussi avec une augmentation du poids de naissance des enfants. Cette substance est utilisée comme filtre anti-UV dans de nombreuses crèmes solaires. Ces résultats confirment ceux obtenus précédemment chez des femmes new-yorkaises ayant accouché de garçons.

Autres substances pointées du doigt par l'équipe de l'Inserm: les dérivés du 1,4-dichlorobenzène. Cette molécule était utilisée en France jusqu'en 2009 comme insecticide et déodorant, notamment dans les boules antimites. Mais au lieu d'augmenter le poids des garçons à la naissance, elle le fait diminuer. «L'association est nette», assure Rémy Slama. Généralement, un petit poids à la naissance est un facteur de risque d'obésité. «Il n'est pas facile de prédire quelles incidences ces perturbations peuvent avoir à long terme», reconnaît néanmoins le chercheur. La trajectoire de croissance des enfants va être suivie de près dans les prochaines années.

L'étude a concerné aussi les phtalates, une autre famille de perturbateurs endocriniens. Là, aucune augmentation ou diminution de poids n'a été relevée. «Cela ne veut pas dire qu'ils n'ont pas d'effet sur les garçons. Chez les rongeurs, les phtalates provoquent des anomalies des organes reproducteurs.» L es résultats concernant les malformations génitales constatées chez 72 des bébés ne seront publiés que l'an prochain.

Les phénols et les phtalates sont présents dans de nombreux produits industriels comme les bouteilles en plastique, le fond des boîtes de conserve, les films alimentaires, les peintures, les crèmes solaires, etc. Ils sont partout, dans l'eau, dans les poussières des habitations mais on peut néanmoins réduire l'exposition. Une étude américaine publiée dans le numéro de juillet de la revue Environmental Health Perspectives montrait qu'en arrêtant de manger des aliments en conserve, une famille voyait ses taux de bisphénol A dans les urines diminuer de moitié.

06/09/2011

Températures en hausse et sécheresses affecteront la croissance végétale

lu sur : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4807

Températures en hausse et sécheresses affecteront la croissance végétale 

2/9/2011

Jusqu’à récemment, les recherches scientifiques soutenaient que les taux élevés de CO2 dans l'atmosphère favoriseraient la croissance végétale. Mais une nouvelle étude, réalisée par des chercheurs danois, est venue contredire ce postulat. Selon cette équipe scientifique, d'ici 2075, la hausse de températures générales entraîneront des sécheresses estivales, affectant la flore. Ainsi, même si une augmentation est prévue en terme de croissance végétale due à la quantité accrue de CO2 dans l'atmosphère, la hausse de températures et la sécheresse estivale limiteront cette croissance végétale.   

Selon le chercheur Klau Steenberg Larsen, issu de l'université technique Risø du Danemark (DTU) à Roskilde, « Les cas antérieurs de croissance végétale accrue observés dans des cas d'études contrôlées de concentrations de CO2 élevées s'expliquent par la simple raison que seule la concentration de CO2 a été modifiée ». Or, pour parvenir à des résultats probants, il est nécessaire de prendre en compte la combinaison des différentes variables climatiques, les plantes étant soumises à de multiples changements simultanés. Réalisée à même le terrain, l’étude danoise a ainsi démontré que l'assèchement du sol a un effet négatif sur la production d'azote, et donc sur la croissance végétale, même dans les régions exposées à une augmentation de CO2 et à un réchauffement. 

Cécile Cassier

02/09/2011

Il faut passer à l'acte !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2011/09/02/faire-souvent-l-amour-permet-aussi-de-rallonger-son-esperance-de-vie_1566858_3238.html

Faire souvent l'amour permet aussi de rallonger son espérance de vie

 

Enquête | LEMONDE | 02.09.11 | 15h50   •  Mis à jour le 02.09.11 | 18h32

Faites l'amour et cætera. Le slogan antiguerre des années 1960 était presque tombé en désuétude. Le voici qui revient en force. Faire l'amour ne serait pas seulement bon pour le moral, mais aussi pour la santé et la longévité. Tout l'organisme profiterait des bienfaits d'une sexualité épanouie. A en croire de nombreuses études publiées depuis plus d'une dizaine d'années, il n'y aurait plus aucune raison d'appeler encore la chose "bagatelle".

En 2007, l'étude menée par le neuropsychologue britannique David Weeks, du Royal Edinburgh Hospital, montrait qu'une vie sexuelle active permet de retarder le processus de vieillissement. Les 3 500 femmes et hommes âgés de 20 à 104 ans y ayant participé avaient deux points en commun : une activité sexuelle plutôt intense et le fait de paraître tous beaucoup plus jeunes que leur âge.

Dans son livre La Vie et le Temps, publié au printemps aux éditions Flammarion (350 p., 20 €), Frédéric Saldmann, cardiologue et nutritionniste, le confirme, une impressionnante bibliographie à l'appui : "Il y a un lien entre sexualité, longévité et santé. La sexualité apporte du bien-être qui dope le bonheur et retarde le processus du vieillissement." Il précise : "Douze rapports sexuels par mois augmentent de dix ans l'espérance de vie."

Explication ? Les ocytocines - aussi appelés "hormones du câlin" -, libérées par l'orgasme, procurent apaisement, énergie et plénitude. Quant à la sérotonine et la dopamine, que produit le cerveau après l'acte sexuel, elles sont les heureuses messagères du plaisir et de l'euphorie. Plaisir qui libère ensuite la "fée" endorphine. Ce calmant naturel fait disparaître angoisses, stress et tensions. Plus d'insomnies ni de migraines. Adieu douleurs de dos et de la nuque... En prime : une énergie décuplée !

Du même coup, la tension artérielle augmente, apporte un afflux de sang oxygéné et d'hormones aux cellules et rejette mauvais sang et toxines. La stimulation cardio--vasculaire fait alors s'activer coeur et poumons, réduit le taux de cholestérol et brûle les calories. Avec, au moment de l'orgasme, une pointe allant jusqu'à 180 pulsations par minute. Un excellent exercice pour le muscle cardiaque qui doit travailler pour bien se porter, sous réserve de certaines contre-indications (notamment de graves pathologies cardiovasculaires)... Pratiquer le sexe rendrait aussi plus résistant contre toutes sortes de bobos (refroidissements, symptômes grippaux, etc.) et aurait une action extrêmement positive sur les muscles sollicités.

Mais ce n'est pas tout. Pour le docteur Saldmann, "les rapports sexuels réguliers freinent l'apparition de nombreuses maladies, notamment le cancer de la prostate chez l'homme et celui du sein chez la femme ou les affections cardio-vasculaires." "Cela est d'autant plus important, poursuit le spécialiste, que l'incidence de ces dernières augmente avec l'âge quand, justement, l'activité sexuelle diminue."

Grâce aux progrès médicaux qui favorisent, même sur le tard, le maintien d'une sexualité satisfaisante, "les gens reprennent goût à la vie. La sexualité, c'est un devoir de vacances que je prescris à tous mes patients, femmes et hommes, pour les inciter à aller plus vers les autres. Cela donne une autre dimension à la sexualité, moins cérémonieuse, plus détendue, plus gaie", souligne le docteur Saldmann.

Jean-Roger Dintrans, psychiatre et sexologue, chargé de cours à Paris-V, adhère à la prescription : "Mis à part certaines rares personnes qui vivent très bien sans, la sexualité est un formidable moyen d'expression par lequel passent énormément de pulsions et de besoins (affection, plaisir, émotion, humour et possession...) Comme la pratique d'un sport, elle permet de développer également le sentiment de conscience de soi, de renforcer à la fois l'identité et l'altérité."

Mais c'est aussi le seul terrain de jeu de l'adulte. "Dans les jeux des enfants, il y a des éléments constitutifs de l'excitation de la sexualité de l'âge adulte", poursuit-il. Toutefois, prévient Jean-Roger Dintrans, "Il ne faudrait pas que cet hymne à l'amour et cette mélodie du bonheur deviennent une injonction au plaisir et une norme performative."

"Sexe Game Book", par Denyse Baulieu (Assouline, 380 p., 30 €).
"La sexualité est une longue conversation", par Patricia Delahaie (Marabout, 256 p., 15 €).

 

Mélina Gazsi

29/08/2011

Soigner par les plantes

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/24/christian-portal-soigner-par-les-plantes_1556856_3244.html

Christian Portal, soigner par les plantes

Dénonçant une démarche de soin "tournée essentiellement sur l'augmentation des profits", Christian Portal plaide, à travers son blog, pour une médecine écologique.

Trouver une alternative à la médecine conventionnelle, tel est le but de Christian Portal, professeur d'éducation physique et sportive depuis 1978. Il se dit convaincu de l'intérêt des médecines dites naturelles ou alternatives. Selon lui, "l'ostéopathie, l'acupuncture, l'homéopathie, la médecine chinoise, qu'il a découverte en 1984, sont infiniment plus efficaces que les médicaments".

C'est au travers de deux blogs, Sunsimiao.org, dédié à la médecine chinoise, et Ecomedecine.ouvaton.org, qu'il s'exprime. Il y raconte par exemple les vertus remarquables de la plante sud-africaine, l'Harpagophytum, utilisée pour apaiser les douleurs rhumatismales. La volonté de réunir les thérapeutes et les patients dans un mouvement solidaire s'est soldée par la création en 2006 du collectif Agir pour une médecine écologique (Acecomed).

Réorienter nos pratiques médicales

"Nous avons une croyance commune qui suggère que la médecine progresse, au travers de plusieurs indicateurs : l'allongement de la durée de la vie, la disparition de certaines maladies infectieuses comme la polio, la variole ou la tuberculose, les performances spectaculaires de la chirurgie et de l'imagerie médicale", indique-t-il. Mais selon lui, "la médecine est plus en panne que le consensus médiatique ne l'affirme". Il dénonce notamment une démarche de soin "tournée essentiellement sur l'augmentation des profits". Et prône une médecine écologique. Il a écrit un livre sur ce sujet en 2009 (Pour une médecine écologique, éditions Alphée - Jean-Paul Bertrand). Il y défend l'idée que "la médecine a suivi les mêmes dérives que l'agriculture industrielle""La médecine est le Cheval de Troie de l'industrie chimique", assène-t-il. Ce qui doit selon lui nous inciter à réorienter nos pratiques médicales vers des démarches moins toxiques, moins coûteuses et plus humanistes. Son prochain livre, Se soigner écolo, défend le droit de se soigner où l'on veut. Il a flirté avec les Verts en participant à la commission santé du parti, mais l'a quittée en 2006.

Il se sent un peu seul. Même si certains trouvent Christian Portal un peu extrême, un mouvement semble s'enclencher. Des réfle-xions sont en cours à la direction générale de la santé. Dans un rapport intitulé "Développement de la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses", remis début juin, la Haute Autorité de santé (HAS) a fait le point sur les freins au développement de ces prescriptions et les pistes à apporter. Ces pratiques sont souvent recommandées pour les maladies chroniques, les maladies cardio-vasculaires, l'insomnie ou le cancer.

Les établissements de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) se penchent également sur les médecines complémentaires (ostéopathie, acupuncture, homéopathie, hypnose...). Le constat est simple : il y a une vraie demande des patients. Autant de démarches qui sonnent comme une incitation à pratiquer ce que certains appellent "une médecine sobre". Ce qui n'est pas pour déplaire à Christian Portal.

"Pour une médecine écologique" : www.medecine-ecologique.info
Pascale Santi
 
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voir aussi :

MDMA, héroïne, cannabis : ces drogues appelées à soigner | Rue89

www.rue89.com/.../mdma-heroine-cannabis-ces-drogues-appelees-a-soigne...

L'huile de cannabis contre le cancer

lu sur :

Cannabis et cancer : des liens trop peu étudiés - Doctissimo

www.doctissimo.fr/.../cancer/sa_7971_cancer_cannabis_pe... - En cache
 
et aussi une vidéo :

Informations santé

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Dirty Laundry 2
Selon une étude de Greenpeace, « Dirty Laundry 2 », les vêtements de 14 grandes marques (H&M, Lacoste, Adidas, Calvin Klein...) contiennent des traces de substances chimiques susceptibles de porter atteinte aux organes de reproduction. Produit incriminé : le très toxique éthoxylate de nonylphénol, détecté dans deux tiers des échantillons produits en Chine et achetés dans 18 pays.
Le Figaro, 24/08

L'ecstasy testée contre le cancer
Selon une équipe de chercheurs australiens, des formes modifiées de MDMA, principe actif de l’ecstasy, donnent des résultats intéressants pour éliminer des cellules cancéreuses. Se pose alors la question de l’utilisation de substances interdites et dangereuses à des fins de recherche. « S’il est prouvé de façon irréfutable que des dérivés d’ecstasy ont une efficacité contre le cancer, il n’y aura pas de raison de s’en priver. A condition qu'elle soit délivrée dans un cadre médical très encadré », souligne une conseillère médicale à la Ligue contre le cancer.
Aujourd’hui en France, 23/08

17/08/2011

LE CAFÉ COMME ÉCRAN SOLAIRE

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/17/la-cafeine-aurait-des-vertus-contre-le-cancer-de-la-peau_1560327_3244.html

La caféine aurait des vertus contre le cancer de la peau

Selon des chercheurs de l'université de Seattle, la caféine inhiberait une protéine qui joue un rôle clé pour la multiplication des cellules de peau endommagées par les rayons.

La caféine a bien des vertus contre certains cancers de la peau, confirme une étude menée sur des souris et publiée lundi 15 août. Elle en explique le mécanisme protecteur au niveau moléculaire.

Les chercheurs, dont le Dr Masaoki Kawasumi, de la faculté de médecine de l'université de l'Etat de Washington, à Seattle, le principal auteur, ont modifié génétiquement des souris pour réduire dans leur peau la fonction de la protéine ATR (telangiectasie d'ataxie, Rad3). ATR joue un rôle clé pour la multiplication des cellules de la peau endommagées par les rayons ultraviolets du soleil.

Des recherches précédentes avaient déjà montré que le caféine inhibait ATR qui, en étant neutralisée, entraîne donc la destruction de ces mêmes cellules. Chez les souris génétiquement modifiées exposées à des rayons ultraviolets dont l'action de la protéine ATR était fortement diminuée, des tumeurs de la peau se sont développées trois semaines plus tard que chez les rongeurs du groupe témoin.

LE CAFÉ COMME ÉCRAN SOLAIRE

Après dix-neuf semaines d'exposition aux ultraviolets, les souris génétiquement modifiées avaient 69 % de tumeurs de la peau en moins, et quatre fois moins de cancers agressifs que les autres, précisent les auteurs de ces travaux, publiés dans la version en ligne des annales de l'Académie nationale américaine des sciences. La persistance de l'irradiation a fini par endommager les cellules de la peau des souris génétiquement modifiée après trente-quatre semaines.

Les résultats de cette recherche indiquent que les effets protecteurs de la caféine contre les ultraviolets, déjà documentés dans de précédentes études, s'expliquent probablement par la neutralisation de la protéine ATR durant le stade précancéreux, avant que la tumeur de la peau ne se développe totalement, soulignent ces chercheurs.

Selon eux, des applications de caféine sur la peau pourraient contribuer à empêcher la survenue de cancers. De plus, la caféine absorbe les rayons ultraviolets, agissant comme un écran solaire. Le cancer de la peau est le plus fréquent aux Etats-Unis avec plus d'un million de nouveaux cas diagnostiqués annuellement, selon l'Institut national du cancer. La plupart ne sont pas des mélanomes – forme la plus grave – et sont très souvent curables si le diagnostic est effectué tôt.

11/08/2011

Le nombril, un paradis pour 1 400 bactéries

lu sur :

http://www.lepoint.fr/sante/le-nombril-un-paradis-pour-1-400-bacteries-11-08-2011-1361907_40.php

Le nombril, un paradis pour 1 400 bactéries

Par Jean-David Raynal            

Même les plus nombrilistes n'avaient rien vu. Pourtant, l'ombilic de chaque être humain héberge une véritable faune. Après avoir étudié les gènes des bactéries qui peuplent les océans ou vivent sous nos meubles, le département de biologie de l'université de Caroline du Nord s'est penché sur celles qui fourmillent dans le nombril.

Jiri Hulcr, biologiste et directeur du projet, reconnaît que "les recherches sur cette partie du corps ont commencé comme une blague". "Personne ne se porte volontaire pour des échantillons d'aisselle, alors nous nous sommes intéressés à une partie du corps plus isolée et moins sensible", explique-t-il. Trois chercheurs, un professeur et trois étudiants ont donc lancé le programme Belly Button Biodiversity, "la biodiversité du nombril".

"Jungle microbienne"

Durant plusieurs mois, ces derniers ont exploré le ventre de 95 bénévoles pour y découvrir 1 400 espèces de bactéries. Ils ont ensuite étudié leur ADN, mais 662 souches bactériennes n'ont pas pu être identifiées. "Ce sont de nouvelles bactéries que la science ne connaissait pas", explique Jiri Hulcr, avant d'ajouter que "ces résultats ne le surprennent pas. On s'attendait à découvrir une vraie jungle microbienne, riche, colorée et à la vie dynamique, puisque personne n'avait jamais étudié cet aspect du corps humain". Une importante diversité qu'il faut cependant tempérer. Car, selon les chercheurs, "seulement une quarantaine de ces bactéries pourraient représenter 80 % des populations de quasiment tous les nombrils".

Plus étonnant que leur présence, c'est le rôle de ces petites bêtes qui surprend. Jiri Hulcr et son équipe ont établi que ces bactéries "produisent des odeurs particulières qui modifient la façon dont les êtres humains se comportent. Elles permettent de nous reconnaître les uns les autres." Mais attention, "rien ne sert de se laver plus consciencieusement ou plus fréquemment le nombril, car le nombre de bactéries ne dépend pas de l'hygiène", prévient Patricia Eghigian, dermatologue. Les bactéries "jouent un rôle plus important que la simple reconnaissance. Ce sont de véritables protectrices contre les agents pathogènes", détaille le médecin. Rob Dunn, auteur de La vie sauvage de nos corps, considère même que "ces bactéries sont des partenaires plus intimes que nos compagnons, nos enfants, ou que n'importe quel organisme vivant". 

23/07/2011

Rien de rien ...

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http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/07/22/a-normal-sup-une-journee-pour-disserter-autour-du-rien-scientifique_1551571_3224.html

A Normale Sup, une journée pour disserter autour du "rien" scientifique

Lors du festival Paris-Montagne ouvert au grand public ce samedi au 45, rue d'Ulm, jeunes chercheurs et étudiants proposent une approche décalée et citoyenne des sciences. 

Que faut-il entendre quand un enfant prononce cette phrase péremptoire : "Je ne comprends rien" ? Des blocages qu'il suffit de déjouer, selon l'association scientifique Paris-Montagne, dont le festival annuel, qui se déroule ce week-end rue d'Ulm à Paris (5e), promet de tout nous dire sur un thème étonnant : le "rien".

Depuis 2006, ce regroupement de jeunes chercheurs et d'étudiants propose une approche décalée et citoyenne des sciences. Etalé sur quatre jours, son festival accueille des enfants et des adolescents venus de MJC ou de centres culturels avant de s'ouvrir au grand public pour une journée, samedi 23 juillet.

Après une édition sur "l'erreur" en 2010, le festival, qui attend 1 500 à 2 000 personnes cette année, cultive sa différence avec des thèmes non traités par les musées, que Livio Riboli-Sasco, fondateur et porte-parole de l'association, qualifie en riant de "rock'n'roll". Comment définir "rien" ? En se passant de définition, peut-être, pour mieux tester le rapport des enfants au savoir.

"Ne rien comprendre" reste une situation vécue de manière si négative au quotidien que les organisateurs ont mené leur enquête auprès d'une cinquantaine de professeurs d'école primaire : comment gèrent-ils l'incompréhension des élèves ? L'angoisse et la peur du ridicule sont souvent des éléments de blocage importants : "malgré la bonne volonté des enseignants, on ne laisse pas toujours la place à l'élève de dire son incompréhension et de l'assumer comme quelque chose de positif", explique M. Riboli-Sasco, alors même que le problème peut souvent être résolu en reformulant ou à demandant à un autre enfant d'expliquer.

DÉMYSTIFIER LE MONDE DE LA RECHERCHE

Paris-Montagne cherche donc moins à faire découvrir des faits scientifiques qu'à permettre aux participants "de poser des questions, de se sentir à l'aise face à un manque de connaissances". Il fait la part belle cette année aux limites de la science, dans le but avoué d'"inspirer une curiosité" et de dédramatiser le savoir, et le thème du "rien" est l'occasion pour les scientifiques d'aborder le zéro mathématique ou les trous noirs sous forme d'activités ludiques et de spectacles décalés. Un clown des sciences mobilise ainsi l'air et le vent pour montrer qu'il y a "quelque chose" jusque dans le vide, tandis qu'un autre animateur guide douze enfants jusqu'à l'infiniment petit avec quelques énigmes : qu'est-ce qui est plus grand, une nanoparticule d'or ou une molécule d'eau ?

Y a-t-il quelque chose au-delà des quarks, la plus petite unité connue ? L'une des armes de ce festival, financé en grande partie par la Fondation Bettencourt Schueller, c'est également son essaim de jeunes bénévoles. Chercheurs en début de carrière, étudiants et associations partenaires se mélangent à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, qui prête ses locaux, pour démystifier le monde de la recherche, et chaque groupe de 10 à 15 participants est encadré par un référent scientifique.

M. Riboli-Sasco revendique par ailleurs la gratuité de l'évènement pour tous : "on se veut d'abord une association sociale, et notre outil, la culture scientifique, est une façon de faire passer des messages forts en termes de citoyenneté ".

Laura Cappelle

 

27/06/2011

Épigénétique et alimentation (suite)

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http://www.inserm.fr/index.php/espace-journalistes/alimentation-maternelle-quelles-incidences-sur-l-expression-des-genes

21/06/2011 - Alimentation maternelle : quelles incidences sur l’expression des gènes ?

Au cours de la vie intra-utérine et pendant la lactation, une sous-nutrition entraîne des modifications autour de l’ADN à l’origine de pathologies métaboliques à l’âge adulte. A travers une étude menée chez l’animal, des chercheurs du CNRS, de l’INRA et de l’Inserm (1) ont mis en évidence, pour la première fois, de telles répercutions au niveau du gène de la leptine, l’hormone régulant satiété et métabolisme. Publiés dans The FASEB Journal, ces travaux pourraient avoir, à plus long terme, des impacts sur la prévention des maladies métaboliques, la procréation médicale assistée ou encore les soins aux prématurés.

Depuis une dizaine d’années, des études menées chez l’homme montrent que l’environnement intra-utérin et en particulier l’alimentation maternelle joue un rôle important dans l’apparition, à l’âge adulte, de maladies complexes telles que l’obésité, le diabète ou l’hypertension. A l’origine de telles observations, on retrouve des mécanismes moléculaires de "programmation" que les scientifiques tentent de décrypter.

Les chercheurs du Centre de recherche de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (CRICM, CNRS/UPMC/Inserm) et de l’Unité de nutrition humaine (INRA/Université Clermont 1) se sont intéressés spécifiquement aux conséquences de l’alimentation maternelle pendant la période périnatale (gestation puis lactation) sur les modifications épigénétiques du génome. Le terme épigénétique décrit des altérations stables de l’expression des gènes qui n’entraînent aucun changement au niveau de la séquence nucléotidique de l’ADN. Elles impliquent des transformations chimiques telles que la méthylation (1) de l’ADN et/ou la modification des histones (méthylation, acétylation, déacétylation).

Des souris gestantes ont été nourries depuis le premier jour de gestation et jusqu’au sevrage, soit avec un régime contenant 22 % de protéines (souris contrôles), soit avec un régime pauvre en protéines contenant 10% de protéines. Puis, à partir du sevrage, les souriceaux ont été nourris avec un régime contrôle.
Résultat : les souriceaux dont les mères avaient reçu un régime pauvre en protéines, à l’âge adulte, étaient plus maigres par rapport aux souriceaux contrôles et présentaient des troubles métaboliques. Les chercheurs ont directement relié ces conséquences de la carence en protéine pendant la période périnatale à une déméthylation au niveau du gène de la leptine. Cette modification épigénétique est spécifique puisque la méthylation globale du génome n'est pas affectée. Les scientifiques avaient choisi de s’intéresser au gène de la leptine car cette molécule est cruciale pour l’équilibre énergétique de l’organisme : c’est l’hormone qui régule les réserves de graisses.

Ces travaux révèlent donc le type de processus moléculaire qui s’est mis en place pendant la période périnatale, laissant une "empreinte" au niveau des gènes du fœtus et perdurant tout au long de la vie de l’individu. La compréhension de tels mécanismes de programmation est absolument nécessaire pour définir les politiques de prévention pour ces maladies qui représentent un enjeu majeur de santé publique. Ce type d’étude présente également d’autres intérêts : qu’il s’agisse des conditions de culture des cellules dans les techniques de procréation médicale assistée ou en termes de nutrition des grands prématurés à l’hôpital.

 

 

 

Notes
(1) Des chercheurs du Centre de recherche de l'institut du cerveau et de la moelle épinière (CRICM, CNRS/UPMC/Inserm) et de l’Unité de nutrition humaine (INRA/Université Clermont 1)
(2) La méthylation est une modification chimique consistant en l'ajout d'un groupe méthyle (CH3) sur un substrat, en l’occurrence l’ADN. L'ADN peut être méthylé au niveau des cytosines mais aussi au niveau des protéines qui l'entourent, les histones. 

 

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25/06/2011

Épigénétique et alimentation

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http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/06/24/dis-moi-ce-que-mange-ta-mere_1540501_3244.html

Dis-moi ce que mange ta mère...

Une alimentation insuffisante au cours de la grossesse provoque dans la descendance une modification d'une hormone qui régule l'appétit, selon une étude française.

Une alimentation insuffisante au cours de la grossesse et dans la période périnatale provoque, chez la descendance, une modification durable de l'expression du gène de la leptine, une hormone qui régule l'appétit et la prise alimentaire. La démonstration vient d'en être faite sur un modèle de souris par une équipe française, qui a publié ses résultats, lundi 13 juin, dans The FASEB Journal, édité par la Fédération des sociétés américaines de biologie expérimentale.

Les scientifiques ont accumulé une quantité importante de données sur les effets d'une sous-nutrition maternelle, notamment chez des enfants nés pendant la seconde guerre mondiale aux Pays-Bas. Elles ont montré une corrélation entre la malnutrition pendant la grossesse et la petite enfance, en particulier pendant l'allaitement, et le développement de maladies chroniques chez l'adulte. Pour mieux comprendre cette interaction entre des facteurs environnementaux et l'activité des gènes, que l'on appelle l'épigénétique, les chercheurs s'intéressent à l'un des principaux mécanismes à l'oeuvre : la méthylation des gènes.

Lorsqu'un groupement méthyle vient s'ajouter à une base constitutive de l'ADN, il entraîne une répression de l'activité du gène concerné. Des études chez l'homme ont montré des différences de méthylation du gène de la leptine, sécrétée presque exclusivement par le tissu adipeux, selon que l'individu est mince ou obèse : l'altération de l'expression de la leptine est associée à l'obésité.

De ce fait, il était tentant d'examiner l'influence de la nutrition maternelle sur l'expression du gène de la leptine. Une équipe composée de chercheurs du CNRS, de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), de l'université Pierre-et-Marie-Curie à Paris et de l'Institut Cochin (université Paris-Descartes) s'y est attelée.

"Grâce à de nouvelles technologies, nous avons pu évaluer la correspondance entre un certain type de nourriture et de méthylation, et le fait d'être obèse, d'avoir un diabète et même des effets neuropsychiatriques", explique Jacques Mallet (Institut du cerveau et de la moelle épinière, Paris), l'un des principaux auteurs de l'étude.

Pour cela, les scientifiques ont nourri des souris dès le premier jour de leur gestation jusqu'au sevrage de leur progéniture, soit avec un régime de référence, contenant 22 % de protéines, soit avec un régime appauvri, avec seulement 10 % de protéines. Une fois sevrés, les souriceaux ont été alimentés avec le régime normal. Les différences constatées entre les deux groupes ne pouvaient donc provenir que du régime alimentaire maternel au cours de la grossesse et de la période d'allaitement.

Les souriceaux dont la mère avait été sous-alimentée avaient un poids significativement inférieur à ceux du groupe contrôle. Tant la masse grasse que la masse maigre étaient significativement plus basses chez eux. Cette différence était observée alors même que les animaux dont la mère avait eu un apport réduit en protéines consommaient une ration alimentaire plus élevée que les animaux de l'autre groupe. "La sous-nutrition maternelle en protéine modifie l'équilibre entre la ration alimentaire et la dépense énergétique chez les animaux adultes", écrivent les auteurs de la publication.

Ces observations étaient corrélées à une déméthylation spécifique du gène de la leptine, sans que la méthylation du reste du génome soit affectée. Les auteurs soulignent que "la malnutrition foetale produit ultérieurement une induction plus forte de la sécrétion de leptine en réponse à un repas".

"Même si ce modèle animal est très particulier et ne représente pas la situation actuelle de la majorité des futurs obèses, il montre que des événements d'origine environnementale peuvent entraîner des conséquences épigénétiques fortes sur des gènes clés du contrôle de l'appétit", commente le professeur Philippe Froguel (Imperial College, Londres, et Institut Pasteur de Lille), spécialiste de la génétique du diabète.

Il est frappant de constater le caractère durable, tout au long de la vie, des modifications provoquées par des facteurs intervenant in utero. Les cellules du tissu adipeux ou celles qui contrôlent leur production de leptine semblent garder une mémoire de cette exposition à un "stress nutritionnel", avance Jacques Mallet.

Pour le neurobiologiste, "l'un des intérêts de cette étude réside dans la possibilité de repérer des réseaux métaboliques impliqués dans l'appétit, la prise de poids, la régulation du taux de sucre dans le sang, et les interactions de différents mécanismes". L'étape suivante devrait consister à transposer ces études chez l'homme. L'objectif serait de permettre des diagnostics plus précoces et de proposer des traitements, "même si, pour l'instant, nous n'avons pas encore les outils pour déclencher une déméthylation", reconnaît Jacques Mallet. Cependant, le chercheur insiste sur le fait que d'autres paramètres, comme l'interaction mère-enfant ou des facteurs sociaux, paraissent impliqués.

Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 25.06.11

16:45 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

16/06/2011

Informations scientifiques

lues sur :http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

La migraine expliquée par les gènes
Des équipes de chercheurs internationaux coordonnées par Tobias Kurth, directeur de recherche à l'unité Inserm 708 « Neuroépidémiologie », ont exploité l'analyse des données de plus de 23.000 femmes pour déterminer une variation génique liée à un risque accru de migraine. Trois gènes spécifiques ont pu être isolés, dont deux, le TRPM8 et le LRP1, sont clairement associés à la migraine, un mal qui touche 20% de la population générale. « Bien que les mécanismes de la migraine restent mal compris et ses causes sous-jacentes difficiles à cerner, l'identification de ces dénominateurs communs permet d'éclairer les origines biologiques de cette affection fréquente et invalidante », souligne Tobias Kurth. La revue Nature Genetics publie les résultats de l'étude.
AFP, 15/06/2011 - Quotidien du médecin [Le], 16/06/2011
Reprise d'information presse du 14 juin 2011 : La migraine : une affaire de gènes

Doutes sur l'indépendance des chercheurs
Un sondage Ipsos mandaté par Le Monde et La Recherche apprend qu'une minorité de Français dit avoir pleine confiance dans les scientifiques pour « dire la vérité sur les résultats et les conséquences de leurs travaux. » Il ressort de cette enquête que les domaines de recherche les plus controversés sont le nucléaire et les OGM. En outre, 80% des sondés s'estiment insuffisamment « informés et consultés » sur les grands dossiers scientifiques. Un constat qui, commente Le Monde, illustre « l'appétence » de savoir des Français vis-à-vis de sujets dont ils perçoivent les enjeux sur leur vie quotidienne.
Monde [Le], 16/06/2011

09/06/2011

Wi-Fi,DECT,Bluetooth,téléphonie portable, etc ...

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris
Tél. : 33 1 43 55 96 08
E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org


Lettre ouverte
Envoyée le 06 Juin 2011

A l'attention de Monsieur Stéphane RICHARD, Président du Conseil d’Administration du Groupe FRANCE  TELECOM ORANGE
A l'attention de Monsieur Olivier ROUSSAT, Directeur Général et Administrateur de BOUYGUES TELECOM S.A.
A l'attention de Monsieur ESSER FRANK EBERHARD, Président du Conseil d’Administration de S.F.R.
A l'attention de Monsieur Cyril POIDATZ, Président du Conseil d’Administration du Groupe ILIAD (FREE)


Messieurs,

Le 31 Mai 2011, le CIRC, laboratoire de recherche de l’OMS, a estimé que l’usage des téléphones portables et du Wi-fi devait être considéré comme « peut-être cancérogène pour l'homme ».

Le CIRC précise que "les preuves, qui continuent à s'accumuler, sont assez fortes pour justifier une classification au niveau 2b", et que "le groupe de travail a fondé cette classification (...) sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau". Ce nouveau classement est identique à celui du plomb, de la laine de verre, du Bisphénol-A, de la chlordécone et des vapeurs d'essence... (1).

Le Conseil de l'Europe, quelques jours plus tôt, a signé une résolution intitulée "Le danger potentiel des champs électromagnétiques et leur effet sur l’environnement" qui dit « recommander l’utilisation de téléphones fixes filaires chez soi » et demande de « privilégier pour les enfants en général et plus particulièrement dans les écoles et salles de classe des systèmes d’accès à l’Internet par connexion filaire » pour des raisons sanitaires (2).

Ainsi, le Wi-fi, le DECT et le Bluetooth, des appareils que vous commercialisez, sont concernés par ces mises en garde scientifiques, que relaient les préconisations politiques...

Les normes actuelles, que le Parlement Européen avait qualifié d' « obsolètes » en 2008 (3), ainsi que l'expertise officielle internationale sur les champs électromagnétiques, sont donc remises en question parce que les effets non thermiques des ondes sont à présent pris en compte.

Et ce sont ces effets qui sont pointés du doigt par la science indépendante de l'industrie, qui conclut à des troubles neuro-endocrino-immunitaires sous exposition de ce type d'ondes particulier (4).
Ce n'est donc pas seulement un problème d'intolérance qui concernerait quelques allergiques, mais un problème de pollution électromagnétique globale, dont les conséquences risquent de constituer le prochain scandale sanitaire.

Nous constatons, en effet, que les citoyens se retrouvent exposés malgré eux à une technologie que les plus hautes instances déclarent être potentiellement dangereuse pour leur santé.

L'OMS, lors du Colloque de Prague en 2004 sur l'Electro-Hypersensibilité (EHS), avait déjà reconnu les effets délétères de ces ondes sur certaines personnes (5). Des projections scientifiques concluent à une augmentation considérable des cas d'électro-hypersensibilité dans les années à venir (6).

Récemment, le Conseil de l'Europe a recommandé « de porter une attention particulière aux personnes «électrosensibles» atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des «zones blanches» non couvertes par les réseaux sans fil ». Or, ces zones blanches, décidées par le non déploiement d'antennes-relais ne concernent pas les émissions Wi-fi, DECT ou Bluetooth non désactivables ou activés par défaut, et qui sont incontrôlables par nature !

Ainsi, le gouvernement allemand recommande de ne pas utiliser de Wi-fi pour raisons sanitaires (7), recommandation suivie par de nombreux médecins à travers le monde (8).
Alors que des cliniques dans le monde soignent cette pathologie environnementale, le paradoxe est que de nombreux électrosensibles, qui ne sont à priori pas technophobes, ne peuvent plus utiliser vos technologies dès lors que le Wi-fi n'est pas désactivable et qu'aucune capacité filaire n'y est offerte (certaines boxes et certains jeux, consoles, smartphones et tablettes...).

Ceci exclut une part de plus en plus croissante de la population qui se dit plus ou moins intolérante à ce type d'ondes particulier, et qui comme vous le savez n'a rien à voir avec les ondes continues de la radio hertzienne, mais sont des micro-ondes de plus de 2 Ghz, « pulsées en extrêmement basses fréquences ».

C'est pourquoi, dans la mesure où la législation ne vous y oblige pas, nous imaginons que vous demander de retirer définitivement le Wi-fi, le Bluetooth et le DECT de vos matériels serait illusoire, nous vous proposons, à la fois dans votre intérêt à venir et dans celui de tous vos clients, de mettre sur le marché un matériel répondant aux exigences techniques suivantes :

1) options Wi-fi, DECT et Bluetooth (personnel et communautaire) non activées par défaut et qui ne se réactivent ni au
   redémarrage, ni à la réinitialisation de l'appareil ;
2) capacité filaire, mise à disposition à l'achat du matériel, sans surcoût ;
3) interrupteur marche / arrêt du Wi-fi, du Bluetooth et du DECT facile d'accès et fiable, associé à un voyant de contrôle.

Ceci permettrait à vos clients, et notamment aux enfants, d'utiliser votre matériel en toute sécurité en n'étant pas exposés malgré eux aux micro-ondes pulsées.

Vous remerciant pour votre attention, nous vous prions de croire en l'assurance de nos sentiments les meilleurs.

Etienne CENDRIER
Porte-Parole National


(1) Communiqué de presse du CIRC du 31/05/2011 :
    http://www.iarc.fr/en/media-centre/pr/2011/pdfs/pr208_E.pdf
(2) http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/Adopted...
    La résolution précise que « Si les champs électriques et électromagnétiques de certaines bandes de fréquence ont des effets tout à fait bénéfiques, qui sont utilisés en médecine, d’autres fréquences non ionisantes, que ce soient les extrêmement basses fréquences, les lignes électriques ou certaines ondes à haute fréquence utilisées dans le domaine des radars, de la télécommunication et de la téléphonie mobile, semblent avoir des effets biologiques non thermiques potentiels plus ou moins nocifs sur les plantes, les insectes et les animaux, ainsi que sur l’organisme humain même en cas d’exposition à des niveaux inférieurs aux seuils officiels. »
(3) http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//E...
     (4) http://www.magdahavas.com/2010/10/21/new-study-radiation-...
    http://www.safeschool.ca/uploads/Abstract_Laptop_Expositi...          http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed?term=Effect%20of%20cel...
    http://www.icems.eu/papers.htm
    http://www.smh.com.au/digital-life/computers/laptops-dama...
(5) Extrait « La sensibilité vis-à-vis des champs électromagnétiques a reçu la dénomination générale : « hypersensibilité
    électromagnétique » ou EHS. Elle comprend des symptômes exprimés par le système nerveux comme les maux de tête, la fatigue, le stress, les troubles du sommeil, des symptômes cutanés comme des picotements, des sensations de brûlure, des démangeaisons, des douleurs et des crampes musculaires, ainsi que beaucoup d'autres problèmes de santé. »
    http://www.robindestoits.org/_a315.html
(6) http://www.robindestoits.org/_a477.html
(7) http://www.robindestoits.org/_a341.html
(8) http://www.robindestoits.org/_r27.html

07/06/2011

Informations médicales

lues sur:

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Vers un nouvel arsenal thérapeutique contre le mélanome
Deux médicaments concentrent les espoirs de la communauté scientifique pour un allongement de la survie des patients atteints de mélanome malin métastasé. Le Vemurafenib cible la mutation des gènes Braf, lesquels facilitent la croissance des cellules tumorales. L'Ipilimumab stimule de son côté des cellules immunitaires et contribue à l'élimination de certaines cellules cancéreuses. Objets de deux essais publiés dans le New England Journal of Medicine, ces pistes thérapeutiques ont enlevé l'adhésion du 47e congrès de la Société américaine d'oncologie clinique (Asco).
Figaro [Le], 07/06/2011

Dépistage du cancer de l'ovaire : des résultats décevants
Un essai américain sur 78.200 femmes démontre que les interventions pour tenter de dépister le cancer de l'ovaire avant son apparition (dosage de CA-125 et échographie pelvienne) n'améliorent pas la mortalité spécifique de la maladie. L'essai révèle même que ce dépistage entraîne des complications chez les femmes faussement positives. L'essai a été présenté au congrès de l'Asco et fait partie du programme américain de dépistage des cancers fréquents. Une des pistes pour améliorer ces résultats, et éviter les faux positifs, serait de contrôler le taux de CA-125 sur la longue durée chez un même individu. Les variations du taux feraient alors office de signaux d'alarme.
Quotidien du médecin [Le], 07/06/2011

Téléphonie mobile et FFT

communiqué:

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris
Tél. : 33 1 43 55 96 08
E-mail : contact@robindestoits.org
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Lecture d’une tentative infructueuse d’argumentaires

Objet : Téléphonie mobile


La F.F.T. – Fédération Française des Télécoms - publie en date du 20/05/2011 quelques observations suscitées par la diffusion d’un documentaire sur France 3 le 18 Mai 2011 nommé « Mauvaises Ondes », dont l’auteur est Madame Sophie LE GALL (1).
La F.F.T. déplore le caractère  "à charge" de ce documentaire et rappelle qu'elle répond aux normes françaises et relaie les préconisations d'usage du Ministère de la Santé, deux aspects justement dénoncés dans ce documentaire.
En effet, il a été fait état de normes laxistes, qui passent les intérêts des industriels avant la santé des utilisateurs (2).
Bien que cette lettre ne lui soit pas destinée, voici les contre-arguments de Robin des Toits à ce courrier qui le met en cause directement.

- « Il n’y a pas de différence entre la téléphonie mobile et la radio ou la télévision ».
L’argument est un classique dans le recueil de fables des opérateurs.
Toutes les émissions par voie hertzienne sont rangées sous le seul nom « d’ondes radio », ce qui est une erreur technique.
La F.F.T. omet de dire que les effets de ces émissions sur le vivant sont variés.
Certaines émissions sont neutres. Certaines sont bénéfiques. Certaines sont toxiques.
Le groupe technologique de la Téléphonie Mobile, dont le lien familial est la structure physique très particulière, attaque le
vivant.
La F.F.T. omet aussi de dire que les émissions de ce groupe sont composites en fréquences, et qu’elles sont également pulsées en extrêmement basses fréquences, venant ainsi parasiter les fréquences cérébrales. L'effet biologique étant la perméabilisation de la barrière hémato-encéphalique et perturbation du système neuronal, endocrinien (mélatonine et acétylcholine) et immunitaire... Le Rapport Reflex parle de brisures définitives d'ADN sous exposition 3G (2100Mhz) (3).
Les ampoules basses consommation sont également un problème de santé publique. Ceci a d'ailleurs été dénoncé par le Dr Pierre Le Ruz, Expert de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (4).
La F.F.T. apporte donc son soutien aux travaux du Pr. LE RUZ, ce dont Robin des Toits se félicite.

- « France 3 ne nous a pas répondu et a ignoré nos appels… »
La F.F.T. prétend ensuite n'avoir pas reçu de réponse à sa volonté de participer au documentaire.
Cet argument paraît être d'une particulière mauvaise foi lorsque l'on lit dans la presse les propos de Samuel Etienne, le présentateur de ce « Hors Série » :
"Le caractère délicat du sujet abordé (les dangers des ondes émises par les antennes relais et les portables) a effectivement poussé les opérateurs de téléphonie mobile à tenter d'empêcher la tenue des discussions." (5)

- « Le document de 1994 ne concerne pas la téléphonie mobile. » [Organisation du lobbying industriel]
Au sujet de la réunion de 1994, il faut préciser que l'industrie de la téléphonie mobile est issue de la F.I.E.E. On peut d'ailleurs constater que le programme d’occultation et de déformation des faits a été mis en application avec une grande efficacité tant vis-à-vis des politiques que de la population et des journalistes.

- « Robin des Toits a formulé des menaces. »
Tout le monde sait que les moyens de pression de Robin des Toits sont très supérieurs à ceux des multinationales ! Accuser Robin des Toits de faire régner la terreur est particulièrement comique... Et les accusations “policières” n'ont aucune valeur juridique.

- « La recherche officielle en France ne trouve aucun danger ! »
La fondation dont parle la F.F.T. est la Fondation Santé et Radiofréquence (FSR). Cette Fondation a été déclarée d'intérêt public en 2005. Elle est financée mi-partie par l'Etat et mi-partie par les industriels des télécoms.
Ses représentants affirment garder une totale indépendance en raison du fait que les travaux de la FSR sont coordonnés et suivis par un conseil scientifique distinct du conseil d'administration.
Mais les membres fondateurs siégeant au conseil d'administration de la FSR sont les industriels du secteur eux-mêmes : TDF, Bouygues, Alcatel, Orange, SFR, etc…
Ainsi, quand la «Charte d'Ethique » de la Fondation stipule :
« Le Conseil d'administration arrête le programme d’actions de la Fondation. A ce titre, (...), il décide des choix faits au nom de la Fondation. Lorsqu'une de ses décisions diffère de la proposition du Conseil scientifique, il en expose les raisons par écrit à ce dernier. »,
cela veut dire que ce conseil d'administration (Bouygues, Alcatel, Orange, SFR, etc...) décide in fine des choix scientifiques de la Fondation !
Le conseil d'administration de la FSR a ainsi la main sur le conseil scientifique et conclu naturellement, au nom de la science et depuis de nombreuses années à l'innocuité de la téléphonie mobile.

- « L’ANSES ne trouve aucun danger non plus. »
Au contraire ! Le Rapport de l'AFSSET, devenue ANSES, de 2009 apporte plusieurs arguments sur la toxicité sanitaire. Plusieurs études mettant en valeur des effets sur les cellules ont valu à son Directeur, Mr Martin Guespéreau, de recommander la baisse de l’exposition du public (6).

- Il n’y a  « aucune raison de considérer avec suspicion le travail fait par le groupe d’experts. »
En effet, l'IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) affirme qu'il n'y a « aucune raison de considérer avec suspicion le travail fait par le groupe d'experts », parce qu'elle n'a pas été mandatée pour enquêter sur la valeur scientifique de l'AFSSET. L'IGAS et l'IGE (Inspection Générale de l'Environnement) ont en revanche bien mis en cause les méthodes de l'Afsset en dénonçant les collusions existantes entre la science et l'industrie (7).
Le documentaire montre ainsi, que plusieurs experts ont eu des liens directs ou indirects avec les opérateurs de téléphonie mobile, et que ceci est la cause du désaveu de l'expertise produite.
Désaveu partagé à l'époque par son propre directeur d'études Denis Zmirou et son Président du Conseil d’Administration Guy Paillotin !

- « Les études citées sont anciennes. »
La critique de l'ancienneté des études présentées par France 3 oublie, peut-être volontairement, que la réplication des études a été réalisée récemment (8).

- « Les travaux sur la perméabilité de la barrière sang-cerveau sont contestés par l’ANSES. »
La liste des travaux nombreux et non contestés qui traitent de sa dégradation est publiée dans le Rapport BIOINITIATIVE.
Ce sujet a fait l'objet de nombreuses autres études publiées en comité de lecture. Plusieurs commentaires scientifiques ont également été publiés sur ce sujet (9).

- « L’OMS qui ne trouve aucun danger a validé les normes internationales. »
Vient ensuite la sérénade habituelle sur les expertises officielles de l'OMS. Or, l'OMS a été totalement discréditée sur le plan scientifique. En 2007, une étude du Lancet a, en effet, révélé de graves dysfonctionnements.
On observe également que Mike Repacholi, coordonnateur à l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) du projet international pour l'étude des champs électro-magnétiques, lequel aboutit à des conclusions rassurantes, n'a cessé d'être, à titre personnel, consultant rémunéré par les industries de l'électricité et de la téléphonie mobile.
Il dit d'ailleurs que « dans le domaine des micro-ondes, le niveau a fini par être négocié. Cela n’a pas été basé sur la science. Mais négocié avec les industriels » (10).
Cependant, l'OMS a tout de même publié une trentaine d'études qui mettent clairement en lumière l'impact biologique négatif de la téléphonie mobile, études que la F.F.T. jugera certainement d'"alarmiste" ! (11)
Récemment, le CIRC, laboratoire de recherche de l’OMS, a décidé d’exclure un scientifique de son comité d’experts chargé d’une évaluation des risques de cancérogénicité pour l’homme des radiofréquences de la téléphonie mobile pour cause de conflits d’intérêt avec l’industrie du mobile. Le 31 Mai 2011, à l’issue d’une session de travail de ce nouveau groupe, le CIRC a estimé que l’usage des téléphones portables devait être considéré comme « peut-être cancérogène pour l’homme », en raison du fait que « les preuves qui continuent à s’accumuler sont assez fortes pour justifier une classification au niveau 2b ». L’Agence précise que « le groupe de travail a fondé cette classification (…) sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliomes, un type de cancer du cerveau associé avec l’usage du téléphone sans fil ». Ce nouveau classement est identique à celui du plomb, de la laine de verre, du Bisphénol-A, de la chlordécone et des vapeurs d’essence (12).

- « La F.F.T. répond à ces normes internationales et n’a donc rien à se reprocher. »
Oui mais ce sont ces normes qui sont justement critiquées !
La F.F.T. omet de dire, en outre, que le Parlement Européen a demandé à la Commission Européenne la révision des normes depuis 2004, puis en 2008, avis aujourd’hui partagé par le Conseil de l’Europe.
Le Parlement Européen a ainsi constaté que les limites d’exposition aux champs électromagnétiques fixées pour le public étaient « obsolètes » et demandé à les réviser à la baisse (0,6 V/m), tout récemment. Aujourd’hui, le Conseil de l’Europe demande de baisser la Valeur Limite d’Exposition (VLE) à 0,6 V/m, puis à 0,2 V/m à moyen terme (13).

En résumé, disons que, dans l’ensemble, l’énumération de la F.F.T. laisse l’impression d’un tri plus que sélectif !
Enfin, jeter le discrédit sur des lanceurs d'alerte qui défendent depuis toujours la position de la science indépendante n'est finalement pas surprenant lorsqu'on sait combien cette dernière est incompatible avec les intérêts de l'industrie.

En vous remerciant de l'attention que vous voudrez bien porter à ce courrier, Robin des Toits vous prie de croire à l'assurance de ses sentiments distingués.

(1) Lire la lettre ouverte du 20/05/2011 de la F.F.T. à Rémy Pfimlin publiée sur leur site
    http://www.fftelecom.org/sites/default/files/Federation%2...

(2) Revoir la vidéo du documentaire : http://www.robindestoits.org/_a1238.html

(3) Voir le rapport « Réflex » de l'Union Européenne (2004) :
   http://www.itis.ethz.ch/assets/Downloads/Papers-Reports/R...

(4) Voir le JT de TF1 du 08 Décembre 2008 : http://www.robindestoits.org/_a650.html
Source : http://www.tele-2-semaines.fr/contenu_editorial/pages/ech...

(5) Source : http://www.tele-2-semaines.fr/contenu_editorial/pages/ech...

(6) Voir : L’Afsset recommande de réduire les expositions - RAPPORT - 15/10/2009
   http://www.robindestoits.org/_a997.html
   http://www.robindestoits.org/_a1020.html
   http://www.robindestoits.org/_a1008.html

(7) Les biais d'expertise à l'Afsse / Afsset :
   http://www.robindestoits.org/_a187.html
   http://www.robindestoits.org/_a39.html
   http://www.robindestoits.org/_a146.html
   http://www.robindestoits.org/_a660.html
   http://www.robindestoits.org/_a171.html
   http://www.robindestoits.org/_a447.html
   http://www.robindestoits.org/_a182.html

(8) Liste d'études scientifiques : http://www.robindestoits.org/_r29.html

    La F.F.T. omet également un nombre important de Rapports internationaux, dont :
    - BIOINITIATIVE – Voir §2 ci-dessus – 1500 études non contestées citées en référence,
    - REFLEX – sur les dommages génétiques,
    - HARDELL et Al – Mai 2008 – Effets cancérigènes,
    - Méta-analyse COREE USA – Octobre 2009 – Effets cancérigènes – 25000 patients,
    - DE IULIS et Al – Juillet 2009 – Dommages ADN spermatique,
    - ZHONG et Al – Octobre 2009 – Dommages ADN neuronal,
    - KHURANA et Al – Juillet 2010 – Méta-analyse,
    - KUMAR – Inde – Rapport officiel – Effets mortels.


(9) Voir les travaux sur la barrière hémato-encéphalique :
   http://www.robindestoits.org/_a258.html
   http://www.robindestoits.org/_a228.html
   http://www.robindestoits.org/_a78.html
   http://www.robindestoits.org/_a177.html
   http://www.robindestoits.org/_a1020.html
   http://www.robindestoits.org/_a1129.html
   http://www.robindestoits.org/_a1042.html
   http://www.robindestoits.org/_a915.html

(10) Voir les raisons du discrédit de l'OMS : http://www.robindestoits.org/_a311.html
   http://www.robindestoits.org/_a462.html
   http://www.robindestoits.org/_a433.

(11) Voir les 30 études de l'OMS sur l'impact négatif des ondes de la téléphonie mobile :
   http://www.robindestoits.org/_a600.htm et http://www.robindestoits.org/_a362.html

(12) Communiqué de presse du CIRC, 31/05/2011 :
    http://www.iarc.fr/en/media-centre/pr/2011/pdfs/pr208_E.pdf

(13) Résolutions du Parlement Européen (2008 et 2009) :
    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//E... ;
    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//E...

     Rapport de la commission de l'environnement du Conseil de l'Europe (Groupe socialiste) du 06/05/2011
     http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc11/FDOC1...

      Résolution votée le 27/05/2011  par la commission permanente, au nom de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe:
      http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/Adopted...


Copie à :

F.F.T.
- Monsieur Jean-Marie DANJOU, Directeur Général Délégué au Collège Mobile

France Télévision :
- Monsieur Rémy PFLIMLIN, Président
- Monsieur François GUILBEAU, Directeur de France 3
- Madame Sophie GAZIO, Rédactrice en Chef de l’émission « Hors Série »
- Madame Gisèle BOUSQUET, émission « Hors Série »
- Monsieur Samuel ETIENNE, émission « Hors Série »

Conseil Supérieur de l’Audiovisuel :
- Monsieur Michel BOYON, Président
- Madame Christine KELLY, Conseillère représentant le CSA à la table ronde « Radiofréquences, Santé, Environnement »

Comité de Suivi du Grenelle des Ondes :
- Pr. Jean-François GIRARD, Président

Comité Opérationnel du Grenelle des Ondes :
- Monsieur François BROTTES, Président

Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé :
- Monsieur Julien EMMANUELLI, Cabinet du Ministre
- Pr. Didier HOUSSIN, Directeur Général de la Santé
- Monsieur Charles SAOUT, Direction Générale de la Santé

Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement :
- Monsieur Emmanuel MOREAU, Cabinet du Ministre
- Monsieur Laurent MICHEL, Directeur Général de la Prévention des Risques
- Madame Patricia BLANC, Direction Générale de la Prévention des Risques

Ministère de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique :
- Madame Lucile BADAIRE, Cabinet du Ministre
- Monsieur Xavier MERLIN, Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services

INERIS :
- Monsieur Philippe HIRTZMAN, Président

ARCEP
- Monsieur Jean-Ludovic SILICANI, Président

ANFR
- Monsieur Arnaud MIQUEL, Président du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR)
- Monsieur Gilles BREGAND, Directeur Général de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR)

ANSES
- Monsieur Marc MORTUREUX, Directeur

IGAS
- Monsieur Pierre BOISSIER, Chef de l’Inspection Générale des Affaires Sociale (IGAS)

INSERM
- Monsieur André SYROTA, Président Directeur Général




23/05/2011

Le mieux est l'ennemi du bien

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Des infections virales qui protègent du diabète


La théorie selon laquelle un excès d'hygiène pourrait favoriser la survenue de maladies auto-immunes sont renforcée par des travaux d'une équipe de l'Inserm qui vient de détailler la façon dont une infection virale permet de protéger du diabète de type 1. Selon les chercheurs, certaines infections activeraient en effet les cellules du système immunitaire, qui bloquent l'action des lymphocytes T à l'origine du diabète insulino-dépendant.


Monde [Le], 21/05/2011

12/05/2011

L'horloge biologique n'observe pas la parité hommes-femmes

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Jeudi 12 mai 2011

L'horloge biologique n'observe pas la parité hommes-femmes

Claude Gronfier, chargé de recherche à l'Inserm, a contribué à une étude américaine ayant établi une différence de rythme entre l'horloge biologique circadienne des hommes et celle des femmes. Ce décalage horaire pourrait expliquer la tendance des femmes à se lever et se coucher plus tôt, ou la prévalence de l'insomnie chez les sujets féminins de par une désynchronisation entre l'heure biologique et l'heure réelle du coucher. Ces travaux pourraient permettre de revoir les stratégies thérapeutiques employées contre les troubles des rythmes biologiques et du sommeil. « On pourrait par exemple moduler l'heure d'administration et la dose selon le sexe », avance Claude Gronfier.
AFP, 11/05/2011


Reprise d'information presse du 11/05/2011 :

Hommes et femmes : à chacun son horloge...

18:38 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)