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27/12/2014

Pour le libre usage du vinaigre blanc

lu sur :

26/12/2014 : Paris bloqué par l’Europe pour utiliser du vinaigre blanc

Le vinaigre blanc est, entre autres, un antibactérien connu et apprécié depuis des dizaines d’années que cela soit à la maison ou au jardin. Or, après avoir testé l’année dernière, avec succès, cette substance pour désinfecter ses outils afin de limiter le risque de contamination d’un végétal à l’autre, Paris voudrait aujourd’hui en généraliser l’usage à l’ensemble de ses jardiniers et bûcherons.

Mais les choses ne sont pas si simples pour une démarche qui paraît anodine et légitime. Nous en sommes arrivés à un tel degré d’encadrement qu’il est théoriquement interdit d’utiliser du vinaigre librement, dans un cadre professionnel, pour nettoyer des outils de jardinage ou pour tous autres usages phytopharmaceutiques. A ce titre, Paris et l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB) souhaitent que la Commission Européenne homologue le vinaigre blanc pour de telles utilisations, afin de disposer d’une alternative efficace à des produits plus toxiques pour l’environnement et la santé.

Mais, s’il est « puissant, écologique et très bon marché » et peut réduire « l’exposition des Parisiens aux produits toxiques », comme le note Bernard Jomier, adjoint à la maire, en charge de la santé, une réponse positive à la demande n’est pas certaine. Pourtant, face à son objectif de « zéro phyto », il « essentiel que les services puissent innover et diminuer leur usage de produits phytosanitaires, avec un produit aussi commun que le vinaigre » souligne Pénélope Komitès, adjointe en charge des espaces verts et de la nature.

24/12/2014

Noël Noël !

lu sur :

Suspension des travaux de Roybon: Les opposants ont «gagné une bataille, pas la guerre»

20minutes.fr -

Les associations de protection de l’environnement et les zadistes ont remporté une victoire. Le tribunal administratif de Grenoble a suspendu ce mardi l'un des deux arrêtés du préfet de l'Isère autorisant les travaux de défrichement du chantier du futur Center Parcs à Roybon (Isère).

Une suspension au nom de la loi sur l'eau

Le juge des référés a suspendu l'arrêté du 3 octobre dernier, qui délivrait une autorisation à la société «Roybon Cottages», au titre de la loi sur l'eau. Il a toutefois rejeté les trois autres recours visant le second arrêté, datant du 16 octobre dernier, qui autorisait la destruction d'espèces protégées. Mais la suspension du premier référé suffit à suspendre le défrichement.

«Nous sommes satisfaits, pour nous c’est une victoire», confie à 20 Minutes Christian Brely, président de la Fédération de pêche de la Drôme, qui a déposé le recours ayant entraîné la suspension du chantier. 

Noël avant l'heure pour les verts

Europe Ecologie-les Verts a salué la «victoire du droit», appelant à «l'abandon du projet» actuel. Pour l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, qui avait pris part aux manifestations contre le projet, cette décision du tribunal est «un beau cadeau avant Noël». 

Michèle Rivasi @MicheleRivasi

22/12/2014

Trop tard ...

... c'était hier !

 
Libération - Il y a 1 jour
 

Cette année, la journée mondiale de l'orgasme du 21 décembre ... 

Les femmes, pas toutes égales face à l'orgasme - Libération.pdf

20/12/2014

Tour de France des Zones à Défendre

Vu sur Libération :

Sivens, le quotidien toujours explosif entre pro et anti-barrage

Libération -

Sur le même sujet, sur MEDIAPART :

Le barrage de Sivens,  l'Europe et  l'Etat  têtu
PAR JADE LINDGAARD

Le feuilleton de la subvention européenne accordée, ou non, au barrage de Sivens, tel que reconstitué par Mediapart, est exemplaire de l’égarement auto-entretenu de la puissance publique sur ce dossier, devenu dramatique depuis la mort de Rémi Fraisse. En attendant, le processus de concertation lancé par Ségolène Royal début novembre est dans l’impasse.

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Noël Noël ! Les bonbons ...

lu sur Le Temps :

Les bonbons, patrimoine mondial à croquer

Les sucreries bariolées, de forme et signification variées, «reflètent les singularités culturelles de chaque région ou pays», selon les chercheurs responsables du Candy Project. (Andy Roberts/Getty Images/OJO Images RF)

 

Une étude internationale s’attache à la cartographie de la guimauve et du caramel mou. Futile, croyez-vous? Faux: le berlingot est riche de sens sociaux, culturels, anthropologiques…

ÉTUDE Samedi 20 décembre 2014

Une étude internationale s’attache à la cartographie de la guimauve et du caramel mou. Futile, croyez-vous? Faux: le berlingot est riche de sens sociaux, culturels, anthropologiques…

Des mous, des durs, des bombés ou d’autres cubiques, des creux, des secs, des protéiformes et des ectoplasmiques, des pétaradants, des longilignes et d’autres qui pétillent sur la langue. Certains en forme d’animaux, d’objets ou de joujoux, d’autres anthropomorphes, à base de fruits, de légumineuses, de farine ou même de poisson séché. Souvent colorés, généralement sucrés quoique pas toujours, tous ont en commun un même parfum de reviens-y, d’enfance et de cours de récré, de nostalgie, de monnaie d’échange parfois. De récompense souvent.

Ils se nomment berlingot, sottise, dragée, sucre d’orge, angélique, nonpareille, bêtise… mais leur sens est loin d’être aussi simplet que leurs appellations le suggèrent. Certains sont issus de légendes, de rituels ou de formules magiques, de recettes jalousement gardées dans le secret de placards d’alchimistes. Les bonbons, univers méconnu, mésestimé, souvent injustement dénigré, sont depuis peu l’objet d’une étude internationale tout ce qu’il y a de sérieux…

A l’origine du Candy Project, un des chefs les plus créatifs du moment, le Basque Andoni Luis Aduriz (Mugaritz), s’est intéressé à ces doux petits riens à la faveur de ses voyages. En Colombie, il découvre que le bocadillo n’a rien à voir avec un sandwich mais est traditionnellement fait de pâte de goyave et de sucre de canne, avant d’être enveloppé dans des feuilles de palmier. Plus étonnant, il goûte aux calaveras mexicains: des crânes en pâte à sucre, voire en chocolat ou en graines d’amarante éclatants de couleurs et de fantaisie, traditionnellement confectionnés pour le Jour des morts.

Au Tatarstan, en Russie, les chak-chak sont semblables à de grosses frites moulées en pâte à pain et enrobées de miel, alors que les petits Japonais sont friands de bâtonnets de poisson séché aux graines de sésame. En Inde, berceau supposé des bonbons, les enfants affectionnent les jalebi confectionnés à base de lentilles blanches fermentées, frites et enrobées de sirop 
de sucre…

Le répertoire semble infini, prodigieux, fascinant. Aduriz prend langue avec des chercheurs. Quand et à quelle occasion consomme-t-on ces petites gâteries? Comment sont-elles produites et quelles en sont les saveurs et les textures dominantes? Lesquelles ont marqué notre enfance? L’étude vise notamment à répondre à ces questions. 

Des chercheurs issus de l’Université du Pays basque et l’Université des Sciences gastronomiques de Pollenzo se sont attelés à la mettre en forme et à produire un questionnaire détaillé que chacun peut compléter sur le site dédié. Iñaki Martinez de Albeniz, sociologue à l’Université du Pays basque, et Gabriella Morini, spécialiste de la chimie du goût à l’Université des Sciences gastronomiques de Pollenzo, sont mandatés pour conduire l’étude. Pour recenser, étudier et cataloguer ce vaste patrimoine mondial immatériel, ils comptent sur le formidable réseau international du mouvement Slow Food, implanté dans plus de 170 pays.

L’étude comportera deux volets. Le premier, théorique, entend retracer l’histoire universelle et les techniques de fabrication des bonbons. Le second, plus pratique, décodera les significations sociales de ces douceurs et leur utilisation dans un contexte gastronomique… «La signification du bonbon diffère selon le contexte social et reflète les singularités culturelles de chaque région ou pays», explique Gabriella Morini.

Quelle est ici l’incidence de la mondialisation et de la production de masse? L’industrie a souvent pris le pas sur la fabrication artisanale de spécialités, notamment celles à base de fruits séchés dans les pays les plus pauvres. Y aurait-il menace sur le bonbon? Appauvrissement de certaines traditions? Slow Food relève ce nouveau défi. On mésestime le caramel, on le diabolise, on l’accuse de moult maux modernes – obésité, caries, diabète, malbouffe? Pourtant, il résiste, se remet au goût du jour, voire se réinvente. On en voudra pour preuve la renaissance récente de la marque suisse mythique du Tiki, voire le succès mondial des bonbons aux herbes Ricola.

Si la guimauve habite notre imaginaire collectif, elle est aussi riche en informations sur les mécanismes et l’apprentissage du goût. «La notion de récompense n’est pas la même selon la culture, relève la chercheuse: les petits Coréens reçoivent par exemple des morceaux de calamar séché, les enfants nippons des confiseries à base de farine de poisson. Le goût du sucré est certes universel, mais sa généralisation via les bonbons, en guise de reward ne date que de 200 à 300 ans, du fait de la mondialisation.»

Les premières douceurs données à de jeunes enfants ont ainsi une incidence sur la formation du goût et des préférences alimentaires que l’étude devrait permettre de mieux cerner. La collecte des données du Candy Project devrait être achevée courant 2015: les fabricants sont également appelés à se manifester afin de pouvoir esquisser la géographie mondiale des bonbons. De quoi dessiner une nouvelle carte du tendre et du doux.

thecandyproject.org 

16/12/2014

Démographie galopante et agriculture inadaptée ...

lu sur :

Tikaljoyau maya victime de son expansion - LeTemps.ch

ARCHÉOLOGIE Mardi 16 décembre 2014
Denis Delbecq

La déforestation des alentours de la cité de Tikal au profit de la culture intensive du maïs a amplifié les sécheresses et a poussé les habitants à abandonner les lieux à partir du IXe siècle. (National Geographic/Getty Images)

La déforestation des alentours de la cité de Tikal au profit de la culture intensive du maïs a amplifié les sécheresses et a poussé les habitants à abandonner les lieux à partir du IXe siècle. (National Geographic/Getty Images)

Une étude retrace les événements ayant conduit à la chute d’un des plus grands centres urbains de la civilisation maya . Démographie galopante et agriculture inadaptée auraient amplifié un changement climatique en Amérique centrale, conduisant la cité à sa perte

Pendant des siècles, probablement près de mille ans, Tikal était une cité florissante de la civilisation maya. Mais en quelques décennies, à la fin du IXe siècle, la ville s’est vidée de ses habitants. Il n’en reste que ruines, au cœur de la presqu’île du Yucatan, dans le Guatemala d’aujourd’hui. «Tikal jouait un rôle clé dans l’économie maya, raconte David Lentz, biologiste à l’Université de Cincinnati (Ohio, Etats-Unis), le principal auteur d’une étude publiée aujourd’hui dans la revue PNAS. C’était un carrefour pour le transport des marchandises, qui reliait les côtes Est et Ouest de la presqu’île du Yucatan. On a ainsi retrouvé du charbon de bois de pin, une preuve que les Mayas en faisaient commerce puisqu’il n’y a pas de pins dans la région de Tikal.» A son apogée, au début du IXe siècle, Tikal comptait environ 45 000 habitants.

Pour comprendre comment une telle ville a pu se développer puis disparaître, le groupe de David Lentz a mené deux longues campagnes de plusieurs mois sur le terrain. Les scientifiques ont fouillé, creusé, analysé les sols et les vestiges, collecté des sédiments au fond des lacs, étudié la végétation par satellite et cartographié le sol et le sous-sol. Un travail de titan, mêlant l’expertise d’une quinzaine de chercheurs en géographie, biologie, géologie, agronomie, physique, anthropologie, informatique, etc. «Cela ne ressemble en rien à l’image décrite dansIndiana Jones d’un explorateur solitaire qui fouille la jungle à la recherche d’une cité perdue», sourit David Lentz. Son armada scientifique a permis de vérifier que les Mayas avaient développé à Tikal une agriculture très sophistiquée, dont l’étendue a fini par peser sur l’environnement.

A Tikal, le climat connaît, tous les six mois, une alternance entre saison sèche et humide, qui se retrouve quand on étudie les sols anciens. C’est dans ces sols aussi, dans les parties les plus basses du site, qu’apparaissent des vestiges de l’agriculture maya: des signes indiscutables d’une irrigation qui a démarré vers l’an 485. «Les Mayas avaient compris qu’en stockant l’eau d’une saison à l’autre, ils pourraient irriguer et produire deux récoltes annuelles au lieu d’une», explique David Lentz.

Des vestiges de quatre immenses réservoirs sont encore présents sur le site. Et un faisceau de preuves laisse penser qu’ils étaient utilisés pour l’irrigation, et non pour la consommation. «Nous avons analysé les sédiments déposés au fond d’un réservoir; ils montrent que les Mayas s’en servaient aussi comme dépotoirs. Autrement dit, ils ne buvaient pas cette eau. De plus, on constate que le point le plus bas des réservoirs est plus haut que le point le plus haut des terrains qui étaient cultivés autour.» Il suffisait donc de laisser l’eau s’écouler, de temps à autre, pour inonder les cultures.

A Tikal, les Mayas cultivaient principalement du maïs, selon le groupe de David Lentz, qui a conduit une analyse minutieuse des anciens sols cultivés pour en extraire de la matière organique, vestige des plantes qui poussaient dans le passé. Il existe trois familles de plantes, classées suivant la manière dont elles utilisent la photosynthèse pour capter le CO2 dans l’air et en extraire le carbone. Chacune est caractérisée par une «signature» distincte, une composition du carbone bien précise dans ses racines, tiges et feuilles. «Quand on étudie le carbone dans le sol des anciens champs de Tikal, à une profondeur qui correspond à l’époque maya classique, on voit un net changement dans la composition du carbone, qui montre l’apparition soudaine de la famille «C4», dans laquelle on retrouve les plantes herbacées, dont le maïs.» A cette époque, donc, le maïs a commencé d’être semé. «Il pourrait aussi s’agir d’herbes qui se seraient installées spontanément sur un terrain défriché et abandonné, explique David Lentz. Mais si c’était le cas, on retrouverait probablement des plantes «C4» sur le site aujourd’hui, or il n’y en a pas. Nous avons donc la quasi-certitude que ces champs étaient plantés de maïs.»

La précieuse plante était cultivée sur des terrains gagnés sur la forêt tropicale. D’après les calculs du groupe de David Lentz, la ville de Tikal étendait son emprise sur un territoire d’environ 1100 km 2 , aux trois quarts recouvert de forêt, le reste étant formé de zones tour à tour sèches ou humides au fil des saisons. «Le développement démographique a provoqué une forte pression sur les forêts alentour, explique David Lentz. On estime que la population a rasé de 60 à 70% de la végétation pour développer l’agriculture et construire.» Une estimation qui repose sur des données concrètes. «En prélevant des carottes de sédiments au fond des lacs, nous avons pu étudier les pollens qui se déposent au fil des années, justifie David Lentz. Dans ces sédiments, on voit que la quantité de pollen d’arbres a fortement diminué, ce qui nous a permis d’évaluer l’ampleur de la déforestation

Aux VIIe et VIIIe siècles, les pluies abondantes ont permis d’accompagner la démographie galopante et l’agriculture de Tikal. Mais entre 820 et 870, la région a connu un climat beaucoup plus sec, empêchant le remplissage des réservoirs d’irrigation. Une aridité qui a probablement été amplifiée par la déforestation. «Dans une forêt pluviale, raser les arbres revient à supprimer une gigantesque éponge de 40 mètres d’épaisseur. Faute de disposer d’eau en quantité suffisante pour subvenir à ses besoins, la population a fini par partir.» Une destinée qu’ont subie de nombreuses cités mayas au cours des siècles qui ont suivi, obligeant la population à se disperser autour d’emplacements plus accueillants, et mettant un terme à la civilisation maya. Alors que les négociations climatiques internationales sous l’égide de l’ONU ont une nouvelle fois accouché d’une souris ce week-end à Lima (Pérou), les travaux du groupe de David Lentz viennent à point nommé rappeler à quel point une société non durable est vouée à disparaître.

15/12/2014

Pollution chimique, Phtalates et quotient intellectuel : les nouvelles générations ont un QI de plus en plus bas

lu dans la revue de presse de l'INSERM : (les surlignages sont de moi)

Lien entre l’exposition prénatale aux phtalates et le développement du cerveau

Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université Columbia à New York l’exposition prénatale aux phtalates pourrait perturber le développement du cerveau du fœtus, et aurait ainsi un impact sur le quotient intellectuel des enfants en âge scolaire, rapporte France 5.

Ces produits chimiques, que l’on retrouve dans une grande variété de produits de consommation car ils ont la propriété de ramollir la matière « sont accusés de perturber le système endocrinien », rappelle la chaîne télévisuelle.

Ces travaux, publiés dans la revue Plos One, montrent notamment que les phtalates sont capables d’arriver jusqu’au fœtus en traversant toutes les protections qui l’entourent.

France 5, 11/12

Et aussi :

Dans un dossier dédié à l’impact de la pollution chimique sur la santéLe Généraliste rend compte du nouveau volet du programme GEOCAP dédié aux cancers de l’enfant et leur lien éventuel avec l’environnement.  

Selon Jacqueline Clavel, chercheuse au sein de l’unité Inserm 1028, ce travail « montre [notamment] que le trafic intense est associé à un sur-risque [de leucémie chez les moins de 5 ans]. Et, sans surprise, le benzène est probablement la ou l’une des principales causes attribuables à ce sur-risque (…) ».

Le Généraliste, 05/12

02/12/2014

Le futur de notre société néolibérale n'est pas rose ...

lu sur Le temps (Suisse)

les surlignages sont de moi

Pollution: le cerveau en danger

Le Temps 

Stéphane Foucart Le Monde

Les indices s’accumulent quant à l’implication des polluants dans la montée en puissance des troubles autistiques et comportementaux

De toutes les maladies non transmissibles, l’autisme est l’une de celles dont la fréquence augmente le plus rapidement. Si vite qu’il est même difficile d’y croire. En mars, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, l’équivalent de notre Institut de veille sanitaire (InVS), rendaient publiques les dernières estimations de la prévalence des troubles du spectre autistique chez les garçons et les filles de 8 ans aux Etats-Unis. Selon ces chiffres, un enfant sur 68 est désormais touché par cet ensemble de maladies du développement, regroupant l’autisme profond, les syndromes de Rett et d’Asperger, etc.

Le plus impressionnant n’est pas tant le chiffre lui-même, que la rapidité de son évolution: il est supérieur de 30% à celui publié seulement deux ans auparavant (un enfant sur 88) par le même réseau de surveillance mis en place par les CDC, et a plus que doublé en moins d’une décennie. Au cours des vingt dernières années, les données américaines suggèrent une augmentation quasi exponentielle de ces troubles, aujourd’hui diagnostiqués «vingt à trente fois plus» que dans les années 1970, selon le rapport des CDC. 40% de ces enfants dépistés aux Etats-Unis présentent un quotient intellectuel (QI) inférieur à 70.

D’autres troubles neurocomportementaux sont également en forte croissance ces dernières années. Outre-Atlantique, l’hyperactivité et les troubles de l’attention touchaient, selon les chiffres des CDC, 7,8% des enfants entre 4 et 17 ans en 2003. Ce taux est passé à 9,5% en 2007, puis à 11% en 2011. Par comparaison, en France, leur fréquence est estimée entre 3,5 et 6% pour les 6-12 ans.

Aux Etats-Unis, un enfant sur six est concerné par un trouble du développement (troubles neurocomportementaux, retard mental, handicaps moteurs, etc.).

Dans un ouvrage scientifique tout juste publié (Losing Our Minds. How Environmental Pollution Impairs Human Intelligence and Mental, Oxford University Press, 2014) Barbara Demeneix, directrice du département Régulations, développement et diversité moléculaire du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), soutient que cette augmentation rapide de la fréquence des troubles neurocomportementaux est, en grande partie, le résultat de l’exposition de la population générale à certaines pollutions chimiques diffuses – en particulier les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Selon la biologiste, cette situation n’est, en outre, que la part émergée d’un problème plus vaste, celui de l’érosion des capacités cognitives des nouvelles générations sous l’effet d’expositions toujours plus nombreuses à des métaux lourds et à des substances chimiques de synthèse. Le sujet est, ces dernières années, au centre de nombreuses publications scientifiques. Philippe Grandjean, professeur de médecine environnementale (Université Harvard, Université du Danemark-Sud), l’une des figures de la discipline et auteur d’un livre sur le sujet (Only One Chance. How Environmental Pollution Impairs Brain Development – and How to Protect the Brains of the Next Generation, Oxford University Press, 2013), va jusqu’à évoquer une «fuite chimique des cerveaux».

La thyroïde en cause

«L’augmentation de la fréquence de l’autisme que l’on mesure ces dernières années est telle qu’elle ne peut pas être attribuée à la génétique seule et ne peut être expliquée sans faire intervenir des facteurs environnementaux, dit Barbara Demeneix. De meilleurs diagnostics et une meilleure information des médecins et des familles permettent certainement d’expliquer une part de cette augmentation, mais en aucun cas la majorité.» Et ce d’autant plus que les critères diagnostiques utilisés par les CDC sont demeurés identiques entre 2000 et 2013. «En France et en Europe, il n’existe pas de suivi historique de la prévalence de ces troubles aussi précis qu’aux Etats-Unis, mais il est vraisemblable qu’on assiste aussi à une augmentation de leur incidence», ajoute Barbara Demeneix.

Autre argument fort suggérant que l’augmentation de fréquence de l’autisme ne relève pas d’un biais de mesure: le sexe-ratio est constant. Les garçons sont toujours cinq fois plus touchés que les filles. Or, si l’accroissement constaté était artéfactuel, une modification du sexe-ratio aurait de grandes chances d’être observée.

Comment expliquer une telle épidémie? Pour la biologiste française, l’une des causes majeures est la prolifération de molécules de synthèse capables d’interférer avec le fonctionnement de la glande thyroïde. «Depuis de nombreuses années, mon travail consiste à comprendre comment un têtard devient une grenouille. Les molécules clés de ce processus sont les hormones thyroïdiennes, qui jouent un rôle crucial dans les transformations lourdes du développement, explique Barbara Demeneix. En cherchant à comprendre comment ces hormones agissent dans la métamorphose du têtard, je me suis posé le même type de questions sur leur importance dans le développement du cerveau humain.»

Les hormones thyroïdiennes sont connues pour moduler l’expression des gènes pilotant la formation de structures cérébrales complexes comme l’hippocampe ou le cortex cérébelleux. «Nous savons avec certitude que l’hormone thyroïde joue un rôle pivot dans le développement du cerveau, précise le biologiste Thomas Zoeller, professeur à l’Université du Massachusetts à Amherst et spécialiste du système thyroïdien. D’ailleurs, la fonction thyroïdienne est contrôlée sur chaque bébé né dans les pays développés et la plupart des pays en développement, ce qui montre le niveau de certitude que nous avons dans ce fait. Pourtant, malgré le fait que de nombreuses substances chimiques ayant un impact documenté sur la thyroïde soient en circulation, les autorités sanitaires ne font pas toujours le lien avec l’augmentation des troubles neurocomportementaux

Dans Losing Our Minds, Barbara Demeneix montre que la plupart des substances connues pour leur effet sur le développement du cerveau interfèrent bel et bien avec le système thyroïdien. Ces molécules ne sont pas toutes suspectées d’augmenter les risques d’autisme, mais toutes sont susceptibles d’altérer le comportement ou les capacités cognitives des enfants exposés in utero, ou aux premiers âges de la vie. C’est le cas des PCB (composés chlorés jadis utilisés comme isolants électriques, lubrifiants, etc.), de certaines dioxines (issues des processus de combustion), de l’omniprésent bisphénol A, des PBDE (composés bromés utilisés comme ignifuges dans l’électronique et les mousses des canapés), des perfluorés (utilisés comme surfactants), des pesticides organophosphorés, de certains solvants, etc.

«Le travail de Barbara Demeneix est très important, estime la biologiste Ana Soto, professeure à l’Université Tufts à Boston (Etats-Unis) et titulaire de la chaire Blaise Pascal 2013-2014 de l’Ecole normale supérieure. Elle a conduit un travail bibliographique considérable et c’est la première fois que l’ensemble des connaissances sont rassemblées pour mettre en évidence que tous ces perturbateurs endocriniens, mais aussi des métaux lourds comme le mercure, sont capables de perturber le fonctionnement du système thyroïdien par une multitude de processus.»

Substances très nombreuses

Les composés bromés peuvent inhiber l’absorption d’iode par la thyroïde qui, du coup, produit moins d’hormones. Les molécules chlorées peuvent en perturber la distribution dans les tissus. Le mercure, lui, peut inhiber l’action des enzymes qui potentialisent ces mêmes hormones… Lorsqu’une femme enceinte est exposée à ces substances, son fœtus l’est également et, explique Barbara Demeneix, «le risque est important que la genèse de son cerveau ne se fasse pas de manière optimale». Pour limiter au mieux les effets de ces substances, la biologiste insiste sur la nécessité d’un apport d’iode conséquent – absent du sel de mer – aux femmes enceintes, garant de leur bon fonctionnement thyroïdien.

Le problème est que les substances susceptibles de perturber ces processus sont très nombreuses. «Les chimistes manipulent des phénols auxquels ils ajoutent des halogènes comme le brome, le chlore ou le fluor, explique Barbara Demeneix. Or les hormones thyroïdiennes sont composées d’iode, qui est aussi un halogène. Le résultat est que nous avons mis en circulation des myriades de substances de synthèse qui ressemblent fort aux hormones thyroïdiennes

Les scientifiques engagés dans la recherche sur la perturbation endocrinienne estiment en général que les tests mis en œuvre pour détecter et réglementer les substances mimant les hormones humaines sont insuffisants. D’autant plus que les effets produits sur les capacités cognitives sont globalement discrets. «Si le thalidomide [médicament retiré dans les années 1960] avait causé une perte de 10 points de quotient intellectuel au lieu des malformations visibles des membres [des enfants exposés in utero via leur mère], il serait probablement encore sur le marché», se plaisait à dire David Rall, ancien directeur de l’Institut national des sciences de la santé environnementale américain (NIEHS).

L’érosion du quotient intellectuel de même que les troubles neurocomportementaux comme l’hyperactivité et les troubles de l’attention ou l’autisme «sont le talon d’Achille du système de régulation, souligne le biologiste Thomas Zoeller. Ce sont des troubles complexes, hétérogènes et aucun biomarqueur caractéristique ne peut être identifié. Du coup, il y a beaucoup de débats sur la «réalité» de l’augmentation de leur incidence. Ce genre de discussions ne décide pas les agences de régulation à être proactives, en dépit du fait que l’incidence des troubles du spectre autistique augmente si rapidement que nous devrions tous en être inquiets.»

L’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), l’organisme intergouvernemental chargé d’établir les protocoles de test des substances chimiques mises sur le marché, a cependant appelé, fin octobre, au développement de nouveaux tests susceptibles de mieux cribler les molécules interférant avec la thyroïde. Et ce, avec «une très haute priorité».

L’affaire ne concerne pas uniquement l’intelligence des prochaines générations mais leur santé au sens large. «Les épidémiologistes remarquent depuis longtemps que les gens qui ont un quotient intellectuel élevé vivent plus longtemps, et ce même lorsqu’on corrige des effets liés à la classe sociale, dit Barbara Demeneix. Or, selon la théorie de l’origine développementale des maladies, notre santé dépend en partie de la manière dont nos tissus se sont développés au cours de notre vie intra-utérine. Les facultés cognitives pourraient ainsi être une sorte de marqueur des expositions in utero et pendant la petite enfance à des agents chimiques: avoir été peu exposé signifierait un quotient intellectuel élevé et, du même coup, une plus faible susceptibilité aux maladies non transmissibles.»

 

 

28/11/2014

La pêche en Méditerranée et les prud’homies de pêche

lu sur BASTAMAG :

Ces artisans pêcheurs qui refusent l’exploitation industrielle de la Méditerranée

SOPHIE CHAPELLE

Une prud’homie de pêche, cela vous dit quelque chose ?

Ces communautés d’artisans pêcheurs, héritées du Moyen Âge, font aujourd’hui figure d’alternatives face aux dégâts écologiques et sociaux engendrés par la pêche industrielle.

Sur le littoral méditerranéen, des Pyrénées-Orientales aux Alpes-Maritimes, une trentaine de prud’homies de pêche arrivent à concilier l’exercice du métier, la solidarité et le respect de la biodiversité. Mais souffrent de ne pas être vraiment reconnues par les dirigeants politiques et européens. Reportage dans le Var.

[Lire la suitede Ces artisans pêcheurs qui refusent l’exploitation industrielle de la Méditerranée]

14/11/2014

Mieux que la ferme des 1000 vaches ...

... le ferme des 1800 vaches !

À lire sur :

1.800 bêtes à la ferme : les riverains sont contre - 25/10/2014, Monts ...

www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Communes/Monts/n/Contenus/Articles/2014/10/25/1.800-betes-a-la-ferme-les-riverains-sont-cont...
 

 

09/11/2014

Barrage de Sivens : un témoignage de Toulouse ...

... que je mets tel quel. À méditer. 

Question : faites-vous confiance à l'État ? Au service de qui sont  les "forces de l'ordre" ?

J'écoute à l'instant les informations sur France-Musique : "... deux policiers blessés à Toulouse ...Manifestation interdite ..."

C'est tout ! De qui se moque-t-on ?

Des sanctions administratives des responsables de l'État s'imposent, à commencer par une mise à pied du Préfet de Haute-Garonne et un remaniement ministériel.

 

À diffuser largement !

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 À: carrefour-le-mai@googlegroups.com
> Envoyé: Dimanche 9 Novembre 2014 11:43:19
> Objet: manif Toulouse
> 
> J'étais à la manif de Toulouse hier, j'étais vachement motivée, je 
> m'étais bien préparée psychologiquement, je m’étais dit, si ils veulent 
> la guerre, ils vont l'avoir, je voulais prendre une bat de baseball , et 
> puis je me suis dit que c'était débile, j'ai préféré mettre les baskets 
> de ma fille , j'ai bien fait, on s'est fait chargé, gazé, j'avais pas 
> pensé à un truc, qu'on se serait retrouver dans un guet apens ,la 
> gestapo nous avait enfermé dans une avenue, aucun moyen de se barrer , 
> elle était partout, avait bouché toutes les issus de secours, elle 
> chargeait sur nous, balançait des lacrymos , arretait des personnes,on a 
> essayé de se barrer pour échapper au gaz, à la violence de l'état, 
> impossible de partir, tout le monde criait laissez nous passer, on leurs 
> a demandé où ils voulaient en venir, on avait bravé l'interdiction, 
> alors on devait payer? et puis, il s'est passé quelque chose, un homme 
> est venu nous aidé, il nous a fait traverser une résidence qui donnait 
> sur une avenue beaucoup plus calme, on est passé, mais d autres 
> personnes étaient toujours de l'autre coté, alors j'ai attendu qu'elles 
> sortent, quelque unes on pu passer, mais quand la gestapo c'est rendu 
> compte qu'on se barrait par là, elle est venue, a balancé des lacrymos 
> dans la residence pour empecher les gens de sortir, j'ai cru que 
> j'allais peter un cable,par la suite j'ai appris que des copains étaient 
> passés et qu'ils s étaient refugiés dans un appartement, une vielle dame 
> leur avait ouvert sa porte, la gestapo faisait tous les étages, frappée 
> à toutes les portes pour arreter les personnes qui avaient pu fuir. 
> Voilà, faudrait peut etre se lever le cul, maintenant il faut prendre la 
> rue!
> 

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sur le même sujet, voir sur un autre blog :

02/11/2014

Démocratie : le mythe de la volonté du Peuple

Pour nourrir votre réflexion, visitez le lien ci-dessous.
 

Attentat démocratique...

Petit montage destiné à être projeté dans les lieux publics afin de sensibiliser la population au concept de vraie démocratie.

Intervenants: Jacques BREL, Etienne CHOUARD, Francis DUPUIS-DERI, Michel HOUELLEBECQ, Henri GUILLEMIN, Paul JORION, Cornelius CASTORIADIS..


Source : 
https://www.youtube.com/watch?v=zjq4y6115sg

 

25/10/2014

Nos députés sont-ils honnêtes ?

 communiqué :

Il ne se passe désormais plus une semaine sans qu'un scandale éclate, et entache la dignité de la représentation nationale.

De Thomas Thévenoud restant au Palais Bourbon malgré ses « négligences » dans le paiement de l'impôt à Sylvie Andrieux refusant de démissionner en dépit de sa condamnation en appel pour des faits de corruption extrêmement graves, en passant par Jean-Noël Guérini entrant au Sénat alors qu'il est mis en cause dans plusieurs affaires, ou encore Patrick Balkany, repris de justice et à nouveau soupçonné de fraude fiscale, on aurait pu croire qu'il était difficile de faire pire.

Et pourtant, la lecture du Canard Enchaîné paru ce mercredi nous apprend que le cas de Thomas Thévenoud n'est en rien isolé. En réalité, il s'agirait d'une soixantaine de parlementaires qui se soustrairaient au moins partiellement au paiement de l'impôt. Alors même que les parlementaires ont pour responsabilité de voter la loi qui s'abattra ensuite sur les citoyens qui refusent de la respecter.

Cette situation ne peut plus durer ! Soixante parlementaires, c'est plus de 6 % du Parlement ! Y a-t-il plus de 6 % de fraudeurs fiscaux parmi les citoyens normaux ? Évidemment non !

Ceux qui sont choisis par les citoyens pour voter la loi, et qui sont généreusement payés par ces mêmes citoyens, se doivent d'être exemplaires. Aussi, nous nous permettons de vous demander de signer lapétition de soutien (accessible en cliquant ici) à la proposition de loi du député de la Loire Dino Cinieri « visant à instaurer une peine complémentaire d’inéligibilité pouvant être perpétuelle pour tout élu condamné pour des faits de fraude fiscale ou de corruption », déposée mercredi et envoyée à l'ensemble des députés pour cosignature.

La pétition sera ensuite remise à Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale.

C'est le moment ou jamais de faire bouger les choses, alors soyez nombreux à signer cette pétitionet à la faire circuler largement autour de vous ! Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chances de nous faire entendre !

Merci,

Contribuables Associés

Si ce message ne s'affiche pas correctement, cliquez ici

 

Vos données sont strictement confidentielles. Vous ne recevez de communications électroniques que de la part de Contribuables Associés et vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent. Contactez-nous à contact@contribuables.org ou écrivez-nous au 42 rue des Jeûneurs – 75002 Paris.

 

Contribuables Associés

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voir aussi sur un autre blog :

Nos députés sont-ils...

13/10/2014

Effets sur la santé des pesticides : les agriculteurs (la FNSEA ?) dans le déni

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Selon l’AFP et BFM TV, « les agriculteurs minimisent » les risques d’une exposition prolongée aux pesticides dans le développement de la maladie de Parkinson.

Ces médias rappellent l’expertise collective de l’Inserm « Pesticides : effets sur la santé » qui souligne « un excès de risque significatif de 62% » chez les personnes exposées professionnellement aux pesticides.

Retrouvez les résultats de cette expertise collective sur la salle de presse.

AFP, BFM TV, 10/10

pesticides-effets sur la santé.pdf

12/10/2014

Défense des forêts cévenoles : manif à Florac (Lozère) le jeudi 16 Octobre

communiqué :

Après le succès, ce 5 Octobre, du rassemblement de Gardanne contre le projet de méga-centrale biomasse E.ON, et au moment où le Conseil Général des Alpes-de-Haute-Provence rejoint la contestation contre ce projet démesuré (*1), une nouvelle journée de mobilisation pour la défense des forêts cévenoles aura lieu à 

Florac (Lozère) le jeudi 16 Octobre à partir de 10h 

Nous invitons tout particulièrement les élus et les acteurs de la filière forêt-bois dans nos territoires à participer aux tables rondes qui auront lieu l'après-midi (*2). 
Programme de la journée dans le communiqué de presse ci-joint.
Pensez à covoiturer. 
Cordialement.
le Collectif SOS Forêt Cévennes

(*1) "Alpes de Haute-Provence : le Conseil général dénonce les projets de centrales à biomasse" http://alpesdusud.alpes1.com/infos/infos-locales?view=inf...

(*2) Vous pouvez confirmer votre présence en adressant un mail à: sosforet-piemont@riseup.net ou en téléphonant (et laissant un message) à Marie-Hélène Dupy: 04.66.47.13.42

Collectif SOS Forêt Cévennes
http://www.sosforetcevennes.org
contact@sosforetcevennes.org 

journee du 16 octobre 2014 Florac.pdf

10/10/2014

11 OCTOBRE 2014 : journée contre le traité de libre échange

communiqué :

infos sur : https://stoptafta.wordpress.com/

 

11 OCTOBRE 2014 : MOBILISATIONS

 – Journée Stop TAFTA, CETA, TiSA et Journée internationale GLOBAL FRACKDOWN

08/10/2014

Ebola : çà c'est vrai, çà !

sur le Canard de cette semaine, j'ai vu :

Image 2.png

19/09/2014

Semences : après presque 10 ans de procédure, la Cour d’Appel de Nancy donne enfin raison à Kokopelli !

communiqué :

Nouvelles spéciales du 18 septembre 2014

Procès Kokopelli c. Graines Baumaux :
Après presque 10 ans de procédure, la Cour d’Appel de Nancy donne enfin raison à Kokopelli !

Dans l’affaire nous opposant, depuis près de 10 ans, à la société Graines Baumaux, le délibéré de la Cour d’Appel de Nancy a été prononcé le 9 septembre dernier et l’arrêt, dans son entier, vient de nous être communiqué.

A notre grande satisfaction, la Cour rejette l’essentiel des demandes de la société Graines Baumaux, et en particulier celle fondée sur une prétendue faute de concurrence déloyale liée à l’absence d’enregistrement des variétés distribuées par Kokopelli.

Le jugement de 1e instance, qui condamnait Kokopelli, est donc infirmé !!!

La Cour considère en effet que la société Graines Baumaux, qui reprochait à l’association de proposer à la vente une gamme plus élargie de variétés anciennes que la sienne, « ne se trouve aucunement empêchée de proposer à la vente les mêmes produits que l’association KOKOPELLI et donc d’offrir la même gamme élargie de semences à sa clientèle de jardiniers amateurs à la seule condition d’inscrire les variétés qu’elle entend commercialiser sur liste officielle de « variétés dont la récolte est principalement destinée à l’autoconsommation » sur laquelle l’inscription est libre et d’un coût modique par rapport à l’enjeu commercial, soit un montant de 125 euros par variété comme elle l’indique elle-même. Il lui est également loisible d’étoffer son catalogue en commercialisant davantage de variétés de graines sélectionnées parmi les 14 500 variétés que compte selon elle le catalogue officiel européen ».

C’est l’argument que nous lui avions suggéré. La société Graines Baumaux, qui prétendait que l’enregistrement au Catalogue était simple et peu coûteux, et que la biodiversité se trouvait déjà fort bien protégée et représentée par celui-ci, se trouve ainsi prise au piège de ses propres affirmations.

Toutefois, cela ne signifie pas que l’activité de Kokopelli se trouve officiellement avalisée par la Cour d’Appel. Bien au contraire. En effet, l’argument selon lequel la vente de semences à des jardiniers amateurs ne faisant pas une exploitation commerciale de celles-ci ne serait pas soumise aux exigences d’enregistrement au Catalogue, a été rejeté par la Cour.

Cet argument peu ambitieux – car ne faisant aucune place à l’agriculture professionnelle dans la lutte pour la sauvegarde de la biodiversité – avait été avancé, en dernier recours, après la décision défavorable prise par la Cour de Justice de l’Union Européenne en juillet 2012. Bien qu’il soit abondamment utilisé par de nombreuses associations de préservation des semences en Europe, il n’avait jamais été soumis à l’examen d’une juridiction.

C’est maintenant chose faite, mais la décision de la Cour d’Appel de Nancy, sur ce point, est très décevante. En effet, la Cour considère, à l’issue d’une leçon de grammaire particulièrement byzantine, que « la formulation de l’article 2 de la directive permet de retenir que sont soumises à ses prescriptions la vente ou l’offre de vente de semences ainsi que les autres formes de cession réalisées dans le cadre d’une exploitation commerciale, ce qui exclut les cessions de semences à des tiers dans un but autre, comme de réaliser des expérimentations et permet d’écarter du champ d’application du texte les échanges de graines entre particuliers amateurs de jardinage qui ne font pas commerce de leurs semences potagères. »

La Cour n’exclut donc du champ d’application de la législation que les échanges de semences entre jardiniers amateurs. Tout transfert de semences, à titre onéreux ou gratuit, réalisé non pas « en vue d’une exploitation commerciale », comme le dit le texte, mais « dans le cadre d’une exploitation commerciale », comme le dit la Cour, tombe sous le coup de la loi et son obligation d’enregistrement des variétés.

Cette interprétation, pour le moins aventureuse, aura vraisemblablement des répercussions dans toute l’Europe et nous espérons qu’elle sera corrigée par le législateur européen lorsqu’il devra voter sur le projet de réforme de la législation actuelle.

En tout état de cause, dans le litige particulier nous opposant à la société Graines Baumaux, la décision de la Cour d’Appel de Nancy signifie donc que s’il est vrai que Kokopelli commet des actes illicites par la vente de variétés non inscrites au Catalogue officiel, ces agissements ne sont pas générateurs de responsabilité vis-à-vis de la société Graines Baumaux et « n’ont pas pour effet de fausser le jeu de la concurrence ». Ces considérations nous mettent hors de danger vis-à-vis de Graines Baumaux et de l’industrie semencière, et c’est évidemment l’essentiel.

Quant aux accusations réciproques de dénigrement, la Cour renvoie les parties l'une contre l'autre et chacune est condamnée à payer 5 000 € de dommages-intérêts à l’autre. Si, par ce volet de sa décision, la Cour semble vouloir ménager la chèvre et le choux, il ne faut toutefois pas oublier que c'est bien la société Graines Baumaux qui poursuit Kokopelli depuis presque 10 ans et qu'elle souhaitait voir ordonnée la cessation pure et simple de nos activités. On peut donc dire que son initiative a simplement échoué... A l’évidence, l’association Kokopelli sort gagnante de ce long combat.

Si enfin l’on se souvient que la Cour de Justice de l’Union Européenne, statuant contre l’avis de son Avocat Général, avait désavoué Kokopelli et considéré que la législation européenne sur le commerce des semences, permettant supposément une augmentation de la productivité agricole, n’était pas critiquable, il faut saluer un exploit dans notre défense et une victoire inespérée de Kokopelli, qui maintient le cap de la biodiversité, contre vents et marées…!

Contacts :

Ananda Guillet, Directeur :
semences@kokopelli-semences.fr

Notre avocate, Blanche Magarinos-Rey :
contact@avocat-magarinos-rey.com

 

L'équipe de Kokopelli.

 

Association Kokopelli - 22 Cap de Lourm - 09290 Le Mas d’Azil - France
Tél : 05 61 67 69 87 - Fax : 05 34 02 14 54 / 
semences@kokopelli-semences.fr - www.kokopelli-semences.fr
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18/09/2014

Si t'as pas une Rolex ...

lu sur :

Le Nouvel Observateur - 

Le club des personnes dont la fortune dépasse le milliard de dollars s'est élargi en 2014 : avec 155 nouveaux entrants, le nombre des milliardaires atteint un niveau record en 2014, selon une étude publiée mercredi 17 septembre.

Le nombre des ultra-riches, 2.325 au niveau mondial, a ainsi augmenté de 7% par rapport au comptage de 2013, d'après un communiqué rédigé par la banque suisse UBS en partenariat avec le cabinet de recherches singapourien Wealth-X.

L'Asie, nouvel eldorado

La fortune cumulée de ces milliardaires a encore plus rapidement augmenté puisqu'elle a progressé de 12%, pour passer à 7.300 milliards de dollars. Afin de mettre ce montant en perspective, les auteurs de l'étude ont précisé que ce chiffre était supérieur à la capitalisation combinée de toutes les sociétés du Dow Jones Industrial Average, l'indice phare de la Bourse de New York.

L'Asie est encore une fois la région qui a vu émerger le plus de nouvelles grosses fortunes, avec 52 nouveaux milliardaires, dont 33 rien qu'en Chine. L'Europe reste cependant celle qui concentre le plus d'individus ultra-fortunés, avec 775 milliardaires. Si leur nombre n'a augmenté que de 1,2% sur un an, la valeur de leur patrimoine s'est accrue de 12%, atteignant 2.375 milliards de dollars. Le Vieux Continent a ainsi détrôné l'Amérique du Nord, qui figurait en tête du classement en termes de valeur patrimoniale l'an passé. Par pays, les États-Unis restent cependant à la première place, avec 571 milliardaires, suivis par la Chine (190) et le Royaume Uni (130).

Age : 63 ans ; sexe : homme

Selon cette étude, l'âge moyen des milliardaires, parmi lesquels les hommes sont largement majoritaires, est de 63 ans. Ses statistiques font également ressortir que 5% d'entre eux disposent d'une fortune supérieure à 10 milliards de dollars. Les auteurs de l'étude relèvent aussi que près de 35% de cette richesse se concentre dans 20 grandes villes, New YorkMoscou et Hong Kong arrivant en tête du classement. Londres se hisse au quatrième rang avec 72 milliardaires, tandis que Paris occupe la neuvième place, avec 33 (très) grosses fortunes. 

Patrimoine : une bonne idée en Bretagne

lu sur :

Catherine Saint-James devant la maison éclusière de La Madeleine, sur le canal d'Ille-et-Rance,le... 

AFP 15 SEPTEMBRE 2014 À 10:15 (MIS À JOUR : 15 SEPTEMBRE 2014 À 11:19)

Sur le paresseux canal d’Ille-et-Rance, à Hédé-Bazouges (Ille-et-Vilaine), sont amarrés deux bateaux à fond plat qui accueillent deux habitations en bois: depuis juillet, Catherine Saint-James a ouvert ces deux chambres d’hôtes et obtenu en contrepartie le droit d’occuper la maison éclusière, à deux pas.

Comme celle de la Petite-Madeleine, dix-sept maisons éclusières situées sur les voies d’eau bretonnes vont retrouver une nouvelle vie en se transformant, pour certaines en gîte, restaurant ou encore atelier d’artiste, afin d’accueillir des visiteurs de tous horizons.
C’est la région Bretagne, qui a hérité des canaux -- écluses, barrages, chemins de halages et personnels affectés-- dans le cadre des transferts de compétence de l’État aux collectivités, qui a lancé un appel à projets pour valoriser et faire vivre ce patrimoine.
Sur les 156 maisons de l’ensemble des voies d’eau bretonnes (canal de Nantes à Brest et Blavet, canal d’Ille-et-Rance/Vilaine), 63 sont toujours occupées par des éclusiers. Vingt-trois autres étaient concernées par l’appel à projets visant à développer dans ces maisons des activités de loisirs, culturelles ou artistiques.
«Au début, on pensait proposer un gîte à vocation culturelle» à la Petite-Madeleine, explique à l’AFP Catherine Saint-James, chargée de production de projets culturels dans une vie antérieure. «Mais on s’est rendu compte que le Région voulait qu’on habite cette maison, qu’elle soit occupée et chauffée toute l’année».
«De là, poursuit Mme Saint-James, est née cette idée de +toues cabanées+», ces bateaux-cabanes autrefois utilisées sur la Loire pour la pêche ou le transport de marchandises, transformés ici en gîtes douillets.
Au total, la Région a reçu près de 60 candidatures. Treize ont été retenus. «Il faut que le projet soit viable et que les porteurs aient une réelle envie de s’investir. Quatre maisons hors appel à projets ont reçu une proposition et un avis positif», précise l’institution régionale.
- «Échange de bons procédés» -
 
C’est le cas de la maison éclusière de Poulhibet, à Mûr de Bretagne (Côtes-d’Armor), allouée à l’association pour la réhabilitation du canal de Guerlédan à Pontivy, actuellement en travaux pour une inauguration espérée pour l’hiver prochain.
«L’aménagement de la maison est très important pour mettre en valeur le patrimoine local en y organisant des expositions et festivités», explique Jean-Paul Henrio, co-président de l’association.
Les projets ont été jugés sur la pertinence de leur usage par rapport au site choisi, leur qualité architecturale, leur viabilité financière et leur capacité à intégrer le développement durable.
Le conseil régional garantit pour sa part la qualité de la toiture et des huisseries.
Collectivités, associations et privés, dorénavant nouveaux locataires de 17 de ces lieux insolites, se sont engagés, en contrepartie d’un loyer défiant toute concurrence (en moyenne 1.500 euros annuels pour une maison de 100 m2 et un terrain de 1.000 m2), à aménager, à leurs frais, le site.
«L’installation de mon atelier à Boutron permet à la fois de valoriser le chemin de halage tout en valorisant mes sculptures. On ne pouvait rêver mieux comme échange de bons procédés!», explique Lætitia Lavieville, heureuse locataire de la maison éclusière de Boutron à Calorguen (Côtes-d’Armor).
A la Petite-Madeleine, Catherine Saint-James et son mari entendent maintenant développer un «point accueil vélo», tant ce site des Onze-Écluses attire touristes, cyclistes et randonneurs, amateurs de calme au bord de l’eau.
A Languidic (Morbihan), la maison éclusière s’est transformée en lieu d’animations autour de la pêche et à Montreuil-sur-Ille (Ille-et-Vilaine) en bar-crêperie-grill.
Le succès semble être au rendez-vous, comme le constate Valérie Still, à l’origine du projet de transformation de la maison du Guer à Rohan (Morbihan) en gîte d’étape: «Depuis l’ouverture du site le 22 avril, nous avons reçu plus d’une centaine de personnes».
Un second appel à projets concernant une vingtaine de maisons éclusières devrait être lancé avant la fin de l’année par la région Bretagne.

08/09/2014

France : Multiplication des contestations locales

lu sur : Le Monde

Tensions dans le Tarn, où le barrage de Sivens attise la guerre de l'eau

LE MONDE | 08.09.2014 à 11h31 • Mis à jour le 08.09.2014 à 18h01 |Par Martine Valo

Lisle-sur-Tarn (Tarn), envoyée spéciale

Lundi 8 septembre au matin, aux abords de la forêt de Sivens, dans le Tarn, les forces de l'ordre ont chargé une fois de plus le cortège de voitures et de tracteurs des opposants au barrage qui va provoquer la destruction de 13 hectares de zones humides entre Lisle-sur-Tarn et Gaillac. Deux barrages sur la route départementale ont tenu un bon moment suscitant des embouteillages, tandis que dans les bois, à proximité immédiate du chantier, cinq personnes s'étaient enterrées pour empêcher la progression des engins des bûcherons. Il y a eu des blessés et des interpellations.

La veille, dimanche 7 septembre, les propos de Ségolène Royal avaient fait naître l'espoir d'un moratoire qui frapperait ce futur lac artificiel. Celui-ci, d'une emprise totale de 48 hectares, doit retenir 1,5 million de mètres cube d'eau pour assurer l'alimentation l'été de quelques agriculteurs en aval. « L'eau est un bien précieux », a insisté dimanche la ministre de l'écologie, rappelant en substance que son ministère ne donne pas pour instruction de permettre à quelques grandes exploitations de s'approprier la ressource grâce à des investissements publics.

Voilà des mois que durent les échauffourées dans le Tarn, que des militants s'accrochent au sommet des arbres pendant des jours entiers, sans compter d'éphémères barricades de terre pour freiner le chantier, les manifestations et plusieurs grèves de la faim : le projet de Sivens symbolise le réservoir de trop dans une vaste région, le bassin Adour-Garonne, où l'eau est devenue un enjeu essentiel. 

AMBIANCE FESTIVE ET SOUTIENS

A l'heure du pique-nique, dimanche, l'ambiance pouvait sembler festive dans les clairières de Sivens où se sont côtoyés un bon millier d'amoureux de la nature sauvage dans cette partie de la vallée du Tescou, quelques éleveurs du coin (sympathisants de la Confédération paysanne ou non), des élus Europe Ecologie-Les Verts (avec le député européen José Bové en vedette), tandis qu'était annoncé le soutien de personnalités médiatiques tel le chanteur Manu Chao.

Comme un moment de répit dans un combat au long cours de plus en plus tendu. Car les « zadistes » – l'irréductible bataillon de la « zone à défendre », un terme devenu générique depuis Notre-Dame-des-Landes – sont la bête noire du conseil général du Tarn, maître d'ouvrage du lac artificiel.

Depuis l'arrivée des premiers bûcherons le 1er septembre, puis des engins qui recrachent les pins sous forme de bouillie de bois, les abords du chantier sont placés sous haute sécurité. Environ 150 à 200 gendarmes mobiles lourdement équipés y ont pris position, ils sont souvent plus nombreux que les opposants. Un hélicoptère contrôle le nombre de « zadistes » éparpillés dans les bois, où vrombissent les tronçonneuses.

RADICALISATION 

Sur place, ces derniers se plaignent d'être harcelés ; une jeune fille montre sa cuisse toute bleue d'avoir reçu un tir tendu de Flash-Ball. Des élus écologistes ont même été bousculés par les gendarmes, qui disent de leur côté être la cible de cocktails Molotov.

Dans leur ferme toute proche, un couple d'exploitants s'inquiète de cette radicalisation et s'interroge. « Sivens, c'est un projet de plus de trente ans, témoigne l'agriculteur. Il était fondé alors, mais vous ne croyez pas que de Gaillac à Montauban, on a tous attendu la bouche ouverte que le barrage nous arrive ! Moi, j'ai fait mon propre lac en 1975, j'ai trois puits aussi. Les autres ont fait pareil ! »

Le bassin-versant du Tescou compte déjà 185 retenues collinaires : de quoi stocker 5 millions de mètres cubes en déviant un tiers du cours d'eau. Pourquoi alors investir 8,4 millions d'euros, avec un coût de fonctionnement estimé à 360 000 euros par an, dans un ouvrage supplémentaire au profit de 81 exploitants agricoles selon les chambres d'agriculture locales, 19 selon les opposants ?

UNE MAJORITÉ D'AVIS DÉFAVORABLES

« Sivens répond à 70 % aux besoins de l'agriculture, mais il servira aussi à soutenir l'étiage du Tescou, assure le président du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac (PS). Même si aucun agriculteur ne pompait dedans, je le ferais quand même pour améliorer la qualité de l'eau », assure-t-il. L'élu admet que l'enquête publique a recueilli une majorité d'avis défavorables ( le surlignage est de moi ). Mais il faut bien agir : le département est déficitaire de 39 millions de mètres cubes par an.

La bataille se livre aussi sur le terrain juridique. France Nature Environnement, Nature Midi-Pyrénées et d'autres associations ont attaqué les arrêtés préfectoraux permettant de lancer les travaux dans un secteur classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique et de noyer une zone humide majeure.

Ben Lefetey, porte-parole du collectif, s'est engagé contre le barrage, moins en faveur des 94 espèces protégées de mammifères, oiseaux, reptiles et insectes qui vont perdre leur habitat, que pour dénoncer un modèle agricole « qui sent le roussi »« Entre ceux qui irriguent leur maïs, c'est déjà la guerre : ils pompent dans la rivière et ne touchent au contenu de leurs réserves qu'in extremis, peu importe le voisin en aval. Personne n'a le courage de les mettre autour d'une table pour les obliger à partager. »

Le militant montre une étude rédigée pour le département voisin du Tarn-et-Garonne. Elle indique que, plusieurs fois, le Tescou s'est complètement asséché en à peine une dizaine de jours. « L'influence des pompages d'irrigation est ici manifeste », écrivent les rapporteurs.

Martine Valo

journaliste Planète

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voir aussi :

Multiplication des contestations locales

Édition abonnés Contenu exclusif

06/09/2014

Les générations futures menacées par le mercure

Comme le déclin de l'empire romain a été provoqué par le plomb , les capacités intellectuelles de l'espèce humaine seront affectées par le mercure et il n'est pas difficile d'en imaginer les conséquences ( voir * et ** )

lu sur Le Temps (Suisse) :

ENVIRONNEMENT Mercredi 03 septembre 2014
 

Le mercure, métal toxique s’accumulant dans la chaîne alimentaire et qui affecte le système nerveux et le développement, pollue de plus en plus. Le phénomène est très marqué à la surface des eaux du globe, comme le révèle une étude publiée dans la revue Nature

En janvier 2013, à Genève, 130 pays ont signé une convention visant à réduire la pollution au mercure, métal toxique qui s’accumule dans la chaîne alimentaire et qui affecte le système nerveux et le développement. L’objectif est d’en limiter drastiquement les émissions.

Mais l’environnement est déjà durablement contaminé, à commencer par le milieu marin. Une étude internationale (impliquant des chercheurs des Etats-Unis, de France et des Pays-Bas), publiée récemment dans la revue scientifique Nature , montre que la concentration de mercure dans les eaux de surface de quasiment tous les océans a triplé du fait des rejets d’origine humaine.

Pour arriver à cette conclusion, Carl Lamborg, de l’Institut océanographique Woods Hole du Massachusetts, et ses collègues ont utilisé pour la première fois des mesures directes, dans le but de quantifier le «mercure anthropique», par opposition au mercure naturellement émis par l’activité volcanique terrestre et sous-marine.

Ils ont travaillé à partir de prélèvements réalisés au cours des multiples campagnes océanographiques du programme international Geotraces, lancé en 2006 et toujours en cours, aussi bien dans l’Atlantique que le Pacifique ou les océans Arctique et Antarctique.

Afin de différencier la part de l’homme et celle de la nature, ils ont établi des ratios entre le mercure et d’autres paramètres océanographiques plus classiques, tels que le phosphate et le CO2. D’abord dans les eaux profondes – et donc plus «vieilles» – des océans, puis dans les eaux superficielles, dont les échanges avec l’atmosphère sont plus récents.

Résultat: les eaux de surface – jusqu’à 1000 mètres de profondeur – sont marquées par un net surcroît de mercure. L’Atlantique Nord est le plus souillé, ce qui est probablement dû aux émissions conjuguées de l’Amérique du Nord et de l’Europe, qui ont atteint leur maximum dans les années 1970.

Le mercure est un des premiers métaux connus de l’homme: déjà, durant les empires chinois et romain, il était utilisé et relâché dans l’environnement. Mais le rythme des émissions s’est considérablement accru depuis le milieu du XIXe siècle, avec la révolution industrielle. Les sources principales en sont aujourd’hui les centrales thermiques au charbon, qui représentent plus des deux tiers des rejets anthropiques. S’y ajoute l’extraction minière, ce métal étant souvent présent dans les gisements de zinc, d’or ou d’argent.

Contrairement aux autres métaux lourds, le mercure, très volatil, se disperse dans l’atmosphère sur de très grandes distances, avant de se déposer dans les océans. En ce sens, il se comporte comme le CO2 et le milieu marin constitue une «pompe à mercure».

Au total, les chercheurs évaluent entre 60 000 et 80 000 tonnes la quantité de mercure présente dans les mers du globe. «Les concentrations sont infinitésimales, de l’ordre du dixième de nanogramme par litre, indique Lars-Eric Heimbürger, du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (CNRS/IRD/Université Paul-Sabatier), coauteur de l’étude. Mais, au fil de la chaîne trophique, jusqu’aux plus gros poissons comme le thon ou l’espadon, cette concentration est multipliée par dix millions.»

Voilà pourquoi les taux élevés de mercure dans les eaux de surface, qui en accumulent les deux tiers, sont particulièrement «inquiétants», selon le chercheur. Car, explique-t-il, c’est dans cette partie de la colonne d’eau que le mercure est transformé par les bactéries en méthylmercure, la forme la plus toxique de ce métal. Celle qui se retrouve dans les poissons de mer que nous consommons.

L’étude révèle toutefois que l’impact des émissions anthropiques de mercure n’est pas uniforme dans tous les océans. D’où la nécessité de poursuivre des observations «à grande échelle», souligne Lars-Eric Heimbürger qui, après avoir participé à une campagne océanographique française dans l’Atlantique Nord, s’apprête à mettre le cap vers l’océan Arctique et son mercure.

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(*)

Histoire du saturnisme — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_saturnisme
 
Les cas plus anciens de saturnisme ont été récemment démontrés chez l'homme et les ... Leplomb a compté parmi les premiers métaux exploités par l'Homme, ... de l'effondrement de l'empire romain, principalement à cause des vaisselles et ...

Le saturnisme au cours des âges - ‎Préhistoire - ‎Pollutions parfois millénaires ...

(**)

Mercure (chimie) — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Mercure_(chimie)

‎... " Le mercure est un puissant neurotoxique et reprotoxique sous ses formes organométalliques (monométhylmercure et diméthylmercure), de sels (calomelcinabre, etc.) et sous sa forme liquide en elle-même. L'empoisonnement au mercure est appelé « hydrargisme » (voir également Maladie de Minamata). On le soupçonne également d'être une des causes de la maladie d'Alzheimer, du syndrome de fatigue chronique, de la fibromyalgie et d'autres maladies chroniques10. En 2009, le Conseil d’administration du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a décidé d’élaborer un instrument juridiquement contraignant sur le mercure ; le Comité de négociation intergouvernemental chargé d'élaborer cet instrument juridique s'est réuni en janvier 2011 au Japon puis à Nairobi fin octobre 201111. " ...

05/09/2014

Les eaux en France : Pollution aux nitrates

lu sur :

www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/04/pollution-aux...

Pollution aux nitrates : la France de nouveau condamnée par la justice européenne

Le Monde.fr | 04.09.2014 à 10h57 • Mis à jour le 04.09.2014 à 12h02 |

Par Martine Valo

La France a été condamnée une nouvelle fois, jeudi 4 septembre, par la Cour de justice de l'Union européenne, pour son incapacité à améliorer la qualité de ses eaux. Elle fait face à deux contentieux pour n'être jamais parvenue à respecter la directive de 1991 sur les nitrates et les pollutions d'origine agricole.

La Commission européenne, qui a fini par saisir la justice de Luxembourg après moult avertissements, estime en effet que Paris a sous-estimé le problème en ne prenant pas la mesure des zones vulnérables, ces régions sérieusement polluées par les effluents agricoles où il serait urgent d'agir. Ce qui lui a valu une première condamnation en 2013.

Lire : L'Europe condamne la France pour ses eaux polluées aux nitrates

L'autre manquement de l'Etat, épinglé jeudi : la mollesse de son action. L'avocate générale, Juliane Kokott, s'était montrée très sévère à cet égard dans ses conclusions présentées le 16 janvier.

Dans les deux cas, Paris risque une amende forfaitaire plus des astreintes journalières, dont les montants ne sont pas encore connus, mais qui pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions d'euros. La justice européenne menace en effet de prononcer un deuxième arrêt dans les prochains mois si la France ne redresse pas la situation. A ce moment-là, elle devra effectivement régler la note.

RÉGLEMENTATION FRANÇAISE TROP LAXISTE

L'essentiel du problème des nitrates résulte de l'excès d'azote qui ruisselle sur les terres agricoles vers les rivières. Or la réglementation française est jugée bien trop laxiste sur les dates et les durées d'épandage de lisier et autres fertilisants azotés. Elle permet de traiter des champs très pentus ou gelés et se contente d'imposer des capacités de stockage insuffisantes.

Or la pollution rend l'eau de plus en plus difficile à traiter et donc de plus en plus chère au robinet, tandis que sur le littoral maritime les algues vertes gagnent du terrain bien au-delà de la Bretagne.

Un rapport interministériel sur la protection des captages d'eau potable, rendu public fin août, laisse entrevoir l'ampleur des difficultés. Les données relevées au printemps et analysées par quatre ingénieurs généraux révèlent qu'après quatre plans d'action successifs, « aucun progrès réellement décisif n'a été observé en l'absence de solution à la hauteur du problème ».

2 000 POINTS D'EAU FERMÉS

Sur 35 392 captages, 8,5 % ne respectent pas les seuils autorisés : soit ils dépassent 40 milligrammes de nitrates par litre, soit leurs taux de pesticides excèdent 0,4 microgramme par litre. Comment le problème se règle-t-il ? En abandonnant tout simplement les sources trop polluées. En quinze ans, plus de 2 000 points d'alimentation ont ainsi été fermés.

Quant aux 500 captages à protéger en priorité – une initiative inscrite dans la loi depuis 2009 – près de la moitié d'entre eux disposent d'un plan d'action pour leur sauvegarde, mais seuls 17 % sont validés par un arrêté préfectoral. La ministre de l'écologie, Ségolène Royal, a proposé fin juillet de revoir le classement des zones vulnérables : 3 800 communes supplémentaires devraient rejoindre cette catégorie peu reluisante, soit 23 000 communes au total. 70 % du territoire français sont concernés.

Pour les associations de défense de l'environnement comme Eaux et rivières de Bretagne entre autres, les déboires judiciaires de l'Etat ne font que commencer. Les rivières chargées en nitrates contribuent à l'eutrophisation des eaux côtières et empêchent donc la France de respecter une autre directive-cadre européenne sur le milieu marin. En outre, les effluents d'élevage et les engrais azotés sont aussi à l'origine de l'essentiel des émissions d'ammoniac, un gaz nocif pour la santé. Rien de tout cela ne devrait plaire à Bruxelles qui en train de rédiger le futur paquet air.

Martine Valo

20/08/2014

Ressource naturelles : la "dette écologique" cette année

lu sur Le Point :

À partir du 19 aoûtl'humanité vit "à crédit" sur sa dette écologique

Le Point.fr - Publié le 19/08/2014 à 14:27

source AFP

Il a fallu à peine huit mois en 2014 pour consommer plus de ressources naturelles que la Terre ne peut en renouveler, selon les calculs du Footprint Network.

Il y a une dette qui sera plus difficile à rembourser que d'autres, et elle n'est pas financière. La population mondiale vit en effet à "crédit écologique" à partir de ce mardi : elle a consommé en huit mois l'intégralité des ressources que la Terre peut produire sans compromettre leur renouvellement, a calculé l'ONG Footprint Network qui réalise ce bilan chaque année. "Pour le reste de l'année, notre consommation résultera en un déficit écologique croissant qui puisera dans les stocks de ressources naturelles et augmentera l'accumulation du CO2 dans l'atmosphère", souligne l'ONG basée aux États-Unis. Le "jour du dépassement" ne cesse d'intervenir de plus en plus tôt dans l'année, c'est-à-dire que l'humanité engloutit son "budget écologique" de plus en plus vite.

Pression intense depuis les années 1970

Ce jour était tombé le 21 octobre en 1993, le 22 septembre en 2003, et l'an dernier, il avait eu lieu le 20 août. L'humanité est "entrée en situation de dette écologique" dans les années 1970, selon l'ONG WWF. "Aujourd'hui, 86 % de la population mondiale vit dans des pays qui demandent plus à la nature que ce que leurs propres écosystèmes peuvent renouveler", poursuit-elle dans un communiqué. Selon Global Footprint Network, il faudrait une planète et demie pour produire les ressources écologiques renouvelables nécessaires pour soutenir l'empreinte actuelle de l'humanité.

Même si les chiffres sont mauvais, "nous pouvons encore prendre des mesures audacieuses et construire un avenir prospère, fondé sur l'utilisation durable des ressources. Mais il faut agir maintenant", a déclaré la directrice des programmes de conservation du WWF France, Diane Simiu. Énergies renouvelables, régimes alimentaires moins riches en viande, en finir avec l'économie linéaire (produire-jeter) et se convertir à l'économie circulaire où les déchets des uns sont les ressources des autres, ou encore repenser l'urbanisme sont autant de pistes mises en avant par l'ONG.

15/08/2014

Crimes environnementaux et trafics en tous genres

lu sur :

La criminalité environnementale explose - Le Monde

www.lemonde.fr/.../la-criminalite-environnementale-explose_4444831_3244 .html

LE MONDE | 25.06.2014 à 11h06 • Mis à jour le 25.06.2014 à 15h34 |Rémi Barroux (Nairobi, envoyé spécial)

Satao était l'un des plus grands éléphants d'Afrique. Il a été tué le 13 juin, dans la réserve naturelle de Tsavo, dans le sud-est du Kenya« Il a succombé aux flèches empoisonnées d'un braconnier, dont l'activité répond à une demande apparemment insatiable d'ivoire dans des pays éloignés, dénonce dans un communiqué l'organisation pour la protection de la vie sauvage Tsavo Trust. Une perte immense pour que quelqu'un puisse avoir un bibelot au-dessus de sa cheminée. »

La mort de cet éléphant rejoint la longue liste des crimes environnementaux, si juteux qu'ils pourraient devenir plus rentables que les trafics de drogue ou d'armes. Ces nouveaux secteurs émergents de la criminalité mondiale représentent 213 milliards de dollars (environ 156 milliards d'euros) de ressources chaque année, selon Interpol.

« C'est beaucoup plus que l'ensemble des sommes, 135 milliards de dollars, dépensées par les pays développés pour l'aide internationale en 2013 ! », s'est ému Achim Steiner, directeur général du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), en présentant un rapport réalisé avec Interpol et consacré à cette question, mardi 24 juin, à Nairobi. Cent soixante-deux Etats sont réunis dans la capitale kényane jusqu'au 27 juin, à l'occasion de la première session de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement (ANUE).

Le commerce des éléphants, comme celui de nombreuses autres espèces menacées, faune et flore, constitue non seulement un crime au regard de la biodiversité dont hériteront les générations futures, une hérésie pour le développement économique et social de nombreux pays, mais surtout une véritable menace pour la sécurité de régions entières.

« CRIMES PLUS ACCESSIBLES ET PLUS RENTABLES »

« Les exemples sont nombreux où les réseaux criminels sont impliqués dans ces trafics, a expliqué au Monde David Higgins, représentant Interpol à cette assemblée de Nairobi. Des groupes armés, parfois des terroristes, ont besoin de se financer et peuvent vendre des êtres humains, de la drogue, des armes ou commettre des crimes environnementaux s'ils sont plus accessibles et plus rentables. »

En Colombie, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) auraient pratiqué le trafic d'oiseaux protégés ; au Congo, l'ivoire et le charbon de bois financeraient des milices. En Somalie, au Soudan, en République centrafricaine, au Mali, au Niger… là encore l'ivoire et, surtout, le charbon de bois.

En Afrique, 90 % du bois consommé est destiné au chauffage sous la forme de charbon. « Le besoin de cette énergie va croissant, il est lié notamment à l'urbanisation massive et le commerce illégal représente une perte de 1,9 milliard de dollars [1,4 milliard d’euros], chaque année, pour les pays africains, estime Christian Nellemann, responsable du rapport pour le PNUE. Les groupes armés locaux pourraient tirer de ce trafic de charbon de bois jusqu'à 289 millions de dollars par an. »

Le rapport précise que, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la production de charbon de bois a atteint 30,6 millions de tonnes en Afrique en 2012. Quelque 1 900 trafiquants auraient été identifiés pour seulement 300 officiels dans le commerce d'exportation. « Des images par satellite indiquent un vaste trafic illicite, impliquant des exploitations de bois illégales dans des zones protégées », écrivent les auteurs.

Les sommes que ces exportations illégales représentent, à destination notamment de l'Arabie saoudite, d'Oman, du Yémen, etc., seraient équivalentes à celles du marché de l'héroïne en Afrique de l'Est combiné à celui de la cocaïne en Afrique de l'Ouest.

De quoi mieux comprendre la montée en puissance de ces crimes environnementaux qui, selon M. Higgins d'Interpol, auraient été multipliés par cinq au cours des vingt dernières années.

Mais il reste difficile de dresser un portrait-robot de ces nouvelles mafias. Les anciennes, comme en Italie, tirent depuis longtemps une partie de leurs revenus du marché des déchets. Les Russes se sont tournés depuis longtemps dans le commerce illégal d'esturgeon et de caviar, tout particulièrement dans la République du Daguestan.

Les nouveaux réseaux criminels se sont spécialisés, selon Interpol, dans l'ivoire, le bois tropical ou certaines espèces utilisées par l'industrie pharmaceutique ou la médecine traditionnelle : reptiles, singes, poissons, antilopes, tigres, pangolins, etc.

« UN ÉLÉPHANT VAUT-IL PLUS MORT QUE VIVANT ? »

Des sommes considérables échappent ainsi aux économies souvent chancelantes des pays en voie de développement. Un argument qui, espère le Programme des Nations unies pour l'environnement, devrait convaincre les pays à intensifier la lutte contre les trafics. « Il s'agit d'avancer dans la circulation et l'échange d'information pour être plus efficace. Nous avons déjà défini quelles sont les espèces menacées, nous connaissons la nature de ces crimes environnementaux, précise Achim Steiner. Mais certains pays n'ont pas toujours les moyens de lutter. Quand vous voyez ceux employés contre le trafic de drogue en Amérique centrale et aux Etats-Unis et le bilan souvent décevant, vous pouvez imaginer ce qu'il va falloir investir et le temps nécessaire pour obtenir des résultats contre les crimes environnementaux. »

A l'occasion de cette première session de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement, un symposium mondial sur la primauté du droit en matière d'environnement devait inviter, jeudi 26 juin, les présidents de cour suprême, les juges, les procureurs généraux, les praticiens et les experts à discuter des voies et des moyens par lesquels le développement et la mise en oeuvre du droit environnemental doivent déboucher sur des résultats « justes et équitables, notamment des lois appropriées et réalisables ».

Reste une question : comment évaluer la valeur d'un animal, d'un arbre, d'un écosystème autrement que par son prix sur le marché ?

« Un éléphant vaut-il plus mort que vivant ?, s'interroge David Higgins. Couper du bois rapporte à l'économie locale, mais un glissement de terrain favorisé par la déforestation qui détruit un ou plusieurs villages n'est-il pas plus coûteux ? »

Une activité juteuse
Crimes environnementaux Ils représentent plus de 156,6 milliards d’euros par an.
Faune et flore Le trafic illégal, hors bois et pêche, atteindrait 17 milliards d’euros par an.
Bois L’exploitation illégale représente une perte de 22 à 73,5 milliards d’euros chaque année (de 10 % à 30 % du marché mondial).
Pêche L’activité illégale représente de 8 à 22 milliards d’euros.

29/07/2014

Découvrez les cartes de France des villes et villages bio et sans pesticides !

Un lien intéressant :

17/07/2014 : Votre commune est-elle 0% pesticides ?

De façon étonnante, nos villes sont devenues des refuges pour certaines espèces animales, qui ne trouvent plus dans certaines campagnes que des environnements hostiles. En effet, si de plus en [...] Lire la suite ...

Découvrez les cartes de France des villes et villages bio et sans pesticides ! 

Mises en ligne début avril par nos ONG - ces cartes ont vocation à recenser les villes et villages bio et sans pesticides. Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux recenser votre commune!

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16/07/2014

Mesures restreignant l’épandage de pesticides autour des lieux sensibles

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

L’AFP rend compte du vote à l’Assemblée nationale de mesures restreignant l’épandage de pesticides autour des lieux sensibles comme les écoles.

Une nouvelle sanction a été mise en place après de nombreuses modifications.

Evoquant de récents rapports du Sénat et de l’Inserm, ainsi qu’un appel de 1 200 médecins, le rapporteur PS Germinal Peiro souligne l’évolution générale des mentalités sur cette question, au fil des mises en évidence du lien de conséquence directe qui existait entre l’utilisation de ces produits et la santé humaine.AFP, 10/07 

07/07/2014

Ferme-usine des 1000 vaches (suite)

lu sur le site du Point :

Le Point.fr - Publié le 05/07/2014 à 16:58 - Modifié le 07/07/2014 à 10:0

Il était une fois la fable des "mille vaches"

Une ferme laitière géante dans la Somme cristallise une forte opposition locale. Son promoteur veut aller jusqu'au bout. Ses détracteurs aussi.

C'est un feuilleton qui sent le soufre, même si on y parle principalement de bouses. Dans ce qui est devenu "l'affaire de la ferme des mille vaches", aucun des deux camps n'est prêt à rendre les armes. Cet affrontement, Colette Michaux, ancienne vice-présidente socialiste de Picardie, le résume à sa façon : "C'est l'histoire d'une vieille personne têtue et de petits bourgeois qui ne veulent pas perdre leur tranquillité." 

Un projet grandeur nature 

Dans le rôle du têtu, Michel Ramery. Ce patron nordiste, fils d'agriculteur, a fait fortune dans le BTP. Le groupe Ramery a engrangé en 2013 un chiffre d'affaires de 551 millions d'euros. D'après Challenges, il est, à 65 ans, la 349e fortune française. Celui qui rafle la quasi-totalité des marchés publics dans le Nord-Pas-de-Calais ne s'attendait pas à voir ses ambitions freinées aussi net quand il décide de s'offrir son "rêve" : ériger une vaste exploitation laitière dans la Somme. Près de 20 000 mètres carrés d'étables, un méthaniseur géant et jusqu'à 1 750 bêtes sous le même toit. La plus grande ferme de France devait ouvrir en décembre 2012. Elle est toujours au point mort.

Et pour cause, en face, les "petits bourgeois" - en l'occurrence les habitants de Drucat - ont de la ressource. La banlieue résidentielle plutôt aisée du nord d'Abbeville doit accueillir sur son territoire une parcelle de la ferme. Celle où fermentent les effluents bovins. Les premières habitations sont à 500 mètres. En septembre 2011, une rencontre publique entre Michel Ramery et les Drucatois jette un froid. Le discours est impossible, la guerre de tranchées commence.

Dès le lendemain, Le Courrier picard rapporte les craintes des habitants : bien-être des animaux, contamination de la nappe phréatique, hausse du trafic routier - pour livrer le lait mais aussi pour transporter des déchets qui "nourrissent" le méthaniseur. Le bruit et les odeurs, aussi. 

"C'est surtout la peur de perdre en valeur immobilière qui les motive", persifle Éric Mouton, le maire de la commune voisine de Buigny-Saint-Maclou, qui accueille le reste des installations laitières. Lui n'est pas opposé au projet, au contraire : il en a même conçu une partie des plans ! Localement, l'architecte reste plutôt isolé. Dès novembre 2011, des riverains créent l'association Novissen - Nos villages se soucient de leur environnement. Entendre "nos vies saines". C'est un autre Michel, le Dr Kfoury, qui prend la tête du mouvement. Il revendique aujourd'hui 2 350 membres, dont la majorité habite la Somme. "C'est un projet tellement juteux, il y a tellement de subventions derrière. On sait que Ramery ne lâchera pas comme ça. Mais il pensait avancer et laisser les gens s'essouffler", analyse le médecin, qui s'est présenté en quatrième position sur les listes EELV aux européennes, sans "être encarté". 

"Démontage" contre "saccage" 

Novissen attaque d'abord le projet de la "ferme-usine" en justice. Les résultats sont loin d'être à la hauteur des espérances : les opposants ne réussissent pas à obtenir en référé l'annulation du permis de construire de Michel Ramery. "C'est une honte collective, s'emporte Grégoire Frison, avocat de l'association. N'importe quel autre dossier aurait été cassé." L'avocat dénonce un "dossier sous tension", monté "n'importe comment". Deux procédures sur le fond, contre le permis de construire et l'autorisation d'exploiter, sont en instruction depuis plus d'un an. "On se bat sur tout, mais avec des pistolets à eau", soupire encore l'avocat. Et de pointer les soutiens politiques locaux de l'entrepreneur. Ce dernier a emmené une quarantaine d'élus de la région - y compris le sous-préfet du département et le maire d'Abbeville - en voyage en Allemagne pour visiter une ferme "modèle". 

Malgré ce lobbying grandeur nature, le projet subit tout de même un revers important puisque le préfet, dans son arrêté du 1er février 2013, plafonne le projet à 500 vaches laitières, la surface d'épandage disponible n'étant pas suffisante. Demi-victoire pour les détracteurs ? Pas vraiment. Car l'étable est toujours prévue pour au moins le double de bêtes. Dans la tête du promoteur, l'objectif mille vaches est maintenu. 

C'est alors que Novissen reçoit le soutien décisif de la Confédération paysanne, le deuxième syndicat agricole. Partisans d'une agriculture familiale, ses membres sont révulsés par les plans de Ramery. En tout, les militants de "la Conf" enchaînent trois escarmouches sur la ferme de Drucat-Buigny. Pour leur dernière action, le 28 mai, une trentaine de paysans infiltrent la salle de traite et participent à une opération de "démontage". On se croirait 15 ans plus tôt, à l'époque de l'attaque du McDonald's de Millau par José Bové, leur ancienne figure de proue . 

En tout, neuf militants sont poursuivis pour dégradations, le procès a été renvoyé au 28 octobre. Laurent Pinatel, porte-parole du syndicat, en fait partie : "C'est un démontage symbolique, peut-être condamnable, mais c'est surtout un acte légitime", argumente-t-il. De la simple désobéissance civile, alors ? "Avec eux, c'est on saccage et on discute après", tonne Frank Berton, avocat de Michel Ramery, dont il est un ami. Le ténor du barreau, qui s'est illustré dans l'affaire Outreau, est confiant quant aux procédures en cours : "Il n'y a pas de fondements juridiques ! On n'attend pas un blanc-seing pour ouvrir, mais qu'on nous rende justice sur des faits de destruction", explique-t-il. Le promoteur estime les dégâts matériels à 150 000 euros. 

Version vachère de Notre-Dame-des-Landes ? 

Des actions-chocs qui réussissent leur véritable objectif : porter le débat au-delà de la sphère judiciaire. Même s'il s'en serait bien passé, c'est Stéphane Le Foll qui récupère la patate chaude. Le ministre de l'Agriculture, interpellé sans cesse sur le sujet, comme mercredi à l'Assemblée (voir vidéo ci-dessous), est bien obligé de prendre position. "Ce n'est pas mon modèle, affirme-t-il. Mon projet à moi, c'est d'avoir des agriculteurs, des paysans qui soient à la tête des exploitations agricoles." Pour autant, le ministère ne bougera pas : "Que voulez-vous faire contre un projet légal ?" y souffle-t-on. 

La question du modèle est bien le coeur du problème. D'un côté, l'avènement de l'"énergieculteur" à grande échelle, producteur aussi bien de biogaz que de lait, pour qui l'industrialisation et la salarisation des agriculteurs-employés sur le site les "libèrent" de tâches laborieuses. De l'autre, les partisans des exploitations laitières de petite taille, soit le modèle français historique depuis l'après-guerre, plus riche en emplois - la ferme Ramery compte une quinzaine d'employés, alors que 50 vaches font travailler en moyenne deux personnes ailleurs. Avec, en toile de fond, la fin des quotas laitiers au niveau européen en 2015.

"Quotas ou non, on n'a aucune certitude sur la supériorité d'un modèle par rapport à l'autre, assure Alexandre Gohin, économiste et directeur de recherche à l'Inra. Dans la mondialisation, les grosses boîtes comme les TPE peuvent s'en sortir." Le chercheur, plutôt favorable à l'expérimentation de fermes à grande échelle "pour essayer", rappelle qu'outre-Rhin ce modèle de développement a atteint ses limites avec plus de 10 000 unités de méthanisation. En France, l'objectif officiel est de 1 000 d'ici à 2020. Le territoire ne devrait donc pas être envahi de "fermes-usines" du jour au lendemain, quoi qu'en disent les détracteurs.

"Projet affectif"

Ces derniers soutiennent en tout cas qu'un projet agricole dont le dirigeant ne participe pas à la traite, dont il ne consomme pas la production et qui, in fine, est plus un gestionnaire qu'un paysan n'a pas d'âme en plus d'être prédateur pour les plus petits. Faux, rétorque Frank Berton, qui se fait le porte-parole de son client (lequel s'est imposé une cure de silence médiatique) : "C'est un projet affectif. Vous pensez bien que s'il ne lui tenait pas à coeur, il aurait déjà abandonné, étant donné tout ce qu'il a subi. Franchement, c'est beaucoup de bruit pour rien."

Que se passera-t-il alors si la ferme ouvre, comme Michel Ramery l'espère, avant la fin de l'année ? "On bloque ! prévient Michel Kfoury. C'est notre droit et... j'ai beaucoup de retraités avec moi." Une guérilla campagnarde revendiquée aussi par Laurent Pinatel : "Il n'y aura pas de trêve", dit-il. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour que le site devienne un nouveau merdier pour le gouvernement, dans tous les sens du terme. D'ailleurs, pour parler de leur "combat", les membres de Novissen ont été invités ce week-end par... les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La fable des mille vaches est donc loin d'être terminée et on ne sait pas encore qui va en écrire la morale.

06/07/2014

Recherche d'antenne relais installée sur une église

communiqué :

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
Permanences téléphoniques de Marc CENDRIER :
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
E-mail : contact@robindestoits.org
 
Ci-dessous, nous relayons la demande de Madame Gabrielle FLOQUET,
Journaliste Service Société FRANCE 2
 
Si vous êtes concerné(e), merci de prendre directement contact avec elle :
 
Bonjour,
 
Comme convenu par téléphone avec votre porte-parole Etienne Cendrier, je vous contacte par mail dans le cadre de recherches pour un reportage sur les installations d'antennes-relais sur des églises. Il semble que vous puissiez relayer cette demande via votre réseau afin de trouver un exemple probant.
 
Nous sommes à la recherche d'un cas où une antenne relais aurait été installée sur une église. Plus particulièrement, le cas qui nous intéresse est celui où le prêtre de l'église en question aurait été contacté par l'opérateur et percevrait, en échange de l'installation, un loyer (ou une rétribution sous la forme d'aide pour travaux par exemple).
 
Merci de me tenir au courant si un membre de votre réseau vous présente un cas de figure comme celui-ci.
 
Je vous en remercie d'avance.
 
Bien à vous,
 
Gabrielle Floquet
Service Société France 2
06 28 68 79 75

16/06/2014

La ferme-usine

à lire sur MEDIAPART :

 

Ça chauffe toujours contre le projet de ferme-usine dans la Somme!
PAR LA DAME DU BOIS-JOLI

Novissen et la confédération paysanne et tous leurs soutiens, et ils sont nombreux, ne désarment pas et continuent de lutter, courageusement, contre ce crétinissime et aberrant projet de ferme-usine près d’Abbeville, je veux parler de la ferme aux mille-vaches dont tout le monde en France a entendu parler car ce ne sons pas les actions, largement médiatisées, qui ont manqué !

lire aussi, sur BASTAMAG :

TÉMOIGNAGES

Action contre l’usine des « Mille vaches » : une institutrice à la retraite raconte ses 48h de garde à vue

11/06/2014 DOMINIQUE HENRY

Le projet de ferme-usine des Milles-Vaches en Picardie, conçu par un entrepreneur du BTP, continue de diviser. Fermement opposée à ce modèle agro-industriel, Dominique Henry, institutrice et (...)