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12/01/2013

Le comportement de l'enfant unique (en Chine)

lu sur : 

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/01/12/la-politique-de-l-enfant-unique-a-rendu-les-chinois-pessimistes-et-moins-competitifs_1816146_3216.html

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La politique de l'enfant unique a rendu les Chinois pessimistes et moins compétitifs

Le Monde.fr | 12.01.2013 à 12h15Par Harold Thibault - Shanghaï (Chine), correspondance

La politique chinoise de l'enfant unique a engendré une génération moins compétitive, moins consciencieuse et plus pessimiste, selon une étude réalisée par des chercheurs spécialisés dans l'économie du développement et publiée, jeudi 10 janvier, dans la revue Science. Le strict contrôle des naissances adopté par la République populaire en 1979, et toujours en place depuis, fait désormais l'objet de vives critiques pour les formes radicales de son application ainsi que sur le déséquilibre créé entre garçon et fille, la tradition confucéenne accordant la proéminence au premier.

Cette étude – basée sur des entretiens avec 421 Chinois originaires de Pékin et nés avant et après la mise en place par Deng Xiaoping de la politique de l'enfant unique – met en avant l'impact négatif du dispositif sur le caractère des individus. Ceux-ci feraient notamment preuve d'une plus forte aversion au risque, estiment les auteurs, issus d'universités australiennes. Ils auraient ainsi peu d'attrait pour les métiers de la finance ou seraient peu enclins à adopter le statut d'indépendant ou d'autoentrepreneur. 

"Les personnes nées sous la politique de l'enfant unique recherchent un emploi peu risqué, ce qui n'est pas sans conséquence sur l'économie et sa croissance", estime Lisa Cameron, l'une des auteurs de l'étude. "Le peu de confiance a aussi un impact sur leurs interactions sociales", ajoute Mme Cameron. La chercheuse relativise toutefois les conséquences de ces traits de caractère sur l'ensemble de la société chinoise. Ils se limitent en effet aux populations urbaines.

LE "PROBLÈME 4-2-1"

Lorsqu'ils résident en ville, les parents ne sont autorisés à donner naissance qu'à un enfant. En zone rurale, un second est autorisé dès lors que le premier né est une fille. Les conditions sont aussi plus souples pour les minorités ethniques.

L'opinion chinoise reconnaît néanmoins à cette politique radicale le mérite d'avoir forcé la transition démographique et évité 400 millions de naissances dans le pays le plus peuplé de la planète. Cette politique suscite toutefois l'inquiétude de ces individus qui, une fois passé l'âge du "petit empereur" au centre de l'attention familiale, songent au poids que leur imposera la solidarité filiale en l'absence d'un système de caisse de retraite efficace : un enfant devra subvenir aux besoins de ses deux parents et de ses quatre grands-parents, un phénomène nommé le "problème 4-2-1".

Surtout, les Chinois, mieux informés depuis Internet, s'insurgent de l'application inhumaine de la politique de l'enfant unique. L'opinion s'était émue au cours de l'été 2012 du sort de Feng Jianmei, une mère originaire de la province du Shaanxi (centre du pays) enceinte d'un second enfant, conduite de force à l'hôpital pour subir un avortement au septième mois de grossesse après avoir refusé de payer l'amende de 40 000 yuans (4 800 euros) imposée par les agents du planning familial. Une photo de la femme épuisée sur son lit d'hôpital avec à ses côtés le fœtus avait fait le tour des microblogs, contraignant l'Etat à indemniser la famille. Le 5 juillet, quinze intellectuels chinois avaient cosigné une lettre appelant leur pays à en finir avec une politique jugée contraire au "droit universel à se reproduire".

Le Prix Nobel d'économie américain Gary Becker estimait au mois d'août qu'abandonner cette politique ne changerait pas radicalement le taux de fécondité chinois, tombé à 1,55 enfant par femme. Ce taux ne bougerait selon lui que de 0,2 ou 0,3%, le développement poussant les familles à ne pas vouloir supporter le poids économique d'une famille plus nombreuse.

09/01/2013

Alerte OGM : Procès d'un faucheur en Belgique

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voir le fichier joint :

procès_Belgique-150113.pdf

08/01/2013

Agrocarburants: les politiques à courte vue sont toujours les moins bonnes

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/08/la-production-d-agrocarburants-menace-la-qualite-de-l-air-en-europe_1813735_3244.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20130108-[titres]

La production d'agrocarburants menace la qualité de l'air en Europe
 
La culture de saules, peupliers ou eucalyptus afin de produire du bioéthanol pourrait causer 1 400 décès prématurés par an en Europe d'ici à 2020 et une baisse des rendements de blé et de maïs.

Le Monde.fr | 08.01.2013 à 07h41 • Mis à jour le 08.01.2013 à 08h40Par Audrey Garric

C'est une nouvelle tache sur la réputation déjà ternie des agrocarburants. Maintes fois accusés d'aggraver l'insécurité alimentaire et la volatilité des prix, d'accélérer la déforestation tropicale et même d'augmenter les gaz à effet de serre, les carburants d'origine végétale sont maintenant incriminés pour la pollution de l'air et les problèmes de santé humaine qu'ils entraîneraient.

L'Union européenne, en cherchant à atteindre 10 % d'énergies renouvelables dans le secteur des transports d'ici à 2020 afin de lutter contre le changement climatique, pourrait dans le même temps aggraver la pollution à l'ozone et causerprès de 1 400 décès prématurés par an sur la période, assure une étude parue dans la revue scientifique Nature Climate Change, dimanche 6 janvier.

TAILLIS À COURTE ROTATION

Les chercheurs de l'université britannique de Lancaster se sont intéressés à la production d'énergie et d'agrocarburants à partir de la biomasse ligneuse (les arbres), censée limiter l'utilisation polluante de pétrole et de charbon.

Ils ont pris pour hypothèse que les 72 millions d'hectares de cultures et de prairies traditionnelles actuellement disponibles en Europe pour la production de bioénergie seront transformés d'ici à 2020 en taillis à courte rotation de saule, de peuplier ou d'eucalyptus afin de produire des quantités élevées de bioéthanol. Ces systèmes de culture, qui se caractérisent par de fortes densités d'arbres (1 500 à 3 000 plants par hectare), des rotations de cinq à dix ans et des rendements de production de matière sèche élevés, ont aussi la particularité d'émettre plus d'isoprène que les plantes traditionnelles en poussant.

PROBLÈMES PULMONAIRES

Or, cette molécule est un composé organique volatil qui produit, lorsqu'il est combiné avec d'autres polluants atmosphériques (comme l'oxyde d'azote), de l'ozone, un des polluants de l'air parmi les plus dangereux pour la santé.

Cette pollution, qui peut causer des problèmes pulmonaires, ainsi qu'affecter les reins, le cerveau et les yeux, est responsable de la mort d'environ 22 000 personnes par an en Europe. La hausse des émissions d'isoprène induite par les changements de cultures conduirait, selon l'étude, à un ajout de 1 365 morts par an à ce bilan (+ 6 %), soit un coût de 5,4 milliards d'euros pour la société.

BAISSE DES RENDEMENTS AGRICOLES

Autre conséquence : les rendements agricoles en seraient affectés, dans la mesure où l'ozone provoque des nécroses des plantes, en diminuant leur taux de chlorophylle et les échanges gazeux. L'étude chiffre ainsi à 7,1 millions de tonnes de blé (3,5 % des cultures actuelles) et 800 000 tonnes de maïs (1 %) qui seraient perdues chaque année, soit une perte économique de 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros).

"La culture de biocarburants est vue comme quelque chose de positif car elle réduit la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, explique Nick Hewitt, l'un des auteurs de l'étude. Leur production à grande échelle en Europe a toutefois des effets faibles, mais significatifs, sur la mortalité humaine et les rendements des cultures. Notre étude met en évidence la nécessité de ne pas seulement prendre en compte le bilan carbone dans la décision de cultiver des biocarburants afin de limiter les gaz à effet de serre."

ÉLOIGNER LES CULTURES DES ZONES PEUPLÉES

Les scientifiques suggèrent d'implanter les cultures d'agrocarburants loin des centres de population ou des zones d'intense production agricole afin de limiterl'impact de l'ozone. La génétique pourrait par ailleurs être utilisée pour réduire les émissions d'isoprène.

L'étude de l'université de Lancaster n'a toutefois pas comparé les dommages potentiels causés par les agrocarburants à l'impact sur la santé humaine de la production de charbon, de pétrole ou de gaz naturel. "Nous ne sommes pas en mesure de faire cette comparaison", a reconnu Nick Hewitt. Selon l'Agence européenne pour l'environnement, la pollution de l'air dans l'ensemble, surtout provoquée par les combustibles fossiles, cause environ 500 000 décès prématurés en Europe chaque année.

Audrey Garric

03/01/2013

Protection de l'environnement : interdiction des sacs plastiques

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/03/l-interdiction-des-sacs-en-plastique-se-mondialise_1812467_3244.html

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L'interdiction des sacs en plastique se mondialise

LE MONDE | 03.01.2013 à 13h11 • Mis à jour le 03.01.2013 à 13h23 Par Gilles van Kote

Bouc émissaire ou calamité environnementale ? Trois décennies auront suffi à faire du sac plastique, merveille technologique capable de supporter une charge deux mille fois supérieure à son poids, le symbole des inconséquences et de l'empreinte écologique de nos modes de consommation. Pour tenter d'enrayer ce fléau qui pollue les paysages et les océans, la Mauritanie et le Mali, après d'autres, ont interdit, le 1er janvier, les sacs en plastique.

En octobre 2012, Haïti avait déjà instauré une interdiction des sacs en plastique et des emballages en polystyrène sur tout son territoire, afin, selon le premier ministre, Laurent Lamothe, de protéger son littoral et ses mangroves, menacés d'asphyxie par les détritus.

Au Nord, la ville canadienne de Toronto comptait en faire autant, mais elle a fait marche arrière, fin novembre, par crainte de poursuites de la part de l'industrie du plastique et d'associations de commerçants. A Concord (Massachusetts), c'est la vente de petites bouteilles d'eau en plastique qui est prohibée depuis le 1er janvier.

DANS L'ESTOMAC DES MAMMIFÈRES MARINS

Les mesures d'interdiction ou de taxation des sacs de caisse – ou sacs à usage unique – se multiplient à travers le monde. Le Danemark a fait figure de pionnier en instaurant une taxe dès 1994. En 2002, le Bangladesh a décrété une interdiction totale des sacs en plastique, soupçonnés d'avoir provoqué de graves inondations à Dacca en empêchant l'évacuation des eaux. La même année, l'Irlande a imposé une taxe de 15 centimes par sac de caisse qui en aurait fait chuter de 90 % la consommation.

La production de sacs en plastique dans le monde a atteint entre 500 et 1 000 milliards d'unités au début des années 2000. Leur légèreté explique qu'ils pèsent relativement peu dans la production mondiale de plastique mais aussi qu'ils s'échappent facilement des circuits de collecte des déchets. Dans la nature, ils peuvent mettre jusqu'à quatre siècles avant de commencer à se dégrader. Les océans en regorgent, jusque dans l'estomac des mammifères marins.

"Les sacs en plastique à usage unique doivent être interdits ou supprimés rapidement partout", affirmait, en 2009, Achim Steiner, le directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Les opposants aux mesures d'interdiction affirment que celles-ci ne répondent pas réellement à des considérations économiques ou environnementales. "L'interdiction des sacs est malheureusement devenue un symbole politique puissant", affirmait Todd Myers, directeur environnemental du think tank d'obédience libérale Washington Policy Center, en octobre, dans le Wall Street Journal.

UNE AUTRE VOIE QUE L'INTERDICTION, CELLE DU RECYCLAGE

Les interminables forêts de poches en plastique accrochées aux arbres, aux buissons et aux clôtures, qui cernent aujourd'hui la plupart des agglomérations des pays du Sud, sont pourtant bien une réalité. Mais au Togo, où ces sacs sont interdits depuis début 2011, "rien n'a changé", selon plusieurs observateurs.

"Ces mesures d'interdiction ne sont souvent que de la poudre aux yeux, car elles ne sont jamais appliquées, estime Michel Loubry, représentant de PlasticsEurope, le syndicat européen des producteurs de plastique. On ferait mieux de commencer par aider ces pays à se doter d'un système de collecte et de traitement des déchets."

L'association française Gevalor explore une autre voie que l'interdiction, celle du recyclage : son projet de production semi-industrielle de pavés fabriqués à base de sacs en plastique recyclés et de sable, à Madagascar, arrive au stade de la commercialisation. Au Kenya, le PNUE aide la ville de Nairobi à développer des infrastructures de collecte et de recyclage des sacs parallèlement à la mise en place d'une taxe. Mais les filières de recyclage des pays du Sud sont trop artisanales pour répondre au défi environnemental.

LES DISTRIBUTEURS VENDENT DÉSORMAIS DES SACS RÉUTILISABLES

Alors que l'Union européenne hésite encore à imposer une interdiction ou une taxation des sacs en plastique, l'Italie a pris une mesure d'interdiction en 2011. La France a décidé de taxer les sacs de caisse à usage unique non biodégradables à partir du 1er janvier 2014. La taxe devrait être d'environ 6 centimes. La consommation de sacs de caisse y a pourtant déjà été ramenée de 15 milliards d'unités en 2003 à environ 800 millions en 2010.

La suppression de la gratuité des sacs par les grandes enseignes de distribution y est pour beaucoup. Les distributeurs ont bien compris leur intérêt : ils vendent désormais des sacs réutilisables. Et la disparition progressive du sac de caisse, souvent réutilisé par les particuliers pour jeter leurs ordures, a eu pour effet de faire augmenter les ventes de sacs poubelle... beaucoup plus gourmands en matière plastique que les sacs de caisse.

01/01/2013

Pour bien commencer l'année, remettons-nous en question

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/27/nucleaire-les-doutes-du-patron-de-la-surete-belge_1810573_3244.html

Nucléaire : les doutes du patron de la sûreté belge

LE MONDE | 27.12.2012 à 11h19 • Mis à jour le 28.12.2012 à 20h05 Par Jean-Pierre Stroobants - Bruxelles, correspondant

Directeur de l'Agence fédérale de contrôle du secteur nucléaire (AFCN) jusqu'à la fin de l'année, le Belge Willy De Roovere a créé la sensation dans son pays en mettant en cause la sécurité de cette industrie. "Nous devons nous demander si le risque nucléaire est encore acceptable", a expliqué, lundi 24 décembre, sur une radio publique néerlandophone ce responsable qui dirigea par ailleurs la centrale de Doel, l'un de deux sites atomiques belges.

"En toute honnêteté, si je considère ce risque, je choisirai d'autres formes d'énergie", ajoutait M. De Roovere dans cet entretien, évoquant cependant les risques économiques liés à une telle décision.

 
 

Toute industrie comporte une part de risques, ajoutait-il, mais il est "très difficile dans la période actuelle" de faire accepter par la population celui qui est lié à la filière nucléaire. Surtout sur un territoire aussi densément peuplé que la Belgique, où une évacuation pourrait concerner des centaines de milliers de personnes.

"Ma réflexion est la conséquence de la catastrophe de Fukushima, a expliqué M. De Roovere dans une autre interview publiée jeudi par le quotidien belge Le Soir. En matière nucléaire, le risque est très faible, mais les conséquences d'un accident peuvent être extrêmement graves."

"IL FAUT SUIVRE LES CENTRALES EXISTANTES DE TRÈS PRÈS"

Le directeur de l'AFCN – encore pour quelques jours – juge dès lors qu'il convient, en Belgique comme en Europe, d'éviter de construire de nouvelles centrales. Quant aux unités existantes, "il faut les suivre de très près", déclare-t-il.

A propos des réacteurs de nouvelle génération, M. De Roovere insiste : "Chaque pays devrait débattre tout en tenant compte de la question principale : "Quel est le niveau de risque résiduel acceptable pour la population ?" Je suppose que la discussion a eu lieu en France lorsqu'on a décidé de construire un réacteur EPR", relève le patron de l'AFCN.

M. De Roovere tient quand même un propos rassurant sur la surveillance des installations belges. S'il pense que les contrôles ne permettront jamais d'exclure une défaillance, "on peut s'assurer qu'une défaillance ne mène pas à une catastrophe", indique-t-il. Et, jusqu'à présent, aucun défaut constaté dans le parc du pays n'a fait courir un risque à la population, assure-t-il.

Les affirmations du numéro un de l'agence ont jeté un froid, alors que deux réacteurs belges, Tihange 2 et Doel 3, sont à l'arrêt depuis août. Leurs cuves présentent des défauts, de nombreuses microfissures sur lesquelles se sont penchés divers experts. Exploités par Electrabel, filiale de GDF Suez, ces réacteurs sont les plus modernes des sept unités du parc belge et fournissent quelque 30 % de la consommation électrique du pays.

L'AFCN devra décider, probablement dans une vingtaine de jours, si elle autorise ou non leur redémarrage. C'est le successeur de M. De Roovere, Jan Bens, un autre ancien directeur de Doel reconverti dans la sécurité nucléaire, qui devra piloter cette réflexion. Cet été, l'AFCN s'était déclarée "sceptique" quant à une possible relance de Doel 3.

EN EUROPE, LES ENQUÊTES DE SÉCURITÉ N'ONT PAS TOUJOURS CONVAINCU

Electrabel a fait état, début décembre, de conclusions assurant que Tihange 2 et Doel 3 pourraient redémarrer immédiatement. Les équipes de l'électricien, assistées d'experts étrangers, affirment que les normes et les critères internationaux ont été respectés lors de la construction des centrales. Le métal des cuves serait sain et les bulles résulteraient de défauts minimes, dus à l'hydrogène.

Ces bulles se seraient formées dès le forgeage des cuves par une société néerlandaise, Rotterdamsche Droogdok Maatschappij (RDM). L'ancien patron de cette société avait exclu cette hypothèse au moment de l'arrêt des réacteurs.

La décision finale de l'AFCN, prélude à celle que devra prendre le gouvernement belge, sera en tout cas suivie avec intérêt à l'étranger. Parce que RDM a vendu une vingtaine de cuves semblables dans le monde. Et parce que, dans la foulée de Fukushima, une vive inquiétude s'est fait jour quant à la sécurité des installations dans l'ensemble de l'Europe. Les enquêtes lancées, à cet égard, par la Commission européenne se sont voulues rassurantes mais n'ont pas convaincu toutes les parties.

Le Forum nucléaire, un lobby belge, juge, en revanche, que les tests de résistance "ont prouvé que les centrales en Europe, et particulièrement en Belgique, sont sûres". Il estime dès lors "incompréhensible" la prise de position de M. De Roovere.

Après divers revirements, les autorités belges ont adopté il y a quelques mois un calendrier de sortie du nucléaire. Il prévoit un arrêt définitif de cinq réacteurs en 2025, Doel 1 et 2 devant fermer dès 2015. Une décision prise, toutefois, sans que des tests de fiabilité soient menés, ce qui laisse la porte ouverte à d'autres changements.

A moins qu'une rupture d'approvisionnement – hypothèse évoquée pour 2014 par un rapport officiel publié en mai – ne vienne bouleverser la donne.

Jean-Pierre Stroobants - Bruxelles, correspondant

28/12/2012

Une seule solution : la révolution !

Par exemple, la révolution par les urnes, en présentant des liste "citoyennes" aux prochaines élections.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/12/28/un-quart-de-la-population-europeenne-est-menacee-par-la-pauvrete_1811121_3234.html

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Un quart de la population européenne est menacée par la pauvreté

LE MONDE | 28.12.2012 à 12h09 • Mis à jour le 28.12.2012 à 12h12 Par Claire Gatinois

Pour évoquer la situation des pays les plus frappés par la crise de la zone euro, personne n'ose encore employer le terme si angoissant de "dépression", utilisé pendant la crise des années 1930. Pourtant la situation de milliers de Grecs, d'Espagnols, d'Irlandais, de Portugais ou d'Italiens a pris des allures de plus en plus dramatiques.

La récession parfois interminable (cinq années en Grèce), cumulée à un chômage de masse (plus de 25 % en Grèce et en Espagne, plus de 15 % au Portugal) et couplée aux mesures d'austérité réduisant la taille de l'Etat providence, ont fait émerger une nouvelle forme de pauvreté.

 

Celle-ci est perceptible au travers de petites privations mais aussi, souvent, de véritables sacrifices. Les Espagnols ont réduit les budgets de Noël. Nombre d'entre eux ont aussi renoncé, dans des proportions record, à l'usage du téléphone portable : au total, 486 000 lignes ont été interrompues, et leur nombre a chuté de 3,8 % sur un an, rapportait l'agence Reuters, mi-décembre.

Avec un chômage qui frappe plus de la moitié des actifs de moins de 25 ans, les jeunes Espagnols sollicitent de plus en plus leurs aînés pour s'en sortir financièrement. Tandis que les plus âgés ont recours aux associations caritatives, débordées en cette fin d'année.

Le 14 décembre, le quotidien El Pais se faisait l'écho d'un rapport publié par l'association Intermon Oxfam ("Crisis, desigualdad y pobreza"), mettant en garde contre le risque de paupérisation grandissante du pays.

EXCLUSION SOCIALE

Selon cette étude, d'ici à 2022 40 % – deux Espagnols sur cinq ! –, seront en situation d'exclusion sociale. Un "niveau si élevé qu'il faudrait deux décennies pour que le pays retrouve le niveau de bien-être d'avant crise", signalait le journal.

Dans le pays, la consommation de produits alimentaires bon marché conduit à une montée de l'obésité, tandis que chez le voisin portugais, 10 385 écoliers de 253 écoles publiques souffrent de carences alimentaires, s'affolait en novembre le Jornal de Angola. Un quotidien lu à Luanda, capitale de l'ancienne colonie portugaise, où émigrent de plus en plus de Portugais pour fuir la crise.

En Grèce, selon un rapport l'institut de statistique européen Eurostat, publié le 3 décembre, près d'un tiers des Grecs (31 %) seraient en "situation de privation matérielle sévère", menacés de pauvreté ou d'exclusion. C'est-à-dire vivant avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté, fixé à 60 % du revenu médian national, et/ou incapables de payer les factures de la vie courante, comme, par exemple, le chauffage.

Avec la réduction des dépenses de santé, une part croissante de la population grecque n'a plus d'assurance-maladie. Tandis que les faillites et le chômage font basculer certains dans la dépression ou la misère.

NOUVELLES PATHOLOGIES

Depuis deux ans, les médecins de Thessalonique ont vu apparaître de nouvelles pathologies liées à la malnutrition des enfants. Et dans tout le pays, des maladies oubliées font leur retour, comme le paludisme ou la tuberculose (Le Monde du 27 novembre).

Dans le pays, l'arrivée des premiers frimas s'est traduit par des vols de bois recensés jusque dans la forêt protégée du mont Olympe...

Pour Eurostat, le danger est plus prégnant dans les pays du Sud de l'Europe, mais il affecte l'ensemble du Vieux Continent. En 2011, près de 120 millions de personnes seraient en situation de privation ou menacées de pauvreté ou d'exclusion, soit 24,2 % de la population des 27 pays membres, contre 23,4 % en 2010 et 23,5 % en 2008.

La France, plutôt épargnée par le fléau (19 % en risque de pauvreté d'exclusion ou en situation de privation) est, elle, gagnée par la peur. Le 7 décembre, le quotidien Les Echos dévoilait les résultats édifiants d'un sondage réalisé par CSA : près d'un Français sur deux (48 %) se déclaraient "pauvre" ou "en train de le devenir".

Lire aussi : Ces dangers qui guettent la zone euro en 2013

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/12/28/ces-dangers-qui-guettent-la-zone-euro-en-2013_1811120_3234.html

LE MONDE | 28.12.2012 à 11h52 • Mis à jour le 28.12.2012 à 12h11 Par Claire Gatinois

Il y a ceux qui pronostiquaient sa mort. D'autres sa déliquescence. Ceux qui misaient sur la sortie manu militari de la Grèce ("Grexit") pour cause de surendettement. Et puis ceux qui évoquaient, pour des raisons totalement opposées, une sortie de la Finlande ("Fixit"). Rien de tout cela ne s'est passé en 2012. La zone euro est restée debout. Les drames ont été surmontés. Parfois in extremis.

Aujourd'hui, la plupart des économistes et des analystes, y compris anglo-saxons, à tendance eurosceptique, estiment que le grand danger qui menaçait la survie de l'union monétaire s'est éloigné.

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Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), y est pour beaucoup. Ses mots durant l'été – "l'euro est irréversible" – et, surtout, la menace d'utilisation d'une arme monétaire dissuasive (le rachat sans limite de dettes d'Etat) qu'il a brandie ont déjoué la spéculation.

Les dirigeants européens, en démontrant leur attachement à la Grèce, leur solidarité financière et en jetant les bases de l'union bancaire, ont aussi apaisé le climat.

Mais si elle est sortie de la tempête, la zone euro n'est pas, pour autant, tirée d'affaire. En 2013, pas plus qu'en 2012, la croissance ne sera au rendez-vous. La récession restera ancrée dans les pays fragiles et contaminera toute la zone, frappant même les pays robustes comme l'Allemagne, où deux trimestres de croissance négative sont attendus fin 2012 et début 2013.

En cause, notamment, les politiques d'austérité, qui, bien que de plus en plus assouplies, empêchent l'activité de repartir. Pour désendetter les Etats, l'effort budgétaire "structurel" (c'est-à-dire corrigé de l'effet du cycle économique) reste estimé l'année prochaine à plus d'un point de produit intérieur brut (PIB) pour l'ensemble de la zone euro. Avec des pics en Espagne (2 points de PIB) et en France (1 point), calcule Laurence Boone, économiste chez Bank of America-Merrill Lynch.

"On est sauvés mais on le paie cher", résume Henri Sterdyniak, directeur du département économie de la mondialisation à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

De l'avis des experts, la croissance, espérée fin 2013, ne pourra venir que d'ailleurs. Des Etats-Unis notamment. Sous réserve que ce pays parvienne à surmonter ses propres blocages et difficultés budgétaires.

En outre, si l'euro n'est plus menacé de disparition imminente, certains pays membres pourraient encore donner lieu à quelques sueurs froides en 2013.

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LES HÉSITATIONS ESPAGNOLES

L'Espagne est la première source d'incertitudes et de stress évoquée par la plupart des économistes. Selon eux, le pays, englué dans la récession et le chômage de masse, aura du mal à se sortir de ses difficultés sans faire appel à l'aide financière de l'Europe et de la BCE.

Les analystes sont peu nombreux à imaginer que le pays puisse atteindre ses objectifs de réduction des déficits ; ils redoutent aussi de mauvaises surprises de la part des régions espagnoles, largement responsables du dérapage budgétaire de 2011.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire, droite) donne le sentiment de retarder au maximum cet appel à l'aide pour préserver son intégrité et ne pas se voir imposer des réformes par Bruxelles.

"Le risque, c'est que l'Espagne attende trop", pointe Gilles Moëc, chez Deutsche Bank. Dès janvier, le pays doit rembourser 21 milliards d'euros d'intérêt et d'emprunts arrivant à échéance, indique-t-il. Et pour cela Madrid fera appel au marché.

Si les investisseurs doutent de la solidité financière de l'Espagne, cette opération pourrait mal se passer. "Et les négociations du plan de soutien pourraient se faire à la hussarde", redoute M. Moëc.

LA MENACE "BERLUSCONI"

Pour Roberto Benigni, acteur facétieux de La vie est belle, la fin du monde "pronostiquée" le 21 décembre était une broutille face à la menace du retour en politique de Silvio Berlusconi. "Pitié !", a-t-il imploré à la télévision italienne fin décembre.

Les investisseurs et les dirigeants européens ne sont pas loin de penser comme lui. Si la fin du monde n'a pas eu lieu, la candidature du "Cavaliere", voire sa victoire, aux élections législatives, prévues les 24 et 25 février, reste une hypothèse. Une mauvaise nouvelle car M. Berlusconi tient un discours anti-euro, anti-Allemagne et pourrait compromettre les réformes engagées par Mario Monti, actuel président du conseil.

Aujourd'hui, même si une victoire de M. Berlusconi, peu apprécié de la communauté internationale, semble improbable, son score pourrait perturber la bonne marche du prochain gouvernement. Et compliquer le redressement espéré de l'Italie.

LA FRANCE SOUS SURVEILLANCE

L'Hexagone ne sera sans doute pas la "bombe" que prévoyait l'hebdomadaire britannique The Economist en novembre. Mais la France, jusqu'ici plutôt épargnée par la crise et étrangement appréciée des marchés – le taux des emprunts d'Etat est historiquement bas en dépit d'un déficit et d'une dette élevés –, doit encore démontrer sa solidité économique et financière.

Paris doit poursuivre les réformes engagées (pacte de compétitivité) pour éviter que le possible dérapage des comptes publics – selon le Fonds monétaire international (FMI), l'objectif d'un déficit à 3 % du PIB en 2013 ne sera pas tenu – ne suscite l'agacement de Bruxelles et la nervosité du marché.

Assouplir le marché du travail fait partie des dossiers qui, selon certains économistes, faciliteront la croissance à venir. Le résultat des négociations entre le patronat et les syndicats sera donc scruté. "Pour l'instant, la France a le bénéfice du doute. Mais elle n'a pas droit à l'erreur", pense M. Moëc.

LE DÉFI DU PORTUGAL ET CELUI DE L'IRLANDE

L'Irlande et le Portugal, deux pays sous assistance financière de l'Europe et du FMI, sont censés faire leur grand retour sur le marché de la dette fin 2013 pour financer seuls leurs déficits et retrouver leur totale indépendance.

Mais si Dublin semble en bonne voie pour relever le défi, le cas de Lisbonne suscite plus d'interrogations. Sa discipline à mettre en place les mesures d'austérité et les réformes exigées n'a pas toujours été payante. La dette reste pléthorique et la récession se prolonge.

Le Portugal pourrait donc avoir recours au soutien de la BCE et du Mécanisme européen de stabilité pour sécuriser son retour sur le marché. A moins que l'Europe et le FMI ne lui accordent plus de temps pour remplir tous ses objectifs.

LE RISQUE SOCIAL GREC ET L'ÉPINE CHYPRIOTE

En 2013, la Grèce ne sera plus "le" problème de la zone euro. La rallonge financière accordée par les Européens fin 2012 a en effet donné assez d'air au pays.

Mais il y a un mais. Une longue liste de réformes et d'économies budgétaires à réaliser interviendra cette année. Or, après cinq ans de récession, la population grecque, à bout, pourrait "craquer". Et faire voler en éclats le gouvernement ouvrant la voie à la montée de partis extrêmes.

Et si ce n'est la Grèce, c'est son voisin chypriote qui pourrait préoccuper les dirigeants européens. Ruiné, le petit pays ne peut plus emprunter sur les marchés depuis la mi-2011.

Après un prêt de la Russie, une aide de l'Europe et du FMI est attendue. Les négociations sur les conditions de ce soutien semblent délicates avec le gouvernement chypriote communiste. Elles devraient, espère-t-on, aboutir d'ici à la réunion de l'Eurogroupe programmée le 21 janvier.

L'Église de scientologie "organisation criminelle"

... en Belgique ...

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/l-eglise-de-scientologie-organisation-criminelle-va-comparaitre-devant-la-justice-belge-28-12-2012-1606638_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20121228

L'Église de scientologie, "organisation criminelle", va comparaître devant la justice belge

le Point publié le 28/12/12 à 12h35

source AFP

Une enquête au long cours a abouti à des citations à comparaître des responsables belges de ce mouvement. 

Le parquet fédéral belge a décidé de citer en justice l'Église de scientologie, qu'il soupçonne depuis de longues années d'être une "organisation criminelle" coupable notamment d'escroquerie et d'exercice illégal de la médecine, a rapporté vendredi la presse belge. Selon le journal néerlandophone De Tijd et son équivalent francophone L'Écho, le parquet fédéral vient d'envoyer des "citations à comparaître" aux responsables belges de l'Église de Scientologie, après plus de six ans d'enquête.

 
 

Les porte-parole du parquet et de l'Église de scientologie n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour confirmer l'information. Selon les deux quotidiens, l'organisation et deux de ses hauts cadres devront également répondre d'infractions diverses à la loi sur la protection de la vie privée et d'extorsion. Il s'agit d'une nouvelle étape d'une enquête ouverte après que l'Office régional bruxellois pour l'emploi a fait part à la justice de soupçons de faux en écriture et d'escroquerie dans des contrats de travail de bénévoles et de salariés, selon le Tijd et L'Écho.

"Mauvaise foi"

Le 11 avril 2008, la police belge avait perquisitionné, puis mis des scellés sur le siège de l'Église de scientologie à Bruxelles dans le cadre de ce dossier. La télévision belge avait alors diffusé un reportage sur des offres d'emplois anonymes, émanant en fait de l'Église de scientologie. Selon le témoignage d'une personne ayant répondu à une de ces offres parues dans la presse, un contrat lui a été alors présenté dans lequel elle était priée d'"adhérer" aux vues des scientologues.

L'Église de scientologie, qui récuse l'appellation de secte, avait alors dénoncé la "mauvaise foi" de la justice belge. Une de ses dirigeantes, Myriam Zonnekeyn, avait affirmé qu'il ne s'agissait que d'une recherche de "bénévoles". Les scientologues belges font déjà l'objet de poursuites pénales dans une affaire d'escroquerie et d'exercice illégal de la médecine, dont l'origine remonte aux années 1990. Mais ces enquêtes n'ont jusqu'ici pas abouti à un procès en Belgique.

27/12/2012

Prospérité et optimisme

lu sur :

http://www.lepoint.fr/art-de-vivre/la-ou-la-vie-est-vraiment-belle-26-12-2012-1606115_4.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20121227 

Le Point.fr - Publié le 26/12/2012 à 17:21 - Modifié le 27/12/2012 à 08:26

L'institut Gallup publie une enquête censée déterminer le niveau d'optimisme dans chaque territoire. Préparez vos valises. 

Où faut-il se rendre pour voir la vie en rose ? D'après une enquête de Gallup (1) sur "l'état émotionnel du monde" rendue publique fin décembre, c'est en Amérique latine que l'on trouve les personnes les plus heureuses de la planète. Panaméens, Équatoriens et autres Guatémaltèques trustent les 10 premières places du classement du bonheur établi par l'institut américain.

 
 

Pour mener leur enquête, les chercheurs de Gallup ont sondé 150 000 adultes dans 148 États. Les panels d'habitants interrogés devaient dire si, la veille de l'entretien, ils avaient souri ou ri, s'ils avaient eu le sentiment d'être traités avec considération, s'ils avaient ressenti de la joie ou encore s'ils avaient découvert ou fait quelque chose d'intéressant. Pas sûr que la méthode soit des plus scientifiques, mais le nombre de réponses positives est censé déterminer le niveau d'optimisme dans chaque territoire.

Morale de l'histoire, les citoyens des pays les plus prospères ne sont pas forcément ceux qui ont le sourire. Comme le relève Gallup, "les résidents de Singapour, classés cinquièmes au niveau mondial en termes de PIB par habitant, sont ceux qui expriment le moins d'émotions positives". Avec seulement 46 % de "oui" au questionnaire, la cité-État asiatique "devrait davantage prendre en compte le bien-être dans sa stratégie de gouvernance", recommande le rapport. À l'inverse, les habitants du Panamá, pourtant pas un paradis d'opulence, sont les mieux dotés en émotions positives (85 %).

Heureux comme Dieu en France

Et chez nous, alors ? Réputée accro aux anxiolytiques, Prix Nobel du pessimisme selon plusieurs études, la France ne s'en sort pas si mal. Avec 74 % de "oui", l'Hexagone pointe à la 51e place du classement. Certes, loin derrière les Pays-Bas, l'Irlande ou le Danemark, mais à égalité avec l'Allemagne. Pour une fois, ne boudons pas notre plaisir.

(1) http://www.gallup.com/poll/159254/latin-americans-positive-world.aspx?utm_source=alert&utm_medium=email&utm_campaign=syndication&utm_content=morelink&utm_term=Wellbeing#1

La carte des 20 pays les plus positifs, selon Gallup : afficher Gallup sur une carte plus grande Click here to find out more!

14/12/2012

Tabac, alcool, sevrage

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

L’échec des politiques de lutte contre le tabagisme

La Cour des comptes a remis, hier, un rapport d’évaluation des politiques de lutte contre le tabagisme, indique Le Monde. Elle y souligne un résultat « décevant » et « inquiétant » en raison d’une discontinuité des décisions, un manque de contrôle, le poids des lobbies… Elle constate une hausse de la prévalence du tabac, notamment chez les femmes et les jeunes. Selon la Cour, les politiques de lutte se sont « essoufflées » et leur échec est flagrant. Les mesures, prises comme l’interdiction de fumer dans les lieux publics ou la vente aux mineurs, ne font l’objet de quasiment aucun contrôle. Par ailleurs, les magistrats appellent à une remobilisation de « la fiscalité au service de la santé publique », avec un « relèvement soutenu » des prix du tabac à un niveau suffisant pour engendrer une baisse « effective et durable » de la consommation. Outre « le poids persistant des lobbies économiques et de leurs discours », la Cour regrette qu’aucun plan spécifique n’ait été lancé depuis 1976 et la loi Veil, explique le journal. Les magistrats recommandent, par ailleurs, une prise en charge du sevrage, particulièrement pour des groupes ciblés. Ils déplorent que « le coût pour la société des décès [liés au tabac] n’ait jamais été finement évalué », explique le quotidien. La Cour souhaite que « le ministère de la Santé reprenne le rôle de coordination de la lutte contre le tabagisme ».

Le Monde, 14/12

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/12/13/la-cour-des-comptes-fustige-l-echec-des-politiques-de-lutte-contre-le-tabagisme_1805512_1651302.html

La perte de mémoire avec l’alcool complique le sevrage

Lors d’une rencontre-débat organisée par l’Inserm avec les associations d’entraide aux personnes en difficulté avec l’alcool, des spécialistes ont souligné hier à Paris que « les alcooliques souffrent souvent de troubles de la mémoire qui compliquent singulièrement leur prise en charge », indique l’AFP. « Les atteintes sont très variables », estime Hélène Beaunieux, chercheuse en neuropsychologie. Cette dernière, qui travaille depuis plusieurs années à l’Université de Caen sur l’impact de l’alcoolisme sur la mémoire, estime que la prise en charge hospitalière n’est pas adaptée pour les troubles cognitifs, rapporte l’agence de presse. L’alcool peut avoir des effets sur la mémoire à court terme, ainsi que la mémoire épisodique. Ainsi, lorsque cette dernière est déficitaire par exemple, les patients arrivent à l’hôpital alors qu’ils « n’ont pas encore pris conscience de leur problème », souligne la chercheuse. Elle constate, avec ses travaux, que la capacité d’apprentissage des personnes alcooliques est également « plus coûteuse et moins efficace » que celle de personnes non alcooliques, qu’il s’agisse d’acquérir des nouvelles connaissances ou des nouvelles procédures. Cette perte de mémoire est cependant généralement réversible chez les patients abstinents, sauf pour ceux atteints du syndrome de Korsakoff, la forme la plus sévère de l’alcoolo-dépendance.

AFP, 13/12
Alcool et recherche : du laboratoire au malade

http://presse-inserm.fr/alcool-et-recherche-du-laboratoire-au-malade/5782/

journal-alcool-30nov2.pdf

13/12/2012

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et les perturbateurs endocriniens : lobbying

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/12/perturbateurs-endocriniens-bruxelles-se-dechire_1804965_3244.html

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Perturbateurs endocriniens : Bruxelles se déchire

LE MONDE | 12.12.2012 à 14h49 • Mis à jour le 12.12.2012 à 16h51 Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

Rarement groupe d'experts aura été scruté avec autant d'attention. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a discrètement publié sur son site Internet, lundi 3 décembre, la composition d'un panel de scientifiques dont la tâche délicate sera de rendre, en mars 2013, un rapport sur les perturbateurs endocriniens. Ces substances chimiques (bisphénol A, phtalates, pesticides, etc.) sont soupçonnées d'être la cause majeure dans la recrudescence de certains troubles (infertilité, cancers hormonodépendants, obésité, etc.) et sont au centre d'une attention grandissante.

Si l'affaire est sensible, c'est qu'elle a tous les traits d'une bataille bruxelloise, engagée entre la direction générale chargée de l'environnement (DG Environnement) d'une part, et son homologue chargée de la santé du consommateur (DG Sanco) de l'autre. C'est en effet cette dernière qui a saisi l'EFSA, en octobre, d'un rapport sur le sujet. La DG Environnement avait, fin 2011, confié une tâche semblable à un groupe de scientifiques conduits par Andreas Kortenkamp, professeur à l'université Brunel de Londres, tâche dont ils s'étaient acquittés avec la publication, en janvier, du Rapport Kortenkamp.

La saisine de l'EFSA par la DG Sanco avait soulevé l'inquiétude des organisations non gouvernementales (ONG). Une vingtaine d'entre elles ont adressé début octobre un courrier de protestations à la Commission européenne.

"Il y a de très grands risques que les experts qui se pencheront sur la question des perturbateurs endocriniens soient de mèche avec l'industrie qui n'a pas intérêt à ce que soit retenue une définition large des perturbateurs endocriniens", n'avait pas hésité à déclarer, de son côté, la députée européenne Michèle Rivasi (EELV).

"11 EXPERTS SUR LES 18 N'ONT AUCUNE EXPÉRIENCE DANS LE DOMAINE"

De fait, la principale mission des dix-huit experts nommés par l'agence européenne basée à Parme (Italie) sera de fournir les critères qui permettront de ranger – ou non – les molécules chimiques de synthèse en circulation dans la catégorie des perturbateurs du système hormonal – ce qui les soumettra de facto à une réglementation spécifique.

Qui sont les dix-huit scientifiques choisis par l'EFSA ? Les responsables de l'agence assurent avoir choisi des experts reconnus, dont les compétences recouvrent l'ensemble des domaines qui doivent être abordés dans le rapport demandé par la DG Sanco.

Les ONG, de même que de nombreux chercheurs engagés dans le débat, ne partagent pas ce point de vue. Le Pesticide Action Network (PAN) a passé au crible les publications des membres du groupe de travail de l'EFSA et en tire de cinglantes conclusions. "Seuls trois des experts sur les dix-huit choisis ont une expérience scientifique sur la question du système endocrinien, dit Hans Muilerman, porte-parole de PAN-Europe. Onze n'ont aucune expérience d'aucune sorte dans ce domaine."

Sur les dix-huit scientifiques choisis, quinze sont décrits par l'ONG comme "non-actifs" – c'est-à-dire ayant publié moins d'un article de recherche par an au cours des cinq dernières années. En outre, huit des scientifiques sélectionnés ont déclaré des liens d'intérêt récents ou en cours avec des industriels – en particulier à travers l'International Life Science Institute, une organisation de lobbying scientifique fondée par les principaux acteurs de la chimie, de la pharmacie, de l'agroalimentaire et de l'agrochimie.

De son côté, Lisette van Vliet, conseillère scientifique de Health and Environment Alliance, remarque que "trois des experts choisis par l'EFSA appartiennent aux agences nationales allemande ou britannique ". Or ces dernières ont déjà adopté, en 2011, une position commune sur la définition des perturbateurs endocriniens, jugée laxiste et trop peu protectrice par de nombreux spécialistes.

IMPLICATIONS COMMERCIALES DES OPINIONS SCIENTIFIQUES...

"L'approche privilégiée par les agences britannique et allemande repose sur l'évaluation du potentiel des différents perturbateurs endocriniens. C'est à mon avis une approche arbitraire, non justifiée scientifiquement et insuffisamment protectrice, estime ainsi le professeur Andreas Kortenkamp, principal auteur du rapport commandé par la DG Environnement. De notre côté, nous avons adopté une approche plus flexible et plus protectrice, qui prend en compte l'irréversibilité des effets de certaines substances. En mai 2012, l'agence française s'est rapprochée des points de vue allemand et britannique, ce que je regrette énormément."

Marc Mortureux, directeur général de l'Anses, estime pour sa part que la position prise par son agence est "médiane".

Dans ce dossier très technique aux implications économiques et sanitaires considérables, les soupçons d'ingérence industrielle sont fréquents. "L'agence britannique a partiellement justifié sa position par les effets financiers importants qu'aurait une classification plus large des perturbateurs endocriniens, mais elle ne devrait pas se préoccuper des implications commerciales de ses opinions scientifiques, estime M. Kortenkamp. Ce faisant, elle ne remplit pas sa mission qui est de protéger notre santé, pas de préserver les intérêts des industriels."

Le groupe de travail de l'EFSA va-t-il pencher du côté des agences britannique et allemande ? Catherine Geslain-Lanéelle, directrice de l'agence européenne, veut relativiser la portée du rapport qui sera rendu en mars 2013. "Nous devrons répondre à trois questions : sur la définition des perturbateurs endocriniens, sur celle d'un effet négatif, sur la capacité des tests toxicologiques actuels à les évaluer, indique-t-elle. Nous n'allons pas tout reprendre à zéro."

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sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/12/la-doctrine-de-l-autorite-europeenne-de-securite-sanitaire-est-de-plus-en-plus-isolee_1804967_3244.html

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La doctrine de l'autorité européenne de sécurité sanitaire est de plus en plus isolée

LE MONDE | 12.12.2012 à 16h23 • Mis à jour le 12.12.2012 à 16h50             

La science, dit-on, est un sport de contact. Alexandre Feigenbaum en a fait l'amère expérience. Directeur de l'unité "Ingrédients et emballages alimentaires" de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA), ce chimiste français, ancien chercheur à l'Institut national de recherche agronomique (INRA), représentait l'agence européenne à un colloque international tenu en septembre à Berlin, qui a réuni quelque 200 scientifiques sur le thème des perturbateurs endocriniens.

M. Feigenbaum était venu présenter la position de l'EFSA sur la question des effets produits à très faibles doses par ces substances chimiques qui interfèrent avec le système hormonal. Après sa présentation, "il a été durement interpellé et n'a pas pu répondre aux questions qui lui étaient posées", raconte le biologiste américain Frederick vom Saal (professeur à l'université du Missouri), invité à donner une conférence au cours du même colloque. La position officielle de l'EFSA est que ces effets à faible dose des perturbateurs endocriniens ne sont pas avérés.

"Il lui a été vivement demandé pourquoi l'EFSA ne parvient pas aux mêmes conclusions que l'Anses , le National Toxicology Program américain, etc., en regardant les mêmes données, raconte une participante. Quelqu'un a publiquement suggéré que c'était parce que l'EFSA n'arrivait pas à gérer ses conflits d'intérêts... L'ambiance était assez intense."

L'EFSA IGNORE DES DÉCENNIES DE RECHERCHES EN ENDOCRINOLOGIE

Selon nos informations, les organisateurs du colloque ont bouleversé le programme des interventions à la demande du scientifique français, pour lui offrir la possibilité d'une allocution en forme de réponse, attestant de la probité et de la compétence des experts de l'EFSA. A travers le service de presse de l'agence européenne, M. Feigenbaum assure pour sa part avoir eu des "retours très positifs" après sa présentation... Outre ses fonctions de chercheur à l'INRA et d'expert ès "matériaux au contact des aliments" auprès de l'ancienne Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), il confirme avoir été conseiller scientifique de Tupperware pendant douze ans. Il a aussi conseillé la firme Cofresco, une autre société d'emballage, pendant trois ans... Il assure avoir interrompu ces collaborations en 2007, à son entrée à l'EFSA, mais sa déclaration d'intérêts n'est pas rendue publique sur le site de l'agence européenne.

Sur le dossier des perturbateurs endocriniens, celle-ci est de plus en plus isolée. Un autre participant au colloque de Berlin confirme que la position du représentant de l'EFSA était "très marginale". Un système de vote électronique avait été mis en place par les organisateurs de la manifestation, afin de mesurer le niveau d'adhésion des scientifiques participants à l'idée que certaines substances chimiques puissent agir sous les niveaux conventionnels d'activité. Les résultats n'en sont pas encore publiés.

La mise en doute de ces effets aux faibles doses ulcère littéralement les endocrinologues. "L'EFSA ignore volontairement des milliers d'études et des décennies de recherche en endocrinologie, tempête M. vom Saal, une figure de l'endocrinologie américaine. J'ai évoqué la position de l'EFSA au cours d'une réunion de l'Endocrine Society : c'était comme annoncer à un congrès d'astrophysique qu'il reste des gens pour croire que la Terre est plate et qu'elle est au centre de l'Univers..."

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sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/12/le-troublant-parcours-d-un-toxicologue-suisse_1804968_3244.html

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Le troublant parcours d'un toxicologue suisse

LE MONDE | 12.12.2012 à 16h50 Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

Selon des documents obtenus par la journaliste indépendante et documentariste Stéphane Horel, publiés mardi 11 décembre sur son site Web (www.stephanehorel.fr), l'un des membres du groupe de travail réuni par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur les perturbateurs endocriniens a été, par le passé, en lien étroit avec l'industrie du tabac.

Le toxicologue Josef Schlatter, aujourd'hui retraité de l'Office fédéral suisse de la santé publique, membre du comité scientifique de l'EFSA, a bénéficié de subsides des cigarettiers entre 1972 et 1985, utilisés pour financer ses recherches, pour des sommes de l'ordre de 300 000 dollars (230 660 euros au cours actuel).

LOBBYING SCIENTIFIQUE FONDÉ PAR DES ENTREPRISES

L'un des documents mis au jour par Stéphane Horel relate une réunion de l'Association suisse des fabricants de cigarettes, en 1983, au cours de laquelle est évoquée la demande faite à M. Schlatter d'"écrire une review sur le tabagisme dans les lieux publics qui devra être publiée dans une revue scientifique de haute tenue".

Un autre mémo, daté de 1984, précise que l'étude sur le tabagisme passif menée par M. Schlatter aura pour but d'être "utilisée comme source d'arguments pour des articles de presse vulgarisés". 

La présence de M. Schlatter à des réunions des industriels du tabac est attestée jusqu'en novembre 1985. Moins de cinq ans plus tard, le toxicologue suisse occupe un poste à l'Office fédéral suisse de la santé publique, où il est chargé d'un dossier crucial pour les cigarettiers : l'autorisation de nouveaux additifs dans le tabac...

Aujourd'hui, Josef Schlatter – qui n'a pas donné suite aux sollicitations du Monde – est seulement tenu de déclarer ses collaborations avec l'industrie dans les cinq années écoulées. Celles-ci sont au demeurant nombreuses et concernent principalement l'International Life Science Institute, une organisation de lobbying scientifique fondée par un grand nombre d'entreprises.

12/12/2012

« utiliser l’alcool comme une drogue, c’est-à-dire à s’en servir exclusivement pour son effet psychotrope ».

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le Nouvel Observateur indique que l’Institut de Recherches scientifiques sur les Boissons a organisé, le 5 décembre, un colloque intitulé : « Ce qui a changé dans la consommation d’alcool des jeunes ».

Marie Choquet, épidémiologiste et directeur de recherche honoraire à l’Inserm, a souligné que les adolescents d’aujourd’hui sont de plus en plus nombreux à « utiliser l’alcool comme une drogue, c’est-à-dire à s’en servir exclusivement pour son effet psychotrope ».

Selon les recherches qui ont été menées à ce sujet, cette utilisation « toxicomaniaque » de l’alcool a « des effets négatifs au niveau cérébral, notamment sur la mémoire et les fonctions d’apprentissage ».

Le Nouvel Observateur, 13/12

10/12/2012

La CRIIRAD et Tchernobyl : vers la Cours Européenne de Justice ?

communiqué:


Cher(e)s adhérent(e)s

En novembre dernierla Criirad a été avisée que son recours en cour de cassation avait été rejeté.

 

 Quelques rappels historiques :
-en mars 2001 après plusieurs démarches infructueuses (en Corse, à Lyon,...), la Criirad décide de porter plainte auprès du TGI de Paris avec 53 malades de la Thyroïde et l'AFMT (Association Française des Malades de la Thyroïde) -la plainte  est bien enregistrée et le dossier confié à la juge d'instruction Mme Bertella Geffroy du pôle sanitaire, qui lance des perquisitions avec l'aide de la police judiciaire.

- cela aboutit à apporter des preuves complémentaires à celles figurant dans le mémoire de la Criirad sur le fait que des produits alimentaires ont bien été commercialisés en 1986 alors qu'ils dépassaient nettement les normes européennes, normes que nos responsables affirmaient respecter par ailleurs -cela a permit d'aboutir à la mise en examen du Pr Pellerin en mai 2006, pour "tromperie sur la marchandise".

- celui ci est donc convoqué chez Mme la JugeLors des premières auditions, il défend les positions adoptées à l'époque par les autorités , les estimant justifiées, mais qu'il n'avait pas lui même de responsabilité directe dans la commercialisation -son avocat (Maitre Holleaux, commis par l'état), au bout de quelques séances, lui interdit de parler ...et rapidement Mr Pellerin ne se rend plus aux convocations de Mme la Juge ...pour raison de santé -reste à la justice de prouver que ces consommations de produits alimentaires contaminés ont provoqué des dégâts sanitaires, en particulier des cancers de la thyroïde. Pour cela Mme la Juge va avoir beaucoup de difficultés et en particulier du coté des instances sanitaires, elle va tout de même mandater deux experts et orienter leur travail sur la Corse, région où il y a des documents et des médecins qui pourront aider à faire ce travail -malheureusement le travail n'a pas été de qualité (au point que les élus Corses ulcérés, ont décidé en 2012, de financer un expert étranger pour faire ce travail, réponse en 2013)

 

 -la partie adverse a donc engagé une action en 2011 pour classer l'affaire, cela a abouti au dessaisissement de la Juge du dossier dès la fin 2010 et un recours en mars 2011 auprès du tribunal de Paris...en plein Fukushima -les plaignants (Criirad et AFMT ainsi que des malades dont le nombre est passé à plus de 500 au fil du temps)   sont convoqués mais sont maintenus à bonne distance par la police, seuls nos avocats ont pu y assister -le jugement est rendu en septembre : "non lieu " pour le Pr Pellerin, il n'était responsable de rien.

- la Criirad et l'AFMT, font donc en octobre 2011 un recours en cassation

- ce jugement vient d'être rendu, il est rejeté-les plaignants ont donc épuisé tous les recours possible au niveau français, ce qui permet d'envisager des démarches auprès des instances européennes.

En effet la Criirad considère qu'il serait scandaleux et grave que les choses en restent là, ce serait accepter l'idée que les choses se sont bien passées en 1986, qu'il n'y a ni responsable, ni coupable, et donc que si une catastrophe se reproduisait on nous jouerait le même scénario.

Tchernobyl a été le déclencheur de la création de la Criirad, elle ne tournera pas la page sans l'avoir écrite complètement.  La page peut être écrite par la Justice mais aussi par la CRIIRAD pour que chacun sache ce qui s'est passé et puisse juger les différents responsables.

 

A votre disposition pour d’autres renseignements si vous le souhaitez.

 

Bien cordialement

 

Roland DESBORDES
Président



CRIIRAD
471 Avenue Victor Hugo
26000  VALENCE
Tel : 04 75 41 82 50

 

adresse messagerie : asso@criirad.org
visiter notre site : www.criirad.org

 

Patrimoine de l'Humanité : les robes nuptiales algériennes de Tlemcen

lu sur :

http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/8be37bfc-40ad-11e2-873d-bef3b1aee34d/Une_mari%C3%A9e_cousue_dhistoire

samedi 8 décembre 2012

Une mariée cousue d’histoire


Pour la première fois, un vêtement est entré au patrimoine immatériel de l’Unesco. Valérie Fromon t déploie l’itinéraire des robes de mariée algériennes de Tlemcen,à contempler comme une fresque historique brodée au fil d’or

«Grâce à vous, une robe a passé dans ma vie», murmurait Cyrano de Bergerac à Roxane.

Ce mercredi 5 décembre, l’Algérie a fait entrer un costume nuptial sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco. Et ce vêtement-là, peut-être plus que tous les autres, contenait un monde. C’est la première fois qu’un costume figure sur cette liste. Aux côtés du théâtre d’ombres chinoises, du flamenco, du repas gastronomique des Français et de la marche des sonneurs de cloche du carnaval annuel de la région de Kastav, il est venu élargir les rangs de ces pratiques et expressions qui témoignent de l’importance de la diversité du patrimoine culturel immatériel.

Mercredi s’est donc tenue la septième session du Comité intergouvernemental chargé d’examiner les 36 candidatures (pour l’année 2012) dignes de figurer sur la Liste représentative. Dans la salle XII du siège parisien, gris et monumental de l’Unesco, les experts ont tendu l’oreille pour entendre le bruissement des tissus de soie brodés de fil d’or, le cliquetis des innombrables rangs de perles baroques destinés à protéger la fertilité de la mariée contre les esprits malfaisants, et le chant des femmes qui accompagnent ces rituels si particuliers associés à la tradition du costume nuptial de Tlemcen – petite ville algérienne qui fut la capitale du pays jusqu’au XVIe siècle.

Une victoire pour cette communauté, toutes classes sociales confondues, pour qui ce costume et ces rites nuptiaux représentent un élément central de la culture, de l’histoire, du vivre ensemble et du savoir-faire artisanal.

«Le fait que les mariées soient belles ce jour-là se reflète sur la communauté tout entière. Pour les Tlemcéniens, chaque mariage est le mariage de toute la ville, c’est leur manière de perpétuer leurs traditions», raconte Leyla Belkaïd, designer, chercheuse en anthropologie du costume et de la mode, ancienne directrice du Master de Management du luxe à la Haute Ecole de Gestion à Genève également, auteur de plusieurs livres, notamment sur les costumes d’Algérie.

La seconde victoire, inscrite en filigrane, c’est de voir accepté, pour la première fois, un ensemble vestimentaire sur cette liste du patrimoine culturel immatériel. Ce qui est évident pour les chants et les danses, ou même pour la gastronomie, ne l’est pas pour ce qui se rapporte à l’apparat. Même si certains éléments vestimentaires comme le Batik indonésien ou la dentelle d’Alençon ont déjà conquis leurs lettres de noblesse auprès de l’Unesco, le tissu ne fait pas partie du même registre discriminatoire.

«Lorsque nous avons envoyé notre projet sous sa première forme, se souvient Leyla Belkaïd, nous avons senti qu’il y avait un doute par rapport à la pertinence de ce type de forme culturelle. Trop «matériel», trop luxueux, trop ostentatoire… Les a priori sont nombreux. Mais si ces objets-là sont beaux, c’est avant tout parce qu’ils reflètent tout l’inconscient, l’imaginaire, la poésie, l’histoire, le parcours d’une communauté à travers le corps, qui est notre interface à la fois la plus intime et la plus parlante.»

Dans la trame d’un vêtement, c’est tout un paysage qui se donne à voir – géographique, humain, spirituel. On y ressent la cohérence et la magie de ce lien qui se met en place entre une production et un lieu, lorsqu’il façonne les mains et les regards des artisans. Tlemcen, là où les robes de mariée façon pièce montée en faux satin polyester made in China n’ont pas encore avalé les traditions.

«Si on prête attention à ce costume-ci, d’autres pays vont suivre, estime Leyla Belkaïd. C’est un signal qui démontre qu’une initiative de ce type est faisable, valide et pertinente. Il faudrait que les Indiens se préoccupent de protéger le sari, les Japonais le kimono, les Coréens le hanbok, les Sardes leurs costumes villageois, avant que la globalisation ne finisse par effacer irrémédiablement cette forme fragile de patrimoine.»

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06/12/2012

Addiction au tabac : nouvelles

les surlignages sont de moi 

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/12/06/bruxelles-passe-a-l-attaque-contre-le-tabac-a-sucer-suedois_1801089_3214.html

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Bruxelles passe à l'attaque contre le tabac à sucer suédois

LE MONDE | 06.12.2012 à 14h30 Par Olivier Truc - Stockholm, correspondance

Les rapports déjà compliqués entre la Suède et Bruxelles ne vont pas s'améliorer. La presse suédoise a fait état, mercredi 5 décembre, d'un projet de directive antitabac qui se traduirait par un durcissement de la position de la Commission européenne vis-à-vis du snus, une pâte de tabac à sucer consommée par de nombreux Suédois.

"Les hommes suédois sont ceux qui fument le moins dans l'UE et qui courent le moins de risques d'être frappés de maladies liées au tabagisme, plaide Johan Wredberg, porte-parole de Swedish Match, fabricant du produit, qu'il exporte en Norvège et aux Etats-Unis. 15 % des Suédois ont arrêté de fumer grâce au snus. Au lieu de l'interdire, l'Union européenne ferait mieux d'offrir aux fumeurs une alternative aux cigarettes."

En adhérant à l'UE en 1995, Stockholm avait obtenu une dérogation pour continuer à commercialiser sa pâte de tabac, assortie d'une interdiction de l'exporter dans le reste de l'UE. Principal fabriquant de snus, Swedish Match mène une campagne soutenue par le gouvernement suédois afin d'être autorisé à vendre son produit en Europe.

La Commission voudrait que les produits à base de tabac, snus ou chewing-gum, contiennent au moins 85 % de tabac. Le snus suédois en contient 50 % : les fabricants devraient ainsi augmenter la teneur en tabac. Dans le même esprit, Bruxelles voudrait également interdire les goûts de plantes ou de fruits, qui rendraient le snus plus attirant pour les jeunes consommateurs.

"Cela montre bien qu'ils ne sont pas contre les éventuels effets nocifs du snus, mais contre le produit en tant que tel", a déclaré Christoffer Fjellner, député européen conservateur suédois.

TROUS DANS LES GENCIVES

Les Suédois se sentent injustement traités, et la récente affaire John Dali a renforcé leur méfiance vis-à-vis de Bruxelles. Commissaire européen chargé de la consommation et de la santé, le Maltais John Dali a dû démissionner, à la mi-octobre, après avoir été mis en cause dans une enquête de l'Office européen de lutte antifraude : un homme d'affaires maltais aurait, en son nom, proposé à Swedish Match de changer la directive européenne en échange de 60 millions d'euros.

Mais tout le monde n'a pas, en Suède, une vision angélique du snus. Pour le professeur Gérard Dubois, président d'honneur de l'Alliance contre le tabac, "Les Suédois ont moins de fumeurs, mais plus de gens dépendants à la nicotine. Le snus est problématique, car il peut être une entrée dans le tabagisme, et il induit, en outre, une dépendance très forte à la nicotine."

Lorsque la Suède avait relancé son lobbying pro-snus après la prise de fonctions de l'actuelle Commission européenne, en février 2010, plusieurs responsables suédois avaient dénoncé le "mythe" selon lequel le snus sauverait les gens de la cigarette. Ils ont rappelé que le snus fait courir "un risque accru de cancer de l'oesophage et de l'estomac et d'accidents vasculaires cérébraux et autres maladies cardiovasculaires", sans compter les trous que creuse la pâte dans les gencives.

La directive sera à l'ordre du jour de la Commission dans les semaines à venir.

02/12/2012

La qualité de l'eau potable dans votre commune

communiqué:

Bonjour,
 
vous le savez, Anticor se bat pour la transparence démocratique. Dans certains domaines, on progresse petit à petit. Alors, même si le lien avec Anticor n'est pas des plus directs, saluons les initiatives qui vont dans le sens de cette transparence due aux citoyens. 
Le Ministère de la santé a mis en ligne il y a peu, sur son site, les résultats des contrôles sanitaires de la qualité de l'eau potable effectués par les agences régionales de santé, régulièrement mis à jour pour toutes les communes de France (celles qui n'y seraient pas encore doivent y être prochainement).
 
Vous pouvez vérifier pour votre propre commune la qualité de votre eau potable, vous pouvez cliquez sur la carte interactive en lien ci-dessous, puis cherchez votre commune dans la liste des communes de votre département :

 
En espérant que vous n'y découvrirez pas de mauvaises surprises, bien cordialement.
 
L'ÉQUIPE ANTICOR

01/12/2012

Rail : Contestation de la liaison Lyon-Turin

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/01/la-liaison-lyon-turin-de-plus-en-plus-contestee_1798743_3244.html

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La liaison Lyon-Turin de plus en plus contestée

LE MONDE | 01.12.2012 à 11h51 Par Rémi Barroux

La grogne monte contre la ligne ferroviaire Lyon-Turin, censée favoriser le ferroutage de part et d'autre des Alpes. Cette contestation qui s'étoffe ouvre, après l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, une nouvelle ligne de front entre les écologistes et le gouvernement. Car François Hollande et Jean-Marc Ayrault entendent mener à bien, coûte que coûte, les deux chantiers, inscrits dans la politique de transport et d'aménagement du territoire.

Le chef de l'Etat français et le président du conseil italien, Mario Monti, devraient réaffirmer, à l'occasion du sommet France-Italie qui se tient à Lyon lundi 3 décembre, l'intérêt du projet transalpin.

Le 28 novembre, lors du conseil des ministres, dans la continuité des engagements pris par Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Fillon, le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé un projet de loi "autorisant l'approbation de l'accord pour la réalisation et l'exploitation d'une nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin".

Les opposants – écologistes, associations de défense de l'environnement, agriculteurs et élus locaux – ont fait connaître leur détermination à bloquer le projet lors d'un "avant-sommet" qui s'est tenu vendredi et samedi à Lyon.

PLUS LONG QUE LE TUNNEL SOUS LA MANCHE

Le député européen José Bové, également très en pointe dans la bataille de Notre-Dame-des-Landes, et plusieurs élus d'Europe Ecologie-Les Verts devaient être présents.

Le Lyon-Turin est un chantier titanesque, plus long que le tunnel sous la Manche, et très complexe compte tenu du relief et de la géologie. Aujourd'hui, seuls 10 % des marchandises traversent les Alpes entre la France et l'Italie par le rail, contre 60 % en Suisse et 30 % en Autriche.

Les partisans du projet mettent donc en avant sa forte ambition environnementale qui permettra de réduire le trafic routier et ses nuisances. Tout en renforçant la sécurité.

Les "anti" qu'ils soient français, suisses ou italiens, tentent de fédérer leurs forces. Les Français devaient ainsi recevoir le soutien de leurs homologues italiens, plus virulents, qui comptent manifester lundi à Lyon et dont plusieurs militants étaient bloqués à la frontière samedi matin.

"SUSPICION DE CONFLIT D'INTÉRÊTS"

Globalement, ils réclament des mesures préalables, comme en Suisse, où le transport routier a été fortement taxé, et estiment que la ligne historique, celle qui passe par le tunnel du Mont-Cenis est suffisante pour assurer le fret, en forte diminution. Ils dénoncent "les désastres environnementaux", et plus précisément "les conflits d'intérêts et les rapports douteux" ainsi que les coûts "exorbitants " du futur tunnel.

Le député (UMP) de Savoie et maire d'Aix-les-Bains, Dominique Dord, a ainsi exprimé son doute sur "les informations officielles sur lesquelles nous fondons nos raisonnements et nos décisions", allant jusqu'à évoquer une "suspicion de conflit d'intérêts au sein même de la commission d'enquête" publique.

Lancé lors d'un sommet franco-italien en 1991, le projet est aussi un casse-tête financier. Le coût du tunnel dit "de base" entre l'Italie et la France, a été d'abord évalué à 8,5 milliards d'euros. Mais, selon la Cour des comptes qui a adressé, en août, à Jean-Marc Ayrault un référé sur le projet, les "coûts prévisionnels sont en forte augmentation".

L'estimation du coût global est passée de 12 milliards d'euros, en comptant les accès au tunnel côté français, à "26,1 milliards d'euros". Et de regretter que "d'autres solutions alternatives moins coûteuses ont été écartées sans avoir été explorées de façon approfondie".

IL FAUT AUSSI INVESTIR DANS LES TRAVAUX D'ACCÈS

L'Elysée et le gouvernement sont conscients du problème que représente le financement du projet, surtout en période de recherche d'économies. A Lyon, François Hollande devrait appeler l'Union européenne au secours et lui demander de maximiser son financement. Soit 50 % du coût des travaux préparatoires et 40 % des travaux définitifs. Rien de sûr. L'allocation de ces sommes dépend du futur budget européen 2014-2020, lui aussi soumis aux lois de la rigueur. Sans ces engagements, avance-t-on au gouvernement, "il sera impossible de conclure".

Outre le financement du tunnel lui-même, il faut aussi investir dans les travaux d'accès et la mise en cohérence du schéma de transport, notamment le contournement du Grand Lyon.

Des milliards d'euros qui reposeront sur l'Etat français et les collectivités territoriales. Si les partisans du projet, conscients du problème financier, veulent dissocier les deux étapes du projet Lyon-Turin, beaucoup reconnaissent qu'elles sont complémentaires et indispensables à la cohérence globale. Une partie des enquêtes d'utilité publique sur ces travaux "franco-français" est en cours.

Les opposants entendent bien batailler ferme à cette occasion. La mise en service du tunnel, prévue pour 2023, pourrait être repoussée à 2028-2029.

lire aussi sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/07/liaison-ferroviaire-fret-et-tgv-entre-lyon-et-turin-la-cour-des-comptes-s-invite-dans-le-debat_1786937_3234.html

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Liaison ferroviaire fret et TGV entre Lyon et Turin : la Cour des Comptes s'invite dans le débat

LE MONDE | 07.11.2012 à 11h37 • Mis à jour le 07.11.2012 à 15h30 Par Philippe Jacqué

A mesure que l'on se rapproche du sommet franco-italien du 3 décembre à Lyon, qui doit donner le top départ du projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin, via un nouveau tunnel de 57 km sous les Alpes à partir des quatre galeries déjà creusées, la tension monte.

Après la demande des Verts, fin octobre, d'un report sine die de ce chantier, les promoteurs et les opposants de la nouvelle ligne mixte fret et voyageurs (à grande vitesse à l'horizon 2035) se réunissaient mercredi 7 novembre.

 

Les pour se sont donné rendez-vous au Sénat pour un séminaire qui devrait en appeler au président de la République. Les contre se retrouvent pour leur part à Montluel dans l'Ain. Dans leur combat, ils peuvent désormais compter sur un nouvel allié : la Cour des comptes, qui est partie en croisade ces derniers mois contre tous les grands projets d'infrastructure coûteux.

"RISQUE DE SATURATION"

Dans un référé, un avis consultatif à destination du gouvernement rendu public lundi, les magistrats financiers regrettent le pilotage d'un projet, lancé officiellement en 2001 pour 2025, qui ne répond pas "aux exigences de rigueur nécessaires à une opération de cette ampleur et de cette complexité".

Pis, la Cour souligne le dérapage du coût prévisionnel du Lyon-Turin, qui est passé de 12 milliards d'euros en 2002, à 26,1 milliards d'euros, réévalués cette année.

L'institution de la rue Cambon estime également que "les prévisions de trafic établies dans les années 1990, qui envisageaient la poursuite d'une forte croissance, ont été fortement remises en cause depuis. Le risque de saturation des infrastructures existantes n'est aujourd'hui envisagé qu'à l'horizon 2035", rendant de fait le projet inutile...

Enfin, critique la Cour, "la mobilisation d'une part élevée de financements publics se révèle très difficile à mettre en oeuvre dans le contexte actuel". La Cour "dénonce les grossières sous-évaluations des coûts, les prévisions de trafic fantaisistes et surévaluées", assure la coordination contre le projet Lyon-Turin, qui exige la fin des travaux préparatoires déjà engagés.

Dans sa réponse aux magistrats, le premier ministre défend la pertinence du projet : "Même dans des perspectives de trafic dégradées, le besoin d'une infrastructure performante entre la France et l'Italie est avéré pour aboutir à un report modal substantiel." Des mesures sont d'ailleurs promises pour obliger les poids lourds à utiliser le nouveau tunnel ferroviaire, notamment ceux qui passent la frontière par Vintimille, à l'est de Nice.

NOUVEAUX AMÉNAGEMENTS

Jean-Marc Ayrault réfute, par ailleurs, tout dérapage financier excessif de ce projet qui fait l'objet d'un traité international avec l'Italie. Le coût du seul tunnel reliant la France à l'Italie est passé de 8 à 8,5 milliards d'euros en dix ans. Le reste du projet, notamment la partie italienne, a certes augmenté, du fait d'un changement de tracé, mais il sera à la charge de l'Italie.

En France, les accès aux tunnels sont évalués par Réseau ferré de France (RFF) à 11,4 milliards d'euros. Cette somme, qui sera dépensée par phase, inclut aussi de nouveaux aménagements ferroviaires pour le réseau rhône-alpin.

Quant au tunnel international, minimise Jacques Chiron, sénateur (PS) de l'Isère et l'un des promoteurs du Lyon-Turin, "le coût pour la France sera limité à 2 milliards d'euros". L'Italie contribuera à hauteur de 3 milliards, alors que la Commission européenne devrait s'engager sur les 3,5 milliards restants. L'Union européenne a, en effet, fait de cet axe européen est-ouest une priorité, complémentaire à l'axe nord-sud.

Après avoir longtemps buté sur une forte opposition locale, celle des No TAV notamment, l'Italie a depuis amendé son projet. Mieux, mi-octobre, le gouvernement de Mario Monti a inscrit, dans son budget triennal 2013-2015, 790 millions d'euros pour sa phase d'étude.

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sur le même sujet, lire sur MEDIAPART (demandez moi l'article si vous n'êtes pas abonné):

Lyon-Turin: l'énorme projet projet ferroviaire concentre toutes les critiques
PAR JADE LINDGAARD

Par quel mystère, en pleine disette d’argent public, la France et l’Italie s’apprêtent-elles à dépenser plusieurs milliards d’euros pour construire un tunnel dont l’utilité est contestée par les services de l’Etat ? Quête désespérée de croissance économique et d’emplois, assurance bureaucratique, pantouflage, conflits d’intérêt… comme un parfum de Notre-Dame-des-Landes.

Lire la suite

 

27/11/2012

Abandon de l'éthylotest obligatoire

lu sur :

http://www.lepoint.fr/auto-addict/securite/ethylotest-l-obligation-d-en-avoir-deux-dans-chaque-vehicule-sera-annulee-27-11-2012-1534032_657.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20121127 

"La très grande majorité des accidents est le fait de conducteurs qui savent être au-dessus de la limite légale." 

 

Le Point.fr - Publié le27/11/2012 à 09:15- Modifié le27/11/2012 à 12:35

Éthylotest : l'obligation d'en avoir deux dans chaque véhicule sera annulée 

Enfin une initiative de bon sens ? Le CNSR devrait recommander l'abandon d'une mesure controversée et largement incomprise. 

C'est une information qui devrait être confirmée rapidement, l'obligation de détention de deux éthylotests à bord de chaque véhicule sera annulée après avoir été soumise aux premiers travaux de la Commission nationale de sécurité routière (CNSR). Celle-ci, laissée en sommeil depuis 2008 par le précédent gouvernement, vient d'être réactivée par le gouvernement Ayrault sous la houlette du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

 
 

Elle se réunit pour la première fois ce matin et aura, à l'ordre de ses travaux prioritaires, l'examen du bien-fondé de cette mesure très controversée. "La mise en oeuvre de ces éthylotests est une question légitime", a dit Manuel Valls ce matin sur Europe 1. "Je veux continuer à combattre toutes les causes d'accidents et notamment l'alcoolémie au volant. J'ai remis en place la Commission nationale de sécurité routière sous la direction du sénateur Armand Jung, qui examinera le dossier, et je suivrai ses recommandations."

Depuis le printemps, date de son annonce, le feuilleton de l'éthylotest obligatoire a alimenté les conversations et les polémiques. Campé sur une mesure imaginée sous l'ancien quinquennat, la sécurité routière semblait déterminée à imposer coûte que coûte (voir notre article) une mesure tout d'abord reportée de six mois afin que les usagers puissent s'équiper face à une pénurie qui guettait. Un investissement significatif, évalué à 10 euros dans un premier temps puis à deux ou trois euros par ballon, mais largement incompris par les usagers.

 Ce sont les associations elles-mêmes qui sont montées au créneau, que ce soient celles représentant les automobilistes ou, et c'est plus surprenant, celles défendant les victimes de la route. Chantal Perrichon, de la Ligue contre la violence routière, a résumé ce matin sur Europe 1 toutes les raisons qui militent contre cet éthylotest. "Ils sont inutiles, a-t-elle dit, car 80 % des accidents sous alcoolémie sont le fait de taux supérieurs à 1,2 gramme. Ils sont fragiles, sensibles à la chaleur et au froid, dangereux en cas de projections d'un tube cassé et difficiles à recycler. Enfin, depuis 2002, le Comité interministériel de sécurité routière a recommandé aux forces de l'ordre de ne plus l'utiliser en raison de leur manque de fiabilité."

Un véritable réquisitoire de la part d'une personnalité qui n'est pas suspecte de complicité avec les chauffards. Malgré ces arguments, entonnés de la même façon par d'autres associations unanimes, la sécurité routière voulait s'entêter dans cette démarche, considérant qu'elle a au moins un atout pédagogique pour ceux qui sont tentés de prendre le volant. Un faux argument, selon Auto-Addict, car si un conducteur prend malgré tout la route, ce risque consenti ne vaudra pas de vérifier son alcoolémie afin de ne pas aggraver son cas lors d'un éventuel contrôle de police.

De plus, compte tenu de l'imprécision des ballons, dont la mesure positive nécessite un autre contrôle avec un éthylomètre électronique plus précis, voire une prise de sang en cas de contestation ou d'accident, on peut se demander à quoi sert vraiment cette obligation, si ce n'est à alimenter un commerce supplémentaire. La Ligue de défense des conducteurs (LDC) avait décidé de lancer une pétition, "Non aux éthylotests obligatoires" , dénonçant l'utilisation de la sécurité routière par l'État comme moyen de monter un marché lucratif.

"Il faut rappeler que ce sont les fabricants eux-mêmes qui ont donné un business clé en main à l'État, lui permettant à la fois de communiquer sur l'alcoolisme au volant et de créer une nouvelle amende de 11 euros. Pourtant, jusqu'ici, aucune étude n'a démontré l'utilité des éthylotests dans la diminution de l'alcoolisme au volant. Plusieurs associations avaient aussi relevé que "la présence de substances chimiques toxiques (dichromate de potassium, chrome III) crée un danger pour les enfants" qui joueraient avec. Enfin, selon Mme Perrichon, François Hollande, dans une lettre à l'association datée du 25 avril, avait émis des "réserves sur la fiabilité des éthylotests chimiques" et rappelé : "La très grande majorité des accidents est le fait de conducteurs qui savent être au-dessus de la limite légale."

L'ex-délégué interministériel à la Sécurité routière, Jean-Luc Nevache, avait estimé pour sa part que cette mesure, annoncée en novembre 2011 par Nicolas Sarkozy, pourrait sauver 500 vies.

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voir aussi :

13/2/2013

http://www.lepoint.fr/auto-addict/securite/ethylotests-et-radars-revirement-surprise-du-conseil-national-de-la-securite-routiere-12-02-2013-1626888_657.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130213

Éthylotests et radars _ le coup de théâtre du Conseil national de la sécurité routière | Auto-Addict.pdf

25/11/2012

Notre-Dame-des-Landes : l'historique du projet (qui date de 1967 !)

Voici un lien pour un historique intéressant sur le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes :

Notre-Dame-des-Landes : un projet de 1967 pour répondre aux défis de notre temps 

 

14/11/2012

Fumeurs et bronchites

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/11/13/et-si-cette-bronchite-etait-chronique_1789828_1651302.html

Et si cette bronchite était chronique ?

LE MONDE | 13.11.2012 à 13h15 • Mis à jour le 13.11.2012 à 17h30 Par Pascale Santi

Durant deux années, Brigitte Wieczorek s'est plainte d'essoufflement à son médecin généraliste. Cette femme, âgée de 52 ans, est atteinte de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Une maladie des poumons et des bronches caractérisée par une obstruction permanente de ces dernières. Brigitte Wieczorek est une ancienne fumeuse - de 20 à 30 cigarettes par jour pendant trente ans. Elle a commencé à fumer à 16 ans.

Fréquemment appelée bronchite du fumeur, la BPCO touche 3,5 millions de Français (environ 7,5 % des adultes de plus de 45 ans) et cause environ 16 500 décès par an. Les femmes sont de plus en plus concernées. Environ 100 000 patients vivent sous assistance respiratoire. Dans les pays industrialisés, cette maladie devrait être la cinquième cause de mortalité en 2030, prévoit l'Organisation mondiale pour la santé (OMS).

Lire aussi l'article de Pascale Santi L'activité physique en complément des médicaments

"La BPCO est sous-diagnostiquée, estime Claire Fuhrman, de l'Institut national de veille sanitaire (InVS). Ce terme est méconnu du public. Les termes de "bronchite chronique" et d'"emphysème" - une destruction plus ou moins étendue des alvéoles constituant les poumons - sont souvent employés pour la nommer." Un groupe de médecins avait cogité, il y a une dizaine d'années, pour trouver un autre nom... Jean-François Cordier, président de la Société de pneumologie de langue française, lançait déjà en mai 2001 un cri d'alarme dans Le Monde : "Portant un nom à rallonge, broncho-pneumopathie chronique obstructive, la BPCO sévit à bas bruit mais n'a jamais réussi à se faire connaître."

Cette maladie insidieuse rend parfois irascible. Nombre de patients n'acceptent pas "d'être continuellement sous apné", constate Alain Murez, président de la Fédération française des associations et amicales de malades, insuffisants ou handicapés respiratoires (Ffaair). "Lorsque l'on respire mal, c'est la panique. Une fois, en plongée, je suis resté bloqué dans une grotte. Cette maladie, c'est la même chose, on étouffe", témoigne René Paserot. Ce septuagénaire a passé six ans sans être diagnostiqué. Il s'est retrouvé aux urgences en 2009 pour une exacerbation (une poussée d'aggravation des symptômes habituels de la maladie). Ancien gros fumeur - deux paquets de Gitane par jour pendant quarante ans -, il est aujourd'hui sous oxygène en permanence.

Deux patients sur trois ne connaissent pas leur maladie

Le tabac est, dans 80 % des cas, la cause de cette maladie. L'arrêt de sa consommation est donc une priorité, quel que soit l'avancement du mal. L'exposition professionnelle est aussi un facteur de risque, de même que la pollution. "Le tabac est une cause tellement massive qu'il vaut mieux être non-fumeur dans un environnement très pollué qu'être fumeur dans un environnement très sain", détaille le docteur Yves Grillet, président de l'association BPCO et pneumologue à Valence (Drôme).

Pour faire connaître la maladie, l'association BPCO organise un colloque mardi 13 novembre, à l'occasion de la journée mondiale. "C'est une maladie assez traître", constate René Paserot.

"J'étais déjà malade mais je ne voulais pas le savoir", explique de son côté Urte André, qui souffrait de bronchite depuis une quinzaine d'années. Elle a été diagnostiquée BPCO en novembre après une embolie pulmonaire. Agée de 72 ans, elle a arrêté de fumer deux ans avant de tomber malade mais "les dégâts étaient faits".

"La maladie a été détectée onze ans trop tard, raconte Alain Murez. J'avais des bronchites à répétition, j'étais essoufflé, aucun médecin n'a jamais rien imaginé. Mon tort : Je ne fumais pas !" Son affection n'a été réellement diagnostiquée que lors d'une hospitalisation en urgence en 2005. Aujourd'hui, cet ancien directeur financier se déplace en permanence avec sa bouteille d'oxygène. Sa maladie est d'origine professionnelle.

Deux patients sur trois ne connaissent pas leur maladie. D'où l'importance d'un diagnostic précoce. Seule la mesure du souffle, avec au minimum une spirométrie complète et parfois des tests de marche de six minutes, permet d'établir le diagnostic et le degré de sévérité de la maladie. "Pourtant, rares sont les médecins à le faire", regrette le docteur Yves Grillet.

"Les manifestations de cette maladie ne sont pas spectaculaires et s'installent très progressivement et sournoisement, poursuit le spécialiste. Il n'y a pas, comme pour les maladies cardiaques, la crainte de survenue d'accidents graves et brutaux, ce qui est une erreur. De ce fait, le diagnostic est encore trop souvent établi trop tardivement."

Sur le Web Bpco-asso.com ; Bpco.ffaair.org ; Lesouffle.org ; bougeons-en-famille.com

 

Pascale Santi

23/10/2012

Les boissons énergisantes, la santé, le comportement

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Les Echos expliquent que l’Assemblée nationale débute aujourd’hui « l’examen du budget de la Sécurité sociale pour 2013 ».
Dans une interview accordée au quotidien, Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, affirme être « favorable à la taxation des boissons énergisantes ».
Elle souligne : « Ces boissons contiennent de puissants excitants, dont l’impact sur la santé fait actuellement l’objet d’une évaluation par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) à ma demande ».
Elle souligne que les jeunes mélangent ces boissons à des alcools forts. Selon elle, « dans notre pays, un jeune sur deux s’adonne à l’âge de 17 ans au ‘‘binge drinking’’. C’est préoccupant ».

Les Echos, 23/10

 

extrait des Échos :

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202341840312-marisol-touraine-le-gouvernement-est-favorable-a-la-taxation-des-boissons-energisantes-502889.php

Marisol Touraine : «Le gouvernement est favorable à la taxation des boissons énergisantes»

Par Vincent Collen | 22/10 | 21:00h
 
Alors que l'Assemblée nationale entame mardi après-midi l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013, la ministre de la Santé dévoile les arbitrages du gouvernement sur les amendements des députés. Marisol Touraine va proposer le remboursement intégral de la contraception pour les jeunes filles de 15 à 18 ans.
 
Les députés veulent instaurer une taxe sur les boissons énergisantes à base de taurine et de caféine. Elle serait de 50 centimes ou de 2 euros par litre. Y êtes-vous favorable?

Oui, je suis favorable au principe d'une taxe. Ces boissons contiennent de puissants excitants, dont l'impact sur la santé fait actuellement l'objet d'une évaluation par l'agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) à ma demande. Surtout, elles sont consommées par des jeunes, qui les mélangent à des alcools forts comme la vodka. Dans notre pays, un jeune sur deux s'adonne à l'âge de 17 ans au « binge drinking ». C'est préoccupant. 

Attention : les ados victimisés ont davantage d’idées suicidaires

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Selon une étude américaine, publiée dans une revue du JAMA, « la victimisation [harcèlement, rejet, violence, agression sexuelle] augmente les idées suicidaires chez les adolescents », souligne Le Quotidien du médecin.

L’enquête a été réalisée par l’équipe dirigée par le Dr Heather Turner, de l’université du New Hampshire, auprès de 1 186 jeunes âgés de 10 à 17 ans sur deux périodes (janvier-mai 2008 et janvier-novembre 2010). 

Le Quotidien du médecin, 23/10


extrait :

Harcèlement, rejet, violence, agression sexuelle

Les ados victimisés ont davantage d’idées suicidaires

Une étude américaine montre que la victimisation augmente les idées suicidaires chez les adolescents. Pour le Dr Nicolas Girardon, pédopsychiatre, le terme de victimisation peut correspondre au vécu subjectif de se sentir persécuté mais aussi, parfois, à une réalité objective de bouc-émissaire. Un mot d’ordre, quelle que soit le cas de figure, ne pas banaliser.

LES MÉDIAS SE SONT fait l’écho récemment du suicide de la jeune Amanda Todd, alors âgée de 15 ans, harcelée sur le net après avoir montré ses seins sur Facebook. Une étude publiée dans une revue du JAMA révèle que les adolescents victimisés rapportent davantage d’idées suicidaires. Près de 2,4 fois plus en cas de harcèlement par les pairs, 3,4 fois plus en cas d’agression sexuelle et 4,4 fois plus (…)

Le Quotidien du Médecin du 23/10/2012  (750 mots)

09/10/2012

Interdiction du bisphénol A : une question de bon sens

Dans mon enfance, il n'y avait pas de bisphénol A dans les emballages alimentaires.

Pourtant il y avait des bouteilles (en verre) pour les boissons, des emballages en papier ou en carton, des boîtes de conserve ... et pas de plastiques. 

Donc se passer des matières plastiques est possible pour l'alimentation !

voir : 

Matière plastique - Wikipédia

 ... La Seconde Guerre mondiale exacerba les besoins en matières premières ...

----------

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/09/27/meme-a-faible-dose-le-bisphenol-a-constitue-un-danger-pour-l-homme_1578307_3244.html

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Même à faible dose, le bisphénol A constitue un danger pour l'homme

LE MONDE | 27.09.2011 à 13h03 •

Mis à jour le 09.10.2012 à 11h16

Par Gilles van Kote

L'interdiction de fabrication et de commercialisation des biberons contenant du bisphénol A (BPA) dans l'ensemble de l'Union européenne depuis le 1er juin est loin d'avoir clos le dossier de ce perturbateur endocrinien. Les deux rapports rendus publics, mardi 27 septembre, par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) sont en effet catégoriques sur les dangers de ce produit de synthèse largement utilisé dans la fabrication des plastiques.

Le premier travail consistait à étudier la littérature scientifique existante afin de disposer d'une vision globale des effets sanitaires du BPA. Il conclut notamment à l'existence d'effets "avérés chez l'animal et suspectés chez l'homme, même à de faibles niveaux d'exposition". L'Anses considère dès lors "disposer de suffisamment d'éléments scientifiques" pour affirmer "que l'objectif prioritaire consiste à réduire les expositions au bisphénol A des populations les plus sensibles", c'est-à-dire les femmes enceintes ou allaitant ainsi que les enfants en bas âge.

La deuxième étude avait pour objectif de recenser les utilisations du BPA. "Près d'une soixantaine de secteurs d'activité potentiellement utilisateurs de bisphénol A en France ont été identifiés", indique l'Anses. La liste des produits susceptibles d'en contenir est impressionnante : emballages alimentaires, mais aussi lunettes et lentilles de contact, CD et DVD, câbles, mastics, adhésifs, électroménager, optiques de phare et pare-chocs, articles de sport, appareils médicaux, revêtements de sol, vernis et peintures, bateaux de plaisance, encres d'imprimerie, etc.

En 2010, l'Anses avait émis des recommandations visant notamment à réduire l'exposition au bisphénol A des populations les plus sensibles, à améliorer l'information des consommateurs par un étiquetage systématique et à rechercher des substituts au BPA.

Cette fois, il s'agissait d'effectuer l'analyse la plus complète possible des nombreuses publications scientifiques, "afin de les mettre en perspective et de tenter d'objectiver le paysage", selon les termes de Dominique Gombert, directeur de l'évaluation des risques à l'Anses.

Les experts ont retenu trois catégories d'effets "suspectés" sur la santé humaine, touchant à la fertilité féminine, aux pathologies cardiovasculaires et au diabète. Les effets "avérés" chez l'animal sont au nombre de sept, parmi lesquels l'avancement de l'âge de la puberté, l'augmentation de la survenue de kystes ovariens et de lésions sur la glande mammaire, l'altération de la production spermatique...

Le rapport conclut également à l'existence de "ces effets à des doses notablement inférieures aux doses de référence utilisées à des fins réglementaires, et plus particulièrement lors de certaines périodes de la vie (grossesse, périodes pré et postnatale)". Dès lors, la dose journalière admissible (DJA), fixée au niveau européen à 0,05 milligramme par kilo de poids corporel et par jour pour le bisphénol A, ne constituerait pas réellement un seuil de protection contre les effets du composé chimique.

Deuxième série de travaux

"A partir du moment où il existe des fenêtres de susceptibilité extrêmement fortes pour certaines populations sensibles, la notion de dose de référence a-t-elle encore un sens ? interroge M. Gombert. En tout cas, cela pose la question de l'exposition à la substance dans son ensemble."

L'Anses va transmettre "immédiatement" ses conclusions aux instances européennes "en vue d'examiner la pertinence d'une révision des doses de référence". La réaction de l'Autorité européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) sera particulièrement attendue : en septembre 2010, l'EFSA avait estimé qu'aucun élément scientifique ne rendait nécessaire d'abaisser la DJA pour le bisphénol A.

Par ailleurs, une deuxième série de travaux coordonnés par l'Anses est en cours afin d'étudier les mécanismes et voies d'exposition de la population au bisphénol A, sujet sur lequel "on est souvent confronté à un gros déficit de données", selon Dominique Gombert.

Leurs conclusions sont attendues pour le premier semestre 2012. L'agence a aussi lancé, le 26 septembre, un appel à contributions "afin de recueillir d'ici au 30 novembre des données scientifiques ou informations sur les produits de substitution (au BPA) disponibles" et de "s'assurer de leur innocuité".

04/10/2012

Désobéissance civique pour une Europe de gauche

À lire dans le Monde diplomatique de ce mois :

Pacte de stabilité, Marché commun, l’impossible réforme

Désobéissance civique pour une Europe de gauche

Après avoir ratifié le traité de Lisbonne — clone de la « Constitution européenne » rejetée lors d’un référendum en 2005 —, le Parlement français doit approuver, ce mois-ci, le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). La fronde de députés issus de la majorité présidentielle — dont les Verts — et la protestation populaire ont peu de chances d’empêcher une opération qui met les finances publiques sous tutelle (lire l’article ci-dessous). Pourtant, les voies d’une Europe progressiste existent. Voici l’une d’entre elles.

par Bernard Cassen, octobre 2012
Aperçu

Une Europe de gauche — c’est-à-dire réellement démocratique, sociale, solidaire et écologique, rompant radicalement avec les politiques libérales — est-elle possible ? On a de bonnes raisons de penser que M. François Hollande ne l’a jamais cru. Le 6 mai 1992, alors simple député, ne déclarait-il pas à la tribune de l’Assemblée nationale : « C’est parce que nous avons accepté la mondialisation que nous sommes aujourd’hui soumis à des contraintes monétaires, budgétaires, financières. Dès lors, le seul débat qui compte, c’est de savoir si nous acceptons les règles du capitalisme international ou si nous ne les acceptons pas. Si nous entrons dans le jeu de la mondialisation, alors ces contraintes financières, monétaires et, subsidiairement, européennes s’imposent » En d’autres termes, la construction européenne ne saurait être qu’un sous-ensemble de la mondialisation libérale.

Quand, vingt ans plus tard, celui qui est devenu président de la République promet de « réorienter » cette construction, il sait que ce n’est pas possible, sauf à la marge... La moindre velléité de « réorientation » se heurte en effet à tout le dispositif idéologique et institutionnel de l’Union européenne. Il ne s’agit pas seulement des traités qui instaurent la « concurrence libre et non faussée » comme principe organisateur de toutes les politiques. Il s’agit aussi de leur traduction concrète dans les dizaines de milliers de pages de l’« acquis communautaire » : directives, règlements, décisions. Les libéraux n’en font d’ailleurs pas mystère. Comme le reconnaît l’un des plus loquaces d’entre eux, M. Elie Cohen, administrateur du groupe PagesJaunes, d’Electricité de France - Energies nouvelles et de Steria. « l’appareillage d’ensemble des politiques de marché représente la contrainte que se sont fabriquée les pays membres de l’Union européenne, et plus particulièrement les nations latines (France, Espagne, Italie) pour réformer leurs politiques dans les secteurs protégés où le syndicalisme restait fort et où le consensus politique interdisait, de (...)

Taille de l’article complet : 2 395 mots.
Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique d’octobre 2012, actuellement en kiosques, et dans l’édition électronique.

Bernard Cassen

Professeur émérite de l’Institut d’études européennes de l’université Paris-VIII, secrétaire général de Mémoire des luttes.    

28/09/2012

Mercredi 10 octobre à Rambouillet ...

communiqué :

Le comité de soutien "BN for ever" vous invite à une soirée-débat avec

Merci de relayer l'info auprès de vos réseaux, dans vos structures, à toute personne susceptible d'être intéressée et n'hésitez pas à mettre l'information sur votre site internet/intranet. 
 

Très sincèrement,
Le comité de soutien "BN for Ever"

21/09/2012

La dangerosité des OGM (suite)

lu sur : http://www.bastamag.net/article2651.html

L’offensive de Monsanto pour décrédibiliser l’étude sur les OGM

La contre-attaque de Monsanto à l’étude sur les OGM de Gilles-Eric Séralini et du Criigen ne s’est pas faite attendre. C’est un courriel envoyé par un dirigeant de Monsanto, Jaime Costa, ingénieur agronome et directeur technique de Monsanto en Espagne. Il conseille à ses interlocuteurs d’aller consulter plusieurs réactions de scientifiques critiquant l’étude. Des scientifiques loin d’être indépendants...

Traduction de l’espagnol : « Objet : Au sujet des recherches indépendantes sur les OGM.

Sur cette page (lien), vous pouvez lire l’opinion de quelques scientifiques indépendants sur cette nouvelle publication qui n’a pas été revue par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) » [1].

Le courriel a été révélé par l’Observatoire européen des entreprises (CEO). Le lien préconisé par le cadre de Monsanto renvoie vers le site du Science Media Centre, basé à Londres et présenté comme une source d’informations indépendante. Le centre publie huit réactions de scientifiques. Tous rejettent l’étude du Criigen.

Se présentant comme une entreprise indépendante « qui travaille à promouvoir les opinions de la communauté scientifique au Royaume-Uni pour les médias », le Science Media Center est en réalité financé à 70 % par les grands noms de l’industrie de la biotechnologie. BASF, Bayer, Novartis, CropLife International sont autant de bailleurs de fonds de cette entreprise.

Malgré le conflit d’intérêt évident, l’opération semble bien fonctionner. Trois des huit experts mentionnés sur le Science Media Center ont été repris par l’agence de presse Reuters. C’est le cas de Tom Sanders, directeur du département des sciences nutritionnelles au King’s College de Londres, qui note que « cette race de rat est particulièrement sujette aux tumeurs mammaires lorsque les ingestions de nourriture ne sont pas contrôlées ».

Mais aussi de Mark Tester, professeur à l’université d’Adelaïde en Australie qui s’est étonné que les précédentes études n’aient pas soulevé les mêmes inquiétudes. « Si les effets sont aussi importants que rapporté et que l’étude est vraiment pertinente concernant l’homme, pourquoi les Nord-Américains ne tombent-ils pas comme des mouches ? » interroge t-il. « Les OGM font partie de la chaîne alimentaire depuis une décennie là-bas et la longévité continue de s’accroître inexorablement ».

Le groupe de lobby des biotechnologies Europabio a également publié un communiqué de presse citant ces mêmes experts et énumérant un ensemble d’arguments pour tenter de discréditer la recherche. Pour le CEO, ce n’est « probablement que le début des tentatives de l’industrie des biotechnologies pour miner la crédibilité de cette nouvelle étude ». L’équipe du Criigen répond à ces critiques sur le site du Nouvel Observateur.

Notes

[1] Le CEO précise avoir changé des éléments pour protéger la source.

20/09/2012

Molécules indésirables dans les eaux, toxicité des OGM

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Molécules indésirables dans les eaux

Dans son Hors-Série, Sciences et Avenir souligne que des « millions de molécules indésirables passent chaque jour dans les eaux usées puis traitées, composant des cocktails qui inquiètent les spécialistes ». Selon le Pr Yves Lévy, directeur du laboratoire de Santé publique – Environnement de l’université Paris-Sud, « aujourd’hui, la vraie question est : quel est le risque environnemental et sanitaire lié à ces mélanges de molécules ?»

(Sciences et Avenir, Hors-Série, 01/10)


Etude qui révèle la toxicité des OGM

Une équipe de chercheurs français, dirigée par le Pr Gilles-Eric Séralini, à l’université de Caen, et publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology, « démontre que des rats de laboratoire nourris aux OGM développent beaucoup plus de tumeurs que les autres [deux à trois fois plus], et meurent de façon nettement plus précoce », expliquent Aujourd’hui en France et Les Echos. L’étude, d’une durée de deux ans, a porté sur 200 rats, certains nourris avec du maïs OGM NK603 (traité avec l’herbicide de Monsanto, le Round up) et d’autres avec du maïs classique. Les résultats ont montré des « effets dommageables pour la santé, tels que des tumeurs mammaires et des troubles organiques des reins et du foie », ainsi qu’une surmortalité, soulignent Les Echos. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, indique dans Aujourd’hui en France que « si les résultats se confirment, alors on interdira ces OGM (…). C’est une décision [qui] se prendra au niveau européen » car « on passera du simple principe de précaution à un vrai problème de santé publique ». Il souligne avoir saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) afin qu’« elle réalise une expertise ».

(Aujourd’hui en France, Les Echos, 20/09)

La dangerosité des OGM (suite): l'article "Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize"

Et voici l'article en question :

"Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize"

étude OGM.pdf

18/09/2012

L'allaitement encore très largement déterminé par le niveau social des mères

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/09/18/la-pratique-de-l-allaitement-varie-fortement-en-fonction-du-niveau-social-de-meres_1761653_3224.html

L'allaitement encore très largement déterminé par le niveau social des mères

Le Monde.fr | 18.09.2012 à 09h16 • Mis à jour le 18.09.2012 à 11h37

Par Pascale Santi

L'allaitement reste encore très diversement pratiqué par les Françaises. Plus de deux tiers des nourrissons (69 %) sont allaités à la maternité (60 % de façon exclusive, et 9 % en association avec des formules lactées), mais ils ne sont plus que la moitié (54 %) à être allaités un mois plus tard, dont seulement 35 % de façon exclusive.

Tels sont les résultats de l'étude Epifane (Epidémiologie en France de l'alimentation et de l'état nutritionnel des enfants pendant leur première année de vie) publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), mardi 18 septembre.

L'étude est réalisée par l'Unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle (Usen) de l'InVS/Université Paris 13 auprès de 3 500 nourrissons nés entre le 16 janvier et le 5 avril 2012 dans 140 maternités. Au final, les résultats ont porté sur 2 936 mères. Jusqu'ici, les données étaient anciennes, notamment sur la durée de l'allaitement.

QUAND LE CONJOINT A UNE PERCEPTION POSITIVE DE LA FEMME QUI ALLAITE

Fait marquant, la mise au sein est proportionnelle au niveau d'études. Les femmes de niveau d'études inférieur ou égal au baccalauréat allaitent moins que celles de niveau supérieur. L'écart varie de 62 % à 74 % à la naissance, et de 44 % à 62 % à un mois. Les taux d'allaitement sont aussi plus élevés chez les femmes nées à l'étranger. Ils varient également à la hausse selon que les femmes sont plus âgées, mariées, qu'elles n'ont pas fumé pendant la grossesse, ont suivi des cours de préparation à l'accouchement. L'allaitement est également favorisé si la mère a eu un contact peau à peau avec son bébé dans l'heure suivant l'accouchement, et surtout si le conjoint a une perception positive de la femme qui allaite.

Ces chiffres ne sont guère élevés, quand on sait que la promotion de l'allaitement maternel figure parmi les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) et que les instances internationales, comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS), préconisent l'allaitement exclusif pendant les six premiers mois de l'enfant.

La France fait figure de mauvais élèves en Europe, le taux d'allaitement à la naissance atteignant 98 % en Norvège. Ce taux a toutefois beaucoup progressé dans l'Hexagone, puisque l'allaitement à la naissance n'était que de 37 % en 1972 et 53 % en 1998.

Les bénéfices de l'allaitement maternel ne sont plus à démontrer : il est plus que bénéfique à la santé de l'enfant, notamment pour la prévention des allergies et des infections gastro-intestinales, respiratoires et oto-rhino-laryngologiques, indique le BEH. Pour les mères, les suites de couches sont facilitées, avec un moindre risque d'infections et d'hémorragies du post-partum. De même, l'allaitement serait protecteur des risques de cancer du sein pour la mère et de diabète et d'obésité chez l'enfant. Cependant, note la revue, "l'utilisation des formules lactées reste, dans un pays développé comme la France, une alternative tout à fait acceptable pour la santé des enfants".

CIBLER LES "GROUPES À RISQUES"

Conclusion de l'étude : "Des efforts importants en matière de promotion de l'allaitement maternel sont donc nécessaires en France", en tenant compte des facteurs démographiques et sociaux. En clair : il faut cibler les "groupes à risques" que sont les jeunes mères et celles de faible niveau d'éducation. Il est aussi recommandé de donner des informations pendant la grossesse, à la naissance et lors du post-partum.

L'allaitement est une question qui taraude nombre de jeunes mères. Si certaines sont sûres de leur choix, elles restent nombreuses à s'interroger avec, souvent, un sentiment de culpabilité de celles qui ne souhaitent pas donner le sein.

Les résultats complets de l'étude Epifane sont prévus pour le second semestre 2013. Ils porteront sur l'alimentation des bébés pendant leur première année de vie, qu'il s'agisse d'allaitement maternel, de laits pour bébés (type, durée, quantités utilisées) ou de la diversification des aliments.

Pascale Santi

L'allaitement encore très largement déterminé par le niveau social des mères

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/09/18/la-pratique-de-l-allaitement-varie-fortement-en-fonction-du-niveau-social-de-meres_1761653_3224.html

L'allaitement encore très largement déterminé par le niveau social des mères

Le Monde.fr | 18.09.2012 à 09h16 • Mis à jour le 18.09.2012 à 11h37

Par Pascale Santi

L'allaitement reste encore très diversement pratiqué par les Françaises. Plus de deux tiers des nourrissons (69 %) sont allaités à la maternité (60 % de façon exclusive, et 9 % en association avec des formules lactées), mais ils ne sont plus que la moitié (54 %) à être allaités un mois plus tard, dont seulement 35 % de façon exclusive.

Tels sont les résultats de l'étude Epifane (Epidémiologie en France de l'alimentation et de l'état nutritionnel des enfants pendant leur première année de vie) publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), mardi 18 septembre.

L'étude est réalisée par l'Unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle (Usen) de l'InVS/Université Paris 13 auprès de 3 500 nourrissons nés entre le 16 janvier et le 5 avril 2012 dans 140 maternités. Au final, les résultats ont porté sur 2 936 mères. Jusqu'ici, les données étaient anciennes, notamment sur la durée de l'allaitement.

QUAND LE CONJOINT A UNE PERCEPTION POSITIVE DE LA FEMME QUI ALLAITE

Fait marquant, la mise au sein est proportionnelle au niveau d'études. Les femmes de niveau d'études inférieur ou égal au baccalauréat allaitent moins que celles de niveau supérieur. L'écart varie de 62 % à 74 % à la naissance, et de 44 % à 62 % à un mois. Les taux d'allaitement sont aussi plus élevés chez les femmes nées à l'étranger. Ils varient également à la hausse selon que les femmes sont plus âgées, mariées, qu'elles n'ont pas fumé pendant la grossesse, ont suivi des cours de préparation à l'accouchement. L'allaitement est également favorisé si la mère a eu un contact peau à peau avec son bébé dans l'heure suivant l'accouchement, et surtout si le conjoint a une perception positive de la femme qui allaite.

Ces chiffres ne sont guère élevés, quand on sait que la promotion de l'allaitement maternel figure parmi les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) et que les instances internationales, comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS), préconisent l'allaitement exclusif pendant les six premiers mois de l'enfant.

La France fait figure de mauvais élèves en Europe, le taux d'allaitement à la naissance atteignant 98 % en Norvège. Ce taux a toutefois beaucoup progressé dans l'Hexagone, puisque l'allaitement à la naissance n'était que de 37 % en 1972 et 53 % en 1998.

Les bénéfices de l'allaitement maternel ne sont plus à démontrer : il est plus que bénéfique à la santé de l'enfant, notamment pour la prévention des allergies et des infections gastro-intestinales, respiratoires et oto-rhino-laryngologiques, indique le BEH. Pour les mères, les suites de couches sont facilitées, avec un moindre risque d'infections et d'hémorragies du post-partum. De même, l'allaitement serait protecteur des risques de cancer du sein pour la mère et de diabète et d'obésité chez l'enfant. Cependant, note la revue, "l'utilisation des formules lactées reste, dans un pays développé comme la France, une alternative tout à fait acceptable pour la santé des enfants".

CIBLER LES "GROUPES À RISQUES"

Conclusion de l'étude : "Des efforts importants en matière de promotion de l'allaitement maternel sont donc nécessaires en France", en tenant compte des facteurs démographiques et sociaux. En clair : il faut cibler les "groupes à risques" que sont les jeunes mères et celles de faible niveau d'éducation. Il est aussi recommandé de donner des informations pendant la grossesse, à la naissance et lors du post-partum.

L'allaitement est une question qui taraude nombre de jeunes mères. Si certaines sont sûres de leur choix, elles restent nombreuses à s'interroger avec, souvent, un sentiment de culpabilité de celles qui ne souhaitent pas donner le sein.

Les résultats complets de l'étude Epifane sont prévus pour le second semestre 2013. Ils porteront sur l'alimentation des bébés pendant leur première année de vie, qu'il s'agisse d'allaitement maternel, de laits pour bébés (type, durée, quantités utilisées) ou de la diversification des aliments.

Pascale Santi

17/09/2012

Pour une journée d'action tous les mois contre l'EUROPE NÉOLIBÉRALE

À la suite de la décision de la Cours européenne de justice autorisant les OGM (*), il est temps de réagir contre cette Europe de la "concurrence libre et non faussée" !

Proposition pour une journée d'action tous les mois contre l'Europe néolibérale :

- tous les premiers mardis du mois, retirez de votre banque l'argent nécessaire à vos dépenses mensuelles et PAYEZ TOUT EN LIQUIDE.


Faites passer la proposition à vos amis, votre entourage, vos réseaux, etc ...


(*) voir :

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à...