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21/02/2015

As du créneau ...

Qui dit mieux ?

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13:24 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

14/10/2011

Les humains il y a 100 000 ans

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/une-trousse-de-maquillage-de-100-000-ans-13-10-2011-1384250_59.php

Une trousse de maquillage de 100 000 ans

Par

Découverte dans une grotte sud-africaine, c'est un des plus anciens témoignages technologiques de l'âge de pierre.

La découverte a été gardée secrète durant trois ans. Aujourd'hui, c'est le jour de gloire pour le paléoanthropologue sud-africain Christopher Henshilwood (université de Witwatersrand, Johannesburg) qui révèle dans le magazine Science avoir trouvé le plus ancien atelier de fabrication de pigment ocre au monde. Il y a cent mille ans, soit 60 000 ans avant l'arrivée de l'homme en Europe, des Homo sapiens habitant la grotte de Blombos, près de la ville du Cap, utilisaient une teinture ocrée, produite au moyen d'une technologie sophistiquée. Après un très minutieux travail d'exhumation, l'équipe sud-africaine a dégagé deux kits. Ils comprenaient des coquilles d'abalones (haliotides) présentant encore les traces d'un liquide riche en ocre, des pierres en quartzite ayant visiblement servi à réduire le pigment en fine poudre, des fragments d'os d'animaux, du charbon de bois et des pierres servant de marteaux. Tous ces objets ont été retrouvés dans une couche de sable qui les a parfaitement conservés.

Reste à imaginer l'utilisation de cette peinture. On pense immédiatement à des décorations sur le corps, mais ce n'est qu'une hypothèse parmi d'autres. Nous avons interrogé Francesco d'Errico (CNRS), patron de l'équipe "Préhistoire, paléoenvironnement, patrimoine" à l'université de Bordeaux I. Il est d'autant plus à même de répondre à cette question que c'est à lui que Christopher Henshilwood a confié l'analyse du pigment. À lui et au Centre de recherche et de restauration des Musées de France. "Il est difficile d'émettre une hypothèse sur l'usage de cette préparation. Nous n'avons pas trouvé de traces de résine ou de cire, ce qui écarte, a priori, une utilisation comme mastic pour emmancher des outils. En revanche, la présence d'os spongieux écrasés et portant des traces de chauffe fait penser que de la moelle liquéfiée a pu être ajoutée à la préparation. Les coquillages laissent voir une ligne de dessiccation, indiquant que celle-ci était plus liquide que pâteuse. Sans doute de l'eau ou même de l'urine ont pu servir de diluant. Ce pigment a bien sûr pu être utilisé comme peinture corporelle à titre symbolique ou pratique (protection contre le soleil par exemple) ou pour un mélange des deux. Mais il a pu aussi servir à couvrir des peaux animales pour les décorer ou les tanner. Un usage pour réaliser des peintures rupestres ne doit pas être écarté."

Perles et parures

Christopher Henshilwood est bien sûr très fier de sa découverte. "Elle représente un repère important dans l'évolution de la cognition humaine dans la mesure où elle montre que ces hommes possédaient l'habileté conceptuelle de se procurer, de mélanger et de stocker des substances qu'il serait ensuite possible d'utiliser pour améliorer leurs pratiques sociales." Si, effectivement, il s'agit de la première découverte d'un atelier complet de fabrication de pigments, on disposait déjà de preuves matérielles indiquant que les Homo sapiens, mais aussi d'autres hommes de la branche Homo, se servaient de matières colorées. "On a retrouvé des traces d'utilisation de pigment datant de 200 000 à 250 000 ans, mais elles sont contestées par certains et mal documentées. En revanche, des fragments d'oxyde de fer volontairement modifiés ont été collectés en Afrique dans des couches datées de 160 000 ans. Enfin, n'oublions pas qu'en Europe les néandertaliens utilisaient souvent un pigment noir, voilà 40 000 à 60 000 ans", note Francesco d'Errico.

Déjà, il y a quelques années, l'équipe d'Henshilwood avait relevé dans la même grotte de Blombos de minuscules perles façonnées dans la coquille de gastéropodes marins ayant certainement servi à faire des colliers ou des bracelets. D'après Francesco d'Errico, la nature des trous percés dans ces perles excluait tout percement naturel. Ces premiers bijoux ont été datés de 75 000 ans, ce qui constitue un autre record. Et cette fois-ci, pas d'ambiguïté, ces colliers ou bracelets servaient bien de parures. Le façonnage de pigments comme des bijoux indiquerait que l'homme moderne aurait développé des relations sociales basées sur l'utilisation de symboles bien plus tôt qu'on ne l'imaginait jusqu'ici. Ces parures corporelles lui auraient permis d'affirmer son identité et de se différencier des populations voisines. Bref, les découvertes de Blombos confirment le développement des capacités cognitives de l'homme depuis plusieurs centaines de milliers d'années. C'est-à-dire très tôt dans l'histoire de l'humanité. 

02/06/2011

Pour passer le temps

lu sur :

http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2011/05/laffaire-des-cartes-postales-des-seins-suite.html#more

Blog Les 400 culs 31 mai 15h25

L'affaire des cartes postales de seins, la suite

Est-il possible d’envoyer une carte postale à caractère érotique sans se retrouver en garde à vue, puis inculpé d'atteinte à la dignité humaine? Le détournement de courrier est illégal en France. Et pourtant… 

07/04/2011

L'artiste que Pékin veut réduire à néant

lu sur :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/04/07/l-artiste-que-pekin-veut-reduire-a-neant_1504322_3216.html

L'artiste que Pékin veut réduire à néant

LEMONDE | 07.04.11 | 14h12  •  Mis à jour le 07.04.11 | 14h12

C'est la veille des congés de Qingming, la Fête des morts, que l'artiste Ai Weiwei a "disparu" : en partance pour Hongkong, il a été emmené à l'aéroport de Pékin par des officiers de l'immigration. Sa femme et ses équipes sont sans nouvelles de lui. L'avocat Liu Xiaoyuan n'en sait pas plus.

Malgré l'indignation qu'a suscitée à travers le monde l'arrestation supposée du pape de l'avant-garde chinoise, aucune information n'est encore venue la confirmer ni l'infirmer. Jusqu'à cet éditorial du Huangqiu Shibao, publié trois jours plus tard, le 6 avril au matin : Ai Weiwei est un "franc-tireur de la société chinoise", qui "fait des choses que les autres n'osent pas faire", "il s'est approché de la ligne rouge de la loi chinoise", et "s'il continue comme ça, il va inévitablement franchir cette ligne un jour", prévient l'article.

En 2009, Ai Weiwei avait commémoré Qingming à sa manière. Le jour du nettoyage des tombes fut consacré aux victimes du tremblement de terre du Sichuan, vieux de moins d'un an. Mais les parents des enfants morts sous les décombres de leurs écoles qui avaient été très mal bâties furent astreints à un deuil encadré, de crainte qu'ils ne manifestent. L'artiste avait lancé, en ligne, un journal d'enquête citoyen, pour rassembler les noms des écoliers morts. Sur son blog, chaque enfant identifié fut symbolisé par une bougie.

La quête de ces noms fut mouvementée : ses équipes de bénévoles furent souvent maltraitées, parfois brutalisées. Les noms étaient, leur dit-on, un secret d'Etat. De ce travail sur la responsabilité et la mémoire, dont les archives numériques ont probablement été confisquées par la police dimanche, quand celle-ci a saisi tout le matériel informatique de l'artiste, Ai Weiwei avait déjà tiré plusieurs performances artistiques marquantes. Ainsi, les internautes furent invités à prononcer à haute voix un nom de victime et à envoyer le fichier son à l'artiste, qui en fit un émouvant mémorial sonore, sur Internet, le jour d'anniversaire du séisme.

A Munich, quelques mois plus tard, il recouvrit toute la façade du Musée Haus der Kunst de sacs d'écoliers, détachant en idéogrammes chinois la phrase prononcée par une mère en pleurs : "Elle a vécu heureuse, en ce monde, pendant sept ans."

Cette année-là, son blog, qui rassemble alors des dizaines de millions de pages vues, "disparaît" du monde virtuel, signe que le "franc-tireur" n'est plus très loin de la "ligne rouge". Son nom est banni de la presse chinoise. La censure s'obstine et extirpe toute référence positive à l'artiste : quand, le 21 février 2011, le portail Sina organise un vote pour élire l'artiste de l'année 2010, Ai Weiwei arrive en tête... L'après-midi même, son portrait est effacé.

Cette négation de son travail et de son être, l'exil digital qui lui est imposé - il ouvrira un blog à l'étranger - sont lourds de sens pour un artiste dont l'oeuvre donne une si grande place à la mémoire et à l'Histoire. Dans les années 1990, Ai Weiwei s'est fait connaître par les meubles chinois anciens qu'il remembre, selon les techniques d'époque, dans des postures incongrues. Ces vases ou ces poutres antiques qu'il repeint ou pulvérise : un processus de destruction et de recréation qu'il veut respectueux de la cohérence de l'objet, par opposition aux destructions irrationnelles de la révolution culturelle.

"Sunflower Seeds", l'exposition d'Ai Weiwei, qui dure jusqu'en mai à la Tate Modernà Londres, déroule devant le visiteur cent millions de graines de tournesol en porcelaine, ce dénominateur commun de la pauvreté, et ultime résidu de lien social, dans les pires moments de dénuement économique et humain de l'histoire chinoise, explique-t-il dans le précieux documentaire que la BBC lui a consacré. On peut voir aussi, chez ce metteur en scène de la démesure statistique, une réflexion sur l'individualité et la production de masse dans la Chine d'aujourd'hui. A moins de faire de ces fèves factices, peintes à la main par plus d'un millier d'ouvriers, les pathétiques fossiles de ces tournesols dont la propagande truffait les portraits de Mao, parce qu'ils se tournaient naturellement vers le soleil, comme le peuple vers leGrand Timonier.

Dépositaire des combats de son père, le poète Ai Qing, contre l'injustice, Ai Weiwei fut déjà le témoin d'une tentative d'anéantissement culturel : interdit d'écrire, Ai Qing doit du matin au soir, pendant cinq ans, nettoyer toutes les latrines d'un village du Xinjiang, où la famille a été exilée et vit dans un trou. Leur réhabilitation, comme si de rien n'était, à la mort de Mao, en 1976, remplit Ai Weiwei d'un étrange malaise. Il part pour New York, avec la ferme attention de ne plus remettre un pied en Chine, mais revient en 1993 au chevet d'Ai Qing, malade. Son engagement actuel est "un devoir, une mission, une évidence", nous a-t-il expliqué, en juin 2009, lors d'une interview.

Malgré ses audaces, Ai Weiwei fit longtemps figure d'intouchable. En s'y attaquant, le dragon chinois prend un risque : mardi, sur le site de microblogs chinois Weibo, des centaines d'usagers remplaçaient leur photo par celle d'Ai Weiwei - avant d'être contrés par la police du Net. L'éditorial moralisateur du Huangqiu Shibao, vague et incohérent, intitulé "La loi ne doit pas céder devant les francs-tireurs", a provoqué un tollé. Gare aux artistes, surtout à ceux qui ont de la mémoire...


brice@gol.comBrice Pedroletti

18/08/2010

Cet été, faites du tourisme en France

du tourisme culturel

lu sur :

http://www.lemonde.fr/depeches/2010/08/18/des-statuettes-en-forme-de-preservatif-fleurissent-a-condom-gers_3246_88_43194222.html

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Des statuettes en forme de préservatif fleurissent à Condom (Gers)

 

Des statuettes en forme de préservatif représentant le pape Benoît XVI, Sherlock Holmes ou un Gascon et sa baguette de pain ont fait leur apparition dans un atelier de céramique du petit bourg du Gers, Condom, un nom évocateur car il signifie "préservatif" en anglais.

"A la base c'est un préservatif", explique leur créatrice, Claudine Garcia, au milieu de ses petites statuettes pouvant atteindre 20 cm de haut et épousant la forme caractéristique de la capote anglaise, surmontée de son petit réservoir. Des "accessoires" suggérant les organes sexuels masculins "viennent parfois s'y ajouter, ou éventuellement une bulle qui fait parler le personnage", s'amuse-t-elle: les maracas pour un Mexicain, une carotte pour Jean-Pierre Coffe, ou un préservatif en forme d'os pour Henri IV, qui aurait dit "Jusqu'à 40 ans j'ai cru que c'était un os".

Dans son atelier, où Claudine façonne ses oeuvres, l'imagination est débridée et seules deux règles tiennent : "Il y a toujours une suggestion au niveau sexuel" et "il faut y aller sur le ton de l'humour", précise-t-elle. Benoît XVI, qui combat l'utilisation des moyens de contraception, se retrouve avec un doigt affublé du célèbre bout de caoutchouc, signifiant qu'il a mis "le préservatif à l'index", s'amuse Claudine. Une figurine représente Sherlock Holmes fumant sa bouffarde et portant l'inscription "La cigarette tue, la pipe détend". Un Anglais s'écrie "Oh mon Gode", Baudelaire porte un bouquet de "fleurs du mâle" et un homo erectus, un gourdin impressionnant.

Dans le bourg, à quelques rues de là, une petite exposition présente "Le préservatif, de l'origine à nos jours". Un musée sur le "condom" avait été envisagé... mais le projet a "capoté", confie sans rire la responsable du centre culturel, Mme Annie Diemert.

16:27 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tourisme, culture, art