Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


11/04/2013

Boycottez les éthylotests ! (suite 2)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/08/les-ethylotests-au-c-ur-du-debat-sur-la-securite-routiere_1813962_3224.html

Les éthylotests au cœur du débat sur la sécurité routière

LE MONDE | 08.01.2013 à 10h47 • Mis à jour le 08.01.2013 à 14h03

Par Rafaële Rivais

Faut-il maintenir l'obligation de détenir un éthylotest dans son véhicule ? Cette question sera au coeur des travaux de la commission "alcool, vitesse et stupéfiants" du Conseil national de la sécurité routière (CNSR), qui se réunira pour la première fois, mercredi 9 janvier, à la Défense (Hauts-de-Seine). La mesure, entrée en vigueur en juillet 2012, avait été décidée par le président Nicolas Sarkozy, en novembre 2011 : il entendait lutter contre l'alcool au volant, à l'origine d'un tiers des accidents mortels.

Pour certains, comme Armand Jung, le président du CNSR, cet auto-dépistage permet, en cas de doute, de renoncer à prendre le volant. Mais la Ligue contre la violence routière conteste son bien-fondé : "80 % des accidents mortels liés à l'alcool ont lieu avec une alcoolémie supérieure à 1,2 gramme, soit l'équivalent de dix verres. Les personnes savaient qu'elles ne devaient pas conduire", rappelle sa présidente, Chantal Perrichon. Elle réclame "une véritable politique de lutte contre le lobby alcoolier", et non un "gadget".

La fiabilité des éthylotests est, en outre, de plus en plus contestée. Un décret du 28 février 2012 prévoit que les éthylotests doivent disposer soit d'une certification "NF", prouvant qu'ils sont conformes à la norme française X20702, soit d'un marquage du fabricant déclarant sa conformité à cette norme.

"DISQUALIFIÉ"

L'accidentologue Claude Got, qui devrait faire partie des experts du CNSR, estime que la norme n'est "pas assez précise", et que la procédure employée par le Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE) pour tester la conformité des appareils à cette norme n'est "pas assez exigeante". "Le LNE ne teste pas le changement de couleur au seuil légal de 0,25 mg par litre d'air expiré, mais seulement aux seuils de 0,17 mg ou 0,30 mg", explique-t-il. En outre, il faudrait que les techniciens examinent les appareils en laboratoire, mais aussi "dans les conditions du terrain".

Deux associations de consommateurs viennent de confirmer que les éthylotests disposant de la certification "NF" du LNE ne sont pas fiables. L'UFC-Que choisir attribue à l'éthylotest de Contralco la note de 12,1 sur 20, bien qu'il donne satisfaction aux températures recommandées par le fabriquant, de 10 à 40 degrés. "Nous faisons les tests en fonction des usages réels", rappelle le magazine, dans son édition de janvier. "Or, à -5 degrés, l'éthylotest ne réagit plus, le froid inhibant le réactif."

De même, 60 millions de consommateurs ne lui décerne qu'un 13/20 après avoir constaté deux surévaluations de la dose d'alcool, et dû mettre à l'écart certains échantillons qui présentaient un défaut. Quant à l'éthylotest de Redline, Que choisir lui attribue la mauvaise note d'1,5 sur 20 et 60 millions le juge "disqualifié", avec six "faux négatifs", incitant à prendre le volant, sur 50 essais. "Avant de prendre la décision d'imposer les éthylotests, il aurait fallu évaluer leur fiabilité, en faisant des doubles contrôles, avec éthylotest puis éthylomètre", indique M. Got.

156 INCIDENTS

Les éthylotests ont d'autres détracteurs, comme l'association Robin des bois qui, en juillet 2012, a réclamé leur recyclage, parce qu'ils contiennent du dichromate de potassium, substance cancérigène, mutagène et toxique pour la reproduction. Entre le 1er janvier 1999 et le 10 juin 2012, les centres antipoison ont enregistré 156 incidents liés à des éthylotests chimiques – irritation des muqueuses digestives, problèmes oculaires...

En revanche, Contralco, l'entreprise de l'Hérault devenue le leader mondial de l'éthylotest à usage unique, a déjà protesté, dans une lettre ouverte aux élus de ce département, contre l'"absence de continuité de l'Etat". Elle assure que le retrait du décret mettrait en danger des emplois, ainsi qu'un programme d'investissement de 3,7 millions d'euros pour 2013.

La piste d'une interdiction totale de l'alcool au volant pour les jeunes de moins de 25 ans pourrait aussi être examinée, en lien avec la commission "jeunes et éducation routière". En 2001, la Commission européenne a recommandé de réduire à 0,2 gramme par litre de sang le seuil d'alcoolémie des jeunes conducteurs, pendant les trois années qui suivent l'obtention de leur permis.

A titre personnel, le président du CNSR, M. Jung n'y est pas favorable : "Les spécialistes constatent qu'il y a très peu d'accidents corporels ou mortels liés à un taux d'alcoolémie inférieur à 0,5 g." En outre, "il est très difficile d'avoir un degré zéro d'alcool", précise-t-il. "Il suffit d'avoir mangé des fruits ou bu certains sirops pour être positif."

Rafaële Rivais

-----------

voir aussi :

http://lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/2013/01/02/boycottez-les-ethylotests-suite.html

Boycottez les éthylotests ! (suite) : lebloglibredemonquartier

28/02/2013

Pollution de l'air en France : conséquences sur les enfants

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/06/pollution-une-etude-montre-un-effet-des-particules-sur-le-poids-des-nouveau-nes_1827695_3244.html

Pollution : une étude montre un effet des particules sur le poids des nouveaux nés

LE MONDE | 06.02.2013 à 13h27 • Mis à jour le 11.02.2013 à 10h43

Par Stéphane Foucart

Un élément de preuve décisif indique que les femmes enceintes les plus exposées aux particules fines de la pollution atmosphérique présentent un risque plus élevé d'accoucher d'un bébé dont le poids sera inférieur à 2,5 kg après une grossesse menée à terme. Cette insuffisance, qui touche environ 2 % des enfants, est associée à une probabilité plus forte de troubles ultérieurs.

La revue Environmental Health Perspectives (*) (EHP) publie, mercredi 6 février, la plus vaste étude internationale menée à ce jour sur le sujet. Ces travaux, coordonnés par Tracey Woodruf (université de Californie à San Francisco) et Jennifer Parker (National Center for Health Statistics), ont consisté en l'analyse de trois millions de naissances, recensées dans quatorze centres urbains répartis en Amérique du Nord et du Sud, en Europe, en Australie et en Asie.

"Le résultat est conforme à de précédentes études qui suggéraient un tel lien", explique Rémy Slama, responsable de l'équipe d'épidémiologie environnementale de l'Institut Albert-Bonniot (INSERM et université Joseph-Fourier de Grenoble) et coauteur de ces travaux. "Une méta-analyse comme celle-ci permet d'éviter les biais, en particulier les biais de publication" – une étude qui met en évidence un lien ayant plus de chances d'être publiée que celles qui n'en trouvent pas...

Les auteurs montrent que l'exposition moyenne à 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3) de particules de diamètre inférieur à 10 microns (ou PM10), sur toute la grossesse, accroît le risque d'insuffisance pondérale du bébé de 3 %. L'exposition à 10 µg/m3 des particules les plus fines, dites PM2,5, conduit pour sa part à un risque accru de 10 %.

VÉHICULES DIESEL

Schématiquement, l'exposition d'une femme enceinte à une concentration moyenne de 30 µg/m3 de PM2,5 tout au long de sa grossesse conduirait ainsi à un risque de faible poids à la naissance accru de 10 % par rapport à une femme qui n'aurait été exposée qu'à 20 µg/m3...

Cependant, de telles déductions simples demeurent hasardeuses : les effets varient de manière très complexe, selon les régions, en fonction des proportions relatives de PM10 et de PM2,5. Plus ces dernières sont abondantes, plus le risque est élevé. Ce sont précisément ces particules qui ont atteint, le 12 janvier, à Pékin, un pic de concentration de 993 µg/m3.

Les particules fines proviennent essentiellement de la circulation automobile – en particulier des véhicules diesel – et de la combustion du charbon et de la biomasse. "Le risque individuel demeure faible, mais, en termes de santé publique, l'effet est très important, car de très grandes populations sont exposées à ces pollutions, explique M. Slama. On suspecte en outre que le faible poids à la naissance ne soit que le signe visible d'autres modifications, pouvant être associées à des risques accrus, plus tard dans la vie, de troubles du métabolisme ou de pathologies cardiaques..."

Selon l'Organisation mondiale de la santé, les microparticules favorisent le cancer, l'arthérosclérose, les troubles respiratoires, le diabète, et affectent le développement neurologique des enfants et les fonctions cognitives.

Stéphane Foucart

(*) http://ehp.niehs.nih.gov/2013/02/1205575/

Lire aussi

Une étude établit un lien entre pollution et poids des bébés à la naissance

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/06/une-etude-etablit-un-lien-entre-pollution-et-poids-des-bebes-a-la-naissance_1827679_3244.html

Le Monde.fr | 06.02.2013 à 11h17 • Mis à jour le 06.02.2013 à 12h26 

Les femmes enceintes les plus exposées aux polluants des gaz d'échappement des automobiles et des centrales à charbon ont un risque plus élevé d'avoir un enfant dont le poids à la naissance sera trop faible, selon une vaste étude internationale, publiée mercredi 6 février dans la revue médicale américaine Environmental Health Perspectives.

Il s'agit de la recherche la plus étendue effectuée portant sur le lien entre la pollution de l'air et le développement du fœtus, précisent les auteurs, dont la Dr Tracey Woodruff, professeure de gynécologie et de science de la reproduction à l'université de Californie, à San Francisco. Cette recherche est basée sur trois millions de naissances dans neuf pays et dans quatorze sites en Amérique du Nord, en Afrique du Sud, en Europe, en Asie et en Australie. La plupart des données ont été collectées entre le milieu des années 1990 et la fin de la décennie 2000.

Les scientifiques ont constaté que dans les différents sites dans le monde où cette recherche a été effectuée, plus le taux de pollution était élevé, plus grand était le taux de naissances d'enfants avec un poids insuffisant. Un faible poids à la naissance – moins de 2,5 kilos – est lié à des risques accrus de maladies et de mortalité postnatales ainsi qu'à des problèmes de santé chroniques plus tard dans la vie, relève le Dr Payam Dadvand, du Centre de recherche en épidémiologie environnementale (CREAL), à Barcelone, en Espagne, un des principaux coauteurs.

"Ce sont en fait des niveaux de pollution de l'air auxquels nous sommes quasiment tous exposés dans le monde", relève la Dr Woodruff. "Ces particules microscopiques, qui sont en taille inférieures au dixième de l'épaisseur d'un cheveu humain, se trouvent dans l'air que nous respirons tous", ajoute-t-elle. La Dr Woodruff note que les pays qui ont des réglementations plus strictes pour limiter la pollution des automobiles et des centrales au charbon ont des niveaux plus faibles de ces polluants. "Aux Etats-Unis, nous avons montré pendant plusieurs décennies que les bienfaits pour la santé et le bien-être publics de la réduction de la pollution de l'air sont beaucoup plus grands que les coûts", insiste-t-elle.

Les particules polluantes en suspension dans l'air sont mesurées en microgrammes par mètre cube d'air. Aux Etats-Unis, les réglementations fédérales limitent la concentration moyenne annuelle à 12 microgrammes/m3 de particules mesurant moins de 2,5 microns. Dans l'Union européenne, cette limite est de 25 microgrammes/m3, et les agences de protection de l'envionnement examinent la possibilité d'abaisser ce niveau. A Pékin, la concentration de ces particules polluantes a été récemment mesurée à plus de 700 microgrammes/m3. "De tels niveaux sont de toute évidence totalement intenables pour la santé publique mondiale", souligne Mark Nieuwenhuijsen, du CREAL, autre coauteur de cette recherche.

Une autre recherche épidémiologique se penche actuellement sur les effets potentiels d'une exposition des femmes enceintes à certains degrés de cette pollution de l'air sur la santé de leur enfant plus tard dans leur vie.

----------------

sur le même sujet :

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) va lancer cette année « une étude sur les particules fines présentes dans l’air, notamment celles émises par les véhicules diesel », rapportent Les Echos.

Les résultats de ces travaux, qui visent à « déterminer le profil et l’origine de ces substances », seront connus courant 2014, ajoute le quotidien.

Les Echos, 19/03/13

23/02/2013

Pas d'alternative à la "décroissance" énergétique

L'utilisation de l'énergie a toujours un coût environnemental.

Moralité : il faut consommer moins d'énergie.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/22/l-europe-en-quete-de-carburants-vraiment-verts_1836987_3244.html

(pour avoir les liens, cliquez d'abord sur le titre de la note ci-contre)

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

L'Europe en quête de carburants vraiment "verts"

LE MONDE | 22.02.2013 à 14h03

Par Pierre Le Hir

Quelle alternative aux biocarburants actuels, auxquels l'Europe souhaite donner un coup de frein ? La question est à l'ordre du jour du conseil des ministres de l'énergie des Vingt-Sept, vendredi 22 février, à Bruxelles. La réponse, elle, s'annonce problématique.

Rapporteur de ce dossier devant le Parlement, la députée européenne Corinne Lepage a entrepris de consulter agriculteurs, industriels, chercheurs et associations. A ce stade, elle n'avance pas de pistes. "J'imagine mal, dit-elle simplement, que sur un projet dont l'objectif est la réduction des gaz à effet de serre, nous n'aboutissions pas à une solution allant dans ce sens."

En octobre 2012, la Commission européenne a reconnu la nocivité pour la planète des biocarburants de première génération, appelés aussi "agrocarburants", car issus de cultures agricoles : colza, soja, tournesol et palme pour le biodiesel ; canne à sucre, betterave, maïs et blé pour le bioéthanol. Accaparant des terres auparavant réservées à l'alimentation humaine et animale, ces cultures énergétiques affichent aussi, pour certaines, un bilan environnemental calamiteux.

Cela en raison du changement d'affectation des sols indirect (Indirect Land Use Change, ou ILUC, pour les Anglo-Saxons). Le déplacement des productions alimentaires et les plantations destinées aux biocarburants entraînent en effet, en Amazonie ou en Indonésie, la destruction de forêts, de prairies ou de tourbières, qui constituent des puits de carbone.

AGGRAVER LA POLLUTION À L'OZONE, CHUTE DES RENDEMENTS AGRICOLES

L'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a conclu que, "dans plus de deux tiers des évaluations", les agrocarburants ne répondent pas aux objectifs européens de réduction des gaz à effet de serre, si l'on prend en compte le changement d'affectation des sols.

L'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) a même calculé que, pour certains biodiesels (le biocarburant le plus utilisé), les émissions de CO2 sont supérieures à celles des carburants fossiles, quand on intègre ce facteur.

D'où le projet de directive de Bruxelles, soumis à l'examen du conseil des ministres et du Parlement européens. Il vise à plafonner à 5 %, c'est-à-dire au niveau actuel, l'usage des biocarburants tirés de cultures alimentaires. Et, pour atteindre l'objectif, toujours en vigueur, de 10 % d'énergies renouvelables dans les transports à l'horizon 2020, à leur substituer des "biocaburants avancés vraiment durables". Ceux de deuxième génération, issus du bois, des parties non alimentaires des plantes (ou "rémanents" : tiges, branches et feuillages) ou des déchets organiques. Et ceux de troisième génération, extraits des microalgues.

Problème : ces deux filières n'en sont qu'au stade de la recherche et du développement. Une production industrielle n'est pas attendue avant la prochaine décennie. En outre, à supposer même que des investissements et un effort de recherche accrus permettent d'aller plus vite – et de parvenir à une rentabilité économique aujourd'hui incertaine –, leur bilan carbone reste à établir.

Pour la deuxième génération, la valorisation de "rémanents" forestiers que n'exploite pas l'industrie du bois, ou celle de résidus agricoles, sera vertueuse pour l'environnement. Mais, s'il s'agit de paille de maïs ou de blé, l'approvisionnement entrera en concurrence avec le fourrage animal. Et si la matière première provient de cultures dédiées aux biocarburants – des herbacées à forte productivité tel le miscanthus (ou "herbe à éléphant") ou des arbres à croissance rapide tels le saule, le peuplier et l'eucalyptus –, alors la production de cette biomasse mobilisera elle aussi des terres agricoles et provoquera un changement d'affectation des sols.

Selon une récente publication scientifique, une mutiplication de taillis à rotation courte risque aussi d'aggraver la pollution à l'ozone et de faire chuter les rendements agricoles.

LES MICROALGUES, UNE CULTURE QUI EXIGE AUSSI DE L'ESPACE

Quant à la troisième génération, si les microalgues ont une capacité phénoménale à accumuler des huiles ou des sucres, convertibles en biodiesel ou en bioéthanol, leur culture exige elle aussi de l'espace. C'est l'objet de la thèse de Sophie Bresc-Litzler, doctorante à l'université Paris-I, sur les "contraintes géographiques" de l'algoculture.

Celle-ci peut être réalisée en bassins ouverts. Il y faut, précise la chercheuse, "des espaces plats et larges, un accès à une eau abondante, un bon ensoleillement, des zones à l'abri des vents et des aléas météorologiques, ainsi que la présence d'industries dégageant du CO2 dont se nourrissent les algues". Ce qui peut provoquer des conflits d'usage avec les activités agricoles, l'utilisation des ressources en eau ou l'aménagement périurbain.

Même si les territoires ultra-marins offrent un réel potentiel de développement, "pour une production de biocarburant à l'échelle industrielle, il faudrait des superficies considérables pour parvenir à des seuils de rentabilité", estime Mme Bresc-Litzler.

La culture peut aussi se faire, de façon intensive, dans des sortes de serres (des photobioréacteurs). Mais, si celles-ci ont l'avantage de pouvoir être installées sur des sites industriels, la quantité de lumière nécessaire aux algues est un facteur limitant.

La quête de biocarburants réellement "verts" s'annonce donc difficile. D'ores et déjà, plusieurs ONG demandent que le changement d'affectation des sols soit pris en compte pour les futures filières, afin d'"éviter qu'elles n'aient un impact environnemental néfaste".

16/01/2013

Le moteur diesel, une plaie !

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/16/les-particules-du-diesel-et-des-feux-de-bois-2e-facteur-du-rechauffement_1817853_3244.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Les particules du diesel et des feux de bois, deuxième facteur du réchauffement

Le Monde.fr | 16.01.2013 à 14h15 • Mis à jour le 16.01.2013 à 14h16 Par Stéphane Foucart

Ces derniers mois, ce sont plutôt les spécialistes de santé publique qui ont offert leurs munitions aux adversaires des véhicules diesel, émetteurs de microparticules cancérogènes. Désormais, les climatologues ne sont plus en reste. Une vaste étude, publiée mardi 15 janvier dans Journal of Geophysical Research : Atmospheres, offre une nouvelle évaluation de la contribution des suies – ces particules carbonées produites par des combustions incomplètes – au changement climatique et parvient à un résultat saisissant.

Selon Tami Bond (université de l'Illinois à Urbana-Champaign) et ses coauteurs, une vingtaine de scientifiques internationaux, les suies (black carbon, en anglais) sont le deuxième facteur de réchauffement derrière le dioxyde de carbone, mais devant le méthane (CH-4). Cette nouvelle évaluation représente environ le double de celle que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) avait publiée en 2007, dans son dernier rapport.

 

FORMATION DE NUAGES QUI ACCROISSENT L'EFFET DE SERRE

Quel rapport avec le diesel ? Selon les chercheurs, c'est le levier le plus simple et le plus efficace pour lutter contre ces particules sombres à l'effet réchauffant. "L'atténuation des émissions des véhicules à moteur diesel semble offrir les meilleures chances de réduction de l'influence climatique humaine à court terme", écrivent les auteurs.

Certaines sources de suies, comme les feux de forêt, ne peuvent être taries facilement. Elles iront même en grandissant avec la multiplication des canicules et des sécheresses, qui favorisent les régimes d'incendies. Mais agir, outre sur le diesel, sur les autres sources anthropiques – fours à bois, chauffages domestiques, etc. – pourrait également produire des effets rapides.

Ces derniers, selon Tami Bond, "se feraient sentir presque immédiatement, car les suies ont une durée de vie courte". Cependant, ajoute le chercheur, "pour résoudre réellement le problème climatique à long terme, les émissions de dioxyde de carbone doivent aussi être réduites".

LES HAUTES LATITUDES DE L'HÉMISPHÈRE NORD TRÈS TOUCHÉES

Les modes d'action de ces particules sombres sont multiples. Elles participent par exemple à la formation de nuages qui contribuent à accroître l'effet de serre, donc à hausser les températures. Transportées au gré des masses d'air, elles se déposent également sur les vastes zones enneigées ou glacées de l'Arctique et en altèrent légèrement la blancheur. Banquises et glaciers absorbent ainsi plus d'énergie, contribuant à changer le "bilan radiatif" des hautes latitudes. Donc à y réchauffer l'atmosphère.

Selon les auteurs, ce sont de fait les hautes latitudes de l'hémisphère Nord qui sont le plus touchées par les effets climatiques des suies. Ces nouveaux résultats seront intégrés au prochain rapport du GIEC, qui sera rendu public en septembre. Ils pourront être utilisés pour prendre des mesures immédiates d'atténuation du réchauffement, de même qu'ils permettront une meilleure modélisation du climat.

14/06/2012

Un seul fabricant d'éthylotests obligatoires en France ?

lu sur :

Le nouveau business de la sécurité routière | je-minforme

 
www.liguedesconducteurs.org/201204181609/je.../le-nouveau-busin...En cache
18 avr. 2012 – Vous êtes sur : Accueil · Je m'informe Le nouveau business de la sécurité routière. Notre combat · Newsletter · Communiqués de presse ...

Le nouveau business de la sécurité routière

… ou comment la sécurité routière peut rapporter d'énormes bénéfices aux entreprises qui savent tirer les bonnes ficelles !

Voilà un scandale qui, s'il était connu d'un grand nombre de Français, ferait sans doute une onde de choc à travers tout le pays...

Vous savez sans doute que le gouvernement a récemment publié un décret qui oblige chaque automobiliste à détenir dans sa voiture un éthylotest – enfin deux, l'un pour se tester en cas de doute, et l'autre à présenter aux gendarmes en cas de contrôle.

Officiellement, le but est de lutter contre l'alcoolisme au volant. Tout le monde aimerait voir moins de drames sur la route liés à l'alcool, c'est incontestable. Mais je vais vous montrer qu'il s'agit de bien autre chose ici...

L'affaire est tellement scandaleuse qu'il fallait absolument que je vous envoie un mail pour vous informer !

Alors, voilà ce qui se passe :

En juillet, une association, "I-Test" se crée pour militer en faveur d'éthylotests obligatoires dans toutes les voitures. Ils interpellent le Ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, et hop quelques mois plus tard le décret sort. La nouvelle infraction est créée, avec une amende de 17 euros à la clef.

Quand on sait qu'il faut des années d'habitude pour obtenir quoi que ce soit quand on est une association, nous avons été saisis par cette rapidité !

Vous le savez, ici à la Ligue de Défense des Conducteurs, nous enquêtons depuis plus de trois ans sur la répression routière – il ne nous a pas fallu longtemps pour découvrir le pot aux roses !

Qui sont les membres de cette "association" ? S'agit-il, comme on aurait pu le croire, d'un collectif de familles qui ont perdu un proche sur la route à cause d'un chauffard qui avait trop bu ?

Pas du tout : ce sont tout simplement... des fabricants d'ethylotests ! Le Président de "l'association" est chargé de mission chez Contralco, le plus grand fabricant d'éthylotests chimiques (les fameux "ballons").

Et là, il vient de réussir un coup de maître : assurer à sa boîte un marché 100 % garanti sur 38 millions de voitures !

Le calcul est vite fait : 38 millions de voitures x 2 éthylotests à 1€ pièce = 76 millions d'euros garantis dès l'application du décret en juillet prochain.

Mieux. Le décret comporte une obligation de norme NF pour les éthylotests... norme que seules deux entreprises détiennent : Contralco, et une société sud-africaine, Red Line Products.

Son éthylotest certifié est distribué par Pelimex, entreprise dont le dirigeant est... Vice-Président de I-Tests.

Ah, au fait ! Dans le comité de certification NF éthylotest, on retrouve les deux représentants de Contralco et Pelimex dont je viens de vous parler.

Voilà : un marché juteux, 100 % garanti, qui va rapporter des millions...

... Et nous, on vient nous dire que c'est pour notre sécurité ? Et que si l'éthylotest venait à manquer dans notre boîte à gants, ce serait tellement grave qu'on devrait payer une amende ?

Franchement, de qui se moque-t-on ?

C'était déjà la même chose avec les radars : au départ ils sont venus nous dire que c'était pour notre sécurité, et il n'y avait pas de raison de ne pas y croire. Enfin, au début...

Car vu les bénéfices colossaux que raflent maintenant, chaque année, les grandes entreprises qui installent et entretiennent les radars (plus de 200 millions d'euros par an, directement issus de vos PV), qui peut encore venir nous parler de sécurité ??

Année après année, les pouvoirs publics tirent un peu plus sur la corde, en se disant que ça va passer, que les Français ne vont rien dire... Alors depuis 2003 et la mise en place des premiers radars vitesse, on a eu les radars feu rouge, les radars tronçon, les radars discriminants, les radars "zones de chantier", les radars mobiles embarqués dans des véhicules en mouvement, etc... L'Etat fait rentrer de plus en plus d'argent, et la cagnotte des entreprises productrices de radars gonfle, gonfle...

Ces entreprises sont devenues tellement puissantes que, désormais, elles ne se cachent même plus pour faire leurs magouilles : le fameux lobbyiste qui vient d'obtenir le marché du siècle,  avant de se lancer dans le business de l'éthylotest, dirigeait une société de radars ! C'est même lui qui a vendu les premiers radars feu-rouge au gouvernement !

Quelques entreprises bien placées veulent grossir facilement leur chiffre d'affaire sans prendre de risque, ils sollicitent les pouvoirs publics, lesquels nous jouent la carte de la sécurité routière, et hop le tour est joué, le business est installé, et vous êtes ses clients forcés.

Comment en est-on arrivés là ? Tout simplement parce qu'à chaque fois qu'ils tiraient un peu plus sur la corde, aucune voix ne s'élevait assez fort pour que ça fasse scandale et que ça s'arrête.

Mais tout cela n'a que trop duré : quel autre business vont-ils réussir à implanter demain ? L'éthylotest anti-démarrage obligatoire dans toutes les voitures (coût : 1000 euros par véhicule) ? Des boîtes noires comme dans les avions, ou la géolocalisation obligatoire ?

Ne vous en faites pas pour eux : ils trouveront toujours un prétexte de sécurité routière pour donner mauvaise conscience à ceux qui voudraient contester.

En vérité, c'est eux qui devraient avoir honte de leurs pratiques. Agiter sous le nez des gens des images horribles d'accidents, profiter du deuil des familles des victimes, pour engraisser un business juteux, ce sont des pratiques inqualifiables !

Mais tant que des millions de Français ne leur auront pas fait savoir à quel point ils sont indignés, rien ne les arrêtera.

Nous devons agir dès maintenant, c'est pourquoi je vous demande de m'aider à faire connaître ce scandale au plus grand nombre de Français possible, en faisant passer ce message à tous vos amis, vos proches, ou vos collègues. Ne les laissez pas tomber dans le piège de la propagande des pouvoirs publics qui utilisent la sécurité routière comme un alibi pour engraisser un business juteux.


Je vous remercie.

Bien cordialement,

Christiane Bayard
Secrétaire Générale

Ligue de Défense des Conducteurs

12/06/2012

Les gaz d'échappement diesel classés cancérogènes par l'OMS

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/12/les-gaz-d-echappement-diesel-classes-cancerogenes-par-l-oms_1717276_3244.html

Les gaz d'échappement diesel classés cancérogènes par l'OMS

Le Monde.fr avec AFP /12.06.2012

Les gaz d'échappement des moteurs diesel sont désormais classés parmi les cancérogènes certains pour les humains par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), l'agence pour le cancer de l'Organisation mondiale de la santé.

En 1988, le CIRC, basée à Lyon , avait classé les émissions des moteurs diesel parmi les cancérogènes probables pour l'homme (groupe 2A). Les experts réunis à Lyon ont estimé qu'il y avait à présent suffisamment de preuves démontrant qu'une exposition aux gaz d'échappement de moteurs diesel est associée à un risque accru de cancer du poumon, pour classer ces gaz dans le groupe des cancérogènes certains pour les humains (Groupe 1).

DES PREUVES IRRÉFUTABLES

"Les preuves scientifiques sont irréfutables et les conclusions du groupe de travail ont été unanimes : les émanations des moteurs diesel causent des cancers du poumon", a déclaré le Dr Christopher Portier, qui le présidait. "Etant donnés les impacts additionnels pour la santé des particules diesel, l'exposition à ce mélange chimique doit être réduite dans le monde entier", a-t-il ajouté.

De surcroît, les experts ont noté une "association positive" avec un risque accru de cancers de la vessie sur la base d'éléments plus limités. D'importantes populations sont exposées quotidiennement dans le monde aux émissions des moteurs diesel non seulement par le biais des véhicules routiers, mais aussi par d'autres modes de transport (trains, comme les TER en France, bateaux...) et par des générateurs d'électricité, rappelle le CIRC.

"Ma réaction, c'est : enfin!" a réagi le Dr Patrice Halimi, secrétaire général et porte-parole de l'association Santé environnement France, qui regroupe deux mille cinq cents médecins. "On sait depuis très longtemps que le diesel est un mauvais choix sanitaire, et que cette politique publique (visant à promouvoir un parc diesel en France) est une erreur", a-t-il ajouté. 

60 % DU PARC AUTOMOBILE FRANÇAIS AU DIESEL

Favorisé par une politique fiscale avantageuse, le diesel s'est fortement développé en France : il équipe près de 60 % du parc automobile aujourd'hui, contre à peine plus du quart en 1995. Réputé meilleur pour le climat que le moteur à essence en générant moins de CO2 au kilomètre, le diesel émet en revanche des particules fines.

Ces particules, émises aussi par le chauffage au bois et par l'industrie, seraient en France à l'origine de quelque quarante-deux mille morts prématurées chaque année, selon le ministère de l'écologie. 

Depuis 1971, plus de neuf cents agents ont été évalués parmi lesquels plus de quatre cents ont été classés comme cancérogènes ou potentiellement cancérogènes pour l'homme.

---------------

voir aussi :

Les gaz d'échappement de moteurs diesel classés cancérogènes par l'OMS

La Croix‎ 

Les gaz d'échappement de moteurs diesel classés comme cancérogènes par l'OMS

Libération‎ 

22/10/2006

Rita Mitsouko