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13/06/2014

Grèce : privatisation du bien public

lu sur :

Grèceplages en solde, le littoral vendu à la découpe

www.humanite.fr/grece-plages-en-solde-le-littoral-vendu-la-decoupe-543492
Rosa Moussaoui

Jeudi, 5 Juin, 2014

Athènes, envoyée spéciale;

le Taiped, le fonds chargé de conduire les privatisations et de liquider le patrimoine de l’État grec, met en vente des plages, des sources thermales, des sites naturels. Des joyaux livrés aux appétits des spéculateurs et des grands groupes hôteliers.

C’est un petit coin de paradis, tenu à l’abri des regards par une prétentieuse palissade blanche. Seule une étroite vitre permet au visiteur de passage d’apercevoir au loin, au bord des flots, les ruines d’un antique sanctuaire d’Apollon. Pour y accéder, il faut mettre la main à la poche. Le droit d’entrée à la plage de l’Astir Palace grimpe, dès le printemps, à 25 euros. Au-dessus des tourniquets filtrant les entrées, les images de sémillants baigneurs défilent sur un écran plasma. Sur la péninsule de Vouliagmeni, à une vingtaine de kilomètres d’Athènes, une sublime bande de littoral a été bradée par le Taiped, le fonds chargé de conduire les privatisations et de liquider le patrimoine de l’État grec. Le lot comprend la plage abritant des vestiges archéologiques, le complexe hôtelier de l’Astir Palace, la marina et les vastes espaces boisés qui s’étirent jusqu’aux falaises surplombant les eaux turquoise du sud de la péninsule. L’ensemble a été cédé pour 400 millions d’euros à un fonds représentant des investisseurs de Turquie, d’Abu Dhabi, de Dubai, du Koweït et d’autres émirats. Le bétonnage peut commencer.

Risque de remise en cause du texte de loi sur la protection du littoral

Pour accélérer la vente des côtes grecques à la découpe et la spéculation immobilière, présentée comme une « opportunité de développement », le gouvernement Samaras s’apprête à remettre à l’ordre du jour le texte qui fait voler en éclats la loi de protection du littoral. Celle-ci présente en effet l’inconvénient d’interdire les constructions à moins de 30 mètres des plages. « La mobilisation citoyenne avait permis de mettre en échec ce projet de loi, mais il devrait revenir bientôt au Parlement, sous la pression de la troïka », s’alarme la députée (Syriza) Théano Fotiou, membre de la commission parlementaire pour la protection de l’environnement. « Des plages, des forêts, des rivières et tout un patrimoine archéologique sont menacés par les appétits capitalistes. Les côtes grecques sont un trésor. C’est la chose la plus précieuse que nous puissions vendre. Après cela, que restera-t-il ? » interroge l’élue.

Partout, là où les plages sont mises en vente, la fronde s’organise pour préserver le libre accès à la mer et protéger les espaces naturels que l’État grec est prêt à livrer aux grands groupes hôteliers. À quelques kilomètres au nord de Vouliagmeni, ce sont les terrains de l’ancien aéroport d’Hellinikon qui aiguisent les appétits. Avec ses 620 hectares, le site est baigné par la mer sur plus de 3,5 kilomètres. Au crépuscule, des promeneurs viennent profiter de la fraîcheur de la pinède. Assaillie par de luxuriants lauriers roses, la plage d’Agios Kosmas n’est plus entretenue depuis longtemps. Sur une pelouse synthétique en piteux état, des équipes d’amateurs disputent un match de football, encouragées par des supporters attablés en terrasse. Sur les anciens terrains militaires, les équipements sportifs ont pâti de la compression des dépenses publiques, mais les lieux, aujourd’hui autogérés, offrent toujours un indispensable espace de loisirs et de respiration aux portes de l’étouffante capitale grecque. Le site figure aujourd’hui parmi les plages, sources thermales, champs et autre joyaux du patrimoine naturel grec soldés par le Taiped. Allié à un investisseur qatarien, le groupe grec Latsis (banque, immobilier, pétrole, construction navale), via sa filiale Lamda Development, est sur les rangs pour reprendre l’ancienne zone aéroportuaire avec son front de mer. À vil prix : 80 euros le mètre carré, tout au plus. Le « projet de développement » présenté dans une vidéo parie sur l’immobilier de luxe. Les habitants et les élus de l’Attique, région densément peuplée, préféreraient, eux, voir le site d’Hellinikon transformé en poumon vert de l’agglomération athénienne. Un projet que soutient la députée Zoé Konstantopoulo (Syriza), auteure d’un livre noir sur les affaires de corruption liées à la vente des biens publics par le Taiped. « La privatisation du bien public commun que constitue le littoral contrevient à la Constitution, mais aussi aux dispositions du droit européen relatives aux espaces naturels protégés », remarque-t-elle. Le 26 mai dernier, le Conseil d’État, saisi par des citoyens, bloquait la privatisation de la compagnie 
des eaux d’Athènes, jugée illégale. Les 
défenseurs du littoral voient dans cette jurisprudence un appui, pour faire reconnaître les plages grecques comme un bien commun incessible.

- voir:

http://www.humanite.fr/grece-plages-en-solde-le-littoral-vendu-la-decoupe-543492#sthash.yHxTRgPA.dpuf

29/11/2013

Patrimoine et politique : scandale à Poitiers

à lire sur MEDIAPART :

Poitiers : le maire, le théâtre et le promoteur
PAR MARTINE ORANGE

Le maire socialiste de la ville, Alain Claeys, a accepté la cession de l’ancien théâtre municipal au prix de 510 000 euros, soit moins de 200 euros le mètre carré. La vente réalisée de gré à gré se fait au bénéfice d’un promoteur local, avec de confortables plus-values à la clé. Une association demande l’annulation de la vente.

si vous souhaitez que je vous envoie l'article, contactez moi


15/06/2012

Sauver le domaine public de Rambouillet

Communiqué de Presse – Rambouillet, 9 Juin 2012 

 

" Lettre ouverte aux rambolitains en particulier et aux français en général." 

 

La population doit savoir : 

Le domaine de Rambouillet, en vente depuis longtemps : 

Agissons ensemble ! 


Après un projet de privatisation des terres agricoles puis l’annonce de l’arrivée de l’IUT de 

Rambouillet et l’installation d’un campus nous sommes encore aujourd’hui confrontés à une nouvelle menace : la mise en vente du domaine de RambouilletDe récents propos tenus la semaine dernièreen réunion professionnelle, par des élus et responsables d’organisation, sur 

« la mise en vente du Domaine de Rambouillet » confirment clairement la concrétisation de la stratégie mise en place il y a de nombreux mois et que nous dénoncions déjà, en nous organisant en Comité de soutien. 

Le projet d’avenir de la Bergerie dérange parce qu’il contrarie quelques appétits particuliers insatiables. N’oublions pas que la Bergerie Nationale met en œuvre depuis 1994 un projet « d’agricultures, d’animation territoriale et développement durable» en lien avec la recherche et la formation. Ce projet vise à affiner, développer et diffuser des pratiques agricoles non polluantes (pour l’air, l’eau, les sols, la biodiversité) avec une bonne productivité, pour fournir à proximité des populations une alimentation de haute qualité nutritionnelle, dépourvue de pesticides. Cette orientation, portée par les politiques agricoles françaises et européennes, unanimement réaffirmée lors de la réunion de concertation des partenaires, à la préfecture de Versailles le 20 décembre 2011, est une nouvelle fois de plus remise en cause. Pourtant le rayonnement, local, national et international de la Bergerie Nationale porte le nom de Rambouillet bien au-delà des ses limites territoriales.  


Ca suffit maintenant ! Depuis des mois, voire des années, les autorités en place demandent aux équipes de la Bergerie de produire dossiers sur dossiers, toujours plus précis, soi disant pour affiner le projet. Faux prétexte ! La réalité est ailleurs ! Il faut se rendre à l’évidence !  

Certaines personnes influentes souhaitent voire disparaître la Bergerie et son orientation agricole qui entravent les plans immobiliers, secrètement décidés, comme l’atteste le dossier de « Projet de Pôle Technologique Universitaire » en date du 19/11/2010, réalisé par l’Université de Saint Quentin en Yvelines, avec plans à l’appui.  


Attention ! Ces signaux répétitifs ne sont pas de simples péripéties ! Ils mettent en évidence le travail de sape engagé depuis des mois, par des responsables qui intriguent secrètement pour décider seuls, en se soustrayant aux débats démocratiques contradictoires : débats qui régulièrement  démontrent l’attachement des populations, des partenaires, des agriculteurs, des acteurs territoriaux au maintien des activités agricoles et d’animation de la Bergerie Nationale de Rambouillet. De quel droit un responsable ou un élu pourrait-il décréter  la vente du Domaine, sans en référer aux citoyens et aux personnels directement concernés ? Quelle est cette conception de la démocratie et du respect humain ? La responsabilité citoyenne n’impose-t-elle pas de réagir avec force ? 

Si l’enjeu collectif est de répondre à l’intérêt généralpourquoi les citoyens devraient-ils, collectivement, renoncer à ce qui conditionne l’avenir des générations futures ? Il est clair qu’ils sont de plus en plus nombreux à s’intéresser aux questions d’alimentation, de santé, d’agriculture. Ils sont désireux de profiter de circuits courts près de chez eux, comme de la forêt de Rambouillet, mais en quoi les politiques proposées répondent réellement à leurs attentes ? Sans débat contradictoire, dans la transparence et la diversité des points de vue, peut-on respecter  l’intérêt général ? 

 

Le Comité de soutien refuse l’insupportable et informe ! Les citoyens doivent savoir que les discours de façade cachent une volonté plus cynique, régulièrement observée à travers de multiples propos erronés relayés par la presse locale, obligeant l’association « la BN for ever » à réagir. (ex : réactions aux articles de l’Echo Républicain du 3 février 2012 et des Nouvelles le 30 mai 3012 faisant assumer au groupe de concertation du 20 décembre 2011 des propos non tenus sur l’IUT de Rambouillet, entretenant de fait la confusion).  

Est-ce qu’un domaine démantelé pourra encore assurer un développement touristique et quel sera l’avenir de la cité d’Art et d’Histoire ? Aussi, comment ne pas voir que la remise en cause de l’orientation agricole du domaine de Rambouillet handicapera lourdement la politique de développement durable du territoire. 

 

Le Comité de soutien « la BN for Ever » 

Contact : Jean-Paul Teyssandier  

Bergerie Nationale de Rambouillet 

Parc du Château – CS 40609 

78514 Rambouillet Cedex 

Tél : 06 81 42 55 07 

Mél : jeanpaulteyssandier@gmail.com 

 

Pour en savoir plus, cliquez : 

-  Le blog du Comité de soutien “BN for ever” : Le collectif des personnels en colère de la BN (Bergerie Nationale) collectif-personnels.bergerie-nationale-rambouillet.over-blog.com/

 

-  Que défend le comité de soutien "BN for ever" : Que défend le comité de soutien "BN for ever" ? - Comité de soutien ...

 

-  Le Google+ du comité de soutien BN : Comité de soutien BnForEver - Google+

https://plus.google.com/106236614132381473666

-  Pétition en ligne Non A La Disparition De La BN : 

NON A LA DISPARITION DE LA BERGERIE... - Pétition En Ligne 

www.petitionenligne.fr/petition/non-a-la-disparition-de-la-bergerie-n...