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05/05/2012

Quand les jardiniers clandestins s'attaquent aux villes...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/04/23/quand-les-jardiniers-clandestins-s-attaquent-aux-villes_1689805_3238.html

Quand les jardiniers clandestins s'attaquent aux villes...

Ils sortent souvent la nuit, seuls ou en groupe. Ils semblent sans arme. Mais, au fond de leurs poches, de petites boules de terre s'entrechoquent. Des bombes à graines. Au prochain arrêt, l'air de rien, ils les lanceront sur le sol délaissé d'une friche urbaine. Avec un peu de chance, dans quelques jours, cet espace fleurira. Puis ils repartiront biner un chantier à l'abandon, entretenir les boutures d'un pied d'arbre ou végétaliser d'autres interstices dans le béton.

Leur combat a un nom : la guérilla jardinière. Inventé à New York dans les années 1970, le terme a retrouvé ses lettres de noblesse après la publication en 2003 d'un opus, On Guerrilla Gardening, devenu la bible des militants et traduit en français en 2010 chez l'éditeur alternatif Yves Michel.

L'auteur, Richard Reynolds, un professionnel de la publicité fan de jardinage, lui-même guérillero clandestin, y fait le point sur l'histoire du mouvement, ses valeurs, ses techniques. Le Britannique se consacre à cette activité qu'il retrace sur son site (Guerrillagardening.org) et donne des conférences sur le sujet dans le monde entier. Sa définition est toute prête : "La guérilla jardinière, c'est la culture sans autorisation de terrains qui ne vous appartiennent pas." Une fertile occupation des sols abandonnés, en somme.

Dans les faits, les attaques ciblent surtout les espaces publics négligés. A Londres, les militants y plantent des massifs de fleurs. A Paris, ils préfèrent les potagers. L'art et la poésie ne sont jamais loin de ces séances de bêchage collectif et autogéré. Il suffit de suivre les tags en mousse qui grimpent le long des murs de ciment. Le Centre Georges-Pompidou à Paris ne s'y est pas trompé, qui organisait sur ce thème, l'hiver dernier, des ateliers lors de son exposition "Green Attitude".

"FAIRE PASSER UN MESSAGE POLITIQUE"

Combien sont-ils dans le monde à s'en revendiquer ? Le chiffre de 60 000 militants circule, difficile à vérifier, car le cercle est mouvant. Il tend surtout à s'étendre. En France, le réseau va de Rennes à Bordeaux, de Lyon à Nantes. Le mardi 1er mai, ces groupes s'associeront à leurs camarades hors des frontières pour une "grande fête globale du jardinage illégal de tournesol" (International Sunflower Guerrilla Gardening Day). Plantations hautes en couleur assurées.

"Pour les militants à la marge, ces actions sont une façon provocante de faire passer un message politique sur la propriété, le vivre-ensemble et la nature", signale Richard Reynolds. Les membres de la plate-forme Guerrilla Gardening Paris se voient ainsi comme des résistants, plus tournés vers la critique de l'urbanisme contraint que vers l'embellissement du bitume. "Nous sommes proches du mouvement des peuples sans terres ailleurs dans le monde, précise Gabe, coordinateur de la plate-forme. L'idée est de s'approprier nos rues et d'agir pour un patrimoine plus diversifié des espaces verts."

Certaines municipalités ont décidé de s'associer à des initiatives s'inspirant du guerrilla gardening, comme Embellissons nos murs à Rennes ou Laissons pousser, partie d'Ile-de-France. "Pour les gens, le guerrilla gardening est une façon de prendre possession des espaces publics en répondant à un besoin pressant de convivialité", reconnaît Richard Reynolds. Une vision proche de la philosophie des jardins partagés. "Plus les citoyens l'adopteront, plus les autorités seront détendues sur le sujet. Et cela n'aura plus à s'appeler guérilla jardinière".

Christine Taconnet

Bombes à graines, mode d'emploi
 
La grenade verte ou bombe à graines est l'étendard de la guérilla jardinière. Un outil amusant, pratique pour les endroits difficiles d'accès. C'est une boule d'argile, de terreau et de graines, que l'on peut confectionner soi-même et lancer où l'on veut, en catimini. Les puristes récupèrent les graines de leurs propres plantations. Autre option idéologiquement acceptable : s'approvisionner dans des Fraternités ouvrières ou auprès d'associations militantes comme Kokopelli, qui distribue des semences bio pour préserver la biodiversité. Trop tard ? Alors direction la jardinerie du coin. On y trouve des sachets prémélangés, comme ceux de la jeune société Nova-Flore, spécialiste de l'écologie urbaine (plantes mellifères, prairie de fleurs sauvages, etc.). Ceux que les travaux manuels rebutent s'achèteront des outils tout prêts. Comme les paquets de bombes à graines de l'allemand Aries ou, plus tendance, l'astucieuse Seedbom, en forme de grenade, du britannique Kabloom.
Mais la bombe à graines est une arme capricieuse, qui n'affranchit pas son utilisateur du b.a.-ba du jardinage. Une graine a besoin d'un sol préparé et d'une météo propice pour s'enraciner. Pas de magie, hélas, d'où certaines frustrations des débutants, que Richard Reynolds, auteur du livre La Guérilla jardinière (éd. Yves Michel, 2010, 274 p., 13,96 euros) et utilisateur régulier, accueille avec le sourire : "Ce sont des bombes très primitives ! Elles sont donc peu fiables."

12/02/2009

Pour les bricoleurs : attention !

L'Afsset appelle les professionnels à la vigilance sur les laines minérales
LE MONDE | 11.02.09 | 16h08 • Mis à jour le 11.02.09 | 16h08

Les expositions professionnelles aux laines minérales, utilisées pour l'isolation phonique ou thermique, dépassent de 10 % la valeur limite fixée en France. La proportion de ce type de "fibres fines en suspension dans l'air augmente, du fait de la modification des caractéristiques des laines minérales ces vingt dernières années", selon un avis mis en ligne récemment sur le site de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset). Cet avis complète celui d'avril 2007 sur les fibres céramiques réfractaires et les fibres de verre à usage spécial, classées comme possiblement cancérogènes. Le marché des laines minérales est en constante augmentation depuis vingt ans, avec un usage à 90 % dans le bâtiment résidentiel. L'Afsset remarque que "la technique d'isolation des toitures utilisant la laine soufflée en flocons est de plus en plus utilisée, alors que cette technique est a priori la plus émissive en termes de fibres". Dix pour cent des travailleurs masculins seraient exposés au moins une fois à ces fibres. L'Afsset appelle notamment à "mettre en place des mesures de prévention", incluant les émissions en composés organiques volatils à partir des résines assurant la cohésion des laines.

Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 12.02.09

20:02 Publié dans Bricolage/Jardinage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé

05/11/2007

Pour les bébés



Bonne idée, facile à faire soi-même

18/09/2007

Isoler les murs avec des pleurotes


Isoler les murs avec des pleurotes
LE MONDE | 15.09.07

© Le Monde.fr

17/06/2007

Cultiver sur des sols sains

Pour tous ceux qui ont un potager, et tous les autres, voici un texte trouvé sur un site officiel CANADIEN (on n'a pas çà en France...) :
http://www.agr.gc.ca/pfra/land/practices_f.htm

Administration du rétablissement agricoles des Prairies (CANADA)
ARAP en direct > Les sols sains

Pratiques bénéfiques pour la qualité du sol

Il devient de plus en plus important de prendre soin des ressources en sols étant donné que les réserves de terres cultivables ne cessent de diminuer. L'obtention de bonnes récoltes, sans trop de problèmes liés aux organismes nuisibles, repose avant tout sur la fertilité des sols. Si nous laissons les sols agricoles se dégrader, il n'y aura plus de nouvelles terres pour les remplacer.
Bien que des progrès aient été accomplis en ce qui concerne l'amélioration de nos sols agricoles, leur dégradation reste encore une préoccupation importante. Selon l'ARAP, plus de 50 % des terres cultivées annuellement sont exposées à l'érosion éolienne et hydrique ainsi qu'à l'érosion par le travail du sol dans les Prairies. Des phénomènes météorologiques extrêmes comme les vents violents et les pluies abondantes, ainsi que des années consécutives de sécheresse, peuvent aussi beaucoup contribuer à l'érosion des sols. Il est donc nécessaire de trouver de nouvelles solutions qui permettraient de diminuer le phénomène de la dégradation des sols dans les Prairies.
Parmi les avantages économiques que procureront le maintien et l'amélioration de la qualité des sols, il y a l'accroissement de la productivité, l'utilisation plus efficace des nutriments et des pesticides, l'amélioration de la qualité de l'eau et de l'air, ainsi que la réduction des gaz à effet de serre.
On peut employer un grand nombre de pratiques pour aider à conserver la qualité des sols et diminuer les effets de l'érosion. Toutefois, une seule pratique de conservation ne peut convenir à toutes les situations en raison des différences liées au type de sol, à la topographie, aux techniques agricoles et au climat. Les meilleures pratiques de gestion à adopter peuvent varier selon les années, mais les principes sous-jacents restent toujours les mêmes: maintenir les matières organiques du sol, contrôler les eaux de ruissellement et protéger la surface des sols exposés.
Bien qu'il faille sans doute recourir à des méthodes de gestion très différentes pour contrôler l'érosion et améliorer la qualité des sols des diverses exploitations agricoles, un certain nombre de pratiques bénéfiques constituent des solutions viables pour les agriculteurs des Prairies.

Comment protéger la qualité du sol?

* Réduire ou éliminer la jachère
* Semer directement dans la chaume de l'année précédente sans faire de travaux de préparation du sol avant le semis. Le fait de ne pas travailler la terre accroît la présence de matières organiques dans le sol, favorise l'infiltration de l'eau, diminue le ruissellement et réduit les effets de l'érosion du sol causés par le vent, l'eau et le travail du sol.
* Réduire le travail du sol : Remplacer au moins une opération de travail du sol par un épandage d'herbicides pour lutter contre les plantes nuisibles. Utilisée pendant quelques années successives, la méthode de la culture sans labour améliore les propriétés physiques et chimiques du sol, et en même temps, contribue à régénérer les matières organiques comme les racines des plantes, les micro-organismes, les insectes et les vers de terre. Ces matières, lorsqu'elles ne sont pas dérangées, stimulent et soutiennent la croissance des plantes.
* Étendre les rotations culturales, particulièrement par l'inclusion de légumineuses. Les avantages de cette méthode sont les suivants : l'accroissement de la fertilité, l'ameublissement du sol, la stabilité des agrégats, la conservation de l'humidité, la résistance à l'érosion et à la dégradation du sol, ainsi que la diminution du nombre d'insectes, de plantes nuisibles et de maladies. Tous ces facteurs contribuent à l'accroissement de la productivité.
* Adopter des pratiques de conservation permanente comme les voies d'eau gazonnées, les bandes de graminées vivaces et la culture en bandes alternantes.
* Remettre le fumier sur le sol afin d'y ajouter des matières organiques et des nutriments. La matière organique, et les organismes qui s'en nourrissent, peuvent améliorer la capacité de rétention d'eau ainsi que la présence de substances nutritives, et contribue à protéger le sol contre l'érosion.
* Contrôler efficacement l'irrigation
* Utiliser prudemment les engrais et les pesticides. Bien que les engrais accroissent la quantité de matières organiques dans le sol, une mauvaise utilisation de ces produits peut également polluer l'air et l'eau.
* Maintenir un sol gazonné dense dans les zones de pâturages afin de prévenir l'érosion du sol
* Garder autant que possible les résidus de culture sur le sol. Les racines, la menue paille, les tiges et les feuilles qui restent sur les champs après la récolte font partie de ces résidus de culture. Ceux-ci améliorent plusieurs propriétés du sol comme la régénération des matières organiques, l'infiltration et la conservation de l'eau, et l'agrégation des particules. Les résidus de culture contiennent également des nutriments, dont l'azote, le phosphore, le potassium, le soufre et les micro-nutriments.
* Semer des plantes fourragères afin d'augmenter la quantité de matières organiques dans le sol et de réduire l'érosion et la salinité. La sélection des espèces fourragères et des pratiques de gestion peut être faite en fonction de problèmes spécifiques tels que la sécheresse, l'humidité excessive du sol, la salinité, la pauvreté du sol, le faible niveau du pH et autres problèmes.
* Aménager des protections adéquates contre le vent comme les brise-vent afin de réduire l'érosion éolienne. Les brise-vent ont aussi l'avantage d'accroître le rendement des cultures, en particulier pour les cultures moins tolérantes à la sécheresse comme le canola et la luzerne.
* Planter des couvre-sols à la fin de l'été pour protéger la terre contre l'érosion saisonnière. Les couvre-sols emmagasinent les nutriments pour les nouvelles plantes, combattent les plantes nuisibles, accueillent les insectes bénéfiques et améliorent la structure et la fertilité du sol. De plus, les couvre-sols retiennent la neige à la surface pendant l'hiver, ce qui améliore le taux d'humidité de la terre le printemps venu.

L'importance du maintien et de l'amélioration de la qualité du sol n'est pas qu'une question de productivité. La qualité de notre air et de notre eau est aussi en jeu puisque ces ressources sont étroitement liées à la qualité du sol.
Des pratiques de production agricole et agroforestière adéquates peuvent maintenir et améliorer la qualité du sol grâce aux effets suivants : la prévention de l'érosion éolienne et hydrique, la diminution de la salinisation, l'augmentation de la quantité de matières organiques, l'amélioration de la structure du sol et l'accroissement de la fertilité. Nous devons d'abord nous occuper de teneur en matières organiques de nos sols. Une teneur accrue en matières organiques permettra d'augmenter à la fois la productivité et les profits. La recherche et l'utilisation de méthodes de conservation les mieux adaptées à votre exploitation agricole représentent le véritable défi à relever. Apprenez comment vous pouvez préserver et améliorer la qualité de votre sol. Veuillez consulter ci-dessous nos fiches d'information et articles.

Informations supplémentaires:

Le broutage: un élément naturel des zones riveraines de l'écozone des Prairies
Revue des documents sur l'emploi de points d'abreuvement hors des cours d'eau en zones riveraines en guise de pratique de gestion bénéfique
Economics of zero till: Fiche d'information sur les avantages de la culture sans labour qui, à l'aide d'une série de fiches de travail, facilite l'évaluation des avantages ainsi que des inconvénients économiques de l'adoption de la pratique de la culture sans labour.
Economics of conservation fallow :Fiche d'information comprenant des fiches de travail pour aider l'agriculteur à effectuer une comparaison de l'économie de la jachère de conservation aux systèmes conventionnels de jachère. Le principe de budgétisation partielle est utilisé.
Economics of shelterbelts: Fiche d'information destinée à aider l'agriculteur à évaluer par la budgétisation partielle les avantages économiques de l'établissement de brise-vent autour des champs.
Emergency Control of Wind Erosion
Managing crop residue on the Prairies
Manitoba Soil Conservation Manual
Les sols des Prairies : Arguments en faveur de la conservation
Strip farming for wind erosion control: Fiche d'information expliquant les méthodes de culture en bandes alternantes et la façon dont elles réduisent l'érosion éolienne.

Voyez aussi: Les publications de brise-vent

24/03/2007

Rien foutre al païs

Vous avez vu le film "Volem rien foutre al païs" ?
Vous vous demandez comment marche le réservoir d'eau connecté au moteur de la voiture ?
Et comment marche le système de remontée d'eau de la maison ?
Vous trouverez toutes les explications sur les sites suivants:

http://quanthomme.free.fr/pantone/pagedavid/PageM_David7.htm

http://www.demain-la-terre.net/Le-belier-hydraulique

22/10/2006

Beatles- Nowhere man