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24/04/2013

Pillage des mers par les bateaux de pêche chinois

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/c674db52-ac2e-11e2-a5e3-37f440f5d881

Océans mis sous pression par la pêche chinoise

Le géant asiatique prélève des millions de tonnes de poissons par an au large du continent noir. Une ONG canadienne dénonce cette saignée

Ressources Mercredi24 avril 2013 

Océans mis sous pression par la pêche chinoise 

Par Martine Valo 

Le géant asiatique prélève des millions de tonnes de poissons par an au large du continent noir. Une ONG canadienne dénonce cette saignée .

Le pillage des mers par les bateaux de pêche chinois a pris des proportions gigantesques, selon une étude internationale coordonnée par le célèbre biologiste Daniel Pauly, de l’Université de Colombie-Britannique, qui chiffre pour la première fois la mainmise chinoise sur une ressource halieutique en rapide déclin.

Cette recherche, publiée d’abord dans la revue spécialisée Fish and Fisheries puis reprise dans la revue scientifique Nature début avril, conclut que les navires de pêche chinois ont siphonné, loin de leurs côtes, entre 3,4 et 6,1 millions de tonnes de poissons par an entre 2000 et 2011. Dans le même temps, Pékin ne déclarait que 368 000 tonnes de poissons en moyenne auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Douze fois moins que la réalité estimée par les spécialistes des ressources halieutiques! La valeur du poisson débarqué de l’étranger par la Chine s’élèverait à 10,9 milliards de francs par an.

Non seulement la Chine sous-estime considérablement le produit de sa pêche à l’extérieur, mais elle surestime à l’inverse ce secteur dans ses eaux territoriales. Faute de statistiques réalistes accessibles au public, l’équipe de Daniel Pauly a dû réaliser des estimations à partir du nombre de bateaux – surtout des grands chalutiers, mais aussi des senneurs, entre autres – présents dans différentes zones économiques exclusives autour du monde, en corrélant ces données à leurs prises annuelles attendues.

Plutôt que de s’en tenir à la nature des pavillons – trop souvent de complaisance –, elle s’est appuyée sur la nationalité des marins et de leurs officiers, car il est rare qu’un équipage de la République populaire de Chine travaille pour un armateur d’un autre pays. Au large de l’Afrique, il est courant que des navires armés par des propriétaires chinois fassent travailler des pêcheurs locaux, mais ces derniers sont alors souvent rémunérés avec quelques caisses de poissons, qui seront revendues près des côtes africaines, mais pas en Asie.

Car ce que dénoncent les gouvernements africains et ce qu’observent les ONG sur le terrain se confirme et se précise avec ce recensement. Tous dénoncent les chalutiers géants qui campent dans les eaux poissonneuses du continent noir, en approvisionnant souvent directement des bateaux-usines-frigos en mer. L’Afrique constitue la première cible de la flotte chinoise: cette dernière y prélève 3,1 millions de tonnes de poissons par an en moyenne, selon les chercheurs, soit 64% de ses prises à l’étranger. Les côtes de l’ouest du continent – sans doute les plus pillées du monde, pas seulement par des bateaux asiatiques – sont leur cible principale.

L’Asie, suivie de loin par l’Océanie, l’Amérique du Sud et centrale, ainsi que l’Antarctique constituent les autres terrains de chasse de la flotte de pêche chinoise.

Les données publiées par les chercheurs correspondent à de la pêche non répertoriée, ce qui ne signifie pas qu’elle soit entièrement illégale. Une partie peut être réalisée avec l’accord des autorités du pays concerné, mais il n’est pas possible de distinguer les deux types de pratiques.

Dans leur publication, les experts d’instituts de recherche canadiens, espagnols, français et australiens mettent en rapport le déclin de la ressource halieutique dans les océans, dont témoigne la stagnation du tonnage global de la pêche mondiale, et la pratique qui consiste à envoyer les bateaux pêcher très loin de leurs ports d’attache, dans des zones épargnées par la surpêche jusqu’à il y a peu.

Européens et Américains ont été les premiers à y avoir recours dans les années 1980, suivis par les Russes, le Japon et la Corée du Sud une décennie plus tard. Tous s’assuraient un accès aux eaux étrangères moyennant l’achat de licences de pêche auprès des gouvernements locaux – plus ou moins légalement il est vrai. Les Chinois, qui se lancent à leur tour à l’autre bout des mers pour répondre à la demande de leur marché intérieur, ne semblent pas toujours s’embarrasser de tels préalables.   

18/07/2011

Le massacre illégal d'oiseaux sauvages, une pratique très répandue en Europe

un article payant du Monde :

Le massacre illégal d'oiseaux sauvages, une pratique très répandue en EuropeCompte rendu

 

LE MONDE | 18 juillet 2011 | Catherine Vincent | 649 mots

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Empoisonnement, piégeage, capture : l'association BirdLife International vient de présenter un rapport accablant sur ces actions de destruction, qui menacent plus de 80 espèces protégées. L'année 2010 avait été désastreuse pour les oiseaux de Chypre : le piégeage illégal des fauvettes, gobe-mouches...

02/10/2009

Des poissons qu'il ne faut plus considérer comme de la nourriture

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/10/02/sabre-grenadier-fletan-des-poissons-qu-il-ne-faut-plus-considerer-comme-de-la-nourriture_1248320_3244.html#ens_id=1248438
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Sabre, grenadier, flétan, des poissons qu'il ne faut plus considérer comme de la nourriture
LE MONDE | 02.10.09 | 15h07  •  Mis à jour le 02.10.09 | 15h07


mpereur, grenadier, sébaste, hoki, flétan du Groenland, siki, sabre noir, lingue bleue : qui n'a jamais consommé ces poissons, vendus en filets dans tous les supermarchés, présents aux menus des restaurants et des cantines ? Pourtant, selon les associations de protection de l'environnement, ces espèces pêchées en eau profonde, particulièrement vulnérables, et pour certaines gravement menacées, "ne devraient pas être considérées comme de la nourriture". Encore faut-il que les consommateurs le sachent.
Dans cet objectif, Greenpeace mène, jusqu'au 13 octobre et dans sept villes françaises, une tournée baptisée "SOS grands fonds marins", qui se poursuivra en Espagne et en Italie. Il s'agit, au travers d'une exposition, de projections de films, et d'interventions devant les points de vente, de sensibiliser le grand public aux "dégâts dramatiques" provoqués par cette forme de pêche, et d'aider à repérer ces poissons, parfois vendus sous des noms trompeurs (dorades pour les sébastes, chiens de mer pour les requins profonds comme le siki...). Les espèces profondes, qui vivent entre 200 et 2 000 mètres, ont une longévité exceptionnelle : une centaine d'années en moyenne, jusqu'à 160 ans pour l'empereur. Leur cycle de reproduction très lent les rend particulièrement fragiles. "Elles n'ont pas une capacité de régénération suffisamment rapide pour supporter une exploitation commerciale", explique Claire Nouvian, de l'association Bloom, spécialisée dans la défense des grands fonds. Selon le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM), qui coordonne les recherches scientifiques dans la zone Atlantique nord-est, la plupart de ces espèces, surexploitées, sont en déclin. Les populations de grenadiers ont ainsi baissé de 80 % en vingt ans.

Cette pêche, pratiquée par 285 navires dans le monde, a d'autres conséquences. En raclant les fonds, les filets détruisent les habitats et les espèces parfois plurimillénaires qui peuplent les abysses. Ces derniers constituent pourtant un exceptionnel réservoir de biodiversité - entre 10 et 30 millions d'espèces y vivraient -, dont une infime partie a été explorée par l'homme.

En s'adressant aux consommateurs, l'ONG veut surtout mettre la pression sur les supermarchés, appelés à retirer ces poissons de la vente. "Certaines enseignes, comme Carrefour ou Auchan, sont de dimension internationale. Leurs décisions peuvent avoir un effet d'entraînement considérable, explique Emmanuel Buovolo, chargé de campagne océans chez Greenpeace. Nous nous tournons aujourd'hui vers le grand public et les supermarchés car les politiques ont échoué à réguler cette pêche." Elle est réglementée dans les eaux de l'Union européenne, mais les quotas adoptés par les gouvernements sont toujours fixés à des niveaux supérieurs aux recommandations des scientifiques. Quant à la haute mer, située hors des zones de souveraineté des Etats, la pêche s'y déroule quasiment sans contrôle. Un projet de résolution des Nations unies en faveur d'un moratoire sur la pêche profonde dans les eaux internationales est bloqué depuis plusieurs années par les pays pêcheurs, malgré la mobilisation du monde scientifique.


Sur le Web : http://oceans.greenpeace.fr.

 

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 03.10.09

05/02/2007

Utile et Agréable


22/10/2006

Bananarama