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29/05/2017

«L’usage de pesticides de synthèse devrait être un tabou»

«L’usage de pesticides de synthèse devrait être un tabou»

Par , publié le

#05 «L’usage de pesticides de synthèse devrait être un tabou»
Directeur du laboratoire de biodiversité du sol à l’Université de Neuchâtel, Edward Mitchell fait partie du comité d'initiative pour une Suisse libre de pesticides de synthèse. Il détaille la démarche

24/03/2017

Un pesticide interdit dépeuple des ruchers. La justice refuse d'indemniser un apiculteur

à lire sur :

Un pesticide interdit dépeuple des ruchers - Le Monde

www.lemonde.fr/.../un-pesticide-interdit-depeuple-des-ruchers_5100219_1652692.html
 Un pesticide interdit dépeuple des ruchers. La justice refuse d'indemniser un apiculteur qui a perdu toutes ses abeilles dans la Sarthe.
 

Perquisitions, gardes à vue : l’enquête a été menée jusqu’au bout. On sait où, quand et par quel produit des dizaines de ruches ont été intoxiquées dans les vergers sarthois. On sait qui a fabriqué le pesticide en cause, on sait qu’il contenait une molécule interdite, on sait qui l’a distribué, qui l’a épandu. Mais il n’y a pas de coupable et nul dédommagement pour les apiculteurs lésés.

La magistrate chargée de l’instruction a en effet considéré qu’il n’existait pas de charges suffisantes contre quiconque dans cette affaire et a rendu, en décembre 2015, une ordonnance de non-lieu. Des poursuites pénales ultérieures demeurent possibles, pour peu que le procureur de la République saisisse le pôle de santé du parquet de Paris. En attendant, Philippe Cordier, un apiculteur qui a perdu la plus grande part de ses essaims, entend relancer l’affaire en assignant au civil, avant la fin mars, le distributeur du produit mis en cause.

 

Des abeilles qui « tournent à l’envers »

L’histoire commence dans la Sarthe, en avril 2012. Philippe Cordier y emporte cent cinquante de ses ruches en transhumance. Cent vingt-cinq d’entre elles sont installées dans les vergers de Gerfruits, une société de production et de négoce de fruits. Les butineuses ont pour mission de polliniser les pommiers de l’entreprise. Mais lorsque M. Cordier récupère son cheptel, il voit pendant trois jours ses « abeilles se tordre, tourner à l’envers, battre des ailes et mourir », raconte-t-il. Un seul essaim a survécu.

Muni d’un constat d’huissier, l’apiculteur entame le long parcours semé d’embûches que décrivent souvent ses homologues victimes des pesticides. « Je me suis adressé à quatre gendarmeries avant d’en trouver une cinquième, dans l’Eure, qui a accepté d’enregistrer ma plainte », dit-il. Une inspection vétérinaire est lancée par le service régional de l’alimentation (SRAL) des Pays de la Loire, un rapport transmis au parquet du Mans. Des prélèvements sont effectués dans les locaux agricoles de Gerfruits, où sont d’ailleurs identifiés plusieurs pesticides non autorisés. Une information judiciaire est ouverte à l’encontre de plusieurs responsables de la société le 29 novembre 2013.

 

« A la manifestation, on était sept »

Pendant ce temps, Philippe Cordier se plaint de n’être en rien informé de l’instruction. « On a fait une manifestation d’apiculteurs devant les locaux du SRAL à Angers, on était sept… On n’a rien obtenu »,...

L’accès à la totalité de l’article est protégé


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/03/24/un-pesticide-interdit-depeuple-des-ruchers_5100219_1652692.html#ijxO0m3EZPEicq58.99

14/03/2017

Femmes enceintes et polluants environnementaux

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Femmes enceintes et polluants environnementaux


Le Figaro souligne que les premiers résultats de la cohorte ELFE (« Etude longitudinale française depuis l’enfance »), à laquelle participent 18 000 enfants, ont été présentés hier à l’Institut national d’études démographiques (Ined) à Paris. L’objectif de cette étude, en suivant plus de 18 000 enfants nés en métropole en 2011 et leur famille pendant 20 ans, est de mieux comprendre ce qui influence leur développement, explique le journal. Parmi ces résultats figurent ceux d’une équipe de Santé publique France, concernant l’exposition des femmes enceintes aux polluants de l’environnement. Le quotidien explique qu’« à partir de prélèvements biologiques (sang, urines, sang de cordon ombilical et cheveux), les chercheurs ont découvert que la majorité des polluants recherchés étaient présents chez la quasi-totalité des 4 200 participantes au moment de leur admission à la maternité ». Le journal indique qu’ELFE, pilotée par l’Ined et l’Inserm, « est la première étude de cohorte d’une telle envergure menée en France ».

Lequotidiendumedecin.fr, 13/03, Le Figaro, 14/03

09/09/2016

Bon appétit !

Fish for dinner? Your seafood might come with a side of plastic | Life ...

www.theguardian.com › Lifestyle › Fish

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22/06/2016

Le remembrement agricole en France

Qui dit remembrement agricole dit culture intensive et atteinte à l'environnement et à la santé.

À lire :

 
Edgard Pisani se sentait «un peu coupable du remembrement» agricole
 
Le père des lois d'orientation agricole, qui ont hissé la France parmi les premières puissances mondiales du secteur, reconnaissait avoir été un peu trop loin dans le système productiviste.

22/04/2016

La carte des victimes des pesticides en France

Première carte des victimes des pesticides
L’association Générations Futures a rendu publique la « première carte des victimes des pesticides », indiquent Le Parisien et La Tribune. Cette association a collecté depuis 2010 plus de 400 témoignages de riverains ou de professionnels victimes de nuisances ou de maladies. « Toutes les zones en culture intensive sont concernées », souligne-t-elle, mettant en avant la hausse du nombre de signalements. Générations Futures souligne que ces victimes ne sont pas des cas isolés, et souhaite faire évoluer la législation. La Tribune rappelle qu’en 2013 un rapport de l’Inserm a reconnu l’existence de « présomptions fortes ou moyennes » de lien entre l’exposition à des pesticides et de graves pathologies (lymphomes, cancers, Parkinson, Alzheimer, troubles de la fertilité,…).

Le Parisien, La Tribune, 22/04

 

Image pour le résultat associé aux actualités
Découvrez la carte de France inédite de victimes des pesticides ainsi que la Coordination nationale ... de France des victimes des pesticides
 

14/04/2016

... plus facile ... (le ROUNDUP)

Roundup : le pesticide divise l'Union européenne et l'OMS

www.lemonde.fr/.../roundup-le-pesticide-divise-l-union-europeenne-et-l-o...


28 mars 2016 - Lire aussi : Le bénéfice des cultures « Roundup ready » en question .... limité » (limited evidence) de la cancérogénicité du glyphosate… Limité ...

Le Parlement européen demande une réautorisation limitée du glyphosate
Le Monde‎ - Il y a 23 heures

01/03/2016

L'exposition aux pesticides en zone rurale

lu sur :

Les riverains des champs sont exposés à un cocktail de pesticides

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Martine Valo
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/03/01/les-riverains-des-champs-sont-exposes-a-un-cocktail-de-pesticides_4874095_3244.html#hCK2dSrkCLJ8rZ5g.99

« Quand on voit notre voisin agriculteur sur son tracteur traiter ses pommiers sans protection particulière, on se dit que ça va. Mais quand il arrive en tenue de cosmonaute, on se dépêche de faire rentrer les enfants ! » C’est ainsi que Marie Pasquier résume la cohabitation quotidienne de sa famille avec les arboriculteurs du Rhône, au sud de Lyon, dont les vergers les plus proches sont à cinq mètres de ses fenêtres. Elle dénombre « 20 épandages par saison, entre mars à septembre », qui la dissuadent d’avoir son propre jardin, car « ce n’est pas la peine d’essayer de cultiver des légumes bio par ici. » Elle ne sait pas quelle est la teneur des pulvérisations qui laissent un dépôt jaune sur sa terrasse. Sa famille a toujours vécu là, et elle a commencé à se documenter sur la question des pesticides après le décès de son père, mort d’un lymphome.

La maison des Pasquier fait partie d’un panel d’habitations examinées par Générations futures. L’association spécialisée dans le domaine des pesticides livre, mardi 1er mars, les résultats de tests menés dans 22 logements situés à proximité de vignes, de cultures de céréales ou de vergers. Les résultats sont édifiants.

En juillet 2015, les participants à l’enquête de Générations futures ont traqué les résidus de produits phytosanitaires chez eux, armés d’un aspirateur équipé d’un kit de prélèvement fourni par le laboratoire Kudzu Science. Les analyses qui ont suivi ont révélé qu’ils vivent dans un « bain de poussière aux pesticides » préoccupant, selon François Veillerette et Nadine Lauverjat, de Générations futures.

Douze perturbateurs endocriniens potentiels

En moyenne, 20 produits différents ont été détectés par habitation : 14 dans celles installées près de parcelles de grandes cultures céréalières, 23 près de vergers, 26 près de vignes. Douze sont de probables perturbateurs endocriniens. En quantité, ces molécules, qui sont suspectées d’influencer notre système hormonal, représentent même 98 % des échantillons : 17,3 milligrammes sur les 17,6 mg de résidus recensés par kilo de poussière.

L’enquête confirme que les inquiétudes des riverains d’exploitations agricoles intensives sont fondées. Ils sont bel et bien exposés à un ensemble de produits chimiques dont on connaît mal l’effet cocktail.

En plus des molécules de perméthrine qui pourraient provenir de bombes insecticides domestiques, le laboratoire a trouvé dans la totalité des échantillons du tebuconazole, un fongicide, et du dimethomorphe, utilisé contre le mildiou, un champignon qui affecte les cultures. Les experts ont aussi quantifié à plus de 90 % des fongicides – azoxystrobine et spiroxamine –, ainsi qu’un herbicide, le diflufenican. Ils ont décelé une proportion importante de chlorpyrifos, un insecticide, et même du diuron, un autre herbicide relevé chez la plupart des participants alors qu’il est interdit en France depuis 2008. Enfin, une deuxième série de prélèvements effectuée en janvier 2016 montre que la concentration de ces molécules chute fortement en hiver, après les pics des épandages estivaux.

Lire aussi :   Les secrets de « l’effet cocktail » mis au jour

Tergiversations

Sur les 61 substances actives analysées, 39 sont des perturbateurs endocriniens potentiels. Pour établir ce résultat, Générations futures s’est fiée au recensement établi à l’initiative de la scientifique Theo Colborn, une référence à la matière. Il n’existe en effet aucune liste officielle à ce jour. Les perturbateurs endocriniens sont pourtant suspectés d’être liés à certains cancers (prostate, testicule, sein), à des perturbations du système hormonal (obésité, diabète), de la reproduction et de la fertilité précoce chez les filles, ainsi que des troubles de développement du fœtus. Censée adopter une définition précise de ces contaminants le 14 décembre 2013 au plus tard, la Commission européenne tarde à s’exécuter. L’association espère que son étude viendra raviver la volonté du gouvernement français d’exiger que Bruxelles tergiverse un peu moins sur cette question et aboutisse enfin.

Lire aussi :   Pesticides : le laxisme de l’Europe épinglé

Le faible nombre d’échantillons recueillis pourrait être opposé à cette enquête. Elle s’explique par le manque de moyens de l’association, répond Nadine Lauverjat. « Voilà dix ans que nous travaillons sur les victimes des pesticides, rapporte-t-elle. L’une d’entre elles s’était lancée dans l’analyse des poussières de son logement à Léognan, en Gironde, nous avons trouvé que l’idée était bonne. Nous nous sommes donc adressés aux 400 personnes avec lesquelles nous sommes en contact à ce sujet, 80 ont répondu, mais nous avons dû exercer une sélection. Question de coûts. »

Vessela Renaud, l’une des participantes de l’enquête de Générations futures, témoigne de ses difficultés à cohabiter avec des cultures céréalières en Seine-Maritime. « Une  fois, la rampe de notre voisin agriculteur pulvérisait à 2 ou 3 mètres des enfants qui jouaient, j’ai crié… Mais il ne voit pas où est le problème, il répond que lui et son père, l’ancien maire, utilisent des pesticides depuis soixante-dix ans, rapporte-t-elle. Alors j’écris des lettres, je prends des photos… »

En Gironde, l’inquiétude des riverains grandit. Le 1er mars, Marie-Lyse Bibeyran, l’une des figures du combat sur les pesticides dans ce département, doit remettre au préfet une pétition, forte de plus de 84 000 signatures, appelant à convertir à la culture bio « toutes les zones agricoles proches des établissements et infrastructures sportives et culturelles accueillant des enfants. »

Lire aussi :   A Bordeaux, une manifestation contre les pesticides dans les vignobles


 Martine Valo
journaliste Planète Suivre Aller sur la page de ce journaliste Suivre ce journaliste sur twitter


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/03/01/les-riverains-des-champs-sont-exposes-a-un-cocktail-de-pesticides_4874095_3244.html#e85fxDShT53ilDJu.99

08/02/2016

On n'arrête pas le progrès ! (chimie et environnement: vers une prise de conscience ?) suite

lu sur :

Pourquoi le ministère de l'Agriculture continue-t-il d ... - Basta

www.bastamag.net › Décrypter

Il y a 3 jours - Qu'en est-il des alternatives à ces molécules chimiques de ... Quant à l'agriculture bio, sans pesticides, elle n'est pas .... Si vous souhaitez connaître le détail des cinq pesticides dangereux les .... NET, le portail des copains.

extrait :

L’enquête de Cash Investigation diffusée le 2 février rappelle un scandale sanitaire toujours à l’œuvre : les pesticides cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques qui sont déversés par milliers de tonnes chaque année, dans tous les départements. Qu’en est-il des alternatives à ces molécules chimiques de synthèse ? La loi d’avenir agricole de juillet 2014 devait favoriser la commercialisation des préparations naturelles comme le vinaigre blanc, le sucre ou l’argile. Or, le décret permettant leur mise sur le marché traîne au milieu des piles de dossiers du ministère... À ce jour, pulvériser sur ses cultures une tisane de plantes reste passible de poursuites. Quant à l’agriculture bio, sans pesticides, elle n’est pas suffisamment soutenue.

La France reste le premier consommateur de pesticides en Europe et le troisième au niveau mondial. Selon les informations recueillies par les équipes de Cash Investigation et de francetv info, près de 100 000 tonnes de pesticides très toxiques sont épandus en France dans les champs, les vignes ou les vergers. Sur la base de données confidentielles provenant du ministère de l’Écologie, Cash Investigation a identifié 71 substances jugées « dangereuses » ou « potentiellement dangereuses » par différents organismes [1]. C’est en Gironde, dans la Marne et en Loire-Atlantique qu’est épandue la plus grande quantité de pesticides (en noir sur la carte) [2] :

03/02/2016

On n'arrête pas le progrès ! (chimie et environnement: vers une prise de conscience ?)

Image pour le résultat associé aux actualités
Les équipes de "Cash Investigation" et de francetv info ont dressé la carte de France des ...

Plus d'actualités pour "http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/enquete-cash-investigation-quels-pesticides-dangereux-sont-utilises-pres-de-chez-vous_1294797.html"

23/08/2015

OGM + pesticides = malformations fœtales

à lire sur :

Pesticides in paradiseHawaii's spike in birth defects puts focus on ...

www.theguardian.com/us.../hawaii-birth-defects-pesticides-gmo

Image 1.png

 

21/06/2015

Pesticides : le poids de l’agro-business

à lire sur BASTAMAG :

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BASTA !

AGRICULTURE

Pourquoi tous les gouvernements échouent à réduire la présence des pesticides... - Basta

www.bastamag.net/Pourquoi-la-consommation-de-pesticides-continue-a- augmenter

 

par Nolwenn Weiler - 30 mars 2015

Réduire de moitié l’usage des pesticides : telle est l’ambition affichée par les ministres de l’Agriculture depuis une décennie. Pourtant, le recours à ces produits toxiques et cancérogènes ne cesse d’augmenter. Malgré les discours sur « l’agriculture raisonnée », malgré la progression des cultures bio, malgré l’effort des consommateurs qui achètent de plus en plus de produits sans pesticides, malgré les résultats obtenus par plusieurs agriculteurs qui réduisent drastiquement le recours à la chimie… En cause : le poids de l’agro-business qui freine tout changement d’ampleur. Et l’absence de véritables sanctions contre les fraudeurs qui continuent d’utiliser des produits pourtant interdits.

Enquête sur une aberration.

... 

Pourquoi tous les gouvernements échouent à réduire la présence des pesticides - Basta !.pdf

12/05/2015

Pour l’interdiction des pesticides chimiques de synthèse et la généralisation des pratiques agroécologiques

lu dans la revue de presse de l'INSERM :


Plaidoyer de Greenpeace International en faveur de l’agriculture biologique

Greenpeace International publie aujourd’hui un rapport « en faveur de l’interdiction progressive des pesticides chimiques de synthèse et de la généralisation des pratiques agroécologiques ». L’ONG revient notamment sur l‘expertise collective Pesticides : Effets sur la santé publiée en 2013 par l’Inserm, souligne l’AFP. Selon Greenpeace : « L’exposition à certains pesticides représente un facteur de risque supplémentaire non négligeable de contracter de nombreuses maladies chroniques, y compris différentes formes de cancers et de maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson et celle d’Alzheimer, et de développer des malformations congénitales ». L’ONG affirme par ailleurs que « (…) les agriculteurs et leurs familles font partie des populations les plus exposées à des risques de pathologies graves ».
 

AFP, 12/05

11/04/2015

Environnements : Actualités concernant le Bassin de Lacq

quelques liens  :

    1. Actualités correspondant à bassin lacq comptes
  1. du bassin de Lacq (64) : la Cour des comptes s'en mêle - Sud Ouest
  2. www.sudouest.fr/.../bassin-de-lacq-la-cour-des-comptes-s-en-mele-1886908- 4635.php
  3. il y a 26 minutes ... Reconversion « à risques » du bassin de Lacq (64) : la Cour des La circulation sur les voies privées reste l'un des points faibles de la ...
  4. La Cour des comptes pointe les risques du bassin chimique de Lacq ...
  5. https://fr.news.yahoo.com/cour-comptes-pointe-risques-bassin-chimique-lacq -133711840.html
  6. il y a 3 heures ... L'avertissement de la Cour des comptes aux pouvoirs publics est clair. Il faut améliorer la sécurité, encadrer et mieux prévenir les risques ...
  7. La sécurité sanitaire sur le bassin de Lacq pointée par un rapport ...
  8. www.larepubliquedespyrenees.fr/.../securite-sanitaire-le-bassin-de-lacq-pointe -par-un-rapport,1244769.php
  9. il y a 11 heures ... C'est sur la base d'un rapport ancien que la Cour des comptes vient de publier ... sanitaire et environnementale sur la zone du bassin de Lacq.
  10. Bassin de Lacq: la Cour des comptes pointe des risques sur la ...
  11. www.connaissancedesenergies.org/.../bassin-de-lacq-la-cour-des-comptes- pointe-des-risques-sur-la-securite-sanitaire-et-lenvironnement-150...
  12. il y a 1 jour ... La Cour des comptes pointe les risques sur la sécurité sanitaire et environnementale dans la zone industrielle du bassin de Lacq ...
  13. Bassin de Lacq: la Cour des Comptes épingle les ... - France Bleu
  14. www.francebleu.fr/...comptes/bassin-de-lacq-la-cour-des-comptes-epingle-les -pouvoirs-publics-2272017
  15. il y a 1 jour ... La Cour des comptes vient de publier un rapport trés sévère sur le bassin de Lacq. Elle pointe des risques sur la sécurité sanitaire et ...
  16. Bassin de Lacq: la Cour des comptes pointe des ... - Notre Temps
  17. www.notretemps.com/.../bassin-de-lacq-la-cour-des-comptes,i83089
  18. il y a 1 jour ... La Cour des comptes pointe les risques sur la sécurité sanitaire et environnementale dans la zone industrielle du bassin de Lacq ...
  19. La gestion publique de la mutation industrielle du bassin de Lacq / A ...
  20. https://www.ccomptes.fr/.../La-gestion-publique-de-la-mutation-industrielle- du-bassin-de-Lacq
  21. il y a 1 jour ... La gestion publique de la mutation industrielle du bassin de Lacq ... L'activité de ce bassin industriel, qui compte 20 installations classées pour ...
  22. La Cour des comptes pointe les risques du bassin chimique de Lacq ...
  23. www.frequenceterre.com/.../la-cour-des-comptes-pointe-les-risques-du-bassin -chimique-de-lacq/
  24. Critique de http://www ... - 11 avr. 2015
  25. La Cour des comptes pointe les risques du bassin chimique de Lacq. 1 heureil y a 24 Viewed Robot Automatique Commentaires fermés ...
  26. Bassin de Lacq: la Cour des comptes pointe des risques sur la ...
  27. www.techniques-ingenieur.fr/.../bassin-de-lacq-la-cour-des-comptes-pointe- des-risques-sur-la-securite-sanitaire-et-l-environnement-article_29...
  28. il y a 1 jour ... La Cour des comptes pointe les risques sur la sécurité sanitaire et environnementale dans la zone industrielle du bassin de Lacq ...
  29. à risques » du bassin de Lacq (64) : la Cour des comptes s ... - Niooz.fr
  30. infos.niooz.fr/reconversion-laquo-a-risques-raquo-du-bassin-de-lacq-64-la- cour-des-comptes-s-en-mele-2947052.shtml
  31. il y a 1 heure ... Son président, Didier Migaud, demande une vigilance particulière sur les nouvelles activités du bassin industriel. Le 26 janvier dernier, Didier ...
  32. à risques » du bassin de Lacq (64) : la Cour des comptes s ... - Niooz.fr
  33. free.niooz.fr/reconversion-laquo-a-risques-raquo-du-bassin-de-lacq-64-la- cour-des-comptes-s-en-mele-2947052.shtml
  34. il y a 1 heure ... Son président, Didier Migaud, demande une vigilance particulière sur les nouvelles activités du bassin industriel. Le 26 janvier dernier, Didier ...
  35. Bassin de Lacq: la Cour des comptes pointe des ... - Romandie.com
  36. www.romandie.com/.../Bassin-de-Lacq...comptes.../582854.rom
  37. il y a 1 jour ... Paris - La Cour des comptes pointe les risques sur la sécurité sanitaire et environnementale dans la zone industrielle du bassin de Lacq ...
  38. Bassin de Lacq: la Cour des comptes relève des ... - Romandie.com
  39. www.romandie.com/.../Bassin-de-Lacq...comptes.../582846.rom
  40. il y a 1 jour ... Paris - La Cour des comptes pointe du doigt les risques concernant la sécurité sanitaire et environnementale dans la zone industrielle du ...
  41. Bassin de Lacq: la Cour des comptes relève des ... - Romandie.com
  42. www.romandie.com/.../Bassin...Lacq...comptes...-/582846.rom
  43. il y a 1 jour ... Paris - La Cour des comptes pointe du doigt les risques concernant la sécurité sanitaire et environnementale dans la zone industrielle du ...
  44. Bassin de Lacq: la Cour des comptes pointe des ... - Romandie.com
  45. www.romandie.com/.../Bassin-de-Lacq...comptes.../582854.rom
  46. il y a 1 jour ... Paris - La Cour des comptes pointe les risques sur la sécurité sanitaire et environnementale dans la zone industrielle du bassin de Lacq ...
  47. Bassin de Lacq: la Cour des comptes relève des ... - Romandie.com
  48. www.romandie.com/.../Bassin-de-Lacq...comptes.../582846.rom
  49. il y a 1 jour ... Paris - La Cour des comptes pointe du doigt les risques concernant la sécurité sanitaire et environnementale dans la zone industrielle du ...
  50. Le bassin industriel de Lacq, près de Pau, est-il ... - France 3 Régions
  51. france3-regions.francetvinfo.fr/.../le-bassin-industriel-de-lacq-pres-de-pau-est -il-suffisamment-securise-701725.html
  52. il y a 1 jour ... Les experts de la Cour des Comptes ont examiné la gestion publique du site. Un meilleur plan de prévention des risques sanitaires et ...

28/03/2015

Cancer, Round-up et Monsanto

à lire sur BASTAMAG :

Après le classement du Round-up comme « probablement cancérogène», Monsanto contre-attaque

Basta ! -

PESTICIDESAprès le classement du Round-up comme « probablement cancérogène », Monsanto contre-attaque ...

extrait :

..."« La méthode rappelle furieusement les pratiques des industriels décrites par le journaliste Stéphane Foucart dans son excellent ouvrage La Fabrique du mensonge (éd. Denoël, 2013). On y découvre comment des industriels, sous couvert de recherche scientifique, protègent leurs produits dangereux pour la santé et l’environnement. Il y raconte comment les industriels du tabac ont financé des études afin de produire du « doute » après la publication de travaux prouvant la dangerosité du tabac. Ou comment les industriels de la chimie ont réussi à noyer les études montrant la dangerosité des insecticides sur les abeilles en faisant publier… dix fois plus d’études aux résultats bien sûr contraires. L’histoire se répète sans cesse », commente Terra Eco. De quel côté penchera l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) qui doit également se prononcer sur le glyphosate ? On prend les paris ?

Après le classement du Round-up comme « probablement cancérogène », Monsanto contre-attaque - Basta !.pdf

à propos de lobbying, lire aussi :

Médicaments et lobbying des industries pharmaceutiques

06/03/2015

Perturbateurs endocriniens : tout le monde est atteint et le coût annuel est évalué à 157 milliards d'euros

... 157 milliards d'euros au profit de l'industrie chimique !

lu sur :

Le coût sanitaire des perturbateurs endocriniens estimés à 157 ...

www.lequotidiendumedecin.fr/.../le-cout-sanitaire-des-perturbateurs- endocriniens-e

Dans une étude publiée dans « Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism »(*), des spécialistes estiment que les conséquences sanitaires de l’exposition des populations européennes aux perturbateurs endocriniens (PE) représente un coût de 157 milliards d’euros par an, soit 1,2 % du PIB.

Cinq panels d’experts ont été constitués afin d’évaluer le lien entre une exposition aux PE et la survenue d’une pathologie et en estimer le coût. Un consensus a été trouvé pour le retard intellectuel, l’autisme, le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), l’obésité chez l’enfant et chez l’adulte, la cryptorchidie et l’infertilité masculine.

Retard mental et déficience intellectuelle

Selon l’étude, l’effet le plus probable (70-100 %) est celui de l’impact de l’exposition prénatal aux organophosphorés sur le développement cérébral. Chaque année, 13 millions de retards mentaux peuvent leur être attribués, 59 300 cas additionnels de déficience intellectuelle pour un coût estimé à 146 milliards. La probabilité est moindre pour l’autisme (316 cas), le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (19 400 à 31 000 cas). Les chercheurs du groupe fertilité masculine estiment que l’exposition aux phtalates est responsable à 40-69 % de 618 000 AMP chaque année en Europe. Le groupe obésité/diabète estime que l’exposition aux phtalates est responsable (probabilité de 40-69 %) de 53 900 cas d’obésité et 20 500 nouveaux cas de diabète chez les femmes. « Nous travaillons sur des probabilités et savons qu’il y a des incertitudes, mais cette étude est un début », a indiqué Martine Bellanger, professeur à l’École des hautes études en santé publique en France.

Les auteurs précisent que leur objectif est de proposer « une estimation du bénéfice sanitaire et économique d’une régulation des perturbateurs endocriniens en Europe », alors que la Commission européenne a entrepris un passage en revue de sa législation en la matière. L’adoption de ce nouveau cadre réglementaire, qui pourrait conduire à l’interdiction d’une large gamme de pesticides, isolants alimentaires ou composants de cosmétiques, a été renvoyée à 2016.

Selon le porte-parole de Générations futures François Veillerette, « cette étude apporte une preuve supplémentaire de la nécessité d’une action préventive forte pour se prémunir des risques des perturbateurs endocriniens en Europe ».

Dr Lydia Archimède

voir aussi sur ce blog :

Le futur de notre société n'est pas rose ...

sur le même sujet :

Perturbateurs endocriniens : un coût sanitaire évalué à 157 milliards ...

www.lagazettedescommunes.com/.../perturbateurs-endocriniens-un-cout- sanitaire-evalue-a-157-milliards-deuros-par-an-dans-lue/

Près de 100 % de la population a des traces détectables ... - Le Monde

www.lemonde.fr/.../pres-de-100-de-la-population-a-des-traces-detectables-de -perturbateurs-endocriniens_4588899_3244.html

(*)

perturbateurs endocriniens.pdf

24/02/2015

Chimie, dégradation de l'environnement : les conséquences sont là

Quelques liens pour s'informer :

 

Montée préoccupante de la puberté précoce - Le Monde

www.lemonde.fr/.../montee-preoccupante-de-la-puberte-precoce_4581829_ 1650684.html

il y a 1 jour ... Montée préoccupante de la puberté précoce ... véritable épidémie de pubertéprécoce », affirme le professeur Charles Sultan, chef du service ...

 

Midi-Pyrénées, région la plus touchée par la baisse de la qualité du sperme ...

www.ladepeche.fr/.../1830028-midi-pyrenees-region-plus-touchee-baisse- qualite-sperme.html
 
1 mars 2014 ... «Dans la région, la situation est alarmante». Charles Sultan est l'un des plusgrands pédiatres endocrinologues au monde. ... je vois une explosion des cas de puberté précoce (chez les filles) et ... on assiste à une montée en flèche du nombre d'enfants souffrant d'affections provoquées par les pesticides.

 

Sciences : Collectif Une Place pour Tous !

collectifuneplacepourtous.midiblogs.com/sciences/

2 déc. 2014 ... Les indices s'accumulent quant à l'implication des polluants dans la montée enpuissance des troubles autistiques et comportementaux ..... Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est ..... puberté précoce.pdf ... Le Pr Charles Sultan, spécialiste des troubles hormonaux au Centre ...

 

Pr Charles Sultan : Perturbateurs endocriniens et puberté précoce ...

criigen.org/.../Pr-Charles-Sultan-Perturbateurs-endocriniens-et-puberteprecoce-chez-la-fille
 
Intervention du Pr Charles Sultan, endocrinologue au CHU de Montpellier et ... sur les perturbateurs endocriniens et la puberté précoce, lors de la table-ronde.

17/02/2015

Les OGM en plein champ sont néfastes à tout point de vue, sauf pour l'industrie chimique

communiqué :

OGM : SELON MONSANTO, UNE MODIFICATION GÉNÉTIQUE PEUT EN CACHER UNE AUTRE

Les insectes peuvent-ils tirer profit de plantes génétiquement modifiées (PGM) insecticides ? Cette question n'est pas soulevée par de tâtillons militants anti-OGM, loin de là. Elle est issue d'un article scientifique publié en 2014 dans la revue Bulletin of Entomological Research par des chercheurs brésiliens... et Monsanto [1] !

 
 
SURFACES MONDIALES D'OGM EN 2014 : +3,6% DANS UN MONDE DE PLUS EN PLUS POLARISÉ
Christophe NOISETTE, janvier 2015

L'Isaaa, lobby de l'agriculture biotechnologique, vient de publier son état des lieux annuel des plantes génétiquement modifiées (PGM) dans le monde. Au-delà des questions méthodologiques et des variations entre les sources, l'analyse de ce rapport prouve, malgré l'enthousiasme sémantique de son auteur, que l'engouement pour les OGM ne redémarre pas. Si les maïs et soja transgéniques ont été adoptés rapidement sur le continent américain, les autres plantes, elles, stagnent et les autres continents restent globalement prudents, pour ne pas dire hostiles, à cette technologie. Démonstration…

 
 
OGM EN BELGIQUE - LES FAUCHEURS DE POMME DE TERRE NE SONT PAS DES CRIMINELS
Christophe NOISETTE, janvier 2015

Le 29 mai 2011 [2], quelques centaines de militants anti-OGM venus de plusieurs pays de l'Union européenne (principalement de Belgique, mais aussi de France et des Pays-Bas) avaient participé à une action de désobéissance civile et arraché quelques pommes de terre cisgéniques [3] à Wetteren, en Belgique. Expérimentées par le centre de recherche flamand sur les biotechnologies (VIB), ces pommes de terre étaient censées mieux résister au mildiou. Onze personnes avaient dans un premier temps été inculpées et condamnées à de lourdes peines, dont de la prison, en janvier 2013, mais le procès était finalement reparti « à la case départ » pour une question de procédure. En septembre 2013, les peines étaient allégées mais les opposants aux chimères génétiques décidaient de faire appel, notamment car le Tribunal confirmait le premier verdict sur l'appartenance de ces personnes à « une association de malfaiteurs ». Pour eux, l'action était politique, et ils demandaient à être jugés en conséquence. Le 28 octobre 2014, lors du procès en Appel, le Tribunal est revenu sur ce point litigieux et a donc acquitté les Faucheurs de la condamnation pour « association de malfaiteurs », tout en maintenant des amendes et dommages et intérêts.

 
 
16 ANS DE CONTAMINATIONS D'OGM : IMPOSSIBLE COEXISTENCE
Eric MEUNIER, décembre 2014

Certains gènes ou graines de plantes génétiquement modifiées (PGM) peuvent se retrouver là où ils ne devraient pas. On parle alors de contamination (cf. Qu'appelle-t-on la coexistence des filières OGM / non OGM ?). Ces PGM peuvent se disséminer aux champs, en se croisant avec des plantes apparentées, mais aussi tout au long de la filière (transport, stockage, transformation, etc.). Un bilan exhaustif de la présence non désirée ou illégale de transgènes dans des productions agricoles, alimentaires ou autres, est difficile, voire impossible, à réaliser. Greenpeace et Genewatch, deux associations environnementalistes, proposent néanmoins un suivi des cas de contaminations commerciales. Ces associations ont dénombré 396 contaminations par des PGM dans 63 pays entre janvier 1 997 et décembre 2013.

13/01/2015

Cancer, environnement et société

lu sur :

Non, le cancer n'est pas le fruit du hasard ! - Le Monde

www.lemonde.fr/.../non-le-cancer-n-est-pas-le-fruit-du-hasard_4550613_ 3232.html

LE MONDE | 07.01.2015 à 11h44 • Mis à jour le 07.01.2015 à 11h48 |

Par Annie Thébaud-Mony

En ces premiers jours de 2015, les médias ont diffusé le message selon lequel le cancer serait essentiellement le fruit du hasard. Une aubaine pour les industriels de l’amiante, de la chimie, des pesticides, du nucléaire, du pétrole et j’en passe… Pour eux, sans aucun doute, cette « découverte scientifique » devrait clore toute controverse sur le rôle des risques industriels dans la survenue du cancer !

L’origine de cette pseudo-découverte est un article paru dans la prestigieuse revue Science, le 2 janvier, présentant les résultats d’une corrélation statistique particulière (Christian Tomasetti et Bert Vogelstein, « Variation in cancer risk among tissues can be explained by the number of stem cell divisions », www.sciencemag.org, 2 janvier). Partant de l’observation d’une différence de fréquence du nombre de cancers selon les organes (poumon, colon, cerveau, etc.) – à l’exclusion de ceux qui sont actuellement en augmentation vertigineuse (sein et prostate) –, Christian Tomasetti et Bert Vogelstein font l’hypothèse que ces variations s’expliqueraient par des modalités différentes de division cellulaire au sein de ces organes. Ils prennent en considération ce que les biologistes appellent les cellules souches, qui ont la capacité de s’autorenouveler, de se différencier en d’autres types cellulaires et de proliférer en culture. Ils établissent ensuite une corrélation statistique entre le nombre total de divisions cellulaires de ce type de cellule sur la durée moyenne de la vie dans la population américaine et le risque moyen de survenue du cancer de tel ou tel organe aux Etats-Unis. Statistiquement significative, la corrélation est alors interprétée comme validant l’hypothèse selon laquelle le cancer serait issu – pour l’essentiel – d’un sinistre loto cellulaire. La faute à « pas de chance » !

Ce raisonnement simpliste fait penser à d’autres corrélations qui auraient pu fonder des hypothèses tout aussi fantaisistes. Pour alerter les étudiants de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) sur les risques d’interprétation hâtive en matière de statistiques, Joseph Klatzmann, ancien administrateur à l’Insee, ancien professeur d’économie rurale à l’Institut national agronomique Paris-Grignon, directeur d’études à l’EHESS, citait fréquemment l’exemple suivant (Joseph Klatzmann Attention Statistiques ! Comment en déjouer les pièges. La Découverte, 1985, dernière réédition, 1996) : entre les années 1950 et 1990, la courbe de croissance d’utilisation des réfrigérateurs a été exactement parallèle à celle de l’épidémie de cancer. Serait-ce l’utilisation du réfrigérateur qui cause le cancer ? A l’évidence, une telle interprétation prêterait à sourire si elle ne reflétait pas ce que les auteurs de l’article de Science se sont permis de faire, à savoir extrapoler d’une corrélation à l’affirmation d’une causalité.

Trois angles morts

Or, au moins trois angles morts de leur « démonstration » la discréditent totalement. Tout d’abord, ils omettent de faire référence dans leur modèle au fait que la cellule souche ne se transforme pas spontanément en cellule cancéreuse. Elle le fait sous l’effet de mutations qui elles-mêmes sont produites par des agents cancérogènes externes. On retrouve ici le rôle de l’amiante, des rayonnements ionisants, des fumées diesel, des pesticides et autres substances toxiques connues depuis longtemps pour leurs propriétés cancérogènes (sans parler de toutes celles dont la toxicité n’a pas été testée…).

Le deuxième angle mort est ce qu’occulte le recours à une incidence globale du cancer dans la population générale, à savoir les inégalités face au cancer. Pour ce qui est de la situation française (qui n’est pas fondamentalement différente de celle de la population américaine), un ouvrier a dix fois plus de risque de mourir de cancer (et de façon précoce avant 65 ans) qu’un cadre supérieur. Sauf à considérer que les ouvriers ont des cellules souches tout à fait particulières – ce qui ressemblerait à une forme d’eugénisme –, force est de considérer, pour comprendre cette inégalité, la différence très significative d’exposition à des cancérogènes professionnels, mise en évidence par une enquête du ministère du travail. Selon l’enquête Sumer 2010 réalisée par la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques et la direction générale du travail-Inspection médicale du travail, les ouvriers sont dix fois plus exposés dans leur travail à des cancérogènes que les cadres supérieurs.

Le troisième angle mort est la non-prise en compte par Christian Tomasetti et Bert Vogelstein des connaissances acquises de longue date sur les caractéristiques fondamentales du cancer, suite aux travaux de nombreuses disciplines scientifiques autres que l’épidémiologie. Cette maladie commence, certes, au cœur des cellules mais s’inscrit, pour chaque individu touché, à la croisée de deux histoires. L’une est celle des atteintes, simultanées et/ou répétées, provoquées par les agents toxiques (poussières, substances chimiques, rayonnements) au cours de multiples événements de la vie professionnelle, résidentielle, environnementale et comportementale ; l’autre est, face à ces agressions, celle des réactions de défense de l’organisme, elles-mêmes extrêmement variables selon les individus. Plus se multiplie la présence de molécules toxiques dans la vie quotidienne, et plus se multiplient aussi, non seulement les processus mutagènes ou cancérogènes propres à chacun d’eux, mais ce qu’on appelle la synergie entre eux et aussi la manière dont ces différents processus interfèrent eux-mêmes avec les mécanismes de défense de l’organisme.

Ajoutons que l’étude ainsi publiée par la revue Science a été sponsorisée par des fondations privées dont la première est le fonds Virginia & D. K. Ludwig pour la recherche sur le cancer. Le fondateur en est Daniel Ludwig, un magnat américain du transport maritime qui fut le promoteur des supertankers, mais aussi de la déforestation en Amazonie brésilienne pour l’exploitation arboricole d’espèces de pins et eucalyptus à croissance rapide pour le marché mondial de la pâte à papier. Vendant cette exploitation à un consortium brésilien, Daniel Ludwig a investi le produit de cette vente dans le fonds qui porte son nom, soutenant ainsi la production de connaissances sur le cancer, utiles aux industriels mais fondamentalement nuisibles à la santé publique.

Répercussion médiatique

Que la statistique appliquée au cancer s’inscrive, une fois de plus, dans cette mise en doute systématique des effets mortifères des risques industriels, que j’ai longuement décrite récemment, ne m’étonne malheureusement pas. En revanche, mon inquiétude est la répercussion médiatique d’un tel article et ses effets sur l’opinion publique, alors que l’épidémie de cancer a pris des proportions catastrophiques en France et dans le monde. Entre 1984 et 2012, le nombre annuel de nouveaux cas est passé, en France, de 150 000 à 355 000. Selon l’Organisation mondiale de la santé, pas moins de 15 millions de décès sont dus au cancer dans le monde chaque année soit presque un décès toutes les deux secondes. Et encore, ces chiffres sous-estiment grandement ce qui se passe dans les pays où une part importante de la population est privée d’accès à un quelconque diagnostic de cancer.

Or le cancer est évitable, à condition d’éradiquer les cancérogènes en milieu de travail, dans l’environnement et la consommation. Pourtant, dans le champ de l’épidémiologie, des chercheurs s’obstinent à produire des modèles statistiques dénués de sens par rapport à la réalité dramatique du cancer. L’outil mathématique utilisé pour cette production de l’incertitude donne à la démarche l’apparence de la rigueur, de l’objectivité, pour tout dire de la science. Surtout, cela rend quasi impossible l’échange et la discussion entre, d’une part, les travailleurs et citoyens, victimes de cancers associés à l’exposition aux substances toxiques, et, d’autre part, les scientifiques qui jonglent avec les chiffres, abstraits et anonymes, de milliers de cas de cancers. Ainsi, des spécialistes servent la cause des industriels, en renforçant, par des travaux scientifiques publiés, l’incertitude concernant les liens entre toxiques et cancer.

Avec l’extension de la chimie, du nucléaire, la prolifération des cultures OGM, la dissémination des nanoparticules, les risques de la téléphonie mobile et autres nouvelles technologies, sous couvert de « progrès », industriels et responsables politiques s’affranchissent chaque jour davantage de l’obligation première fondamentale du respect de la vie, avec la complicité des plus prestigieuses institutions scientifiques. L’article paru dans Science, le 2 janvier, en témoigne une fois encore.

Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, chercheuse associée au Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 93) à l’université Paris XIII. Elle est l’auteure de Travailler peut nuire gravement à votre santé (La Découverte, « Poche », 2008) et de La science asservie. Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs, La Découverte, Paris, 2014.

Annie Thébaud-Mony (Sociologue) 

sur le même sujet :

Cancer et hasard, gare aux dérives interprétatives
Le Monde - Il y a 23 heures

Un article paru le 2 janvier dans la revue Science, écrit par deux scientifiques 
réputés de l'université Johns-Hopkins (Baltimore), annonçait que ...

Cancer et hasard, gare aux dérives interprétatives.pdf

Cancer : méfiez-vous du hasard
Le Monde - Il y a 2 heures

 

 

15/12/2014

Pollution chimique, Phtalates et quotient intellectuel : les nouvelles générations ont un QI de plus en plus bas

lu dans la revue de presse de l'INSERM : (les surlignages sont de moi)

Lien entre l’exposition prénatale aux phtalates et le développement du cerveau

Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université Columbia à New York l’exposition prénatale aux phtalates pourrait perturber le développement du cerveau du fœtus, et aurait ainsi un impact sur le quotient intellectuel des enfants en âge scolaire, rapporte France 5.

Ces produits chimiques, que l’on retrouve dans une grande variété de produits de consommation car ils ont la propriété de ramollir la matière « sont accusés de perturber le système endocrinien », rappelle la chaîne télévisuelle.

Ces travaux, publiés dans la revue Plos One, montrent notamment que les phtalates sont capables d’arriver jusqu’au fœtus en traversant toutes les protections qui l’entourent.

France 5, 11/12

Et aussi :

Dans un dossier dédié à l’impact de la pollution chimique sur la santéLe Généraliste rend compte du nouveau volet du programme GEOCAP dédié aux cancers de l’enfant et leur lien éventuel avec l’environnement.  

Selon Jacqueline Clavel, chercheuse au sein de l’unité Inserm 1028, ce travail « montre [notamment] que le trafic intense est associé à un sur-risque [de leucémie chez les moins de 5 ans]. Et, sans surprise, le benzène est probablement la ou l’une des principales causes attribuables à ce sur-risque (…) ».

Le Généraliste, 05/12

04/12/2014

Relaxe du viticulteur qui avait refusé d'utiliser un pesticide chimique

lu sur :

Bien Public - 

Le viticulteur qui avait refusé de traiter ses vignes a été relaxé en appel ce jeudi à 14 heures à Dijon sous les applaudissements de la salle. "C’est une victoire de la mobilisation citoyenne, c’est être lanceur d’alerte", a déclaré à l’issue du prononcé de l’arrêt de la cour, Emmanuel Giboulot.

Emmanuel Giboulot, viticulteur bio exploitant des vignes en Côte de Beaune et Haute Côte de Nuits, a refusé en 2013 d’appliquer la décision préfectorale obligeant à traiter au pesticide tout le vignoble contre la flavescence dorée. Le viticulteur avait estimé que la maladie ne menaçait alors directement ni son vignoble ni celui de ses voisins. Pour avoir refusé d’utiliser la pyréthrine, un pesticide naturel autorisé en viticulture bio, Emmanuel Giboulot a été convoqué devant la justice. En première instance, il avait été condamné par le tribunal à Dijon à 1 000 euros d’amende dont la moitié avec sursis.

Un important comité de soutien avait entouré le viticulteur dans ses démarches.

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Dijon : relaxe en appel du viticulteur qui avait refusé de traiter ses vignes.

www.lepoint.fr/.../dijon-relaxe-en-appel-du-viticulteur-qui-avait-refuse-de- traiter-ses-vignes-04-12-2014-1886881_2386.php

Le Point - Publié le 04/12/2014 à 15:37 - Modifié le 04/12/2014 à 17:22

Emmanuel Giboulot avait été condamné en première instance à une amende pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescence dorée.

Sa relaxe jeudi par la cour d'appel de Dijon sonne pour Emmanuel Giboulot comme une "victoire de la mobilisation citoyenne" : ce viticulteur bio, poursuivi pour avoir refusé de traiter ses vignes, ressort blanchi, se félicitant d'avoir ouvert "le débat" sur les pesticides. "C'est une victoire de la mobilisation citoyenne, c'est être lanceur d'alerte", a déclaré, à l'issue du prononcé de sa relaxe par la cour d'appel, Emmanuel Giboulot, acclamé par son comité de soutien.

L'affaire débute au printemps 2013, quand la découverte près de Beaune de foyers de flavescence dorée - maladie mortelle de la vigne - conduit le préfet à imposer de traiter tous les vignobles du département contre la cicadelle, l'insecte qui répand la maladie. Viticulteur en biodynamie depuis les années 1970, Emmanuel Giboulot s'y est refusé sur les dix hectares qu'il exploite en côte-de-beaune et haute-côte de nuits. Même à la pyréthrine, pesticide naturel. Après un contrôle en juillet 2013 de la Direction régionale de l'agriculture, il avait été convoqué devant la justice et encourait six mois d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende.

Érigé en symbole par certains écologistes, Emmanuel Giboulot avait été condamné en avril par le tribunal correctionnel de Dijon à une amende de 1 000 euros, dont la moitié avec sursis. En appel, il a obtenu la relaxe. La cour, dont l'arrêt a pu être consulté par l'AFP, a notamment retenu que l'arrêté préfectoral incriminé, qui devait être approuvé par le ministère de l'Agriculture, "ne justifi(ait) pas cette approbation".

Apparue en 1949 en Armagnac (sud-ouest), la flavescence dorée touche presque tout le vignoble français, après s'être fortement développée depuis une dizaine d'années, selon les autorités sanitaires. Un important foyer avait été découvert en Saône-et-Loire en 2011, entraînant en Bourgogne l'arrachage de 11 hectares de vignes en 2012 puis de 0,2 hectare en 2013.

Éviter "l'omerta"

"Il ne s'agit pas de ne rien faire mais d'avoir une action responsable avec la détection et l'arrachage des pieds malades et d'appliquer des traitements uniquement quand il y a véritablement danger en cernant davantage les zones de traitement", a précisé Emmanuel Giboulot. "Si j'avais eu un foyer (de flavescence dorée) à ma porte, j'aurais sans doute utilisé les traitements, a-t-il poursuivi. Ça ne doit pas être l'omerta sur ce sujet."

Le viticulteur s'est félicité d'avoir provoqué "le débat" autour de son affaire. "C'est le reflet d'une problématique de fond dans la société : la problématique flavescence a mis en avant ce problème des pesticides et c'est le début d'un combat", a-t-il dit, appelant à "chercher des alternatives". "A priori, en Côte-d'Or, cette année, un seul pied contaminé a été détecté", a fait valoir Emmanuel Giboulot.

L'eurodéputé EELV José Bové a salué dans un communiqué une décision qui fait "primer le bon sens", rappelant que "la France s'est engagée à réduire de 50 % sa consommation de pesticides d'ici à 2018". Selon Michel Perreau, membre du comité de soutien du vigneron, cette affaire, qui révèle une "prise de conscience que la qualité de l'agriculture fait partie du patrimoine", "ne va pas laisser indifférents les agriculteurs et les viticulteurs". 

La profession, y compris la filière bio, avait pris ses distances avec Emmanuel Giboulot. Estimant que la décision de la cour traduisait "une volonté d'apaisement, Jean-Yves Bizot, président de la commission technique de l'interprofession, a relevé de son côté que "les zones de traitement ont diminué" et que la présence de la maladie a connu une "forte baisse" en 2014 avec "quelques foyers en Saône-et-Loire et des zones très localisées en Côte-d'Or". "L'usage des pesticides est une question de fond au sein de la filière", a-t-il assuré, ajoutant que "la recherche avance sur d'autres pistes que celle des pesticides" pour lutter contre la flavescence dorée, par exemple l'usage de prédateurs de la cicadelle.

03/12/2014

Le bisphénol A sera (théoriquement) interdit à partir du 1er janvier 2015

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Considéré comme un perturbateur endocrinien, le bisphénol A, un composé chimique utilisé dans les boîtes de conserve pour assurer la protection des aliments, sera interdit à partir du 1er janvier 2015, indique La Croix.

Selon un rapport gouvernemental « les essais [avec des résines alternatives] ont été réalisés avec succès sur plus de 90% des denrées alimentaires ». Une réduction moyenne d’un an des dates « limite » de consommation est toutefois à prévoir.

La Croix, 03/12

Le bisphénol A bientôt interdit dans les conserves

La Croix 

Le bisphénol A bientôt interdit dans les conserves | La-Croix.com.pdf 

Le bisphénol A sera interdit dans tous les contenants alimentaires à partir du 1er janvier 2015.

voir aussi : 

Bisphénol A — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Bisphénol_A

extraits de l'article de WIKIPEDIA (les surlignages sont de moi):

... "Massivement produit et dispersé dans l'environnement depuis quelques décennies, il est couramment retrouvé dans l’organisme d’une large majorité de la population, quel que soit l’âge, et notamment chez les enfants . On en trouve maintenant dans presque tous les organismes vivants. "...

... le BPA est un leurre hormonal, capable de « mimer » l’effet des hormones sexuelles féminines, qui jouent un rôle dans la fonction de reproduction mais aussi dans le développement d’organes comme le cerveau ou le système cardio-vasculaire21. ...

..."en tant que perturbateur hormonal50, il s'est montré capable d'affecter la reproduction d'animaux de laboratoire et il pourrait être un des nombreux facteurs de délétion de la spermatogenèse chez l'homme "...

..."La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis qui avait, en 2008, initialement déclaré le BPA sans danger, est revenu sur son avis, sur la base de nouvelles études concluant à « des effets potentiels sur le cerveau et sur la prostate des bébés et des fœtus ». "...

..."des études ont montré (sans que d'éventuels liens de causalité directe soient déjà identifiés et compris) qu'un taux urinaire élevé de ce produit était corrélé avec un risque plus élevé- de diabète de type 2 (sur ce point, cela reste discuté44),- de maladies cardio-vasculaires45,- d'anomalies du bilan hépatique46,"...

..." chez la souris des anomalies de développement de la prostate fœtale (ce qui rend plausible un risque accru de cancer ultérieur53) "...

..."Le BA est facteur reconnu de délétion de la spermatogenèse après 5 semaines d'exposition au BPA chez l'animal "...

-..." augmentation de la survenue de kyste des ovaires25,"... "modifications hyperplasiques de l'endomètre,"..." puberté avancée (pour une exposition pré- et post-natale précoce)."

..."effets sur le cerveau et le comportement : des effets sont suspectés sur la neurogenèse, le « dimorphisme sexuel comportemental », l'anxiété, le comportement exploratoire et (chez l'animal) sur une altération du comportement maternel. "... "effets sur le métabolisme lipidique, glucidique et le système cardio-vasculaire : ils sont suspectés chez l'Homme à la suite d'une étude transversale (Melzer et al., 2010) ayant mis en évidence une corrélation entre problèmes cardio-vasculaires (coronariens et diabète) et teneurs urinaires en BPA25."..."effets sur l'intestin : en 2010, ils ne semblaient pas avoir jamais été étudiés chez l'être humain, mais l'animal adulte exposé à de fortes doses de BPA y réagit comme avec l'estradiol, probablement via une action sur les récepteurs aux estrogènes25. Le BPA a eu chez des animaux nés de mères traitées, un effet pro-inflammatoire dans la descendance femelle (évoquant un manque de maturation du système immunitaire). Le BPA pourrait avoir un effet d'inflammation de l'intestin et modifier la perméabilité intestinale (effet suspecté, sur la base d'une seule étude chez l’animal)25 "...

..." Un risque accru de développer ultérieurement des tumeurs mammaires est suspecté (en cas de co-expositions avec un agent cancérogène) s'il y a eu exposition prénatale ou périnatale au BPA25."..."Le placenta ne protège pas l'embryon de l'exposition au bisphénol A."...

... "Un rapport de la Food and Drug Administration concluait que ce produit ne posait pas de problème de santé aux niveaux d'exposition habituels pour l'homme ; ce constat n'est pas partagé par de nombreux scientifiques, y compris au sein d'un groupe consultatif de la FDA qui accuse l'agence de ne retenir que les arguments avancés par les études financées par l'industrie du plastique et d'ignorer une centaine d'études 81, créant « un faux sentiment de sécurité », alors que d'autres rapports ou études alertent sur les risques liés à ce produit. "... (il) "souligne que 90 % de la population américaine présente des traces de bisphénol dans son urine 81 et se déclare particulièrement soucieuse des effets du bisphénol sur les fœtus, les bébés et les jeunes enfants 81.

L'industrie du bisphénol produit plus de 6 millions de tonnes par an de ce produit 81."...

02/12/2014

Le futur de notre société néolibérale n'est pas rose ...

lu sur Le temps (Suisse)

les surlignages sont de moi

Pollution: le cerveau en danger

Le Temps 

Stéphane Foucart Le Monde

Les indices s’accumulent quant à l’implication des polluants dans la montée en puissance des troubles autistiques et comportementaux

De toutes les maladies non transmissibles, l’autisme est l’une de celles dont la fréquence augmente le plus rapidement. Si vite qu’il est même difficile d’y croire. En mars, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, l’équivalent de notre Institut de veille sanitaire (InVS), rendaient publiques les dernières estimations de la prévalence des troubles du spectre autistique chez les garçons et les filles de 8 ans aux Etats-Unis. Selon ces chiffres, un enfant sur 68 est désormais touché par cet ensemble de maladies du développement, regroupant l’autisme profond, les syndromes de Rett et d’Asperger, etc.

Le plus impressionnant n’est pas tant le chiffre lui-même, que la rapidité de son évolution: il est supérieur de 30% à celui publié seulement deux ans auparavant (un enfant sur 88) par le même réseau de surveillance mis en place par les CDC, et a plus que doublé en moins d’une décennie. Au cours des vingt dernières années, les données américaines suggèrent une augmentation quasi exponentielle de ces troubles, aujourd’hui diagnostiqués «vingt à trente fois plus» que dans les années 1970, selon le rapport des CDC. 40% de ces enfants dépistés aux Etats-Unis présentent un quotient intellectuel (QI) inférieur à 70.

D’autres troubles neurocomportementaux sont également en forte croissance ces dernières années. Outre-Atlantique, l’hyperactivité et les troubles de l’attention touchaient, selon les chiffres des CDC, 7,8% des enfants entre 4 et 17 ans en 2003. Ce taux est passé à 9,5% en 2007, puis à 11% en 2011. Par comparaison, en France, leur fréquence est estimée entre 3,5 et 6% pour les 6-12 ans.

Aux Etats-Unis, un enfant sur six est concerné par un trouble du développement (troubles neurocomportementaux, retard mental, handicaps moteurs, etc.).

Dans un ouvrage scientifique tout juste publié (Losing Our Minds. How Environmental Pollution Impairs Human Intelligence and Mental, Oxford University Press, 2014) Barbara Demeneix, directrice du département Régulations, développement et diversité moléculaire du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), soutient que cette augmentation rapide de la fréquence des troubles neurocomportementaux est, en grande partie, le résultat de l’exposition de la population générale à certaines pollutions chimiques diffuses – en particulier les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Selon la biologiste, cette situation n’est, en outre, que la part émergée d’un problème plus vaste, celui de l’érosion des capacités cognitives des nouvelles générations sous l’effet d’expositions toujours plus nombreuses à des métaux lourds et à des substances chimiques de synthèse. Le sujet est, ces dernières années, au centre de nombreuses publications scientifiques. Philippe Grandjean, professeur de médecine environnementale (Université Harvard, Université du Danemark-Sud), l’une des figures de la discipline et auteur d’un livre sur le sujet (Only One Chance. How Environmental Pollution Impairs Brain Development – and How to Protect the Brains of the Next Generation, Oxford University Press, 2013), va jusqu’à évoquer une «fuite chimique des cerveaux».

La thyroïde en cause

«L’augmentation de la fréquence de l’autisme que l’on mesure ces dernières années est telle qu’elle ne peut pas être attribuée à la génétique seule et ne peut être expliquée sans faire intervenir des facteurs environnementaux, dit Barbara Demeneix. De meilleurs diagnostics et une meilleure information des médecins et des familles permettent certainement d’expliquer une part de cette augmentation, mais en aucun cas la majorité.» Et ce d’autant plus que les critères diagnostiques utilisés par les CDC sont demeurés identiques entre 2000 et 2013. «En France et en Europe, il n’existe pas de suivi historique de la prévalence de ces troubles aussi précis qu’aux Etats-Unis, mais il est vraisemblable qu’on assiste aussi à une augmentation de leur incidence», ajoute Barbara Demeneix.

Autre argument fort suggérant que l’augmentation de fréquence de l’autisme ne relève pas d’un biais de mesure: le sexe-ratio est constant. Les garçons sont toujours cinq fois plus touchés que les filles. Or, si l’accroissement constaté était artéfactuel, une modification du sexe-ratio aurait de grandes chances d’être observée.

Comment expliquer une telle épidémie? Pour la biologiste française, l’une des causes majeures est la prolifération de molécules de synthèse capables d’interférer avec le fonctionnement de la glande thyroïde. «Depuis de nombreuses années, mon travail consiste à comprendre comment un têtard devient une grenouille. Les molécules clés de ce processus sont les hormones thyroïdiennes, qui jouent un rôle crucial dans les transformations lourdes du développement, explique Barbara Demeneix. En cherchant à comprendre comment ces hormones agissent dans la métamorphose du têtard, je me suis posé le même type de questions sur leur importance dans le développement du cerveau humain.»

Les hormones thyroïdiennes sont connues pour moduler l’expression des gènes pilotant la formation de structures cérébrales complexes comme l’hippocampe ou le cortex cérébelleux. «Nous savons avec certitude que l’hormone thyroïde joue un rôle pivot dans le développement du cerveau, précise le biologiste Thomas Zoeller, professeur à l’Université du Massachusetts à Amherst et spécialiste du système thyroïdien. D’ailleurs, la fonction thyroïdienne est contrôlée sur chaque bébé né dans les pays développés et la plupart des pays en développement, ce qui montre le niveau de certitude que nous avons dans ce fait. Pourtant, malgré le fait que de nombreuses substances chimiques ayant un impact documenté sur la thyroïde soient en circulation, les autorités sanitaires ne font pas toujours le lien avec l’augmentation des troubles neurocomportementaux

Dans Losing Our Minds, Barbara Demeneix montre que la plupart des substances connues pour leur effet sur le développement du cerveau interfèrent bel et bien avec le système thyroïdien. Ces molécules ne sont pas toutes suspectées d’augmenter les risques d’autisme, mais toutes sont susceptibles d’altérer le comportement ou les capacités cognitives des enfants exposés in utero, ou aux premiers âges de la vie. C’est le cas des PCB (composés chlorés jadis utilisés comme isolants électriques, lubrifiants, etc.), de certaines dioxines (issues des processus de combustion), de l’omniprésent bisphénol A, des PBDE (composés bromés utilisés comme ignifuges dans l’électronique et les mousses des canapés), des perfluorés (utilisés comme surfactants), des pesticides organophosphorés, de certains solvants, etc.

«Le travail de Barbara Demeneix est très important, estime la biologiste Ana Soto, professeure à l’Université Tufts à Boston (Etats-Unis) et titulaire de la chaire Blaise Pascal 2013-2014 de l’Ecole normale supérieure. Elle a conduit un travail bibliographique considérable et c’est la première fois que l’ensemble des connaissances sont rassemblées pour mettre en évidence que tous ces perturbateurs endocriniens, mais aussi des métaux lourds comme le mercure, sont capables de perturber le fonctionnement du système thyroïdien par une multitude de processus.»

Substances très nombreuses

Les composés bromés peuvent inhiber l’absorption d’iode par la thyroïde qui, du coup, produit moins d’hormones. Les molécules chlorées peuvent en perturber la distribution dans les tissus. Le mercure, lui, peut inhiber l’action des enzymes qui potentialisent ces mêmes hormones… Lorsqu’une femme enceinte est exposée à ces substances, son fœtus l’est également et, explique Barbara Demeneix, «le risque est important que la genèse de son cerveau ne se fasse pas de manière optimale». Pour limiter au mieux les effets de ces substances, la biologiste insiste sur la nécessité d’un apport d’iode conséquent – absent du sel de mer – aux femmes enceintes, garant de leur bon fonctionnement thyroïdien.

Le problème est que les substances susceptibles de perturber ces processus sont très nombreuses. «Les chimistes manipulent des phénols auxquels ils ajoutent des halogènes comme le brome, le chlore ou le fluor, explique Barbara Demeneix. Or les hormones thyroïdiennes sont composées d’iode, qui est aussi un halogène. Le résultat est que nous avons mis en circulation des myriades de substances de synthèse qui ressemblent fort aux hormones thyroïdiennes

Les scientifiques engagés dans la recherche sur la perturbation endocrinienne estiment en général que les tests mis en œuvre pour détecter et réglementer les substances mimant les hormones humaines sont insuffisants. D’autant plus que les effets produits sur les capacités cognitives sont globalement discrets. «Si le thalidomide [médicament retiré dans les années 1960] avait causé une perte de 10 points de quotient intellectuel au lieu des malformations visibles des membres [des enfants exposés in utero via leur mère], il serait probablement encore sur le marché», se plaisait à dire David Rall, ancien directeur de l’Institut national des sciences de la santé environnementale américain (NIEHS).

L’érosion du quotient intellectuel de même que les troubles neurocomportementaux comme l’hyperactivité et les troubles de l’attention ou l’autisme «sont le talon d’Achille du système de régulation, souligne le biologiste Thomas Zoeller. Ce sont des troubles complexes, hétérogènes et aucun biomarqueur caractéristique ne peut être identifié. Du coup, il y a beaucoup de débats sur la «réalité» de l’augmentation de leur incidence. Ce genre de discussions ne décide pas les agences de régulation à être proactives, en dépit du fait que l’incidence des troubles du spectre autistique augmente si rapidement que nous devrions tous en être inquiets.»

L’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), l’organisme intergouvernemental chargé d’établir les protocoles de test des substances chimiques mises sur le marché, a cependant appelé, fin octobre, au développement de nouveaux tests susceptibles de mieux cribler les molécules interférant avec la thyroïde. Et ce, avec «une très haute priorité».

L’affaire ne concerne pas uniquement l’intelligence des prochaines générations mais leur santé au sens large. «Les épidémiologistes remarquent depuis longtemps que les gens qui ont un quotient intellectuel élevé vivent plus longtemps, et ce même lorsqu’on corrige des effets liés à la classe sociale, dit Barbara Demeneix. Or, selon la théorie de l’origine développementale des maladies, notre santé dépend en partie de la manière dont nos tissus se sont développés au cours de notre vie intra-utérine. Les facultés cognitives pourraient ainsi être une sorte de marqueur des expositions in utero et pendant la petite enfance à des agents chimiques: avoir été peu exposé signifierait un quotient intellectuel élevé et, du même coup, une plus faible susceptibilité aux maladies non transmissibles.»

 

 

23/11/2014

Industrie chimique et production de plastiques : la pollution en mer Méditerranée

lu sur :

Le constat «édifiant» de Tara sur les microplastiques en Méditerranée

www.20minutes.fr/.../1486078-20141122-microplastiques-mediterranee- constats-edifiants-lors-expedition-tara
 
  • Créé le 22.11.2014 à 12:11
  • Mis à jour le 22.11.2014 à 16:10
La goélette d'exploration Tara est de retour samedi à Lorient après un périple de sept mois en Méditerranée pour traquer les microplastiques qui a abouti à des constats «édifiants» sur l'ampleur de la pollution, non seulement près des villes mais également en pleine mer.
«Les premiers constats de l'expédition sont édifiants», a assuré Gaby Gorsky, directeur scientifique de l'expédition qui a démarré en mai, dans une communication à l'AFP.
«A chaque relevé de filet, il a été prélevé des échantillons de plastique ou de microplastiques, et ce dans toute la Méditerranée», a précisé Stéphane Bruzaud, de l'Université de Bretagne Sud, soulignant des concentrations plus importantes dans les eaux de certains pays, ainsi qu'à proximité des grandes villes, ports et zones touristiques.
Mais des «concentrations non négligeables» ont également été observées en haute mer, «bien qu'on pourrait penser que les microplastiques y sont plus dispersés», a ajouté le Pr Bruzaud, un des nombreux scientifiques associés à cette mission, la première d'une telle envergure dans la Grande Bleue. Ces microplastiques (moins de 5 mm) sont le résultat d'un processus de dégradation ou d'érosion sur de longues périodes.
«La Méditerranée connaît en moyenne les densités de plastique les plus importantes au monde, avec 250 milliards de microplastiques», a souligné François Galgani, chercheur à l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer).
La Méditerranée est une mer petite et quasi fermée et qui génère beaucoup d'activités touristiques. «Toutes les conditions sont réunies pour qu'il y ait un degré de pollution extrêmement élevé», a estimé le Pr Bruzaud. Cette mer, qui représente moins de 1% de la surface des océans, est une incroyable réserve de biodiversité (8% des espèces), mais elle subit une forte pression avec 90% de la pollution qui vient de la terre.
Lors de l'expédition --la 10è pour Tara depuis 2003--, à laquelle ont participé 14 laboratoires de recherche (français, italien, allemand ou américain) quelque 2.300 échantillons ont été prélevés lors de 350 traits de filets, tant au large que près des côtes, des embouchures de rivières ou des ports.
 
-'effets sur la santé humaine'-
 
La composition chimique du plastique collecté sera étudiée, tout comme l'interaction entre le zooplancton, base de la chaîne alimentaire marine, et le plastique. «Il y a déjà des échantillons de microplastiques qui ont pénétré la chaîne alimentaire avec des effets aujourd'hui sur la santé humaine qui sont encore inconnus», a souligné Stéphane Bruzaud, dont le laboratoire, le LIMATB, sera chargé d'analyser et identifier (PVC, polystyrène, polyéthylène...) les microplastiques récupérés afin notamment de pouvoir proposer des produits de substitution.
Les premiers résultats de la mission, dont le coût est de 1,6 million d'euros, devraient être connus à partir du printemps.
L'expédition comportait un volet scientifique, mais également un volet de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Ainsi, quelque 12.000 personnes et scolaires ont été accueillies à bord de la goélette de 36 mètres lors d'escales dans 13 pays.
«Les enjeux ne sont pas en mer mais sur terre, il faudrait qu'on parvienne à empêcher que ces plastiques arrivent dans les océans», a déclaré Maria Luiza Pedrotti, coordinatrice scientifique de la mission. «Il n'est pas possible de nettoyer les océans», a-t-elle justifié.
Après avoir parcouru 15.000 km (8.000 milles nautiques), le voilier est attendu dans l'après-midi à Lorient, son port d'attache. Il y sera accueilli par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, à l'occasion du premier jour de la semaine européenne de réduction des déchets.
En novembre et décembre 2015, Tara sera à Paris à l'occasion de la conférence mondiale sur le climat. Avant cela, à partir de mars, le voilier se rendra dans plusieurs villes de France pour sensibiliser le grand public aux questions liées au climat.

Le voilier appartient au fond de dotation Tara Expeditions qui organise des expéditions scientifiques pour comprendre l'impact des changements climatiques et de la crise écologique sur les océans.

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11/11/2014

Abeilles, chimie, fipronil, Suisse

le surlignage est de moi

lu sur :

http://www.swissinfo.ch/fre/abeilles--causes-d-une-h%C3%A9catombe-dans-l-emmental-%C3%A9lucid%C3%A9es/41107892

10. NOVEMBRE 2014 - 20:45

Les causes de la mort mystérieuse de plus d'un million d'abeilles fin avril dans la région de Zäziwil, dans le canton de Berne, sont désormais élucidées.

Un insecticide, le fipronil, a été par erreur mélangé avec un fongicide chez un fabricant de produits phytosanitaires.

Du fipronil, une substance qui présente un effet insecticide, a été découvert sur les feuilles d'arbres fruitiers. Mais la façon dont ce produit s'est déposé sur les végétaux demeure un mystère. Son utilisation en Suisse pour la protection des plantes est interdite.

Ce sont deux laboratoires indépendants qui ont fait le rapprochement avec le fipronil, a annoncé lundi le service apicole apiservice. Une table ronde sera mise en place entre les différents acteurs pour prévenir un nouvel incident de ce type.
 
sda-ats

13/10/2014

Effets sur la santé des pesticides : les agriculteurs (la FNSEA ?) dans le déni

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Selon l’AFP et BFM TV, « les agriculteurs minimisent » les risques d’une exposition prolongée aux pesticides dans le développement de la maladie de Parkinson.

Ces médias rappellent l’expertise collective de l’Inserm « Pesticides : effets sur la santé » qui souligne « un excès de risque significatif de 62% » chez les personnes exposées professionnellement aux pesticides.

Retrouvez les résultats de cette expertise collective sur la salle de presse.

AFP, BFM TV, 10/10

pesticides-effets sur la santé.pdf

01/10/2014

Vaccin contre le papillomavirus : un intérêt plus que discutable

 Personnellement, je ne ferai jamais vacciner mes enfants. Pour les raisons suivantes :

 

Le Gardasil (Merck & Co., 2006) est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) (voir : Gardasil — Wikipédia  fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil‎ )

 Le Cervarix (GlaxoSmithKline 2007) est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) responsables de 70 % des cas de Cancer du col de l'utérus1. ( voir : Cervarix — Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Cervarix ‎)

 

 Ces vaccins ne concernent que deux des papillomavirus impliqués dans les cancers sexuellement transmissibles. Or il y a en a plusieurs dizaines !

Le risque de la vaccination, outre les effets indésirables dûs à l'aluminium utilisé comme adjuvant (*) est de voir les personnes vaccinées rassurées quant à l'absence de danger ... alors qu'elles ne sont protégées que pour deux des principaux virus : l'HPV16 et l'HPV18, ces virus étant impliqués dans seulement 70% des cas de cancer (HPV6 et HPV11 ne sont pas impliqués dans des cancers).

Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les campagnes pour la vaccination risquent de provoquer une  augmentation des cas de cancers, et non l'inverse !

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à propos du vaccin, voir aussi le lien suivant: 

Cancer du col de l'utérus : une terrible menace

et sur un autre blog, voir la note du 15/4/2014

Vaccin contre le papillomavirus, utile pour l'industrie, dangereux pour la société 

Papillomavirus : controverse sur un vaccin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.04.2014 à 15h37 • Mis à jour le 15.04.2014 à 14h12 |

Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Le Gardasil et le Cervarix, les deux vaccins destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, sont de plus en plus contestés. Alors que le troisième plan Cancer, annoncé en février, prévoit de doubler d'ici à cinq ans la proportion de jeunes filles vaccinées – 30 % d’entre elles l’étaient fin 2012 –, les critiques fusent. Lancée par l'association Med’Océan, du docteur Philippe de Chazournes, généraliste à la Réunion, une pétition pour la mise en place d'une mission parlementaire a recueilli à ce jour plus de 1 000 signatures, dont celles de 630 médecins et 270 sages-femmes. Le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) a demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) des études indépendantes et plus de transparence. La députée européenne Michèle Rivasi a même réclamé un moratoire sur le Gardasil, le plus vendu. Depuis fin 2013, une dizaine de plaintes au pénal ont été déposées par des jeunes filles atteintes de troubles qu’elles attribuent aux injections. D'autres devraient suivre dans les semaines à venir. De leur côté, sept sociétés savantes, qui s'insurgent contre le « discrédit » jeté sur ces vaccins, ont signé un appel à contre-pétition paru dans le Quotidien du médecin jeudi 10 avril. Parmi elles, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société française de pédiatrie (SFP).

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A quoi servent ces vaccins ?

Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l'utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d'autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l'utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis. La vaccination HPV n'est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l'âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu'ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d'études scientifiques.

Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l'utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l'infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l'utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l'utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d'intérêt avec les laboratoires concernés.

Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n'ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l'on doit faire des économies, autant dépenser l'argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l'utérus, c'est le dépistage par frottis. C'est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu'il faudrait faire porter les efforts »« II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n'est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l'alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l'utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes. « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

Quels sont les risques ?

Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) à l'échelle européenne et d'un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l'ANSM jeudi 10 avril, n'est pas inquiétant selon l'agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu'au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d'effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l'ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l'ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n'est pas établie. »

Le docteur Zureik précise toutefois que l'ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l'Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l'occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

Les plaintes ont-elles une chance d'aboutir ?

Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l'adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l'agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

« Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c'est le Gardasil », précise la fille de l'ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

Faut-il vacciner ses enfants ?

Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l'idée d'inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire« Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l'Agence européenne du médicament [EMEA] car l'efficacité protectrice du vaccin n'est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l'EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.

lire : Entre enjeux sanitaires et intérêts financiers

Lire aussi : L’aluminium sur la sellette

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(*) savez-vous à quoi sert un adjuvant, comme l'aluminium, dans un vaccin ?  

Il sert simplement à augmenter la fabrication des anticorps par l'organisme sans augmenter la quantité d'antigènes dans le vaccin.

Rappelons une notion simple : en cas d'infection, nous fabriquons des anticorps contre les agents infectieux auxquels nous sommes exposés.  Plus nous sommes infectés, plus notre organisme réagit.

Dans un vaccin, ce qui coûte cher à fabriquer, ce sont les antigènes, c'est à dire les molécules présentes à la surface des agents infectieux provoquant la réaction immunitaire (la fabrication d'anticorps).

Ces antigènes peuvent être simplement des agents infectieux inactivés d'une façon ou d'une autre (la chaleur par exemple), ou des molécules présentes à la surface de ces "microbes" ou "virus". Leur fabrication, qui peut être compliquée, coûte cher.

Or il existe des produits chimiques pas chers, comme l'aluminium, qui permettent d'augmenter la réaction immunitaire : chez la personne vaccinée, la même quantité d'anticorps sera fabriquée avec moins d'antigènes si un adjuvant est utilisé. En d'autres termes, on peut produire des vaccins à moindre coût en utilisant un adjuvant. 

Résultat : les vaccins produits aujourd'hui contiennent plus d'adjuvants et moins d'antigènes que ceux produits autrefois -disons : depuis les années 60/70- simplement pour augmenter les bénéfices des industries produisant les vaccins sans (trop) changer la qualité du vaccin !

Tout est une question de rapport "bénéfice-risque" pour l'industrie, pas des personnes vaccinées, vous comprenez ?

Il ne faut pas être naïf !

Voir wikipedia :

l'adjuvant vaccinal ou « adjuvant d'immunité » renforce la réponse immunologique (induction et production d'anticorps ou cellules immunocompétentes) comme mis en œuvre pour un processus thérapeutique dans le cas des vaccins 

05/09/2014

Les eaux en France : Pollution aux nitrates

lu sur :

www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/04/pollution-aux...

Pollution aux nitrates : la France de nouveau condamnée par la justice européenne

Le Monde.fr | 04.09.2014 à 10h57 • Mis à jour le 04.09.2014 à 12h02 |

Par Martine Valo

La France a été condamnée une nouvelle fois, jeudi 4 septembre, par la Cour de justice de l'Union européenne, pour son incapacité à améliorer la qualité de ses eaux. Elle fait face à deux contentieux pour n'être jamais parvenue à respecter la directive de 1991 sur les nitrates et les pollutions d'origine agricole.

La Commission européenne, qui a fini par saisir la justice de Luxembourg après moult avertissements, estime en effet que Paris a sous-estimé le problème en ne prenant pas la mesure des zones vulnérables, ces régions sérieusement polluées par les effluents agricoles où il serait urgent d'agir. Ce qui lui a valu une première condamnation en 2013.

Lire : L'Europe condamne la France pour ses eaux polluées aux nitrates

L'autre manquement de l'Etat, épinglé jeudi : la mollesse de son action. L'avocate générale, Juliane Kokott, s'était montrée très sévère à cet égard dans ses conclusions présentées le 16 janvier.

Dans les deux cas, Paris risque une amende forfaitaire plus des astreintes journalières, dont les montants ne sont pas encore connus, mais qui pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions d'euros. La justice européenne menace en effet de prononcer un deuxième arrêt dans les prochains mois si la France ne redresse pas la situation. A ce moment-là, elle devra effectivement régler la note.

RÉGLEMENTATION FRANÇAISE TROP LAXISTE

L'essentiel du problème des nitrates résulte de l'excès d'azote qui ruisselle sur les terres agricoles vers les rivières. Or la réglementation française est jugée bien trop laxiste sur les dates et les durées d'épandage de lisier et autres fertilisants azotés. Elle permet de traiter des champs très pentus ou gelés et se contente d'imposer des capacités de stockage insuffisantes.

Or la pollution rend l'eau de plus en plus difficile à traiter et donc de plus en plus chère au robinet, tandis que sur le littoral maritime les algues vertes gagnent du terrain bien au-delà de la Bretagne.

Un rapport interministériel sur la protection des captages d'eau potable, rendu public fin août, laisse entrevoir l'ampleur des difficultés. Les données relevées au printemps et analysées par quatre ingénieurs généraux révèlent qu'après quatre plans d'action successifs, « aucun progrès réellement décisif n'a été observé en l'absence de solution à la hauteur du problème ».

2 000 POINTS D'EAU FERMÉS

Sur 35 392 captages, 8,5 % ne respectent pas les seuils autorisés : soit ils dépassent 40 milligrammes de nitrates par litre, soit leurs taux de pesticides excèdent 0,4 microgramme par litre. Comment le problème se règle-t-il ? En abandonnant tout simplement les sources trop polluées. En quinze ans, plus de 2 000 points d'alimentation ont ainsi été fermés.

Quant aux 500 captages à protéger en priorité – une initiative inscrite dans la loi depuis 2009 – près de la moitié d'entre eux disposent d'un plan d'action pour leur sauvegarde, mais seuls 17 % sont validés par un arrêté préfectoral. La ministre de l'écologie, Ségolène Royal, a proposé fin juillet de revoir le classement des zones vulnérables : 3 800 communes supplémentaires devraient rejoindre cette catégorie peu reluisante, soit 23 000 communes au total. 70 % du territoire français sont concernés.

Pour les associations de défense de l'environnement comme Eaux et rivières de Bretagne entre autres, les déboires judiciaires de l'Etat ne font que commencer. Les rivières chargées en nitrates contribuent à l'eutrophisation des eaux côtières et empêchent donc la France de respecter une autre directive-cadre européenne sur le milieu marin. En outre, les effluents d'élevage et les engrais azotés sont aussi à l'origine de l'essentiel des émissions d'ammoniac, un gaz nocif pour la santé. Rien de tout cela ne devrait plaire à Bruxelles qui en train de rédiger le futur paquet air.

Martine Valo

01/09/2014

OGM et pesticides: le désastre argentin, la guerre transatlantique

à lire sur MEDIAPART et documentaire à regarder lundi 1/9/14:

OGM et pesticides_ le désastre argentin, la guerre transatlantique.pdf

29 AOÛT 2014 |  PAR PAUL MOREIRA

Les OGM permettent d'utiliser moins de pesticides et de produits chimiques: c'est l'argumentaire de l'industrie transgénique. 

Problème: il est faux et l'Argentine, massivement convertie au soja OGM, est en train d'en payer le prix fort sur le plan sanitaire et agricole. 

Le journaliste Paul Moreira en revient, avec un documentaire diffusé lundi sur Canal+. 

Enquête et extraits.

26/07/2014

Pesticides et perturbateurs endocriniens : nos enfants paient et paieront la note (suite)

lu sur :

http://asef-asso.fr/mon-jardin/pesticides/2332-pesticides-des-effets-hereditaires

Accusés de jouer un rôle dans les troubles de la reproduction et l’apparition de certains cancers, les pesticides sont des polluants dont on se passerait bien. Mais une étude vient de mettre en lumière une caractéristique encore plus inquiétante : ces effets pourraient bien se transmettre sur les générations suivantes...

Troubles neurologiques (Alzheimer, Parkinson), troubles de la reproduction et même cancers (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples, prostate) : l’exposition professionnelle aux pesticides peut augmenter les risques de développer ces pathologies. Mais ces effets s’arrêtent-ils aux seules personnes exposées ? C’est ce qu’on chercher à savoir des scientifiques l’Université de Washington en exposant des rats au méthoxychlor du 8éme au 14ème jour de gestation. Ils ont ensuite évalué l’état de santé des descendants du 1er et 3ème degré à l’âge adulte. Résultats : les progénitures avaient plus de risque de développer des maladies ovariennes, rénales, et ce sur les trois générations suivantes.

D’après Michael Skinner, principal auteur de l’étude, ce pesticide peut affecter le mode d’activation des gènes transmis, sans subir de mutation génétique. Ainsi, si l’arrière-grand-mère est obèse ou atteinte d’une maladie ovarienne, l’arrière-petite-fille pourrait rencontrer les mêmes problèmes.

Il semblerait donc que les gènes des personnes exposées aux pesticides transmettent ces effets aux trois générations suivantes. Un phénomène qui avait également été constaté sur des souris avec un autre perturbateur endocrinien, le Bisphénol A (BPA)…

Si cette propriété a été démontrée sur des rats, elle n’est cependant pour l’instant pas transposable aux hommes. Il faudra encore du temps pour savoir si les effets de l’exposition des agriculteurs aux pesticides peuvent se transmettre aux générations suivantes (si nous arrivons à le démontrer un jour…).

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voir aussi :

Pesticides et perturbateurs...