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07/11/2016

Palestine : privatisation de son occupation par Israël

How Israel Is Gradually Privatising Its Occupation of Palestine

www.globalresearch.ca/...israel-is-gradually-privatising-its-occupati... - Traduire cette page
Il y a 19 heures - Selected Articles: How Israel Is Gradually Privatising Its Occupation of Palestine. By Global Research News. Global Research, November 06, ...


Private companies have been invest­­ing for years in the settlement project. But that involvement, as well as the amounts of money being made, have increased dramatically in the past decade. For Israelis, the West Bank has become a kind of special economic zone, where settlements often provide more profitable business conditions—low rents, favorable tax rates, government subsidies, and access to cheap Palestinian labor—than in Israel proper.

21/04/2016

Un communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme sur les compteurs LINKY

communiqué :

 
http://www.ldh-france.org/linky-compteur-communicant-en-dit-beaucoup-notre-vie-privee/

Communiqué LDH
Paris, le 19 avril 2016
 
 
Pour mettre en œuvre une directive européenne relative à l'efficacité énergétique dans l’Union, la France a décidé, en 2012, de procéder au remplacement de tous les compteurs électriques par de nouveaux compteurs joliment appelés « Linky », capables de communiquer directement à une centrale EDF, sans l’intervention de son personnel. Ce n’est pas là sa seule fonction, il permettra aussi d’adapter le contrat, autorisera la mise en service ou la coupure à distance et le client pourra surveiller sa consommation en KW en se connectant sur un site dédié et non directement sur le compteur...
 
Alors pourquoi tant d’usagers farouchement opposés, tant de communes (plus de quatre-vingt-dix à ce jour) prennent des arrêtés s’opposant à ce déploiement ?
 
C’est que Linky est très bavard : les informations qu’il collecte constituent une intrusion dans la vie privée de soixante-six millions d’habitants, car le transfert des données détaillées sur la consommation d’énergie (par exemple toutes les dix minutes) permet notamment d’identifier les heures de lever et de coucher, les heures ou périodes d’absence, ou encore, sous certaines conditions, le volume d’eau chaude consommée par jour, le nombre de personnes présentes dans le logement, etc. Au point que la Cnil a travaillé sur un « Pack de conformité » et préconisé qu’EDF obtienne de l’usager son consentement pour le transfert de ses données. Or de ce consentement il n’est absolument pas question dans les courriers envoyés par ERDF annonçant le remplacement des compteurs.
 
Par ailleurs, ce transfert de données constitue une modification substantielle du contrat signé à l’origine pour la fourniture d’électricité, mais cette modification n’est en aucun cas évoquée.
Il est donc pour le moins surprenant qu’ERDF procède avec une telle brutalité au changement des compteurs chez des usagers, malgré leur opposition, et que les responsables invoquent uniquement les économies et la facilité d’utilisation.
 
La LDH a demandé à la Cnil de vérifier le respect par EDF du Pack de conformité. Elle regrette enfin que, plutôt que de recourir aux arguments d’autorité, il n’ait pas été procédé aux expertises scientifiques nécessaires afin de répondre aux craintes qui ont pu être exprimées.
 
En attendant que ces expertises aient lieu et que la Cnil ait rempli sa mission, la LDH demande un moratoire sur le déploiement actuel.
 
 
—————————————
 

 

 
 
 
138 rue Marcadet – 75018 Paris
Tél. 01 56 55 51 00 – Fax : 01 42 55 51 21
 

07/05/2015

derives armee israel (mots clefs)

Quelques liens :

(Juifs de tous les pays, révoltez-vous !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et aussi :

Israël a une vision singulière du droit de la guerre
Israël possède « l'armée la plus morale du monde ». .
www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/05/04/is

et encore

 
A l'annonce d'une trêve de deux heures, à 13H30 (10H30 GMT), un convoi d'ambulances et de camions de pompiers avance, dimanche, dans Chajaya dévastée, tandis que ...

 

 

09/11/2014

Barrage de Sivens : un témoignage de Toulouse ...

... que je mets tel quel. À méditer. 

Question : faites-vous confiance à l'État ? Au service de qui sont  les "forces de l'ordre" ?

J'écoute à l'instant les informations sur France-Musique : "... deux policiers blessés à Toulouse ...Manifestation interdite ..."

C'est tout ! De qui se moque-t-on ?

Des sanctions administratives des responsables de l'État s'imposent, à commencer par une mise à pied du Préfet de Haute-Garonne et un remaniement ministériel.

 

À diffuser largement !

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 À: carrefour-le-mai@googlegroups.com
> Envoyé: Dimanche 9 Novembre 2014 11:43:19
> Objet: manif Toulouse
> 
> J'étais à la manif de Toulouse hier, j'étais vachement motivée, je 
> m'étais bien préparée psychologiquement, je m’étais dit, si ils veulent 
> la guerre, ils vont l'avoir, je voulais prendre une bat de baseball , et 
> puis je me suis dit que c'était débile, j'ai préféré mettre les baskets 
> de ma fille , j'ai bien fait, on s'est fait chargé, gazé, j'avais pas 
> pensé à un truc, qu'on se serait retrouver dans un guet apens ,la 
> gestapo nous avait enfermé dans une avenue, aucun moyen de se barrer , 
> elle était partout, avait bouché toutes les issus de secours, elle 
> chargeait sur nous, balançait des lacrymos , arretait des personnes,on a 
> essayé de se barrer pour échapper au gaz, à la violence de l'état, 
> impossible de partir, tout le monde criait laissez nous passer, on leurs 
> a demandé où ils voulaient en venir, on avait bravé l'interdiction, 
> alors on devait payer? et puis, il s'est passé quelque chose, un homme 
> est venu nous aidé, il nous a fait traverser une résidence qui donnait 
> sur une avenue beaucoup plus calme, on est passé, mais d autres 
> personnes étaient toujours de l'autre coté, alors j'ai attendu qu'elles 
> sortent, quelque unes on pu passer, mais quand la gestapo c'est rendu 
> compte qu'on se barrait par là, elle est venue, a balancé des lacrymos 
> dans la residence pour empecher les gens de sortir, j'ai cru que 
> j'allais peter un cable,par la suite j'ai appris que des copains étaient 
> passés et qu'ils s étaient refugiés dans un appartement, une vielle dame 
> leur avait ouvert sa porte, la gestapo faisait tous les étages, frappée 
> à toutes les portes pour arreter les personnes qui avaient pu fuir. 
> Voilà, faudrait peut etre se lever le cul, maintenant il faut prendre la 
> rue!
> 

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sur le même sujet, voir sur un autre blog :

19/09/2014

Semences : après presque 10 ans de procédure, la Cour d’Appel de Nancy donne enfin raison à Kokopelli !

communiqué :

Nouvelles spéciales du 18 septembre 2014

Procès Kokopelli c. Graines Baumaux :
Après presque 10 ans de procédure, la Cour d’Appel de Nancy donne enfin raison à Kokopelli !

Dans l’affaire nous opposant, depuis près de 10 ans, à la société Graines Baumaux, le délibéré de la Cour d’Appel de Nancy a été prononcé le 9 septembre dernier et l’arrêt, dans son entier, vient de nous être communiqué.

A notre grande satisfaction, la Cour rejette l’essentiel des demandes de la société Graines Baumaux, et en particulier celle fondée sur une prétendue faute de concurrence déloyale liée à l’absence d’enregistrement des variétés distribuées par Kokopelli.

Le jugement de 1e instance, qui condamnait Kokopelli, est donc infirmé !!!

La Cour considère en effet que la société Graines Baumaux, qui reprochait à l’association de proposer à la vente une gamme plus élargie de variétés anciennes que la sienne, « ne se trouve aucunement empêchée de proposer à la vente les mêmes produits que l’association KOKOPELLI et donc d’offrir la même gamme élargie de semences à sa clientèle de jardiniers amateurs à la seule condition d’inscrire les variétés qu’elle entend commercialiser sur liste officielle de « variétés dont la récolte est principalement destinée à l’autoconsommation » sur laquelle l’inscription est libre et d’un coût modique par rapport à l’enjeu commercial, soit un montant de 125 euros par variété comme elle l’indique elle-même. Il lui est également loisible d’étoffer son catalogue en commercialisant davantage de variétés de graines sélectionnées parmi les 14 500 variétés que compte selon elle le catalogue officiel européen ».

C’est l’argument que nous lui avions suggéré. La société Graines Baumaux, qui prétendait que l’enregistrement au Catalogue était simple et peu coûteux, et que la biodiversité se trouvait déjà fort bien protégée et représentée par celui-ci, se trouve ainsi prise au piège de ses propres affirmations.

Toutefois, cela ne signifie pas que l’activité de Kokopelli se trouve officiellement avalisée par la Cour d’Appel. Bien au contraire. En effet, l’argument selon lequel la vente de semences à des jardiniers amateurs ne faisant pas une exploitation commerciale de celles-ci ne serait pas soumise aux exigences d’enregistrement au Catalogue, a été rejeté par la Cour.

Cet argument peu ambitieux – car ne faisant aucune place à l’agriculture professionnelle dans la lutte pour la sauvegarde de la biodiversité – avait été avancé, en dernier recours, après la décision défavorable prise par la Cour de Justice de l’Union Européenne en juillet 2012. Bien qu’il soit abondamment utilisé par de nombreuses associations de préservation des semences en Europe, il n’avait jamais été soumis à l’examen d’une juridiction.

C’est maintenant chose faite, mais la décision de la Cour d’Appel de Nancy, sur ce point, est très décevante. En effet, la Cour considère, à l’issue d’une leçon de grammaire particulièrement byzantine, que « la formulation de l’article 2 de la directive permet de retenir que sont soumises à ses prescriptions la vente ou l’offre de vente de semences ainsi que les autres formes de cession réalisées dans le cadre d’une exploitation commerciale, ce qui exclut les cessions de semences à des tiers dans un but autre, comme de réaliser des expérimentations et permet d’écarter du champ d’application du texte les échanges de graines entre particuliers amateurs de jardinage qui ne font pas commerce de leurs semences potagères. »

La Cour n’exclut donc du champ d’application de la législation que les échanges de semences entre jardiniers amateurs. Tout transfert de semences, à titre onéreux ou gratuit, réalisé non pas « en vue d’une exploitation commerciale », comme le dit le texte, mais « dans le cadre d’une exploitation commerciale », comme le dit la Cour, tombe sous le coup de la loi et son obligation d’enregistrement des variétés.

Cette interprétation, pour le moins aventureuse, aura vraisemblablement des répercussions dans toute l’Europe et nous espérons qu’elle sera corrigée par le législateur européen lorsqu’il devra voter sur le projet de réforme de la législation actuelle.

En tout état de cause, dans le litige particulier nous opposant à la société Graines Baumaux, la décision de la Cour d’Appel de Nancy signifie donc que s’il est vrai que Kokopelli commet des actes illicites par la vente de variétés non inscrites au Catalogue officiel, ces agissements ne sont pas générateurs de responsabilité vis-à-vis de la société Graines Baumaux et « n’ont pas pour effet de fausser le jeu de la concurrence ». Ces considérations nous mettent hors de danger vis-à-vis de Graines Baumaux et de l’industrie semencière, et c’est évidemment l’essentiel.

Quant aux accusations réciproques de dénigrement, la Cour renvoie les parties l'une contre l'autre et chacune est condamnée à payer 5 000 € de dommages-intérêts à l’autre. Si, par ce volet de sa décision, la Cour semble vouloir ménager la chèvre et le choux, il ne faut toutefois pas oublier que c'est bien la société Graines Baumaux qui poursuit Kokopelli depuis presque 10 ans et qu'elle souhaitait voir ordonnée la cessation pure et simple de nos activités. On peut donc dire que son initiative a simplement échoué... A l’évidence, l’association Kokopelli sort gagnante de ce long combat.

Si enfin l’on se souvient que la Cour de Justice de l’Union Européenne, statuant contre l’avis de son Avocat Général, avait désavoué Kokopelli et considéré que la législation européenne sur le commerce des semences, permettant supposément une augmentation de la productivité agricole, n’était pas critiquable, il faut saluer un exploit dans notre défense et une victoire inespérée de Kokopelli, qui maintient le cap de la biodiversité, contre vents et marées…!

Contacts :

Ananda Guillet, Directeur :
semences@kokopelli-semences.fr

Notre avocate, Blanche Magarinos-Rey :
contact@avocat-magarinos-rey.com

 

L'équipe de Kokopelli.

 

Association Kokopelli - 22 Cap de Lourm - 09290 Le Mas d’Azil - France
Tél : 05 61 67 69 87 - Fax : 05 34 02 14 54 / 
semences@kokopelli-semences.fr - www.kokopelli-semences.fr
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20/07/2014

Palestine : une épuration ethnique qui ne dit pas son nom

 (comme les colons européens arrivant en Amérique du nord il y a quatre siècle ...)

à lire sur Libération :

AFP 19 JUILLET 2014 À 07:14 (MIS À JOUR : 19 JUILLET 2014 À 19:52

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours

Alors que Ban Ki-moon doit se rendre dans la région, 16 Palestiniens ont été tués tôt ce samedi dans des frappes israéliennes contre la bande de Gaza, portant à 312 le nombre de morts palestiniens.

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours - Libération.pdf

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à lire sur le Point :

Les enfants broyés de Gaza 
Depuis le 8 juillet, début de l'opération Bordure protectrice, 73 mineurs ont été tués, dont la moitié n'avaient pas 12 ans, selon l'Unicef. Lire

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 11:01

Les enfants broyés de Gaza - Le Point.pdf 

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21h20

Gaza : plus de 430 Palestiniens tués depuis le début de l'offensive...

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 14:52 - Modifié le 20/07/2014 à 21:20 

Au moins 438 Palestiniens ont été tués depuis le début du conflit à Gaza, dont au moins 100 ce dimanche, la journée la plus sanglante depuis le début le 8 juillet de l'offensive israélienne contre l'enclave palestinienne. Dans les rangs israéliens, 13 soldats de la brigade Golani ont été tués ces dernières 24 heures dans la bande de Gaza, portant à 18 le nombre de militaires morts depuis le début de l'offensive "Bordure protectrice", le bilan le plus lourd pour les forces israéliennes depuis 2006. 

Sept soldats sont morts dans l'explosion d'une bombe au passage de leur blindé, 3 dans des tirs croisés avec des activistes à deux endroits différents et trois autres "piégés dans un immeuble en feu", a précisé l'armée. A Chajaya, une banlieue à l'est de la ville de Gaza, l'armée israélienne a mené le bombardement le plus meurtrier depuis le début du conflit, tuant au moins 62 Palestiniens, selon Achraf al-Qoudra, le porte-parole des services d'urgence. 

81 000 réfugiés palestiniens

En outre, plus de 250 personnes ont été blessées à Chajaya depuis les premières heures de dimanche, et 450 à travers toute la bande de Gaza, a ajouté Achraf al-Qoudra. Un responsable de la santé duHamas, Youssef Abou Rech, a mis en garde contre "une catastrophe humanitaire" si les blessés et les morts encore sur place n'étaient pas évacués rapidement. 

Près de la moitié des Palestiniens tués depuis le début de l'offensive sont des femmes, des mineurs et des personnes âgées, selon Achraf al-Qoudra. Deux civils israéliens ont été tués par des tirs de roquettes. Par ailleurs, 81 000 Palestiniens ont trouvé refuge dans des écoles gérées par les Nations unies, ont indiqué des services de l'ONU à l'AFP.

29/04/2014

Europe et libre échange : la réglementation qui tue les libertés fondamentales

lu sur :

www.bastamag.net

ELECTIONS EUROPÉENNES

Europe : la liberté de cultiver entravée par les futurs traités de libre-échange

29/04/2014 SOPHIE CHAPELLE

Des centaines de tonnes de semences détruites au prétexte qu’elles n’ont pas été brevetées par des multinationales. C’est ce qui arrive aux paysans colombiens, et c’est bien ce qui pourrait se produire aussi en France et en Europe à cause du traité de libre-échange discuté entre l’Union européenne et le Canada. Cet accord commercial « brade les droits des agriculteurs au profit de l’industrie semencière », alertent de nombreuses organisations de la société civile. Alors que ce traité doit être ratifié par le Parlement européen, les candidats se positionneront-ils d’ici les élections ? Décryptage.

Les traités de libre-échange constituent-ils une menace pour la liberté de ressemer ses semences ? C’est l’alerte lancée par plusieurs organisations associatives et syndicales après avoir analysé une version confidentielle du projet d’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada (AECG), datée du 20 décembre 2013 [1]« Nous avons notamment eu connaissance du chapitre sur la propriété intellectuelle, raconte Birgit Muller du Réseau semences paysannes. A sa lecture, « il apparaît clairement que ce traité de libre échange, comme les précédents, brade les droits des agriculteurs au profit de l’industrie semencière ».

L’article 18.3 du traité mentionne ainsi qu’un agriculteur en possession de semences d’une variété contenant un caractère breveté pourrait voir ses « biens saisis » et ses « comptes bancaires gelés » ! « S’il n’est pas en mesure de fournir des preuves formelles de la provenance des semences utilisées, l’agriculteur peut être soupçonné de "recel de contrefaçon" », explique Birgit Muller. L’article 16.2 précise également que cette saisie peut se faire sur simple présomption de contrefaçon. En clair, un paysan qui continuerait de faire ce qu’il a toujours fait, garder une partie de sa récolte pour ensemencer ses champs, se verrait donc menacer d’amendes et de poursuites judiciaires.

Extrait du chapitre sur la propriété intellectuelle de l’AECG :

Des réglementations européennes et nationales contournées

Si l’accord entre l’Union européenne et le Canada est ratifié en l’état, « il annulerait les avancées que nous avons obtenues en France dans le cadre de la loi sur les contrefaçons », souligne Roxanne Mitralias de la Confédération paysanne. Pour rappel, ce projet de loi discuté au Sénat en novembre 2013 a suscité de vives réactions en France (nos articles sur ce sujet). C’est à la suite de menaces de grèves de la faim par des paysans, que les députés ont finalement adopté en février 2014 un amendement stipulant qu’un agriculteur qui multiplie et ressème des graines récoltées à partir de variétés sélectionnées par l’industrie semencière ne peut pas être poursuivi pour contrefaçon.

Selon Birgit Muller, le projet d’accord commercial contient des dispositions qui ont également été refusées par le Parlement européen en juillet 2012 dans le cadre de l’ACTA, l’Accord commercial anti-contrefaçon. Ce dernier visait à renforcer l’application des droits de propriété intellectuelle et la collaboration des États dans la lutte contre les contrefaçons, en les mettant directement au service des entreprises. La mobilisation citoyenne contre cet accord, au-travers de nombreuses manifestations et d’une pétition ayant recueilli 2,8 millions de signatures, a finalement conduit aurejet massif de l’ACTA par les eurodéputés (478 contre, 39 pour, 165 abstentions). La ratification de l’accord commercial entre l’UE et le Canada permettrait donc de contourner la réglementation européenne et française.

Monsanto et Syngenta s’imposent en Colombie

Ce type d’accord commercial bilatéral favorise les prérogatives des entreprises et s’impose au droit national. Les paysans colombiens l’ont découvert à leurs dépens : en 2011, 1167 tonnes de semences, principalement de riz, mais aussi de pommes de terre, de maïs, de blé, de plantes fourragères et de haricots rouges, sont retirées de la circulation. L’année suivante, l’Institut agroalimentaire colombien (ICA) confisque ou détruit près de 2800 tonnes de semences. Motif : l’accord signé avec les États-Unis contient une clause qui oblige les paysans à cultiver des « semences certifiées », c’est-à-dire produites par les sélectionneurs industriels comme Monsanto ou Syngenta.

Pour se mettre en conformité avec cet accord, l’ICA publie un texte en 2010 – la résolution 9.70 – qui rend illégale la vente de semences issues de la sélection paysanne, au motif que leurs qualités sanitaires ne sont pas garanties. La mobilisation de dizaines de milliers de Colombiens dans les rues de Bogotá à l’été 2013 conduit le gouvernement à annoncer le 6 septembre la suspension de la résolution pendant deux ans. Toutefois, « l’ICA continue à aller de ferme en ferme pour demander si les semences utilisées sont certifiées » témoigne Victoria Solano, auteure du documentaire « 9.70 ». La pression étatique sur l’autonomie des petits agriculteurs se poursuit.

Droits des peuples à une alimentation locale

« Les accords de libre-échange ont des effets importants sur la vie sociale et économique de pays qui devraient vraiment être discutés avec les citoyens », estime Birgit Muller. Outre les enjeux autour des semences se pose aussi la question du droit des municipalités à se fournir auprès d’un producteur local. « Ce droit aussi va être limité par l’accord économique entre l’Union européenne et le Canada, illustre t-elle. Au-dessus d’une certaine somme, les municipalités devront ouvrir leurs marchés publics à tous les fournisseurs européens. L’université de Toronto par exemple a un partenariat avec les producteurs locaux et biologiques. Mais si l’accord est adopté, elle devra se fournir auprès de producteurs européens si leurs produits sont moins chers. »

La position du prochain Parlement Européen sur ces accords de libre-échange sera donc décisive pour l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire. Dans un appel publié le 29 avril, 23 organisations, dont des producteurs bio, des syndicalistes des douanes, des organisations de commerce équitable [2], alertent sur les conséquences de ce traité qui sera ratifié par les futurs eurodéputés. Ce texte « comprend un important volet sur les droits de propriété intellectuelle et impacte par conséquent le droit des paysans à utiliser leurs propres semences », écrivent les organisations signataires. « Ce modèle d’accord est reproduit de traité en traité, tant qu’aucun frein n’y est mis. Vous avez le pouvoir de le stopper. » Les signataires demandent aux candidats d’annoncer, avant le premier tour des élections européennes le 25 mai, le rejet de l’accord entre l’Union européenne et le Canada. Les critiques des candidats seront-elles aussi vives que celles exprimées contre TAFTA, le projet d’accord commercial entre l’UE et les États-Unis [3] ?

Sophie Chapelle
@Sophie_Chapelle sur twitter

Photo : CC Lifesupercharger

Pour aller plus loin, le documentaire « 9.70 » (en espagnol) de Victoria Solano :

 

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sur l'Europe "de la concurrence ...", voir aussi la note :

20/05/2013

Sortir de "l'Europe à 27" ?

Sortir de "l'Europe à 27" pour échapper à l'impérialisme mercantile du néolibéralisme ? 

Une option à étudier attentivement : 

Qui gouverne la France et l'Europe 27 Avril 2012 ... - YouTube

► 255:28

www.youtube.com/watch?v=Bb8dB7d3BdE

11/02/2014

L'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

communiqué :

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN 
Constitution du 24 juin 1793 
- Article 35 :
 
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.    
 
Si cet article a disparu des Constitutions suivantes, donc de la Constitution actuelle, c'est qu'il met en danger une règle non écrite que tous les partis politiques acceptent sans jamais la remettre en cause : 
 
"Représentant élu du Peuple" est une profession réservée aux politiciens professionnels 
 
N'êtes-vous pas choqué de cette situation ? Est-il normal que nos "représentants" soient des professionnels de la politique, qu'être "ÉLU DU PEUPLE" soit une profession, comme plombier, dentiste ou instituteur ?
 
Dans le domaine politique, la société française est une société de castes, il faut bien l'admettre. 
 
Il y a deux castes :
 
la caste des politiciens professionnels : ceux qui sont chargés de gérer la société dans laquelle nous vivons.
la caste des intouchables, politiquement parlant : ceux qui n'ont aucun droit dans cette gestion, autre que celui de mettre un bulletin dans une urne, de temps à autre.
 
Ce genre de société conduit inéluctablement à des révoltes périodiques (des "révolutions"), où les "intouchables", finissant par décider de mettre à bas leurs maîtres, tentent d'organiser autrement la société.
 
 
En 2014, une opportunité s'ouvre de tenter une "révolution par les urnes" : les élections municipales.
 
 
Jusqu'à présent, les listes présentées aux élections municipales dans les villes d'une certaine importance ont été conduites exclusivement par des partis ou des mouvements politiques, dont la seule fonction est de présenter le programme d'un parti politique ou d'une idéologie. 
 
Ce système, consciemment ou inconsciemment accepté par tous, IL EST TEMPS DE LE BOUSCULER, afin de redonner à TOUTES et TOUS la maîtrise d'une vie "politique démocratique" au sens étymologique du terme : 
 
SOUVERAINETÉ DU PEUPLE DANS L'ORGANISATION DE LA VIE SOCIALE
 
Pour les municipales de 2014, IL FAUT DÉPOSER PARTOUT, dans toutes les villes, 
 
DES LISTES "CITOYENNES" constituées à parité de citoyennes et de citoyens  SOUCIEUX DU BIEN COMMUN, dont la fonction ne soit pas d'avaliser le programme d'un parti politique ou d'une idéologie, quel que puisse être ce programme.
 
Si vous voulez y participer, écrivez à l'association " Une place pour tous ! ":
 
uneplacepourtous@cegetel.net
 

Même si les moyens dont nous disposerons pour faire campagne sont infimes, l'aspect symbolique de ce mouvement de révolte citoyenne aura des répercussions sur notre société, il ne faut pas en douter.

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à propos d'élus non professionnels de la politique, lire l'article suivant sur l'expérience italienne :

Le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo s'enracine dans l'électorat.pdf

13/01/2014

États-Unis : le Droit du plus Fort ! (la morale la plus faible)

lu sur :

www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/01/13/les...

Le Monde.fr | 13.01.2014 à 01h55 • Mis à jour le 13.01.2014 à 07h59

L'armée américaine aurait testé des armes biologiques « au moins une douzaine de fois » au début des années 1960 dans la préfecture japonaise d'Okinawa, occupée par les Etats-Unis depuis la seconde guerre mondiale jusqu'en 1972. C'est ce que rapporte le Japan Times, qui s'appuie sur des documents des autorités américaines obtenus par l'agence de presse japonaise Kyodo News.

Un champignon dévastateur qui provoque des lésions sur les plants – le Magnaporthe grisea, donnant la maladie de la pyriculariose – aurait ainsi été diffusé sur les rizières pour évaluer son impact sur la production de cette denrée alimentaire de base. « On estime que ce champignon, dont l'existence est connue dans 85 pays, détruit une quantité de riz qui pourrait nourrir 60 millions de personnes par an », note le quotidien anglophone. Selon lui étaient dans le collimateur de l'armée américaine la Chine et l'Asie du Sud-Est.

Le gouvernement américain a déjà dévoilé des programmes d'expérimentation d'armes chimiques et biologiques à Puerto Rico, Hawaï et dans l'Utah, avance aussi le Japan Times. Washington décida de mettre un terme à l'utilisation d'armes biologiques en 1969, avant qu'une convention internationale ne vienne les interdire en 1975.

STOCKAGE DE DÉFOLIANTS

Il a également « été rapporté que l'armée américaine stockait des défoliants à Okinawa pendant la guerre du Vietnam [1954-1975] », rapporte encore le journal. Les défoliants sont une substance chimique utilisée en agriculture pour faire tomber les feuilles d'un végétal, mais également employée en tant qu'arme chimique, comme l'agent orange, produit par Dow Chemical et Monsanto, et massivement déversé par les Etats-Unis sur le Vietnam dans les années 1960.

Lire (édition abonnés) : Au Vietnam, l'« agent orange » répandu par les Américains continue de tuer

Des barils de défoliants ont ainsi été déterrés sur un site appartenant jusqu'en 1987 à l'importante base aérienne américaine de Kadena, en pleine ville d'Okinawa. L'armée a toujours nié avoir stocké des défoliants, et notamment de l'agent orange, à Okinawa. Mais, note le Japan Times, « les conclusions de la communauté scientifique japonaise et internationale sont sans équivoque : non seulement ces barils contredisent les démentis du Pentagone sur la présence de défoliants militaires au Japon, mais en plus la terre polluée menace la santé des habitants, nécessitant une solution d'urgence ».

DÉMÉNAGEMENT D'UNE BASE AMÉRICAINE

Le dossier des bases américaines d'Okinawa perturbe les relations américano-nippones depuis des années, et notamment celle de Futenma, actuellement située en pleine ville de Ginowan, au sud d'Okinawa – une zone de forte concentration urbaine où ces installations sont très critiquées. Fin décembre, le gouverneur d'Okinawa a donné son feu vert au déplacement de la base militaire, en signant une autorisation pour la création de terrains artificiels en bordure du littoral oriental de l'île, qui serviront à son transfert.

Le projet de déménagement de la base de Futenma est sur la table depuis un premier accord américano-japonais en 1996, mais le dossier est confronté depuis le début à la méfiance d'une frange importante de la population d'Okinawa, où sont basés la moitié des quelque 47 000 soldats américains présents au Japon. Lassés des nuisances et de l'insécurité engendrées par cette présence militaire massive sur leur territoire, les opposants au projet demandent que la base, au lieu d'être déménagée dans un autre lieu de l'île, quitte définitivement Okinawa.
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L'article du Japan Times :

Article sur l'agent orange :


22/06/2013

L'article du Canard

Enchaîné que j'ai choisi cette semaine :

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07/06/2013

OGM dans l'alimentation humaine : vers plus de transparence ?

... au moins aux USA . Rien dans l'Europe "à 27" de la "concurrence libre et non faussée" pour l'instant.

lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article5432

La question de l'étiquetage des produits alimentaires contenant des OGM agite depuis plusieurs années les États américains. Après une tentative ratée en Californie [1], l'état du Connecticut vient de voter une loi qui rend cet étiquetage obligatoire, sous conditions. D'autres états devraient lui emboîter le pas prochainement. Un effet boule de neige qui inquiète les industries agro-alimentaires et de biotechnologies, contraintes de changer leurs stratégies.

Le 3 juin 2013, dans la foulée du Sénat, les députés du Connecticut ont adopté à une très large majorité (134 contre 3) une loi qui rend obligatoire l'étiquetage des produits alimentaires génétiquement modifiés ou issus d'OGM. Elle doit désormais être signée par le gouverneur de l'état, Dannel P. Malloy, qui s'est engagé à le faire rapidement [2]. Si cette loi est une grande première aux États-Unis, son entrée en vigueur n'est en revanche pas immédiate : elle est conditionnée par l'adoption de lois similaires dans au moins cinq autres états dont deux voisins du Connecticut, et représentant au total 25 millions d'habitants (section 3 de la loi). Pour les députés, l'état du Connecticut est trop petit pour faire cavalier seul.

Seize projets de loi en débat

Interrogé par Inf'OGM, Tim Bergin, juriste au Parlement du Connecticut, se dit optimiste quant à la possibilité que d'autres états adoptent de telles lois sur l'étiquetage des OGM. Et cet optimisme se comprend au regard des nombreux projets de loi similaires déposés auprès des parlements des états. A l'heure actuelle, Inf'OGM a comptabilisé pas moins de 16 projets de loi en débat (Arizona, Colorado, Floride, Illinois, Indiana, Iowa, Maine, Minnesota, New Jersey, New Hampshire, Oregon, Pennsylvanie, Rhode Island, Tennessee, Virginie et Washington). Et dans trois états, ces lois ont déjà été adoptées par les Députés et sont actuellement examinées par le Sénat... : Alaska (ne concerne que l'étiquetage du saumon GM) ; Hawaï et Vermont (voté le 10 mai, par 99 voix pour et 42 contre). Cependant, dans six autres états (Californie, Maryland, Missouri, Nouveau Mexique et dernièrement New-York), de tels projets de loi ont déjà été déboutés. La bataille pour l'étiqueta ge n'est donc pas gagnée mais n'a jamais été aussi proche de l'être.

La loi prévoit que nul ne peut vendre ou distribuer soit de la nourriture destinée à l'alimentation, soit des semences pour produire des aliments entièrement ou partiellement génétiquement modifiés, à moins d'être étiquetées comme telle. Cette règle est assortie de nombreuses exceptions : l'alcool, les produits préparés pour être consommés immédiatement, la restauration collective, les produits agricoles en vente directe ou semi-directe, et surtout les produits issus d'animaux nourris aux OGM (lait, viande, œuf)... Cette dernière exception réduit considérablement la portée de cette loi, étant donné qu'aux États-Unis, comme dans l'Union européenne, les OGM servent principalement à nourrir le bétail... Cependant, à la différence de l'Union européenne, de nombreux produits destinés à l'alimentation humaine intègrent dans leur recette des OGM, comme les crèmes glacées avec la lécithine de soja ou les huiles issues de colza ou de soja GM. En cas de non respect pa r le producteur, la pénalité a été établie à 100 euros par jour et par produit non correctement étiqueté.
Dans une note élaborée par les services du Parlement du Connecticut, le coût de mise en œuvre de cet étiquetage par l'administration de l'état a été « estimé à 117 632 dollars pour les années à venir » dont 80 000 dollars seraient consacrés aux salaires des inspecteurs et d'un juriste à temps partiel.

Un amendement fédéral pour interdire les velléités locales d'étiquetage ?

Cette situation ne satisfait pas les entreprises agro-alimentaires et de biotechnologies qui ont décidé de répliquer sur un autre front. Plutôt que de mener une bataille coûteuse (et finalement incertaine) dans chaque état, elles essayent en effet de faire interdire directement au niveau fédéral cette compétence des états. C'est dans la loi d'orientation agricole (Farm bill), actuellement en débat au Congrès, que les lobbyistes ont décidé de battre en brèche la transparence vis-à-vis des produits alimentaires. Sous couvert de liberté de commerce et de non discrimination entre les produits, le député républicain de l'Iowa, Steve King, est en passe de voir son amendement intégré à cette loi d'orientation [3]. L'amendement a déjà été adopté par la Commission « agriculture » de l'Assemblée nationale fédérale. La portée de cet amendement est vaste mais concerne directement l'étiquetage des OGM. Il interdit aux états de prendre des lois qui imposeraient des conditions de production des produits agricoles qui sont vendus sur leur territoire mais produits dans d'autres États. Ainsi, l'étiquetage des OGM pourrait être considéré comme une entrave à la liberté de commerce inter-état et jugé discriminatoire pour les produits des autres états qui n'auraient pas adopté une telle obligation. Les multinationales agro-alimentaires et de biotechnologies n'ont pas réussi à faire interdire l'étiquetage des OGM par le Codex alimentarius au niveau mondial. Réussiront-elles a minima pour les États-Unis ? Réponse courant 2013 date à laquelle la Farm Bill devrait être adoptée.

 

 

 

20/10/2012

En Inde, les intouchables contre Michelin

lu sur :

http://www.jta.eu/depeche/une-usine-michelin-accusee-de-violer-les-droits-d-intouchables-en-inde-862

Une usine Michelin accusée de violer les droits - JTA

Une usine Michelin accusée de violer les droits d'intouchables en Inde

Mercredi 11 Juillet 2012, 11:18

Des organisations françaises et indiennes ont annoncé mercredi avoir saisi l'OCDE à Paris sur la construction d'une usine Michelin dans le sud-est de l'Inde qui viole, selon elles, les droits d'une communauté d'intouchables.

La construction de cette usine de pneus, la plus grande de Michelin en Inde, près du village de Thervoy dans l'Etat du Tamil Nadu, a démarré en 2010.

L'aménagement de la zone industrielle a conduit à la destruction de 460 hectares d'une forêt "qui abritait des activités agricoles et pastorales, privant ainsi ces populations de leur principal moyen de subsistance", accusent les ONG Sherpa, CCFD-Terre solidaire, la CGT et les associations indiennes TNLRF et Sangam, dans un communiqué.

"Les terrains loués par Michelin se situent sur un bassin hydrographique qui alimente trois lacs naturels", "principales ressources en eau pour l'agriculture de la zone", assurent-elles.

Quelque 1.500 familles sont directement menacées, affirment les ONG. Des recours ont été déposés contre le Tamil Nadu et des manifestations organisées.

"Il n'est pas acceptable que Michelin, qui se targue d'avoir une politique de responsabilité sociale exemplaire, n'ait pas attendu l'issue des procédures indiennes", a fait valoir Antonio Manganella, de CCFD-Terre solidaire.

Michelin, qui a investi 600 millions d'euros, n'a pas fait de commentaire à l'AFP. En janvier, le groupe avait minimisé la mobilisation, affirmé n'avoir "aucun conflit avec aucune communauté" et mis en avant son aide aux populations.

L'OCDE a été saisie par le biais de son point de contact national, hébergé par le ministère de l'Economie. Il peut émettre des recommandations à l'issue d'un examen contradictoire.

Les associations lui ont demandé "de constater les violations" par Michelin "des principes directeurs de l'OCDE à l'intention des multinationales en matière de droits de l'Homme, d'emploi et relations professionnelles, d'environnement, de lutte contre la corruption et de fiscalité".

Elles demandent également "une étude d'impact sérieuse et indépendante, pilotée par les populations locales".

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voir aussi dans le journal Le Monde daté du 21/10/2012, page 6 :

"En Inde, des intouchables sur la route de Michelin"

Gaza : Un blocus "légal" pour l'ONU

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/l-armee-israelienne-a-arraisonne-le-navire-finlandais-pour-gaza-20-10-2012-1519067_24.php

L'armée israélienne a arraisonné le navire finlandais pour Gaza

Le Point.fr - Publié le20/10/2012 à 12:34- Modifié le20/10/2012 à 15:18

L'Estelle, qui voulait forcer le blocus de la bande de Gaza, a été arraisonné sans violence, a déclaré un porte-parole militaire de l'État hébreu. 

source AFP

Le navire finlandais Estelle, avec à bord des militants pro-palestiniens qui tentent de forcer le blocus de la bande de Gaza, a été arraisonné samedi matin par la marine israélienne, a indiqué une porte-parole militaire. "Il n'y a pas eu de violences", a précisé à l'AFP cette porte-parole. "Les soldats sont montés à bord et ont pris le contrôle du Estelle. Les passagers n'ont pas opposé de résistance", selon elle. Dans un communiqué, l'armée israélienne a précisé que la décision d'aborder la goélette avait été prise après que "tous les efforts, y compris diplomatiques, visant à dissuader son équipage de parvenir à Gaza ont été déployés en vain".

Le bateau finlandais, affrété par le mouvement suédois Ship to Gaza Sweden, devait être conduit jusqu'au port israélien d'Ashdod, au sud de Tel-Aviv, et ses passagers remis à la police puis au service de l'immigration relevant du ministère de l'Intérieur. Israël procède généralement à l'expulsion vers leurs pays d'origine des personnes cherchant à franchir illégalement les territoires sous son contrôle.

Cinq députés européens à bord

Auparavant, Victoria Strand, porte-parole du mouvement Ship to Gaza Sweden (Un Bateau pour Gaza - Suède), basé à Stockholm, avait affirmé que la marine israélienne avait "attaqué" le bateau. "Estelle est attaqué en ce moment, je viens de recevoir un message (des passagers du bateau) à l'instant par téléphone. (...) Ils (les passagers) nous avaient dit auparavant qu'ils étaient suivis par des bâtiments militaires (israéliens)", avait précisé à l'AFP Victoria Strand.

Le navire est parti le 6 octobre de Naples (Italie) et a été ravitaillé mardi dernier dans les eaux internationales au large de la Crète (Grèce). Il transporte cinq députés européens : Ricardo Sixto Iglesias (Espagne), Sven Britton (Suède), Aksel Hagen (Norvège), Vangelis Diamandopoulos et Dimitris Kodelas (Grèce), ainsi que l'ancien député canadien Jim Manly. L'Estelle, en provenance de Suède, est arrivé le 4 octobre à Naples après un tour d'Europe qui l'a conduit en Finlande, en France et en Espagne.

Un blocus "légal" pour l'ONU

Cette goélette à trois mats, bâtie en 1922, transporte principalement des Occidentaux, mais aussi deux Israéliens, selon les organisateurs. Il compte débarquer des fournitures scolaires et médicales et des matériaux de construction. Le blocus terrestre, aérien et maritime de la bande de Gaza a été imposé au territoire palestinien en juin 2006 à la suite de la capture d'un soldat israélien, puis renforcé lors de la prise de contrôle par le Hamas. Ce blocus a ensuite été allégé après l'assaut meurtrier par la marine israélienne, en 2010, d'un navire turc qui voulait livrer une aide humanitaire à Gaza.

En 2011, le rapport Palmer de l'ONU avait jugé "excessive" et déraisonnable cette intervention militaire, mais avait considéré comme étant légal le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza. Cette affaire avait provoqué une grave crise diplomatique entre la Turquie et Israël, autrefois alliés. Ankara a abaissé sa représentation diplomatique en Israël, suspendu la coopération militaire et expulsé l'ambassadeur de l'État hébreu.

 

20/07/2012

On ne badine pas avec Poutine ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/07/20/un-tribunal-russe-prolonge-la-detention-des-pussy-riot-jusqu-en-2013_1736491_3214.html

Un tribunal russe prolonge la détention des Pussy Riot jusqu'en 2013

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.07.2012 à 15h30 • Mis à jour le 20.07.2012 à 15h33

Un tribunal de Moscou a ordonné vendredi le maintien en détention jusqu'en janvier 2013 des trois membres du groupe Pussy Riot. Elles avaient été arrêtées il y a quatre mois pour une "prière punk" anti-Poutine dans la cathédrale de la capitale russe. 

Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, qui encourent sept ans de prison pour "hooliganisme", resteront donc encore emprisonnées six mois. Plus précisément, les jeunes femmes resteront en détention jusqu'au 12 janvier 2013, a détaillé la porte-parole du tribunal, ajoutant que la prochaine audience avait été fixée au 23 juillet.

Lire le portrait "Pussy Riot", les féministes punk qui défient Vladimir Poutine

Les trois jeunes femmes sont poursuivies pour avoir improvisé le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une "prière punk" intitulée "Marie mère de Dieu chasse Poutine !" à l'intérieur de la cathédrale du Christ-Sauveur, dans la capitale russe. Cette prière anti-Poutine a suscité de nombreuses réactions de désapprobation, dans un pays qui a connu depuis la chute du régime soviétique en 1991 un renouveau religieux.

Mais de nombreuses personnalités russes revendiquant elles aussi leur appartenance à la communauté orthodoxe ont pris la défense des trois prévenues, jugeant disproportionnées les poursuites et leur maintien en détention.

07/06/2012

Le lobby des semenciers

un débat intéressant sur :

http://www.universcience.tv/media/4694/semences---une-guerre-oubliee--.html

à voir absolument !

communiqué:

Bonjour à tous

Si vous avez 30 mn, cela vaut la peine de visionner le débat entre patrick de Kochko et Henri Feyt sur le thème de la guerre des semences. Un régal! Patrick domine brillamment le débat face au représentant des semenciers qui apparaît pauvre en arguments, mal à l'aise, non pertinent et qui une fois acculé nous confirme pathétiquement la loi Godwin en bredouillant sur le stalinisme.
Au contraire Patrick offre un exposé clair, pédagogique et fort sur la problématique des semences et la loi de novembre 2011.

Je le diffuse sur notre site et notre Facebook. Au cas où elles servent je joins mes notes sur le débat.
A faire tourner!
Bien à vous,
-- 
Héloïse CLAUDON
Chargée de mission 
Combat Monsanto
01 40 24 08 10 / 06 01 85 30 80
www.combat-monsanto.org
Skype: claudonh

22/05/2012

Enquête sur une société française pour complicité de torture en Libye

lu sur :

http://www.lemonde.fr/libye/article/2012/05/21/enquete-sur-une-societe-francaise-pour-complicite-de-torture-en-libye_1705038_1496980.html

 

Une information judiciaire a été ouverte à Paris pour complicité d'actes de torture en Libye visant la société Amesys, filiale de Bull, ont annoncé lundi 21 mai la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'homme (LDH).

Les deux ONG avaient déposé plainte avec constitution de partie civile en octobre 2011 "pour des faits commis à travers la fourniture au régime de Khadafi, à partir de 2007, d'un système de surveillance des communications destiné à surveiller la population libyenne", rappellent-elles.

 

D'après la FIDH, Amesys, une société d'ingénierie spécialisée dans les systèmes sécuritaires et rachetée par Bull en janvier 2010, a conclu un contrat de mise à disposition de technologie aux fins d'interception de communications, de traitement de données et d'analyses en 2007.

Eclairage : "Quand la société française Amesys aidait Kadhafi à traquer les opposants libyens"

Wikileaks : "Une technologie française a permis d'espionner des opposants libyens à l'étranger"

L'affaire avait été révélée fin août par le Wall Street Journal. Le quotidien américain avait affirmé que Amesys avait équipé, fin 2009, le centre de surveillance d'Internet de Tripoli avec un système d'analyse du trafic internet (DPI). Ce système permet de contrôler les messages qui s'échangent, pour éventuellement filtrer voire censurer des "paquets" de données.

Pour sa part, Amesys avait reconnu début septembre avoir fourni au régime de Mouammar Kadhafi du "matériel d'analyse" portant sur des "connexions internet", tout en rappelant que le contrat avait été signé dans un contexte de "rapprochement diplomatique" avec la Libye.

L'association anticorruption Sherpa avait déjà déposé une plainte visant Amesys pour ces faits mi-septembre. "Cette plainte, qui vise une entreprise pour complicité de graves violations des droits de l'homme sur le fondement de la compétence extraterritoriale, s'inscrit dans le cadre de la lutte contre l'impunité, à l'heure où un nombre grandissant d'entreprises est dénoncé pour avoir fourni des systèmes similaires à des régimes autoritaires", a souligné la FIDH.

 

04/05/2012

BDS: le boycott des produits israéliens est légal

lu sur :

http://www.europalestine.com/spip.php?article7197

Le tribunal de Bobigny vient de relaxer Olivia, Maha, Mohamed et Ulrich, poursuivis par le gouvernement et des associations du lobby israélien pour avoir appelé au boycott des produits israéliens

Ce jeudi 3 mai, le tribunal de grande instance de Bobigny a estimé que la loi sur la discrimination invoquée par le gouvernement et les parties civiles concerne les personnes, et ne s’applique pas aux Etats ni aux produits, suivant l’argumentation des avocats de la défense, Maîtres Dominique Cochain, Antoine Comte et Gilles Devers.

Il n’a donc pas suivi les requêtes du procureur qui demandait des milliers d’euros d’amendes et jusqu’à 4 mois de prison avec sursis contre les prévenus.

Il a en outre déclaré irrecevables la Chambre de Commerce France Israël, le BNVCA et l’association "Secours Français aux Sinistrés d’Israël", qui s’étaient portés parties civiles contre les 4 militant(e)s.

Après les jugements dans le même sens rendus par les tribunaux de Paris et de Mulhouse (sans parler de Pontoise et de Créteil où la procédure a été jugée nulle et les prévenus également relaxés), il est réconfortant de constater que les magistrats n’ont aucune envie de commettre un "attentat judiciaire", selon l’expression du Syndicat de la Magistrature pour qualifier la circulaire Alliot-Marie demandant aux juges de condamner les personnes qui appellent au boycott d’Israël.

La campagne BDS, lancée par la société civile palestinienne en juillet 2005 s’amplifie dans le monde entier.

La semaine dernière, la plus grande chaîne de supermarchés britannique, CO-OP, annonçait ainsi cesser toute activité commerciale avec les grossistes israéliens de fruits et légumes dans l’incapacité de certifier que leurs produits ne viennent pas des colonies.

Ces victoires sont le fruit de la détermination des femmes et des hommes qui disent non à l’occupation, non à la ségrégation et non au vol des terres palestiniennes.

Ne relâchons pas la pression. L’occupant doit comprendre que l’occupation a un prix.

CAPJPO-EuroPalestine

06/04/2012

Critiquer l'attitude belliqueuse d'Israël, c'est être antisémite

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/04/04/gunter-grass-accuse-israel-de-menacer-la-paix-mondiale-et-fait-scandale_1680504_3214.html

1Günter Grass accuse Israël de menacer la paix mondiale et fait scandale



 

Le Monde.fr avec AFP | 04.04.2012 à 19h14 • Mis à jour le 05.04.2012 à 18h07

 

Le Prix Nobel de littérature allemand Günter Grass, 84 ans, a créé un énorme scandale lundi 2 avril en publiant, sous forme de poème, un plaidoyer pour l'Irandans lequel il accuse Israël de menacer la paix mondialeCe texte en vers intitulé "Ce qui doit être dit" et paru dans le grand quotidien de Munich, le Süddeutsche Zeitung, a valu à son auteur d'être violemment accusé d'antisémitisme.

Dans son poème, Günter Grass dénonce un "prétendu droit à attaquer le premier", faisant allusion à l'éventualité de frappes israéliennes contre Téhéran. Selon l'écrivain, une telle démarche pourrait mener à "l'éradication du peuple iranien". Il appelle les Allemands, "déjà suffisamment accablés", à ne pas devenir complices d'un "crime prévisible".

Berlin et Tel-Aviv ont conclu en 2005 un contrat de vente de sous-marins conventionnels de type Dolphin, dont un sixième exemplaire doit être livré prochainement. Ces sous-marins peuvent être équipés d'armes nucléaires. Grass dénonce le "silence généralisé" qui pèse sur cette question, évoquant un"mensonge pesant" parce que "le verdict d'antisémitisme tombera automatiquement" sur qui le rompra.

"Pourquoi ne dis-je que maintenant [...] que la puissance atomique d'Israël menace la paix mondiale déjà fragile ?, questionne le Prix Nobel de littérature. Parce qu'il faut dire ce qui pourrait être trop tard demain."

"L'ARCHÉTYPE DE L'ÉRUDIT ANTISÉMITE"

Israël a vivement réagi à ces propos. "Ce qui doit être dit, c'est qu'il est de tradition européenne de blâmer les juifs avant la Pâque juive", a lancé le numéro deux de l'ambassade de l'Etat hébreu à Berlin, Emmanuel Nahshon, dans un communiqué, reprenant le titre du texte de Grass. Le représentant israélien a regretté que son pays soit "le seul au monde remis en cause publiquement dans son droit d'exister", et a assuré que les Israéliens "voulaient vivre en paix avec leurs voisins de la région".

"Günter Grass retourne la situation en prenant la défense d'un régime brutal", a également regretté Deidre Berger, directrice de l'American Jewish Committee à Berlin. Henryk Broder, éditorialiste et polémiste juif renommé en Allemagne, a jugédans le quotidien conservateur Die Welt que "Grass [avait] toujours eu un problème avec les juifs, mais il ne l'avait jamais aussi clairement exprimé que dans ce poème". Pour Broder, Grass est "l'archétype de l'érudit antisémite", de l'Allemand qui est "poursuivi par la honte et le remords".

"Jamais dans l'histoire de la République fédérale, un intellectuel renommé ne s'en est pris avec autant de clichés à Israël"a renchéri l'hebdomadaire Der Spiegeldans son édition en ligne.

Sans nommer Grass, le ministre des affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, a publié un communiqué expliquant que "minorer les dangers du programme nucléaire iranien reviendrait à nier la gravité de la situation". Le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, s'est de son côté refusé à commenter, au nom de la "liberté de création".

Sur Internet, les réactions étaient enflammées entre défenseurs et détracteurs de Grass, les premiers invitant à réfléchir et discuter des propos de l'écrivain qualifié d'"antisémite" par les seconds. En 2006, Günter Grass, connu pour ses positions de gauche, avait admis avoir fait partie des Waffen SS dans sa jeunesse, lui qui renvoyait souvent l'Allemagne à son passé nazi et dont un des livres les plus connus, Le Tambour, est résolument pacifiste.

Lire : "Günter Grass effeuille sa mémoire"

lire aussi le texte original de Günter Grass sur :

Accuser Israël de menacer la paix mondiale, est-ce ...

lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/.../accuser-israel-de-menace...En cache
il y a 13 heures – 05/04/2012. Accuser Israël de menacer la paix mondiale, est-ce ... ... être antisémite ou clairvoyant ?  
 
http://lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/2012/04/05/accuser-israel-de-menacer-la-paix-mondiale-est-ce.html

13/03/2012

Les besoins en eau, source de tensions entre pays méditerranéens

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/13/les-besoins-en-eau-source-de-tensions-entre-pays-mediterraneens_1657184_3244.html

Les besoins en eau, source de tensions entre pays méditerranéens

En 2025, 80 millions de Méditerranéens risquent de se trouver en situation de "pénurie" d'eau. 

Comment mieux partager les ressources en eau potable auxquelles près de 800 millions de personnes de la planète n'ont toujours pas accès ? Quelque 25 000 participants sont réunis depuis lundi à Marseille au 6e Forum mondial de l'eau pour esquisser des réponses. Parmi les sujets de désaccord constants figure la question du partage de l'eau douce, enjeu de souveraineté des Etats.

Cette question est très sensible dans les pays du pourtour méditerranéen. "En Méditerranée, l'eau est une ressource rare, fragile et inégalement répartie dans l'espace et dans le temps. Les demandes en eau ont doublé dans la deuxième moitié du XXe siècle siècle pour atteindre, en 2005, 280 km3 /an pour l'ensemble des pays riverains. L'agriculture, premier secteur consommateur d'eau, représente 64 % de la demande totale en eau", selon Plan Bleu, observatoire de l'environnement et du développement durable en Méditerranée au sein du PNUE (le programme des Nations unies pour l'environnement).

PÉNURIE POUR 80 MILLIONS DE MÉDITERRANÉENS EN 2025

"Dans de nombreux pays, les prélèvements en eau approchent le niveau limite des ressources disponibles. Des pénuries d'eau, conjoncturelles ou structurelles, sont constatées. En 2005, la population méditerranéenne 'pauvre' en eau, c'est-à-dire celle des pays dotés de moins de 1000 m3 par habitant et par an, s'élève à 180 millions d'habitants, dont 60 millions en situation de 'pénurie' – moins de 500 m3 par habitant et par an. Vingt millions de Méditerranéens n'ont pas accès à l'eau potable, notamment dans les pays au Sud et à l'Est", affirme encore Plan Bleu.

Les pressions sur les ressources en eau s'accroîtront encore de façon sensible au Sud et à l'Est et 80 millions de Méditerranéens seront en situation de "pénurie" à l'horizon 2025. Du fait de la croissance de la demande en eau agricole et urbaine et de la rareté des ressources, un pays méditerranéen sur trois prélèvera plus de 50 % du volume annuel de ses ressources naturelles renouvelables. Les tensions vont croître dans les régions qui souffrent déjà d'un déficit en eau. Mais ces pressions peuvent-elles déboucher sur de véritables conflits ?

UNE SEULE VÉRITABLE GUERRE LIÉE À L'EAU

Selon le député Jean Glavany, auteur d'un rapport publié en décembre dernier sur "La géopolitique de l'eau""l'eau peut-elle motiver à elle seule un conflit". La guerre des Six Jours de juin 1967, en Méditerranée orientale, a souvent été considérée comme une preuve de l'existence des conflits armés pour l'eau. "L'eau a agi comme un catalyseur de l'unité arabe, puis comme un déclencheur d'une opération israélienne", souligne le rapport Glavany.

Le premier sommet arabe, en 1964, fixa ainsi le thème de la conférence sur la nécessité d'adopter une stratégie commune de l'eau en réponse à la décision unilatérale israélienne de construire l'Aqueduc national déviant les eaux du Jourdain, construction achevée cette même année. Un enchainement d'opérations palestiniennes et israéliennes qui déboucha finalement sur un véritable conflit. Mais "le véritable front était sans nul doute le front égyptien, d'où part d'ailleurs la guerre des Six Jours", note le rapport.

En réalité, les historiens s'accordent à dire qu'il y a eu très peu de guerres ayant pour cause directe l'eau. Les chercheurs de l'université de l'Oregon (Etats-Unis) ont analysé plus de 2 000 "interactions" de "conflits" liés à l'eau. Ils notent ainsi que la seule véritable guerre liée à l'eau remonte à plus de 4 500 ans, entre Lagash et Umma, deux cités-États voisines du pays de Sumer (Mésopotamie) au sujet du partage des eaux du Tigre et de l'Euphrate.

Néanmoins, il y a clairement des points de tensions forts autour de l'eau en Méditerranée. Car l'eau est un enjeu de puissance et de développement économique. L'eau est ainsi une source de différends entre Israël et les Palestiniens (lire notre article : "En Cisjordanie, même l'eau est une arme").

Selon l'IFRI, 90 % de l'eau en Cisjordanie est utilisée aujourd'hui par les Israéliens, qui ne laissent que 10 % aux Palestiniens. Pour les besoins domestiques, les Israéliens consomment 260 litres par jour et par habitant, alors que les Palestiniens doivent se contenter de 70 litres. Est-ce à dire qu'il y aura un conflit pour l'eau entre les deux camps ?

"Il y a une crise de l'eau aiguë entre Israéliens et Palestiniens", confirme Franck Galland, fondateur d'Environmental Emergency & Security Services, spécialiste de la géopolitique de l'eau. Mais grâce à des technologies de pointe et un recyclage poussé des eaux usées, "les Israéliens sont moins tentés d'aller chercher chez leurs voisins l'eau qui leur manquerait". En revanche, "il n'y aura pas d'Etat palestinien viable sans indépendance stratégique sur l'eau douce", insiste l'expert.

L'EGYPTE, LE POINT CHAUD LE PLUS PROBLÉMATIQUE

Plus au nord, la Turquie a construit 29 barrages en Anatolie qui ont cristallisé toutes les tensions avec ses voisins syriens et irakiens. Mais la situation s'est améliorée . Après des années de crises syro-turques, un accord sur les volumes d'eau a pu être trouvé en marge du dernier Forum mondial de l'eau à Mexico, en 2006, souligne le rapport Glavany.

Pour Franck Galland, "le point chaud le plus problématique concerne l'Egypte. Si Le Caire ne réforme pas ses pratiques agricoles, si elle continue à consommer de l'eau comme elle le fait actuellement, elle souhaitera le statu quo par rapport aux accords de 1959, qui partagent avantageusement les eaux du Nil. Dans ce cas de figure, dès qu'un pays comme l'Ethiopie, en amont du Nil Bleu, voudra aménager le cours de ce fleuve, il provoquera la réaction politique et diplomatique du Caire. Mais on ne peut écarter l'option militaire égyptienne. Rappelons-nous que Nasser disait : 'L'Egypte n'entrera plus jamais en guerre, sauf pour l'eau.'" Or, l'Ethiopie verra sa population atteindre près de 120 millions d'habitants à l'horizon 2025. Ses besoins seront énormes, notamment pour l'agriculture.

PROBABILITÉ DE CONFLITS INTRA-ÉTATIQUES

Cependant Franck Galland envisage une autre évolution dans laquelle l'Egypte améliorerait sa gestion de l'eau, ce qui permettrait, "grâce aux économies réalisées, une allocation de l'eau du Nil pour les besoins d'un pays comme l'Ethiopie". Par ailleurs, a été signé en 1999 un accord sur l'Initiative du bassin du Nil (IBN), qui réunit les dix États riverains et vise à concilier les intérêts de chacun.

La probabilité de conflits intra-étatiques est probablement plus grande. "S'il est peu probable que des États se fassent la guerre pour l'eau, il n'en est pas de même à l'échelle locale. En effet, la disponibilité ou la rareté de l'eau est un problème localisé", indique le rapport Glavany.

Des tensions interrégionales peuvent être observées dans de très nombreux États, y compris en Europe. L'Espagne est par exemple depuis fort longtemps le théâtre d'oppositions internes très marquées. C'est notamment le cas de la province d'Aragon qui, déjà sous le régime franquiste, contestait la construction des canaux alimentant les villes de Valence et de Murcie, et s'oppose aujourd'hui aux projets de mise en valeur de ces mêmes villes.

De même, il y a les conflits d'usage. Ainsi en Méditerranée, le développement du tourisme peut entrer en contradiction avec les usages agricoles. La période touristique coïncide avec la période d'irrigation et peut priver d'eau de nombreux agriculteurs pendant une période cruciale, avec des touristes ayant une consommation d'eau "à l'occidentale".

DES SOLUTIONS PRAGMATIQUES

Le 6e Forum de l'eau se démarque résolument des précédentes par son approche pragmatique : l'heure est désormais aux solutions. "Les coopérations sur l'eau peuvent permettre d'établir un climat de confiance et jeter les bases de coopération dans d'autres domaines.  Même en l'absence de coopération affichée, voire en présence de discours belliqueux, la coopération entre les États est attestée. C'est typiquement le cas du Nil : en dépit des tensions, le dialogue est permanent", souligne le rapport Glavany.

Cela concerne aussi l'Europe. Un exemple : la coopération constructive concerne l'Espagne et le Portugal, qui exploitent de façon concertée cinq bassins transfrontaliers (Miño, Limia, Duero, Tage et Guadiana). Un traité signé en 1864 définit les limites internationales des fleuves et souligne l'importance d'utiliser les ressources en eau transfrontalières pour le bien des deux pays.

Mais s'il convient de renforcer les capacités de dialogues régionaux pour éviter les conflits, il faut aussi s'appuyer sur des "actions sur le terrain". Dans le cas de l'Egypte, explique Franck Galland, l'Initiative du bassin du Nil "n'a pas un pouvoir de coercition". C'est une "instance de dialogue". Pour être vraiment efficace, il faudrait un "plan Marshall" sur l'eau en Egypte, c'est-à-dire que la communauté internationale aide l'Egypte à investir massivement dans les infrastructures et utilise des techniques plus efficientes de consommation d'eau.

Ceci suppose des solutions très pragmatiques. Franck Galland cite en exemple l'Algérie qui a, dans les années 2000, massivement investi dans les infrastructures en eau, et parallèlement à fait venir des opérateurs privés qui gèrent les eaux des grandes villes algériennes. Elle a fait le pari de l'expertise et du transfert de savoir-faire. "Cette double politique permet de résoudre les problèmes liés à l'eau".

" Il faut par ailleurs agir sur la demande en eau, et pas uniquement sur l'offre souligne Plan Bleu. Cela consiste à réduire les pertes et les mauvaises utilisations – dans certaines villes, la moitié de l'eau est perdue à cause de fuites – et à améliorer l'efficience de l'utilisation de la ressource. Les marges de progrès sont considérables, puisqu'une meilleure gestion de la demande permettrait d'économiser un quart des demandes, soit plus de 85 km3 par an en 2025 en Méditerranée...

Edouard Pflimlin 

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sur le même sujet, voir :

http://www.fame2012.org/fr/

Forum Alternatif Mondial de l'Eau 

www.fame2012.org/fr/En cache

L'objet du Forum Alternatif Mondial de l'Eau (FAME) est de construire une alternative concrète au VIème Forum Mondial de l'Eau (FME) organisé par le Conseil Mondial de l'Eau, organe des sociétés transnationales et de la Banque Mondiale qui prétend s'arroger la gouvernance mondiale de l'eau.

Depuis des années l'ensemble des mouvements de la société civile qui militent pour la préservation des ressources en eau et leur gestion citoyenne ont élaboré des plateformes, des propositions et des actions, soit au cours de rencontres spécifiques (Forums alternatifs de Florence en 2003 et de Genève en 2005, Alter Forums de Mexico en 2006 ou d'Istanbul en 2009) soit è l'intérieur des Forums Sociaux Mondiaux comme à Porto Alegre, Caracas, Nairobi ou Belem, qui ont servi de base pour l'émergence d'un mouvement pour la réappropriation de l'eau, bien commun de l'humanité.

Lire la suite

07/12/2011

Prostitution : des faits et des chiffres

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/les-limites-de-la-legalisation-de-la-prostitution-07-12-2011-1404925_56.php

Les effets pervers de la légalisation de la prostitution

Par

Les vitrines d'Amsterdam en sont l'emblème et le fer de lance. Dans ce haut lieu du tourisme sexuel, la prostitution est réglementée comme n'importe quel "métier". Le proxénète est considéré comme un chef d'entreprise et n'est sanctionné que si la personne dont il tire ses bénéfices est mineure et non consentante. L'État néerlandais est le premier pays à avoir "réglementé" la prostitution, en 2000, suivi de l'Allemagne, de l'Autriche et de la Suisse. 

Ces zones de tolérance ou de légalisation de la prostitution joueraient un rôle d'encouragement pour les clients. C'est ce que constate l'étude menée, fin 2009, par l'ONG américaine Prostitution Research and Education (PRE) et l'association britannique Eaves de défense des femmes les plus vulnérables, auprès de 103 hommes "clients" de la prostitution à Londres. Près de la moitié d'entre eux (40 %) indiquent avoir fréquenté des personnes prostituées à l'occasion d'un voyage à l'étranger, certains avouant même avoir effectué ce voyage dans ce seul dessein.

Les réseaux criminels

Contrairement au système abolitionniste qui, sans interdire la prostitution, souhaite en prohiber la reconnaissance et l'exploitation, le système réglementariste considère la prostitution comme un travail ordinaire, ou encore un service qu'il convient d'encadrer et de protéger. On délimite les lieux d'exercice (quartiers réservés, eroscenters...), on tient des registres, on prévoit des contrôles sanitaires ou le paiement de taxes. En Allemagne, l'État perçoit une taxe mensuelle de la part des gérants d'établissements et des personnes prostituées, celles-ci s'acquittant, en outre, d'une taxe auprès de la municipalité dont elles dépendent. 

Résultat : l'industrie du sexe rapporte près de 14,5 milliards d'euros par an au pays, un chiffre d'affaires favorisé par la multiplication des lieux de prostitution - certaines villes en compteraient plus de 300 - et des opérations "promotionnelles" proposées à la "clientèle". 

Revers de la médaille ? Les prostituées ne sont pas sorties des griffes du crime organisé, au contraire, la suppression des barrières légales a dopé la prostitution illégale. Et la traite aux fins d'exploitation sexuelle sur fond de mafias et de crime organisé s'est intensifiée. En quelques années, l'Allemagne est devenue l'une des grandes plaques tournantes du trafic sexuel en Europe. Même constat aux Pays-Bas, où la prostitution rapporte environ un milliard d'euros par an à l'État. "La prostitution clandestine est plus importante que la prostitution officielle", note-t-on à la fondation Scelles, qui étudie et combat l'exploitation sexuelle en France et en Europe.

Freiner la prostitution illégale

Autre dérive qui inquiète les autorités néerlandaises : la progression du phénomène des loverboys. Ces jeunes hommes (ou jeunes femmes s'il s'agit de lovergirls) séduisent des collégiennes de 12 à 16 ans, les manipulent, les droguent et les prostituent. Selon certaines associations, 1 500 jeunes filles en seraient victimes chaque année. Outre les campagnes de sensibilisation lancées dans les établissements scolaires, l'État néerlandais entend renforcer l'arsenal législatif en relevant l'âge légal de la prostitution et en obligeant les personnes prostituées à se faire enregistrer auprès des mairies. Les établissements et clients de personnes non enregistrées pourraient ainsi encourir des sanctions pénales.

Cette obligation d'enregistrement est déjà en oeuvre en Suisse romande, autre modèle d'une prostitution réglementée. La Suisse doit cependant faire face, à l'instar des autres pays, à l'accélération des flux migratoires en provenance des pays de l'Est, mais aussi d'Afrique et d'Asie. Des moyens supplémentaires ont été octroyés à des unités spéciales de police pour lutter contre l'expansion de la prostitution illégale et la traite liée aux organisations criminelles.

Prostitution "contrainte" contre prostitution "libre"

Les pays réglementaristes ont par ailleurs adopté des outils répressifs contre le crime organisé et la traite des êtres humains, ces législations ne sanctionnant toutefois le proxénétisme que dans le cadre d'une prostitution "forcée" ou "sous contrainte", la prostitution consentie étant alors légitime. "C'est bien là le piège et l'objet du débat puisque la contrainte est souvent d'ordre économique", souligne le président de la fondation Scelles, Yves Charpenel, avocat général à la chambre criminelle de la Cour de cassation de Paris. "Seules des enquêtes peuvent démontrer que la personne n'avait aucun choix."

La distinction entre ces deux formes de prostitution n'existe pas dans la convention des Nations unies de 1949 contre la traite des êtres humains et l'exploitation de la prostitution d'autrui. Quant au protocole de Palerme de 2000 visant à prévenir et à combattre la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, il précise que le consentement d'une victime de la traite est indifférent lorsque l'un des moyens suivants a été utilisé : "la menace de recours ou le recours à la force ou à d'autres formes de contrainte, l'enlèvement, la fraude, la tromperie, l'abus d'autorité ou d'une situation de vulnérabilité". Donc peu importe que la personne ait consenti à se prostituer, si elle a été trompée sur les termes du contrat, si elle a été contrainte ou forcée, après avoir été recrutée, transportée ou hébergée dans l'idée d'être exploitée, elle est l'objet d'une "traite" au sens du texte. "Le critère de référence pour juger ce qui est acceptable ou non est le mal fait à la personne, pas son consentement", a dit la féministe canadienne Élaine Audet.

06/12/2011

Jérusalem, la Palestine, Israël

" La désignation par la loi israélienne de Jérusalem comme capitale est contestée actuellement par la quasi-totalité de la communauté internationale. "

(voir : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Israel#L.27ONU_vote_le_Plan_de_Partage_de_la_Palestine )

-------------

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/12/06/israel-expulse-un-depute-du-hamas-de-jerusalem-est_1614037_3218.html

Israël expulse un député du Hamas de Jérusalem-Est

Ahmad Atoun est l'un des quatre dirigeants du Hamas de Jérusalem-Est qu'Israël s'efforce de chasser de la ville, interdisant toute activité politique palestinienne dans le secteur oriental de la ville.

01/11/2011

L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’UNESCO à 195.

lu sur :

http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/general_conference_admits_palestine_as_unesco_member_state/

La Conférence générale admet la Palestine comme État membre de l’UNESCO

Pour que cette admission* devienne effective, la Palestine doit signer et ratifier l’Acte constitutif de l’UNESCO déposé dans les archives du Gouvernement du Royaume-Uni à Londres, où il est  ouvert à la signature.

L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’UNESCO à 195.

Le vote a été obtenu avec 107  voix en faveur de l’admission et 14 voix contre, avec 52 abstentions.

L’admission à l’UNESCO des États qui ne sont pas membres des Nations Unies nécessite une recommandation du Conseil exécutif de l’Organisation et un vote favorable à la majorité des deux-tiers des Etats membres présents et votants à la Conférence générale (les membres qui s’abstiennent de voter sont considérés comme non-votants).

La Conférence générale est composée des représentants des États membres de l’Organisation. Elle se réunit tous les deux ans et est composée des États membres et des membres associés ainsi que des observateurs des États non membres, des organisations intergouvernementales et non gouvernementales (ONG). Chaque État membre dispose d’une voix, quelle que soit sa taille et l’importance de sa contribution budgétaire.

La Conférence générale détermine la politique et les principales orientations de travail de l’Organisation. Son rôle consiste à déterminer les programmes et fixer le budget de l’UNESCO. Elle élit aussi les membres du Conseil exécutif et nomme, tous les quatre ans, le Directeur général.

*Acte constitutif, Article XV, « Entrée en vigueur »

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mon commentaite :

Je n'ai pas réussi à avoir la liste des 14 pays ayant voté contre. Même pas sur le site de l'UNESCO.

4 pays ont été cités : USA, Allemagne, Canada, et évidemment Israël. Il y en a 10 autres à trouver.

10/10/2011

Pour la liberté d'information, contre le lobbying du CRIF

Le rendez-vous de France Télévision avec le CRIF et l'ambassadeur d'Israël est confirmé 

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2011/10/09/une-emission-sur-la-palestine-declenche-une-polemique-avec-la-communaute-juive_1584599_3236.html (*)

"Des rendez-vous ont été pris entre l'ambassadeur d'Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de FranceTélévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier", le directeur de l'information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l'origine de cette polémique, un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

Non aux censeurs

Pour défendre les journalistes menacés de "Un œil sur la planète" et la liberté d’information, ne pas hésiter à écrire à :
Et si vous avez pu voir l’émission et l’avez appréciée n’hésitez pas à le dire.
Après le harcèlement de plusieurs journalistes et notamment de Charles Enderlin, le Président du CRIF, a maintenant lancé une opération contre l'émission "Un œil sur la planète" consacrée lundi soir 3 octobre par France 2 à l'Etat palestinien sous l’intitulé « l’Etat palestinien est-il encore possible ? ».
Outre l'éditorial sur son site mardi matin, le CRIF réagit contre l'équipe de l'émission par les injonctions et menaces malheureusement trop habituelles :
Plus grave, les réactions contre l'émission s'amplifient par une véritable campagne de mails ou d’interventions sur le forum de France2.
Voir le déchaînement haineux : 
Ces interventions sont encouragées par le CRIF et ses membres. Avec le soutien de l'Ambassade d'Israël en France :
Il semble que la présidence de France Télévisions s'apprêterait à recevoir le CRIF et l’ambassadeur d’Israël.
Certaines organisations réclament des excuses de France 2, ce qui constituerait un désaveu de l'émission et une ingérence insupportable dans le travail des journalistes.
De manière générale et indépendamment de cette émission, tout un chacun peut critiquer la presse, tel journaliste ou au contraire les applaudir.
Mais demander que le président de France Télévisions reçoive une délégation d’une organisation communautaire pour que la seule version diffusée dans les médias soit celle souhaitée par cette organisation - ou pire soit celle souhaitée par l’ambassade d’un pays étranger - est totalement inadmissible. C’est une atteinte grave à la liberté de l’information etdisons le, une atteinte à une liberté démocratique fondamentale !
Pour défendre les journalistes menacés et la liberté d’information, ne pas hésiter à écrire à : 
Et si vous avez pu voir l’émission et l’avez appréciée n’hésitez pas à le dire.
Pour celles et ceux qui n'ont pas vu l'émission, il est possible de la revoir sur internet à une de ces deux adresses :
Deux articles à ce sujet :
Charles Enderlin : Bonjour les censeurs.
Dominique Vidal : Monsieur le censeur, bonsoir!

http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-vidal/051011/mon...

--------

(*)

Une émission sur la Palestine déclenche une polémique avec la communauté juive

LEMONDE.FR avec AFP | 09.10.11 | 07h34   •  Mis à jour le 09.10.11 | 12h14

La diffusion sur France 2 d'une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l'ambassadeur d'Israël et les représentants de la communauté juive en France, a indiqué samedi 8 octobre le groupe public.

"Des rendez-vous ont été pris entre l'ambassadeur d'Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de France Télévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier", le directeur de l'information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l'origine de cette polémique, un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

"INTENSE ÉMOTION ET UNE STUPÉFACTION ÉCOEURÉE"

Cette émission "a entraîné au sein de la communauté juive une intense émotion et une stupéfaction écoeurée", a déclaré le président du CRIF, Richard Prasquier, dans une lettre ouverte à Rémy Pflimlin. Il a jugé que l'équipe qui l'a réalisée "a présenté, d'un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale""en distordant les causalités, en ridiculisant l'adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationistes antisémites". M. Prasquier a demandé de rencontrer Rémy Pflimlin.

Un groupe a parallèlement été créé sur Facebook, "Boycott France Télévisions", demandant que la chaîne "revienne sur cette émission et présente des excuses".

MENACES PHYSIQUES

Le rédacteur en chef de l'émission, Patrick Boitet, s'est expliqué dans une interview au Parisien : "Nous avons fait notre travail de journalistes avec rigueur (...) Pour le Proche-Orient, les opinions s'enflamment facilement. Mais là, c'est exagéré". Il raconte avoir reçu "800 mails" cette semaine, "où nous sommes traités de petits nazillons". Le présentateur de l'émission, Etienne Leenhardt, aurait par ailleurs été physiquement menacé.

Le correspondant à Jérusalem de France télévisions, Charles Enderlin, s'est fendu d'un article (**) sur son blog intitulé "Bonjour les censeurs". Il estime notamment que "cela s'appelle de la censure et c'est une atteinte intolérable au droit d'informer."

(**)

Je n’ai participé ni à la préparation, ni à la réalisation d’Un œil sur la planète. Ma seule contribution a été l’interview  deNabil Shaath, responsable des affaires internationales du Fatah. A l’exception de Martine Laroche Joubert, je ne connais pas les journalistes, auteurs des reportages. Je me sens donc libre de publier mon point de vue.

D’abord, je n’ai relevé dans les divers sujets aucune fausse information. La Cisjordanie se développe dans la non-violence comme l’a montré Martine Laroche Joubert avec »Un Etat en marche » . J’ajouterai que l’armée et les services de sécurité israéliens se félicitent de leur coordination avec la nouvelle police palestinienne. A Gaza, le Hamas – le pire ennemi d’Israël – a mis en place un régime totalitaire, et la majeure partie de la population n’en peut plus. Oui, dans ce territoire se développe Al Qaida. C’est un scoop du sujet « Les mille visages de Gaza ».

Le problème des colonies montré dans le reportage « Les frontières de la discorde » est exact. Les agriculteurs palestiniens ont le plus grand mal à aller cultiver leurs terres de l’autre côté de la barrière de séparation. Effectivement, dans la vallée du Jourdain les Palestiniens et les bédouins n’ont pas le même accès à l’eau qui va en priorité aux colonies. Pour plus de détails, consultez : http://www.btselem.org/jordan_valley/water. On comprend la raison pour laquelle les organisations pro-israéliennes ne veulent pas qu’une chaine publique montre cette situation scandaleuse. A regretter l’absence dans ce tournage des attaques commises par des colons extrémistes contre des Palestiniens. Incendie de mosquées, destruction de champs d’oliviers, attaques d’unités de l’armée israélienne.. J’ai bien écrit : attaques d’unités de l’armée israélienne. Bien sur, il y a aussi des actions violentes de la part de palestiniens. Lorsque leurs auteurs sont capturés ils passent devant des tribunaux israéliens. De quand date un seul procès de colon ayant incendié une mosquée ? Cherchez … En l’occurrence, les auteurs d’Un œil sur la planète n’ont pas voulu entrer dans une comptabilité macabre.

« Un droit au retour », tourné au Liban, apporte plutôt de l’eau au moulin de la droite israélienne. Sa conclusion : au pays des Cèdres, les Palestiniens ne veulent pas d’état, seulement revenir en Israël..

Il n’empêche, Patrick Boitet et Etienne Leenhardt ont reçu des centaines de mails d’insulte et de menace. Richard Prasquier, le président du Crif a demandé un rendez vous à Rémy Pfimlin, le Président de France Télévisions, affirmant que l’équipe qui a réalisé l’émission : « a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale », « en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites » Maniant, à son habitude, l’insulte, Philippe Karsenty, l’ami de Mr.Prasquier en profite par ailleurs, pour me traiter de « délinquant multi récidiviste » Etc. Etc. Sur ce personnage, voir mon livre « Un enfant est mort. Netzarim 30 septembre 2000 »

La réponse à ces réactions violentes se trouve dans le sujet sur « Le lobby pro-israélien » aux Etats-Unis. M.J. Rozenberg, un ancien d’AIPAC raconte comment des organisations comme « Camera » traquent les journalistes déviants. « Le lobby, dit-il, rend la vie difficile aux journalistes qui ne sont pas perçus comme pro-israéliens. Ils auront du mal à trouver un job ou s’ils en ont un à garder un poste. Lorsque je travaillai à AIPACil y avait des listes, des dossiers sur chaque reporter. »

L’attaque généralisée contre « Un œil sur la planète » entre visiblement dans ce cadre. Il ne faut rien montrer qui soit défavorable à la politique israélienne d’occupation. Cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit d’informer.

17/09/2011

Eau : une famille des Pyrénées orientales terrasse la SAUR en Cour de cassation

http://www.eauxglacees.com/VIDEO-une-famille-des-Pyrenees...

VIDEO : une famille des Pyrénées orientales terrasse la SAUR en Cour de cassation
par Marc Laimé, 11 septembre 2011 septembre 2011 

Cinq ans après s’être vus couper l’eau, des usagers d’un minuscule village pyrénéen ont gagné leur recours en cassation contre la multinationale française, qui avait auparavant multiplié les infractions à leur encontre. Dans un document video extraordinaire les usagers racontent leur lutte victorieuse.

En juin 2006, la SAUR, accompagnée du maire de la commune, coupait illégalement l’eau à une famille de Joch, un minuscule village situé à 390 mètres d’altitude dans les Pyrénées-orientales, au sud de Vinça, au centre d’un modeste territoire de 337 hectares.

Joch

Placé à la limite des terres irriguées et des terrasses sèches jadis cultivées, ce terroir se partage en deux : au sud la zone montagneuse schisteuse qui annonce le massif des Aspres ; au nord la plaine, bassin arrosé par les eaux de la Lentillà et sillonné depuis le moyen âge par un important réseau d’irrigation, avec notamment le Rec major, ou canal de Joch.

Cette plaine est à perte de vue plantée de pêchers, ce qui offre au printemps l’exceptionnel spectacle d’une mer en camaïeu rose s’étalant jusqu’aux premiers contreforts du Canigou.

Dans ce paysage idyllique, le cauchemar de notre famille a pris fin au terme de 5 ans de lutte, après que la Cour de Cassation leur ait donné raison par un arrêt en date du 6 juillet 2011.

Bruno, Jade et Xenia ont réalisé un documentaire extraordinaire sur leur bataille contre le géant de l’eau…

A diffuser très largement !

Contact :

Solarfuture

lien pour bien voir la vidéo :

http://www.eauxglacees.com/VIDEO-une-famille-des-Pyrenees...

Eau : une famille des Pyrénées orientales terrasse la SAUR en Cour de cassation

http://www.eauxglacees.com/VIDEO-une-famille-des-Pyrenees...

VIDEO : une famille des Pyrénées orientales terrasse la SAUR en Cour de cassation
par Marc Laimé, 11 septembre 2011 septembre 2011 

Cinq ans après s’être vus couper l’eau, des usagers d’un minuscule village pyrénéen ont gagné leur recours en cassation contre la multinationale française, qui avait auparavant multiplié les infractions à leur encontre. Dans un document video extraordinaire les usagers racontent leur lutte victorieuse.

En juin 2006, la SAUR, accompagnée du maire de la commune, coupait illégalement l’eau à une famille de Joch, un minuscule village situé à 390 mètres d’altitude dans les Pyrénées-orientales, au sud de Vinça, au centre d’un modeste territoire de 337 hectares.

Joch

Placé à la limite des terres irriguées et des terrasses sèches jadis cultivées, ce terroir se partage en deux : au sud la zone montagneuse schisteuse qui annonce le massif des Aspres ; au nord la plaine, bassin arrosé par les eaux de la Lentillà et sillonné depuis le moyen âge par un important réseau d’irrigation, avec notamment le Rec major, ou canal de Joch.

Cette plaine est à perte de vue plantée de pêchers, ce qui offre au printemps l’exceptionnel spectacle d’une mer en camaïeu rose s’étalant jusqu’aux premiers contreforts du Canigou.

Dans ce paysage idyllique, le cauchemar de notre famille a pris fin au terme de 5 ans de lutte, après que la Cour de Cassation leur ait donné raison par un arrêt en date du 6 juillet 2011.

Bruno, Jade et Xenia ont réalisé un documentaire extraordinaire sur leur bataille contre le géant de l’eau…

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Eau : une famille des Pyrénées orientales terrasse la SAUR en Cour de cassation

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VIDEO : une famille des Pyrénées orientales terrasse la SAUR en Cour de cassation
par Marc Laimé, 11 septembre 2011 septembre 2011 

Cinq ans après s’être vus couper l’eau, des usagers d’un minuscule village pyrénéen ont gagné leur recours en cassation contre la multinationale française, qui avait auparavant multiplié les infractions à leur encontre. Dans un document video extraordinaire les usagers racontent leur lutte victorieuse.

En juin 2006, la SAUR, accompagnée du maire de la commune, coupait illégalement l’eau à une famille de Joch, un minuscule village situé à 390 mètres d’altitude dans les Pyrénées-orientales, au sud de Vinça, au centre d’un modeste territoire de 337 hectares.

Joch

Placé à la limite des terres irriguées et des terrasses sèches jadis cultivées, ce terroir se partage en deux : au sud la zone montagneuse schisteuse qui annonce le massif des Aspres ; au nord la plaine, bassin arrosé par les eaux de la Lentillà et sillonné depuis le moyen âge par un important réseau d’irrigation, avec notamment le Rec major, ou canal de Joch.

Cette plaine est à perte de vue plantée de pêchers, ce qui offre au printemps l’exceptionnel spectacle d’une mer en camaïeu rose s’étalant jusqu’aux premiers contreforts du Canigou.

Dans ce paysage idyllique, le cauchemar de notre famille a pris fin au terme de 5 ans de lutte, après que la Cour de Cassation leur ait donné raison par un arrêt en date du 6 juillet 2011.

Bruno, Jade et Xenia ont réalisé un documentaire extraordinaire sur leur bataille contre le géant de l’eau…

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Solarfuture

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07/09/2011

ARRESTATION DE MICHEL BESSON EN ISRAËL

Depuis le lundi 5 septembre Michel Besson (coopérateur à Andines et chargé des relations internationales à Minga) est détenu de manière arbitraire au centre de rétention de l’aéroport de Tel Aviv. Il a été arrêté alors qu’il se rendait en Palestine pour visiter l’ensemble des partenaires économiques de la coopérative Andines.

Nous vous invitons à lire  le communiqué rédigé par l’équipe de la coopérative ANDINES. Nous ne manquerons pas de vous donner des nouvelles. 

Minga, le 7 septembre 2011

Pour lire le communiqué: http://www.andines.com/article.php3?id_article=1624

02/06/2011

Pour passer le temps

lu sur :

http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2011/05/laffaire-des-cartes-postales-des-seins-suite.html#more

Blog Les 400 culs 31 mai 15h25

L'affaire des cartes postales de seins, la suite

Est-il possible d’envoyer une carte postale à caractère érotique sans se retrouver en garde à vue, puis inculpé d'atteinte à la dignité humaine? Le détournement de courrier est illégal en France. Et pourtant… 

24/05/2011

Un livre sur le racisme, le sexisme et la corruption au sein de la police.

 

 lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/la-policiere-auteur-d-un-livre-polemique-exclue-18-mois-24-05-2011-1334369_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110524

24/5/2011

La policière auteur d'un livre polémique exclue 18 mois

Publié le 24/05/2011 à 12:46 - Modifié le 24/05/2011 à 13:13

Dans "Omerta dans la police", Sihem Souid, ex-agent de la police aux frontières, dénonçait le racisme, le sexisme et la corruption au sein de la police.

La proposition de sanction pour manquement au devoir de réserve, à dix-huit mois d'exclusion dont six avec sursis, du conseil de discipline, a été annoncée par Mes William Bourdon et Béatrice Dubreuil, les avocats de Sihem Souid. C'est le ministre de l'Intérieur qui décide de la sanction définitive.

L'adjoint administratif, en poste actuellement à la préfecture de police de Paris, a reçu le soutien de l'ensemble des syndicats présents, à l'exception d'Alliance qui, lui, a demandé sa révocation.

Les avocats se sont indignés : "Cette proposition de sanction ignore complètement le droit à la liberté des fonctionnaires tels que notifiés par le droit européen", ont-ils indiqué.

Ils demandent dans un souci "d'apaisement" à M. Guéant une "non-sanction", la "seule mesure adaptée au comportement citoyen et exemplaire" de Sihem Souid.

08/05/2011

Pas de paix dans le monde sans justice en Palestine

lu sur :

http://www.liberation.fr/monde/01012336174-ben-laden-avait-laisse-un-message-a-barack-obama-avant-sa-mort

Ben Laden avait laissé un message à Barack Obama

 

Le chef d'Al-Qaeda a averti qu’il n’y aurait pas de sécurité aux Etats-Unis sans la sécurité en Palestine, dans un message audio mis en ligne dimanche par un site islamiste. 

Le chef d'Al-Qaeda a averti qu’il n’y aurait pas de sécurité aux Etats-Unis sans la sécurité en Palestine, dans un message audio enregistré avant son élimination par un commando américain au Pakistan et mis en ligne dimanche par un site islamiste.

Dans ce message adressé au président américain Barack Obama, Oussama Ben Laden avertit que «l’Amérique ne pourra rêver de sécurité tant que nous ne vivrons pas cette sécurité en Palestine».

«Il est injuste que vous viviez en paix alors que nos frères (dans la bande de) Gaza vivent dans la détresse. En conséquence et avec la volonté de Dieu, nos attaques contre vous vont se poursuivre tant que se poursuivra votre soutien aux Israéliens», ajoute-t-il dans ce court enregistrement.

(Source AFP)