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20/10/2012

En Inde, les intouchables contre Michelin

lu sur :

http://www.jta.eu/depeche/une-usine-michelin-accusee-de-violer-les-droits-d-intouchables-en-inde-862

Une usine Michelin accusée de violer les droits - JTA

Une usine Michelin accusée de violer les droits d'intouchables en Inde

Mercredi 11 Juillet 2012, 11:18

Des organisations françaises et indiennes ont annoncé mercredi avoir saisi l'OCDE à Paris sur la construction d'une usine Michelin dans le sud-est de l'Inde qui viole, selon elles, les droits d'une communauté d'intouchables.

La construction de cette usine de pneus, la plus grande de Michelin en Inde, près du village de Thervoy dans l'Etat du Tamil Nadu, a démarré en 2010.

L'aménagement de la zone industrielle a conduit à la destruction de 460 hectares d'une forêt "qui abritait des activités agricoles et pastorales, privant ainsi ces populations de leur principal moyen de subsistance", accusent les ONG Sherpa, CCFD-Terre solidaire, la CGT et les associations indiennes TNLRF et Sangam, dans un communiqué.

"Les terrains loués par Michelin se situent sur un bassin hydrographique qui alimente trois lacs naturels", "principales ressources en eau pour l'agriculture de la zone", assurent-elles.

Quelque 1.500 familles sont directement menacées, affirment les ONG. Des recours ont été déposés contre le Tamil Nadu et des manifestations organisées.

"Il n'est pas acceptable que Michelin, qui se targue d'avoir une politique de responsabilité sociale exemplaire, n'ait pas attendu l'issue des procédures indiennes", a fait valoir Antonio Manganella, de CCFD-Terre solidaire.

Michelin, qui a investi 600 millions d'euros, n'a pas fait de commentaire à l'AFP. En janvier, le groupe avait minimisé la mobilisation, affirmé n'avoir "aucun conflit avec aucune communauté" et mis en avant son aide aux populations.

L'OCDE a été saisie par le biais de son point de contact national, hébergé par le ministère de l'Economie. Il peut émettre des recommandations à l'issue d'un examen contradictoire.

Les associations lui ont demandé "de constater les violations" par Michelin "des principes directeurs de l'OCDE à l'intention des multinationales en matière de droits de l'Homme, d'emploi et relations professionnelles, d'environnement, de lutte contre la corruption et de fiscalité".

Elles demandent également "une étude d'impact sérieuse et indépendante, pilotée par les populations locales".

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voir aussi dans le journal Le Monde daté du 21/10/2012, page 6 :

"En Inde, des intouchables sur la route de Michelin"

Gaza : Un blocus "légal" pour l'ONU

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/l-armee-israelienne-a-arraisonne-le-navire-finlandais-pour-gaza-20-10-2012-1519067_24.php

L'armée israélienne a arraisonné le navire finlandais pour Gaza

Le Point.fr - Publié le20/10/2012 à 12:34- Modifié le20/10/2012 à 15:18

L'Estelle, qui voulait forcer le blocus de la bande de Gaza, a été arraisonné sans violence, a déclaré un porte-parole militaire de l'État hébreu. 

source AFP

Le navire finlandais Estelle, avec à bord des militants pro-palestiniens qui tentent de forcer le blocus de la bande de Gaza, a été arraisonné samedi matin par la marine israélienne, a indiqué une porte-parole militaire. "Il n'y a pas eu de violences", a précisé à l'AFP cette porte-parole. "Les soldats sont montés à bord et ont pris le contrôle du Estelle. Les passagers n'ont pas opposé de résistance", selon elle. Dans un communiqué, l'armée israélienne a précisé que la décision d'aborder la goélette avait été prise après que "tous les efforts, y compris diplomatiques, visant à dissuader son équipage de parvenir à Gaza ont été déployés en vain".

Le bateau finlandais, affrété par le mouvement suédois Ship to Gaza Sweden, devait être conduit jusqu'au port israélien d'Ashdod, au sud de Tel-Aviv, et ses passagers remis à la police puis au service de l'immigration relevant du ministère de l'Intérieur. Israël procède généralement à l'expulsion vers leurs pays d'origine des personnes cherchant à franchir illégalement les territoires sous son contrôle.

Cinq députés européens à bord

Auparavant, Victoria Strand, porte-parole du mouvement Ship to Gaza Sweden (Un Bateau pour Gaza - Suède), basé à Stockholm, avait affirmé que la marine israélienne avait "attaqué" le bateau. "Estelle est attaqué en ce moment, je viens de recevoir un message (des passagers du bateau) à l'instant par téléphone. (...) Ils (les passagers) nous avaient dit auparavant qu'ils étaient suivis par des bâtiments militaires (israéliens)", avait précisé à l'AFP Victoria Strand.

Le navire est parti le 6 octobre de Naples (Italie) et a été ravitaillé mardi dernier dans les eaux internationales au large de la Crète (Grèce). Il transporte cinq députés européens : Ricardo Sixto Iglesias (Espagne), Sven Britton (Suède), Aksel Hagen (Norvège), Vangelis Diamandopoulos et Dimitris Kodelas (Grèce), ainsi que l'ancien député canadien Jim Manly. L'Estelle, en provenance de Suède, est arrivé le 4 octobre à Naples après un tour d'Europe qui l'a conduit en Finlande, en France et en Espagne.

Un blocus "légal" pour l'ONU

Cette goélette à trois mats, bâtie en 1922, transporte principalement des Occidentaux, mais aussi deux Israéliens, selon les organisateurs. Il compte débarquer des fournitures scolaires et médicales et des matériaux de construction. Le blocus terrestre, aérien et maritime de la bande de Gaza a été imposé au territoire palestinien en juin 2006 à la suite de la capture d'un soldat israélien, puis renforcé lors de la prise de contrôle par le Hamas. Ce blocus a ensuite été allégé après l'assaut meurtrier par la marine israélienne, en 2010, d'un navire turc qui voulait livrer une aide humanitaire à Gaza.

En 2011, le rapport Palmer de l'ONU avait jugé "excessive" et déraisonnable cette intervention militaire, mais avait considéré comme étant légal le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza. Cette affaire avait provoqué une grave crise diplomatique entre la Turquie et Israël, autrefois alliés. Ankara a abaissé sa représentation diplomatique en Israël, suspendu la coopération militaire et expulsé l'ambassadeur de l'État hébreu.

 

20/07/2012

On ne badine pas avec Poutine ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/07/20/un-tribunal-russe-prolonge-la-detention-des-pussy-riot-jusqu-en-2013_1736491_3214.html

Un tribunal russe prolonge la détention des Pussy Riot jusqu'en 2013

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.07.2012 à 15h30 • Mis à jour le 20.07.2012 à 15h33

Un tribunal de Moscou a ordonné vendredi le maintien en détention jusqu'en janvier 2013 des trois membres du groupe Pussy Riot. Elles avaient été arrêtées il y a quatre mois pour une "prière punk" anti-Poutine dans la cathédrale de la capitale russe. 

Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, qui encourent sept ans de prison pour "hooliganisme", resteront donc encore emprisonnées six mois. Plus précisément, les jeunes femmes resteront en détention jusqu'au 12 janvier 2013, a détaillé la porte-parole du tribunal, ajoutant que la prochaine audience avait été fixée au 23 juillet.

Lire le portrait "Pussy Riot", les féministes punk qui défient Vladimir Poutine

Les trois jeunes femmes sont poursuivies pour avoir improvisé le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une "prière punk" intitulée "Marie mère de Dieu chasse Poutine !" à l'intérieur de la cathédrale du Christ-Sauveur, dans la capitale russe. Cette prière anti-Poutine a suscité de nombreuses réactions de désapprobation, dans un pays qui a connu depuis la chute du régime soviétique en 1991 un renouveau religieux.

Mais de nombreuses personnalités russes revendiquant elles aussi leur appartenance à la communauté orthodoxe ont pris la défense des trois prévenues, jugeant disproportionnées les poursuites et leur maintien en détention.

07/06/2012

Le lobby des semenciers

un débat intéressant sur :

http://www.universcience.tv/media/4694/semences---une-guerre-oubliee--.html

à voir absolument !

communiqué:

Bonjour à tous

Si vous avez 30 mn, cela vaut la peine de visionner le débat entre patrick de Kochko et Henri Feyt sur le thème de la guerre des semences. Un régal! Patrick domine brillamment le débat face au représentant des semenciers qui apparaît pauvre en arguments, mal à l'aise, non pertinent et qui une fois acculé nous confirme pathétiquement la loi Godwin en bredouillant sur le stalinisme.
Au contraire Patrick offre un exposé clair, pédagogique et fort sur la problématique des semences et la loi de novembre 2011.

Je le diffuse sur notre site et notre Facebook. Au cas où elles servent je joins mes notes sur le débat.
A faire tourner!
Bien à vous,
-- 
Héloïse CLAUDON
Chargée de mission 
Combat Monsanto
01 40 24 08 10 / 06 01 85 30 80
www.combat-monsanto.org
Skype: claudonh

22/05/2012

Enquête sur une société française pour complicité de torture en Libye

lu sur :

http://www.lemonde.fr/libye/article/2012/05/21/enquete-sur-une-societe-francaise-pour-complicite-de-torture-en-libye_1705038_1496980.html

 

Une information judiciaire a été ouverte à Paris pour complicité d'actes de torture en Libye visant la société Amesys, filiale de Bull, ont annoncé lundi 21 mai la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'homme (LDH).

Les deux ONG avaient déposé plainte avec constitution de partie civile en octobre 2011 "pour des faits commis à travers la fourniture au régime de Khadafi, à partir de 2007, d'un système de surveillance des communications destiné à surveiller la population libyenne", rappellent-elles.

 

D'après la FIDH, Amesys, une société d'ingénierie spécialisée dans les systèmes sécuritaires et rachetée par Bull en janvier 2010, a conclu un contrat de mise à disposition de technologie aux fins d'interception de communications, de traitement de données et d'analyses en 2007.

Eclairage : "Quand la société française Amesys aidait Kadhafi à traquer les opposants libyens"

Wikileaks : "Une technologie française a permis d'espionner des opposants libyens à l'étranger"

L'affaire avait été révélée fin août par le Wall Street Journal. Le quotidien américain avait affirmé que Amesys avait équipé, fin 2009, le centre de surveillance d'Internet de Tripoli avec un système d'analyse du trafic internet (DPI). Ce système permet de contrôler les messages qui s'échangent, pour éventuellement filtrer voire censurer des "paquets" de données.

Pour sa part, Amesys avait reconnu début septembre avoir fourni au régime de Mouammar Kadhafi du "matériel d'analyse" portant sur des "connexions internet", tout en rappelant que le contrat avait été signé dans un contexte de "rapprochement diplomatique" avec la Libye.

L'association anticorruption Sherpa avait déjà déposé une plainte visant Amesys pour ces faits mi-septembre. "Cette plainte, qui vise une entreprise pour complicité de graves violations des droits de l'homme sur le fondement de la compétence extraterritoriale, s'inscrit dans le cadre de la lutte contre l'impunité, à l'heure où un nombre grandissant d'entreprises est dénoncé pour avoir fourni des systèmes similaires à des régimes autoritaires", a souligné la FIDH.

 

04/05/2012

BDS: le boycott des produits israéliens est légal

lu sur :

http://www.europalestine.com/spip.php?article7197

Le tribunal de Bobigny vient de relaxer Olivia, Maha, Mohamed et Ulrich, poursuivis par le gouvernement et des associations du lobby israélien pour avoir appelé au boycott des produits israéliens

Ce jeudi 3 mai, le tribunal de grande instance de Bobigny a estimé que la loi sur la discrimination invoquée par le gouvernement et les parties civiles concerne les personnes, et ne s’applique pas aux Etats ni aux produits, suivant l’argumentation des avocats de la défense, Maîtres Dominique Cochain, Antoine Comte et Gilles Devers.

Il n’a donc pas suivi les requêtes du procureur qui demandait des milliers d’euros d’amendes et jusqu’à 4 mois de prison avec sursis contre les prévenus.

Il a en outre déclaré irrecevables la Chambre de Commerce France Israël, le BNVCA et l’association "Secours Français aux Sinistrés d’Israël", qui s’étaient portés parties civiles contre les 4 militant(e)s.

Après les jugements dans le même sens rendus par les tribunaux de Paris et de Mulhouse (sans parler de Pontoise et de Créteil où la procédure a été jugée nulle et les prévenus également relaxés), il est réconfortant de constater que les magistrats n’ont aucune envie de commettre un "attentat judiciaire", selon l’expression du Syndicat de la Magistrature pour qualifier la circulaire Alliot-Marie demandant aux juges de condamner les personnes qui appellent au boycott d’Israël.

La campagne BDS, lancée par la société civile palestinienne en juillet 2005 s’amplifie dans le monde entier.

La semaine dernière, la plus grande chaîne de supermarchés britannique, CO-OP, annonçait ainsi cesser toute activité commerciale avec les grossistes israéliens de fruits et légumes dans l’incapacité de certifier que leurs produits ne viennent pas des colonies.

Ces victoires sont le fruit de la détermination des femmes et des hommes qui disent non à l’occupation, non à la ségrégation et non au vol des terres palestiniennes.

Ne relâchons pas la pression. L’occupant doit comprendre que l’occupation a un prix.

CAPJPO-EuroPalestine

06/04/2012

Critiquer l'attitude belliqueuse d'Israël, c'est être antisémite

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/04/04/gunter-grass-accuse-israel-de-menacer-la-paix-mondiale-et-fait-scandale_1680504_3214.html

1Günter Grass accuse Israël de menacer la paix mondiale et fait scandale



 

Le Monde.fr avec AFP | 04.04.2012 à 19h14 • Mis à jour le 05.04.2012 à 18h07

 

Le Prix Nobel de littérature allemand Günter Grass, 84 ans, a créé un énorme scandale lundi 2 avril en publiant, sous forme de poème, un plaidoyer pour l'Irandans lequel il accuse Israël de menacer la paix mondialeCe texte en vers intitulé "Ce qui doit être dit" et paru dans le grand quotidien de Munich, le Süddeutsche Zeitung, a valu à son auteur d'être violemment accusé d'antisémitisme.

Dans son poème, Günter Grass dénonce un "prétendu droit à attaquer le premier", faisant allusion à l'éventualité de frappes israéliennes contre Téhéran. Selon l'écrivain, une telle démarche pourrait mener à "l'éradication du peuple iranien". Il appelle les Allemands, "déjà suffisamment accablés", à ne pas devenir complices d'un "crime prévisible".

Berlin et Tel-Aviv ont conclu en 2005 un contrat de vente de sous-marins conventionnels de type Dolphin, dont un sixième exemplaire doit être livré prochainement. Ces sous-marins peuvent être équipés d'armes nucléaires. Grass dénonce le "silence généralisé" qui pèse sur cette question, évoquant un"mensonge pesant" parce que "le verdict d'antisémitisme tombera automatiquement" sur qui le rompra.

"Pourquoi ne dis-je que maintenant [...] que la puissance atomique d'Israël menace la paix mondiale déjà fragile ?, questionne le Prix Nobel de littérature. Parce qu'il faut dire ce qui pourrait être trop tard demain."

"L'ARCHÉTYPE DE L'ÉRUDIT ANTISÉMITE"

Israël a vivement réagi à ces propos. "Ce qui doit être dit, c'est qu'il est de tradition européenne de blâmer les juifs avant la Pâque juive", a lancé le numéro deux de l'ambassade de l'Etat hébreu à Berlin, Emmanuel Nahshon, dans un communiqué, reprenant le titre du texte de Grass. Le représentant israélien a regretté que son pays soit "le seul au monde remis en cause publiquement dans son droit d'exister", et a assuré que les Israéliens "voulaient vivre en paix avec leurs voisins de la région".

"Günter Grass retourne la situation en prenant la défense d'un régime brutal", a également regretté Deidre Berger, directrice de l'American Jewish Committee à Berlin. Henryk Broder, éditorialiste et polémiste juif renommé en Allemagne, a jugédans le quotidien conservateur Die Welt que "Grass [avait] toujours eu un problème avec les juifs, mais il ne l'avait jamais aussi clairement exprimé que dans ce poème". Pour Broder, Grass est "l'archétype de l'érudit antisémite", de l'Allemand qui est "poursuivi par la honte et le remords".

"Jamais dans l'histoire de la République fédérale, un intellectuel renommé ne s'en est pris avec autant de clichés à Israël"a renchéri l'hebdomadaire Der Spiegeldans son édition en ligne.

Sans nommer Grass, le ministre des affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, a publié un communiqué expliquant que "minorer les dangers du programme nucléaire iranien reviendrait à nier la gravité de la situation". Le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, s'est de son côté refusé à commenter, au nom de la "liberté de création".

Sur Internet, les réactions étaient enflammées entre défenseurs et détracteurs de Grass, les premiers invitant à réfléchir et discuter des propos de l'écrivain qualifié d'"antisémite" par les seconds. En 2006, Günter Grass, connu pour ses positions de gauche, avait admis avoir fait partie des Waffen SS dans sa jeunesse, lui qui renvoyait souvent l'Allemagne à son passé nazi et dont un des livres les plus connus, Le Tambour, est résolument pacifiste.

Lire : "Günter Grass effeuille sa mémoire"

lire aussi le texte original de Günter Grass sur :

Accuser Israël de menacer la paix mondiale, est-ce ...

lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/.../accuser-israel-de-menace...En cache
il y a 13 heures – 05/04/2012. Accuser Israël de menacer la paix mondiale, est-ce ... ... être antisémite ou clairvoyant ?  
 
http://lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/2012/04/05/accuser-israel-de-menacer-la-paix-mondiale-est-ce.html

13/03/2012

Les besoins en eau, source de tensions entre pays méditerranéens

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/13/les-besoins-en-eau-source-de-tensions-entre-pays-mediterraneens_1657184_3244.html

Les besoins en eau, source de tensions entre pays méditerranéens

En 2025, 80 millions de Méditerranéens risquent de se trouver en situation de "pénurie" d'eau. 

Comment mieux partager les ressources en eau potable auxquelles près de 800 millions de personnes de la planète n'ont toujours pas accès ? Quelque 25 000 participants sont réunis depuis lundi à Marseille au 6e Forum mondial de l'eau pour esquisser des réponses. Parmi les sujets de désaccord constants figure la question du partage de l'eau douce, enjeu de souveraineté des Etats.

Cette question est très sensible dans les pays du pourtour méditerranéen. "En Méditerranée, l'eau est une ressource rare, fragile et inégalement répartie dans l'espace et dans le temps. Les demandes en eau ont doublé dans la deuxième moitié du XXe siècle siècle pour atteindre, en 2005, 280 km3 /an pour l'ensemble des pays riverains. L'agriculture, premier secteur consommateur d'eau, représente 64 % de la demande totale en eau", selon Plan Bleu, observatoire de l'environnement et du développement durable en Méditerranée au sein du PNUE (le programme des Nations unies pour l'environnement).

PÉNURIE POUR 80 MILLIONS DE MÉDITERRANÉENS EN 2025

"Dans de nombreux pays, les prélèvements en eau approchent le niveau limite des ressources disponibles. Des pénuries d'eau, conjoncturelles ou structurelles, sont constatées. En 2005, la population méditerranéenne 'pauvre' en eau, c'est-à-dire celle des pays dotés de moins de 1000 m3 par habitant et par an, s'élève à 180 millions d'habitants, dont 60 millions en situation de 'pénurie' – moins de 500 m3 par habitant et par an. Vingt millions de Méditerranéens n'ont pas accès à l'eau potable, notamment dans les pays au Sud et à l'Est", affirme encore Plan Bleu.

Les pressions sur les ressources en eau s'accroîtront encore de façon sensible au Sud et à l'Est et 80 millions de Méditerranéens seront en situation de "pénurie" à l'horizon 2025. Du fait de la croissance de la demande en eau agricole et urbaine et de la rareté des ressources, un pays méditerranéen sur trois prélèvera plus de 50 % du volume annuel de ses ressources naturelles renouvelables. Les tensions vont croître dans les régions qui souffrent déjà d'un déficit en eau. Mais ces pressions peuvent-elles déboucher sur de véritables conflits ?

UNE SEULE VÉRITABLE GUERRE LIÉE À L'EAU

Selon le député Jean Glavany, auteur d'un rapport publié en décembre dernier sur "La géopolitique de l'eau""l'eau peut-elle motiver à elle seule un conflit". La guerre des Six Jours de juin 1967, en Méditerranée orientale, a souvent été considérée comme une preuve de l'existence des conflits armés pour l'eau. "L'eau a agi comme un catalyseur de l'unité arabe, puis comme un déclencheur d'une opération israélienne", souligne le rapport Glavany.

Le premier sommet arabe, en 1964, fixa ainsi le thème de la conférence sur la nécessité d'adopter une stratégie commune de l'eau en réponse à la décision unilatérale israélienne de construire l'Aqueduc national déviant les eaux du Jourdain, construction achevée cette même année. Un enchainement d'opérations palestiniennes et israéliennes qui déboucha finalement sur un véritable conflit. Mais "le véritable front était sans nul doute le front égyptien, d'où part d'ailleurs la guerre des Six Jours", note le rapport.

En réalité, les historiens s'accordent à dire qu'il y a eu très peu de guerres ayant pour cause directe l'eau. Les chercheurs de l'université de l'Oregon (Etats-Unis) ont analysé plus de 2 000 "interactions" de "conflits" liés à l'eau. Ils notent ainsi que la seule véritable guerre liée à l'eau remonte à plus de 4 500 ans, entre Lagash et Umma, deux cités-États voisines du pays de Sumer (Mésopotamie) au sujet du partage des eaux du Tigre et de l'Euphrate.

Néanmoins, il y a clairement des points de tensions forts autour de l'eau en Méditerranée. Car l'eau est un enjeu de puissance et de développement économique. L'eau est ainsi une source de différends entre Israël et les Palestiniens (lire notre article : "En Cisjordanie, même l'eau est une arme").

Selon l'IFRI, 90 % de l'eau en Cisjordanie est utilisée aujourd'hui par les Israéliens, qui ne laissent que 10 % aux Palestiniens. Pour les besoins domestiques, les Israéliens consomment 260 litres par jour et par habitant, alors que les Palestiniens doivent se contenter de 70 litres. Est-ce à dire qu'il y aura un conflit pour l'eau entre les deux camps ?

"Il y a une crise de l'eau aiguë entre Israéliens et Palestiniens", confirme Franck Galland, fondateur d'Environmental Emergency & Security Services, spécialiste de la géopolitique de l'eau. Mais grâce à des technologies de pointe et un recyclage poussé des eaux usées, "les Israéliens sont moins tentés d'aller chercher chez leurs voisins l'eau qui leur manquerait". En revanche, "il n'y aura pas d'Etat palestinien viable sans indépendance stratégique sur l'eau douce", insiste l'expert.

L'EGYPTE, LE POINT CHAUD LE PLUS PROBLÉMATIQUE

Plus au nord, la Turquie a construit 29 barrages en Anatolie qui ont cristallisé toutes les tensions avec ses voisins syriens et irakiens. Mais la situation s'est améliorée . Après des années de crises syro-turques, un accord sur les volumes d'eau a pu être trouvé en marge du dernier Forum mondial de l'eau à Mexico, en 2006, souligne le rapport Glavany.

Pour Franck Galland, "le point chaud le plus problématique concerne l'Egypte. Si Le Caire ne réforme pas ses pratiques agricoles, si elle continue à consommer de l'eau comme elle le fait actuellement, elle souhaitera le statu quo par rapport aux accords de 1959, qui partagent avantageusement les eaux du Nil. Dans ce cas de figure, dès qu'un pays comme l'Ethiopie, en amont du Nil Bleu, voudra aménager le cours de ce fleuve, il provoquera la réaction politique et diplomatique du Caire. Mais on ne peut écarter l'option militaire égyptienne. Rappelons-nous que Nasser disait : 'L'Egypte n'entrera plus jamais en guerre, sauf pour l'eau.'" Or, l'Ethiopie verra sa population atteindre près de 120 millions d'habitants à l'horizon 2025. Ses besoins seront énormes, notamment pour l'agriculture.

PROBABILITÉ DE CONFLITS INTRA-ÉTATIQUES

Cependant Franck Galland envisage une autre évolution dans laquelle l'Egypte améliorerait sa gestion de l'eau, ce qui permettrait, "grâce aux économies réalisées, une allocation de l'eau du Nil pour les besoins d'un pays comme l'Ethiopie". Par ailleurs, a été signé en 1999 un accord sur l'Initiative du bassin du Nil (IBN), qui réunit les dix États riverains et vise à concilier les intérêts de chacun.

La probabilité de conflits intra-étatiques est probablement plus grande. "S'il est peu probable que des États se fassent la guerre pour l'eau, il n'en est pas de même à l'échelle locale. En effet, la disponibilité ou la rareté de l'eau est un problème localisé", indique le rapport Glavany.

Des tensions interrégionales peuvent être observées dans de très nombreux États, y compris en Europe. L'Espagne est par exemple depuis fort longtemps le théâtre d'oppositions internes très marquées. C'est notamment le cas de la province d'Aragon qui, déjà sous le régime franquiste, contestait la construction des canaux alimentant les villes de Valence et de Murcie, et s'oppose aujourd'hui aux projets de mise en valeur de ces mêmes villes.

De même, il y a les conflits d'usage. Ainsi en Méditerranée, le développement du tourisme peut entrer en contradiction avec les usages agricoles. La période touristique coïncide avec la période d'irrigation et peut priver d'eau de nombreux agriculteurs pendant une période cruciale, avec des touristes ayant une consommation d'eau "à l'occidentale".

DES SOLUTIONS PRAGMATIQUES

Le 6e Forum de l'eau se démarque résolument des précédentes par son approche pragmatique : l'heure est désormais aux solutions. "Les coopérations sur l'eau peuvent permettre d'établir un climat de confiance et jeter les bases de coopération dans d'autres domaines.  Même en l'absence de coopération affichée, voire en présence de discours belliqueux, la coopération entre les États est attestée. C'est typiquement le cas du Nil : en dépit des tensions, le dialogue est permanent", souligne le rapport Glavany.

Cela concerne aussi l'Europe. Un exemple : la coopération constructive concerne l'Espagne et le Portugal, qui exploitent de façon concertée cinq bassins transfrontaliers (Miño, Limia, Duero, Tage et Guadiana). Un traité signé en 1864 définit les limites internationales des fleuves et souligne l'importance d'utiliser les ressources en eau transfrontalières pour le bien des deux pays.

Mais s'il convient de renforcer les capacités de dialogues régionaux pour éviter les conflits, il faut aussi s'appuyer sur des "actions sur le terrain". Dans le cas de l'Egypte, explique Franck Galland, l'Initiative du bassin du Nil "n'a pas un pouvoir de coercition". C'est une "instance de dialogue". Pour être vraiment efficace, il faudrait un "plan Marshall" sur l'eau en Egypte, c'est-à-dire que la communauté internationale aide l'Egypte à investir massivement dans les infrastructures et utilise des techniques plus efficientes de consommation d'eau.

Ceci suppose des solutions très pragmatiques. Franck Galland cite en exemple l'Algérie qui a, dans les années 2000, massivement investi dans les infrastructures en eau, et parallèlement à fait venir des opérateurs privés qui gèrent les eaux des grandes villes algériennes. Elle a fait le pari de l'expertise et du transfert de savoir-faire. "Cette double politique permet de résoudre les problèmes liés à l'eau".

" Il faut par ailleurs agir sur la demande en eau, et pas uniquement sur l'offre souligne Plan Bleu. Cela consiste à réduire les pertes et les mauvaises utilisations – dans certaines villes, la moitié de l'eau est perdue à cause de fuites – et à améliorer l'efficience de l'utilisation de la ressource. Les marges de progrès sont considérables, puisqu'une meilleure gestion de la demande permettrait d'économiser un quart des demandes, soit plus de 85 km3 par an en 2025 en Méditerranée...

Edouard Pflimlin 

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sur le même sujet, voir :

http://www.fame2012.org/fr/

Forum Alternatif Mondial de l'Eau 

www.fame2012.org/fr/En cache

L'objet du Forum Alternatif Mondial de l'Eau (FAME) est de construire une alternative concrète au VIème Forum Mondial de l'Eau (FME) organisé par le Conseil Mondial de l'Eau, organe des sociétés transnationales et de la Banque Mondiale qui prétend s'arroger la gouvernance mondiale de l'eau.

Depuis des années l'ensemble des mouvements de la société civile qui militent pour la préservation des ressources en eau et leur gestion citoyenne ont élaboré des plateformes, des propositions et des actions, soit au cours de rencontres spécifiques (Forums alternatifs de Florence en 2003 et de Genève en 2005, Alter Forums de Mexico en 2006 ou d'Istanbul en 2009) soit è l'intérieur des Forums Sociaux Mondiaux comme à Porto Alegre, Caracas, Nairobi ou Belem, qui ont servi de base pour l'émergence d'un mouvement pour la réappropriation de l'eau, bien commun de l'humanité.

Lire la suite

07/12/2011

Prostitution : des faits et des chiffres

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/les-limites-de-la-legalisation-de-la-prostitution-07-12-2011-1404925_56.php

Les effets pervers de la légalisation de la prostitution

Par

Les vitrines d'Amsterdam en sont l'emblème et le fer de lance. Dans ce haut lieu du tourisme sexuel, la prostitution est réglementée comme n'importe quel "métier". Le proxénète est considéré comme un chef d'entreprise et n'est sanctionné que si la personne dont il tire ses bénéfices est mineure et non consentante. L'État néerlandais est le premier pays à avoir "réglementé" la prostitution, en 2000, suivi de l'Allemagne, de l'Autriche et de la Suisse. 

Ces zones de tolérance ou de légalisation de la prostitution joueraient un rôle d'encouragement pour les clients. C'est ce que constate l'étude menée, fin 2009, par l'ONG américaine Prostitution Research and Education (PRE) et l'association britannique Eaves de défense des femmes les plus vulnérables, auprès de 103 hommes "clients" de la prostitution à Londres. Près de la moitié d'entre eux (40 %) indiquent avoir fréquenté des personnes prostituées à l'occasion d'un voyage à l'étranger, certains avouant même avoir effectué ce voyage dans ce seul dessein.

Les réseaux criminels

Contrairement au système abolitionniste qui, sans interdire la prostitution, souhaite en prohiber la reconnaissance et l'exploitation, le système réglementariste considère la prostitution comme un travail ordinaire, ou encore un service qu'il convient d'encadrer et de protéger. On délimite les lieux d'exercice (quartiers réservés, eroscenters...), on tient des registres, on prévoit des contrôles sanitaires ou le paiement de taxes. En Allemagne, l'État perçoit une taxe mensuelle de la part des gérants d'établissements et des personnes prostituées, celles-ci s'acquittant, en outre, d'une taxe auprès de la municipalité dont elles dépendent. 

Résultat : l'industrie du sexe rapporte près de 14,5 milliards d'euros par an au pays, un chiffre d'affaires favorisé par la multiplication des lieux de prostitution - certaines villes en compteraient plus de 300 - et des opérations "promotionnelles" proposées à la "clientèle". 

Revers de la médaille ? Les prostituées ne sont pas sorties des griffes du crime organisé, au contraire, la suppression des barrières légales a dopé la prostitution illégale. Et la traite aux fins d'exploitation sexuelle sur fond de mafias et de crime organisé s'est intensifiée. En quelques années, l'Allemagne est devenue l'une des grandes plaques tournantes du trafic sexuel en Europe. Même constat aux Pays-Bas, où la prostitution rapporte environ un milliard d'euros par an à l'État. "La prostitution clandestine est plus importante que la prostitution officielle", note-t-on à la fondation Scelles, qui étudie et combat l'exploitation sexuelle en France et en Europe.

Freiner la prostitution illégale

Autre dérive qui inquiète les autorités néerlandaises : la progression du phénomène des loverboys. Ces jeunes hommes (ou jeunes femmes s'il s'agit de lovergirls) séduisent des collégiennes de 12 à 16 ans, les manipulent, les droguent et les prostituent. Selon certaines associations, 1 500 jeunes filles en seraient victimes chaque année. Outre les campagnes de sensibilisation lancées dans les établissements scolaires, l'État néerlandais entend renforcer l'arsenal législatif en relevant l'âge légal de la prostitution et en obligeant les personnes prostituées à se faire enregistrer auprès des mairies. Les établissements et clients de personnes non enregistrées pourraient ainsi encourir des sanctions pénales.

Cette obligation d'enregistrement est déjà en oeuvre en Suisse romande, autre modèle d'une prostitution réglementée. La Suisse doit cependant faire face, à l'instar des autres pays, à l'accélération des flux migratoires en provenance des pays de l'Est, mais aussi d'Afrique et d'Asie. Des moyens supplémentaires ont été octroyés à des unités spéciales de police pour lutter contre l'expansion de la prostitution illégale et la traite liée aux organisations criminelles.

Prostitution "contrainte" contre prostitution "libre"

Les pays réglementaristes ont par ailleurs adopté des outils répressifs contre le crime organisé et la traite des êtres humains, ces législations ne sanctionnant toutefois le proxénétisme que dans le cadre d'une prostitution "forcée" ou "sous contrainte", la prostitution consentie étant alors légitime. "C'est bien là le piège et l'objet du débat puisque la contrainte est souvent d'ordre économique", souligne le président de la fondation Scelles, Yves Charpenel, avocat général à la chambre criminelle de la Cour de cassation de Paris. "Seules des enquêtes peuvent démontrer que la personne n'avait aucun choix."

La distinction entre ces deux formes de prostitution n'existe pas dans la convention des Nations unies de 1949 contre la traite des êtres humains et l'exploitation de la prostitution d'autrui. Quant au protocole de Palerme de 2000 visant à prévenir et à combattre la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, il précise que le consentement d'une victime de la traite est indifférent lorsque l'un des moyens suivants a été utilisé : "la menace de recours ou le recours à la force ou à d'autres formes de contrainte, l'enlèvement, la fraude, la tromperie, l'abus d'autorité ou d'une situation de vulnérabilité". Donc peu importe que la personne ait consenti à se prostituer, si elle a été trompée sur les termes du contrat, si elle a été contrainte ou forcée, après avoir été recrutée, transportée ou hébergée dans l'idée d'être exploitée, elle est l'objet d'une "traite" au sens du texte. "Le critère de référence pour juger ce qui est acceptable ou non est le mal fait à la personne, pas son consentement", a dit la féministe canadienne Élaine Audet.

06/12/2011

Jérusalem, la Palestine, Israël

" La désignation par la loi israélienne de Jérusalem comme capitale est contestée actuellement par la quasi-totalité de la communauté internationale. "

(voir : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Israel#L.27ONU_vote_le_Plan_de_Partage_de_la_Palestine )

-------------

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/12/06/israel-expulse-un-depute-du-hamas-de-jerusalem-est_1614037_3218.html

Israël expulse un député du Hamas de Jérusalem-Est

Ahmad Atoun est l'un des quatre dirigeants du Hamas de Jérusalem-Est qu'Israël s'efforce de chasser de la ville, interdisant toute activité politique palestinienne dans le secteur oriental de la ville.

01/11/2011

L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’UNESCO à 195.

lu sur :

http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/general_conference_admits_palestine_as_unesco_member_state/

La Conférence générale admet la Palestine comme État membre de l’UNESCO

Pour que cette admission* devienne effective, la Palestine doit signer et ratifier l’Acte constitutif de l’UNESCO déposé dans les archives du Gouvernement du Royaume-Uni à Londres, où il est  ouvert à la signature.

L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’UNESCO à 195.

Le vote a été obtenu avec 107  voix en faveur de l’admission et 14 voix contre, avec 52 abstentions.

L’admission à l’UNESCO des États qui ne sont pas membres des Nations Unies nécessite une recommandation du Conseil exécutif de l’Organisation et un vote favorable à la majorité des deux-tiers des Etats membres présents et votants à la Conférence générale (les membres qui s’abstiennent de voter sont considérés comme non-votants).

La Conférence générale est composée des représentants des États membres de l’Organisation. Elle se réunit tous les deux ans et est composée des États membres et des membres associés ainsi que des observateurs des États non membres, des organisations intergouvernementales et non gouvernementales (ONG). Chaque État membre dispose d’une voix, quelle que soit sa taille et l’importance de sa contribution budgétaire.

La Conférence générale détermine la politique et les principales orientations de travail de l’Organisation. Son rôle consiste à déterminer les programmes et fixer le budget de l’UNESCO. Elle élit aussi les membres du Conseil exécutif et nomme, tous les quatre ans, le Directeur général.

*Acte constitutif, Article XV, « Entrée en vigueur »

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mon commentaite :

Je n'ai pas réussi à avoir la liste des 14 pays ayant voté contre. Même pas sur le site de l'UNESCO.

4 pays ont été cités : USA, Allemagne, Canada, et évidemment Israël. Il y en a 10 autres à trouver.

10/10/2011

Pour la liberté d'information, contre le lobbying du CRIF

Le rendez-vous de France Télévision avec le CRIF et l'ambassadeur d'Israël est confirmé 

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2011/10/09/une-emission-sur-la-palestine-declenche-une-polemique-avec-la-communaute-juive_1584599_3236.html (*)

"Des rendez-vous ont été pris entre l'ambassadeur d'Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de FranceTélévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier", le directeur de l'information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l'origine de cette polémique, un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

Non aux censeurs

Pour défendre les journalistes menacés de "Un œil sur la planète" et la liberté d’information, ne pas hésiter à écrire à :
Et si vous avez pu voir l’émission et l’avez appréciée n’hésitez pas à le dire.
Après le harcèlement de plusieurs journalistes et notamment de Charles Enderlin, le Président du CRIF, a maintenant lancé une opération contre l'émission "Un œil sur la planète" consacrée lundi soir 3 octobre par France 2 à l'Etat palestinien sous l’intitulé « l’Etat palestinien est-il encore possible ? ».
Outre l'éditorial sur son site mardi matin, le CRIF réagit contre l'équipe de l'émission par les injonctions et menaces malheureusement trop habituelles :
Plus grave, les réactions contre l'émission s'amplifient par une véritable campagne de mails ou d’interventions sur le forum de France2.
Voir le déchaînement haineux : 
Ces interventions sont encouragées par le CRIF et ses membres. Avec le soutien de l'Ambassade d'Israël en France :
Il semble que la présidence de France Télévisions s'apprêterait à recevoir le CRIF et l’ambassadeur d’Israël.
Certaines organisations réclament des excuses de France 2, ce qui constituerait un désaveu de l'émission et une ingérence insupportable dans le travail des journalistes.
De manière générale et indépendamment de cette émission, tout un chacun peut critiquer la presse, tel journaliste ou au contraire les applaudir.
Mais demander que le président de France Télévisions reçoive une délégation d’une organisation communautaire pour que la seule version diffusée dans les médias soit celle souhaitée par cette organisation - ou pire soit celle souhaitée par l’ambassade d’un pays étranger - est totalement inadmissible. C’est une atteinte grave à la liberté de l’information etdisons le, une atteinte à une liberté démocratique fondamentale !
Pour défendre les journalistes menacés et la liberté d’information, ne pas hésiter à écrire à : 
Et si vous avez pu voir l’émission et l’avez appréciée n’hésitez pas à le dire.
Pour celles et ceux qui n'ont pas vu l'émission, il est possible de la revoir sur internet à une de ces deux adresses :
Deux articles à ce sujet :
Charles Enderlin : Bonjour les censeurs.
Dominique Vidal : Monsieur le censeur, bonsoir!

http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-vidal/051011/mon...

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(*)

Une émission sur la Palestine déclenche une polémique avec la communauté juive

LEMONDE.FR avec AFP | 09.10.11 | 07h34   •  Mis à jour le 09.10.11 | 12h14

La diffusion sur France 2 d'une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l'ambassadeur d'Israël et les représentants de la communauté juive en France, a indiqué samedi 8 octobre le groupe public.

"Des rendez-vous ont été pris entre l'ambassadeur d'Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de France Télévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier", le directeur de l'information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l'origine de cette polémique, un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

"INTENSE ÉMOTION ET UNE STUPÉFACTION ÉCOEURÉE"

Cette émission "a entraîné au sein de la communauté juive une intense émotion et une stupéfaction écoeurée", a déclaré le président du CRIF, Richard Prasquier, dans une lettre ouverte à Rémy Pflimlin. Il a jugé que l'équipe qui l'a réalisée "a présenté, d'un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale""en distordant les causalités, en ridiculisant l'adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationistes antisémites". M. Prasquier a demandé de rencontrer Rémy Pflimlin.

Un groupe a parallèlement été créé sur Facebook, "Boycott France Télévisions", demandant que la chaîne "revienne sur cette émission et présente des excuses".

MENACES PHYSIQUES

Le rédacteur en chef de l'émission, Patrick Boitet, s'est expliqué dans une interview au Parisien : "Nous avons fait notre travail de journalistes avec rigueur (...) Pour le Proche-Orient, les opinions s'enflamment facilement. Mais là, c'est exagéré". Il raconte avoir reçu "800 mails" cette semaine, "où nous sommes traités de petits nazillons". Le présentateur de l'émission, Etienne Leenhardt, aurait par ailleurs été physiquement menacé.

Le correspondant à Jérusalem de France télévisions, Charles Enderlin, s'est fendu d'un article (**) sur son blog intitulé "Bonjour les censeurs". Il estime notamment que "cela s'appelle de la censure et c'est une atteinte intolérable au droit d'informer."

(**)

Je n’ai participé ni à la préparation, ni à la réalisation d’Un œil sur la planète. Ma seule contribution a été l’interview  deNabil Shaath, responsable des affaires internationales du Fatah. A l’exception de Martine Laroche Joubert, je ne connais pas les journalistes, auteurs des reportages. Je me sens donc libre de publier mon point de vue.

D’abord, je n’ai relevé dans les divers sujets aucune fausse information. La Cisjordanie se développe dans la non-violence comme l’a montré Martine Laroche Joubert avec »Un Etat en marche » . J’ajouterai que l’armée et les services de sécurité israéliens se félicitent de leur coordination avec la nouvelle police palestinienne. A Gaza, le Hamas – le pire ennemi d’Israël – a mis en place un régime totalitaire, et la majeure partie de la population n’en peut plus. Oui, dans ce territoire se développe Al Qaida. C’est un scoop du sujet « Les mille visages de Gaza ».

Le problème des colonies montré dans le reportage « Les frontières de la discorde » est exact. Les agriculteurs palestiniens ont le plus grand mal à aller cultiver leurs terres de l’autre côté de la barrière de séparation. Effectivement, dans la vallée du Jourdain les Palestiniens et les bédouins n’ont pas le même accès à l’eau qui va en priorité aux colonies. Pour plus de détails, consultez : http://www.btselem.org/jordan_valley/water. On comprend la raison pour laquelle les organisations pro-israéliennes ne veulent pas qu’une chaine publique montre cette situation scandaleuse. A regretter l’absence dans ce tournage des attaques commises par des colons extrémistes contre des Palestiniens. Incendie de mosquées, destruction de champs d’oliviers, attaques d’unités de l’armée israélienne.. J’ai bien écrit : attaques d’unités de l’armée israélienne. Bien sur, il y a aussi des actions violentes de la part de palestiniens. Lorsque leurs auteurs sont capturés ils passent devant des tribunaux israéliens. De quand date un seul procès de colon ayant incendié une mosquée ? Cherchez … En l’occurrence, les auteurs d’Un œil sur la planète n’ont pas voulu entrer dans une comptabilité macabre.

« Un droit au retour », tourné au Liban, apporte plutôt de l’eau au moulin de la droite israélienne. Sa conclusion : au pays des Cèdres, les Palestiniens ne veulent pas d’état, seulement revenir en Israël..

Il n’empêche, Patrick Boitet et Etienne Leenhardt ont reçu des centaines de mails d’insulte et de menace. Richard Prasquier, le président du Crif a demandé un rendez vous à Rémy Pfimlin, le Président de France Télévisions, affirmant que l’équipe qui a réalisé l’émission : « a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale », « en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites » Maniant, à son habitude, l’insulte, Philippe Karsenty, l’ami de Mr.Prasquier en profite par ailleurs, pour me traiter de « délinquant multi récidiviste » Etc. Etc. Sur ce personnage, voir mon livre « Un enfant est mort. Netzarim 30 septembre 2000 »

La réponse à ces réactions violentes se trouve dans le sujet sur « Le lobby pro-israélien » aux Etats-Unis. M.J. Rozenberg, un ancien d’AIPAC raconte comment des organisations comme « Camera » traquent les journalistes déviants. « Le lobby, dit-il, rend la vie difficile aux journalistes qui ne sont pas perçus comme pro-israéliens. Ils auront du mal à trouver un job ou s’ils en ont un à garder un poste. Lorsque je travaillai à AIPACil y avait des listes, des dossiers sur chaque reporter. »

L’attaque généralisée contre « Un œil sur la planète » entre visiblement dans ce cadre. Il ne faut rien montrer qui soit défavorable à la politique israélienne d’occupation. Cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit d’informer.

17/09/2011

Eau : une famille des Pyrénées orientales terrasse la SAUR en Cour de cassation

http://www.eauxglacees.com/VIDEO-une-famille-des-Pyrenees...

VIDEO : une famille des Pyrénées orientales terrasse la SAUR en Cour de cassation
par Marc Laimé, 11 septembre 2011 septembre 2011 

Cinq ans après s’être vus couper l’eau, des usagers d’un minuscule village pyrénéen ont gagné leur recours en cassation contre la multinationale française, qui avait auparavant multiplié les infractions à leur encontre. Dans un document video extraordinaire les usagers racontent leur lutte victorieuse.

En juin 2006, la SAUR, accompagnée du maire de la commune, coupait illégalement l’eau à une famille de Joch, un minuscule village situé à 390 mètres d’altitude dans les Pyrénées-orientales, au sud de Vinça, au centre d’un modeste territoire de 337 hectares.

Joch

Placé à la limite des terres irriguées et des terrasses sèches jadis cultivées, ce terroir se partage en deux : au sud la zone montagneuse schisteuse qui annonce le massif des Aspres ; au nord la plaine, bassin arrosé par les eaux de la Lentillà et sillonné depuis le moyen âge par un important réseau d’irrigation, avec notamment le Rec major, ou canal de Joch.

Cette plaine est à perte de vue plantée de pêchers, ce qui offre au printemps l’exceptionnel spectacle d’une mer en camaïeu rose s’étalant jusqu’aux premiers contreforts du Canigou.

Dans ce paysage idyllique, le cauchemar de notre famille a pris fin au terme de 5 ans de lutte, après que la Cour de Cassation leur ait donné raison par un arrêt en date du 6 juillet 2011.

Bruno, Jade et Xenia ont réalisé un documentaire extraordinaire sur leur bataille contre le géant de l’eau…

A diffuser très largement !

Contact :

Solarfuture

lien pour bien voir la vidéo :

http://www.eauxglacees.com/VIDEO-une-famille-des-Pyrenees...

Eau : une famille des Pyrénées orientales terrasse la SAUR en Cour de cassation

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VIDEO : une famille des Pyrénées orientales terrasse la SAUR en Cour de cassation
par Marc Laimé, 11 septembre 2011 septembre 2011 

Cinq ans après s’être vus couper l’eau, des usagers d’un minuscule village pyrénéen ont gagné leur recours en cassation contre la multinationale française, qui avait auparavant multiplié les infractions à leur encontre. Dans un document video extraordinaire les usagers racontent leur lutte victorieuse.

En juin 2006, la SAUR, accompagnée du maire de la commune, coupait illégalement l’eau à une famille de Joch, un minuscule village situé à 390 mètres d’altitude dans les Pyrénées-orientales, au sud de Vinça, au centre d’un modeste territoire de 337 hectares.

Joch

Placé à la limite des terres irriguées et des terrasses sèches jadis cultivées, ce terroir se partage en deux : au sud la zone montagneuse schisteuse qui annonce le massif des Aspres ; au nord la plaine, bassin arrosé par les eaux de la Lentillà et sillonné depuis le moyen âge par un important réseau d’irrigation, avec notamment le Rec major, ou canal de Joch.

Cette plaine est à perte de vue plantée de pêchers, ce qui offre au printemps l’exceptionnel spectacle d’une mer en camaïeu rose s’étalant jusqu’aux premiers contreforts du Canigou.

Dans ce paysage idyllique, le cauchemar de notre famille a pris fin au terme de 5 ans de lutte, après que la Cour de Cassation leur ait donné raison par un arrêt en date du 6 juillet 2011.

Bruno, Jade et Xenia ont réalisé un documentaire extraordinaire sur leur bataille contre le géant de l’eau…

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par Marc Laimé, 11 septembre 2011 septembre 2011 

Cinq ans après s’être vus couper l’eau, des usagers d’un minuscule village pyrénéen ont gagné leur recours en cassation contre la multinationale française, qui avait auparavant multiplié les infractions à leur encontre. Dans un document video extraordinaire les usagers racontent leur lutte victorieuse.

En juin 2006, la SAUR, accompagnée du maire de la commune, coupait illégalement l’eau à une famille de Joch, un minuscule village situé à 390 mètres d’altitude dans les Pyrénées-orientales, au sud de Vinça, au centre d’un modeste territoire de 337 hectares.

Joch

Placé à la limite des terres irriguées et des terrasses sèches jadis cultivées, ce terroir se partage en deux : au sud la zone montagneuse schisteuse qui annonce le massif des Aspres ; au nord la plaine, bassin arrosé par les eaux de la Lentillà et sillonné depuis le moyen âge par un important réseau d’irrigation, avec notamment le Rec major, ou canal de Joch.

Cette plaine est à perte de vue plantée de pêchers, ce qui offre au printemps l’exceptionnel spectacle d’une mer en camaïeu rose s’étalant jusqu’aux premiers contreforts du Canigou.

Dans ce paysage idyllique, le cauchemar de notre famille a pris fin au terme de 5 ans de lutte, après que la Cour de Cassation leur ait donné raison par un arrêt en date du 6 juillet 2011.

Bruno, Jade et Xenia ont réalisé un documentaire extraordinaire sur leur bataille contre le géant de l’eau…

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07/09/2011

ARRESTATION DE MICHEL BESSON EN ISRAËL

Depuis le lundi 5 septembre Michel Besson (coopérateur à Andines et chargé des relations internationales à Minga) est détenu de manière arbitraire au centre de rétention de l’aéroport de Tel Aviv. Il a été arrêté alors qu’il se rendait en Palestine pour visiter l’ensemble des partenaires économiques de la coopérative Andines.

Nous vous invitons à lire  le communiqué rédigé par l’équipe de la coopérative ANDINES. Nous ne manquerons pas de vous donner des nouvelles. 

Minga, le 7 septembre 2011

Pour lire le communiqué: http://www.andines.com/article.php3?id_article=1624

02/06/2011

Pour passer le temps

lu sur :

http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2011/05/laffaire-des-cartes-postales-des-seins-suite.html#more

Blog Les 400 culs 31 mai 15h25

L'affaire des cartes postales de seins, la suite

Est-il possible d’envoyer une carte postale à caractère érotique sans se retrouver en garde à vue, puis inculpé d'atteinte à la dignité humaine? Le détournement de courrier est illégal en France. Et pourtant… 

24/05/2011

Un livre sur le racisme, le sexisme et la corruption au sein de la police.

 

 lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/la-policiere-auteur-d-un-livre-polemique-exclue-18-mois-24-05-2011-1334369_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110524

24/5/2011

La policière auteur d'un livre polémique exclue 18 mois

Publié le 24/05/2011 à 12:46 - Modifié le 24/05/2011 à 13:13

Dans "Omerta dans la police", Sihem Souid, ex-agent de la police aux frontières, dénonçait le racisme, le sexisme et la corruption au sein de la police.

La proposition de sanction pour manquement au devoir de réserve, à dix-huit mois d'exclusion dont six avec sursis, du conseil de discipline, a été annoncée par Mes William Bourdon et Béatrice Dubreuil, les avocats de Sihem Souid. C'est le ministre de l'Intérieur qui décide de la sanction définitive.

L'adjoint administratif, en poste actuellement à la préfecture de police de Paris, a reçu le soutien de l'ensemble des syndicats présents, à l'exception d'Alliance qui, lui, a demandé sa révocation.

Les avocats se sont indignés : "Cette proposition de sanction ignore complètement le droit à la liberté des fonctionnaires tels que notifiés par le droit européen", ont-ils indiqué.

Ils demandent dans un souci "d'apaisement" à M. Guéant une "non-sanction", la "seule mesure adaptée au comportement citoyen et exemplaire" de Sihem Souid.

08/05/2011

Pas de paix dans le monde sans justice en Palestine

lu sur :

http://www.liberation.fr/monde/01012336174-ben-laden-avait-laisse-un-message-a-barack-obama-avant-sa-mort

Ben Laden avait laissé un message à Barack Obama

 

Le chef d'Al-Qaeda a averti qu’il n’y aurait pas de sécurité aux Etats-Unis sans la sécurité en Palestine, dans un message audio mis en ligne dimanche par un site islamiste. 

Le chef d'Al-Qaeda a averti qu’il n’y aurait pas de sécurité aux Etats-Unis sans la sécurité en Palestine, dans un message audio enregistré avant son élimination par un commando américain au Pakistan et mis en ligne dimanche par un site islamiste.

Dans ce message adressé au président américain Barack Obama, Oussama Ben Laden avertit que «l’Amérique ne pourra rêver de sécurité tant que nous ne vivrons pas cette sécurité en Palestine».

«Il est injuste que vous viviez en paix alors que nos frères (dans la bande de) Gaza vivent dans la détresse. En conséquence et avec la volonté de Dieu, nos attaques contre vous vont se poursuivre tant que se poursuivra votre soutien aux Israéliens», ajoute-t-il dans ce court enregistrement.

(Source AFP)

03/05/2011

Touche moi pas ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/05/02/casse-toi-pov-con-la-cedh-demande-des-explications_1515934_3224.html

LEMONDE.FR avec AFP | 02.05.11 | 20h32

"Casse-toi pov' con" : la CEDH demande des explications

Près de trois ans après les faits, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a indiqué, lundi 2 mai, avoir demandé à la France des éclaircissements concernant la condamnation infligée à l'homme qui avait brandi une pancarte portant l'inscription "Casse-toi, pov'con" devant le président Nicolas Sarkozy.

L'auteur de cette "offense" au président de la République, Hervé Eon, avait introduit une requête en avril 2010 devant la Cour, estimant que sa condamnation à 30 euros d'amende avec sursis constitue une violation de sa liberté d'expression. Les juges européens ont demandé à la France des explications complémentaires le 14 avril avant de décider si cette requête est recevable. Si c'est le cas, son examen pourrait prendre de longs mois, a précisé un porte-parole de la CEDH. Le gouvernement français doit formuler sa réponse au plus tard le 16 septembre.

"HUMOUR"

Hervé Eon, 59 ans, avait brandi son affichette lors du passage du cortège présidentiel, le 28 août 2008 à Laval (Mayenne). Il avait été ensuite condamné à une amende symbolique avec sursis pour "offense au chef de l'Etat", une condamnation qu'il avait contestée en vain jusque devant la Cour de cassation. La phrase "Casse-toi, pov'con !" avait été popularisée via une vidéo diffusée en 2008 sur Internet où l'on voyait Nicolas Sarkozy lancer cette invective à un visiteur qui refusait de lui serrer la main au Salon de l'agriculture de Paris. 

Dans sa requête devant les juges de Strasbourg, Hervé Eon affirmait que cette expression "relevait de l'humour, le chef de l'Etat ayant lui-même prononcé ces mots quelques mois auparavant, et de la liberté de parole".

07/04/2011

L'artiste que Pékin veut réduire à néant

lu sur :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/04/07/l-artiste-que-pekin-veut-reduire-a-neant_1504322_3216.html

L'artiste que Pékin veut réduire à néant

LEMONDE | 07.04.11 | 14h12  •  Mis à jour le 07.04.11 | 14h12

C'est la veille des congés de Qingming, la Fête des morts, que l'artiste Ai Weiwei a "disparu" : en partance pour Hongkong, il a été emmené à l'aéroport de Pékin par des officiers de l'immigration. Sa femme et ses équipes sont sans nouvelles de lui. L'avocat Liu Xiaoyuan n'en sait pas plus.

Malgré l'indignation qu'a suscitée à travers le monde l'arrestation supposée du pape de l'avant-garde chinoise, aucune information n'est encore venue la confirmer ni l'infirmer. Jusqu'à cet éditorial du Huangqiu Shibao, publié trois jours plus tard, le 6 avril au matin : Ai Weiwei est un "franc-tireur de la société chinoise", qui "fait des choses que les autres n'osent pas faire", "il s'est approché de la ligne rouge de la loi chinoise", et "s'il continue comme ça, il va inévitablement franchir cette ligne un jour", prévient l'article.

En 2009, Ai Weiwei avait commémoré Qingming à sa manière. Le jour du nettoyage des tombes fut consacré aux victimes du tremblement de terre du Sichuan, vieux de moins d'un an. Mais les parents des enfants morts sous les décombres de leurs écoles qui avaient été très mal bâties furent astreints à un deuil encadré, de crainte qu'ils ne manifestent. L'artiste avait lancé, en ligne, un journal d'enquête citoyen, pour rassembler les noms des écoliers morts. Sur son blog, chaque enfant identifié fut symbolisé par une bougie.

La quête de ces noms fut mouvementée : ses équipes de bénévoles furent souvent maltraitées, parfois brutalisées. Les noms étaient, leur dit-on, un secret d'Etat. De ce travail sur la responsabilité et la mémoire, dont les archives numériques ont probablement été confisquées par la police dimanche, quand celle-ci a saisi tout le matériel informatique de l'artiste, Ai Weiwei avait déjà tiré plusieurs performances artistiques marquantes. Ainsi, les internautes furent invités à prononcer à haute voix un nom de victime et à envoyer le fichier son à l'artiste, qui en fit un émouvant mémorial sonore, sur Internet, le jour d'anniversaire du séisme.

A Munich, quelques mois plus tard, il recouvrit toute la façade du Musée Haus der Kunst de sacs d'écoliers, détachant en idéogrammes chinois la phrase prononcée par une mère en pleurs : "Elle a vécu heureuse, en ce monde, pendant sept ans."

Cette année-là, son blog, qui rassemble alors des dizaines de millions de pages vues, "disparaît" du monde virtuel, signe que le "franc-tireur" n'est plus très loin de la "ligne rouge". Son nom est banni de la presse chinoise. La censure s'obstine et extirpe toute référence positive à l'artiste : quand, le 21 février 2011, le portail Sina organise un vote pour élire l'artiste de l'année 2010, Ai Weiwei arrive en tête... L'après-midi même, son portrait est effacé.

Cette négation de son travail et de son être, l'exil digital qui lui est imposé - il ouvrira un blog à l'étranger - sont lourds de sens pour un artiste dont l'oeuvre donne une si grande place à la mémoire et à l'Histoire. Dans les années 1990, Ai Weiwei s'est fait connaître par les meubles chinois anciens qu'il remembre, selon les techniques d'époque, dans des postures incongrues. Ces vases ou ces poutres antiques qu'il repeint ou pulvérise : un processus de destruction et de recréation qu'il veut respectueux de la cohérence de l'objet, par opposition aux destructions irrationnelles de la révolution culturelle.

"Sunflower Seeds", l'exposition d'Ai Weiwei, qui dure jusqu'en mai à la Tate Modernà Londres, déroule devant le visiteur cent millions de graines de tournesol en porcelaine, ce dénominateur commun de la pauvreté, et ultime résidu de lien social, dans les pires moments de dénuement économique et humain de l'histoire chinoise, explique-t-il dans le précieux documentaire que la BBC lui a consacré. On peut voir aussi, chez ce metteur en scène de la démesure statistique, une réflexion sur l'individualité et la production de masse dans la Chine d'aujourd'hui. A moins de faire de ces fèves factices, peintes à la main par plus d'un millier d'ouvriers, les pathétiques fossiles de ces tournesols dont la propagande truffait les portraits de Mao, parce qu'ils se tournaient naturellement vers le soleil, comme le peuple vers leGrand Timonier.

Dépositaire des combats de son père, le poète Ai Qing, contre l'injustice, Ai Weiwei fut déjà le témoin d'une tentative d'anéantissement culturel : interdit d'écrire, Ai Qing doit du matin au soir, pendant cinq ans, nettoyer toutes les latrines d'un village du Xinjiang, où la famille a été exilée et vit dans un trou. Leur réhabilitation, comme si de rien n'était, à la mort de Mao, en 1976, remplit Ai Weiwei d'un étrange malaise. Il part pour New York, avec la ferme attention de ne plus remettre un pied en Chine, mais revient en 1993 au chevet d'Ai Qing, malade. Son engagement actuel est "un devoir, une mission, une évidence", nous a-t-il expliqué, en juin 2009, lors d'une interview.

Malgré ses audaces, Ai Weiwei fit longtemps figure d'intouchable. En s'y attaquant, le dragon chinois prend un risque : mardi, sur le site de microblogs chinois Weibo, des centaines d'usagers remplaçaient leur photo par celle d'Ai Weiwei - avant d'être contrés par la police du Net. L'éditorial moralisateur du Huangqiu Shibao, vague et incohérent, intitulé "La loi ne doit pas céder devant les francs-tireurs", a provoqué un tollé. Gare aux artistes, surtout à ceux qui ont de la mémoire...


brice@gol.comBrice Pedroletti

14/03/2011

Reprise de la colonisation en Palestine

à lire en payant sur :

http://www.lemonde.fr/teaser/?url_zop=http%3a%2f%2fabonnes.lemonde.fr%2fproche-orient%2farticle%2f2011%2f03%2f14%2fapres-une-tuerie-israel-relance-la-colonisation_1492809_3218.html

Après une tuerie, Israël relance la colonisation

LE MONDE | 14 mars 2011 | Laurent Zecchini | 501 mots

Une famille a été massacrée dans une colonie.

Le gouvernement israélien a répliqué, samedi 12 mars, à l'assassinat de cinq membres d'une même famille, dans une colonie de Cisjordanie, en approuvant la construction de plusieurs centaines de logements dans les territoires palestiniens occupés.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/03/13/le-gouvernement-isrealien-accelere-la-colonisation-en-reaction-a-la-tuerie-d-itamar_1492534_3218.html

 

Le gouvernement isréalien accélère la colonisation en réaction à la tuerie d'Itamar

LEMONDE.FR | 13 mars 2011 | avec AFP | 506 mots

Le gouvernement israélien a élevé dimanche 13 mars le niveau d'alerte de la police de crainte de représailles après l'assassinat de cinq Israéliens dans une colonie de Cisjordanie. Par ailleurs, il a donné son feu vert à la construction de centaines de logements dans ce territoire palestinien.

Les funérailles de la famille Fogel, les parents et trois enfants, dont un bébé, poignardés à mort dans leur lit vendredi soir dans la colonie d'Itamar (nord de la Cisjordanie), se déroulait en début d'après-midi à Jérusalem, en présence de milliers de personnes, dans un pays sous le choc. Sur le terrain, soldats et services de sécurité israéliens ont poursuivi leur chasse à l'homme dans la région de Naplouse. Aucune revendication crédible de l'attaque n'a été annoncée.

"En tant que ministre de la défense, je suis certain que la main de fer de l'armée et du Shin Bet va rapidement capturer les meurtriers. Ils seront pris et devront rendre des comptes", a assuré Ehoud Barak. La police israélienne a rehaussé son niveau d'alerte de crainte d'actes de vengeance anti-palestiniens de la part d'extrémistes juifs. Des colons en colère sont entrés dans la nuit de samedi à dimanche dans le village palestinien de Burin, un foyer de tension près de Naplouse, jetant des pierres et incendiant une maison, selon des habitants. Des incidents ont été recensés autour et dans la ville palestinienne d'Hébron.

 CENTAINES DE NOUVEAUX LOGEMENTS

Le premier ministre Benyamin Netanyahou a exhorté les Israéliens à faire preuve de "retenue". "J'appelle tous les Israéliens à agir de façon responsable, avec retenue et à ne pas se faire justice eux-mêmes. Lorsque quelqu'un se fait justice, il n'y plus de justice. C'est seulement à l'armée et aux forces de sécurité d'assumer cette responsabilité", a proclamé M. Netanyahou. La situation s'était vivement tendue ces dernières semaines entre paysans palestiniens et colons juifs extrémistes autour de Naplouse, une région agricole où cohabitent, dans un climat permanent de violences, paysans palestiniens et colons juifs, dont certains réputés pour leur extrémisme.

Le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie et ONU) a condamné"dans les termes les plus forts possibles" la tuerie d'Itamar en qualifiant"d'inacceptables" les attaques contre les civils. Il s'est félicité de "la ferme condamnation de cette attaque" par l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas. Sur le front politique, le gouvernement israélien a réagi à l'attaque en donnant son feu vert à la construction de "centaines de logements" dans des colonies de Cisjordanie.

"La commission ministérielle chargée des implantations a décidé hier (samedi) la construction de quelques centaines d'unités de logements à Gush EtzionMaale Adoumim, Ariel et Kyriat Sefer", a annoncé le bureau de M. Netanyahou dans un communiqué. Ces quatre colonies sont parmi les plus peuplées de Cisjordanie et font partie de ce que les responsables israéliens appellent des "blocs d'implantations" qui doivent, selon eux, être annexés dans tout accord de paix avec les Palestiniens.

Le dirigeant de Yesha, la principale organisation de colons, Danny Dayan, s'est félicité de "ce petit pas dans la bonne direction", en appelant Benjamin Netanyahouà approuver d'autres permis de construire en Cisjordanie occupée. En revanche, l'Autorité palestinienne a "condamné fermement" la décision du gouvernement israélien et averti qu'elle conduirait à de "sérieux problèmes".

10/03/2011

La route de la soie, Kachgar, Chine

lu sur :

http://www.rue89.com/chinatown/2011/02/15/a-kachgar-chine-revenez-dans-cinq-ans-tout-sera-detruit-190216

A Kachgar, Chine : « Revenez dans cinq ans, tout sera détruit »


Alors que la Chine prévoit d'inscrire la Route de la soie au patrimoine mondial de l'Unesco, Kachgar, ville millénaire de cet itinéraire caravanier mythique, est écartée de ce projet de classement.

Pékin souhaite garder les mains libres dans cette oasis du Xinjiang marquée depuis une dizaine d'années par une modernisation intense et brutale : plus de la moitié de la cité traditionnelle ouïghoure – la minorité turcophone musulmane de la province – a déjà été rasée.

 

Ne pas classer pour détruire

Kachgar (Pierre Lombard)


Dans un dédale de rues tortueuses et étroites où seuls les piétons et deux roues osent s'aventurer, le visiteur est frappé par le ballet des bulldozers qui rasent des pans toujours plus vastes de Kachgar.

Les photos sont interdites. C'est ce que nous fait comprendre une employée de la municipalité qui nous explique dans un anglais approximatif :

« Revenez dans cinq ans, quand tout sera détruit et que nous aurons reconstruit des habitations plus sûres. »

 

Une fois partie, nous ressortons l'appareil photo. C'est qu'il faut se dépêcher : alors que la ville traditionnelle ouïghoure s'étendait encore sur plus de 10 km2 dans les années 1980, elle ne couvre plus aujourd'hui qu'environ 4,5 km2.

Quant aux « habitations plus sûres », il s'agit essentiellement de barres d'immeubles d'inspiration soviétique, types HLM, que les autorités chinoises construisent en hâte à la périphérie de la ville pour reloger les habitants chassés du centre historique.

Pour justifier son plan de modernisation de la vieille ville, Pékin invoque des risques de tremblements de terre comparables à ceux qui ont frappé le Sichuan en 2008, faisant 70 000 morts.

De leur côté, les Ouïghours dénoncent cette entreprise de sinisation démographique et spatiale qui, après avoir touché la plupart des villes du Xinjiang, frappe Kachgar depuis maintenant près de dix ans.

Mais alors que l'opinion occidentale s'émeut de la politique en tous points semblable menée par le gouvernement chinois au Tibet, les Ouïghours font figure de « sans voix » face à Pékin et le processus de colonisation démographique se poursuit dans le silence. La part des Han – l'éthnie majoritaire en Chine – dans la population régionale, qui était 6,7% en 1949, s'élève aujourd'hui à près de 40% sur les 19,5 millions d'habitants que compte le Xinjiang.

Diviser (spatialement) pour régner (politiquement)

Kachgar Photo Pierre Lombard

 

Avec ses 90% de Ouïghours pour 400 000 habitants, Kachgar est donc l'un des derniers bastions qui résiste encore à Pékin. Pour l'enlever, le gouvernement central doit briser son unité culturelle et démographique, en promouvant une immigration massive de Han et en opérant une transformation radicale de la trame urbaine traditionnelle composée essentiellement de maisons en pisé.

La ville devient l'espace de déploiement du pouvoir, elle symbolise les tensions politiques et culturelles entre populations locales et Etat chinois.

En perçant de grandes avenues qui viennent crever le centre historique, Pékin cherche à diviser et éclater l'espace urbain pour mieux le contrôler. Transparaît alors la violence politique sous-jacente à l'imposition de ce modèle urbain.

Ce schéma de « fragmentation spatiale » pour reprendre les mots de Jean-Paul Loubes, spécialiste de la région, conduit au morcellement de la ville turque et à l'enclavement des foyers de population ouïghours.

On connaissait l'objectif du gouvernement chinois d'achever l'intégration du Xinjiang à l'ensemble national. L'analyse de son plan de modernisation urbaine nous permet désormais de comprendre ses moyens : le morcellement comme instrument de domination et l'enclavement comme moyen de mise en minorité. Une situation contre laquelle s'insurge Rebiya Kadeer, leader en exil des Ouïgours, qui dénonce l'« assimilation forcée » des Ouïghours.

« Ce qui frappe, c'est la monumentale absence du passé »

Décrire et s'indigner ; c'est généralement ce que font la plupart des observateurs lorsqu'ils abordent le sujet, sans même tenter de comprendre les mécanismes et les causes profondes qui président à la destruction en cours de la vieille Kachgar.

Les dimensions politique et culturelle sont évidemment présentes au coeur de la question ouïgoure, mais quand on regarde ce qu'il se passe sur l'ensemble du territoire chinois, Kachgar semble faire figure de règle plutôt que d'exception.

Ainsi, les exemples de modernisations de villes chinoises où le passé est tout bonnement rayé de la carte pour laisser la place à des constructions neuves sont légion : qu'il s'agisse des hutongs de Pékin détruit pour les JO de 2008, ou bien des lilongs shanghaïen en grande partie rasés, « ce qui frappe le visiteur en Chine », comme l'écrit Simon Leys, « c'est la monumentale absence du passé ».

La notion de patrimoine en Chine repose sur des bases qui échappent en grande partie à nos schémas occidentaux où vielles pierres, histoire et mémoire sont indissociables. Sans doute faut-il alors s'interroger sur ces stratégies de classement et de préservation de sites qui semblent

d'abord servir à capter une manne touristique. Si Kachgar ne fait pas aujourd'hui parti du projet d'inscription à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, c'est que visiblement, les enjeux politiques dominent encore sur la volonté de développement touristique.

Revenons dans cinq ans !

Photo aérienne de Kachgar . Pierre Lombard

Photos : dans les rues de Kachgar (Pierre Lombard)

Boycottez Facebook !

lu sur:

http://www.rue89.com/chinatown/2011/03/09/facebook-nest-pas-lami-dun-activiste-chinois-194079

Facebook n'est pas l'ami de Michael Anti, activiste chinois

(De Pékin) Michael Anti est très connu. Ce journaliste chinois est réputé pour ses écrits réclamant plus de liberté en Chine, il a plus de 30 000 « followers » sur le réseau social Twitter, et il a été distingué par les universités de Cambridge et de Harvard. Jing Zhao, lui n'est pas célèbre, même s'il s'agit bien de la même personne : Anti est le nom de plume de Jing.

Et pourtant, Facebook a décrété que Michael Anti n'avait pas le droit d'avoir un compte à ce nom : le réseau social américain a décidé, purement et simplement, de supprimer le compte Facebook du journaliste, le coupant de ses 1 100 contacts. Raison invoquée : on ne peut ouvrir de compte Facebook sous un pseudo.

Facebook pour chiens

Incroyable, quand, au même moment, on apprenait que Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, venait juste d'ouvrir un compte pour son chien Beast. Explications de la société de Palo Alto : Beast n'a pas de compte, mais une page, ce qui est totalement différent dans l'univers du réseau social.

A première vue, cela pourrait donc être une raison valable, mais on découvre vite des incohérences dans les arguments de Facebook. Il suffit de naviguer sur le site pour y découvrir des comptes (et, donc, pas des pages) répondant aux doux noms de « Cupcake Ninja », « Sexy Galexy » ou bien encore, « Patate Junior »…

Sans vouloir faire de mauvais esprit, on peut parier que les grands ordonnateurs de Facebook ne sont pas allés vérifier l'identité des titulaires du compte auprès d'un officier de l'état-civil.

Internet et censure

La suppression du compte de Michael Anti a plutôt des relents de censure. Le journaliste dérange Pékin, et Facebook n'a pas forcément envie de se mettre à dos les autorités chinoises, surtout en ces périodes de tensions sur fond de manifestations du jasmin.

Le réseau social est toujours censuré en Chine, ce qui le prive de plusieurs centaines de millions de membres potentiels. Une situation délicate, à laquelle le groupe espère sans doute trouver une solution.

Mark Zuckerberg se trouvait d'ailleurs récemment en Chine, ce qui pourrait laisser penser qu'il prépare une version « politiquement correcte » du site pour la Chine.

En attendant, après les affaires Yahoo et Google, Facebook et Michael Anti relancent le débat sur le comportement que doivent adopter les géants d'Internet face aux exigences des autorités chinoises. En 2005, Microsoft avait choisi d'effacer purement et simplement le blog d'un opposant chinois. Son nom : Michael Anti.

26/01/2011

Tunisie : une société française confirme la vente de grenades à Ben Ali

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/01/26/fillon-se-defend-d-avoir-envoye-des-grenades-a-ben-ali_1470973_823448.html#ens_id=1245377

Une société française confirme la vente de grenades à Ben Ali

Paris se défend d'avoir vendu des grenades à Ben Ali


LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.01.11 | 17h35  •  Mis à jour le 26.01.11 | 20h22

Alors que le premier ministre, François Fillon, a assuré mercredi 26 janvier qu'il n'y avait eu "aucune exportation" vers la Tunisie de matériel de maintien de l'ordre en décembre et janvier, la société Sofexi, spécialisée dans le négoce de produits de maintien de l'ordre a indiqué en début de soirée avoir reçu des autorités françaises tous les agréments nécessaires à l'exportation de grenades lacrymogènes commandées "entre décembre et janvier" par le ministère tunisien de l'intérieur.

Ces affirmations de Sofexi confirment les informations du "Monde" selon lesquelles au moins quatre livraisons de grenades lacrymogènes à destination de la Tunisie ont été validées et autorisées par les autorités françaises, fin 2010.

"NOUS AVIONS TOUS LES AGRÉMENTS DES MINISTÈRES"

Le 14 janvier, une cargaison de grenades lacrymogènes, d'uniformes de police et de matraques avait été bloquée à Roissy, juste après le départ du président Ben Ali, mais les raisons exactes de ce blocage restent floues. A l'Assemblée, la gauche, lors d'une vive passe d'arme avec le premier ministre, a accusé le gouvernement d'avoir donné son accord fin 2010 pour cette livraison au régime du président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, qui réprimait alors des manifestations.

"La commande nous l'avons reçue entre décembre et janvier", a indiqué mercredi la société Sofexi qui, après réception de cette demande, a lancé sa demande d'agrément et l'a obtenu. "Nous avions tous les agréments des ministères concernés", a insisté la porte-parole de la société.

Sofexi a par ailleurs expliqué que les sociétés spécialisées dans ce type de matériel demandent des autorisations soit quand elles reçoivent une commande, soit par une autorisation préalable "quand commercialement (elle) se rend compte qu'il va y avoir de la demande. (...) Pour la Tunisie, les deux cas se sont produits" a précisé la société, sans donner plus de précisions.

Concernant la cargaison bloquée à Roissy, Sofexi indique que "c'est le premier cas" qui s'est appliqué. "Il n'y a eu aucune irrégularité de notre part", a tenu à ajouter la porte-parole du groupe, précisant que tous les documents présentés par sa société étaient en règle.

"ACCUSATIONS SANS FONDEMENT"

Ces informations abondent dans le sens des interrogations du député PS George Pau-Langevin, qui a interpellé François Fillon à l'Assemblée sur d'éventuelles exportations récentes de matériel de maintien de l'ordre, lors des questions au gouvernement. L'intéressé a vertement réagi, sous les huées de l'opposition, en lieu et place de sa ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie : "Les accusations que vous portez depuis deux jours sont des accusations sans fondement qui déshonorent ceux qui les portent" a lancé le premier ministre.

"Il n'y a eu aucune exportation de matériel de maintien de l'ordre – et nous ne parlons pas d'armes évidemment – ni au mois de décembre (2010) ni au mois de janvier (2011)", a assuré François Fillon. Cependant, si le chef du gouvernement a précisé qu'aucune livraison n'avait formellement été réalisée car les envois avaient été bloqués par les douanes, il a dans le même temps indiqué que les autorisations données par le gouvernement ne portaient pas sur les matériels finalement retenus en France. Des affirmations en contradiction avec les informations données par la société Sofexi mercredi soir.

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/26/un-ex-ambassadeur-assure-que-paris-etait-informe-de-la-situation-en-tunisie_1470598_3212.html#ens_id=1245377

Un ex-ambassadeur assure que Paris était informé de la situation en Tunisie


LEMONDE.FR avec Reuters | 26.01.11 | 09h21  •  Mis à jour le 26.01.11 | 10h21

Le gouvernement français était parfaitement informé de la corruption et de l'exaspération de la population en Tunisie sous le président Zine Ben Ali et pouvait prévoir la situation qui a conduit à sa chute, déclare un ancien ambassadeur français, mercredi 26 janvier, dans une tribune publiée dans le journal Libération.

Yves Aubin de la Messuzière, ambassadeur de France en Tunisie de 2002 à 2005, explique dans cette tribune que l'ambassade avait informé Paris de la dégradation des libertés publiques, de la corruption et de l'exaspération de la jeunesse.

"EXPERTISE NÉGLIGÉE"

"Les autorités politiques françaises étaient donc parfaitement informées des dérives du système Ben Ali, qui rejetait toute référence à la question des droits de l'homme (...) L'expertise du Quai d'Orsay était négligée", écrit-il.

"Au cours de la décennie passée, les analyses de notre ambassade à Tunis et celles du Quai d'Orsay soulignaient régulièrement la dégradation des libertés publiques et la répression qui touchait les associations et les organisations non gouvernementales telles que la Ligue tunisienne des droits de l'homme, la première dans le monde arabe. Les rapports diplomatiques mettaient aussi l'accent sur l'exaspération et le mal-être de la jeunesse tunisienne, liés certes au problème de l'emploi mais aussi à l'absence d'espace et d'expression politiques", écrit l'ancien ambassadeur.

La menace islamiste brandie par le régime Ben Ali comme "prétexte pour s'abstenir de toute ouverture politique jugée déstabilisante", et reprise par le pouvoir français, était relativisée. "L'analyse diplomatique privilégiait le risque de mouvements sociaux à la menace islamiste", écrit l'ambassadeur.

Il estime que les propos de Nicolas Sarkozy en visite à Tunis en 2008 et évoquant un progrès des libertés publiques, "avaient suscité l'incompréhension et l'indignation". Il dit penser que les ambassades de la région et la France en général doivent changer leur stratégie et renouer des liens avec la société civile, distendus ces dernières années au profit d'un soutien des pouvoirs en place.

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/25/tunisie-symbole-de-la-perte-des-valeurs-de-la-france_1470115_3232.html

Tunisie : symbole de la perte des valeurs de la France
LEMONDE.FR | 25.01.11 | 15h26  •  Mis à jour le 26.01.11 | 09h50


Rarement la France n'aura autant failli à sa réputation, hélas bien dévaluée, de patrie des droits de l'Homme. Pendant deux décennies, elle a préféré fermer les yeux devant les exactions d'une dictature tunisienne de plus en plus répressive et corrompue. Elle est demeurée sourde aux appels à l'aide des opposants, journalistes, syndicalistes, avocats, défenseurs des droits de l'Homme tunisiens. Pire, non contente de s'abstenir de la moindre dénonciation, elle n'a pas hésité, toutes classes politiques confondues, à décerner des brevets de démocratie à l'autocrate Zine El-Abidine Ben Ali.

Pourtant chacun savait que la Tunisie n'était pas seulement une terre de tourisme mais aussi une terre de torture où toutes les libertés étaient bafouées de façon à bâillonner la moindre voix discordante. La liste est longue des multiples violations des droits de l'Homme commises par un régime policier entièrement tourné vers la répression : musellement des médias, absence de liberté d'opinion, de réunion et de manifestation, harcèlement des militants contestataires, recours systématique aux mauvais traitements et à la torture, arrestations et condamnations arbitraires, impunité pour les actes de violence des sbires de Ben Ali, système politique verrouillé interdisant tout pluralisme, élections du chef à la soviétique avec 99% des suffrages, sans compter l'incroyable corruption du clan du président et de son épouse.

Alors que la France se félicitait de l'organisation d'un sommet de l'information à Tunis, elle n'a jamais protesté contre les refoulements des journalistes, ou encore du président français de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) expulsé à trois reprises à son arrivée à l'aéroport. De même, lorsque la FIDH a initié en 2001, en France, une procédure contre un haut fonctionnaire du ministère tunisien de l'intérieur pour des faits de torture à l'encontre d'une tunisienne, les autorités françaises, plutôt que de saisir cette occasion pour dénoncer haut et fort la pratique constante de la torture par le régime de Ben Ali, ont tout fait pour étouffer cette procédure et n'ont pas davantage cherché à mettre en œuvre l'exécution d'une condamnation à douze années de réclusion criminelle enfin prononcée en septembre 2010.

La France a préféré soutenir le dictateur, plutôt que d'entendre la colère et la souffrance croissantes du peuple. Alors que le pouvoir tunisien ne cessait de se durcir, elle a même continué, au sein de l'Union européenne, elle aussi largement aveugle, à militer pour l'octroi du statut avancé de partenariat avec la Tunisie. Aucune des justifications mises en avant pour un tel soutien inconditionnel ne résistait pourtant à l'examen. Le prétendu danger islamiste n'était en particulier qu'un leurre, dont a abusé le Président Ben Ali pour pourchasser tous les opposants, la plupart des laïcs. Jusqu'au départ du tyran, l'attitude des autorités françaises a autant manqué de moralité que de lucidité, comme l'ont démontré jusqu'à la caricature les déclarations affligeantes de Madame Alliot Marie.

La vérité est que les politiques français ont renoncé à défendre les valeurs universelles. Sous le fallacieux prétexte qu'il convient de préserver une certaine stabilité internationale, et qu'il n'est pas possible de se brouiller avec tous les Etats autoritaires de la planète, la référence au respect des valeurs élémentaires de la démocratie et des droits de l'Homme est mise sous l'éteignoir. Une telle doctrine, également dictée par la primauté des intérêts financiers, est appliquée aussi bien pour la Russie ou la Chine que pour des pays arabes ou africains. Il s'agit là d'une vision à courte vue. Non seulement la France y perd son âme, mais elle risque fort d'être discréditée et marginalisée.

Contrairement à l'hypocrite discours officiel sur la non ingérence dans les affaires intérieures des Etats, la France s'est bien ingérée dans la politique tunisienne en vantant contre toute évidence les vertus démocratiques du président Ben Ali. Or elle aurait pu et du au moins s'abstenir d'un tel appui à la tyrannie, et au contraire aider la société civile tunisienne à préparer l'inévitable chute du dictateur et la transition consécutive vers un régime démocratique. Le paradoxe était qu'alors que la Tunisie frémissait d'aspirations et de capacités démocratiques, elle devait subir l'une des pires dictatures de la région. En refusant d'apporter son concours à une évolution vers la démocratie, la France a témoigné d'un mépris coupable envers le peuple tunisien, considéré comme inapte à vivre dans un espace de liberté.

Plutôt que d'essayer de trouver de mauvaises et alambiquées justifications à son comportement, la France doit aujourd'hui s'engager pleinement pour apporter tous les soutiens nécessaires au succès de la révolution tunisienne. Elle doit également tirer les leçons de ses défaillances dans la détermination de sa politique étrangère vis-à-vis des pays qui se trouvent dans des situations largement similaires à la Tunisie et où elle fait preuve de la même lâcheté et du même manque de clairvoyance. A défaut, ce sont les peuples marocain, algérien, égyptien, jordanien et autres qui se chargeront de sanctionner sa complicité avec des dictateurs corrompus.

Patrick Baudouin, Avocat à la Cour de Paris président d'honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)

29/12/2010

La censure en France , encore

C'est un peu plus ancien que la note précédente :

.
Ce reportage réalisé par la TSR (Télévision Suisse Romande) a été censuré en France.

22/12/2010

Discrimination : trois cent soixante cheminots attaquent la SNCF

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/transports-trois-cent-soixante-cheminots-attaquent-la-sncf-21-12-2010-1278028_23.php

  • Trois cent soixante cheminots attaquent la SNCF

    Par Pablo René-Worms            

  • "Une véritable humiliation", c'est ce qu'ont subi au moins 360 salariés et retraités de la SNCF d'origine marocaine, selon leur avocat Léopold Mendes. Privés du statut de cheminot du fait de leur nationalité, ils ont attaqué l'entreprise publique devant la justice, qui examinera leur dossier en 2011. Recrutés directement au Maroc entre 1972 et 1974, ces cheminots - qui pourraient être au nombre de 2.000 selon certaines estimations - n'ont jamais pu obtenir le statut - classique à la SNCF - de cadre permanent. En cause, une clause de nationalité censée réserver ce statut aux seuls détenteurs de la nationalité française, alors que la majorité d'entre eux, après des années de travail en France, ont obtenu la nationalité française... Un statut que les ressortissants de l'Union européenne peuvent également obtenir depuis quelques années et qui devrait être étendu aux ressortissants du Maghreb en raison des accords Euro-Méditerrannée de 1996, qui prévoient une absence de discrimination pour les ressortissants d'Afrique du Nord selon Me Mendes. La direction de la SNCF a refusé de répondre à nos sollicitations.

    Mais pour les 360 salariés qui ont porté plainte, la discrimination a bien été réelle tout au long de leur carrière. Refus d'accès aux examens, absence d'intégration au processus de notation, refus de prise en compte de l'ancienneté, leur avancement dans l'entreprise publique n'est en rien comparable à celui de leurs collègues, il est même impossible. D'ailleurs, certains d'entre eux, qui avaient malgré tout réussi à passer entre les gouttes et à réussir les concours, se sont vu refuser des promotions du fait de leur statut, selon Me Mendes. Enfin, leur retraite diffère également de celle des autres employés. Impossible pour eux de la prendre à 55 ans, alors que la plupart travaillent toujours en plein air, sans compter que leur pension est largement inférieure à celle de leurs ex-collègues. Elle serait comprise entre 800 et 1.200 euros pour eux, tandis qu'elle est comprise entre 1.500 et 2.000 euros par mois pour les ex-cadres permanents. Sans compter qu'ils n'ont pas accès à la caisse de prévoyance des cheminots.

    Pas le droit aux avantages sociaux

    La SNCF, reconnue comme une des rares entreprises où il est aisé de progresser dans sa carrière, leur a donc refusé un droit qu'elle accordait à ses autres employés. Certains, après trente ans d'ancienneté, travaillent toujours en gare de triage, selon Me Mendes, alors que, en principe, les cheminots ne restent pas plus de deux ans au même échelon. Pourtant, le contrat de travail qu'ils avaient signé lors de leur embauche stipulait clairement que le travailleur étranger "a droit au même régime de travail que les ouvriers français" et qu'il "doit recevoir à travail égal une rémunération égale à celle de l'ouvrier français de même catégorie". Une rémunération loin de l'être puisque, en fin de carrière, les cheminots marocains gagnent aux alentours du Smic, soit la moitié de la rémunération d'un cheminot ayant le statut de cadre permanent. Par ailleurs, jusque dans les années 1980, ils n'avaient pas le droit aux avantages sociaux de la SNCF, par exemple ceux liés aux tarifs préférentiels pour les billets de train.

    Si la discrimination était prouvée lors des audiences prud'homales qui se dérouleront en mars et en octobre prochain, la SNCF se verrait dans l'obligation de compenser la différence de traitement dont ses salariés étrangers prétendent avoir été victimes. Une indemnisation qui est évaluée entre 300.000 et 400.000 euros par Me Mendes.

    17/11/2010

    Sarkozy au Proche-Orient

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    Sarkozy au Proche-Orient

    Farouk MARDAM-BEY - Directeur D'ouvrage

    Cet ouvrage collectif se propose de montrer que la politique de Nicolas Sarkozy est loin de contribuer à débloquer le processus de paix israélo-arabe et encourage au contraire les dirigeants israéliens à ignorer les résolutions de l'ONU et à enterrer définitivement la solution fondée sur la création d'un Etat palestinien indépendant dans les territoires occupés en juin 1967.

    Sindbad L'Actuel, octobre, 2010 / 14 x 22,5 / 190 pages ISBN 978-2-7427-9266-5,prix : 17,00€

    15/11/2010

    Indignez-vous !

    lu sur :

    http://www.rue89.com/2010/11/13/stephane-hessel-violemment-attaque-pour-ses-critiques-disrael-175677

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    Stéphane Hessel violemment attaqué pour sa critique d'Israël

    Les téléspectateurs de France 5 ont pu découvrir vendredi soir un délicieux nonagénaire porté par « l'audace de l'espoir » : Stéphane Hessel, ancien résistant, ambassadeur de France, militant de causes orphelines.

    Au même moment, Stéphane Hessel fait l'objet d'une violente et pernicieuse campagne hostile. La raison : ses critiques vis-à-vis d'Israël.

    La vie de Stéphane Hessel, qu'il a racontée avec minutie dans « Citoyen sans frontières », un livre d'entretiens avec Jean-Michel Helvig (éd. Fayard 2008), reprise dans ce documentaire de France 5, est une véritable épopée qui traverse le XXe siècle.

    Né à Berlin de parents allemands, dont un père juif -c'est le couple mythique qui a donné le film « Jules et Jim » de François Truffaut-, il devient Français en 1937, s'engage dans la résistance, est capturé et torturé par la Gestapo, déporté à Buchenwald et Dora, avant de participer, à la Libération, à la rédaction de la déclaration universelle des droits de l'homme aux Nations unies naissantes.

    Toute la vie de Stéphane Hessel, après ces débuts époustouflants, sera marquée du sceau de ces engagements avant tout humanistes, même s'il s'implique sur le tard en politique, d'abord mendésiste, puis au PS de François Mitterrand, et plus récemment en devenant, à l'age de 91 ans, candidat sur une liste Europe Ecologie aux dernières régionales…

    L'appel au boycott des produits israéliens

    Mais ce qui lui vaut la campagne hostile actuelle, c'est son engagement persistant, répété, contre la politique suivie par Israël vis-à-vis des Palestiniens, et son soutien à la campagne controversée en faveur du boycott des produits israéliens provenant des territoires occupés.

    Et, pour délégitimer un homme ayant eu un tel parcours, une telle histoire, on l'accuse d'être un falsificateur, d'avoir la haine d'Israël et des juifs, la haine d'une partie de soi puisque son père était juif, même s'il ne se décrit pas comme juif.

    La dernière attaque est venue d'un directeur de recherches au CNRS, Pierre-André Taguieff, qui s'est spécialisé dans le « nouvel antisémitisme », avec des livres comme « La Judéophobie des Modernes » (éd. Odile Jacob, 2008), « La Nouvelle propagande antijuive » (éd. PUF, 2010).

    Ce qui rend la polémique étrange et résolument moderne, c'est que les accusations de Taguieff ont été portées non pas dans une publication du CNRS, mais sur… Facebook. Sur le « mur » du chercheur qui a depuis été fermé, mais sur lequel il avait écrit en octobre, paraphrasant Voltaire :

    « Quand un serpent venimeux est doté de bonne conscience, comme le nommé Hessel, il est compréhensible qu'on ait envie de lui écraser la tête. »

    Il remplaçait ensuite cette phrase par une autre :

    « Il aurait certainement pu finir sa vie d'une façon plus digne sans appeler à la haine contre Israël joignant sa voix à celle des pires antijuifs. »

    Depuis, accusations et contre-accusations se succèdent. Réactions indignées des défenseurs de Stéphane Hessel qui dénoncent un appel au lynchage et exigent des excuses du chercheur, et contre-attaque des amis de Taguieff qui font circuler -sur Facebook- une pétition contre « une campagne d'intimidation et de diffamation qui se développe contre lui, visant à le discréditer et à le faire taire » et en viennent à remettre en cause le passé de résistant de Hessel.

    « Indignation à propos de la Palestine »

    Que dit Stéphane Hessel pour susciter de telles polémiques ? Ecoutez-le d'abord à l'émission « Ripostes » de Serge Moatti, en 2008, confier ce qu'il pense du conflit israélo-palestinien et de l'attitude de la France dans ce dossier. (Voir la vidéo)


     

     

    On retrouvera sa pensée sur le sujet, de manière plus précise encore, dans un petit livre (par le nombre de pages) qui sort ces jours-ci, intitulé « Indignez-vous ! ». Stéphane Hessel consacre deux pages à son « indignation à propos de la Palestine », revenant notamment sur la guerre de Gaza de 2009 et sur le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone qui accuse Israël -et le Hamas- de crimes de guerre.

    Stéphane Hessel écrit :

    « Je partage les conclusions du juge sud-africain. Que des Juifs puissent perpétrer eux-mêmes des crimes de guerre, c'est insupportable. Hélas, l'histoire donne peu d'exemples de peuples qui tirent les leçons de leur propre histoire. […]

    Je pense bien évidemment que le terrorisme est inacceptable, mais il faut reconnaître que lorsque l'on est occupé avec des moyens militaires infiniment supérieurs aux vôtres, la réaction populaire ne peut pas être que non-violente. […]

    L'exaspération est un déni de l'espoir. Elle est compréhensible, je dirais presque qu'elle est naturelle, mais pour autant elle n'est pas acceptable. »

    Ces prises de position, doublées de son soutien à l'appel au boycott des produits israéliens provenant des territoires occupés, qui lui vaut une mise en examen avec plusieurs autres personnes, sont au cœur de la campagne hostile qui le vise. Et qui prend un tour nauséabond, pour reprendre un mot chargé, lorsqu'on tente de semer trouble et confusion autour de sa biographie, et la réalité de son engagement pendant la guerre. C'est indigne et abaisse ceux qui utilisent ces arguments.

    Critiquer Israël quand on a des origines juives : la haine de soi ?

    Mais la question est plus vaste. Elle porte sur la manière de délégitimer toute personne qui critique Israël, surtout si elle a des origines juives : on ne peut être que dérangé ou avoir la haine de soi.

    Nous évoquions ici-même récemment le cas de Charles Enderlin, le correspondant de France 2 à Jérusalem, lui-même Franco-Israélien, qui fait l'objet depuis dix ans d'une campagne personnelle pour son reportage, au début de la deuxième intifada, sur la mort à Gaza du jeune Mohamed al-Doura.

    Pour avoir défendu Charles Enderlin, je me suis vu personnellement accuser par le principal détracteur d'Enderlin de relever de la « psychanalyse » et d'avoir conçu dans mon enfance la haine de moi-même et d'Israël : rien que ça.

    Le cas de Stéphane Hessel est plus grave encore, en raison de sa stature morale reconnue, et qui est bien au-dessus de tous ses détracteurs. Pour minimiser l'impact de ses prises de position, il faut casser cette image et salir un homme.

    Certes, Stéphane Hessel en a vu d'autres dans sa vie et s'est retrouvé face à des ennemis autrement plus redoutables ; et, de surcroît, un homme qui proclame « Indignez-vous ! » doit bien s'attendre à ses oppositions. Il n'empêche, on les aurait préférées plus dignes de l'homme et du sujet.

    « Stéphane Hessel, Sisyphe heureux » - documentaire de Sophie Lechevalier et Thierry Neuville, rediffusion sur France 5 dimanche 14 novembre à 7h52, ou sur le site de France 5 jusqu'au 19 novembre.

    Stéphane Hessel, « Indignez-vous ! » - éditions Indigène, 29 pages, 3 euros.

    ►Précision, le 13/11/10 à 17h30 : il s'agit bien du boycott des produits israéliens provenant des territoires occupés.

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    LIRE AUSSI L'ARTICLE DU CANARD ENCHAÎNÉ DU 10/11/2010, PAGE 5 où il est indiqué que Michèle Alliot -Marie, notre ministre de la justice, insiste pour qu'Hessel soit poursuivi pour sa prise de position pour le boycott.


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    14/11/2010

    La recette du bonheur !

    lu sur :

    http://www.lepoint.fr/actu-science/le-bonheur-est-dans-l-oubli-et-le-sexe-14-11-2010-1261985_59.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101114

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    Le bonheur est dans l'oubli et le... sexe

    La science est trop sérieuse pour ne pas être prise avec le sourire. La chronique de Frédéric Lewino, journaliste au Point.

    J'avais déjà remarqué que l'accouplement me plongeait dans un état euphorique. Mais, primaire comme vous me connaissez, j'attribuais cet état aux contractions musculaires rythmiques des muscles de mon périnée. En fait, il existe une deuxième raison : l'acte de chair est source de bonheur, car il mobilise quasi totalement les pensées. Rien d'autre n'existe que l'activité ludique en cours, ni le passé ni le futur. C'est également le cas, mais dans une bien moindre proportion, lors d'une intense activité physique ou d'une conversation animée.

    En fait, le bonheur récompense ceux qui vivent dans l'instant présent sans trop penser au passé. Telle est la conclusion d'une longue étude menée par deux psychologues de l'université d'Harvard auprès de 2.250 volontaires. Ils ont constaté que les personnes ayant tendance à se rappeler le passé, à penser à ce qui les attend ou à rêver debout - même quand il s'agit de pensées agréables - se sentent généralement plus malheureuses que les autres.

    Être distrait, la raison profonde du mal-être

    Pour leur enquête, Matthiew Killingsworth et Daniel Gilbert ont développé une application iPhone qui interrompait à toute heure du jour les volontaires pour leur demander leur activité en cours (regarder la télé, courses, études...), d'attribuer une note comprise entre 0 et 100 à leur état de bonheur et de signaler si leur activité (ou leurs pensées en cours) était plutôt positive ou négative. Résultat des courses : les deux chercheurs constatent que le niveau de bien-être de l'individu dépend davantage de sa tendance à s'évader mentalement que de la tâche en cours. Ils sont convaincus que le fait d'être distrait est la raison profonde du mal-être, plutôt que l'inverse.

    Dans la revue Science qui publie leur étude, ils écrivent ainsi : "Un esprit humain est un esprit vagabond, et un esprit vagabond est un esprit malheureux. La capacité de penser à quelque chose qui n'existe pas est un progrès cognitif qui se traduit par un coût émotionnel." Or leur étude montre que les êtres humains passent la moitié de leur temps (46,7 %) à penser à autre chose qu'à leur activité en cours. Sauf pendant l'amour ! Alors le cerveau consacre 90 % de son temps à son boulot en cours. Petit message personnel à ma compagne : Chérie, peux-tu éviter de me demander si j'ai bien fermé la porte à clef quand je cherche à mobiliser mon périnée ? Merci.