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05/12/2012

L'EPR, qu'est-ce ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/04/l-epr-une-technologie-de-pointe-mais-des-ambitions-contrariees_1799523_3244.html

L'EPR, une technologie de pointe mais des ambitions contrariées


LE MONDE | 04.12.2012 à 11h14 • Mis à jour le 04.12.2012 à 16h46 Par Stéphane Foucart

Plus puissant, plus sûr, plus coûteux. En gestation depuis le début des années 1990, l'EPR (European

Pressurized Reactor) est une version améliorée des réacteurs à eau pressurisée (REP) de deuxième génération qui forment la totalité du parc français.

Conçu dans la foulée de l'accident de Tchernobyl (1986), il a pour principal atout de pouvoir mieux résister à une fusion du cœur du réacteur – situation la plus redoutée par les exploitants, qui s'est produite dans les réacteurs à eau bouillante de la centrale de Fukushima-I (Japon) en mars 2011.

Ainsi, si le cœur d'un EPR venait à fondre, le corium – les centaines de tonnes d'un magma très radioactif, issu de la fusion du cœur – pourrait théoriquement être contenu sur une "aire d'étalement" où il serait refroidi et circonscrit. L'EPR dispose en outre de quatre circuits de refroidissement autonomes, situés dans des bâtiments distincts et disposés autour du bâtiment-réacteur. Chacun de ces systèmes de refroidissement, cruciaux en cas de fusion du cœur, est conçu pour pouvoir fonctionner indépendamment, et y compris en cas de coupure électrique.

"MANQUE DE RIGUEUR"

Autre point fort du nouveau réacteur : le confinement des piscines de refroidissement des combustibles usées. A Fukushima, elles sont situées dans les parties supérieures et non étanches des bâtiments-réacteurs. Et c'est l'échauffement des barres de vieux combustible qui y sont entreposées qui provoque la diffusion de particules radioactives dans l'atmosphère.

Outre ces progrès, EDF et Areva mettent aussi en avant des performances accrues. Avec 1 650 mégawatts, l'EPR sera le plus puissant réacteur en service au monde avec, de surcroît, un rendement énergétique supérieur de 17 % aux rendements actuels, des effluents et des déchets radioactifs réduits...

Mais entre les améliorations théoriques et leur réalisation, il semble y avoir comme un hiatus. En 2008, l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) avait dénoncé "un manque de rigueur de l'exploitant sur les activités de construction, des difficultés dans la surveillance des prestataires et des lacunes en matière d'organisation", prescrivant à EDF la suspension de certains travaux "à la suite de multiples écarts constatés dans le ferraillage ou le bétonnage des radiers constitutifs de l'îlot nucléaire".

Lire aussi :  L'EPR, chronique d'un chantier qui s'enlise

L'année suivante, les autorités de sûreté française, finlandaise et britannique ont demandé "une amélioration de la conception initiale" du réacteur en raison d'une autonomie insuffisante des systèmes de contrôle... Peu après l'accident de Fukushima, André-Claude Lacoste président de l'ASN, déclarait : "Si la question d'un moratoire se pose, et nous nous la posons, ce sera sur la construction de Flamanville."

Lire aussi : La rentabilité de l'EPR en question

Stéphane Foucart

13/09/2012

Argent, pouvoir et nucléaire

communiqué:

 Atomes crochus : Argent, pouvoir et nucléaire

L’énergie nucléaire est-elle vraiment bon marché ? Qui a mis en place la politique atomique de la France et sur quels réseaux s’appuie-t-elle ?

Les samedi 3 et dimanche 4 novembre prochains auront lieu à Clermont-Ferrand les journées d’études du Réseau "Sortir du nucléaire", gratuites et ouvertes à tous. Leur thème : "Argent, pouvoir et nucléaire".

Un journal de 16 pages "Atomes crochus" donne de multiples informations pour peser sur l’enjeu de cette thématique et ouvrir le débat.

Vous pouvez télécharger ce journal et le commander en nombre en cliquant sur le lien suivant : http://boutique.sortirdunucleaire.org/product_info.php?products_id=274

Par ailleurs, vous trouverez sur le site des journées d’études toutes les informations utiles (programme, infos pratiques...) : http://leliencommun.org/journeesdetudes 
Le site regroupe de nombreux documents et ne demande qu’à s’enrichir de vos contributions.

Informez-vous et réservez dès à présent les dates du week-end des 3 et 4 novembre.

Salutations antinucléaires,

L’équipe d’organisation des journées d’études 2012 du Réseau "Sortir du nucléaire" 
Contact mail : journees-etudes@sortirdunucleaire.fr

06/09/2012

Femmes contre le nucléaire

communiqué :

Il y a quelques mois, des femmes partageant la conviction de la nécessité vitale d’un arrêt immédiat du recours à l’énergie nucléaire (qu’il s’agisse de production d’électricité ou d’armement) ont lancé un Appel des Femmes pour l’Arrêt Immédiat du Recours à l’Énergie AtomiqueIl faut faire connaître cet appel !

Le principe de cette action ne consiste pas tant à faire signer une pétition mais à susciter, en divers pays, la constitution de groupes de femmes et des actions, des dynamiques militantes autour de cet appel. Il ne s’agit donc pas d’une pétition à remettre à une autorité "supérieure", mais plutôt d’un appel à prise d’engagement autonome, complémentaire d’autres initiatives mixtes préexistantes ou non. Ainsi, il a été décidé, y compris en concertation avec des camarades masculins, de recueillir exclusivement des signatures féminines.

Au-delà de l’exemple du mouvement des Femmes de Fukushima, il y a trois raisons principales :

  • la volonté d’encourager à se mêler des questions atomiques des femmes qui, pour bien des raisons, ne l’ont pas fait ou ne le feront jamais dans un contexte mixte ;
  • le souci d’introduire dans les réseaux féministes le débat sur les questions énergétiques, sans en laisser l’exclusive à des lobbies corporatistes de femmes favorables au nucléaire ;
  • et surtout le constat que les femmes de nombreux pays ont, davantage que les Françaises, l’habitude d’œuvrer préférentiellement ou exclusivement dans des groupes féminins. Or, vu l’urgence, les initiatrices espèrent que cet appel permettra aussi d’activer ou réactiver de larges réseaux nationaux et internationaux de femmes préexistants et d’établir plus facilement des liens avec eux.

L’appel est actuellement disponible en anglais et quelques autres langues, en attendant d’autres versions, qui seront bienvenues. Voir les traductions disponibles.

Pour en savoir plus, participer et inciter vos ami-e-s hors de France à participer à la dynamique, voir les détails

http://www.netoyens.info/index.php/contrib/04/09/2012/femmes-contre-le-nucleaire 

31/05/2012

Le gaz de schiste serait aussi nocif pour le climat que le charbon

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/29/climat-l-exploitation-du-gaz-de-schiste-serait-aussi-nocive-que-le-charbon_1708941_3244.html

Le gaz de schiste serait aussi nocif pour le climat que le charbon

Le Monde 31/05/2012

Si le gaz de schiste est décrié pour les dégâts environnementaux que sa production entraîne, il pouvait se targuer d'un atout écologique : sa combustion dans les centrales électriques entraîne moins d'émissions de CO2 (dioxyde de carbone) que la combustion du charbon - 44 % de moins, selon l'America's Natural Gas Alliance, l'association professionnelle du gaz aux Etats-Unis.

Quant à l'émission de gaz à effet de serre lors de la production de gaz de schiste, elle était considérée jusqu'à présent comme négligeable. Mais ce postulat est sévèrement mis en cause par une série d'études scientifiques. Selon ces analyses, la production de gaz de schiste a un bilan en gaz à effet de serre équivalent, voire supérieur, à celui du charbon.

L'explication de ce paradoxe tient au fait que le gaz naturel - aussi appelé méthane (CH4) - a un coefficient de réchauffement supérieur de vingt-cinq fois à celui du dioxyde de carbone - voire soixante-douze fois sur les vingt premières années de son émission, en raison d'un temps de résidence dans l'atmosphère différent de celui du CO2. La présence de méthane dans l'atmosphère a donc un effet important.

Or la production de gaz de schiste entraîne un relâchement important de méthane. Quand les fluides utilisés pour fracturer la roche sont pompés pour être ramenés vers la surface, ils entraînent avec eux des bulles de gaz naturel qui vont se disperser dans l'atmosphère. De plus, la remontée du gaz à l'ouverture du puits se traduit pendant quelque temps par une fuite supplémentaire de méthane. Enfin, les différents gazoducs et autres équipements techniques sont aussi sources de fuites.

PIRE QUE LE CHARBON ET LE PÉTROLE

Jusqu'à récemment, les émissions liées au gaz de schiste étaient estimées selon des valeurs officielles établies par l'Agence de l'environnement des Etats-Unis (EPA) en 1996. En 2011, une équipe de chercheurs menée par Robert Howarth, de l'université de Cornell, a abouti à la conclusion que les puits de gaz de schiste laissaient fuir jusqu'à 8 % du méthane pendant leur durée d'exploitation.

Cette étude, publiée dans la revue Climate Change Letters, s'appuyait sur une revue approfondie des données disponibles. Selon Robert Howarth, "du point de vue climatique, le gaz de schiste est pire que le gaz conventionnel, mais aussi que le charbon et que le pétrole".

En février 2012, une autre équipe de chercheurs de l'université du Colorado a publié dans le Journal of Geophysical Research une étude confirmant le constat. Mais la méthode ici utilisée était expérimentale : des relevés physiques ont été effectués dans une campagne de mesures par un véhicule doté d'équipements sophistiqués.

Les échantillons d'air prélevés dans la région de Denver-Julesburg, au nord-est du Colorado, où vingt mille puits exploitent le gaz de schiste, ont ensuite été analysés en laboratoire. Cela conduit à constater que des fuites de méthane se produisent dans une fourchette de 2 % à 8 % du gaz produit, une valeur de 4 % étant la plus probable - le double de la valeur retenue par l'EPA. Cette analyse ne prend pas en compte les fuites qui peuvent se produire dans les gazoducs.

"On a conduit une autre campagne de mesures dans l'Utah, dont on espère publier les résultats avant la fin de l'année, avance Gabrielle Pétron, qui a conduit la recherche. On va aussi mener une campagne de mesures par avion." D'autres études sont en cours en Pennsylvanie et au Texas. Le débat scientifique est loin d'être clos, mais la "virginité" climatique du gaz de schiste appartient au passé.

RISQUE SUPÉRIEUR DE CANCER

D'autres études soulignent par ailleurs l'effet de pollution atmosphérique liée à l'exploitation du gaz de schiste. Il n'y a en effet pas que du méthane qui fuit, mais aussi de nombreux autres hydrocarbures nocifs pour la santé, tel que le benzène.

Dans une étude parue en mars 2012 dans Science of Total Environment, Lisa Mc Kenzie et d'autres chercheurs de l'université du Colorado ont comparé deux groupes de personnes vivant près et loin de puits de gaz de schiste. Ils concluent que les premiers encourent un risque supérieur de cancer en raison d'une exposition plus importante aux hydrocarbures volatils.

Cette multiplication d'études n'a pas encore entraîné de réponse officielle, mais elle alimente un besoin de réglementation de plus en plus fort aux Etats-Unis. Jusqu'à présent, explique dans un courriel Jesse Coleman, de Greenpeace USA, "la réglementation de la fracturation hydraulique a largement été laissée au niveau des Etats - qui sont beaucoup plus faibles -, en raison de la résistance de l'industrie à une loi fédérale".

Un des enjeux cruciaux consiste à obliger les entreprises à révéler les produits chimiques qu'elles utilisent dans la fracturation hydraulique. L'EPA doit rendre durant l'été un projet de réglementation - qui comprendrait des mesures pour limiter les fuites de méthane - en vue d'une application en 2015. La bataille des lobbies ne fait que commencer.

Hervé Kempf

09/04/2012

En Allemagne 60% du nucléaire arrêté a été compensé par les renouvelables

lu sur :

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/ene...

 

POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE - 20/03/2012 | 17:19 - 539 mots
L'Allemagne sort du nucléaire sans polluer davantage

Contrairement aux prévisions, et même à des affirmations, de beaucoup de spécialistes de l'énergie, l'Allemagne n'a pas eu recours au charbon pour compenser l'arrêt de 8 de ses 17 réacteurs en 2011. Et n'envisage pas de le faire, selon une étude de l'Iddri, à paraître la semaine prochaine.

« La fin du nucléaire en Allemagne passe par le charbon », titrait en octobre dernier Le Monde, relayant une idée très généralement répandue. Faux ! affirme Andreas Rudinger, chercheur à l'Iddri, Institut du développement durable et des relations internationales, qui vient de plancher sur le sujet. « En volume, la production d'électricité à partir de houille et de lignite est restée quasiment stable en Allemagne l'an dernier, avec une hausse de 1,7%, selon les chiffres que vient de publier l'industrie énergétique allemande (AG-Energiebilanzen 2011) », souligne-t-il. Même si le charbon continue à se tailler la part du lion dans le mix électrique allemand en représentant 44% de l'électricité produite (50% en 2001). Quant aux autres sources d'énergies fossiles (gaz et pétrole), émettrices également de gaz à effet de serre, leur volume a même légèrement baissé en 2011, les centrales gaz produisant environ 14% du courant outre-Rhin.

60% du nucléaire arrêté a été compensé par les renouvelables

Au total, la part d'électricité d'origine fossile est passée de 57 à 58% malgré le recul du nucléaire de 22,3 à 17,6% de la production électrique. L'Allemagne n'a pas augmenté son recours au charbon, ni au gaz, pour compenser l'arrêt de 8 de ses 17 réacteurs, décidé brutalement au printemps dernier après Fukushima. Le pays a pourtant ainsi renoncé à 23% de son électricité nucléaire, qui représente elle-même 23% de l'électricité produite outre-Rhin. Soit, en 2011, 32 térawattheures (TWh) à remplacer.
60% de cette électricité a été fournie par des énergies renouvelables (éolien et solaire), dont la production a bondi de près de 20% en 2011, Un tiers de cette électricité nucléaire non produite a été "fournie" par une détérioration des échanges d'électricité avec ses voisins. Ses importations ont augmenté de 18,5% tandis que ses exportations ont reculé de 6,5%, mais au total l'Allemagne est restée exportatrice nette d'électricité. Enfin 1,9 TWh (6% de la production à compenser) n'a pas été consommé. La demande allemande d'électricité a baissé de 0,3% en 2011.

Pas d'augmentation inévitable des centrales thermiques


Et l'Allemagne ne compte pas sur de nouvelles centrales à charbon pour pallier l'arrêt progressif de ses réacteurs d'ici 2022, ajoute Andreas Rudinger. « En regardant de plus près les scénarios énergétiques sur lesquels est fondé l'Energiekonzept [politique énergétique adoptée par le gouvernement allemand en septembre 2010], on s'aperçoit ainsi que les centrales fossiles actuellement en construction (pour une puissance cumulée de 10 GW) visent en premier lieu à remplacer des centrales vétustes et polluantes par des centrales plus efficaces pour se conformer à la directive européenne sur les émissions de polluants atmosphériques et à réduire la part des centrales thermiques à charbon au profit de centrales à gaz et à cogénération », écrit le chercheur dans une étude qui sera publiée par l'Iddri la semaine prochaine.
Et il table sur la persistance de cette situation. « Sous l'hypothèse d'une poursuite des mesures de maîtrise de la demande d'électricité et d'un rythme de développement des énergies renouvelables similaire aux années précédentes, il semble par conséquent envisageable que l'Allemagne compense la sortie du nucléaire sans recourir davantage aux centrales à charbon et à gaz et sans remettre en cause la réalisation des objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre », conclut-il.

  

08/09/2011

En Amazonie, le bras de fer autour du barrage Belo Monte continue

lu sur :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/09/06/en-amazonie-le-bras-de-fer-autour-du-belo-monte-continue/

En Amazonie, le bras de fer autour du barrage Belo Monte continue

C'est un combat majeur qui se déroule en Amazonie depuis de nombreuses années : la bataille autour du Belo Monte, cet immense barrage qui doit voir le jour dans le nord-ouest du Brésil, sur le fleuve Xingu.

C'est un combat majeur qui se déroule en Amazonie depuis de nombreuses années : la bataille autour du Belo Monte, cet immense barrage qui doit voir le jour dans le nord-ouest du Brésil, sur le fleuve Xingu. Le feu vert définitif pour la construction de l'édifice hydroélectrique a été donné le 1er juin dernier par l’Institut brésilien de l'environnement. Mais les opposants au projet ne baissent pas les bras.

Fin août, des manifestations ont été organisées dans quinze pays — du Brésil à la France en passant par le Mexique, les Etats-Unis et le Canada — par plusieurs associations telles que France libertésSurvival ou Amazon Watch. "Préservons la forêt et l'humanité. Non à Belo Monte !", scandaient les opposants, comme ici à Sao Paulo, où une effigie en paille de la présidente brésilienne Dilma Rousseff a été brûlée.
La pétition lancée par le chef Raoni, connu pour ses combats en faveur de la forêt amazonienne et fer de lance de l'opposition au projet, a par ailleurs réuni plus de 100 000 signatures, tandis que des personnalités s'engageaient contre le barrage, comme le chanteur Sting ou le réalisateur James Cameron.

Car le Belo monte, c’est un barrage de 6 km de large avec ses canaux de dérivation et une zone d’inondation estimée à 500 km2 sur les berges du Xingu, dans l’ouest de l’Etat amazonien du Para. Conséquence :  16 000 personnes devront quitter leurs terres. L'ouvrage va par ailleurs porter un coup supplémentaire à la forêt amazonienne, déjà fortement touchée par la déforestation massive qui l'affecte depuis des années, menaçant la survie de centaines d'espèces animales et végétales. Enfin, le barrage devrait provoquer un dérèglement de l’équilibre du fleuve.

Selon les associations écologistes, le gouvernement brésilien bafoue par ailleurs la Constitution du pays et la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations Unies, qui affirment notamment que tout projet ayant un impact sur des territoires indigènes doit s’établir en concertation avec la population y vivant.

Mais pour l'Etat brésilien, pas question d'abandonner un barrage qui, avec une puissance prévue de 11 000 mega-watts, devrait  générer 11 % de l’électricité du pays et créer des dizaines de milliers d'emplois. Afin d'accompagner la croissance économique, le gouvernement s'est en effet fixé pour objectif de doubler la production nationale d'électricité d'ici 2019 — date à laquelle le barrage est censé être achevé. La capacité énergétique installée, qui est actuellement de 112 000 MW devrait ainsi atteindre 240 000 MW d'ici huit ans. D'un coût évalué à 11 milliards de dollars, Belo Monte sera le troisième plus grand barrage au monde, derrière celui des Trois-Gorges en Chine (18 000 MW) et celui d’Itaipu qui alimente le Brésil et le Paraguay (14 000 MW).

Sous couvert d'études rassurantes de l’Institut brésilien de l'environnement, organisme public, Dilma Rousseff ne semble pas vouloir faire marche arrière, même si sa cote de popularité en ressort affectée. Son prédécesseur Lula Da Silva, avait de la même façon relancé le projet, quitte à crisper certains de ses alliés, avec notamment la démission de la ministre de l'écologie Marina Silva de son poste de ministre de l’environnement en mai 2008.

Alors que le chantier a démarré, le bras de fer continue donc. Les porte-parole des peuples indigènes ont promis de nouvelles actions sans qu'aucune date ne soit encore fixée.

20/05/2011

Économie d'énergie ou gaz de schiste ? (choisir entre la vie et la mort programmée)

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3358012e-80bf-11e0-9bd4-c3d52b571e2d/Gaz_de_schiste_ange_et_d%C3%83%C2%A9mon

Editorial. Gaz de schiste: l’ange et le démon

mercredi18 mai 2011

D’ici à 2050, le gaz naturel sera la principale énergie de transition

D’ici à 2050, le gaz naturel sera la principale énergie de transition. La bonne nouvelle: il est abondant et les nouvelles techniques d’exploration permettent de valoriser d’importantes quantités piégées dans les roches (gaz de schiste), y compris sous les pieds des Helvètes. Les gaz non conventionnels, qui bénéficient de rabais fiscaux promotionnels et de décrets environnementaux permissifs aux Etats-Unis, modifient profondément la donne énergétique. Ainsi, en 2010, les Etats-Unis sont redevenus le premier producteur mondial de gaz. En Europe, le potentiel est comparable, énorme même si l’on en croit les études géologiques qui se multiplient et l’enthousiasme de la Pologne et de l’Ukraine qui rêvent depuis si longtemps de pouvoir s’affranchir de la dépendance russe. La mauvaise nouvelle: l’exploitation de ces gaz diffus est polluante, nécessite d’énormes quantités d’eau et de solvants chimiques dont on mesure encore mal les effets à très long terme.

Combinée aux émissions de gaz à effet de serre, la logique productiviste repousse des limites physiques que l’on sait dangereuses pour l’environnement et le climat. Les gaz de schiste et leur extraction sont les anges et les démons modernes d’une exploration d’hydrocarbures qui souille les mers profondes, saccage les forêts vierges et détruit la toundra du Grand Nord dans un silence si assourdissant qui nous rend tous, à des degrés divers, complices.

Inverser la logique qui nous pousse à extraire les derniers barils de pétrole n’a rien d’une utopie. Les solutions existent. La première d’entre elles consiste à investir dans les économies d’énergie et à mettre fin aux subventions massives qui encouragent le gaspillage. La plus rentable des énergies est celle que l’on ne consomme pas, comme viennent de le rappeler l’Agence internationale de l’énergie et les experts mandatés par le GIEC. Selon ces études, l’humanité peut réduire sa consommation d’énergie fossile de moitié d’ici au milieu du siècle, sans mettre en péril le développement, à condition de récompenser la frugalité et d’opérer un virage résolu vers les énergies vertes dont le potentiel de production peut être considéré comme illimité aux dires des scientifiques. La seule limitation est économique et temporelle: le gaz peut assurer une transition raisonnable mais elle n’est pas la solution miracle. Au mieux, elle nous donne un peu de temps pour réagir et repousser le spectre de la pénurie.

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à lire aussi :

Ruée sur les gaz de schiste

11/04/2011

Le gaz de schiste en France (suite)

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/le-gaz-de-schiste-ennemi-public-numero-un-11-04-2011-1317850_59.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110411

Le gaz de schiste, ennemi public numéro un 

Le Point.fr - Publié le 11/04/2011 à 10:50 - Modifié le 11/04/2011 à 10:51

En novembre 2010, le vent de la colère s'est de nouveau levé sur la terre du Larzac. José Bové, qui commençait peut-être à s'ankyloser au Parlement de Strasbourg, s'est trouvé une nouvelle croisade : combattre le gaz de schiste. La fronde a pris comme un feu de prairie dans tout le pays. Déjà, des dizaines de manifestations ont réuni des dizaines de milliers de personnes. En Provence, dans les Cévennes, dans le Quercy, dans le Jura, c'est partout la même jacquerie. Partout, des collectifs antigaz de schiste éclosent ­spontanément.

Sentant le vent tourner, les partis politiques mettent de l'eau dans leur gaz de schiste. Tous ! Les Verts, naturellement, mais aussi le PS, le Front de gauche, le PC, l'UMP et même le Front national. Touchante unanimité. Les ministres de l'Écologie et de l'Industrie ont vite compris le message et ont donc gelé les délivrances de permis d'exploration en attendant la remise d'un rapport réclamé dans l'urgence.

Le paradoxe, c'est qu'au même moment le gouvernement veut geler le tarif du gaz, qui s'est envolé de 20 % en un an (en comptant la dernière hausse de 5,2 %). Cette augmentation, qui résulte de l'application des contrats à long terme avec la Norvège, l'Algérie et la Russie, pourrait effectivement être contrecarrée par... les gaz de schiste. Aux États-Unis, leur développement fulgurant a fait chuter le prix du gaz. Mais, en France, la résistance est d'un autre ordre...

Le gaz de schiste n'est d'ailleurs pas le seul à être dans le collimateur des Français. Il y a aussi l'huile de schiste. On découvre, aujourd'hui, qu'une grande partie du pays est prospectée par les chasseurs d'or noir, qu'il soit liquide ou gazeux. Au 1er janvier 2011, toutes énergies fossiles confondues, l'État français a délivré 62 permis d'exploration (62 942 km2) et instruit 83 demandes de permis (121 134 km2). Un tiers du territoire français au total !

Vous avez dit gaz de schiste ?

Il s'agit du méthane piégé intimement dans la roche sédimentaire qui l'a fabriqué. Ces couches gisent généralement au-dessous de 2 000 mètres de profondeur. L'exploitation de ce gaz n'est devenue économiquement possible que depuis la mise au point de la technique de fracturation : de l'eau injectée sous pression dans la roche afin de créer des fissures par où le gaz peut s'échapper. Une fois parvenu, par un puits vertical, jusqu'à la couche à exploiter, on fore à l'horizontale sur plusieurs kilomètres (jusqu'à trois). Selon Total, dix à quinze puits peuvent être installés sur une même plate-forme de forage, afin de rayonner dans toutes les directions.

Une étude évoque la présence de 2 380 milliards de mètres cubes de gaz, de quoi alimenter la France jusqu'en 2060. Mais chacun s'accorde à dire qu'il ne s'agit que d'une estimation grossière, obtenue en multipliant la teneur en gaz théorique d'une couche de schiste par sa surface. Le potentiel exploitable est sans doute dix fois inférieur.

L'exploration et la spéculation

Aux côtés de poids lourds comme Total et, plus en retrait, GDF Suez, on trouve beaucoup de pétroliers indépendants, tels l'australien Queensland Gas Company, le canadien Realm, les américains Devon et Eagle. Mais d'autres détenteurs ou demandeurs de permis ne sont que des fonds d'investissement qui suivent là un filon de spéculation et cherchent à monnayer au plus offrant les permis qu'ils décrochent. C'est le cas, par exemple, de la société 3 Legs Oil & Gas (île de Man), qui possède le permis d'exploration de Valence et sollicite celui de Cahors, ou encore de la firme américano-suisse (Texas) Schuepbach Energy, qui détient le permis de Villeneuve-de-Berg et en brigue trois autres.

Chaud devant

La France s'étant engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, les écologistes préféreraient que les investissements consacrés à la recherche de gaz de schiste aillent plutôt aux énergies renouvelables. Réponse de Bruno Courmes, le "monsieur schiste" chez Total : "Total compte investir quatre à cinq milliards d'euros dans les énergies nouvelles d'ici à 2020. Infiniment plus que dans le schiste ! Et puis ce gaz, moins émetteur de CO2 que le charbon, peut servir d'énergie relais en attendant la montée en puissance du solaire." Sauf que le charbon est peu utilisé en France.

Que d'eau, que d'eau !

Les opposants reprochent au forage de consommer entre 10 000 et 20 000 mètres cubes d'eau. Compte tenu du recyclage possible d'une partie de cette eau (entre 20 et 80 %), il faut prévoir 200 000 mètres cubes pour forer les douze puits d'une plate-forme. Le chiffre paraît impressionnant, mais après tout, ce n'est que le volume nécessaire pour irriguer un champ de maïs de 80 hectares en année sèche.

Des nappes phréatiques menacées

L'eau injectée pour fracturer la roche contient de nombreux additifs pour maintenir l'ouverture des failles (sable très fin), tuer les bactéries se nourrissant de gaz, réduire les frictions, gélifier l'eau, inhiber la corrosion... Selon le Centre Tyndall (université de Manchester), certains de ces additifs seraient toxiques et cancérogènes. Lors du forage des douze puits d'une plate-forme, c'est entre 2 000 et 7 000 tonnes d'additifs qui sont ainsi injectées dans le sous-sol. Les opposants au gaz de schiste voient déjà ces ­additifs migrer jusqu'aux nappes phréatiques par les fissures de fracturation. Didier Bonijoly, chef du bureau de géologie du Bureau des recherches géologiques et minières, conteste cette vision simpliste : "En général, les couches de schiste visées par les explorations en France sont bien trop profondes pour que les fissures puissent atteindre les nappes phréatiques proches de la surface." Il n'empêche que, "dans nos régions géologiquement agitées, les couches de schistes sont plissées et fracturées, si bien qu'on peut imaginer une migration verticale des additifs par les failles de schiste", explique Bernard Collot, un géologue ancien d'Exxon.

Les États-Unis ont tout faux

Après avoir vu le film Gasland, diffusé le 4 avril sur Canal+, quel fou voudrait encore exploiter en France du gaz de schiste comme on le fait aux États-Unis ? Après un an de périple dans l'Amérique des champs gaziers, le réalisateur Josh Fox a rapporté des images épouvantables. Apocalypse now ! Beaucoup des malheureux qui ont accepté des forages sur leur terrain en échange d'un petit pactole s'en mordent aujourd'hui les doigts. Ils se retrouvent avec des nappes phréatiques contaminées, de l'eau pétillant de méthane au sortir des robinets, une noria infernale de camions, une atmosphère polluée... Les riverains des puits subissent malaises, éruptions de boutons et troubles multiples...

Voilà pourtant deux ans seulement, l'Amérique avait cru trouver avec cette énergie nationale la panacée contre le pétrole cher et la dépendance étrangère. Depuis lors, des milliers de puits ont été forés à la va-vite. Comme au temps de la ruée vers l'or, sans grandes précautions écologiques. Un seul exemple : en Pennsylvanie, un rapport publié l'été dernier dresse une liste de 1 435 violations du droit environnemental. C'est partout comme cela. Il faut dire que l'industrie gazière possédait un solide appui à Washington en la personne de Dick Cheney, vice-président de Bush entre 2001 et 2009 et P-DG de Halliburton, l'une des principales firmes en cause.

Le modèle américain serait-il exportable en France ? Avec Gasland, c'est râpé. Nathalie Kosciusko-Morizet l'a promis : "On n'exploitera jamais le gaz de schiste comme aux États-Unis." Peut-on la croire ?

La colonisation rampante du paysage

Si l'on se réfère à l'exemple américain, un champ gazier de 50 kilomètres de côté, pour être correctement exploité, nécessiterait autour de 2 000 plates-formes occupant 2 hectares lors du forage, qui peut prendre entre 500 et 1 500 jours. Il faut s'attendre à un important va-et-vient de camions pour acheminer le matériel de forage (tubes, eau, additifs, béton, machines...) et emporter les déblais de forage (environ 830 mètres cubes pour un puits de 3,2 kilomètres de longueur). L'État de New York a estimé entre 4 300 et 6 600 le nombre de rotations par plate-forme. Petite précision qui a son importance : au bout d'un an, la production d'un puits peut chuter au point de nécessiter une nouvelle campagne de fracturation, avec une nouvelle vague de camions.

Dans quelques semaines, les experts rendront leur rapport sur le gaz de schiste. Mais quelle importance ? À un an de la présidentielle, aucun candidat ne prendra le risque de jouer le gaz de schiste. Aucun candidat, fût-il Sarkozy...

03/04/2011

On ne parlera pas de l'environnement à l'AG de TOTAL

lu sur :

http://www.novethic.fr/novethic/finance/transparence/fin_non_recevoir_pour_sables_bitumineux_ag_total/133333.jsp

Fin de non recevoir pour les sables bitumineux à l'AG de Total

Greenpeace et Phitrust Active Investors, société de gestion spécialiste de l'actionnariat actif, qui avaient préparé ensemble un projet de résolution pour obtenir plus d'information sur la politique d'investissement de Total dans les sables bitumineux au Canada à l'Assemblée Générale du 13 mai prochain, ont été en quelque sorte déboutés. Le retrait surprise de deux gros investisseurs les a finalement empêchés de déposer leur résolution.
 

L’engagement pratique qui conduit des actionnaires à utiliser leurs droits pour obtenir plus d’information des entreprises sur des dimensions environnementales et sociales, a bien du mal à se développer en France. L’affaire Total contre Phitrust et Greenpeace en est une nouvelle démonstration. Pour la première fois, un projet de résolution sur une question environnementale a failli être inscrit à l’ordre du jour de l’AG du groupe pétrolier le 13 mai prochain. Il ne le sera finalement pas. Retour sur ce feuilleton à rebondissement.

Premier épisode en février : la société de gestion Phitrust Active Investors, spécialiste de l’engagement, lance avec deux ONG environnementales, Greenpeace France et NRDC, un projet de résolution destiné à mettre à l’ordre du jour de l’assemblée générale de Total un point d’information sur les risques environnementaux que présentent l’exploitation des sables bitumineux au Canada. Il s’agit pour le groupe d’un investissement évalué entre 11 et 14 milliards d’euros. L’objectif des auteurs de la résolution est de sensibiliser les actionnaires aux limites du modèle économique de projets de ce type qui ne s’amortissent que sur une trentaine d’années.
Second épisode le 17 mars, date butoir pour le dépôt des résolutions. Grâce au soutien d’une vingtaine de grands investisseurs européens, leur projet obtient largement le quota nécessaire pour  être, en principe, inscrit à l’ordre du jour de l’AG, soit 0,93 % du capital de Total.

Camouflet

Troisième épisode  le 25 mars, à l’issue des 5 jours de délai octroyé à l’entreprise pour réagir et après que celle-ci ait accusé réception du projet de dépôt, deux gros actionnaires retirent leur soutien à la résolution qui, du coup, ne dispose plus du quota suffisant,  qui est de 12 millions d’euros soit 0,5 % du capital, ce dont Total informe Phitrust sèchement. Camouflet supplémentaire, le groupe pétrolier publie un communiqué sur l’ordre du jour de son AG dans lequel il ne fait pas la moindre allusion à leur demande et souligne qu’il a inscrit un projet de résolution porté par son comité d’entreprise à son ordre du jour.
La société de gestion et l’ONG environnementale sont abasourdies. « Depuis 2003, nous avons déposé 26 résolutions et c’est la première fois que nous voyons des actionnaires se désister après le dépôt de leur attestation de détention de titres ! » explique Luis de Lozada de Phitrust. Anne Valette, chargée de campagne Climat à Greenpeace, renchérit : « Que s’est-il passé entre le 17 et 24 mars pour que deux actionnaires ayant fait la démarche de déposer la résolution, se retirent après-coup du processus ? Il ne s’agissait pourtant que d’une résolution visant à plus de transparence… Total a-t-il si peur d’un débat en son sein sur le choix de ses investissements qu’il aurait passé quelques coups de fils aux actionnaires concernés ? »
Epilogue provisoire : Total ne court plus le risque  que l’adoption hypothétique de cette résolution l’oblige à modifier ses statuts pour donner de l’information extra-financière à ses actionnaires. Fera-t-il pour autant l’économie du débat public sur les sables bitumineux ? La curiosité des actionnaires est loin d’être satisfaite et l’AG promet d’être animée.

A. C. Husson-Traore
Mis en ligne le : 29/03/2011

22/03/2011

L'atome : un danger concret pour la santé

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

L'atome : un danger concret pour la santé


Auteur d'une tribune pour Le Monde, la sociologue Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'Inserm, souligne que les rejets radioactifs dans l'environnement sont monnaie courante au sein du parc de centrales français, à travers « la gestion des déchets nucléaires et le démantèlement des réacteurs en fin de vie », mais aussi les centaines d'« incidents » recensés tous les ans par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

La chercheuse évoque en outre un « scandale de santé publique d'une ampleur comparable à celui de l'amiante » s'agissant des 25.000 à 35.000 travailleurs « le plus souvent précaires » intervenant en sous-traitance dans les centrales, et qui « reçoivent plus de 80% de la dose collective annuelle subie sur les sites. »


Monde [Le], 22/03/2011

17/03/2011

Gaz de schiste : interdiction de forage à Saint-Paulet-de Caisson

lu sur :

http://www.midilibre.com/articles/2011/03/15/VILLAGES-Ser...

Serre dit non aux renifleurs de gaz de schiste à Saint-Paulet

Les foreuses de Total et autre mastodonte de l'industrie des hydrocarbures ne sont pas les bienvenues à Saint-Paulet-de Caisson. Christophe Serre, maire de cette commune située en lisière d'une forêt de Valbonne classée Natura 2000, vient de le signifier de la manière la plus officielle qui soit. Vendredi dernier, le premier magistrat a pris un arrêté d'interdiction de forage pour l'exploration et l'exploitation de gisements de gaz de schistes. Sans doute alerté par la levée de bouclier que ce gisant sujet a provoqué sur les terres ardéchoises voisines, le prévoyant édile, qui se trouve aussi être candidat aux élections cantonales, a préféré prendre les devants. 
Dans le document publié à cet effet, Christophe Serre s'appuie sur des articles de la charte constitutionnelle de l'environnement pour motiver son refus. Il y a évidement le fameux principe de précaution censé garantir un cadre de vie   « respectueux de la santé ». Le premier magistrat use par conséquent de ses attributions de maire pour, comme l'y autorise le code des collectivités territoriales,   « prévenir les pollutions de toute nature »
Une démarche non concertée 
Dans ses considérants, l'arrêté municipal évoque d'autres   « bonnes »  raisons de ne guère accueillir les renifleurs de gaz de schiste.   « Les objectifs de la lutte contre les gaz à effet de serre apparaissent contraires avec le développement, l'exploitation » de ce type de gisement. La réponse de la commune de Saint-Paulet reproche à l'autorité publique le caractère non concerté de sa démarche. Visé notamment, l'arrêté ministériel du 1er mars 2010, qui accordait un permis exclusif de recherche de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, aux sociétés Total Exploration et Production en France, et également Devon énergie Montélimar, pour une durée de cinq ans. Les élus locaux n'auraient par ailleurs pas été informés. 
D'après l'arrêté municipal, le procédé dit de   « fracturation hydraulique » nécessaire à l'exploration et à l'exploitation des gisements de gaz non conventionnels ou gaz de schistes   « requiert d'importantes quantités d'eau, l'utilisation de produits chimiques et la mise en place de nombreux sites d'exploitations ». D'où, des risques   « avérés » de contamination de ressources en eau potable, de pollution de l'air et de mitage de paysage. Le maire souligne   « l'incompatibilité » des activités minières avec les schémas ou charte d'aménagements territoriaux, les zones Natura 2000, Znieff(1) et autres projets de classement de sites remarquables. 
THIERRY MBOM

12/03/2011

Europe: gaz de schiste; surpêche;

 

 

lu sur :

http://energie-climat.greenpeace.fr/hydrocarbures-de-schistes-ni-gaz-ni-petrole-ni-ici-ni-ailleurs

http://oceans.greenpeace.fr/lunion-europeenne-epingle-lespagne-pour-sa-surpeche

Gaz de schiste, pétrole de schiste : même combat !

Le danger des hydrocarbures non conventionnel s'étend. Il est temps de demander des clarifications et d'obtenir l'abrogation de tous les permis.
Lire la suite

L'Union européenne épingle l'Espagne pour sa surpêche...

La Commission européenne va pénaliser l'Espagne pour avoir dépassé son quota de capture de maquereau de près de 20 000 tonnes, soit 80% de plus que son quota initial.
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24/02/2011

Lampes à basse consommation, quelles précautions prendre ?

lu sur :

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2456470&rubId=4076

23/02/2011 16:56

Lampes à basse consommation, quelles précautions prendre ?


Les lampes à basse consommation sont plus écologiques, certes, mais pas sans risques. À tel point que dans un communiqué, la Commission de sécurité des consommateurs (CSC) vient d’appeler les particuliers à la prudence. Dans la mesure où « l’éventuelle nocivité de ces éclairages fait débat », l’autorité indépendante recommande de prendre certaines précautions

Jean-Luc Guerquin-Kern, Chercheur à l’Inserm, membre de la Commission de sécurité des consommateurs

« On est dans un flou concernant les effets de ces lampes, notamment en ce qui concerne les émissions d’ondes électromagnétiques. Il est donc conseillé aux usagers de ne pas rester de façon prolongée à moins de 30 cm d’une ampoule allumée. Au-delà de cette distance, il n’y a aucun risque.

En revanche, on ne sait pas ce qui se passe en deçà, parce que les mesures sont impossibles. Si les niveaux de références sont dépassés, cela pourrait créer un échauffement dans le cerveau, un peu comme dans un micro-ondes. On doit en tenir compte en disant qu’il peut y avoir un risque.

Cela dit, ce risque me paraît de toute façon minime : il n’y a aucun danger d’électrocution ou de picotement violent. Par ailleurs, on ne connaît pas les effets à long terme des ondes électromagnétiques.

Aérer la pièce quand une ampoule casse

Les lampes à basse consommation contiennent également du mercure. Quand on casse une ampoule, celui-ci est libéré dans l’air. Les pouvoirs publics n’ont pas établi de seuil d’exposition maximal. Mais l’agence américaine qui s’occupe des substances toxiques, dépendant du ministère de la santé, recommande, lorsqu’on a cassé une lampe, de quitter la pièce et de n’y revenir qu’une fois le mercure redescendu sous les 3 microgrammes par mètre cube.

Les mesures que l’on a faites montrent que le taux de mercure consécutif au bris d’une ampoule peut être de 15 à 20 microgrammes, ce qui est effectivement une quantité non négligeable.

Une personne qui casse une ampoule doit donc aérer la pièce durant 15 à 30 minutes, puis ramasser les débris avec du papier humide ou un morceau de scotch, en évitant absolument de passer l’aspirateur. Autre consigne à respecter : même si le mercure a disparu, les ampoules à basse consommation contiennent des terres rares [métaux polluants, NDLR] et des composants électroniques. Il faut donc les recycler.

On demande par ailleurs aux fabricants de prendre le maximum de précautions pour réduire les émissions d’ondes électromagnétiques et la quantité de mercure présente dans les ampoules. Les technologies pour limiter les ondes existent, la preuve : certaines ampoules émettent moins que d’autres. »
Recueilli par Simon CARRAUD

03/02/2011

La pression monte contre les gaz de schiste

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4558

2/2/2011

Alors que le Ministère de l’Ecologie a accordé ces derniers mois, en grande discrétion, plusieurs milliers de kilomètres carrés de permis de recherches de gaz de schiste, de plus en plus de voix s’élèvent contre les dangers environnementaux de leur exploitation.

Contrairement au gaz naturel classique qui se situe dans des grandes poches du sous-sol, le gaz de schiste se répartit dans une multitude de petites poches dispersées dans des roches imperméables. Leur extraction nécessite des forages verticaux et/ou horizontaux d’une profondeur allant de 1 000 à 3 000 mètres selon le type de sous-sol. La libération du gaz implique de fracturer la roche par une technique de « fracturation hydraulique », consistant à injecter à haute pression un mélange d’eau, de sable et d’additifs chimiques (1).

Au niveau du terrain, la contestation s’organise et une « Coordination des collectifs pour un moratoire sur la prospection du gaz de schiste » a lancé une pétition (2) pour demander « un gel immédiat des prospections et la suspension des permis de recherche de gaz et pétrole de schiste sur l’ensemble du territoire français ».  Trois semaines après son lancement sur Internet, la pétition affiche déjà plus de 22 000 signataires.

Martin Malvy,  président de la région Midi-Pyrénées, a demandé fin janvier la suspension des autorisations. Lors du colloque « Maîtrise des énergies dans les collectivités », Martin Malvy a déclaré : « Les autorisations ont été délivrées sans aucune concertation préalable, ni avec les élus locaux, ni avec les populations. Or, chacun sait que l’exploitation du gaz de schiste pose des problèmes environnementaux sérieux. C’est le cas au Canada et aux Etats-Unis. Ici, nos sous-sols sont maillés de rivières souterraines, une grande partie de l’espace concerné est située soit en Parcs Naturels Régionaux, soit en sites protégés. ». La région Midi-Pyrénées est notamment concernée par le « Permis de Nant » qui a été accordé en mars 2010 pour une surface d’environ 4 414 kilomètres carrés.
Michel Sage

1- Pour en savoir plus sur le sujet, voir le plein phare « La France ouvre les vannes des gaz de schiste » du magazine Echo Nature.
2 - http://www.petitions24.net/gaz_de_schiste__non_merci

 

Voir aussi les notes sur le blog :

http://collectifuneplacepourtous.midiblogs.com/

(lien ci-contre)