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30/06/2016

France : abandon des trains de nuit ; tant pis pour les économies d'énergie

Mais les transports ferroviaires de nuit continuent en Grande-Bretagne.lu sur un journal britannique :

France waves goodbye to sleeper trains | Travel | The Guardian

www.theguardian.com › Travel › Rail travel

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SNCF blames the demise of night trains on high costs as it announces plans to end services from Paris


Isabel Choat

Tuesday 10 May 2016 06.30 BST


France is set to say au revoir to the couchette, as the country’s department of transport prepares to withdraw overnight train routes from Paris.

The French government, which owns the national rail operator SNCF, has said sleeper trains are too expensive to run; it has withdrawn financial support and invited bids to run the services. But unless a proposal is received by 1 July all but three of the dozen or so overnight services will be axed. The only remaining Intercités de Nuit will be from Paris to Briançon, Rodez and Latour-de-Carol, routes deemed socially necessary, according to rail website The Man in Seat Sixty-one.

The news is a further nail in the coffin for sleeper trains across Europe, and a major blow for any travellers trying to reduce their carbon emissions. Overnight services between France and Germany hit the buffers in December 2014 when Deutsche Bahn, the German rail provider, closed its night service between Paris and Berlin, Hamburg and Munich.

A year earlier, night time connections between Paris and Madrid and Barcelona, run jointly by SNCF and the Spanish rail provider Renfe, were withdrawn when the high-speed TGV service between the French capital and Barcelona was introduced.

“The economics are stacked against night trains – once you add [competition from] budget airlines and hefty track access fees,” said Mark Smith founder of The Man in Seat Sixty-one.

However, Smith also said that new high-speed services, cited as one reason for closures, were not always a useful substitute for night trains: “Paris-Madrid still takes eight hours, so it makes sense to do it overnight – but you can’t.”

Daniel Elkan, who runs Snowcarbon.co.uk which promotes rail travel from the UK to Alpine ski resorts, believes more skiers would use night trains to the slopes if they knew about them. “Poor marketing of the overnight services by the train companies means that many skiers are unaware or have difficultly finding out about them; and much to the frustration of skiers, these journeys consistently go on sale later than they are supposed to.”

Tickets are currently still on sale for night train bookings beyond July although Smith said their survival is unlikely. Nevertheless, he has backed a petition launched by Snowcarbon calling on the French government to save the night trains, even if it means reducing the services to once a week.

Across Europe it looks increasingly like the era of the night train is coming to an end. Smith’s The Man in Seat Sixty-one website now reflects the lack of overnight services, with popular France and Spain pages focusing on day trains.

“It’s a bit like going back to the end of the 19th century – before George Nagelmackers founded the Compagnie Internationale des Wagon-Lits,” said Smith.

In contrast, the UK is investing in sleeper services with 75 new coaches being introduced on the Caledonian Sleeper routes between London and Scotland in 2018, and a major upgrade on the Night Riviera service between London and Penzance.

• This article was amended on 10 May to include a link to the Snowcarbon petition.

08/04/2015

En France, 100 % de l’électricité peut être produite par des sources renouvelables en 2050 "

à lire sur :

Quand l'Ademe garde pour elle son scénario 100énergies ...

www.lagazettedescommunes.com/.../quand-lademe-garde-pour-elle-son-scenario-100-energies-renouvelables/
 

Le colloque de l’Ademe sur la transition énergétique organisé mi-avril 2015 a déprogrammé une présentation très attendue. Celle d’une étude exploratoire imaginant un mix électrique 100 % renouvelable d’ici 2050. Un revirement qui interroge...

Le président de l’Ademe, Bruno Léchevin, avait promis début février 2015 que le scénario évaluant les modalités d’un mix électrique 100 % EnR en 2050 allait « secouer un peu ». Objectif affiché : permettre un débat riche et porteur de solutions nouvelles et innovantes… Sauf que l’étude, annoncée pour le colloque sur la transition énergétique de l’Agence de l’environnement organisé les 14 et 15 avril prochains, a finalement disparu du programme. A l’Ademe, on avance des explications techniques liées à des résultats peu concluants. « Les outils de modélisation utilisés montrent une trop forte sensibilité aux hypothèses », explique un porte-parole de l’agence. Un travail complémentaire devrait permettre de présenter le scénario tant attendu au deuxième semestre.

Ménager la chèvre et le chou - Au delà de ces arguments, difficile de ne pas faire le lien entre ce report et les sorties répétées de la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal. Si les députés ont voté le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verteprévoyant un plafond de 50 % d’électricité nucléaire à l’horizon 2025, les sénateurs ont refusé d’entériner cette date. Alors que le texte va être à nouveau étudié par les deux chambres, la ministre est soucieuse de ménager la chèvre et le chou et ne cesse de marteler que rééquilibrage ne signifie pas abandon. Pas question donc à ce jour d’envisager une hypothétique sortie du nucléaire. Pour l’Ademe, ces quelques soucis techniques arrivent à point nommé pour ne pas froisser son autorité de tutelle…

sur le même sujet :

Energie : le rapport caché sur une France 100renouvelable

Le Club de Mediapart 

extrait:

... " le rapport de l’Ademe est explosif. Il prend le contre-pied de l’idée si souvent reprise par les élus et par le gouvernement, selon laquelle le maintien de l’atome dans le mix énergétique français est l’option de loin la moins onéreuse pour les comptes publics. " ...

... " Que contient ce rapport qui dérange ? En voici les principaux éléments. En France, 100 % de l’électricité peut être produite par des sources renouvelables en 2050 "...

..." Ce rapport n’est pas la pierre de Rosette de la transition énergétique. Il ne contient pas non plus de recette magique pour réduire d’un claquement de doigts les émissions de gaz à effet de serre et lutter contre le dérèglement climatique. Mais il a le grand mérite d’offrir les éléments factuels et chiffrés nécessaires à un débat raisonné sur notre modèle énergétique : qu’est-ce qui est physiquement et technologiquement possible ? À quels coûts pour l’économie et la société ? "...

06/10/2014

Gardanne : manifestation contre le projet de la centrale à bois

à lire sur :

Gardanne : manifestation contre le projet de la centrale à bois

Francetv info - il y a 19 heures

Un des réacteurs de la centrale à charbon de Gardanne ne fonctionnera plus au charbon mais au bois . C'est ce que s'apprête à faire le groupe allemand E.on.

extrait :

Le saccage des forêts

Pas moins d'un million de mètres cubes de bois seront nécessaires chaque année au fonctionnement de la centrale électrique. Pour donner une image, cela représente 50 fois le volume de l'Arc de triophe.Le bois proviendra des forêts de la région mais aussi des Cévennes, du massif central et du Jura. Selon les écologistes, des zones classées au patrimoine de l'Unesco et Natura 2000 risquent d'être concernées. Si çela ne suffit pas, le bois sera importé des pays de l'Est ou du Canada.

Plus de pollution

En moyenne, 700 camions transportant le bois ou les cendres traverseront les communes de Meyreuil et de Gardanne et de nombreuses routes aux alentours. Une partie des produits brûlés comme les palettes par exemple dégageront des dioxines et d'autres éléments cancérigènes ainsi que des métaux lourds (plomb, chrome, zinc et arsenic). Les opposants dénoncent également une pollution sonore due au fonctionnement permanent d'un broyeur géant. L'émission de CO2 à 700 000 tonnes par an, soit 2 fois plus qu'aujourd'hui.

Gardanne : manifestation contre le projet de la centrale à bois

Un des réacteurs de la centrale à charbon de Gardanne ne fonctionnera plus au charbon mais au bois. C'est ce que s'apprête à faire le groupe allemand E.on. Un projet jugé aberrant et désastreux par les écologistes et les opposants. Ils étaient près de 300 à manifester ce dimanche 5 octobre.

  • Par Robert Papin
  • Publié le 05/10/2014 | 13:06, mis à jour le 05/10/2014 | 18:14

  •  

     

20/08/2014

Ressource naturelles : la "dette écologique" cette année

lu sur Le Point :

À partir du 19 aoûtl'humanité vit "à crédit" sur sa dette écologique

Le Point.fr - Publié le 19/08/2014 à 14:27

source AFP

Il a fallu à peine huit mois en 2014 pour consommer plus de ressources naturelles que la Terre ne peut en renouveler, selon les calculs du Footprint Network.

Il y a une dette qui sera plus difficile à rembourser que d'autres, et elle n'est pas financière. La population mondiale vit en effet à "crédit écologique" à partir de ce mardi : elle a consommé en huit mois l'intégralité des ressources que la Terre peut produire sans compromettre leur renouvellement, a calculé l'ONG Footprint Network qui réalise ce bilan chaque année. "Pour le reste de l'année, notre consommation résultera en un déficit écologique croissant qui puisera dans les stocks de ressources naturelles et augmentera l'accumulation du CO2 dans l'atmosphère", souligne l'ONG basée aux États-Unis. Le "jour du dépassement" ne cesse d'intervenir de plus en plus tôt dans l'année, c'est-à-dire que l'humanité engloutit son "budget écologique" de plus en plus vite.

Pression intense depuis les années 1970

Ce jour était tombé le 21 octobre en 1993, le 22 septembre en 2003, et l'an dernier, il avait eu lieu le 20 août. L'humanité est "entrée en situation de dette écologique" dans les années 1970, selon l'ONG WWF. "Aujourd'hui, 86 % de la population mondiale vit dans des pays qui demandent plus à la nature que ce que leurs propres écosystèmes peuvent renouveler", poursuit-elle dans un communiqué. Selon Global Footprint Network, il faudrait une planète et demie pour produire les ressources écologiques renouvelables nécessaires pour soutenir l'empreinte actuelle de l'humanité.

Même si les chiffres sont mauvais, "nous pouvons encore prendre des mesures audacieuses et construire un avenir prospère, fondé sur l'utilisation durable des ressources. Mais il faut agir maintenant", a déclaré la directrice des programmes de conservation du WWF France, Diane Simiu. Énergies renouvelables, régimes alimentaires moins riches en viande, en finir avec l'économie linéaire (produire-jeter) et se convertir à l'économie circulaire où les déchets des uns sont les ressources des autres, ou encore repenser l'urbanisme sont autant de pistes mises en avant par l'ONG.

17/01/2014

Lutte contre le réchauffement climatique : les choix en France

lu sur :

LE MONDE | 16.01.2014 à 12h00 • Mis à jour le 16.01.2014 à 14h50 |

Par Laurence Caramel

Réchauffement climatique _ la stratégie française critiquée par la Cour des comptes.pdf

extrait :

... " Celui-ci prévoit de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne (UE) d’ici à 2020 par rapport à 1990 tout en portant la part des énergies renouvelables à 20 % du mix-énergétique. Pour prendre sa part du fardeau, la France s’est vue assigner comme objectif de diminuer de 14 % ses émissions dans les secteurs dits diffus (transport, bâtiment, agriculture) – les grandes installations industrielles étant soumises au système européen d’échanges de quotas de CO2 – et de parvenir à un niveau d’énergie renouvelable de 23 % en 2020. "...

14/10/2013

Pétrole et environnement

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/07/pour-sauver-le-parc-congolais-des-virunga-wwf-porte-plainte-contre-le-petrolier-soco_3490974_3244.html

LE MONDE | 07.10.2013 à 11h03 • Mis à jour le 07.10.2013 à 16h53 |

Par Laurence Caramel

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a déposé plainte (PDF en anglais), lundi 7 octobre, contre la compagnie pétrolière anglaise Soco auprès de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour "violation des normes de responsabilité sociale des entreprises internationales". "Les activités d'exploration pétrolière de Soco dans et aux abords du parc national des Virunga violent les directives de l'OCDE concernant l'environnement et les droits de l'homme", avance l'ONG. L'OCDE devrait dire d'ici à deux mois si la plainte est recevable.

C'est une nouvelle étape dans la bataille lancée par WWF pour tenter d'empêcher les pétroliers détenteurs de concessions dans le plus ancien parc national d'Afrique, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979, d'utiliser les permis octroyés par le gouvernement congolais. Trois groupes étaient concernés jusqu'à présent : L'italien ENI, Total et Soco. Les deux premiers ont renoncé. Christophe de Margerie, PDG de l'entreprise française, a assuré, en mai, qu'aucune exploration n'aurait lieu à l'intérieur des limites actuelles du parc. Reste donc Soco.

Lire (édition abonnés) : " Congo-Kinshasa : difficile cohabitation entre grands singes et pétroliers"

Congo-Kinshasa _ difficile cohabitation entre grands singes et pétroliers.pdf

 L'entreprise, créée en 1997 et qui opère en Angola et au Vietnam, est restée sourde pour le moment aux avertissements de l'Unesco et du gouvernement britannique. Tout comme le gouvernement congolais, qui a reçu des mises en garde de ses bailleurs, à commencer par le premier d'entre eux, l'Union européenne. La filiale congolaise de Soco – domiciliée aux îles Caïmans – détient depuis 2007 une concession dénommée "bloc 5" de 7 500 km2 dont plus de la moitié se trouve à l'intérieur des Virunga.

WWF DEMANDE À L'OCDE DE FACILITER UN "DIALOGUE AMIABLE"

En octobre 2011, alors que la mobilisation internationale était déjà lancée, elle a été autorisée, par décret du ministère de l'énergie, à explorer "à des fins scientifiques", seul motif prévu par la loi congolaise sur la protection de la nature, pour déroger à l'interdiction de pénétrer dans une aire protégée. Mais Soco continue de violer les traités internationaux auxquels a souscrit la RDC en sollicitant l'inscription des Virunga au Patrimoine mondial. Le site, où vivent un quart des derniers gorilles de montagne, a été classé en danger en 2008. 

En portant l'affaire devant l'OCDE, le Fonds mondial pour la nature est conscient de s'aventurer sur un terrain juridiquement faible. Les lignes directrices de l'organisation internationale ne sont pas contraignantes et les entreprises qui ne les respectent pas n'encourent aucune sanction. Si ce n'est de ternir leur réputation. "Nous voulons attirer l'attention sur cette société et convaincre ceux qui détiennent des actions ou voudraient en acheter d'y renoncer", explique Jean-Baptiste Roelens, de WWF France. Dans sa procédure, l'ONG demande à l'OCDE de faciliter un "dialogue amiable" pour amener l'entreprise à modifier son comportement.

La plainte, rédigée sur 34 pages, liste une série d'entorses aux principes auxquels sont tenues de se conformer les multinationales d'un pays membre de l'OCDE. Parmi elles, selon le WWF, l'absence d'évaluation de l'impact humain que pourraitavoir une "ruée vers l'or noir" dans une région aussi instable que l'est de la RDC."Il y a de sérieuses craintes que le pétrole n'attire encore davantage de groupesarmés et n'alimente les conflits. Soco n'a pas démontré qu'elle avait pris ce risque en compte comme elle aurait dû le faire", souligne WWF.

IMPACTS SENSIBLES SUR LA BIODIVERSITÉ

La compagnie aurait aussi failli à son obligation de fournir une évaluation environnementale aux populations touchées par le projet. Or, selon le document gardé confidentiel par l'entreprise et que WWF produit dans sa plainte, il s'avère que les activités d'exploration pourraient avoir des impacts sensibles sur la biodiversité : pertes d'habitats ; risques de pollution ; perturbation de la reproduction de la faune aquatique ; risque de braconnage des employés du site... Le bloc 5 traverse le lac Edouard sur lequel travaillent environ 27 000 pêcheurs. Des tentatives d'intimidation des communautés locales, dont plusieurs se sont regroupées pour demander au gouvernement de mettre fin au projet, ont été relatées.

Cette accusation fait écho à l'arrestation, le 19 septembre, d'un des rangers du parc, Rodrigue Katembo Mugaruka. Aucune charge n'a été encore officiellement retenue contre lui, mais les ONG qui ont pris sa défense pointent l'altercation qu'il aurait eue, deux jours avant son arrestation, avec des employés de Soco qui tentaient d'implanter une antenne de télécommunication sans autorisation. L'entreprise nie toute implication dans cette arrestation.

Lire aussi (édition abonnés) : " L'Equateur renonce à sanctuariser le parc Yasuni pour en exploiter le pétrole"

 L'Equateur renonce à sanctuariser le parc Yasuni pour en exploiter le pétrole.pdf

Les forages peuvent commencer à Yasuni, en Equateur
Le Congrès équatorien a autorisé, jeudi 3 octobre, des forages pétroliers dans le parc national Yasuni, en Amazonie.
Le président socialiste, Rafael Correa, avait annoncé en août sa décision de renoncer à sanctuariser cette aire protégée, qui possède une biodiversité remarquable mais aussi 20 % des réserves de pétrole du pays.
En 2007, l'Equateur avait lancé une initiative originale en s'engageant à ne pas exploiter le sous-sol du parc si la communauté internationale lui promettait 3,6 milliards de dollars (2,65 milliards d'euros), soit la moitié des revenus escomptés du pétrole. Six ans après, seule une infime partie de ce montant a pu être rassemblée.
Rafael Correa minimise l'impact des forages pétroliers sur l'environnement en assurant qu'ils n'affecteront que 0,01 % du bassin du Yasuni. Le parc possède une superficie de près de 10 000 km2. Les écologistes et les populations indigènes continuent de protester et réclament un référendum.

24/01/2013

Gaz de schiste : au BRGM la communication se fait par l'intermédiaire d'une agence privée

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/24/gaz-de-schiste-co2-silence-dans-les-rangs-au-brgm_1822042_3244.html

Gaz de schiste, CO2 : silence dans les rangs au BRGM

LE MONDE | 24.01.2013 à 12h38 • Mis à jour le 24.01.2013 à 12h57 Par Stéphane Foucart

Une grande tension s'est installée entre la presse scientifique française et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), suspecté de censurer ses chercheurs.

Sylvestre Huet, président de l'Association des journalistes scientifiques de la presse d'information (AJSPI) , et journaliste à Libération, a adressé, mi-janvier, une protestation écrite à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, déplorant un "comportement inacceptable du BRGM dans ses relations avec les journalistes".

L'affaire a éclaté après que plusieurs membres de l'AJSPI se sont plaints de difficultés à interroger des scientifiques de l'"établissement public spécialiste des applications des sciences de la Terre" sur des sujets comme le gaz de schiste ou le stockage géologique du dioxyde de carbone (CO2).

QUESTIONS ÉCRITES

En particulier lorsque le projet européen de séquestration de CO2 Ulcos était censé permettre de maintenir en fonctionnement les hauts-fourneaux de Florange (Moselle), plusieurs journalistes demandant des informations techniques se sont vu interdire l'accès aux chercheurs du BRGM.

 
 

Chose inhabituelle pour un organisme de recherche, le service de presse de ce dernier est assuré par Hill + Knowlton, une agence de relations publiques. D'après des échanges de correspondance rendus publics par l'AJSPI, Hill + Knowlton demande aux journalistes d'envoyer des questions écrites, y compris sur des sujets purement techniques comme le stockage du CO2...

En 2011, l'AJSPI voulait organiser une rencontre avec des scientifiques du BRGM sur le thème du gaz de schiste : impossible. Une confirmation d'information sur les ressources aurifères en France ? Impossible. Une réaction de géologues après la condamnation de leurs confrères italiens dans le procès de L'Aquila ? Impossible. Un chercheur de l'institution est joint directement ? Il demande aussitôt au journaliste de passer par Hill + Knowlton, faute de quoi il ne peut s'exprimer, même sans être cité... "La plupart du temps, les relations avec les journalistes se passent bien", répond-on cependant à l'agence.

NON-COMMUNICATION

Pierre Vassal, directeur de la communication du BRGM, assure que "les chercheurs du BRGM sont libres de s'exprimer, dans le respect des partenariats qui existent avec d'autres structures".

Sur nombre de sujets, l'organisme travaille en effet avec des entreprises. Des courriels internes datés du 14 janvier cités par le président de l'AJSPI sur son blog, et que Le Monde a pu consulter, montrent pourtant que la présidence du BRGM assume pleinement sa politique de communication – ou de non-communication. "N'importe quel journaliste ne peut pas joindre n'importe quel chercheur comme cela", précise dans un message interne le président de l'organisme, qui ajoute : "Organisme public ne veut pas dire que l'on est obligé de communiquer au public."

Pourtant, selon l'entourage de la ministre Geneviève Fioraso, "le BRGM est soumis aux mêmes règles de communication que les autres organismes publics de recherche".

Stéphane Foucart

17/10/2012

Chevron condamné pour pollution en Équateur

( 200 millions  c'est peu par rapport à 19 milliards, mais c'est mieux que rien ! )

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/17/l-equateur-gele-200-millions-de-dollars-d-actifs-de-chevron_1776579_3244.html

L'Equateur gèle 200 millions de dollars d'actifs de Chevron

Le Monde.fr |17.10.2012 à 12h10 • Mis à jour le17.10.2012 à 15h07

Par Grégoire Allix (avec AFP et Reuters)

Nouveau revers pour la compagnie pétrolière Chevron dans ses déboires judiciaires en Equateur. Un tribunal de ce petit pays d'Amérique du Sud a ordonné, mardi 16 octobre, le gel des actifs du géant pétrolier américain dans le pays, en raison de son refus de payer une amende de 19 milliards de dollars (14,5 milliards d'euros) pour dégâts à l'environnement. La valeur des avoirs ainsi confisqués atteindrait 200 millions de dollars (152 millions d'euros).

La cour de la province amazonienne de Sucumbios a souligné, dans son jugement, que cette décision concernait l'ensemble des actifs de la compagnie dans le pays, y compris à travers ses filiales. "L'exécution de cette décision s'impose sur la totalité du patrimoine de Chevron jusqu'à l'accomplissement total de son obligation", a indiqué le juge Wilfrid Erazo, en référence à l'amende que la société refuse de payer.

"MINIMUM D'ACTIFS"

Chevron a aussitôt rejeté le gel de ses avoirs, précisant qu'elle ne détenait dans le pays qu'un "minimum d'actifs via ses filiales". Parmi les actifs ainsi immobilisés figurent une dette due par le gouvernement équatorien au pétrolier, pour un montant de 96 millions de dollars, les sommes détenues par la société sur un compte banquaire du pays et des revenus générés par l'exploitation de licences commerciales de Chevron.

Cette décision intervient une semaine après que la Cour suprême des Etats-Unis, saisie par Chevron, a refusé de bloquer l'amende infligée par la justice équatorienne en 2011. "Pour les villageois de l'Amazonie, c'est un premier pas énorme vers le paiement de la totalité des 19 milliards de dollars", s'est réjoui Pablo Fajardo, principal avocat des commautés villageoises qui poursuivent la compagnie. 

Quelque 30 000 indigènes et petits agriculteurs accusent Texaco, acquise en 2001 par Chevron, d'avoir pollué de vastes zones de la forêt amazonienne alors qu'elle y exploitait du pétrole, de 1964 à 1990. Selon les plaignants, des dégâts environnementaux très graves ont été causés par le déversement dans des fosses à ciel ouvert de déchets pétroliers qui ont ensuite contaminé sols et rivières, et empoisonné la population.

L'amende décidée par le tribunal de Lago Agrio est la plus forte dans toute l'histoire du droit de l'environnement, dépassant celle initialement infligée à ExxonMobil pour la marée noire de l'Alaska en 1989, de 4,5 milliards de dollars.

Chevron estime pour sa part que les preuves présentées par les plaignants sont "sans fondement scientifique", que Texaco a nettoyé toutes les fosses et que le jugement est fondé sur une "application rétroactive et illégale de la législation".

ARBITRAGE INTERNATIONAL

Chevron peut toujours espérer échapper à son amende record. La Cour suprême de l'Equateur doit encore se prononcer sur la condamnation. Et la compagnie a demandé l'arbitrage d'un comité international, en vertu d'un accord commercial entre l'Equateur et les Etats-Unis. Ce comité doit commencer à examiner le contentieux au mois de novembre.

L'ensemble du secteur pétrolier guette attentivement l'issue de cette bataille judiciaire, qui pourrait influencer l'évolution d'autres affaires de pollutions liées à leurs activités. Poursuivie par une association du Nigéria, la compagnie Shell est ainsi jugée depuis le jeudi 11 octobre à La Haye, aux Pays-Bas, pour des fuites de pétrole dans le delta du Niger.

Grégoire Allix (avec AFP et Reuters)

27/06/2012

Nucléaire : les cinq questions qui fâchent

ATTENTION : la lecture de l'article suivant du Point doit être attentive ! En effet, c'est clairement un plaidoyer pour le développement d'une quatrième génération de réacteurs !

L'autre solution : abandon de la filière nucléaire, n'est envisagée à aucun moment comme on peut le voir dans la conclusion générale du dossier scientifique sur la question, dans sa revue des Comptes rendus, Physique (ci-dessous)

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6. Conclusion générale :  que retenir de cette analyse du cycle de combustible du nucléaire tant en France que dans le reste du monde ? 

On peut se demander si les préoccupations concernant l’emploi présent et futur de l’énergie électronucléaire sont justifiées. 

 L’une d’elles est inéluctable, c’est une exigence de surveillance continue par des équipes compétentes, disposant en permanence d’infrastructures adéquates. C’est que toute centrale électronucléaire (avec les installations associées du cycle de combustible), toute installation nucléaire, où qu’elle soit située dans le monde, ne devrait impliquer, que des personnels expérimentés, munis des équipements adéquats, s’appuyant sur des infrastructures toujours prêtes, et prêts à intervenir, à tout moment, en cas d’événements naturels (inondations, sécheresse, tempêtes de neige, vagues de cha- leur, séisme, tsunami, éruption volcanique et cendres, etc.) ou de bouleversements politiques ou belliqueux (y compris terroristes). Une telle surveillance devrait être maintenue, tant pendant le fonctionnement de toute centrale, qu’après son arrêt, et ensuite pendant une durée d’un demi à un siècle après tout arrêt normal, décidé, accidentel, économique, etc. de cette centrale électronucléaire, y compris pour tous les combustibles et les matériaux de structure irradiés. Le producteur français d’électricité, qui est le plus important du monde, a pu assumer, jusqu’ici, tous les aspects de cette tâche longue et vigilante. 

 Une analyse rationnelle des risques : Peut-on comparer les risques associés à des centrales nucléaires, à des cycles de combustibles, à des installations nucléaires comme les piscines, les réductions du volume des déchets par calcination, etc., c’est à dire créer une relation d’ordre entre ces installations, ces procédés, affirmant que qu’une telle installation est plus sûre que telle autre ? Pour des filières différentes et même pour les équipements d’une même filière comme celle des REP d’industriels différents, ce n’est pas démontré. Mais cela l’est entre les évolutions d’un même concept (« design » incrémental), comme les REP de la France et leur aboutissement actuel, l’EPR. Ce dernier représente ce que l’on a fait de mieux en France en matière de centrales électronucléaires, grâce à 4 décennies de retour d’expérience. 

 Une vision de l’ensemble du dispositif est indispensable : Outre la centrale électronucléaire EPR, il faut examiner les cycles de combustibles possibles et comment le citoyen peut choisir entre eux, avec ses représentants légitimes élus ? 

 Ne pas perdre de vue une exigence fondamentale : La nécessité de réduire les stocks de plutonium, tout en les utilisant pour ouvrir des voies de ressources énergétiques nouvelles, passe par la maitrise des surgénérateurs et de leurs options de cycles de combustibles. Le projet ASTRID avec ses options à choisir, en ouvre les voies. 

 Dans un souci d’efficacité, éviter la dispersion des efforts : Le succès de la France dans ce domaine industriel, est dû au choix fait dans les années 1970 et consolidé depuis, d’avoir un seul modèle de réacteur, un seul exploitant, un seul constructeur, un seul fabricant du cycle de combustible, un puissant laboratoire de recherche fondamentale et appliquée, afin de concentrer nos forces scientifiques, techniques et industrielles limitées sur un seul objectif. 
 

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lu sur :

http://www.lepoint.fr/science/nucleaire-les-cinq-questions-qui-fachent-27-06-2012-1478192_25.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120627

Nucléaire : les cinq questions qui fâchent

L'Académie des sciences publie un compte rendu sur l'avenir de la filière. Entretien exclusif avec les auteurs d'un document rare.

Le Point 27/6/2012

 Par

L'accident de Fukushima et la sortie du nucléaire décidée par l'Allemagne ont remis la question de l'avenir du nucléaire au coeur du débat public français. Pour ou contre ? Les discussions se sont le plus souvent résumées à cette alternative. Comme si l'avenir de la filière ne suscitait pas d'autres interrogations... Parce que le nucléaire, c'est très complexe, mais aussi parce qu'il est difficile, en la matière, de sortir des positionnements idéologiques. Afin d'éclairer les citoyens et les décideurs (politiques, industriels, administrations, etc.), l'Académie des sciences publie ce mois-ci un dossier scientifique sur la question, dans sa revue des Comptes rendus, Physique. Dans ce dossier, Robert Dautray, ancien Haut-Commissaire à l'énergie atomique, Jacques Friedel, spécialiste mondial de physique des solides, et Yves Bréchet, spécialiste des matériaux de structure, professeur à l'Institut polytechnique de Grenoble, tous trois membres de l'Académie des sciences, examinent, d'un oeil scientifique et technique, les choix qui doivent ou devront être tranchés dans les années à venir. Ils ont livré au Point.fr l'essentiel de leur réflexion.

De la sécurité des installations...

"Après l'accident nucléaire de Fukushima, la question du renforcement des mesures de sécurité entourant le parc nucléaire français est posée. Des efforts ont déjà été faits, mais les pouvoirs publics doivent désormais dire si on les continue et à quel rythme. Même s'il faut reconnaître que le risque zéro n'existera jamais.

D'une part, il faut envisager la création de groupes d'intervention rapide compétents, structurés et connectés à chacun des réacteurs de façon à pouvoir immédiatement faire face en cas de problème. Ce qui n'existe pas formellement aujourd'hui. D'autre part, leçon de Fukushima, il convient d'étudier la séparation des facteurs mis en jeu afin que chacun n'entraîne pas l'autre. En clair, quand un réacteur est arrêté, il continue à chauffer. Il faut donc séparer les matières radioactives du réacteur le plus rapidement possible, et les entreposer à distance de celui-ci. Or, la politique dans ce domaine n'est pas assez clairement définie."

Sur la fin de vie des réacteurs...

"Il faut réfléchir dès maintenant aux opérations nécessaires à un arrêt définitif des réacteurs pour s'assurer de la faisabilité du retour au libre emploi du terrain. Cela a été fait en Angleterre pour une centrale nucléaire type. Sachant que tout réacteur arrêté devra, de toute façon, rester sous surveillance pendant les 25 à 30 années que prendront les opérations de démantèlement et de traitement des combustibles usés. Une problématique à laquelle les pays qui décident de sortir du nucléaire devront également faire face."

Et si l'on décide d'en construire de nouveaux...

"Si le concept des réacteurs de troisième génération est au point, on peut toutefois réfléchir sur la manière d'en construire de nouvelles versions qui envisageraient d'emblée la meilleure manière de les démanteler après usage.

Jusqu'à maintenant, en France, une seule firme a conçu et construit l'ensemble des réacteurs, un seul producteur d'électricité les a exploités et un seul laboratoire a effectué les études. On pourrait penser que cela induit une perte de compétitivité. C'est au contraire à nos yeux une des clefs du succès de la France dans le domaine nucléaire. Car la compétition existe déjà à l'international, et l'option actuelle a le mérite d'éviter que coexistent différents modèles de réacteurs, ce qui serait susceptible de compliquer leur construction, leur maintenance, leur exploitation et leur contrôle (notamment en termes de formation des personnels).

Le parc nucléaire français est un carrefour de technologies de haut niveau qui interagissent entre elles. Parmi ces technologies, la construction mécanique, par exemple les cuves qui tiennent toute l'étanchéité de la radioactivité, nécessite des matériaux métalliques dont les performances (résistances aux efforts, aux irradiations, aux pressions, aux températures) sont poussées au maximum. Cependant, la métallurgie française risque de ne plus être capable de faire face à tous les besoins de l'énergie nucléaire française. Certaines pièces, les plus délicates des réacteurs récents, ont été importées d'Asie ou d'Europe. Or, qui dit perdre la fabrication dit aussi perdre la recherche, et donc le contrôle de la qualité. Le soutien à cette filière de la métallurgie, étudié dans un récent rapport de l'Académie des sciences, relève de décisions politiques."

Et les déchets nucléaires ?

"La réalisation d'un site de stockage géologique profond des déchets ultimes doit être lancée. Quant aux MOX usés (NDLR : combinaison d'uranium appauvri et de plutonium), dont la période de refroidissement est nettement plus longue que celle des combustibles classiques UOX (80 ans au lieu de 30), il existe un moyen optimal de les utiliser, via la quatrième génération de réacteurs (dits à neutrons rapides). La France a déjà une grande expérience sur cette quatrième génération (Rapsodie, Mazurka, Phénix, Superphénix et les installations de séparation chimique de Marcoule et La Hague). La suite de ce programme fait l'objet d'un projet baptisé Astrid qui est actuellement en cours."

De l'énergie nucléaire, pour combien de temps ?

"Si la troisième génération connaît un essor au plan mondial, les stocks de minerai d'uranium seront épuisés d'ici 100 ans, peut-être moins. Et c'est là un intérêt majeur de la quatrième génération de réacteurs. Car celle-ci permettrait d'utiliser non seulement le plutonium des MOX usés, mais aussi notre stock d'uranium appauvri issu de l'enrichissement en uranium 235 du minerai d'uranium naturel (composé à 99,3 % d'U238 et à 0,7 % d'U235). Ce qui multiplie par plus de 50 la quantité d'énergie que l'on peut tirer d'un gramme d'uranium naturel.

L'économie en ressource naturelle serait considérable. Quelques chiffres, au plan national, disent tout. Un Français consomme en moyenne un gramme de matériaux fissiles (quels qu'ils soient) par an. Ce qui fait, pour 60 millions de Français, 60 tonnes chaque année. Pourtant, ce sont 1 200 tonnes d'uranium enrichi qui sont livrées à EDF par an... Tout simplement parce qu'on ne brûle en réalité qu'environ 5 % de celui-ci, c'est-à-dire l'uranium 235, le reste étant de l'uranium 238 qu'on ne sait pas utiliser sans la quatrième génération. Or, au Tricastin, pour fabriquer ces 1 200 tonnes, il a fallu 8 000 tonnes de minerai d'uranium naturel. On comprend alors que les générations II et III de réacteurs sont relativement "gourmandes" en ressource naturelle.

Mais poussons le raisonnement plus loin... Au Tricastin, l'uranium appauvri (0,3 % d'U235 au lieu de 0,7 % dans le minerai naturel), inutilisable dans les réacteurs actuels, s'accumule au rythme de 6 800 tonnes par an. De sorte que 200 000 tonnes d'uranium appauvri sont aujourd'hui disponibles sur le sol français. Imaginons que nous puissions l'utiliser. À raison de 60 tonnes de matières fissiles consommées par an, ces seuls stocks fourniraient de quoi alimenter en électricité 60 millions de Français (à consommation constante) pendant plus d'un millénaire ! Indépendance énergétique garantie à long terme... Sans compter que les déchets ultimes poseraient alors moins de problèmes d'enfouissement, tant du point de vue du volume que de la radioactivité."

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22/03/2011

Modélisation de la dispersion des rejets radioactifs

lu sur :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/03/22/le-monde-sous-la-menace-invisible-du-nuage-radioactif/

vu sur :

http://www.irsn.fr/FR/popup/Pages/irsn-meteo-france_19mars.aspx

A partir des rejets estimés par l’IRSN, Météo France a simulé la dispersion des rejets radioactifs à très grande distance, projetée jusqu’au 26 mars

02/02/2011

Manœuvre franco-tchèque en faveur du nucléaire et du gaz de schiste

lu sur :

http://www.lemonde.fr/depeches/2011/02/02/paris-et-prague-accuses-de-confondre-energies-renouvelables-et-nucleaire_3244_108_44312123.html

Paris et Prague accusés de confondre énergies renouvelables et nucléaire

Plusieurs eurodéputés ont dénoncé mercredi une tentative franco-tchèque de faire adopter au plus haut niveau de l'UE une déclaration faisant de l'énergie nucléaire un moyen de lutte contre le changement climatique, qui nuirait selon eux aux énergies renouvelables.

Si les amendements franco-tchèques sont adoptés vendredi lors d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE à Bruxelles, "ce serait une percée décisive en faveur de l'énergie nucléaire, qui aurait pour conséquence d'affaiblir indirectement les énergies renouvelables", a souligné l'eurodéputé luxembourgeois Claude Turmes, spécialiste de ces questions chez les Verts.

Pour l'eurodéputée française du groupe libéral-démocrate Corinne Lepage, "il s'agirait d'une forfaiture en regard des conventions internationales sur le climat, signées depuis Rio par la France, puisque l'ensemble des négociateurs ont toujours été attentifs à ce que le nucléaire ne profite pas des mesures destinées à réduire le CO2 et autres gaz à effets de serre".

"Par cette mesure non seulement la France +pomperait+ les subventions européennes destinées aux énergies alternatives, mais elle poursuivrait sa politique de sabotage quant au développement des filières", a dénoncé Mme Lepage.

Selon des textes vus par l'AFP, la France souhaite faire figurer les énergies "faiblement carbonées" aux côtés des énergies renouvelables dans la déclaration finale du sommet, consacré notamment à l'énergie.

Elle a proposé notamment que l'UE et ses Etats s'engagent à promouvoir l'investissement dans "les énergies renouvelables et les énergies faiblement carbonées" et souhaite rappeler que Bruxelles a récemment "indiqué qu'une proportion de 2/3 pour la production d'électricité faiblement carbonée devrait être atteinte d'ici 2020".

Selon Claude Turmes, un tel objectif de deux tiers compromettrait clairement les chances de développement du secteur des renouvelables.

Ces références aux énergies faiblement carbonées --parmi lesquelles le nucléaire-- n'ont pas été reprises dans la dernière version du projet de déclaration finale obtenue par l'AFP, encore susceptible toutefois de modifications.

Plusieurs pays, dont le Luxembourg et l'Irlande, s'y sont opposés lors d'une réunion lundi des ministres des Affaires européennes, selon Claude Turmes.

En marge de cette réunion, Laurent Wauquiez, ministre français des Affaires européennes, et le ministre tchèque Karel Schwarzenberg ont adopté une déclaration commune.

Ils y expriment notamment "leur soutien aux énergies sobres en carbone et rappellent que l'énergie nucléaire représente une source dénergie décarbonée répondant à la fois à la rationalité économique et aux objectifs de lutte contre le changement climatique".

Une grande inconnue reste la position de l'Allemagne, qui compte plusieurs champions de l'energie nucléaire comme E.ON et Siemens, relève Claude Turmes.

Un autre passage du projet de déclaration pourrait venir alimenter le débat sur les gaz de schiste en France, où trois vastes zones dans le sud sont désormais l'objet de prospection.

Le dernier projet de conclusions en date demande à ce que le "potentiel" d'une extraction soutenable de ces gaz soit "évalué". En Europe, le sous-sol de la France, de la Pologne, du Royaume-Uni, ou encore de l'Allemagne, en est doté.

Mais leur extraction difficile, à l'aide de forages de deux à trois kilomètres et pour fracturer la roche en injectant d'énormes quantités d'eau, de sable et de produits chimiques, suscite une importante levée de boucliers, notamment en France.

yo/ylf/juv e

01/02/2011

La publicité d'AREVA pour le nucléaire

Communiqué du réseau "Sortir du nucléaire"

Près de 15 000 signatures contre la publicité d’Areva... et vous ?

Déjà près de 15 000 personnes parmi vous ont envoyé un e-mail au Jury de Déontologie Publicitaire (JDP) et à l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) pour réclamer le retrait immédiat de la nouvelle publicité d’Areva ("L’épopée de l’énergie"). Cette campagne de désinformation coûte près de 20 millions d’euros, et tente de faire passer le nucléaire pour une énergie propre et sûre. Notre spot de contre-information a déjà été vu par plus de 40 000 internautes, et il est dorénavant également disponible en anglais.

Le Jury de Déontologie Publicitaire nous a déjà fait savoir qu’il va examiner notre plainte le 4 février. Vous aussi, participez à la cyber-action pour interpeller le JDP, et relayez sur le web notre spot de contre-information !

 

29/01/2011

Le gaz de schiste en France

Communiqué des Objecteurs de Croissance d’ile de France

Nos territoires, nouveaux terrains de jeu des pétroliers

Total, GDF Suez et Schuepbach Energy, s'apprêtent à explorer notre sous sol, sur une zone allant de Montélimar au Larzac en passant par l’Ardèche, le Gard, l'Hérault et la Lozère. Afin de monter une ''nouvelle usine à gaz'' pour satisfaire leurs appétits de profits, mais sans nous informer des conséquences désastreuses pour notre environnement de cette nouvelle ruée vers l’hypothétique or gazeux.

Au cœur du Bassin Parisien, également, un projet qui couvre une surface de 420 000 ha ( dont 275 000 ha couverts par les permis attribués et 145 000ha par des permis en cours d’attribution) concerne un potentiel de ressources de près de 400 Mbcp (millions de barils equivalent pétrole) a été confié a une co-entreprise Hess/Toréador.(Toréador appartient à J. Balkany demi-frère du député maire de Levallois- Perret )
D’autres permis ont déjà été attribués dans le Pas-de-Calais, en Lorraine, dans le Jura, la Loire et les Bouches du Rhône.
Si nos sous-sols recèlent des milliards de mètres cube de gaz de schiste, ils ne sont pas faciles à extraire, et la technique pour les ramener à la surface est délicate et surtout très nuisible à l'environnement. La fracturation hydraulique horizontale, ainsi que le pompage, nécessitent un puits tous les 200m, des quantités phénoménales d'eau additionnée de produits chimiques toxiques pour attaquer la roche, eau qui se trouvera ensuite aspirée en même temps que le gaz vers la surface et à travers les nappes phréatiques... Sur le plan environnemental, le gaz de schiste est au gaz naturel ce que les sables bitumineux sont au pétrole: un désastre environnemental, un saccage des terres agricoles, un coût d'extraction élevé, un gaspillage d'une ressource rare et la pollution de nos réserves en eau.

Pourquoi alors un tel empressement ?
 
Parce que sans jamais l'admettre, ni surtout l'anticiper par une diminution de la consommation, les pétroliers savent que la ressource pétrole s'épuise et qu'il leur faut trouver de nouvelles réserves d'énergie à exploiter. Pour cela ils envisagent, comme aux USA et au Canada, de doubler en 10 ans notre consommation de gaz, et tant pis pour les générations futures ! On comprend pourquoi, l'ex Ministre de l'environnement, JL Borloo, n'a pas fait intervenir le principe constitutionnel de précaution et a accordé en toute discrétion les permis d'exploration. Car ''il ne faudrait pas casser le projet industriel en imposant trop de normes environnementales''.
Une nouvelle fois, nos vies valent moins que leurs profits...

Sortir de la dépendance énergétique pour aller vers l'autonomie et à la sobriété : un principe de responsabilité !

Plutôt que cette fuite en avant énergétique, c'est par une modification de nos comportements et usages que nous préserverons nos territoires. Comment nos quartiers, villes et villages peuvent-ils réduire leur consommation
d'énergie et parvenir à l'autonomie énergétique et à l'autosuffisance alimentaire, tout en préservant les ressources naturelles ? Comment passer de la dépendance au pétrole à la résilience locale ? C'est là tout l'enjeu d'un projet de Territoires en transition.

Redonner la parole aux habitants de nos territoires.

Il est fondamental de décider collectivement de l'exploitation de nos ressources, et l'importance de cet enjeu nécessite une large consultation publique visant entre autres à décider de notre avenir énergétique.
Nous demandons donc que le gouvernement français, les régions et communes concernées ordonnent un moratoire complet sur l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste. En attendant, nous appelons à la création de collectifs locaux de résistance et d'une coordination nationale de vigilance pour nous opposer à toute tentative de commencement de travaux d'exploration.


www.lesobjecteursdecroissanceidf.org
contact :objecteurdecroissance@yahoo.fr

16/10/2010

Transport radioactif record les 5 et 6 novembre

Appel du Réseau "Sortir du nucléaire" et de Greenpeace
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Train d'enfer : transport radioactif record

Les 5 et 6 novembre

Mobilisons-nous contre le nucléaire et ses déchets dangereux

Les 5 et 6 novembre 2010, onze conteneurs de déchets très hautement radioactifs, issus du retraitement par Areva des combustibles usés allemands, vont quitter La Hague (Manche) pour retourner en Allemagne. Ils seront stockés temporairement dans un hangar sur le site de Gorleben en Basse-Saxe, en attente d’une « solution ».

Ni à la Hague ni à Gorleben : aucune solution satisfaisante n’existe aujourd’hui pour la gestion des déchets radioactifs

Si la Hague n’est pas un lieu de stockage satisfaisant, Gorleben ne l’est pas plus. Ces déchets doivent retourner sur leur lieu de production, car le nucléaire est un choix dont chacun doit assumer les conséquences morales, politiques, financières et environnementales.

Ces déchets doivent donc logiquement retourner à l’envoyeur. En l’occurrence, les centrales nucléaires appartenant aux quatre grands producteurs d’électricité allemands.

Le transport le plus radioactif du monde : aucun transport cumulant en une seule fois autant de radioactivité n'aura jamais été réalisé.

Les rayonnements radioactifs émis par les onze conteneurs « CASTOR » entraînent un risque d'irradiation des cheminots et des populations riveraines des voies où le convoi passera. Le retraitement des déchets nucléaires est directement responsable de la concentration phénoménale de radioactivité de ce convoi.

En France, en Allemagne et ailleurs, le nucléaire est une impasse !

Ce transport-record est l'occasion de rappeler quelques vérités sur les milliers de transports nucléaires qui circulent chaque année dans l'Hexagone, et sur la réalité du retraitement des déchets nucléaires.

Tout transport de matières hautement radioactives comporte des risques réels. Pourtant les populations locales ne sont pas informées du passage des convois, pas plus que des risques associés.

Sous couvert de « tri sélectif » et « recyclage », Areva, dans son usine de la Hague, fait augmenter le volume de déchets radioactifs produits (pour une tonne retraitée, environ 65 m3 de déchets sont produits), la contamination environnementale (rejets gazeux et liquides) mais aussi les risques de prolifération (extraction du plutonium).

Mobilisons nous contre les fausses solutions de l’industrie nucléaire

Les associations environnementales – dont Greenpeace et le Réseau « Sortir du nucléaire » – ont obtenu l'arrêt du retraitement des déchets allemands. Ainsi, si l’Allemagne n’envoie plus ses combustibles usés en France, il reste encore des centaines de tonnes de déchets allemands entreposés dans l’attente d’une solution à la Hague, ou encore dans les centres de stockage de la Manche ou de l’Aube. Le stockage de déchets nucléaires, présenté comme sûr il y a 40 ans, tourne au désastre dans l'ancienne mine d'Asse II en Allemagne. Chaque jour, depuis des années, plus de 12 m3 d'eau entrent dans la mine.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » et Greenpeace appellent à une mobilisation la plus large possible les vendredi 5 et samedi 6 novembre sur le trajet du transport (Manche, Calvados, Eure, Seine Maritime, Somme, Pas de Calais, Nord, Aisne , Ardennes, Meuse, Moselle, Meurthe et Moselle, Bas Rhin) et tout particulièrement dans les villes de Caen, Rouen, Amiens, Arras, Nancy, Strasbourg).

Notre objectif n’est pas d’interférer avec ce convoi mais de faire toute la lumière sur les fausses solutions de l’industrie nucléaire pour gérer ces déchets, que ce soit à Gorleben, à la Hague (Manche) ou encore à Bure (Meuse).

Pour agir près de chez vous, nous mettons du matériel à votre disposition (banderole, affiche, tract, tee-shirts…).

Les déchets nucléaires resteront radioactifs pendant des dizaines de milliers d'années. Arrêtons d'en produire et sortons du nucléaire !

Pour connaître les horaires de passage du convoi, en savoir plus sur ce transport et agir à nos côtés :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/train-d-enfer-transport-la-hague/

Contact :
Laura Hameaux
Coordination Nationale des groupes et actions
Réseau Sortir du nucléaire
Mobile: +33 (0)685230511
Tel: +33 (0)320179491
Mail: laura.hameaux@sortirdunucleaire.fr

29/07/2010

Le défaut majeur de l'énergie nucléaire : les déchets

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lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/29/des-dechets-radioactifs-en-mal-de-stockage_1393477_3234.html

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Des déchets radioactifs en mal de stockage

29.07.10 | 13h50  •  Mis à jour le 29.07.10 | 13h51

"Il est désormais indispensable que l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) définisse de façon urgente la planification opérationnelle fine de la préparation de l'échéance de 2015 concernant le centre de stockage profond." Telle est la recommandation du rapport Roussely au sujet de l'aval du cycle du nucléaire. C'est-à-dire de ses déchets, talon d'Achille de la filière atomique française.

Les résidus visés sont les produits hautement radioactifs, ou moyennement radioactifs mais à vie longue (des centaines de millions d'années pour certains), issus du retraitement des combustibles brûlés dans les centrales. Si leur volume est relativement faible (44 000 m3 fin 2007, 56 000 m3 en 2030), ils concentrent 99,9 % de la radioactivité totale des déchets nucléaires français (1,15 million de m3 fin 2007, le double en 2030). Ces substances sont pour l'instant entreposées à la Hague (Manche) et à Marcoule (Gard), dans des conditions qui laissent parfois à désirer. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a ainsi enjoint à Areva de reconditionner 25 000 m3 de déchets d'une ancienne usine de retraitement.

Enfouissement

La loi du 28 juin 2006, sur laquelle "le rapport n'imagine pas qu'il y ait lieu de revenir", prévoit d'enfouir ces déchets à 500 mètres de profondeur, sous une couche d'argile, près de la commune de Bure (Meuse). Un débat public doit être organisé en 2013, suivi d'une enquête et d'une demande d'autorisation en 2015, pour une mise en service en 2025.

C'est ce calendrier dont le rapport demande qu'il soit tenu "dans les délais fixés par la loi", alors que, sur place, l'opposition de riverains et d'écologistes à une "poubelle nucléaire" reste vive. Le rapport préconise en outre que l'Andra "associe d'urgence EDF, Areva et le CEA (Commissariat à l'énergie atomique) à la définition optimisée du centre de stockage profond et à sa réalisation".

D'autres déchets, moins dangereux, sont également en souffrance : ceux de faible activité à vie longue (82 000 m3 fin 2007, 151 000 m3 en 2030). Pour les stocker, l'Andra avait retenu deux villages de l'Aube, mais ils se sont désistés en raison de la fronde locale.

Reste une question de fond : la filière électronucléaire considère aujourd'hui comme des matières "valorisables" l'uranium et le plutonium extraits du retraitement des combustibles usés, dont ils représentent 96 %. Or, un récent rapport montre que le taux de recyclage des combustibles est en réalité inférieur à 20 %. D'autres pays ont choisi de ne pas retraiter leurs combustibles usés et de les gérer comme des déchets. C'est le cas de la Suède, dont les études sur le confinement géologique sont aujourd'hui les plus avancées.