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07/05/2015

derives armee israel (mots clefs)

Quelques liens :

(Juifs de tous les pays, révoltez-vous !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et aussi :

Israël a une vision singulière du droit de la guerre
Israël possède « l'armée la plus morale du monde ». .
www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/05/04/is

et encore

 
A l'annonce d'une trêve de deux heures, à 13H30 (10H30 GMT), un convoi d'ambulances et de camions de pompiers avance, dimanche, dans Chajaya dévastée, tandis que ...

 

 

22/02/2015

Pétition: Pas de drônes d’origine israélienne pour l’armée de terre française !

 
Pétition: Pas de drônes d’origine israélienne pour l’armée de terre française !

 

" Refusant cette complicité et rejoignant l’appel de la société civile palestinienne à la mise en œuvre d’un embargo militaire international contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il respecte le droit international, nous vous demandons de rejeter l’achat du drone Watchkeeper." 

                               SIGNEZ LA PETITION !

20/07/2014

Palestine : une épuration ethnique qui ne dit pas son nom

 (comme les colons européens arrivant en Amérique du nord il y a quatre siècle ...)

à lire sur Libération :

AFP 19 JUILLET 2014 À 07:14 (MIS À JOUR : 19 JUILLET 2014 À 19:52

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours

Alors que Ban Ki-moon doit se rendre dans la région, 16 Palestiniens ont été tués tôt ce samedi dans des frappes israéliennes contre la bande de Gaza, portant à 312 le nombre de morts palestiniens.

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours - Libération.pdf

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à lire sur le Point :

Les enfants broyés de Gaza 
Depuis le 8 juillet, début de l'opération Bordure protectrice, 73 mineurs ont été tués, dont la moitié n'avaient pas 12 ans, selon l'Unicef. Lire

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 11:01

Les enfants broyés de Gaza - Le Point.pdf 

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21h20

Gaza : plus de 430 Palestiniens tués depuis le début de l'offensive...

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 14:52 - Modifié le 20/07/2014 à 21:20 

Au moins 438 Palestiniens ont été tués depuis le début du conflit à Gaza, dont au moins 100 ce dimanche, la journée la plus sanglante depuis le début le 8 juillet de l'offensive israélienne contre l'enclave palestinienne. Dans les rangs israéliens, 13 soldats de la brigade Golani ont été tués ces dernières 24 heures dans la bande de Gaza, portant à 18 le nombre de militaires morts depuis le début de l'offensive "Bordure protectrice", le bilan le plus lourd pour les forces israéliennes depuis 2006. 

Sept soldats sont morts dans l'explosion d'une bombe au passage de leur blindé, 3 dans des tirs croisés avec des activistes à deux endroits différents et trois autres "piégés dans un immeuble en feu", a précisé l'armée. A Chajaya, une banlieue à l'est de la ville de Gaza, l'armée israélienne a mené le bombardement le plus meurtrier depuis le début du conflit, tuant au moins 62 Palestiniens, selon Achraf al-Qoudra, le porte-parole des services d'urgence. 

81 000 réfugiés palestiniens

En outre, plus de 250 personnes ont été blessées à Chajaya depuis les premières heures de dimanche, et 450 à travers toute la bande de Gaza, a ajouté Achraf al-Qoudra. Un responsable de la santé duHamas, Youssef Abou Rech, a mis en garde contre "une catastrophe humanitaire" si les blessés et les morts encore sur place n'étaient pas évacués rapidement. 

Près de la moitié des Palestiniens tués depuis le début de l'offensive sont des femmes, des mineurs et des personnes âgées, selon Achraf al-Qoudra. Deux civils israéliens ont été tués par des tirs de roquettes. Par ailleurs, 81 000 Palestiniens ont trouvé refuge dans des écoles gérées par les Nations unies, ont indiqué des services de l'ONU à l'AFP.

29/04/2014

Europe et libre échange : la réglementation qui tue les libertés fondamentales

lu sur :

www.bastamag.net

ELECTIONS EUROPÉENNES

Europe : la liberté de cultiver entravée par les futurs traités de libre-échange

29/04/2014 SOPHIE CHAPELLE

Des centaines de tonnes de semences détruites au prétexte qu’elles n’ont pas été brevetées par des multinationales. C’est ce qui arrive aux paysans colombiens, et c’est bien ce qui pourrait se produire aussi en France et en Europe à cause du traité de libre-échange discuté entre l’Union européenne et le Canada. Cet accord commercial « brade les droits des agriculteurs au profit de l’industrie semencière », alertent de nombreuses organisations de la société civile. Alors que ce traité doit être ratifié par le Parlement européen, les candidats se positionneront-ils d’ici les élections ? Décryptage.

Les traités de libre-échange constituent-ils une menace pour la liberté de ressemer ses semences ? C’est l’alerte lancée par plusieurs organisations associatives et syndicales après avoir analysé une version confidentielle du projet d’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada (AECG), datée du 20 décembre 2013 [1]« Nous avons notamment eu connaissance du chapitre sur la propriété intellectuelle, raconte Birgit Muller du Réseau semences paysannes. A sa lecture, « il apparaît clairement que ce traité de libre échange, comme les précédents, brade les droits des agriculteurs au profit de l’industrie semencière ».

L’article 18.3 du traité mentionne ainsi qu’un agriculteur en possession de semences d’une variété contenant un caractère breveté pourrait voir ses « biens saisis » et ses « comptes bancaires gelés » ! « S’il n’est pas en mesure de fournir des preuves formelles de la provenance des semences utilisées, l’agriculteur peut être soupçonné de "recel de contrefaçon" », explique Birgit Muller. L’article 16.2 précise également que cette saisie peut se faire sur simple présomption de contrefaçon. En clair, un paysan qui continuerait de faire ce qu’il a toujours fait, garder une partie de sa récolte pour ensemencer ses champs, se verrait donc menacer d’amendes et de poursuites judiciaires.

Extrait du chapitre sur la propriété intellectuelle de l’AECG :

Des réglementations européennes et nationales contournées

Si l’accord entre l’Union européenne et le Canada est ratifié en l’état, « il annulerait les avancées que nous avons obtenues en France dans le cadre de la loi sur les contrefaçons », souligne Roxanne Mitralias de la Confédération paysanne. Pour rappel, ce projet de loi discuté au Sénat en novembre 2013 a suscité de vives réactions en France (nos articles sur ce sujet). C’est à la suite de menaces de grèves de la faim par des paysans, que les députés ont finalement adopté en février 2014 un amendement stipulant qu’un agriculteur qui multiplie et ressème des graines récoltées à partir de variétés sélectionnées par l’industrie semencière ne peut pas être poursuivi pour contrefaçon.

Selon Birgit Muller, le projet d’accord commercial contient des dispositions qui ont également été refusées par le Parlement européen en juillet 2012 dans le cadre de l’ACTA, l’Accord commercial anti-contrefaçon. Ce dernier visait à renforcer l’application des droits de propriété intellectuelle et la collaboration des États dans la lutte contre les contrefaçons, en les mettant directement au service des entreprises. La mobilisation citoyenne contre cet accord, au-travers de nombreuses manifestations et d’une pétition ayant recueilli 2,8 millions de signatures, a finalement conduit aurejet massif de l’ACTA par les eurodéputés (478 contre, 39 pour, 165 abstentions). La ratification de l’accord commercial entre l’UE et le Canada permettrait donc de contourner la réglementation européenne et française.

Monsanto et Syngenta s’imposent en Colombie

Ce type d’accord commercial bilatéral favorise les prérogatives des entreprises et s’impose au droit national. Les paysans colombiens l’ont découvert à leurs dépens : en 2011, 1167 tonnes de semences, principalement de riz, mais aussi de pommes de terre, de maïs, de blé, de plantes fourragères et de haricots rouges, sont retirées de la circulation. L’année suivante, l’Institut agroalimentaire colombien (ICA) confisque ou détruit près de 2800 tonnes de semences. Motif : l’accord signé avec les États-Unis contient une clause qui oblige les paysans à cultiver des « semences certifiées », c’est-à-dire produites par les sélectionneurs industriels comme Monsanto ou Syngenta.

Pour se mettre en conformité avec cet accord, l’ICA publie un texte en 2010 – la résolution 9.70 – qui rend illégale la vente de semences issues de la sélection paysanne, au motif que leurs qualités sanitaires ne sont pas garanties. La mobilisation de dizaines de milliers de Colombiens dans les rues de Bogotá à l’été 2013 conduit le gouvernement à annoncer le 6 septembre la suspension de la résolution pendant deux ans. Toutefois, « l’ICA continue à aller de ferme en ferme pour demander si les semences utilisées sont certifiées » témoigne Victoria Solano, auteure du documentaire « 9.70 ». La pression étatique sur l’autonomie des petits agriculteurs se poursuit.

Droits des peuples à une alimentation locale

« Les accords de libre-échange ont des effets importants sur la vie sociale et économique de pays qui devraient vraiment être discutés avec les citoyens », estime Birgit Muller. Outre les enjeux autour des semences se pose aussi la question du droit des municipalités à se fournir auprès d’un producteur local. « Ce droit aussi va être limité par l’accord économique entre l’Union européenne et le Canada, illustre t-elle. Au-dessus d’une certaine somme, les municipalités devront ouvrir leurs marchés publics à tous les fournisseurs européens. L’université de Toronto par exemple a un partenariat avec les producteurs locaux et biologiques. Mais si l’accord est adopté, elle devra se fournir auprès de producteurs européens si leurs produits sont moins chers. »

La position du prochain Parlement Européen sur ces accords de libre-échange sera donc décisive pour l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire. Dans un appel publié le 29 avril, 23 organisations, dont des producteurs bio, des syndicalistes des douanes, des organisations de commerce équitable [2], alertent sur les conséquences de ce traité qui sera ratifié par les futurs eurodéputés. Ce texte « comprend un important volet sur les droits de propriété intellectuelle et impacte par conséquent le droit des paysans à utiliser leurs propres semences », écrivent les organisations signataires. « Ce modèle d’accord est reproduit de traité en traité, tant qu’aucun frein n’y est mis. Vous avez le pouvoir de le stopper. » Les signataires demandent aux candidats d’annoncer, avant le premier tour des élections européennes le 25 mai, le rejet de l’accord entre l’Union européenne et le Canada. Les critiques des candidats seront-elles aussi vives que celles exprimées contre TAFTA, le projet d’accord commercial entre l’UE et les États-Unis [3] ?

Sophie Chapelle
@Sophie_Chapelle sur twitter

Photo : CC Lifesupercharger

Pour aller plus loin, le documentaire « 9.70 » (en espagnol) de Victoria Solano :

 

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sur l'Europe "de la concurrence ...", voir aussi la note :

20/05/2013

Sortir de "l'Europe à 27" ?

Sortir de "l'Europe à 27" pour échapper à l'impérialisme mercantile du néolibéralisme ? 

Une option à étudier attentivement : 

Qui gouverne la France et l'Europe 27 Avril 2012 ... - YouTube

► 255:28

www.youtube.com/watch?v=Bb8dB7d3BdE

13/01/2014

États-Unis : le Droit du plus Fort ! (la morale la plus faible)

lu sur :

www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/01/13/les...

Le Monde.fr | 13.01.2014 à 01h55 • Mis à jour le 13.01.2014 à 07h59

L'armée américaine aurait testé des armes biologiques « au moins une douzaine de fois » au début des années 1960 dans la préfecture japonaise d'Okinawa, occupée par les Etats-Unis depuis la seconde guerre mondiale jusqu'en 1972. C'est ce que rapporte le Japan Times, qui s'appuie sur des documents des autorités américaines obtenus par l'agence de presse japonaise Kyodo News.

Un champignon dévastateur qui provoque des lésions sur les plants – le Magnaporthe grisea, donnant la maladie de la pyriculariose – aurait ainsi été diffusé sur les rizières pour évaluer son impact sur la production de cette denrée alimentaire de base. « On estime que ce champignon, dont l'existence est connue dans 85 pays, détruit une quantité de riz qui pourrait nourrir 60 millions de personnes par an », note le quotidien anglophone. Selon lui étaient dans le collimateur de l'armée américaine la Chine et l'Asie du Sud-Est.

Le gouvernement américain a déjà dévoilé des programmes d'expérimentation d'armes chimiques et biologiques à Puerto Rico, Hawaï et dans l'Utah, avance aussi le Japan Times. Washington décida de mettre un terme à l'utilisation d'armes biologiques en 1969, avant qu'une convention internationale ne vienne les interdire en 1975.

STOCKAGE DE DÉFOLIANTS

Il a également « été rapporté que l'armée américaine stockait des défoliants à Okinawa pendant la guerre du Vietnam [1954-1975] », rapporte encore le journal. Les défoliants sont une substance chimique utilisée en agriculture pour faire tomber les feuilles d'un végétal, mais également employée en tant qu'arme chimique, comme l'agent orange, produit par Dow Chemical et Monsanto, et massivement déversé par les Etats-Unis sur le Vietnam dans les années 1960.

Lire (édition abonnés) : Au Vietnam, l'« agent orange » répandu par les Américains continue de tuer

Des barils de défoliants ont ainsi été déterrés sur un site appartenant jusqu'en 1987 à l'importante base aérienne américaine de Kadena, en pleine ville d'Okinawa. L'armée a toujours nié avoir stocké des défoliants, et notamment de l'agent orange, à Okinawa. Mais, note le Japan Times, « les conclusions de la communauté scientifique japonaise et internationale sont sans équivoque : non seulement ces barils contredisent les démentis du Pentagone sur la présence de défoliants militaires au Japon, mais en plus la terre polluée menace la santé des habitants, nécessitant une solution d'urgence ».

DÉMÉNAGEMENT D'UNE BASE AMÉRICAINE

Le dossier des bases américaines d'Okinawa perturbe les relations américano-nippones depuis des années, et notamment celle de Futenma, actuellement située en pleine ville de Ginowan, au sud d'Okinawa – une zone de forte concentration urbaine où ces installations sont très critiquées. Fin décembre, le gouverneur d'Okinawa a donné son feu vert au déplacement de la base militaire, en signant une autorisation pour la création de terrains artificiels en bordure du littoral oriental de l'île, qui serviront à son transfert.

Le projet de déménagement de la base de Futenma est sur la table depuis un premier accord américano-japonais en 1996, mais le dossier est confronté depuis le début à la méfiance d'une frange importante de la population d'Okinawa, où sont basés la moitié des quelque 47 000 soldats américains présents au Japon. Lassés des nuisances et de l'insécurité engendrées par cette présence militaire massive sur leur territoire, les opposants au projet demandent que la base, au lieu d'être déménagée dans un autre lieu de l'île, quitte définitivement Okinawa.
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L'article du Japan Times :

Article sur l'agent orange :


28/09/2013

Les impacts du réchauffement climatique

vu sur : http://www.lemonde.fr/planete/visuel_interactif/2013/09/27/la-carte-des-impacts-du-rechauffement-climatique_3486190_3244.html

Regarder la carte interactive sur les impacts du réchauffement climatique

La carte des impacts du réchauffement climatique

Le Monde.fr | 27.09.2013 à 16h41 • Mis à jour le 27.09.2013 à 17h14

 

28/03/2013

Encore un rappel d'Histoire contemporaine

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/03/21/morts-par-la-france_1852096_3224.html

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 21.03.2013 à 17h16 • Mis à jour le 25.03.2013 à 16h25 

Il est des recherches d'historien qui virent peu à peu à l'enquête de police, sans l'inconvénient des lois de prescription. Il en est ainsi des travaux d'Armelle Mabon, maître de conférences à l'université Bretagne-Sud, à Lorient (Morbihan). Depuis 1996, cette femme combative tente d'élucider ce qu'il reste d'énigme dans l'un des grands drames de l'histoire coloniale française : le massacre par l'armée française de dizaines de tirailleurs africains à Thiaroye, au Sénégal, le matin du 1er décembre 1944.

Les archives officielles - rapports, circulaires, enquêtes - se livrant à une réécriture de l'affaire, il lui a fallu trouver ailleurs la vérité. Depuis dix-sept ans, elle convoque donc la science balistique, collationne les expertises d'armuriers, confronte les récits et les chronologies des témoins ou de leurs descendants, repère les contradictions au sein des rapports qu'elle répertorie patiemment dans des tableaux Excel. Bref, de l'investigation à part entière, d'où affleure peu à peu la vérité.

"UN MENSONGE D'ETAT DEPUIS SOIXANTE-DIX ANS"

Thiaroye : de prime abord, cette page d'histoire est connue et même reconnue. La France a officiellement admis le massacre, en 2004. Lors d'un voyage au Sénégal, en octobre 2012, François Hollande a fait explicitement référence à cette "répression sanglante" dans un discours prononcé à Dakar. Mais, en même temps, le scénario de la fusillade et jusqu'au nombre des victimes restent en grande partie obscurs. L'armée française s'est toujours abritée derrière l'explication de la réaction à une mutinerie armée. "Un mensonge d'Etat depuis soixante-dix ans", peste l'historienne. "Une fable", confirme le général André Bach, ancien responsable des archives de l'armée de terre.

Rappel des faits ou du moins de ce que l'on en sait. En 1940, les tirailleurs sénégalais - appellation générique désignant des combattants de plusieurs pays d'Afrique noire - participent à la campagne de France. Des milliers meurent au combat. Entre 1 500 et 3 000 d'entre eux, sitôt faits prisonniers, sont froidement abattus par des soldats allemands gavés d'idéologie suprémaciste. Après l'armistice, près de 70 000 soldats indigènes venus de tout l'empire sont internés dans des camps de prisonniers aménagés sur le territoire français (frontstalags), le régime nazi ne voulant pas de la présence de ces "races inférieures" sur le sol du Reich. La sous-alimentation, le froid, la maladie et le travail forcé déciment les prisonniers. Des internés parviennent à s'évader, cachés par la population complic$e, et rejoignent parfois les rangs de la Résistance.

ARRIÉRÉS DE SOLDE

Dès 1944, les frontstalags sont libérés au fil de l'avancée des forces alliées. L'administration organise le rapatriement de leurs occupants africains vers les colonies. Deux mille tirailleurs se retrouvent ainsi, le 3 novembre 1944, à Morlaix (Finistère). De là, ils doivent embarquer sur le Circassia. Mais les soldats exigent au préalable de recevoir leurs arriérés de solde, quelques milliers de francs de l'époque. Trois cents s'obstinent, refusent de monter à bord et sont expédiés manu militari dans un centre de détention des Côtes-d'Armor. Les autres obtempèrent finalement après avoir touché un quart de la somme et surtout après avoir reçu la promesse de recevoir le reste à l'arrivée.

Une nouvelle grogne éclate lors d'une escale à Casablanca et 400 tirailleurs restent à quai. Ce sont 1 280 soldats qui arrivent finalement à Dakar, le 21 novembre 1944. Ils sont aussitôt enfermés dans des baraquements, à quelques kilomètres de là, dans la caserne de Thiaroye. Les autorités coloniales entendent les renvoyer dans leurs foyers. Les hommes réclament d'abord leur dû. Le 28 novembre, la tension monte. Cinq cents hommes sont sommés de prendre un train pour Bamako. Ils refusent. Venu négocier, le général Dagnan est pris à partie. Il promet le paiement des arriérés. Mais le 1er décembre au matin, le camp est encerclé par un imposant dispositif humain et matériel.

DES RAPPORTS LITIGIEUX

A partir de là, rien n'est clair, si ce n'est qu'une fusillade éclate peu après 9 heures. C'est ici que l'historienne doit se faire limier, tant les rapports sont litigieux. Le témoignage écrit du lieutenant-colonel Le Berre diverge ainsi de celui du chef de bataillon Le Treut, du capitaine Olivier, du colonel Carbillet, du général Dagnan, du lieutenant-colonel Siméoni, du lieutenant de gendarmerie Pontjean, du colonel Le Masle ou du général de Perier, qui diligentera une commission d'enquête en 1945. Certaines circulaires ou certains comptes rendus sont même introuvables. " Ils ont disparu", explique l'historienne, qui a exploré les différents centres où sont conservés les documents de l'époque, en France, mais aussi au Sénégal.

Au fil des versions se développe l'idée d'une riposte à des tirs à la mitraillette ou au pistolet-mitrailleur venus des mutins. Le général Dagnan a fait établir à l'époque une liste des armes prétendument retrouvées. Armelle Mabon l'a fait examiner par des experts de l'Union française des amateurs d'armes. Rien ne tient dans cet inventaire ni ne justifie d'utiliser de tels moyens - un char, deux half-tracks, trois automitrailleuses - pour y répondre.

Officiellement, 35 tirailleurs furent tués ce 1er décembre, chiffre repris par François Hollande dans son discours à Dakar. Vingt-quatre seraient morts sur le coup et onze à l'hôpital. Mais le rapport du général Dagnan daté du 5 décembre fait état de "24 tués et 46 blessés transportés à l'hôpital et décédés par la suite", soit 70 victimes. "Pourquoi aurait-il eu intérêt à alourdir le bilan ?", demande l'historienne qui accrédite plutôt ce dernier chiffre.

TUÉS POUR L'EXEMPLE

Armelle Mabon conclut que les autorités militaires au plus haut niveau voulaient, depuis la veille, faire un exemple contre des soldats qu'elles estimaient en état de rébellion. "Les contradictions multiples et les nombreuses incohérences associées aux témoignages suggèrent fortement la préméditation", affirme-t-elle. Les officiers auraient pris prétexte d'un début d'échauffourée pour tirer. Certaines des victimes avançaient sur les hommes qui les encerclaient, exhibant leurs galons français.

Une trentaine de mutins seront condamnés à des peines allant jusqu'à dix ans de prison, avant de bénéficier d'une grâce amnistiante du président Auriol en 1947. A une exception, les auteurs de la fusillade et ceux qui l'auront ordonnée ou couverte ne furent jamais inquiétés. Cependant, passant au crible leurs dossiers personnels, Armelle Mabon a pu constater que leur carrière fut entravée à dater de ce jour : mise à la retraite d'office, avancement refusé, annotations négatives. "Ils ont été sanctionnés en préservant l'honneur de l'armée", conclut l'historienne. Un aveu déguisé que des fautes ont été commises.

GRAVE BAVURE MILITAIRE

"Il faut réhabiliter les tirailleurs morts, blessés, pour avoir simplement réclamé un droit dont ils ont été spoliés", estime Armelle Mabon, qui publiera ses conclusions dans un ouvrage collectif à paraître aux PUF en octobre 2013 : Nouvelle histoire des colonisations européennes (XIXe-XXe siècles). Sociétés, cultures, politiques.

Thiaroye n'est pas resté simplement dans l'Histoire comme une grave bavure militaire. La fusillade s'inscrit, avec les événements de Sétif et d'autres, dans cette période où les autorités coloniales, après s'être comportées souvent sans grand honneur pendant le conflit, furent incapables de percevoir les changements induits par la seconde guerre mondiale. Les tirailleurs rentraient d'Europe porteurs de valeurs nouvelles. "Ils viennent à la colonie avec l'idée bien arrêtée d'être les maîtres, de chasser les Français", redoute ainsi le lieutenant-colonel Le Berre dans son rapport. Le général Dagnan craint que ces hommes ne "forment le noyau agissant de tous les groupements hostiles à la souveraineté française".

CITOYENS À PART ENTIÈRE

Face à eux, la caste administrative conservait ses préjugés racistes. Dans de multiples textes d'époque, la hiérarchie militaire dénie ainsi aux tirailleurs le droit à un argent qu'ils seraient incapables de gérer. Pour Armelle Mabon, avec Thiaroye, "il s'agit de réimposer la domination coloniale ébranlée par la guerre".

Le peu de cas fait de ces tirailleurs qui s'étaient battus pour la France apportait un démenti à ceux qui espéraient que les indigènes de l'empire pourraient devenir des citoyens à part entière de la République. Lamine Guèye, avocat des "mutins", et Léopold Sédar Senghor, qui demanda leur amnistie, deviendront bientôt deux artisans de l'indépendance.

Benoît Hopquin

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À LIRE 

"NOUVELLE HISTOIRE DES COLONISATIONS EUROPÉENNES (XIXE-XXE SIÈCLES). SOCIÉTÉS, CULTURES, POLITIQUES"

sous la direction d'Amaury Lorin et Christelle Taraud (PUF, à paraître en octobre 2013).

"UNE SAISON NOIRE. LES MASSACRES DES TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS, MAI-JUIN 1940"

de Raffael Scheck (Tallandier, 2007).

"LA RÉVOLTE DES TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS DE TIAROYE"

de Julien Fargettas (Revue Vingtième siècle, no 92, avril 2006).

À VOIR

"LE CAMP DE TIAROYE"

film sénégalais (1988) d'Ousmane Sembene (2 h 27 min). 1 DVD Médiathèque des Trois Mondes.

27/03/2013

La grande terreur : un rappel pour les jeunes générations

lu sur :

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/03/06/un-massacre-dicte-par-la-paranoia-du-regime_1842888_3208.html

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La Grande Terreur, un massacre dicté par la paranoïa du régime stalinien

LE MONDE | 06.03.2013 à 14h18 • Mis à jour le 06.03.2013 à 15h25

Par Nicolas Werth

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Voir l'infographie : Géographie de la terreur stalinienne

 

L'arrestation et l'exécution d'un pourcentage souvent très élevé des cadres communistes ne représentèrent qu'une petite fraction (7 à 8 %) de l'ensemble des arrestations et des exécutions de la Grande Terreur (1937-1938). Tandis que les rituels d'anéantissement des "ennemis du peuple" envahissaient la sphère publique, les groupes opérationnels du NKVD mettaient en oeuvre les "opérations secrètes de masse", décidées et mises au point par Staline, Nikolaï Iejov, le commissaire du peuple à l'intérieur, et les plus proches collaborateurs de Staline, avec pour objectif d'éradiquer des éléments considérés comme étrangers ou nuisibles dans un projet d'homogénéisation de la société socialiste, à un moment jugé critique.

Staline était persuadé de l'imminence d'un conflit international auquel l'URSS ne pourrait se soustraire. Cette perspective lui rappelait l'une des grandes leçons politiques léguées par Lénine : la nécessité d'éliminer à l'avance, par une "frappe prophylactique", tous les "ennemis intérieurs" perçus comme autant de recrues potentielles d'une mythique "cinquième colonne de saboteurs et d'espions".

La plus importante de ces opérations, lancée par l'ordre opérationnel du NKVD n° 00447 en date du 30 juillet 1937 et entrée dans le vocabulaire codé du NKVD sous le nom d'"opération Koulak", ciblait une cohorte d'"ennemis" aux contours particulièrement flous : les "ex-koulaks, éléments criminels et autres contre-révolutionnaires". Tous ces individus devaient être répartis en deux catégories : les "plus actifs" dans la catégorie I, les "moins actifs, mais néanmoins hostiles" dans la catégorie II. Les individus classés dans la catégorie I devaient être "immédiatement arrêtés et après passage de leur dossier devant une troïka [juridiction d'exception de la police politique, composée de trois membres], fusillés". Ceux classés en catégorie II devaient être "arrêtés et envoyés en camp pour une durée de dix ans".

LE LOURD TRIBUT DES POLONAIS

L'ordre n° 00447 présentait ensuite des quotas, région par région, du nombre d'individus à réprimer. Selon les chiffres du NKVD, 767 000 personnes furent condamnées, dont 387 000 à la peine de mort, dans le cadre de cette opération.

Staline et Iejov lancèrent également une dizaine d'"opérations nationales". Le 25 juillet 1937 débuta l'"opération allemande" visant "les agents allemands, saboteurs, espions et terroristes travaillant pour le compte de la Gestapo". En quinze mois, 57 000 personnes furent arrêtées à ce titre, dont 42 000 furent exécutées.

Le 11 août 1937, Nikolaï Iejov envoya une nouvelle directive destinée à mettre en oeuvre la "liquidation totale des réseaux d'espions et de terroristes de l'Organisation militaire polonaise". Cette opération allait se solder par l'arrestation, en quinze mois, de 144 000 personnes, dont plus de 111 000 furent condamnées à mort. Parmi les minorités nationales, la diaspora polonaise paya le plus lourd tribut à la Grande Terreur : un cinquième des 700 000 citoyens soviétiques d'origine polonaise recensés en URSS en 1937 furent condamnés, et la plupart exécutés.

Une troisième opération nationale avait pour cible un groupe suspect d'entretenir des liens avec le Japon, les "Harbiniens", ex-employés et cheminots de la Compagnie des chemins de fer de Chine orientale, basée à Harbin, et qui, après la cession de la ligne au Japon, avaient été rapatriés, comme citoyens soviétiques, en URSS. Au total, 33 000 personnes furent condamnées dans ce cadre, dont plus de 21 000 furent exécutées.

En octobre-novembre 1937, le NKVD déclencha cinq autres opérations de ce type - lettone, finlandaise, grecque, roumaine et estonienne. Selon les statistiques du NKVD, 335 513 individus furent condamnés dans le cadre des opérations nationales. Sur ce nombre, 247 157, soit 73,6 % - une proportion bien plus élevée que pour l'opération n° 00447 -, furent exécutés.

RESPONSABLES ZÉLÉS

Outre les suppléments de quotas accordés à la demande des responsables régionaux zélés, Staline et Iejov prenaient l'initiative d'augmenter les quotas de manière globale : ainsi, le 15 octobre 1937, ils allouèrent à 58 régions et républiques des quotas supplémentaires concernant 120 320 "individus à réprimer". Chaque équipe devait remplir son plan chiffré d'arrestations et monter des affaires groupées de "contre-révolutionnaires", d'"espions" et de "terroristes" passés aux aveux. Ceux-ci étaient obtenus au terme de tortures et d'interrogatoires ininterrompus.

La mise en oeuvre des opérations nationales obligea les agents du NKVD à déployer une inventivité sans borne. A Gorki (aujourd'hui Nijni-Novgorod, à l'est de Moscou), le chef régional du NKVD eut la lumineuse idée d'inverser la catégorie introuvable d'"ex-prisonniers de guerre allemands restés en URSS" en "ex-prisonniers russes de la guerre impérialiste ayant été en captivité en Allemagne", ce qui permit à ses agents d'arrêter plusieurs centaines d'anciens combattants de la Grande Guerre.

Les dossiers ainsi fabriqués étaient transmis à un tribunal d'exception, siégeant à huis clos. Au cours d'une seule séance, celui-ci examinait plusieurs centaines de dossiers. La sentence ne pouvait être que la peine de mort ou l'envoi pour dix ans au goulag.

"GENS DU PASSÉ"

Comment identifier les victimes ? Les historiens ont identifié des groupes sociaux et des zones à risque. Les groupes à risque comprenaient tout ancien membre du Parti bolchevique exclu pour telle ou telle "déviation" politique, ainsi que tout fonctionnaire ayant une origine sociale non prolétarienne ou ayant suivi un parcours politique hétérodoxe, c'est-à-dire non bolchevique. Etaient particulièrement vulnérables tous ceux qui avaient déjà été fichés par la police politique et notamment : les "déplacés spéciaux", déportés au cours des années précédentes vers un certain nombre de régions inhospitalières du pays ; les membres du clergé (90 % des quelque 30 000 serviteurs du culte furent arrêtés) ; les anciens membres du Parti socialiste révolutionnaire (la quasi-totalité d'entre eux, tous fichés, fut condamnés à mort).

Vulnérables aussi étaient ceux que les autorités désignaient sans ambages comme "gens du passé" (byvchie). Cette catégorie regroupait des personnes qui avaient en commun d'avoir reçu une éducation secondaire, voire universitaire, et surtout d'avoir fait partie des élites sous l'ancien régime tsariste.

Il existait aussi des lieux professionnels à risque. Il s'agissait avant tout des entreprises travaillant pour la défense nationale, mais aussi de toute entreprise particulièrement accidentogène : mines, métallurgie, chantiers de construction, chemins de fer. Pour les enquêteurs du NKVD, rouvrir et criminaliser les dossiers relatifs à des accidents industriels permettait de fabriquer aisément des affaires groupées de "saboteurs" et de "diversionnistes".

La Grande Terreur prit fin comme elle avait débuté : sur une résolution secrète du Politburo datée du 17 novembre 1938. Ce texte stoppait toutes les opérations répressives de masse et critiquait les "défauts majeurs" dans le travail de la police politique. Ceux-ci étaient expliqués ainsi : des "ennemis du peuple" s'étaient "faufilés" dans le NKVD pour y développer leurs activités subversives. Quelques jours plus tard, Nikolaï Iejov démissionna de toutes ses fonctions. La Pravda annonça laconiquement que le commissaire du peuple à l'intérieur avait été relevé de ses fonctions pour raisons de santé.

10/12/2012

La CRIIRAD et Tchernobyl : vers la Cours Européenne de Justice ?

communiqué:


Cher(e)s adhérent(e)s

En novembre dernierla Criirad a été avisée que son recours en cour de cassation avait été rejeté.

 

 Quelques rappels historiques :
-en mars 2001 après plusieurs démarches infructueuses (en Corse, à Lyon,...), la Criirad décide de porter plainte auprès du TGI de Paris avec 53 malades de la Thyroïde et l'AFMT (Association Française des Malades de la Thyroïde) -la plainte  est bien enregistrée et le dossier confié à la juge d'instruction Mme Bertella Geffroy du pôle sanitaire, qui lance des perquisitions avec l'aide de la police judiciaire.

- cela aboutit à apporter des preuves complémentaires à celles figurant dans le mémoire de la Criirad sur le fait que des produits alimentaires ont bien été commercialisés en 1986 alors qu'ils dépassaient nettement les normes européennes, normes que nos responsables affirmaient respecter par ailleurs -cela a permit d'aboutir à la mise en examen du Pr Pellerin en mai 2006, pour "tromperie sur la marchandise".

- celui ci est donc convoqué chez Mme la JugeLors des premières auditions, il défend les positions adoptées à l'époque par les autorités , les estimant justifiées, mais qu'il n'avait pas lui même de responsabilité directe dans la commercialisation -son avocat (Maitre Holleaux, commis par l'état), au bout de quelques séances, lui interdit de parler ...et rapidement Mr Pellerin ne se rend plus aux convocations de Mme la Juge ...pour raison de santé -reste à la justice de prouver que ces consommations de produits alimentaires contaminés ont provoqué des dégâts sanitaires, en particulier des cancers de la thyroïde. Pour cela Mme la Juge va avoir beaucoup de difficultés et en particulier du coté des instances sanitaires, elle va tout de même mandater deux experts et orienter leur travail sur la Corse, région où il y a des documents et des médecins qui pourront aider à faire ce travail -malheureusement le travail n'a pas été de qualité (au point que les élus Corses ulcérés, ont décidé en 2012, de financer un expert étranger pour faire ce travail, réponse en 2013)

 

 -la partie adverse a donc engagé une action en 2011 pour classer l'affaire, cela a abouti au dessaisissement de la Juge du dossier dès la fin 2010 et un recours en mars 2011 auprès du tribunal de Paris...en plein Fukushima -les plaignants (Criirad et AFMT ainsi que des malades dont le nombre est passé à plus de 500 au fil du temps)   sont convoqués mais sont maintenus à bonne distance par la police, seuls nos avocats ont pu y assister -le jugement est rendu en septembre : "non lieu " pour le Pr Pellerin, il n'était responsable de rien.

- la Criirad et l'AFMT, font donc en octobre 2011 un recours en cassation

- ce jugement vient d'être rendu, il est rejeté-les plaignants ont donc épuisé tous les recours possible au niveau français, ce qui permet d'envisager des démarches auprès des instances européennes.

En effet la Criirad considère qu'il serait scandaleux et grave que les choses en restent là, ce serait accepter l'idée que les choses se sont bien passées en 1986, qu'il n'y a ni responsable, ni coupable, et donc que si une catastrophe se reproduisait on nous jouerait le même scénario.

Tchernobyl a été le déclencheur de la création de la Criirad, elle ne tournera pas la page sans l'avoir écrite complètement.  La page peut être écrite par la Justice mais aussi par la CRIIRAD pour que chacun sache ce qui s'est passé et puisse juger les différents responsables.

 

A votre disposition pour d’autres renseignements si vous le souhaitez.

 

Bien cordialement

 

Roland DESBORDES
Président



CRIIRAD
471 Avenue Victor Hugo
26000  VALENCE
Tel : 04 75 41 82 50

 

adresse messagerie : asso@criirad.org
visiter notre site : www.criirad.org

 

20/10/2012

Gaza : Un blocus "légal" pour l'ONU

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/l-armee-israelienne-a-arraisonne-le-navire-finlandais-pour-gaza-20-10-2012-1519067_24.php

L'armée israélienne a arraisonné le navire finlandais pour Gaza

Le Point.fr - Publié le20/10/2012 à 12:34- Modifié le20/10/2012 à 15:18

L'Estelle, qui voulait forcer le blocus de la bande de Gaza, a été arraisonné sans violence, a déclaré un porte-parole militaire de l'État hébreu. 

source AFP

Le navire finlandais Estelle, avec à bord des militants pro-palestiniens qui tentent de forcer le blocus de la bande de Gaza, a été arraisonné samedi matin par la marine israélienne, a indiqué une porte-parole militaire. "Il n'y a pas eu de violences", a précisé à l'AFP cette porte-parole. "Les soldats sont montés à bord et ont pris le contrôle du Estelle. Les passagers n'ont pas opposé de résistance", selon elle. Dans un communiqué, l'armée israélienne a précisé que la décision d'aborder la goélette avait été prise après que "tous les efforts, y compris diplomatiques, visant à dissuader son équipage de parvenir à Gaza ont été déployés en vain".

Le bateau finlandais, affrété par le mouvement suédois Ship to Gaza Sweden, devait être conduit jusqu'au port israélien d'Ashdod, au sud de Tel-Aviv, et ses passagers remis à la police puis au service de l'immigration relevant du ministère de l'Intérieur. Israël procède généralement à l'expulsion vers leurs pays d'origine des personnes cherchant à franchir illégalement les territoires sous son contrôle.

Cinq députés européens à bord

Auparavant, Victoria Strand, porte-parole du mouvement Ship to Gaza Sweden (Un Bateau pour Gaza - Suède), basé à Stockholm, avait affirmé que la marine israélienne avait "attaqué" le bateau. "Estelle est attaqué en ce moment, je viens de recevoir un message (des passagers du bateau) à l'instant par téléphone. (...) Ils (les passagers) nous avaient dit auparavant qu'ils étaient suivis par des bâtiments militaires (israéliens)", avait précisé à l'AFP Victoria Strand.

Le navire est parti le 6 octobre de Naples (Italie) et a été ravitaillé mardi dernier dans les eaux internationales au large de la Crète (Grèce). Il transporte cinq députés européens : Ricardo Sixto Iglesias (Espagne), Sven Britton (Suède), Aksel Hagen (Norvège), Vangelis Diamandopoulos et Dimitris Kodelas (Grèce), ainsi que l'ancien député canadien Jim Manly. L'Estelle, en provenance de Suède, est arrivé le 4 octobre à Naples après un tour d'Europe qui l'a conduit en Finlande, en France et en Espagne.

Un blocus "légal" pour l'ONU

Cette goélette à trois mats, bâtie en 1922, transporte principalement des Occidentaux, mais aussi deux Israéliens, selon les organisateurs. Il compte débarquer des fournitures scolaires et médicales et des matériaux de construction. Le blocus terrestre, aérien et maritime de la bande de Gaza a été imposé au territoire palestinien en juin 2006 à la suite de la capture d'un soldat israélien, puis renforcé lors de la prise de contrôle par le Hamas. Ce blocus a ensuite été allégé après l'assaut meurtrier par la marine israélienne, en 2010, d'un navire turc qui voulait livrer une aide humanitaire à Gaza.

En 2011, le rapport Palmer de l'ONU avait jugé "excessive" et déraisonnable cette intervention militaire, mais avait considéré comme étant légal le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza. Cette affaire avait provoqué une grave crise diplomatique entre la Turquie et Israël, autrefois alliés. Ankara a abaissé sa représentation diplomatique en Israël, suspendu la coopération militaire et expulsé l'ambassadeur de l'État hébreu.

 

29/09/2012

Tectonique des plaques

lu sur :

http://www.lepoint.fr/science/sumatra-11-avril-2012-un-seisme-pas-comme-les-autres-27-09-2012-1510929_25.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120928

Sumatra, 11 avril 2012 : un séisme pas comme les autres

Le Point.fr - Publié le 27/09/2012 à 17:59

D'après plusieurs équipes de chercheurs, la plaque indo-australienne serait en train de se fracturer en deux. Explications. 

11 avril 2012, 10 h 38 (heure de Paris), un violent séisme de magnitude 8,7 secoue l'île de Sumatra en Indonésie et déclenche aussitôt une alerte au tsunami sur l'ensemble de l'océan Indien. Deux heures plus tard, une forte réplique de magnitude 8,2 fait redouter une catastrophe de grande ampleur. Le pire sera finalement évité, mais ce tremblement de terre, à 615 kilomètres de Banda Aceh, la capitale de la province d'Aceh, en plein coeur de la plaque indo-australienne, surprend tout le monde. Car ce type d'événement est généralement attendu à la jonction de deux plaques. Dès lors, plusieurs équipes scientifiques vont plancher sur ce séisme... Leurs conclusions, qui viennent d'être dévoilées dans les revues Nature et Science, sont édifiantes.

Ces deux séismes atypiques seraient les symptômes d'un processus géologique très lent de division de la plaque indo-australienne en deux entités distinctes. La plaque porteuse de l'océan Indien, animée dans son ensemble d'un mouvement vers le nord-est, rencontre en effet des résistances plus ou moins fortes. D'un côté, sa partie est entre en collision avec la plaque eurasiatique au niveau de la chaîne de l'Himalaya qui continue lentement à gagner de l'altitude, tout en exerçant une résistance forte. De l'autre, sa partie ouest glisse plus aisément sous l'île de Sumatra. Le tout engendre un mouvement asymétrique de nature à scinder progressivement la plaque en deux, même si le lieu de formation de la future frontière reste encore très largement mystérieux.

Mouvements horizontaux

Mauvaise nouvelle : le divorce entre l'Inde et l'Australie, en germe depuis des lustres, prendra encore des millions d'années et provoquera très certainement des centaines, voire des milliers, de séismes comme ceux du 11 avril 2012 avant d'être prononcé. Bonne nouvelle : à la différence du séisme du 26 décembre 2005, survenu dans une zone de subduction et à l'origine d'un tsunami dévastateur qui a fait plus de 220 000 morts en Asie, ce type de tremblement de terre n'est pas de nature à générer d'importants raz-de-marée. En effet, les cinq failles qui ont rompu le 11 avril dernier (quatre d'abord, la cinquième dans un second temps) ont coulissé horizontalement l'une contre l'autre, sans mouvement horizontal suffisant pour déchaîner l'Océan.

Carte illustrant les mouvements de la plaque indo-australienne :

© Keith Koper, University of Utah Seismograph Stations

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04/05/2012

BDS: le boycott des produits israéliens est légal

lu sur :

http://www.europalestine.com/spip.php?article7197

Le tribunal de Bobigny vient de relaxer Olivia, Maha, Mohamed et Ulrich, poursuivis par le gouvernement et des associations du lobby israélien pour avoir appelé au boycott des produits israéliens

Ce jeudi 3 mai, le tribunal de grande instance de Bobigny a estimé que la loi sur la discrimination invoquée par le gouvernement et les parties civiles concerne les personnes, et ne s’applique pas aux Etats ni aux produits, suivant l’argumentation des avocats de la défense, Maîtres Dominique Cochain, Antoine Comte et Gilles Devers.

Il n’a donc pas suivi les requêtes du procureur qui demandait des milliers d’euros d’amendes et jusqu’à 4 mois de prison avec sursis contre les prévenus.

Il a en outre déclaré irrecevables la Chambre de Commerce France Israël, le BNVCA et l’association "Secours Français aux Sinistrés d’Israël", qui s’étaient portés parties civiles contre les 4 militant(e)s.

Après les jugements dans le même sens rendus par les tribunaux de Paris et de Mulhouse (sans parler de Pontoise et de Créteil où la procédure a été jugée nulle et les prévenus également relaxés), il est réconfortant de constater que les magistrats n’ont aucune envie de commettre un "attentat judiciaire", selon l’expression du Syndicat de la Magistrature pour qualifier la circulaire Alliot-Marie demandant aux juges de condamner les personnes qui appellent au boycott d’Israël.

La campagne BDS, lancée par la société civile palestinienne en juillet 2005 s’amplifie dans le monde entier.

La semaine dernière, la plus grande chaîne de supermarchés britannique, CO-OP, annonçait ainsi cesser toute activité commerciale avec les grossistes israéliens de fruits et légumes dans l’incapacité de certifier que leurs produits ne viennent pas des colonies.

Ces victoires sont le fruit de la détermination des femmes et des hommes qui disent non à l’occupation, non à la ségrégation et non au vol des terres palestiniennes.

Ne relâchons pas la pression. L’occupant doit comprendre que l’occupation a un prix.

CAPJPO-EuroPalestine

27/04/2012

1er mai, fête du VRAI travail !

Un montage amusant :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/sarkozy-petain-et-le-vrai-travail_1108166.html

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21/04/2012

Bruits de bottes : vers une troisième guerre mondiale ?

(voir aussi : Bruits de bottes : vers une troisième guerre mondiale ...

lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/.../actualites.htmlEn cache

10 févr. 2012 – 10/02/2012. )

lu sur le Canard enchaîné cette semaine:

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06/04/2012

Critiquer l'attitude belliqueuse d'Israël, c'est être antisémite

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/04/04/gunter-grass-accuse-israel-de-menacer-la-paix-mondiale-et-fait-scandale_1680504_3214.html

1Günter Grass accuse Israël de menacer la paix mondiale et fait scandale



 

Le Monde.fr avec AFP | 04.04.2012 à 19h14 • Mis à jour le 05.04.2012 à 18h07

 

Le Prix Nobel de littérature allemand Günter Grass, 84 ans, a créé un énorme scandale lundi 2 avril en publiant, sous forme de poème, un plaidoyer pour l'Irandans lequel il accuse Israël de menacer la paix mondialeCe texte en vers intitulé "Ce qui doit être dit" et paru dans le grand quotidien de Munich, le Süddeutsche Zeitung, a valu à son auteur d'être violemment accusé d'antisémitisme.

Dans son poème, Günter Grass dénonce un "prétendu droit à attaquer le premier", faisant allusion à l'éventualité de frappes israéliennes contre Téhéran. Selon l'écrivain, une telle démarche pourrait mener à "l'éradication du peuple iranien". Il appelle les Allemands, "déjà suffisamment accablés", à ne pas devenir complices d'un "crime prévisible".

Berlin et Tel-Aviv ont conclu en 2005 un contrat de vente de sous-marins conventionnels de type Dolphin, dont un sixième exemplaire doit être livré prochainement. Ces sous-marins peuvent être équipés d'armes nucléaires. Grass dénonce le "silence généralisé" qui pèse sur cette question, évoquant un"mensonge pesant" parce que "le verdict d'antisémitisme tombera automatiquement" sur qui le rompra.

"Pourquoi ne dis-je que maintenant [...] que la puissance atomique d'Israël menace la paix mondiale déjà fragile ?, questionne le Prix Nobel de littérature. Parce qu'il faut dire ce qui pourrait être trop tard demain."

"L'ARCHÉTYPE DE L'ÉRUDIT ANTISÉMITE"

Israël a vivement réagi à ces propos. "Ce qui doit être dit, c'est qu'il est de tradition européenne de blâmer les juifs avant la Pâque juive", a lancé le numéro deux de l'ambassade de l'Etat hébreu à Berlin, Emmanuel Nahshon, dans un communiqué, reprenant le titre du texte de Grass. Le représentant israélien a regretté que son pays soit "le seul au monde remis en cause publiquement dans son droit d'exister", et a assuré que les Israéliens "voulaient vivre en paix avec leurs voisins de la région".

"Günter Grass retourne la situation en prenant la défense d'un régime brutal", a également regretté Deidre Berger, directrice de l'American Jewish Committee à Berlin. Henryk Broder, éditorialiste et polémiste juif renommé en Allemagne, a jugédans le quotidien conservateur Die Welt que "Grass [avait] toujours eu un problème avec les juifs, mais il ne l'avait jamais aussi clairement exprimé que dans ce poème". Pour Broder, Grass est "l'archétype de l'érudit antisémite", de l'Allemand qui est "poursuivi par la honte et le remords".

"Jamais dans l'histoire de la République fédérale, un intellectuel renommé ne s'en est pris avec autant de clichés à Israël"a renchéri l'hebdomadaire Der Spiegeldans son édition en ligne.

Sans nommer Grass, le ministre des affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, a publié un communiqué expliquant que "minorer les dangers du programme nucléaire iranien reviendrait à nier la gravité de la situation". Le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, s'est de son côté refusé à commenter, au nom de la "liberté de création".

Sur Internet, les réactions étaient enflammées entre défenseurs et détracteurs de Grass, les premiers invitant à réfléchir et discuter des propos de l'écrivain qualifié d'"antisémite" par les seconds. En 2006, Günter Grass, connu pour ses positions de gauche, avait admis avoir fait partie des Waffen SS dans sa jeunesse, lui qui renvoyait souvent l'Allemagne à son passé nazi et dont un des livres les plus connus, Le Tambour, est résolument pacifiste.

Lire : "Günter Grass effeuille sa mémoire"

lire aussi le texte original de Günter Grass sur :

Accuser Israël de menacer la paix mondiale, est-ce ...

lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/.../accuser-israel-de-menace...En cache
il y a 13 heures – 05/04/2012. Accuser Israël de menacer la paix mondiale, est-ce ... ... être antisémite ou clairvoyant ?  
 
http://lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/2012/04/05/accuser-israel-de-menacer-la-paix-mondiale-est-ce.html

25/03/2012

« Semaine sans pesticides »

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5085

22-03-2012 - 

L’histoire des pesticides depuis 1945 : une lente agonie du vivant

Alors que de multiples actions s’organisent à travers la France dans le cadre de la « Semaine sans pesticides », la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) publie son « Manifeste pour une agriculture respectueuse de la nature et des hommes » (1). Cette publication retrace notamment les 100 ans d’existence de la LPO, au cours desquelles l’association a assisté et lutté contre l’apparition de menaces toujours plus nombreuses pour les oiseaux, dont l’évolution des pratiques agricoles. 

Au cours des années 1945 – 1970, l’utilisation des insecticides organochlorés, tel le DDT, se généralise, entraînant l’effondrement de la reproduction des prédateurs, et plus particulièrement des rapaces avec le Faucon pèlerin en première ligne. Rapidement, c’est au tour des organophosphorés, puissants toxiques du système nerveux, de faire leur apparition, leurs effets mortels se faisant sentir sur nombre d’animaux vertébrés et invertébrés, y compris les oiseaux. La machine est alors lancée et, à partir des années 1970, les herbicides font leur entrée. La quasi disparition de la flore indigène entraîne la disparition des invertébrés qui dépendaient d’elle. Les chaînes alimentaires sont rompues, laissant démunis les oiseaux dépendants des ressources en invertébrés. 

A partir des années 1990, cette logique implacable de destruction du vivant trouve une nouvelle expression avec la mise au point des insecticides en enrobage de semences. Pour la LPO, cette nouvelle invention est le « coup de grâce » porté aux invertébrés, « entre 10 et 33 000 fois plus sensibles que les vertébrés à ces poisons ». Au cœur du processus vital de pollinisation, les abeilles s’effondrent, de même que nombre de populations d’oiseaux (hirondelles, traquets, alouettes…) qui crient famine. Selon l’association, les oiseaux soumis à l’agriculture intensive ont ainsi chuté de 30 % (1).   

Inquiétant, ce bilan n’a, pourtant, pas vocation à se focaliser sur le passé, mais entend montrer l’urgence d’inverser rapidement la tendance. Des initiatives en ce sens fleurissent déjà, à l’instar des municipalités et des jardiniers amateurs qui ont abandonné pesticides et herbicides. De même, les agriculteurs biologiques ont doublé leurs effectifs en 5 ans. Mais ces progrès doivent désormais se généraliser et dépasser le stade de prises de conscience isolées pour renverser la vapeur. Sa position au sommet de la chaîne alimentaire ne préservera certainement pas l’homme, bien au contraire. Dès lors, faire bon usage du temps dont il dispose reste son principal atout. A lui de mettre un point final à la chronologie des pesticides. 

Cécile Cassier

1- Programme STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs).


12/03/2012

Les glaces du Groenland plus sensibles au réchauffement que prévu

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/12/les-glaces-du-groenland-plus-sensibles-au-rechauffement-que-prevu_1656261_3244.html

Les glaces du Groenland plus sensibles au réchauffement que prévu

De précédentes études avaient établi un seuil de réchauffement de +3,1 °C au-delà duquel la calotte glaciaire du Groenland pourrait avoir totalement fondu. Une nouvelle étude abaisse ce seuil à +1,6 °C.

La calotte glaciaire du Groenland, dont la fonte contribue à la montée du niveau de la mer, est plus sensible au réchauffement climatique que ce qui était admis jusqu'ici, suggère une étude publiée dimanche 11 mars dans la revue scientifique Nature Climate Change.

De précédentes études avaient établi un seuil de réchauffement de +3,1 °C par rapport à l'époque pré-industrielle au-delà duquel les glaces qui recouvrent le Groenland pourraient avoir totalement fondu, d'ici des millénaires. Cette nouvelle étude, à partir de simulations numériques, abaisse ce seuil à +1,6 °C (dans une plage allant de +0,8 °C à +3,2 °C), sachant que la planète s'est déjà réchauffée de 0,8 °C depuis le milieu du XVIIIe siècle.

Le temps que prendrait une fonte totale de la calotte (ou inlandsis) du Groenland dépend de la durée et de l'ampleur du dépassement de ce seuil : elle pourrait avoir disparu en deux mille ans en cas de réchauffement de +8 °C mais en cinquante mille ans en cas de hausse contenue à +2 °C, selon les chercheurs de l'Institut de Potsdam (PIK) et de l'université Complutense de Madrid. Limiter la hausse à 2 °C est l'objectif que s'est fixé la communauté internationale mais, au regard des émissions actuelles de gaz à effet de serre, le monde semble davantage être sur une trajectoire de +3 à +4 °C.

"IRRÉVERSIBLE"

Le Groenland constitue, après l'Antarctique, la seconde retenue d'eau sur terre. Une fonte importante de la calotte glaciaire, qui recouvre environ 80 % du territoire, pourrait contribuer à une élévation de plusieurs mètres du niveau de la mer et affecter la vie de millions de personnes, rappellent les auteurs. "Notre étude montre que, sous certaines conditions, la fonte des glaces du Groenland devient irréversible", précise par ailleurs l'un des chercheurs, Andrey Ganopolski, de l'Institut de Potsdam.

Cela s'explique par les interactions existant entre le climat et la calotte glaciaire. La calotte peut atteindre plus de 3 000 mètres d'épaisseur et s'élève ainsi à des altitudes où les températures sont plus froides. Mais en fondant, sa surface s'affaisserait à des altitudes où les températures sont plus élevées, ce qui contribuerait à accélérer encore le processus.

03/03/2012

Le début de la fin

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/02/la-fonte-de-la-banquise-entrainerait-une-forte-pollution-au-mercure_1650917_3244.html

La fonte de la banquise entraînerait une forte pollution au mercure

L'importante diminution de la banquise permanente dans l'Arctique au cours des dix dernières années pourrait provoquer l'intensification d'une réaction chimique qui entraîne des dépôts, toxiques, de mercure, selon la NASA.

La forte diminution de la banquise permanente constatée dans l'Arctique au cours des dix dernières années pourrait avoir comme conséquence l'intensification d'une réaction chimique qui entraîne des dépôts, toxiques, de mercure, à en croire une étude menée par la NASA et rendue publique jeudi 1er mars.

L'épaisse banquise permanente du pôle Nord laisse place progressivement à une glace moins épaisse et plus salée, qui dégage dans l'atmosphère du brome lorsque se produit une interaction avec les rayons solaires et le froid, a expliqué Son Nghiem, chercheur de la NASA au Laboratoire de propulsion à réaction (Jet Propulsion Laboratory, JPL) de Pasadena. Cela déclenche une réaction chimique appelée "explosion de brome" qui transforme le mercure gazeux présent dans l'atmosphère en un polluant toxique qui se dépose sur la neige, les terres et la glace et peut s'accumuler dans l'organisme des poissons, ajoute Son Nghiem, auteur principal de cette étude.

MODIFICATION DE LA COMPOSITION DE L'EAU

"Le rétrécissement de la glace d'été fait parler de lui surtout pour ce qui est de l'exploitation des ressources de l'Arctique et l'ouverture de nouvelles voies maritimes commerciales", rappelle-t-il. "Mais la modification de la composition de l'eau a elle aussi un impact sur l'environnement. Le changement des conditions dans l'Arctique pourrait provoquer des explosions de brome à l'avenir", ajoute-t-il.

Les émanations de brome pourraient, en outre, éliminer l'ozone de la couche la plus basse de l'atmosphère, la troposphère, continue le scientifique. La communauté scientifique, dit-il, cherche toujours à comprendre pourquoi l'Arctique a perdu un million de kilomètres carrés de banquise permanente au cours des dix dernières années. Cela pourrait être dû à une modification du régime des vents pendant cette période, avance-t-il. En mars 2008, l'étendue de la banquise permanente a atteint sa superficie la plus réduite depuis un demi-siècle, et elle a été remplacée par endroits par une glace saisonnière, plus salée car elle n'a pas subi de processus naturel de désalinisation.

L'étude en question a été réalisée par une équipe d'Américains, de Canadiens, d'Allemands et de Britanniques, en combinant des données transmises par six satellites de la NASA, de l'ESA (Agence spatiale européenne) et de l'Agence spatiale canadienne, avec des observations au sol et une modélisation.

27/12/2011

Le commerce avec Israël en temps de crise

pétition :

Non à l’achat par la France de 318 millions d’euros de drones à Israël ! 

Embargo militaire immédiat contre Israël!

Le ministère de la Défense français a pris le 20 juillet  la scandaleuse décision d’acheter pour plus de 318 millions d’euros d'armes de guerre à Israël. Alors que cet état hors-la-loi se rend, jour après jour, coupable de graves violations du droit international, alors que l’heure est à la démilitarisation, aux économies budgétaires et aux sanctions contre l’impunité d’Israël, le choix du ministère de la Défense français est indigne, et nous indigne.


Israël a un bilan bien établi de violations du droit international et des droits humains au cours de ses diverses opérations et agressions militaires, invasions et occupations de territoires palestiniens et d'autres pays arabes, par l’emploi abusif et indiscriminé de la force et le ciblage délibéré des civils et des infrastructures. Il en résulte une répétition incessante de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

La Campagne BDS France, comme le BNC palestinien, appelle donc à un embargo militaire immédiat contre Israël, similaire à celui imposé contre l’Afrique du Sud dans le passé.

 Nous demandons l’annulation immédiate de ce contrat d’achats de drones à Israël. 


lien pour signer la pétition :

BDS France | Boycott - Désinvestissement - Sanctions

Nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s engagé-e-s à signer la pétition initiée par la Campagne BDS France et qui sera ensuite adressée au Ministre de la Défense.

Campagne BDS France -

Site : www.bdsfrance.org

E-mail : campagnebdsfrance@yahoo.fr

06/12/2011

Jérusalem, la Palestine, Israël

" La désignation par la loi israélienne de Jérusalem comme capitale est contestée actuellement par la quasi-totalité de la communauté internationale. "

(voir : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Israel#L.27ONU_vote_le_Plan_de_Partage_de_la_Palestine )

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lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/12/06/israel-expulse-un-depute-du-hamas-de-jerusalem-est_1614037_3218.html

Israël expulse un député du Hamas de Jérusalem-Est

Ahmad Atoun est l'un des quatre dirigeants du Hamas de Jérusalem-Est qu'Israël s'efforce de chasser de la ville, interdisant toute activité politique palestinienne dans le secteur oriental de la ville.

01/11/2011

L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’UNESCO à 195.

lu sur :

http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/general_conference_admits_palestine_as_unesco_member_state/

La Conférence générale admet la Palestine comme État membre de l’UNESCO

Pour que cette admission* devienne effective, la Palestine doit signer et ratifier l’Acte constitutif de l’UNESCO déposé dans les archives du Gouvernement du Royaume-Uni à Londres, où il est  ouvert à la signature.

L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’UNESCO à 195.

Le vote a été obtenu avec 107  voix en faveur de l’admission et 14 voix contre, avec 52 abstentions.

L’admission à l’UNESCO des États qui ne sont pas membres des Nations Unies nécessite une recommandation du Conseil exécutif de l’Organisation et un vote favorable à la majorité des deux-tiers des Etats membres présents et votants à la Conférence générale (les membres qui s’abstiennent de voter sont considérés comme non-votants).

La Conférence générale est composée des représentants des États membres de l’Organisation. Elle se réunit tous les deux ans et est composée des États membres et des membres associés ainsi que des observateurs des États non membres, des organisations intergouvernementales et non gouvernementales (ONG). Chaque État membre dispose d’une voix, quelle que soit sa taille et l’importance de sa contribution budgétaire.

La Conférence générale détermine la politique et les principales orientations de travail de l’Organisation. Son rôle consiste à déterminer les programmes et fixer le budget de l’UNESCO. Elle élit aussi les membres du Conseil exécutif et nomme, tous les quatre ans, le Directeur général.

*Acte constitutif, Article XV, « Entrée en vigueur »

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mon commentaite :

Je n'ai pas réussi à avoir la liste des 14 pays ayant voté contre. Même pas sur le site de l'UNESCO.

4 pays ont été cités : USA, Allemagne, Canada, et évidemment Israël. Il y en a 10 autres à trouver.

18/10/2011

Un musée militaire désarmant

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/10/17/un-musee-militaire-desarmant_1589053_3214.html

Un musée militaire désarmant

Dresde, détruite par un bombardement en 1945, a inauguré un musée de l'armée dont on peut dire qu'il n'est pas franchement un outil de propagande à la gloire de la chose militaire.

Grâce notamment à la Frauenkirche restaurée, au chef-d'oeuvre de l'art baroque qu'est le musée du Zwinger et à l'opéra construit par Semper, Dresde ne manquait déjà pas d'atouts pour attirer les touristes. Depuis samedi 15 octobre, la "Florence de l'Elbe" possède une nouvelle corde à son arc : le musée de la Bundeswehr, l'armée allemande.

Si la Grande-Bretagne et la France peuvent se permettre d'avoir un musée vantant les mérites de leurs armées (encore que...), le nazisme interdit à l'Allemagne d'en faire autant. De fait, le moins que l'on puisse dire est que le musée qui vient d'ouvrir ses portes n'est pas franchement un outil de propagande à la gloire de la chose militaire.

Comment pourrait-il en être autrement ? Le lieu même l'interdit. Bombardée le 13 février 1945 par les forces britanniques et américaines, Dresde est devenue un symbole de l'absurdité et de la cruauté de la guerre. En quelques heures, 3 000 tonnes de bombes y tuèrent environ 35 000 personnes. Pour l'exemple. Pour achever de démoraliser les Allemands et précipiter la chute du régime nazi.

Le choix de l'architecte retenu il y a une dizaine d'années pour transformer en musée l'arsenal construit à la fin du XIXe siècle ne laissait pas non plus place au doute. Né en 1946 dans une famille juive polonaise, Daniel Libeskind est célèbre en Allemagne pour avoir conçu le bouleversant musée juif de Berlin. A Dresde, l'architecte a rompu l'harmonie classique du bâtiment existant en y enfonçant un "coin", un immense triangle de verre et d'acier de près de 30 mètres de haut dont la pointe la plus élevée attire le regard vers le ciel, là où les bombardiers lâchaient leur cargaison. "Mon intention n'était pas de préserver la façade du musée et de simplement ajouter par-derrière une extension invisible. Je voulais créer une césure audacieuse, une dislocation fondamentale. Pénétrer l'arsenal historique et créer une nouvelle expérience. L'architecture va engager le public à réfléchir sur la question fondamentale de la violence organisée et sur l'imbrication de l'histoire militaire et du destin d'une ville", explique l'architecte.

Le contenu de l'exposition suit cette logique. Loin de n'être consacré qu'à la guerre, le musée entend proposer une vision anthropologique de la violence. Ses 10 000 m2 et plus de 10 000 objets exposés peuvent se résumer à l'installation vidéo de l'artiste Charles Sandison. Projetée dès l'entrée du musée, celle-ci bombarde le visiteur de deux mots : "amour" et "haine". Et non pas "guerre" et "paix". Passé ce mur d'images, le visiteur a le choix : suivre dans l'ancien bâtiment un parcours chronologique classique - l'armée des origines à nos jours - ou dans le "coin Libeskind" onze parcours thématiques dont les intitulés suffisent à décrire l'originalité : "Guerre et mémoire", "Politique et violence", "L'armée et la mode", "La guerre et les jeux", "Armée et langage", "Armée et musique", "La formation des corps", "L'animal et l'armée", "La guerre et la souffrance", "L'armée et la technologie", "Protection et destruction". Des missiles balistiques, un mouton à trois pattes, victime d'une mine alors qu'il servait d'éclaireur à un régiment, la carcasse d'un véhicule militaire allemand attaqué en Afghanistan en 2004..., le musée multiplie la présentation d'objets (et de documents) qui font froid dans le dos.

L'architecture de Daniel Libeskind offre une hauteur sous plafond qui permet d'exposer des objets bien trop grands pour un musée traditionnel, comme un missile V2 conçu par les nazis, un hélicoptère Alouette ou un ensemble de 23 bombes et missiles qui semblent s'abattre sur les visiteurs. Les objets spectaculaires ne sont pas toujours les plus effrayants. En témoignent ce livre pour enfants intitulé Les Champignons vénéneux, assimilant les juifs à de véritables poisons, cette boîte de pilules permettant aux soldats de se tenir éveillés plusieurs dizaines d'heures d'affilée ou encore ce petit film montrant les effets d'un gaz de combat testé sur un chat enfermé dans une boîte transparente.

Bref, bien que les organisateurs s'en défendent et que sept militaires fassent partie du comité scientifique, difficile de ne pas qualifier cette exposition d'antiguerre. Pas à une provocation près, les responsables ont prévu d'ouvrir en 2013 une exposition temporaire sur le thème "Armée et sexualité".

Encore marqués par le refus de Berlin de participer aux opérations de l'OTAN en Libye, les Occidentaux verront dans ce musée une manifestation supplémentaire du pacifisme allemand. Cela ne correspond pourtant qu'à une partie de la réalité. Non seulement la Bundeswehr est très engagée dans certaines opérations de l'OTAN, notamment en Afghanistan, mais, discrètement, son industrie de la défense est en train de tailler des croupières à ses rivales, notamment la française.

Fin juin, le gouvernement a ainsi pris la décision très contestée de livrer plus de 200 chars à l'Arabie saoudite, rompant avec une politique consistant à ne pas livrer d'armes dans une région en guerre. Et quelques jours avant l'inauguration du Musée de Dresde, l'armée de l'air prenait livraison d'un premier drone d'EADS, un bijou de technologie d'1,3 milliard d'euros capable de voler 40 heures d'affilée à plus de 20 000 mètres d'altitude. Nous voilà rassurés : à l'avenir, le musée aura toujours de quoi épater les visiteurs.

lemaître@lemonde.fr
Frédéric Lemaître
 

17/10/2011

Iran : la veuve d'un physicien nucléaire dénonce un acte terroriste

lu sur :

http://www.lemonde.fr/international/article/2011/10/14/iran-la-veuve-d-un-physicien-nucleaire-denonce-un-acte-terroriste_1587643_3210.html

Iran : la veuve d'un physicien nucléaire dénonce un acte terroriste 

LEMONDE.FR | 14.10.11 | 10h17  •  Mis à jour le 17.10.11 | 10h31

En Iran, "physicien nucléaire" est devenu un métier à haut risque. Ces derniers mois, trois d'entre eux ont péri dans de mystérieux attentats, alors qu'un quatrième a échappé de justesse à la mort. A chaque fois, Téhéran accuse Washington et Tel Aviv d'avoir commandité ces meurtres.

Dans le cas de Massoud Ali Mohammadi, physicien de l'université de Téhéran soufflé par une bombe le 12 janvier 2010, d'autres motifs ont été avancés. Ce professeur était proche du mouvement vert, qui a contesté la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009.

Cependant, des méthodes similaires ont été utilisées le 29 novembre 2010 contre Fereydoun Abbassi Davani, un spécialiste de la technologie des lasers travaillant pour le ministère de la défense. Un explosif a été apposé par des motards sur la portière de sa voiture alors qu'il roulait dans les rues de Téhéran. Il a survécu miraculeusement à l'attentat et a, depuis, été nommé à la tête de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA). Le même jour, Majid Shahriari, responsable du projet des réacteurs nucléaires au sein de l'OIEA, perdait la vie dans une attaque analogue. Plus récemment, le 23 juillet 2011, Daryoush Rezaei, un scientifique de 35 ans qui entretenait des liens avec l'OIEA, était abattu par balles, devant son domicile téhéranais.

Un mois plus tard, un certain Majid Jamali Fashi a été condamné à mort pour l'assassinat de Massoud Ali Mohammadi. Il avait auparavant confessé, à la télévision iranienne, avoir été recruté et entraîné par les services secrets israéliens.

Mansoureh Karami, la veuve du physicien Massoud Ali Mohammadi, était de passage à Paris en septembre pour le VIIe congrès international des victimes du terrorisme, placé sous le haut patronage du président de la République. Elle nous a livré sa version des faits.

Que s'est-il passé ce 12 janvier 2010 ?

Mansoureh Karami : Comme d'habitude, mon mari est parti très tôt de la maison, à 7 h 30. Ce matin là, je l'ai accompagné jusqu'à sa voiture. Après être sorti du parking de la maison, il m'a dit au revoir et c'est là que j'ai entendu l'explosion d'une bombe. Je me suis précipitée dans l'avenue et je l'ai trouvé dans la position de celui qui prie ("inclination devant Dieu", en persan). Quand j'ai pris sa tête sur mon sein, je me suis aperçue qu'elle s'était vidée. J'ai été bouleversée. Cette bombe était si puissante qu'elle aurait pu tuer 300 personnes : les fenêtres alentour étaient brisées, le plâtre sur les murs a été soufflé. Heureusement, à cette heure-ci, il n'y avait personne autour de la maison.

A quoi avez-vous pensé à cet instant, qui avait pu faire ça ?

La police m'a interrogée et a cherché dans l'ordinateur de mon mari pour savoir s'il était menacé. Je me demandais comment il pouvait avoir des ennemis : ses élèves l'aimaient beaucoup, ses parents l'aimaient beaucoup… qui pouvait être son ennemi ? Je ne pensais à personne en particulier.

Même par rapport à son métier ? Que voulez-vous dire ?

Il était professeur à l'université de Téhéran. Un spécialiste des particules élémentaires. Quand l'agent qui a tué mon mari a été arrêté, j'ai compris. Majid Jamali Fashi est un membre d'un groupe de 30 personnes qui travaillait pour le Mossad. Cet Iranien est un mercenaire, il a été payé plus de 120 000 dollars pour tuer mon mari.

Pourquoi votre mari aurait-il été éliminé par le Mossad ?

Parce qu'il était l'un des plus grands professeurs de physique en Iran. Il aimait sa patrie et voulait faire tout ce qu'il pouvait pour son peuple. C'est pour cela que les services secrets israéliens ne pouvaient supporter ses activités à l'égard de son peuple.

Votre mari travaillait-il sur le programme nucléaire iranien ?

Non, pas du tout, il n'était qu'un professeur de physique de l'université.

Est-ce suffisant pour être éliminé par un service secret étranger ?

Il avait déjà été menacé par les Moudjahidines du peuple à plusieurs reprises. Les Moudjahidine entretiennent des relations avec le Mossad, ils ont inscrit le nom de mon mari sur la liste de ceux qui travaillent sur le programme nucléaire en Iran mais il n'y travaillait pas.

La mort de votre mari a-t-elle un rapport avec les attentats contre d'autres scientifiques iraniens ?

Bien sûr ! Majid Jamali Fashi a déclaré dans ses aveux officiels qu'il avait promis au régime israélien de tuer cinq scientifiques iraniens par an. Il a aussi déclaré que le régime israélien lui avait dit que mon mari était en train de préparer des bombes. Mais je ne suis pas du tout au courant du programme nucléaire iranien, ce sont juste les aveux de Majid Jamali Fashi.

Qui est venu aux funérailles de votre mari ?

Toute la nation iranienne. Il y avait une foule immense.

Vous avez reçu des condoléances officielles ?

Presque tous les responsables du gouvernement et de l'Assemblée nationale m'ont envoyé leurs condoléances. Le Guide de la révolution, Ali Khamenei, est venu chez moi, Akbar Hachemi Rafsandjani [président du Conseil de discernement] aussi. Kamran Daneshjou [ministre des sciences], également.

La mort de votre mari a-t-elle été récupérée par le régime ?

Je nie toute relation entre les activités de mon mari et le gouvernement. Il aimait beaucoup le gouvernement, qui l'aimait aussi. Ils entretenaient de bonnes relations. Si le gouvernement voulait tuer celui qui était contre lui, il pouvait tuer Mir Hossein Moussavi ou Mehdi Karoubi [candidats de l'opposition réformatrice à l'élection présidentielle de juin 2009], qui sont des opposants. Je nie ces allégations des télévisions étrangères qui ne sont que de la propagande anti-iranienne. Elles ont propagé la rumeur qui voudrait que mon mari collaborait avec le mouvement protestataire [mouvement vert qui avait animé les émeutes après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad]. A mon avis, ce sont les radios et les télévisions étrangères qui ont vraiment tué mon mari.

Pour quel candidat votre mari a-t-il voté à l'élection présidentielle ?

Vous pensez que c'est très important comme question ?

Vous sentez-vous en sécurité aujourd'hui en Iran ?

Ils ont tué celui qu'ils voulaient, moi je suis en sécurité totale en Iran. Même chose pour mes enfants, ma famille, sa famille. Nous ne pourrons jamais oublier cette souffrance, mais nous essayons de continuer à vivre.  

Propos recueillis par Emmanuelle Morau

10/10/2011

Pour la liberté d'information, contre le lobbying du CRIF

Le rendez-vous de France Télévision avec le CRIF et l'ambassadeur d'Israël est confirmé 

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2011/10/09/une-emission-sur-la-palestine-declenche-une-polemique-avec-la-communaute-juive_1584599_3236.html (*)

"Des rendez-vous ont été pris entre l'ambassadeur d'Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de FranceTélévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier", le directeur de l'information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l'origine de cette polémique, un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

Non aux censeurs

Pour défendre les journalistes menacés de "Un œil sur la planète" et la liberté d’information, ne pas hésiter à écrire à :
Et si vous avez pu voir l’émission et l’avez appréciée n’hésitez pas à le dire.
Après le harcèlement de plusieurs journalistes et notamment de Charles Enderlin, le Président du CRIF, a maintenant lancé une opération contre l'émission "Un œil sur la planète" consacrée lundi soir 3 octobre par France 2 à l'Etat palestinien sous l’intitulé « l’Etat palestinien est-il encore possible ? ».
Outre l'éditorial sur son site mardi matin, le CRIF réagit contre l'équipe de l'émission par les injonctions et menaces malheureusement trop habituelles :
Plus grave, les réactions contre l'émission s'amplifient par une véritable campagne de mails ou d’interventions sur le forum de France2.
Voir le déchaînement haineux : 
Ces interventions sont encouragées par le CRIF et ses membres. Avec le soutien de l'Ambassade d'Israël en France :
Il semble que la présidence de France Télévisions s'apprêterait à recevoir le CRIF et l’ambassadeur d’Israël.
Certaines organisations réclament des excuses de France 2, ce qui constituerait un désaveu de l'émission et une ingérence insupportable dans le travail des journalistes.
De manière générale et indépendamment de cette émission, tout un chacun peut critiquer la presse, tel journaliste ou au contraire les applaudir.
Mais demander que le président de France Télévisions reçoive une délégation d’une organisation communautaire pour que la seule version diffusée dans les médias soit celle souhaitée par cette organisation - ou pire soit celle souhaitée par l’ambassade d’un pays étranger - est totalement inadmissible. C’est une atteinte grave à la liberté de l’information etdisons le, une atteinte à une liberté démocratique fondamentale !
Pour défendre les journalistes menacés et la liberté d’information, ne pas hésiter à écrire à : 
Et si vous avez pu voir l’émission et l’avez appréciée n’hésitez pas à le dire.
Pour celles et ceux qui n'ont pas vu l'émission, il est possible de la revoir sur internet à une de ces deux adresses :
Deux articles à ce sujet :
Charles Enderlin : Bonjour les censeurs.
Dominique Vidal : Monsieur le censeur, bonsoir!

http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-vidal/051011/mon...

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(*)

Une émission sur la Palestine déclenche une polémique avec la communauté juive

LEMONDE.FR avec AFP | 09.10.11 | 07h34   •  Mis à jour le 09.10.11 | 12h14

La diffusion sur France 2 d'une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l'ambassadeur d'Israël et les représentants de la communauté juive en France, a indiqué samedi 8 octobre le groupe public.

"Des rendez-vous ont été pris entre l'ambassadeur d'Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de France Télévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier", le directeur de l'information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l'origine de cette polémique, un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

"INTENSE ÉMOTION ET UNE STUPÉFACTION ÉCOEURÉE"

Cette émission "a entraîné au sein de la communauté juive une intense émotion et une stupéfaction écoeurée", a déclaré le président du CRIF, Richard Prasquier, dans une lettre ouverte à Rémy Pflimlin. Il a jugé que l'équipe qui l'a réalisée "a présenté, d'un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale""en distordant les causalités, en ridiculisant l'adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationistes antisémites". M. Prasquier a demandé de rencontrer Rémy Pflimlin.

Un groupe a parallèlement été créé sur Facebook, "Boycott France Télévisions", demandant que la chaîne "revienne sur cette émission et présente des excuses".

MENACES PHYSIQUES

Le rédacteur en chef de l'émission, Patrick Boitet, s'est expliqué dans une interview au Parisien : "Nous avons fait notre travail de journalistes avec rigueur (...) Pour le Proche-Orient, les opinions s'enflamment facilement. Mais là, c'est exagéré". Il raconte avoir reçu "800 mails" cette semaine, "où nous sommes traités de petits nazillons". Le présentateur de l'émission, Etienne Leenhardt, aurait par ailleurs été physiquement menacé.

Le correspondant à Jérusalem de France télévisions, Charles Enderlin, s'est fendu d'un article (**) sur son blog intitulé "Bonjour les censeurs". Il estime notamment que "cela s'appelle de la censure et c'est une atteinte intolérable au droit d'informer."

(**)

Je n’ai participé ni à la préparation, ni à la réalisation d’Un œil sur la planète. Ma seule contribution a été l’interview  deNabil Shaath, responsable des affaires internationales du Fatah. A l’exception de Martine Laroche Joubert, je ne connais pas les journalistes, auteurs des reportages. Je me sens donc libre de publier mon point de vue.

D’abord, je n’ai relevé dans les divers sujets aucune fausse information. La Cisjordanie se développe dans la non-violence comme l’a montré Martine Laroche Joubert avec »Un Etat en marche » . J’ajouterai que l’armée et les services de sécurité israéliens se félicitent de leur coordination avec la nouvelle police palestinienne. A Gaza, le Hamas – le pire ennemi d’Israël – a mis en place un régime totalitaire, et la majeure partie de la population n’en peut plus. Oui, dans ce territoire se développe Al Qaida. C’est un scoop du sujet « Les mille visages de Gaza ».

Le problème des colonies montré dans le reportage « Les frontières de la discorde » est exact. Les agriculteurs palestiniens ont le plus grand mal à aller cultiver leurs terres de l’autre côté de la barrière de séparation. Effectivement, dans la vallée du Jourdain les Palestiniens et les bédouins n’ont pas le même accès à l’eau qui va en priorité aux colonies. Pour plus de détails, consultez : http://www.btselem.org/jordan_valley/water. On comprend la raison pour laquelle les organisations pro-israéliennes ne veulent pas qu’une chaine publique montre cette situation scandaleuse. A regretter l’absence dans ce tournage des attaques commises par des colons extrémistes contre des Palestiniens. Incendie de mosquées, destruction de champs d’oliviers, attaques d’unités de l’armée israélienne.. J’ai bien écrit : attaques d’unités de l’armée israélienne. Bien sur, il y a aussi des actions violentes de la part de palestiniens. Lorsque leurs auteurs sont capturés ils passent devant des tribunaux israéliens. De quand date un seul procès de colon ayant incendié une mosquée ? Cherchez … En l’occurrence, les auteurs d’Un œil sur la planète n’ont pas voulu entrer dans une comptabilité macabre.

« Un droit au retour », tourné au Liban, apporte plutôt de l’eau au moulin de la droite israélienne. Sa conclusion : au pays des Cèdres, les Palestiniens ne veulent pas d’état, seulement revenir en Israël..

Il n’empêche, Patrick Boitet et Etienne Leenhardt ont reçu des centaines de mails d’insulte et de menace. Richard Prasquier, le président du Crif a demandé un rendez vous à Rémy Pfimlin, le Président de France Télévisions, affirmant que l’équipe qui a réalisé l’émission : « a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale », « en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites » Maniant, à son habitude, l’insulte, Philippe Karsenty, l’ami de Mr.Prasquier en profite par ailleurs, pour me traiter de « délinquant multi récidiviste » Etc. Etc. Sur ce personnage, voir mon livre « Un enfant est mort. Netzarim 30 septembre 2000 »

La réponse à ces réactions violentes se trouve dans le sujet sur « Le lobby pro-israélien » aux Etats-Unis. M.J. Rozenberg, un ancien d’AIPAC raconte comment des organisations comme « Camera » traquent les journalistes déviants. « Le lobby, dit-il, rend la vie difficile aux journalistes qui ne sont pas perçus comme pro-israéliens. Ils auront du mal à trouver un job ou s’ils en ont un à garder un poste. Lorsque je travaillai à AIPACil y avait des listes, des dossiers sur chaque reporter. »

L’attaque généralisée contre « Un œil sur la planète » entre visiblement dans ce cadre. Il ne faut rien montrer qui soit défavorable à la politique israélienne d’occupation. Cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit d’informer.

07/09/2011

ARRESTATION DE MICHEL BESSON EN ISRAËL

Depuis le lundi 5 septembre Michel Besson (coopérateur à Andines et chargé des relations internationales à Minga) est détenu de manière arbitraire au centre de rétention de l’aéroport de Tel Aviv. Il a été arrêté alors qu’il se rendait en Palestine pour visiter l’ensemble des partenaires économiques de la coopérative Andines.

Nous vous invitons à lire  le communiqué rédigé par l’équipe de la coopérative ANDINES. Nous ne manquerons pas de vous donner des nouvelles. 

Minga, le 7 septembre 2011

Pour lire le communiqué: http://www.andines.com/article.php3?id_article=1624

08/05/2011

Pas de paix dans le monde sans justice en Palestine

lu sur :

http://www.liberation.fr/monde/01012336174-ben-laden-avait-laisse-un-message-a-barack-obama-avant-sa-mort

Ben Laden avait laissé un message à Barack Obama

 

Le chef d'Al-Qaeda a averti qu’il n’y aurait pas de sécurité aux Etats-Unis sans la sécurité en Palestine, dans un message audio mis en ligne dimanche par un site islamiste. 

Le chef d'Al-Qaeda a averti qu’il n’y aurait pas de sécurité aux Etats-Unis sans la sécurité en Palestine, dans un message audio enregistré avant son élimination par un commando américain au Pakistan et mis en ligne dimanche par un site islamiste.

Dans ce message adressé au président américain Barack Obama, Oussama Ben Laden avertit que «l’Amérique ne pourra rêver de sécurité tant que nous ne vivrons pas cette sécurité en Palestine».

«Il est injuste que vous viviez en paix alors que nos frères (dans la bande de) Gaza vivent dans la détresse. En conséquence et avec la volonté de Dieu, nos attaques contre vous vont se poursuivre tant que se poursuivra votre soutien aux Israéliens», ajoute-t-il dans ce court enregistrement.

(Source AFP)

14/03/2011

Reprise de la colonisation en Palestine

à lire en payant sur :

http://www.lemonde.fr/teaser/?url_zop=http%3a%2f%2fabonnes.lemonde.fr%2fproche-orient%2farticle%2f2011%2f03%2f14%2fapres-une-tuerie-israel-relance-la-colonisation_1492809_3218.html

Après une tuerie, Israël relance la colonisation

LE MONDE | 14 mars 2011 | Laurent Zecchini | 501 mots

Une famille a été massacrée dans une colonie.

Le gouvernement israélien a répliqué, samedi 12 mars, à l'assassinat de cinq membres d'une même famille, dans une colonie de Cisjordanie, en approuvant la construction de plusieurs centaines de logements dans les territoires palestiniens occupés.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/03/13/le-gouvernement-isrealien-accelere-la-colonisation-en-reaction-a-la-tuerie-d-itamar_1492534_3218.html

 

Le gouvernement isréalien accélère la colonisation en réaction à la tuerie d'Itamar

LEMONDE.FR | 13 mars 2011 | avec AFP | 506 mots

Le gouvernement israélien a élevé dimanche 13 mars le niveau d'alerte de la police de crainte de représailles après l'assassinat de cinq Israéliens dans une colonie de Cisjordanie. Par ailleurs, il a donné son feu vert à la construction de centaines de logements dans ce territoire palestinien.

Les funérailles de la famille Fogel, les parents et trois enfants, dont un bébé, poignardés à mort dans leur lit vendredi soir dans la colonie d'Itamar (nord de la Cisjordanie), se déroulait en début d'après-midi à Jérusalem, en présence de milliers de personnes, dans un pays sous le choc. Sur le terrain, soldats et services de sécurité israéliens ont poursuivi leur chasse à l'homme dans la région de Naplouse. Aucune revendication crédible de l'attaque n'a été annoncée.

"En tant que ministre de la défense, je suis certain que la main de fer de l'armée et du Shin Bet va rapidement capturer les meurtriers. Ils seront pris et devront rendre des comptes", a assuré Ehoud Barak. La police israélienne a rehaussé son niveau d'alerte de crainte d'actes de vengeance anti-palestiniens de la part d'extrémistes juifs. Des colons en colère sont entrés dans la nuit de samedi à dimanche dans le village palestinien de Burin, un foyer de tension près de Naplouse, jetant des pierres et incendiant une maison, selon des habitants. Des incidents ont été recensés autour et dans la ville palestinienne d'Hébron.

 CENTAINES DE NOUVEAUX LOGEMENTS

Le premier ministre Benyamin Netanyahou a exhorté les Israéliens à faire preuve de "retenue". "J'appelle tous les Israéliens à agir de façon responsable, avec retenue et à ne pas se faire justice eux-mêmes. Lorsque quelqu'un se fait justice, il n'y plus de justice. C'est seulement à l'armée et aux forces de sécurité d'assumer cette responsabilité", a proclamé M. Netanyahou. La situation s'était vivement tendue ces dernières semaines entre paysans palestiniens et colons juifs extrémistes autour de Naplouse, une région agricole où cohabitent, dans un climat permanent de violences, paysans palestiniens et colons juifs, dont certains réputés pour leur extrémisme.

Le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie et ONU) a condamné"dans les termes les plus forts possibles" la tuerie d'Itamar en qualifiant"d'inacceptables" les attaques contre les civils. Il s'est félicité de "la ferme condamnation de cette attaque" par l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas. Sur le front politique, le gouvernement israélien a réagi à l'attaque en donnant son feu vert à la construction de "centaines de logements" dans des colonies de Cisjordanie.

"La commission ministérielle chargée des implantations a décidé hier (samedi) la construction de quelques centaines d'unités de logements à Gush EtzionMaale Adoumim, Ariel et Kyriat Sefer", a annoncé le bureau de M. Netanyahou dans un communiqué. Ces quatre colonies sont parmi les plus peuplées de Cisjordanie et font partie de ce que les responsables israéliens appellent des "blocs d'implantations" qui doivent, selon eux, être annexés dans tout accord de paix avec les Palestiniens.

Le dirigeant de Yesha, la principale organisation de colons, Danny Dayan, s'est félicité de "ce petit pas dans la bonne direction", en appelant Benjamin Netanyahouà approuver d'autres permis de construire en Cisjordanie occupée. En revanche, l'Autorité palestinienne a "condamné fermement" la décision du gouvernement israélien et averti qu'elle conduirait à de "sérieux problèmes".

10/03/2011

La route de la soie, Kachgar, Chine

lu sur :

http://www.rue89.com/chinatown/2011/02/15/a-kachgar-chine-revenez-dans-cinq-ans-tout-sera-detruit-190216

A Kachgar, Chine : « Revenez dans cinq ans, tout sera détruit »


Alors que la Chine prévoit d'inscrire la Route de la soie au patrimoine mondial de l'Unesco, Kachgar, ville millénaire de cet itinéraire caravanier mythique, est écartée de ce projet de classement.

Pékin souhaite garder les mains libres dans cette oasis du Xinjiang marquée depuis une dizaine d'années par une modernisation intense et brutale : plus de la moitié de la cité traditionnelle ouïghoure – la minorité turcophone musulmane de la province – a déjà été rasée.

 

Ne pas classer pour détruire

Kachgar (Pierre Lombard)


Dans un dédale de rues tortueuses et étroites où seuls les piétons et deux roues osent s'aventurer, le visiteur est frappé par le ballet des bulldozers qui rasent des pans toujours plus vastes de Kachgar.

Les photos sont interdites. C'est ce que nous fait comprendre une employée de la municipalité qui nous explique dans un anglais approximatif :

« Revenez dans cinq ans, quand tout sera détruit et que nous aurons reconstruit des habitations plus sûres. »

 

Une fois partie, nous ressortons l'appareil photo. C'est qu'il faut se dépêcher : alors que la ville traditionnelle ouïghoure s'étendait encore sur plus de 10 km2 dans les années 1980, elle ne couvre plus aujourd'hui qu'environ 4,5 km2.

Quant aux « habitations plus sûres », il s'agit essentiellement de barres d'immeubles d'inspiration soviétique, types HLM, que les autorités chinoises construisent en hâte à la périphérie de la ville pour reloger les habitants chassés du centre historique.

Pour justifier son plan de modernisation de la vieille ville, Pékin invoque des risques de tremblements de terre comparables à ceux qui ont frappé le Sichuan en 2008, faisant 70 000 morts.

De leur côté, les Ouïghours dénoncent cette entreprise de sinisation démographique et spatiale qui, après avoir touché la plupart des villes du Xinjiang, frappe Kachgar depuis maintenant près de dix ans.

Mais alors que l'opinion occidentale s'émeut de la politique en tous points semblable menée par le gouvernement chinois au Tibet, les Ouïghours font figure de « sans voix » face à Pékin et le processus de colonisation démographique se poursuit dans le silence. La part des Han – l'éthnie majoritaire en Chine – dans la population régionale, qui était 6,7% en 1949, s'élève aujourd'hui à près de 40% sur les 19,5 millions d'habitants que compte le Xinjiang.

Diviser (spatialement) pour régner (politiquement)

Kachgar Photo Pierre Lombard

 

Avec ses 90% de Ouïghours pour 400 000 habitants, Kachgar est donc l'un des derniers bastions qui résiste encore à Pékin. Pour l'enlever, le gouvernement central doit briser son unité culturelle et démographique, en promouvant une immigration massive de Han et en opérant une transformation radicale de la trame urbaine traditionnelle composée essentiellement de maisons en pisé.

La ville devient l'espace de déploiement du pouvoir, elle symbolise les tensions politiques et culturelles entre populations locales et Etat chinois.

En perçant de grandes avenues qui viennent crever le centre historique, Pékin cherche à diviser et éclater l'espace urbain pour mieux le contrôler. Transparaît alors la violence politique sous-jacente à l'imposition de ce modèle urbain.

Ce schéma de « fragmentation spatiale » pour reprendre les mots de Jean-Paul Loubes, spécialiste de la région, conduit au morcellement de la ville turque et à l'enclavement des foyers de population ouïghours.

On connaissait l'objectif du gouvernement chinois d'achever l'intégration du Xinjiang à l'ensemble national. L'analyse de son plan de modernisation urbaine nous permet désormais de comprendre ses moyens : le morcellement comme instrument de domination et l'enclavement comme moyen de mise en minorité. Une situation contre laquelle s'insurge Rebiya Kadeer, leader en exil des Ouïgours, qui dénonce l'« assimilation forcée » des Ouïghours.

« Ce qui frappe, c'est la monumentale absence du passé »

Décrire et s'indigner ; c'est généralement ce que font la plupart des observateurs lorsqu'ils abordent le sujet, sans même tenter de comprendre les mécanismes et les causes profondes qui président à la destruction en cours de la vieille Kachgar.

Les dimensions politique et culturelle sont évidemment présentes au coeur de la question ouïgoure, mais quand on regarde ce qu'il se passe sur l'ensemble du territoire chinois, Kachgar semble faire figure de règle plutôt que d'exception.

Ainsi, les exemples de modernisations de villes chinoises où le passé est tout bonnement rayé de la carte pour laisser la place à des constructions neuves sont légion : qu'il s'agisse des hutongs de Pékin détruit pour les JO de 2008, ou bien des lilongs shanghaïen en grande partie rasés, « ce qui frappe le visiteur en Chine », comme l'écrit Simon Leys, « c'est la monumentale absence du passé ».

La notion de patrimoine en Chine repose sur des bases qui échappent en grande partie à nos schémas occidentaux où vielles pierres, histoire et mémoire sont indissociables. Sans doute faut-il alors s'interroger sur ces stratégies de classement et de préservation de sites qui semblent

d'abord servir à capter une manne touristique. Si Kachgar ne fait pas aujourd'hui parti du projet d'inscription à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, c'est que visiblement, les enjeux politiques dominent encore sur la volonté de développement touristique.

Revenons dans cinq ans !

Photo aérienne de Kachgar . Pierre Lombard

Photos : dans les rues de Kachgar (Pierre Lombard)

28/02/2011

Alan Turing, pionnier de l'informatique

lu sur :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/28/le-musee-de-bletchley-park-acquiert-une-collection-d-articles-d-alan-turing_1486005_651865.html

Le musée de Bletchley Park acquiert une collection d'articles d'Alan Turing

LEMONDE.FR | 28.02.11 | 10h39  •  Mis à jour le 28.02.11 | 10h55

Une collection d'articles scientifiques du mathématicien et pionnier de l'informatique Alan Turing, comportant des notes manuscrites du chercheur, a été acquise par lemusée de l'informatique de Bletchley Park, au terme d'une vente aux enchères.

Alan Turing, considéré comme l'un des plus grands contributeurs à la création de l'informatique moderne, est resté dans l'Histoire pour ses travaux sur la "machine de Turing", l'un des premiers ordinateurs, ses réflexions sur l'intelligence artificielle, et surtout pour sa contribution décisive au décodage des codes secrets utilisés par la marine de guerre allemande durant la seconde guerre mondiale.

Les quinze articles mis aux enchères par Christie's, annotés par le mathématicien, ont été adjugés pour une somme non communiquée, mais qui a dépassé le prix de réserve, estimé à 300 000 livres sterling (350 000 euros). En novembre, une première enchère n'avait pas atteint le prix minimum, malgré un don de 100 000 dollars (72 000 euros) de Google. Un don du National Heritage Memorial Fund, un organisme public qui finance la sauvegarde du patrimoine britannique, a complété les sommes collectées par le musée de Bletchley Park par un chèque de 235 000 euros qui a permis d'emporter l'enchère.

Le site de Bletchley Park, où les Alliés avaient établi un gigantesque centre de recherche pour casser les codes allemands durant la seconde guerre mondiale, abrite aujourd'hui un musée dédié aux pionniers de l'informatique.

Alan Turing, victime de persécutions après-guerre en raison de son homosexualité, s'est suicidé à l'âge de 42 ans. En raison des contributions décisives de ce génie des mathématiques au développement de l'informatique, il a donné son nom à l'équivalent du prix Nobel de l'informatique. Il a cependant fallu attendre 2010 pour que le gouvernement britannique présente officiellement ses excuses pour la manière dont Alan Turing a été ostracisé après-guerre.

08/02/2011

Les semences potagères et l'appropriation du vivant à des fins commerciales

 

Nouvelles de Kokopelli: Février 2011

Communiqué de Presse

Kokopelli fait appel à la Cour de Justice Européenne!

Dans le cadre du procès qui nous oppose à la société Graines Baumaux, nous avons demandé à la Cour d’Appel de Nancy de saisir la Cour de Justice de l’Union Européenne d’une question portant sur la validité de la législation européenne sur le commerce des semences potagères au regard de certains principes fondamentaux de l’Union Européenne et du Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA).

Alors que la société Graines Baumaux s’opposait fortement à cette demande, qu’elle qualifiait de « cheval de Troie », la Cour d’Appel, par une Ordonnance du 4 février 2011, a fait droit à notre demande.

Les questions fondamentales, que nous soulevons depuis le début de notre existence, seront enfin posées à la juridiction suprême de l’Union Européenne. Les enjeux, en termes d’appropriation du vivant et de sauvegarde de la biodiversité, sont immenses et nous espérons que la Justice, ultime recours des opprimés, saura les mesurer.

Nous appelons tous les opérateurs européens de la semence ancienne à se joindre à nous pour témoigner, dans le cadre de ce procès historique, de l’absurdité de la législation actuelle sur le commerce des semences.

Contacts :

Association Kokopelli

communication@kokopelli.asso.fr

Blanche MAGARINOS-REY, Avocate de Kokopelli

contact@avocat-magarinos-rey.com

Association Kokopelli
Oasis. 131 impasse des Palmiers
30100 Alès - France
Tél : 04 66 30 64 91