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21/02/2015

As du créneau ...

Qui dit mieux ?

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13:24 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

17/02/2015

Les OGM en plein champ sont néfastes à tout point de vue, sauf pour l'industrie chimique

communiqué :

OGM : SELON MONSANTO, UNE MODIFICATION GÉNÉTIQUE PEUT EN CACHER UNE AUTRE

Les insectes peuvent-ils tirer profit de plantes génétiquement modifiées (PGM) insecticides ? Cette question n'est pas soulevée par de tâtillons militants anti-OGM, loin de là. Elle est issue d'un article scientifique publié en 2014 dans la revue Bulletin of Entomological Research par des chercheurs brésiliens... et Monsanto [1] !

 
 
SURFACES MONDIALES D'OGM EN 2014 : +3,6% DANS UN MONDE DE PLUS EN PLUS POLARISÉ
Christophe NOISETTE, janvier 2015

L'Isaaa, lobby de l'agriculture biotechnologique, vient de publier son état des lieux annuel des plantes génétiquement modifiées (PGM) dans le monde. Au-delà des questions méthodologiques et des variations entre les sources, l'analyse de ce rapport prouve, malgré l'enthousiasme sémantique de son auteur, que l'engouement pour les OGM ne redémarre pas. Si les maïs et soja transgéniques ont été adoptés rapidement sur le continent américain, les autres plantes, elles, stagnent et les autres continents restent globalement prudents, pour ne pas dire hostiles, à cette technologie. Démonstration…

 
 
OGM EN BELGIQUE - LES FAUCHEURS DE POMME DE TERRE NE SONT PAS DES CRIMINELS
Christophe NOISETTE, janvier 2015

Le 29 mai 2011 [2], quelques centaines de militants anti-OGM venus de plusieurs pays de l'Union européenne (principalement de Belgique, mais aussi de France et des Pays-Bas) avaient participé à une action de désobéissance civile et arraché quelques pommes de terre cisgéniques [3] à Wetteren, en Belgique. Expérimentées par le centre de recherche flamand sur les biotechnologies (VIB), ces pommes de terre étaient censées mieux résister au mildiou. Onze personnes avaient dans un premier temps été inculpées et condamnées à de lourdes peines, dont de la prison, en janvier 2013, mais le procès était finalement reparti « à la case départ » pour une question de procédure. En septembre 2013, les peines étaient allégées mais les opposants aux chimères génétiques décidaient de faire appel, notamment car le Tribunal confirmait le premier verdict sur l'appartenance de ces personnes à « une association de malfaiteurs ». Pour eux, l'action était politique, et ils demandaient à être jugés en conséquence. Le 28 octobre 2014, lors du procès en Appel, le Tribunal est revenu sur ce point litigieux et a donc acquitté les Faucheurs de la condamnation pour « association de malfaiteurs », tout en maintenant des amendes et dommages et intérêts.

 
 
16 ANS DE CONTAMINATIONS D'OGM : IMPOSSIBLE COEXISTENCE
Eric MEUNIER, décembre 2014

Certains gènes ou graines de plantes génétiquement modifiées (PGM) peuvent se retrouver là où ils ne devraient pas. On parle alors de contamination (cf. Qu'appelle-t-on la coexistence des filières OGM / non OGM ?). Ces PGM peuvent se disséminer aux champs, en se croisant avec des plantes apparentées, mais aussi tout au long de la filière (transport, stockage, transformation, etc.). Un bilan exhaustif de la présence non désirée ou illégale de transgènes dans des productions agricoles, alimentaires ou autres, est difficile, voire impossible, à réaliser. Greenpeace et Genewatch, deux associations environnementalistes, proposent néanmoins un suivi des cas de contaminations commerciales. Ces associations ont dénombré 396 contaminations par des PGM dans 63 pays entre janvier 1 997 et décembre 2013.

12/02/2015

Utilisation du téléphone portable et tumeurs cérébrales

 lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Suite à l’adoption d’une loi « sur l’encadrement de l’exposition aux ondes électro-magnétiques », Paris Match s’est intéressé au danger du portable et des radiofréquences. L’hebdomadaire rappelle une étude publiée par l’Unité Inserm 897 de Bordeaux en mai 2014 qui a montré un lien entre l’utilisation du téléphone portable et le développement de tumeurs cérébrales.
 

Retrouvez le C’est dans l’air « Utilisation massive du téléphone portable & tumeurs cérébrales » sur la salle de presse

 Paris Match, 12/02

 

Mise au point autour de l’étude sur l’utilisation du téléphone portable et le développement de tumeurs cérébrales parue dans le journal Occupational & Environmental Medicine

L’effet des radiofréquences électromagnétiques chez l’Homme reste controversé. Les chercheurs de l’Unité Inserm 897 « Epidémiologie et Biostatistiques » (ISPED) à Bordeaux ont analysé l’association entre l’exposition aux radiofréquences du téléphone mobile et les tumeurs cérébrales du type gliomes et méningiomes chez les adultes.

Les chercheurs révèlent les résultats de l’étude multicentrique cas-témoins CERENAT, publiée dans le journal Occupational & Environmental Medicinemenée dans 4 endroits (Gironde, Calvados et Manche, Hérault) en France et initiée en 2004. Au total, les données d’exposition au téléphone mobile et les données médicales de 1339 personnes âgés de 59 ans en moyenne, ont été étudiées : 253 présentaient une tumeur cérébrale de type gliome, 194 de type méningiome (diagnostiqués entre 2004 et 2006) et 892 ne présentaient pas de tumeurs. Concernant le téléphone mobile, les chercheurs ont demandé aux personnes leurs utilisations sur l’ensemble de leur vie. Le temps moyen passé au téléphone de l’ensemble des individus est de 2.7h/mois. Dans l’échantillon, seuls 12% des individus étudiés ont utilisé leur téléphone sur une période égale ou supérieure à 10 ans.

« Nous montrons que l’utilisation massive du téléphone portable, supérieure ou égale à 896h d’appels dans une vie serait associée au développement de tumeurs cérébrales. Chez ces personnes, le risque d’avoir une association positive entre l’utilisation du téléphone et le développement de tumeurs cérébrales est augmentée pour celles qui téléphonent plus de 15h par mois. explique Isabelle Baldi, coauteur de ces travaux.

 

Cependant, il est important de souligner qu’il s’agit d’une association et non d’un lien de cause à effet. Cela ne signifie donc pas qu’une personne utilisant massivement son téléphone portable développera une tumeur au cerveau »

 ajoute la chercheuse.
 

 

Note aux rédactions:

Les auteurs de ces travaux rappellent également qu’une exposition supérieure ou égale à 896h d’appels dans une vie n’est pas équivalente à 15h/mois ni à 30 min par jour. Ce chiffre est une extrapolation qui induit une confusion. Lorsque l’on parle de 30 min par jour, tout le monde se sent concerné parce que cela arrive à tout le monde un jour mais pas tous les jours.
Ils soulignent également que le nombre d’appels n’est pas associé aux tumeurs.

Mobile phone use and brain tumours in the CERENAT case-control study, Occupational & Environmental Medicine, 9 mai 2014

Lire le livret d’aide à la compréhension des études épidémiologiques cas-témoins

 

POUR CITER CETTE PAGE :
 
Lien :
http://presse-inserm.fr/utilisation-massive-du-telephone-portable-tumeurs-cerebrales/12519/

 

07/02/2015

Après Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, pour une 6ème République en France ?

communiqué :

Chers partisans de la 6e République,

À Athènes dans les urnes le 25 janvier et à Madrid dans la rue le 31 janvier, le peuple a fait entendre sa voix : À bas l’oligarchie ! Vive la démocratie !

À notre tour : faisons grandir notre Mouvement pour la 6e République !

Du 20 février au 18 mars, le M6R se dote d’une assemblée représentative. C'est le moment de l'auto-organisation du mouvement qu'avaient proposée les 50 initiateurs du M6R. Pour ne rien rater du processus, suivez les actus du site et les comptes Facebook et Twitter. C'est ensemble que nous allons réussir la nouvelle étape de notre mouvement.

Rien n'est définitif, tout se construit ensemble, rejoignez l'agora du M6R ! La moitié de l’assemblée sera élue par les signataires du mouvement. Le vote aura lieu par Internet sur la plateforme « Nous le Peuple ». C'est le moment de s'inscrire ! Les candidatures du plus grand nombre de partisans sont fondamentales : elles seront déposées sur notre réseau citoyen et organisées par région afin de respecter la représentativité géographique du mouvement. Tout le monde peut participer ! 

Vous avez des proches intéressés par la 6e République ? Ils n’ont pas encore signé l’appel du M6R mais souhaitent peut-être contribuer ! Invitez-les à signer pour faire avancer le mouvement. Ils pourront ainsi participer au tirage au sort de l’assemblée représentative.  

 

Notre mouvement fonctionne par financement participatif, alors n'hésitez pas à faire un don. Nous publierons nos comptes bancaires dans le courant du mois de février. Pas de surprise : on sait d'où vient l'argent et où il va !  

Suivez-nous sur les réseaux sociaux :
 

 

 

 

 
 
 

01/02/2015

Dernières nouvelles de la zone à protéger du Testet

communiqué  :

> Message du 01/02/15 12:22
> De : "Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET" <robot@asso-web.com>
> A : attachtscantons@orange.fr
> Copie à : 
> Objet : URGENT report activités à Sivens
> 
>

URGENT report activités à Sivens

 

Bonjour,
 

Des probarrages et/ou antizadistes bloquent, depuis 8h, les accès à la ZAD et à la zone humide du Testet. Plus de détails sur la situation et l'attitude à avoir sur https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 
Des gendarmes sont présents pour les empêcher d'accéder à la ZAD mais ils empêchent ainsi tout le monde également de rentrer.
 
Toutes les activités prévues sur place sont repoussées à une date ultérieure. Apifera et le Collectif Testet ne céderont pas devant les milices qui empêchent l'accès à la zone humide du Testet et sont prêtes à la sacrifier pour leur intérêt personnel.
 
A bientôt,


Le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet
http://www.collectif-testet.org

 

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Bonjour,

Un rapide message pour vous informer :

Des activités organisées dimanche 1er février 2015 sur la zone humide du Testet dans le cadre de la journée mondiale des zones humides.

Des nouvelles de la ZAD (passage d’un huissier, invitation du Préfet à les rencontrer, appel à réoccupation potentielle…) sur leur site web. Et leur page Agenda.

> Du débat TV entre Marie-Laure Cambus (FNE Midi-Pyrénées) et Pascale Puybasset (Elue de Lisle sur Tarn) demain samedi 31 janvier à 11h30 sur France 3 Midi-Pyrénées (émission La voix est libre). Possible de le voir ensuite sur le web de l’émission.

Ce soir, vendredi 30 janvier 2015 à 20h30, à Gaillac : Assemblée citoyenne "Quelles agricultures dans nos assiettes ?" organisée par le CLAC: Comité Local d'actions Citoyennes de Gaillac

3 février à 22H25 sur Arte : documentaire de Sandrine Feydel et Denis Delestrac. « Clair, complet, accessible à tous, « La nature, nouvel eldorado de la finance » nous fait découvrir les marchés économiques et financiers montés par les banques et les multinationales, sous l’égide de l’ONU, de l’Europe et des plus grandes ONG. Sous couvert de protéger la nature, ces mécanismes de marché provoquent déjà des dégâts irréversibles et conduisent à la privatisation totale de la planète et de ses ressources ».

Bon WE !

Réchauffement climatique et activité volcanique

 

 Nota Bene :

 

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De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

 

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog.

 

L'adresse vous en sera donnée en temps voulu.

 

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lu sur :

Climate change is lifting Iceland – and it could mean more volcanic ...

www.theguardian.com/.../climate-change-lifting-iceland-volcanic-eruptions

 

Climate change is lifting Iceland – and it could mean more volcanic eruptions

Land moving upward faster than researchers expected at 1.4in every year, allowing ‘hot potato’ rocks to rise

Iceland is rising because of climate change, with land freed by the melting of the ice caps rebounding from the Earth at a rate of up to 1.4in per year.

The downside? Researchers believe the extra uplift could be behind an increase in volcanic activity, with three Icelandic eruptions in the last five years shutting down flights and spewing ash in the air.

In new research published in Geophysical Research Letters, scientists from the University of Arizona and the University of Iceland found the earth’s crust rising at a much faster rate amid the greater warming of the last 30 years.

At some sites in south and south-central Iceland, where five of the largest ice caps are located, ice loss resulting from that warming produced an uplift of 1.4in per year, the researchers said.

Researchers have known for some time that land freed from the weight of ice sheets tends to rise. But they did not anticipate just how swiftly the bounce in Iceland was occurring.

“It’s similar to putting weights on a trampoline. If you take the weights off, the trampoline will bounce right back up to its original flat shape,” said Richard Bennett, a geologist at the University of Arizona and one of the authors of the new research.

The bigger bounce was due to increased warming over the last 30 years, mathematical models showed.

“What we found is that the uplift is increasing. It’s faster and faster everywhere because of the accelerated loss of ice mass,” said Bennett.

The researchers relied on 62 GPS devices, deployed on rocks throughout Iceland, to track the changes in position. Some of the GPS receivers had been in position since 1995.

The danger is that increased melting and uplift could lead to a further uptick in volcanic activity. Iceland has experienced three eruptions in the last five years. When Eyjafjallajökull blew in 2010, flights across Europe were disrupted for a week.

The entire chain reaction of melting ice caps, rising earth surface and volcanic activity is still not entirely understood, Bennett said. But as the surface of the earth rises, so do rocks at depth, released from the pressure of the ice.

“They transport the heat like a hot potato as they move from high pressure to lower pressure and enter into conditions that promote melting,” Bennett said. And that creates conditions that are ripe for eruptions.

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quelques explications :

Le diamètre moyen de la Terre est de 12742 km et l'épaisseur moyenne de la croûte terrestre continentale est de 35 km. ( l'épaisseur du fond des océans est beaucoup plus fine : 7km environ )

Pour donner une idée , si la terre était représentée par une sphère d'environ 12cm de diamètre (une grosse orange), l'épaisseur de la croûte terrestre sur laquelle nous vivons ne serait que de 1/3 de mm (même pas l'épaisseur d'un ongle, pour fixer les idées).

Si les calottes glaciaires fondent, les plaques tectoniques sur lesquelles elle reposent sont allégées du poids de la couche de glace qui disparaît et elles se soulèvent (plus exactement : elles basculent), et le magma en fusion passe entre les fentes, et ... il y a des éruptions volcanique. C'est ce qui se passe en Islande.

Qui dit éruption volcanique dit cendres dans l'atmosphère, d'où possibilité d'un refroidissement climatique par occultation du rayonnement solaire. 

Avec des conséquences qui peuvent être importantes. Voir à ce sujet :

Lakagígar — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Lakagígar
Les Lakagígar, toponyme islandais signifiant littéralement en français « les ... Les aérosols créés provoquèrent alors un refroidissement dans tout .... et à la famine, un des facteurs importants qui provoquèrent la Révolution française en 1789. 

 

30/01/2015

Réchauffement climatique : il est réel mais seul Dieu est responsable ! (pas l'Homme)-suite : le Pape à la rescousse

  Nota Bene :

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lu sur :

Head of EPA tells Vatican that Pope Francis and Obama in sync on climate change ...

www.theguardian.com/.../pope-francis-climate-change-epa-gina-mccarthy
  • Gina McCarthy says pope can convince doubters that ‘science is real’
  • Obama ‘is aligned’ with pope on seeing climate change as a moral issue

America’s top environmental official has assured the Vatican that the Pope and Barack Obama are singing from the same hymnal when it comes to fighting climate change.

In a visit to the Vatican, Gina McCarthy, the head of the US Environmental Protection Agency (EPA), conveyed a message to the Pope that Obama shared his view that fighting climate change was a moral obligation.

“I want him to know that the president is aligned with him on these issues and that we are taking action in the United States,” McCarthy told the National Catholic Reporter ahead of the meeting.

She went so far as to suggest that Obama was “working with the pope” when it came to climate change.

That alliance, between Obama and the pope, followed from the view that leaders have a moral duty to preserve the earth and protect those most at risk from the consequences of climate change, McCarthy said.

 

“I think the most important thing that we can do, working with the pope, is to try to remind ourselves that this is really about protecting natural resources that human beings rely on, and that those folks that are most vulnerable – that the church has always been focused on, those in poverty and low income – are the first that are going to be hit and impacted by a changing climate,” she said.

 

EPA officials said McCarthy used the meeting to applaud the Pope’s efforts to fight climate change, and to brief the Vatican on Obama’s plan for cutting greenhouse gas emissions that are driving global warming.

“It was really about the efforts the US is taking on climate change and the need for everyone to be involved both domestically and internationally – both to work with the pope and thank for his efforts on this far,” a spokesperson said.

McCarthy did not meet the pope, but was greeted by a quartet of Vatican officials, Monsignor Antoine Camilleri, the undersecretary for relations with states and the ministry’s top environmental official, Paolo Conversi as well as Cardinal Peter Turkson, president of the pontifical council for justice and peace, and his director of environmental affairs, Tebaldo Vinciguerra. The four officials will help prepare a highly anticipated encyclical on the environment and climate change, expected to be published in June or July.

On Saturday, McCarthy was due to tour the Vatican’s solar panels, which are on top of the Paul VI hall.

 

The pope said earlier this month that climate change was “mostly” man-made, and he said he hoped the encyclical and a planned address to the UN in September would push leaders to take more “courageous” actions.

The EPA administrator was born into an Irish Catholic family from Boston.

Her trip to the Vatican, however, was part of a broader mission of putting climate change above partisan politics and persuading the American people to get behind the climate plan.

The pillar of the US climate plan – the first rules cutting carbon pollution from power plants are due to be finalised this summer. But they are under attack from Republicans in Congress and industry, who are trying to block or reduce the emissions cuts.

“One of the challenges that I think we face in the US is that climate change is very often viewed as a political issue,” McCarthy told reporters ahead of her meetings. “And environmental issues are not political.”

She went on: “I think we need to get this out of the political arena and get it back to the arena we work most effectively on: what’s right for our kids, for our families, for public health, and what solutions do we bring to the table that are going to address those?”

Obama has no chance of meeting his emissions reductions targets if those rules are stalled or weakened.

US officials and foreign diplomats believe an attack on those rules would shake international confidence in climate change negotiations heading towards a conclusion in Paris at the end of the year – putting the global effort to fight climate change in peril, along with that of the US.

Over the last 18 months, McCarthy has been doggedly visiting state and local leaders to try to gin up support for the power plant rules. Last week, she visited Aspen to mobilise support from the winter sports industry, which depends on cold weather and snow.

Some conservative sections of the church are opposed to Obama’s power plan.

“Preservation of the environment and promotion of sustainable development? No problem. But climate change and the blundering malicious environment of the UN? No thanks. The pope can do better,” wrote Thomas Peters, a writer for Catholic Vote.

24/01/2015

Contre l'extraction de sable dans la baie de Lannion !

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lu sur :

(le surlifgnage est de moi)

 
Sable. Lannion dira non à l'extraction 23 janvier 2015 à 12h19/ Jean-Luc Le Roux 
 
© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/bretagne/sable-lannion-dira-non-a-l-extraction-23-01-2015-10501441.php
 
Lannion attend plusieurs milliers de manifestants, demain, contre un projet d'extraction de sable coquillier. Le ministre de l'Économie doit prochainement trancher ce dossier, qui est en instance depuis près de cinq ans. 
 
> Peuple des dunes. Manifestation le 24 janvier 
> Pêche. "La dune, c'est le poumon" 
 
« Non à l'extraction de sable ». Ce message s'affiche sur d'immenses banderoles déployées à Lannion où plusieurs milliers de personnes sont attendues, demain matin, pour une grande manifestation. 
 
400.000 m³ annuels 
 
Depuis 2010, le monde de la pêche, du tourisme, les défenseurs de l'environnement, les élus locaux sont vent debout contre la demande de la CAN (Compagnie armoricaine de navigation). Cette filiale du groupe Roullier, basée à Pontrieux, recherche un amendement agricole comme substitut au maërl, désormais protégé, et souhaite extraire du sable coquillier dans un gisement situé en baie de Lannion, à 6 km de Trébeurden, entre les zones Natura 2000 de la Côte de Granit Rose et de la baie de Morlaix. La demande initiale portait sur 400.000 m³ annuels, pendant vingt ans. Ce projet a déclenché une opposition quasi unanime sur le territoire, fédérée au sein du collectif Le Peuple des Dunes en Trégor, qui avance de nombreux arguments défavorables.   
 
« Allez plus au large » 
 
Les principaux portent sur les risques de perte de la ressource en pêche, par la turbidité de l'eau et disparition du lançon, petit poisson qui vit dans la dune, nourriture préférée du bar, et l'érosion du trait de côte qui fragiliserait des rivages déjà durement éprouvés par les tempêtes de l'année dernière. « Nous ne sommes pas contre l'extraction de sable. Mais allez plus au large, là où les incidences seront moindres », répond Alain Bidal, président du Peuple des Dunes en Trégor, au discours de la CAN qui défend ses 24 emplois et le besoin d'amendements calcaires pour l'agriculture. Il y a déjà près de cinq ans que le dossier est en instruction, sans obtenir de réponse, positive ou négative, pour l'instant. L'enquête publique menée à l'automne 2010 avait débouché sur un avis favorable, assorti de réserves. 
 
La CAN revoit à la baisse 
 
Face aux oppositions, la CAN a revu à la baisse ses prétentions, à 250.000 m³ par an, pendant 15 ans, « assortis d'une montée en puissance progressive sur les cinq premières années », selon la compagnie. « Le volume total passe de 8 à 3,1 millions de m³, soit une diminution de 61 %. Il ne représente plus que 2 % du volume de la dune », ajoute la CAN, qui propose de suspendre les mouvements des sabliers en mai et juin, la période la plus sensible pour la reproduction du lançon. C'est au ministre de l'Économie qu'il appartient de trancher ce dossier, en accordant ou pas le titre minier nécessaire à l'exploitation du gisement. Et la décision d'Emmanuel Macron serait « imminente », selon les opposants. Ce qui est démenti par le cabinet du ministre. « Il n'y a pas de décision imminente », répond-il en rappelant que le ministre est actuellement absorbé par l'examen de son projet de loi sur l'activité, qui sera débattu à partir de lundi à l'Assemblée Nationale. « Le dossier suit son cours, nous sommes au bout du processus. Toutes les étapes purement administratives ont été franchies. Il y a maintenant une nécessaire concertation avec les parties prenantes locales. Le gouvernement a toujours été très attentif au dialogue », ajoute la même source au cabinet. 
 
Rencontre avec le ministre ? 
 
À l'été 2013, son prédécesseur, Arnaud Montebourg avait laissé entendre, à demi-mot, un accord sur ce projet. Depuis, la seule prise de position du gouvernement a été une déclaration de Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, exprimant son « opposition », en juin 2014. Selon Corinne Erhel, députée (PS) de la circonscription de Lannion, opposée à ce projet, Emmanuel Macron devrait prochainement inviter tous les protagonistes à une rencontre au ministère, comme l'avait fait Arnaud Montebourg, au mois d'août 2013, sans pouvoir rapprocher les positions. « Emmanuel Macron est attentif à la situation. L'important est que le ministre puisse écouter chacun, déclare Corinne Erhel. Il faudra argumenter sur le fond, et d'abord sur l'environnement et les conflits d'usage en matière économique ».
 
© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/bretagne/sable-lannion-dira-non-a-l-extraction-23-01-2015-10501441.php

Préserver l'unité architecturale dans les villes anciennes ...

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... l'architecture contemporaine, basée exclusivement sur le coût et la facilité d'exécution avec les techniques et matériaux actuels (acier, béton, verre = surfaces planes, formes parallélélipédiques plus ou moins décorées) est-elle adaptée et vieillira-t-elle aussi bien que ce qui a été fait auparavant ?

à lire sur le NYT (pour voir les illustrations, aller à l'article original à l'aide du lien :

Charleston Is Torn Over New Buildings

Accustomed to basing its identity on its grand old buildings, the South Carolina city now finds it almost impossible to agree on how to build new ones as its economy and its population grow.

In Stately Old Charleston, the New Buildings on the Block Are Struggling to Fit In

 

By RICHARD FAUSSETJAN. 23, 2015

 

CHARLESTON, S.C. — The elegant buildings from different eras strut across Charleston’s downtown neighborhoods like notes on a major scale: the Gothic churches, the Greek Revival storefronts, the homes in vivid pastels exuding Queen Anne grace, Georgian symmetry and Italianate grandeur.

But these are days of bum notes and dissonance in historic Charleston, which is enjoying a robust economy and one of the most transformative regional population booms since the Civil War. Long accustomed to basing its reputation on the grandeur of its old buildings, the city now finds it almost impossible to agree on how to build new ones.

In recent months, traditionalists have blocked efforts to introduce contemporary architecture in the historic core, which was the first in the nation to be covered by a preservation ordinance.

Modernists are rolling their eyes at new buildings that copy traditional styles, arguing that they pervert a record of architectural progress long documented in mortar and stone.

Photo
 
Details of the Palmer House, left, and Victorian style architecture in Charleston's historic district.
Credit

Stephen Morton for The New York Times

 

And both sides agree that many of the buildings approved by the city’s Board of Architectural Review in recent years have been duds that tried, and failed, to have it both ways.

“Well, they’re just not beautiful,” Mayor Joseph P. Riley Jr., said of the new buildings in an interview at Charleston City Hall, which was completed in 1804 and is attributed to a local architect, Gabriel Manigault. “The materials, the execution — you don’t feel excellence there. They’re not special. You don’t walk by and say, ‘I’m glad that got built.’”

Such problems may seem trivial to the Detroits of the world, and reflect more universal tensions in the realms of architecture and historic preservation. But they are particularly acute in Charleston, where new arrivals and a diverse economy threaten to transform a merely beautiful metropolis into an economically important one.

The resurgence of greater Charleston as an economic power, with its bustling port and a proliferation of new manufacturing plants — led by the Boeing facility that produces the 787 Dreamliner airplane — has fueled a residential and commercial building boom. The population of the three-county metro area has grown 11 percent in the last five years, according to the Charleston Metro Chamber of Commerce.

At the same time, the essential $2.8 billion tourism sector lives or dies on the city’s ability to remain charming.

“Charleston is a city that looks back, and rarely does the city look forward, because so much of what the city is, is steeped in what it has been,” said Ray Huff, director of the Clemson Architecture Center here.

But with the new growth pressure, Mr. Huff said, “We can’t be the slow-paced, sleepy town that I grew up in anymore.”

No one is more aware of these realities than Mayor Riley, a slight, formal, bespectacled man who, in his nearly 40 years in office, has established himself as something of an aesthete-in-chief. Many here credit the mayor with wisely shepherding Charleston through its recent renaissance with an emphasis on the importance of shared public spaces.

In conversation, he is prone to speaking in the language of design, criticizing as extraneous the light-blocking louvers of one downtown building, while praising the “void-to-solid ratio” of another.

Mr. Riley, 72, has promised that this year will be his last in office, and in what many here view as a legacy move, he has prodded the city to hire Andrés Duany, a Miami-based architect and urban planner, to suggest changes to the city’s architectural review process.

“The question really is, how does a building enhance the city?” the mayor said. “How does it enhance the street?”

Charleston is a city of 128,000 people, but locals are quick to note that it was the fourth-largest port city in the Colonies in 1770, and many of its finest 18th- and 19th-century buildings were built with money from the trade of indigo, rice and slaves.

That sense of self-importance did not waver as other cities surpassed it. Indeed, it may have been bolstered after Charleston emerged from the 20th-century era of urban renewal with its historic core largely intact. The historic downtown neighborhoods have been further burnished by waves of wealthy newcomers who have lovingly restored many old homes — while sending real estate prices soaring.

Beyond the center, greater Charleston has its share of unremarkable suburban development. But aesthetics and the built environment remain central to the civic conversation.

On a recent afternoon, Robert Behre, the architecture columnist for The Post and Courier of Charleston, drove through downtown, pointing out newish anonymous buildings that could have been built in Atlanta or Orange County, Calif., the ungainly new government buildings, and the dull boxes dressed up with the occasional row of columns.

“It’s not blatantly bad,” he said. “It’s just kind of meh.”

New buildings proposed for the historic district must be approved by the Board of Architectural Review, but it does not dictate a specific architectural style. Critics of newer buildings offer a range of theories as to why they fail to impress, from the need to build in hurricane- and earthquake-resistant features that eat up construction budgets, to the suspicion that builders prefer to submit the designs that are least likely to provoke or offend.

The hiring of Mr. Duany, who could not be reached for comment for this article, has only stirred more controversy. He is a leading proponent of the New Urbanism, the idea that neighborhoods should be dense and walkable. His best-known project, the planned community of Seaside, Fla., was the backdrop for the 1998 film “The Truman Show.” And unfairly or not, there is a lingering concern among critics here that Mr. Duany will impose a movie-set uniformity in Charleston.

“That’s what gives me great pause in a city like Charleston, because the city is so diverse, and presents so many eras and fashions,” said Whitney Powers, a local architect.

In November, the Clemson Architecture Center, an outpost of the upstate university, withdrew plans for an ultramodern building in the heart of the historic district designed by the contemporary architect Brad Cloepfil.

Preservation and neighborhood groups sued to stop it on procedural grounds. But the opposition was also driven, in part, by a philosophical aversion to contemporary architecture in the city core: Harry B. Limehouse III, a Republican state representative, likened the concrete, glass and aluminum design to a sardine can.

The city, meanwhile, is nearing completion of a $142 million renovation of an auditorium and office building called the Gaillard Center that is heavy on limestone and neo-Classical columns.

“It’s going to be beautiful, cherished and loved 100 years from now,” Mayor Riley said.

 

The mayor is among those who believe that contemporary architecture also has its place in Charleston — he noted that a planned International African American Museum would have a contemporary design — but he is aware that he has constituents who are still wary of advances in architecture from about 1919 on.

Among them is Reid Burgess, a designer of traditional houses. The Clemson building, Mr. Burgess argued, was a “parasite” that took advantage of its location to draw attention.

For the Gaillard, Mr. Burgess had nothing but praise. Even if it eventually goes to seed, he said, “It’ll look like a beautiful ruin.”

 

22/01/2015

Réchauffement climatique : il est réel mais seul Dieu est responsable ! (pas l'Homme)

Nota Bene :

les personnes qui lisent les notes mises sur ce blog ont sans doute remarqué la présence d'un bandeau publicitaire dans le haut de l'écran. Cette publicité, mise par le MIDI LIBRE, n'existait pas auparavant ; elle est apparue il y a quelques jours. 

Il faut savoir que cette publicité est extrêmement gênante pour l'enregistrement des notes et ralentit considérablement leur mise en page. 

De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog.

L'adresse vous en sera donnée en temps voulu.

lu sur : (les surlignages sont de moi)

Magazine GoodPlanet 

Publié le : 22/01/2015     Last updated: 22/01/2015 15h26

- See more at: http://www.goodplanet.info/actualite/2015/01/22/le-senat-americain-reconnait-le-changement-climatique-mais-pas-la-responsabilite-de-lhomme/#sthash.dS8f5RMf.dpuf

Washington (AFP) – Le changement climatique est réel, ont proclamé les sénateurs américains mercredi lors d’un vote hautement symbolique. Mais dans un second vote illustrant la controverse partisane sur le sujet, les sénateurs républicains ont disculpé l’homme.

Les démocrates ont profité d’un débat sur le projet controversé d’oléoduc Keystone XL pour tenter de trancher, une bonne fois pour toutes, la question du réchauffement climatique au sein de ce que les parlementaires américains appellent « la plus grande assemblée délibérante du monde ».

Ils ont déposé deux résolutions non contraignantes, soumises au vote des 100 sénateurs américains, en majorité républicains.

La première résolution affirme en une phrase que « le changement climatique est réel et n’est pas un canular »: elle a été approuvée par 98 voix contre 1 (le sénateur républicain du Mississippi Roger Wicker).

Les républicains ont désormais consigné pour l’histoire qu’ils ne contestaient pas la réalité du réchauffement de la planète.

La seconde motion démocrate, déposée par le sénateur d’Hawaï Brian Schatz, allait plus loin qu’un simple constat pour déclarer que le réchauffement était du fait de l’activité humaine, touchant au coeur de la controverse politique américaine.

Mais cette fois, 49 des 54 républicains ont voté contre, suffisamment pour couler la résolution.

L’origine de leur opposition date des premiers projets de taxation du carbone dans les années 2000, et depuis les républicains restent opposés aux propositions de Barack Obama pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, afin de ne pas nuire à la compétitivité des entreprises américaines.

Cependant, ils restent nombreux à contester les conclusions de scientifiques qui lient le réchauffement à l’activité humaine.

« Quelle arrogance de dire que l’homme est capable de changer le climat », a redit celui qui a pris la tête du combat au Sénat, Jim Inhofe, président de la commission de l’Environnement.

« Le climat a toujours changé », a-t-il dit. « Relisez les conclusions archéologiques (…) La Bible en parle ».

Malgré la défaite, c’est dopé d’optimisme que le démocrate Brian Schatz est sorti de l’hémicycle.

« On voit émerger un groupe d’élus des deux partis qui pensent que le changement climatique est réel, causé par les humains et qu’il existe des solutions », a-t-il dit aux journalistes rassemblés pour l’événement.

« C’est un début », a dit sa collègue Barbara Boxer.

© AFP

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US Senate refuses to accept humanity's role in global climate ...

www.theguardian.com/.../us-senate-man-climate-change-global-warming- hoax

41 minutes ago ... US Senate refuses to accept humanity's role in global climate changeagain. Senators accept global warming is not a hoax but fail to recognise ...
US Senate refuses to accept humanity's role in global climate change, again

Senators accept global warming is not a hoax but fail to recognise human activity is to blame, nearly 27 years after scientists laid out man’s role

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Republican and US senator James Inhofe: ‘Man can’t change climate’. Photograph: Susan Walsh/AP

 

 

 

 

It is nearly 27 years now since a Nasa scientist testified before the US Senate that the agency was 99% certain that rising global temperatures were caused by the burning of fossil fuels.

And the Senate still has not got it – based on the results of three symbolic climate change votes on Wednesday night.

The Senate voted virtually unanimously that climate change is occurring and not, as some Republicans have said, a hoax – but it defeated two measures attributing its causes to human activity.

Only one Senator, Roger Wicker, a Republican from Mississippi, voted against a resolution declaring climate change was real and not – as his fellow Republican, Jim Inhofe of Oklahoma once famous declared – a hoax. That measure passed 98 to one.

But the Senate voted down two measures that attributed climate change to human activity – and that is far more important.

Unless Senators are prepared to acknowledge the causes of climate change, it is likely they will remain unable and unwilling to do anything about it.

Democrats had planned the symbolic, “sense of the Senate” votes as a way of exposing the Republicans’ increasingly embarrassing climate change denial. Further climate votes will come up on Thursday.

Two were tacked on as Democratic amendments to a bill seeking to force approval of the contentious Keystone XL pipeline – despite a veto threat from Barack Obama.

The third, introduced by a Republican, affirmed climate change was real but expressed support for the Keystone XL pipeline.

The first vote, introduced by the Rhode Island Democrat, Senator Sheldon Whitehouse, said only: “To express the sense of the Senate that climate change is real and not a hoax.”

But Republicans have grown canny about being called out as climate deniers. For the Republican party leadership the current preferred phrase now is: “I am not a scientist” – which casts doubt but avoids outright denial. However, Obama made that line a butt of his jokes in the State of the Union address

Inhofe, the veteran climate denier in the Senate and incoming chair of the Senate Environment and Public Works Committee, stunned a number of Democrats when he asked to co-sponsor the amendment. 

For a moment it looked like the ultimate climate denier had had a change of heart – but no. Inhofe was ready to acknowledge climate change was occurring but he was adamant it had nothing to do with human activity such as the burning of fossil fuels.

“Climate is changing and climate has always changed and always will,” Inhofe told the Senate. “The hoax is that there are some people who are so arrogant to think they are so powerful they can change climate. Man can’t change climate.”

The quick thinking from Inhofe now leaves Wicker, the new chair of the National Republican Senatorial Committee, as the only Republican to still embrace the entire idea of climate change as a hoax.

Wicker did not immediately comment on his vote. But he has regularly said that there is no firm evidence of global temperature rise.

An amendment introduced by the North Dakota Republican and Keystone bill sponsor, John Hoeven, attributed climate change to human activity, but said the pipeline would have no significant impacts. Fifteen Republicans voted in favour, but the measure still failed by one vote, 59-40.

The final climate amendment, introduced by the Hawaii Democrat Brian Schatz, went further, stating: “human activity significantly contributes to climate change.”

Only five Republicans supported it – Lindsey Graham of South Carolina, Lamar Alexander of Tennessee, Kelly Ayotte of New Hampshire, Susan Collins of Maine and Mark Kirk of Illinois.

Rand Paul of Kentucky, Marco Rubio of Florida, and Ted Cruz of Texas – all thought of as leading Republican contenders for the 2016 presidential race – voted against. The bill was defeated 50-49.

Environmental groups claimed a partial victory – at least Republicans were admitting climate change was indeed occurring.

“I’m hoping that after many years of darkness and blockade that this can be a first little vote beam of light through the wall that will allow us to at least start having an honest conversation about what carbon pollution is doing to our climate and to our oceans,” Whitehouse told the Senate.

But the Senate has acknowledged the existence of climate change before and, as long ago as 2005, voted to affirm that human activity was its driver.

Since 2005, there has been an entire decade of accumulating evidence in real-time of the effects of climate change – and its threat in the future.

“We are worse off than 2005,” said Robert Brulle, a sociologist at Drexel University who writes about the climate denial movement. “The resolution saying that anthropogenic climate change is real and we need to act passed in 2005, and failed in 2015,” he said in an email. “A similar resolution failed today. 10 years, more certain science, less political will.” 

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Dans le même domaine, voir :

In God We Trust — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/In_God_We_Trust
 

Dracula avait raison !

à lire sur NATURE :

By splicing animals together, scientists have shown that young blood rejuvenates old tissues (*). Now, they are testing whether it works for humans.

Megan Scudellari

(*) le sang jeune régénère les vieux tissus

19/01/2015

Bonne nouvelle pour ...

... 1% de la population !

(lire aussi sur MEDIAPART : 

80 milliardaires possèdent autant que 3,5 milliards de personnes ...

www.mediapart.fr/journal/international/190115/80-milliardaires-possedent-autant-que-35-milliards-de-personnes )

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lu sur :

OXFAM entrevoit une hausse de l'écart entre riches et pauvres ...

affaires.lapresse.ca/economie/international/201501/19/01-4836434-oxfamentrevoit-une-hausse-de-lecart-entre-riches-et-pauvres.php
 
Agence France-Presse
Paris

L'organisme caritatif OXFAM s'attend à ce que l'an prochain, le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépassera celui des autres 99% de la population.

Dans un rapport qu'elle publie lundi, l'organisation internationale de développement prévient que le seul moyen d'éviter cette conclusion est de freiner la tendance actuelle à l'augmentation des inégalités.

Cette explosion des inégalités entrave la lutte contre la pauvreté dans le monde, selon OXFAM, qui affirme qu'une personne sur neuf ne mange pas à sa faim et que plus d'un milliard de personnes vivent avec moins de 1,25$ par jour.

L'étude montre que la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches est passée de 44% en 2009 à 48% l'an dernier et qu'elle dépassera les 50% en 2016. Présentement, 80 personnes possèdent autant que 3,5 milliards de personnes.

La directrice générale d'OXFAM, Winnie Byanyima, qualifie de vertigineuse l'ampleur des inégalités mondiales. Elle exhorte les leaders mondiaux à passer de la parole aux gestes en s'attaquant aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère.

Mme Byanyima affirme que les inégalités extrêmes ne constituent pas seulement un préjudice moral mais qu'elles sapent aussi la croissance économique et pèsent sur les profits du secteur privé.

Winnie Byanyima coprésidera l'édition 2015 du Forum économique de Davos qui aura lieu cette semaine, en Suisse.

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et pour les non-francophones :

New Oxfam report says half of global wealth held by the 1% | Business | The Guardian.pdf

 

Oxfam warns of widening inequality gap, days ahead of Davos economic summit in Switzerland 

 

16/01/2015

Une comète dans le ciel, en ce moment

 lu dans le Point :

Le Point - Publié le 16/01/2015 à 06:07

En s'approchant du Soleil, Lovejoy C/2014 Q2 a développé une chevelure d'une brillance inattendue. Un spectacle qui ne se reproduira pas avant 8 000 ans.

 

 

Lovejoy, une comète visible à l'oeil nu dans le ciel de janvier - Le Point.pdf

Alerte : la Vie sur Terre est menacée par la pollution

à lire sur The Guardian : (info@mail.theguardian.com)

lien :

 Rate of environmental degradation puts life on Earth at risksay ...

www.theguardian.com/environment/.../rate-of-environmental-degradation-puts-life-on-earth-at-risk-say-scientists
 

( cette alerte est valable pour toute forme de vie, pas seulement pour l'espèce humaine )

15/01/2015

Le combat contre la criminalité environnementale

communiqué :

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Pour participer à l’événement :

Envoyez « je participe » avec votre nom, prénom et activité professionnelle à l’adresse mail suivante : 

lemonde-evenements@lemonde.fr
Le nombre de places est limité à 50 personnes.

Un mail de confirmation vous sera envoyé dans les 24 heures suivant votre inscription.

Ouverture des portes à partir de 14 heures.

13/01/2015

Cancer, environnement et société

lu sur :

Non, le cancer n'est pas le fruit du hasard ! - Le Monde

www.lemonde.fr/.../non-le-cancer-n-est-pas-le-fruit-du-hasard_4550613_ 3232.html

LE MONDE | 07.01.2015 à 11h44 • Mis à jour le 07.01.2015 à 11h48 |

Par Annie Thébaud-Mony

En ces premiers jours de 2015, les médias ont diffusé le message selon lequel le cancer serait essentiellement le fruit du hasard. Une aubaine pour les industriels de l’amiante, de la chimie, des pesticides, du nucléaire, du pétrole et j’en passe… Pour eux, sans aucun doute, cette « découverte scientifique » devrait clore toute controverse sur le rôle des risques industriels dans la survenue du cancer !

L’origine de cette pseudo-découverte est un article paru dans la prestigieuse revue Science, le 2 janvier, présentant les résultats d’une corrélation statistique particulière (Christian Tomasetti et Bert Vogelstein, « Variation in cancer risk among tissues can be explained by the number of stem cell divisions », www.sciencemag.org, 2 janvier). Partant de l’observation d’une différence de fréquence du nombre de cancers selon les organes (poumon, colon, cerveau, etc.) – à l’exclusion de ceux qui sont actuellement en augmentation vertigineuse (sein et prostate) –, Christian Tomasetti et Bert Vogelstein font l’hypothèse que ces variations s’expliqueraient par des modalités différentes de division cellulaire au sein de ces organes. Ils prennent en considération ce que les biologistes appellent les cellules souches, qui ont la capacité de s’autorenouveler, de se différencier en d’autres types cellulaires et de proliférer en culture. Ils établissent ensuite une corrélation statistique entre le nombre total de divisions cellulaires de ce type de cellule sur la durée moyenne de la vie dans la population américaine et le risque moyen de survenue du cancer de tel ou tel organe aux Etats-Unis. Statistiquement significative, la corrélation est alors interprétée comme validant l’hypothèse selon laquelle le cancer serait issu – pour l’essentiel – d’un sinistre loto cellulaire. La faute à « pas de chance » !

Ce raisonnement simpliste fait penser à d’autres corrélations qui auraient pu fonder des hypothèses tout aussi fantaisistes. Pour alerter les étudiants de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) sur les risques d’interprétation hâtive en matière de statistiques, Joseph Klatzmann, ancien administrateur à l’Insee, ancien professeur d’économie rurale à l’Institut national agronomique Paris-Grignon, directeur d’études à l’EHESS, citait fréquemment l’exemple suivant (Joseph Klatzmann Attention Statistiques ! Comment en déjouer les pièges. La Découverte, 1985, dernière réédition, 1996) : entre les années 1950 et 1990, la courbe de croissance d’utilisation des réfrigérateurs a été exactement parallèle à celle de l’épidémie de cancer. Serait-ce l’utilisation du réfrigérateur qui cause le cancer ? A l’évidence, une telle interprétation prêterait à sourire si elle ne reflétait pas ce que les auteurs de l’article de Science se sont permis de faire, à savoir extrapoler d’une corrélation à l’affirmation d’une causalité.

Trois angles morts

Or, au moins trois angles morts de leur « démonstration » la discréditent totalement. Tout d’abord, ils omettent de faire référence dans leur modèle au fait que la cellule souche ne se transforme pas spontanément en cellule cancéreuse. Elle le fait sous l’effet de mutations qui elles-mêmes sont produites par des agents cancérogènes externes. On retrouve ici le rôle de l’amiante, des rayonnements ionisants, des fumées diesel, des pesticides et autres substances toxiques connues depuis longtemps pour leurs propriétés cancérogènes (sans parler de toutes celles dont la toxicité n’a pas été testée…).

Le deuxième angle mort est ce qu’occulte le recours à une incidence globale du cancer dans la population générale, à savoir les inégalités face au cancer. Pour ce qui est de la situation française (qui n’est pas fondamentalement différente de celle de la population américaine), un ouvrier a dix fois plus de risque de mourir de cancer (et de façon précoce avant 65 ans) qu’un cadre supérieur. Sauf à considérer que les ouvriers ont des cellules souches tout à fait particulières – ce qui ressemblerait à une forme d’eugénisme –, force est de considérer, pour comprendre cette inégalité, la différence très significative d’exposition à des cancérogènes professionnels, mise en évidence par une enquête du ministère du travail. Selon l’enquête Sumer 2010 réalisée par la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques et la direction générale du travail-Inspection médicale du travail, les ouvriers sont dix fois plus exposés dans leur travail à des cancérogènes que les cadres supérieurs.

Le troisième angle mort est la non-prise en compte par Christian Tomasetti et Bert Vogelstein des connaissances acquises de longue date sur les caractéristiques fondamentales du cancer, suite aux travaux de nombreuses disciplines scientifiques autres que l’épidémiologie. Cette maladie commence, certes, au cœur des cellules mais s’inscrit, pour chaque individu touché, à la croisée de deux histoires. L’une est celle des atteintes, simultanées et/ou répétées, provoquées par les agents toxiques (poussières, substances chimiques, rayonnements) au cours de multiples événements de la vie professionnelle, résidentielle, environnementale et comportementale ; l’autre est, face à ces agressions, celle des réactions de défense de l’organisme, elles-mêmes extrêmement variables selon les individus. Plus se multiplie la présence de molécules toxiques dans la vie quotidienne, et plus se multiplient aussi, non seulement les processus mutagènes ou cancérogènes propres à chacun d’eux, mais ce qu’on appelle la synergie entre eux et aussi la manière dont ces différents processus interfèrent eux-mêmes avec les mécanismes de défense de l’organisme.

Ajoutons que l’étude ainsi publiée par la revue Science a été sponsorisée par des fondations privées dont la première est le fonds Virginia & D. K. Ludwig pour la recherche sur le cancer. Le fondateur en est Daniel Ludwig, un magnat américain du transport maritime qui fut le promoteur des supertankers, mais aussi de la déforestation en Amazonie brésilienne pour l’exploitation arboricole d’espèces de pins et eucalyptus à croissance rapide pour le marché mondial de la pâte à papier. Vendant cette exploitation à un consortium brésilien, Daniel Ludwig a investi le produit de cette vente dans le fonds qui porte son nom, soutenant ainsi la production de connaissances sur le cancer, utiles aux industriels mais fondamentalement nuisibles à la santé publique.

Répercussion médiatique

Que la statistique appliquée au cancer s’inscrive, une fois de plus, dans cette mise en doute systématique des effets mortifères des risques industriels, que j’ai longuement décrite récemment, ne m’étonne malheureusement pas. En revanche, mon inquiétude est la répercussion médiatique d’un tel article et ses effets sur l’opinion publique, alors que l’épidémie de cancer a pris des proportions catastrophiques en France et dans le monde. Entre 1984 et 2012, le nombre annuel de nouveaux cas est passé, en France, de 150 000 à 355 000. Selon l’Organisation mondiale de la santé, pas moins de 15 millions de décès sont dus au cancer dans le monde chaque année soit presque un décès toutes les deux secondes. Et encore, ces chiffres sous-estiment grandement ce qui se passe dans les pays où une part importante de la population est privée d’accès à un quelconque diagnostic de cancer.

Or le cancer est évitable, à condition d’éradiquer les cancérogènes en milieu de travail, dans l’environnement et la consommation. Pourtant, dans le champ de l’épidémiologie, des chercheurs s’obstinent à produire des modèles statistiques dénués de sens par rapport à la réalité dramatique du cancer. L’outil mathématique utilisé pour cette production de l’incertitude donne à la démarche l’apparence de la rigueur, de l’objectivité, pour tout dire de la science. Surtout, cela rend quasi impossible l’échange et la discussion entre, d’une part, les travailleurs et citoyens, victimes de cancers associés à l’exposition aux substances toxiques, et, d’autre part, les scientifiques qui jonglent avec les chiffres, abstraits et anonymes, de milliers de cas de cancers. Ainsi, des spécialistes servent la cause des industriels, en renforçant, par des travaux scientifiques publiés, l’incertitude concernant les liens entre toxiques et cancer.

Avec l’extension de la chimie, du nucléaire, la prolifération des cultures OGM, la dissémination des nanoparticules, les risques de la téléphonie mobile et autres nouvelles technologies, sous couvert de « progrès », industriels et responsables politiques s’affranchissent chaque jour davantage de l’obligation première fondamentale du respect de la vie, avec la complicité des plus prestigieuses institutions scientifiques. L’article paru dans Science, le 2 janvier, en témoigne une fois encore.

Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, chercheuse associée au Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 93) à l’université Paris XIII. Elle est l’auteure de Travailler peut nuire gravement à votre santé (La Découverte, « Poche », 2008) et de La science asservie. Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs, La Découverte, Paris, 2014.

Annie Thébaud-Mony (Sociologue) 

sur le même sujet :

Cancer et hasard, gare aux dérives interprétatives
Le Monde - Il y a 23 heures

Un article paru le 2 janvier dans la revue Science, écrit par deux scientifiques 
réputés de l'université Johns-Hopkins (Baltimore), annonçait que ...

Cancer et hasard, gare aux dérives interprétatives.pdf

Cancer : méfiez-vous du hasard
Le Monde - Il y a 2 heures

 

 

Paralysie et implant neuronal

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Des rats paralysés remarchent grâce à un implant neuronal

La Croix rend compte d’un travail interdisciplinaire qui a permis de faire remarcher des rats paralysés à la suite d’une lésion de la moelle épinière.

Stéphanie Lacour, professeur française à la chaire de technologie neuroprosthétique à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), qui a publié ces résultats dans la revueScience, explique : « Nous avons inventé une technologie combinant une stimulation électrique et une libération de messagers moléculaires (des neurotransmetteurs), pour réveiller les neurones situés au-delà de la lésion de la moelle épinière ».

Alain Privat, Unité Inserm 1051, souligne : « Il s’agit d’une avancée technique, une preuve de principe, par rapport à leurs travaux de 2012, mais qui pour l’instant est inapplicable à l’homme. Car, comment maîtriser la sécrétion du neurotransmetteur pour que la conduction nerveuse se fasse au bon moment ? » 

La Croix, 13/01

06/01/2015

Impact à court terme des particules en suspension (PM10) sur la mortalité dans 17 villes françaises

à lire sur le :

Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire

Impact à court terme des particules en suspension (PM10) sur la mortalité dans 17 villes françaises, 2007-2010 .pdf

Association entre taux de chômage et suicide, par sexe et classe d’âge, en France métropolitaine, 2000-2010

à lire sur le :

Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire

Association entre taux de chômage et suicide, par sexe et classe d’âge, en France métropolitaine, 2000-2010 :.pdf

05/01/2015

Ne donnez plus votre sang : vendez-le !

lu sur :

Les vampires de Lachen | L'Hebdo

www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/les-vampires-de-lachen

18 déc. 2014 ... Ils prélèvent le plasma sanguin, le transforment et le revendent. ... Car le marché des dérivés sanguins est très lucratif: 12 milliards de dollars ...

Enquête. Ils prélèvent le plasma sanguin, le transforment et le revendent. Octapharma AG est l’un des leaders mondiaux du secteur. Un succès aux méthodes troubles: la firme est mise en cause au Portugal et au Brésil. Tandis qu’en Suisse, la Croix-Rouge lui revend une partie du sang de ses donateurs.

Marie Maurisse et François Pilet

Le cauchemar de José Sócrates porte un nom: Octapharma. Derrière les barreaux de la prison d’Evora, où il purge une peine préventive depuis maintenant un mois, l’ancien premier ministre portugais doit regretter d’avoir frayé d’un peu trop près avec la multinationale suisse.

Car derrière le business apparemment aseptisé de cette entreprise méconnue se cache une stratégie implacable, parfois aux frontières de la légalité. Présente dans plus de cent pays, Octapharma avance comme un bulldozer sur le marché en pleine croissance des dérivés du plasma sanguin.

L’ex-leader socialiste est accusé de fraude fiscale, de blanchiment d’argent et de corruption par la justice lusophone. Et si l’enquête a des dizaines de ramifications complexes, les pistes remontent avec insistance jusqu’à la bourgade schwytzoise de Lachen, siège d’Octapharma AG.

Depuis le début de 2013, José Sócrates était consultant de la firme pour l’Amérique latine. Avec un salaire de 12 000 euros mensuels, écrit la presse portugaise, qui lui aurait été versé à double. Une partie de cette rémunération viendrait du compte offshore d’un ami – une manière efficace de blanchir une fortune d’origine douteuse, avec l’aval d’Octapharma. Comment l’ex-ministre a-t-il pu gagner les 20 millions d’euros qu’il détenait sur un compte chez UBS?

Décrit comme bling-bling, l’ancien chef du gouvernement, qui a démissionné en 2011, aurait mis en place un système élaboré de détournement de fonds. Plusieurs autres personnes mises en cause par l’enquête, comme ses compatriotes Jaime Couto Alves ou Paulo Castro, sont également liées à Octapharma. L’entreprise pharmaceutique s’est déclarée prête à collaborer avec les enquêteurs et a démis José Sócrates de ses fonctions.

Le scandale ne fait que commencer: les accusations de Lisbonne sont en voie de remonter jusqu’au Brésil, où Octapharma a déjà connu de gros problèmes. En 2004, la firme suisse était apparue avec deux concurrents dans l’affaire des «vampires du sang» qui avait ému tout le pays. Octapharma y était accusée d’avoir inondé le marché de ses produits à coups de dessous de table auprès de fonctionnaires du Ministère de la santé et du Parti du travail. Les prix des injections de plasma avaient explosé, tandis que les malades, eux, mouraient.

Le dossier, explosif pour le parti au pouvoir, n’est toujours pas jugé et la société suisse a jusqu’ici pu poursuivre ses affaires au Brésil. Depuis 2008, Octapharma a touché près de 700 millions de dollars du gouvernement brésilien, écrit Globo News. A la suite de l’arrestation de Sócrates, le Ministère public brésilien vient de demander au gouvernement de ne plus signer de contrat avec la firme suisse.

Avec 1,4 milliard de francs de chiffre d’affaires et une croissance des ventes de 26% en 2013, Octapharma n’est pas encore menacée. Car le marché des dérivés sanguins est très lucratif: 12 milliards de dollars par an selon des estimations.

Si le business d’Octapharma est en plein boom, c’est que les besoins de plasma, un des principaux composants du sang, sont en augmentation. Les produits qui en sont issus servent à renforcer les défenses immunitaires des personnes victimes d’accident, par exemple, ou à améliorer la coagulation sanguine des hémophiles.

Voilà pour le principe. Sauf que, dans la réalité, «le marché du plasma est un marché trouble», prévient Jean-Daniel Tissot, médecin-chef du Service vaudois de transfusion. Toute la richesse d’Octapharma et de ses concurrents repose sur une seule source: les dons de sang par des centaines de milliers de «volontaires». Cette activité est aujourd’hui une industrie florissante.

«Ce marché ne correspond plus à la vision traditionnelle du don de sang, basée sur une solidarité entre donneur et patient», constate Jean-Daniel Tissot. Contrairement à la Suisse, des pays comme l’Allemagne, la Chine ou les Etats-Unis autorisent la rémunération des dons.
 

Octapharma dispose par exemple d’un grand nombre de centres à travers tous les Etats-Unis, souvent installés dans des supermarchés. Les donneurs de plasma, appelés «plassers», reçoivent 50 dollars par prise. La somme leur est versée sur une carte de débit qui ponctionne des frais lors des retraits. Les plus vaillants peuvent toucher 60 dollars s’ils acceptent de passer sous l’aiguille deux fois par semaine, un rythme difficilement supportable, qui serait interdit en Europe.

Selon une enquête de la chaîne américaine MSNBC, près de 40% des donateurs feraient le voyage chaque semaine depuis le Mexique pour vendre leur plasma dans des centres de collecte du sud des Etats-Unis. Octapharma y est très présente en Californie, dans le Nevada et au Texas avec ses enseignes en banlieue et ses slogans publicitaires du genre: «Que ferez-vous de l’argent que vous allez gagner?».

Ce modèle hérisse Jean-Daniel Tissot, qui dénonce une dérive: «J’espère que nous n’irons pas vers un marché où les plus riches profitent des plus pauvres. Il est impossible de fabriquer ces produits sans dons. Mais dans beaucoup de pays, les donneurs ne sont pas ceux qui profitent des médicaments issus du plasma, qui sont extrêmement coûteux.»

Patience et détermination

Malgré ses 5500 employés, Octapharma reste une entreprise familiale, et ne publie pas de chiffres sur sa rentabilité. C’est un Allemand, Wolfgang Marguerre, qui l’a fondée en 1983. Sa fortune est estimée aujourd’hui à plus de 3 milliards de dollars par Forbes. Récompensé en 2009 par la Légion d’honneur, il a, depuis, placé deux de ses fils à la direction.

Gérée depuis la Suisse, aussi puissante que discrète, l’entreprise conquiert chaque pays avec patience et détermination. La première étape consiste à s’insérer dans les systèmes nationaux de collecte de sang, longtemps restés en mains publiques. Il faut ensuite convaincre les hôpitaux d’acheter les produits transformés, et les régulateurs de faire confiance à l’enseigne suisse.

C’est là que le lobbying intervient, avec des modalités particulièrement efficaces. Comme au Brésil. Julien, un ancien employé du groupe qui souhaite conserver l’anonymat, l’explique en ces termes: «Rien n’est propre dans le secteur médical. Pour investir les marchés émergents, il faut beaucoup de moyens…»

Octapharma a récemment gagné une importante bataille en France, un pays pourtant très attaché à son système public de transfusion depuis le scandale du sang contaminé. La Cour de justice européenne lui a donné raison il y a quelques mois en décidant que le «plasma solvant-détergent» – procédé de traitement du plasma pour y désactiver les éventuels virus – était un médicament et non pas un produit sanguin.

En tant que tel, son commerce doit être ouvert aux règles du libre marché. N’étant pas une entreprise pharmaceutique, l’Etablissement français du sang (EFS), qui produisait ce plasma dans l’Hexagone depuis plus de vingt ans, a donc perdu le droit de le fabriquer. Au profit d’Octapharma, qui reprend la main.

«Pour nous, ce n’est pas qu’un échec symbolique, car 500 emplois sont en jeu», estime Serge Dominique, délégué syndical central Force ouvrière à l’EFS.

Le syndicaliste s’inquiète d’autant plus que le plasma vendu par Octapharma a connu son lot de polémiques.

En 2010, la firme a même perdu sa licence aux Etats-Unis et en Europe pendant plusieurs mois car son immuno globuline Octagam avait provoqué des décès à la suite d’une attaque cérébrale. Aux Etats-Unis, Raymond Sieger a porté plainte en 2011 contre la compagnie suisse, l’accusant d’être responsable de la mort de sa femme. Susan Sieger, qui souffrait de sclérose, a subi plusieurs injections d’Octagam en 2010, ce qui aurait provoqué une attaque fatale – le lot de plasma en question était apparemment défectueux.

La procédure s’est terminée en octobre dernier par un accord amiable dont les termes sont confidentiels.

Octagam, près de chez vous

L’autorisation de mise sur le marché de l’Octagam a finalement été rendue à Octapharma. Mais Julien, l’ancien employé, se souvient que l’épisode a porté un gros coup à la réputation de la firme. «Si vous mangez un Big Mac en Chine ou en Suisse, il est censé être parfaitement identique. Notre plasma ne l’était pas et c’est ce qui a posé problème.»

Octapharma vend-elle ses produits en Suisse? Oui, répond l’autorité suisse de contrôle des médicaments, Swissmedic, en montrant une liste de treize dérivés de plasma commercialisés sur notre sol. En général, ce sont les hôpitaux qui les utilisent. Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) indiquent, par exemple, que ces produits ne sont utilisés que rarement, chez des patients au groupe sanguin particulier. D’autres établissements, notamment en Suisse alémanique, utiliseraient ce médicament bien plus fréquemment.

Monopole du sang

La firme de Lachen ne vend pas seulement son plasma aux Suisses. Elle leur achète également. La Croix-Rouge, qui détient le monopole du don de sang, revend une partie du plasma à des firmes, dont Octapharma. Au total, 80 000 litres sont collectés chaque année, dont 80%, soit 64 000 litres, sont en surplus.

«Plutôt que de le jeter, ce qui serait dommage car c’est un produit précieux, nous le cédons à des compagnies pharmaceutiques, indique Rudolf Schwabe, chef du Service de transfusion de la Croix-Rouge. Nous touchons environ 100 francs par litre et nous utilisons cet argent pour faire baisser le prix des autres produits que nous envoyons aux hôpitaux.» Six mille quatre cents litres environ sont vendus à Octapharma chaque année, ce qui rapporte 640 000 francs à la Croix-Rouge. Gagnant-gagnant? Pas tant que ça.

Même dans un système qui repose sur la gratuité des dons, le marché du plasma pose un problème éthique, dénonce Jean-Daniel Tissot: «Le modèle d’affaires de ces sociétés repose sur la transformation d’un don en un médicament commercial, qui est ensuite revendu au prix fort aux hôpitaux.» Pour Vincent Corpataux, magistrat, docteur en droit et auteur d’une thèse sur l’utilisation du sang, il est important d’informer le donneur qu’une partie de son sang tombera entre les mains de sociétés privées.

Informé des déboires d’Octapharma au Portugal et au Brésil, le responsable des transfusions à la Croix-Rouge est clair. «S’il s’avère que cette compagnie ne joue pas le jeu, nous cesserons de lui vendre du plasma», prévient Rudolf Schwabe. Sollicitée, Octapharma n’a répondu à aucune de nos questions.

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sur le même sujet :

La marchandisation du sang en ordre de marche | L'Humanité

www.humanite.fr/la-marchandisation-du-sang-en-ordre-de-marche-561682

Le 31 janvier, l’Établissement français du sang devra arrêter la production et la délivrance aux patients d’un certain type de plasma thérapeutique au profit du produit vendu par la firme suisse Octapharma. C’est la première étape visant à la privatisation du corps humain. 

La marchandisation du sang en ordre de marche 

Alexandra Chaignon Lundi, 5 Janvier, 2015

Le 31 janvier, l’Établissement français du sang devra arrêter la production et la délivrance aux patients d’un certain type de plasma thérapeutique au profit du produit vendu par la firme suisse Octapharma. 
C’est la première étape visant à la privatisation du corps humain.La privatisation des produits issus du corps humain serait-elle pour demain en France, pays attaché à son système public de transfusion depuis le scandale du sang contaminé?? C’est en tout cas une crainte réelle depuis que le Conseil d’État, après consultation de la Cour de justice de l’Union européenne, a donné raison en juillet 20014 à la firme suisse Octapharma en décidant que le plasma SD – un procédé de traitement du plasma pour y désactiver d’éventuels virus – était un médicament et non pas un produit sanguin labile (produit thérapeutique issu du don du sang). Une décision qui implique que sa commercialisation doit être ouverte aux règles du libre marché, attaquant le monopole de l’Établissement français du sang (EFS). 
N’étant pas une entreprise pharmaceutique, ce dernier, qui produisait ce plasma thérapeutique, a donc perdu le droit de le fabriquer au 31 janvier 2015. Donnant raison à Octapharma, dont le but est de faire des profits à partir du sang humain, une première brèche a été ouverte, plaçant la transfusion sanguine française dans une situation inédite de concurrence. 
Il faut dire que le marché des dérivés sanguins est très lucratif. Les estimations évoquent un juteux «marché» de 12 mi ▶ La suite ...

02/01/2015

2015 : élections cantonales les 22 et 29 mars

Voir :

fr.wikipedia.org/.../Élections_départementales_françaises_de_2015

Les élections départementales françaises de 2015 auront lieu les 22 et 29 mars 2015 afin de renouveler l'intégralité des conseils départementaux.

Mode de scrutin[modifier le code]

L'élection des conseillers départementaux a lieu au scrutin binominal majoritaire à deux tours7. Dans chaque canton, les candidatures prennent la forme d'un binôme composé d'une femme et d'un homme (auxquels s'ajoutent deux suppléants, une femme et un homme également). Le corps électoral est celui des électeurs français inscrits.

Pour être élu au premier tour, un binôme doit obtenir au moins la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de suffrages égal à au moins 25 % des électeurs inscrits. Si aucun binôme n'est élu au premier tour, peuvent se présenter au second tour les deux binômes arrivés en tête et ceux qui ont obtenu un nombre de suffrages au moins égal à 12,5 % des électeurs inscrits. Est élu au second tour le binôme qui obtient le plus grand nombre de voix.

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Redécoupage cantonal de 2014 en France — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Redécoupage_cantonal_de_2014_en_France 

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Pour les dépôts des candidatures, voir dans votre préfecture. Exemple :

  1. Elections départementales 2015 (ex-élections cantonales ...

    www.nord.gouv.fr/.../Elections-departementales-2015-ex-elections- cantonales
     
    Elections départementales 2015 (ex-élections cantonales). Rubrique créée le 06/ 10/2014 Mise à jour le 31/12/2014. La loi n°2013-403 du 17 mai 2013 relative ...
  2. Dépôt des candidatures / Elections départementales 2015 (ex ...

    www.nord.gouv.fr/...2015...cantonales/Depot-des-candidatures
     
    23 déc. 2014 ... Les candidats se présentent obligatoirement constitués en binôme . Les deuxcandidats du binôme doivent être de sexe différent . Le candidat ...

extrait :

> Consulter et télécharger le mémento à l’usage des candidats - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,83 M

Les candidats se présentent obligatoirement constitués en binôme . Les deux candidats du binôme  doivent être de sexe différent .

Le candidat  au sein du binôme et son remplaçant  doivent être de même sexe . Chaque membre du binôme a son propre remplaçant. 

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voir aussi :

Cantonales de 2015 : ne pas faire confiance aux politiciens professionnels !

Cantonales de 2015 : ne pas...

Les prochaines élections cantonales

Les prochaines élections...

28/12/2014

1214 / 2014 : 8 siècles !

Bouvines, 27 juillet 1214

il y a 8 siècles !

Et toujours cet affrontement entre pays anglo-saxons et la France, sur le plan économique et sociétal aujourd'hui.

Aviez-vous entendu parler de la commémoration ? Moi pas !

S'agit-il d'une volonté des médias et de leurs maîtres pour passer sous silence ce rappel historique ?

Il serait utile d'envisager une Union des pays Méditerranéens pour s'engager dans une autre voie que celle du libéralisme mercantile anglo-saxon. 

Voici quelques liens :

Par François-Guillaume LorrainLe Point - Publié le 22/12/2014 à 00:00 - Modifié le 22/12/2014 à 08:53

Bataille de Bouvines — Wikipédia

La bataille de Bouvines est une bataille qui se déroula le dimanche 27 juillet 1214 près de Bouvines, dans le comté de Flandre (aujourd'hui dans le ...

Bouvines 2014 | Célébration du 800è anniversaire de la bataille de ...

27/12/2014

Pour le libre usage du vinaigre blanc

lu sur :

26/12/2014 : Paris bloqué par l’Europe pour utiliser du vinaigre blanc

Le vinaigre blanc est, entre autres, un antibactérien connu et apprécié depuis des dizaines d’années que cela soit à la maison ou au jardin. Or, après avoir testé l’année dernière, avec succès, cette substance pour désinfecter ses outils afin de limiter le risque de contamination d’un végétal à l’autre, Paris voudrait aujourd’hui en généraliser l’usage à l’ensemble de ses jardiniers et bûcherons.

Mais les choses ne sont pas si simples pour une démarche qui paraît anodine et légitime. Nous en sommes arrivés à un tel degré d’encadrement qu’il est théoriquement interdit d’utiliser du vinaigre librement, dans un cadre professionnel, pour nettoyer des outils de jardinage ou pour tous autres usages phytopharmaceutiques. A ce titre, Paris et l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB) souhaitent que la Commission Européenne homologue le vinaigre blanc pour de telles utilisations, afin de disposer d’une alternative efficace à des produits plus toxiques pour l’environnement et la santé.

Mais, s’il est « puissant, écologique et très bon marché » et peut réduire « l’exposition des Parisiens aux produits toxiques », comme le note Bernard Jomier, adjoint à la maire, en charge de la santé, une réponse positive à la demande n’est pas certaine. Pourtant, face à son objectif de « zéro phyto », il « essentiel que les services puissent innover et diminuer leur usage de produits phytosanitaires, avec un produit aussi commun que le vinaigre » souligne Pénélope Komitès, adjointe en charge des espaces verts et de la nature.

Lumière et environnement urbain : les conséquences

lu sur Le Temps (Suisse) :

Quand la lumière menace les animaux

Le Temps 

Sciences & Environnement 

Omniprésent et de plus en plus intense, l’éclairage urbain perturbe la faune des villes, même si quelques espèces semblent au contraire en tirer profit. Les spécialistes s’inquiètent des conséquences à long terme

BIODIVERSITÉ Samedi 27 décembre 2014
 
Denis Delbecq

Les moineaux domestiques chassent plus facilement grâce aux lumières nocturnes, mais cela dérègle profondément leur cycle de reproduction. (123RF)

Les moineaux domestiques chassent plus facilement grâce aux lumières nocturnes, mais cela dérègle profondément leur cycle de reproduction. (123RF)
 

Depuis l’installation des premiers éclairages publics dans les rues de Paris au début du XIXe siècle, l’humanité a entrepris de combattre ses peurs nocturnes avec des candélabres et réverbères, de sculpter ombres et lumières sur ses monuments à l’aide de puissants projecteurs et d’allécher les promeneurs du soir en illuminant les vitrines. Un bain de lumière permanent qui perturbe le sommeil des humains et la vie de centaines d’espèces lucifuges, celles qui vivent là où il n’y a pas de lumière.

A Paris, par exemple, la chouette hulotte est en forte régression. «Plusieurs raisons expliquent la diminution de sa population, souligne l’ornithologue Jean-Philippe Siblet, directeur du patrimoine naturel au Muséum national d’histoire naturelle, et auteur d’une imposante étude bibliographique sur les conséquences de la pollution lumineuse sur la biodiversité. Il y a de moins en moins de vieux arbres creux; les petits rongeurs qui composent son menu sont moins fréquents, et il est presque impossible de trouver de l’obscurité dans Paris: il ne reste que quelques grands parcs et cimetières où la chouette peut chasser dans le noir d’un cadre naturel.»

Parmi les espèces victimes de la lumière nocturne, les insectes sont les plus visibles: à partir du printemps, le moindre lampadaire est enveloppé d’une nuée de bestioles. Beaucoup meurent en se brûlant, ou parce qu’elles épuisent leurs forces à virevolter au lieu de se nourrir. «On peut parfois ramasser des centaines de kilos d’insectes morts autour d’un réverbère, constate Jean-Philippe Siblet. Quand on sait que les populations de nombreuses espèces de libellules, de papillons diurnes ou de coléoptères sont en chute libre, l’éclairage public entraîne une véritable hécatombe qui s’ajoute aux autres perturbations telles que la disparition des habitats, les pesticides et les collisions routières.»

Les oiseaux sont aussi victimes de notre soif de lumières nocturnes. La plupart des migrateurs volent de nuit. Le halo qui recouvre les ciels urbains empêche certaines espèces de s’orienter avec les étoiles. Et les lumières sont de dangereux pièges, à l’instar des tours illuminées où les oiseaux s’écrasent contre les vitrages. «La lumière et l’éblouissement dérèglent leur sens de l’orientation, précise Jean-Philippe Siblet. C’est encore plus marqué quand la visibilité et mauvaise.» Les puissants faisceaux qui balaient le ciel pour marquer la présence d’une boîte de nuit sont eux aussi meurtriers. «Certaines nuits brumeuses, on ramasse de nombreux oiseaux morts au pied de la tour Eiffel.» Ils sont victimes du puissant phare installé en haut du monument pour célébrer l’an 2000, si puissant qu’il est visible à 80 kilomètres à la ronde. «C’est d’ailleurs avec la construction des premiers phares maritimes que l’on a découvert l’impact de ces lumières sur les oiseaux.»

Certaines espèces semblent s’être adaptées à l’éclairage urbain. Ainsi, le moineau domestique tire un grand profit de certains réverbères: il niche au chaud, tout en disposant d’un garde-manger bien rempli, avec les insectes qui virevoltent toute la nuit autour de leur nid. Mais le cycle naturel de l’animal est profondément perturbé. «En ville, le moineau se reproduit pratiquement toute l’année. Quelles conséquences cela aura-t-il à terme, s’interroge Jean-Philippe Siblet. Désormais, on entend les merles chanter dès décembre, comme si le printemps était arrivé.» Le merle citadin, justement, vient de faire l’objet d’une longue étude à Leipzig, en Allemagne. Parfaitement adapté au cadre urbain, l’animal déborde d’activité nocturne, ont montré les chercheurs: il se lève jusqu’à cinq heures plus tôt que ceux qui vivent dans des forêts obscures, et se couche jusqu’à une heure plus tard. Et si le bruit urbain explique en ­partie ce phénomène, la lumière nocturne joue un rôle essentiel, puisque les différences de comportement diminuent au fur et à mesure que les jours rallongent au printemps.

Le merle ne profiterait-il pas de ces heures supplémentaires pour mieux se nourrir? Rien ne permet de l’affirmer, montrent les chercheurs allemands, après avoir pesé leurs oiseaux. «On peut imaginer qu’une espèce puisse temporairement profiter de l’éclairage nocturne. Mais l’artificialisation de l’environnement ne peut que créer des problèmes à long terme, insiste Jean-Philippe Siblet. Dans un premier temps, le prédateur peut profiter de la situation puisqu’il voit mieux ses proies. Mais à force de chasser, il finit par moins se reproduire, et donc être à son tour menacé.» Le renard, animal nocturne s’il en est, a fini par s’adapter à la présence de lumière nocturne. «A tel point qu’il n’est pas rare d’en rencontrer en plein jour dans les rues de Genève, en train de fouiller les poubelles. Mais à long terme, le renard pâtira de cette adaptation, ne serait-ce que parce que les humains tenteront de s’en débarrasser.»

Mais alors, comment limiter les dégâts sur la biodiversité urbaine, déjà menacée par toutes sortes d’agressions? «La solution la plus efficace est d’éteindre la lumière! avertit Jean-Philippe Siblet. Une partie des réverbères peut être éteinte, tout comme les vitrines. De plus, on peut revoir la conception des lampadaires pour qu’ils éclairent le sol, et supprimer ces boules qui éclairent autant le ciel que les trottoirs.»

De même, certains types de lampes sont moins néfastes que d’autres en raison de la couleur de leur lumière. Projecteurs au sodium ou éclairages à LED peuvent ainsi avantageusement remplacer les lampes à vapeur de mercure utilisées depuis des décennies. «Ces solutions apportent un double bénéfice, puisqu’un éclairage optimisé consomme moins d’énergie, rappelle Jean-Philippe Siblet. Il est essentiel de faire cet effort pour préserver la biodiversité en ville. Car à force de vivre sans nature, les humains finissent par s’en passer. Un des étudiants du muséum vient de montrer qu’à force de vivre déconnecté de la nature, on finit par ne plus vouloir payer pour préserver ce qui en reste sur la planète.»

24/12/2014

Noël Noël !

lu sur :

Suspension des travaux de Roybon: Les opposants ont «gagné une bataille, pas la guerre»

20minutes.fr -

Les associations de protection de l’environnement et les zadistes ont remporté une victoire. Le tribunal administratif de Grenoble a suspendu ce mardi l'un des deux arrêtés du préfet de l'Isère autorisant les travaux de défrichement du chantier du futur Center Parcs à Roybon (Isère).

Une suspension au nom de la loi sur l'eau

Le juge des référés a suspendu l'arrêté du 3 octobre dernier, qui délivrait une autorisation à la société «Roybon Cottages», au titre de la loi sur l'eau. Il a toutefois rejeté les trois autres recours visant le second arrêté, datant du 16 octobre dernier, qui autorisait la destruction d'espèces protégées. Mais la suspension du premier référé suffit à suspendre le défrichement.

«Nous sommes satisfaits, pour nous c’est une victoire», confie à 20 Minutes Christian Brely, président de la Fédération de pêche de la Drôme, qui a déposé le recours ayant entraîné la suspension du chantier. 

Noël avant l'heure pour les verts

Europe Ecologie-les Verts a salué la «victoire du droit», appelant à «l'abandon du projet» actuel. Pour l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, qui avait pris part aux manifestations contre le projet, cette décision du tribunal est «un beau cadeau avant Noël». 

Michèle Rivasi @MicheleRivasi

22/12/2014

Trop tard ...

... c'était hier !

 
Libération - Il y a 1 jour
 

Cette année, la journée mondiale de l'orgasme du 21 décembre ... 

Les femmes, pas toutes égales face à l'orgasme - Libération.pdf

21/12/2014

Attention aux lampes à LED !

Rappel, en cette période de guirlandes à LED : on va une génération d'enfants qui auront des problèmes de vue à l'âge adulte, en particulier pour la vision latérale -voir (*)- et les risques d'accidents qui en résulteront.

Voir aussi sur un autre blog :

Rappel sur la dangerosité...

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4445

30-10-2010 - Lampes à LED : alerte sur un risque potentiel pour la vue

Si ce n'est un déficit de luminosité encore à améliorer, les lampes à LED cumulent les avantages, notamment face aux ampoules à basse consommation actuelles, très perfectibles dans leur confort d'utilisation, fiabilité et composition (mercure, etc.).

Néanmoins, cette semaine l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a présenté un rapport à charge sur certaines lampes à LED considérées comme dangereuses pour la vue en étant une cause d'usure prématurée de la rétine.

Certaines lampes à LED se caractérisent en effet par une grande proportion de bleu dans la lumière blanche qu'elles émettent et par leur intensité lumineuse très directive. Or, selon l'ANSES, cette composante bleue est une source de
"stress toxique" pour la rétine externe, avec des risques de dommages photochimiques dont l'effet apparaîtrait de façon retardée, notamment chez les enfants.

En outre, l'agence souligne le risque d'éblouissement de certaines lampes, très directives, visuellement gênantes quelle que soit leur position dans le champ visuel. Le niveau de rayonnement direct peut ainsi largement dépasser le niveau d'inconfort visuel, bien plus qu'avec les éclairages dits classiques. Notons toutefois que la plupart des professionnels n'occultent pas ce "problème", et mentionnent sur l'étiquetage la nécessité de ne pas regarder directement le flux lumineux de ces LED (*). Cela dit pour éviter tout risque d'éblouissement, on trouve maintenant des LED à verre dépoli, entre autre.

Face à ce constat, l'ANSES reconnaît qu'il est néanmoins difficile de définir les produits inquiétants, les normes de sécurité existantes ne permettant pas d'évaluer efficacement les risques liés aux LED. De même, les modèles scientifiques actuels sont inopérants quant à l'évaluation de la dégénérescence de la rétine, potentiellement causée par la proportion de bleu dans certaines LED.

En conséquence, l'alerte lancée par l'agence résonne plus comme une légitime application du principe de précaution et une incitation des fabricants et autres intégrateurs d'éclairage à LED pour :
- concevoir des systèmes ne permettant pas une vision directe du faisceau émis par les LED (verre dépoli, etc.);
- prendre en compte l'usure des couches de phosphore des LED blanches, qui pourrait conduire à terme à une grande proportion de bleu;
- évaluer et réglementer l'utilisation des LED.

Pascal Farcy

1- Les lampes à DEL (diode électroluminescente), plus connue sous l'anglicisme LED (Light-Emitting Diode), reposent sur un composant électronique capable d'émettre de la lumière lorsqu'il est parcouru par un courant électrique. Utilisées depuis environ quarante ans pour des applications de signalisation, les LED se sont vues très récemment ouvrir le marché de l'éclairage grand public par la spectaculaire augmentation de leur puissance. Par rapport à une ampoule basse consommation, les LED consomment 5 fois moins d'énergie et durent 4 fois plus longtemps, le tout avec une fiabilité réelle. Son allumage est instantané et puissance lumineuse maximale immédiatement disponible. En outre, elle ne comporte pas de mercure, ce qui la rend plus facilement recyclable et moins nocive pour la santé et l'environnement. Enfin, elle ne dégage aucune émission de rayonnements UV ou d'ondes électromagnétiques, à l'inverse des lampes basse consommation.

20/12/2014

Tour de France des Zones à Défendre

Vu sur Libération :

Sivens, le quotidien toujours explosif entre pro et anti-barrage

Libération -

Sur le même sujet, sur MEDIAPART :

Le barrage de Sivens,  l'Europe et  l'Etat  têtu
PAR JADE LINDGAARD

Le feuilleton de la subvention européenne accordée, ou non, au barrage de Sivens, tel que reconstitué par Mediapart, est exemplaire de l’égarement auto-entretenu de la puissance publique sur ce dossier, devenu dramatique depuis la mort de Rémi Fraisse. En attendant, le processus de concertation lancé par Ségolène Royal début novembre est dans l’impasse.

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Noël Noël ! Les bonbons ...

lu sur Le Temps :

Les bonbons, patrimoine mondial à croquer

Les sucreries bariolées, de forme et signification variées, «reflètent les singularités culturelles de chaque région ou pays», selon les chercheurs responsables du Candy Project. (Andy Roberts/Getty Images/OJO Images RF)

 

Une étude internationale s’attache à la cartographie de la guimauve et du caramel mou. Futile, croyez-vous? Faux: le berlingot est riche de sens sociaux, culturels, anthropologiques…

ÉTUDE Samedi 20 décembre 2014

Une étude internationale s’attache à la cartographie de la guimauve et du caramel mou. Futile, croyez-vous? Faux: le berlingot est riche de sens sociaux, culturels, anthropologiques…

Des mous, des durs, des bombés ou d’autres cubiques, des creux, des secs, des protéiformes et des ectoplasmiques, des pétaradants, des longilignes et d’autres qui pétillent sur la langue. Certains en forme d’animaux, d’objets ou de joujoux, d’autres anthropomorphes, à base de fruits, de légumineuses, de farine ou même de poisson séché. Souvent colorés, généralement sucrés quoique pas toujours, tous ont en commun un même parfum de reviens-y, d’enfance et de cours de récré, de nostalgie, de monnaie d’échange parfois. De récompense souvent.

Ils se nomment berlingot, sottise, dragée, sucre d’orge, angélique, nonpareille, bêtise… mais leur sens est loin d’être aussi simplet que leurs appellations le suggèrent. Certains sont issus de légendes, de rituels ou de formules magiques, de recettes jalousement gardées dans le secret de placards d’alchimistes. Les bonbons, univers méconnu, mésestimé, souvent injustement dénigré, sont depuis peu l’objet d’une étude internationale tout ce qu’il y a de sérieux…

A l’origine du Candy Project, un des chefs les plus créatifs du moment, le Basque Andoni Luis Aduriz (Mugaritz), s’est intéressé à ces doux petits riens à la faveur de ses voyages. En Colombie, il découvre que le bocadillo n’a rien à voir avec un sandwich mais est traditionnellement fait de pâte de goyave et de sucre de canne, avant d’être enveloppé dans des feuilles de palmier. Plus étonnant, il goûte aux calaveras mexicains: des crânes en pâte à sucre, voire en chocolat ou en graines d’amarante éclatants de couleurs et de fantaisie, traditionnellement confectionnés pour le Jour des morts.

Au Tatarstan, en Russie, les chak-chak sont semblables à de grosses frites moulées en pâte à pain et enrobées de miel, alors que les petits Japonais sont friands de bâtonnets de poisson séché aux graines de sésame. En Inde, berceau supposé des bonbons, les enfants affectionnent les jalebi confectionnés à base de lentilles blanches fermentées, frites et enrobées de sirop 
de sucre…

Le répertoire semble infini, prodigieux, fascinant. Aduriz prend langue avec des chercheurs. Quand et à quelle occasion consomme-t-on ces petites gâteries? Comment sont-elles produites et quelles en sont les saveurs et les textures dominantes? Lesquelles ont marqué notre enfance? L’étude vise notamment à répondre à ces questions. 

Des chercheurs issus de l’Université du Pays basque et l’Université des Sciences gastronomiques de Pollenzo se sont attelés à la mettre en forme et à produire un questionnaire détaillé que chacun peut compléter sur le site dédié. Iñaki Martinez de Albeniz, sociologue à l’Université du Pays basque, et Gabriella Morini, spécialiste de la chimie du goût à l’Université des Sciences gastronomiques de Pollenzo, sont mandatés pour conduire l’étude. Pour recenser, étudier et cataloguer ce vaste patrimoine mondial immatériel, ils comptent sur le formidable réseau international du mouvement Slow Food, implanté dans plus de 170 pays.

L’étude comportera deux volets. Le premier, théorique, entend retracer l’histoire universelle et les techniques de fabrication des bonbons. Le second, plus pratique, décodera les significations sociales de ces douceurs et leur utilisation dans un contexte gastronomique… «La signification du bonbon diffère selon le contexte social et reflète les singularités culturelles de chaque région ou pays», explique Gabriella Morini.

Quelle est ici l’incidence de la mondialisation et de la production de masse? L’industrie a souvent pris le pas sur la fabrication artisanale de spécialités, notamment celles à base de fruits séchés dans les pays les plus pauvres. Y aurait-il menace sur le bonbon? Appauvrissement de certaines traditions? Slow Food relève ce nouveau défi. On mésestime le caramel, on le diabolise, on l’accuse de moult maux modernes – obésité, caries, diabète, malbouffe? Pourtant, il résiste, se remet au goût du jour, voire se réinvente. On en voudra pour preuve la renaissance récente de la marque suisse mythique du Tiki, voire le succès mondial des bonbons aux herbes Ricola.

Si la guimauve habite notre imaginaire collectif, elle est aussi riche en informations sur les mécanismes et l’apprentissage du goût. «La notion de récompense n’est pas la même selon la culture, relève la chercheuse: les petits Coréens reçoivent par exemple des morceaux de calamar séché, les enfants nippons des confiseries à base de farine de poisson. Le goût du sucré est certes universel, mais sa généralisation via les bonbons, en guise de reward ne date que de 200 à 300 ans, du fait de la mondialisation.»

Les premières douceurs données à de jeunes enfants ont ainsi une incidence sur la formation du goût et des préférences alimentaires que l’étude devrait permettre de mieux cerner. La collecte des données du Candy Project devrait être achevée courant 2015: les fabricants sont également appelés à se manifester afin de pouvoir esquisser la géographie mondiale des bonbons. De quoi dessiner une nouvelle carte du tendre et du doux.

thecandyproject.org 

19/12/2014

Comme les "grands" : PAS DE TABLETTES NUMÉRIQUES POUR NOËL !

communiqué :

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 Voir :

Steve Jobs Was a Low-Tech Parent NYTimes.com 

www.nytimes.com/2014/09/.../steve-jobs-apple-was-a-low-tech-parent.html

10 Sep 2014 ... By NICK BILTON SEPT. 10, 2014 ... during the week, and her older children, 10 to 13, are allowed only 30 minutes a day on school nights.

When Steve Jobs was running Apple, he was known to call journalists to either pat them on the back for a recent article or, more often than not, explain how they got it wrong. I was on the receiving end of a few of those calls. But nothing shocked me more than something Mr. Jobs said to me in late 2010 after he had finished chewing me out for something I had written about an iPad shortcoming.

“So, your kids must love the iPad?” I asked Mr. Jobs, trying to change the subject. The company’s first tablet was just hitting the shelves. “They haven’t used it,” he told me. “We limit how much technology our kids use at home.”

I’m sure I responded with a gasp and dumbfounded silence. I had imagined the Jobs’s household was like a nerd’s paradise: that the walls were giant touch screens, the dining table was made from tiles of iPads and that iPods were handed out to guests like chocolates on a pillow.

Nope, Mr. Jobs told me, not even close.

Since then, I’ve met a number of technology chief executives and venture capitalists who say similar things: they strictly limit their children’s screen time, often banning all gadgets on school nights, and allocating ascetic time limits on weekends.

I was perplexed by this parenting style. After all, most parents seem to take the opposite approach, letting their children bathe in the glow of tablets, smartphones and computers, day and night.

Yet these tech C.E.O.’s seem to know something that the rest of us don’t.

Chris Anderson, the former editor of Wired and now chief executive of 3D Robotics, a drone maker, has instituted time limits and parental controls on every device in his home. “My kids accuse me and my wife of being fascists and overly concerned about tech, and they say that none of their friends have the same rules,” he said of his five children, 6 to 17. “That’s because we have seen the dangers of technology firsthand. I’ve seen it in myself, I don’t want to see that happen to my kids.”

The dangers he is referring to include exposure to harmful content like pornography, bullying from other kids, and perhaps worse of all, becoming addicted to their devices, just like their parents.

Alex Constantinople, the chief executive of the OutCast Agency, a tech-focused communications and marketing firm, said her youngest son, who is 5, is never allowed to use gadgets during the week, and her older children, 10 to 13, are allowed only 30 minutes a day on school nights.

Evan Williams, a founder of Blogger, Twitter and Medium, and his wife, Sara Williams, said that in lieu of iPads, their two young boys have hundreds of books (yes, physical ones) that they can pick up and read anytime.

So how do tech moms and dads determine the proper boundary for their children? In general, it is set by age.

Children under 10 seem to be most susceptible to becoming addicted, so these parents draw the line at not allowing any gadgets during the week. On weekends, there are limits of 30 minutes to two hours on iPad and smartphone use. And 10- to 14-year-olds are allowed to use computers on school nights, but only for homework.

“We have a strict no screen time during the week rule for our kids,” said Lesley Gold, founder and chief executive of the SutherlandGold Group, a tech media relations and analytics company. “But you have to make allowances as they get older and need a computer for school.”

Some parents also forbid teenagers from using social networks, except for services like Snapchat, which deletes messages after they have been sent. This way they don’t have to worry about saying something online that will haunt them later in life, one executive told me.

Although some non-tech parents I know give smartphones to children as young as 8, many who work in tech wait until their child is 14. While these teenagers can make calls and text, they are not given a data plan until 16. But there is one rule that is universal among the tech parents I polled.

“This is rule No. 1: There are no screens in the bedroom. Period. Ever,” Mr. Anderson said.

While some tech parents assign limits based on time, others are much stricter about what their children are allowed to do with screens.

Ali Partovi, a founder of iLike and adviser to Facebook, Dropbox and Zappos, said there should be a strong distinction between time spent “consuming,” like watching YouTube or playing video games, and time spent “creating” on screens.

“Just as I wouldn’t dream of limiting how much time a kid can spend with her paintbrushes, or playing her piano, or writing, I think it’s absurd to limit her time spent creating computer art, editing video, or computer programming,” he said.

Others said that outright bans could backfire and create a digital monster.

Dick Costolo, chief executive of Twitter, told me he and his wife approved of unlimited gadget use as long as their two teenage children were in the living room. They believe that too many time limits could have adverse effects on their children.

“When I was at the University of Michigan, there was this guy who lived in the dorm next to me and he had cases and cases of Coca-Cola and other sodas in his room,” Mr. Costolo said. “I later found out that it was because his parents had never let him have soda when he was growing up. If you don’t let your kids have some exposure to this stuff, what problems does it cause later?”

I never asked Mr. Jobs what his children did instead of using the gadgets he built, so I reached out to Walter Isaacson, the author of “Steve Jobs,” who spent a lot of time at their home.

“Every evening Steve made a point of having dinner at the big long table in their kitchen, discussing books and history and a variety of things,” he said. “No one ever pulled out an iPad or computer. The kids did not seem addicted at all to devices.”