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06/09/2014

Les générations futures menacées par le mercure

Comme le déclin de l'empire romain a été provoqué par le plomb , les capacités intellectuelles de l'espèce humaine seront affectées par le mercure et il n'est pas difficile d'en imaginer les conséquences ( voir * et ** )

lu sur Le Temps (Suisse) :

ENVIRONNEMENT Mercredi 03 septembre 2014
 

Le mercure, métal toxique s’accumulant dans la chaîne alimentaire et qui affecte le système nerveux et le développement, pollue de plus en plus. Le phénomène est très marqué à la surface des eaux du globe, comme le révèle une étude publiée dans la revue Nature

En janvier 2013, à Genève, 130 pays ont signé une convention visant à réduire la pollution au mercure, métal toxique qui s’accumule dans la chaîne alimentaire et qui affecte le système nerveux et le développement. L’objectif est d’en limiter drastiquement les émissions.

Mais l’environnement est déjà durablement contaminé, à commencer par le milieu marin. Une étude internationale (impliquant des chercheurs des Etats-Unis, de France et des Pays-Bas), publiée récemment dans la revue scientifique Nature , montre que la concentration de mercure dans les eaux de surface de quasiment tous les océans a triplé du fait des rejets d’origine humaine.

Pour arriver à cette conclusion, Carl Lamborg, de l’Institut océanographique Woods Hole du Massachusetts, et ses collègues ont utilisé pour la première fois des mesures directes, dans le but de quantifier le «mercure anthropique», par opposition au mercure naturellement émis par l’activité volcanique terrestre et sous-marine.

Ils ont travaillé à partir de prélèvements réalisés au cours des multiples campagnes océanographiques du programme international Geotraces, lancé en 2006 et toujours en cours, aussi bien dans l’Atlantique que le Pacifique ou les océans Arctique et Antarctique.

Afin de différencier la part de l’homme et celle de la nature, ils ont établi des ratios entre le mercure et d’autres paramètres océanographiques plus classiques, tels que le phosphate et le CO2. D’abord dans les eaux profondes – et donc plus «vieilles» – des océans, puis dans les eaux superficielles, dont les échanges avec l’atmosphère sont plus récents.

Résultat: les eaux de surface – jusqu’à 1000 mètres de profondeur – sont marquées par un net surcroît de mercure. L’Atlantique Nord est le plus souillé, ce qui est probablement dû aux émissions conjuguées de l’Amérique du Nord et de l’Europe, qui ont atteint leur maximum dans les années 1970.

Le mercure est un des premiers métaux connus de l’homme: déjà, durant les empires chinois et romain, il était utilisé et relâché dans l’environnement. Mais le rythme des émissions s’est considérablement accru depuis le milieu du XIXe siècle, avec la révolution industrielle. Les sources principales en sont aujourd’hui les centrales thermiques au charbon, qui représentent plus des deux tiers des rejets anthropiques. S’y ajoute l’extraction minière, ce métal étant souvent présent dans les gisements de zinc, d’or ou d’argent.

Contrairement aux autres métaux lourds, le mercure, très volatil, se disperse dans l’atmosphère sur de très grandes distances, avant de se déposer dans les océans. En ce sens, il se comporte comme le CO2 et le milieu marin constitue une «pompe à mercure».

Au total, les chercheurs évaluent entre 60 000 et 80 000 tonnes la quantité de mercure présente dans les mers du globe. «Les concentrations sont infinitésimales, de l’ordre du dixième de nanogramme par litre, indique Lars-Eric Heimbürger, du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (CNRS/IRD/Université Paul-Sabatier), coauteur de l’étude. Mais, au fil de la chaîne trophique, jusqu’aux plus gros poissons comme le thon ou l’espadon, cette concentration est multipliée par dix millions.»

Voilà pourquoi les taux élevés de mercure dans les eaux de surface, qui en accumulent les deux tiers, sont particulièrement «inquiétants», selon le chercheur. Car, explique-t-il, c’est dans cette partie de la colonne d’eau que le mercure est transformé par les bactéries en méthylmercure, la forme la plus toxique de ce métal. Celle qui se retrouve dans les poissons de mer que nous consommons.

L’étude révèle toutefois que l’impact des émissions anthropiques de mercure n’est pas uniforme dans tous les océans. D’où la nécessité de poursuivre des observations «à grande échelle», souligne Lars-Eric Heimbürger qui, après avoir participé à une campagne océanographique française dans l’Atlantique Nord, s’apprête à mettre le cap vers l’océan Arctique et son mercure.

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(*)

Histoire du saturnisme — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_saturnisme
 
Les cas plus anciens de saturnisme ont été récemment démontrés chez l'homme et les ... Leplomb a compté parmi les premiers métaux exploités par l'Homme, ... de l'effondrement de l'empire romain, principalement à cause des vaisselles et ...

Le saturnisme au cours des âges - ‎Préhistoire - ‎Pollutions parfois millénaires ...

(**)

Mercure (chimie) — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Mercure_(chimie)

‎... " Le mercure est un puissant neurotoxique et reprotoxique sous ses formes organométalliques (monométhylmercure et diméthylmercure), de sels (calomelcinabre, etc.) et sous sa forme liquide en elle-même. L'empoisonnement au mercure est appelé « hydrargisme » (voir également Maladie de Minamata). On le soupçonne également d'être une des causes de la maladie d'Alzheimer, du syndrome de fatigue chronique, de la fibromyalgie et d'autres maladies chroniques10. En 2009, le Conseil d’administration du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a décidé d’élaborer un instrument juridiquement contraignant sur le mercure ; le Comité de négociation intergouvernemental chargé d'élaborer cet instrument juridique s'est réuni en janvier 2011 au Japon puis à Nairobi fin octobre 201111. " ...

05/09/2014

Les conséquences de l’exposition aux radiations à Fukushima

à lire sur "Le Temps" (Suisse) :

ENVIRONNEMENT Jeudi 04 septembre 2014

SCIENCES & ENVIRONNEMENT 
L’inquiétant déclin des oiseaux à Fukushima 
Le déclin des oiseaux près de la centrale dévastée inquiète les biologistes, qui contredisent le discours rassurant des autorités

extrait :

..."Les effets négatifs des radiations sur les animaux, Zbyszek Boratynski, docteur en biologie de l’Université de Porto, les a également décelés dans la région de Fukushima dans une étude qui devrait paraître dans les prochains mois. «Nos premiers résultats montrent plusieurs effets. Nous avons observé au Japon, comme à  Tchernobyl d’ailleurs, une fréquence de la cataracte très élevée chez les rongeurs. Dans le cas des souris, presque toutes celles que nous avons analysées possédaient cette maladie dans un des deux yeux», relève-t-il. La taille des cerveaux des rongeurs a diminué dans les zones fortement radioactives. La couleur du pelage a aussi été modifiée, ce qui les rend plus vulnérables envers les prédateurs et affecte donc leur capacité de survie. 

De son côté, Joji Otaki, professeur associé à la Faculté des sciences de l’Université de Ryukyus, à Okinawa, a 

publié en mai dernier dans Nature les résultats d’une étude sur les conséquences de l’exposition aux radiations internes pour le Zeeria maha (1) , un des papillons les plus courants au Japon. Des feuilles ont été récoltées dans cinq sites présentant des taux de radioactivité différents. Elles ont constitué la nourriture de larves provenant de papillons capturés à Okinawa, soit à 1750 kilomètres de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Un autre groupe de larves s’est nourri de feuilles non contaminées. Les analyses ont démontré que le taux de mortalité et d’anomalies avait fortement augmenté, particulièrement avec de faibles taux de radiation. Les chercheurs japonais avaient déjà publié les résultats préliminaires d’une autre étude dans le Journal of Heredity. Des papillons avaient été récoltés dans la région de Fukushima en mai et en septembre 2011. Les analyses mettaient en avant les anomalies morphologiques (2décelées sur les antennes, les pattes, les yeux, voire une réduction de la taille des ailes antérieures. L’augmentation des anomalies avait été constatée sur les deux générations suivantes. Le 15 septembre prochain, une nouvelle étude réalisée par la même équipe de chercheurs devrait être publiée. "...

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1)  The biological impacts of ingested radioactive materials on the pale grass blue butterfly

Scientific Reports 4, Article number: 4946 doi:10.1038/srep04946

Received 17 January 2014 Accepted 22 April 2014 Published 15 May 2014

A massive amount of radioactive materials has been released into the environment by the Fukushima Dai-ichi Nuclear Power Plant accident, but its biological impacts have rarely been examined. Here, we have quantitatively evaluated the relationship between the dose of ingested radioactive cesium and mortality and abnormality rates using the pale grass blue butterfly, Zizeeria maha. When larvae from Okinawa, which is likely the least polluted locality in Japan, were fed leaves collected from polluted localities, mortality and abnormality rates increased sharply at low doses in response to the ingested cesium dose. This dose-response relationship was best fitted by power function models, which indicated that the half lethal and abnormal doses were 1.9 and 0.76 Bq per larva, corresponding to 54,000 and 22,000 Bq per kilogram body weight, respectively. Both the retention of radioactive cesium in a pupa relative to the ingested dose throughout the larval stage and the accumulation of radioactive cesium in a pupa relative to the activity concentration in a diet were highest at the lowest level of cesium ingested. We conclude that the risk of ingesting a polluted diet is realistic, at least for this butterfly, and likely for certain other organisms living in the polluted area.

2) Journal of Heredity

  • Pp. 710-722
Fukushima’s Biological Impacts: The Case of the Pale Grass Blue Butterfly
  1. Wataru TairaChiyo NoharaAtsuki Hiyama and Joji M. Otaki

Author Affiliations

  1. From the BCPH Unit of Molecular Physiology, Department of Chemistry, Biology and Marine Science, Faculty of Science, University of the Ryukyus, Nishihara, Okinawa 903-0213, Japan (Taira, Nohara, Hiyama, and Otaki).
  1. Address correspondence to Joji M. Otaki at the address above, or e-mail: otaki@sci.u-ryukyu.ac.jpReceived September 25, 2013. Revision received January 16, 2014. Accepted February 2, 2014.

 

Abstract

To evaluate the effects of the Fukushima nuclear accident on the surrounding area, we studied the pale grass blue butterfly Zizeeria maha, the most common butterfly in Japan. We here review our important findings and their implications. We found forewing size reduction, growth retardation, high mortality rates, and high abnormality rates in the field and reared samples. The abnormality rates observed in September 2011 were higher than those observed in May 2011 in almost all localities, implying transgenerational accumulation of genetic damage. Some of the abnormal traits in the F1 generation were inherited by the F2 generation. In a particular cross, the F2 abnormality rate scored 57%. The forewing size reduction and high mortality and abnormality rates were reproduced in external and internal exposure experiments conducted in our laboratory using Okinawa larvae. We observed the possible real-time evolution of radiation resistance in the Fukushima butterflies, which, in retrospect, indicates that field sampling attempts at the very early stages of such accidents are required to understand the ecodynamics of polluted regions. We propose, as the postulates of pollutant-induced biological impacts, that the collection of phenotypic data from the field and their relevant reproduction in the laboratory should be the basis of experimental design to demonstrate the biological effects of environmental pollutants and to investigate the molecular mechanisms responsible for these effects.

EDF en justice pour carences dans la gestion d'une situation d'urgence

lu sur :

france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/2014/09/03/justice...   En cache

  • France 3 Alpes avec AFP
  • Publié le 03/09/2014 | 19:03

  •  

 

 

nucléaire Justice. 20.000 euros d'amende requis contre EDF pour non-respect des ... EDF s'est depuis conformée aux préconisations du gendarme du nucléaire.

Sur la base d'une saisine de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, la justice reproche à EDF et à sa branche en charge du démantèlement, le Centre d'ingénierie déconstruction et environnement (CIDEN), de ne pas avoir tenu compte de ses préconisations lui enjoignant "de renforcer les moyens de gestion des situations d'urgence". Une "première en France", selon le réseau "Sortir du nucléaire" qui s'est constitué partie civile.
 
En 2012, à la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima, une inspection réalisée par une équipe de l'ASN avait mis en évidence des carences dans la gestion d'une situation d'urgence, en l'occurrence un feu de sodium. Les inspecteurs du gendarme du nucléaire relevaient plus particulièrement l'incapacité du personnel de surveillance à accueillir convenablement les secours et mettaient en demeure EDF d'y remédier. Neuf mois plus tard, une nouvelle inspection concluait que les mesures prises par l'exploitant n'étaient pas pleinement "opérationnelles". Ainsi l'employé d'un sous-traitant, âgé de 23 ans, chargé de guider et d'accueillir les pompiers du service départemental d'incendie et de secours (Sdis), n'avait pas été en mesure de le faire de manière satisfaisante.
 
"Une défaillance humaine"
A la barre, EDF, via son conseil Olivier Piquemal, a reconnu "une défaillance humaine" de la part d'un agent qui a "perdu ses moyens" dans le cadre d'un exercice qui ne s'est cependant pas "joué dans les conditions réelles". Le rôle de l'équipe de l'ASN en charge de l'inspection, mais faisant également office de pompiers, a été pointé du doigt en particulier dans le scénario de la simulation. De même, la défense qui a plaidé la relaxe, a souligné le caractère général de la mise en demeure et la difficulté dès lors d'y répondre "en détails".
 
"Je suis surpris d'entendre: 'c'est un exercice, il n'a pas compris'. Et en situation réelle, est-ce qu'il comprendra?", s'est interrogé le procureur de la République, Cédric Cabut, qui a requis 20.000 euros d'amende à l'endroit de l'exploitant pour cette infraction au code de l'environnement.
 
Dénonçant "la désinvolture" de l'exploitant, l'avocat de "Sortir du nucléaire", Me Etienne Ambroselli, a demandé des dommages et intérêts à hauteur de 20.000 euros.
 
Selon l'ASN et le ministère public, EDF s'est depuis conformée aux préconisations du gendarme du nucléaire. Le jugement a été mis en délibéré au 5 novembre.
 

Les eaux en France : Pollution aux nitrates

lu sur :

www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/04/pollution-aux...

Pollution aux nitrates : la France de nouveau condamnée par la justice européenne

Le Monde.fr | 04.09.2014 à 10h57 • Mis à jour le 04.09.2014 à 12h02 |

Par Martine Valo

La France a été condamnée une nouvelle fois, jeudi 4 septembre, par la Cour de justice de l'Union européenne, pour son incapacité à améliorer la qualité de ses eaux. Elle fait face à deux contentieux pour n'être jamais parvenue à respecter la directive de 1991 sur les nitrates et les pollutions d'origine agricole.

La Commission européenne, qui a fini par saisir la justice de Luxembourg après moult avertissements, estime en effet que Paris a sous-estimé le problème en ne prenant pas la mesure des zones vulnérables, ces régions sérieusement polluées par les effluents agricoles où il serait urgent d'agir. Ce qui lui a valu une première condamnation en 2013.

Lire : L'Europe condamne la France pour ses eaux polluées aux nitrates

L'autre manquement de l'Etat, épinglé jeudi : la mollesse de son action. L'avocate générale, Juliane Kokott, s'était montrée très sévère à cet égard dans ses conclusions présentées le 16 janvier.

Dans les deux cas, Paris risque une amende forfaitaire plus des astreintes journalières, dont les montants ne sont pas encore connus, mais qui pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions d'euros. La justice européenne menace en effet de prononcer un deuxième arrêt dans les prochains mois si la France ne redresse pas la situation. A ce moment-là, elle devra effectivement régler la note.

RÉGLEMENTATION FRANÇAISE TROP LAXISTE

L'essentiel du problème des nitrates résulte de l'excès d'azote qui ruisselle sur les terres agricoles vers les rivières. Or la réglementation française est jugée bien trop laxiste sur les dates et les durées d'épandage de lisier et autres fertilisants azotés. Elle permet de traiter des champs très pentus ou gelés et se contente d'imposer des capacités de stockage insuffisantes.

Or la pollution rend l'eau de plus en plus difficile à traiter et donc de plus en plus chère au robinet, tandis que sur le littoral maritime les algues vertes gagnent du terrain bien au-delà de la Bretagne.

Un rapport interministériel sur la protection des captages d'eau potable, rendu public fin août, laisse entrevoir l'ampleur des difficultés. Les données relevées au printemps et analysées par quatre ingénieurs généraux révèlent qu'après quatre plans d'action successifs, « aucun progrès réellement décisif n'a été observé en l'absence de solution à la hauteur du problème ».

2 000 POINTS D'EAU FERMÉS

Sur 35 392 captages, 8,5 % ne respectent pas les seuils autorisés : soit ils dépassent 40 milligrammes de nitrates par litre, soit leurs taux de pesticides excèdent 0,4 microgramme par litre. Comment le problème se règle-t-il ? En abandonnant tout simplement les sources trop polluées. En quinze ans, plus de 2 000 points d'alimentation ont ainsi été fermés.

Quant aux 500 captages à protéger en priorité – une initiative inscrite dans la loi depuis 2009 – près de la moitié d'entre eux disposent d'un plan d'action pour leur sauvegarde, mais seuls 17 % sont validés par un arrêté préfectoral. La ministre de l'écologie, Ségolène Royal, a proposé fin juillet de revoir le classement des zones vulnérables : 3 800 communes supplémentaires devraient rejoindre cette catégorie peu reluisante, soit 23 000 communes au total. 70 % du territoire français sont concernés.

Pour les associations de défense de l'environnement comme Eaux et rivières de Bretagne entre autres, les déboires judiciaires de l'Etat ne font que commencer. Les rivières chargées en nitrates contribuent à l'eutrophisation des eaux côtières et empêchent donc la France de respecter une autre directive-cadre européenne sur le milieu marin. En outre, les effluents d'élevage et les engrais azotés sont aussi à l'origine de l'essentiel des émissions d'ammoniac, un gaz nocif pour la santé. Rien de tout cela ne devrait plaire à Bruxelles qui en train de rédiger le futur paquet air.

Martine Valo

01/09/2014

OGM et pesticides: le désastre argentin, la guerre transatlantique

à lire sur MEDIAPART et documentaire à regarder lundi 1/9/14:

OGM et pesticides_ le désastre argentin, la guerre transatlantique.pdf

29 AOÛT 2014 |  PAR PAUL MOREIRA

Les OGM permettent d'utiliser moins de pesticides et de produits chimiques: c'est l'argumentaire de l'industrie transgénique. 

Problème: il est faux et l'Argentine, massivement convertie au soja OGM, est en train d'en payer le prix fort sur le plan sanitaire et agricole. 

Le journaliste Paul Moreira en revient, avec un documentaire diffusé lundi sur Canal+. 

Enquête et extraits.

28/08/2014

Projet de Barrage de SIVENS (Tarn) : MOBILISATION GENERALE

communiqué :

Si ce message html ne s'affiche pas correctement

25.08.14

 Projet de Barrage de SIVENS (Tarn) : 
MOBILISATION GENERALE

 

Dans le département du Tarn le Conseil Général envoie ses agents territoriaux commencer le déboisement d'une zone humide de grand intérêt !

SOS Loire Vivante soutien l'occupation du site et appelle à une mobilisation générale nationale pour aider les 
2 comités de défense locaux à obtenir l'abandon du projet....(collectif Tant qu'il y aura des bouilles et collectif Testet)

 

dernière minute :  appel à un rassemblement samedi 30 et dimanche 31 août 
à la maison forestière de Sivens


plus d'info (dossiers, vidéo, news, cartes...)

 

 

CopyrightCollectif Tant qu'il aura des bouilles

 

 

 

SOS Loire Vivante - ERN France, 8 Rue Crozatier 43000 Le Puy en Velay France
0033(0)4 71 05 5788      0033 (0) 4 71 02 08 14  
www.sosloirevivante.org

sosloirevivante@rivernet.org   infos@ern.org   www.sosloirevivante.org

 

20/08/2014

Ressource naturelles : la "dette écologique" cette année

lu sur Le Point :

À partir du 19 aoûtl'humanité vit "à crédit" sur sa dette écologique

Le Point.fr - Publié le 19/08/2014 à 14:27

source AFP

Il a fallu à peine huit mois en 2014 pour consommer plus de ressources naturelles que la Terre ne peut en renouveler, selon les calculs du Footprint Network.

Il y a une dette qui sera plus difficile à rembourser que d'autres, et elle n'est pas financière. La population mondiale vit en effet à "crédit écologique" à partir de ce mardi : elle a consommé en huit mois l'intégralité des ressources que la Terre peut produire sans compromettre leur renouvellement, a calculé l'ONG Footprint Network qui réalise ce bilan chaque année. "Pour le reste de l'année, notre consommation résultera en un déficit écologique croissant qui puisera dans les stocks de ressources naturelles et augmentera l'accumulation du CO2 dans l'atmosphère", souligne l'ONG basée aux États-Unis. Le "jour du dépassement" ne cesse d'intervenir de plus en plus tôt dans l'année, c'est-à-dire que l'humanité engloutit son "budget écologique" de plus en plus vite.

Pression intense depuis les années 1970

Ce jour était tombé le 21 octobre en 1993, le 22 septembre en 2003, et l'an dernier, il avait eu lieu le 20 août. L'humanité est "entrée en situation de dette écologique" dans les années 1970, selon l'ONG WWF. "Aujourd'hui, 86 % de la population mondiale vit dans des pays qui demandent plus à la nature que ce que leurs propres écosystèmes peuvent renouveler", poursuit-elle dans un communiqué. Selon Global Footprint Network, il faudrait une planète et demie pour produire les ressources écologiques renouvelables nécessaires pour soutenir l'empreinte actuelle de l'humanité.

Même si les chiffres sont mauvais, "nous pouvons encore prendre des mesures audacieuses et construire un avenir prospère, fondé sur l'utilisation durable des ressources. Mais il faut agir maintenant", a déclaré la directrice des programmes de conservation du WWF France, Diane Simiu. Énergies renouvelables, régimes alimentaires moins riches en viande, en finir avec l'économie linéaire (produire-jeter) et se convertir à l'économie circulaire où les déchets des uns sont les ressources des autres, ou encore repenser l'urbanisme sont autant de pistes mises en avant par l'ONG.

15/08/2014

Crimes environnementaux et trafics en tous genres

lu sur :

La criminalité environnementale explose - Le Monde

www.lemonde.fr/.../la-criminalite-environnementale-explose_4444831_3244 .html

LE MONDE | 25.06.2014 à 11h06 • Mis à jour le 25.06.2014 à 15h34 |Rémi Barroux (Nairobi, envoyé spécial)

Satao était l'un des plus grands éléphants d'Afrique. Il a été tué le 13 juin, dans la réserve naturelle de Tsavo, dans le sud-est du Kenya« Il a succombé aux flèches empoisonnées d'un braconnier, dont l'activité répond à une demande apparemment insatiable d'ivoire dans des pays éloignés, dénonce dans un communiqué l'organisation pour la protection de la vie sauvage Tsavo Trust. Une perte immense pour que quelqu'un puisse avoir un bibelot au-dessus de sa cheminée. »

La mort de cet éléphant rejoint la longue liste des crimes environnementaux, si juteux qu'ils pourraient devenir plus rentables que les trafics de drogue ou d'armes. Ces nouveaux secteurs émergents de la criminalité mondiale représentent 213 milliards de dollars (environ 156 milliards d'euros) de ressources chaque année, selon Interpol.

« C'est beaucoup plus que l'ensemble des sommes, 135 milliards de dollars, dépensées par les pays développés pour l'aide internationale en 2013 ! », s'est ému Achim Steiner, directeur général du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), en présentant un rapport réalisé avec Interpol et consacré à cette question, mardi 24 juin, à Nairobi. Cent soixante-deux Etats sont réunis dans la capitale kényane jusqu'au 27 juin, à l'occasion de la première session de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement (ANUE).

Le commerce des éléphants, comme celui de nombreuses autres espèces menacées, faune et flore, constitue non seulement un crime au regard de la biodiversité dont hériteront les générations futures, une hérésie pour le développement économique et social de nombreux pays, mais surtout une véritable menace pour la sécurité de régions entières.

« CRIMES PLUS ACCESSIBLES ET PLUS RENTABLES »

« Les exemples sont nombreux où les réseaux criminels sont impliqués dans ces trafics, a expliqué au Monde David Higgins, représentant Interpol à cette assemblée de Nairobi. Des groupes armés, parfois des terroristes, ont besoin de se financer et peuvent vendre des êtres humains, de la drogue, des armes ou commettre des crimes environnementaux s'ils sont plus accessibles et plus rentables. »

En Colombie, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) auraient pratiqué le trafic d'oiseaux protégés ; au Congo, l'ivoire et le charbon de bois financeraient des milices. En Somalie, au Soudan, en République centrafricaine, au Mali, au Niger… là encore l'ivoire et, surtout, le charbon de bois.

En Afrique, 90 % du bois consommé est destiné au chauffage sous la forme de charbon. « Le besoin de cette énergie va croissant, il est lié notamment à l'urbanisation massive et le commerce illégal représente une perte de 1,9 milliard de dollars [1,4 milliard d’euros], chaque année, pour les pays africains, estime Christian Nellemann, responsable du rapport pour le PNUE. Les groupes armés locaux pourraient tirer de ce trafic de charbon de bois jusqu'à 289 millions de dollars par an. »

Le rapport précise que, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la production de charbon de bois a atteint 30,6 millions de tonnes en Afrique en 2012. Quelque 1 900 trafiquants auraient été identifiés pour seulement 300 officiels dans le commerce d'exportation. « Des images par satellite indiquent un vaste trafic illicite, impliquant des exploitations de bois illégales dans des zones protégées », écrivent les auteurs.

Les sommes que ces exportations illégales représentent, à destination notamment de l'Arabie saoudite, d'Oman, du Yémen, etc., seraient équivalentes à celles du marché de l'héroïne en Afrique de l'Est combiné à celui de la cocaïne en Afrique de l'Ouest.

De quoi mieux comprendre la montée en puissance de ces crimes environnementaux qui, selon M. Higgins d'Interpol, auraient été multipliés par cinq au cours des vingt dernières années.

Mais il reste difficile de dresser un portrait-robot de ces nouvelles mafias. Les anciennes, comme en Italie, tirent depuis longtemps une partie de leurs revenus du marché des déchets. Les Russes se sont tournés depuis longtemps dans le commerce illégal d'esturgeon et de caviar, tout particulièrement dans la République du Daguestan.

Les nouveaux réseaux criminels se sont spécialisés, selon Interpol, dans l'ivoire, le bois tropical ou certaines espèces utilisées par l'industrie pharmaceutique ou la médecine traditionnelle : reptiles, singes, poissons, antilopes, tigres, pangolins, etc.

« UN ÉLÉPHANT VAUT-IL PLUS MORT QUE VIVANT ? »

Des sommes considérables échappent ainsi aux économies souvent chancelantes des pays en voie de développement. Un argument qui, espère le Programme des Nations unies pour l'environnement, devrait convaincre les pays à intensifier la lutte contre les trafics. « Il s'agit d'avancer dans la circulation et l'échange d'information pour être plus efficace. Nous avons déjà défini quelles sont les espèces menacées, nous connaissons la nature de ces crimes environnementaux, précise Achim Steiner. Mais certains pays n'ont pas toujours les moyens de lutter. Quand vous voyez ceux employés contre le trafic de drogue en Amérique centrale et aux Etats-Unis et le bilan souvent décevant, vous pouvez imaginer ce qu'il va falloir investir et le temps nécessaire pour obtenir des résultats contre les crimes environnementaux. »

A l'occasion de cette première session de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement, un symposium mondial sur la primauté du droit en matière d'environnement devait inviter, jeudi 26 juin, les présidents de cour suprême, les juges, les procureurs généraux, les praticiens et les experts à discuter des voies et des moyens par lesquels le développement et la mise en oeuvre du droit environnemental doivent déboucher sur des résultats « justes et équitables, notamment des lois appropriées et réalisables ».

Reste une question : comment évaluer la valeur d'un animal, d'un arbre, d'un écosystème autrement que par son prix sur le marché ?

« Un éléphant vaut-il plus mort que vivant ?, s'interroge David Higgins. Couper du bois rapporte à l'économie locale, mais un glissement de terrain favorisé par la déforestation qui détruit un ou plusieurs villages n'est-il pas plus coûteux ? »

Une activité juteuse
Crimes environnementaux Ils représentent plus de 156,6 milliards d’euros par an.
Faune et flore Le trafic illégal, hors bois et pêche, atteindrait 17 milliards d’euros par an.
Bois L’exploitation illégale représente une perte de 22 à 73,5 milliards d’euros chaque année (de 10 % à 30 % du marché mondial).
Pêche L’activité illégale représente de 8 à 22 milliards d’euros.

07/08/2014

Notre microbiote et nous

lu sur :

le Point.fr - Publié le 28/07/2014 à 07:07 - Modifié le 28/07/2014 à 07:31

Ce virus hébergé par la moitié de la population mondiale a été découvert par hasard. Des implications dans l'obésité et le diabète seraient possibles.

Le microbiote humain (flore microbienne) n'en finit pas d'intéresser les chercheurs, et régulièrement, la science nous livre de nouvelles découvertes à propos du peuple de bactéries, virus et champignons que nous hébergeons. En effet, nous ne vivons et ne dînons pas seuls, mais en compagnie de trillions d'amis (on estime que chaque individu abrite plus de 100 000 milliards de bactéries et 3 000 milliards de virus). Notre évolution serait même en partie le fruit d'une coévolution avec les virus. À se demander si nous sommes vraiment humains ou microbes... 

À ce jour, environ 500 espèces bactériennes intestinales sont connues ainsi que 800 virus. La découverte d'un nouveau virus n'est donc aujourd'hui plus très rare, mais les chercheurs de l'université d'État de San Diego ont été très surpris par celle-ci. CrAssphage, nom de cette charmante bestiole, s'avère en effet être un des virus les plus courants de l'humanité, puisque plus de 50 % des personnes dans le monde l'hébergent. Il serait par ailleurs probablement aussi vieux que l'humanité. Les scientifiques qui ont découvert ce virus par hasard sont étonnés qu'il n'ait pas été identifié jusqu'à présent, d'autant qu'il infecterait l'une des espèces bactériennes les plus courantes de l'intestin (Bacteroidetes). 

Un nouvel outil thérapeutique

Aucune crainte à avoir pour l'instant, puisque la plupart des virus n'infectent pas l'homme - seule une petite dizaine en sont capables. Les virus jouent au contraire un rôle majeur de régulation des espèces de notre univers bactérien. La plupart sont des bactériophages - ou phages - qui contrôlent le comportement des bactéries qu'ils infectent. Le fait que CrAssphage infecte un des types les plus courants de nos bactéries intestinales intéresse particulièrement les chercheurs qui, dans une prochaine étape, vont déterminer plus précisément comment le virus agit et quels impacts sur notre santé il peut avoir. 

Les bactéries avec lesquelles le nouveau virus interagit sont en effet liées à l'obésité, au diabète et à d'autres maladies de l'intestin. La question reste donc de savoir si ce virus pourrait indirectement favoriser ces maladies ou au contraire les limiter et si, de manière plus prospective, il pourrait devenir un outil thérapeutique face à l'épidémie de maladies chroniques comme l'obésité ou le diabète. L'utilisation des virus bactériophages pour soigner (la phagothérapie) n'est pas nouvelle. Elle avait été développée pour traiter certaines maladies infectieuses d'origine bactérienne, mais a été progressivement abandonnée avec l'arrivée des antibiotiques. Face à l'antibiorésistance montante et aux infections nosocomiales, la phagothérapie est depuis quelques années réexaminée à travers le monde et, depuis quelques mois, des budgets de recherche lui ont même été alloués en France.

04/08/2014

Remplacer les pesticides chimiques

lu sur BASTAMAG :

22/07/2014 AGRO-ÉCOLOGIE

Les préparations naturelles ne sont plus considérées comme des pesticides

PAR SOPHIE CHAPELLE 22 JUILLET 2014

Un pas vient d’être franchi à l’Assemblée nationale pour faciliter le passage à une agriculture sans pesticides. Les préparations naturelles dites « peu préoccupantes » (PNPP), comme le purin d’ortie, de prêle mais aussi l’argile ou le vinaigre blanc, ne seront plus soumises aux mêmes règles que les substances chimiques de synthèse. Un régime simplifié pour l’utilisation et la commercialisation de ces préparations vient ainsi d’être reconnu par la Loi d’avenir agricole, examinée à l’Assemblée nationale le 9 juillet. « A l’heure où ce texte de loi veut promouvoir des systèmes moins consommateurs de pesticides, il eut été pour le moins incompréhensible que des méthodes alternatives simples et naturelles ne trouvent pas leur place », se réjouit Brigitte Allain, députée écologiste de Dordogne.

La liste des PNPP entrant dans la catégorie intitulée « biostimulants » doit encore être définie par voie réglementaire, autrement dit par le ministère de l’Agriculture. Les militants de l’Aspro-PNPP, association qui promeut ces préparations, assurent qu’elle veillera « à ce que les décisions qui seront prises permettent réellement la commercialisation et l’utilisation des PNPP ». Ces dernières années, des agriculteurs, des jardiniers, des élus et des consommateurs ont multiplié les actions civiques en épandant symboliquement sur les places publiques des préparations à base d’extraits végétaux (voir ici et ). Une caravane pour la défense de l’agroécologie paysanne a également sillonné les routes françaises en mai dernier, pour alerter les députés et sénateurs sur les lourdeurs réglementaires encadrant ces préparations. L’amendement concernant les PNPP a été adopté après le passage en deuxième lecture au Sénat le 18 juillet.

29/07/2014

Une idée pour chercher la présence d'extraterrestres !

lu sur :

www.lepoint.fr/astronomie/pour-trouver-des-etres...

Pour trouver des êtres "intelligents" dans le cosmos, cherchez... la pollution !

Des astrophysiciens américains proposent de traquer la pollution industrielle dans l'atmosphère des exoplanètes pour repérer d'éventuelles civilisations extraterrestres.

Le Point.fr - Publié le 29/07/2014 à 07:16

Par  

Chercher des exoplanètes habitables, c'est bien, mais trouver des extraterrestres, ce serait tout de même nettement mieux. Et s'il s'agissait d'une civilisation dite évoluée, ce serait le Graal ! Partout dans le monde, dans leur laboratoire, des scientifiques se posent la même question. S'il existait sur une planète extrasolaire, quelque part dans notre voie lactée, une vie extraterrestre, comment ferions-nous donc pour la détecter ? À cette interrogation, la seule et unique réponse - hormis de recevoir un message radio émis par une civilisation évoluée via le programme SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) - est de scruter l'atmosphère des exoplanètes candidates à l'accueil de la vie pour y détecter des indices de la modification de sa composition par la présence d'êtres vivants. Dans cette optique, jusqu'ici, deux pistes étaient évoquées : celle de l'oxygène, recherché sous forme d'ozone (O3) car plus facile à détecter, et celle du méthane (CH4). Mais des astrophysiciens américains du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics viennent de proposer une troisième voie, spécifique à la recherche de la vie dite "intelligente" : traquer les traces de pollution industrielle !

Dans un papier disponible sur Arxiv à paraître dans la revue scientifique Astrophysical Journal Letters, Abraham Loeb, Gonzalo Gonzalez Abad et Henry W. Lin proposent en particulier de rechercher des chlorofluorocarbures, dits CFC. Vous vous rappelez ces fameux gaz à effet de serre qui servaient de propulseurs dans de nombreux aérosols et qui sont aujourd'hui bannis en France et dans de nombreux pays ? En effet, on ne connaît aucun processus naturel capable d'enrichir de manière importante une atmosphère en CFC. Leur présence à des niveaux élevés serait donc la preuve irréfutable de l'existence d'êtres "intelligents" dégradant leur environnement ou l'ayant dégradé avant de devenir écolos ou de s'autodétruire. Car ces gaz peuvent persister dans l'atmosphère près de 50 000 ans après leur émission.

Quant aux moyens techniques pour réussir une telle détection, ils pointent tout juste à l'horizon. Les trois chercheurs estiment ainsi que le James Webb Space Telescope (JWST), qui devrait succéder à Hubble en 2018, sera capable de détecter les CFC dans l'atmosphère des exoplanètes orbitant autour d'une naine blanche, à partir d'un niveau dix fois supérieur à celui présent aujourd'hui dans l'atmosphère de la Terre. Ce qui ne permettrait de détecter que les extraterrestres étant ou ayant été de très, très gros pollueurs, présents dans la banlieue d'une seule catégorie d'étoile. Mais nul doute que les successeurs du JWST pourront un jour faire mieux. Reste cependant qu'avec cette méthode, les êtres intelligents qui auraient adopté très vite une forme de développement durable échapperont sans doute toujours à nos yeux. Dommage ! 

Lire aussi notre article : Habitable, vous avez dit planète habitable ? 

Découvrez les cartes de France des villes et villages bio et sans pesticides !

Un lien intéressant :

17/07/2014 : Votre commune est-elle 0% pesticides ?

De façon étonnante, nos villes sont devenues des refuges pour certaines espèces animales, qui ne trouvent plus dans certaines campagnes que des environnements hostiles. En effet, si de plus en [...] Lire la suite ...

Découvrez les cartes de France des villes et villages bio et sans pesticides ! 

Mises en ligne début avril par nos ONG - ces cartes ont vocation à recenser les villes et villages bio et sans pesticides. Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux recenser votre commune!

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26/07/2014

Pesticides et perturbateurs endocriniens : nos enfants paient et paieront la note (suite)

lu sur :

http://asef-asso.fr/mon-jardin/pesticides/2332-pesticides-des-effets-hereditaires

Accusés de jouer un rôle dans les troubles de la reproduction et l’apparition de certains cancers, les pesticides sont des polluants dont on se passerait bien. Mais une étude vient de mettre en lumière une caractéristique encore plus inquiétante : ces effets pourraient bien se transmettre sur les générations suivantes...

Troubles neurologiques (Alzheimer, Parkinson), troubles de la reproduction et même cancers (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples, prostate) : l’exposition professionnelle aux pesticides peut augmenter les risques de développer ces pathologies. Mais ces effets s’arrêtent-ils aux seules personnes exposées ? C’est ce qu’on chercher à savoir des scientifiques l’Université de Washington en exposant des rats au méthoxychlor du 8éme au 14ème jour de gestation. Ils ont ensuite évalué l’état de santé des descendants du 1er et 3ème degré à l’âge adulte. Résultats : les progénitures avaient plus de risque de développer des maladies ovariennes, rénales, et ce sur les trois générations suivantes.

D’après Michael Skinner, principal auteur de l’étude, ce pesticide peut affecter le mode d’activation des gènes transmis, sans subir de mutation génétique. Ainsi, si l’arrière-grand-mère est obèse ou atteinte d’une maladie ovarienne, l’arrière-petite-fille pourrait rencontrer les mêmes problèmes.

Il semblerait donc que les gènes des personnes exposées aux pesticides transmettent ces effets aux trois générations suivantes. Un phénomène qui avait également été constaté sur des souris avec un autre perturbateur endocrinien, le Bisphénol A (BPA)…

Si cette propriété a été démontrée sur des rats, elle n’est cependant pour l’instant pas transposable aux hommes. Il faudra encore du temps pour savoir si les effets de l’exposition des agriculteurs aux pesticides peuvent se transmettre aux générations suivantes (si nous arrivons à le démontrer un jour…).

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voir aussi :

Pesticides et perturbateurs...

20/07/2014

Palestine : une épuration ethnique qui ne dit pas son nom

 (comme les colons européens arrivant en Amérique du nord il y a quatre siècle ...)

à lire sur Libération :

AFP 19 JUILLET 2014 À 07:14 (MIS À JOUR : 19 JUILLET 2014 À 19:52

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours

Alors que Ban Ki-moon doit se rendre dans la région, 16 Palestiniens ont été tués tôt ce samedi dans des frappes israéliennes contre la bande de Gaza, portant à 312 le nombre de morts palestiniens.

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours - Libération.pdf

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à lire sur le Point :

Les enfants broyés de Gaza 
Depuis le 8 juillet, début de l'opération Bordure protectrice, 73 mineurs ont été tués, dont la moitié n'avaient pas 12 ans, selon l'Unicef. Lire

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 11:01

Les enfants broyés de Gaza - Le Point.pdf 

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21h20

Gaza : plus de 430 Palestiniens tués depuis le début de l'offensive...

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 14:52 - Modifié le 20/07/2014 à 21:20 

Au moins 438 Palestiniens ont été tués depuis le début du conflit à Gaza, dont au moins 100 ce dimanche, la journée la plus sanglante depuis le début le 8 juillet de l'offensive israélienne contre l'enclave palestinienne. Dans les rangs israéliens, 13 soldats de la brigade Golani ont été tués ces dernières 24 heures dans la bande de Gaza, portant à 18 le nombre de militaires morts depuis le début de l'offensive "Bordure protectrice", le bilan le plus lourd pour les forces israéliennes depuis 2006. 

Sept soldats sont morts dans l'explosion d'une bombe au passage de leur blindé, 3 dans des tirs croisés avec des activistes à deux endroits différents et trois autres "piégés dans un immeuble en feu", a précisé l'armée. A Chajaya, une banlieue à l'est de la ville de Gaza, l'armée israélienne a mené le bombardement le plus meurtrier depuis le début du conflit, tuant au moins 62 Palestiniens, selon Achraf al-Qoudra, le porte-parole des services d'urgence. 

81 000 réfugiés palestiniens

En outre, plus de 250 personnes ont été blessées à Chajaya depuis les premières heures de dimanche, et 450 à travers toute la bande de Gaza, a ajouté Achraf al-Qoudra. Un responsable de la santé duHamas, Youssef Abou Rech, a mis en garde contre "une catastrophe humanitaire" si les blessés et les morts encore sur place n'étaient pas évacués rapidement. 

Près de la moitié des Palestiniens tués depuis le début de l'offensive sont des femmes, des mineurs et des personnes âgées, selon Achraf al-Qoudra. Deux civils israéliens ont été tués par des tirs de roquettes. Par ailleurs, 81 000 Palestiniens ont trouvé refuge dans des écoles gérées par les Nations unies, ont indiqué des services de l'ONU à l'AFP.

16/07/2014

Mesures restreignant l’épandage de pesticides autour des lieux sensibles

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

L’AFP rend compte du vote à l’Assemblée nationale de mesures restreignant l’épandage de pesticides autour des lieux sensibles comme les écoles.

Une nouvelle sanction a été mise en place après de nombreuses modifications.

Evoquant de récents rapports du Sénat et de l’Inserm, ainsi qu’un appel de 1 200 médecins, le rapporteur PS Germinal Peiro souligne l’évolution générale des mentalités sur cette question, au fil des mises en évidence du lien de conséquence directe qui existait entre l’utilisation de ces produits et la santé humaine.AFP, 10/07 

07/07/2014

Ferme-usine des 1000 vaches (suite)

lu sur le site du Point :

Le Point.fr - Publié le 05/07/2014 à 16:58 - Modifié le 07/07/2014 à 10:0

Il était une fois la fable des "mille vaches"

Une ferme laitière géante dans la Somme cristallise une forte opposition locale. Son promoteur veut aller jusqu'au bout. Ses détracteurs aussi.

C'est un feuilleton qui sent le soufre, même si on y parle principalement de bouses. Dans ce qui est devenu "l'affaire de la ferme des mille vaches", aucun des deux camps n'est prêt à rendre les armes. Cet affrontement, Colette Michaux, ancienne vice-présidente socialiste de Picardie, le résume à sa façon : "C'est l'histoire d'une vieille personne têtue et de petits bourgeois qui ne veulent pas perdre leur tranquillité." 

Un projet grandeur nature 

Dans le rôle du têtu, Michel Ramery. Ce patron nordiste, fils d'agriculteur, a fait fortune dans le BTP. Le groupe Ramery a engrangé en 2013 un chiffre d'affaires de 551 millions d'euros. D'après Challenges, il est, à 65 ans, la 349e fortune française. Celui qui rafle la quasi-totalité des marchés publics dans le Nord-Pas-de-Calais ne s'attendait pas à voir ses ambitions freinées aussi net quand il décide de s'offrir son "rêve" : ériger une vaste exploitation laitière dans la Somme. Près de 20 000 mètres carrés d'étables, un méthaniseur géant et jusqu'à 1 750 bêtes sous le même toit. La plus grande ferme de France devait ouvrir en décembre 2012. Elle est toujours au point mort.

Et pour cause, en face, les "petits bourgeois" - en l'occurrence les habitants de Drucat - ont de la ressource. La banlieue résidentielle plutôt aisée du nord d'Abbeville doit accueillir sur son territoire une parcelle de la ferme. Celle où fermentent les effluents bovins. Les premières habitations sont à 500 mètres. En septembre 2011, une rencontre publique entre Michel Ramery et les Drucatois jette un froid. Le discours est impossible, la guerre de tranchées commence.

Dès le lendemain, Le Courrier picard rapporte les craintes des habitants : bien-être des animaux, contamination de la nappe phréatique, hausse du trafic routier - pour livrer le lait mais aussi pour transporter des déchets qui "nourrissent" le méthaniseur. Le bruit et les odeurs, aussi. 

"C'est surtout la peur de perdre en valeur immobilière qui les motive", persifle Éric Mouton, le maire de la commune voisine de Buigny-Saint-Maclou, qui accueille le reste des installations laitières. Lui n'est pas opposé au projet, au contraire : il en a même conçu une partie des plans ! Localement, l'architecte reste plutôt isolé. Dès novembre 2011, des riverains créent l'association Novissen - Nos villages se soucient de leur environnement. Entendre "nos vies saines". C'est un autre Michel, le Dr Kfoury, qui prend la tête du mouvement. Il revendique aujourd'hui 2 350 membres, dont la majorité habite la Somme. "C'est un projet tellement juteux, il y a tellement de subventions derrière. On sait que Ramery ne lâchera pas comme ça. Mais il pensait avancer et laisser les gens s'essouffler", analyse le médecin, qui s'est présenté en quatrième position sur les listes EELV aux européennes, sans "être encarté". 

"Démontage" contre "saccage" 

Novissen attaque d'abord le projet de la "ferme-usine" en justice. Les résultats sont loin d'être à la hauteur des espérances : les opposants ne réussissent pas à obtenir en référé l'annulation du permis de construire de Michel Ramery. "C'est une honte collective, s'emporte Grégoire Frison, avocat de l'association. N'importe quel autre dossier aurait été cassé." L'avocat dénonce un "dossier sous tension", monté "n'importe comment". Deux procédures sur le fond, contre le permis de construire et l'autorisation d'exploiter, sont en instruction depuis plus d'un an. "On se bat sur tout, mais avec des pistolets à eau", soupire encore l'avocat. Et de pointer les soutiens politiques locaux de l'entrepreneur. Ce dernier a emmené une quarantaine d'élus de la région - y compris le sous-préfet du département et le maire d'Abbeville - en voyage en Allemagne pour visiter une ferme "modèle". 

Malgré ce lobbying grandeur nature, le projet subit tout de même un revers important puisque le préfet, dans son arrêté du 1er février 2013, plafonne le projet à 500 vaches laitières, la surface d'épandage disponible n'étant pas suffisante. Demi-victoire pour les détracteurs ? Pas vraiment. Car l'étable est toujours prévue pour au moins le double de bêtes. Dans la tête du promoteur, l'objectif mille vaches est maintenu. 

C'est alors que Novissen reçoit le soutien décisif de la Confédération paysanne, le deuxième syndicat agricole. Partisans d'une agriculture familiale, ses membres sont révulsés par les plans de Ramery. En tout, les militants de "la Conf" enchaînent trois escarmouches sur la ferme de Drucat-Buigny. Pour leur dernière action, le 28 mai, une trentaine de paysans infiltrent la salle de traite et participent à une opération de "démontage". On se croirait 15 ans plus tôt, à l'époque de l'attaque du McDonald's de Millau par José Bové, leur ancienne figure de proue . 

En tout, neuf militants sont poursuivis pour dégradations, le procès a été renvoyé au 28 octobre. Laurent Pinatel, porte-parole du syndicat, en fait partie : "C'est un démontage symbolique, peut-être condamnable, mais c'est surtout un acte légitime", argumente-t-il. De la simple désobéissance civile, alors ? "Avec eux, c'est on saccage et on discute après", tonne Frank Berton, avocat de Michel Ramery, dont il est un ami. Le ténor du barreau, qui s'est illustré dans l'affaire Outreau, est confiant quant aux procédures en cours : "Il n'y a pas de fondements juridiques ! On n'attend pas un blanc-seing pour ouvrir, mais qu'on nous rende justice sur des faits de destruction", explique-t-il. Le promoteur estime les dégâts matériels à 150 000 euros. 

Version vachère de Notre-Dame-des-Landes ? 

Des actions-chocs qui réussissent leur véritable objectif : porter le débat au-delà de la sphère judiciaire. Même s'il s'en serait bien passé, c'est Stéphane Le Foll qui récupère la patate chaude. Le ministre de l'Agriculture, interpellé sans cesse sur le sujet, comme mercredi à l'Assemblée (voir vidéo ci-dessous), est bien obligé de prendre position. "Ce n'est pas mon modèle, affirme-t-il. Mon projet à moi, c'est d'avoir des agriculteurs, des paysans qui soient à la tête des exploitations agricoles." Pour autant, le ministère ne bougera pas : "Que voulez-vous faire contre un projet légal ?" y souffle-t-on. 

La question du modèle est bien le coeur du problème. D'un côté, l'avènement de l'"énergieculteur" à grande échelle, producteur aussi bien de biogaz que de lait, pour qui l'industrialisation et la salarisation des agriculteurs-employés sur le site les "libèrent" de tâches laborieuses. De l'autre, les partisans des exploitations laitières de petite taille, soit le modèle français historique depuis l'après-guerre, plus riche en emplois - la ferme Ramery compte une quinzaine d'employés, alors que 50 vaches font travailler en moyenne deux personnes ailleurs. Avec, en toile de fond, la fin des quotas laitiers au niveau européen en 2015.

"Quotas ou non, on n'a aucune certitude sur la supériorité d'un modèle par rapport à l'autre, assure Alexandre Gohin, économiste et directeur de recherche à l'Inra. Dans la mondialisation, les grosses boîtes comme les TPE peuvent s'en sortir." Le chercheur, plutôt favorable à l'expérimentation de fermes à grande échelle "pour essayer", rappelle qu'outre-Rhin ce modèle de développement a atteint ses limites avec plus de 10 000 unités de méthanisation. En France, l'objectif officiel est de 1 000 d'ici à 2020. Le territoire ne devrait donc pas être envahi de "fermes-usines" du jour au lendemain, quoi qu'en disent les détracteurs.

"Projet affectif"

Ces derniers soutiennent en tout cas qu'un projet agricole dont le dirigeant ne participe pas à la traite, dont il ne consomme pas la production et qui, in fine, est plus un gestionnaire qu'un paysan n'a pas d'âme en plus d'être prédateur pour les plus petits. Faux, rétorque Frank Berton, qui se fait le porte-parole de son client (lequel s'est imposé une cure de silence médiatique) : "C'est un projet affectif. Vous pensez bien que s'il ne lui tenait pas à coeur, il aurait déjà abandonné, étant donné tout ce qu'il a subi. Franchement, c'est beaucoup de bruit pour rien."

Que se passera-t-il alors si la ferme ouvre, comme Michel Ramery l'espère, avant la fin de l'année ? "On bloque ! prévient Michel Kfoury. C'est notre droit et... j'ai beaucoup de retraités avec moi." Une guérilla campagnarde revendiquée aussi par Laurent Pinatel : "Il n'y aura pas de trêve", dit-il. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour que le site devienne un nouveau merdier pour le gouvernement, dans tous les sens du terme. D'ailleurs, pour parler de leur "combat", les membres de Novissen ont été invités ce week-end par... les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La fable des mille vaches est donc loin d'être terminée et on ne sait pas encore qui va en écrire la morale.

06/07/2014

Recherche d'antenne relais installée sur une église

communiqué :

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
Permanences téléphoniques de Marc CENDRIER :
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
E-mail : contact@robindestoits.org
 
Ci-dessous, nous relayons la demande de Madame Gabrielle FLOQUET,
Journaliste Service Société FRANCE 2
 
Si vous êtes concerné(e), merci de prendre directement contact avec elle :
 
Bonjour,
 
Comme convenu par téléphone avec votre porte-parole Etienne Cendrier, je vous contacte par mail dans le cadre de recherches pour un reportage sur les installations d'antennes-relais sur des églises. Il semble que vous puissiez relayer cette demande via votre réseau afin de trouver un exemple probant.
 
Nous sommes à la recherche d'un cas où une antenne relais aurait été installée sur une église. Plus particulièrement, le cas qui nous intéresse est celui où le prêtre de l'église en question aurait été contacté par l'opérateur et percevrait, en échange de l'installation, un loyer (ou une rétribution sous la forme d'aide pour travaux par exemple).
 
Merci de me tenir au courant si un membre de votre réseau vous présente un cas de figure comme celui-ci.
 
Je vous en remercie d'avance.
 
Bien à vous,
 
Gabrielle Floquet
Service Société France 2
06 28 68 79 75

30/06/2014

Ferme-usine des 1000 vaches :les procès en cours

à lire sur BASTAMAG :

30/06/2014 MODÈLE AGRO-INDUSTRIEL

Ferme-usine des 1000 vaches : neuf opposants en procès

PAR SOPHIE CHAPELLE 30 JUIN 2014

« Le bonheur est dans le pré, pas dans l’usine à vaches ! » C’est au rythme de (...)

24/06/2014

Phéromones : de l'odeur des mammifères mâles sur le comportement

lu sur Le Temps (Suisse) :

Viviane Thivent

«Cette publication me fait penser à un canular écrit par une bande de copains.» Marianne Amalric, du laboratoire de neurosciences cognitives de l’Université Aix-Marseille n’en croit pas ses yeux. «Pourtant, explique Sophie Pezet de l’ESPCI Paris Tech, il s’agit d’un travail tout à fait solide», de surcroît publié dans un journal très sérieux, Nature Methods . Mais qui, c’est vrai, jette un froid.

Car après des siècles de recherches effectuées avec des rongeurs, l’équipe de Jeffrey Mogil de l’Université McGill, à Montréal, montre que le sexe des expérimentateurs influence le résultat des expériences menées sur les rats ou les souris: par leur seule présence, les hommes stressent autant les rongeurs que trois minutes de nage forcée ou quinze passées enfermés dans un tube. Les femmes, quant à elles, ne perturbent en rien la quiétude des animaux de laboratoire.

Spécialiste de la douleur et du pavé dans la mare, «Jeffrey Mogil est connu pour appuyer là où ça fait mal, continue Sophie Pezet. Ces dernières années, il n’a eu de cesse de questionner la représentativité des modèles physiologiques utilisés dans les laboratoires.» Il est ainsi à l’origine de nouveaux tests comportementaux comme celui, très discuté, dit de la grimace qui met en lien l’expression faciale des rongeurs et l’intensité de la douleur ressentie. «Or, pour réaliser ces tests, nous avons besoin de filmer les souris, raconte Jeffrey Mogil. Et à plusieurs reprises, des étudiants m’ont rapporté que le comportement des animaux changeait en leur présence.»

En décidant de quantifier le phénomène, le chercheur s’attendait donc à trouver un effet lié à l’expérimentateur… «mais pas au genre de l’expérimentateur! poursuit-il. A chaque fois que des hommes s’approchaient des souris, ces dernières se mettaient à stresser. Elles se figeaient et grimaçaient moins.»

Idem en présence de mâles de cobayes, de chats, de chiens non castrés… ou d’un t-shirt porté la nuit précédente par les expérimentateurs. Une question d’odeurs. Les souris réagissent en fait aux hormones – les androgènes – sécrétées par tous les mâles de mammifères, y compris par l’homme.

Ce curieux rappel de notre condition animale a-t-il pour autant des conséquences sur les si objectives mesures expérimentales? Oui. Car en poussant plus avant les tests, les chercheurs ont montré que la présence d’un expérimentateur masculin se traduisait par une hausse des hormones du stress, une diminution de la sensation de douleur et une élévation de la température interne. Autant de paramètres couramment mesurés.

Est-ce à dire que toutes les études passées sont à jeter à la poubelle? «L’ampleur du problème est difficile à évaluer, confie Jeffrey Mogil. Mais ce qui est sûr, c’est que ce genre de biais pourrait expliquer les difficultés qu’éprouvent les physiologistes à répliquer les résultats d’autres équipes.» «Les animaux de laboratoire sont très sensibles à leur environnement, confirme Sophie Pezet, qui n’est pas surprise par le résultat canadien. Leurs constantes physiologiques varient en fonction du moment de la journée mais aussi de la quantité de caresses qu’ils reçoivent avant l’expérience.»

Ou encore de l’intensité lumineuse de la pièce. De façon plus anecdotique, «l’odeur de certains aliments, comme les clémentines ou les oranges, peut aussi être aversive pour les rongeurs», précise la chercheuse.

C’est pourquoi chaque équipe de recherche possède sa propre routine, transmise en interne de chercheurs en étudiants… mais pas d’un laboratoire à l’autre. Ce qui pose le problème de la reproductibilité des mesures. A ce jour, il n’existe aucun protocole standardisé pour minimiser ces biais, «même si une prise de conscience commence à émerger», insiste Sophie Pezet.

Ainsi en 2008, dans la revue Pain , consacrée aux recherches menées sur la douleur, Andrew Rice de l’Imperial College de Londres et des collaborateurs – dont Jeffrey Mogil – ont-ils proposé un formulaire contenant plus de 40 champs de façon à préciser les conditions expérimentales.

En attendant que ce dernier soit enfin utilisé, faut-il bouter hors des laboratoires de physiologie tous les expérimentateurs mâles? «C’est une solution, s’amuse Jeffrey. Mais on peut aussi attendre que le stress de l’animal retombe avant de procéder aux mesures [soit une demi-heure par mesure] ou, de façon plus pragmatique, noter le genre de l’expérimentateur afin de prendre en considération ce biais.» Ce qui, en la matière, semble être un minimum.

(voir aussi : L’odeur du chercheurbiais expérimental

www.lemonde.fr/sciences/article/2014/05/12/l-odeur-du...)

09:37 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

23/06/2014

Cerveau du fœtus, pollution chimique, autisme

lu sur le site du Monde :

Les pesticides pourraient avoir un lien avec la survenue de l'autisme

Le Monde.fr avec AFP | 23.06.2014 à 08h19 • Mis à jour le 23.06.2014 à 09h23

Touchant un enfant sur 68 en 2014, au lieu d'un sur 150 en 2000, l'autisme a fortement augmenté ces dernières décennies aux Etats-Unis. Une progression qui serait en partie corrélée au développement des pesticides. D'après une étude de chercheurs californiens publiée lundi 23 juin, une femme enceinte qui vit près d'une ferme utilisant ces produits chimiques a un risque 66 % plus élevé de voir son enfant développer la maladie.
 

Les chercheurs de l'université Davis ont confronté des données sur les utilisations de pesticides en Californie aux adresses de 1 000 personnes. La loi en Californie requiert de préciser les types de pesticides pulvérisés, où, quand et dans quelles quantités. « Nous avons constaté que plusieurs types de pesticides ont été plus couramment utilisés près des habitations où les enfants ont développé le syndrome de l'autisme ou ont eu des retards » de développement, a expliqué l'un des auteurs, Irva Hertz-Picciotto, vice-présidente du département de sciences et de santé publique à l'université. Environ un tiers des participants à l'étude vivaient dans un rayon de 1,25 à 1,75 kilomètre de l'endroit où les pesticides ont été utilisés.

LE DÉVELOPPEMENT DU CERVEAU DU FŒTUS TRÈS SENSIBLE

Si l'enquête publiée dans le journal Environmental Health Perspectives n'établit pas de relation de cause à effet entre pesticide et autisme. Les chercheurs ont découvert que les risques d'autisme étaient d'autant plus élevés que le contact avec les pesticides se faisait au deuxième et au troisième trimestre de la grossesse. Le développement du cerveau du fœtus pourrait être particulièrement sensible aux pesticides.

« Cette étude valide les résultats d'une recherche précédente qui avait constaté des liens entre le fait d'avoir un enfant autiste et l'exposition, pendant la grossesse, à des produits chimiques de l'agriculture en Californie, a précisé Janie Shelton, diplômée de l'université Davis et principale auteure de l'étude. Même si nous devons encore regarder si certains sous-groupes sont plus sensibles aux expositions de pesticides que d'autres, le message est très clair : les femmes enceintes doivent faire attention à éviter tout contact avec les produits chimiques de l'agriculture. »

Une grande étude conduite en Suède indiquait en mai que les gènes sont aussi importants que les facteurs environnementaux parmi les causes de l'autisme.

 

20/06/2014

Êtes vous sur un site pollué par les PCB ?

lu sur BASTAMAG (lien dans la colonne de gauche) :

  • Accueil > En bref > Pollutions toxiques : les géants de la chimie exonérés de toute responsabilité (...)

DÉCONTAMINATION

Pollutions toxiques : les géants de la chimie exonérés de toute responsabilité ?

PAR RACHEL KNAEBEL 14 MARS 2014

« Les industriels doivent répondre des intoxications causées par les PCB ! », réclame la Coordination contre les méfaits de Bayer, une association allemande qui lutte depuis 35 ans contre les abus de la multinationale chimique. De quoi s’agit-il ? Les PCB – polychlorobiphényles – sont des produits industriels utilisés à partir des années 1930 et jusque dans les années 1980 dans des transformateurs, des joints d’étanchéité, des peintures et des revêtements de sol. Il s’agit de composés organiques fortement chlorés, plus connus sous le nom de pyralènes. Les PCB sont des produits toxiques. Très peu solubles dans l’eau, ils s’accumulent dans les tissus graisseux tout au long de la chaîne alimentaire, avec des conséquences pour la santé de l’homme : cancers, problèmes de fertilité... Les PCB sont interdits en France depuis 30 ans. Mais des milliers de bâtiments sont toujours contaminés par ces produits. Une directive européenne retranscrite dans le droit français au début des années 2000 oblige à leur élimination.

« Au total, 1,3 million de tonnes de PCB ont été produites dans le monde depuis les années 1930 », rappelle la Coordination contre les méfaits de Bayer. Bayer, le géant allemand de la chimie, était l’un des deux principaux producteurs de ces PCB toxiques, aux côtés de Monsanto. « Environ la moitié de ces 1,3 million de tonnes est sortie des usines de la firme américaine Monsanto. Avec 160 000 tonnes, soit 12% de la production totale, Bayer arrive en second, suivie par des fabricants russes et le français Prodelec », poursuit l’organisation. Et Bayer a continué à produire et vendre des PCB alors même que le composant était interdit aux États-Unis : « En 1977, lorsque les USA ont interdit la fabrication des PCB, la production annuelle de Bayer est passée de 6.000 à 7.500 tonnes. Ce n’est qu’en 1983 que Bayer a cessé sa production – la dernière de toutes les firmes occidentales. »

Co-responsable de milliers d’intoxications

Aujourd’hui pourtant, la firme allemande ne participe pas aux frais de décontamination. « La décontamination coûtera des milliards d’euros. Les fabricants ont dissimulé les risques pendant des dizaines d’années et maintenant ils se déchargent sur la communauté des coûts d’assainissement », souligne la Coordination contre les méfaits de Bayer.

L’association va donc déposer une contre-proposition (visible ici, en anglais) à ce sujet lors de la prochaine assemblée générale du groupe chimique, le 29 avril. Des représentants de la Coordination présenteront leurs revendications devant les actionnaires. Cette proposition exige que Bayer participe aux frais de décontamination des bâtiments touchés par le PCB et que l’entreprise crée un fonds en faveur des personnes dont la santé a été atteinte par le produit toxique. « Monsanto, Bayer et Prodelec connaissaient depuis de dizaines d’années les risques présentés par les polychlorobiphényles », souligne Philipp Mimkes, du comité directeur de la Coordination. « Ils sont donc coresponsables de milliers d’intoxications. Il est plus que temps pour ces firmes de supporter une part des frais de décontamination et de traitements des victimes ».

P.-S.

L’Atlas des sites terrestres pollués aux PCB réalisé par Robin des bois :
http://www.robindesbois.org/PCB/PCB_hors_serie/ATLAS_PCB.html#atlas

16/06/2014

La ferme-usine

à lire sur MEDIAPART :

 

Ça chauffe toujours contre le projet de ferme-usine dans la Somme!
PAR LA DAME DU BOIS-JOLI

Novissen et la confédération paysanne et tous leurs soutiens, et ils sont nombreux, ne désarment pas et continuent de lutter, courageusement, contre ce crétinissime et aberrant projet de ferme-usine près d’Abbeville, je veux parler de la ferme aux mille-vaches dont tout le monde en France a entendu parler car ce ne sons pas les actions, largement médiatisées, qui ont manqué !

lire aussi, sur BASTAMAG :

TÉMOIGNAGES

Action contre l’usine des « Mille vaches » : une institutrice à la retraite raconte ses 48h de garde à vue

11/06/2014 DOMINIQUE HENRY

Le projet de ferme-usine des Milles-Vaches en Picardie, conçu par un entrepreneur du BTP, continue de diviser. Fermement opposée à ce modèle agro-industriel, Dominique Henry, institutrice et (...)

13/06/2014

Grèce : privatisation du bien public

lu sur :

Grèceplages en solde, le littoral vendu à la découpe

www.humanite.fr/grece-plages-en-solde-le-littoral-vendu-la-decoupe-543492
Rosa Moussaoui

Jeudi, 5 Juin, 2014

Athènes, envoyée spéciale;

le Taiped, le fonds chargé de conduire les privatisations et de liquider le patrimoine de l’État grec, met en vente des plages, des sources thermales, des sites naturels. Des joyaux livrés aux appétits des spéculateurs et des grands groupes hôteliers.

C’est un petit coin de paradis, tenu à l’abri des regards par une prétentieuse palissade blanche. Seule une étroite vitre permet au visiteur de passage d’apercevoir au loin, au bord des flots, les ruines d’un antique sanctuaire d’Apollon. Pour y accéder, il faut mettre la main à la poche. Le droit d’entrée à la plage de l’Astir Palace grimpe, dès le printemps, à 25 euros. Au-dessus des tourniquets filtrant les entrées, les images de sémillants baigneurs défilent sur un écran plasma. Sur la péninsule de Vouliagmeni, à une vingtaine de kilomètres d’Athènes, une sublime bande de littoral a été bradée par le Taiped, le fonds chargé de conduire les privatisations et de liquider le patrimoine de l’État grec. Le lot comprend la plage abritant des vestiges archéologiques, le complexe hôtelier de l’Astir Palace, la marina et les vastes espaces boisés qui s’étirent jusqu’aux falaises surplombant les eaux turquoise du sud de la péninsule. L’ensemble a été cédé pour 400 millions d’euros à un fonds représentant des investisseurs de Turquie, d’Abu Dhabi, de Dubai, du Koweït et d’autres émirats. Le bétonnage peut commencer.

Risque de remise en cause du texte de loi sur la protection du littoral

Pour accélérer la vente des côtes grecques à la découpe et la spéculation immobilière, présentée comme une « opportunité de développement », le gouvernement Samaras s’apprête à remettre à l’ordre du jour le texte qui fait voler en éclats la loi de protection du littoral. Celle-ci présente en effet l’inconvénient d’interdire les constructions à moins de 30 mètres des plages. « La mobilisation citoyenne avait permis de mettre en échec ce projet de loi, mais il devrait revenir bientôt au Parlement, sous la pression de la troïka », s’alarme la députée (Syriza) Théano Fotiou, membre de la commission parlementaire pour la protection de l’environnement. « Des plages, des forêts, des rivières et tout un patrimoine archéologique sont menacés par les appétits capitalistes. Les côtes grecques sont un trésor. C’est la chose la plus précieuse que nous puissions vendre. Après cela, que restera-t-il ? » interroge l’élue.

Partout, là où les plages sont mises en vente, la fronde s’organise pour préserver le libre accès à la mer et protéger les espaces naturels que l’État grec est prêt à livrer aux grands groupes hôteliers. À quelques kilomètres au nord de Vouliagmeni, ce sont les terrains de l’ancien aéroport d’Hellinikon qui aiguisent les appétits. Avec ses 620 hectares, le site est baigné par la mer sur plus de 3,5 kilomètres. Au crépuscule, des promeneurs viennent profiter de la fraîcheur de la pinède. Assaillie par de luxuriants lauriers roses, la plage d’Agios Kosmas n’est plus entretenue depuis longtemps. Sur une pelouse synthétique en piteux état, des équipes d’amateurs disputent un match de football, encouragées par des supporters attablés en terrasse. Sur les anciens terrains militaires, les équipements sportifs ont pâti de la compression des dépenses publiques, mais les lieux, aujourd’hui autogérés, offrent toujours un indispensable espace de loisirs et de respiration aux portes de l’étouffante capitale grecque. Le site figure aujourd’hui parmi les plages, sources thermales, champs et autre joyaux du patrimoine naturel grec soldés par le Taiped. Allié à un investisseur qatarien, le groupe grec Latsis (banque, immobilier, pétrole, construction navale), via sa filiale Lamda Development, est sur les rangs pour reprendre l’ancienne zone aéroportuaire avec son front de mer. À vil prix : 80 euros le mètre carré, tout au plus. Le « projet de développement » présenté dans une vidéo parie sur l’immobilier de luxe. Les habitants et les élus de l’Attique, région densément peuplée, préféreraient, eux, voir le site d’Hellinikon transformé en poumon vert de l’agglomération athénienne. Un projet que soutient la députée Zoé Konstantopoulo (Syriza), auteure d’un livre noir sur les affaires de corruption liées à la vente des biens publics par le Taiped. « La privatisation du bien public commun que constitue le littoral contrevient à la Constitution, mais aussi aux dispositions du droit européen relatives aux espaces naturels protégés », remarque-t-elle. Le 26 mai dernier, le Conseil d’État, saisi par des citoyens, bloquait la privatisation de la compagnie 
des eaux d’Athènes, jugée illégale. Les 
défenseurs du littoral voient dans cette jurisprudence un appui, pour faire reconnaître les plages grecques comme un bien commun incessible.

- voir:

http://www.humanite.fr/grece-plages-en-solde-le-littoral-vendu-la-decoupe-543492#sthash.yHxTRgPA.dpuf

10/06/2014

Rassemblement à Notre-Dame-des-Landes les 5 et 6 juillet 2014

lu sur BASTAMAG (lien ci-contre)

Grands projets inutiles : des caravanes d’opposants en route vers Notre-Dame-des-landes

 09/06/2014 COLLECTIF

Des caravanes, partant de plusieurs lieux emblématiques, vont prendre la route pour converger vers un grand rassemblement prévu à Notre-Dame-des-Landes, les 5 et 6 juillet 2014. A pieds, en vélos, en tracteurs, en voitures... Un grand mouvement à travers toute la France se met en marche pour dénoncer l’artificialisation des terres agricoles et les grands projets nuisibles. Basta ! relaie leur appel.

Ensemble pour renforcer les actions contre les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), pour la préservation des terres et des emplois agricoles, pour un autre choix de société qui ne mettrait plus en danger la biodiversité et l’avenir des générations futures... Faisons du prochain grand rassemblement national contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les 5 et 6 juillet 2014, un moment d’informations et d’échanges militant et festif !

Cette convergence est l’occasion, à partir des luttes locales, décentralisées sur tout le territoire, de populariser et de fédérer ces luttes. Elle se traduira par différentes formes d’actions déterminées : des caravanes, des points de rencontre et d’informations, des meetings dans les villes et campagnes traversées en vue d’arriver au moment du rassemblement final sur les terres de Bellevue le 4 juillet vers 19h.

Ces « caravanes » (à pieds, vélos, tracteurs, voitures...) partiront des principaux sites de lutte où se trouvent les Grands Projets Inutiles et Imposés. Elles convergeront vers Notre Dame des Landes pour arriver au moment du rassemblement final. Six grands parcours sont en train de se dessiner. Plus de 10 caravanes avec des étapes s’arrêteront dans des lieux symboliques de luttes. Huit rassemblements décentralisés sont envisagés le week-end des 28 et 29 juin ainsi que trois grandes convergences les 2 et 3 juillet.

Un grand mouvement, à travers toute la France se met en marche pour dénoncer l’artificialisation des terres agricoles et les grands projets nuisibles. Tous les chemins convergent vers Notre-Dame-des-Landes et son grand rassemblement des 5 et 6 Juillet 2014.

Pour participer aux caravanes ou suivre les mobilisations : convergencesndl.over-blog.com ou cliquez sur la carte ci-dessous.

09/06/2014

Un nouveau parc naturel marin en France

lu sur le site du Monde :

Royal signe la création du parc naturel marin du bassin d'Arcachon

Le Monde.fr avec AFP | 08.06.2014 à 19h03 • Mis à jour le 09.06.2014 à 08h13

La ministre de l'écologie, Ségolène Royal, a signé symboliquement, dimanche 8 juin au Teich (Gironde), le décret de création du parc naturel marin du bassin d'Arcachon, paru au Journal officiel vendredi. Il s'agit du sixième parc de ce type en France.

La ministre s'est dite « fière » de pouvoir faire coïncider « cette opportunité pour le bassin d'Arcachon » avec la Journée mondiale de l'océan, ce dimanche. « Dans cette lagune en perpétuel mouvement, les échanges avec l'océan, les cours d'eau douce et les déplacements de bancs de sable créent une mosaïque de paysages qui accueillent une diversité exceptionnelle », a souligné la ministre.

« LES MILIEUX MARINS SONT FRAGILES  »

Quatorze espèces de mammifères marins, dont marsouins, grand dauphin et phoque gris, et quatre espèces de tortues marines sont recensées. L'ambassadeur emblématique du bassin étant l'hippocampe. « Vous savez comme moi que la biodiversité ça se protège, ça se renforce, ça se valorise », a lancé la ministre aux représentants des associations environnementales, acteurs économiques du bassin d'Arcachon et représentants institutionnels présents pour la signature.

La ministre, rappelant que la France est le second territoire marin derrière les Etats-Unis, a souligné que la création de ce parc « est à replacer dans le cadre de la responsabilité particulière de la France en matière d'environnement marin »« Les milieux marins sont fragiles et les exemples de cette dégradation sont multiples », a-t-elle dit.

SIX PARCS NATURELS MARINS EN FRANCE

Le parc naturel marin du bassin d'Arcachon sera le sixième – et le plus petit –, après celui de la mer d'Iroise, créé en 2007, puis ceux de Mayotte, du golfe du Lion, des Glorieuses dans l'océan Indien, et celui des Estuaires picards et de la mer d'Opale, créé fin 2012. Un parc naturel de la mer de Corail (Nouvelle-Calédonie) a par ailleurs été créé par arrêté local en avril.

Lire : La France crée en Nouvelle-Calédonie une immense aire marine protégée

Mme Royal s'est « engagée à atteindre les dix parcs naturels marins dans quelques années ». Elle a cité celui de la Martinique« déjà à l'étude », le parc estuaire de Gironde et Pertuis charentais, le golfe normand-breton, pour lequel elle appelle « au compromis », et la mise à l'étude du parc naturel marin du cap Corse.

Paris s'est donné comme objectif, avec le Grenelle de la mer, de se doter de 20 % d'aires marines protégées d'ici 2020. A l'échelle mondiale, seulement 3 % des eaux sont protégées contre un objectif de 10 % pris par la convention sur la diversité biologique signée à Nagoya en 2010 et réitéré à Ajaccio en 2013Or, quelque 40 % des océans du globe sont « durablement touchés » par les activités humaines, en particulier par la surpêche, la pollution et l'acidification liée au réchauffement climatique.

06/06/2014

Les villes d'Europe les plus polluées

lu sur le site du Monde :

Dans quelle ville européenne respire-t-on le mieux ?

Le Monde.fr | 05.06.2014 à 19h52 • Mis à jour le 06.06.2014 à 01h16 |Par Laetitia Van Eeckhout

En Europe, on respire mieux au nord qu'au sud et à l'est. L’association Respire a publié, jeudi 5 juin, en partenariat avec la revue « We demain », un classement de la pollution dans les 100 plus grandes villes du Vieux Continent.

L’association a utilisé la base de données Airbase de l’Agence européenne pour l’environnement qui recense les relevés de l’ensemble des stations européennes de mesure de la qualité de l’air. Le classement a été établi en additionnant le nombre de jours de dépassement, en 2011, des seuils sanitaires de trois polluants : les PM10 (particules de diamètre inférieur à 10 microns), le dioxyde d’azote et l’ozone. Figurant parmi les principaux agents nocifs dans l’air ambiant, ces trois polluants dangereux pour la santé, peuvent provoquer des troubles respiratoires, des maladies cardiovasculaires, des cancers du poumon et entraîner des décès précoces.

Voir la carte des villes d'Europe les plus polluées

DES CONDITIONS GÉOGRAPHIQUES TRÈS DIFFÉRENTES

Bien que riche d’enseignements, la classification obtenue appelle à la précaution. Ce classement reflète des conditions géographiques très différentes – villes en altitude, villes situées dans une cuvette, etc. –  mais aussi des dispositifs de mesure de la qualité de l’air très inégaux en termes de fiabilité. « La mesure imparfaite de la pollution est un signe qui montre que l'Europe n'est pas assez volontariste sur ce sujet », souligne Sébastien Vray, président de Respire.

Ainsi étonnamment, c’est Cluj-Napoca dans le nord-ouest de la Roumanie qui arrive en tête du palmarès. Mais, précise l’association, cette ville de 324 000 habitants n’est pourvue que de deux capteurs, qui ne mesurent pas les particules fines, quand Berlin qui possède un réseau de 48 stations de mesure, n’arrive qu’à la 65e place. 

Ces réserves posées, « la carte montre tout de même que les deux tiers des plus grandes villes européennes dépassent régulièrement, plus de 35 fois par an, les seuils réglementaires, souligne Sébastien Vray. Imaginez ce que cela donnerait si l’ensemble des données étaient parfaitement fiables. » Selon un rapport publié en 2013 par l’Agence européenne pour l’environnement, neuf citadins de l’Union européenne sur dix respirent au moins un polluant atmosphérique parmi les plus nocifs, à des niveaux que l’OMS juge dangereux pour la santé.

AUCUNE VILLE FRANÇAISE DANS LES 40 VILLES LES MOINS POLLUÉES

« Il existe une forte corrélation entre la mauvaise qualité de l’air et la part de voitures au gazole », observe Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires. La France, championne du diesel qui représente près de 70 % de son parc automobile, ne possède aucune ville parmi les quarante collectivités les moins polluées du palmarès. Toulouse est 47e, suivie dans la seconde moitié du tableau par Lyon (55e), Nice (79e), Paris (84e) et Marseille (94e).

Avec environ 30 % de véhicules au gazole, l’Italie ne fait pas mieux. Aucune ville italienne ne figure dans le Top 40, mais trois en revanche se situent parmi les 11 dernières du classement : Rome (89e), Turin (91e) et Milan (98e). A l’inverse, le Royaume-Uni, avec une part du diesel inférieure à 25 %, compte six villes dans les 10 premières places et aucune dans les dix dernières.

A l’Est, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie, paient surtout leur dépendance au charbon. Seule la ville polonaise de Gdansk (35e) figure parmi les 50 premières villes du classement. 

LA PRIME AUX POLITIQUES DE « MOBILITÉ DOUCE »

Plus généralement, parmi les villes les mieux classées, on retrouve celles qui pratiquent une politique dissuasive de circulation des voitures individuelles, et développent un politique de « mobilité douce ». Les villes pilotes du mouvement « Slow Cities » – mouvement né en 1999 et ayant pour but de promouvoir les rythmes lents de circulation – sont bien positionnées : Edimbourg (2e), Bristol (12e) au Royaume-Uni, Bonn (10e) en Allemagne, Utrecht (11e), Rotterdam (21e) aux Pays-Bas, mais aussi Valence (20e) en Espagne, Malmö (25e) et Göteborg (26e) en Suède. 

30/05/2014

Culture d’OGM : les Hawaiiens se soulèvent contre Syngenta

à lire sur Le Temps (Suisse) :

SCIENCES & ENVIRONNEMENT 
Les Hawaiiens se soulèvent contre Syngenta et la culture d’OGM 

OGM Vendredi 30 mai 2014 

Les Hawaiiens se soulèvent contre Syngenta et la culture d’OGM 

Par Julie Zaugg 

Les habitants de Kauai, une minuscule île de l’archipel hawaiien, se rebellent contre Syngenta, qui en a fait l’un de ses centres pour la culture d’OGM. Ils ont fait passer une loi, qui entrera en vigueur en août, pour entraver les opérations du groupe suisse. 

LeTemps.ch | Les Hawaiiens se soulèvent contre Syngenta et la culture d’OGM.pdf

24/05/2014

Documentaire sur l’industrialisation de l’agriculture

lu sur BASTAMAG (lien ci-contre) :

« La Guerre des Graines » : enquête sur une bataille souterraine et silencieuse

23/05/2014 RÉDACTION

En 100 ans, sous les effets de l’industrialisation de l’agriculture, les trois-quarts de la biodiversité cultivée ont disparu. Alors que se renforce la main-mise sur les semences par une poignée de multinationales, un vaste arsenal réglementaire limite le droit des paysans à échanger et reproduire les semences. Le documentaire « La Guerre des Graines », qui sera diffusé le 27 mai sur France 5, décrypte les batailles autour de la privatisation du vivant, avec l’appui de témoignages de paysans, d’élus, de militants, d’experts et d’industriels. Un film percutant et engagé, vivement recommandé par la rédaction de Basta !.

22/05/2014

Européennes de dimanche : les dés sont pipés

communiqué :

L’UPR saisit en urgence le CSA en raison du non-respect, par les grands médias audiovisuels, des principes démocratiques posés par l’article 4 de la Constitution

le 27 avril 2014 dans 

Communiqués de presse

L’Union Populaire Républicaine (UPR) a adressé, le 23 avril 2014, un courrier recommandé avec accusé de réception au Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Olivier Schrameck.

Ce courrier circonstancié – en copie de ce communiqué – demande au CSA d’intervenir en urgence auprès des médias audiovisuels de grande diffusion pour qu’ils ouvrent enfin leurs antennes à l’UPR, en application du principe d’équité posé par le CSA lui-même et en application de l’obligation, posée par la Constitution, de permettre les expressions pluralistes des opinions politiques.

L’UPR rappelle que ces principes démocratiques fondamentaux figurent en effet dans la Constitution, dont l’article 4 dispose que « la loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation ». C’est le CSA qui, en vertu de la loi du 30 septembre 1986, « assure le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion dans les programmes des services de radio et de télévision, en particulier pour les émissions d’information politique et générale ».

Alors qu’a débuté la campagne pour les élections européennes, l’UPR, malgré sa présence dans l’ensemble des circonscriptions du scrutin et malgré son développement spectaculaire, n’est, en effet, toujours pas admise à s’exprimer ni sur les grandes chaînes de télévision, ni sur les grandes stations de radio. 

L’existence même de l’UPR n’est même jamais mentionnée nulle part dans ces médias de grande diffusion, qui  continuent de promouvoir les partis politiques qui ont été rejetés par 61% des Français, abstentionnistes au scrutin de 2009.

En outre, alors que tous les partis politiques présents au scrutin, de l’extrême droite à l’extrême gauche, proposent une « autre Europe » ou de « renégocier les traités européens » , seule l’UPR propose la sortie de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

La diversité et le pluralisme des opinions ne sont donc pas représentés dans les médias, dès lors que ces derniers empêchent de s’exprimer le seul parti qui s’oppose au principe même de la « construction européenne ».

Le courrier de l’UPR adressé au CSA comporte :

a) une lettre de six pages, par laquelle François Asselineau, Président de l’UPR et candidat tête de liste dans la circonscription Île-de-France, demande au Président du CSA de contraindre les médias audiovisuels à jouer leur rôle démocratique normal, en application de l’article 4 de la Constitution ;

b)- un dossier de vingt-cinq pages constitué de huit annexes qui démontrent que :

1)  l’UPR rassemble désormais un nombre d’adhérents très supérieur à celui de partis politiques largement médiatisés ;

2) le site Internet de l’UPR est le deuxième site le plus fréquenté de tous les partis politiques français ;

3) les émissions ou les entretiens avec l’UPR sur les télés-web ou sur les radios de la bande FM enregistrent des succès d’audience importants, très supérieurs aux résultats obtenus sur les mêmes vecteurs par les partis ou responsables politiques constamment invités dans les médias de grande diffusion ;

4) les partis politiques « Nouvelle donne » et « Nous citoyens », lancés à l’automne 2013, ont été massivement médiatisés dès leur début, alors qu’ils n’étaient que d’une taille embryonnaire ;

5) le poids des voix obtenues par l’UPR à l’élection législative partielle du 16 juin 2013 par rapport à des formations très médiatisées ne se retrouve pas dans la représentation de l’UPR au sein des médias audiovisuels de grande diffusion ;

6) le FN fait l’objet d’une sur-médiatisation dans le but d’assimiler, aux yeux du public, le rejet de l’Union européenne à une position d’extrême droite, et d’empêcher ainsi tout débat réel de fond ;

7) en empêchant tout débat sérieux et serein sur le principe de la « construction européenne », les médias de grande diffusion contribuent de façon tragique à la dénaturation de la démocratie ;

8) en refusant d’inviter l’UPR, les médias de grande diffusion empêchent cette dernière de répondre aux attaques et manipulations du FN.

Documents :

Lettre envoyée au Président du CSA le 22 avril 2014

Passages médias des partis Nouvelle Donne et Nous citoyens

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21/05/2014

Uncontrolled spread of genetically engineered plants into wild populations and ecosystems

communiqué d' ETC group :

Urgent request to address and halt the spread of genetically organisms into the environment!

Several examples of the uncontrolled spread of genetically engineered plants into wild populations and ecosystems have been documented: cotton in Mexico, oilseed rape in North America, Japan, Switzerland and Australia and grasses in the USA. There are also cases of repeated transgene presence in landraces or local varieties of crop plants such as maize in Mexico and rice in China. This increasing trend towards uncontrolled spread of transgenes into wild populations and ecosystems raises a high level of concern for the release of new organisms such as genetically engineered trees, fish and insects and the challenges posed by emerging applications of synthetic biology.

Genetic engineering and synthetic biology represent a radical break from widely recognized natural restrictions on genome regulation and interspecies genetic exchange. Maintaining the ability of organisms to develop under their evolved dispositions and naturally established restrictions and to participate in further evolutionary processes is a crucial aspect of the protection of biodiversity. In the same way that we seek to protect organisms and ecosystems from persistent chemical substances, we should also protect them from the uncontrolled spread of synthetic and genetically engineered organisms. In the short or long term, these organisms have a capacity to self-replicate, evolve and interact with other organisms in unpredictable ways and thereby represent a threat to ecological systems and their resilience.

There is a risk that we will not be able to recover the original biodiversity, as the dynamics of wild and cultivated native varieties will be altered. We cannot rely solely on gene banks, as they are able to preserve only a very small percentage of the genetic diversity present within centres of origin and of genetic diversity.

From a regulatory point of view, spatio-temporal control of genetically engineered organisms is necessary. It is a fundamental precondition for any risk assessment because no reliable predictions can be made concerning the consequences of artificially transformed organisms once they are released or escape into wider environments and become part of open-ended evolutionary processes.

Article 17 of the Cartagena Protocol on Biosafety requires Parties to prevent or minimize the risks of unintentional transboundary movements of genetically engineered organisms. The current trend of an increasing spread of these organisms outside of the managed settings for which they were approved threatens to enhance the potential for unintentional transboundary movements. Finally, the precautionary principle can only be implemented if genetically engineered organisms can be retrieved from the environment in case of emergency. This becomes impossible once transgenes move and accumulate in wild and landrace varieties.

While all genetically engineered organisms can pose risks to the environment and health, we particularly call for the prohibition of experimental releases, imports and commercialization of genetically engineered organisms if:

a) they can persist and invade the environment if they escape their containment.
b) they can not be withdrawn from the environment if this is required.
c) it is already known that they can persist or have invasive behavior after release into the environment.
d) their release may lead to transgene flow into populations of local varieties at centres of origin and of genetic diversity and the accumulation of transgenes in the genomes of native varieties.

More information:
http://www.stop-the-spread-of-transgenes.org/