<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>aujourlejour</title> <description>actualitÃ©</description> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/</link> <lastBuildDate>Thu, 24 Jul 2008 08:20:52 +0200</lastBuildDate> <generator>midiblogs.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/22/l-acte-d-accusation-contre-radovan-karadzic.html</guid> <title>L'acte d'accusation contre Radovan Karadzic</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/22/l-acte-d-accusation-contre-radovan-karadzic.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>ActualitÃ©s</category>   <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 18:05:00 +0200</pubDate> <description> Peut-Ãªtre tÃ©lÃ©chargÃ© sur :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/web/document/0,0-0,50-1076125,0.html </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/18/l-affaire-bernard-tapie-un-triple-scandale-d-etat.html</guid> <title>L'affaire Bernard Tapie: un triple scandale d'Etat</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/18/l-affaire-bernard-tapie-un-triple-scandale-d-etat.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>Politique</category>   <pubDate>Fri, 18 Jul 2008 15:12:41 +0200</pubDate> <description> Ã€ lire absolument, cet article de MÃ©diapart :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'affaire Bernard Tapie: un triple scandale d'Etat&lt;br /&gt;
17 juin 2008 Par &lt;br /&gt;
Laurent Mauduit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     &quot; C'est un scandale d'Etat ! Par quelque versant que l'on prenne le dÃ©nouement de Â« l'affaire Tapie Â» - judiciaire, financier ou politique -, il n'y a pas d'autres constats qui viennent Ã  l'esprit pour le qualifier. Un triple scandale d'Etat, en vÃ©ritÃ© : d'abord parce que l'Etat a choisi une procÃ©dure absolument hors norme, celle du tribunal arbitral, contraire Ã  toutes les rÃ¨gles rÃ©publicaines pour clore ce dossier ; parce que du mÃªme coup, il va puiser dans les deniers publics pour offrir un cadeau beaucoup plus important qu'on ne le croit, sans doute de plus de 100 millions d'euros Ã  Bernard Tapie, qui avait connu, de son propre fait, la faillite retentissante que l'on sait en 1994, et faire de lui l'un des FranÃ§ais parmi les plus riches ; parce que, enfin, Nicolas Sarkozy a sans doute trouvÃ© lÃ  le moyen de monter un traquenard politique, avec en perspective une possible candidature du mÃªme Bernard Tapie, remis de la sorte en selle, sous des couleurs radicales encore imprÃ©cises aux Ã©lections europÃ©ennes.&quot;... </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/18/le-plaidoyer-d-al-gore-pour-convertir-les-etats-unis-aux-ene.html</guid> <title>Le plaidoyer d'Al Gore pour convertir les Etats-Unis aux Ã©nergies renouvelables</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/18/le-plaidoyer-d-al-gore-pour-convertir-les-etats-unis-aux-ene.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>ActualitÃ©s</category>   <pubDate>Fri, 18 Jul 2008 14:45:00 +0200</pubDate> <description> lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/scienes-et-environnement/article/2008/07/18/le-plaidoyer-d-al-gore-pour-convertir-les-etats-unis-aux-energies-renouvelables_1074701_3244.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plaidoyer d'Al Gore pour convertir les Etats-Unis aux Ã©nergies renouvelables&lt;br /&gt;
LEMONDE.FR avec AFP | 18.07.08 | 11h48  â€¢  Mis Ã  jour le 18.07.08 | 12h21&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'ancien vice-prÃ©sident amÃ©ricain Al Gore a prÃ©sentÃ©, jeudi 17 juillet, un plan ambitieux pour que, d'ici Ã  dix ans, 100 % de la production d'Ã©lectricitÃ© des Etats-Unis provienne des Ã©nergies renouvelables. &quot;Nous devons maintenant soulever notre nation pour atteindre un nouvel objectif qui changera l'histoire&quot;, a dÃ©clarÃ© le Prix Nobel de la paix 2007 lors d'un rassemblement organisÃ© par l'Alliance pour la protection du climat, une organisation qu'il a fondÃ©e et prÃ©side. &quot;Nous avons l'occasion de faire un pas de gÃ©ant Ã  l'humanitÃ©&quot;, a-t-il lancÃ©, en allusion au programme lancÃ© par John Kennedy pour envoyer un homme sur la Lune, auquel personne ne croyait initialement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'aprÃ¨s Al Gore, l'objectif de 100 % de l'Ã©lectricitÃ© amÃ©ricaine produite par les Ã©nergies renouvelables est Ã  la fois &quot;atteignable et bon marchÃ©&quot;. Le changement climatique &quot;s'aggrave beaucoup plus vite que prÃ©vu&quot;, a-t-il mis en garde, notant que d'ici Ã  cinq ans, la calotte glaciÃ¨re pourrait complÃ¨tement disparaÃ®tre durant les mois d'Ã©tÃ©. &quot;Le plus grand glacier du Groenland, le Jakobshavn, perd 20 millions de tonnes de glace par jour, soit l'Ã©quivalent de la consommation d'eau utilisÃ©e chaque annÃ©e par les habitants de New York&quot;. Le rÃ©chauffement climatique risque Ã©galement de forcer &quot;des centaines de millions de personnes&quot;  Ã  s'exiler, dÃ©stabilisant de nombreux pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;TAXER CE QUE NOUS BRÃ›LONS&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Al Gore, la hausse des prix des Ã©nergies fossiles rend les Ã©nergies solaire, Ã©olienne et gÃ©othermique Ã©conomiquement abordables. &quot;Quand la demande pour le pÃ©trole et le charbon augmente, leur prix grimpe. Quand la demande pour des panneaux solaires augmente, leur prix baisse souvent&quot;, a-t-il assurÃ©. La principale mesure qu'il propose pour parvenir Ã  cet objectif ambitieux serait de &quot;taxer ce que nous brÃ»lons, et non ce que nous gagnons&quot;. Dans son projet, un cinquiÃ¨me des besoins Ã©nergÃ©tiques des Etats-Unis seraient assurÃ©s par l'Ã©nergie nuclÃ©aire.&lt;br /&gt;
Le candidat malheureux Ã  la prÃ©sidentielle de 2000, contre George W. Bush, a reÃ§u le soutien de l'actuel candidat dÃ©mocrate Ã  la Maison Blanche, Barack Obama, qui a promis d'investir massivement dans les Ã©nergies renouvelables s'il est Ã©lu prÃ©sident. &quot;C'est une stratÃ©gie qui crÃ©era des millions de nouveaux emplois bien payÃ©s et qui ne pourront Ãªtre dÃ©localisÃ©s&quot;, a dit M. Obama dans un communiquÃ©. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/18/le-nucleaire-en-france-et-dans-le-monde-des-irresponsables-a.html</guid> <title>le NuclÃ©aire en France et dans le monde: des irresponsables aux commandes ? (7)</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/18/le-nucleaire-en-france-et-dans-le-monde-des-irresponsables-a.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>nature/environnement/santÃ©</category>   <pubDate>Fri, 18 Jul 2008 14:35:00 +0200</pubDate> <description> lire attentivement : &quot; LA RUPTURE DE LA CANALISATION DATERAIT DE PLUSIEURS ANNÃ‰ES &quot;. Mais bien sÃ»r, &quot;IL N'Y A PAS DU TOUT D'IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT &quot;...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/07/18/une-fuite-d-uranium-constatee-a-romans-sur-isere_1074729_0.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fuite d'uranium constatÃ©e sur un site d'Areva Ã  Romans-sur-IsÃ¨re&lt;br /&gt;
LEMONDE.FR avec AFP | 18.07.08 | 12h13  â€¢  Mis Ã  jour le 18.07.08 | 13h13&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peine le groupe Areva a reconnu, jeudi 17 juillet, que des erreurs et des dysfonctionnements internes avaient conduit Ã  la fuite d'uranium Ã  l'usine Socatri au Tricastin, qu'une nouvelle fuite, sur un autre site, vient relancer la polÃ©mique sur la sÃ©curitÃ© des infrastructures nuclÃ©aires en France. Des rejets d'effluents radioactifs ont en effet Ã©tÃ© constatÃ©s dans une usine exploitÃ©e par une filiale d'Areva Ã  Romans-sur-IsÃ¨re, dans la DrÃ´me, Ã  la suite d'une rupture de canalisation, a annoncÃ©, vendredi, l'AutoritÃ© de sÃ»retÃ© nuclÃ©aire (ASN). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'incident s'est produit dans l'usine FBFC, qui fabrique du combustible nuclÃ©aire pour des centrales de production d'Ã©lectricitÃ© et des rÃ©acteurs de recherche. &quot;Les premiÃ¨res analyses montrent qu'il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement, car les quantitÃ©s d'uranium sont trÃ¨s faibles, de l'ordre de quelques centaines de grammes&quot;, a dÃ©clarÃ© Evangelia Petit, porte-parole de l'ASN. L'AutoritÃ© indique avoir Ã©tÃ© prÃ©venu jeudi soir par Areva. Elle a dÃ©pÃªchÃ© dans la nuit trois inspecteurs &quot;pour examiner les circonstances de l'Ã©vÃ©nement et les mesures prises par l'exploitant&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;PAS DE LIEN AVEC SOCATRI&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Les inspecteurs de l'ASN ont relevÃ© que la rupture de la canalisation enterrÃ©e daterait, selon l'exploitant, de plusieurs annÃ©es&quot;, prÃ©cise l'ASN. Selon la sociÃ©tÃ© FBFC, il s'agit d'une canalisation reliant un atelier de fabrication de combustible Ã  une station de traitement. L'ASN a notamment relevÃ© &quot;la non-conformitÃ© de cette tuyauterie vis-Ã -vis des exigences de la rÃ©glementation applicable&quot; et a notÃ© &quot;une capacitÃ© de rÃ©sistance aux chocs insuffisante pour Ã©viter leur rupture&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;La tuyauterie dÃ©faillante a Ã©tÃ© fermÃ©e par les Ã©quipes&quot;, a prÃ©cisÃ© la filiale d'Areva, qui assure que &quot;l'incident est circonscrit Ã  l'endroit de la rupture de la canalisation et reste donc limitÃ© au site&quot;. FBFC veut proposer Ã  l'ASN de classer cet incident au niveau 1 de l'Ã©chelle des incidents nuclÃ©aires (Ines), qui va de 0 Ã  7.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
InterrogÃ©e sur d'Ã©ventuelles similitudes avec l'incident qui a lieu sur l'usine Socatri du site de Tricastin (Vaucluse), dans la nuit du 7 au 8 juillet, l'ASN a soulignÃ© qu'il s'agissait d'un incident de nature trÃ¨s diffÃ©rente. &quot;De notre point de vue, il n'y a absolument pas de lien avec Socatri car il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement&quot;, a expliquÃ© l'ASN. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/16/le-nucleaire-en-france-et-dans-le-monde-des-irresponsables-a1.html</guid> <title>le NuclÃ©aire en France et dans le monde: des irresponsables aux commandes ? (6)</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/16/le-nucleaire-en-france-et-dans-le-monde-des-irresponsables-a1.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>histoire contemporaine</category>   <pubDate>Wed, 16 Jul 2008 09:35:00 +0200</pubDate> <description> lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/07/15/des-suisses-au-dessus-de-tout-soupcon_1073482_3214.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
EnquÃªte&lt;br /&gt;
ProlifÃ©ration nuclÃ©aire : des Suisses au-dessus de tout soupÃ§on&lt;br /&gt;
LE MONDE | 15.07.08 | 13h29  â€¢  Mis Ã  jour le 15.07.08 | 14h45&lt;br /&gt;
GENÃˆVE CORRESPONDANCE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au bout du fil, la voix est polie, mais ne laisse aucun espoir. &quot;Nous n'avons rien Ã  dire. Pas maintenant.&quot; Depuis plusieurs annÃ©es, derriÃ¨re les murs de sa maison de la petite ville suisse de Haag, dans la vallÃ©e du Rhin, prÃ¨s de la frontiÃ¨re du Liechtenstein et de l'Autriche, Hedwig Tinner est ainsi chargÃ©e de repousser les appels tÃ©lÃ©phoniques inopportuns.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a encore cinq ans, Mme Tinner menait l'existence paisible d'une notable de Suisse orientale. Elle nage aujourd'hui en plein film d'espionnage et drame familial. Ses deux fils, Urs, 43 ans, et Marco, 40 ans, attendent leur procÃ¨s en prison. Le premier a Ã©tÃ© arrÃªtÃ© en Allemagne en octobre 2004, puis extradÃ© en Suisse en mai 2005. Le second a Ã©tÃ© apprÃ©hendÃ© en septembre 2005. Quant Ã  son mari, Friedrich, 72 ans, un ingÃ©nieur en mÃ©canique, il a passÃ© quelques mois en dÃ©tention puis a Ã©tÃ© libÃ©rÃ© en 2006 en raison de son Ã¢ge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Tinner, pÃ¨re et fils, sont soupÃ§onnÃ©s d'avoir travaillÃ© pour le rÃ©seau de contrebande nuclÃ©aire du scientifique Abdul Qadeer Khan - le &quot;pÃ¨re de la bombe atomique pakistanaise&quot;, aujourd'hui en rÃ©sidence surveillÃ©e dans son pays -, en particulier entre 2001 et 2003 pour aider la Libye Ã  se doter de l'arme atomique. Ils sont inculpÃ©s pour violation de la lÃ©gislation sur le matÃ©riel de guerre et le contrÃ´le des biens et pour blanchiment d'argent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il y a plus inquiÃ©tant et obscur. Selon les enquÃªteurs, le trio aurait Ã©tÃ© en possession des plans d'une arme nuclÃ©aire de nouvelle gÃ©nÃ©ration, plus compacte, pouvant Ãªtre adaptÃ©e Ã  des tÃªtes de missiles comme en possÃ¨dent l'Iran et la CorÃ©e du Nord. RÃ©vÃ©lÃ© Ã  la mi-juin 2008 par David Albright, un ancien inspecteur de l'Agence internationale de l'Ã©nergie atomique (AIEA) aujourd'hui Ã  la tÃªte de l'Institute for Science and International Security (ISIS), ce scÃ©nario donne des sueurs froides aux spÃ©cialistes de la prolifÃ©ration nuclÃ©aire. La question Ã©tant de savoir si ces plans sont tombÃ©s entre d'autres mains avant que les autoritÃ©s suisses ne les confisquent en 2004 sur les ordinateurs des Tinner et ne les dÃ©truisent en 2007. Et, pour embrouiller encore l'affaire, des Ã©lÃ©ments attestent que la famille collaborait avec la CIA (Agence centrale de renseignement amÃ©ricaine), voire avec d'autres services secrets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment les Tinner, citoyens respectÃ©s du district de Werdenberg, dans le canton de Saint-Gall, se sont-ils retrouvÃ©s engluÃ©s dans une telle histoire ? Dans les annÃ©es 1970, Friedrich, le pÃ¨re, travaille Ã  la Vakuum Apparat Technik (VAT), une entreprise de haute technologie spÃ©cialisÃ©e dans la technique du vide, comme il en existe plusieurs dans la rÃ©gion, alors appelÃ©e la &quot;vallÃ©e du vide&quot;. VAT fabrique des composants qui entrent dans la fabrication des centrifugeuses qui peuvent servir Ã  l'enrichissement de l'uranium et ainsi permettre la fabrication d'une bombe atomique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1976, l'ingÃ©nieur Tinner fait la connaissance d'Abdul Qadeer Khan, venu dans la rÃ©gion pour prospecter. Avec son Ã©pouse, celui-ci sera plusieurs fois reÃ§u chez les Tinner. Dans un rÃ©cent entretien Ã  NZZ am Sonntag, le Dr Khan dÃ©crit ses amis suisses comme des &quot;personnalitÃ©s totalement droites, honnÃªtes et compÃ©tentes&quot;, pour lesquelles il dit Ãªtre prÃªt &quot;Ã  mettre sa main au feu&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est plutÃ´t l'inverse qui semble s'Ãªtre passÃ©. En 1980, Friedrich Tinner est licenciÃ© de la VAT pour avoir voulu vendre des piÃ¨ces sensibles au Pakistan. En 1981, il crÃ©e la Cetec, petite entreprise familiale qui deviendra la PhiTec. C'est dans un cadre idyllique, une vallÃ©e, riante l'Ã©tÃ© et enneigÃ©e l'hiver, oÃ¹ coule le Rhin, surplombÃ©e par une barre de montagnes, que sont fabriquÃ©es des soupapes Ã  vide et valves de dÃ©compression appartenant Ã  la catÃ©gorie des produits dits &quot;Ã  double usage&quot;, civil et militaire. Certains Etats en ont grand besoin pour leurs programmes nuclÃ©aires secrets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ses heures de dÃ©tente, Friedrich Tinner est un citoyen modÃ¨le. Il prÃ©sidera un temps le Parti radical dÃ©mocrate (la droite bourgeoise) du district, et est Ã  la tÃªte de la sociÃ©tÃ© locale chargÃ©e de l'eau et de l'Ã©lectricitÃ©, alors que sa femme est membre du conseil de l'Eglise rÃ©formÃ©e. C'est aussi un radio-amateur passionnÃ© (matricule HB9AAQ) qui converse avec des correspondants du monde entier grÃ¢ce Ã  une immense antenne installÃ©e sur son toit et part en expÃ©dition Ã  l'autre bout du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin des annÃ©es 1980, alors qu'Urs et Marco ont rejoint l'entreprise familiale, les tracasseries commencent. En 1990, puis en 1996, alertÃ©e par l'AIEA qui dÃ©tient une liste mondiale d'ingÃ©nieurs suspects, Berne procÃ¨de Ã  quelques contrÃ´les. Une enquÃªte prÃ©liminaire est ouverte en 1996, alors que PhiTec s'apprÃªte Ã  vendre en Irak, via la Jordanie, des valves destinÃ©es Ã  des centrifugeuses. Friedrich Tinner passe Ã  travers les gouttes, expliquant qu'il ne connaissait pas leur destination finale. &quot;Nous essayerons d'apprendre&quot;, promet-il dans la presse locale. Mais, en fÃ©vrier 2004, une enquÃªte de la police de Malaisie, conduite Ã  la demande de la CIA et des services secrets britanniques, provoque la chute des Tinner. Juste un an aprÃ¨s la saisie dans un port italien de cinq conteneurs de composants destinÃ©s au programme nuclÃ©aire libyen. Les composants provenaient d'une petite usine malaisienne, la Scope, Ã©tablie Ã  25 kilomÃ¨tres de Kuala Lumpur. Le rapport malaisien, encore disponible sur Internet, explique qu'en 2002 Urs Tinner a Ã©tÃ© engagÃ© comme consultant technique pour Scope par un Sri-Lankais, Buhary Tahir, proche du Dr Khan. Il supervise la fabrication de composants dont des robinets et soupapes destinÃ©s Ã  Tripoli. Il organise l'importation de machines-outils, en faisant appel Ã  son pÃ¨re et Ã  son frÃ¨re. En octobre 2003, juste avant la saisie des conteneurs, il quitte la Malaisie. Il sera arrÃªtÃ© un an plus tard en Allemagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une dÃ©cision de la justice suisse d'octobre 2007 qui refuse sa mise en libertÃ©, Urs Tinner affirme avoir aidÃ© les autoritÃ©s amÃ©ricaines Ã  dÃ©tecter et dÃ©manteler le rÃ©seau nuclÃ©aire libyen, sans donner plus de dÃ©tails. Selon l'inspecteur David Albright, si les Tinner, approchÃ©s dÃ¨s 2000 par la CIA, ont probablement collaborÃ© sur la Libye, ils auraient dÃ©Ã§u la CIA &quot;en omettant de parler des plans d'armes atomiques (trouvÃ©s sur leurs ordinateurs)&quot;, estime l'ancien de l'AIEA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant simplement apprenti mÃ©canicien - c'est son seul diplÃ´me -, Urs n'avait pas le profil du trafiquant nuclÃ©aire et de l'agent double de la CIA, malgrÃ© son amour des Porsche et son goÃ»t pour l'argent. Au milieu des annÃ©es 1990, il cherche plutÃ´t Ã  s'Ã©manciper d'un pÃ¨re trop autoritaire. Mais rien ne lui rÃ©ussit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le Wirtschaft Regional Ã  Vaduz, il ouvre un magasin de poissons rouges et animaux domestiques puis, en 1998, s'exile Ã  DubaÃ¯ pour vendre des sodas. C'est lÃ  qu'il tombera sur le fameux M. Tahir, qui collabore maintenant avec l'AIEA. Quant Ã  Marco Tinner, restÃ© dans l'ombre du pater familias, son rÃ´le reste obscur. A la tÃªte de Traco, sociÃ©tÃ© commerciale logÃ©e dans les mÃªmes bÃ¢timents que PhiTec, il aurait gÃ©rÃ© les flux financiers via le Liechtenstein.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Agathe Duparc&lt;br /&gt;
Article paru dans l'Ã©dition du 16.07.08 </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/16/le-nucleaire-en-france-et-dans-le-monde-des-irresponsables-a.html</guid> <title>le NuclÃ©aire en France et dans le monde: des irresponsables aux commandes ? (5)</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/16/le-nucleaire-en-france-et-dans-le-monde-des-irresponsables-a.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>nature/environnement/santÃ©</category>   <pubDate>Wed, 16 Jul 2008 09:25:00 +0200</pubDate> <description> lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/07/16/de-l-uranium-militaire-incrimine-au-tricastin_1073789_3244.html&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
De l'uranium militaire incriminÃ© au Tricastin&lt;br /&gt;
LE MONDE | 16.07.08 | 08h56  â€¢  Mis Ã  jour le 16.07.08 | 09h02&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dix jours aprÃ¨s l'accident survenu sur le site nuclÃ©aire du Tricastin (DrÃ´me-Vaucluse) oÃ¹, dans la nuit du 7 au 8 juillet, le dÃ©bordement d'une cuve d'effluents radioactifs a entraÃ®nÃ© la dispersion de 74 kg d'uranium dans les riviÃ¨res et la nappe phrÃ©atique (chiffre annoncÃ© par l'exploitant de l'installation, la sociÃ©tÃ© Socatri, filiale d'Areva), des interrogations subsistent. En particulier sur l'origine de la contamination de certains captages de la nappe alluviale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les eaux de surface et la nappe phrÃ©atique, l'Institut de radioprotection et de sÃ»retÃ© nuclÃ©aire (IRSN) a certes fait Ã©tat, vendredi 11 juillet, d'une &quot;diminution rÃ©guliÃ¨re de la concentration en uranium&quot;, revenue Ã  &quot;une valeur proche de la normale, de l'ordre de quelques microgrammes par litre&quot;. Les rÃ©sultats de nouvelles mesures, portant Ã©galement sur des poissons, des lÃ©gumes, des vÃ©gÃ©taux aquatiques et des sÃ©diments, devaient Ãªtre communiquÃ©s mercredi 16 juillet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, des taux anormaux d'uranium, dix fois supÃ©rieurs au &quot;bruit de fond&quot; enregistrÃ© habituellement, ont Ã©tÃ© relevÃ©s dans plusieurs captages utilisÃ©s par des particuliers. Ces &quot;marquages&quot; intriguent d'autant plus qu'ils fluctuent selon les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au robinet reliÃ© Ã  un puits situÃ© Ã  2 kilomÃ¨tres au sud de la station de la Socatri, la concentration Ã©tait de 64 microgrammes par litre (Âµg/l) le 8 juillet, de 22 Âµg/l le 10 juillet, de 36,6 Âµg/l le 14 juillet. Dans une ferme voisine, la teneur Ã©tait de 15,2 Âµg/l le 9 juillet, de 12,5 Âµg/l le 14 juillet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'accident de la Socatri ne semble pas pouvoir expliquer ces concentrations en uranium, qui approchent ou dÃ©passent la limite de 15 Âµg/l fixÃ©e par l'Organisation mondiale de la santÃ©, pour les eaux destinÃ©es Ã  la consommation humaine. Jean-Christophe Gariel, directeur adjoint de l'environnement Ã  l'IRSN, avance deux hypothÃ¨ses : &quot;Une prÃ©sence d'uranium d'origine naturelle, ou un incident plus ancien&quot;. L'hydrogÃ©ologie &quot;trÃ¨s complexe&quot; de la zone du Tricastin pouvant expliquer les disparitÃ©s observÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Corinne Castagnier, directrice de la Commission de recherche et d'information indÃ©pendantes sur la radioactivitÃ© (Criirad), exclut l'origine naturelle. &quot;Pour un autre radionuclÃ©ide naturel, le polonium 210, issu de la chaÃ®ne de dÃ©sintÃ©gration de l'uranium, on trouve des valeurs similaires en amont et en aval du site, alors que pour l'uranium, elle sont six Ã  sept fois supÃ©rieures en aval. Il y a donc bien une pollution Ã  l'uranium&quot;, fait-elle valoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
STOCKAGE Ã€ CIEL OUVERT&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Criirad suspecte un entreposage de dÃ©chets, issus d'une ancienne usine militaire d'enrichissement de l'uranium ayant fonctionnÃ©, sur le site du Tricastin, de 1964 Ã  1996. Dans un tumulus de terre haut de 5 Ã  6 mÃ¨tres ont notamment Ã©tÃ© accumulÃ©es 760 tonnes de &quot;barriÃ¨res de diffusion&quot;, parois poreuses permettant de sÃ©parer l'uranium fissile, nÃ©cessaire aux armes nuclÃ©aires, de l'uranium naturel qui n'en contient que 0,7%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une Ã©tude du Haut-Commissariat Ã  l'Ã©nergie atomique, rÃ©alisÃ©e en 1998, estimait entre 2,6 et 3,5 tonnes la quantitÃ© d'uranium contenue dans ces rÃ©sidus, dont la teneur en U235 variait de 0,6 Ã  3,5 %. Les eaux de pluie, ruisselant sur ce stockage Ã  ciel ouvert, auraient lessivÃ© une partie de l'uranium vers la nappe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Areva a la charge de ce dÃ©pÃ´t. Des contrÃ´les rÃ©guliers sont effectuÃ©s par l'AutoritÃ© de sÃ»retÃ© nuclÃ©aire pour les installations relevant de la DÃ©fense, la DSND. Le rapport du Haut-Commissariat notait que &quot;la contamination de la nappe liÃ©e Ã  cette butte de stockage a Ã©tÃ© mise en Ã©vidence dÃ¨s 1977&quot; et estimait que &quot;900 kg environ d'uranium auraient quittÃ© la butte via les eaux souterraines&quot;. Au point que l'exploitant a procÃ©dÃ©, jusqu'en 1998, Ã  un pompage dans cette nappe pour l'assainir, en rejetant les eaux aspirÃ©es dans le canal DonzÃ¨re-Mondragon qui rejoint le RhÃ´ne. La Cogema (devenue Areva) avait envisagÃ© une couverture de la butte de stockage, jamais rÃ©alisÃ©e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Une quarantaine de familles de la zone du Tricastin possÃ¨de des puits. Certaines en boivent l'eau, souligne Corinne Castagnier. Les niveaux d'uranium ne sont certes pas trÃ¨s Ã©levÃ©s. Mais ce qui est inadmissible, c'est le cynisme des responsables et la violation du b-a-ba de la gestion des dÃ©chets nuclÃ©aires.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pierre Le Hir </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/15/le-nucleaire-en-france-et-dans-le-monde-des-irresponsables-a.html</guid> <title>le NuclÃ©aire en France et dans le monde: des irresponsables aux commandes ? (4)</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/15/le-nucleaire-en-france-et-dans-le-monde-des-irresponsables-a.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>nature/environnement/santÃ©</category>   <pubDate>Tue, 15 Jul 2008 16:49:54 +0200</pubDate> <description> lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/07/14/de-l-uranium-suspect-decele-dans-la-nappe-phreatique-au-tricastin_1073149_3244.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l'uranium suspect dÃ©celÃ© dans la nappe phrÃ©atique au Tricastin&lt;br /&gt;
LE MONDE | 14.07.08 | 15h41  â€¢  Mis Ã  jour le 14.07.08 | 15h42&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crise engendrÃ©e par la fuite d'uranium survenue le 7 juillet dans une unitÃ© de traitement de la sociÃ©tÃ© Socatri, au Tricastin (Vaucluse), pourrait rebondir. Certes, la prÃ©fecture du Vaucluse a levÃ© en partie les interdictions d'usage de l'eau, le long des cours d'eau oÃ¹ une partie des effluents radioactifs s'Ã©taient dÃ©versÃ©s : les mesures faites par la filiale d'Areva ne relÃ¨vent plus, dans les eaux de surface, de dÃ©passements de la norme de potabilitÃ© fixÃ©e par l'Organisation mondiale de la santÃ© (OMS) Ã  15 microgrammes d'uranium par litre (Âµg/l).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, l'AutoritÃ© de sÃ»retÃ© nuclÃ©aire (ASN), qui avait ordonnÃ© la fermeture de l'unitÃ© de traitement dÃ©faillante aprÃ¨s une premiÃ¨re inspection, jeudi 10 juillet, a constatÃ© lors d'une deuxiÃ¨me visite, samedi, que ses prescriptions avaient Ã©tÃ© respectÃ©es : la Socatri a achevÃ© la vidange du bac de rÃ©tention &quot;fuyard&quot; ; elle a mis la terre contaminÃ©e en lieu sÃ»r et a nettoyÃ© le rÃ©seau d'eaux pluviales souillÃ©, avant qu'un orage ne vienne s'en charger. Elle estime que la teneur d'uranium dans l'effluent Ã©tait de 8 g/l et non de 12 g/l.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POLLUTION ANTÃ‰RIEURE ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il reste plusieurs zones d'ombre. La plus prÃ©occupante concerne la prÃ©sence, encore inexpliquÃ©e, de teneurs en uranium plus Ã©levÃ©es que la normale dans divers points de la nappe phrÃ©atique. Compte tenu de la vitesse de diffusion de l'uranium, ces concentrations n'auraient pas dÃ» Ãªtre relevÃ©es. Sur un point de prÃ©lÃ¨vement, nommÃ© AEP4, situÃ© Ã  deux kilomÃ¨tres au sud de la Socatri, la teneur est montÃ©e jusqu'Ã  64 Âµg/l le 8 juillet, et restait Ã  36,6 Âµg/l le 13 juillet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une ferme avoisinante, elle se situait autour de la limite fixÃ©e par l'OMS - soit presque dix fois au-dessus du &quot;bruit de fond&quot; enregistrÃ© habituellement dans la nappe. &quot;Ces valeurs ne peuvent Ãªtre expliquÃ©es par le rejet accidentel&quot;, estime l'Institut de radioprotection et de sÃ»retÃ© nuclÃ©aire (IRSN). Le point AEP4, situÃ© chez un particulier, dÃ©concerte les autoritÃ©s : la teneur en uranium fluctue, l'eau prÃ©levÃ©e au puits prÃ©sentant des concentrations moins Ã©levÃ©es que celles mesurÃ©es au robinet qu'il alimente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette dÃ©couverte renvoie Ã  une Ã©tude rÃ©cemment conduite par l'IRSN, la Direction dÃ©partementale de l'action sanitaire et sociale et Areva sur la nappe phrÃ©atique du Tricastin. &quot;Elle avait mis en Ã©vidence des marquages Ã  l'uranium en certains points, entre 10 et 15 Âµg/l, sans que l'on puisse prÃ©ciser leur source, indique Didier Champion, directeur de l'environnement Ã  l'IRSN. On ne peut exclure qu'il y ait eu des rejets antÃ©rieurs, Ã  l'origine d'une pollution Ã  l'uranium.&quot; Soucieuse d'Ã©claircir ce point, la prÃ©fecture du Vaucluse ne prÃ©voit pas de modifier ses prescriptions sur l'usage de l'eau avant plusieurs jours. Le temps aussi de collecter les rÃ©sultats des analyses de sÃ©diment, de plantes et de poisson issus des cours et plans d'eau souillÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reste Ã©galement aux autoritÃ©s Ã  analyser le respect ou non des procÃ©dures l'alerte des diffÃ©rents services de l'Etat, des Ã©lus et des populations. La dÃ©faillance de la Socatri semble patente : une alarme signalant un niveau Ã©levÃ© d'effluent dans la cuve s'est dÃ©clenchÃ©e Ã  19 heures lundi 7 juillet. Le dÃ©bordement a Ã©tÃ© constatÃ© Ã  23 heures, mais ce n'est qu'Ã  4 heures le lendemain que la fuite en dehors de la cuve de rÃ©tention, accidentellement fendue lors de travaux rÃ©cents, a Ã©tÃ© dÃ©tectÃ©e. Le plan d'urgence interne a Ã©tÃ© dÃ©clenchÃ© Ã  6 h 15, l'ASN et la prÃ©fecture de la DrÃ´me Ã©tant prÃ©venues une heure plus tard. Que s'est-il passÃ© pour que certains maires ne soient pas avertis avant 13 h 30 ? Et pour que l'IRSN ne soit alertÃ© qu'Ã  11 h 30 ? &quot;Pourquoi l'exploitant n'a-t-il pas dÃ©clenchÃ© l'alerte nationale ?, s'interroge Didier Champion. Nous avons perdu une demi-journÃ©e pour conduire nos analyses sur place.&quot; Diverses enquÃªtes, administratives et judiciaires, devront le dÃ©terminer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HervÃ© Morin&lt;br /&gt;
Article paru dans l'Ã©dition du 15.07.08 </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/10/ethique-et-politique-ca-rime.html</guid> <title>Ã©thique et politique, Ã§Ã  rime... sur le papier</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/10/ethique-et-politique-ca-rime.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>dÃ©mocratie</category>   <pubDate>Thu, 10 Jul 2008 19:35:00 +0200</pubDate> <description> lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/07/10/a-paris-de-nombreux-elus-continuent-d-occuper-des-hlm-de-haut-standing_1068597_823448.html&lt;br /&gt;
(voir aussi la note du 20/12/2007 sur ce blog et les notes des 19 et 23/12/2007 sur &quot;le blog libre de mon quartier&quot;, lien ci-contre)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Paris, de nombreux Ã©lus continuent d'occuper des HLM de haut standing&lt;br /&gt;
LE MONDE | 10.07.08 | 15h16  â€¢  Mis Ã  jour le 10.07.08 | 15h16&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Paul Bolufer, l'ancien directeur de cabinet de la ministre du logement et de la ville, Christine Boutin, s'en va. La dÃ©putÃ©e (PS) du 12e arrondissement de Paris, Sandrine Mazetier aussi. En revanche, Jean-Pierre ChevÃ¨nement n'a pas donnÃ© son congÃ©. Ni Brigitte Kuster, maire (UMP) du 17e, Delphine Batho, dÃ©putÃ©e (PS) des Deux-SÃ¨vres, ou Paul Girod, sÃ©nateur (UMP) de l'Aisne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville de Paris - qui a pris le contrÃ´le de la RÃ©gie immobiliÃ¨re de la Ville de Paris (RIVP) en janvier 2007 - peine Ã  faire le mÃ©nage parmi ses locataires - Ã©lus ou pas. Le nouveau patron de ce trÃ¨s gros bailleur social, Pierre Castagnou, maire PS du 14e, a dressÃ© un Ã©tat des lieux, mercredi 9 juillet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au terme de cette &quot;opÃ©ration vÃ©ritÃ©&quot;, lancÃ©e il y a six mois, la RIVP constate qu'environ 2 500 locataires &quot;payent un loyer anormalement bas, eu Ã©gard Ã  leurs revenus&quot;. Sous les mandatures Chirac et Tiberi et jusqu'en mai 2007, bon nombre d'appartements ont Ã©tÃ© attribuÃ©s sans conditions de ressources, souvent Ã  des personnalitÃ©s proches du pouvoir politique. La RIVP possÃ¨de notamment 314 logements de trÃ¨s haut standing louÃ©s entre 12 et 14 euros du m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans l'un d'entre eux qu'habite M. Bolufer. Ce haut fonctionnaire est logÃ© depuis 1981 par la RIVP dans 190 m2 au 81, boulevard de Port-Royal (13e), pour un loyer de 1 500 euros, charges comprises - soit 6,30 euros du m2, dans un quartier oÃ¹ les locations atteignent 30 euros du m2. En sous-louant son appartement de 1997 Ã  2007, M. Bolufer n'a pas, selon la RIVP, respectÃ© son bail. MenacÃ© de poursuite judiciaire, M. Bolufer a proposÃ© un accord Ã  l'amiable, conclu mercredi : il s'engage Ã  partir au plus tard le 31 dÃ©cembre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
51 000 APPARTEMENTS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. ChevÃ¨nement, lui, habite prÃ¨s du PanthÃ©on, rue Descartes (5e) dans un appartement de plus de 100 m2, louÃ© environ 11 euros du m2. La SEM a jugÃ© &quot;anormal&quot; qu'il bÃ©nÃ©ficie aussi d'un logement social attribuÃ© par la ville de Belfort, dont il fut maire. Elle lui a demandÃ© de rÃ©gulariser sa situation. M. ChevÃ¨nement a rendu, en avril, les clÃ©s de son appartement belfortain, mais a conservÃ© celles de son logement parisien... Comme lui, Brigitte Kuster habite dans un quartier de la capitale, 120 m2, avenue Yves-du-Manoir - Ã  deux pas de l'Etoile -, qu'elle loue 10,65 euros du m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La situation de ces anciens ou actuels Ã©lus est lÃ©gale puisqu'ils occupent des appartements Ã  loyer non encadrÃ©, sans conditions de ressources. Si Mme Mazetier a dÃ©cidÃ© de partir comme elle s'y Ã©tait engagÃ©e au lendemain de son Ã©lection en juin, Delphine Batho, dÃ©putÃ©e (PS) des Deux-SÃ¨vres, a, elle, demandÃ© une rÃ©Ã©valuation de son loyer, dans l'intention d'y rester.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis mai, Ã  la RIVP, seuls les revenus infÃ©rieurs Ã  6 500 euros mensuels (pour une famille de quatre enfants) peuvent prÃ©tendre Ã  l'un des 12 900 appartements attribuÃ©s jusqu'ici sans conditions de ressources. Mais, chaque annÃ©e, sur les 51 000 appartements de la SEM - Ã  loyers plafonnÃ©s ou pas -, seuls 2 500 se libÃ¨rent. Le renouvellement des locataires n'est donc pas pour demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il peine Ã  mettre fin Ã  ces &quot;rentes de situation&quot;, M. Castagnou n'approuve pas pour autant le dÃ©cret de Mme Boutin, actuellement soumis au Conseil d'Etat, qui permettrait d'augmenter les surloyers. Le patron de la SEM a calculÃ© : un locataire de 74 m2 qui gagne 50 800 euros par an verrait son loyer passer brusquement de 451 euros Ã  prÃ¨s de 1 000 euros. &quot; Si le logement social devient aussi cher que le privÃ©, les classes moyennes partiront en banlieue&quot;, s'inquiÃ¨te-t-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BÃ©atrice JÃ©rÃ´me&lt;br /&gt;
Article paru dans l'Ã©dition du 11.07.08 </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/10/le-nucleaire-en-france-et-dans-le-monde-des-irresponsables-a1.html</guid> <title>le NuclÃ©aire en France et dans le monde: des irresponsables aux commandes ? (3)</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/10/le-nucleaire-en-france-et-dans-le-monde-des-irresponsables-a1.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>nature/environnement/santÃ©</category>   <pubDate>Thu, 10 Jul 2008 19:20:00 +0200</pubDate> <description> lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
(voir aussi &quot;les dossiers enterrÃ©s de Tchernobyl&quot; sur Une Place pour Tous, lien ci-contre)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Criirad dÃ©nonce &quot;une sÃ©rie de dysfonctionnements&quot; sur le site nuclÃ©aire du Tricastin&lt;br /&gt;
LEMONDE.FR | 09.07.08 | 15h20&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
runo Chareyron est responsable de laboratoire Ã  la Commission de recherche et d'information indÃ©pendantes sur la radioactivitÃ© (Criirad). Selon lui, l'incident survenu, dans la nuit du 7 au 8 juillet, sur le site nuclÃ©aire du Tricastin, dans le Vaucluse, n'a &quot;rien d'une catastrophe nuclÃ©aire&quot; mais ne doit pas, pour autant, Ãªtre minimisÃ©. Il rÃ©vÃ¨le toute une suite de dysfonctionnements dans la sÃ©curitÃ© du site, des dysfonctionnements que la Criirad signalait depuis plusieurs annÃ©es :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. Chareyron estime que la prÃ©fecture a pris les mesures de sÃ©curitÃ© nÃ©cessaire, mais insiste sur l'importance de l'incident et ses Ã©ventuels consÃ©quences environnementales. La concentration en uranium des rejets est importante, d'autant plus que la diffusion s'est faite dans le sol ou dans des petits ruisseaux, soit des milieux Ã  faible dilution :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la Criirad, la communication sur cet incident, comme sur la plupart des incidents de ce type, a trop tendance Ã  minimiser l'importance des risques nuclÃ©aires : &quot;Areva insiste sur le fait que c'est l'uranium naturel, il n'en est pas moins radioactif et toxique&quot; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Propos recueillis par Thibaud Vuitton </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/10/le-nucleaire-en-france-et-dans-le-monde-des-irresponsables-a.html</guid> <title>Le NuclÃ©aire en France et dans le monde: des irresponsables aux commandes ? (2)</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/10/le-nucleaire-en-france-et-dans-le-monde-des-irresponsables-a.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>nature/environnement/santÃ©</category>   <pubDate>Thu, 10 Jul 2008 19:15:00 +0200</pubDate> <description> lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/07/09/les-autorites-nucleaires-se-veulent-rassurantes-face-au-rejet-d-uranium-sur-le-site-de-tricastin_1067895_0.html&lt;br /&gt;
(voir aussi &quot;Le NuclÃ©aire en France et dans le monde: des irresponsables aux commandes ? (1)&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autoritÃ©s nuclÃ©aires se veulent rassurantes face au rejet d'uranium sur le site de Tricastin&lt;br /&gt;
LE MONDE | 09.07.08 | 05h46  â€¢  Mis Ã  jour le 09.07.08 | 17h44&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelque 360 kg d'uranium se sont dÃ©versÃ©s dans l'environnement du site nuclÃ©aire du Tricastin, sur la commune de BollÃ¨ne (Vaucluse), dans la nuit du 7 au 8 juillet. L'accident est survenu dans une installation de la sociÃ©tÃ© Socatri, filiale d'Areva, qui assure la dÃ©contamination de matÃ©riels et la rÃ©cupÃ©ration de l'uranium traitÃ© par l'usine d'enrichissement d'Eurodif, installÃ©e sur le mÃªme site. Les circonstances du dÃ©versement accidentel de 30 m3 de solution contenant 12 grammes d'uranium par litre restent encore Ã  Ã©lucider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prÃ©fets du Vaucluse et de la DrÃ´me ont interdit, jusqu'Ã  nouvel ordre, la consommation d'eau potable issue de captages privÃ©s sur trois communes, mais aussi la baignade et la pÃªche dans les cours et plans d'eau avoisinants. L'irrigation agricole est stoppÃ©e. Les effluents radioactifs se sont en effet infiltrÃ©s pour partie dans le sol Ã  l'intÃ©rieur mÃªme de l'Ã©tablissement. Mais une quantitÃ© mal Ã©valuÃ©e a rejoint par le rÃ©seau des eaux pluviales les riviÃ¨res de la GaffiÃ¨re, puis du Lauzon qui se dÃ©verse dans le RhÃ´ne. La sociÃ©tÃ© Socatri, qui a immÃ©diatement effectuÃ© des mesures, &quot;a constatÃ© un dÃ©passement de la valeur prÃ©conisÃ©e par l'Organisation mondiale de la santÃ© (OMS) pour les eaux destinÃ©es Ã  la consommation humaine d'un facteur 1000 pendant une courte pÃ©riode correspondant au passage du pic de pollution&quot;, indique l'Institut de radioprotection et de sÃ»retÃ© nuclÃ©aire (IRSN). ChargÃ© de l'expertise en cas d'accident, cet organisme estime cependant que les &quot;consÃ©quences radiologiques pour les populations devraient Ãªtre nÃ©gligeables&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
100 FOIS LE REJET ANNUEL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Dans la mesure oÃ¹ les gens ne consomment pas l'eau de la nappe phrÃ©atique, les risques de contamination sont inexistants&quot;, estime Thierry Charles, directeur de la sÃ»retÃ© des usines Ã  l'IRSN. Un plan de surveillance sur 12 points de prÃ©lÃ¨vement d'eau va Ãªtre mis en place pour vÃ©rifier l'Ã©volution des teneurs dans les semaines et les mois Ã  venir. Ces analyses permettront de dÃ©terminer Ã  quelle Ã©chÃ©ance les mesures de restrictions pourront Ãªtre levÃ©es. Elles pourraient l'Ãªtre Ã  plus faible dÃ©lai dans les cours d'eau, qui assurent une dilution plus rapide, &quot;lorsque nous serons assurÃ©s que l'uranium ne s'est pas fixÃ© sur les sÃ©diments&quot;, prÃ©cise Charles-Antoine Louet, chef de division de l'AutoritÃ© de sÃ»retÃ© nuclÃ©aire (ASN) Ã  Lyon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les autoritÃ©s se veulent rassurantes, les associations de dÃ©fense de l'environnement s'inquiÃ¨tent de l'ampleur de la pollution. Sortir du nuclÃ©aire Ã©voque le risque de cancer liÃ© aux contaminations de ce type. Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la Commission de recherche et d'information indÃ©pendantes sur la radioactivitÃ© (Criirad), note que &quot;la radioactivitÃ© contenue dans ce rejet a Ã©tÃ© plus de 100 fois supÃ©rieure Ã  la limite annuelle fixÃ©e pour cet Ã©tablissement&quot;. Il ne veut pas encore se prononcer sur l'impact environnemental et sanitaire de l'accident, &quot;attendant plus de donnÃ©es pour l'Ã©valuer&quot;. Il y a quelques jours, la Criirad s'Ã©tait inquiÃ©tÃ©e de l'entreposage sous un tumulus de terre de 770tonnes de dÃ©chets radioactifs d'origine militaire au Tricastin. &quot;Cela fait beaucoup pour un site qui est la deuxiÃ¨me plate-forme nuclÃ©aire franÃ§aise, aprÃ¨s La Hague&quot;, note-t-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HervÃ© Morin </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/10/la-valeur-du-travail-3-pour-gagner-quoi.html</guid> <title>La Valeur du Travail (3) : pour gagner quoi ?</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/10/la-valeur-du-travail-3-pour-gagner-quoi.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>sociÃ©tÃ©</category>   <pubDate>Thu, 10 Jul 2008 08:47:53 +0200</pubDate> <description> lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/07/08/travailler-plus-pour-gagner-quoi-par-robert-castel_1067614_3232.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Point de vue&lt;br /&gt;
Travailler plus, pour gagner quoi ?, par Robert Castel&lt;br /&gt;
LE MONDE | 08.07.08 | 14h00  â€¢  Mis Ã  jour le 08.07.08 | 14h00&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'est produit en une dizaine d'annÃ©es une transformation considÃ©rable et inattendue dans la reprÃ©sentation de la fonction et de l'importance du travail dans la sociÃ©tÃ© franÃ§aise. Au milieu des annÃ©es 1990 fleurissaient des discours sur le travail &quot;valeur en voie de disparition&quot;, voire sur la &quot;fin du travail&quot;. Ils traduisaient l'opinion - erronÃ©e mais Ã  la mode - que le travail perdait son importance comme le socle privilÃ©giÃ© de l'inscription des individus dans la sociÃ©tÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ParallÃ¨lement, le dÃ©bat public Ã©tait animÃ© par des rÃ©flexions plus sÃ©rieuses sur la possibilitÃ© de lutter contre le chÃ´mage en rÃ©duisant la durÃ©e du travail afin de mieux le rÃ©partir. RÃ©flexions plus sÃ©rieuses, parce que le plein-emploi ne se mesure pas Ã  la durÃ©e du travail, ni sa productivitÃ© au temps passÃ© Ã  travailler. Il n'est donc pas dÃ©raisonnable de penser que dans le cadre d'une meilleure organisation du travail, compte tenu des gains de productivitÃ© et des progrÃ¨s technologiques, on pourrait travailler moins en travaillant mieux, comme l'atteste l'histoire du capitalisme industriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi qu'il en soit de leur pertinence, ces dÃ©bats ont complÃ¨tement disparu de la scÃ¨ne publique. On assiste, au contraire, Ã  une extraordinaire survalorisation du travail portÃ©e par une idÃ©ologie libÃ©rale agressive qui trouve sa traduction politique directe dans les orientations de l'actuelle majoritÃ©, prÃ©sident de la RÃ©publique en tÃªte. La virulence de la critique des lois dites &quot;lois Aubry&quot; sur la rÃ©duction du temps de travail aprÃ¨s le changement de majoritÃ© en 2002 a parfois frÃ´lÃ© l'hystÃ©rie. &quot;La France ne doit pas Ãªtre un parc de loisirs&quot;, dÃ©clarait durant l'Ã©tÃ© 2003 Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre. La France est devenue la lanterne rouge de l'Europe, elle s'enfonce dans le dÃ©clin parce que les FranÃ§ais ne travaillent pas assez : la campagne prÃ©sidentielle a Ã©tÃ© dominÃ©e par cette apologie du travail, et l'habiletÃ© avec laquelle Nicolas Sarkozy l'a orchestrÃ©e a Ã©tÃ© pour beaucoup dans son succÃ¨s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde a en mÃ©moire les slogans incitant au travail et portant la promesse que travailler davantage est le moyen Ã  la fois d'amÃ©liorer son pouvoir d'achat et aussi d'accomplir son devoir de citoyen et d'aider la France Ã  retrouver la place qu'elle mÃ©rite dans le concert des nations. Cela, Ã©videmment, pour tous ceux qui veulent bien travailler, qui en ont le courage. Cette cÃ©lÃ©bration du travail est en effet assortie de la stigmatisation de tous ceux qui ne travaillent pas. C'est le soupÃ§on qui pÃ¨se sur les chÃ´meurs d'Ãªtre des &quot;chÃ´meurs volontaires&quot; pour lesquels on va multiplier les contrÃ´les et les pressions pour qu'ils acceptent n'importe quel emploi. C'est aussi la condamnation des assistÃ©s, comme les bÃ©nÃ©ficiaires du RMI, accusÃ©s d'Ãªtre des parasites vivant aux crochets de la France qui se lÃ¨ve tÃ´t.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces positions, au demeurant populaires, pourraient paraÃ®tre, si ce n'est aberrantes, Ã  tout le moins paradoxale, puisque l'une des caractÃ©ristiques de la situation actuelle est prÃ©cisÃ©ment que le travail manque et que le plein-emploi n'est plus assurÃ© depuis trente ans. Cependant, c'est dans ce contexte que l'incitation inconditionnelle au travail prend tout son sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut en effet penser ensemble ces trois composantes de la situation prÃ©sente : primo, il y a du non-emploi, c'est-Ã -dire une pÃ©nurie de places disponibles sur le marchÃ© du travail susceptibles d'assurer le plein-emploi ; deuxio, il y a une survalorisation du travail qui en fait un impÃ©ratif catÃ©gorique, une exigence absolue de travailler pour Ãªtre socialement respectable ; tertio, il y a cette stigmatisation du non-travail, assimilÃ© Ã  l'oisivetÃ© coupable, Ã  la figure traditionnelle du &quot;mauvais pauvre&quot; vivant aux dÃ©pens de ceux qui travaillent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces trois dimensions fonctionnent d'une maniÃ¨re complÃ©mentaire pour impulser une politique pouvant conduire Ã  la pleine activitÃ© sans que cela signifie le retour au plein-emploi. Tout le monde doit et pourrait travailler si on abaisse le seuil d'exigence qui commande l'accÃ¨s au travail. Il faut donc travailler mÃªme si le tra-vail n'assure pas les conditions minimales d'une certaine indÃ©pendance Ã©conomique. C'est ainsi que l'on devient un travailleur pauvre, figure qui est en train de s'installer dans notre paysage social. Ce n'est pas trÃ¨s gratifiant Ã  aucun point de vue d'Ãªtre un travailleur pauvre. Cependant c'est mieux que d'Ãªtre un mauvais pauvre, un misÃ©rable parasite assistÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Se dessine ainsi une stratÃ©gie qui, Ã  la limite, pourrait rÃ©sorber le chÃ´mage en le grignotant progressivement par la multiplication de maniÃ¨res dÃ©gradÃ©es de travailler. On pourrait de la sorte restaurer une sociÃ©tÃ© de pleine activitÃ© (mot d'ordre de l'OCDE), sans que l'on puisse parler de sociÃ©tÃ© de plein-emploi, si l'on entend par emploi un travail relativement assurÃ© de sa durÃ©e (prÃ©Ã©minence du CDI), fermement encadrÃ© par le droit du travail et couvert par la protection sociale. Le processus est en cours. De contrats aidÃ©s en services ponctuels Ã  la personne en passant par la montÃ©e en puissance des formes dites &quot;atypiques&quot; d'emplois qui reprÃ©sentent aujourd'hui plus de 70 % des embauches, se met en place une large gamme d'activitÃ©s qui institutionnalisent la prÃ©caritÃ© comme un rÃ©gime de croisiÃ¨re dans le monde du travail. L'insÃ©curitÃ© sociale est de retour, et un nombre croissant de travailleurs vivent Ã  nouveau &quot;au jour la journÃ©e&quot;, comme on disait autrefois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau rÃ©gime du capitalisme qui se met en place depuis trente ans aprÃ¨s la sortie du capitalisme industriel n'est pas en mesure d'assurer le plein-emploi. La preuve : l'existence d'un chÃ´mage de masse et la prÃ©carisation des relations de travail. Mais ce n'est pas ce qu'il vise, et ceux qui le mettent en oeuvre s'attaquent au contraire au statut de l'emploi en dÃ©nonÃ§ant les coÃ»ts qu'il reprÃ©sente et les obstacles qu'il met au libre dÃ©veloppement de la concurrence au niveau de la planÃ¨te.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, ce capitalisme en appelle Ã  la pleine activitÃ© pour maximiser la production des richesses, qui continue Ã  dÃ©pendre du travail. La Chine offre en ce moment l'exemple d'un fantastique dÃ©veloppement Ã©conomique en grande partie dÃ» au fait que le coÃ»t du travail y est trÃ¨s bas parce que les garanties liÃ©es Ã  l'emploi sont rarement associÃ©es aux activitÃ©s qui se dÃ©ploient &quot;librement&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne sommes pas en Chine, mais la France est engagÃ©e dans une dynamique de montÃ©e en puissance de diffÃ©rents types d'activitÃ©s en deÃ§Ã  de l'emploi. Ces formes de sous-emploi sont gÃ©nÃ©ralement peu attractives et elles n'assurent pas les conditions de base nÃ©cessaires pour mener une vie dÃ©cente. On conÃ§oit donc que des pressions doivent s'exercer pour faire accepter ces formes de travail : il faut absolument que tu travailles pour Ã©chapper au mÃ©pris attachÃ© au mauvais pauvre. C'est finalement sur un chantage d'ordre moral autant que sur un raisonnement Ã©conomique que repose l'orchestration actuelle de l'inconditionnalitÃ© de la valeur travail par les autoritÃ©s qui nous gouvernent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut continuer Ã  dÃ©fendre la valeur travail, parce que l'on n'a pas encore trouvÃ© d'alternative consistante au travail pour assurer l'indÃ©pendance Ã©conomique et la reconnaissance sociale dans une sociÃ©tÃ© moderne. Mais aussi rappeler qu'il y a travail et travail. Le travail est essentiel en tant que support de l'identitÃ© de la personne Ã  travers les ressources Ã©conomiques et les droits sociaux auxquels il donne accÃ¨s. Au contraire, l'institution de formes dÃ©gradÃ©es d'emploi au nom de l'exigence de travailler Ã  tout prix et Ã  n'importe quel prix conduit aussi Ã  la dÃ©gradation du statut de travailleur et, finalement, de la qualitÃ© de citoyen. Il ne suffit pas de &quot;rÃ©habiliter le travail&quot;, comme se propose de le faire le prÃ©sident de la RÃ©publique : il faudrait respecter la dignitÃ© des travailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Robert Castel est sociologue, directeur d'Ã©tudes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article paru dans l'Ã©dition du 09.07.08 </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/10/la-valeur-du-travail-2.html</guid> <title>La Valeur du Travail (2)</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/10/la-valeur-du-travail-2.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>mondialisation</category>   <pubDate>Thu, 10 Jul 2008 08:10:00 +0200</pubDate> <description> lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/07/08/en-rejoignant-le-fonds-glg-driss-ben-brahim-peut-gagner-500-millions-de-dollars-par-an_1067596_3234.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En rejoignant le fonds GLG, Driss Ben-Brahim peut gagner 500 millions de dollars par an&lt;br /&gt;
LE MONDE | 08.07.08 | 15h03  â€¢  Mis Ã  jour le 08.07.08 | 15h03&lt;br /&gt;
LONDRES CORRESPONDANT&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En quittant Ã  l'automne la banque d'affaires Goldman Sachs pour le fonds spÃ©culatif GLG Partners, Driss Ben-Brahim - 42 ans, pÃ¨re marocain et mÃ¨re autrichienne - peut rÃªver d'une rÃ©munÃ©ration annuelle de plus de 500 millions de dollars (318 millions d'euros).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{ pour fixer les idÃ©es : 318 millions d'â‚¬ par an, soit 26,5 millions d'â‚¬ par mois, soit 177 millions d'ex-francs ; voilÃ  un travail qui a de la valeur ! }&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le financier londonien remplace Greg Coffey, la star de GLG, parti fonder son propre hedge fund (Le Monde du 10 mai). D'aprÃ¨s le communiquÃ© publiÃ© lundi 7 juillet par GLG, la nouvelle recrue doit gÃ©rer un fonds de 1,2 milliard de dollars axÃ© sur les marchÃ©s Ã©mergents et mettre au point une stratÃ©gie visant Ã  attirer les placements des fonds souverains du Golfe. FondÃ© par des anciens de Goldman Sachs, cotÃ© Ã  New York, GLG Partners est le deuxiÃ¨me plus gros hedge fund britannique avec des avoirs sous gestion de 24 milliards de dollars.&lt;br /&gt;
Centralien, diplÃ´mÃ© de l'Insead, M. Bren-Brahim dÃ©bute sa carriÃ¨re londonienne comme numÃ©ro deux du dÃ©partement trÃ©sorerie de la Banque europÃ©enne de reconstruction et de dÃ©veloppement, chargÃ©e de convertir les pays de l'Est Ã  l'Ã©conomie de marchÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;ENTOURÃ‰ DE MYSTÃˆRE&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1996, Goldman Sachs l'a recrutÃ© comme trader Ã  Londres. N'Ã©tant pas associÃ©, cet expert en produits dÃ©rivÃ©s rate le pactole lors de la mise en Bourse de la banque new-yorkaise deux ans plus tard. Il se rattrape vite. En 2003, en tant que responsable du dÃ©partement devises, le financier a dÃ©frayÃ© la chronique de la City en percevant une prime de 30 millions de livres (37,7 millions d'euros), un record Ã  l'Ã©poque.&lt;br /&gt;
&quot;Il est trÃ¨s difficile, voire impossible d'estimer le patrimoine des fondateurs ou associÃ©s de hedge funds qui sont trÃ¨s douÃ©s pour brouiller les pistes. L'actionnariat est entourÃ© de mystÃ¨re. Ils sont conscients que leurs profits colossaux choquent leurs clients et provoquent la rÃ©pulsion de l'opinion publique&quot;, souligne Philippe Beresford, l'auteur de la liste des plus grosses fortunes britanniques publiÃ©e par le Sunday Times. A l'Ã©couter, une quarantaine de ces spÃ©culateurs pourraient facilement figurer parmi les plus gros patrimoines du Royaume-Uni.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marc Roche&lt;br /&gt;
Article paru dans l'Ã©dition du 09.07.08 </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/08/partage-des-richesses-la-question-taboue.html</guid> <title>La Valeur du Travail (1) : Partage des richesses, la question taboue</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/08/partage-des-richesses-la-question-taboue.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>Economie</category>   <pubDate>Tue,  8 Jul 2008 20:25:00 +0200</pubDate> <description> Ã  lire :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©bat franÃ§ais Ã  propos du pouvoir dâ€™achat&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partage des richesses, la question taboue&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de Â« dÃ©fendre le pouvoir dâ€™achat Â», le gouvernement franÃ§ais envisage une sÃ©rie de mesures â€“ monÃ©tisation des congÃ©s non pris, travail le dimanche, implantation plus facile des hypermarchÃ©s. Une donnÃ©e du problÃ¨me est presque toujours occultÃ©e : en vingt ans, la part des salaires dans le produit intÃ©rieur brut franÃ§ais a baissÃ© de 9,3 %, ce qui correspond Ã  plus de 100 milliards dâ€™euros en partie transfÃ©rÃ©s vers le capital. Cet Ã©lÃ©ment central du dÃ©bat en est devenu le point aveugle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par FranÃ§ois Ruffin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voir la totalitÃ© de l'article sur :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/01/RUFFIN/15507 </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/07/europe-liberale-mondialisation-nivellement-par-le-bas.html</guid> <title>Europe LibÃ©rale, Mondialisation, Nivellement par le Bas (sans jeu de mot !)</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/07/07/europe-liberale-mondialisation-nivellement-par-le-bas.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>Economie</category>   <pubDate>Mon,  7 Jul 2008 18:20:00 +0200</pubDate> <description> lu sur lemode.fr :&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/07/07/aubade-les-dessous-de-la-delocalisation_1067209_3224.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reportage&lt;br /&gt;
Les damnÃ©es de la dentelle&lt;br /&gt;
LE MONDE | 07.07.08 | 14h32  â€¢  Mis Ã  jour le 07.07.08 | 14h32&lt;br /&gt;
KSAR HELLAL (TUNISIE), SAINT-SAVIN (VIENNE) ENVOYÃ‰ SPÃ‰CIAL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son classeur d'Ã©colier Titeuf, elle conserve avec soin des dizaines d'articles de presse. Tous racontent la mÃªme histoire : le licenciement des ouvriÃ¨res d'Aubade, dans la Vienne. A travers les reportages, c'est son &quot;ancienne vie&quot; que Robin Donatienne, 40 ans, dont vingt au service de cette marque de lingerie haut de gamme, a rangÃ© dans un meuble prÃ¨s de la cuisine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars 2007, Calida, propriÃ©taire suisse d'Aubade depuis deux ans, a fermÃ© un de ses sites, celui de La Trimouille, supprimÃ© 134 emplois, et regroupÃ© la centaine de salariÃ©s restants Ã  l'usine de Saint-Savin, pour dÃ©localiser dÃ©finitivement sa production en Tunisie. Depuis, Robin Donatienne &quot;ne sait pas quoi faire&quot;. Elle a des problÃ¨mes de santÃ© et ses 500 euros mensuels du chÃ´mage sont &quot;durs, durs&quot; Ã  gÃ©rer. Heureusement, dit-elle, qu'il y a la tÃ©lÃ© pour se vider la tÃªte. MÃªme si le taux de chÃ´mage du dÃ©partement est infÃ©rieur Ã  celui de la moyenne nationale, difficile pour une ouvriÃ¨re non qualifiÃ©e de retrouver du travail. La cellule de reclassement mise en place par la direction de l'entreprise a Ã©tÃ© dissoute le 27 juin, sans avoir rÃ©ussi Ã  lui redonner espoir, pas plus qu'aux autres ouvriÃ¨res restÃ©es sur le carreau. Selon Calida - surnommÃ© depuis dans les villages &quot;Al-Calida&quot; -, 70 % ont trouvÃ© une solution, CDI, CDD, formation, crÃ©ation d'entreprise, etc ; 48 %, rectifie la sous-prÃ©fecture de Montmorillon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avenir ? Les maisons de retraite, les personnes Ã¢gÃ©es, les mÃ©nages. Devenir ADMR, aide Ã  domicile en milieu rural. Le pays du Montmorillonnais est vieillissant : 28,7 % de la population (35 000 habitants) ont plus de 60 ans. &quot;Il y a de la demande&quot;, estime le dÃ©putÃ© socialiste Jean-Michel ClÃ©ment. Mais pour les &quot;filles&quot; qui ont maniÃ© toute leur vie de la dentelle de luxe, &quot;torcher les vieux&quot;, &quot;laver les chiottes&quot;, c'est une humiliation. Elles le disent : elles ont &quot;socialement rÃ©gressÃ©&quot;. &quot;C'est vrai, ces mÃ©tiers sont peu valorisants&quot;, reconnaÃ®t le dÃ©putÃ©. &quot;Mais il n'y a pas de sous-mÃ©tier&quot;, tempÃ¨re Christine Collin, 44 ans, dont vingt-cinq Ã  Aubade, aujourd'hui ADMR.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Ã©lus ne peuvent que constater les ravages &quot;psychologiques&quot; de cette dÃ©localisation. Au-delÃ  de l'impact Ã©conomique sur le &quot;pays&quot; - les commerÃ§ants de La Trimouille (1 000 habitants) ont perdu 20 % de leur chiffre d'affaires -, &quot;le lien social entre les ouvriÃ¨res a disparu, regrette Yves Bouloux, prÃ©sident de la communautÃ© de communes du Montmorillonnais. Une dÃ©localisation, c'est dÃ©structurant.&quot; &quot;Il y avait du covoiturage&quot;, se souvient Jean-Marie Rousse, maire socialiste de Saint-Savin (1 000 habitants). Mais voilÃ , certaines qui ne savent pas conduire ont refusÃ© de se faire payer le permis par Aubade, prÃ©fÃ©rant &quot;s'enterrer&quot; chez elles, s'isoler du village et des copines. Les &quot;ex&quot; d'Aubade ne se voient presque plus, ne se donnent plus de nouvelles. Le deuil s'Ã©ternise. La galette des rois, le 1er janvier, a rÃ©uni une petite vingtaine d'anciennes collÃ¨gues. &quot;Celles qui sont restÃ©es Ã  l'usine ne me disent pas bonjour dans la rue, assure GaÃ«lle LÃ©ger, 32 ans, licenciÃ©e aprÃ¨s six annÃ©es Ã  Aubade. Ã‡a fait mal aprÃ¨s tout ce temps passÃ© ensemble.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les rescapÃ©es du plan social aussi, il y a de la rancoeur. A l'usine de Saint-Savin, les copines sont parties, les rires aussi. &quot;Quand je croise une ancienne collÃ¨gue au village, raconte Brigitte Pereis, 48 ans dont trente-deux &quot;sacrifiÃ©s&quot; pour la marque, j'Ã©vite de demander : &quot;Qu'est-ce que tu deviens ?&quot;&quot; &quot;On se sent presque coupable d'Ãªtre restÃ©e&quot;, dÃ©plore MichÃ¨le Rat, 48 ans dont trente et un de maison. Et pourtant, &quot;on Ã©tait une grande famille&quot;, rappelle Monique GuÃ©raud, 56 ans, la doyenne de l'usine, avec ses trente-sept annÃ©es au service de la marque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le responsable, pour elles ? Le propriÃ©taire d'Aubade, le Suisse FÃ©lix Sulzberger, PDG de Calida, accusÃ© par ses ex-ouvriÃ¨res d'avoir &quot;volÃ©&quot; le &quot;savoir-faire&quot; des FranÃ§aises pour le donner aux Tunisiennes. &quot;Les pauvres. On leur en a voulu, reconnaÃ®t Brigitte Pereis. Mais en fait, c'est pas de leur faute : elles sont exploitÃ©es.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les FranÃ§aises ne connaissent pas grand-chose de la vie de celles qui les ont remplacÃ©es. Elles n'ont jamais cherchÃ© Ã  savoir. De l'autre cÃ´tÃ© de la MÃ©diterranÃ©e, en Tunisie, Ã  Ksar Hellal (45 000 habitants), Ã  une vingtaine de kilomÃ¨tres de la ville balnÃ©aire de Monastir, l'usine Azur, filiale d'Aubade, n'a rien de glamour. Un bÃ¢timent blanc quelconque, le long d'une route cabossÃ©e, qui abrite du soleil cuisant prÃ¨s de 230 employÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
12 h 30. L'heure de dÃ©jeuner. Une demi-heure pas plus. Ce sera l'unique pause de la journÃ©e. A la sortie de l'usine, une Ã©tudiante s'avance vers les ouvriÃ¨res. Elle a prÃ©parÃ© des sandwichs pour quelques centimes de dinar. Une cinquantaine de jeunes filles, en blouse rose vif, se reposent sous les oliviers encerclÃ©s de... poubelles. Le terrain qui entoure l'usine est un vrai dÃ©potoir, les ordures en tout genre s'accumulent. Un paradis pour les poules et les moutons. Au milieu de ce dÃ©corum, certaines avalent une petite salade mÃ©chouia dans une gamelle. Pas de couverts : elles mangent avec les doigts. A la fin du repas, une vieille dame leur sert du thÃ© Ã  la menthe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La direction de la filiale d'Aubade a donnÃ© instruction aux ouvriÃ¨res de ne pas nous parler. &quot;Elles ne sont intellectuellement pas capables&quot;, explique avec le sourire une responsable Ã  l'entrÃ©e du site. Certaines acceptent tout de mÃªme de raconter leur vie, &quot;mais ne citez pas notre nom, on ne veut pas Ãªtre virÃ©es&quot;, supplie l'une d'elles. &quot;Les FranÃ§ais viennent exploiter notre misÃ¨re, on le sait, mais ils nous donnent quand mÃªme un travail&quot;, assure une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'usine, c'est neuf heures par jour, quarante-huit heures par semaine, un samedi sur deux, vingt et un jours de vacances par an. L'ouvriÃ¨re est payÃ©e un peu moins de 9 euros par jour (environ 200 euros par mois), ce que gagnait une FranÃ§aise en une heure (1 000 euros par mois). A l'intÃ©rieur de l'usine rÃ©frigÃ©rÃ©e, &quot;c'est beaucoup de pression&quot;, souligne une jeune fille. Elles n'ont pas le droit de parler entre elles, les cinq priÃ¨res quotidiennes sont proscrites, les tÃ©lÃ©phones portables interdits. &quot;Un jour, raconte un ouvrier, une fille est allÃ©e voir la responsable, les larmes aux yeux, pour lui demander de partir ; un de ses parents n'allait pas bien. La chef lui a rÃ©pondu : &quot;Tu as donc utilisÃ© ton portable.&quot; Elle a dÃ©missionnÃ©.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mÃ©decin du travail passe tous les lundis. Le reste du temps, &quot;il y a beaucoup de pleurs, dÃ©taille un employÃ©. Quand un mÃ©canicien doit rÃ©parer une machine, l'ouvriÃ¨re lui demande : &quot;Retarde un peu.&quot;&quot; Il n'y a pas de point d'eau potable dans l'usine Ã  cause d'une canalisation dÃ©faillante. Une feuille scotchÃ©e Ã  l'entrÃ©e du site indique, en arabe, qu'ici on embauche. Il y a un turn-over important. Les ouvriÃ¨res signent un nouveau contrat tous les six mois, au bout de quatre ans elles seront titularisÃ©es. Certaines ont Ã©tÃ© licenciÃ©es quelques jours avant leur titularisation. &quot;Difficile d'avoir une perspective d'avenir dans l'entreprise&quot;, constate, rÃ©signÃ©, un technicien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la citÃ© Erramala, qui jouxte l'usine, le quartier est en chantier : la diaspora se fait construire de belles villas. La journÃ©e, les rues sont tristement vides, les chats sont les rois. Dans ce coin de Ksar Hellal, les jeunes filles d'Aubade sont mÃ©prisÃ©es par les locaux : elles ne sont pas du &quot;pays&quot;. Elles viennent de campagnes lointaines, d'autres rÃ©gions plus dÃ©sertiques, plus pauvres aussi : de Kef, de Gafsa, de BÃ©ja. D'oÃ¹ leur surnom, les &quot;KGB&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Les KGB sont des dÃ©linquantes&quot;, lance la patronne d'un salon de coiffure qui doit prochainement ouvrir. DÃ©linquantes ? &quot;Oui, vous comprenez ?&quot;, insinue-t-elle. Les jeunes ouvriÃ¨res sont accusÃ©es de flirter avec de jeunes maÃ§ons, qui, eux aussi, viennent de loin. &quot;En plus, elles boivent de la biÃ¨re&quot;, ajoute un vieil homme dans son garage. Les &quot;KGB&quot; ont fait la fortune de quelques propriÃ©taires peu scrupuleux. Certaines s'entassent Ã  cinq, voire plus, dans une piÃ¨ce insalubre, pour un loyer s'Ã©levant Ã  la moitiÃ© du salaire. La plupart envoient leur argent Ã  leur famille. &quot;Tous ces problÃ¨mes sont assez nouveaux et s'accentuent, explique Hacine Dimassi, professeur d'Ã©conomie Ã  l'universitÃ© de Sousse. La migration interne Ã  cause des dÃ©localisations modifie et dÃ©sÃ©quilibre Ã©conomiquement et sociologiquement la ville.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le grand patron d'Aubade, FÃ©lix Sulzberger, affirme ne pas Ãªtre au courant de ce qui se passe dans son usine. &quot;Je n'y suis jamais allÃ©, mais Ã§a m'Ã©tonne&quot;, assure-t-il. Il se fÃ©licite toutefois d'avoir rÃ©ussi l'intÃ©gration, dans son groupe, d'Aubade, qui reprÃ©sente un tiers du chiffre d'affaires : le rÃ©sultat net de Calida est passÃ© de 3,8 millions d'euros en 2006 Ã  9,6 millions d'euros en 2007.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MalgrÃ© tout, l'usine tunisienne d'Aubade est celle qui a l'une des meilleures rÃ©putations parmi les quelque 150 entreprises de textile de Ksar Hellal. Elle paie toujours ses salariÃ©s (en liquide), donne des cadeaux (couverture, service en Inox) pour les fÃªtes, offre 70 euros Ã  chaque ouvriÃ¨re pour le 1er mai... Mais les jeunes femmes natives de la ville accusent les &quot;KGB&quot; d'avoir volÃ© leur travail, car elles acceptent les salaires les plus bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Voir nos filles se faire prendre le travail par des Ã©leveuses de chÃ¨vres, Ã§a fait mal&quot;, argue une mÃ¨re de famille tunisienne, vÃªtue d'un long voile noir. A Saint-Savin, dans la Vienne, l'une des ouvriÃ¨res licenciÃ©es a crÃ©Ã© son entreprise : elle Ã©lÃ¨ve des chÃ¨vres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mustapha Kessous&lt;br /&gt;
Article paru dans l'Ã©dition du 08.07.08 </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/29/le-stockage-des-dechets-radioactifs-les-solutions-sures-le-s.html</guid> <title>le NuclÃ©aire en France et dans le monde: des irresponsables aux commandes ? (1)</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/29/le-stockage-des-dechets-radioactifs-les-solutions-sures-le-s.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>nature/environnement/santÃ©</category>   <pubDate>Sun, 29 Jun 2008 20:55:00 +0200</pubDate> <description> lu sur liberation.fr&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un scandale de fuite radioactive contrarie les plans de Merkel&lt;br /&gt;
De notre correspondante Ã  Berlin NATHALIE VERSIEUX&lt;br /&gt;
QUOTIDIEN : samedi 28 juin 2008&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement allemand se serait bien passÃ© de ce nouveau scandaleâ€¦ En milieu de semaine, lâ€™opinion a appris lâ€™existence dâ€™une fuite radioactive dans une ancienne mine de sel reconvertie en centre de stockage Ã  Asse, dans le centre du pays. Lâ€™affaire est dâ€™autant plus sensible quâ€™Angela Merkel vient tout juste de commencer une offensive de charme pro-nuclÃ©aire auprÃ¨s dâ€™une opinion particuliÃ¨rement rÃ©tive. La chanceliÃ¨re allemande attend les Ã©lections de lâ€™automne 2009 pour revenir sur la dÃ©cision prise par le gouvernement SchrÃ¶der de fermer toutes les centrales nuclÃ©aires du pays dâ€™ici Ã  2020.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
EndommagÃ©s. Retour Ã  Asse, en Basse-Saxe, oÃ¹ 125 000 fÃ»ts faiblement radioactifs ont Ã©tÃ© entreposÃ©s Ã  750 mÃ¨tres de profondeur entre 1967 et 1978. Mille trois cents autres fÃ»ts de dÃ©chets Â«moyennementÂ» radioactifs (mais contenant onze kilos de plutonium) gisent Ã©galement Ã  511 mÃ¨tres de profondeur. Les couches salines, gÃ©ologiquement stables depuis soixante-dix millions dâ€™annÃ©es, sont considÃ©rÃ©es comme quasiment impermÃ©ables. Sauf quâ€™Ã  cet endroit, le sol est en mouvement. Depuis la rÃ©vÃ©lation de lâ€™affaire, la sociÃ©tÃ© chargÃ©e de gÃ©rer le site a dÃ» reconnaÃ®tre quâ€™il lui fallait pomper chaque jour, depuis 1988, les 12 mÃ¨tres cubes dâ€™eau qui sâ€™infiltrent quotidiennement dans la mine et entrent en contact avec un ou plusieurs fÃ»t(s) endommagÃ©(s). Ce qui expliquerait que depuis des annÃ©es, les mesures rÃ©alisÃ©es sur place font Ã©tat dâ€™une contamination au cÃ©sium 137. Â«Selon les endroits, les relevÃ©s sont de trois Ã  onze fois supÃ©rieurs Ã  la norme autorisÃ©eÂ», admettent aujourdâ€™hui les autoritÃ©s du Land. Les Verts et les habitants craignent une possible contamination de lâ€™eau potable de la rÃ©gion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delÃ  des faits, le scandale dâ€™Asse choque dâ€™autant plus en Allemagne quâ€™il met en Ã©vidence les limites des systÃ¨mes de contrÃ´le et dâ€™information autour du nuclÃ©aire civil. Les autoritÃ©s rÃ©gionales, compÃ©tentes en la matiÃ¨re, nâ€™ont Ã©tÃ© informÃ©es que rÃ©cemment des fuites radioactives, et nâ€™ont pas prÃ©venu Berlin. Les liquides pompÃ©s de la mine sont rÃ©injectÃ©s dans dâ€™autres mines dÃ©saffectÃ©es, sans autorisation de lâ€™autoritÃ© de sÃ»retÃ© nuclÃ©aireâ€¦&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Longtemps, Asse a Ã©tÃ© considÃ©rÃ© en Allemagne comme un prototype du futur centre de stockage de Gorleben, dont le projet repose dans les tiroirs du gouvernement depuis des annÃ©es. Depuis la rÃ©vÃ©lation des fuites, Berlin tente de relativiser les points communs entre les deux sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pÃ©riode actuelle est, de fait, dÃ©cisive pour lâ€™avenir du nuclÃ©aire civil outre-Rhin. La CDU, le parti de la chanceliÃ¨re, Ã©voque dÃ©jÃ , dans un document consacrÃ© Ã  lâ€™avenir de lâ€™Ã©nergie en Allemagne, la Â«renaissance dâ€™une technique nuclÃ©aire hautement moderneÂ». Â«A moyen terme, on ne peut pas renoncer en Allemagne Ã  lâ€™Ã©lectricitÃ© dâ€™origine nuclÃ©aireÂ», insistent les auteurs du document.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Â«AbsurdeÂ». Â«Fermer les centrales allemandes dans douze ans pour importer du courant nuclÃ©aire de RÃ©publique TchÃ¨que, de France ou de Finlande, câ€™est absurdeÂ», estime pour sa part Merkel. La chanceliÃ¨re multiplie depuis des semaines les dÃ©clarations de ce type, destinÃ©es Ã  prÃ©parer lâ€™opinion Ã  un retour au nuclÃ©aire si elle Ã©tait rÃ©Ã©lue lâ€™an prochain. Â«Mais il faudra dâ€™abord rÃ©soudre la question du stockage des dÃ©chets avant dâ€™envisager la construction de nouvelles centralesÂ», avertissent les auteurs du document de la CDU. Câ€™Ã©tait avant que nâ€™Ã©clate le scandale actuel. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/29/l-eau-du-robinet.html</guid> <title>l'eau du robinet</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/29/l-eau-du-robinet.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>nature/environnement/santÃ©</category>   <pubDate>Sun, 29 Jun 2008 20:54:00 +0200</pubDate> <description> lu sur liberation.fr :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TempÃªte dans une bouteille d'eau aux Etats-Unis&lt;br /&gt;
http://www.flickr.com/photos/11147789@N00/128127862/&lt;br /&gt;
La ConfÃ©rence des maires des Etats-Unis a votÃ© en juin une rÃ©solution appelant les municipalitÃ©s Ã  privilÃ©gier l'eau du robinet pour des raisons Ã©cologiques.&lt;br /&gt;
LIBELABO.FR&lt;br /&gt;
LIBERATION.FR : samedi 28 juin 2008&lt;br /&gt;
Un mouvement grandissant aux Etats-Unis s'oppose Ã  la consommation rÃ©guliÃ¨re d'eau en bouteille en raison du gaspillage de plastique et des coÃ»ts Ã©nergÃ©tiques gÃ©nÃ©rÃ©s par son acheminement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Illustrant cette tendance, la ConfÃ©rence des maires des Etats-Unis a votÃ© en juin une rÃ©solution appelant les municipalitÃ©s Ã  abandonner progressivement l'eau en bouteille et Ã  promouvoir l'importance des rÃ©serves publiques d'eau potable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Janet Larsen, directrice de recherche Ã  l'Earth Policy Institute, il existe &quot;un rejet de l'eau en bouteille car de plus en plus de personnes rÃ©alisent qu'elle n'est pas meilleure que celle qui sort du robinet&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Institut Pacifique, un groupe de rÃ©flexion sur les questions de dÃ©veloppement durable basÃ© en Californie, soutient que la fabrication de bouteilles pour la consommation amÃ©ricaine en eau a requis l'Ã©quivalent de 17 millions de barils de pÃ©trole en 2006, sans compter l'Ã©nergie utilisÃ©e pour le transport, a rejetÃ© 2,5 millions de tonnes de dioxyde de carbone et nÃ©cessitÃ© trois litres d'eau pour chaque litre d'eau produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette opposition survient Ã  un moment oÃ¹ les ventes d'eau embouteillÃ©e connaissent une forte hausse aux Etats-Unis, peut-Ãªtre liÃ©e Ã  la peur d'une Ã©ventuelle contamination de l'eau du robinet, mÃªme si des opposants au secteur de l'eau embouteillÃ©e affirment que le matraquage publicitaire en est le facteur principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil de dÃ©fense des ressources naturelles a conclu que &quot;la plupart des eaux testÃ©es Ã©taient de trÃ¨s bonne qualitÃ© (mÃªme si) quelques marques Ã©taient contaminÃ©es&quot;, tout en relevant que l'eau en bouteille &quot;subit des tests&quot; moins drastiques et &quot;a des normes de puretÃ© moins rigoureuses que ce qui s'applique Ã  l'eau du robinet&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, selon ce groupe, &quot;environ un quart de l'eau en bouteille est en rÃ©alitÃ© de l'eau du robinet embouteillÃ©e&quot;. Les rÃ©glementations gouvernementales &quot;autorisent les embouteilleurs Ã  qualifier leur produit d'eau de source mÃªme s'ils l'ont puisÃ©e Ã  l'aide d'une pompe et peut Ãªtre traitÃ©e avec des produits chimiques&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le groupe de consultants Beverage Marketing Corp, les Etats-Unis sont les plus gros consommateurs d'eau en bouteille au monde avec environ 33 milliards de litres d'eau bus en 2007.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, en terme de consommation par personne, les AmÃ©ricains, avec 109 litres par an, n'arrivent qu'en cinquiÃ¨me position derriÃ¨re les Italiens, qui en consomment deux fois plus, les Emiratis, les Mexicains et les FranÃ§ais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kevin Keane, de l'association amÃ©ricaine des boissons, souligne en outre que l'eau en bouteille est nÃ©cessaire aux communautÃ©s touchÃ©es par des catastrophes naturelles et dont les rÃ©seaux publics d'approvisionnement en eau sont infectÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, au-delÃ  des questions de sÃ©curitÃ© et d'environnement, certains militants accusent l'industrie de l'eau embouteillÃ©e de s'approprier une ressource publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le Maine (nord-est), l'accÃ¨s Ã  un important bassin par Poland Spring, grand embouteilleur amÃ©ricain appartenant Ã  la sociÃ©tÃ© suisse NestlÃ©, soulÃ¨ve la controverse. &quot;NestlÃ© ruine les ruisseaux, les Ã©tangs, les puits et les bassins aquifÃ¨res&quot;, soutient Judy Grant, de l'organisation militante Corporate Accountability.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joe Doss, prÃ©sident de l'Association internationale de l'eau en bouteille, dÃ©plore &quot;que cela tourne au dÃ©bat entre eau du robinet et eau embouteillÃ©e&quot; puisque, selon lui, la plupart des gens boivent les deux. L'eau en bouteille reprÃ©sente une infime partie des dÃ©chets en plastique non recyclÃ©s, affirme-t-il. Les efforts de recyclage doivent provenir de l'ensemble des industries, pas seulement des embouteilleurs, ajoute-t-il. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/27/changement-climatique-les-plantes-forestieres-grimpent-avec.html</guid> <title>Changement climatique : Les plantes forestiÃ¨res grimpent avec la tempÃ©rature</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/27/changement-climatique-les-plantes-forestieres-grimpent-avec.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>Nature/Environnement</category>   <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 21:35:00 +0200</pubDate> <description> lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/06/27/les-plantes-forestieres-grimpent-avec-la-temperature_1063634_3244.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les plantes forestiÃ¨res grimpent avec la tempÃ©rature&lt;br /&gt;
LE MONDE | 27.06.08 | 15h26  â€¢  Mis Ã  jour le 27.06.08 | 15h26&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'est un signal de plus attestant de l'impact du changement climatique sur les Ã©cosystÃ¨mes. PoussÃ©es par la hausse de la colonne de mercure, les plantes forestiÃ¨res montent en altitude, pour retrouver des conditions favorables Ã  leur dÃ©veloppement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la revue Science du vendredi 27 juin, une Ã©quipe franco-chilienne livre les rÃ©sultats d'une Ã©tude portant sur 171 espÃ¨ces vÃ©gÃ©tales (herbes, arbustes et arbres) s'Ã©tageant entre 0 et 2 600 mÃ¨tres d'altitude, sur les pentes de six chaÃ®nes de montagnes (Alpes, PyrÃ©nÃ©es, Massif central, Jura, Vosges et massif corse). En utilisant les relevÃ©s forestiers qui, depuis le dÃ©but du siÃ¨cle passÃ©, consignent la distribution gÃ©ographique de ces plantes, ils ont constatÃ© qu'entre 1971 et 1993, les vÃ©gÃ©taux avaient grimpÃ© de 65 mÃ¨tres. Soit une moyenne de 29 mÃ¨tres par dÃ©cennie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les auteurs corrÃ¨lent cette montÃ©e avec l'Ã©lÃ©vation des tempÃ©ratures enregistrÃ©es dans les massifs franÃ§ais. Celles-ci montrent en effet un rÃ©chauffement trÃ¨s marquÃ© depuis les annÃ©es 1980, pouvant atteindre prÃ¨s de 1o C dans certaines rÃ©gions alpines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette migration, explique Jonathan Lenoir, thÃ©sard Ã  AgroParisTech (ex-Ecole nationale du gÃ©nie rural, des eaux et des forÃªts de Nancy), s'opÃ¨re par le jeu de la dispersion des graines : &quot;Il existe, pour chaque espÃ¨ce, une plage optimale de tempÃ©ratures favorisant sa reproduction. Du fait du rÃ©chauffement, les graines dissÃ©minÃ©es le plus haut bÃ©nÃ©ficient de conditions plus propices Ã  leur germination.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ESPÃˆCES DE MONTAGNE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce processus est corroborÃ© par le fait que les dÃ©placements les plus importants sont observÃ©s pour les espÃ¨ces de montagne comme Orthilia secunda (pyrole unilatÃ©rale, petite plante de sous-bois poussant entre 800 mÃ¨tres et 2 000 mÃ¨tres d'altitude), qui sont plus sensibles au changement climatique ; et pour les espÃ¨ces herbacÃ©es comme Galium rotundifolium (gaillet Ã  feuilles rondes, que l'on trouve principalement dans les sapiniÃ¨res), dont la durÃ©e de vie est courte. A l'inverse, les espÃ¨ces ligneuses comme Sorbus aria (alisier blanc, ou sorbier des Alpes), dont le cycle de reproduction est plus long, sont moins affectÃ©es. Bien que cantonnÃ©s aux massifs franÃ§ais, ces rÃ©sultats, estiment les chercheurs, sont sans doute &quot;extrapolables&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres Ã©tudes ont mis en Ã©vidence le changement d'aire de rÃ©partition d'espÃ¨ces vÃ©gÃ©tales ou animales, en s'attachant Ã  leurs mouvements en latitude (gÃ©nÃ©ralement vers le nord) ou en se focalisant sur les seules zones d'altitude. L'intÃ©rÃªt de cette publication est de couvrir un biotope Ã©tendu, avec une amplitude de tempÃ©ratures moyennes, de la plaine aux cimes, de prÃ¨s de 20 degrÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les auteurs n'ont pas cherchÃ© Ã  savoir si l'escalade des plantes grimpeuses s'accompagnait de la disparition, ou au contraire de la prolifÃ©ration de certaines espÃ¨ces. De prÃ©cÃ©dents travaux indiquaient que des insectes amateurs de grand froid, comme des papillons damiers ou certains taupins (colÃ©optÃ¨res), Ã©taient, dans leurs niches montagneuses, menacÃ©s d'extinction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pierre Le Hir&lt;br /&gt;
Article paru dans l'Ã©dition du 28.06.08 </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/25/un-climatologue-de-la-nasa-accuse-les-petroliers-de-crime-co.html</guid> <title>Un climatologue de la NASA accuse les pÃ©troliers de &quot;crime contre l'humanitÃ© et la nature&quot;</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/25/un-climatologue-de-la-nasa-accuse-les-petroliers-de-crime-co.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>Nature/Environnement</category>   <pubDate>Wed, 25 Jun 2008 18:45:48 +0200</pubDate> <description> lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/06/25/un-climatologue-de-la-nasa-accuse-les-petroliers-de-crime-contre-l-humanite_1062472_3244.html&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Un climatologue de la NASA accuse les pÃ©troliers de &quot;crime contre l'humanitÃ© et la nature&quot;&lt;br /&gt;
LE MONDE | 25.06.08 | 12h38&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jeudi 23 juin 1988, sous une canicule inÃ©dite, le climatologue James Hansen tÃ©moignait devant une commission parlementaire du CongrÃ¨s des Etats-Unis. Ignorant les prÃ©cautions affichÃ©es Ã  l'Ã©poque par l'ensemble de la communautÃ© scientifique, il annonÃ§ait Ãªtre certain Ã  &quot;99 %&quot; que le climat terrestre Ã©tait entrÃ© dans une pÃ©riode de rÃ©chauffement provoquÃ© par les activitÃ©s humaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TrÃ¨s mÃ©diatisÃ©e, l'intervention est demeurÃ©e dans les annales comme l'entrÃ©e du changement climatique dans le dÃ©bat publicâ€¦ InvitÃ© par des reprÃ©sentants dÃ©mocrates, lundi 23 juin, Ã  s'exprimer Ã  nouveau devant une commission du CongrÃ¨s, James Hansen, 67 ans, a rÃ©itÃ©rÃ© ses avertissements avec aussi peu de rÃ©serves qu'il y a vingt ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Largement diffusÃ© sur Internet, le texte de son intervention dresse d'abord l'Ã©tat des lieux des connaissances sur le climat. Selon le directeur du Goddard Institute for Space Studies (GISS) â€“ l'un des principaux laboratoires de sciences climatiques de la NASA â€“, la machine climatique est proche d'un &quot;dangereux point de bascule&quot;. Il faut, dit-il, rÃ©former les pratiques agricoles et forestiÃ¨res, taxer le carbone, Ã©tablir un moratoire sur la construction de nouvelles centrales Ã  charbon et bannir complÃ¨tement ces derniÃ¨res, Ã  l'Ã©chelle mondiale, d'ici Ã  2030.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chercheur prÃ©dit une Ã©lÃ©vation du niveau des mers d'environ 2 mÃ¨tres Ã  la fin de ce siÃ¨cle si rien n'est entrepris pour limiter les Ã©missions de gaz Ã  effet de serre â€“ estimation trÃ¨s supÃ©rieure Ã  celles gÃ©nÃ©ralement Ã©noncÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;L'ALARMISTE EN CHEF&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Surtout, M. Hansen dÃ©nonce &quot;le vaste dÃ©calage entre ce qui est compris par la communautÃ© scientifique compÃ©tente et ce qui est connu par les dÃ©cideurs et le grand public&quot;. Pour expliquer le peu d'actions entreprises depuis vingt ans pour entraver le changement climatique, il met en cause les &quot;intÃ©rÃªts particuliers&quot; privilÃ©giant leurs &quot;profits Ã  court terme&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propos est d'une violence inhabituelle. &quot;Des sociÃ©tÃ©s ayant leurs intÃ©rÃªts dans les combustibles fossiles ont propagÃ© le doute sur le rÃ©chauffement, de la mÃªme maniÃ¨re que les cigarettiers avaient cherchÃ© Ã  discrÃ©diter le lien entre la consommation de tabac et le cancer, Ã©crit M. Hansen. Les PDG de ces sociÃ©tÃ©s savent ce qu'ils font et connaissent les consÃ©quences sur le long terme d'un scÃ©nario business as usual'', ajoute le chercheur. A mon avis, ces dirigeants devraient Ãªtre poursuivis pour crime contre l'humanitÃ© et la nature.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En dÃ©pit de sa rÃ©putation scientifique, James Hansen, surnommÃ© &quot;l'alarmiste en chef&quot; par ses dÃ©tracteurs, est rÃ©guliÃ¨rement au centre de polÃ©miques. Fin 2007, tÃ©moignant devant une commission chargÃ©e de statuer sur la construction d'une centrale Ã  charbon dans l'Iowa, il avait comparÃ© les convois de houille aux &quot;trains de la mort&quot; sillonnant l'Europe pendant la seconde guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2005, il avait rÃ©vÃ©lÃ© dans le New York Times que son travail Ã©tait soumis Ã  une censure politique de l'administration centrale de la NASA, visant Ã  ne pas fragiliser les positions de la Maison Blanche. L'administrateur de l'Agence spatiale amÃ©ricaine Michael Griffin avait dÃ©menti qu'un systÃ¨me de censure ait Ã©tÃ© formellement en place au sein de son administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rendue publique le 2 juin, une enquÃªte interne de la NASA a cependant conclu que &quot;le dÃ©partement des affaires publiques du quartier gÃ©nÃ©ral de la NASA avait traitÃ© le sujet du changement climatique de maniÃ¨re Ã  rÃ©duire, marginaliser ou distordre les rÃ©sultats des sciences du climat&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
StÃ©phane Foucart </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/23/la-recette-de-l-intelligence.html</guid> <title>La recette de l'intelligence</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/23/la-recette-de-l-intelligence.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>sciences</category>   <pubDate>Mon, 23 Jun 2008 18:51:56 +0200</pubDate> <description> lu dans le monde.fr :&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/06/23/la-recette-de-l-intelligence-du-temps-et-plus-de-proteines_1061714_3244.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte rendu&lt;br /&gt;
La recette de l'intelligence : du temps et plus de protÃ©ines&lt;br /&gt;
LE MONDE | 23.06.08 | 15h04  â€¢  Mis Ã  jour le 23.06.08 | 15h04&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'intelligence ne dÃ©pend pas seulement de la taille du cerveau, ou du nombre des neurones qui le composent. L'un des facteurs dÃ©terminants serait la diversitÃ© molÃ©culaire dans la composition des synapses, ces points de liaison entre les cellules nerveuses. C'est ce qui ressort d'une Ã©tude menÃ©e par des chercheurs du Wellcome Trust Sanger Institute et des universitÃ©s d'Edimbourg et de Keele, au Royaume-Uni, qui ont procÃ©dÃ© Ã  une comparaison des synapses de diffÃ©rentes espÃ¨ces animales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leurs travaux, publiÃ©s sur le site Internet de la revue Nature Neuroscience, dÃ©but juin, ont consistÃ© Ã  analyser la diversitÃ© des protÃ©ines intervenant dans le fonctionnement des synapses d'invertÃ©brÃ©s - comme la mouche - et de vertÃ©brÃ©s, dont l'homme. Ils ont inclus dans leur comparaison la levure, organisme unicellulaire, certes dÃ©pourvu de systÃ¨me nerveux, mais reprÃ©sentatif des premiers stades de la vie. Il en ressort qu'au fil des millions d'annÃ©es, la qualitÃ© et la complexitÃ© des connexions nerveuses se sont accrues. Cette Ã©volution aurait permis l'Ã©mergence du cerveau actuel des vertÃ©brÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Ã©quipe britannique a constatÃ© que le cerveau Ã©tait encore plus complexe qu'on ne le croyait. &quot;La vue simpliste selon laquelle &quot;plus de nerfs&quot; expliquerait une plus grande puissance cÃ©rÃ©brale ne rÃ©siste pas Ã  notre Ã©tude, explique le professeur Seth Grant, chef du projet. Personne ne s'Ã©tait encore intÃ©ressÃ© Ã  la composition molÃ©culaire des connexions neuronales sous l'angle comparatif. Nous avons trouvÃ© des diffÃ©rences importantes dans le nombre de protÃ©ines.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'une des forces de cette Ã©tude est de replacer le cerveau dans son Ã©volution molÃ©culaire. Le nombre et la complexitÃ© des protÃ©ines auraient explosÃ© lors de l'apparition des animaux multicellulaires. Une seconde vague aurait accompagnÃ© l'Ã©mergence des vertÃ©brÃ©s, il y a 500 millions d'annÃ©es. Les protÃ©ines propres aux vertÃ©brÃ©s leur auraient confÃ©rÃ© un Ã©ventail plus large de comportements, incluant des fonctions mentales plus performantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;KIT DE BASE&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chercheurs britanniques ont identifiÃ© un &quot;kit de base&quot; d'environ 150 protÃ©ines, prÃ©sent jusque chez les Ãªtres vivants les plus simples et impliquÃ© dans les comportements les plus essentiels, comme la rÃ©ponse au stress chez la levure. &quot;Cet ensemble de protÃ©ines pourrait reprÃ©senter les origines ancestrales du cerveau&quot;, Ã©crivent les chercheurs. Ils font l'hypothÃ¨se que l'Ã©volution de la complexitÃ© des synapses Ã  partir de cette &quot;proto-synapse&quot; a contribuÃ© Ã  la diffÃ©renciation entre les invertÃ©brÃ©s et les vertÃ©brÃ©s. Mais aussi chez ces derniers, Ã  l'apparition d'aires cÃ©rÃ©brales diversifiÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean Rossier, directeur de recherche Ã  l'Inserm et professeur de biologie Ã  l'Ecole supÃ©rieure de physique et de chimie industrielle, invite cependant Ã  relativiser les rÃ©sultats de cette Ã©tude. &quot;On peut difficilement tout expliquer par la molÃ©cule, surtout dans une structure aussi complexe que le cerveau, pour caractÃ©riser l'intelligence, estime-t-il. Ce travail de base, important, dÃ©crit les piÃ¨ces du puzzle cÃ©rÃ©bral, mais il ne nous en donne pas l'image gÃ©nÃ©rale.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Xavier Venutolo&lt;br /&gt;
Article paru dans l'Ã©dition du 24.06.08 </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/21/la-reduction-de-la-banquise-menace-de-liberer-les-stocks-de.html</guid> <title>La rÃ©duction de la banquise menace de libÃ©rer les stocks de carbone du pergÃ©lisol arctique</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/21/la-reduction-de-la-banquise-menace-de-liberer-les-stocks-de.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>Nature/Environnement</category>   <pubDate>Sat, 21 Jun 2008 17:14:21 +0200</pubDate> <description> lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/06/19/la-reduction-de-la-banquise-menace-de-liberer-les-stocks-de-carbone-du-pergelisol-arctique_1060296_0.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte rendu&lt;br /&gt;
La rÃ©duction de la banquise menace de libÃ©rer les stocks de carbone du pergÃ©lisol arctique&lt;br /&gt;
LE MONDE | 19.06.08 | 15h37  â€¢  Mis Ã  jour le 19.06.08 | 15h37	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le grand public, la perte estivale de la banquise arctique est surtout synonyme de rÃ©duction du territoire de chasse de l'ours polaire. Pour les scientifiques, ce phÃ©nomÃ¨ne a d'autres implications. D'abord, il modifie l'indice de rÃ©flexivitÃ© de la Terre : celle-ci absorbe plus de rayonnement lumineux - donc plus de chaleur - lorsque les surfaces de glace diminuent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est pas tout : des chercheurs amÃ©ricains suggÃ¨rent, dans la derniÃ¨re Ã©dition de la revue Geophysical Research Letters (GRL), que les Ã©pisodes de rÃ©duction rapide de la glace de mer ont une rÃ©percussion sur le pergÃ©lisol (ou permafrost), les sols perpÃ©tuellement gelÃ©s - et trÃ¨s riches en carbone - de l'Alaska et des hautes latitudes canadiennes et russes. Selon David Lawrence et ses coauteurs du National Center for Atmospheric Research (NCAR), le &quot;signal thermique&quot; de la contraction de la banquise se traduit en effet par une augmentation des tempÃ©ratures &quot;jusqu'Ã  1 500 km&quot; Ã  l'intÃ©rieur des terres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre aoÃ»t et octobre 2007, l'englacement de l'ocÃ©an Arctique a Ã©tÃ© de 40 % infÃ©rieur Ã  la valeur moyenne des annÃ©es 1980. Au cours de cet Ã©pisode exceptionnel, les tempÃ©ratures mesurÃ©es dans l'intÃ©rieur des terres ont excÃ©dÃ© de 2 oC les moyennes relevÃ©es entre 1978 et 2006.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour valider l'hypothÃ¨se d'un lien entre les deux phÃ©nomÃ¨nes, les chercheurs ont utilisÃ© des modÃ¨les numÃ©riques auxquels ils ont &quot;prescrit&quot; une perte rapide de banquise. RÃ©sultat : leurs simulations montrent que les terres arctiques se rÃ©chauffent 3,5 fois plus vite que ne le prÃ©disent les modÃ¨les climatiques globaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, selon ces scientifiques, la rÃ©pÃ©tition d'Ã©pisodes comparables Ã  celui de l'Ã©tÃ© 2007 pourrait contribuer Ã  fragiliser l'immense stock de carbone que renferme le pergÃ©lisol. Les prÃ©visions de dix-neuf Ã©quipes de glaciologues rÃ©unies au sein du programme Study of Environmental Arctic Changes (Search), qui viennent d'Ãªtre rendues publiques, indiquent d'ailleurs que l'Ã©tÃ© prochain a toutes les chances de voir une rÃ©duction de banquise comparable Ã  celle de l'an passÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Ã©tude de David Lawrence et de ses coauteurs ne tient pas compte d'un autre phÃ©nomÃ¨ne, rÃ©cemment modÃ©lisÃ© par des laboratoires franÃ§ais. &quot;Lorsque le pergÃ©lisol, riche en biomasse, commence Ã  dÃ©geler, l'activitÃ© microbienne dÃ©marre, explique Gerhard Krinner (Laboratoire de glaciologie et de gÃ©ophysique de l'environnement), coauteur de ces travaux, Ã©galement publiÃ©s dans GRL. Or ce mÃ©tabolisme dÃ©veloppe de la chaleur qui, elle-mÃªme, accÃ©lÃ¨re le rÃ©chauffement du sol et ainsi la dÃ©composition de la biomasse, et donc l'Ã©mission de dioxyde de carbone ou de mÃ©thane.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le scÃ©nario d'un rÃ©chauffement modÃ©rÃ©, &quot;il faudra environ deux siÃ¨cles pour que le cercle vicieux s'enclenche de maniÃ¨re irrÃ©versible et que la quasi-totalitÃ© du carbone stockÃ© dans le pergÃ©lisol ne soit relÃ¢chÃ© dans l'atmosphÃ¨re, et ce en peu de temps, c'est-Ã -dire cinquante Ã  cent ans&quot;, dit Philippe Ciais (CEA), coauteur de l'Ã©tude. L'inquiÃ©tude des scientifiques est rÃ©elle : le pergÃ©lisol stocke prÃ¨s de quatre fois le carbone contenu dans l'ensemble des rÃ©serves de pÃ©trole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
StÃ©phane Foucart&lt;br /&gt;
Article paru dans l'Ã©dition du 20.06.08. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/21/il-est-urgent-de-sauver-les-sols.html</guid> <title>Il est urgent de sauver les sols</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/21/il-est-urgent-de-sauver-les-sols.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>Nature/Environnement</category>   <pubDate>Sat, 21 Jun 2008 17:05:53 +0200</pubDate> <description> lu sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/06/21/il-est-urgent-de-sauver-les-sols_1061230_0.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est urgent de sauver les sols&lt;br /&gt;
LE MONDE | 21.06.08 | 14h53  â€¢  Mis Ã  jour le 21.06.08 | 14h54&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Daniel Nahon est professeur de gÃ©ochimie Ã  l'universitÃ© Paul-CÃ©zanne d'Aix-en-Provence (Bouches-du-RhÃ´ne). Grand connaisseur des fragilitÃ©s de la Terre, il tire la sonnette d'alarme. &quot;Les sols n'en peuvent plus. Nous sommes au bord de l'abÃ®me et, si cela continue, il y aura des famines&quot;, s'emporte-t-il. A force de pollution industrielle, de pesticides Ã  hautes doses, d'urbanisation forcenÃ©e, d'Ã©rosion, de dÃ©forestation et d'irrigation mal contrÃ´lÃ©e, prÃ¨s d'un quart des terres utilisables dans le monde, en effet, sont dÃ©jÃ  dÃ©gradÃ©es. Et leur proportion par habitant se rÃ©duit comme peau de chagrin, quand il faudrait doubler la production agricole, d'ici Ã  2050, pour nourrir 9 milliards de Terriens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Il rÃ¨gne Ã  ce sujet un vÃ©ritable illettrisme, une mÃ©connaissance de la structure et du fonctionnement des sols, tant chez les politiques que dans les mÃ©dias, et mÃªme chez de nombreux scientifiques, poursuit le gÃ©ochimiste. Alors qu'il faudrait fournir un vÃ©ritable effort de guerre pour affronter le dÃ©fi Ã  venir !&quot; LassÃ© de l'indiffÃ©rence quasi gÃ©nÃ©rale sur cette question cruciale, Daniel Nahon a publiÃ© L'Epuisement de la terre, l'enjeu du XXIe siÃ¨cle (Odile Jacob). Il y rappelle que le sol cultivable, qui a permis Ã  l'homme de passer du stade de chasseur-cueilleur Ã  l'agriculture, a mis des milliers d'annÃ©es pour se constituer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a fallu pour cela que la roche mÃ¨re se dÃ©compose, puis qu'elle soit fertilisÃ©e par le lent travail des plantes et des bactÃ©ries. Non renouvelable, ce patrimoine devrait Ãªtre considÃ©rÃ© comme un bien mondial Ã  protÃ©ger. D'autant plus prÃ©cieux qu'en l'Ã©tat actuel de nos connaissances techniques, on ne peut se passer des sols pour les cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pays riches, pays pauvres, pays Ã©mergents : la dÃ©tÃ©rioration des sols touche toutes les rÃ©gions du globe. Certaines parties de la Chine et de l'Inde connaissent d'importants problÃ¨mes d'Ã©rosion et de pollution. Au BrÃ©sil, les sols gagnÃ©s sur la forÃªt amazonienne s'appauvrissent. Christian Valentin, directeur d'une unitÃ© de recherche Ã  l'Institut de recherche pour le dÃ©veloppement (IRD), prÃ©cise que cette dÃ©gradation touche plus particuliÃ¨rement deux rÃ©gions : les sols sableux du Sahel, trÃ¨s peu fertiles et sensibles Ã  l'Ã©rosion Ã©olienne, et les sols de montagne des pays d'Asie du Sud-Est. Dans les deux cas, l'extension des aires cultivÃ©es s'est faite aux dÃ©pens des jachÃ¨res, des forÃªts ou des zones de parcours, Ã©lÃ©ments protecteurs des sols.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enrayer ce dÃ©clin ? Ici ou lÃ , quelques initiatives vont dans ce sens. Au Burkina Faso, par exemple, une poignÃ©e de paysans remettent au goÃ»t du jour les techniques agricoles traditionnelles (Le Monde du 18 juin). Mais il en faudrait beaucoup plus pour que les sols se stabilisent. D'autant que, dans ce domaine, l'Europe occidentale, et notamment la France, a aussi du souci Ã  se faire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rien que dans l'Hexagone, &quot;l'urbanisation - routes et villes - provoque Ã  elle seule la disparition de 60 000 hectares de bonnes terres arables par an&quot;, explique Dominique Arrouays, directeur de l'unitÃ© Infosol Ã  l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) d'OrlÃ©ans (Loiret). &quot;Cela reprÃ©sente en dix ans l'Ã©quivalent d'un dÃ©partement franÃ§ais !&quot;, dit-il. A cela s'ajoute l'Ã©rosion, que va inÃ©vitablement amplifier la montÃ©e en puissance des phÃ©nomÃ¨nes mÃ©tÃ©orologiques extrÃªmes. Une seule pluie trÃ¨s forte, si elle survient sur une zone en pente, suffit en effet Ã  faire disparaÃ®tre 50 tonnes de terre... Avec, Ã  terme, un rÃ©el danger de dÃ©sertification.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face Ã  ce danger croissant, une prise de conscience se fait jour. Mais elle reste bien timide. En novembre 2007, le Parlement europÃ©en a adoptÃ© une proposition de directive sur la protection des sols, dont la portÃ©e a toutefois Ã©tÃ© amoindrie par une sÃ©rie d'amendements. Les choses sont un peu plus avancÃ©es en France, oÃ¹ a Ã©tÃ© crÃ©Ã©, en 2001, le groupement d'intÃ©rÃªt scientifique Sol. DestinÃ© Ã  surveiller la qualitÃ© des terres, il a pour but de rÃ©aliser un inventaire des sols tous les dix ans pour observer leur Ã©volution, Ã  l'aide d'un maillage systÃ©matique du territoire franÃ§ais : 2 000 sites sont dÃ©jÃ  en place, et 200 de plus sont prÃ©vus d'ici Ã  la fin de l'annÃ©e. En parallÃ¨le sera rÃ©alisÃ©e une cartographie de la qualitÃ© des sols qui devrait Ãªtre terminÃ©e en 2012.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais les chercheurs voient dÃ©jÃ  plus loin et imaginent d'autres fonctions pour les terres arables. &quot;Jusqu'Ã  prÃ©sent, celles-ci servaient uniquement de support pour les cultures. Demain, elles devront fournir des services supplÃ©mentaires en relation avec la sauvegarde de l'environnement&quot;, affirme Guy Richard, directeur de l'unitÃ© science du sol Ã  l'INRA d'OrlÃ©ans. On leur demandera peut-Ãªtre de lutter contre le rÃ©chauffement climatique en piÃ©geant le carbone, de mieux filtrer l'eau, de recycler les dÃ©chets urbains ; ou encore de participer au maintien de la biodiversitÃ©. Autant de fonctions nouvelles qui pourraient contribuer Ã  un cercle vertueux, puisqu'elles assureraient du mÃªme coup la pÃ©rennitÃ© des sols qui s'y consacreraient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour piÃ©ger le carbone, il faudra Ã©viter les labours profonds qui fragmentent le sol, accÃ©lÃ¨rent la dÃ©composition des matiÃ¨res organiques et libÃ¨rent du gaz carbonique. Cela nÃ©cessitera de rÃ©duire le travail de la terre, qui sera rÃ©alisÃ© sur une profondeur plus faible : on se contentera par exemple de semis directs, qui ne nÃ©cessitent qu'un grattage en surface pour introduire la graine. &quot;PlutÃ´t que le laisser tout nu entre deux rÃ©coltes, on cherchera Ã©galement Ã  maintenir une couverture permanente du sol&quot;, ajoute Guy Richard. Ce qui lui permettra de lutter contre certaines maladies et contre la pollution - Ã  l'instar de ce que l'on observe avec les plantations de moutarde qui, organisÃ©es entre les pÃ©riodes de culture du blÃ© et du maÃ¯s, permettent de piÃ©ger les nitrates provenant de la dÃ©composition vÃ©gÃ©tale aprÃ¨s rÃ©colte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apprendra-t-on Ã©galement, dans un avenir proche, Ã  orienter l'activitÃ© microbienne des sols afin d'amÃ©liorer la filtration de l'eau ? A analyser les terres pour repÃ©rer les plus propices au recyclage des dÃ©chets ? Dans tous ces domaines, les recherches doivent encore Ãªtre poursuivies. Mais il est aussi des solutions plus classiques pour prÃ©server les sols. Diminuer les pesticides, laisser sur place les dÃ©bris vÃ©gÃ©taux, Ã©tudier le paysage pour limiter l'Ã©rosion en fonction du relief... Des solutions qui ne demandent pas d'efforts gigantesques, mais simplement un peu plus d'Ã©gards vis-Ã -vis de ce manteau d'arlequin qui nous fait vivre. MÃªme si, pensent les plus alarmistes, les meilleures mesures de protection ne suffiront pas Ã  nourrir l'humanitÃ© d'ici Ã  2050.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour relever ce dÃ©fi, &quot;plusieurs sauts technologiques majeurs seront nÃ©cessaires&quot;, estime Daniel Nahon. Et l'on ne pourra Ã©viter, selon lui, l'utilisation des plantes transgÃ©niques. Les seules Ã  permettre les cultures sur les sols arides et salÃ©s, malheureusement de plus en plus nombreux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Christiane Galus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article paru dans l'Ã©dition du 22.06.08. &lt;br /&gt;
------------&lt;br /&gt;
RepÃ¨res:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TERRES CULTIVABLES&lt;br /&gt;
Sur 13,5 milliards d'hectares de terres Ã©mergÃ©es, 22 % (soit 3 milliards) peuvent Ãªtre cultivÃ©s, dont la moitiÃ© environ sont exploitÃ©s (chiffres de la FAO). Au cours des derniÃ¨res dÃ©cennies, 50 millions d'hectares sont devenus impropres Ã  toute culture par salinisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã‰ROSION&lt;br /&gt;
Dans les pays tempÃ©rÃ©s, l'Ã©rosion varie en moyenne, selon le terrain, de 0,5 Ã  20 tonnes de terre par hectare et par an. Ce taux peut monter jusqu'Ã  200 t/ha/an dans les rÃ©gions tropicales Ã  fortes prÃ©cipitations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ LIRE&lt;br /&gt;
L'Epuisement de la terre, l'enjeu du XXIe siÃ¨cle, de Daniel Nahon, Ã©d. Odile Jacob, 2008, 240 p., 25,90 euros. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/19/le-round-up-de-monsanto-une-etude.html</guid> <title>le ROUND-UP de MONSANTO et la division cellulaire : une Ã©tude</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/19/le-round-up-de-monsanto-une-etude.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>nature/environnement/santÃ©</category>   <pubDate>Thu, 19 Jun 2008 20:15:00 +0200</pubDate> <description> &lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://ma-tvideo.france3.fr/p/fr/iLyROoafYzc3.html&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;368&quot;&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
Description :&lt;br /&gt;
voir l'interview de robert BellÃ©, Prof. Ã  l'Univ. Pierre et Marie Curie UnitÃ© Mer et santÃ© Roscoff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VidÃ©o ajoutÃ©e le : 07-05-2008 16:25:09&lt;br /&gt;
CatÃ©gories : RÃ©gions TÃ©lÃ©vision ActualitÃ©s&lt;br /&gt;
Mots-clÃ©s : eau campagne universitÃ© riviÃ¨res pesticide grenelle roscoff round-up dÃ©sherbant eau-et-riviÃ¨res bellÃ©&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Langue : FranÃ§ais&lt;br /&gt;
Lieu de tournage : France / 29000&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adresse de la vidÃ©o : http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafYzc3.html&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
La France veut supprimer toute contrainte sur la dÃ©pollution des sols&lt;br /&gt;
Par Jade Lindgaard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une proposition franÃ§aise de directive europÃ©enne sur la protection des sols dessine un cadre juridique flou et trÃ¨s peu contraignant pour les Etats membres et les responsables d'activitÃ©s polluantes (industrie, agriculture, exploitation forestiÃ¨re). Le mauvais Ã©tat des sols contribue pourtant au dÃ©rÃ¨glement climatique, question dont Jean-Louis Borloo veut faire une des prioritÃ©s de la prÃ©sidence franÃ§aise de l'Union europÃ©enne. Explications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
extrait :&lt;br /&gt;
...&quot;Pour Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement (FNE), qui a eu accÃ¨s Ã  la proposition franÃ§aise de nouvelle directive, Â«ce texte dÃ©truit les obligations en matiÃ¨re de pollution des sols. L'administration en charge des sols polluÃ©s au Meeddat tente de le flinguer dÃ©finitivement. Ce qui surprend, c'est le dÃ©calage entre le peu d'attention portÃ©e dans le grand public et l'activisme forcenÃ© des cabinets de lobbies qui ont compris que l'essentiel est de prÃ©venir toute dÃ©finition de mesures contraignantes pour l'industrieÂ».&quot;... </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/18/l-agriculture-dans-le-sahel.html</guid> <title>l'agriculture dans le Sahel</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/18/l-agriculture-dans-le-sahel.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>Nature/Environnement</category>   <pubDate>Wed, 18 Jun 2008 15:11:08 +0200</pubDate> <description> lu dans lemonde.fr&lt;br /&gt;
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/06/17/au-burkina-faso-des-paysans-font-reverdir-le-sahel_1059201_3244.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reportage&lt;br /&gt;
Au Burkina, la dÃ©sertification n'est plus une fatalitÃ©&lt;br /&gt;
LE MONDE | 17.06.08 | 15h34  â€¢  Mis Ã  jour le 17.06.08 | 20h26&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GOURCY (BURKINA FASO) ENVOYÃ‰E SPÃ‰CIALE&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un cheval est attachÃ© Ã  l'entrÃ©e de la cour d'Ali Ouedraogo, dans la bourgade de Gourcy, Ã  150 km au nord de Ouagadougou, la capitale burkinabÃ©e, en plein Sahel. Ce n'est pas banal : l'animal est un signe de rÃ©ussite, la preuve qu'Ã  78 ans, Ali Ouedraogo vit mieux que ses voisins, paysans comme lui. Au milieu de sa cour, trois greniers circulaires sont remplis de sorgho Ã  ras bord. Il y a lÃ  de quoi nourrir toute la famille jusqu'Ã  la prochaine rÃ©colte, en septembre, peut-Ãªtre mÃªme plus. Quarante personnes, dont une ribambelle d'enfants, en vivent, alors que d'autres familles sont dÃ©jÃ  Ã  court. Elles devront survivre avec le babenda, un plat de disette au goÃ»t d'Ã©pinards fades, constituÃ© d'une poignÃ©e de cÃ©rÃ©ales et de brassÃ©es de feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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SUR LE MÃŠME SUJET&lt;br /&gt;
Eclairage L'exode rural n'amÃ©liore pas systÃ©matiquement la sÃ©curitÃ© alimentaire&lt;br /&gt;
Forum Environnement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les champs d'Ali Ouedraogo ne ressemblent pas Ã  ceux de ses voisins. Ici, l'habitude, c'est de dÃ©boiser, de planter et de rÃ©colter, jusqu'Ã  Ã©puisement des sols, puis de recommencer un peu plus loin. Les paysans laissent derriÃ¨re eux un zipellÃ©. Une terre stÃ©rile, aussi nue que du carrelage. Plus la population augmente, plus le besoin en terres est grand, et plus le sol s'Ã©puise. C'est l'engrenage de la dÃ©sertification, aggravÃ© par les facteurs climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Ali Ouedraogo, tout a changÃ© en 1983. &quot;A ce moment-lÃ , la situation Ã©tait trÃ¨s dure, raconte-t-il. Les pluies manquaient, les rÃ©coltes Ã©taient mauvaises, j'envisageais de quitter la rÃ©gion.&quot; Beaucoup Ã©migrent. Lui choisit de rester, et d'amÃ©nager des terres dÃ©gradÃ©es, dont personne ne veut Ã  l'Ã©poque. Avec l'aide d'une organisation non gouvernementale (ONG) investie dans la lutte contre la dÃ©sertification, il va peu Ã  peu leur faire battre des records de productivitÃ©. Il rÃ©colte aujourd'hui en moyenne 1 500 kg de sorgho Ã  l'hectare, contre 800 kg pour les meilleures terres des environs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, pas besoin de machines agricoles, d'engrais chimiques ou de semences miraculeuses. Les paysans ne pourraient pas se les payer. Pas de barrage non plus, le relief ne s'y prÃªte pas. Il faut des pierres, des pioches, des pelles, un niveau pour calculer le sens de l'Ã©coulement de l'eau, et beaucoup de main-d'oeuvre. L'objectif est d'empÃªcher l'Ã©rosion et de retenir un maximum d'eau dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Il s'agit de techniques paysannes traditionnelles, amÃ©liorÃ©es par des techniciens agricoles&quot;, explique Matthieu Ouedraogo, qui forme les agriculteurs. Dans les champs, des alignements de pierres, baptisÃ©s cordons pierreux, sont amÃ©nagÃ©s le long des courbes de niveau, dessinant de petites terrasses. Des arbres y sont plantÃ©s. Des retenues en forme de demi-lune piÃ¨gent l'eau dans de micro-cuvettes. Les &quot;zaÃ¯&quot;, des trous profonds de 20 centimÃ¨tres oÃ¹ des graines sont plantÃ©es dans du fumier, permettent une infiltration de l'eau en profondeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Tous ces amÃ©nagements freinent le ruissellement de l'eau, poursuit Matthieu Ouedraogo. Peu Ã  peu la terre se rÃ©gÃ©nÃ¨re.&quot; Et les arbres qui poussent sur les parcelles fourniront du bois de chauffe qui ne sera plus prÃ©levÃ© en brousse...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Avec ces techniques, on peut faire reverdir le Sahel, affirme Souleymane Ouedraogo, chercheur Ã  l'Institut de l'environnement et de recherches agricoles (Inera). On stoppe la dÃ©sertification, on augmente la fertilitÃ© des terres, donc les rendements des cÃ©rÃ©ales et du fourrage pour le bÃ©tail, on rÃ©cupÃ¨re de la biodiversitÃ©.&quot; Il suffit de quatre ou cinq ans pour obtenir de bons rÃ©sultats sur des terres dÃ©gradÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi, alors, tout le Sahel n'est-il pas converti ? Au Burkina Faso, environ 300 000 hectares seraient amÃ©nagÃ©s, soit moins de 9 % de la surface cultivable du pays. &quot;Ces techniques ne sont pas trÃ¨s coÃ»teuses, mais il faut quand mÃªme un investissement initial&quot;, explique Bertrand Reysset, ingÃ©nieur agronome au ComitÃ© inter-Etats de lutte contre la sÃ©cheresse au Sahel (Cilss), qui regroupe neuf Etats de la rÃ©gion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet investissement s'Ã©lÃ¨ve en moyenne Ã  130 euros par hectare. Il faut louer un camion et payer l'essence pour aller chercher les pierres, acheter un minimum de matÃ©riel, payer de la main-d'oeuvre pendant les travaux. Une formation et un suivi sont nÃ©cessaires. Tout cela est hors de portÃ©e des paysans qui travaillent Ã  la houe, pliÃ©s en deux dans les champs. Les banques ne leur font pas crÃ©dit. Les projets mis en oeuvre l'ont Ã©tÃ© grÃ¢ce Ã  des ONG.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces techniques, expÃ©rimentÃ©es depuis les annÃ©es 1980 dans le cadre de la lutte contre la dÃ©sertification, seraient trÃ¨s utiles pour s'adapter au changement climatique. &quot;Les modÃ¨les climatiques prÃ©voient une augmentation de la frÃ©quence des Ã©vÃ©nements extrÃªmes, un allongement de la saison sÃ¨che, des prÃ©cipitations plus concentrÃ©es et torrentielles, dÃ©taille Edwige Botoni, expert en gestion des ressources naturelles au Cilss. Cela aura un impact nÃ©gatif sur la productivitÃ© du sol.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La saison des pluies 2007 en a Ã©tÃ© l'exemple parfait. Elle a commencÃ© tardivement et toute l'eau s'est abattue en mÃªme temps, en aoÃ»t, entraÃ®nant des inondations. &quot;Lutte contre la dÃ©sertification et adaptation au changement climatique se recoupent Ã  90 %&quot;, affirme Bertrand Reysset.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous espÃ¨rent que la crise alimentaire mondiale fera bouger les choses. Ils ont entendu le discours de Nicolas Sarkozy, qui a appelÃ© Ã  &quot;mettre le paquet sur l'agriculture vivriÃ¨re subsaharienne&quot;, le 3 juin Ã  Rome, lors du sommet sur l'alimentation. L'agriculture a Ã©tÃ© un parent pauvre depuis trente ans. Elle ne reprÃ©sente que 5 % de l'aide publique au dÃ©veloppement, et rares sont les Etats qui en font une prioritÃ©. Elle passe aprÃ¨s les dispensaires, les Ã©coles, les routes...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le village de GuiÃ¨, toujours dans le nord du pays, l'ONG Terre verte est arrivÃ©e Ã  des rÃ©sultats particuliÃ¨rement spectaculaires, en crÃ©ant un &quot;bocage sahÃ©lien&quot;, selon l'expression de son fondateur, Henri Girard, un ingÃ©nieur agronome franÃ§ais. Des haies protÃ¨gent les sols de l'Ã©rosion. Avec une mÃ©canisation minimale, une petite dose d'engrais chimique, des variÃ©tÃ©s sÃ©lectionnÃ©es et des rotations culturales bien choisies, la zone a reverdi et les rendements sont quatre fois supÃ©rieurs Ã  la moyenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;C'est la preuve qu'il n'y a pas de fatalitÃ©, que mÃªme avec nos sols et sous nos climats, tout est possible&quot;, commente Hamado Sawadogo, agropÃ©dologue Ã  l'Inera. L'investissement initial a Ã©tÃ© de 400 euros par hectare. Mais l'Ã©volution des pratiques exige aussi un changement des mentalitÃ©s. &quot;Les gens ici sont fatalistes : si je suis pauvre, si j'ai ratÃ© ma rÃ©colte, c'est que Dieu l'a voulu, explique Henri Girard. Mais certains se lÃ¨vent. Tous les 50 km, quelqu'un est prÃªt Ã  bouger.&quot;&lt;br /&gt;
GaÃ«lle Dupont&lt;br /&gt;
Article paru dans l'Ã©dition du 18.06.08. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/07/pcb-et-les-amateurs-de-poisson.html</guid> <title>PCB et amateurs de poisson</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/07/pcb-et-les-amateurs-de-poisson.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>  <pubDate>Sat,  7 Jun 2008 19:25:00 +0200</pubDate> <description> lu sur www.univers-nature.com&lt;br /&gt;
30-05-2008&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Taux records de contamination aux PCB pour les amateurs de poisson&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Câ€™est la dÃ©tection dâ€™une pollution des eaux du RhÃ´ne aux PCB (1), avec des concentrations dans les poissons jusquâ€™Ã  10 fois supÃ©rieures au seuil autorisÃ© par lâ€™Organisation mondiale de la SantÃ© (OMS), qui est Ã  lâ€™origine de l'embarrassant dossier de la contamination des eaux fluviales par les PCB, en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, prÃ¨s de 2 ans aprÃ¨s la premiÃ¨re interdiction de consommer des poissons du RhÃ´ne, prise Ã  l'automne 2006 dans le dÃ©partement du mÃªme nom, le WWF et l'ASEP (2) publient une Ã©tude qui Ã©value le niveau de contamination de lâ€™homme aux PCB.&lt;br /&gt;
L'Ã©tude a dÃ©marrÃ© le 4 mars avec les premiers prÃ©lÃ¨vements sanguins. Au final, 52 personnes (21 femmes et 31 hommes, d'un Ã¢ge moyen de 51 ans) se sont portÃ©es volontaires, avec pour seul critÃ¨re commun de ne pas avoir Ã©tÃ© en contact avec les PCB au niveau professionnel. GÃ©ographiquement, ces personnes sont trÃ¨s majoritairement issues du delta du RhÃ´ne (42 individus), tandis que 3 sont des pÃªcheurs de la Seine, 1 est pisciculteur dans la Somme, et 6 tiennent le rÃ´le de tÃ©moins lambda en ne vivant pas Ã  proximitÃ© des zones contaminÃ©es et en ne mangeant pas de poisson en provenant. Sur les 46 personnes vivant au bord d'un fleuve, 33 mangent du poisson qui en est issu ou provient de la mer au moins une fois par semaine, tandis que les autres en consomment de maniÃ¨re plus Ã©pisodique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Taux de contamination/durÃ©e d'exposition aux PCB, des 33 personnes consommant au moins une fois par semaine du poisson.&lt;br /&gt;
Au regard de la contamination des poissons, le rÃ©sultat des analyses sanguines apparaÃ®t fort logique. Les taux de contamination les plus Ã©levÃ©s sont relevÃ©s dans le 'groupe 1', constituÃ© par les 33 personnes qui consomment du poisson rÃ©guliÃ¨rement, avec une moyenne de PCB qui s'Ã©tablit Ã  69,9 pg/g (picogramme/gramme) de matiÃ¨re grasse, pour une fourchette variant entre 17 et 572 pg/g.&lt;br /&gt;
Le taux de contamination apparaÃ®t clairement dÃ©pendant de la frÃ©quence de consommation de poisson et de l'Ã¢ge du consommateur. Ainsi, au sein du groupe 1, les 15 personnes qui mangent du poisson au moins 2 fois par semaine, prÃ©sentent une contamination moyenne de 93,13 pg/g avec un maxi de 572 (prÃ©sentÃ© par la personne qui en consomme le plus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les 2 autres groupes, pour la population thÃ©oriquement pas exposÃ©e Ã  la contamination des PCB provenant des riviÃ¨res, le taux correspond globalement Ã  celui dÃ©crit par les Ã©tudes internationales (16,83 pb/g), faisant apparaÃ®tre une imprÃ©gnation qui augmente avec l'Ã¢ge Ã  cause du phÃ©nomÃ¨ne de bioaccumulation des PCB dans l'organisme.&lt;br /&gt;
Pour le groupe intermÃ©diaire, l'influence de l'Ã¢ge est encore sensible, mais la consommation de poisson plus ou moins rÃ©guliÃ¨re fait apparaÃ®tre des disparitÃ©s plus grandes selon les individus, avec une moyenne de contamination s'Ã©levant Ã  28,03 pg/g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelons que les PCB se fixent dans la matiÃ¨re grasse des Ãªtres vivants contaminÃ©s et des Ã©ventuels produits qui en sont dÃ©rivÃ©s. Ils constituent un risque potentiel pour la santÃ© humaine avec des pathologies types : retards de croissance, problÃ¨mes de fertilitÃ©, voire cancers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pascal Farcy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- Les PCB ou encore polychlorobiphÃ©nyles, dÃ©signent une famille de 209 composÃ©s organochlorÃ©s classÃ©s comme polluants organiques persistants (POPS). Produites industriellement depuis 1930, ces molÃ©cules ont fait lâ€™objet de multiples utilisations massives jusque dans les annÃ©es soixante-dix pour la fabrication des transformateurs Ã©lectriques et comme additifs dans les peintures, les encres et les huiles de coupe. TrÃ¨s peu biodÃ©gradables, leur rejet dans lâ€™environnement a entraÃ®nÃ© des phÃ©nomÃ¨nes de bio accumulation prÃ©occupants. Les polychlorobiphÃ©nyles sont parfois dÃ©nommÃ©s Ã  tort 'pyralÃ¨nes', du nom commercial de prÃ©parations huileuses qui les intÃ¨grent dans leur composition.&lt;br /&gt;
Au niveau mondial, on estime que sur les 1200 millions de tonnes de PCB produites, dont 34 000 tonnes en France, et environ 400 millions ont Ã©tÃ© dispersÃ©es dans la nature.&lt;br /&gt;
2- L'ASEP, l'Association SantÃ© environnement Provence regroupe plus de 300 mÃ©decins. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/07/cartographie-des-pollutions-aux-pcb-en-france.html</guid> <title>Cartographie des pollutions aux PCB en France</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/07/cartographie-des-pollutions-aux-pcb-en-france.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>nature/environnement/santÃ©</category>   <pubDate>Sat,  7 Jun 2008 19:21:31 +0200</pubDate> <description> lu sur www.univers-nature.com&lt;br /&gt;
23-05-2008&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Cartographie des pollutions aux PCB en France&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Lâ€™association Ã©cologiste Robin des Bois a mis en ligne hier sur son site une cartographie rÃ©pertoriant les diffÃ©rents bÃ¢timents, sols et sous-sols franÃ§ais polluÃ©s aux PCB. Outre les archives de lâ€™association, ce minutieux travail de recensement a bÃ©nÃ©ficiÃ© de diverses sources dont plusieurs bases de donnÃ©es telles BASOL (1) affiliÃ©e au ministÃ¨re de lâ€™Ã©cologie, la source nationale BASIAS (Base des Anciens Sites Industriels et ActivitÃ©s de Service) constituÃ©e des inventaires historiques rÃ©gionaux dâ€™activitÃ©s industrielles et de services potentiellement pollueurs et enfin la base de donnÃ©es ARIA du Bureau dâ€™Analyse des Risques et Pollutions Industrielles (BARPI), laquelle recense plus de 30 000 accidents technologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les sources de pollution sont extrÃªmement diverses et rÃ©sultent dâ€™Ã©pandages, dâ€™infiltrations, et de dÃ©pÃ´ts survenus lors dâ€™activitÃ©s autorisÃ©es ou illÃ©gales, le rÃ©sultat, lui, reste significativement le mÃªme. ConsÃ©cutives dâ€™un mauvais fonctionnement ou dâ€™une nÃ©gligence (volontaire ou non), ces fuites sont responsables de rejets massifs de PCB (2) sur lâ€™ensemble du territoire franÃ§ais. Dâ€™aprÃ¨s les informations fournies par lâ€™atlas, les bassins de la Seine, du RhÃ´ne, les lacs alpins, le Rhin, la Moselle, la Somme et leurs affluents, de mÃªme que le Nord Pas-de-Calais et ses canaux rÃ©vÃ¨lent des traces de PCB. Toutes ces voies dâ€™eau reprÃ©sentent dÃ¨s lors une menace potentielle pour les Ã©cosystÃ¨mes quâ€™elles traversent.&lt;br /&gt;
De nombreux produits intÃ©grant PCB au cours de leur fabrication, la question du traitement de ceux-ci une fois arrivÃ©s en fin de vie relance la problÃ©matique liÃ©e Ã  ces substances toxiques. ParticuliÃ¨rement apprÃ©ciÃ©es des industriels, ces substances ont effectivement Ã©tÃ© intÃ©grÃ©es Ã  la composition des encres, papiers, textiles, peintures, PVC, carburantsâ€¦ On les retrouve Ã©galement dans les condensateurs dâ€™appareils Ã©lectromÃ©nagers et des vÃ©hicules Ã  moteur. A durÃ©e de vie longue, on retrouve aujourdâ€™hui ces articles dans les dÃ©charges et les sites de broyage et de recyclage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lâ€™engouement quâ€™ils ont suscitÃ© par le passÃ© nâ€™est pas la seule raison Ã  invoquer pour expliquer leur prÃ©gnance actuelle. Bien que nâ€™Ã©tant plus produits, ni utilisÃ©s en Europe depuis une vingtaine dâ€™annÃ©es, ils perdurent cependant dans les milieux contaminÃ©s. Peu solubles dans lâ€™eau, ils se dÃ©composent trÃ¨s lentement et finissent par rejoindre les sÃ©diments dÃ©posÃ©s au sol. Cette persistance en milieu naturel explique en partie que les pollutions aux PCB recensÃ©es soient de plus en plus nombreuses alors que ces substances ne sont plus censÃ©es Ãªtre commercialisÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais alors que lâ€™on ignore encore lâ€™Ã©tendue des dÃ©gÃ¢ts gÃ©nÃ©rÃ©s par les pollutions passÃ©es, les fuites continuent. Ainsi, dans le Loiret, lâ€™alerte a Ã©tÃ© donnÃ©e suite au relevÃ© dâ€™un taux de PCB Ã©valuÃ© Ã  0,38 mg/kg dans la riviÃ¨re des Mauves, lequel a Ã©tÃ© jugÃ© excessif par la DRIRE (Direction RÃ©gionale de lâ€™Industrie, de la Recherche et de lâ€™Environnement). Aux dires de FNE (France Nature Environnement), la contamination serait attribuable Ã  la PME Westendorp en charge du traitement de certains dÃ©chets industriels. A la lumiÃ¨re de cette rÃ©vÃ©lation, il revient Ã  la prÃ©fecture du Loiret de dÃ©terminer si la consommation de poissons pÃªchÃ©s sur le site doit Ãªtre suspendue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PhÃ©nomÃ¨ne qui ne cesse de prendre de lâ€™ampleur, la dispersion des PCB dans la nature est un enjeu majeur de la lutte contre la pollution. Au cours des derniÃ¨res annÃ©es, des contaminations aux PCB ont ainsi Ã©tÃ© constatÃ©es sur presque la totalitÃ© du parcours du RhÃ´ne. En consÃ©quence de quoi, la consommation de poissons pÃªchÃ©s dans le RhÃ´ne a commencÃ© Ã  Ãªtre interdite en 2006 sur certaines zones, pour parvenir Ã  une interdiction sur tout le trajet franÃ§ais du fleuve en aoÃ»t 2007. Depuis, des contaminations aux PCB d'autres riviÃ¨res et fleuves, gÃ©nÃ©rant des interdictions ponctuelles, sont rÃ©guliÃ¨rement dÃ©tectÃ©es.&lt;br /&gt;
EspÃ©rons que ce nouvel Ã©tat des lieux proposÃ© par Robin des Bois initiera une prise de conscience quant Ã  lâ€™urgence de contenir ces vagues successives de contamination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CÃ©cile Cassier&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- La base BASOL met Ã  disposition la liste des sites polluÃ©s recensÃ©s par les pouvoirs publics et faisant lâ€™objet dâ€™une action.&lt;br /&gt;
2- Les PCB reprÃ©sentent une famille de 209 composÃ©s organochlorÃ©s. Nuisibles et peu biodÃ©gradables, ils sont classÃ©s parmi les polluants organiques persistants (POPS). Les polychlorobiphÃ©nyles sont parfois dÃ©nommÃ©s Ã  tort 'pyralÃ¨nes', du nom commercial de prÃ©parations huileuses qui les intÃ¨grent dans leur composition. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/07/insectes-et-acariens-se-substituent-aux-pesticides-chimiques.html</guid> <title>Insectes et acariens se substituent aux pesticides chimiques</title> <link>http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2008/06/07/insectes-et-acariens-se-substituent-aux-pesticides-chimiques.html</link> <author>noreply@midiblogs.com (Paul)</author>   <category>nature/environnement/santÃ©</category>   <pubDate>Sat,  7 Jun 2008 19:11:56 +0200</pubDate> <description> lu sur www.univers-nature.com&lt;br /&gt;
13-05-2008&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Insectes et acariens se substituent aux pesticides chimiques&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
MalgrÃ© une consommation en baisse depuis 2004, la France reste Ã  lâ€™Ã©chelle europÃ©enne la plus gourmande en herbicides, insecticides et fongicides. Si lâ€™agriculture pÃ¨se lourdement dans cette triste position de leader, lâ€™entretien des voies ferrÃ©es a elle aussi sa part de responsabilitÃ©. Cette derniÃ¨re est parallÃ¨lement concurrencÃ