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13/07/2016

Vaccins : pour la santé ou pour les profits de l'industrie pharmaceutique ?

communiqué :

 

DTP – Scandale d’Etat !

Annonce Spéciale : Il est grand temps de vous inscrire à la deuxième édition de notre Congrès International de Santé Naturelle. Le programme est exceptionnel ! Les conférences et les ateliers ont été multipliés. Les propositions de repas sont alléchantes et nos intervenants sont remontés comme des pendules suisses. Tout le monde est prêt pour revivre la formidable aventure ! N’hésitez plus, inscrivez-vous ici. http://www.congresipsn.eu/

Chère amie, cher ami,

Le 9 juillet dernier, le Pr Henri Joyeux a été radié de l’Ordre des médecins pour avoir souligné les contradictions qui existent dans la politique vaccinale en France.

Le verdict de la chambre régionale du Conseil de l’Ordre est tombé. Il est conforme à ce que l’on pouvait attendre d’un système aux abois pour qui la moindre critique est perçue comme une dangereuse subversion.

Le scénario était cousu de fil blanc. L’Ordre des médecins ne pouvait pas laisser passer un discours qui fût légèrement différent de celui des autorités de santé. Cela aurait été contraire au despotisme exercé par cette institution sur les médecins bâillonnés avec la double bénédiction de la Sécurité sociale et des laboratoires pharmaceutiques.

Sans grande surprise, les médias officiels ont répété, sans analyser ni réfléchir, l’information.

Selon eux, le Professeur Henri Joyeux aurait été radié pour avoir « critiqué la vaccination ». Ces médias « oublient » de mentionner que, sans l’alerte lancée par le Pr. Joyeux, personne ne se serait ému de l’augmentation vertigineuse du coût des vaccins obligatoires passé de 7 euros en 2008 à 39 euros à l’heure actuelle.

Personne non plus n’aurait pris le temps de vous expliquer qu’en France on mélange sciemment vaccination obligatoire et vaccination recommandée, notamment pour écouler les stocks de vaccins hépatite B, vaccin controversé et non nécessaire pour les petits enfants.
Tous les médias officiels se font donc les complices d’une stratégie commerciale inique des laboratoires pharmaceutiques. Leurs articles semblent n’être qu’une autre manière de faire de la publicité pour des annonceurs dont l’intérêt premier est que vous soyez désinformés. Dont acte.

Le Professeur Henri Joyeux se donne le temps pour réfléchir à la meilleure manière de répondre à ses détracteurs. Mais il semblerait utile pour tous qu’il fasse appel de cette décision régionale afin qu’elle soit jugée au niveau national. Ce niveau du Conseil de l’Ordre n’est pas plus indépendant que le précédent, mais cela aura le mérite de continuer à faire vivre un débat nécessaire.

Par ailleurs, quelle que soit la position prise par le Conseil de l’Ordre en appel, il restera toujours la possibilité de saisir le Conseil d’État qui, en matière de liberté d’expression des médecins, sera - on l’espère - plus rigoureux et protecteur des libertés fondamentales.

Nous soutenons pleinement et avec détermination l’engagement du Professeur Henri Joyeux dans cette affaire qui reste donc à suivre !

Si ce n’est pas fait, vous pouvez toujours signez notre grande pétition ici.

Plainte contre la ministre de la Santé Marisol Touraine. Où en sommes-nous ?

De notre côté, nous restons en relation étroite avec Maître Bergel-Hatchuel dans le cadre de la plainte que nous avons déposée contre la ministre de la Santé, Madame Marisol Touraine, en novembre dernier. Il est probable, du reste, que les deux affaires soient liées. L’avenir nous le dira.

Vous étiez près de 2 500 à mandater notre avocate pour agir auprès de la ministre de la Santé et lui demander de mettre de l’ordre dans la politique vaccinale.

La ministre de la Santé avait deux mois pour répondre à notre requête. Elle ne l’a pas fait. Au bout de deux mois, c'est-à-dire à partir du 14 janvier 2016, un nouveau délai s’est ouvert au terme duquel nous pouvions saisir le Conseil d’État.

Le 12 février 2016, le gouvernement par le biais du Pr. Benoît Vallet, directeur général de la Santé, a répondu. Les autorités tentent vainement de faire croire qu’il existe une alternative aux vaccins hexavalents avec le kit DTVax + Imovax qui serait accessible à tous gratuitement. Cela s’est révélé inexact. Ce vaccin n’est disponible que pour certains enfants allergiques aux vaccins contre la coqueluche. Il existe en quantité limitée et nécessite une prescription spécifique pour être obtenu. Parmi vous, certains l’ont obtenu relativement facilement grâce à leur médecin, tandis que d’autres ont eu toutes les peines du monde…
Les autorités avaient jusqu’au 12 juin pour s’expliquer. Ce délai a été prolongé et nous devrions en savoir plus dans les jours qui viennent.

Des parents laissés dans le doute

Toutefois, même si le temps des juges est un temps long, ce statu quo ne satisfait personne.

800 000 bébés naissent tous les ans. C’est autant de familles laissées à l’abandon, confrontées au doute et à l’angoisse.

Lorsqu’un petit bébé nait, les parents souhaitent lui donner ce qu’il y a de mieux, lui apporter les meilleurs soins. C’est toujours un moment d’anxiété et de joie mêlées. S’y ajoute désormais la culpabilisation des parents que l’on oblige à choisir des traitements qui n’ont rien d’anodin.

Quand ils posent des questions à l’Etat absent, ils risquent la condamnation. C’est, d’une certaine manière, ce qui s’est passé dans l’affaire des époux Larère. Et, comme l’État refuse de répondre à ces questions délicates, la justice elle-même se trouve obligée de prendre des décisions sibyllines [1].

Les médecins sont mis dans une situation impossible. S’ils informent les parents des risques sur l’aluminium, l’hépatite B et les vaccins en général (choc anaphylactique par exemple), ils peuvent susciter l’inquiétude de leurs patients et le courroux du Conseil de l’Ordre. S’ils ne disent rien, ils agissent contre la loi (obligation d’information – Loi Kouchner) et ne respectent plus leur serment d’Hippocrate.

Faire évoluer la loi

Faire évoluer la situation est possible et nécessaire. Le problème n’est pas d’abord médical. Il est juridique. Trois points doivent être pris en compte par l’Etat :

1. La responsabilité de l’Etat : Se vacciner contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite est une obligation. Ne pas s’y conformer est une infraction pénale. Si vous ne le faites pas, vous êtes considéré comme délinquant. Vous risquez une condamnation potentiellement sévère et bien des ennuis administratifs. Ce n’est donc pas un choix. Il n’y a par conséquent aucune raison que l’Etat, qui vous impose ce traitement, échappe à sa responsabilité si la vaccination devait mal se passer. Avec six vaccins, dont trois que vous êtes censés avoir choisis, il existe une faille juridique évidente.
2. La vente liée : Il y avait trois vaccins pour un prix de 7 euros. Il y en a six aujourd’hui pour un prix de 39 euros. On vous impose trois valences de plus et vous payez le prix fort, que la Sécurité sociale rembourse. Comment, dans ces conditions, nos gouvernants peuvent-ils être crédibles sur la question de la dette publique, de l’âge des retraites et de la bonne gestion des finances publiques ?

3. Les risques reconnus liés aux vaccins hépatite B et à l’aluminium : A la gabegie financière s’ajoute le scandale sanitaire.
La Cour de cassation a reconnu à deux reprises, à partir d’expertises scientifiques, l’existence d’un lien entre le vaccin hépatite B et la sclérose en plaques. Et malgré cela, ce vaccin est intégré de fait dans la vaccination obligatoire ! C’est au mieux irresponsable, au pire criminel.
Sur l’aluminium, les avis sont plus partagés. Toutefois, les arguments contre l’aluminium (détaillés dans une lettre du Professeur Henri Joyeux que vous trouverez ici) sont suffisamment nombreux pour que le risque soit pris en compte, à fortiori dans le cadre de la vaccination obligatoire.

Le plus simple serait donc de sortir de l’obligation vaccinale qui n’est plus pratiquée par de nombreux pays, à commencer par le Royaume-Uni. Cela suppose aussi que cesse l’exigibilité vaccinale des crèches et des écoles. Il n’est pas normal qu’un enfant ne puisse pas aller en collectivité s’il n’est pas vacciné. Si les autres le sont, ils sont protégés. Alors pourquoi refuser l’accès à un enfant non vacciné ?

L’autre possibilité serait que l’État contraigne les laboratoires à produire un vaccin conforme à l’obligation telle qu’elle est prévue en France. Il faudrait un peu de courage et de volonté politique pour cela. L’Etat a tout en main pour le faire. Il s’y refuse aujourd’hui et préfère jeter l’opprobre sur les citoyens en les qualifiant d’irresponsables. De l’art d’éviter sa propre responsabilité !

Le combat continue !

Augustin de Livois

PS : Nous aurons l’occasion lors de notre grand congrès d’aborder l’ensemble de ces questions à travers des conférences, des débats, des ateliers (Programme et inscriptions ici).  

Michel Georget, par exemple, nous expliquera dans le détail comment fonctionne notre immunité. Le Dr Natasha Campbell traitera du système digestif et de ses liens avec notre immunité. Jacques Bessin, qui fait un travail de terrain remarquable avec l’UNACS, association partenaire de notre congrès, nous exposera les droits des citoyens. Le Professeur Henri Joyeux et Maître Bergel-Hatchuel seront présents également tout au long du week-end et à votre disposition pour répondre à toutes vos questions sur la campagne que nous avons lancée pour le retour d’un vaccin DTP unique et sans aluminium.

Les inscriptions vont bon train. Alors n'attendez plus ! Rejoignez-nous pour vivre ces deux journées exceptionnelles ! Infos et inscriptions ici.

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voir aussi sur ce blog les articles concernant l'aluminium et les vaccins en cliquant sur les sujets "médecine", "santé", ci-dessous,

dont la note suivante :

L'aluminium dans les vaccins santé

17/03/2015

Connaissez-vous les bactériophages ?

Savez-vous qu'ils peuvent être utilisés contre les infections bactériennes, en particulier contre les bactéries résistant aux antibiotiques ?

Savez-vous pourquoi on en parle si peu et pourquoi leur utilisation est si peu fréquente ? (réponse en bas de note : * )

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lu sur :

Le CHUV se lance dans la phagothérapie

Le Temps - Il y a 18 heures
MÉDECINE Mardi 17 mars 2015
 

Le CHUV se lance dans la phagothérapie

 

La phagothérapie utilise des virus pour lutter contre les bactéries résistantes aux antibiotiques. Un essai clinique sur des patients brûlés et la constitution d’une banque de virus débuteront bientôt au Centre hospitalier universitaire vaudois

Ils sont partout: sur notre peau, dans nos intestins, dans l’eau des lacs et des stations d’épuration. Les bactériophages sont des virus, microscopiques, prédateurs naturels des bactéries qu’ils détruisent. Avec leur forme caractéristique de module lunaire, ils sont plus de 10 millions dans un millilitre d’eau du lac Léman. Les médecins du Service de soins intensifs du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) voient en eux une piste prometteuse pour venir à bout des bactéries résistantes aux antibiotiques. Un essai clinique au CHUV chez des patients brûlés, en partenariat avec la France et la Belgique, se prépare et le premier patient est attendu dans les semaines à venir. Une banque de phages prélevés dans l’environnement est aussi en cours de réalisation.

Soigner les infections avec des bactériophages n’est pas une idée nouvelle. Dès le début du XXe siècle, la phagothérapie était pratiquée, mais elle a progressivement été abandonnée au profit des antibiotiques, sauf en Europe de l’Est, notamment en Géorgie. «Plus de 2000 patients sont traités chaque année au Centre médical de l’Institut Georges Eliava des bactériophages de Tbilissi, raconte Grégory Resch, chercheur au Département de microbiologie fondamentale de l’Université de Lausanne. Essentiellement pour des infections urinaires ou de l’appareil digestif.» Mais à ce jour, aucun essai clinique pour vérifier l’efficacité de la phagothérapie n’a été mené selon les critères occidentaux. Avec la hausse de la résistance aux antibiotiques de certaines souches bactériennes, à l’origine de quelque 25 000 morts par an en Europe, la phagothérapie suscite un regain d’intérêt.

En 2013, le premier projet d’étude clinique «Phagoburn» est lancé par le Service français de santé des armées en collaboration avec le CHUV et l’Académie militaire royale de Belgique. Le but est d’appliquer un cocktail de phages sur les plaies infectées de patients atteints de brûlures sévères. Le projet pionnier devait débuter initialement il y a neuf mois mais il a pris du retard. «Le processus de réglementation auprès des autorités de régulation est complexe, commente Yok-Ai Que, médecin adjoint au Service de médecine intensive du CHUV. Le projet vient d’être accepté par les commissions nationales d’éthique des trois pays. Nous attendons le feu vert de l’agence française des médicaments, puis de Swissmedic.» L’inclusion du premier patient au CHUV est attendue pour le printemps. Onze à douze patients seront inclus dans l’essai à Lausanne, sur 200 à 220 patients au total sur les trois pays. L’essai clinique de phase I/II vise à vérifier l’innocuité du traitement par les phages et à évaluer son efficacité.

Deux cocktails de phages ont été mis au point et validés; ils sont produits par deux entreprises françaises. L’un est spécifique de la bactérie Escherichia Coli et l’autre de Pseudomonas aeruginosa. «Ces bactéries sont responsables d’une grande morbidité chez les patients brûlés, entraînant des destructions de greffes cutanées voire le décès, explique Yok-Ai Que. Elles peuvent être résistantes à certains antibiotiques, ou même à tous.»

Les bactéries peuvent aussi développer des résistances aux phages, d’où l’utilisation dans l’étude d’un cocktail de plusieurs virus visant la même bactérie pour limiter le phénomène. Grégory Resch estime qu’environ 5% des souches bactériennes des patients évalués seront d’emblée résistantes aux cocktails de phages utilisés, excluant ces derniers de l’étude. «Mais on pourra toujours isoler, plus rapidement que pour les antibiotiques, de nouveaux phages efficaces, ajoute-t-il. Il y a une quantité énorme de ces virus sur Terre. Ils sont dix à cent fois plus nombreux que les bactéries.»

C’est pourquoi, en marge de l’essai clinique, l’équipe de Grégory Resch va établir une banque de phages qu’elle récolte par exemple… à la station d’épuration de Vidy. Le projet a reçu un soutien de 135 000 francs de la Loterie Romande en décembre 2014. «On planifie de caractériser en 2015 150 nouveaux phages spécifiques des bactéries résistantes aux antibiotiques et tout autant en 2016», explique Yok-Ai Que. Le procédé est simple: prélever des échantillons d’eau à la station, enlever les déchets et les bactéries par filtration et isoler sur boîtes de Petri les phages qui détruisent des bactéries courantes comme Escherichia Coli ou Pseudomonas aeruginosa. Mais Grégory Resch précise que «seuls les phages dits «lytiques», c’est-à-dire qui détruisent très efficacement les bactéries, sont intéressants. Ils sont repérés grâce à des techniques de séquençage de génome.» Les phages intégrés dans le génome bactérien sont inoffensifs et donc éliminés, de même que ceux qui présentent des facteurs de virulence pour l’homme.

L’essai clinique «Phagoburn» ne porte que sur les infections de la peau, mais peut-on imaginer étendre les applications de la phagothérapie? «Les virus ne peuvent être utilisés que pour des infections en contact avec l’extérieur comme celles de la peau, du tube digestif ou des poumons, commente Jacques Schrenzel, responsable du laboratoire de bactériologie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Il faudra s’assurer de l’innocuité des phages et de leur efficacité pour une application interne.»

Les phages présentent des avantages par rapport aux antibiotiques. «Les phages ne tuent pas les bactéries utiles de la flore intestinale. Chacun détruit une espèce bactérienne bien précise», observe Yok-Ai Que, qui espère aussi qu’il y aura moins d’effets secondaires observés qu’avec les antibiotiques. «En Géorgie, il n’y a pas d’effets secondaires majeurs observés chez les patients traités par phagothérapie, rapporte Grégory Resch. C’est logique car notre corps en contient d’énormes quantités. Il est aussi constamment exposé aux phages présents naturellement dans l’environnement.»

Mais est-ce que la phagothérapie remplacera les antibiotiques? «Non, répond Grégory Resch. Il s’agit surtout d’une nouvelle arme pour des patients en impasse thérapeutique face à des bactéries résistantes aux antibiotiques.» Dans des cas de maladies chroniques rares, les médecins espèrent pouvoir proposer des solutions personnalisées au patient. Après caractérisation de la bactérie résistante, ils pourraient sélectionner le bon cocktail de phages efficaces. Mais cette démarche prend du temps, aujourd’hui il faut 48 heures rien que pour faire le diagnostic moléculaire (identifier la bactérie et caractériser sa résistance). «Ce n’est pas réaliste de penser que la phagothérapie sera systématiquement personnalisée, à cause du coût et du temps nécessaires pour chaque préparation, commente Jacques Schrenzel. Mais elle trouvera sa niche dans les années à venir. Cela dépendra de plusieurs choses: l’évolution de la recherche sur les antibiotiques et les moyens financiers disponibles.»

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réponse : parce que les bactériophages ne sont pas brevetables, donc pas intéressants pour l'industrie pharmaceutique.

01/10/2014

Vaccin contre le papillomavirus : un intérêt plus que discutable

 Personnellement, je ne ferai jamais vacciner mes enfants. Pour les raisons suivantes :

 

Le Gardasil (Merck & Co., 2006) est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) (voir : Gardasil — Wikipédia  fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil‎ )

 Le Cervarix (GlaxoSmithKline 2007) est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) responsables de 70 % des cas de Cancer du col de l'utérus1. ( voir : Cervarix — Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Cervarix ‎)

 

 Ces vaccins ne concernent que deux des papillomavirus impliqués dans les cancers sexuellement transmissibles. Or il y a en a plusieurs dizaines !

Le risque de la vaccination, outre les effets indésirables dûs à l'aluminium utilisé comme adjuvant (*) est de voir les personnes vaccinées rassurées quant à l'absence de danger ... alors qu'elles ne sont protégées que pour deux des principaux virus : l'HPV16 et l'HPV18, ces virus étant impliqués dans seulement 70% des cas de cancer (HPV6 et HPV11 ne sont pas impliqués dans des cancers).

Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les campagnes pour la vaccination risquent de provoquer une  augmentation des cas de cancers, et non l'inverse !

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à propos du vaccin, voir aussi le lien suivant: 

Cancer du col de l'utérus : une terrible menace

et sur un autre blog, voir la note du 15/4/2014

Vaccin contre le papillomavirus, utile pour l'industrie, dangereux pour la société 

Papillomavirus : controverse sur un vaccin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.04.2014 à 15h37 • Mis à jour le 15.04.2014 à 14h12 |

Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Le Gardasil et le Cervarix, les deux vaccins destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, sont de plus en plus contestés. Alors que le troisième plan Cancer, annoncé en février, prévoit de doubler d'ici à cinq ans la proportion de jeunes filles vaccinées – 30 % d’entre elles l’étaient fin 2012 –, les critiques fusent. Lancée par l'association Med’Océan, du docteur Philippe de Chazournes, généraliste à la Réunion, une pétition pour la mise en place d'une mission parlementaire a recueilli à ce jour plus de 1 000 signatures, dont celles de 630 médecins et 270 sages-femmes. Le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) a demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) des études indépendantes et plus de transparence. La députée européenne Michèle Rivasi a même réclamé un moratoire sur le Gardasil, le plus vendu. Depuis fin 2013, une dizaine de plaintes au pénal ont été déposées par des jeunes filles atteintes de troubles qu’elles attribuent aux injections. D'autres devraient suivre dans les semaines à venir. De leur côté, sept sociétés savantes, qui s'insurgent contre le « discrédit » jeté sur ces vaccins, ont signé un appel à contre-pétition paru dans le Quotidien du médecin jeudi 10 avril. Parmi elles, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société française de pédiatrie (SFP).

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A quoi servent ces vaccins ?

Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l'utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d'autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l'utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis. La vaccination HPV n'est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l'âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu'ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d'études scientifiques.

Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l'utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l'infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l'utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l'utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d'intérêt avec les laboratoires concernés.

Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n'ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l'on doit faire des économies, autant dépenser l'argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l'utérus, c'est le dépistage par frottis. C'est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu'il faudrait faire porter les efforts »« II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n'est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l'alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l'utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes. « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

Quels sont les risques ?

Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) à l'échelle européenne et d'un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l'ANSM jeudi 10 avril, n'est pas inquiétant selon l'agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu'au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d'effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l'ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l'ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n'est pas établie. »

Le docteur Zureik précise toutefois que l'ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l'Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l'occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

Les plaintes ont-elles une chance d'aboutir ?

Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l'adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l'agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

« Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c'est le Gardasil », précise la fille de l'ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

Faut-il vacciner ses enfants ?

Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l'idée d'inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire« Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l'Agence européenne du médicament [EMEA] car l'efficacité protectrice du vaccin n'est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l'EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.

lire : Entre enjeux sanitaires et intérêts financiers

Lire aussi : L’aluminium sur la sellette

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(*) savez-vous à quoi sert un adjuvant, comme l'aluminium, dans un vaccin ?  

Il sert simplement à augmenter la fabrication des anticorps par l'organisme sans augmenter la quantité d'antigènes dans le vaccin.

Rappelons une notion simple : en cas d'infection, nous fabriquons des anticorps contre les agents infectieux auxquels nous sommes exposés.  Plus nous sommes infectés, plus notre organisme réagit.

Dans un vaccin, ce qui coûte cher à fabriquer, ce sont les antigènes, c'est à dire les molécules présentes à la surface des agents infectieux provoquant la réaction immunitaire (la fabrication d'anticorps).

Ces antigènes peuvent être simplement des agents infectieux inactivés d'une façon ou d'une autre (la chaleur par exemple), ou des molécules présentes à la surface de ces "microbes" ou "virus". Leur fabrication, qui peut être compliquée, coûte cher.

Or il existe des produits chimiques pas chers, comme l'aluminium, qui permettent d'augmenter la réaction immunitaire : chez la personne vaccinée, la même quantité d'anticorps sera fabriquée avec moins d'antigènes si un adjuvant est utilisé. En d'autres termes, on peut produire des vaccins à moindre coût en utilisant un adjuvant. 

Résultat : les vaccins produits aujourd'hui contiennent plus d'adjuvants et moins d'antigènes que ceux produits autrefois -disons : depuis les années 60/70- simplement pour augmenter les bénéfices des industries produisant les vaccins sans (trop) changer la qualité du vaccin !

Tout est une question de rapport "bénéfice-risque" pour l'industrie, pas des personnes vaccinées, vous comprenez ?

Il ne faut pas être naïf !

Voir wikipedia :

l'adjuvant vaccinal ou « adjuvant d'immunité » renforce la réponse immunologique (induction et production d'anticorps ou cellules immunocompétentes) comme mis en œuvre pour un processus thérapeutique dans le cas des vaccins 

04/02/2014

Les pratiques des firmes pharmaceutiques

lu dans la synthèse de presse de l'INSERM :

Dans un article intitulé « Un médecin au service des labos vide son sac »,Libération explique que le Dr Bernard Dalbergue, ancien salarié de Merck, publie, après vingt ans de collaboration avec différentes firmes, un livre accusateur contre l’industrie pharmaceutique, intitulé Omerta dans les labos pharmaceutiques.

Selon le quotidien, « c’est la première fois en France qu’un ancien cadre dissèque de l’intérieur, documents et histoires vécues à l’appui, la manière dont les labos manipulent les médecins, voire les autorités ».

Le Dr Dalbergue entend par son témoignage « contribuer à réduire les accidents médicamenteux, qui tuent au moins 18 000 personnes par an en France, et (pour) proposer des pistes de réflexion pour réformer le système ». 

Il alerte également sur le Victrelis, un traitement contre l’hépatite C du laboratoire Merck.

 voir :

Libération, 04/02

04/06/2013

Industries pharmaceutiques : le patient passe après les profits

lu sur :

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/medicaments-les-effets-secondaires-graves-passes-sous-silence-par-les-visiteurs-medicaux-28-05-2013-1673123_57.php

Médicaments : les effets secondaires graves passés sous silence par les visiteurs médicaux

Le Point.fr - Publié le28/05/2013 à 18:55  

Chargés de promouvoir les traitements médicamenteux, les représentants des laboratoires pharmaceutiques évoquent, évidemment, surtout leurs bienfaits. 

Des bénéfices thérapeutiques énoncés dans 80 % des cas, des effets secondaires bénins souvent cités, et des effets graves tus plus de 9 fois sur 10 ! C'est le bilan d'une étude* internationale conduite auprès de 255 médecins généralistes exerçant à Vancouver, Montréal, Sacramento et Toulouse. Le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne reçoivent pas toutes les informations nécessaires à une bonne pratique lors des présentations réalisées par les visiteurs médicaux de firmes pharmaceutiques. Ces chiffres inquiètent d'autant plus le Dr Geneviève Durrieu** - qui a mené le volet français de l'étude -, qu'ils ne varient guère quelle que soit la réglementation des pays en la matière.

 
 

En pratique, 704 médecins ont été sélectionnés par tirage au sort sur 4 sites (Vancouver, Montréal, Sacramento et Toulouse). Parmi eux, 36 % ont accepté de participer à l'enquête qui a consisté à recueillir des informations sur 1 700 promotions de médicaments lors de visites réalisées entre mai 2009 et juin 2010. Après chacune d'elles, les médecins ont rempli un questionnaire sur les informations fournies par les visiteurs (bénéfices et risques) pour chaque médicament promu, le don d'échantillons médicaux, et d'éventuelles invitations à des événements.

Les effets indésirables "graves" passés sous silence

Selon les résultats publiés dans le Journal of General Internal Medicine, les informations fournies par le visiteur médical concernent plus souvent les bénéfices que les risques des médicaments présentés, ce qui n'est pas illogique dans le cadre d'une démarche de promotion. Mais dans plus de la moitié des visites, aucun effet néfaste du médicament n'est cité spontanément. La proportion atteint même 66 % à Vancouver et Montréal. Le plus inquiétant : les effets indésirables "graves" ne sont mentionnés que dans 6 % des présentations de médicaments !

Pour une fois, la France fait presque figure de bonne élève. Les effets secondaires y sont mentionnés bien plus souvent qu'ailleurs. "Mais il s'agit en général des troubles fréquents et bénins (de type nausées ou diarrhées), alors que les problèmes sérieux sont passés sous silence, comme ailleurs", déplore Geneviève Durrieu. Il faut savoir qu'en France et aux États-Unis, ce sont les autorités gouvernementales chargées de la règlementation du médicament qui sont compétentes pour édifier des règles et surveiller la visite médicale. De plus, une Charte de la visite médicale a été adoptée dans notre pays en 2005. 
Au Canada, en revanche, les activités des visiteurs médicaux sont réglementées par l'association des compagnies de recherche pharmaceutique.

Logiciels

Pour le Dr Geneviève Durrieu, ce travail montre clairement la nécessité de fournir aux médecins une formation et une information autre que celle délivrée par les visiteurs médicaux. Des arguments que Jean-Claude Labrune, président de Cegedim (qui fournit des visiteurs médicaux aux laboratoires), balaie d'un revers de main. "Les médecins n'ont pas forcément le temps ni l'envie d'écouter les visiteurs lister tous les effets secondaires possibles, tels qu'ils figurent sur l'AMM (autorisation de mise sur le marché, NDLR), d'autant plus qu'ils ne sont pas hiérarchisés", affirme-t-il. "Et ils disposent désormais de logiciels qui contiennent tous les ingrédients leur permettant de sécuriser leur prescription."

Les industriels du médicament (LEEM) ne se satisfont pas de cette solution, qui fait fi du rôle d'informateur complet du visiteur médical. Pascal le Guyader (directeur des affaires générales, industrielles et sociales du LEEM), même s'il remarque que la France fait mieux que les autres, regrette que les médecins ne soient pas systématiquement avertis de tous les effets secondaires possibles les plus graves. "Certes, une visite médicale dure en moyenne 12 minutes, mais la charte et le processus de certification nous obligent à assumer ce devoir d'information." Dont acte.

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* Étude dirigée par B. Mintzes de l'Université de Colombie-Britannique de Vancouver, avec des chercheurs de l'Université York Toronto, l'Université de Montréal, l'université de Californie, Davis et de l'université de Toulouse III-Paul Sabatier.

** Équipe pharmaco-épidémiologie, évaluation de l'utilisation et du risque médicamenteux de l'Unité 1027 - Inserm/université Toulouse III-Paul Sabatier

18/08/2012

Un antibactérien courant potentiellement dangereux pour la santé (2)

lu sur : 

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/le-triclosan-bientot-banni-des-produits-d-hygiene-18-08-2012-1496958_57.php

Le triclosan bientôt banni des produits d'hygiène

Sitôt sa toxicité musculaire évoquée, des fabricants annoncent qu'ils vont retirer cet antibactérien de leurs gammes.

 Par

Le Point . 18/8/2012

Présent dans de nombreux produits d'hygiène personnelle, comme le savon liquide, le dentifrice ou le déodorant, le triclosan pourrait faire plus de mal que de bien, si l'on en croit les conclusions d'une nouvelle étude. Car non seulement il est déjà soupçonné d'agir comme un perturbateur endocrinien, mais, en plus, il altérerait la fonction musculaire, et en particulier celle du muscle cardiaque. C'est en tout cas ce que des chercheurs américains viennent de montrer chez des souris et de petits poissons (les vairons). À peine publiés dans les comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS) (*), ces résultats ont provoqué des réactions chez les industriels.

En pratique Isaac Pessah, toxicologue à l'université de Californie-Davis, et ses collègues ont injecté aux animaux différentes doses de triclosan. Pour les plus élevées (pouvant correspondre à celles rencontrées par l'homme dans sa vie quotidienne), ils ont remarqué que les muscles des souris se contractaient plus difficilement. "Nous avons été surpris par l'importance de l'altération de l'activité musculaire dans des organes très divers, à la fois dans le muscle cardiaque et dans les autres muscles", a déclaré l'un des coauteurs de l'étude. Le triclosan a eu un effet dépresseur "vraiment spectaculaire" sur la fonction cardiaque des souris tandis que la capacité à nager des poissons étudiés a diminué de façon sensible après 7 jours d'exposition à l'antibactérien. Le triclosan pourrait avoir des conséquences négatives chez des patients atteints d'insuffisance cardiaque qui l'utiliseraient de façon massive, met en garde un autre signataire de l'article.

Disparition progressive

D'autres études animales effectuées ces dernières années sur le triclosan ont évoqué, outre son effet sur le fonctionnement de la thyroïde, un risque augmenté d'allergie et de développement d'une résistance à certains antibiotiques. Tout cela a conduit l'agence américaine du médicament (FDA) et l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA) à réévaluer ce produit. Leur verdict devrait tomber l'an prochain. En attendant, la FDA estime que le triclosan est efficace pour prévenir la gingivite et reconnaît, sur son site, ne pas avoir - encore ? - suffisamment de preuves pour recommander de moins utiliser les produits contenant cette substance. Néanmoins, elle ajoute que rien ne permet aujourd'hui d'affirmer que le savon antibactérien est supérieur au savon normal.

Sans attendre plus longtemps, la société américaine Johnson & Johnson (qui commercialise notamment les marques Roc, Neutrogena, Biafine, Le Petit Marseillais...) vient d'annoncer la "disparition totale" du triclosan et de certaines "substances préoccupantes" (comme les phtalates et les parabènes) de ses produits d'hygiène. Mais cela se fera progressivement, d'abord dans les produits pour bébés (d'ici à 2013). Concernant ceux destinés aux adultes, il faudra attendre 2015. En revanche, la société Colgate Palmolive avait pris une longueur d'avance en supprimant dès 2011 cet antibactérien de tous ses produits, à l'exception du dentifrice Colgate Total (destiné à combattre les gingivites). Quant à la chaîne Marks & Spencer, elle avait banni le triclosan de ses tablettes dès 2004.

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(*) voir :

http://www.pnas.org/content/early/2012/08/08/1211314109.abstract

Abstract - PNAS

www.pnas.org/content/.../1211314109.abstract

Triclosan impairs excitation–contraction coupling and Ca2+ dynamics in striated muscle

  1. Gennady Cherednichenkoa,1,
  2. Rui Zhanga,1,
  3. Roger A. Bannisterb,1,
  4. Valeriy Timofeyevc,
  5. Ning Lic,
  6. Erika B. Fritscha,
  7. Wei Fenga,
  8. Genaro C. Barrientosa,
  9. Nils H. Schebbd,
  10. Bruce D. Hammockd,2,
  11. Kurt G. Beame,
  12. Nipavan Chiamvimonvatc,f, and
  13. Isaac N. Pessaha,2

+ Author Affiliations

  1. aDepartment of Molecular Biosciences, School of Veterinary Medicine,
  2. cDivision of Cardiovascular Medicine, Department of Internal Medicine, and
  3. dDepartment of Entomology and Cancer Center, University of California, Davis, CA 95616;
  4. bCardiology Division, Department of Medicine, and
  5. eDepartment of Physiology and Biophysics, University of Colorado Denver-Anschutz Medical Campus, Aurora, CO 80045; and
  6. fDepartment of Veterans Affairs, Northern California Health Care System, Mather, CA 95655
  1. Contributed by Bruce D. Hammock, July 13, 2012 (sent for review June 18, 2012)

Abstract

Triclosan (TCS), a high-production-volume chemical used as a bactericide in personal care products, is a priority pollutant of growing concern to human and environmental health. TCS is capable of altering the activity of type 1 ryanodine receptor (RyR1), but its potential to influence physiological excitation–contraction coupling (ECC) and muscle function has not been investigated. Here, we report that TCS impairs ECC of both cardiac and skeletal muscle in vitro and in vivo. TCS acutely depresses hemodynamics and grip strength in mice at doses ≥12.5 mg/kg i.p., and a concentration ≥0.52 μM in water compromises swimming performance in larval fathead minnow. In isolated ventricular cardiomyocytes, skeletal myotubes, and adult flexor digitorum brevis fibers TCS depresses electrically evoked ECC within ∼10–20 min. In myotubes, nanomolar to low micromolar TCS initially potentiates electrically evoked Ca2+ transients followed by complete failure of ECC, independent of Ca2+ store depletion or block of RyR1 channels. TCS also completely blocks excitation-coupled Ca2+ entry. Voltage clamp experiments showed that TCS partially inhibits L-type Ca2+ currents of cardiac and skeletal muscle, and [3H]PN200 binding to skeletal membranes is noncompetitively inhibited by TCS in the same concentration range that enhances [3H]ryanodine binding. TCS potently impairs orthograde and retrograde signaling between L-type Ca2+ and RyR channels in skeletal muscle, and L-type Ca2+ entry in cardiac muscle, revealing a mechanism by which TCS weakens cardiac and skeletal muscle contractility in a manner that may negatively impact muscle health, especially in susceptible populations.                   

03/12/2011

Thérapie génique : pas pour demain

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/02/les-cellules-souches-sont-elles-cancerigenes_1611949_3244.html

Les cellules souches sont-elles cancérigènes ?

Carte blanche à Laurent Alexandre, chirurgien urologue et président de DNAVision | LEMONDE | 02.12.11 | 16h57   •  Mis à jour le 03.12.11 | 10h03

Capables de se différencier en cellules adultes spécialisées et donc de former des tissus (coeur, pancréas, tissu cérébral, foie...), les cellules souches sont aptes à remplacer des organes défaillants. Schématiquement, il en existe trois types : les cellules souches provenant d'embryons surnuméraires, qui ont un pouvoir régénérateur maximal ; les cellules souches existant chez l'adulte qui ont des potentialités plus limitées ; enfin, les IPS (induced pluripotent stem), produites à partir de cellules humaines banales et reprogrammées par ingénierie génique.

Les potentialités des cellules souches alimentent l'espoir de faire passer la démarche médicale de la réparation à la régénération. La création en éprouvette d'une rétine complète à partir de cellules souches a, par exemple, été réussie au printemps. Les fléaux médicaux comme le diabète, les maladies neurodégénératives et cardio-vasculaires pourraient trouver une réponse radicale.

Au regard de ces immenses espoirs, trois articles publiés dans la revue scientifique Nature de mars, sous le titre "Cellules souches : la face sombre", ont été un coup de tonnerre. La reprogrammation des cellules souches, principalement des IPS, s'accompagne d'anomalies génétiques multiples.

Ces mutations induites par l'ingénierie cellulaire sont préoccupantes puisqu'elles concernent préférentiellement des gènes impliqués dans la cancérogénèse. Autrement dit, la reprogrammation des cellules souches peut détruire les mécanismes génétiques de protection contre le cancer qu'elles contenaient et favoriser la croissance tumorale.

Renforcer la sécurité

Ces découvertes récentes bouleversent l'agenda de généralisation des cellules souches. Après l'affaire du Mediator (ce médicament du laboratoire Servier accusé d'avoir causé la mort de 500 à 2 000 personnes), aucun ministre de la santé n'acceptera la responsabilité d'une "épidémie de cancer" due à une commercialisation trop précoce des thérapies cellulaires. Les effets d'annonce doivent plus que jamais être évités : une technique prometteuse ne devient réalité qu'après un long processus de validation.

Pour les cellules souches, dont beaucoup d'indications concernent des maladies dégénératives touchant des enfants ou des adultes jeunes, il faut pouvoir garantir qu'elles ne généreront pas de cancer pendant de nombreuses décennies. La diffusion des thérapeutiques à base de cellules souches exigera une ingénierie des génomes extrêmement subtile, bien loin des bricolages de première génération.

La plupart des entreprises spécialisées ne survivront pas à l'inévitable renforcement des exigences de sécurité. Le développement des cellules souches s'éloigne ainsi du monde des start-up, mal armées pour financer des développements plus complexes que prévu. Les sommes en jeu, les complexités réglementaires sont plus à la portée de géants comme Sanofi que de PME.

La tension entre les exigences de sécurité et les attentes des patients va être énorme. Les parents d'enfants atteints de rétinopathie, de myopathie, de neuropathie dégénérative ne comprendront pas les retards de diffusion de la médecine régénérative, fût-ce au nom de légitimes exigences de sécurité. Déjà, un marché noir de cellules souches se développe sur Internet.

Il va devenir essentiel de protéger les familles contre les charlatans qui vont pulluler, en faisant admettre aux patients que la révolution des cellules souches est pour 2020, et non pour 2012.

Laurent Alexandre

Lalexandre@dnavision.be

25/11/2011

Informations santé

lues sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Augmentation du risque de cancer avec les implants mammaires
La famille d’une femme de 53 ans, porteuse de prothèses de la marque Poly Implant Prothèse (PIP) depuis 2005, est persuadée que le décès, des suites d’un cancer de leur proche, est lié à ces implants, et a donc décidé de porter plainte, indiquent Aujourd’hui en France et Libération. Le fabricant de ces prothèses est soupçonné d’avoir employé un gel de silicone destiné non pas à un usage médical mais industriel. Actuellement, les autorités refusent d’admettre un lien entre ces implants et la survenue du lymphome chez cette patiente. Cependant, il est établi qu’il existe un lien accru de contracter cette maladie lorsqu’on a des implants. Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) a rendu, en janvier 2011, un rapport associant clairement l’apparition d’un lymphome anaplasique à grandes cellules (ou ACLC) et la pose d’implants mammaires. (Aujourd’hui en France, Libération, 25/11)

Les 18-25 ans suivent peu les recommandations nutritionnelles
Selon l’étude NutriNet-Santé, les 18-25 ans sont trois fois moins nombreux que les plus de 65 ans à suivre les recommandations nutritionnelles nationales, rapportent l’AFP et France Soir, ainsi que l’édition nationale d’hier du journal « 12-13 » de France 3 et La Correspondance de la Publicité. Plus de la moitié des plus de 65 ans (52%) respecte les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) comme « au moins manger 5 fruits et légumes par jour » et « 3 produits laitiers par jour ». Les jeunes de 18-25 ans sont seulement 16% à suivre ces conseils. (AFP, France 3, 24/11, France Soir, La Correspondance de la Publicité, 25/11)

En bref

Dans le Hors Série du Monde consacré au « Nucléaire », le journal publie un article intitulé « Radioactivité, j’écris ton nom » qui rend compte des savants (Curie et Sievert notamment) qui ont donné leur nom aux mesures des rayonnements. Cependant, comme le souligne le journal, un débat doit être mené sur l’évaluation des effets individuels des doses radioactives. Nicolas Foray, radiobiologiste à l’Inserm, souligne : « (…) Il y a des gens qui meurent de la radiothérapie, encore aujourd’hui ! Tout le monde n’est pas égal face aux radiations, mais cette variable n’est toujours pas prise en compte ». (Le Monde – Hors Série, 01/12)

L’hôpital de Rambouillet (Yvelines) expérimente, pendant un an, des équipements en cuivre dans l’objectif de lutter contre les maladies nosocomiales, indique Metro. L’établissement s’est en effet porté volontaire pour être le premier, en France, à installer à titre expérimental des objets en cuivre, métal aux nombreuses propriétés antibactériennes naturelles, les plus fréquemment touchés par les patients et le personnel. (Metro, 25/11)

Le Lipitor de Pfizer, premier médicament mondial contre le cholestérol, ne sera plus protégé par des brevets aux Etats-Unis à partir du 30 novembre. Cette échéance « relance la bataille des traitements du cholestérol », soulignent Les Echos. Le quotidien explique que la famille des statines à laquelle appartient le Lipitor, prescrite à 60 millions de patients dans le monde, a encore un bel avenir. En effet, selon une étude publiée mercredi, ces produits réduisent sans dommage les risques d’accidents cardio-vasculaires et leur effet bénéfique anticholestérol persiste même après l’arrêt du traitement. (Les Echos, 25/11)

21/11/2011

Retiré aux Etats-Unis, un anticancéreux reste autorisé dans l’Hexagone

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/01012372511-retire-aux-etats-unis-un-anticancereux-reste-autorise-dans-l-hexagone

Retiré aux Etats-Unis, un anticancéreux reste autorisé dans l’Hexagone

Par ERIC FAVEREAU

Libération, 19/11

C’est un sale coup pour l’anticancéreux le plus vendu au monde. Vendredi, l’Agence américaine des médicaments (FDA) a annoncé qu’elle n’autorisait plus l’utilisation de l’Avastin (du laboratoire suisse Roche) pour traiter les cancers avancés du sein. Cette révocation de l’anticancéreux devrait occasionner une perte d’un milliard de dollars par an selon le New York Times, les ventes de l’Avastin s’étant chiffrées en 2010 à 7 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros).

Qu’est-ce que l’Avastin ?

Quand il est apparu, il y a plus de dix ans, ce médicament avait suscité beaucoup d’espoirs. Son mode d’action était inédit : ses propriétés pharmacologiques lui permettaient de s’attaquer à la croissance de vaisseaux sanguins qui nourrissent les tumeurs. En somme, l’Avastin allait assoiffer la tumeur, jusqu’à la rendre inopérante. D’abord utilisée dans le cancer du colon, sa prescription s’est peu à peu élargie. Au point de devenir générale, aussi bien pour les cancers du sein métastasés que pour les tumeurs au cerveau résistantes.

Pourquoi ce retrait ?

Différentes études ont pointé des effets secondaires réels. Avec des risques identifiés, comme l’hypertension artérielle sévère, des saignements et des hémorragies, mais aussi des perforations dans le nez, l’estomac et les intestins. Pour la FDA, la balance bénéfice-risque a profondément changé : «Aujourd’hui, les femmes qui prennent de l’Avastin pour traiter un cancer du sein métastasé s’exposent à des effets secondaires mettant potentiellement en danger leur vie, a expliqué, vendredi, Margaret Hamburg, directrice de la FDA, dans un communiqué. Aucune preuve d’efficacité de cet anticancéreux pour retarder la croissance de la tumeur des patients ou pour prolonger leur vie ne justifie que ce risque soit pris.»

Quel avenir en France ?

Formellement, l’Avastin reste autorisé aux Etats-Unis pour le traitement de certains types de cancer du colon, du poumon, du rein, mais aussi les tumeurs au cerveau. En France, les autorités sanitaires ne vont pas suivre la FDA, ni limiter les prescriptions de l’Avastin. «La véritable question est de savoir qui doit en bénéficier, nous a déclaré le professeur Dominique Maraninchi, directeur de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Il faut arriver à le prescrire de façon rationnelle.»

18/08/2011

L'Allemagne va incinérer ses stocks de vaccins anti-grippe A H1N1

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/l-allemagne-va-incinerer-ses-stocks-de-vaccins-anti-grippe-a-h1n1-17-08-2011-1363574_24.php

L'Allemagne va incinérer ses stocks de vaccins anti-grippe A H1N1

L'Allemagne va incinérer environ 16 millions de doses de vaccin anti-grippe H1N1 inutilisées, ont annoncé les autorités régionales mercredi alors qu'elles avaient dépensé quelque 230 millions d'euros pour faire face à la pandémie annoncée. L'État régional de Saxe-Anhalt (est), qui gère ces stocks pour le compte de tous les länder, est à la recherche d'une société de traitement des déchets, a précisé un porte-parole du ministère régional des Affaires sociales.

Au total, l'Allemagne s'est retrouvée avec 28 millions de doses sur les bras pour un coût de 230 millions d'euros. Une partie de ces stocks sont gérés directement par chaque région, et certaines se sont déjà débarrassées de leurs doses, a indiqué le porte-parole. L'Allemagne avait cherché à en revendre une partie, mais aucun pays n'avait manifesté son intérêt.

Moins de 10 % de la population allemande avait accepté de se faire vacciner en raison notamment d'une grande méfiance à l'égard des vaccins. Dans de nombreux autres pays, les populations ont également boudé les programmes de vaccination. En outre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) tablait dans un premier temps sur un vaccin en deux injections alors qu'une seule dose s'est finalement révélée suffisante. Apparue au Mexique en mars-avril 2009, la grippe H1N1 avait suscité une grande inquiétude en Europe et aux États-Unis. Elle a fait plus de 18 000 morts dans le monde depuis son apparition, selon l'OMS.

13/06/2011

Les médicaments dans l'eau

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/page/3/

Mardi 31 mai 2011

Mesurer l'impact des médicaments dans l'eau
Nathalie Kosciusko-Morizet a hier annoncé le lancement d'un plan national sur les résidus de médicaments dans l'eau. Il s'agit, précise La Croix, de cibler les répercussions sur la santé humaine de ce phénomène « émergent », via un renforcement des programmes de recherche. Le plan se propose également d'agir en amont sur la consommation de médicaments ainsi que sur le recyclage. Les associations écologistes regrettent que le plan soit discret quant à l'impact des résidus sur l'écosystème.


Croix [La], 31/05/2011

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lu sur :

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Les-effets-des-traces-de-medicaments-dans-l-eau-seront-mieux-etudies-_NP_-2011-05-30-620357

Les effets des traces de médicaments dans l’eau seront mieux étudiés

La ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a lancé lundi 30 mai un plan national sur les résidus de médicaments dans l’eau.         

Ce sont des traces, des doses infinitésimales que seuls les progrès de la recherche permettent aujourd’hui de déceler. Il n’empêche: les résidus de médicaments dans l’eau retiennent l’attention des pouvoirs publics et notamment du ministère chargé de l’environnement.

La ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a ainsi annoncé lundi 30 mai un plan national, qui prévoit pour l’essentiel un renforcement des programmes de recherche. Car les conséquences de ce phénomène «émergent» sont encore très mal connues.

«Pour l’eau potable, les concentrations trouvées dans les eaux traitées sont 1.000 à un million de fois inférieures aux doses utilisées dans le cadre thérapeutique», précise une étude récente de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Pas de quoi, a priori, présenter de risques pour la santé humaine. «Mais on ne peut pas conclure immédiatement à une absence de risque du fait notamment des effets à faibles doses (…) et d’un potentiel effet cocktail», estime-t-on au ministère. Bref, le principe de précaution est appliqué à la lettre.

Médicaments mais aussi pesticides et phtalates

Les préoccupations des chercheurs se concentrent essentiellement sur la pollution du milieu naturel par des substances particulièrement actives. Ainsi, le seul effet aujourd’hui scientifiquement documenté des effets des résidus médicamenteux concerne celui de la féminisation des poissons ayant ingéré des hormones qui, présentes dans les urines, ne sont pas totalement éliminées par les stations d’épuration.

Sachant, là encore, que la présence dans l’environnement d’autres perturbateurs endocriniens comme les pesticides ou les phtalates peuvent jouer leur rôle.

Autre sujet de préoccupation, qui peut avoir des effets indirects sur la santé humaine: la diffusion d’antibiotiques dans l’environnement pouvant entraîner le développement de bactéries antibiorésistantes.

Faire jouer le principe du pollueur-payeur

Outre une meilleure connaissance des risques, le plan présenté lundi prévoit donc de réduire à la source la consommation de médicaments – qu’elle soit à usage humain ou vétérinaire – et de renforcer les filières de récupération et d’élimination des médicaments non utilisés.

En revanche, le plan ne prévoit rien concernant les industriels, les réflexions sur les autorisations de mise sur le marché étant renvoyées au «niveau européen».

Pour le moment, les effets des molécules sur l’environnement n’y sont quasiment pas pris en compte. «Il faudrait au moins contraindre les fabricants de médicaments à faire des recherches sur ce point, estime le docteur Patrice Halimi, président de l’Association Santé Environnement de France. Et, à terme, faire en sorte que le rejet soit le moins actif possible.»

Dans un rapport récent, le commissariat général au développement durable proposait ainsi de faire jouer le principe du pollueur-payeur: une redevance pour pollution de l’eau versée par les fabricants et utilisée par les pouvoirs publics pour financer leurs efforts de recherche.

01/06/2011

Les résidus de médicaments dans l'eau du robinet

article payant du Monde:

Un plan national pour limiter les résidus de médicaments dans l'environnement

LE MONDE | 31 mai 2011 | Paul Benkimoun | 413 mots

Un quart des échantillons d'eau potable testés en France sont pollués. Ministre de l'écologie et du développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet, a lancé, lundi 30 mai, le Plan national sur les résidus de médicaments (PNRM), à l'occasion d'une visite dans le laboratoire de santé publique et...

11/04/2011

Le Distilbène aurait des effets sur trois générations

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/04/05/le-distilbene-aurait-des-effets-sur-trois-generations_1503080_3224.html

Le Distilbène aurait des effets sur trois générations

LEMONDE.FR | 05.04.11 | 10h12  •  Mis à jour le 05.04.11 | 16h44

Une étude épidémiologique portant sur les effets transgénérationnels du Distilbène montre que les petits-enfants des femmes traitées avec cette hormone de synthèse, prescrite pour prévenir les fausses couches, sont 40 à 50 fois plus exposés au risque de l'hypospadias. L'hypospadias est une malformation congénitale de l'urètre, dont l'orifice se trouve anormalement positionné sur la face inférieure du pénis et non à son extrémité. Détectée lors de l'examen pédiatrique, elle nécessite une intervention chirurgicale quand l'enfant atteint un an environ.

 

Le Distilbène (DES) est une hormone de synthèse qui a été prescrite pendant près de trente ans aux femmes enceintes pour prévenir les fausses couches. Entre deux et huit millions de femmes dans le monde ont été traitées de cette façon entre 1948 et 1976. En France, le DES a concerné environ 200 000 patientes. Des tumeurs vaginales et, chez les garçons, des malformations génitales (l'hypospadias) sont les effets secondaires connus chez les "enfants distilbène".

DE 0,2 % À 8,2 %

Une équipe constituée autour du professeur Charles Sultan (CHRU Lapeyronie de Montpellier) s'est penchée sur la prévalence de l'hypospadias chez les petits-enfants de ces femmes traitées au DES. La prévalence "apparaît être 40 à 50 fois supérieure" à celle attendue, a commenté le Pr Sultan.

Selon Nicolas Kalfa, chirurgien pédiatre cosignataire d'une analyse à paraître dans la revue Fertility and Sterility [sur abonnement], la fréquence de la malformation est de 0,2 % dans la population. Elle passe à 8,2 % chez les garçons issus "de grands-mères distilbène".

Le DES, a rappelé le Pr Sultan, est "un modèle d'action des perturbateurs endocriniens" chez l'animal et chez l'homme, ces substances chimiques qui peuvent interférer avec le fonctionnement des hormones. Or, a-t-il souligné, ces effets transgénérationnels ont été rapportés, chez l'animal, pour toutes les classes de perturbateurs endocriniens, dont les pesticides et le bisphénol A (composé chimique controversé utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires).

La question est de savoir si le bisphénol A et les autres perturbateurs endocriniens"ne risquent pas d'avoir un effet transgénérationnel" chez l'homme, a conclu le scientifique. Il plaide pour le principe de précaution, à savoir "réduire de 100 % l'utilisation des pesticides et des polluants chimiques qui agissent en tant que perturbateurs endocriniens".

08/04/2011

Le Distilbène, nocif sur trois générations

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le Distilbène dans l'actualité judiciaire
A la lumière du cas d'un jeune homme de 21 ans lourdement handicapé, la cour d'appel de Versailles s'est attachée à examiner les effets du Distilbène à deux générations d'intervalle. Contesté par UCB Pharma, l'un des deux laboratoires incriminés, le lien de causalité entre le médicament et des malformations potentiellement graves, notamment au niveau de l'appareil génital, avaient pourtant été suggéré dès 1938 à l'occasion d'expérimentations sur la souris, font valoir les avocats des victimes, pour qui il s'agit désormais d'inverser la charge de la preuve, en faisant en sorte que ce soit « au laboratoire de prouver l'absence de lien. » La cour d'appel remettra son verdict le 9 juin.

Voir :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/04/07/01016-20110407ARTFIG00726-distilbene-la-troisieme-generation-devant-la-justice.php


Figaro [Le], 08/04/2011

La cour d'appel de Versailles a examiné jeudi le cas de Louis, 21 ans, lourdement handicapé.

Lorsqu'il est né, après seulement 26 semaines de grossesse, Louis pesait 1050 grammes. Vingt et un ans plus tard, le jeune homme souffre d'un handicap à 80%. Il se déplace en fauteuil roulant et a besoin d'une assistance en permanence. Il ne sait ni lire ni compter. Sa mère, qui fut exposée in utero au Distilbène, demande aujourd'hui la réparation du préjudice subi par son enfant et une compensation pour leurs années de souffrance. En avril 2009, le tribunal de grande instance de Nanterre lui a donné raison. Le juge a reconnu la faute d'UCB Pharma, l'un des deux laboratoires ayant commercialisé ce médicament aux effets délétères, et a accordé quelque 2 millions d'euros de dommages et intérêts à la famille de Louis. Mais le laboratoire a fait appel. Jeudi, ce dossier, ainsi que celui d'une autre jeune fille, était donc à nouveau en débat devant la cour d'appel de Versailles.

La justice se penchait ainsi sur les effets du Distilbène sur la troisième génération. La grand-mère de Louis a pris cette hormone de synthèse pendant sa grossesse, en 1958. «Le DES a provoqué une malformation utérine chez sa fille qui, enceinte à son tour en 1989, a accouché d'un grand prématuré», indique Me Martine Verdier, avocate des parents de Louis.

Reconnu en première instance, ce lien de causalité «à deux étages» est contesté par UCB Pharma, ainsi que par son assureur, en raison «d'un manque de preuves». «D'autres facteurs peuvent être à l'origine de l'état de santé des enfants, souligne Me Ivan Terel, avocat. En outre, à la lumière des connaissances scientifiques de l'époque, la faute délictuelle du laboratoire ne peut être retenue: on ne pouvait alors douter de l'innocuité du Distilbène.»

 

Inverser la charge de la preuve

Le DES, ou diéthylstilbestrol, a été prescrit à partir de 1950 aux femmes enceintes pour prévenir les fausses couches et les risques de prématurité. Environ 160.000 enfants y ont été exposées en France. «Dès 1938, des expérimentations chez la souris mettent en évidence des malformations sexuelles. Cela aurait dû alerter le laboratoire sur une possible nocivité», souligne Me Verdier. Le médicament a été interdit en 1971 aux États-Unis et contre-indiqué en 1977 en France.

Pour l'avocate, qui conseille par ailleurs de nombreuses autres victimes, il est temps, désormais, d'inverser la charge de la preuve. «Ce serait alors au laboratoire de prouver l'absence de lien de causalité entre la pathologie et le DES», a demandé jeudi l'avocate à la cour d'appel. Sa décision sera rendue le 9 juin.

LIRE AUSSI :

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05/04/2011

Le Distilbène aurait des effets sur trois générations

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/04/05/le-distilbene-aurait-des-effets-sur-trois-generations_1503080_3224.html

Le Distilbène aurait des effets sur trois générations

LEMONDE.FR | 05.04.11 | 10h12  •  Mis à jour le 05.04.11 | 16h44

Une étude épidémiologique portant sur les effets transgénérationnels du Distilbène montre que les petits-enfants des femmes traitées avec cette hormone de synthèse, prescrite pour prévenir les fausses couches, sont 40 à 50 fois plus exposés au risque de l'hypospadias. L'hypospadias est une malformation congénitale de l'urètre, dont l'orifice se trouve anormalement positionné sur la face inférieure du pénis et non à son extrémité. Détectée lors de l'examen pédiatrique, elle nécessite une intervention chirurgicale quand l'enfant atteint un an environ. 

Le Distilbène (DES) est une hormone de synthèse qui a été prescrite pendant près de trente ans aux femmes enceintes pour prévenir les fausses couches. Entre deux et huit millions de femmes dans le monde ont été traitées de cette façon entre 1948 et 1976. En France, le DES a concerné environ 200 000 patientes. Des tumeurs vaginales et, chez les garçons, des malformations génitales (l'hypospadias) sont les effets secondaires connus chez les "enfants distilbène".

DE 0,2 % À 8,2 %

Une équipe constituée autour du professeur Charles Sultan (CHRU Lapeyronie de Montpellier) s'est penchée sur la prévalence de l'hypospadias chez les petits-enfants de ces femmes traitées au DES. La prévalence "apparaît être 40 à 50 fois supérieure" à celle attendue, a commenté le Pr Sultan.

Selon Nicolas Kalfa, chirurgien pédiatre cosignataire d'une analyse à paraître dans la revue Fertility and Sterility [sur abonnement], la fréquence de la malformation est de 0,2 % dans la population. Elle passe à 8,2 % chez les garçons issus "de grands-mères distilbène".

Le DES, a rappelé le Pr Sultan, est "un modèle d'action des perturbateurs endocriniens" chez l'animal et chez l'homme, ces substances chimiques qui peuvent interférer avec le fonctionnement des hormones. Or, a-t-il souligné, ces effets transgénérationnels ont été rapportés, chez l'animal, pour toutes les classes de perturbateurs endocriniens, dont les pesticides et le bisphénol A (composé chimique controversé utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires).

La question est de savoir si le bisphénol A et les autres perturbateurs endocriniens"ne risquent pas d'avoir un effet transgénérationnel" chez l'homme, a conclu le scientifique. Il plaide pour le principe de précaution, à savoir "réduire de 100 % l'utilisation des pesticides et des polluants chimiques qui agissent en tant que perturbateurs endocriniens".

21/12/2010

Mediator, travail de nuit, santé publique

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Mardi 21 décembre 2010

L’affaire Mediator prend de l’ampleur
Jean-Marie Le Guen, médecin et député PS, considère que le Mediator est "de loin la plus grosse affaire de santé publique qu'ait eu à connaître notre pays". Il serait responsable de 1 000 à 2 000 décès selon une étude remise à l'Afssaps par des chercheurs de l'Inserm, mais cinq millions de patients ont pris cet antidiabétique, dont 2,9 millions pour une durée supérieure à trois mois. Le Pr. Bernard Debré, député UMP, appelle les sept ministres de la Santé qui se sont succédé depuis 1998 à "s'exprimer" sur la question et "assumer" d'éventuelles erreurs. Le Pr Bernard Bégaud (université de Bordeaux) considère pour sa part que le "maintien sur le marché (du Mediator et son remboursement à hauteur de 65 % relèvent de l'anomalie".
Agence France Presse_Fil Eco , 20/12/2010 - Croix [La] , 21/12/2010 - France Soir , 21/12/2010 - Echos_2eme Edition [Les] , 21/12/2010
 
Travail de nuit : le Conseil économique, social et environnemental demande des mesures
Le Cese (Conseil économique, social et environnemental) publie un rapport sur le travail de nuit, qui concerne aujourd'hui un salarié sur cinq.
"Outre d'évidentes perturbations dans la vie sociale et familiale, il est potentiellement dangereux pour la santé", lit-on dans L'Humanité. Le travail de nuit favorise en effet les troubles digestifs, ceux du sommeil, les risques cardio-vasculaires et serait encore un "agent probablement cancérogène".
Le Cese estime que sa justification ("assurer la continuité de l'activité") est floue.
Il demande que ce travail soit assorti de loisirs compensateurs et que le salarié renoue avec des horaires diurnes après un certain nombre d'années passées à travailler de nuit.
Humanité [L'] , 21/12/2010

20/12/2010

Le MEDIATOR, un problème de NOTRE société

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/mediator-ce-poison-rembourse-a-65-18-12-2010-1276961_23.php

Mediator, ce "poison remboursé à 65 %"

  • Par Émilie Lanez            

  • Le Point - Publié le 18/12/2010 à 13:34 - Modifié le 18/12/2010 à 15:33

    Que fut le plus pénible ? Les pressions diffuses, l'inertie des autorités sanitaires, les réticences des confrères, les soupirs des quatre enfants qui voient leur mère "la tête ailleurs", les nuits de veille devant l'ordinateur, les retards pris dans les consultations ? "Le plus dur aura été de savoir ce qu'il y avait dans le Mediator." Irène Frachon, 47 ans, pneumologue à l'hôpital de Brest, a dû enquêter quinze mois pour découvrir de quoi était composé cet adjuvant, vendu massivement dans nos pharmacies depuis 1976. Pour réaliser que dans ce médicament prescrit aux diabétiques, détourné comme coupe-faim, interdit partout ailleurs dans le monde, il y a une molécule - le benfluorex -, un dérivé d'amphétamine qui, ingéré, produit un métabolite toxique, la norfenfluramine. Un médicament qui pouvait donc se transformer en poison, attaquer les valves cardiaques, les déformant, provoquant des valvulopathies. Incidence : 0,5 cas grave pour 1.000 patients traités. Sachant que 300.000 Français ont avalé du Mediator chaque matin au petit déjeuner pendant trente-trois ans... Cinq millions de consommateurs de 1976 à 2009.

    Irène Frachon, c'est l'histoire d'une femme formidable. La consolante aventure d'un médecin de province qui révèle un scandale national de santé publique. "Elle n'a jamais hésité à dire ce qu'elle pensait ; déjà, gamine, sa parole était forte", se souvient une de ses amies, Hélène Debray. "Une femme qui ne se vante jamais, elle fonce", confie Fabienne, sa coiffeuse. "Elle a vu ce que tous les médecins auraient pu voir, confie, admirative, son ancienne chef de service à l'hôpital Foch, Isabelle Caubarrère, mais elle, elle a fait tilt." En février 2007, la pneumologue visite une patiente obèse, suffocante. Elle soulève la pancarte au pied du lit. Dans la liste des traitements : du Mediator. "Je me suis souvenue d'un article lu dans Prescrire, s'indignant que le benfluorex circule encore sous le nom de Mediator. J'ai cherché à comprendre." Trois ans plus tard, le médicament sera suspendu.

    Lobbys

    Entre l'évocation de son rendez-vous à l'Inspection générale des affaires sociales - "ils écarquillent les yeux, mais sont très attentifs" - et celle de son passage chez Ruquier - "Je n'ai pas la télé, c'est bien, cette émission ?" -, elle montre des vidéos de ses enfants, puis reprend son fil, méthodique, toute droite, croix huguenote autour du cou. "Cette affaire a fait exploser ma vie quotidienne. J'ai quitté le monde des Bisounours et compris la puissance de la désinformation des lobbys. Car, en France, on s'est arraché la gueule pendant trois ans pour faire retirer un truc déjà interdit partout. Aux États-Unis, en 1970, on a interdit toute la famille de médicaments à laquelle appartient la molécule du Mediator. On nous a vendu un poison remboursé à 65 % par la Sécu, c'est pas dingue, ça ?"

    Pourquoi Irène Frachon a-t-elle compris que quelque chose clochait gravement dans ce médicament, "pour lequel il fallait être Prix Nobel de médecine pour parvenir à lire la notice de composition ? Parce que, jeune interne, elle a entendu parler de l'isoméride, un dérivé amphétaminique prescrit comme coupe-faim, interdit en 1997. Ses copains médecins, en pointe sur l'affaire, lui ont raconté les détectives privés qui les filaient, les pressions énormes dans leur service hospitalier, les publications qui s'annulaient, les congrès qui se fermaient, les crédits - toujours privés - qui fondaient... Or, l'isoméride est une formule chimique cousine du Mediator, partageant le même métabolite. L'un fut supprimé. L'autre continuait d'être prescrit. La fille de militaire, mariée à un polytechnicien, ingénieur de l'armement et hydrographe, a foncé. Stratège. Elle a évalué les risques. Habitant Brest, "cela serait plus compliqué pour venir me chercher des noises", "praticien hospitalier, on ne pouvait pas trop peser sur mes financements", et puis "il me fallait me documenter sur tout, j'ai compris que les autorités sanitaires ne me passeraient aucune faiblesse". Irène Frachon n'est pas tout à fait isolée. Son inquiétude est partagée par quelques agences sanitaires, mais l'inertie - la collusion ? - est pesante. En 1999, la Commission de la transparence, dépendante de la Haute Autorité de santé, rend un avis défavorable au remboursement pour "absence d'intérêt thérapeutique". Avis non suivi par le ministère. Le médicament n'est pas très efficace - on ne sait pas encore qu'il peut tuer -, mais il continuera d'être remboursé. En 2003, il est retiré du marché espagnol. En 2005, il figure dans la liste des produits retirés de l'Organisation mondiale de la santé. En France, rien ne bouge. C'est que son fabricant, les laboratoires Servier, est une belle et grande entreprise française : 20.000 emplois, dont 3.000 exclusivement voués à la recherche. Pourquoi se fâcher ?... En mars 2007, la Commission nationale de la pharmacovigilance rend un avis mitigé. En 2008, un médecin écrit aux laboratoires Servier, s'enquérant de ces bruits troublants. Réponse : "Le Mediator 150 mg présente une bonne sécurité d'emploi (...). Et une bonne tolérance cardio-vasculaire."

    Victimes

    Le docteur Frachon a étudié tous les dossiers médicaux de patients décédés ou hospitalisés pour des valvulopathies, alerté ses copains pour qu'ils exhument leurs archives, vérifié, recoupé les publications espagnoles, américaines et même gabonaises. "Chaque fois, la même histoire. Des femmes qui veulent maigrir, puis s'essoufflent. On les surveille, on les hospitalise, elles repartent, continuent d'avaler leur coupe-faim, respirent de plus en plus mal."

    Irène Frachon réclame des autopsies, photographie au bloc ces valves cardiaques déformées. En février 2009, elle déclare onze cas de valvulopathie à son agence régionale de pharmacovigilance. En juin, l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) l'invite à présenter ses conclusions. "Cinq diapos, un bref speech, et puis au revoir. Dans ces instances, on ne voit pas les malades, on les oublie." L'Afssaps est embarrassée par ces découvertes confondantes, car son financement dépend des industriels. La règle est en effet que les laboratoires paient l'instance qui évalue et autorise leurs médicaments. Donc, l'agence doit choisir d'interdire - ou pas - un produit commercialisé par l'un de ses contributeurs. Le 25 novembre 2009, le Mediator se voit retirer son autorisation de mise sur le marché. Fin de l'affaire ?

    Pas pour le médecin brestois, qui comprend que la suspension demeurera discrète. "Quand j'ai vu que le médicament était retiré en catimini, j'ai compris qu'on n'allait rien chercher. Et que mes patientes brestoises allaient attaquer en justice dans l'indifférence générale. J'ai décidé d'écrire un livre pour faire pression." Juin 2010 : elle publie son récit chez le libraire et éditeur Charles Kermarec. Une petite maison brestoise, Dialogues-fr. La couverture porte un sous-titre : "Combien de morts ?" Les laboratoires Servier obtiennent, en première instance, le retrait de cette couverture. "Cela a tué la diffusion du livre", déplore l'éditeur. Mais la censure irrite les éditeurs et scandalise les journaux. Branle-bas de combat, pétitions, enquêtes. Soudain, des victimes s'incarnent, on lit le chagrin des familles en deuil. La France découvre qu'on a prescrit, pendant trente-trois ans, un médicament dont on aurait pu savoir - depuis 1997 - qu'il comportait une molécule hautement suspecte. À la Cnam - "alors, eux, ils ont été impeccables" -, depuis plusieurs mois, on mouline des statistiques : combien de malades, combien de morts de valvulopathie ont reçu du Mediator ? "Là, ils se sont pris un cimetière en pleine tronche", dit le docteur Frachon. Le 15 novembre 2010, la Cnam évalue le nombre de morts à "au moins 500", et relève "3.500 hospitalisations". Les laboratoires Servier souhaitent apporter leur "contribution à la compréhension des chiffres avancés et à la réflexion qui sera menée pour l'amélioration du suivi des effets secondaires". Irène Frachon a vu Xavier Bertrand, ministre de la Santé, qui occupait déjà ce maroquin en 2006, lors des premières alertes. "Il m'a dit vouloir tout comprendre de cette affaire." Enfin.

    Mediator

    144 577 000 boîtes vendues depuis 1976.

    44e médicament le plus vendu en officine.

    Un mois de traitement coûte 15 euros, remboursés à 65%.

    L'assurance-maladie envoie cette semaine 350 000 lettres aux patients ayant pris du Mediator entre 2008 et 2009. Impossible de remonter informatiquement plus avant. Ces patients sont invités à consulter un médecin " afin qu'il puisse rechercher tout symptôme ou signe évocateur d'une atteinte d'une valve cardiaque ".

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    lire aussi :

    Mediator : l'alerte aurait été donnée dès 1998

    sur le même sujet, lu sur :

    http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

     

    1 000 à 2 000 décès imputables au Mediator
    Le Figaro, en kiosque samedi dernier, révèle que l'Afssaps disposait de deux études pour évaluer le nombre des victimes du Mediator, l'une menée par Catherine Hill (Institut Gustave-Roussy) : elle calculait une fourchette comprise entre 500 et 1 000 morts, et l'autre, menée par deux chercheurs de l'Inserm, Mahmoud Zureik et Agnès Fournier. Cette dernière étude qui, contrairement à la première, prend en compte la mortalité à long terme, dénombrait entre 1 000 et 2 000 décès. Mahmoud Zureik explique que "les patients hospitalisés pour valvulopathies, même s'ils ne décèdent pas pendant les premières années après leur hospitalisation, restent sujets à une surmortalité à plus long terme". Confronté à cette nouvelle estimation, Xavier Bertrand convoquait, samedi, les trois épidémiologistes ayant mené les études, le directeur général de l'Afssaps Jean Marimbert, et le DGS Didier Houssin.
    Agence France Presse_Fil Eco , 17/12/2010 - Figaro [Le] , 20/12/2010 - Figaro [Le] , 18/12/2010 - Monde [Le] , 20/12/2010 - Echos [Les] , 20/12/2010 - Journal du Dimanche [Le] , 19/12/2010 - Libération , 20/12/2010 - Tribune [La] , 20/12/2010 - Croix [La] , 20/12/2010 - Metro_Paris , 20/12/2010
     
    Traitements amaigrissants : les "dérapages" de certains médecins
    Aujourd'hui en France se demande si l'affaire du Mediator n'est pas "la face émergée de l'iceberg du scandale des médicaments amaigrissants". Interviewé par le quotidien, le Dr André Desueur (Conseil national de l'ordre des médecins) dénonce des "prescriptions de complaisance", et pointe certains "dérapages" médicaux. Des médecins généralistes, endocrinologues, parfois gynéco-obstétriciens, ont pu détourner des médicaments de leurs indications premières (Mediator ou Prozac), les prescrivant à des patients souhaitant maigrir.