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13/04/2016

... plus facile ... (le sucre)

Comme pour le diesel, le danger du sucre, en particulier de maïs (glucose) a été sous estimé.

à lire sur :

The sugar conspiracy | Ian Leslie | Society | The Guardian

www.theguardian.com › Lifestyle › Sugar

 

14/11/2014

Mieux que la ferme des 1000 vaches ...

... le ferme des 1800 vaches !

À lire sur :

1.800 bêtes à la ferme : les riverains sont contre - 25/10/2014, Monts ...

www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Communes/Monts/n/Contenus/Articles/2014/10/25/1.800-betes-a-la-ferme-les-riverains-sont-cont...
 

 

24/04/2014

Les dangers du bisphénol A plus importants que ce qu'on pensait

lu sur le monde :

Nouveaux soupçons sur le bisphénol A

abonnes.lemonde.fr/sciences/article/2014/04/23/nouveaux...

Le Monde.fr | 23.04.2014 à 18h03 • Mis à jour le 23.04.2014 à 18h46 |

Par Hervé Morin

Le bisphénol A (BPA), cette molécule entrant dans la fabrication de certains plastiques, est présente dans les tissus de 90 % de la population occidentale. C’est un perturbateur endocrinien : ses effets sur le système reproducteur, bien décrits tant chez l’animal que chez l’homme, sont attribués à l’affinité de cette molécule avec les récepteurs à œstrogènes, des hormones sexuelles « mimées » par le BPA. Mais d’autres effets, liés à un autre récepteur, viennent pour la première fois d’être mis en évidence in vivo, chez un modèle animal, le poisson zèbre.

« Nos résultats suggèrent qu’il ne faut pas étudier le bisphénol A avec la seule loupe des questions de reproduction, mais que d’autres effets, sur le métabolisme notamment, doivent être examinés », estime Vincent Laudet, directeur de l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (ENS Lyon, CNRS, université Lyon-I), qui a dirigé ces travaux publiés le 22 avril dans le journal de la Fédération des sociétés américaines de biologie expérimentale.

L’idée que le BPA puisse interagir avec d’autres récepteurs était dans l’air. Une équipe japonaise a ainsi montré in vitro que le récepteur ERRγ (γ pour gamma) présentait une forte affinité avec le plastifiant. « En 2011, nous venions de découvrir que chez les poissons zèbres, l’exposition au bisphénol A entraînait des malformations des otolithes, des structures minéralisées situées dans l’oreille interne, qui participent à la régulation de l’équilibre, rappelle Vincent Laudet. Nous avons décidé de voir si le récepteur ERRγ n’était pas impliqué. »

L’équipe a utilisé deux approches complémentaires. L’une, pharmacologique, visait à étudier l’affinité de différents bisphénols avec ERRγ. L’autre a consisté à faire varier le niveau d’expression de ce récepteur chez le poisson zèbre et à étudier les effets du BPA. « Nous avons établi que lorsqu’on diminue le nombre des récepteurs, il faut augmenter la dose de bisphénol pour observer un même effet sur l’oreille interne, et inversement », résume Vincent Laudet.Pour le chercheur, ces observations ont plusieurs conséquence en matière de santé publique. D’une part, la recherche de substituts au BPA par l’industrie du plastique devrait prendre en compte non seulement l’affinité de ces composés avec les récepteurs à œstrogènes, mais aussi avec le récepteur ERRγ. D’autre part, le fait que l’affinité entre ce dernier et le BPA soit 1 000 fois plus forte, in vitro, que celle observée avec les récepteurs à œstrogènes, repose la question des valeurs des doses journalières admissibles dans les aliments. « Cela pourrait expliquer des phénomènes liés à de faibles doses du BPA, l’ERRγ constituant un substrat biologique possible pour ces effets », avance Vincent Laudet.

Lire:  Bisphénol A : les toxicologues mis au défi

Surtout, il conviendrait d’élargir le spectre des effets potentiellement attribuables au bisphénol A. « Sur la souris, des travaux viennent de montrer que l’absence de récepteur ERRγ entraîne des problèmes d’audition, précise Vincent Laudet. La question des effets du BPA sur l’audition humaine doit être examinée. » Toujours chez la souris, on a constaté qu’ERRγ était impliqué dans le contrôle de la sécrétion de l’insuline, ce qui renvoie à des effets métaboliques déjà décrits du BPA. Ce récepteur serait-il aussi la clef pour comprendre l’obésité observée chez des nourrissons exposés au bisphénol ?

ÉVALUATION DES RISQUES

Autant de questions, encore sans réponses, posées alors que l’Agence européenne de la sécurité des aliments (EFSA) a lancé une consultation pour nourrir son futur avis sur l’évaluation des risques liés au BPA – avis dont la publication a été repoussée à fin 2014, en raison du nombre de commentaires recueillis. A l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui a émis une opinion critique sur le projet d'avis de l'EFSA, Gérard Lafargue estime que l'étude dirigée par Vincent Laudet est « intéressante, car elle pointe d'éventuels effets métaboliques du bisphénol chez l'animal et l'homme ».

L'Anses avait rendu plusieurs rapports sur ce perturbateur endocrinien qui ont conduit la France, au-delà de l'interdiction européenne dans les biberons en 2011, à bannir en 2013 le BPA dans tous les contenants alimentaires destinés aux enfants de 0 à 3 ans, une mesure qui sera étendue à tous les contenants alimentaires à compter du 1er janvier 2015. « Ces nouvelles données confortent l'avis de l'Anses », estime Gérard Lafargue.

Pour Gabriel Livera, responsable du Laboratoire de développement des gonades (CEA Fontenay-aux-Roses), qui n’a pas participé à ces travaux, ceux-ci constituent « une avancée majeure et doivent d'ores et déjà attirer l'attention des agences sanitaires ». Pour autant, note-t-il, « il reste du travail » pour passer à d’autres modèles animaux et élargir ces observations à l’homme. Mais si un parallélisme pouvait être établi avec le poisson zèbre, alors celui-ci pourrait devenir « un atout pour un screening rapide de potentielles substances toxiques agissant par les mêmes voies que le BPA ». Un des enjeux concernant le BPA est effectivement désormais de lui trouver des substituts qui soient réellement inertes pour la santé et l'environnement.

Hervé Morin 
Pôle Science et Médecine

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sur le même sujet :

puberté précoce.pdf

MORALITÉ : ÉVITEZ LES RÉCIPENTS EN PLASTIQUE AUTANT QUE POSSIBLE !

07/06/2013

OGM dans l'alimentation humaine : vers plus de transparence ?

... au moins aux USA . Rien dans l'Europe "à 27" de la "concurrence libre et non faussée" pour l'instant.

lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article5432

La question de l'étiquetage des produits alimentaires contenant des OGM agite depuis plusieurs années les États américains. Après une tentative ratée en Californie [1], l'état du Connecticut vient de voter une loi qui rend cet étiquetage obligatoire, sous conditions. D'autres états devraient lui emboîter le pas prochainement. Un effet boule de neige qui inquiète les industries agro-alimentaires et de biotechnologies, contraintes de changer leurs stratégies.

Le 3 juin 2013, dans la foulée du Sénat, les députés du Connecticut ont adopté à une très large majorité (134 contre 3) une loi qui rend obligatoire l'étiquetage des produits alimentaires génétiquement modifiés ou issus d'OGM. Elle doit désormais être signée par le gouverneur de l'état, Dannel P. Malloy, qui s'est engagé à le faire rapidement [2]. Si cette loi est une grande première aux États-Unis, son entrée en vigueur n'est en revanche pas immédiate : elle est conditionnée par l'adoption de lois similaires dans au moins cinq autres états dont deux voisins du Connecticut, et représentant au total 25 millions d'habitants (section 3 de la loi). Pour les députés, l'état du Connecticut est trop petit pour faire cavalier seul.

Seize projets de loi en débat

Interrogé par Inf'OGM, Tim Bergin, juriste au Parlement du Connecticut, se dit optimiste quant à la possibilité que d'autres états adoptent de telles lois sur l'étiquetage des OGM. Et cet optimisme se comprend au regard des nombreux projets de loi similaires déposés auprès des parlements des états. A l'heure actuelle, Inf'OGM a comptabilisé pas moins de 16 projets de loi en débat (Arizona, Colorado, Floride, Illinois, Indiana, Iowa, Maine, Minnesota, New Jersey, New Hampshire, Oregon, Pennsylvanie, Rhode Island, Tennessee, Virginie et Washington). Et dans trois états, ces lois ont déjà été adoptées par les Députés et sont actuellement examinées par le Sénat... : Alaska (ne concerne que l'étiquetage du saumon GM) ; Hawaï et Vermont (voté le 10 mai, par 99 voix pour et 42 contre). Cependant, dans six autres états (Californie, Maryland, Missouri, Nouveau Mexique et dernièrement New-York), de tels projets de loi ont déjà été déboutés. La bataille pour l'étiqueta ge n'est donc pas gagnée mais n'a jamais été aussi proche de l'être.

La loi prévoit que nul ne peut vendre ou distribuer soit de la nourriture destinée à l'alimentation, soit des semences pour produire des aliments entièrement ou partiellement génétiquement modifiés, à moins d'être étiquetées comme telle. Cette règle est assortie de nombreuses exceptions : l'alcool, les produits préparés pour être consommés immédiatement, la restauration collective, les produits agricoles en vente directe ou semi-directe, et surtout les produits issus d'animaux nourris aux OGM (lait, viande, œuf)... Cette dernière exception réduit considérablement la portée de cette loi, étant donné qu'aux États-Unis, comme dans l'Union européenne, les OGM servent principalement à nourrir le bétail... Cependant, à la différence de l'Union européenne, de nombreux produits destinés à l'alimentation humaine intègrent dans leur recette des OGM, comme les crèmes glacées avec la lécithine de soja ou les huiles issues de colza ou de soja GM. En cas de non respect pa r le producteur, la pénalité a été établie à 100 euros par jour et par produit non correctement étiqueté.
Dans une note élaborée par les services du Parlement du Connecticut, le coût de mise en œuvre de cet étiquetage par l'administration de l'état a été « estimé à 117 632 dollars pour les années à venir » dont 80 000 dollars seraient consacrés aux salaires des inspecteurs et d'un juriste à temps partiel.

Un amendement fédéral pour interdire les velléités locales d'étiquetage ?

Cette situation ne satisfait pas les entreprises agro-alimentaires et de biotechnologies qui ont décidé de répliquer sur un autre front. Plutôt que de mener une bataille coûteuse (et finalement incertaine) dans chaque état, elles essayent en effet de faire interdire directement au niveau fédéral cette compétence des états. C'est dans la loi d'orientation agricole (Farm bill), actuellement en débat au Congrès, que les lobbyistes ont décidé de battre en brèche la transparence vis-à-vis des produits alimentaires. Sous couvert de liberté de commerce et de non discrimination entre les produits, le député républicain de l'Iowa, Steve King, est en passe de voir son amendement intégré à cette loi d'orientation [3]. L'amendement a déjà été adopté par la Commission « agriculture » de l'Assemblée nationale fédérale. La portée de cet amendement est vaste mais concerne directement l'étiquetage des OGM. Il interdit aux états de prendre des lois qui imposeraient des conditions de production des produits agricoles qui sont vendus sur leur territoire mais produits dans d'autres États. Ainsi, l'étiquetage des OGM pourrait être considéré comme une entrave à la liberté de commerce inter-état et jugé discriminatoire pour les produits des autres états qui n'auraient pas adopté une telle obligation. Les multinationales agro-alimentaires et de biotechnologies n'ont pas réussi à faire interdire l'étiquetage des OGM par le Codex alimentarius au niveau mondial. Réussiront-elles a minima pour les États-Unis ? Réponse courant 2013 date à laquelle la Farm Bill devrait être adoptée.

 

 

 

19/01/2013

Le lobbying pro-OGM en action contre l'étude de Séralini (suite)

Voici le texte d'un article de Stéphane Foucart paru dans Le Monde papier du 17 janvier dernier (daté du 18/1/13), page 8:

Ces étranges accusations de liens entre M. Séralini et une "secte guérisseuse".pdf


Séralini.png

13/04/2012

« les allégés n’ont aucun impact sur le surpoids »

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

60 Millions de consommateurs publie, dans son Hors-Série, une interview du Dr Jean-Philippe Zermati, médecin nutritionniste, qui souligne que « les allégés n’ont aucun impact sur le surpoids ».

Selon lui, « leur consommation peut même être un facteur aggravant ».

Il explique que « différentes études, dont celle de Nicole Darmon », « ingénieur à l’Inserm » notamment, ont montré l’importance « d’avoir une alimentation parfaitement équilibrée » et dénonce « les informations nutritionnelles multiples et contradictoires anxiogènes », souligne la revue.

(60 Millions de consommateurs, 01/05)

02/03/2012

Pétition contre l'abattage sans étourdissement des animaux de ferme

Voir: 

http://www.30millionsdamis.fr/agir-pour-les-animaux/petitions/signer-petition/pour-letourdissement-systematique-des-animaux-de-ferme-avant-leur-abattage-26.html

Pétition contre l'abattage sans étourdissement des animaux de ferme

Cliquez ici pour signer la pétition "Contre l'abattage sans étourdissement des animaux de ferme" sur le site de la Fondation.

voir :

http://www.30millionsdamis.fr/agir-pour-les-animaux/petitions/signer-petition/pour-letourdissement-systematique-des-animaux-de-ferme-avant-leur-abattage-26.html

Monsieur le président de la République,
Monsieur le ministre de l’Intérieur, chargé des cultes,
Monsieur le ministre de l’Agriculture,

La pratique consistant à abattre les animaux sans étourdissement préalable est inacceptable, quels qu’en soient les motifs.

Par ailleurs, pour des raisons éthiques parfaitement légitimes, le consommateur sensible à la protection des animaux a le droit de ne pas vouloir consommer de viandes issues de la souffrance animale.

En France, « l’étourdissement des animaux est obligatoire avant l’abattage ou la mise à mort (…) sauf si cet étourdissement n’est pas compatible avec la pratique de l’abattage rituel » (art. R.214-70 du Code rural). Or, l’examen de la pratique de l’abattage rituel dans notre pays fait apparaître que la proportion d’animaux qui ne sont pas étourdis avant leur saignée dépasse de beaucoup les besoins des seuls consommateurs concernés. En réalité, une part importante des viandes issues d’un abattage rituel est commercialisée dans le circuit traditionnel sans qu’il soit fait mention de cette caractéristique.

A minima, je demande donc que l’étiquetage de la viande (ou d’une préparation contenant de la viande) comporte obligatoirement la mention du mode d’abattage, afin que le droit à l’information du consommateur soit respecté.

A terme, je réclame la généralisation de l’étourdissement de tous les  animaux avant leur abattage, sans exception aucune.

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/03/02/le-halal-ou-les-risques-de-l-opacite_1651040_3232.html

Le halal ou les risques de l'opacité

 02.03.12 | 13h21  •  Mis à jour le 02.03.12 | 15h59

Les récents propos de Marine Le Pen sur la viande halal, la volonté affichée du président de la République de déminer la polémique naissante, le silence de nombre de responsables politiques sur le sujet ont montré la sensibilité et la complexité de ce dossier. Si Marine Le Pen n'a pas eu tort de pointer la présence de viande halal (mais aussi casher) dans les circuits de distribution de la viande conventionnelle - une réalité connue et reconnue par les acteurs de ce marché depuis plusieurs années - et de demander davantage de transparence dans ce domaine, elle a en revanche été démentie sur les chiffres qu'elle avançait. Plus frappant, son message implicite sur l'"islamisation" de la France n'a pas été franchement suivi, contrairement à l'emballement qui avait fait suite à sa dénonciation des prières musulmanes dans la rue en 2010.

Lassitude face à l'instrumentalisation de l'islam par l'extrême droite, sous couvert, cette fois, de la défense des animaux ? Difficulté à parler clair sur un dossier plus technique et économique que politique ou ethnico-religieux ? Ampleur des enjeux, qui dépassent la seule communauté musulmane et touchent aussi les juifs, sans parler des professionnels de la viande ? Crainte de mettre en lumière des failles dans les procédures de traçabilité et d'information aux consommateurs ? Les raisons ne manquent pas pour faire de ce dossier un piège à double ou triple détente, finalement assez peu rentable politiquement. Eléments de compréhension.

Théoriquement, une viande halal (licite selon la loi islamique) est issue d'un animal abattu rituellement : égorgé vivant, sans étourdissement préalable, la tête tournée vers La Mecque, par un sacrificateur musulman qui prononce une bénédiction. Dans la pratique et faute d'un label unanimement reconnu, le marché de la certification halal souffre d'un manque de transparence entretenu par les acteurs, musulmans et non musulmans, de ce marché en forte croissance.

L'élaboration d'une norme unique bute sur la diversité des conceptions du halal, liées à des lectures plus ou moins strictes des avis islamiques rendus à travers le monde. Certains acceptent l'étourdissement avant ou après la saignée. D'autres pas. Certains admettent l'abattage mécanique. D'autres non. Résultat : sont estampillées halal des viandes qui aux yeux de certains musulmans ne le sont pas. Dans ce contexte, les contentieux entre associations musulmanes, contemptrices du "faux halal", et industriels, désireux de profiter de ce marché évalué à 5 milliards d'euros, se multiplient. 

Le flou est accentué par l'absence de règles de contrôle : quelques organismes indépendants salarient des contrôleurs rémunérés par le surcoût du kilo de viande payé par les consommateurs (de 2 à 10 centimes selon les cas), d'autres se contentent de fournir les contrôleurs rémunérés par l'entreprise qu'ils sont chargés d'inspecter. Quant à savoir si la surtaxe s'applique aux kilos de viande (halal ou casher) écoulés dans le circuit classique, les opérateurs assurent que non. L'affirmation est confirmée par certains spécialistes mais laissent sceptiques d'autres experts.. 

Source de "fantasmes" selon les observateurs, l'abattage rituel est prévu par la loi depuis les années 1960 grâce à une dérogation à l'abattage avec étourdissement préalable des bêtes. Mais, face aux abus observés ces dernières années dans l'usage de ces dérogations, le gouvernement a publié en décembre un décret qui doit entrer en vigueur le 1er juillet ; il vise à davantage de "transparence" en faisant correspondre les autorisations dérogatoires aux commandes réelles pour le marché halal ou casher.

Aujourd'hui, pour des raisons d'économie, certains industriels renoncent à une double chaîne d'abattage et mettent sur le marché des volumes de viande issue de l'abattage rituel supérieurs aux besoins (14 % du tonnage d'animaux de boucherie selon le ministère de l'agriculture, pour une population juive et musulmane évaluée à moins de 10 %). Le ministère de l'agriculture estime même à "50 % la proportion d'ovins et à 12 % la part de bovins abattus rituellement". Mais, le ministère assure aussi qu'entre les importations (60 % des agneaux) et les exportations (environ 2 % du boeuf halal est vendu au Maghreb et en Turquie) ces pourcentages ne correspondent pas à la part de viande consommée en France. Mais il reste pour l'instant impossible de connaître la part du halal ou du casher dans le circuit classique. 

En dépit de ces dysfonctionnements, et contrairement à plusieurs pays européens, la France, qui abrite les communautés juive et musulmane les plus importantes d'Europe, n'entend pas revenir sur l'abattage rituel, au nom de la "liberté de culte". Les responsables politiques français rassurent régulièrement les représentants religieux sur ce point. De même, craignant une stigmatisation des communautés concernées, la France ne souhaite pas mettre en place un étiquetage précisant si l'animal a été abattu rituellement. Au nom de la transparence, des députés UMP avaient en 2010 tenté d'imposer cette précision, avant d'y renoncer. De leur côté, les responsables juifs, désormais rejoints par les musulmans, oeuvrent depuis des années pour maintenir ces spécificités françaises. Ils craignent que l'étiquette "casher" suscite des campagnes de boycottage.

Mais, sous la pression de l'Europe ou des consommateurs, avec ou sans Marine Le Pen, il n'est pas sûr que la France échappe à un débat sur ces questions. 
lebars@lemonde.fr
Stéphanie Le Bars, Service Société
Article paru dans l'édition du 03.03.12
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sur le même sujet, lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5046

27/2/2012

La viande halal au cœur des campagnes électorales

A l’approche de la prochaine élection présidentielle, tous les arguments sont bons pour récolter des voix. Dernièrement, Marine Le Pen, candidate FN pour l’élection présidentielle 2012, a fait de la souffrance animale, à travers la dénonciation du mode de production de la viande halal, son nouveau cheval de bataille. Le 23 février, la candidate a ainsi annoncé que son avocat, Me Wallerand de Saint-Just, a déposé une plainte contre x auprès du procureur de la République de Nanterre, « pour l’infraction de tromperie sur les qualités substantielles des marchandises vendues et pour l’infraction d’actes de cruauté envers les animaux domestiques ». 

De fait, bien que la législation actuelle impose aux pays européens l’étourdissement préalable des animaux de boucherie avant leur mise à mort, cette obligation peut être contournée pour des raisons religieuses. Or, l’abattage sans étourdissement étant plus rentable, de plus en plus d’abattoirs, notamment français et belges, égorgent des animaux encore conscients. Selon le COPERCI (1), 20 % des ovins, 20 % des bovins et 20 % des volailles ont été abattus selon le rite halal en 2008. Or, les communautés juives et musulmanes françaises ne représentaient qu’environ 11 % des habitants en 2008. L’exportation ne pouvant, à elle seule, le justifier, l’excédent de ce type de production rejoint donc le circuit classique, sans mention particulière. Surfant sur cette tendance, certaines grandes chaînes de restauration ont proposé des menus halal. 
C’est notamment le cas de l’enseigne Quick, dont l’Etat détient 94 % du capital

Selon l’association de protection animale L214, en réaction aux propos de la candidate FN, le Président de la République, Nicolas Sarkozy aurait déclaré : « Sur les 200 000 tonnes de viande qui sont consommées en Ile-de-France, il y en a 2,5 % qui sont de la viande casher et de la viande halal. Est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire une polémique pour cela ? ». L214 a souhaité revenir sur ce pourcentage, qui donne à penser que la viande halal se cantonne à l’Ile-de-France alors que l’abattage rituel est pratiqué dans l’ensemble des abattoirs français. Selon les chiffres émanant du ministère de l’Agriculture même, 12 % des bovins, 13 % des veaux et 49 % des ovins-caprins des animaux de boucherie ont été soumis à l’abattage rituel en France en 2007. 

Il est clair que le président français a manqué à sa volonté affirmée lors de sa précédente campagne présidentielle, en décembre 2006, de généraliser l’étourdissement préalable dans les abattoirs halal. Ceci mis à part, ce n’est certes pas un hasard si l’intérêt soudain pour la souffrance animale dans les débats pré-électoraux s’est portée sur la viande halal et non sur l’élevage industriel de porcs, l’élevage de poules pondeuses en batteries ou le gavage des oies et des canards. 

Cécile Cassier

1- Le COmité PERmanent de Coordination des Inspections réunit les inspections générales de l'administration et de l'agriculture, et le conseil général vétérinaire.

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sur le même sujet à propos de l'information des consommateurs :

à lire sur :

http://www.lepoint.fr/societe/viande-halal-une-deputee-ump-depose-puis-retire-une-proposition-de-loi-04-03-2012-1437652_23.php

source AFP

Viande halal : une députée UMP dépose puis retire une proposition de loi

Alors que Nicolas Sarkozy s'est prononcé samedi à Bordeaux pour l'étiquetage des modes d'abattage de la viande, une députée UMP, Françoise Hostalier, a retiré une proposition de loi en ce sens visant la viande halal, quelques jours après l'avoir déposée.  

04/03/2012 à 11:57

08/02/2012

"Soleil Vert" ...

... dans le monde des poules.

Lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/au-proces-de-l-elevage-intensif-une-poule-n-est-pas-une-boite-de-conserve-07-02-2012-1428465_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120208

"Une poule n'est pas une boîte de conserve"

En Alsace, huit associations de défense des animaux ont assigné l'ex-gérant d'une société accusée d'avoir abandonné 200 000 poules pondeuses.

L'ancien gérant d'Alsace OEuf, une entreprise d'élevage de volaille en batterie, comparaissait aujourd'hui au tribunal correctionnel de Strasbourg pour avoir laissé mourir des dizaines de milliers de poules dans des conditions extrêmes. À travers lui, c'est l'élevage intensif qui est montré du doigt.

Huit associations de défense des animaux se sont constituées parties civiles contre Alsace OEuf et son gérant, Zeki Karahancer, qui a dû cesser son activité d'éleveur à Kingersheim (Haut-Rhin) après l'abattage en catastrophe, en novembre dernier, de 135 000 poules pondeuses agonisantes par manque de nourriture. Les avocats de la Fondation 30 millions d'amis, de la Fondation Brigitte Bardot, du Refuge de l'arche de Noé, de l'OABA (OEuvre d'assistance aux bêtes d'abattage), de la SPA et de One Voice ont joint leurs plaidoiries et effets de manche à ceux de leurs collègues des associations L214 et Animalsace, premières à avoir déposé plainte pour "actes de cruauté et abandon commis sur des animaux".

Nuées de mouches

En face, visiblement mal à l'aise, Zeki Karahancer laisse parler son défenseur. "Avez-vous des difficultés à parler le français ? Vous habitez en France depuis combien de temps ?" demande doucement la présidente au prévenu, qui peine à lâcher quelques monosyllabes. Installé dans l'Hexagone en 1991, l'ancien ouvrier a opéré en 2009 "un virage professionnel à 360 °, passant du bâtiment à la poule", observe ironiquement maître Xavier Bacquet, l'avocat de 30 millions d'amis. C'est à cette époque que Zeki Karahancer reprend, avec zéro connaissance en élevage et tout juste 1 000 euros de capital, les sites d'élevage du groupe Carlier, placé en liquidation judiciaire, mais toujours propriétaire.

Ce qu'il croit être une bonne affaire tourne vite à la catastrophe. L'amas de fientes de poules provoque des nuées de mouches et la fureur des riverains. Une épidémie de salmonelles conduit la société distributrice à diviser par deux le prix des oeufs, empêtrant un peu plus le gérant dans ses problèmes de trésorerie. "Presque du jour au lendemain, Sanders, le fournisseur exclusif en graines, a arrêté les livraisons. Les poules ont commencé à s'affaiblir et à mourir en nombre important, puis c'est allé crescendo", explique Philippe Bouley, directeur technique d'Alsace OEuf, qui pointe aussi la responsabilité de la société Carlier, qui a confié la gérance à un homme "sans aucune expérience".

"Entre la poule et l'oeuf"

"Quand les riverains, excédés par les odeurs et les mouches, ont pénétré sur le site en novembre 2010, ils ont découvert 200 000 poules entassées dans des hangars et des cages vétustes, sans lumière, décharnées ou mortes, en état de décomposition avancée. Les poules vivantes étaient obligées de picorer les cadavres pour survivre", rappelle une avocate des parties civiles. Alertée par Alsace OEuf, la préfecture du Haut-Rhin avait dû réquisitionner in extremis un abattoir pour les 135 000 volailles moribondes. Raphaël Nisand, avocat du Refuge de l'arche de Noé et de l'OABA, y voit "une affaire grave et emblématique qui pose aussi le problème de l'élevage industriel : derrière l'animal, il y a l'homme. Et un problème de traçabilité pour le consommateur".

"La poule n'est pas une boîte de conserve", appuie la procureur, qui propose de requalifier l'accusation de "sévices" en "délit d'abandon". Elle requiert un an avec sursis, 5000 euros d'amende et une interdiction définitive d'exercer un métier dans l'élevage d'animaux. Me Dominique Riegel, avocat de la défense, plaide la relaxe, rappelant les péripéties judiciaires entre son client et Sanders, le fournisseur en graines, qui a stoppé brutalement les livraisons en prétextant un retard de paiement. "Zeki Karahancer s'est retrouvé coincé entre la poule et l'oeuf. La poule doit être nourrie, et l'oeuf vendu. Alsace OEuf a assigné en justice la société Sanders. Mais il fallait le temps d'obtenir l'ordonnance, l'expertise... Or la poule n'attend pas." Jugement le 6 mars. 

15/12/2011

Attention aux petits déjeuners à base de céréales sucrées

lu sur : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/12/14/16464-cereales-pires-que-junk-food

Le Figaro, 15/12

Les céréales, pires que la «junk-food» ?

Par figaro icon Anne Jouan - le 14/12/2011
Les petits déjeuners pour enfants contiennent beaucoup trop de sucre. La palme revient aux Smacks.

 

On devrait toujours se méfier de la bonne conscience. Pensant bien faire, nombreux sont les parents qui achètent des céréales pour le petit déjeuner de leurs enfants, ne se doutant pas que ceux-ci contiennent en réalité plus de sucre que de céréales.

Une organisation indépendante américaine de santé publique à but non lucratif, Environmental Working Group(EWG), a passé au crible plus de 80 paquets de céréales transformées. Le résultat fera réfléchir les parents. Beaucoup d'entre eux refusent que leurs enfants prennent un gâteau (cookies, donuts) en guise de petit déjeuner, or nombreuses sont les céréales qui contiennent plus de sucre qu'un dessert.

EWG a même établi un classement des plus mauvais élèves. Sur la première marche du podium, un best-seller chez les enfants, les Smacks de Kelloggs, des grains de blé soufflés caramélisés. Viennent ensuite les Coco Pops, des céréales au riz soufflé avec du chocolat, puis d'autres vendus aux États-Unis (et pas en France) contenant notamment des marshmallows. Selon les études réalisées par EWG, une tasse de Smacks de Kellogs contiendrait à peine plus de sucre qu'un donuts (20 grammes contre 18). Autrement dit, un bol de Smacks représente entre 8 à 10 morceaux de sucre. Les normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne sont pas respectées, puisque certaines céréales contiennent parfois plus de 50 % de sucre alors qu'il devrait y en avoir 10 %.

«Je ne suis pas étonné par les résultats obtenus, analyse Serge Ahmed, directeur de recherche au CNRS et auteur, il y a quelques années, d'une étude qui avait beaucoup marqué sur le potentiel addictif du sucre et du goût sucré. Le plus surprenant est que les industriels appellent ces produits des céréales alors qu'il s'agit en réalité de sucreries.» En termes juridiques, ce type de manquement dans l'appellation s'appelle une tromperie sur les qualités substantielles.

Selon Serge Ahmed, les enfants constituent une «proie facile» pour les industriels de l'agroalimentaire car ils sont dotés d'un système de récompense très facile: pour eux, plus l'aliment qu'ils consomment contient de sucre, mieux c'est. «Ils sont très sensibles aux gratifications immédiates, comme un apport en sucre, mais ils n'ont pas conscience à long terme de l'effet de ces aliments, explique Serge Ahmed. À leur âge, le cortex préfrontal n'étant pas encore fini, ils ne peuvent pas limiter leur appétit. C'est donc aux adultes de le faire.»

Potentiellement diabétogènes

Cette consommation de produits riches en sucre est totalement anormale physiologiquement. Il y a une cinquantaine d'années, aucun être humain n'était confronté à de telles concentrations en glucose. Aujourd'hui, on estime que notre consommation de sucre serait trois fois trop importante. Un problème d'autant plus difficile à résoudre que l'on en trouve dans une multitude d'aliments industriels, y compris les plus inattendus, comme le jambon vendu sous vide.

L'organisation EWG estime que pour faire de petits déjeuners sains, il est préférable de privilégier les céréales entières non transformées, au packaging généralement moins glamour. Le matin, il convient également de manger des fruits entiers plutôt que du jus de fruits ou des œufs, comme les font les Anglo-Saxons.

Consommer ce type de céréales très sucrées est-il mauvais pour la santé? En soi, le sucre n'est pas un inducteur de diabète, sauf si l'on a des antécédents familiaux: ces céréales sont donc potentiellement diabétogènes. «Chez les personnes prédisposées génétiquement, on voit apparaître un diabète de type 2 (non insulinodépendant) à partir de 15 ans, observe le professeur Patrick Vexiau, chef de service de diabétologie à l'hôpital Saint-Louis (Paris). Or il y a une trentaine d'années, on n'observait pas ce type de phénomènes, le diabète de type 2 n'existait pas avant 45 ans.»

Outre l'apparition éventuelle d'un diabète, il est désormais connu que le sucre peut provoquer une addiction chez certaines personnes. Un quart d'heure après en avoir été ingéré, le glucose stimule des récepteurs dans le cerveau qui activent le système dopaminergique de récompense, rappelle Serge Ahmed. Consommer trop de sucre agit donc comme une drogue, insiste également l'étude de EWG qui observe que les enfants qui en abusent connaissent souvent des difficultés à l'école.

Enfin, des études, menées jusqu'à présent exclusivement sur l'animal, ont montré que l'exposition précoce à des produits riches en sucre amoindrit les capacités de contrôle (motivation, émotion). Les enfants gros mangeurs de sucre seraient donc plus enclins à adopter des comportements à risque.

EN SAVOIR PLUS:

» Que faut-il manger au petit déjeuner?

» Quelles céréales faut-il manger?

» DOSSIER: Equilibre et plaisir, bien manger aujourd'hui

12/06/2011

Vers un retour des farines animales en septembre prochain

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4719

11-06-2011 - Vers un retour des farines animales en septembre prochain

Interdites fin 2000, suite à la crise de la vache folle, les farines animales pourraient faire leur retour dans l'alimentation animale avec le blanc-seing de la Commission européenne, favorable à un assouplissement des mesures en vigueur actuellement. En France, pays historiquement à la pointe de l'interdiction au niveau européen, cette nouvelle tentative européenne de voir ces farines réinvestir le bol alimentaire des animaux d'élevage n'a pas déclenché un 'non' ferme et massif à l'inverse des fois précédentes. Le Conseil National de l'Alimentation (CNA) étudie ainsi actuellement une réintroduction dans l'hexagone des farines animales. 

Conseil consultatif des ministères de l'agriculture, de la santé et de l'économie, le CNA doit rendre son avis définitif mi-septembre. Néanmoins, un document de travail disponible sur son site internet suggère d'ores et déjà une probable autorisation limitée, dans un premier temps, au secteur de l'aquaculture. Dans un second temps, et après une évaluation du ratio bénéfices/risques, les porcs et les volailles verraient également les farines animales revenir dans leur alimentation, à l'inverse des bovins pour lesquels une levée de l'interdiction n'est pas d'actualité apparemment. 
Si ce retour des farines animales se faisait, le cannibalisme serait toutefois interdit. Il ne serait donc pas possible de nourrir une espèce avec des protéines provenant d'elle; par exemple, nourrir un cochon avec des protéines de cochon serait interdit. D'autre part, les farines ne devraient être destinées qu'aux animaux omnivores. 

Outre une situation sanitaire maîtrisée, aboutissant à l'absence de risques pour la santé humaine, l'aspect économique n'est pas le moindre pour un retour des farines animales. Entrant pour 2 à 3% dans la ration alimentaire des espèces concernées, la disparition des farines animales a été remplacée par des protéines végétales, essentiellement du soja provenant d'Amérique du Nord. 
Autrement dit, les farines animales permettent aux filières de l'élevage et de la pêche de tirer un bénéfice de leurs déchets (abats, peaux, graisses …) au lieu d'un coût en les détruisant. Une valorisation loin d'être neutre lorsque l'on connaît les proportions non-valorisées par la filière alimentaire (48% du mouton, 46% du bœuf, 38% du porc et 32% des poulets n'étant pas valorisés ...). Il n'y a donc rien d'étonnant à lire, en octobre dernier, dans un rapport du Conseil Général de l'Alimentation, de l'Agriculture et des Espaces Ruraux (CGAAER), sur l'élevage des volailles, que l'accès aux farines animales serait un facteur important de consolidation de la filière. 

Par ailleurs, pour le CNA, la réintroduction des farines animales pourrait être une réponse aux 'besoins croissants en protéines pour l'alimentation animale' avec même des 'avantages environnementaux probables', notamment pour l'aquaculture, où les farines de poissons sont toujours autorisées, poussant à la surexploitation de certaines espèces de poissons dites 'poissons fourrage'. 

Alex Belvoit

19/04/2011

Une étude canadienne: OGM et pesticides dans le sang

lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article4784

Une première scientifique : résidus de pesticides issus d'aliments transgéniques dans le sang des femmes

par Eric MEUNIER , avril 2011

Des chercheurs de l’Université de Sherbrook au Québec, Canada, ont montré la présence de pesticides (herbicides à base de glyphosate ou de glufosinate et de protéines insecticides Cry1Ab) et de leurs résidus dans le sang de femmes, dont certaines enceintes. Selon un article de la revue Reproductive Toxicology [1], sous presse, « c’est la première étude à mettre en évidence la présence de pesticides associés aux aliments génétiquement modifiés dans le sang de femmes enceintes, de fœtus et de femmes non enceintes  ».
Pour cette étude, les scientifiques ont effectué des prélèvements sanguins chez des femmes habitant la ville de Sherbrook. Ces femmes, ainsi que leur mari, n’ont jamais travaillé au contact de pesticides et leur régime alimentaire est annoncé comme typique d’une zone industrialisée du Canada. La présence de pesticides dans leur sang serait donc principalement issue de leur alimentation. D’ailleurs, les scientifiques précisent que si aucune analyse du panier alimentaire n’a été faite pour établir la quantité de résidus de pesticides présents dans les aliments, ils considèrent « concevable que la majorité de la population y est exposée via leur alimentation quotidienne  », du fait de la forte présence d’aliments GM (soja, maïs, pommes de terre…). Dans le détail, les résultats d’analyse montrent que les chercheurs ont trouvé dans le sang de trente femmes enceintes : des résidus de glufosinate (chez 100% des femmes prélevées) et des protéines Cry1Ab (93% des femmes prélevées) ; dans le cordon ombilical : des résidus de glufosinate (100%) et des protéines Cry1Ab (80%) ; et dans le sang de 39 femmes non enceintes : du glyphosate (5%), du glufosinate (18%), des résidus de glufosinate (67%) et des protéines Cry1Ab (69%). Pour expliquer l’absence de glyphosate, de résidus de glyphosate ou de glufosinate dans certains cas (ou dans tous pour les résidus de glyphosate), trois hypothèses sont avancées : l’absence d’exposition à ces molécules des femmes prélevées, leur élimination efficace par l’organisme ou une limite de la méthode de détection utilisée. Les travaux pour répondre à ces questions restent donc à faire tout comme l’analyse des possibles conséquences de la présence de ces molécules.
L’objectif des chercheurs était double : établir si l’alimentation quotidienne est vectrice de ces molécules chimiques et fournir des données nécessaires à de plus amples analyses d’impacts, notamment dans le domaine de la procréation chez la femme. Selon l’article, le glyphosate avait été l’objet d’une étude similaire dans des échantillons d’urine de femmes du monde agricole comparés à ceux de femmes extérieures à ce milieu [2]. Les auteurs appellent à des recherches plus poussées dans le domaine de « la nutrition, la toxicologie et la reproduction chez les femmes  », soulignant que « les désordres gynécologiques et obstétriques associés aux molécules chimiques présentes dans l’environnement ne sont pas connus ».
La question de l’évaluation des risques liés aux herbicides, résidus d’herbicides ou insecticides est au centre de controverses depuis plusieurs années. Les travaux du Pr. Gilles-Eric Séralini dans le domaine des herbicides à base de glyphosate ont par exemple souvent été l’objet de vives discussions entre scientifiques. L’article sous presse des chercheurs canadiens devrait donc encourager l’expertise scientifique puisque, selon eux, c’est la première fois qu’une analyse des concentrations de telles molécules est effectuée ! Rappelons qu’après environ quinze années de commercialisation en Amérique du nord, près de 100% des plantes génétiquement modifiées commercialisées sont modifiées pour tolérer un herbicide, produire une protéine insecticide ou disposer des deux caractères.

[1] « Maternal and fetal exposure to pesticides associated to genetically modified foods in Eastern Townships of Quebec, Canada », Aris A et al., Reprod Toxicol (2011), doi:10.1016/j.reprotox.2011.02.004

[2] « Urinary pesticide concentrations among children, mothers and fathers living in farm and non-farm households in Iowa » Curwin BD. Et al., Ann Occup Hyg., 2007, 51, pp53-65

15/03/2011

Les effets des produits chimiques dans l'alimentation

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Mardi 15 mars 2011

Les effets des produits chimiques dans l'alimentation


Le documentaire intitulé « Notre poison quotidien », diffusé ce soir sur Arte, dénonce les dangers de l'utilisation de pesticides, additifs, aspartame, ou bisphénol A par les industriels de l'agroalimentaire dans la préparation des aliments. Ces produits seraient la cause des maladies de civilisation que sont le cancer, les maladies neuro-dégénératives, le diabète ou encore les troubles de la reproduction. Interviewée par Libération, son auteur, Marie-Monique Robin, s'insurge contre l'opacité qui règne dans le secteur de la fabrication des pesticides et plaide en faveur des aliments bio et de l'agroécologie en donnant l'exemple des paysans du sud de l'inde. Selon Le Figaro, "ces derniers donneraient sans doute cher pour vivre aussi longtemps que nous et jouir du mode de vie occidental, méme mátiné de chimie, que l'auteur accable de tous les maux."
Figaro [Le] - 15/03/2011 ; Libération, 14/03/2011 (extraits + vidéos) - Metro, 15/03/2011

19/02/2011

Chine : après le lait à la mélamine voici le lait au cuir

lu sur :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/02/18/le-lait-aux-proteines-de-cuir-fait-scandale-en-chine_1481980_3216.html

 Le lait aux protéines de cuir fait scandale en Chine

LEMONDE.FR avec AFP | 18.02.11 | 12h45  •  Mis à jour le 18.02.11 | 12h45

Les autorités chinoises ont affiché vendredi 18 février leur détermination à "réprimer sévèrement les sociétés qui transforment illégalement ou produisent du lait contenant des protéines de cuir", dernier d'une série de scandales alimentaires qui secouent la Chine.

 Les protéines de cuir sont issues de lambeaux de peaux animales et peuvent être dangereuses pour la santé si des substances chimiques comme l'acide sulfurique sont utilisées pour les extraire, avait expliqué plus tôt la presse chinoise.

Le gouvernement a interdit en février 2009 l'ajout de protéines de cuir dans les produits alimentaires destinés à la consommation humaine, mais certains producteurs peu scrupuleux en mettent dans leurs produits laitiers pour élever leur taux de protéines, selon l'AQSIQ. Ni le gouvernement ni les journaux n'ont fait état d'un usage de ces protéines à grande échelle, mais Pékin paraît désireux de rassurer le public chinois après le retentissant scandale du lait contaminé à la mélamine, qui a mis à mal la réputation de la filière depuis 2008.

La mélamine est une substance chimique toxique qui simule un apport en protéines et permet aux producteurs de tricher en ajoutant de l'eau au lait. L'ajout de mélamine avait provoqué la mort d'au moins six bébés et été responsable de 300 000 maladies rénales graves chez de jeunes enfants.

Depuis ce scandale, des informations font régulièrement état de nouveaux cas d'usage de cette substance. En mars 2009, les autorités ont fermé l'entrepriseChenyuan Dairy à Jinhua, dans la province orientale du Zhejiang, après avoir déterminé que des protéines de cuir y étaient utilisées, a rapporté vendredi le quotidien China Daily.

Le ministère de l'agriculture a annoncé pour sa part que les autorités allaient effectuer cette année 6 450 tests sur des produits laitiers. La sécurité alimentaire est un grave problème en Chine. Les produits contaminés ou frelatés vont des champignons artificiellement blanchis au faux tofu (fromage de soja) en passant par l'huile de cuisine recyclée et aux oranges peinturlurées.

29/04/2010

Europe, viande reconstituée et techniques chirurgicales

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4201

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28/04/2010

Colle à viande : des eurodéputés tentent de s'opposer à sa légalisation

La colle à viande, une substance organique qui entraîne la coagulation du sang est plus particulièrement utilisée en milieu médical. Mais le Conseil européen et la Commission européenne entendent élargir son utilisation aux préparations de viandes et viandes préemballées destinées à la consommation humaine, en y légalisant le recours à la thrombine bovine et à sa déclinaison porcine. Une démarche à laquelle s'oppose la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) du Parlement européen, par 31 voix contre 21.

Alors que le vote de la commission ENVI doit être confirmé lors de la session plénière du parlement européen en mai, une telle légalisation des thrombines bovine et porcine permettrait d'assembler divers morceaux de viandes pour constituer une seule et unique "pièce", à l'insu des consommateurs finaux. On imagine ainsi facilement l'utilisation que pourraient en faire les industriels, restaurateurs, et autres professionnels de la filière viande ...

Pascal Farcy

15/02/2010

Le marché des aliments santé

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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L'autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) renforce son contrôle sur les denrées alimentaires à vocation thérapeutique
Les Echos s'intéressent à l'impact d'une nouvelle réglementation européenne, qui permet un contrôle renforcé sur les produits alimentaires ayant une visée thérapeutique ou de bien-être. Le panel d'experts désigné par l'Efsa a déjà évalué un premier lot de plus de 417 allégations, dont seulement 15 % ont été acceptées, et s'apprête, d'ici fin février, à rendre un avis sur une deuxième série d'allégations.
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Lire aussi l'article des Échos : http://www.lesechos.fr/info/agro/020355494696-aliments-et-sante-des-messages-sous-surveillance.htm
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Aliments et santé : des messages sous surveillance

15/02/10

"Pour contrôler les formulations vantant d'hypothétiques bénéfices pour la santé de certains produits alimentaires, l'Europe s'est dotée d'une nouvelle réglementation. Elle oblige les industriels à plus de rigueur, mais les libellés risquent d'être incompréhensibles pour le consommateur..."