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13/07/2016

Vaccins : pour la santé ou pour les profits de l'industrie pharmaceutique ?

communiqué :

 

DTP – Scandale d’Etat !

Annonce Spéciale : Il est grand temps de vous inscrire à la deuxième édition de notre Congrès International de Santé Naturelle. Le programme est exceptionnel ! Les conférences et les ateliers ont été multipliés. Les propositions de repas sont alléchantes et nos intervenants sont remontés comme des pendules suisses. Tout le monde est prêt pour revivre la formidable aventure ! N’hésitez plus, inscrivez-vous ici. http://www.congresipsn.eu/

Chère amie, cher ami,

Le 9 juillet dernier, le Pr Henri Joyeux a été radié de l’Ordre des médecins pour avoir souligné les contradictions qui existent dans la politique vaccinale en France.

Le verdict de la chambre régionale du Conseil de l’Ordre est tombé. Il est conforme à ce que l’on pouvait attendre d’un système aux abois pour qui la moindre critique est perçue comme une dangereuse subversion.

Le scénario était cousu de fil blanc. L’Ordre des médecins ne pouvait pas laisser passer un discours qui fût légèrement différent de celui des autorités de santé. Cela aurait été contraire au despotisme exercé par cette institution sur les médecins bâillonnés avec la double bénédiction de la Sécurité sociale et des laboratoires pharmaceutiques.

Sans grande surprise, les médias officiels ont répété, sans analyser ni réfléchir, l’information.

Selon eux, le Professeur Henri Joyeux aurait été radié pour avoir « critiqué la vaccination ». Ces médias « oublient » de mentionner que, sans l’alerte lancée par le Pr. Joyeux, personne ne se serait ému de l’augmentation vertigineuse du coût des vaccins obligatoires passé de 7 euros en 2008 à 39 euros à l’heure actuelle.

Personne non plus n’aurait pris le temps de vous expliquer qu’en France on mélange sciemment vaccination obligatoire et vaccination recommandée, notamment pour écouler les stocks de vaccins hépatite B, vaccin controversé et non nécessaire pour les petits enfants.
Tous les médias officiels se font donc les complices d’une stratégie commerciale inique des laboratoires pharmaceutiques. Leurs articles semblent n’être qu’une autre manière de faire de la publicité pour des annonceurs dont l’intérêt premier est que vous soyez désinformés. Dont acte.

Le Professeur Henri Joyeux se donne le temps pour réfléchir à la meilleure manière de répondre à ses détracteurs. Mais il semblerait utile pour tous qu’il fasse appel de cette décision régionale afin qu’elle soit jugée au niveau national. Ce niveau du Conseil de l’Ordre n’est pas plus indépendant que le précédent, mais cela aura le mérite de continuer à faire vivre un débat nécessaire.

Par ailleurs, quelle que soit la position prise par le Conseil de l’Ordre en appel, il restera toujours la possibilité de saisir le Conseil d’État qui, en matière de liberté d’expression des médecins, sera - on l’espère - plus rigoureux et protecteur des libertés fondamentales.

Nous soutenons pleinement et avec détermination l’engagement du Professeur Henri Joyeux dans cette affaire qui reste donc à suivre !

Si ce n’est pas fait, vous pouvez toujours signez notre grande pétition ici.

Plainte contre la ministre de la Santé Marisol Touraine. Où en sommes-nous ?

De notre côté, nous restons en relation étroite avec Maître Bergel-Hatchuel dans le cadre de la plainte que nous avons déposée contre la ministre de la Santé, Madame Marisol Touraine, en novembre dernier. Il est probable, du reste, que les deux affaires soient liées. L’avenir nous le dira.

Vous étiez près de 2 500 à mandater notre avocate pour agir auprès de la ministre de la Santé et lui demander de mettre de l’ordre dans la politique vaccinale.

La ministre de la Santé avait deux mois pour répondre à notre requête. Elle ne l’a pas fait. Au bout de deux mois, c'est-à-dire à partir du 14 janvier 2016, un nouveau délai s’est ouvert au terme duquel nous pouvions saisir le Conseil d’État.

Le 12 février 2016, le gouvernement par le biais du Pr. Benoît Vallet, directeur général de la Santé, a répondu. Les autorités tentent vainement de faire croire qu’il existe une alternative aux vaccins hexavalents avec le kit DTVax + Imovax qui serait accessible à tous gratuitement. Cela s’est révélé inexact. Ce vaccin n’est disponible que pour certains enfants allergiques aux vaccins contre la coqueluche. Il existe en quantité limitée et nécessite une prescription spécifique pour être obtenu. Parmi vous, certains l’ont obtenu relativement facilement grâce à leur médecin, tandis que d’autres ont eu toutes les peines du monde…
Les autorités avaient jusqu’au 12 juin pour s’expliquer. Ce délai a été prolongé et nous devrions en savoir plus dans les jours qui viennent.

Des parents laissés dans le doute

Toutefois, même si le temps des juges est un temps long, ce statu quo ne satisfait personne.

800 000 bébés naissent tous les ans. C’est autant de familles laissées à l’abandon, confrontées au doute et à l’angoisse.

Lorsqu’un petit bébé nait, les parents souhaitent lui donner ce qu’il y a de mieux, lui apporter les meilleurs soins. C’est toujours un moment d’anxiété et de joie mêlées. S’y ajoute désormais la culpabilisation des parents que l’on oblige à choisir des traitements qui n’ont rien d’anodin.

Quand ils posent des questions à l’Etat absent, ils risquent la condamnation. C’est, d’une certaine manière, ce qui s’est passé dans l’affaire des époux Larère. Et, comme l’État refuse de répondre à ces questions délicates, la justice elle-même se trouve obligée de prendre des décisions sibyllines [1].

Les médecins sont mis dans une situation impossible. S’ils informent les parents des risques sur l’aluminium, l’hépatite B et les vaccins en général (choc anaphylactique par exemple), ils peuvent susciter l’inquiétude de leurs patients et le courroux du Conseil de l’Ordre. S’ils ne disent rien, ils agissent contre la loi (obligation d’information – Loi Kouchner) et ne respectent plus leur serment d’Hippocrate.

Faire évoluer la loi

Faire évoluer la situation est possible et nécessaire. Le problème n’est pas d’abord médical. Il est juridique. Trois points doivent être pris en compte par l’Etat :

1. La responsabilité de l’Etat : Se vacciner contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite est une obligation. Ne pas s’y conformer est une infraction pénale. Si vous ne le faites pas, vous êtes considéré comme délinquant. Vous risquez une condamnation potentiellement sévère et bien des ennuis administratifs. Ce n’est donc pas un choix. Il n’y a par conséquent aucune raison que l’Etat, qui vous impose ce traitement, échappe à sa responsabilité si la vaccination devait mal se passer. Avec six vaccins, dont trois que vous êtes censés avoir choisis, il existe une faille juridique évidente.
2. La vente liée : Il y avait trois vaccins pour un prix de 7 euros. Il y en a six aujourd’hui pour un prix de 39 euros. On vous impose trois valences de plus et vous payez le prix fort, que la Sécurité sociale rembourse. Comment, dans ces conditions, nos gouvernants peuvent-ils être crédibles sur la question de la dette publique, de l’âge des retraites et de la bonne gestion des finances publiques ?

3. Les risques reconnus liés aux vaccins hépatite B et à l’aluminium : A la gabegie financière s’ajoute le scandale sanitaire.
La Cour de cassation a reconnu à deux reprises, à partir d’expertises scientifiques, l’existence d’un lien entre le vaccin hépatite B et la sclérose en plaques. Et malgré cela, ce vaccin est intégré de fait dans la vaccination obligatoire ! C’est au mieux irresponsable, au pire criminel.
Sur l’aluminium, les avis sont plus partagés. Toutefois, les arguments contre l’aluminium (détaillés dans une lettre du Professeur Henri Joyeux que vous trouverez ici) sont suffisamment nombreux pour que le risque soit pris en compte, à fortiori dans le cadre de la vaccination obligatoire.

Le plus simple serait donc de sortir de l’obligation vaccinale qui n’est plus pratiquée par de nombreux pays, à commencer par le Royaume-Uni. Cela suppose aussi que cesse l’exigibilité vaccinale des crèches et des écoles. Il n’est pas normal qu’un enfant ne puisse pas aller en collectivité s’il n’est pas vacciné. Si les autres le sont, ils sont protégés. Alors pourquoi refuser l’accès à un enfant non vacciné ?

L’autre possibilité serait que l’État contraigne les laboratoires à produire un vaccin conforme à l’obligation telle qu’elle est prévue en France. Il faudrait un peu de courage et de volonté politique pour cela. L’Etat a tout en main pour le faire. Il s’y refuse aujourd’hui et préfère jeter l’opprobre sur les citoyens en les qualifiant d’irresponsables. De l’art d’éviter sa propre responsabilité !

Le combat continue !

Augustin de Livois

PS : Nous aurons l’occasion lors de notre grand congrès d’aborder l’ensemble de ces questions à travers des conférences, des débats, des ateliers (Programme et inscriptions ici).  

Michel Georget, par exemple, nous expliquera dans le détail comment fonctionne notre immunité. Le Dr Natasha Campbell traitera du système digestif et de ses liens avec notre immunité. Jacques Bessin, qui fait un travail de terrain remarquable avec l’UNACS, association partenaire de notre congrès, nous exposera les droits des citoyens. Le Professeur Henri Joyeux et Maître Bergel-Hatchuel seront présents également tout au long du week-end et à votre disposition pour répondre à toutes vos questions sur la campagne que nous avons lancée pour le retour d’un vaccin DTP unique et sans aluminium.

Les inscriptions vont bon train. Alors n'attendez plus ! Rejoignez-nous pour vivre ces deux journées exceptionnelles ! Infos et inscriptions ici.

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voir aussi sur ce blog les articles concernant l'aluminium et les vaccins en cliquant sur les sujets "médecine", "santé", ci-dessous,

dont la note suivante :

L'aluminium dans les vaccins santé

06/03/2015

Perturbateurs endocriniens : tout le monde est atteint et le coût annuel est évalué à 157 milliards d'euros

... 157 milliards d'euros au profit de l'industrie chimique !

lu sur :

Le coût sanitaire des perturbateurs endocriniens estimés à 157 ...

www.lequotidiendumedecin.fr/.../le-cout-sanitaire-des-perturbateurs- endocriniens-e

Dans une étude publiée dans « Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism »(*), des spécialistes estiment que les conséquences sanitaires de l’exposition des populations européennes aux perturbateurs endocriniens (PE) représente un coût de 157 milliards d’euros par an, soit 1,2 % du PIB.

Cinq panels d’experts ont été constitués afin d’évaluer le lien entre une exposition aux PE et la survenue d’une pathologie et en estimer le coût. Un consensus a été trouvé pour le retard intellectuel, l’autisme, le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), l’obésité chez l’enfant et chez l’adulte, la cryptorchidie et l’infertilité masculine.

Retard mental et déficience intellectuelle

Selon l’étude, l’effet le plus probable (70-100 %) est celui de l’impact de l’exposition prénatal aux organophosphorés sur le développement cérébral. Chaque année, 13 millions de retards mentaux peuvent leur être attribués, 59 300 cas additionnels de déficience intellectuelle pour un coût estimé à 146 milliards. La probabilité est moindre pour l’autisme (316 cas), le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (19 400 à 31 000 cas). Les chercheurs du groupe fertilité masculine estiment que l’exposition aux phtalates est responsable à 40-69 % de 618 000 AMP chaque année en Europe. Le groupe obésité/diabète estime que l’exposition aux phtalates est responsable (probabilité de 40-69 %) de 53 900 cas d’obésité et 20 500 nouveaux cas de diabète chez les femmes. « Nous travaillons sur des probabilités et savons qu’il y a des incertitudes, mais cette étude est un début », a indiqué Martine Bellanger, professeur à l’École des hautes études en santé publique en France.

Les auteurs précisent que leur objectif est de proposer « une estimation du bénéfice sanitaire et économique d’une régulation des perturbateurs endocriniens en Europe », alors que la Commission européenne a entrepris un passage en revue de sa législation en la matière. L’adoption de ce nouveau cadre réglementaire, qui pourrait conduire à l’interdiction d’une large gamme de pesticides, isolants alimentaires ou composants de cosmétiques, a été renvoyée à 2016.

Selon le porte-parole de Générations futures François Veillerette, « cette étude apporte une preuve supplémentaire de la nécessité d’une action préventive forte pour se prémunir des risques des perturbateurs endocriniens en Europe ».

Dr Lydia Archimède

voir aussi sur ce blog :

Le futur de notre société n'est pas rose ...

sur le même sujet :

Perturbateurs endocriniens : un coût sanitaire évalué à 157 milliards ...

www.lagazettedescommunes.com/.../perturbateurs-endocriniens-un-cout- sanitaire-evalue-a-157-milliards-deuros-par-an-dans-lue/

Près de 100 % de la population a des traces détectables ... - Le Monde

www.lemonde.fr/.../pres-de-100-de-la-population-a-des-traces-detectables-de -perturbateurs-endocriniens_4588899_3244.html

(*)

perturbateurs endocriniens.pdf

13/01/2015

Cancer, environnement et société

lu sur :

Non, le cancer n'est pas le fruit du hasard ! - Le Monde

www.lemonde.fr/.../non-le-cancer-n-est-pas-le-fruit-du-hasard_4550613_ 3232.html

LE MONDE | 07.01.2015 à 11h44 • Mis à jour le 07.01.2015 à 11h48 |

Par Annie Thébaud-Mony

En ces premiers jours de 2015, les médias ont diffusé le message selon lequel le cancer serait essentiellement le fruit du hasard. Une aubaine pour les industriels de l’amiante, de la chimie, des pesticides, du nucléaire, du pétrole et j’en passe… Pour eux, sans aucun doute, cette « découverte scientifique » devrait clore toute controverse sur le rôle des risques industriels dans la survenue du cancer !

L’origine de cette pseudo-découverte est un article paru dans la prestigieuse revue Science, le 2 janvier, présentant les résultats d’une corrélation statistique particulière (Christian Tomasetti et Bert Vogelstein, « Variation in cancer risk among tissues can be explained by the number of stem cell divisions », www.sciencemag.org, 2 janvier). Partant de l’observation d’une différence de fréquence du nombre de cancers selon les organes (poumon, colon, cerveau, etc.) – à l’exclusion de ceux qui sont actuellement en augmentation vertigineuse (sein et prostate) –, Christian Tomasetti et Bert Vogelstein font l’hypothèse que ces variations s’expliqueraient par des modalités différentes de division cellulaire au sein de ces organes. Ils prennent en considération ce que les biologistes appellent les cellules souches, qui ont la capacité de s’autorenouveler, de se différencier en d’autres types cellulaires et de proliférer en culture. Ils établissent ensuite une corrélation statistique entre le nombre total de divisions cellulaires de ce type de cellule sur la durée moyenne de la vie dans la population américaine et le risque moyen de survenue du cancer de tel ou tel organe aux Etats-Unis. Statistiquement significative, la corrélation est alors interprétée comme validant l’hypothèse selon laquelle le cancer serait issu – pour l’essentiel – d’un sinistre loto cellulaire. La faute à « pas de chance » !

Ce raisonnement simpliste fait penser à d’autres corrélations qui auraient pu fonder des hypothèses tout aussi fantaisistes. Pour alerter les étudiants de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) sur les risques d’interprétation hâtive en matière de statistiques, Joseph Klatzmann, ancien administrateur à l’Insee, ancien professeur d’économie rurale à l’Institut national agronomique Paris-Grignon, directeur d’études à l’EHESS, citait fréquemment l’exemple suivant (Joseph Klatzmann Attention Statistiques ! Comment en déjouer les pièges. La Découverte, 1985, dernière réédition, 1996) : entre les années 1950 et 1990, la courbe de croissance d’utilisation des réfrigérateurs a été exactement parallèle à celle de l’épidémie de cancer. Serait-ce l’utilisation du réfrigérateur qui cause le cancer ? A l’évidence, une telle interprétation prêterait à sourire si elle ne reflétait pas ce que les auteurs de l’article de Science se sont permis de faire, à savoir extrapoler d’une corrélation à l’affirmation d’une causalité.

Trois angles morts

Or, au moins trois angles morts de leur « démonstration » la discréditent totalement. Tout d’abord, ils omettent de faire référence dans leur modèle au fait que la cellule souche ne se transforme pas spontanément en cellule cancéreuse. Elle le fait sous l’effet de mutations qui elles-mêmes sont produites par des agents cancérogènes externes. On retrouve ici le rôle de l’amiante, des rayonnements ionisants, des fumées diesel, des pesticides et autres substances toxiques connues depuis longtemps pour leurs propriétés cancérogènes (sans parler de toutes celles dont la toxicité n’a pas été testée…).

Le deuxième angle mort est ce qu’occulte le recours à une incidence globale du cancer dans la population générale, à savoir les inégalités face au cancer. Pour ce qui est de la situation française (qui n’est pas fondamentalement différente de celle de la population américaine), un ouvrier a dix fois plus de risque de mourir de cancer (et de façon précoce avant 65 ans) qu’un cadre supérieur. Sauf à considérer que les ouvriers ont des cellules souches tout à fait particulières – ce qui ressemblerait à une forme d’eugénisme –, force est de considérer, pour comprendre cette inégalité, la différence très significative d’exposition à des cancérogènes professionnels, mise en évidence par une enquête du ministère du travail. Selon l’enquête Sumer 2010 réalisée par la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques et la direction générale du travail-Inspection médicale du travail, les ouvriers sont dix fois plus exposés dans leur travail à des cancérogènes que les cadres supérieurs.

Le troisième angle mort est la non-prise en compte par Christian Tomasetti et Bert Vogelstein des connaissances acquises de longue date sur les caractéristiques fondamentales du cancer, suite aux travaux de nombreuses disciplines scientifiques autres que l’épidémiologie. Cette maladie commence, certes, au cœur des cellules mais s’inscrit, pour chaque individu touché, à la croisée de deux histoires. L’une est celle des atteintes, simultanées et/ou répétées, provoquées par les agents toxiques (poussières, substances chimiques, rayonnements) au cours de multiples événements de la vie professionnelle, résidentielle, environnementale et comportementale ; l’autre est, face à ces agressions, celle des réactions de défense de l’organisme, elles-mêmes extrêmement variables selon les individus. Plus se multiplie la présence de molécules toxiques dans la vie quotidienne, et plus se multiplient aussi, non seulement les processus mutagènes ou cancérogènes propres à chacun d’eux, mais ce qu’on appelle la synergie entre eux et aussi la manière dont ces différents processus interfèrent eux-mêmes avec les mécanismes de défense de l’organisme.

Ajoutons que l’étude ainsi publiée par la revue Science a été sponsorisée par des fondations privées dont la première est le fonds Virginia & D. K. Ludwig pour la recherche sur le cancer. Le fondateur en est Daniel Ludwig, un magnat américain du transport maritime qui fut le promoteur des supertankers, mais aussi de la déforestation en Amazonie brésilienne pour l’exploitation arboricole d’espèces de pins et eucalyptus à croissance rapide pour le marché mondial de la pâte à papier. Vendant cette exploitation à un consortium brésilien, Daniel Ludwig a investi le produit de cette vente dans le fonds qui porte son nom, soutenant ainsi la production de connaissances sur le cancer, utiles aux industriels mais fondamentalement nuisibles à la santé publique.

Répercussion médiatique

Que la statistique appliquée au cancer s’inscrive, une fois de plus, dans cette mise en doute systématique des effets mortifères des risques industriels, que j’ai longuement décrite récemment, ne m’étonne malheureusement pas. En revanche, mon inquiétude est la répercussion médiatique d’un tel article et ses effets sur l’opinion publique, alors que l’épidémie de cancer a pris des proportions catastrophiques en France et dans le monde. Entre 1984 et 2012, le nombre annuel de nouveaux cas est passé, en France, de 150 000 à 355 000. Selon l’Organisation mondiale de la santé, pas moins de 15 millions de décès sont dus au cancer dans le monde chaque année soit presque un décès toutes les deux secondes. Et encore, ces chiffres sous-estiment grandement ce qui se passe dans les pays où une part importante de la population est privée d’accès à un quelconque diagnostic de cancer.

Or le cancer est évitable, à condition d’éradiquer les cancérogènes en milieu de travail, dans l’environnement et la consommation. Pourtant, dans le champ de l’épidémiologie, des chercheurs s’obstinent à produire des modèles statistiques dénués de sens par rapport à la réalité dramatique du cancer. L’outil mathématique utilisé pour cette production de l’incertitude donne à la démarche l’apparence de la rigueur, de l’objectivité, pour tout dire de la science. Surtout, cela rend quasi impossible l’échange et la discussion entre, d’une part, les travailleurs et citoyens, victimes de cancers associés à l’exposition aux substances toxiques, et, d’autre part, les scientifiques qui jonglent avec les chiffres, abstraits et anonymes, de milliers de cas de cancers. Ainsi, des spécialistes servent la cause des industriels, en renforçant, par des travaux scientifiques publiés, l’incertitude concernant les liens entre toxiques et cancer.

Avec l’extension de la chimie, du nucléaire, la prolifération des cultures OGM, la dissémination des nanoparticules, les risques de la téléphonie mobile et autres nouvelles technologies, sous couvert de « progrès », industriels et responsables politiques s’affranchissent chaque jour davantage de l’obligation première fondamentale du respect de la vie, avec la complicité des plus prestigieuses institutions scientifiques. L’article paru dans Science, le 2 janvier, en témoigne une fois encore.

Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, chercheuse associée au Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 93) à l’université Paris XIII. Elle est l’auteure de Travailler peut nuire gravement à votre santé (La Découverte, « Poche », 2008) et de La science asservie. Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs, La Découverte, Paris, 2014.

Annie Thébaud-Mony (Sociologue) 

sur le même sujet :

Cancer et hasard, gare aux dérives interprétatives
Le Monde - Il y a 23 heures

Un article paru le 2 janvier dans la revue Science, écrit par deux scientifiques 
réputés de l'université Johns-Hopkins (Baltimore), annonçait que ...

Cancer et hasard, gare aux dérives interprétatives.pdf

Cancer : méfiez-vous du hasard
Le Monde - Il y a 2 heures

 

 

01/10/2014

Vaccin contre le papillomavirus : un intérêt plus que discutable

 Personnellement, je ne ferai jamais vacciner mes enfants. Pour les raisons suivantes :

 

Le Gardasil (Merck & Co., 2006) est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) (voir : Gardasil — Wikipédia  fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil‎ )

 Le Cervarix (GlaxoSmithKline 2007) est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) responsables de 70 % des cas de Cancer du col de l'utérus1. ( voir : Cervarix — Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Cervarix ‎)

 

 Ces vaccins ne concernent que deux des papillomavirus impliqués dans les cancers sexuellement transmissibles. Or il y a en a plusieurs dizaines !

Le risque de la vaccination, outre les effets indésirables dûs à l'aluminium utilisé comme adjuvant (*) est de voir les personnes vaccinées rassurées quant à l'absence de danger ... alors qu'elles ne sont protégées que pour deux des principaux virus : l'HPV16 et l'HPV18, ces virus étant impliqués dans seulement 70% des cas de cancer (HPV6 et HPV11 ne sont pas impliqués dans des cancers).

Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les campagnes pour la vaccination risquent de provoquer une  augmentation des cas de cancers, et non l'inverse !

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à propos du vaccin, voir aussi le lien suivant: 

Cancer du col de l'utérus : une terrible menace

et sur un autre blog, voir la note du 15/4/2014

Vaccin contre le papillomavirus, utile pour l'industrie, dangereux pour la société 

Papillomavirus : controverse sur un vaccin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.04.2014 à 15h37 • Mis à jour le 15.04.2014 à 14h12 |

Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Le Gardasil et le Cervarix, les deux vaccins destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, sont de plus en plus contestés. Alors que le troisième plan Cancer, annoncé en février, prévoit de doubler d'ici à cinq ans la proportion de jeunes filles vaccinées – 30 % d’entre elles l’étaient fin 2012 –, les critiques fusent. Lancée par l'association Med’Océan, du docteur Philippe de Chazournes, généraliste à la Réunion, une pétition pour la mise en place d'une mission parlementaire a recueilli à ce jour plus de 1 000 signatures, dont celles de 630 médecins et 270 sages-femmes. Le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) a demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) des études indépendantes et plus de transparence. La députée européenne Michèle Rivasi a même réclamé un moratoire sur le Gardasil, le plus vendu. Depuis fin 2013, une dizaine de plaintes au pénal ont été déposées par des jeunes filles atteintes de troubles qu’elles attribuent aux injections. D'autres devraient suivre dans les semaines à venir. De leur côté, sept sociétés savantes, qui s'insurgent contre le « discrédit » jeté sur ces vaccins, ont signé un appel à contre-pétition paru dans le Quotidien du médecin jeudi 10 avril. Parmi elles, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société française de pédiatrie (SFP).

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A quoi servent ces vaccins ?

Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l'utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d'autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l'utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis. La vaccination HPV n'est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l'âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu'ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d'études scientifiques.

Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l'utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l'infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l'utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l'utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d'intérêt avec les laboratoires concernés.

Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n'ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l'on doit faire des économies, autant dépenser l'argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l'utérus, c'est le dépistage par frottis. C'est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu'il faudrait faire porter les efforts »« II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n'est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l'alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l'utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes. « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

Quels sont les risques ?

Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) à l'échelle européenne et d'un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l'ANSM jeudi 10 avril, n'est pas inquiétant selon l'agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu'au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d'effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l'ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l'ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n'est pas établie. »

Le docteur Zureik précise toutefois que l'ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l'Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l'occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

Les plaintes ont-elles une chance d'aboutir ?

Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l'adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l'agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

« Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c'est le Gardasil », précise la fille de l'ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

Faut-il vacciner ses enfants ?

Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l'idée d'inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire« Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l'Agence européenne du médicament [EMEA] car l'efficacité protectrice du vaccin n'est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l'EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.

lire : Entre enjeux sanitaires et intérêts financiers

Lire aussi : L’aluminium sur la sellette

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(*) savez-vous à quoi sert un adjuvant, comme l'aluminium, dans un vaccin ?  

Il sert simplement à augmenter la fabrication des anticorps par l'organisme sans augmenter la quantité d'antigènes dans le vaccin.

Rappelons une notion simple : en cas d'infection, nous fabriquons des anticorps contre les agents infectieux auxquels nous sommes exposés.  Plus nous sommes infectés, plus notre organisme réagit.

Dans un vaccin, ce qui coûte cher à fabriquer, ce sont les antigènes, c'est à dire les molécules présentes à la surface des agents infectieux provoquant la réaction immunitaire (la fabrication d'anticorps).

Ces antigènes peuvent être simplement des agents infectieux inactivés d'une façon ou d'une autre (la chaleur par exemple), ou des molécules présentes à la surface de ces "microbes" ou "virus". Leur fabrication, qui peut être compliquée, coûte cher.

Or il existe des produits chimiques pas chers, comme l'aluminium, qui permettent d'augmenter la réaction immunitaire : chez la personne vaccinée, la même quantité d'anticorps sera fabriquée avec moins d'antigènes si un adjuvant est utilisé. En d'autres termes, on peut produire des vaccins à moindre coût en utilisant un adjuvant. 

Résultat : les vaccins produits aujourd'hui contiennent plus d'adjuvants et moins d'antigènes que ceux produits autrefois -disons : depuis les années 60/70- simplement pour augmenter les bénéfices des industries produisant les vaccins sans (trop) changer la qualité du vaccin !

Tout est une question de rapport "bénéfice-risque" pour l'industrie, pas des personnes vaccinées, vous comprenez ?

Il ne faut pas être naïf !

Voir wikipedia :

l'adjuvant vaccinal ou « adjuvant d'immunité » renforce la réponse immunologique (induction et production d'anticorps ou cellules immunocompétentes) comme mis en œuvre pour un processus thérapeutique dans le cas des vaccins 

29/03/2014

En France, deux morts par jour ...

lu sur :

www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/14/enfants...

L'enfance maltraitée, ce n'est pas seulement une succession de faits divers effroyables mais apparemment isolés, comme l'affaire de la petite Marina Sabatier, morte en 2009 à l'âge de 8 ans sous les coups de ses parents, ou celles de ces bébés retrouvés dans des congélateurs (trois cas depuis mars).
 

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La maltraitance est "un phénomène de santé publique massif", estime l'épidémiologiste Anne Tursz, directrice de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Les conséquences sont graves, beaucoup d'enfants souffriront de handicaps, de troubles psychologiques – ou pourront à leur tour se livrer à la violence.

Le colloque organisé au Sénat vendredi 14 juin sous l'égide du sénateur (PS) André Vallini vise à faire comprendre l'enjeu. Mme Tursz, le pédopsychiatre Daniel Rousseau et la médecin Céline Raphaël, elle-même battue dans son enfance, tentent de faire reconnaître l'enfance en danger comme grande cause nationale. Les ministres de la justice Christiane Taubira, de l'éducation Vincent Peillon, de la famille Dominique Bertinotti et du droit des femmes Najat Vallaud-Belkacem, ainsi que Valérie Trierweiler, qui se consacre à la cause de l'enfance, seront présents.

Le nombre d'enfants concernés est considérable. Combien exactement ? Impossible à dire. Les spécialistes parlent de "chiffre noir". Chacun sait désormais qu'en France, une femme meurt tous les deux jours battue par son compagnon, une donnée qui a permis d'inscrire le sujet dans l'agenda des politiques. Rien de tel pour l'enfance en danger. L'Observatoire de l'action sociale décentralisée (ODAS) évaluait à 98 000 le nombre de mineurs en danger en 2006, dont 20 % d'enfants victimes de violences physiques, psychologiques ou d'abus sexuels, et 80 % "en risque" (violences conjugales, enfants laissés seuls…). Cette enquête n'existe plus.

DÉCÈS SUSPECTS

Elle devait être remplacée par des données plus précises produites par l'Observatoire national de l'enfance en danger (ONED), créé en 2007. Ces informations font défaut, faute d'harmonisation des procédures entre départements. On sait seulement que 273 000 mineurs étaient suivis par l'Aide sociale à l'enfance au 31 décembre 2010, soit un peu moins de 2 % des moins de 18 ans. Ces chiffres, très élevés, sont probablement sous-évalués : les enfants non repérés n'y sont pas inclus.

Un article publié dans la revue médicale The Lancet en janvier 2009 évaluait à 10% en moyenne la proportion d'enfants maltraités ou négligés dans différents pays développés. La définition du danger retenue est "extensive", reconnaît cependant Mme Tursz. "Tout dépend du contexte culturel, observe Gilles Séraphin, directeur de l'ONED. La frontière entre une éducation "à l'ancienne" et la maltraitance peut être ténue." En France, aucune étude effectuée à partir des déclarations des adultes sur leur enfance n'a jamais été réalisée.

L'Inserm s'est donc penché sur la manifestation la plus tragique de la maltraitance : les infanticides. Pendant cinq ans, une importante enquête sur les décès suspects d'enfants de moins d'un an a été menée par cinq chercheurs dans les hôpitaux et les tribunaux de trois régions françaises – le Nord - Pas-de-Calais, l'Ile-de-France et la Bretagne –, représentant un tiers des naissances en France. Ce travail de terrain a conclu à une sous-évaluation considérable des infanticides dans les statistiques officielles.

En extrapolant les résultats, Mme Tursz aboutit au chiffre de 400 à 800 homicides de mineurs par an. Soit près de deux enfants en moyenne qui meurent chaque jour de violences infligées par des adultes, en général leurs parents. "Beaucoup de morts d'enfants ne font pas l'objet d'investigations suffisantes", estime Mme Tursz.

« DISSIMULATION »

Une réalité confirmée par Anne Laurent-Vannier, médecin de la rééducation, spécialiste du syndrome du bébé secoué, un geste très violent "négligé et méconnu" selon elle. "Celui qui reçoit l'enfant à l'hôpital ne pense pas à la violence, qui est dérangeante, explique-t-elle. On préfère croire à la chute." Dans l'enquête de l'Inserm, seuls 50 % des nourrissons déclarés victimes de "mort subite" avaient été autopsiés. Pourtant, ce diagnostic ne devrait être posé qu'après une autopsie excluant d'autres causes.

Les mêmes raisons qui conduisent à sous-estimer les infanticides entraînent un déficit de signalement des soupçons de maltraitance : impossibilité d'y croire, refus de s'introduire dans l'intimité des familles, crainte de déclencher une machine administrative et judiciaire infernale. "Il y a encore un tabou énorme autour de ces questions", affirme Me Agathe Morel, avocate de l'association Enfance et partage, récemment déboutée de sa plainte contre l'Etat dans l'affaire Sabatier.

Certains cas sont en outre difficiles à repérer"On peut avoir affaire à des adultes dont la capacité de dissimulation est au-delà de ce qu'on imagine", analyse Marie-Agnès Féret, chargée d'étude pour l'enfance et la famille à l'ODAS. Ces raisons sont avancées pour expliquer une réaction trop tardive dans le cas de Marina, ou celui d'enfants découverts le 17 avril dans une cave insalubre des Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Comme l'amélioration de la connaissance du phénomène, le repérage précoce des enfants est une priorité pour les spécialistes réunis au Sénat. Les personnels de santé doivent être sensibilisés.

Alors que l'éducation nationale est la première source de signalements d'enfants à la justice, les médecins alertent peu, faute de formation. Le grand public, qui peut appeler le 119 (numéro anonyme et gratuit) en cas de doutes, est aussi visé. "Les enfants ne vont pas être immédiatement emmenés dans un foyer, affirme M. Séraphin. Appeler ce n'est pas dénoncer, c'est partager une inquiétude."

13/11/2013

Un nouveau prion humain

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le Quotidien du Médecin rend compte du travail de l’équipe de Stanley Prusiner (San Francisco), publié dans PNAS, qui constate que « les agrégats d’alpha-synucléine formés dans le cerveau des patients atteints d’atrophie multisystématisée (AMS), une maladie neurodégénérative proche de la maladie de Parkinson, s’avèrent transmissibles à des souris et sont donc de véritables prions ». 

Cette étude « soulève aussi le risque de transmission interhumaine de ces prions lors de la réutilisation des instruments utilisés au cours d’interventions neurochirurgicales chez des patients atteints d’AMS ou de maladie de Parkinson (telles que la stimulation cérébrale profonde)». 

Le Dr Kurt Giles, qui a codirigé ce travail avec le Pr Prusiner, explique : « Nous avons montré que les cerveaux de patients atteints d’atrophie multisystématisée (AMS) peuvent transmettre la maladie à la souris, ce qui définit l’AMS comme une maladie à prions ».

Le Quotidien du Médecin, 12/11

28/03/2013

Informations santé/société

lues sur :

http://presse-inserm.fr/jeudi-28-mars-2013/7556/?

Interdire de fumer dans les voitures, en présence d’enfants

Le sénateur socialiste de Loire-Atlantique, Yannick Vaugrenard, a proposé, hier, d’interdire de fumer en voiture, en présence d’enfants, et a, dans cette optique, interpellé la ministre de la Santé à l’Assemblée nationale, explique Le Figaro.

Il a souligné que « les parents n’ont pas toujours conscience de l’intensité du tabagisme passif dans une voiture ».

Les médecins spécialisés en santé publique souhaitent surtout détourner les enfants du « mauvais exemple » donné par leurs parents, un enfant ayant « plus de risques d’expérimenter le tabac si ses parents sont fumeurs et plus encore si ses parents fument devant lui », indique le quotidien.

Afin de « dénormaliser » le tabac, la Ligue contre le cancer incite à la création d’espaces publics extérieurs non-fumeurs.

En réponse à la demande de Yannick Vaugrenard, la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, a souligné que le gouvernement réfléchissait à « une interdiction du tabac dans des lieux publics collectifs qui accueillent des enfants comme les parcs publics ou les jardins d’enfants ».

Le Figaro, 28/03

lues sur :

http://presse-inserm.fr/mercredi-27-mars-2013-2/7549/?

Le Congrès de la Société Francophone du diabète s’intéresse au rôle de l’intestin et de la flore intestinale

L’AFP souligne que « la flore intestinale et l’intestin grêle et leur rôle dans le diabète de type 2 (…) sont l’un des sujets vedettes du congrès de la Société Francophone de diabète » qui a lieu depuis hier à Montpellier.

Le Pr Rémy Burcelin, directeur de recherche à l’Inserm de Toulouse, explique : « Nous avons un certain nombre de gènes parentaux, notre génome qui définit notre susceptibilité à devenir diabétique. Mais il y a l’environnement qui, lui, définit le risque ». Et d’ajouter : « Et dans cet environnement, il peut y avoir les pesticides, le fait de décider de trop manger, de ne pas faire assez d’exercice physique, ou encore l’impact sur la flore intestinale ».

Un vaccin est actuellement testé à Toulouse chez la souris, indique l’agence de presse. « On est à l’ère primaire de l’approche thérapeutique », estime le chercheur.

AFP, 26/03

15/02/2013

Informations médicales du jour : cancer, chirurgie

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Des recherches prometteuses pour lutter contre le cancer en utilisant des virus

L’AFP rend compte des nombreuses recherches prometteuses, menées depuis quelques années, qui utilisent des virus pour lutter contre le cancer.

L’agence de presse explique qu’« une demi-douzaine de virus [herpès, adénovirus, rougeole, parvovirus, réovirus, vaccine] sont actuellement testés dans le monde pour leurs propriétés oncolytiques, c’est-à-dire leur capacité à infecter et à détruire exclusivement les cellules cancéreuses ». Parmi les plus avancées figure l’étude qui vient d’être publiée dans Nature Medicine qui a consisté à utiliser un virus modifié de la vaccine – servant à vacciner contre la variole. Ce virus a permis de prolonger de 6 à 14 mois la vie de 30 patients atteints d’un cancer du foie au stade terminal. Le Pr Jean Rommeleare, qui mène depuis plus d’un an au Centre allemand de recherche sur le cancer, à Heidelberg, un essai clinique sur 18 patients en utilisant des parvovirus contre le glioblastome, une tumeur cérébrale, explique à l’agence de presse que « dans certains modèles, le virus élimine complètement la tumeur, dans d’autres son action reste insuffisante ». Marc Grégoire, directeur de recherche à l’Inserm, qui travaille sur un vaccin de la rougeole pour qu’il soit efficace contre divers types de cancers (plèvre, poumon et mélanome), indique : « On essaie de détourner les propriétés du virus à bon escient ».

L’AFP explique que de plus en plus de chercheurs « ont recours également à la thérapie génique visant à introduire des gènes spécifiques dans des virus modifiés », dans le bus de renforcer l’action anti-cancéreuse des virus.

AFP, 15/02

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Aujourd’hui en France souligne qu’un tiers des 6,5 millions d’opérations chirurgicales pratiquées chaque année en France aurait pu être évitées.
L’association de patients, le Lien, se penche sur cette question lors de ses états généraux des infections nosocomiales et de la sécurité du patient qui se déroulent jusqu’à aujourd’hui. Le Dr Guy Vallancien, urologue à l’Institut Montsouris et professeur à l’université Paris-Descartes, explique que l’augmentation du nombre d’actes inutiles contribue à multiplier les risques d’attraper une infection nosocomiale : « Les actes injustifiés mobilisent les salles de bloc. Or elles ne doivent pas tourner à 100%. Il est bon qu’elles puissent être de temps en temps intégralement désinfectées, aérées ».

Aujourd’hui en France, 15/02

06/04/2012

Informations médicales du jour : ostéoporose, jeux vidéo

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les complications liées aux traitements contre l’ostéoporose
Une étude canadienne, publiée dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ), révèle que les médicaments contre l’ostéoporose « peuvent entraîner plusieurs complications », indique Le Figaro.

Les médicaments de la famille des biphosphonates « augmenteraient le risque de développer des uvéites [‘‘inflammation de l’uvée (tunique intermédiaire de l’œil)’’] et des sclérites [touchant ‘‘la sclère qui est la tunique externe du globe oculaire formant le blanc de l’œil’’] », souligne le quotidien.

Cette étude épidémiologique « évalue pour la première fois la fréquence » de ces troubles ophtalmiques.

Elle a porté sur 934 147 personnes qui se sont rendues chez leur ophtalmologue entre 2000 et 2007 en Colombie-Britannique et a conclu notamment que la fréquence de l’uvéite s’élève à 50% avec la prise de biphosphonates. (Le Figaro, 06/04)



L’Humanité confronte le point de vue, concernant la dangerosité des jeux vidéo pour les enfants, d’Elisabeth Rossé, docteur en psychologie sociale, psychologue à l’hôpital Marmottan à Paris, et de Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, enseignant à Paris-VII.

Elisabeth Rossé souligne : « On a une minorité de situations d’addiction et une majorité de situations d’abus ». Serge Tisseron estime qu’« on retrouve dans les jeux vidéo toutes les pathologies que l’on retrouve ailleurs. Ils ne créent pas de nouvelles pathologies, ils les révèlent ». (L’Humanité, 06/04)

15/02/2012

Informations médicales

lues sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Mercredi 15 février 2012

Bisphénol A et diabète
Selon deux nouvelles études, le bisphénol A (BPA) « contribuerait bel et bien à l’épidémie mondiale de diabète de type 2 », explique Le Monde. La première étude de l’équipe de Tiange Wang du Shanghai Institute of Endocrine and Metabolic Diseases (Chine), publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, « confirme, dans la population générale, le lien entre exposition au BPA d’une part, obésité et diabète de type 2 d’autre part », souligne le quotidien. Le Monde ajoute que, selon les auteurs, chez la population de corpulence normale, « le risque de diabète de type 2 augmente de 94% pour les sujets les plus imprégnés, par rapport au groupe dont les teneurs en BPA sont les plus basses ». La seconde étude, rendue publique dans PloS One, révèle, par des travaux in vitro, que de faibles doses de BPA peuvent contribuer au développement du diabète de type 2. Sergi Soriano (université Miguel Hernandez de Elche à Alicante, Espagne) et ses co-auteurs ont montré que des cellules pancréatiques de souris et d’humains, « lorsqu’elles sont exposées à des faibles doses du BPA, synthétisent plus d’insuline ». (Le Monde, 15/02)

L’intolérance aux ondes étudiée
L’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) lance « la première étude clinique en France » destinée à « évaluer un protocole de prise en charge spécialisée des patients atteints ‘‘d’hypersensibilité’’ » aux ondes, indique Le Figaro. Selon le journal, 1,5 à 2% de la population serait touchée par l’hypersensibilité électromagnétique, qui « se manifeste par des symptômes non spécifiques », mais qui peuvent empêcher certaines personnes de travailler ou les conduire à changer « totalement de mode de vie ». Un premier centre de prise en charge a déjà ouvert à l’hôpital Cochin, à Paris. L’AP-HP prévoit la participation à cette étude, au total, de 24 centres investigateurs en France. Cette étude, réalisée en collaboration avec l’Ineris et l’Anses, vise à « mieux comprendre cette pathologie dont les déterminants sont l’objet d’une crispation entre associations et scientifiques », souligne le quotidien. (Le Figaro, 15/02)

En bref

La Croix publie, dans son cahier central, un dossier sur les jeux vidéo et les enfants. « La question des risques liés à l’usage des jeux violents inquiète parents et éducateurs », explique le quotidien. Elle intéresse également les chercheurs. Ainsi, Michel Desmurget, chercheur en neurosciences à l’Inserm, explique, dans l’article, que « toutes les recherches montrent que les jeux vidéo violents ont un effet délétère ». Il ajoute : « Plus de 3 500 études répertoriées par l’Académie américaine de pédiatrie prouvent que les images violentes suscitent des comportements agressifs ». (La Croix, 15/02)

Le rapport rédigé par l’Observatoire national de la fin de vie doit être dévoilé aujourd’hui. Ce document, qu’Aujourd’hui en France s’est procuré, fait déjà l’objet « d’une grosse polémique », rapporte le quotidien. Plusieurs membres de cet observatoire, en désaccord avec les méthodes choisies pour réaliser le rapport, ont démissionné la semaine dernière. Ils considèrent que ce rapport, qui a coûté 450 000 euros à l’Etat, « n’apporte rien de nouveau » sur la fin de vie, souligne le journal. (Aujourd’hui en France, 15/02)

Le Quotidien du médecin rend compte de la découverte d’une équipe française d’un nouveau gène, GPR179, lié à « une forme génétique de cécité nocturne ». L’équipe d’Isabella Audo et Christina Zeitz (Institut de la vision, centre d’investigation clinique des Quinze-Vingts, UPMC CNRS-Inserm) a été mené pour « mieux comprendre l’origine génétique de la maladie ». Leurs travaux ont montré l’importance de la mutation du gène GPR179 dans la cécité nocture stationnaire. (Le Quotidien du médecin, 15/02)

14/02/2012

Information médicale sur l'hépatite C

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) confirme les dysfonctionnements du stylo injecteur utilisé pour l’administration du ViraféronPeg en vue de traiter l’hépatite C, indique Le Quotidien du médecin.

L’agence appelle les patients à contacter leurs médecins.

L’Afssaps souligne la mise en place, dans les 10 jours, d’« un comité d’experts chargé de préciser les risques liés à ces dysfonctionnements et de proposer des mesures adaptées à la garantie de l’efficacité du traitement ».

(Le Quotidien du médecin, 14/02)

10/10/2011

Anévrisme de l’aorte, test sanguin PSA (prostate specific antigen), cancer du col de l’utérus

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le Figaro rend compte de l’enjeu du dépistage de l’anévrisme de l’aorte. En effet, 80% des ruptures d’anévrisme de l’aorte aboutissent au décès par hémorragie interne massive. Age et hypertension sont les facteurs de risques principaux avec le tabagisme et les antécédents familiaux. Pour l’anévrisme de l’aorte abdominale, des chercheurs de l’unité Inserm (U698, CHU Bichat, Paris), dirigés par le Pr Jean-Baptiste Michel, ont montré l’importance d’une bonne hygiène bucco-dentaire pour éviter l’influence de certaines bactéries. (Le Figaro, 10/10)

Selon un important comité fédéral américain, le Groupe de travail des services de prévention des Etats-Unis, le test sanguin PSA (prostate specific antigen) pour détecter le cancer de la prostate ne devrait plus être opéré sur les hommes en bonne santé âgés de 50 ans ou plus. Le comité estime que ce dépistage ne permet pas de sauver des vies et conduit à des traitements inutiles, le test ne distinguant pas les tumeurs bénignes de celles agressives. (France Soir, 10/10)

Vaccin indiqué en prévention du cancer du col de l’utérus dû à certaines infections à papillomavirus humains (HPV), le Gardasil suscite la controverse. Le taux d’effets secondaires graves de ce vaccin est près de trois fois plus important que le risque d’être atteinte d’un cancer du col utérin. (20 Minutes, 10/10)

01/06/2011

Les résidus de médicaments dans l'eau du robinet

article payant du Monde:

Un plan national pour limiter les résidus de médicaments dans l'environnement

LE MONDE | 31 mai 2011 | Paul Benkimoun | 413 mots

Un quart des échantillons d'eau potable testés en France sont pollués. Ministre de l'écologie et du développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet, a lancé, lundi 30 mai, le Plan national sur les résidus de médicaments (PNRM), à l'occasion d'une visite dans le laboratoire de santé publique et...

L'isoméride, autre coupe-faim polémique des laboratoires Servier

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Mediator : possible extension du dispositif d'indemnisation

Sur l'impulsion de Gérard Bapt, les députés socialistes proposent d'inclure l'Isoméride, autre coupe-faim polémique des laboratoires Servier, dans le spectre d'indemnisation des victimes du Mediator.

Les députés arguent que les deux produits ont « le même mécanisme d'action et ont tous deux provoqué des pathologies cardiovasculaires. »

La proposition socialiste a peu de chances d'aboutir, jugent Les Echos, faute de soutien au sein de la majorité.


Echos [Les], 01/06/2011

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consom...

01/06 | 07:00 | Vincent Collen

Médicaments : les députés PS veulent indemniser les victimes de l'Isoméride

L'Assemblée examine le texte qui institue un système d'indemnisation pour les victimes du Mediator. Les députés socialistes veulent étendre le dispositif à l'Isoméride, autre coupe-faim de Servier. La firme pharmaceutique conteste la constitutionnalité de la loi.

Le député socialiste Gérard Bapt veut étendre l'indemnisation prévue pour les victimes du Mediator aux patients qui ont pris de l'Isoméride, un autre coupe-faim des Laboratoires Servier retiré du marché en 1997. L'élu de Haute-Garonne, qui préside l'une des missions d'information parlementaires sur le Mediator, présente ce matin en commission un amendement en ce sens au texte de loi du gouvernement. « Les deux médicaments ont le même fabricant, le même mécanisme d'action, et ont tous deux provoqué des pathologies cardiovasculaires, il serait logique que les victimes de l'Isoméride bénéficient du même dispositif que les victimes du Mediator », explique-t-il.

Pas de soutien de la majorité

Cette proposition a peu de chances d'être votée, faute de soutien de la majorité. « Je m'y opposerai, car elle risquerait de compliquer une procédure simple, indique Jean-Pierre Door (UMP), rapporteur pour avis de la commission des Affaires sociales pour ce texte, qui fait partie de la loi de Finances rectificative. Le but de ce dispositif est d'apporter une réponse urgente à une demande urgente, celle des victimes du Mediator. »

Les débats s'annoncent donc animés, d'autant qu'une autre question pourrait donner du fil à retordre au gouvernement. Le projet de loi prévoit que l'Etat indemnise la victime dans le cas où Servier refuse de payer. L'Etat pourra ensuite se retourner contre le laboratoire pour obtenir le remboursement des sommes versées. La justice pourra alors y ajouter une pénalité de 30 %. Deux fois plus que les 15 % prévus par la loi dans des cas comparables. Ce point est vivement contesté par Servier. Son avocat, Hervé Temime, menace d'un recours devant le Conseil constitutionnel. Le texte de loi devrait de toutes façons être examiné par le Conseil après le vote du Parlement.

VINCENT COLLEN, Les Echos

11/04/2011

Le Distilbène aurait des effets sur trois générations

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/04/05/le-distilbene-aurait-des-effets-sur-trois-generations_1503080_3224.html

Le Distilbène aurait des effets sur trois générations

LEMONDE.FR | 05.04.11 | 10h12  •  Mis à jour le 05.04.11 | 16h44

Une étude épidémiologique portant sur les effets transgénérationnels du Distilbène montre que les petits-enfants des femmes traitées avec cette hormone de synthèse, prescrite pour prévenir les fausses couches, sont 40 à 50 fois plus exposés au risque de l'hypospadias. L'hypospadias est une malformation congénitale de l'urètre, dont l'orifice se trouve anormalement positionné sur la face inférieure du pénis et non à son extrémité. Détectée lors de l'examen pédiatrique, elle nécessite une intervention chirurgicale quand l'enfant atteint un an environ.

 

Le Distilbène (DES) est une hormone de synthèse qui a été prescrite pendant près de trente ans aux femmes enceintes pour prévenir les fausses couches. Entre deux et huit millions de femmes dans le monde ont été traitées de cette façon entre 1948 et 1976. En France, le DES a concerné environ 200 000 patientes. Des tumeurs vaginales et, chez les garçons, des malformations génitales (l'hypospadias) sont les effets secondaires connus chez les "enfants distilbène".

DE 0,2 % À 8,2 %

Une équipe constituée autour du professeur Charles Sultan (CHRU Lapeyronie de Montpellier) s'est penchée sur la prévalence de l'hypospadias chez les petits-enfants de ces femmes traitées au DES. La prévalence "apparaît être 40 à 50 fois supérieure" à celle attendue, a commenté le Pr Sultan.

Selon Nicolas Kalfa, chirurgien pédiatre cosignataire d'une analyse à paraître dans la revue Fertility and Sterility [sur abonnement], la fréquence de la malformation est de 0,2 % dans la population. Elle passe à 8,2 % chez les garçons issus "de grands-mères distilbène".

Le DES, a rappelé le Pr Sultan, est "un modèle d'action des perturbateurs endocriniens" chez l'animal et chez l'homme, ces substances chimiques qui peuvent interférer avec le fonctionnement des hormones. Or, a-t-il souligné, ces effets transgénérationnels ont été rapportés, chez l'animal, pour toutes les classes de perturbateurs endocriniens, dont les pesticides et le bisphénol A (composé chimique controversé utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires).

La question est de savoir si le bisphénol A et les autres perturbateurs endocriniens"ne risquent pas d'avoir un effet transgénérationnel" chez l'homme, a conclu le scientifique. Il plaide pour le principe de précaution, à savoir "réduire de 100 % l'utilisation des pesticides et des polluants chimiques qui agissent en tant que perturbateurs endocriniens".

05/04/2011

Le Distilbène aurait des effets sur trois générations

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/04/05/le-distilbene-aurait-des-effets-sur-trois-generations_1503080_3224.html

Le Distilbène aurait des effets sur trois générations

LEMONDE.FR | 05.04.11 | 10h12  •  Mis à jour le 05.04.11 | 16h44

Une étude épidémiologique portant sur les effets transgénérationnels du Distilbène montre que les petits-enfants des femmes traitées avec cette hormone de synthèse, prescrite pour prévenir les fausses couches, sont 40 à 50 fois plus exposés au risque de l'hypospadias. L'hypospadias est une malformation congénitale de l'urètre, dont l'orifice se trouve anormalement positionné sur la face inférieure du pénis et non à son extrémité. Détectée lors de l'examen pédiatrique, elle nécessite une intervention chirurgicale quand l'enfant atteint un an environ. 

Le Distilbène (DES) est une hormone de synthèse qui a été prescrite pendant près de trente ans aux femmes enceintes pour prévenir les fausses couches. Entre deux et huit millions de femmes dans le monde ont été traitées de cette façon entre 1948 et 1976. En France, le DES a concerné environ 200 000 patientes. Des tumeurs vaginales et, chez les garçons, des malformations génitales (l'hypospadias) sont les effets secondaires connus chez les "enfants distilbène".

DE 0,2 % À 8,2 %

Une équipe constituée autour du professeur Charles Sultan (CHRU Lapeyronie de Montpellier) s'est penchée sur la prévalence de l'hypospadias chez les petits-enfants de ces femmes traitées au DES. La prévalence "apparaît être 40 à 50 fois supérieure" à celle attendue, a commenté le Pr Sultan.

Selon Nicolas Kalfa, chirurgien pédiatre cosignataire d'une analyse à paraître dans la revue Fertility and Sterility [sur abonnement], la fréquence de la malformation est de 0,2 % dans la population. Elle passe à 8,2 % chez les garçons issus "de grands-mères distilbène".

Le DES, a rappelé le Pr Sultan, est "un modèle d'action des perturbateurs endocriniens" chez l'animal et chez l'homme, ces substances chimiques qui peuvent interférer avec le fonctionnement des hormones. Or, a-t-il souligné, ces effets transgénérationnels ont été rapportés, chez l'animal, pour toutes les classes de perturbateurs endocriniens, dont les pesticides et le bisphénol A (composé chimique controversé utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires).

La question est de savoir si le bisphénol A et les autres perturbateurs endocriniens"ne risquent pas d'avoir un effet transgénérationnel" chez l'homme, a conclu le scientifique. Il plaide pour le principe de précaution, à savoir "réduire de 100 % l'utilisation des pesticides et des polluants chimiques qui agissent en tant que perturbateurs endocriniens".

28/03/2011

UFC-Que Choisir publie une liste de 31 médicaments à éviter

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/03/28/apres-l-afssaps-ufc-que-choisir-publie-une-liste-de-31-medicaments-a-eviter_1499776_3224.html

UFC-Que Choisir publie une liste de 31 médicaments à éviter

L'association de consommateurs réclame "le retrait du marché de huit médicaments" "dangereux pour la santé" et "le déremboursement des médicaments inefficaces, qui grèvent inutilement les finances publiques et contribuent à l'augmentation des primes d'assurances complémentaires santé".

L'UFC-Que Choisir a analysé la liste de soixante-dix-sept médicaments placés sous surveillance renforcée par l'Agence du médicament (Afssaps), qui a semé le trouble chez de nombreux patients, et en a extrait trente et un "à éviter" en s'appuyant sur le travail de la revue indépendante Prescrire. "Trente et un d'entre eux sont à éviter, dont huit, particulièrement dangereux, sont à retirer du marché sans attendre : Actos (diabète), Arcoxia (arthrose, rhumatologie), Equanil (sevrage alcoolique), Hexaquine (crampes), Nexen (douleur), Valdoxan (dépression), Vastarel (angine de poitrine, vertige, acouphènes) et Zyban (sevrage tabagique)"assène l'organisation de consommateurs. "Plusieurs de ces médicaments sont d'ailleurs d'ores et déjà interdits à l'étranger", souligne la revue Que Choisir Santé, dans son numéro d'avril, qui juge qu'il y a encore "trop de médicaments inutiles ou dangereux en circulation".

Elle déplore par ailleurs dans ce même numéro, que certains médicaments utiles soient seulement remboursés à 15 % (vignette orange) et en publie une liste qui également trie le bon grain de l'ivraie, assortie d'explications pratiques. L'UFC-Que Choisir réclame "une action sans délai des pouvoirs publics", passant concrètement par "le retrait du marché des huit médicaments" précités "dangereux pour la santé" et "le déremboursement des médicaments inefficaces, qui grèvent inutilement les finances publiques et contribuent à l'augmentation des primes d'assurances complémentaires santé".

Les autres médicaments à éviter sont le Procoralan (angine de poitrine instable) ; l'Intrinsa (testostérone contre la baisse du désir féminin) ; le Ferrisat (carence en fer) ; le buflomédil (Fonzylane et génériques retirés du marché en février, rappelle la revue) ; le Cymbalta (dépression) ; le Protopic (dermite atopique) ; Victoza, Eucréas et Galvus (diabète) ; Multaq (fibrillation auriculaire, un trouble du rythme cardiaque) ; Praxinor (hypotension) ; Mépronizine, Rohypnol et Noctran (insomnie) ; Celance (Parkinson) ; Alli (obésité) ; Protelos (ostéoporose postménopause) ; Arixtra et Xarelto (prévention des thrombo-embolies veineuses) ; Zypadhera (schizophrénie, récidive de trouble bipolaire) ; Tysabri (sclérose en plaques) ; Champix (sevrage tabagique) ; Ketum gel (tendinites superficielles).

La liste des soixante-dix-sept médicaments publiée par l'Afssaps, mélangeant des médicaments dangereux à d'autres utiles, bien qu'à surveiller, avait semé le trouble chez de nombreux patients et a accru la défiance des Français vis-à-vis des médicaments, selon l'UFC Que Choisir. L'Afssaps vient de mettre en ligne une version plus accessible de sa liste

23/03/2011

Des risques conséquents pour les sous-traitants du nucléaire

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Des risques conséquents pour les sous-traitants du nucléaire


Le Point revient sur la difficulté qu'il y a à mesurer l'impact réel de l'exposition aux radiations dans les centrales sur la santé du personnel intervenant sur les réacteurs.

Le magazine donne notamment la parole à Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'Inserm, pour qui les cancers « radio-induits » des sous-traitants en milieu nucléaire sont « sous-déclarés ».

Il s'agit, dit-elle, de « travailleurs précaires qui changent souvent d'entreprise », ce qui complique considérablement leur suivi médical.

« On constate que les intermittents cumulent, sur toute leur carrière, vingt fois plus de radiations que les salariés d'EDF, mais cette hécatombe reste invisible, faute d'un suivi épidémiologique », déplore la chercheuse.


Point [Le], 23/03/2011

17/03/2011

Santé, environnement, pesticides

16-03-2011 - Le sang des Français imprégné aux pesticides 

Pour la première fois, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a publié les mesures de concentration biologique de plusieurs polluants de l’environnement, réalisées sur un échantillon représentatif de la ...

15-03-2011 - Eaux intérieures : 643 marées noires recensées en trois ans en France
Selon l’atlas 2008 – 2010 des marées noires dans les eaux intérieures, réalisé par l’association Robin des bois, les marées noires dans les fleuves, les rivières, les canaux et les plans d’eau sont en hausse...

14-03-2011 - Le Bisphénol A agit aussi sur le développement embryonnaire
Composé chimique de synthèse largement utilisé dans la fabrication industrielle des récipients en plastique de type polycarbonates, le Bisphénol A (BPA) est un perturbateur endocrinien, capable de mimer ...

12-03-2011 - Intoxication alimentaire : l’hygiène alimentaire mise en cause
L’association de protection des consommateurs Que Choisir a vivement réagi suite au récent décès d’une adolescente de 16 ans dû à une intoxication alimentaire, dont l’origine supposée serait un repas ...

10-03-2011 - Epandages de pesticides : des pomiculteurs relaxés « au bénéfice du doute »
En 2008, Fabrice Micouraud, un particulier ayant créé une association régionale dans le limousin (ALLASSAC ONGF) contacte l’association Générations Futures pour l’aider à lutter contre des pulvérisations ...

27/01/2011

Bisphénol A : une substance sur la sellette

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/page/5/

Bisphénol A : une substance sur la sellette

Le Monde consacre un dossier à la substance chimique, dont la présence dans les biberons commercialisés en France est interdite depuis le 1er janvier.

Soulignant que le bisphénol A est « très répandu dans les objets de la vie courante », dont certains emballages ou les boîtes de conserve, le quotidien du soir rappelle les conclusions d'un rapport publié par l'Inserm en juin 2010, montrant « une association entre l'exposition [au BPA] pendant la période gestationnelle ou néonatale, et des lésions précancéreuses de tissus tels que la glande mammaire ou la prostate. »

De fait, plusieurs voix, scientifiques comme politiques, prônent une extension de l'interdiction de la substance à d'autres produits.

Monde [Le], 05/01/2011

Reprise information presse : Bisphénol A : Effets sur la reproduction - Une expertise collective de l'Inserm

Téléphone portable et santé : nouvelle étude

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/page/4/

Téléphone portable et santé : nouvelle étude

Le cabinet de recherche Mobi-Kids lance en février une nouvelle étude épidémiologique mondiale visant à faire la lumière sur l'impact des ondes des téléphones mobiles sur le cerveau des enfants, notamment leur propension à favoriser l'apparition de tumeurs.

En parallèle, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) va mettre en place un groupe de travail permanent sur les effets sanitaires des radiofréquences. Plusieurs chercheurs font part de leurs recommandations au Monde. Ainsi, Denis Zmirou (Inserm) préconise de privilégier le téléphone filaire lors de conversations longues à domicile.
Monde [Le], 11/01/2011

Les risques du sevrage tabagique avec le CHAMPIX

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/page/4/

Interrogations autour du Champix
Le Champix, prescrit dans le cadre du sevrage tabagique, est dans l'oeil du cyclone aux Etats-Unis, où il fait l'objet de quelque 1.200 plaintes en raison de ses effets secondaires : troubles du sommeil, état dépressif et problèmes neurologiques divers.

Placé sous surveillance par l'Afssaps, le médicament des laboratoires Pfizer a été prescrit à 1,4 millions de personnes en France depuis sa commercialisation en 2007.
Aujourd'hui en France, 12/01/2011

23/12/2010

Pétition pour défendre l'Hôpital Public

NE LAISSEZ PAS FAIRE !

L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !

 

- Défendez-le parce qu'’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun. 

 

- Défendez-le parce que c’'est là que se font les grandes recherches d’'aujourd’hui qui permettront les progrès de demain. 

 

- Défendez-le parce que c'’est lui qui assure 80% des urgences, c’'est lui qui a fait face hier à l'’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale. 

 

- Défendez-le parce que c'’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie. 

 

- Défendez-le parce que les autres pays nous l'’envient. 

 

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l'’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’' « Établissement de Santé ».

Elle cherche à transformer l'’hôpital public en entreprise. Pour être rentable l'’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d'’infirmières, moins d’'aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’'assistantes sociales. 

 

Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l'’ensemble des hôpitaux.

 

NE LAISSEZ PAS FAIRE !

POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT L'’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ, SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

 

« Je défends l'’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’'innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

 

Je m'’oppose à son démantèlement qu'’annonce d'’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d'’autre part des suppressions d'’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.» 

 

JE SIGNE LA PÉTITION 

 

LIEN VERS LE SITE DU MDHP   

 

http://petition-mdhp.fr/petition.php 

21/12/2010

Mediator, travail de nuit, santé publique

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Mardi 21 décembre 2010

L’affaire Mediator prend de l’ampleur
Jean-Marie Le Guen, médecin et député PS, considère que le Mediator est "de loin la plus grosse affaire de santé publique qu'ait eu à connaître notre pays". Il serait responsable de 1 000 à 2 000 décès selon une étude remise à l'Afssaps par des chercheurs de l'Inserm, mais cinq millions de patients ont pris cet antidiabétique, dont 2,9 millions pour une durée supérieure à trois mois. Le Pr. Bernard Debré, député UMP, appelle les sept ministres de la Santé qui se sont succédé depuis 1998 à "s'exprimer" sur la question et "assumer" d'éventuelles erreurs. Le Pr Bernard Bégaud (université de Bordeaux) considère pour sa part que le "maintien sur le marché (du Mediator et son remboursement à hauteur de 65 % relèvent de l'anomalie".
Agence France Presse_Fil Eco , 20/12/2010 - Croix [La] , 21/12/2010 - France Soir , 21/12/2010 - Echos_2eme Edition [Les] , 21/12/2010
 
Travail de nuit : le Conseil économique, social et environnemental demande des mesures
Le Cese (Conseil économique, social et environnemental) publie un rapport sur le travail de nuit, qui concerne aujourd'hui un salarié sur cinq.
"Outre d'évidentes perturbations dans la vie sociale et familiale, il est potentiellement dangereux pour la santé", lit-on dans L'Humanité. Le travail de nuit favorise en effet les troubles digestifs, ceux du sommeil, les risques cardio-vasculaires et serait encore un "agent probablement cancérogène".
Le Cese estime que sa justification ("assurer la continuité de l'activité") est floue.
Il demande que ce travail soit assorti de loisirs compensateurs et que le salarié renoue avec des horaires diurnes après un certain nombre d'années passées à travailler de nuit.
Humanité [L'] , 21/12/2010

20/12/2010

Le MEDIATOR, un problème de NOTRE société

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/mediator-ce-poison-rembourse-a-65-18-12-2010-1276961_23.php

Mediator, ce "poison remboursé à 65 %"

  • Par Émilie Lanez            

  • Le Point - Publié le 18/12/2010 à 13:34 - Modifié le 18/12/2010 à 15:33

    Que fut le plus pénible ? Les pressions diffuses, l'inertie des autorités sanitaires, les réticences des confrères, les soupirs des quatre enfants qui voient leur mère "la tête ailleurs", les nuits de veille devant l'ordinateur, les retards pris dans les consultations ? "Le plus dur aura été de savoir ce qu'il y avait dans le Mediator." Irène Frachon, 47 ans, pneumologue à l'hôpital de Brest, a dû enquêter quinze mois pour découvrir de quoi était composé cet adjuvant, vendu massivement dans nos pharmacies depuis 1976. Pour réaliser que dans ce médicament prescrit aux diabétiques, détourné comme coupe-faim, interdit partout ailleurs dans le monde, il y a une molécule - le benfluorex -, un dérivé d'amphétamine qui, ingéré, produit un métabolite toxique, la norfenfluramine. Un médicament qui pouvait donc se transformer en poison, attaquer les valves cardiaques, les déformant, provoquant des valvulopathies. Incidence : 0,5 cas grave pour 1.000 patients traités. Sachant que 300.000 Français ont avalé du Mediator chaque matin au petit déjeuner pendant trente-trois ans... Cinq millions de consommateurs de 1976 à 2009.

    Irène Frachon, c'est l'histoire d'une femme formidable. La consolante aventure d'un médecin de province qui révèle un scandale national de santé publique. "Elle n'a jamais hésité à dire ce qu'elle pensait ; déjà, gamine, sa parole était forte", se souvient une de ses amies, Hélène Debray. "Une femme qui ne se vante jamais, elle fonce", confie Fabienne, sa coiffeuse. "Elle a vu ce que tous les médecins auraient pu voir, confie, admirative, son ancienne chef de service à l'hôpital Foch, Isabelle Caubarrère, mais elle, elle a fait tilt." En février 2007, la pneumologue visite une patiente obèse, suffocante. Elle soulève la pancarte au pied du lit. Dans la liste des traitements : du Mediator. "Je me suis souvenue d'un article lu dans Prescrire, s'indignant que le benfluorex circule encore sous le nom de Mediator. J'ai cherché à comprendre." Trois ans plus tard, le médicament sera suspendu.

    Lobbys

    Entre l'évocation de son rendez-vous à l'Inspection générale des affaires sociales - "ils écarquillent les yeux, mais sont très attentifs" - et celle de son passage chez Ruquier - "Je n'ai pas la télé, c'est bien, cette émission ?" -, elle montre des vidéos de ses enfants, puis reprend son fil, méthodique, toute droite, croix huguenote autour du cou. "Cette affaire a fait exploser ma vie quotidienne. J'ai quitté le monde des Bisounours et compris la puissance de la désinformation des lobbys. Car, en France, on s'est arraché la gueule pendant trois ans pour faire retirer un truc déjà interdit partout. Aux États-Unis, en 1970, on a interdit toute la famille de médicaments à laquelle appartient la molécule du Mediator. On nous a vendu un poison remboursé à 65 % par la Sécu, c'est pas dingue, ça ?"

    Pourquoi Irène Frachon a-t-elle compris que quelque chose clochait gravement dans ce médicament, "pour lequel il fallait être Prix Nobel de médecine pour parvenir à lire la notice de composition ? Parce que, jeune interne, elle a entendu parler de l'isoméride, un dérivé amphétaminique prescrit comme coupe-faim, interdit en 1997. Ses copains médecins, en pointe sur l'affaire, lui ont raconté les détectives privés qui les filaient, les pressions énormes dans leur service hospitalier, les publications qui s'annulaient, les congrès qui se fermaient, les crédits - toujours privés - qui fondaient... Or, l'isoméride est une formule chimique cousine du Mediator, partageant le même métabolite. L'un fut supprimé. L'autre continuait d'être prescrit. La fille de militaire, mariée à un polytechnicien, ingénieur de l'armement et hydrographe, a foncé. Stratège. Elle a évalué les risques. Habitant Brest, "cela serait plus compliqué pour venir me chercher des noises", "praticien hospitalier, on ne pouvait pas trop peser sur mes financements", et puis "il me fallait me documenter sur tout, j'ai compris que les autorités sanitaires ne me passeraient aucune faiblesse". Irène Frachon n'est pas tout à fait isolée. Son inquiétude est partagée par quelques agences sanitaires, mais l'inertie - la collusion ? - est pesante. En 1999, la Commission de la transparence, dépendante de la Haute Autorité de santé, rend un avis défavorable au remboursement pour "absence d'intérêt thérapeutique". Avis non suivi par le ministère. Le médicament n'est pas très efficace - on ne sait pas encore qu'il peut tuer -, mais il continuera d'être remboursé. En 2003, il est retiré du marché espagnol. En 2005, il figure dans la liste des produits retirés de l'Organisation mondiale de la santé. En France, rien ne bouge. C'est que son fabricant, les laboratoires Servier, est une belle et grande entreprise française : 20.000 emplois, dont 3.000 exclusivement voués à la recherche. Pourquoi se fâcher ?... En mars 2007, la Commission nationale de la pharmacovigilance rend un avis mitigé. En 2008, un médecin écrit aux laboratoires Servier, s'enquérant de ces bruits troublants. Réponse : "Le Mediator 150 mg présente une bonne sécurité d'emploi (...). Et une bonne tolérance cardio-vasculaire."

    Victimes

    Le docteur Frachon a étudié tous les dossiers médicaux de patients décédés ou hospitalisés pour des valvulopathies, alerté ses copains pour qu'ils exhument leurs archives, vérifié, recoupé les publications espagnoles, américaines et même gabonaises. "Chaque fois, la même histoire. Des femmes qui veulent maigrir, puis s'essoufflent. On les surveille, on les hospitalise, elles repartent, continuent d'avaler leur coupe-faim, respirent de plus en plus mal."

    Irène Frachon réclame des autopsies, photographie au bloc ces valves cardiaques déformées. En février 2009, elle déclare onze cas de valvulopathie à son agence régionale de pharmacovigilance. En juin, l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) l'invite à présenter ses conclusions. "Cinq diapos, un bref speech, et puis au revoir. Dans ces instances, on ne voit pas les malades, on les oublie." L'Afssaps est embarrassée par ces découvertes confondantes, car son financement dépend des industriels. La règle est en effet que les laboratoires paient l'instance qui évalue et autorise leurs médicaments. Donc, l'agence doit choisir d'interdire - ou pas - un produit commercialisé par l'un de ses contributeurs. Le 25 novembre 2009, le Mediator se voit retirer son autorisation de mise sur le marché. Fin de l'affaire ?

    Pas pour le médecin brestois, qui comprend que la suspension demeurera discrète. "Quand j'ai vu que le médicament était retiré en catimini, j'ai compris qu'on n'allait rien chercher. Et que mes patientes brestoises allaient attaquer en justice dans l'indifférence générale. J'ai décidé d'écrire un livre pour faire pression." Juin 2010 : elle publie son récit chez le libraire et éditeur Charles Kermarec. Une petite maison brestoise, Dialogues-fr. La couverture porte un sous-titre : "Combien de morts ?" Les laboratoires Servier obtiennent, en première instance, le retrait de cette couverture. "Cela a tué la diffusion du livre", déplore l'éditeur. Mais la censure irrite les éditeurs et scandalise les journaux. Branle-bas de combat, pétitions, enquêtes. Soudain, des victimes s'incarnent, on lit le chagrin des familles en deuil. La France découvre qu'on a prescrit, pendant trente-trois ans, un médicament dont on aurait pu savoir - depuis 1997 - qu'il comportait une molécule hautement suspecte. À la Cnam - "alors, eux, ils ont été impeccables" -, depuis plusieurs mois, on mouline des statistiques : combien de malades, combien de morts de valvulopathie ont reçu du Mediator ? "Là, ils se sont pris un cimetière en pleine tronche", dit le docteur Frachon. Le 15 novembre 2010, la Cnam évalue le nombre de morts à "au moins 500", et relève "3.500 hospitalisations". Les laboratoires Servier souhaitent apporter leur "contribution à la compréhension des chiffres avancés et à la réflexion qui sera menée pour l'amélioration du suivi des effets secondaires". Irène Frachon a vu Xavier Bertrand, ministre de la Santé, qui occupait déjà ce maroquin en 2006, lors des premières alertes. "Il m'a dit vouloir tout comprendre de cette affaire." Enfin.

    Mediator

    144 577 000 boîtes vendues depuis 1976.

    44e médicament le plus vendu en officine.

    Un mois de traitement coûte 15 euros, remboursés à 65%.

    L'assurance-maladie envoie cette semaine 350 000 lettres aux patients ayant pris du Mediator entre 2008 et 2009. Impossible de remonter informatiquement plus avant. Ces patients sont invités à consulter un médecin " afin qu'il puisse rechercher tout symptôme ou signe évocateur d'une atteinte d'une valve cardiaque ".

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    lire aussi :

    Mediator : l'alerte aurait été donnée dès 1998

    sur le même sujet, lu sur :

    http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

     

    1 000 à 2 000 décès imputables au Mediator
    Le Figaro, en kiosque samedi dernier, révèle que l'Afssaps disposait de deux études pour évaluer le nombre des victimes du Mediator, l'une menée par Catherine Hill (Institut Gustave-Roussy) : elle calculait une fourchette comprise entre 500 et 1 000 morts, et l'autre, menée par deux chercheurs de l'Inserm, Mahmoud Zureik et Agnès Fournier. Cette dernière étude qui, contrairement à la première, prend en compte la mortalité à long terme, dénombrait entre 1 000 et 2 000 décès. Mahmoud Zureik explique que "les patients hospitalisés pour valvulopathies, même s'ils ne décèdent pas pendant les premières années après leur hospitalisation, restent sujets à une surmortalité à plus long terme". Confronté à cette nouvelle estimation, Xavier Bertrand convoquait, samedi, les trois épidémiologistes ayant mené les études, le directeur général de l'Afssaps Jean Marimbert, et le DGS Didier Houssin.
    Agence France Presse_Fil Eco , 17/12/2010 - Figaro [Le] , 20/12/2010 - Figaro [Le] , 18/12/2010 - Monde [Le] , 20/12/2010 - Echos [Les] , 20/12/2010 - Journal du Dimanche [Le] , 19/12/2010 - Libération , 20/12/2010 - Tribune [La] , 20/12/2010 - Croix [La] , 20/12/2010 - Metro_Paris , 20/12/2010
     
    Traitements amaigrissants : les "dérapages" de certains médecins
    Aujourd'hui en France se demande si l'affaire du Mediator n'est pas "la face émergée de l'iceberg du scandale des médicaments amaigrissants". Interviewé par le quotidien, le Dr André Desueur (Conseil national de l'ordre des médecins) dénonce des "prescriptions de complaisance", et pointe certains "dérapages" médicaux. Des médecins généralistes, endocrinologues, parfois gynéco-obstétriciens, ont pu détourner des médicaments de leurs indications premières (Mediator ou Prozac), les prescrivant à des patients souhaitant maigrir.

     

    22/11/2010

    Chimie et malformations congénitales

    lu sur :

    http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

    Les enfants de la "génération Distilbène", frappés à leur tour ?
    .
    Le Journal du Dimanche revient sur la "génération Distilbène", et exprime des inquiétudes pour la troisième génération : les enfants issus de ces "fils et filles Distilbène" pourraient, à leur tour, souffrir de malformations génitales et d'infertilité. Selon David Volle (Inserm), certaines études montrent "qu'il pourrait y avoir des effets transgénérationnels".
    Journal du Dimanche_1ère Edition [Le] , 21/11/2010
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    Mon commentaire : un effet tératogène transgénérationnel est connu pour l'Agent Orange, qui a été utilisé par les américains lors de la guerre du Vietnam.

    29/08/2010

    Grippe A : conséquences des vaccinations

    lu sur :

    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4356

    .

    28-08-2010 - Des cas de narcolepsie chez des vaccinés contre le A/H1N1

    La découverte officielle de plusieurs cas de narcolepsie (1) chez des individus vaccinés contre le virus A/H1N1 est à mettre au compte de la Suède, rapidement suivi par la Finlande puis par la France. Lors du lancement de l'alerte suédoise, le 18 août, le pays comptait 6 cas de narcolepsie chez des enfants âgés de 12 à 16 ans, atteints un à deux mois après une vaccination par le vaccin Pandemrix® (2). Depuis, 4 nouveaux cas ont été signalés en Suède, tandis que la Finlande et la France déclaraient chacune 6 cas.
    Face à ces constats, l'Agence Européenne des Médicaments (EMA) vient d'annoncer avoir ouvert une enquête sur le Pandemrix®, soupçonné d'être à l'origine de 21 des 22 cas de narcolepsie signalés à ce jour. Néanmoins, selon l'Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (AFSSAPS), à ce stade aucun lien entre la vaccination contre la grippe A/H1N1 et la survenue de narcolepsie n'a pu être établi.

    Selon la ministre de la santé, sur les 5,7 millions de personnes (4,1 millions avec le Pandemrix®) qui ont été vaccinés en France, 4 121 effets indésirables ont été signalés, dont 94 % de considérés bénins (courbatures ou fièvre, réactions au site d'injection, réactions allergiques). En outre, la crainte de syndrome de Guillain-Barré ne s'est pas confirmée, puisque seuls 9 cas ont finalement été validés sur 42 attendus. Néanmoins, les effets secondaires graves ont conduit au décès de 21 personnes.
    Face à ce bilan, si la prudence est de mise dans les déclarations, tant au ministère de la santé qu'à l'AFSSAPS, le faible nombre de cas de narcolepsie (avec cataplexie) enregistré apparaît aujourd'hui insuffisant pour ne se baser que sur ce seul critère pour mettre en cause le vaccin, la France comptant environ 500 nouveaux cas par an de cette pathologie.

    Si le Pandemrix® devait être mis en cause, nul doute que cette affaire relancerait la polémique sur la gestion de la grippe A/H1N1 et l'empressement des autorités de nombreux pays à vacciner leur population.

    Pascal Farcy

    1- La narcolepsie avec cataplexie est une maladie rare, caractérisée par une somnolence diurne excessive associée à des pertes du tonus musculaire déclenchées par une forte émotion.
    2- Rappelons que le Pandemrix®, développé par le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK), est un des vaccins qui comprend un adjuvant pour stimuler fortement l’immunité en favorisant la fabrication d’anticorps, à partir d'une dose moindre d'antigènes.

    08/05/2010

    Retour sur la pandémie de grippe A / H1N1

    vu sur :
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19046
    .
    VIDEO: Vaccins H1N1: le contrat entre l'état belge et GSK révélé (RTBF, 5 mai 2010)

     

     

    Mme Onkelinx (ministre de la santé en Belgique) avait prétendu qu'il n'y avait rien à cacher et que le "contrat n'a pas été signé à n'importe quel prix".
    Tout cela n'était que mensonges comme en attestent les deux vidéos qui suivent:



    http://www.youtube.com/watch?v=Y65R7e...

    http://www.youtube.com/watch?v=SbGLEm...

    "Initiative Citoyenne estime qu'il s'agit là d'une trahison démocratique sans précédent et appelle des sanctions de l'électeur. Sanctions de l'électeur mais aussi sanctions de la part des parlementaires que nous appelons à ne surtout pas entériner les mesures prises dans le cadre de la loi d'exception, en juillet prochain."

     

    voir aussi les liens :

    Grippe A - Industries...

    OMS et pandémie de grippe

    la grippe A : qui en...

    La grippe A : qui en profite ?

    Grippe A, vaccination et...

    La carte d'identité du...

    Pas bête !

    29/04/2010

    L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments et et le laxisme des normes

    28/04/2010

    L’Afssa indécise quant au sort à réserver au BPA

    Dans un avis rendu le 29 janvier 2010, l’Afssa (1) recommandait la collecte de données afin d’évaluer l’exposition des consommateurs français au bisphénol A (BPA) et de mesurer les effets potentiels sur la santé humaine. Produit chimique utilisé depuis de nombreuses années pour la fabrication de certains plastiques, le BPA inquiète par sa capacité à migrer dans les aliments mis en contact avec les plastiques incriminés (boîtes de conserve, cannettes, vaisselle, biberons…), propension aggravée par le chauffage.
    A l’heure actuelle, l’Afssa a collecté 769 données relatives aux teneurs en BPA des aliments, issues de publications scientifiques, des professionnels et d’associations de consommateurs. Celles-ci varient sensiblement selon le type de conditionnement mais également d’un produit à l’autre. Ainsi, pour les sodas, les valeurs les plus basses sont inférieures au seuil de détection, les plus hautes allant jusqu'à 17 µg/kg d'aliment. Concernant les conserves de légumes, de poissons et les plats cuisinés, les valeurs les plus hautes atteignent jusqu'à 128 µg/kg d'aliment, les plus basses étant également inférieures au seuil de détection.

    S’appuyant sur ces données, l’Afssa finalise actuellement « la première étude d’exposition des consommateurs français au BPA ». Les conclusions montrent un niveau moyen d'exposition d’environ 1µg/kg de poids corporel/jour (un microgramme par kilo et par jour), décrit comme « très inférieur (en moyenne 50 à 100 fois inférieur) à la valeur toxicologique de référence (Dose Journalière Tolérable), fixée à 50 µg/kg de poids corporel/jour par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) ».
    Mais cette Dose Journalière Tolérable (DJT) est désormais vivement contestée, notamment par le collectif Réseau Environnement Santé (RES). En effet, à la lumière de récentes études scientifiques, ce dernier estime que la DJT fixée par l’Efsa « représente un risque de santé publique considérable ». Invoquant « les règles habituellement utilisées pour fixer les normes de contamination chimique », RES demande à l’Afssa d’abaisser la DJT actuelle d’un facteur d’au moins 50 000, mesure qui équivaut à l’interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires.

    Si elle ne reconnaît pas, en l’état actuel des connaissances, de raison légitimant une modification de nos habitudes alimentaires,
    l’Afssa évoque cependant des études récentes faisant état d'éventuels effets toxiques après des expositions au BPA dans la période périnatale à basses doses, inférieures à la DJT fixée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments. Au regard de quoi, elle préconise notamment un étiquetage systématique permettant aux consommateurs d’être informés de la présence de BPA dans les récipients et les ustensiles ménagers pour en limiter l’exposition à la chaleur. Aussi, et ce malgré la précédente déclaration, il semble déjà que l’on se place dans une politique de modification de nos habitudes de préparation culinaire.
    L’Agence ajoute qu’une « mobilisation de l’industrie serait nécessaire pour mettre au point des substituts du BPA pour les usages alimentaires (…) ». Pourtant, d’après RES, les industriels auraient déjà trouvé des produits de substitution au revêtement intérieur des boîtes de conserve et des canettes à base de BPA de type polyépoxy depuis au moins 1999.
    Pour l’heure, une nouvelle échéance est fixée avec le prochain avis que doit rendre l’Efsa, attendu d’ici la fin mai.

    Cécile Cassier

    1- Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments.

    06/04/2010

    La thalidomide comme traitement du cancer ?

    lu sur :

    http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

    .

    La thalidomide corrige les malformations vasculaires
    La thalidomide est prescrite pour traiter la lèpre et le myélome multiple. Aux Pays-Bas, sept patients atteints de formes sévères de la maladie de Rendu Osler l'ont testée. Les chercheurs ont constaté une régression des saignements de nez. Les transfusions sanguines, indispensables pour compenser l'effet des saignements digestifs, se sont espacées.

    "La thalidomide favorise la maturation des vaisseaux et serait susceptible, à ce titre, de contrecarrer les malformations vasculaires héréditaires", déclare Franck Lebrin, chercheur à l'Inserm, qui vient de publier les résultats de cette étude dans Nature Medicine.

    Ainsi, en cas de cancer, la thalidomide entraverait le développement des vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur en favorisant l'arrivée des lymphocytes T tueurs qui les détruisent. Ce traitement, d'abord discrédité, fait aujourd'hui l'objet d'une cinquantaine d'essais dans le monde, la plupart ayant un cancer solide pour cible.


    Reprise communiqué de presse Inserm du 6 avril 2010 "Un retour prometteur pour la thalidomide"
    Agence France Presse_Fil Gen , 04/04/2010