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26/02/2011

Manifestation contre les "OGM cachés" devant le salon de l'agriculture

lu sur :

http://www.lemonde.fr/depeches/2011/02/26/manifestation-contre-les-ogm-caches-devant-le-salon-de-l-agriculture_3244_108_44464762.html

Une trentaine de "faucheurs volontaires" ont manifesté samedi devant le salon de l'agriculture à Paris pour dénoncer la commercialisation d'"OGM cachés".

Avec des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "Halte aux OGM cachés", les manifestants entendaient mettre en garde contre l'existence de nouvelles variétés de tournesols et de colzas, désormais tolérantes à des herbicides après "mutagenèse" (action d'un produit chimique ou irradiation).

Pour les "faucheurs volontaires" cette technique aboutit au même résultat que celle de la "transgenèse" (apport de matériel génétique extérieur) dans la mise au point d'OGM (organisme génétiquement modifié). D'où le nom "OGM cachés".

Les manifestants réclament que ces nouvelles variétés, soient soumises à la même réglementation que les OGM transgéniques (études, autorisations,..).

"Les OGM cachés présentent les mêmes dangers que les plantes transgéniques: contamination des autres cultures, utilisation accrue d'herbicides, brevetage des semences...", expliquent les faucheurs dans un tract.

En juillet dernier, plusieurs dizaines de faucheurs volontaires avaient coupé des tournesols "mutés" résistants à des pesticides en Indre-et-Loire.

19/12/2010

Un herbicide de Syngenta responsable d’empoisonnements

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4504

Un herbicide de Syngenta responsable d’empoisonnements en Afrique

15/12/2010

Selon une étude récemment publiée, sur 296 empoisonnements aux pesticides avérés au Burkina Faso, 54 sont dus à l’herbicide Gramoxone de la multinationale suisse Syngenta. Sur la base de ce rapport, le Burkina Faso demande que le Paraquat, substance active du Gramoxone, soit inclus dans l’annexe à la Convention de Rotterdam listant les produits chimiques et pesticides dangereux.

Comme le souligne l’association la Déclaration de Berne, cet ajout à l’annexe de la Convention pourrait avoir un impact majeur sur l’exportation du « produit phare de Syngenta » dans les pays en développement. En effet, celle-ci ferait alors l’objet d’une procédure de consentement préalable des pays d’importation, désormais éclairés sur les méfaits du produit.

Or, nul doute que les divers pays concernés tiendraient compte de l’interdiction du Paraquat en Union européenne, retiré des substances autorisées en Europe le 11 juillet 2007. Cette décision avait d’ailleurs été suivie, en octobre 2007, de l’annonce par le fournisseur mondial de fruits et légumes et de fleurs coupées, Dole, de ne plus recourir au Paraquat au sein de ses exploitations agricoles.   

Commercialisé par Syngenta sous l’appellation Gramoxone dans plus de 100 pays en 2007, cet herbicide est majoritairement employé dans les plantations de bananes, cacao, café, coton, huile de palme, ananas, caoutchouc et sucre de canne. Selon François Meienberg, responsable du programme alimentation & biodiversité de la Déclaration de Berne : « Syngenta sait depuis plusieurs années que l’utilisation du Paraquat entraîne des conséquences sérieuses sur la santé, en particulier dans les pays en développement. Malgré les victimes, le géant bâlois poursuit la promotion de son produit, en contradiction avec sa responsabilité sociale d’entreprise ».
Reconnu comme très toxique et considéré CMR (cancérigène, mutagène et/ou reprotoxique), le Paraquat interfère avec le développement de l’embryon et favorise le développement de maladies telles que la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, ou le diabète de type 2 selon le cancérologue Dominique Belpomme. Les symptômes générés par ce produit se traduisent par des maux de tête, des problèmes visuels, des vomissements, des évanouissements, des difficultés respiratoires et une destruction de la peau contaminée.

Cécile Cassier

 

01/09/2010

De l'amidon d'OGM dans nos assiettes

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/01/basf-souhaite-cultiver-une-nouvelle-pomme-de-terre-transgenique-en-europe_1405267_3244.html
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BASF souhaite cultiver une nouvelle pomme de terre transgénique en Europe

Le tubercule de la firme allemande pourrait entrer dans l'alimentation des Européens.

Six mois après avoir obtenu l'autorisation de culture commerciale en Europe de sa pomme de terre transgénique Amflora, la firme agrochimique allemande BASF sollicite à nouveau Bruxelles pour obtenir son feu vert à un tubercule OGM de nouvelle génération.

Baptisée Amadea, cette pomme de terre est, elle aussi, prioritairement destinée à l'industrie de l'amidon : comme Amflora, elle a reçu un gène qui lui permet de produire un amidon composé presque exclusivement d'amylopectine, utilisée dans la fabrication de colles, d'adhésifs, de papiers et de cartons.

L'annonce de BASF a été faite mardi 31 août par le patron du groupe, Jürgen Hambrecht, sur le site de Zepkow, en Mecklenbourg-Poméranie-Occidentale (nord-est), où il participait à la première récolte d'Amflora. Celle-ci a été cultivée sur 14 hectares (ha) à Zepkow, sur 80 ha en Suède et sur 150 ha en République tchèque.

Amflora était le premier OGM autorisé en Europe depuis 1998. Dans l'intervalle, seul un maïs transgénique, le MON 810, a pu être cultivé dans certains pays de l'UE, d'autres, comme la France, ayant décrété un moratoire.

En mars, lorsque l'autorisation avait été donnée à Amflora, la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, avait mis en cause l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui avait donné un avis favorable à la solénacée. BASF avait indiqué ne pas vouloir cultiver Amflora en France.

"PAS DE RISQUE SINGULIER"

L'une des questions posées par Amflora concerne l'insertion dans son patrimoine génétique d'un gène de résistance à un antibiotique, nptII. Ce marqueur est un outil de sélection utilisé pour distinguer les jeunes plants qui ont acquis le gène qui lui est accolé, commandant la production d'amylopectine.

Utilisée depuis le début de la transgénèse végétale, cette technique est désormais jugée peu appropriée, dans la mesure où elle fait courir un risque, très faible, de transfert aux bactéries du sol du gène conférant une résistance aux antibiotiques.

Dans un avis rendu le 12 juillet, le comité scientifique du Haut Conseil des biotechnologies (HCB) français a estimé que la présence de nptII dans Amflora ne présente "pas de risque singulier pour la santé humaine et animale". Mais le comité éthique, économique et social, du même HCB, était plus partagé sur la question.

Amadea pourrait échapper à ces débats : le marqueur utilisé par BASF n'utilise pas la résistance à un antibiotique, mais à un herbicide utilisé uniquement en laboratoire, fait-on valoir chez BASF, où l'on vante son rendement, supérieur de 25 % à celui d'Amflora, conçue elle dans les années 1980.

La nouvelle pomme de terre, que BASF espère pouvoir commercialiser en 2013-2014, ne manquera pas de soulever d'autres oppositions. L'agrochimiste envisage en effet de l'utiliser comme Amflora dans les auges animales (pulpe), mais aussi dans les assiettes humaines. Il ne s'agirait pas de commercialiser le tubercule lui-même, mais d'introduire l'amidon issu d'Amadea dans des plats préparés, soupes, sauces, marmelades, etc. "C'est encore en discussion", précise-t-on chez BASF.

04/10/2009

Contamination de produits alimentaires par du lin OGM illégal

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3927

01/10/2009

Cas de contamination de produits alimentaires par du lin OGM illégal

Depuis une quinzaine de jours, les alertes de la Commission européenne quant à des cas de contamination de produits boulangers et de céréales par du lin génétiquement modifié illégal ne cessent de se multiplier. En effet, des produits contaminés ont été trouvés en Allemagne, en Pologne, en Suisse, en Belgique, en Hongrie, aux Pays-Bas, au Portugal, en Roumanie, au Luxembourg, et plus récemment, en Suède et au Royaume-Uni.
Le lin OGM incriminé, également connu sous les appellations FP 967 ou Triffid, a été génétiquement modifié pour résister à un herbicide et contient trois gènes résistants aux antibiotiques. Or, la législation européenne interdit le recours à des gènes résistants aux antibiotiques depuis fin 2004 dans les OGM commercialisés, et depuis 2008 également dans le cadre d'expérimentation. Aussi, n’ayant pas été autorisé au sein de l’Union européenne, le lin OGM FP 967 est strictement illégal. Au regard de quoi, tout produit contaminé par celui-ci doit nécessairement être retiré de la vente.

D’après la Commission européenne, le Canada serait à l’origine de ces cas de contamination, bien que la culture commerciale du FP 967 y soit interdite depuis 2001. Il est à craindre que cette nouvelle porte un lourd préjudice aux cultivateurs de lin canadiens, lesquels s’étaient pourtant battus en faveur de l’interdiction du lin transgénique par crainte de contamination de leurs propres cultures. Selon Greenpeace, jusqu’à aujourd’hui, 68 % de la production canadienne de lin sont importés en Europe.

Cette affaire n’est malheureusement pas la première du genre, et ne sera probablement pas la dernière. Ainsi, en 2006,
un riz OGM non autorisé à la culture commerciale avait contaminé de nombreux produits alimentaires à l’échelle mondiale. De même, au cours de l’été qui vient de s’achever, des importations de soja américain ont été stoppées car elles présentaient des traces de maïs transgénique non autorisé.

Cécile Cassier

16/11/2008

Un maïs OGM, autorisé à l’alimentation, serait néfaste pour la fécondité

lu sur univers-nature.com :

13-11-2008

Un maïs OGM, autorisé à l’alimentation, serait néfaste pour la fécondité

Hier, l’Autriche a rendu publique une étude s’intéressant aux effets sanitaires à long terme d’un maïs OGM autorisé pour l’alimentation humaine et animale en Europe, depuis 2007.
A l’initiative des ministères autrichiens de la santé et de l’environnement, l’université de Vienne a comparé l’impact d’une alimentation composée à 33 % d’un maïs OGM (1) et de rations équivalentes qui en sont exemptes, sur plusieurs générations de souris. En l’espace de 20 semaines, les chercheurs ont constaté que le groupe de souris alimenté avec un bol alimentaire comportant des OGM présentait une diminution significative du nombre de portées et de jeunes, notamment à partir des 3e et 4e générations. En outre, le poids des souriceaux serait apparu sensiblement plus faible que la normale dès la 3e génération.

Pour Greenpeace et les Amis de la Terre, la publication de cette étude indépendante pose une fois de plus la question du crédit à apporter aux avis rendus par l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA), laquelle se base sur les études à court terme fournies par les semenciers. En conséquence, face aux problèmes relevés par l'Autriche, Greenpeace demande le retrait en urgence des produits suspects et souhaite que le processus de réévaluation des OGM initié par la présidence Française de l’UE aillent à son terme. De leur côté, les Amis de la Terre se prononcent pour un gel des autorisations prononcées par l'EFSA et leur réexamen de façon impartiale.

Pascal Farcy

1- La variété OGM utilisée est issue d’un croisement breveté des maïs MON 810 et NK 603 de la multinationale Monsanto.

31/10/2008

Amiante : le commerce l'emporte

lu sur lemonde.fr :

L'amiante devrait échapper à l'inscription sur une liste internationale de produits dangereux
30.10.08 | 13h53 • Mis à jour le 30.10.08 | 16h31
MONTRÉAL (CANADA) CORRESPONDANCE

L'amiante chrysotile, la forme la plus toxique de cette fibre minérale, ne devrait pas être inscrit sur la liste des 39 produits chimiques dangereux de la Convention de Rotterdam, ce qui satisfait l'industrie canadienne, quatrième producteur mondial.
A moins d'un revirement à la réunion de Rome, qui se poursuit jusqu'au vendredi 31 octobre en présence des représentants de plus de 120 pays signataires du traité, il n'y aura pas de consensus sur la question : l'Inde, le Pakistan, le Vietnam et les Philippines se sont opposés, mardi 28 octobre, à l'ajout du chrysotile à la liste rouge, ce qui aurait rendu difficile le commerce de la fibre cancérigène, sans toutefois l'interdire comme dans l'Union européenne et la plupart des pays industrialisés.
Le gouvernement canadien avait refusé jusqu'à la dernière minute de faire connaître sa position officielle, répétant seulement, mercredi, qu'il prônait toujours une utilisation "responsable et sécuritaire" du chrysotile. Christian Paradis, député de la région québécoise de l'amiante et porte-parole d'Ottawa à Rome, s'attendait à un renvoi "à la prochaine réunion, en 2010". Un autre député canadien, le néo-démocrate Pat Martin, ancien mineur d'amiante, a déclaré que "le Canada n'a rien dit, laissant ses principaux clients faire le sale travail à sa place".

"MANIPULATIONS HONTEUSES"
Ce dossier a enflammé les esprits au Canada. L'Association médicale canadienne a vivement dénoncé l'attitude du gouvernement. Dans un éditorial intitulé "La mortalité liée à l'amiante, une exportation canadienne", elle soulignait que "le Canada est la seule démocratie occidentale à s'être constamment opposée aux efforts internationaux visant à réglementer le commerce mondial de l'amiante... en manipulant honteusement les connaissances scientifiques par des moyens politiques". Ottawa, ajoute-t-elle, "semble avoir calculé qu'il est préférable pour l'industrie de l'amiante d'agir dans l'ombre, comme les marchands d'armes, sans égard aux conséquences mortelles de son utilisation".

L'Institut Rideau, centre de recherche indépendant, a reproché à Ottawa et Québec de financer le lobby de l'amiante et de nier les dangers de cette fibre. Des scientifiques canadiens ont demandé au premier ministre Stephen Harper de "cesser de faire obstruction" à la Convention de Rotterdam, tandis que le quotidien The Gazette révélait l'existence d'un rapport non publié du ministère canadien de la santé sur les dangers de l'amiante.

Anne Pélouas

En Corse, l'"enfer blanc" de Canari bientôt sécurisé :
A l'abandon depuis plus de quarante ans, l'ancienne mine d'amiante de Canari (Haute-Corse) va être mise en sécurité grâce à des crédits européens et de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Les travaux, d'un montant de 7,4 millions d'euros, débuteront en 2009 pour s'achever en 2010. Le chantier nécessitera des moyens de protection des prestataires et des riverains, pour prévenir la dispersion des fibres. Surnommé "l'enfer blanc" par les mineurs, ce gisement - le plus grand de France - a été exploité par une filiale d'Eternit de 1949 à 1965. - (AFP.)

Article paru dans l'édition du 31.10.08

19/10/2008

Comparé aux plans contre la crise, éradiquer la malnutrition ne coûterait presque rien

Comparé aux plans contre la crise, éradiquer la malnutrition ne coûterait presque rien
LEMONDE.FR | 16.10.08 | 19h37

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/10/16/compare-aux-plans-contre-la-crise-eradiquer-la-malnutrition-ne-couterait-presque-rien_1107875_3244.html

La Journée mondiale de l'alimentation est l'occasion pour les ONG et les institutions internationales de rappeler les montants nécessaires pour éradiquer la faim dans le monde. Mot d'ordre cette année : mettre fin à la malnutrition ne coûterait quasiment rien comparé aux sommes investies par les pays riches face à la crise financière.

22,2 MILLIARDS D'EUROS POUR ÉRADIQUER LA FAIM

La FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et pour l'agriculture, compte 925 millions de malnutris à travers la planète, soit 75 millions de plus qu'avant la crise alimentaire du printemps dernier. Elle demande 30 milliards de dollars (22,2 milliards d'euros) par an pour mettre fin durablement au problème de la malnutrition. Cet argent doit servir pour les deux tiers à améliorer la productivité de l'agriculture dans les pays touchés. Il faut notamment améliorer les infrastructures pour assurer un meilleur accès au marché pour les producteurs isolés et assurer la préservation des ressources naturelles avec des technologies adéquates. Le tiers restant devrait être consacré à l'aide alimentaire directe. Lors de la conférence de juin sur la crise alimentaire mondiale, les chef d'états présents s'étaient engagés à donner 12,3 milliards de dollars. Seul un milliard a été versé pour l'instant.

3 MILLIARDS D'EUROS POUR SOIGNER 19 MILLIONS D'ENFANTS

Pour Action contre la faim, entre 1,5 et 3 milliards d'euros par an permettraient de traiter toutes les personnes touchées par la malnutrition aigüe sévère, dernier stade avant la mort. Les victimes sont avant tout des enfants de moins de cinq ans, 19 millions seraient concernés à travers le monde. Cet argent servirait à financer l'organisation des soins et l'achat des produits thérapeutiques. C'est le "plumpy nut", une sorte de beurre de cacahuète hypernourissant, qui est majoritairement utilisé. Pour l'instant, il est surtout produit en France, mais l'objectif est de le fabriquer au plus près des zones en besoin, ce qui réduira encore les coûts. Action contre la faim dépense en moyenne 38 euros pour sauver un enfant dans les pays où l'association est présente, mais les coûts logistiques varient énormément selon les pays.

OUVRIR LES MARCHÉS AUX PRODUITS DES PAYS PAUVRES

L'ONG Oxfam publie, jeudi, un rapport détaillé sur le prix des produits alimentaires. Le document préconise dix solutions à faible coût. Selon ce rapport, la hausse des cours cette année, en plus d'augmenter les difficultés pour les consommateurs les plus pauvres, n'aurait pas profité aux petits producteurs, mais seulement aux grands groupes de l'agroalimentaire. Oxfam souhaite surtout un changement des réglementations du marché des produits agricoles. Les pays riches devraient ouvrir leurs marchés aux produits issus des pays pauvres, tout en autorisant ceux-ci à protéger leur agriculture de la concurrence. L'ONG regrette que l'aide à l'agriculture soit devenue le parent pauvre de l'aide au développement depuis les années 80, passant de 18 % à 4 % de l'ensemble des aides publiques. Elle réclame le déblocage de 25 à 40 milliards d'euros.

Jean-Baptiste Chastand

29/09/2008

les OGM et le lait

lu sur univers-nature.com

26-09-2008

Du lait garanti 100 % sans OGM

Une importante compagnie laitière européenne, connue sous le nom de Campina, vient de s’engager à produire en Allemagne un lait sans OGM. Principale marque de la société, le lait « Landliebe » apparaîtra dorénavant sur les rayons des supermarchés allemands muni de l’étiquetage « sans OGM ». Cette mention garantira aux consommateurs un produit issu de vaches laitières nourries uniquement de matières fourragères sans OGM et d’importation strictement européenne. Selon toute vraisemblance, l’initiative est destinée à s’étendre à d’autres produits laitiers commercialisés par Campina, à l’image de certains yaourts et desserts.
Selon Greenpeace, la décision du groupe laitier ferait suite à l’envoi de milliers de courriers de consommateurs suscité par une campagne d’information organisée précédemment par l’association dans les grandes surfaces germaniques.

Greenpeace a d’ailleurs profité de l’occasion pour appeler l’industrie laitière française à suivre le même exemple, l’accusant de continuer à se fournir en matières fourragères OGM (soja, maïs), à l’instar de la majorité des industriels de la filière du lait qui persistent à importer leur fourrage depuis l’Amérique du Sud. Cette dénonciation visait tout particulièrement les compagnies laitières françaises Lactalis et Candia, familières des consommateurs de l’Hexagone.

Cécile Cassier

26/09/2008

L'UE restreint les importations de produits alimentaires chinois

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/09/26/l-ue-restreint-les-importations-de-produits-alimentaires-chinois_1099940_3216.html

L'UE restreint les importations de produits alimentaires chinois
LE MONDE | 26.09.08 | 15h23 • Mis à jour le 26.09.08 | 15h23

La Commission européenne a décidé, jeudi 25 septembre, de restreindre les importations de produits alimentaires chinois contenant du lait en poudre frelaté.

Une porte-parole, Nina Papadoulaki, a indiqué que les autorités de l'Union européenne feraient tester la totalité des produits chinois comportant plus de 15 % de lait en poudre et interdiraient tout produit destiné spécialement aux enfants et aux jeunes. La Commission a en outre souligné qu'aucun produit frelaté n'avait été repéré sur les marchés européens jusqu'à présent.


La décision de la Commission européenne est intervenue après la diffusion d'un avis de l'Agence européenne de sécurité alimentaire, dont les experts ont dit craindre que les enfants, grands consommateurs de biscuits et sucreries, absorbent des quantités trop importantes de mélamine (produit chimique qui peut être utilisé pour tromper certains contrôles de qualité en augmentant le nombre de protéines).

En 2007, les pays européens ont importé environ 19 500 tonnes de pâtisseries, gâteaux ou biscuits fabriqués en Chine, ainsi que 1 250 tonnes de chocolat ou autres produits contenant du cacao.

La France avait décidé pour sa part, mercredi, de retirer du marché à titre préventif les produits contenant des dérivés de lait d'origine chinoise. Il peut s'agir de biscuits, de barres chocolatées ou de bonbons, qui sont autorisés à l'importation, contrairement aux produits laitiers eux-mêmes, soumis à un embargo.

Les ministères de l'économie et de l'agriculture, qui ont annoncé cette décision dans un communiqué commun, ont en outre indiqué que les contrôles entrepris depuis la fin de la semaine dernière dans les points de vente, notamment asiatiques, et aux postes frontières n'ont donné lieu à aucune saisie de produits laitiers chinois illégalement importés.

Plusieurs autres pays ont continué de prendre des mesures pour restreindre les importations en provenance de Chine.

L'Inde, avec ses 1,1 milliard d'habitants, a de son côté annoncé, jeudi, l'interdiction des produits laitiers chinois pour une durée de trois mois. Le Vietnam et le Népal ont arrêté les ventes de produits laitiers chinois. La Corée du Sud et Singapour ont pris également des mesures.

Soucieux de rassurer la communauté internationale, le ministère chinois des affaires étrangères a réaffirmé, jeudi, que Pékin était disposé à accroître sa coopération avec les organismes d'hygiène alimentaire dans le monde entier. - (Reuters.)

Article paru dans l'édition du 27.09.08

17/09/2008

Dérives du commerce mondial : partie visible de l'iceberg ? (2)

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/09/17/en-chine-le-scandale-du-lait-frelate-prend-de-l-ampleur_1096179_3216.html

NOTA BENE : le journaliste écrit "mélanine" mais il s'agit de "mélaMine", autrement dit de FORMICA. Voir wikipedia et ci-dessous (*)

En Chine, le scandale du lait frelaté prend de l'ampleur
LE MONDE | 17.09.08 | 15h03
PÉKIN CORRESPONDANT

Le scandale du lait pour enfant, contaminé par de la mélanine, prend de l'ampleur en Chine. Trois enfants sont morts, et 6 244 autres sont malades à des degrés divers, dont cent cinquante-huit "avec de graves défaillances rénales", selon un bilan officiel annoncé mercredi 17 septembre.

Les autorités chinoises ont révélé que de la mélanine, un composé chimique servant à la fabrication du plastique, avait été utilisée pour élever artificiellement la teneur du lait en protéines lors des tests. De la mélanine a été retrouvée non seulement dans les produits de la marque Sanlu, mais également dans 69 autres marques de lait maternisé distribuées par 22 fabricants chinois - soit 20 % de l'offre disponible.

Les formules de lait en poudre pour bébés de Sanlu, qui avaient reçu en janvier la plus haute récompense scientifique chinoise, présentent une quantité extrêmement élevée de mélanine : 2 563 mg par kilogramme de poudre, quatre fois plus que la deuxième marque incriminée, Shanghaï Panda. A Hongkong, les autorités ont même décelé de la mélanine dans une barre de yoghourt glacé Yili, sponsor des Jeux olympiques.

Le scandale provoque une vague d'indignation en Chine, malgré les consignes reçues par la presse et les portails Internet de contrôler le contenu des articles et des blogs qui traitent de ce sujet.

Les premières interrogations sur la qualité des produits Sanlu sont apparues au cours du premier semestre 2008. Fonterra, le géant agroalimentaire néozélandais qui détient 43 % de Sanlu, a révélé avoir été prévenu du problème de la contamination à la mélanine le 2 août.

Il aurait enjoint ses partenaires chinois, ainsi que les autorités municipales de Shijiazhuang (capitale du Hebei et siège de Sanlu), à procéder immédiatement à un rappel des produits. A l'approche des Jeux olympiques, seuls les produits en stock ont été retirés.

Brice Pedroletti
Article paru dans l'édition du 18.09.08

(*):extrait de WIKIPEDIA :

Mélamine dans l'alimentation

Depuis le début des années 1990 au moins, et principalement en Chine, de la mélamine a couramment été ajoutée aux aliments animaux (bétail, voire animaux de compagnie) afin de les vendre plus cher grâce à une importante augmentation de leur teneur en protéines apparente à coût réduit.

En mars 2007, un scandale agro-alimentaire a fait connaître ce fait en Amérique du Nord, avec le rappel d'une centaine de marques de nourriture animale contenant du gluten de blé contaminé par de la mélamine, adjuvant illégal aux États-Unis. Un mois plus tard, le gouvernement chinois a déclaré bannir cette pratique. La mélamine pourrait dans certaines conditions bloquer les fonctions rénales, selon des chercheurs de l'Université de Guelph (Ontario), ce qui expliquerait certaines morts de chiens et chats ayant consommé ces aliments, de la mélamine ayant été détectée dans l'urine ou les reins de chats décédés, ainsi que de l'acide cyanurique (sous-produit métabolique de la mélamine), ces deux composés réagissant en formant des cristaux pouvant bloquer la fonction rénale, selon des chercheurs de l'Université de Guelph [3]. Menu Foods a le 16 mars 2007 rappelé 60 millions de boîtes de nourriture pour chiens et chats produites aux États-Unis avec des aliments importés, vendues sous 95 marques différentes aux États-Unis, Canada et Mexique ; après qu'au moins 14 animaux soient morts anormalement, de défaillances rénales dans la plupart des cas. Plus de 8 000 plaintes ont été déposées à la FDA les semaines suivantes, pour certaines, en nom collectif, aux États-Unis et au Canada.

En mai puis en juillet et enfin en septembre 2008, quatre bébés chinois sont morts et des milliers sont tombés malades après avoir absorbé du lait maternisé frelaté auquel avait été ajouté de la mélamine, afin de le faire apparaître plus riche en protéines. Les autorités chinoises ont reconnu que deux des compagnies laitières incriminées dans le scandale exportaient leurs produits (vers le Burundi, Gabon, Bangladesh, Birmanie et Yemen).

Dérives du commerce mondial : partie visible de l'iceberg ? (1)

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2007/07/19/made-in-china-et-xenophobie-par-corine-lesnes_937305_3232.html

Chronique
Made in China et xénophobie, par Corine Lesnes
LE MONDE | 19.07.07 | 14h06 • Mis à jour le 15.09.08 | 11h56

Après en avoir été les champions, les Américains commencent à s'interroger sur les bienfaits de la mondialisation. Au coeur des doutes : leur assiette, qui fait actuellement l'objet de toutes les suspicions.

L'affaire a commencé en mars quand plusieurs milliers de chiens et chats sont morts après avoir consommé des produits contaminés à la mélamine. Le public a appris que la plupart des marques vendaient en fait des produits fabriqués dans la même usine canadienne Menu Foods. Celle-ci achetait le gluten de blé à une compagnie de Las Vegas, ChemNutra. Laquelle l'achetait à une entité de la province du Jiangsu, qui ajoutait de la mélamine pour augmenter la teneur en protéine.


Jusque-là, les Américains avaient surtout profité des textiles à bas prix. Ils se sont aperçus que la mondialisation ne s'arrête pas aux tee-shirts. La moitié de l'ail américain vient de Chine. 40 % du jus de pomme, 19 % du miel et 80 % de la vitamine C. " Nous sommes devenus les consommateurs de matières que nous ne comprenons pas, venant d'usines que nous n'avons jamais vues, dans des villes dont nous n'avons jamais entendu parler, pleines de gens dont nous ne parlons pas la langue et dont nous ne pouvons pas prononcer le nom", se lamente le Washington Post.

Après l'affaire des chiens et des chats, les consommateurs ont été mis en garde contre un dentifrice à l'antigel. On a découvert que l'abaissement des tarifs douaniers, il y a dix ans, avait poussé l'industrie agroalimentaire à parcourir la planète à la recherche des ingrédients les moins chers. Même les suppléments diététiques étaient "made in China", les trois mots devenus "les plus inquiétants de la langue anglaise", selon le Washington Post. "La Chine ne peut pas être tentée de faire de l'argent facile en menaçant la sécurité de ses partenaires mondiaux, s'est indigné le Seattle Times.

George Bush s'est emparé du sujet en signant, mercredi 18 juillet, un décret créant un groupe de travail interministériel pour évaluer le système de contrôle et de protection des importations de produits alimentaires et de biens de consommation. "Les Américains s'attendent à ce que leur gouvernement travaille d'arrache-pied pour s'assurer que les produits de consommation soient sûrs", a déclaré le président américain.

Dans un pays en proie à la "protectionnite" aiguë, certains conservateurs agitent la peur d'un acte délibéré. "La Chine essaie-t-elle d'empoisonner les Américains et leurs animaux ?", a demandé Worldnetdaily.com, un bulletin d'informations en ligne. Une compagnie de l'Utah vient de lancer des produits "China-Free" ("Sans Chine"). Pour Jeff Yang, du San Francisco Chronicle, ces réactions confinent au racisme. La "xénophobie culinaire" n'étant selon lui qu'un "aspect d'une peur plus large".

Corine Lesnes (à Washington)
Article paru dans l'édition du 20.07.07