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09/09/2016

Bon appétit !

Fish for dinner? Your seafood might come with a side of plastic | Life ...

www.theguardian.com › Lifestyle › Fish

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07/06/2016

Australie : fin inéluctable de la grande barrière de corail

 

Australia’s natural wonder is in mortal danger. Bleaching caused by climate change has killed almost a quarter of its coral this year and many scientists believe it could be too late for the rest. Using exclusive photographs and new data, a Guardian special report investigates how the reef has been devastated – and what can be done to save it

14/04/2016

... plus facile ... (le ROUNDUP)

Roundup : le pesticide divise l'Union européenne et l'OMS

www.lemonde.fr/.../roundup-le-pesticide-divise-l-union-europeenne-et-l-o...


28 mars 2016 - Lire aussi : Le bénéfice des cultures « Roundup ready » en question .... limité » (limited evidence) de la cancérogénicité du glyphosate… Limité ...

Le Parlement européen demande une réautorisation limitée du glyphosate
Le Monde‎ - Il y a 23 heures

06/04/2016

La moitié des sites du Patrimoine mondial naturel menacée, selon WWF

La moitié des sites du Patrimoine mondial naturel menacée, selon WWF

Ouest-France -

l'Unesco, qui classe 18 sites naturels comme étant « en danger ».

Le comité du Patrimoine mondial de l'Unesco, classe 18 sites naturels comme étant « en danger ».
Le comité du Patrimoine mondial de l'Unesco, classe 18 sites naturels comme étant « en danger ». | Unesco

27/03/2016

La dernière forêt primaire d'Europe menacée par l'exploitation forestière

Poland approves large-scale logging in Europe's last ...

www.theguardian.com › Environment › Deforestation
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Il y a 22 heures - Greenpeace accuses government of ignoring scientists over fate of Białowieża woodland, home to 20000 animal species and Europe's tallest trees. ... Poland has approved large-scale logging in Europe's last primeval woodland in a ... The action in the Białowieża forest is intended to fight the spread of the ...
Poland approves logging Europe's last primeval forest

En europe, la forêt primaire | La Recherche

www.larecherche.fr/savoirs/.../europe-foret-primaire-01-09-1996-87552
Les surfaces de forêt primaire sont cependant infimes en Europe : leur rôle de ... en Biélorussie couvre 20 000 ha et celle de Bialowieza à l'est de la Pologne intègre 2 ... peut être considérée comme primaire car l'arrêt de l'exploitation y est trop récent. .... Ce dernier cas a longtemps été considéré comme une catastrophe.

https://www.rtbf.be/info/.../detail_abattre-une-foret-a-cause-d-un-insecte?id...
18 févr. 2016 - Elle se trouve sur la frontière entre la Pologne et la Biélorussie et s'étend sur environ 1600 km... ... le nom de la plus vieille forêt primaire d'Europe datant de l'époque glaciaire. ... En 2012, le ministre de l'environnement approuve le " Forest ... En janvier dernier, des centaines d'écologistes ont manifesté en ...

Poland approves logging Europe's last primeval forest

phys.org › Earth › Environment
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Il y a 1 jour - Poland on Friday gave the go ahead for large-scale logging in the Bialowieza forest ... and the EU protesting the move in Europe's last primeval woodland. ... Vowing to protect the forest, Greenpeace accused Szyszko of "ignoring the ... It is home to 20,000 animal species, including 250 types of bird and 62 ...
Poland approves logging in Europe's last primeval forest ...

Poland approves logging in Europe's last primeval forest ...

hatchetgreen.com/.../poland-approves-logging-in-eur...

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Il y a 3 heures - Home to the European Bison and some 20,000 animal species, ... of mammal, in the Białowieża Forest Europe's tallest trees flourish in an ... Polish government has approved large-scale logging in Europe's last ... As the subheading reads, 'Greenpeace accuses government of ignoring scientists over fate of ...
Poland approves logging Europe's last primeval forest

Poland approves logging Europe's last primeval ... - AFP.com

www.afp.com/.../poland-approves-logging-europes-la...
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Il y a 1 jour - Sprawling across 150,000 hectares, the Bialowieza forest reaches across the ... Poland on Friday gave the go ahead for large-scale logging in the Bialowieza ... and the EU protesting the move in Europe's last primeval woodland. ... It is home to 20,000 animal species, including 250 types of bird and 62 ...


19/02/2016

Notre-Dame-des-Landes : l'Etat ment par omission

à lire sur :

Notre-Dame-des-Landes : l'Etat dissimule des informations défavorables au projet
Le Monde‎ - Il y a 6 heures

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/#25vYkeeRAcqzqYm9.99

Cʼest une note dʼà peine deux pages mais qui fait grand bruit. Contredisant les discours officiels sur lʼimpossibilité dʼagrandir lʼactuel aéroport de Nantes Atlantique et la nécessité de le transférer vers Notre-Dame-des-Landes , ce document, révélé par Le Canard enchaîné, mercredi 17 février, a été tenu secret par le préfet de la région Pays de la Loire à qui il était destiné.
Rédigée le 9 septembre 2014 par le chef du service « ressources naturelles et paysages » de la direction régionale de lʼenvironnement , de lʼaménagement et du logement (Dreal), cette note précise que « lʼallongement de la piste de lʼaéroport de Nantes Atlantique ne présente pas de risque pour la faune de la réserve naturelle et nʼaugmente pas le péril aviaire ». « Sur le plan du dérangement des oiseaux, le trafic aérien actuel nʼa pas dʼimpact négatif », écrit Xavier Hindermeyer, affirmant que « la variation de cette activité » ne générerait pas de stress supplémentaire. « En effet, les contraintes dʼurbanisme autour de lʼaéroport entretiennent une ceinture verte constituée dʼun bocage ancien et de nombreuses prairies humides entre lʼagglomération nantaise et la réserve, qui fait office de zone tampon », précise-t-il.
Ce document entache encore un peu plus la gestion du dossier. Dʼabord parce que sa dissimulation montre que le débat, sensible, autour de la construction de lʼaéroport à Notre-Dame-des-Landes est entaché de
dissimulations. Ensuite, parce que lʼun des arguments pour légitimer le transfert, écologique de surcroît, nʼa pas lieu dʼêtre.
« Contrairement à ce quʼon peut entendre dire ici ou là, il [le projet de transfert] est également bon pour lʼenvironnement, car lʼactuel aéroport de Nantes est au contact de trois zones Natura 2000, dont le réservoir à oiseaux du lac de Grand-Lieu », affirmait le premier ministre, Manuel Valls , au Sénat le 16 octobre 2015. Et lʼassociation Des ailes pour lʼOuest, qui milite pour le transfert de Nantes Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes, ne cesse de répéter que lʼextension de lʼactuel aéroport est « inacceptable pour les (vrais) défenseurs de lʼenvironnement qui ont à cœur de préserver le lac de Grand-Lieu. »
Certes, ce lac, situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Nantes, qui sʼétend sur une surface de plus de 6 000 hectares en hiver, héberge des spatules blanches, des hérons, cendré, pourpré..., soit 270 espèces dʼoiseaux, 50 espèces de mammifères dont la loutre, et plus de 550 espèces de végétaux. Mais cette richesse de la biodiversité ne serait pas menacée par lʼextension de la piste, un élément essentiel du projet dʼoptimisation de lʼactuel aéroport, défendu par les opposants au transfert.
Irrité par lʼutilisation de cet argument « écologique », le directeur de la Réserve naturelle du lac de Grand-Lieu, « pendant vingt-trois ans depuis sa création », Loïc Marion, a même écrit au premier ministre le 28 octobre 2015. Sa lettre, que Le Monde sʼest procurée, va dans le même sens que la Dreal. « Je nʼai jamais constaté la moindre gêne des oiseaux de ce lac due aux avions utilisant lʼaéroport actuel de Nantes Atlantique (...). Tout au contraire, lʼabandon de Nantes Atlantique constitue une menace bien réelle pour le lac de Grand-Lieu, dans la mesure où ses périmètres de protection (réserve naturelle, site classé Natura 2000) ont été définis au plus juste près du lac, en tenant compte de la protection de fait assurée par le périmètre de protection antibruit de lʼaéroport. (...) Le déplacement de lʼaéroport mettrait fin à cette protection, et des élus locaux nʼattendent dʼailleurs que cette issue pour pouvoir urbaniser tout ou partie de ce corridor », écrit Loïc Marion.
La possible récupération dʼune partie de lʼemprise territoriale de Nantes Atlantique pour étendre lʼagglomération nantaise est en effet un enjeu du dossier.

« Dissimulations inacceptables »

La publication de cette note relance le débat autour des alternatives possibles au transfert. Les écologistes et les organisations de défense de lʼenvironnement dénoncent « les dissimulations inacceptables de lʼEtat », selon les mots de France Nature Environnement. Jusquʼau Front national , hostile au transfert dʼaéroport, qui réclame la publication immédiate de la note « pour que toute la lumière soit faite sur lʼensemble des études prospectives relatives au projet dʼaéroport, quʼelles soient favorables ou non. »
Cʼest justement la tâche confiée par la ministre de lʼenvironnement, Ségolène Royal, à une mission dont le rapport est attendu pour la fin mars : tout mettre à plat. En attendant, le premier ministre accélère la mise en œuvre du référendum local annoncé par François Hollande , le 11 février. Dans une interview à Ouest-France, le 17 février, Manuel Valls réaffirme que le chantier doit débuter , malgré lʼoccupation de la zone par les opposants. « Parce quʼil faudra assumer cette expulsion au mois dʼoctobre, pour que les travaux puissent commencer , cette consultation locale est
nécessaire », réaffirme-t-il. M. Valls, malgré le flou sur la légalité de cette consultation locale sur un projet dʼintérêt national, a précisé que le périmètre électoral serait le département de la Loire- Atlantique, alors que de nombreuses voix demandent une base plus large.
« Moi je suis de Vendée, je ne pourrai pas voter . Alors que cʼest un projet qui concerne la Bretagne et les Pays de la Loire », a ainsi expliqué Bruno Retailleau, le président (Les Républicains ) de la région Pays de la Loire, fervent défenseur du projet, sur France Inter le 16 février. « Tous ceux qui utilisent ces arguments, au fond, ne veulent pas de la consultation. Mais je le dis clairement, si on empêche la consultation, il nʼy aura pas dʼalternative et les travaux démarreront de toute façon à lʼautomne », insiste pour sa part le chef du gouvernement.

Lire aussi :    L'impossible référendum de Notre-Dame-des-Landes

Lʼimpossible référendum de Notre-Dame-des-Landes (/planete/article/2016/02 /16/notre-dame-des-landes-un-referendum-impossible_4866264_3244.html)


Lire aussi :    Notre-Dame-des-Landes : petite histoire de « la plus vieille lutte de France »

Notre-Dame-des-Landes : petite histoire de « la plus vieille lutte de France » (/planete/article/2016/02/18/notre-dame-des-landes-petite-histoire-de-la-plus-vieille-lutte- de-france_4868063_3244.html)

29/01/2016

Gaz de schiste : Total persiste , le pouvoir politique se soumet

communiqué :


Total vient de gagner son recours contre l'État : le tribunal administratif annule la décision du gouvernement Fillon qui en 2011 avait abrogé son permis de recherche d'hydrocarbures de Montélimar. Nouvelle preuve des failles de la loi votée en juillet 2011 que nous avons toujours dénoncées. Les opposants appellent déjà à manifester le 28 février à Barjac (Gard). Explications et perspectives, notamment quelques semaines après la fin de la COP21 :

24/01/2016

On n'arrête pas le progrès ! (un exemple : la pêche industrielle)

La surpêche et le déclin des ressources ont été ... - Le Monde

www.lemonde.fr/.../le-declin-de-la-peche-a-ete-largement-sous-estime_484...
Il y a 5 jours - Une étude publiée dans « Nature » contredit les statistiques de l'ONU et montre que les prises dans le monde sont beaucoup plus prédatrices ...
 
La surpêche et le déclin des ressources ont été largement sous-estimés

Le Monde.fr | 19.01.2016 à 17h34 • Mis à jour le 19.01.2016 à 18h02 | Par Martine Valo


Dans les mers et les océans du globe, on prélève nettement plus de poissons que les statistiques officielles ne le prétendent. Néanmoins, malgré la forte croissance des armements, la diffusion des techniques industrielles de pêche jusque dans les coins les plus reculés de la planète et la sophistication toujours plus poussée du matériel, les tonnages des captures ne cessent de diminuer depuis les années 1990. Autrement dit, les pêcheurs dépensent toujours plus d’efforts et de carburant pour rapporter de moins en moins de poissons.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO, la pêche mondiale a connu un pic en 1996, avec 86 millions de tonnes de poissons sortis de l’eau, puis elle est restée quasiment « stable » selon son administration, perdant juste 0,38 tonne par an. Il n’y aurait donc pas de quoi trop s’inquiéter pour l’état des stocks. Las, ces chiffres sont largement sous-estimés, montre une étude de Daniel Pauly et Dirk Zeller, de l’université de Colombie-Britannique, au Canada, publiée mardi 19 janvier par le site Nature Communications.
(*)


Le secteur a effectivement atteint un sommet en 1996, constatent-ils, mais qu’ils chiffrent à 130 millions de tonnes. Puis les performances de la pêche ont régressé trois fois plus fortement que les statistiques de la FAO ne l’indiquent : de 1,2 million de tonnes par an. Globalement, les deux chercheurs observent une différence de 53 % entre les quantités répertoriées officiellement et leurs propres calculs.


Chute de la pêche industrielle

Leur travail devrait faire date : c’est la première fois que sont publiées des estimations à l’échelle mondiale en dehors de celles de la FAO. Daniel Pauly, directeur du Fisheries Center de l’université de Vancouver, est l’un des plus fameux halieutes sur la scène internationale. Ce biologiste récompensé de multiples prix est le premier à avoir développé des techniques d’évaluation basées sur de multiples documents et a créé une base de données unique et réputée, Sea arounds us.

« Cela a pris beaucoup de temps de mettre à jour les séries temporelles des prises, sans interruption de 1950 à 2010, témoigne-t-il. Mais ça y est : nous avons les statistiques documentées de 200 pays, c’est ce résumé que nous publions aujourd’hui. »

Ce sont les rendements faiblissants de la pêche industrielle qui expliquent largement le déclin global. Selon la FAO, le chalutage de crevettes, par exemple, a chuté entre les années 1990 et 2000, de 27 millions à 7 millions de tonnes environ. La pêche artisanale, quant à elle, est passée de 8 millions de tonnes en 1950 à 22 millions de tonnes en 2010 et semble moins soumise aux variations d’une saison à l’autre.

Pourtant de nombreux Etats la négligent dans leur collecte de données. Ils dédaignent plus encore la pêche de subsistance que l’étude évalue à 3,8 millions de tonnes, sans parler de celle de loisir. Ils ignorent en outre l’ampleur des pratiques illégales qui pillent leurs eaux ou bien les campagnes auxquelles se livrent certains de leurs navires, sans licence, dans les eaux de pays en développement. L’absence de ces éléments génère des sous-estimations chroniques.

Statistiques qui diffèrent selon les pays

Entre la Chine, qui surestime ses prises, « parce que, politiquement, le régime veut afficher des résultats toujours plus productifs » et l’Espagne, « où cela ferait scandale si l’on quantifiait précisément les prises de la pêche clandestine », chaque pays a sa propre vision des performances de ses pêcheurs, analyse le biologiste. On ne peut pas se fier aux seules caisses débarquées au port. Il faut décortiquer la situation au cas par cas, évaluer le fuel consommé, le nombre de bateaux, éplucher des centaines d’articles.

« Dans des régions du Pacifique, pour citer un autre exemple, on ne rapporte que les exportations, nobles, de thon. On ne prend pas en considération les crustacés et les petits poissons que les femmes collectent dans les récifs coralliens et qui nourrissent pourtant la population », rapporte le chercheur. De plus, les statistiques de l’Union européenne ou des Etats-Unis ne sont pas comparables à celles de l’Afrique, imprécises faute de moyens. « En Asie du Sud-Est, ce sont des sociétés qui produisent des données, en appliquant invariablement le même ratio. Nous avions pu le constater lorsque le cyclone Narguis avait détruit la moitié de la flotte de pêche de Birmanie en 2008, sans qu’aucun impact n’apparaisse cette année-là… »

Déclin d’un apport en protéines essentielles

L’étude admet une part d’approximation, mais bien inférieure à celle de la FAO. Récemment, le travail dirigé par Daniel Pauly a nourri une polémique ayant pour cible la FAO. Les agents de l’ONU n’ont pas les moyens de vérifier les données que leur transmettent les Etats, souligne M. Pauly, en précisant les avoir prévenus de la teneur de sa publication. « Il nous arrive de demander à des pays de revoir leurs méthodologies, nous les y aidons parfois, précise Lahsen Ababouch, directeur de la division de la pêche et de l’aquaculture à la FAO. Nos données sont plus fiables depuis 2000. Le propos de M. Pauly est d’évaluer tout ce qui est retiré de la mer, notre mission est de fournir des tendances avec le moins d’incertitudes possible. »

L’important est surtout de mesurer l’ampleur du déclin d’un secteur qui reste un apport de protéines essentielles auprès de beaucoup de populations côtières, rappelle l’étude publiée par Nature Communications. Or, globalement, les tendances mondiales sont à la baisse, hormis dans quelques rares régions du monde où l’on voit des stocks se régénérer comme aux Etats-Unis, en Australie, ou commencer à se redresser comme dans l’Atlantique nord-ouest, où l’Union européenne a imposé des quotas. « Même si des statistiques fantaisistes tendent à le compenser, le déclin est clair et net, insiste Daniel Pauly. Il est même sans doute plus élevé que ce que nous disons. » Les auteurs de l’étude suggèrent à la FAO de faire équipe avec d’autres chercheurs pour établir ses statistiques, comme elle le fait pour recenser les forêts.


 Martine Valo
journaliste Planète

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/01/19/le-declin-de-la-peche-a-ete-largement-sous-estime_4849986_1652692.html#K5TBuTAvMZLKrRDq.99
 
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(*)

Catch reconstructions reveal that global marine fisheries ...

nature.com/articles/doi:10.1038/ncomms10244 - Traduire cette page
Il y a 5 jours - Catch reconstructions reveal that global marine fisheries catches are higher than reported and declining. Daniel Pauly,; & Dirk Zeller,.

15/01/2016

On n'arrête pas le progrès ! (un exemple : le gaz de schiste)

18/08/2015

Au secours !

Feu vert définitif au forage de pétrole et de gaz dans l’Arctique
 
L’administration américaine autorise finalement la compagnie Shell à commencer ses travaux d’exploration, au nord de l’Alaska.

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Sciences & Environnement 

Shell fore contre vents et marées en Alaska

La compagnie britannico-néerlandaise recherche du pétrole dans la mer des Tchouktches. Les organisations de protection de l’environnement redoutent des conséquences pour l’écosystème arctique

18/03/2015

Union Européenne et lobbying. Un exemple : le charbon

à lire sur BASTAMAG :

Nouvelles règles anti-pollution pour les centrales au charbon 

www.bastamag.net/Qualite-de-l-air-comment-les-industriels-empechent-de- reelles-normes-anti

PAR OLIVIER PETITJEAN 13 MARS 2015

extrait :

L’Union européenne se prépare à adopter de nouvelles réglementations sur la qualité de l’air. Celles-ci s’appliqueront notamment aux centrales électriques au charbon, qui sont les plus polluantes d’Europe. Problème : alors que la surmortalité causée par la pollution de l’air est de plus en plus pointée du doigt, les nouvelles normes proposées sont inférieures à celles qui existent ailleurs dans le monde, y compris en Chine ! Dans un rapport, Greenpeace pointe l’énorme influence des industriels de l’énergie au sein du groupe de travail chargé de concevoir ces nouvelles règles anti-pollution. La moitié des membres du groupe de travail sont des employés des industriels, dont EDF, y compris au sein des représentants des Etats.

28/02/2015

Sivens : les agriculteurs de la FNSEA s'attaquent aux Zadistes

communiqué :

 Bonjour à toutes et tous,
 Les pros-barrage sont passés à l'action et sont en train de tout casser à la ZAD du Testet...

Pour celles et ceux qui peuvent se rendre sur place...
 Faîtes circuler ce message !
 Merci
 Michèle-Chr

sur le même sujet :

Les agriculteurs pro-barrage vont bloquer Sivens dès lundi

ladepeche.fr - 

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VIDÉO. Les agriculteurs veulent que le blocus soit permanent jusqu'à la réunion du conseil général du Tarn qui examinera vendredi les projets alternatifs au barrage. Lire 

24/02/2015

Chimie, dégradation de l'environnement : les conséquences sont là

Quelques liens pour s'informer :

 

Montée préoccupante de la puberté précoce - Le Monde

www.lemonde.fr/.../montee-preoccupante-de-la-puberte-precoce_4581829_ 1650684.html

il y a 1 jour ... Montée préoccupante de la puberté précoce ... véritable épidémie de pubertéprécoce », affirme le professeur Charles Sultan, chef du service ...

 

Midi-Pyrénées, région la plus touchée par la baisse de la qualité du sperme ...

www.ladepeche.fr/.../1830028-midi-pyrenees-region-plus-touchee-baisse- qualite-sperme.html
 
1 mars 2014 ... «Dans la région, la situation est alarmante». Charles Sultan est l'un des plusgrands pédiatres endocrinologues au monde. ... je vois une explosion des cas de puberté précoce (chez les filles) et ... on assiste à une montée en flèche du nombre d'enfants souffrant d'affections provoquées par les pesticides.

 

Sciences : Collectif Une Place pour Tous !

collectifuneplacepourtous.midiblogs.com/sciences/

2 déc. 2014 ... Les indices s'accumulent quant à l'implication des polluants dans la montée enpuissance des troubles autistiques et comportementaux ..... Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est ..... puberté précoce.pdf ... Le Pr Charles Sultan, spécialiste des troubles hormonaux au Centre ...

 

Pr Charles Sultan : Perturbateurs endocriniens et puberté précoce ...

criigen.org/.../Pr-Charles-Sultan-Perturbateurs-endocriniens-et-puberteprecoce-chez-la-fille
 
Intervention du Pr Charles Sultan, endocrinologue au CHU de Montpellier et ... sur les perturbateurs endocriniens et la puberté précoce, lors de la table-ronde.

Climat et CO2 : la puissance des lobbies

Lu sur Le Temps (Suisse) 

CLIMAT Mardi 24 février 2015

Un climatosceptique de renom démasqué

Stéphane Lauer New York

Le réputé physicien Willie Soon clame que les changements climatiques sont liés à l’activité du Soleil et non aux émissions de dioxyde de carbone. Problème: il a omis de mentionner ses liens avec les lobbys du pétrole et du charbon

Le réputé physicien Willie Soon clame que les changements climatiques sont liés à l’activité du Soleil et non aux émissions de dioxyde de carbone. Problème: il a omis de mentionner ses liens avec les lobbys du pétrole et du charbon

Willie Soon s’est-il approché trop près du Soleil? Ce climato sceptique du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics martèle justement depuis des années que c’est cet astre qui serait à l’origine de l’élévation globale des températures et non pas l’activité humaine, comme le prétend l’immense majorité des chercheurs. Il est ainsi l’un des noms que l’on brandit lorsque l’on veut contester le fait que ce serait les émissions de dioxyde de carbone (CO2) qui sont à l’origine du réchauffement climatique.

Wei-Hock Soon, de son vrai nom, a multiplié les conférences, les articles dans les revues scientifiques, les plateaux télévisés et a même été amené à témoigner devant le Congrès américain. Le problème est que la plupart de ses travaux ont été financés par les industriels du pétrole et du charbon et qu’il a omis de mentionner ces liens, s’affranchissant ainsi de l’obligation de signaler d’éventuels conflits d’intérêts, susceptibles d’entacher l’objectivité de son travail.

L’astrophysicien a pourtant accepté, au cours de la dernière décennie, pas moins de 1,3 million de dollars (1,1 million d’euros), versés par des lobbys industriels, selon des documents révélés par l’association Greenpeace. Pas moins de onze articles ont ainsi été publiés depuis 2008 sans faire mention de ses liens avec l’industrie des énergies fossiles, dont huit en violation évidente avec les règles éthiques des publications qui ont accepté de l’accueillir.

Le dernier cas en date a été révélé le 26 janvier par le Boston Globe. Il s’agissait d’un article paru dans la revue académique chinoise Science Bulletin , qui démontait la méthodologie utilisée par les climatologues des Nations unies pour estimer l’évolution des températures. Le papier concluait que les menaces de réchauffement climatique étaient largement exagérées. Or, Science Bulletin impose aux auteurs qu’il accueille dans ses colonnes de signaler tous les intérêts financiers, récompenses ou allocutions qui pourraient influer sur leur travail. A la fin de l’article en question, les quatre signataires, dont M. Soon, affirmaient n’avoir aucun conflit d’intérêts dans le cadre de cette publication.

Les soupçons qui pèsent sur l’astrophysicien ne sont pas nouveaux. Mais Greenpeace, en collaboration avec le Climate Investigations Center, a réussi à obtenir l’origine précise des soutiens accordés à M. Soon dans le cadre du Freedom of Information Act (FOIA), la loi américaine sur la liberté de l’information, qui oblige les agences fédérales à transmettre leurs documents à quiconque en fait la demande. Le Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, basé à Cambridge (Massachusetts), regroupe 300 chercheurs au sein d’une coopération entre la prestigieuse université et la Smithsonian Institution. Cette dernière est une agence gouvernementale, ce qui a permis d’utiliser la FOIA.

Les documents obtenus par Greenpeace montrent dans le détail les liens financiers qu’entretient M. Soon avec quantité d’intérêts industriels. Ceux-ci vont de l’American Petroleum Institute à la Texaco Foundation ou à l’ExxonMobil Foundation, en passant par les frères Koch, ces milliardaires libertariens, principaux bailleurs de fonds de l’aile conservatrice du Parti républicain et contempteurs très actifs de la législation pour le changement climatique.

Ces documents permettent de mettre au jour les échanges dont les articles de M. Soon ont fait l’objet avec les lobbys des énergies fossiles. On y découvre ainsi que les articles de M. Soon étaient annotés avec la mention «livrable», lorsqu’ils étaient achevés, avant qu’ils ne soient rémunérés par ces organismes. C’est ce même terme qui avait été utilisé lorsqu’il avait préparé son audition devant le Congrès.

La thèse de M. Soon est par exemple résumée dans un article de 2009, publié sous le titre «It’s the sun, stupid!», dans lequel il affirme que «le Soleil provoque le changement climatique dans l’Arctique […]». Ses travaux prétendent ainsi invalider «l’hypothèse que le CO2 est une cause majeure du changement climatique observé – et soulèvent de sérieuses questions quant à la sagesse d’imposer un système de plafonnement et d’échange [du CO2] ou d’autres politiques qui paralyseraient la production d’énergie et l’activité économique, sous prétexte de «prévenir un changement climatique catastrophique.»

Des hypothèses qui ont servi d’arguments à plusieurs membres du Congrès pour bloquer les initiatives en faveur de la lutte contre le changement climatique. Pas plus tard qu’en janvier, lors d’un débat sur le sujet, James Inhofe, le sénateur républicain de l’Oklahoma, assurait encore à propos d’un groupe de chercheurs incluant M. Soon: «Ce sont des scientifiques qui ne peuvent pas être contestés.»

Charles Alcock, le directeur du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, reconnaît que M. Soon a violé les règles de conflit d’intérêts de plusieurs publications. «Je pense que c’est un comportement inapproprié», a-t-il fait savoir dans une interview au New York Times , ajoutant que «cela devient une question personnelle, que nous devons régler en interne avec M. Soon». Ce dernier, pour le moment, a choisi de garder le silence.

01/02/2015

Dernières nouvelles de la zone à protéger du Testet

communiqué  :

> Message du 01/02/15 12:22
> De : "Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET" <robot@asso-web.com>
> A : attachtscantons@orange.fr
> Copie à : 
> Objet : URGENT report activités à Sivens
> 
>

URGENT report activités à Sivens

 

Bonjour,
 

Des probarrages et/ou antizadistes bloquent, depuis 8h, les accès à la ZAD et à la zone humide du Testet. Plus de détails sur la situation et l'attitude à avoir sur https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 
Des gendarmes sont présents pour les empêcher d'accéder à la ZAD mais ils empêchent ainsi tout le monde également de rentrer.
 
Toutes les activités prévues sur place sont repoussées à une date ultérieure. Apifera et le Collectif Testet ne céderont pas devant les milices qui empêchent l'accès à la zone humide du Testet et sont prêtes à la sacrifier pour leur intérêt personnel.
 
A bientôt,


Le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet
http://www.collectif-testet.org

 

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Bonjour,

Un rapide message pour vous informer :

Des activités organisées dimanche 1er février 2015 sur la zone humide du Testet dans le cadre de la journée mondiale des zones humides.

Des nouvelles de la ZAD (passage d’un huissier, invitation du Préfet à les rencontrer, appel à réoccupation potentielle…) sur leur site web. Et leur page Agenda.

> Du débat TV entre Marie-Laure Cambus (FNE Midi-Pyrénées) et Pascale Puybasset (Elue de Lisle sur Tarn) demain samedi 31 janvier à 11h30 sur France 3 Midi-Pyrénées (émission La voix est libre). Possible de le voir ensuite sur le web de l’émission.

Ce soir, vendredi 30 janvier 2015 à 20h30, à Gaillac : Assemblée citoyenne "Quelles agricultures dans nos assiettes ?" organisée par le CLAC: Comité Local d'actions Citoyennes de Gaillac

3 février à 22H25 sur Arte : documentaire de Sandrine Feydel et Denis Delestrac. « Clair, complet, accessible à tous, « La nature, nouvel eldorado de la finance » nous fait découvrir les marchés économiques et financiers montés par les banques et les multinationales, sous l’égide de l’ONU, de l’Europe et des plus grandes ONG. Sous couvert de protéger la nature, ces mécanismes de marché provoquent déjà des dégâts irréversibles et conduisent à la privatisation totale de la planète et de ses ressources ».

Bon WE !

30/01/2015

Réchauffement climatique : il est réel mais seul Dieu est responsable ! (pas l'Homme)-suite : le Pape à la rescousse

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lu sur :

Head of EPA tells Vatican that Pope Francis and Obama in sync on climate change ...

www.theguardian.com/.../pope-francis-climate-change-epa-gina-mccarthy
  • Gina McCarthy says pope can convince doubters that ‘science is real’
  • Obama ‘is aligned’ with pope on seeing climate change as a moral issue

America’s top environmental official has assured the Vatican that the Pope and Barack Obama are singing from the same hymnal when it comes to fighting climate change.

In a visit to the Vatican, Gina McCarthy, the head of the US Environmental Protection Agency (EPA), conveyed a message to the Pope that Obama shared his view that fighting climate change was a moral obligation.

“I want him to know that the president is aligned with him on these issues and that we are taking action in the United States,” McCarthy told the National Catholic Reporter ahead of the meeting.

She went so far as to suggest that Obama was “working with the pope” when it came to climate change.

That alliance, between Obama and the pope, followed from the view that leaders have a moral duty to preserve the earth and protect those most at risk from the consequences of climate change, McCarthy said.

 

“I think the most important thing that we can do, working with the pope, is to try to remind ourselves that this is really about protecting natural resources that human beings rely on, and that those folks that are most vulnerable – that the church has always been focused on, those in poverty and low income – are the first that are going to be hit and impacted by a changing climate,” she said.

 

EPA officials said McCarthy used the meeting to applaud the Pope’s efforts to fight climate change, and to brief the Vatican on Obama’s plan for cutting greenhouse gas emissions that are driving global warming.

“It was really about the efforts the US is taking on climate change and the need for everyone to be involved both domestically and internationally – both to work with the pope and thank for his efforts on this far,” a spokesperson said.

McCarthy did not meet the pope, but was greeted by a quartet of Vatican officials, Monsignor Antoine Camilleri, the undersecretary for relations with states and the ministry’s top environmental official, Paolo Conversi as well as Cardinal Peter Turkson, president of the pontifical council for justice and peace, and his director of environmental affairs, Tebaldo Vinciguerra. The four officials will help prepare a highly anticipated encyclical on the environment and climate change, expected to be published in June or July.

On Saturday, McCarthy was due to tour the Vatican’s solar panels, which are on top of the Paul VI hall.

 

The pope said earlier this month that climate change was “mostly” man-made, and he said he hoped the encyclical and a planned address to the UN in September would push leaders to take more “courageous” actions.

The EPA administrator was born into an Irish Catholic family from Boston.

Her trip to the Vatican, however, was part of a broader mission of putting climate change above partisan politics and persuading the American people to get behind the climate plan.

The pillar of the US climate plan – the first rules cutting carbon pollution from power plants are due to be finalised this summer. But they are under attack from Republicans in Congress and industry, who are trying to block or reduce the emissions cuts.

“One of the challenges that I think we face in the US is that climate change is very often viewed as a political issue,” McCarthy told reporters ahead of her meetings. “And environmental issues are not political.”

She went on: “I think we need to get this out of the political arena and get it back to the arena we work most effectively on: what’s right for our kids, for our families, for public health, and what solutions do we bring to the table that are going to address those?”

Obama has no chance of meeting his emissions reductions targets if those rules are stalled or weakened.

US officials and foreign diplomats believe an attack on those rules would shake international confidence in climate change negotiations heading towards a conclusion in Paris at the end of the year – putting the global effort to fight climate change in peril, along with that of the US.

Over the last 18 months, McCarthy has been doggedly visiting state and local leaders to try to gin up support for the power plant rules. Last week, she visited Aspen to mobilise support from the winter sports industry, which depends on cold weather and snow.

Some conservative sections of the church are opposed to Obama’s power plan.

“Preservation of the environment and promotion of sustainable development? No problem. But climate change and the blundering malicious environment of the UN? No thanks. The pope can do better,” wrote Thomas Peters, a writer for Catholic Vote.

24/01/2015

Contre l'extraction de sable dans la baie de Lannion !

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lu sur :

(le surlifgnage est de moi)

 
Sable. Lannion dira non à l'extraction 23 janvier 2015 à 12h19/ Jean-Luc Le Roux 
 
© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/bretagne/sable-lannion-dira-non-a-l-extraction-23-01-2015-10501441.php
 
Lannion attend plusieurs milliers de manifestants, demain, contre un projet d'extraction de sable coquillier. Le ministre de l'Économie doit prochainement trancher ce dossier, qui est en instance depuis près de cinq ans. 
 
> Peuple des dunes. Manifestation le 24 janvier 
> Pêche. "La dune, c'est le poumon" 
 
« Non à l'extraction de sable ». Ce message s'affiche sur d'immenses banderoles déployées à Lannion où plusieurs milliers de personnes sont attendues, demain matin, pour une grande manifestation. 
 
400.000 m³ annuels 
 
Depuis 2010, le monde de la pêche, du tourisme, les défenseurs de l'environnement, les élus locaux sont vent debout contre la demande de la CAN (Compagnie armoricaine de navigation). Cette filiale du groupe Roullier, basée à Pontrieux, recherche un amendement agricole comme substitut au maërl, désormais protégé, et souhaite extraire du sable coquillier dans un gisement situé en baie de Lannion, à 6 km de Trébeurden, entre les zones Natura 2000 de la Côte de Granit Rose et de la baie de Morlaix. La demande initiale portait sur 400.000 m³ annuels, pendant vingt ans. Ce projet a déclenché une opposition quasi unanime sur le territoire, fédérée au sein du collectif Le Peuple des Dunes en Trégor, qui avance de nombreux arguments défavorables.   
 
« Allez plus au large » 
 
Les principaux portent sur les risques de perte de la ressource en pêche, par la turbidité de l'eau et disparition du lançon, petit poisson qui vit dans la dune, nourriture préférée du bar, et l'érosion du trait de côte qui fragiliserait des rivages déjà durement éprouvés par les tempêtes de l'année dernière. « Nous ne sommes pas contre l'extraction de sable. Mais allez plus au large, là où les incidences seront moindres », répond Alain Bidal, président du Peuple des Dunes en Trégor, au discours de la CAN qui défend ses 24 emplois et le besoin d'amendements calcaires pour l'agriculture. Il y a déjà près de cinq ans que le dossier est en instruction, sans obtenir de réponse, positive ou négative, pour l'instant. L'enquête publique menée à l'automne 2010 avait débouché sur un avis favorable, assorti de réserves. 
 
La CAN revoit à la baisse 
 
Face aux oppositions, la CAN a revu à la baisse ses prétentions, à 250.000 m³ par an, pendant 15 ans, « assortis d'une montée en puissance progressive sur les cinq premières années », selon la compagnie. « Le volume total passe de 8 à 3,1 millions de m³, soit une diminution de 61 %. Il ne représente plus que 2 % du volume de la dune », ajoute la CAN, qui propose de suspendre les mouvements des sabliers en mai et juin, la période la plus sensible pour la reproduction du lançon. C'est au ministre de l'Économie qu'il appartient de trancher ce dossier, en accordant ou pas le titre minier nécessaire à l'exploitation du gisement. Et la décision d'Emmanuel Macron serait « imminente », selon les opposants. Ce qui est démenti par le cabinet du ministre. « Il n'y a pas de décision imminente », répond-il en rappelant que le ministre est actuellement absorbé par l'examen de son projet de loi sur l'activité, qui sera débattu à partir de lundi à l'Assemblée Nationale. « Le dossier suit son cours, nous sommes au bout du processus. Toutes les étapes purement administratives ont été franchies. Il y a maintenant une nécessaire concertation avec les parties prenantes locales. Le gouvernement a toujours été très attentif au dialogue », ajoute la même source au cabinet. 
 
Rencontre avec le ministre ? 
 
À l'été 2013, son prédécesseur, Arnaud Montebourg avait laissé entendre, à demi-mot, un accord sur ce projet. Depuis, la seule prise de position du gouvernement a été une déclaration de Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, exprimant son « opposition », en juin 2014. Selon Corinne Erhel, députée (PS) de la circonscription de Lannion, opposée à ce projet, Emmanuel Macron devrait prochainement inviter tous les protagonistes à une rencontre au ministère, comme l'avait fait Arnaud Montebourg, au mois d'août 2013, sans pouvoir rapprocher les positions. « Emmanuel Macron est attentif à la situation. L'important est que le ministre puisse écouter chacun, déclare Corinne Erhel. Il faudra argumenter sur le fond, et d'abord sur l'environnement et les conflits d'usage en matière économique ».
 
© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/bretagne/sable-lannion-dira-non-a-l-extraction-23-01-2015-10501441.php

22/01/2015

Réchauffement climatique : il est réel mais seul Dieu est responsable ! (pas l'Homme)

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lu sur : (les surlignages sont de moi)

Magazine GoodPlanet 

Publié le : 22/01/2015     Last updated: 22/01/2015 15h26

- See more at: http://www.goodplanet.info/actualite/2015/01/22/le-senat-americain-reconnait-le-changement-climatique-mais-pas-la-responsabilite-de-lhomme/#sthash.dS8f5RMf.dpuf

Washington (AFP) – Le changement climatique est réel, ont proclamé les sénateurs américains mercredi lors d’un vote hautement symbolique. Mais dans un second vote illustrant la controverse partisane sur le sujet, les sénateurs républicains ont disculpé l’homme.

Les démocrates ont profité d’un débat sur le projet controversé d’oléoduc Keystone XL pour tenter de trancher, une bonne fois pour toutes, la question du réchauffement climatique au sein de ce que les parlementaires américains appellent « la plus grande assemblée délibérante du monde ».

Ils ont déposé deux résolutions non contraignantes, soumises au vote des 100 sénateurs américains, en majorité républicains.

La première résolution affirme en une phrase que « le changement climatique est réel et n’est pas un canular »: elle a été approuvée par 98 voix contre 1 (le sénateur républicain du Mississippi Roger Wicker).

Les républicains ont désormais consigné pour l’histoire qu’ils ne contestaient pas la réalité du réchauffement de la planète.

La seconde motion démocrate, déposée par le sénateur d’Hawaï Brian Schatz, allait plus loin qu’un simple constat pour déclarer que le réchauffement était du fait de l’activité humaine, touchant au coeur de la controverse politique américaine.

Mais cette fois, 49 des 54 républicains ont voté contre, suffisamment pour couler la résolution.

L’origine de leur opposition date des premiers projets de taxation du carbone dans les années 2000, et depuis les républicains restent opposés aux propositions de Barack Obama pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, afin de ne pas nuire à la compétitivité des entreprises américaines.

Cependant, ils restent nombreux à contester les conclusions de scientifiques qui lient le réchauffement à l’activité humaine.

« Quelle arrogance de dire que l’homme est capable de changer le climat », a redit celui qui a pris la tête du combat au Sénat, Jim Inhofe, président de la commission de l’Environnement.

« Le climat a toujours changé », a-t-il dit. « Relisez les conclusions archéologiques (…) La Bible en parle ».

Malgré la défaite, c’est dopé d’optimisme que le démocrate Brian Schatz est sorti de l’hémicycle.

« On voit émerger un groupe d’élus des deux partis qui pensent que le changement climatique est réel, causé par les humains et qu’il existe des solutions », a-t-il dit aux journalistes rassemblés pour l’événement.

« C’est un début », a dit sa collègue Barbara Boxer.

© AFP

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US Senate refuses to accept humanity's role in global climate ...

www.theguardian.com/.../us-senate-man-climate-change-global-warming- hoax

41 minutes ago ... US Senate refuses to accept humanity's role in global climate changeagain. Senators accept global warming is not a hoax but fail to recognise ...
US Senate refuses to accept humanity's role in global climate change, again

Senators accept global warming is not a hoax but fail to recognise human activity is to blame, nearly 27 years after scientists laid out man’s role

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Republican and US senator James Inhofe: ‘Man can’t change climate’. Photograph: Susan Walsh/AP

 

 

 

 

It is nearly 27 years now since a Nasa scientist testified before the US Senate that the agency was 99% certain that rising global temperatures were caused by the burning of fossil fuels.

And the Senate still has not got it – based on the results of three symbolic climate change votes on Wednesday night.

The Senate voted virtually unanimously that climate change is occurring and not, as some Republicans have said, a hoax – but it defeated two measures attributing its causes to human activity.

Only one Senator, Roger Wicker, a Republican from Mississippi, voted against a resolution declaring climate change was real and not – as his fellow Republican, Jim Inhofe of Oklahoma once famous declared – a hoax. That measure passed 98 to one.

But the Senate voted down two measures that attributed climate change to human activity – and that is far more important.

Unless Senators are prepared to acknowledge the causes of climate change, it is likely they will remain unable and unwilling to do anything about it.

Democrats had planned the symbolic, “sense of the Senate” votes as a way of exposing the Republicans’ increasingly embarrassing climate change denial. Further climate votes will come up on Thursday.

Two were tacked on as Democratic amendments to a bill seeking to force approval of the contentious Keystone XL pipeline – despite a veto threat from Barack Obama.

The third, introduced by a Republican, affirmed climate change was real but expressed support for the Keystone XL pipeline.

The first vote, introduced by the Rhode Island Democrat, Senator Sheldon Whitehouse, said only: “To express the sense of the Senate that climate change is real and not a hoax.”

But Republicans have grown canny about being called out as climate deniers. For the Republican party leadership the current preferred phrase now is: “I am not a scientist” – which casts doubt but avoids outright denial. However, Obama made that line a butt of his jokes in the State of the Union address

Inhofe, the veteran climate denier in the Senate and incoming chair of the Senate Environment and Public Works Committee, stunned a number of Democrats when he asked to co-sponsor the amendment. 

For a moment it looked like the ultimate climate denier had had a change of heart – but no. Inhofe was ready to acknowledge climate change was occurring but he was adamant it had nothing to do with human activity such as the burning of fossil fuels.

“Climate is changing and climate has always changed and always will,” Inhofe told the Senate. “The hoax is that there are some people who are so arrogant to think they are so powerful they can change climate. Man can’t change climate.”

The quick thinking from Inhofe now leaves Wicker, the new chair of the National Republican Senatorial Committee, as the only Republican to still embrace the entire idea of climate change as a hoax.

Wicker did not immediately comment on his vote. But he has regularly said that there is no firm evidence of global temperature rise.

An amendment introduced by the North Dakota Republican and Keystone bill sponsor, John Hoeven, attributed climate change to human activity, but said the pipeline would have no significant impacts. Fifteen Republicans voted in favour, but the measure still failed by one vote, 59-40.

The final climate amendment, introduced by the Hawaii Democrat Brian Schatz, went further, stating: “human activity significantly contributes to climate change.”

Only five Republicans supported it – Lindsey Graham of South Carolina, Lamar Alexander of Tennessee, Kelly Ayotte of New Hampshire, Susan Collins of Maine and Mark Kirk of Illinois.

Rand Paul of Kentucky, Marco Rubio of Florida, and Ted Cruz of Texas – all thought of as leading Republican contenders for the 2016 presidential race – voted against. The bill was defeated 50-49.

Environmental groups claimed a partial victory – at least Republicans were admitting climate change was indeed occurring.

“I’m hoping that after many years of darkness and blockade that this can be a first little vote beam of light through the wall that will allow us to at least start having an honest conversation about what carbon pollution is doing to our climate and to our oceans,” Whitehouse told the Senate.

But the Senate has acknowledged the existence of climate change before and, as long ago as 2005, voted to affirm that human activity was its driver.

Since 2005, there has been an entire decade of accumulating evidence in real-time of the effects of climate change – and its threat in the future.

“We are worse off than 2005,” said Robert Brulle, a sociologist at Drexel University who writes about the climate denial movement. “The resolution saying that anthropogenic climate change is real and we need to act passed in 2005, and failed in 2015,” he said in an email. “A similar resolution failed today. 10 years, more certain science, less political will.” 

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Dans le même domaine, voir :

In God We Trust — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/In_God_We_Trust
 

15/01/2015

Le combat contre la criminalité environnementale

communiqué :

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Pour participer à l’événement :

Envoyez « je participe » avec votre nom, prénom et activité professionnelle à l’adresse mail suivante : 

lemonde-evenements@lemonde.fr
Le nombre de places est limité à 50 personnes.

Un mail de confirmation vous sera envoyé dans les 24 heures suivant votre inscription.

Ouverture des portes à partir de 14 heures.

24/12/2014

Noël Noël !

lu sur :

Suspension des travaux de Roybon: Les opposants ont «gagné une bataille, pas la guerre»

20minutes.fr -

Les associations de protection de l’environnement et les zadistes ont remporté une victoire. Le tribunal administratif de Grenoble a suspendu ce mardi l'un des deux arrêtés du préfet de l'Isère autorisant les travaux de défrichement du chantier du futur Center Parcs à Roybon (Isère).

Une suspension au nom de la loi sur l'eau

Le juge des référés a suspendu l'arrêté du 3 octobre dernier, qui délivrait une autorisation à la société «Roybon Cottages», au titre de la loi sur l'eau. Il a toutefois rejeté les trois autres recours visant le second arrêté, datant du 16 octobre dernier, qui autorisait la destruction d'espèces protégées. Mais la suspension du premier référé suffit à suspendre le défrichement.

«Nous sommes satisfaits, pour nous c’est une victoire», confie à 20 Minutes Christian Brely, président de la Fédération de pêche de la Drôme, qui a déposé le recours ayant entraîné la suspension du chantier. 

Noël avant l'heure pour les verts

Europe Ecologie-les Verts a salué la «victoire du droit», appelant à «l'abandon du projet» actuel. Pour l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, qui avait pris part aux manifestations contre le projet, cette décision du tribunal est «un beau cadeau avant Noël». 

Michèle Rivasi @MicheleRivasi

20/12/2014

Tour de France des Zones à Défendre

Vu sur Libération :

Sivens, le quotidien toujours explosif entre pro et anti-barrage

Libération -

Sur le même sujet, sur MEDIAPART :

Le barrage de Sivens,  l'Europe et  l'Etat  têtu
PAR JADE LINDGAARD

Le feuilleton de la subvention européenne accordée, ou non, au barrage de Sivens, tel que reconstitué par Mediapart, est exemplaire de l’égarement auto-entretenu de la puissance publique sur ce dossier, devenu dramatique depuis la mort de Rémi Fraisse. En attendant, le processus de concertation lancé par Ségolène Royal début novembre est dans l’impasse.

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02/12/2014

Le futur de notre société néolibérale n'est pas rose ...

lu sur Le temps (Suisse)

les surlignages sont de moi

Pollution: le cerveau en danger

Le Temps 

Stéphane Foucart Le Monde

Les indices s’accumulent quant à l’implication des polluants dans la montée en puissance des troubles autistiques et comportementaux

De toutes les maladies non transmissibles, l’autisme est l’une de celles dont la fréquence augmente le plus rapidement. Si vite qu’il est même difficile d’y croire. En mars, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, l’équivalent de notre Institut de veille sanitaire (InVS), rendaient publiques les dernières estimations de la prévalence des troubles du spectre autistique chez les garçons et les filles de 8 ans aux Etats-Unis. Selon ces chiffres, un enfant sur 68 est désormais touché par cet ensemble de maladies du développement, regroupant l’autisme profond, les syndromes de Rett et d’Asperger, etc.

Le plus impressionnant n’est pas tant le chiffre lui-même, que la rapidité de son évolution: il est supérieur de 30% à celui publié seulement deux ans auparavant (un enfant sur 88) par le même réseau de surveillance mis en place par les CDC, et a plus que doublé en moins d’une décennie. Au cours des vingt dernières années, les données américaines suggèrent une augmentation quasi exponentielle de ces troubles, aujourd’hui diagnostiqués «vingt à trente fois plus» que dans les années 1970, selon le rapport des CDC. 40% de ces enfants dépistés aux Etats-Unis présentent un quotient intellectuel (QI) inférieur à 70.

D’autres troubles neurocomportementaux sont également en forte croissance ces dernières années. Outre-Atlantique, l’hyperactivité et les troubles de l’attention touchaient, selon les chiffres des CDC, 7,8% des enfants entre 4 et 17 ans en 2003. Ce taux est passé à 9,5% en 2007, puis à 11% en 2011. Par comparaison, en France, leur fréquence est estimée entre 3,5 et 6% pour les 6-12 ans.

Aux Etats-Unis, un enfant sur six est concerné par un trouble du développement (troubles neurocomportementaux, retard mental, handicaps moteurs, etc.).

Dans un ouvrage scientifique tout juste publié (Losing Our Minds. How Environmental Pollution Impairs Human Intelligence and Mental, Oxford University Press, 2014) Barbara Demeneix, directrice du département Régulations, développement et diversité moléculaire du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), soutient que cette augmentation rapide de la fréquence des troubles neurocomportementaux est, en grande partie, le résultat de l’exposition de la population générale à certaines pollutions chimiques diffuses – en particulier les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Selon la biologiste, cette situation n’est, en outre, que la part émergée d’un problème plus vaste, celui de l’érosion des capacités cognitives des nouvelles générations sous l’effet d’expositions toujours plus nombreuses à des métaux lourds et à des substances chimiques de synthèse. Le sujet est, ces dernières années, au centre de nombreuses publications scientifiques. Philippe Grandjean, professeur de médecine environnementale (Université Harvard, Université du Danemark-Sud), l’une des figures de la discipline et auteur d’un livre sur le sujet (Only One Chance. How Environmental Pollution Impairs Brain Development – and How to Protect the Brains of the Next Generation, Oxford University Press, 2013), va jusqu’à évoquer une «fuite chimique des cerveaux».

La thyroïde en cause

«L’augmentation de la fréquence de l’autisme que l’on mesure ces dernières années est telle qu’elle ne peut pas être attribuée à la génétique seule et ne peut être expliquée sans faire intervenir des facteurs environnementaux, dit Barbara Demeneix. De meilleurs diagnostics et une meilleure information des médecins et des familles permettent certainement d’expliquer une part de cette augmentation, mais en aucun cas la majorité.» Et ce d’autant plus que les critères diagnostiques utilisés par les CDC sont demeurés identiques entre 2000 et 2013. «En France et en Europe, il n’existe pas de suivi historique de la prévalence de ces troubles aussi précis qu’aux Etats-Unis, mais il est vraisemblable qu’on assiste aussi à une augmentation de leur incidence», ajoute Barbara Demeneix.

Autre argument fort suggérant que l’augmentation de fréquence de l’autisme ne relève pas d’un biais de mesure: le sexe-ratio est constant. Les garçons sont toujours cinq fois plus touchés que les filles. Or, si l’accroissement constaté était artéfactuel, une modification du sexe-ratio aurait de grandes chances d’être observée.

Comment expliquer une telle épidémie? Pour la biologiste française, l’une des causes majeures est la prolifération de molécules de synthèse capables d’interférer avec le fonctionnement de la glande thyroïde. «Depuis de nombreuses années, mon travail consiste à comprendre comment un têtard devient une grenouille. Les molécules clés de ce processus sont les hormones thyroïdiennes, qui jouent un rôle crucial dans les transformations lourdes du développement, explique Barbara Demeneix. En cherchant à comprendre comment ces hormones agissent dans la métamorphose du têtard, je me suis posé le même type de questions sur leur importance dans le développement du cerveau humain.»

Les hormones thyroïdiennes sont connues pour moduler l’expression des gènes pilotant la formation de structures cérébrales complexes comme l’hippocampe ou le cortex cérébelleux. «Nous savons avec certitude que l’hormone thyroïde joue un rôle pivot dans le développement du cerveau, précise le biologiste Thomas Zoeller, professeur à l’Université du Massachusetts à Amherst et spécialiste du système thyroïdien. D’ailleurs, la fonction thyroïdienne est contrôlée sur chaque bébé né dans les pays développés et la plupart des pays en développement, ce qui montre le niveau de certitude que nous avons dans ce fait. Pourtant, malgré le fait que de nombreuses substances chimiques ayant un impact documenté sur la thyroïde soient en circulation, les autorités sanitaires ne font pas toujours le lien avec l’augmentation des troubles neurocomportementaux

Dans Losing Our Minds, Barbara Demeneix montre que la plupart des substances connues pour leur effet sur le développement du cerveau interfèrent bel et bien avec le système thyroïdien. Ces molécules ne sont pas toutes suspectées d’augmenter les risques d’autisme, mais toutes sont susceptibles d’altérer le comportement ou les capacités cognitives des enfants exposés in utero, ou aux premiers âges de la vie. C’est le cas des PCB (composés chlorés jadis utilisés comme isolants électriques, lubrifiants, etc.), de certaines dioxines (issues des processus de combustion), de l’omniprésent bisphénol A, des PBDE (composés bromés utilisés comme ignifuges dans l’électronique et les mousses des canapés), des perfluorés (utilisés comme surfactants), des pesticides organophosphorés, de certains solvants, etc.

«Le travail de Barbara Demeneix est très important, estime la biologiste Ana Soto, professeure à l’Université Tufts à Boston (Etats-Unis) et titulaire de la chaire Blaise Pascal 2013-2014 de l’Ecole normale supérieure. Elle a conduit un travail bibliographique considérable et c’est la première fois que l’ensemble des connaissances sont rassemblées pour mettre en évidence que tous ces perturbateurs endocriniens, mais aussi des métaux lourds comme le mercure, sont capables de perturber le fonctionnement du système thyroïdien par une multitude de processus.»

Substances très nombreuses

Les composés bromés peuvent inhiber l’absorption d’iode par la thyroïde qui, du coup, produit moins d’hormones. Les molécules chlorées peuvent en perturber la distribution dans les tissus. Le mercure, lui, peut inhiber l’action des enzymes qui potentialisent ces mêmes hormones… Lorsqu’une femme enceinte est exposée à ces substances, son fœtus l’est également et, explique Barbara Demeneix, «le risque est important que la genèse de son cerveau ne se fasse pas de manière optimale». Pour limiter au mieux les effets de ces substances, la biologiste insiste sur la nécessité d’un apport d’iode conséquent – absent du sel de mer – aux femmes enceintes, garant de leur bon fonctionnement thyroïdien.

Le problème est que les substances susceptibles de perturber ces processus sont très nombreuses. «Les chimistes manipulent des phénols auxquels ils ajoutent des halogènes comme le brome, le chlore ou le fluor, explique Barbara Demeneix. Or les hormones thyroïdiennes sont composées d’iode, qui est aussi un halogène. Le résultat est que nous avons mis en circulation des myriades de substances de synthèse qui ressemblent fort aux hormones thyroïdiennes

Les scientifiques engagés dans la recherche sur la perturbation endocrinienne estiment en général que les tests mis en œuvre pour détecter et réglementer les substances mimant les hormones humaines sont insuffisants. D’autant plus que les effets produits sur les capacités cognitives sont globalement discrets. «Si le thalidomide [médicament retiré dans les années 1960] avait causé une perte de 10 points de quotient intellectuel au lieu des malformations visibles des membres [des enfants exposés in utero via leur mère], il serait probablement encore sur le marché», se plaisait à dire David Rall, ancien directeur de l’Institut national des sciences de la santé environnementale américain (NIEHS).

L’érosion du quotient intellectuel de même que les troubles neurocomportementaux comme l’hyperactivité et les troubles de l’attention ou l’autisme «sont le talon d’Achille du système de régulation, souligne le biologiste Thomas Zoeller. Ce sont des troubles complexes, hétérogènes et aucun biomarqueur caractéristique ne peut être identifié. Du coup, il y a beaucoup de débats sur la «réalité» de l’augmentation de leur incidence. Ce genre de discussions ne décide pas les agences de régulation à être proactives, en dépit du fait que l’incidence des troubles du spectre autistique augmente si rapidement que nous devrions tous en être inquiets.»

L’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), l’organisme intergouvernemental chargé d’établir les protocoles de test des substances chimiques mises sur le marché, a cependant appelé, fin octobre, au développement de nouveaux tests susceptibles de mieux cribler les molécules interférant avec la thyroïde. Et ce, avec «une très haute priorité».

L’affaire ne concerne pas uniquement l’intelligence des prochaines générations mais leur santé au sens large. «Les épidémiologistes remarquent depuis longtemps que les gens qui ont un quotient intellectuel élevé vivent plus longtemps, et ce même lorsqu’on corrige des effets liés à la classe sociale, dit Barbara Demeneix. Or, selon la théorie de l’origine développementale des maladies, notre santé dépend en partie de la manière dont nos tissus se sont développés au cours de notre vie intra-utérine. Les facultés cognitives pourraient ainsi être une sorte de marqueur des expositions in utero et pendant la petite enfance à des agents chimiques: avoir été peu exposé signifierait un quotient intellectuel élevé et, du même coup, une plus faible susceptibilité aux maladies non transmissibles.»

 

 

28/11/2014

La pêche en Méditerranée et les prud’homies de pêche

lu sur BASTAMAG :

Ces artisans pêcheurs qui refusent l’exploitation industrielle de la Méditerranée

SOPHIE CHAPELLE

Une prud’homie de pêche, cela vous dit quelque chose ?

Ces communautés d’artisans pêcheurs, héritées du Moyen Âge, font aujourd’hui figure d’alternatives face aux dégâts écologiques et sociaux engendrés par la pêche industrielle.

Sur le littoral méditerranéen, des Pyrénées-Orientales aux Alpes-Maritimes, une trentaine de prud’homies de pêche arrivent à concilier l’exercice du métier, la solidarité et le respect de la biodiversité. Mais souffrent de ne pas être vraiment reconnues par les dirigeants politiques et européens. Reportage dans le Var.

[Lire la suitede Ces artisans pêcheurs qui refusent l’exploitation industrielle de la Méditerranée]

23/11/2014

Industrie chimique et production de plastiques : la pollution en mer Méditerranée

lu sur :

Le constat «édifiant» de Tara sur les microplastiques en Méditerranée

www.20minutes.fr/.../1486078-20141122-microplastiques-mediterranee- constats-edifiants-lors-expedition-tara
 
  • Créé le 22.11.2014 à 12:11
  • Mis à jour le 22.11.2014 à 16:10
La goélette d'exploration Tara est de retour samedi à Lorient après un périple de sept mois en Méditerranée pour traquer les microplastiques qui a abouti à des constats «édifiants» sur l'ampleur de la pollution, non seulement près des villes mais également en pleine mer.
«Les premiers constats de l'expédition sont édifiants», a assuré Gaby Gorsky, directeur scientifique de l'expédition qui a démarré en mai, dans une communication à l'AFP.
«A chaque relevé de filet, il a été prélevé des échantillons de plastique ou de microplastiques, et ce dans toute la Méditerranée», a précisé Stéphane Bruzaud, de l'Université de Bretagne Sud, soulignant des concentrations plus importantes dans les eaux de certains pays, ainsi qu'à proximité des grandes villes, ports et zones touristiques.
Mais des «concentrations non négligeables» ont également été observées en haute mer, «bien qu'on pourrait penser que les microplastiques y sont plus dispersés», a ajouté le Pr Bruzaud, un des nombreux scientifiques associés à cette mission, la première d'une telle envergure dans la Grande Bleue. Ces microplastiques (moins de 5 mm) sont le résultat d'un processus de dégradation ou d'érosion sur de longues périodes.
«La Méditerranée connaît en moyenne les densités de plastique les plus importantes au monde, avec 250 milliards de microplastiques», a souligné François Galgani, chercheur à l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer).
La Méditerranée est une mer petite et quasi fermée et qui génère beaucoup d'activités touristiques. «Toutes les conditions sont réunies pour qu'il y ait un degré de pollution extrêmement élevé», a estimé le Pr Bruzaud. Cette mer, qui représente moins de 1% de la surface des océans, est une incroyable réserve de biodiversité (8% des espèces), mais elle subit une forte pression avec 90% de la pollution qui vient de la terre.
Lors de l'expédition --la 10è pour Tara depuis 2003--, à laquelle ont participé 14 laboratoires de recherche (français, italien, allemand ou américain) quelque 2.300 échantillons ont été prélevés lors de 350 traits de filets, tant au large que près des côtes, des embouchures de rivières ou des ports.
 
-'effets sur la santé humaine'-
 
La composition chimique du plastique collecté sera étudiée, tout comme l'interaction entre le zooplancton, base de la chaîne alimentaire marine, et le plastique. «Il y a déjà des échantillons de microplastiques qui ont pénétré la chaîne alimentaire avec des effets aujourd'hui sur la santé humaine qui sont encore inconnus», a souligné Stéphane Bruzaud, dont le laboratoire, le LIMATB, sera chargé d'analyser et identifier (PVC, polystyrène, polyéthylène...) les microplastiques récupérés afin notamment de pouvoir proposer des produits de substitution.
Les premiers résultats de la mission, dont le coût est de 1,6 million d'euros, devraient être connus à partir du printemps.
L'expédition comportait un volet scientifique, mais également un volet de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Ainsi, quelque 12.000 personnes et scolaires ont été accueillies à bord de la goélette de 36 mètres lors d'escales dans 13 pays.
«Les enjeux ne sont pas en mer mais sur terre, il faudrait qu'on parvienne à empêcher que ces plastiques arrivent dans les océans», a déclaré Maria Luiza Pedrotti, coordinatrice scientifique de la mission. «Il n'est pas possible de nettoyer les océans», a-t-elle justifié.
Après avoir parcouru 15.000 km (8.000 milles nautiques), le voilier est attendu dans l'après-midi à Lorient, son port d'attache. Il y sera accueilli par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, à l'occasion du premier jour de la semaine européenne de réduction des déchets.
En novembre et décembre 2015, Tara sera à Paris à l'occasion de la conférence mondiale sur le climat. Avant cela, à partir de mars, le voilier se rendra dans plusieurs villes de France pour sensibiliser le grand public aux questions liées au climat.

Le voilier appartient au fond de dotation Tara Expeditions qui organise des expéditions scientifiques pour comprendre l'impact des changements climatiques et de la crise écologique sur les océans.

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20/11/2014

Sivens, l'État, l'agrobusiness et la politique ...

quelques informations trouvées sur MEDIAPART :

Sivens : nouvelle plainte déposée contre le projet de barrage

Alors que plus aucun engin de chantier n’a pénétré le site du projet de barrage de Sivens depuis la mort de Rémi Fraisse, une nouvelle plainte doit être déposée vendredi 21 novembre pour infraction au code de l’environnement et au code forestier. 

04/11/2014

Disparition des oiseaux en Europe en raison des méthodes "modernes" d’agriculture

les surlignages sont de moi

lu sur Libération :

En trente ans, l'Europe a perdu 421 millions d'oiseaux - Libération

www.liberation.fr/.../en-trente-ans-l-europe-a-perdu-421-millions-d-oiseaux_ 1134981
 

AFP 3 NOVEMBRE 2014 À 08:34

Le déclin touche de nombreuses espèces communes, comme l'alouette, le moineau et l'étourneau.
L’Europe abrite 421 millions d’oiseaux de moins qu’il y a 30 ans et la gestion actuelle de l’environnement apparaît incapable d’enrayer l’hécatombe de nombreuses espèces récemment encore communes, révèle une étude publiée lundi par le journal scientifique Ecology Letters.
Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est liée aux méthodes modernes d’agriculture et à la disparition de l’habitat. «C’est un avertissement qui vaut pour toute la faune européenne. La manière dont nous gérons l’environnement est insoutenable pour nos espèces les plus communes», explique Richard Gregory, de la Société royale pour la protection des oiseaux, qui a co-dirigé l’étude. 

Un déclin allant jusqu’à 90% a été enregistré chez des espèces aussi communes que la perdrix grise, l’alouette des champs, le moineau et l’étourneau. Parallèlement, certains espèces rares d’oiseaux ont vu pendant la même période leurs effectifs s’améliorer grâce à des mesures de conservation, selon l’étude.

Les scientifiques, qui recommandent l’application rapide de nouveaux schémas agricoles et la mise en place de zones vertes en milieu urbain, ont analysé les données sur 144 espèces d’oiseaux de 25 pays européens, collectées en général par des observateurs bénévoles.

12/10/2014

Défense des forêts cévenoles : manif à Florac (Lozère) le jeudi 16 Octobre

communiqué :

Après le succès, ce 5 Octobre, du rassemblement de Gardanne contre le projet de méga-centrale biomasse E.ON, et au moment où le Conseil Général des Alpes-de-Haute-Provence rejoint la contestation contre ce projet démesuré (*1), une nouvelle journée de mobilisation pour la défense des forêts cévenoles aura lieu à 

Florac (Lozère) le jeudi 16 Octobre à partir de 10h 

Nous invitons tout particulièrement les élus et les acteurs de la filière forêt-bois dans nos territoires à participer aux tables rondes qui auront lieu l'après-midi (*2). 
Programme de la journée dans le communiqué de presse ci-joint.
Pensez à covoiturer. 
Cordialement.
le Collectif SOS Forêt Cévennes

(*1) "Alpes de Haute-Provence : le Conseil général dénonce les projets de centrales à biomasse" http://alpesdusud.alpes1.com/infos/infos-locales?view=inf...

(*2) Vous pouvez confirmer votre présence en adressant un mail à: sosforet-piemont@riseup.net ou en téléphonant (et laissant un message) à Marie-Hélène Dupy: 04.66.47.13.42

Collectif SOS Forêt Cévennes
http://www.sosforetcevennes.org
contact@sosforetcevennes.org 

journee du 16 octobre 2014 Florac.pdf

02/10/2014

Pesticides et autisme

à lire sur Environnemental Health Perspectives :

EHP Masthead

 

 

 

 

Pesticides and Autism Spectrum Disorders: New Findings from the CHARGE Study

David C. Holzman | A280

Also see Shelton et al., p. 1103

Pesticides and Autism.pdf

Neurodevelopmental Disorders:pesticides.pdf

06/09/2014

Les générations futures menacées par le mercure

Comme le déclin de l'empire romain a été provoqué par le plomb , les capacités intellectuelles de l'espèce humaine seront affectées par le mercure et il n'est pas difficile d'en imaginer les conséquences ( voir * et ** )

lu sur Le Temps (Suisse) :

ENVIRONNEMENT Mercredi 03 septembre 2014
 

Le mercure, métal toxique s’accumulant dans la chaîne alimentaire et qui affecte le système nerveux et le développement, pollue de plus en plus. Le phénomène est très marqué à la surface des eaux du globe, comme le révèle une étude publiée dans la revue Nature

En janvier 2013, à Genève, 130 pays ont signé une convention visant à réduire la pollution au mercure, métal toxique qui s’accumule dans la chaîne alimentaire et qui affecte le système nerveux et le développement. L’objectif est d’en limiter drastiquement les émissions.

Mais l’environnement est déjà durablement contaminé, à commencer par le milieu marin. Une étude internationale (impliquant des chercheurs des Etats-Unis, de France et des Pays-Bas), publiée récemment dans la revue scientifique Nature , montre que la concentration de mercure dans les eaux de surface de quasiment tous les océans a triplé du fait des rejets d’origine humaine.

Pour arriver à cette conclusion, Carl Lamborg, de l’Institut océanographique Woods Hole du Massachusetts, et ses collègues ont utilisé pour la première fois des mesures directes, dans le but de quantifier le «mercure anthropique», par opposition au mercure naturellement émis par l’activité volcanique terrestre et sous-marine.

Ils ont travaillé à partir de prélèvements réalisés au cours des multiples campagnes océanographiques du programme international Geotraces, lancé en 2006 et toujours en cours, aussi bien dans l’Atlantique que le Pacifique ou les océans Arctique et Antarctique.

Afin de différencier la part de l’homme et celle de la nature, ils ont établi des ratios entre le mercure et d’autres paramètres océanographiques plus classiques, tels que le phosphate et le CO2. D’abord dans les eaux profondes – et donc plus «vieilles» – des océans, puis dans les eaux superficielles, dont les échanges avec l’atmosphère sont plus récents.

Résultat: les eaux de surface – jusqu’à 1000 mètres de profondeur – sont marquées par un net surcroît de mercure. L’Atlantique Nord est le plus souillé, ce qui est probablement dû aux émissions conjuguées de l’Amérique du Nord et de l’Europe, qui ont atteint leur maximum dans les années 1970.

Le mercure est un des premiers métaux connus de l’homme: déjà, durant les empires chinois et romain, il était utilisé et relâché dans l’environnement. Mais le rythme des émissions s’est considérablement accru depuis le milieu du XIXe siècle, avec la révolution industrielle. Les sources principales en sont aujourd’hui les centrales thermiques au charbon, qui représentent plus des deux tiers des rejets anthropiques. S’y ajoute l’extraction minière, ce métal étant souvent présent dans les gisements de zinc, d’or ou d’argent.

Contrairement aux autres métaux lourds, le mercure, très volatil, se disperse dans l’atmosphère sur de très grandes distances, avant de se déposer dans les océans. En ce sens, il se comporte comme le CO2 et le milieu marin constitue une «pompe à mercure».

Au total, les chercheurs évaluent entre 60 000 et 80 000 tonnes la quantité de mercure présente dans les mers du globe. «Les concentrations sont infinitésimales, de l’ordre du dixième de nanogramme par litre, indique Lars-Eric Heimbürger, du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (CNRS/IRD/Université Paul-Sabatier), coauteur de l’étude. Mais, au fil de la chaîne trophique, jusqu’aux plus gros poissons comme le thon ou l’espadon, cette concentration est multipliée par dix millions.»

Voilà pourquoi les taux élevés de mercure dans les eaux de surface, qui en accumulent les deux tiers, sont particulièrement «inquiétants», selon le chercheur. Car, explique-t-il, c’est dans cette partie de la colonne d’eau que le mercure est transformé par les bactéries en méthylmercure, la forme la plus toxique de ce métal. Celle qui se retrouve dans les poissons de mer que nous consommons.

L’étude révèle toutefois que l’impact des émissions anthropiques de mercure n’est pas uniforme dans tous les océans. D’où la nécessité de poursuivre des observations «à grande échelle», souligne Lars-Eric Heimbürger qui, après avoir participé à une campagne océanographique française dans l’Atlantique Nord, s’apprête à mettre le cap vers l’océan Arctique et son mercure.

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(*)

Histoire du saturnisme — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_saturnisme
 
Les cas plus anciens de saturnisme ont été récemment démontrés chez l'homme et les ... Leplomb a compté parmi les premiers métaux exploités par l'Homme, ... de l'effondrement de l'empire romain, principalement à cause des vaisselles et ...

Le saturnisme au cours des âges - ‎Préhistoire - ‎Pollutions parfois millénaires ...

(**)

Mercure (chimie) — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Mercure_(chimie)

‎... " Le mercure est un puissant neurotoxique et reprotoxique sous ses formes organométalliques (monométhylmercure et diméthylmercure), de sels (calomelcinabre, etc.) et sous sa forme liquide en elle-même. L'empoisonnement au mercure est appelé « hydrargisme » (voir également Maladie de Minamata). On le soupçonne également d'être une des causes de la maladie d'Alzheimer, du syndrome de fatigue chronique, de la fibromyalgie et d'autres maladies chroniques10. En 2009, le Conseil d’administration du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a décidé d’élaborer un instrument juridiquement contraignant sur le mercure ; le Comité de négociation intergouvernemental chargé d'élaborer cet instrument juridique s'est réuni en janvier 2011 au Japon puis à Nairobi fin octobre 201111. " ...

15/08/2014

Crimes environnementaux et trafics en tous genres

lu sur :

La criminalité environnementale explose - Le Monde

www.lemonde.fr/.../la-criminalite-environnementale-explose_4444831_3244 .html

LE MONDE | 25.06.2014 à 11h06 • Mis à jour le 25.06.2014 à 15h34 |Rémi Barroux (Nairobi, envoyé spécial)

Satao était l'un des plus grands éléphants d'Afrique. Il a été tué le 13 juin, dans la réserve naturelle de Tsavo, dans le sud-est du Kenya« Il a succombé aux flèches empoisonnées d'un braconnier, dont l'activité répond à une demande apparemment insatiable d'ivoire dans des pays éloignés, dénonce dans un communiqué l'organisation pour la protection de la vie sauvage Tsavo Trust. Une perte immense pour que quelqu'un puisse avoir un bibelot au-dessus de sa cheminée. »

La mort de cet éléphant rejoint la longue liste des crimes environnementaux, si juteux qu'ils pourraient devenir plus rentables que les trafics de drogue ou d'armes. Ces nouveaux secteurs émergents de la criminalité mondiale représentent 213 milliards de dollars (environ 156 milliards d'euros) de ressources chaque année, selon Interpol.

« C'est beaucoup plus que l'ensemble des sommes, 135 milliards de dollars, dépensées par les pays développés pour l'aide internationale en 2013 ! », s'est ému Achim Steiner, directeur général du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), en présentant un rapport réalisé avec Interpol et consacré à cette question, mardi 24 juin, à Nairobi. Cent soixante-deux Etats sont réunis dans la capitale kényane jusqu'au 27 juin, à l'occasion de la première session de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement (ANUE).

Le commerce des éléphants, comme celui de nombreuses autres espèces menacées, faune et flore, constitue non seulement un crime au regard de la biodiversité dont hériteront les générations futures, une hérésie pour le développement économique et social de nombreux pays, mais surtout une véritable menace pour la sécurité de régions entières.

« CRIMES PLUS ACCESSIBLES ET PLUS RENTABLES »

« Les exemples sont nombreux où les réseaux criminels sont impliqués dans ces trafics, a expliqué au Monde David Higgins, représentant Interpol à cette assemblée de Nairobi. Des groupes armés, parfois des terroristes, ont besoin de se financer et peuvent vendre des êtres humains, de la drogue, des armes ou commettre des crimes environnementaux s'ils sont plus accessibles et plus rentables. »

En Colombie, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) auraient pratiqué le trafic d'oiseaux protégés ; au Congo, l'ivoire et le charbon de bois financeraient des milices. En Somalie, au Soudan, en République centrafricaine, au Mali, au Niger… là encore l'ivoire et, surtout, le charbon de bois.

En Afrique, 90 % du bois consommé est destiné au chauffage sous la forme de charbon. « Le besoin de cette énergie va croissant, il est lié notamment à l'urbanisation massive et le commerce illégal représente une perte de 1,9 milliard de dollars [1,4 milliard d’euros], chaque année, pour les pays africains, estime Christian Nellemann, responsable du rapport pour le PNUE. Les groupes armés locaux pourraient tirer de ce trafic de charbon de bois jusqu'à 289 millions de dollars par an. »

Le rapport précise que, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la production de charbon de bois a atteint 30,6 millions de tonnes en Afrique en 2012. Quelque 1 900 trafiquants auraient été identifiés pour seulement 300 officiels dans le commerce d'exportation. « Des images par satellite indiquent un vaste trafic illicite, impliquant des exploitations de bois illégales dans des zones protégées », écrivent les auteurs.

Les sommes que ces exportations illégales représentent, à destination notamment de l'Arabie saoudite, d'Oman, du Yémen, etc., seraient équivalentes à celles du marché de l'héroïne en Afrique de l'Est combiné à celui de la cocaïne en Afrique de l'Ouest.

De quoi mieux comprendre la montée en puissance de ces crimes environnementaux qui, selon M. Higgins d'Interpol, auraient été multipliés par cinq au cours des vingt dernières années.

Mais il reste difficile de dresser un portrait-robot de ces nouvelles mafias. Les anciennes, comme en Italie, tirent depuis longtemps une partie de leurs revenus du marché des déchets. Les Russes se sont tournés depuis longtemps dans le commerce illégal d'esturgeon et de caviar, tout particulièrement dans la République du Daguestan.

Les nouveaux réseaux criminels se sont spécialisés, selon Interpol, dans l'ivoire, le bois tropical ou certaines espèces utilisées par l'industrie pharmaceutique ou la médecine traditionnelle : reptiles, singes, poissons, antilopes, tigres, pangolins, etc.

« UN ÉLÉPHANT VAUT-IL PLUS MORT QUE VIVANT ? »

Des sommes considérables échappent ainsi aux économies souvent chancelantes des pays en voie de développement. Un argument qui, espère le Programme des Nations unies pour l'environnement, devrait convaincre les pays à intensifier la lutte contre les trafics. « Il s'agit d'avancer dans la circulation et l'échange d'information pour être plus efficace. Nous avons déjà défini quelles sont les espèces menacées, nous connaissons la nature de ces crimes environnementaux, précise Achim Steiner. Mais certains pays n'ont pas toujours les moyens de lutter. Quand vous voyez ceux employés contre le trafic de drogue en Amérique centrale et aux Etats-Unis et le bilan souvent décevant, vous pouvez imaginer ce qu'il va falloir investir et le temps nécessaire pour obtenir des résultats contre les crimes environnementaux. »

A l'occasion de cette première session de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement, un symposium mondial sur la primauté du droit en matière d'environnement devait inviter, jeudi 26 juin, les présidents de cour suprême, les juges, les procureurs généraux, les praticiens et les experts à discuter des voies et des moyens par lesquels le développement et la mise en oeuvre du droit environnemental doivent déboucher sur des résultats « justes et équitables, notamment des lois appropriées et réalisables ».

Reste une question : comment évaluer la valeur d'un animal, d'un arbre, d'un écosystème autrement que par son prix sur le marché ?

« Un éléphant vaut-il plus mort que vivant ?, s'interroge David Higgins. Couper du bois rapporte à l'économie locale, mais un glissement de terrain favorisé par la déforestation qui détruit un ou plusieurs villages n'est-il pas plus coûteux ? »

Une activité juteuse
Crimes environnementaux Ils représentent plus de 156,6 milliards d’euros par an.
Faune et flore Le trafic illégal, hors bois et pêche, atteindrait 17 milliards d’euros par an.
Bois L’exploitation illégale représente une perte de 22 à 73,5 milliards d’euros chaque année (de 10 % à 30 % du marché mondial).
Pêche L’activité illégale représente de 8 à 22 milliards d’euros.