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22/09/2016

Accident nucléaire : Consultation publique sur le projet de décret relatif aux zones qui seraient contaminées en cas d'accident

Consultation publique sur le projet de décret relatif à la protection contre les dangers des rayonnements ionisants  :  ATTENTION : date limite 30/09/2016

Une consultation dont les médias n'ont pas parlé et qui ne dure (n'a duré) qu'un mois : du 31/8 au 30/9/2016 !


La CRIIRAD appelle à se mobiliser contre l’adoption de niveaux de référence très élevés pour la gestion des accidents nucléaires et de leurs conséquences.

Transposition de la directive Euratom 2013/59 : Niveaux d ... - Criirad

www.criirad.org/euratom/euratom2013-59-niveaux-exposition.html


Les autorités françaises s’apprêtent à fixer les critères de gestion des zones contaminées après un accident nucléaire (ou après un attentat affectant une installation nucléaire). Quel niveau d’exposition aux rayonnements, et donc de risque, sera pris en référence pour décider de la nécessité ou non d’engager telle ou telle action pour protéger la population ? Très concrètement : jusqu’à quel niveau de risque serez-vous condamné à vivre en zone contaminée ? À partir de quel niveau de risque pourrez-vous espérer être indemnisé et relogé dans un environnement sain ?

Les autorités françaises ont retenu les niveaux de dose efficace les plus élevés possible : 100 mSv pour la phase accidentelle et 20 mSv/an pour la phase poste accidentelle (alors que pour le public, la limite maximale de dose est normalement de 1 mSv/an et que cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé). Plus les limites sont élevées, moindre sont les dépenses liées à la protection et à l’indemnisation des dommages. Ce choix est malheureusement cohérent avec le plafonnement des indemnités pour les victimes d’un accident nucléaire majeur. Le nucléaire est dispensé de l’application du principe pollueur-payeur : ce sont ses victimes qui supporteront les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe.
Cette décision n’arrive pas par hasard. Elle est le fruit de 20 ans d’efforts du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français via son cheval de Troie, le CEPN[1]. L’idée clef est de convaincre les populations que l’on peut tout-à-fait vivre en zone contaminée. Il suffit d’un peu de formation et d’équipement pour contrôler son environnement, ses aliments. Ces experts ont juste « oublié » le problème central de la dégradation de l’état de santé des habitants, et tout particulièrement des enfants.
Si vous êtes choqué par l’image de ces enfants japonais qui portent autour du cou un dosimètre en guise de pendentif, si ce n’est pas l’avenir que vous souhaitez pour vos enfants, agissez !
Le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer a lancé une consultation sur le projet de décret relatif à la Directive 2013/59.. Cette consultation est une opportunité pour dénoncer les propositions que nous jugeons inacceptables et manifester d’ores et déjà nos exigences. Nous avons tardivement pris connaissance de cette consultation qui se terminera le 30 septembre.
 
Participez à la consultation publique
et dites NON à l’obligation de vivre en zone contaminée !

Comment participer à la consultation publique ?

Pour participer à la consultation, rendez-vous sur le site http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-decret-relatif-a-la-protection-sanitaire-a1504.html ou cliquez sur ce lien pour accéder à la page de présentation et donner votre avis.

Il vous faudra inscrire : un titre, un message, votre nom (ou pseudonyme) et votre adresse mail.

Vous pouvez rédiger vos propres messages ou utiliser des extraits de notre présentation ci-après :

Proposition de titre : « Accident nucléaire : des niveaux de référence inacceptables »

Proposition de message :

« Le projet de décret retient des niveaux de référence excessivement élevés pour la gestion des situations accidentelles et post-accidentelles. Je demande qu’ils soient fixés à la borne inférieure et non pas supérieure de l’intervalle défini par la directive 2013/59/Euratom sur la base des recommandations de la CIPR :

<![if !supportLists]>-          <![endif]>20 mSv et non pas 100 mSv pour la phase d’urgence
<![if !supportLists]>-          <![endif]>1 mSv/an et non pas 20 mSv/an pour la phase post-accidentelle.
Je demande également qu’une limite et non pas une simple référence soit établie pour la gestion des territoires contaminés et que des garanties spécifiques soient définies pour les enfants et les femmes enceintes.

Je refuse d’être contraint de vivre et de laisser vivre mes enfants  dans un environnement aussi dangereux pour notre santé. Si les pouvoirs publics ne peuvent pas garantir un niveau de risque plus faible, il est impératif de mettre à l’arrêt les installations nucléaires susceptibles de conduire à cette situation. »

 

Attention, vos commentaires doivent être déposés d’ici le 30 septembre !

Merci de nous adresser un message une fois que vous aurez déposé votre commentaire sur le site du ministère à l’adresse contact@criirad.org !

La Directive traite de nombreux sujets que nous analyserons plus avant. D’autres actions seront mises en place dans les semaines qui viennent. Nous comptons d’ores et déjà sur votre aide pour les relayer !

En savoir plus sur les valeurs proposées par le décret    


Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité


CRIIRAD

29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50


asso@criirad.org – www.criirad.org

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Pour participer à la consultation, rendez-vous sur le site

http://www.consultations-publiques.developpement-durable....

ou cliquez sur ce lien pour accéder à la page de présentation et donner votre avis

26/05/2016

Jusqu'ici, tout va bien ... Jusqu'ici, tout va bien ... Jusqu'ici, tout va bien ...

Vous connaissez l'histoire de la personne qui tombe d'un gratte ciel ?

à lire sur :

Le Monde

Le président de l'Autorité de sûreté nucléaire française, Pierre-Franck Chevet, s'inquiète ...

 

31/03/2016

Du plutonium dans la Loire

communiqué:

C'est bien arrivé : du plutonium dans la Loire !

www.sortirdunucleaire.org/C-est-bien-arrive-du-plutonium-dans-la-Loire


En 1980, un accident grave à la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) a conduit à un déversement de plutonium dans la Loire. 36 ans après, on vient de retrouver cette substance radioactive dans les sédiments du fleuve ! Nous interpellons les autorités pour dénoncer les risques pour les habitants de la vallée de la Loire.

 

 

05/09/2014

Les conséquences de l’exposition aux radiations à Fukushima

à lire sur "Le Temps" (Suisse) :

ENVIRONNEMENT Jeudi 04 septembre 2014

SCIENCES & ENVIRONNEMENT 
L’inquiétant déclin des oiseaux à Fukushima 
Le déclin des oiseaux près de la centrale dévastée inquiète les biologistes, qui contredisent le discours rassurant des autorités

extrait :

..."Les effets négatifs des radiations sur les animaux, Zbyszek Boratynski, docteur en biologie de l’Université de Porto, les a également décelés dans la région de Fukushima dans une étude qui devrait paraître dans les prochains mois. «Nos premiers résultats montrent plusieurs effets. Nous avons observé au Japon, comme à  Tchernobyl d’ailleurs, une fréquence de la cataracte très élevée chez les rongeurs. Dans le cas des souris, presque toutes celles que nous avons analysées possédaient cette maladie dans un des deux yeux», relève-t-il. La taille des cerveaux des rongeurs a diminué dans les zones fortement radioactives. La couleur du pelage a aussi été modifiée, ce qui les rend plus vulnérables envers les prédateurs et affecte donc leur capacité de survie. 

De son côté, Joji Otaki, professeur associé à la Faculté des sciences de l’Université de Ryukyus, à Okinawa, a 

publié en mai dernier dans Nature les résultats d’une étude sur les conséquences de l’exposition aux radiations internes pour le Zeeria maha (1) , un des papillons les plus courants au Japon. Des feuilles ont été récoltées dans cinq sites présentant des taux de radioactivité différents. Elles ont constitué la nourriture de larves provenant de papillons capturés à Okinawa, soit à 1750 kilomètres de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Un autre groupe de larves s’est nourri de feuilles non contaminées. Les analyses ont démontré que le taux de mortalité et d’anomalies avait fortement augmenté, particulièrement avec de faibles taux de radiation. Les chercheurs japonais avaient déjà publié les résultats préliminaires d’une autre étude dans le Journal of Heredity. Des papillons avaient été récoltés dans la région de Fukushima en mai et en septembre 2011. Les analyses mettaient en avant les anomalies morphologiques (2décelées sur les antennes, les pattes, les yeux, voire une réduction de la taille des ailes antérieures. L’augmentation des anomalies avait été constatée sur les deux générations suivantes. Le 15 septembre prochain, une nouvelle étude réalisée par la même équipe de chercheurs devrait être publiée. "...

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1)  The biological impacts of ingested radioactive materials on the pale grass blue butterfly

Scientific Reports 4, Article number: 4946 doi:10.1038/srep04946

Received 17 January 2014 Accepted 22 April 2014 Published 15 May 2014

A massive amount of radioactive materials has been released into the environment by the Fukushima Dai-ichi Nuclear Power Plant accident, but its biological impacts have rarely been examined. Here, we have quantitatively evaluated the relationship between the dose of ingested radioactive cesium and mortality and abnormality rates using the pale grass blue butterfly, Zizeeria maha. When larvae from Okinawa, which is likely the least polluted locality in Japan, were fed leaves collected from polluted localities, mortality and abnormality rates increased sharply at low doses in response to the ingested cesium dose. This dose-response relationship was best fitted by power function models, which indicated that the half lethal and abnormal doses were 1.9 and 0.76 Bq per larva, corresponding to 54,000 and 22,000 Bq per kilogram body weight, respectively. Both the retention of radioactive cesium in a pupa relative to the ingested dose throughout the larval stage and the accumulation of radioactive cesium in a pupa relative to the activity concentration in a diet were highest at the lowest level of cesium ingested. We conclude that the risk of ingesting a polluted diet is realistic, at least for this butterfly, and likely for certain other organisms living in the polluted area.

2) Journal of Heredity

  • Pp. 710-722
Fukushima’s Biological Impacts: The Case of the Pale Grass Blue Butterfly
  1. Wataru TairaChiyo NoharaAtsuki Hiyama and Joji M. Otaki

Author Affiliations

  1. From the BCPH Unit of Molecular Physiology, Department of Chemistry, Biology and Marine Science, Faculty of Science, University of the Ryukyus, Nishihara, Okinawa 903-0213, Japan (Taira, Nohara, Hiyama, and Otaki).
  1. Address correspondence to Joji M. Otaki at the address above, or e-mail: otaki@sci.u-ryukyu.ac.jpReceived September 25, 2013. Revision received January 16, 2014. Accepted February 2, 2014.

 

Abstract

To evaluate the effects of the Fukushima nuclear accident on the surrounding area, we studied the pale grass blue butterfly Zizeeria maha, the most common butterfly in Japan. We here review our important findings and their implications. We found forewing size reduction, growth retardation, high mortality rates, and high abnormality rates in the field and reared samples. The abnormality rates observed in September 2011 were higher than those observed in May 2011 in almost all localities, implying transgenerational accumulation of genetic damage. Some of the abnormal traits in the F1 generation were inherited by the F2 generation. In a particular cross, the F2 abnormality rate scored 57%. The forewing size reduction and high mortality and abnormality rates were reproduced in external and internal exposure experiments conducted in our laboratory using Okinawa larvae. We observed the possible real-time evolution of radiation resistance in the Fukushima butterflies, which, in retrospect, indicates that field sampling attempts at the very early stages of such accidents are required to understand the ecodynamics of polluted regions. We propose, as the postulates of pollutant-induced biological impacts, that the collection of phenotypic data from the field and their relevant reproduction in the laboratory should be the basis of experimental design to demonstrate the biological effects of environmental pollutants and to investigate the molecular mechanisms responsible for these effects.

EDF en justice pour carences dans la gestion d'une situation d'urgence

lu sur :

france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/2014/09/03/justice...   En cache

  • France 3 Alpes avec AFP
  • Publié le 03/09/2014 | 19:03

  •  

 

 

nucléaire Justice. 20.000 euros d'amende requis contre EDF pour non-respect des ... EDF s'est depuis conformée aux préconisations du gendarme du nucléaire.

Sur la base d'une saisine de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, la justice reproche à EDF et à sa branche en charge du démantèlement, le Centre d'ingénierie déconstruction et environnement (CIDEN), de ne pas avoir tenu compte de ses préconisations lui enjoignant "de renforcer les moyens de gestion des situations d'urgence". Une "première en France", selon le réseau "Sortir du nucléaire" qui s'est constitué partie civile.
 
En 2012, à la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima, une inspection réalisée par une équipe de l'ASN avait mis en évidence des carences dans la gestion d'une situation d'urgence, en l'occurrence un feu de sodium. Les inspecteurs du gendarme du nucléaire relevaient plus particulièrement l'incapacité du personnel de surveillance à accueillir convenablement les secours et mettaient en demeure EDF d'y remédier. Neuf mois plus tard, une nouvelle inspection concluait que les mesures prises par l'exploitant n'étaient pas pleinement "opérationnelles". Ainsi l'employé d'un sous-traitant, âgé de 23 ans, chargé de guider et d'accueillir les pompiers du service départemental d'incendie et de secours (Sdis), n'avait pas été en mesure de le faire de manière satisfaisante.
 
"Une défaillance humaine"
A la barre, EDF, via son conseil Olivier Piquemal, a reconnu "une défaillance humaine" de la part d'un agent qui a "perdu ses moyens" dans le cadre d'un exercice qui ne s'est cependant pas "joué dans les conditions réelles". Le rôle de l'équipe de l'ASN en charge de l'inspection, mais faisant également office de pompiers, a été pointé du doigt en particulier dans le scénario de la simulation. De même, la défense qui a plaidé la relaxe, a souligné le caractère général de la mise en demeure et la difficulté dès lors d'y répondre "en détails".
 
"Je suis surpris d'entendre: 'c'est un exercice, il n'a pas compris'. Et en situation réelle, est-ce qu'il comprendra?", s'est interrogé le procureur de la République, Cédric Cabut, qui a requis 20.000 euros d'amende à l'endroit de l'exploitant pour cette infraction au code de l'environnement.
 
Dénonçant "la désinvolture" de l'exploitant, l'avocat de "Sortir du nucléaire", Me Etienne Ambroselli, a demandé des dommages et intérêts à hauteur de 20.000 euros.
 
Selon l'ASN et le ministère public, EDF s'est depuis conformée aux préconisations du gendarme du nucléaire. Le jugement a été mis en délibéré au 5 novembre.
 

08/02/2014

Vers une catastrophe nucléaire en France ?

à lire sur MEDIAPART :

Près de la moitié des réacteurs nucléaires sont menacés par un phénomène d’usure des gaines de combustibles, selon un document interne à EDF que s’est procuré Mediapart. L'électricien s'est lancé dans un véritable bras de fer avec l'Agence de sûreté nucléaire sur le sujet. 

extrait :

... " Près de la moitié des réacteurs nucléaires en France sont menacés par un phénomène d’usure qui touche des gaines de combustibles, victimes de corrosion à force d’usage, selon un document interne à EDF que s’est procuré Mediapart. L’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) envisage des mesures de restriction d’exploitation pour prévenir les risques de rupture de ces enveloppes métalliques. Leur tenue est essentielle au bon fonctionnement des centrales atomiques car les gaines de combustibles assurent la première barrière de sûreté du système. Mais ces dispositions sont contestées par le groupe qui les juge trop contraignantes. L’ASN doit rendre un avis sur ce sujet dans les jours à venir. " ...

09/12/2013

Le stockage des déchets radioactifs

lu sur :

www.lemonde.fr/.../l-impossible-dialogue-sur-le-stockage...
[2013-12-06] Boycottée par les opposants, la consultation publique sur l'enfouissement des résidus du nucléaire français dans la Meuse a dû être reléguée sur Internet.
 
 

14/10/2013

À quand un Fukushima français ?

 
L'Etat compte prolonger de dix ans la vie des centrales nucléaires
 
La décision de prolonger de dix ans la durée de vie des centrales nucléaires françaises, pour qu'elle passe de 40 à 50 ans, est prise et devrait être annoncée bientôt, affirme le "Journal du Dimanche".

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/13/l-etat-compte-prolonger-de-dix-ans-la-vie-des-centrales-nucleaires_3494983_3244.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20131014-[titres]

La décision de prolonger de dix ans la durée de vie des centrales nucléaires françaises, pour qu'elle passe de 40 à 50 ans, est prise et devrait être annoncée bientôt, affirme le Journal du Dimanche. Selon le JDD, l'Etat veut allonger la durée d'exploitation des 58 réacteurs composant les 19 centrales du pays, et la décision"pourrait être officialisée" à l'occasion d'un conseil de politique nucléaire prévu le 15 novembre.

Selon une source proche de l'administration citée par le JDD, la décision deprolonger à 50 ans la durée de vie des centrales "est actée" et "le gouvernement cherche juste le bon timing politique". Elle sera "prise avant la fin de l'année", selon une autre source citée par le journal, présentée comme proche du ministère de l'écologie.
Si "rien n'est officiel" pour l'instant, "c'est inéluctable", confirme une troisième source au journal. Une quatrième, à Bercy, explique "qu'on aura du mal à s'enpasser, d'autant que son impact financier profitera aux consommateurs".

EDF s'est refusé à tout commentaire. Le ministère de l'écologie a indiqué qu'"il n'y a qu'une seule personne qui pilote ce dossier au gouvernement, et c'est le ministre de l'écologie Philippe Martin". Fin septembre, le ministère avait évoqué "une demande d'EDF" concernant un amortissement sur 50 ans des centrales nucléaires : "L'amortissement sur 50 ans en moyenne des centrales nucléaires est une demande d'EDF. L'Etat ne s'est pas prononcé sur ce sujet. Aujourd'hui, seules l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et EDF décident de la prolongation des centrales", avait souligné le ministère.

PLAN D'INVESTISSEMENT DE 55 MILLIARDS D'EUROS

EDF peaufine un plan d'investissement de 55 milliards d'euros d'ici 2025, visant àprolonger de 40 jusqu'à 60 ans la durée de vie de ses centrales et à améliorer leur sûreté après la catastrophe de Fukushima au Japon.

L'Autorité de sûreté nucléaires (ASN) ne s'est pas prononcée sur une telle extension. Ce n'est qu'en 2009 qu'elle avait validé le principe d'une exploitation jusqu'à 40 ans des réacteurs, sous réserve toutefois que chacun réponde à ses exigences de sûreté et du résultat des visites décennales. L'ASN peut autoriserou non au terme de ces contrôles approfondis un réacteur à fonctionner dix ans de plus et, éventuellement, imposer des travaux de rajeunissement plus ou moins lourds.

Au total, 48 des 58 réacteurs nucléaires ont été mis en service entre 1978 et 1989, ce qui induit en théorie une fin de vie pour certains dès 2018. Un allongement d'exploitation permettrait à EDF d'améliorer ses profits et donc d'augmenter les dividendes déjà importants versés par l'électricien à l'Etat, qui est son actionnaire à 84 %. 

"UNE PROVOCATION POLITIQUE"

Les écologistes sont déjà montés au créneau, alors même que le gouvernement veut réduire la part du nucléaire dans le système électrique de 75 % à 50 % à l'horizon 2025. Le sénateur écologiste Ronan Dantec avait dénoncé récemment tout "deal" qui verrait le gouvernement allonger la durée de vie des centrales au prétexte de dégager des ressources supplémentaires pour la transition énergétique.

Dans un communiqué pubié dimanche, EELV écrit "qu'une telle décision constituerait une provocation politique, un mensonge économique et une aberration énergétique""Une provocation politique puisqu' une telle décision remettrait directement en question l'engagement du président de la République, rappelé à plusieurs reprises, de ramener à 50 % d'ici 2025 la part du nucléaire dans la production d'électricité", détaille le mouvement.

Un mensonge économique "car cela reviendrait à inscrire dans les comptes d'EDF une durée d'amortissement supérieure non seulement à la durée de vie des installations, mais aussi en contradiction avec les multiples déclarations de l'Autorité de sûreté nucléaire indiquant qu'EDF ne pouvait compter sur une durée de vie de ses réacteurs supérieure à 40 ans". Enfin cette décision serait "une aberration énergétique" car elle reviendrait à maintenir "sous assistance respiratoire de vieilles installations en déclin".

Interrogée sur Europe 1 dimanche à ce sujet, l'ancienne présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, a estimé que "donner du temps aux centrales nucléaires, cela va dans le bon sens, mais en s'assurant qu'elles sont à un niveau de sûreté qui leur permet d'avancer""C'est à l'ASN de le dire", a-t-elle ajouté, tout en soulignant que les centrales nucléaires françaises "sont un investissement qui a été fait historiquement".

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sur le même sujet :

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26/09/2013

Nucléaire : EDF et le directeur de la centrale du Bugey condamnés

communiqué de 'Sortir du nucléaire' 

Gagné ! Nous avons fait condamner EDF et le directeur de la centrale du Bugey

En août 2011, en toute illégalité, EDF avait déversé dans une carrière des gravats radioactifs en provenance de la centrale du Bugey, près de Lyon. Nous avons porté plainte... et après une bataille juridique de plus de 2 ans, nous venons d’obtenir la condamnation d’EDF et du directeur de la centrale du Bugey !

lien > Gravats radioactifs : l’impunité en ruines...

26/07/2013

Rapport sur "La politique de développement des énergies renouvelables"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/25/energies-renouvelables-la-cour-des-comptes-epingle-un-soutien-public-peu-rentable_3453282_3244.html

Energies renouvelables : la Cour des comptes épingle un soutien public peu rentable

Le Monde.fr | 25.07.2013 à 11h58 • Mis à jour le 25.07.2013 à 14h21 |Par Pierre Le Hir

Oui aux énergies vertes... à condition qu'elles ne plombent pas l'économie française. C'est, en substance, la teneur du rapport sur "La politique de développement des énergies renouvelables" présenté, jeudi 25 juillet, par la Cour des comptes.

Une semaine après la clôture du débat national sur la transition énergétique, qui s'est achevé sur un constat de désaccord profond entre les parties prenantes, ce document donnera du grain à moudre aux partisans des filières renouvelables comme aux défenseurs du modèle énergétique français, où le nucléaire est en première ligne.

Les premiers retiendront qu'il n'est pas question de "relâcher l'effort" dans ce secteur. Les seconds, que "les choix de long terme" doivent être "soutenables", dans une période où "l'accent doit être mis avant tout sur les économies budgétaires et sur la compétitivité de notre économie".

OBJECTIFS "DIFFICILES À ATTEINDRE"

En matière d'énergies renouvelables, la France s'est fixé des objectifs "ambitieux"qui seront "difficiles à atteindre", note la Cour des comptes. En 2011, celles-ci représentaient 13,1 % de la consommation finale d'énergie, soit un peu plus de la moitié des 23 % qui devront être atteints en 2020 (l'objectif de l'Union européennen'étant que de 20 %). La France figure ainsi "en bonne position par rapport à ses voisins européens", l'Allemagne étant à 12,3 %, l'Italie à 11,5 %, la Belgique à 4,1 % et le Royaume-Uni à 3,8 %, même si l'Espagne, avec 15,1 %, la devance.

"Pour autant, écrivent les rapporteurs, les premiers retards enregistrés dès 2011 dans la production d'énergies de sources renouvelables et le niveau des efforts àfournir pour atteindre les objectifs fixés en 2020 éloignent la perspective de lesatteindre." En effet, "les suppléments de production à réaliser dans les secteurs de l'électricité et de la chaleur renouvelables entre 2011 et 2020 représentent six et sept fois ce qui a été respectivement réalisé entre 2005 et 2011".

"CONJONCTION DE DIFFICULTÉS"

L'essor des filières vertes, analyse la Cour des comptes, se heurte à "une conjonction de difficultés". D'abord, "des coûts de production élevés", qui obligent les pouvoirs publics à les soutenir par "un système de soutien complexe et d'efficacité variable", qu'il s'agisse d'aides à l'investissement, de garantie d'achat ou d'incitations fiscales.

Ensuite, le cadre juridique est "instable et contesté". Sur le plan réglementaire, souligne la Cour, "les objectifs parfois contradictoires des politiques de l'énergie, de la protection de l'environnement et de l'urbanisme compliquent et fragilisent le droit encadrant le développement des énergies renouvelables, ce qui favorise les contentieux et freine les projets". L'Etat n'est pas exempt de reproches, pour n'avoir "pas su adapter son organisation, ce qui nuit à la visibilité et au pilotage de l'ensemble".

Or, de façon générale, les filières industrielles des énergies renouvelables sont"encore fragiles", juge la Cour des comptes. La filière photovoltaïque est "en mauvais état", l'éolien en mer est "un pari industriel risqué", les grands projets de cogénération "déséquilibrent les marchés locaux". Cela, pour un impact sur l'emploi qualifié de "modeste", avec un total de 93 000 emplois directs, dont environ 32 000 dans le solaire, 24 000 dans la biomasse, 14 000 dans les pompes à chaleur, 11 000 dans l'hydraulique, 10 000 dans l'éolien et 1 000 dans la géothermie.

COÛT TRÈS ÉLÉVÉ

Dans ce contexte – c'est la partie la plus sensible et la plus sujette à polémique du rapport –, la Cour estime que "le coût croissant du soutien au développement des énergies renouvelables conduit à s'interroger sur sa soutenabilité sur le long terme".

Entre 2005 et 2011, chiffre-t-elle, "l'ensemble des coûts publics de la politique de soutien aux énergies renouvelables – dispositifs fiscaux, fonds chaleur, recherche et développement, charge de service public de l'électricité [la contribution au service public de l'électricité (CSPE), supportée par les consommateurs pourcompenser le surcoût de l'électricité d'origine renouvelable] – ressort globalement estimé à 14,3 milliards d'euros". A elle seule, précise la cour, "la filière solaire a coûté 3,6 milliards d'euros, alors qu'elle constitue seulement la quatrième source d'énergies renouvelables".

Au final, conclut le rapport, "le coût du soutien aux énergies renouvelables est donc très élevé sans que celui-ci ait apporté, jusqu'à présent, les retombées socio-économiques attendues".

"FAIRE DES CHOIX"

Pour autant, la Cour des comptes ne condamne pas les filières renouvelables. "Il ne s'agit pas de relâcher l'effort, mais de le rendre plus cohérent et plus soutenable dans le long terme", écrit-elle. C'est-à-dire de "faire des choix" et d'arbitrer entre les filières, afin de "réserver le soutien à celles qui peuvent le mieux contribuer à atteindre les objectifs". Cela, tout en recherchant "une meilleure cohérence dans l'organisation et l'action de l'Etat", qui doit aussi "lever les verrous juridiques et administratifs".

Replaçant les renouvelables dans le mix énergétique global, la Cour des comptes ne manque pas de rappeler, en conclusion, le bénéfice que tire la France de son parc de 58 réacteurs électronucléaires – qui lui assurent une électricité meilleur marché que celle de ses principaux voisins et réduisent ses rejets de gaz à effet de serre. Mais elle souligne aussi l'avantage économique que tirent certains pays, notamment les Etats-Unis, de l'exploitation des huiles et gaz de schiste. Même si, précise-t-elle, "il ne [lui] revient pas de se prononcer sur les méthodes employées pour les extraire".

Cette mention, dans un rapport consacré au développement des énergies renouvelables, des hydrocarbures non conventionnels, ne pourra qu'apporter de l'eau au moulin du Medef qui, lors du débat sur la transition énergétique, en a fait un cheval de bataille.

Lire : "Le Medef refuse les conclusions du débat sur la transition énergétique"

Plus généralement, même si les promoteurs des énergies vertes pourront liredans ce rapport un invitation à poursuivre leur développement, les industriels, eux, y verront surtout un sévère avertissement sur leur coût pour "les financespubliques, le pouvoir d'achat et la compétitivité économique".

Pierre Le Hir

Le débat sur la transition énergétique

Édition abonnés Contenu exclusif

24/04/2013

Le débat public sur le projet français de centre industriel de stockage géologique (Cigéo) des déchets radioactifs

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/24/des-millenaires-de-dechets-radioactifs-quatre-mois-de-debat-public-en-france_3165322_3244.html

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Des millénaires de déchets radioactifs, quatre mois de débat public

LE MONDE | 24.04.2013 à 11h46 • Mis à jour le 24.04.2013 à 16h00

Par Pierre Le Hir

"Donner une photographie de l'opinion dans toute sa diversité." C'est l'objectif que se fixe Claude Bernet, président de la commission du débat public sur le projet français de centre industriel de stockage géologique (Cigéo) des déchets radioactifs. Prévue par la loi, cette consultation se déroulera du 15 mai au 15 octobre, avec une interruption en août. Soit quatre mois d'expression des citoyens sur une installation destinée à perdurer... pendant des millénaires.

Telle est la durée de vie des radioéléments que l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) veut enfouir à 500 m sous terre, dans une couche d'argilite, à la frontière de la Meuse et de la Haute-Marne. Quelque 15 km2 de galeries seront nécessaires pour abriter les 80 000 m3 de résidus les plus radiotoxiques, produits pendant toute l'exploitation du parc nucléaire français actuel.

Quatorze réunions publiques sont prévues, pour la plupart dans la Meuse et la Haute-Marne, ou à proximité de centrales nucléaires et de sites d'entreposage de déchets radioactifs. Le site Internet www.debatpublic-cigeo.org recueillera aussi questions et commentaires.

Claude Bernet promet "indépendance" – en particulier vis-à-vis du maître d'ouvrage, l'Andra – et "neutralité", la commission n'ayant pas vocation à seprononcer sur le projet. Mais, avant même son ouverture, de fortes interrogations pèsent sur le déroulement du débat.

D'abord parce que les sujets traités sont peu accessibles aux non-initiés, qu'il s'agisse de l'inventaire des déchets, de leur conditionnement, ou de la "réversibilité" du site, c'est-à-dire de la possibilité d'en retirer les colis. Ensuite et surtout, parce beaucoup d'associations ont choisi le boycottage pur et simple.

L'ENTREPOSAGE, UNE ALTERNATIVE TOMBÉE DANS LES OUBLIETTES

Une quarantaine d'entre elles, dont les antennes régionales de la puissante fédération France Nature Environnement (FNE), ont demandé, en vain, le report du débat après celui en cours sur la transition énergétique. Elles jugent"prématuré" de discuter du sort de déchets nucléaires dont la nature et le volume dépendront, pour partie, du cap énergétique que se fixera le pays.

En outre, elles estiment que l'exercice n'a d'autre but que de "faire passer la pilule"de l'enfouissement des déchets radioactifs, celui-ci étant la seule solution retenue par la France. Leur défiance est renforcée par le précédent de 2005. A l'issue d'un premier débat public sur "les options générales en matière de gestion des déchets radioactifs", la commission avait pris acte de "la possibilité d'une nouvelle stratégie", qui ouvrait la voie à un entreposage à long terme de ces résidus. Une alternative à l'enfouissement tombée depuis dans les oubliettes.

"Ceux qui disent que tout est joué ont tort, se défend Claude Bernet, nous en sommes au tout début de la procédure d'autorisation du Cigéo." Il n'en craint pas moins qu'au boycottage s'ajoute la perturbation des réunions par des militants antinucléaires, comme cela avait été le cas pour la consultation sur les nanotechnologies qui, fin 2009-début 2010, avait tourné au fiasco. "Ne pasparticiper ne veut pas dire ne pas agir, préviennent les associations. Nous serons là pour donner une information différente de l'information officielle, biaisée."

A l'issue du débat – quelque tournure qu'il prenne –, la commission aura deux mois pour en dresser une synthèse qui sera rendue publique. Puis l'Andra disposera de trois mois pour faire connaître les suites qu'elle donnera au projet Cigéo. Celui-ci devra encore franchir plusieurs étapes – notamment, en 2015, une demande d'autorisation soumise à enquête publique –, avant le début des travaux, prévu en 2019, pour une mise en service en 2025.

24/02/2013

Stockage de déchets nucléaires : rien n'est définitif

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/23/fuites-sur-un-site-de-stockage-de-dechets-nucleaires-aux-etats-unis_1837884_3244.html

Fuites sur un site de stockage de déchets nucléaires aux États-Unis

Le Monde.fr avec AFP | 23.02.2013 à 18h55 • Mis à jour le 23.02.2013 à 18h56 

Des fuites ont été détectées sur au moins six citernes de stockage souterraines contenant des déchets nucléaires dans l'Etat de Washington. Les autorités ont demandé à l'Etat fédéral plus d'aide pour nettoyer le site, mais la nature exacte des matières fuyant des cuves n'a pas été précisée.

Selon le gouverneur de cet Etat situé au nord-ouest des Etats-Unis, Jay Inslee, l'étendue des fuites sur le site d'enfouissement de Hanford, autrefois utilisé pour produire les bombes atomiques américaines, est "inquiétante".

"CELA SOULÈVE DE SÉRIEUSES QUESTIONS"

"Il n'y a pas de risques immédiats ou dans un futur proche pour la santé avec ces fuites que nous venons de découvrir. Elles sont situées à plus de 5 miles (environ 8 km) de la rivière Columbia", a déclaré M. Inslee après une rencontre avec le secrétaire américain à l'Energie, Steven Chu. "Malgré tout cette nouvelle est inquiétante pour tous les habitants de l'Etat", a-t-il ajouté.

cc à propos des 149 cuves à simple coque qui contiennent des boues et des liquides radioactifs à Hanford", a ajouté Jay Inslee. "Je pense que nous avons besoin de nouvelles procédures pour vider ces cuves vieillissantes", a-t-il encore déclaré.

DÉCHETS CHIMIQUES ET RADIOACTIFS

Le site nucléaire de Hanford est situé à environ 300 km au sud-est de Seattle. Il avait été à l'origine utilisé pour produire le plutonium utilisé dans les deux bombes nucléaires larguées sur le Japon en 1945, qui ont mis fin à la Seconde Guerre mondiale. Par la suite la production nucléaire du site avait été augmentée durant la guerre froide, mais le dernier réacteur a été fermé en 1987.

"La production d'armes nucléaires a laissé des déchets solides et liquides qui comportaient des risques pour l'environnement local", notamment la rivière Columbia, selon le site internet d'Hanford. Les autorités fédérales et de l'Etat ont donc conclu un accord en 1989 pour nettoyer le site et ses 177 cuves. Le groupe français Areva, associé à la gestion du site depuis 2008, a un décompte un peu différent et parle de 170 cuves contenant 200 000 m3 de déchets chimiques et radioactifs.

03/02/2013

Mangez-vous du poisson ?

... du Pacifique ?

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5351

23-01-2013 -

Pacifique Nord-Ouest : radioactivité record pour un poisson 

Si, suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2011, une zone maritime périphérique de 20 kilomètres autour de la centrale a été fermée à toute activité humaine, depuis août 2012, la pêche et la commercialisation à des fins alimentaires de pieuvres et coquillages ont été réautorisées à une distance d'au moins 50 kilomètres des réacteurs éventrés. 
Ne présentant pas de trace de radioactivité selon les experts de Tepco (l'exploitant de la centrale de Fukushima) en charge des tests mensuels de radioactivité, la vente et surtout la consommation de ces pieuvres et coquillages interrogeaient alors que des seuils de radioactivité importants étaient simultanément détectés dans des poissons de fond. Les poissons concernés, pêchés dans la zone d'exclusion des 20 kilomètres, présentaient un niveau de 25 800 becquerels (Bq) de césium par kilo (1), soit une valeur 258 fois supérieure au seuil fixé par le gouvernement ... Mais ce seuil n'est rien au regard du murasoi pêché dernièrement. Avec 2 540 fois la limite légale de radioactivité fixée au Japon pour certains aliments (2), ce poisson de fond, type rascasse, bat tous les records. Autrement dit, en France, la consommation de seulement 120 gr de ce poisson suffirait à ingérer la dose de radioactivité à ne pas dépasser en ... une année !!!

 

En réaction à cette découverte, Tepco a annoncé vouloir installer des filets supplémentaires pour réduire les possibilités de dissémination des poissons contaminés et leur consommation par d'autres espèces ou leur capture par des pêcheurs. Néanmoins, ce nouveau record pourrait mettre à mal la reprise de la commercialisation des produits de mer provenant de la préfecture de Fukushima, beaucoup de Japonais se disant attentifs à l'origine des produits (légumes, viande), même si ceux provenant de la zone 'proche' de l'accident sont généralement moins chers. Une prudence fort logique quand de plus en plus d'analyses (thons, cétacés, algues, sédiments, etc.) révèlent la progression de la pollution radioactive du Pacifique Nord-Ouest, via les courants marins mais aussi les déplacements des organismes (d'origine animale comme végétale). 

Pascal 

1- En France, la consommation de 1,2 kg de ce poisson (l'équivalent de 6 portions) suffirait à atteindre la limite annuelle de radioactivité admise pour le corps humain, soit 1 millisievert (mSv) par an. 
2- Avant la catastrophe de Fukushima, le niveau de contamination radioactive était de 500 Bq/kg au Japon. Il a été officiellement ramené à 100 Bq/kg pour les céréales, la viande, le poisson et les œufs, suite à l'accident.

 

Pollution radioactive du Pacifique Nord-Ouest, 9 mois après l'accident

16/01/2013

AREVA et l'Observatoire du nucléaire : des vérités qui dérangent

communiqué :

Avion "offert" par Areva au Président du Niger : Le gouvernement français doit dire la vérité


  Attaqué en justice par Areva , et menacé de disparition, l'Observatoire du nucléaire exige la vérité de la part de l'Etat français, et écrit pour cela à l'Élysée, à Matignon, et au ministre EELV du Développement

Le 1er février 2013, sous prétexte de diffamation, Areva assigne à comparaître l'Observatoire du nucléaire. Ce dernier, par communiqué du 11 décembre 2012, a en effet accusé Areva de corruption pour avoir fait un curieux "don" de 17 milliards de Francs CFA (environ 26 millions d'euros) au budget d'un Etat supposé souverain, le Niger.

Qui plus est, divers éléments montrent que ce don était pré-affectée à l'achat d'un nouvel avion pour le Président du Niger, M. Issoufou, qui est par ailleurs ancien directeur… d'une filiale d'Areva (une société d'exploitation de l'uranium).

Interrogé par l'AFP (dépêche du 12 décembre 2012),  le président du groupe parlementaire du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNSD, au pouvoir), M. Zakari Oumarou, reconnaît que "Areva a accordé au Niger une aide budgétaire de 17 milliards FCFA"
Bien qu'il ait ajouté qu'il s'agissait d'une "aide sans conditions et non ciblée", il est clair pour l'Observatoire du Nucléaire que, "en tentant de désamorcer la polémique, M. Oumarou a de fait reconnu l'existence du versement d'Areva au budget du Niger !"

Par ailleurs, l'opposition parlementaire à l'Assemblée nationale du Niger, regroupée dans l'Alliance pour la réconciliation nationale, avait déjà donné des éléments précis dès le 3 décembre 2012 (*).

Pourtant, Areva nie avoir effectué ce versement et, se prétendant diffamée, veut obtenir la disparition de l'Observatoire du nucléaire en demandant à la justice de le condamner à payer de lourdes sommes.

L'Observatoire du nucléaire a donc absolument besoin que soit attestée la réalité du versement de 17 milliards de Francs CFA par Areva au budget du Niger. Areva étant une société d'Etat, l'Observatoire du nucléaire exige que la vérité soit dite par les représentants de l'Etat français, à savoir le Président de la République, le Premier ministre et le ministre du Développement.

L'absence de réponse de leur part reviendrait lâchement à laisser Areva, par le mensonge et la dissimulation, faire disparaître une association qui agit pour faire connaître la vérité sur les activités de l'industrie nucléaire.

Nous vous proposons d'interpeller le Président de la République pour réclamer la vérité sur Areva et le Niger

Alain Uguen Association Cyber@cteurs

Sur le site :Cette cyber @ction est signable en ligne


(*) Extrait du Communiqué du 3 décembre 2012 de l'Alliance pour la réconciliation nationale : "Par lettre N  1938/MF/CAB du 29 novembre 2012, le Ministre des Finances a saisi directement la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée Nationale, à l’effet de modifier le projet de loi de finances 2013", précisant qu'il s'agissait d' "une aide budgétaire de 17 054 882 000 FCFA de la société AREVA dont dix milliards de FCFA sont affectés à l’acquisition d’un avion présidentiel"

01/01/2013

Pour bien commencer l'année, remettons-nous en question

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/27/nucleaire-les-doutes-du-patron-de-la-surete-belge_1810573_3244.html

Nucléaire : les doutes du patron de la sûreté belge

LE MONDE | 27.12.2012 à 11h19 • Mis à jour le 28.12.2012 à 20h05 Par Jean-Pierre Stroobants - Bruxelles, correspondant

Directeur de l'Agence fédérale de contrôle du secteur nucléaire (AFCN) jusqu'à la fin de l'année, le Belge Willy De Roovere a créé la sensation dans son pays en mettant en cause la sécurité de cette industrie. "Nous devons nous demander si le risque nucléaire est encore acceptable", a expliqué, lundi 24 décembre, sur une radio publique néerlandophone ce responsable qui dirigea par ailleurs la centrale de Doel, l'un de deux sites atomiques belges.

"En toute honnêteté, si je considère ce risque, je choisirai d'autres formes d'énergie", ajoutait M. De Roovere dans cet entretien, évoquant cependant les risques économiques liés à une telle décision.

 
 

Toute industrie comporte une part de risques, ajoutait-il, mais il est "très difficile dans la période actuelle" de faire accepter par la population celui qui est lié à la filière nucléaire. Surtout sur un territoire aussi densément peuplé que la Belgique, où une évacuation pourrait concerner des centaines de milliers de personnes.

"Ma réflexion est la conséquence de la catastrophe de Fukushima, a expliqué M. De Roovere dans une autre interview publiée jeudi par le quotidien belge Le Soir. En matière nucléaire, le risque est très faible, mais les conséquences d'un accident peuvent être extrêmement graves."

"IL FAUT SUIVRE LES CENTRALES EXISTANTES DE TRÈS PRÈS"

Le directeur de l'AFCN – encore pour quelques jours – juge dès lors qu'il convient, en Belgique comme en Europe, d'éviter de construire de nouvelles centrales. Quant aux unités existantes, "il faut les suivre de très près", déclare-t-il.

A propos des réacteurs de nouvelle génération, M. De Roovere insiste : "Chaque pays devrait débattre tout en tenant compte de la question principale : "Quel est le niveau de risque résiduel acceptable pour la population ?" Je suppose que la discussion a eu lieu en France lorsqu'on a décidé de construire un réacteur EPR", relève le patron de l'AFCN.

M. De Roovere tient quand même un propos rassurant sur la surveillance des installations belges. S'il pense que les contrôles ne permettront jamais d'exclure une défaillance, "on peut s'assurer qu'une défaillance ne mène pas à une catastrophe", indique-t-il. Et, jusqu'à présent, aucun défaut constaté dans le parc du pays n'a fait courir un risque à la population, assure-t-il.

Les affirmations du numéro un de l'agence ont jeté un froid, alors que deux réacteurs belges, Tihange 2 et Doel 3, sont à l'arrêt depuis août. Leurs cuves présentent des défauts, de nombreuses microfissures sur lesquelles se sont penchés divers experts. Exploités par Electrabel, filiale de GDF Suez, ces réacteurs sont les plus modernes des sept unités du parc belge et fournissent quelque 30 % de la consommation électrique du pays.

L'AFCN devra décider, probablement dans une vingtaine de jours, si elle autorise ou non leur redémarrage. C'est le successeur de M. De Roovere, Jan Bens, un autre ancien directeur de Doel reconverti dans la sécurité nucléaire, qui devra piloter cette réflexion. Cet été, l'AFCN s'était déclarée "sceptique" quant à une possible relance de Doel 3.

EN EUROPE, LES ENQUÊTES DE SÉCURITÉ N'ONT PAS TOUJOURS CONVAINCU

Electrabel a fait état, début décembre, de conclusions assurant que Tihange 2 et Doel 3 pourraient redémarrer immédiatement. Les équipes de l'électricien, assistées d'experts étrangers, affirment que les normes et les critères internationaux ont été respectés lors de la construction des centrales. Le métal des cuves serait sain et les bulles résulteraient de défauts minimes, dus à l'hydrogène.

Ces bulles se seraient formées dès le forgeage des cuves par une société néerlandaise, Rotterdamsche Droogdok Maatschappij (RDM). L'ancien patron de cette société avait exclu cette hypothèse au moment de l'arrêt des réacteurs.

La décision finale de l'AFCN, prélude à celle que devra prendre le gouvernement belge, sera en tout cas suivie avec intérêt à l'étranger. Parce que RDM a vendu une vingtaine de cuves semblables dans le monde. Et parce que, dans la foulée de Fukushima, une vive inquiétude s'est fait jour quant à la sécurité des installations dans l'ensemble de l'Europe. Les enquêtes lancées, à cet égard, par la Commission européenne se sont voulues rassurantes mais n'ont pas convaincu toutes les parties.

Le Forum nucléaire, un lobby belge, juge, en revanche, que les tests de résistance "ont prouvé que les centrales en Europe, et particulièrement en Belgique, sont sûres". Il estime dès lors "incompréhensible" la prise de position de M. De Roovere.

Après divers revirements, les autorités belges ont adopté il y a quelques mois un calendrier de sortie du nucléaire. Il prévoit un arrêt définitif de cinq réacteurs en 2025, Doel 1 et 2 devant fermer dès 2015. Une décision prise, toutefois, sans que des tests de fiabilité soient menés, ce qui laisse la porte ouverte à d'autres changements.

A moins qu'une rupture d'approvisionnement – hypothèse évoquée pour 2014 par un rapport officiel publié en mai – ne vienne bouleverser la donne.

Jean-Pierre Stroobants - Bruxelles, correspondant

10/12/2012

La CRIIRAD et Tchernobyl : vers la Cours Européenne de Justice ?

communiqué:


Cher(e)s adhérent(e)s

En novembre dernierla Criirad a été avisée que son recours en cour de cassation avait été rejeté.

 

 Quelques rappels historiques :
-en mars 2001 après plusieurs démarches infructueuses (en Corse, à Lyon,...), la Criirad décide de porter plainte auprès du TGI de Paris avec 53 malades de la Thyroïde et l'AFMT (Association Française des Malades de la Thyroïde) -la plainte  est bien enregistrée et le dossier confié à la juge d'instruction Mme Bertella Geffroy du pôle sanitaire, qui lance des perquisitions avec l'aide de la police judiciaire.

- cela aboutit à apporter des preuves complémentaires à celles figurant dans le mémoire de la Criirad sur le fait que des produits alimentaires ont bien été commercialisés en 1986 alors qu'ils dépassaient nettement les normes européennes, normes que nos responsables affirmaient respecter par ailleurs -cela a permit d'aboutir à la mise en examen du Pr Pellerin en mai 2006, pour "tromperie sur la marchandise".

- celui ci est donc convoqué chez Mme la JugeLors des premières auditions, il défend les positions adoptées à l'époque par les autorités , les estimant justifiées, mais qu'il n'avait pas lui même de responsabilité directe dans la commercialisation -son avocat (Maitre Holleaux, commis par l'état), au bout de quelques séances, lui interdit de parler ...et rapidement Mr Pellerin ne se rend plus aux convocations de Mme la Juge ...pour raison de santé -reste à la justice de prouver que ces consommations de produits alimentaires contaminés ont provoqué des dégâts sanitaires, en particulier des cancers de la thyroïde. Pour cela Mme la Juge va avoir beaucoup de difficultés et en particulier du coté des instances sanitaires, elle va tout de même mandater deux experts et orienter leur travail sur la Corse, région où il y a des documents et des médecins qui pourront aider à faire ce travail -malheureusement le travail n'a pas été de qualité (au point que les élus Corses ulcérés, ont décidé en 2012, de financer un expert étranger pour faire ce travail, réponse en 2013)

 

 -la partie adverse a donc engagé une action en 2011 pour classer l'affaire, cela a abouti au dessaisissement de la Juge du dossier dès la fin 2010 et un recours en mars 2011 auprès du tribunal de Paris...en plein Fukushima -les plaignants (Criirad et AFMT ainsi que des malades dont le nombre est passé à plus de 500 au fil du temps)   sont convoqués mais sont maintenus à bonne distance par la police, seuls nos avocats ont pu y assister -le jugement est rendu en septembre : "non lieu " pour le Pr Pellerin, il n'était responsable de rien.

- la Criirad et l'AFMT, font donc en octobre 2011 un recours en cassation

- ce jugement vient d'être rendu, il est rejeté-les plaignants ont donc épuisé tous les recours possible au niveau français, ce qui permet d'envisager des démarches auprès des instances européennes.

En effet la Criirad considère qu'il serait scandaleux et grave que les choses en restent là, ce serait accepter l'idée que les choses se sont bien passées en 1986, qu'il n'y a ni responsable, ni coupable, et donc que si une catastrophe se reproduisait on nous jouerait le même scénario.

Tchernobyl a été le déclencheur de la création de la Criirad, elle ne tournera pas la page sans l'avoir écrite complètement.  La page peut être écrite par la Justice mais aussi par la CRIIRAD pour que chacun sache ce qui s'est passé et puisse juger les différents responsables.

 

A votre disposition pour d’autres renseignements si vous le souhaitez.

 

Bien cordialement

 

Roland DESBORDES
Président



CRIIRAD
471 Avenue Victor Hugo
26000  VALENCE
Tel : 04 75 41 82 50

 

adresse messagerie : asso@criirad.org
visiter notre site : www.criirad.org

 

05/12/2012

L'EPR, qu'est-ce ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/04/l-epr-une-technologie-de-pointe-mais-des-ambitions-contrariees_1799523_3244.html

L'EPR, une technologie de pointe mais des ambitions contrariées


LE MONDE | 04.12.2012 à 11h14 • Mis à jour le 04.12.2012 à 16h46 Par Stéphane Foucart

Plus puissant, plus sûr, plus coûteux. En gestation depuis le début des années 1990, l'EPR (European

Pressurized Reactor) est une version améliorée des réacteurs à eau pressurisée (REP) de deuxième génération qui forment la totalité du parc français.

Conçu dans la foulée de l'accident de Tchernobyl (1986), il a pour principal atout de pouvoir mieux résister à une fusion du cœur du réacteur – situation la plus redoutée par les exploitants, qui s'est produite dans les réacteurs à eau bouillante de la centrale de Fukushima-I (Japon) en mars 2011.

Ainsi, si le cœur d'un EPR venait à fondre, le corium – les centaines de tonnes d'un magma très radioactif, issu de la fusion du cœur – pourrait théoriquement être contenu sur une "aire d'étalement" où il serait refroidi et circonscrit. L'EPR dispose en outre de quatre circuits de refroidissement autonomes, situés dans des bâtiments distincts et disposés autour du bâtiment-réacteur. Chacun de ces systèmes de refroidissement, cruciaux en cas de fusion du cœur, est conçu pour pouvoir fonctionner indépendamment, et y compris en cas de coupure électrique.

"MANQUE DE RIGUEUR"

Autre point fort du nouveau réacteur : le confinement des piscines de refroidissement des combustibles usées. A Fukushima, elles sont situées dans les parties supérieures et non étanches des bâtiments-réacteurs. Et c'est l'échauffement des barres de vieux combustible qui y sont entreposées qui provoque la diffusion de particules radioactives dans l'atmosphère.

Outre ces progrès, EDF et Areva mettent aussi en avant des performances accrues. Avec 1 650 mégawatts, l'EPR sera le plus puissant réacteur en service au monde avec, de surcroît, un rendement énergétique supérieur de 17 % aux rendements actuels, des effluents et des déchets radioactifs réduits...

Mais entre les améliorations théoriques et leur réalisation, il semble y avoir comme un hiatus. En 2008, l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) avait dénoncé "un manque de rigueur de l'exploitant sur les activités de construction, des difficultés dans la surveillance des prestataires et des lacunes en matière d'organisation", prescrivant à EDF la suspension de certains travaux "à la suite de multiples écarts constatés dans le ferraillage ou le bétonnage des radiers constitutifs de l'îlot nucléaire".

Lire aussi :  L'EPR, chronique d'un chantier qui s'enlise

L'année suivante, les autorités de sûreté française, finlandaise et britannique ont demandé "une amélioration de la conception initiale" du réacteur en raison d'une autonomie insuffisante des systèmes de contrôle... Peu après l'accident de Fukushima, André-Claude Lacoste président de l'ASN, déclarait : "Si la question d'un moratoire se pose, et nous nous la posons, ce sera sur la construction de Flamanville."

Lire aussi : La rentabilité de l'EPR en question

Stéphane Foucart

25/11/2012

Petit inventaire des déchets radioactifs dans le grand nord

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/22/le-grand-nord-souille-pour-des-siecles-par-des-dechets-nucleaires_1794588_3244.html

Le Grand Nord souillé pour des siècles par des déchets nucléaires

LE MONDE | 22.11.2012 à 14h44 • Mis à jour le 22.11.2012 à 14h54Par Pierre Le Hir

Fragilisé par le réchauffement, la pêche industrielle et le tourisme polaire, convoité pour les gisements de pétrole, de gaz et de minerais que recèle son sous-sol, déchiré par les nouvelles routes maritimes que va ouvrir la fonte des glaces, le Grand Nord, ce territoire précieux et vulnérable, porte aussi les stigmates de multiples pollutions. La contamination radioactive est l'une des plus préoccupantes. C'est ce que fait apparaître l'inventaire – le premier du genre – qu'a entrepris de dresser l'association de protection de l'environnement Robin des Bois.

En 2009, l'ONG française avait déjà répertorié 2 750 sites pollués par des produits chimiques. Cette fois, elle s'est attachée à des atteintes à l'environnement parfois plus diffuses, mais aussi plus durables. Deux années de travail ont été nécessaires pour collecter, auprès de scientifiques, d'associations environnementales et de services gouvernementaux, des données non exhaustives, surtout lorsqu'elles relèvent du domaine militaire. L'inventaire devrait être achevé au 1er semestre 2013, mais la très sérieuse revue Contrôle de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), en a déjà accueilli, dans son numéro de novembre, les premiers éléments.

"Nous avons voulu avoir une vision circumpolaire de tous les sites pollués,explique Jacky Bonnemains, président de Robin des Bois. L'océan Arctique est un gigantesque vivier de poissons pour les populations indigènes qui s'en nourrissent et dont la santé est au premier chef menacée, mais aussi pour laplanète, à laquelle il fournit, avec les eaux subarctiques, de 20 % à 30 % de ses ressources alimentaires marines." Ce n'est pas le seul danger. La fonte de la banquise polaire et le dégel du permafrost, poursuit-il, vont "remobiliser des substances radioactives" qui, jusqu'alors prisonnières des glaces, risquent de se disséminer dans les écosystèmes.

HÉRITAGE DE LA GUERRE FROIDE

L'ONG a identifié, au-delà du cercle polaire arctique – ou, dans quelques cas, un peu plus au sud, les courants atmosphériques et marins poussant les dépôts vers le nord –, quelque 90 sites marqués par la radioactivité émise par des activités industrielles et militaires. La Russie en concentre plus de la moitié (50), notamment sur la péninsule de Kola et l'archipel de Nouvelle-Zemble. Les autres se répartissent entre la Norvège (25 dont 19 sur l'archipel de Svalbard), l'Alaska (8), le Canada (3), la Suède (3) et le Groenland (2). La Finlande n'en compte aucun et l'Islande n'a pas été étudiée.

"La pollution radioactive de l'Arctique ne vient pas seulement, comme on le pense parfois, de pays éloignés, par exemple des usines de retraitement de La Hague[Manche] ou de Sellafield [Grande-Bretagne], dont les rejets, transportés par les courants, peuvent se concentrer dans certaines zones, commente Miriam Potter, chargée de mission au sein de l'association. Elle est issue, en grande partie, d'activités menées sur place."

Bien souvent, il s'agit d'un héritage de la guerre froide. Sur l'archipel de Nouvelle-Zemble, les Soviétiques ont procédé, entre 1955 et 1990, à 138 essais nucléaires aériens, terrestres ou sous-marins, faisant notamment exploser, le 30 octobre 1961, la "Tsar Bomba", la plus puissante bombe à hydrogène de l'histoire (50 mégatonnes). L'océan servant à l'époque d'exutoire, ils ont sabordé au large de la même péninsule, en 1982, le sous-marin nucléaire K-27, qui gît toujours, par 33 mètres de fond, en mer de Kara. Dans les mers de Barents et de Kara ont été immergés, énumère Miriam Potter, "cinq réacteurs de sous-marins et de brise-glaces, une vingtaine de bateaux dont certains contenaient des matières radioactives, des centaines d'objets contaminés et 17 000 conteneurs de déchets nucléaires". Pour faire bonne mesure, un autre sous-marin, le K-159, y a coulé en 2003.

Le site d'Andreeva Bay, dans le nord de la péninsule de Kola, représente, pour Robin des Bois, un "cauchemar". L'Union soviétique y avait installé, dans les années 1960, trois piscines de refroidissement des combustibles usés provenant de sous-marins et de brise-glaces nucléaires. Des fuites se sont produites dans deux d'entre elles, provoquant une très forte contamination. Depuis, des entreposages à sec de 22 000 assemblages de combustibles ont été aménagés, dans des conditions très précaires.

CHUTE DE SATELLITE, CRASH DE BOMBARDIER

Les Américains n'ont pas été en reste. Dans les années 1960, ils ont construit deux petits réacteurs nucléaires de 20 et 10 mégawatts, pour alimenter en électricité des bases militaires, à Fort Greely, en Alaska, et à Camp Century, dans le nord-ouest du Groenland. Le premier, victime de plusieurs accidents, a contaminé les cours d'eau, et les populations locales font aujourd'hui état de leucémies, malgré les démentis de l'administration américaine. L'exploitation du second aurait laissé dans les glaces "au moins 200 tonnes de déchets liquides". Les Etats-Unis ont aussi testé le comportement de radioéléments à Point Hope, dans le nord-ouest de l'Alaska.

Ce n'est pas tout. De 1930 à 1962, le Canada a exploité, autour du grand lac de l'Ours, des mines de radium puis d'uranium, une partie de celui-ci étant destiné au projet Manhattan qui a doté les Etats-Unis de l'arme atomique. Plus de 900 000 tonnes de stériles (déchets miniers) d'uranium ont été laissées sur place, dont 740 000 immergées dans le lac.

S'ajoutent les accidents. La chute, en 1978, du satellite espion soviétiqueCosmos-954 et de son réacteur nucléaire, dans le nord du Canada, où plus de 120 000 km2 ont été contaminés par de l'uranium enrichi et des produits de fission. Ou le crash, en 1968, d'un bombardier américain B-52 transportant des têtes nucléaires, près de Thulé (Groenland), où subsisterait "au moins un kilo de plutonium sur un rayon de 17 km".

OPÉRATIONS DE DÉCONTAMINATION

Mais l'Arctique ne paie pas seulement la facture du passé. Les activités minières actuelles, de même que les forages pétroliers et gaziers – il y en a plus de 4 000 en Alaska, au-dessus du cercle polaire –, génèrent des déchets à "radioactivité naturelle renforcée".

Des opérations de décontamination ont certes été engagées, notamment à l'initiative du G8 et de pays européens. Mais les zones touchées sont immenses, la pollution disséminée et les crédits insuffisants. "Les gouvernements doiventfaire preuve de transparence sur les produits radioactifs qu'ils ont entreposés ou dispersés. Et il faut organiser un suivi radiologique des sédiments, des poissons et des populations", plaide Jacky Bonnemains. En attendant que le fragile Arctique bénéficie, un jour peut-être, d'un statut protecteur comparable à celui de l'Antarctique.

Pierre Le Hir

Des espèces inhabituelles d'oiseaux dans l'Arctique

Outre la réduction de la surface de la banquise, le changement climatique conduit des colonies d'oiseaux habituellement rencontrés plus au sud, à élire domicile dans le Grand Nord.

C'est le constat dressé par une équipe de scientifiques russes qui vient d'explorer pendant trois mois les îles de l'archipel François-Joseph dans l'Arctique. "Sur une vingtaine d'espèces d'oiseaux que nous avons répertoriées, quatre sont inhabituelles pour l'archipel", a indiqué la chercheuse russe Maria Gavrilo, citant en exemple les mouettes à queue fourchue et les canards plongeurs marins.

Les scientifiques ont également rapporté de leur expédition des espèces rares de moustiques, dont une "peut-être inconnue".

Le groupe, frappé par l'ampleur de la "réduction anormalement rapide de la surface des glaces maritimes dans l'Arctique", a dressé de nouvelles cartes de l'archipel. La Russie a fait de l'Arctique, riche en hydrocarbures inexploités une priorité stratégique.

13/09/2012

Argent, pouvoir et nucléaire

communiqué:

 Atomes crochus : Argent, pouvoir et nucléaire

L’énergie nucléaire est-elle vraiment bon marché ? Qui a mis en place la politique atomique de la France et sur quels réseaux s’appuie-t-elle ?

Les samedi 3 et dimanche 4 novembre prochains auront lieu à Clermont-Ferrand les journées d’études du Réseau "Sortir du nucléaire", gratuites et ouvertes à tous. Leur thème : "Argent, pouvoir et nucléaire".

Un journal de 16 pages "Atomes crochus" donne de multiples informations pour peser sur l’enjeu de cette thématique et ouvrir le débat.

Vous pouvez télécharger ce journal et le commander en nombre en cliquant sur le lien suivant : http://boutique.sortirdunucleaire.org/product_info.php?products_id=274

Par ailleurs, vous trouverez sur le site des journées d’études toutes les informations utiles (programme, infos pratiques...) : http://leliencommun.org/journeesdetudes 
Le site regroupe de nombreux documents et ne demande qu’à s’enrichir de vos contributions.

Informez-vous et réservez dès à présent les dates du week-end des 3 et 4 novembre.

Salutations antinucléaires,

L’équipe d’organisation des journées d’études 2012 du Réseau "Sortir du nucléaire" 
Contact mail : journees-etudes@sortirdunucleaire.fr

06/09/2012

Femmes contre le nucléaire

communiqué :

Il y a quelques mois, des femmes partageant la conviction de la nécessité vitale d’un arrêt immédiat du recours à l’énergie nucléaire (qu’il s’agisse de production d’électricité ou d’armement) ont lancé un Appel des Femmes pour l’Arrêt Immédiat du Recours à l’Énergie AtomiqueIl faut faire connaître cet appel !

Le principe de cette action ne consiste pas tant à faire signer une pétition mais à susciter, en divers pays, la constitution de groupes de femmes et des actions, des dynamiques militantes autour de cet appel. Il ne s’agit donc pas d’une pétition à remettre à une autorité "supérieure", mais plutôt d’un appel à prise d’engagement autonome, complémentaire d’autres initiatives mixtes préexistantes ou non. Ainsi, il a été décidé, y compris en concertation avec des camarades masculins, de recueillir exclusivement des signatures féminines.

Au-delà de l’exemple du mouvement des Femmes de Fukushima, il y a trois raisons principales :

  • la volonté d’encourager à se mêler des questions atomiques des femmes qui, pour bien des raisons, ne l’ont pas fait ou ne le feront jamais dans un contexte mixte ;
  • le souci d’introduire dans les réseaux féministes le débat sur les questions énergétiques, sans en laisser l’exclusive à des lobbies corporatistes de femmes favorables au nucléaire ;
  • et surtout le constat que les femmes de nombreux pays ont, davantage que les Françaises, l’habitude d’œuvrer préférentiellement ou exclusivement dans des groupes féminins. Or, vu l’urgence, les initiatrices espèrent que cet appel permettra aussi d’activer ou réactiver de larges réseaux nationaux et internationaux de femmes préexistants et d’établir plus facilement des liens avec eux.

L’appel est actuellement disponible en anglais et quelques autres langues, en attendant d’autres versions, qui seront bienvenues. Voir les traductions disponibles.

Pour en savoir plus, participer et inciter vos ami-e-s hors de France à participer à la dynamique, voir les détails

http://www.netoyens.info/index.php/contrib/04/09/2012/femmes-contre-le-nucleaire 

22/07/2012

Incidents non déclarés dans des centrales nucléaires françaises

lu sur : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5281

20-07-2012 - Nouveaux risques d’incidents sur des centrales nucléaires 

Cécile Cassier

Une source anonyme a récemment envoyé au réseau Sortir du nucléaire des documents internes d’EDF portant sur des incidents survenus dans des centrales nucléaires françaises.  Signalés respectivement le 3 mars 1990 sur le réacteur 4 du Blayais (Gironde) et le 11 février 2006 sur le réacteur 4 de Cruas-Meysse (Ardèche), ces dysfonctionnements ont consisté en une rupture des tubes des générateurs de vapeur (1), « pièces cruciales pour le fonctionnement et la sûreté des réacteurs ». 

Selon le réseau Sortir du nucléaire, EDF est conscient de l’usure des tubes des générateurs de vapeur, ayant eu connaissance de l’apparition de fissures. Une opération de bouchage des tubes les plus endommagés est en cours sur plusieurs réacteurs, le remplacement des pièces étant extrêmement coûteux. Ce dernier est si prohibitif que certains tubes présentant d’importantes fissurations sont laissés en place, exposant à un risque de fuite d’eau radioactive. En outre, EDF s’est fourni chez le même fournisseur (Mitsubishi Heavy Industry) que la centrale nucléaire de San Onofre, en Californie. Or, celle-ci est à l’arrêt depuis janvier dernier en raison d’importantes fuites d’eau radioactives. A l’origine de ces incidents, plus de 3400 tubes de générateurs de vapeur d’un des réacteurs endommagés. 

1- Les tubes de générateurs de vapeur véhiculent l’eau du circuit primaire, laquelle chauffe l’eau du circuit secondaire pour en faire de la vapeur qui fait tourner les turbines. Comme le note le réseau Sortir du nucléaire, l’eau du circuit primaire étant sous-pression, la rupture des tubes expose à des fuites importantes, pouvant endommager le réacteur, voire conduire au dénoyage des éléments de combustibles.

 

02/07/2012

Mise en chantier d'un nouveau réacteur nucléaire du type Superphénix

Voir aussi la note du 27/6/2012 sur ce blog :

Nucléaire : les cinq questions qui fâchent

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/30/couleuvres-a-neutrons_1727403_3244.html

Couleuvres à neutrons 

LE MONDE | 30.06.2012 à 16h53 • Mis à jour le 30.06.2012 à 16h53

Le 19 juin 1997, le premier ministre, Lionel Jospin, annonçait la fermeture du surgénérateur Superphénix. Le 26 juin 2012, aucun ministre du gouvernement socialo-écologiste n'a annoncé la signature d'un contrat pour construire un surgénérateur à Marcoule. Il est donc revenu au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et à Bouygues Construction d'informer de leur accord pour concevoir le prototype Astrid, réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium. Le rejeton de Superphénix aura une puissance de 600 mégawatts, ce qui est une échelle industrielle. Il s'agit, écrit le CEA, du "développement d'une filière de réacteur à neutrons rapides". Par une délicate attention, les études sont censées s'achever en 2017, terme du mandat présidentiel de M. Hollande, avant une "mise en service à l'horizon 2020".

On se souvient peut-être qu'en novembre 2011, le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ont signé un "accord national de majorité". Le texte comprenait la phrase : "Aucun nouveau projet de réacteur ne sera initié." En bon français, cela voudrait dire que rien ne sera enseigné à ces projets mais, enfin, la langue a évolué, et maintenant "initier" signifie, indique le dictionnaire Larousse,"Mettre en route, prendre l'initiative d'un processus".

La "conception du prototype" était prévue dans une loi de 2006 et dans une convention entre l'Etat et le CEA signée en 2010. On peut donc juger que l'accord de collaboration s'inscrit dans le déroulement d'un processus déjà "initié". Mais cet accord de collaboration n'est-il pas une "mise en route" ? Auquel cas, il s'agit bien "d'initier" un projet de réacteur.

Au demeurant, la matière doit être appréciée au regard de l'esprit du texte signé par le PS et EELV. Le lancement d'Astrid ne pouvait-il pas attendre ? La nouvelle ministre chargée de l'énergie, Delphine Batho, nommée le 21 juin, a-t-elle été informée par le CEA, avant sa signature le 26 juin, de cet accord aux conséquences évidemment politiques ? EELV juge-t-il qu'il ne s'agit pas là de "l'initiation d'un projet de réacteur" ?

Le député (EELV) Denis Baupin découvre l'affaire. Il réagit : "Il est surprenant de lancer un tel chantier avant qu'ait eu lieu le grand débat annoncé sur la transition énergétique. C'est comme si l'on en anticipait les résultats."

Les biologistes s'interrogent : combien de couleuvres un organisme peut-il avaler avant de se sentir vraiment mal ?

kempf@lemonde.fr

Hervé Kempf

17/04/2012

Journées d'action contre le nucléaire

Communiqué :

Le 26 avril, juste entre les deux tours de l’élection présidentielle, la catastrophe de Tchernobyl entrera dans sa 27ème année. Il y a quelques jours, le réacteur n°2 de la centrale de Penly en Seine-Maritime a connu un incendie et une fuite très inquiétants... *

Pourtant, le nucléaire et la problématique énergétique sont les grands absents de la campagne présidentielle.

En mars dernier, nous étions 60 000 à former une immense chaîne humaine entre Lyon et Avignon. Mais la chape de plomb du lobby nucléaire continue de peser sur les médias et sur la campagne. Nous devons informer et mobiliser encore plus largement, bien au-delà des convaincus !

Si ce n’est pas encore le cas, pourquoi ne pas organiser vous-même une action dans votre commune ?

Et n’oubliez pas que de nombreuses actions sont encore en train d’être planifiées : revenez sur le site régulièrement au cours des prochains jours !

Un grand merci à vous pour votre implication à nos côtés !

Toute l’équipe du Réseau "Sortir du nucléaire"

* Plus d’information sur le grave incident survenu à Penly le 5 avril

12/03/2012

Chaîne humaine contre le nucléaire

lu sur :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/03/11/01016-20120311ARTFIG00224-une-chaine-humaine-de-lyon-a-avignon-contre-le-nucleaire.php

Le Figaro - France : Une chaîne humaine de Lyon à Avignon contre ...

 
www.lefigaro.fr/.../01016-20120311ARTFIG00224-une-chaine-hum...
il y a 17 heures – Des milliers de manifestants ont formé dimanche une impressionnante chaîne sur 230 km de distance, à l'occasion du premier anniversaire de l'accident de Fukushima.

Tandis que le Japon commémorait l'anniversaire de l'accident nucléaire de Fukushima, des manifestations contre le nucléaire ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes en France. Une chaîne humaine «pour sortir du nucléaire» a notamment été formée dans la vallée du Rhône, longue de 230 km.

Vêtus de gilets fluo, les manifestants, au nombre de 60.000 selon les organisateurs, étaient venus de toute la France mais aussi par autocars d'Allemagne, de Suisse et de Belgique. Ils se sont déployés en se tenant par la main ou en étant reliés par des rubans adhésifs, pour occuper tout l'espace entre Lyon et Avignon. Avec ses 14 réacteurs, la vallée du Rhône est la région la plus nucléarisée d'Europe.

Parmi les manifestants se trouvaient les candidats à l'élection présidentielle Philippe Poutou et Eva Joly. «C'est un moment où nous marquons l'anniversaire de l'horrible tragédie de Fukushima, c'est pour ne pas oublier, c'est aussi un geste de solidarité avec le peuple japonais», a déclaré cette dernière.

D'autres manifestations anti-nucléaires ont eu lieu dans le pays. À Bordeaux, une chaîne humaine de plusieurs centaines de mètres a réuni quelque 1500 personnes, selon les organisateurs. À Bayonne, ils étaient plusieurs centaines selon le mouvement altermondialiste basque Bizi, qui avait organisé la manifestation. En Bretagne, à Saint-Malo, Rennes et Faou, des chaînes humaines ont également été organisées.

En Allemagne aussi, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre l'énergie nucléaire. Selon les organisateurs, ils étaient près de 50.000 personnes à protester dans six régions du pays, avec pour slogan: «Fukushima nous avertit: il faut fermer les centrales maintenant!». Dans la région de Braunschweig, dans le nord, près de 24.000 manifestants ont formé dans la soirée une chaîne humaine sur près de 80 kilomètres, à la lueur de flambeaux.  

05/12/2011

Des militants de Greenpeace se sont introduits dans une (ou plusieurs ?) centrale nucléaire EDF

Pas mal !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/actions-de-greenpeace-les-centrales-nucleaires-francaises-passees-au-peigne-fin-05-12-2011-1403948_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111205

Les centrales nucléaires françaises passées au peigne fin

Greenpeace a mené une opération coup de poing dans plusieurs installations, lundi matin.

Les militants de Greenpeace qui se sont introduits dans la centrale nucléaire EDF de Nogent-sur-Seine dans l'Aube, à 95 kilomètres au sud-est de Paris, ont réussi à atteindre le coeur des installations de la centrale en "environ quinze minutes", a déclaré Sophia Majnoni, la chargée de communication de Greenpeace, lors d'un point de presse improvisé organisé à quelques centaines de mètres du site nucléaire de Nogent-sur-Seine. Tous les accès menant à la centrale de Nogent-sur-Seine étaient toujours coupés peu après 11 heures. Le GIGN, qui était à l'intérieur de la centrale depuis le début de la matinée, est ressorti des installations peu après 11 heures.

Pour pénétrer dans la centrale, les militants "ont eu à traverser quatre barrières de sécurité composées de grillages électrifiés et de barbelés. Ils n'ont rencontré personne" sur leur chemin, a expliqué Sophia Majnoni. Les militants ont ensuite disposé une banderole "Le nucléaire sûr n'existe pas" et peint le symbole "Danger" à la peinture rouge sur le dôme de la centrale, a-t-elle ajouté. La responsable de Greenpeace a refusé de préciser le nombre exact de militants qui se sont introduits dans la centrale, estimant que "c'est le travail des forces de l'ordre de savoir qui se trouve ou pas à l'intérieur". Selon EDF, cette intrusion a été "immédiatement détectée" et l'évènement n'a eu aucune conséquence sur la sécurité des installations.

D'autres centrales prises pour cible

L'organisation écologiste Greenpeace a affirmé qu'elle avait des militants "dans d'autres installations nucléaires" que celle de Nogent-sur-Seine, dans l'Aube, selon un communiqué. "Vers 6 heures, ce matin, au moment où (certains) sont entrés dans la centrale de Nogent, d'autres militants de Greenpeace se sont introduits dans d'autres installations nucléaires", affirme l'organisation sans nommer ces lieux, précisant que ces activistes "parviennent à se déplacer sur ces sites sans être repérés".

EDF a, de son côté, annoncé que des banderoles avaient été déployées et "immédiatement retirées" lundi matin sur les sites nucléaires de Chinon, en Indre-et-Loire, et du Blayais en Gironde, parallèlement à l'intrusion de plusieurs militants de Greenpeace sur le site de Nogent-sur-Seine. Greenpeace n'a pas non plus donné de précisions sur le nombre de militants présents. "Areva, EDF, les forces de l'ordre et les responsables politiques prétendent que les sites nucléaires français sont sécurisés et que les militants de Greenpeace ont été immédiatement repérés ? À eux de retrouver les militants", a ajouté l'organisation dans son communiqué.

Des militants toujours présents sur un site (Greenpeace)

Une fouille "approfondie" de toutes les centrales et installations nucléaires en France (au nombre d'une vingtaine) était en cours lundi pour vérifier que des militants de Greenpeace n'y sont pas cachés", a expliqué Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Et d'assurer qu'à "aucun moment, l'intégrité des installations nucléaires n'a été mise en péril" par l'action de l'organisation écologiste. Les deux derniers des neuf militants de Greenpeace qui s'étaient introduits à Nogent ont été interpellés en fin de matinée, selon le ministère de l'Intérieur. Selon le porte-parole de l'Intérieur, "la montée en puissance des moyens de protection a quand même permis de faire échouer les tentatives d'intrusion dans la majorité des centrales concernées" par les actions de Greenpeace.

La centrale de Nogent-sur-Seine est la seule où il y a eu une "trace d'intrusion", indique, lundi, EDF. "Il n'y a pas de trace d'intrusion sur d'autres centrales nucléaires d'EDF", affirme le groupe dans son communiqué. EDF a précisé que l'incident était terminé : neuf personnes ont été interpellées par la gendarmerie nationale et il n'y a plus aucun militant sur le site. Des affirmations démenties par Greenpeace : "Nous avons actuellement des gens qui sont sur un site nucléaire et qui n'ont pas été repérés", a indiqué Adélaïde Colin, directrice de communication de Greenpeace. "EDF parle d'absence de traces d'intrusion, mais cela ne veut pas dire qu'ils ne sont pas entrés", a-t-elle ajouté, refusant de donner le nom du site en question.

Pas d'intrusion à Chinon

Une banderole de Greenpeace proclamant "Le nucléaire sûr n'existe pas" a été brièvement déployée, tôt lundi matin, sur la clôture extérieure de la centrale de Chinon, mais aucune alarme d'intrusion n'a été déclenchée, a précisé une porte-parole du site. La banderole a été découverte, "accrochée sur la clôture extérieure", lors d'une ronde du personnel de surveillance peu avant 7 heures, a expliqué le service de presse de la centrale. "On a déclenché la procédure intrusion pour vérifier si personne n'était entré sur le site, en sachant qu'aucune alarme d'intrusion n'a été déclenchée", a souligné la porte-parole. "Pour l'instant, il n'y a personne de rentré", a-t-elle ajouté.

Des hommes du peloton spécialisé de protection de la gendarmerie sont arrivés sur place peu après 7 heures et ont fouillé le site dans la matinée, selon elle. Seuls quelque 80 membres du personnel nécessaires au bon fonctionnement de la centrale se trouvaient sur place dans la matinée, les autres employés ayant été renvoyés chez eux. Entre 1 200 et 1 500 personnes travaillent chaque jour à la centrale de Chinon en temps normal, a ajouté la porte-parole.

14/11/2011

AIEA: radioactivité dans plusieurs pays d'Europe

lu sur :

http://www.romandie.com/news/n/_AIEA_radioactivite_dans_plusieurs_pays_d_Europe_aucun_risque_pour_la_sante111120111911.asp

Romandie News

  AIEA: radioactivité dans plusieurs pays d'Europe, aucun risque pour la santé

VIENNE - L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a fait état vendredi de la présence d'iode 131, un élément radioactif, dans l'atmosphère en République tchèque et dans d'autres pays européens à des niveaux ne présentant aucun risque pour la santé.

L'AIEA n'a pas précisé de quels autres Etats il s'agissait, mais plusieurs agences de sûreté nucléaire de pays voisins --Pologne, Autriche, Slovaquie notamment-- ont eux aussi révélé la présence de cette substance dans l'atmosphère, toujours à des doses très faibles.

L'agence onusienne estime que les niveaux actuels d'iode 131 relevés ne représentent pas de risque pour la santé publique.

L'iode 131 est un élément radioactif dont la durée de vie est très courte, environ huit jours.

L'origine de la présence de ce produit reste mystérieuse et l'AIEA travaille actuellement avec les autorités nationales pour tenter de la déterminer. Une chose paraît presque sûre, elle n'est pas liée à l'accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima en mars dernier, selon l'AIEA.

Les relèvements étaient 100 fois plus élevés à la fin mars, dans le sillage de l'accident nucléaire de Fukshima au Japon, a déclaré à l'AFP Stanislaw Latek, porte-parole de l'autorité de sûreté nucléaire en Pologne, où des traces d'iode 131 ont aussi été repérées.

En République tchèque, sa présence a été détectée dans l'air au cours des deux dernières semaines. Nous surveillons les évolutions de la situation en détail afin de localiser et d'identifier la source qui est probablement située hors du territoire tchèque, a déclaré l'autorité de sûreté nucléaire tchèque.

Nous n'avons détecté aucune augmentation dans la concentration d'autres radionucléides (éléments radioactifs, ndlr), ce qui suggère que la cause ne serait pas liée à un accident dans une centrale nucléaire, selon la même source.

Dana Drabova, chef de l'autorité tchèque, a affirmé à l'agence de presse CTK que la source n'était pas tchèque, à un degré de probabilité proche de la certitude.

En Autriche, le phénomène a surtout touché l'est et le nord du pays, mais là aussi, il n'y a aucun danger pour la santé de la population, a indiqué le ministère autrichien de l'Environnement.

De la radioactivité à l'iode 131 a aussi été mesurée en Ukraine et en Slovaquie. La source est un mystère pour nous. Cela ne provient pas de nos centrales nucléaires, nous avons vérifié, a déclaré le porte-parole des autorités sanitaire de Slovaquie, Vladimir Jurina.

Le porte-parole de l'agence polonaise a évoqué une piste pakistanaise. Fin octobre, les autorités du Pakistan avaient dû intervenir pour colmater une importante fuite d'eau dans la plus vieille centrale nucléaire du pays, dans les faubourgs de la mégalopole portuaire de Karachi (sud).

Un responsable de la KANUPP (Karachi Nuclear Power Plant) avait assuré qu'aucune radioactivité n'avait été enregistrée ni aucun employé affecté pendant cette opération.


(©AFP / 11 novembre 2011 19h01)   

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Sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/17/l-iode-radioactif-baladeur-viendrait-de-hongrie_1605525_3244.html

L'iode radioactif baladeur viendrait de Hongrie

LEMONDE.FR | 17.11.11 | 13h58   •  Mis à jour le 17.11.11 | 14h27

L'Institut hongrois de recherche sur les isotopes a annoncé, jeudi, avoir enregistré une augmentation de ses émissions d'iode 131 dans son laboratoire de Budapest.

Le mystère est sans doute résolu : une installation hongroise de production d'isotopes médicaux serait à l'origine des rejets atmosphériques d'iode radioactif détectés ces derniers jours, à l'état de traces, dans plusieurs pays d'Europe centrale ainsi qu'en Allemagne et en France.

L'Institut hongrois de recherche sur les isotopes a annoncé, jeudi 17 novembre, avoir enregistré, dans son laboratoire de Budapest, une augmentation de ses émissions d'iode 131. Selon le directeur de cet institut, ces rejets n'expliqueraient pas – ou du moins pas en totalité – la contamination observée jusqu'en France. Mais, d'après l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui n'a pas encore communiqué officiellement cette information, le laboratoire de Budapest serait bien l'origine principale de la contamination, qui ne présenterait pas de danger sur le plan sanitaire.

L'ACTIVITÉ DU LABORATOIRE A ÉTÉ INTERROMPUE

Ce laboratoire avait déjà constaté une hausse de ses émissions d'iode 131 au cours du premier semestre 2011. Bien que les niveaux soient restés inférieurs, selon les dirigeants, au seuil toléré par les autorités sanitaires, la production d'isotopes avait été suspendue de juin à août, pour permettre une amélioration du système de filtrage. La production a repris en septembre, mais les émissions d'iode radioactif ne sont pas redescendues à leur niveau antérieur. L'activité du laboratoire serait à nouveau interrompue.

Le 11 novembre, l'AIEA avait indiqué avoir été informée, par les autorités de contrôle de la République tchèque, de la présence dans l'air ambiant de "très faibles niveaux d'iode 131". Des traces de particules radioactives, présentes dans l'atmosphère sous forme d'aérosols, ont également été décelées en Pologne, en Slovaquie, en Autriche et en Allemagne. En France, les niveaux mesurés par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) étaient de quelques microbecquerels par mètre cube d'air. Des concentrations beaucoup trop faibles pour présenter un risque sanitaire.

 Différentes hypothèses avaient été émises pour expliquer cette faible pollution à l'iode 131, dont celle de rejets accidentels provenant d'un réacteur nucléaire, industriel ou de recherche. Si la source de l'iode radioactif semble désormais identifiée, l'incapacité des autorités nationales et internationales à la localiser rapidement reste préoccupante.

26/10/2011

Isolez-vous ! Chauffez-vous au bois !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/10/26/l-arret-de-reacteurs-nucleaires-allemands-menacerait-cet-hiver-la-france-de-pannes-d-electricite_1593781_3214.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20111026-[deroule]

L'arrêt de réacteurs nucléaires allemands menacerait la France de pannes d'électricité

.

Le cabinet de conseil Capgemini estime que l'arrêt des réacteurs nucléaires allemands pourrait avoir un impact sur les pics de consommation hivernaux dans l'Hexagone. 

L'arrêt de réacteurs nucléaires allemands représente une "menace réelle" de pannes d'électricité cet hiver en France, avertit le cabinet de conseil Capgemini dans son étude annuelle sur l'énergie en Europe publiée mercredi.

LEMONDE.FR avec AFP | 26.10.11 | 06h52  •  Mis à jour le 26.10.11 | 08h26

"Il existe une menace réelle sur la continuité de la fourniture électrique pendant l'hiver 2011-2012 et les hivers suivants car les pointes de consommation augmentent d'année en année", souligne la société française de services dans son Observatoire européen des marchés de l'énergie de 85 pages.

Exportatrice d'électricité durant presque toute l'année, la France est néanmoins importatrice lors des grands pics quotidiens l'hiver – notamment autour de 19 heures. A cause du chauffage électrique, l'Hexagone est aussi le pays d'Europe dont la consommation augmente le plus par grand froid : pour chaque degré de température extérieure en moins, 2 300 mégawatts de puissance supplémentaire sont nécessaires, soit plus de deux réacteurs nucléaires, selon le transporteur d'électricité RTE.

"CELA VA DÉPENDRE DU FROID"

"Les hivers froids, comme ça a été le cas l'hiver dernier, on a importé jusqu'à 8 000 mégawatts, essentiellement d'Allemagne. Or cette énergie ne sera plus disponible", dit Colette Lewiner, directrice internationale du secteur de l'énergie chez Capgemini. L'Allemagne sera importatrice nette d'électricité cet hiver en raison de l'arrêt de huit de ses dix-sept réacteurs décidé au printemps dans la foulée de la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon.

"Est-ce que pour autant on aura des pannes, ce n'est pas sûr, heureusement. Cela va dépendre du froid, du fonctionnement des réacteurs nucléaires en France, qui s'est beaucoup amélioré, de la disponibilité des moyens de production ailleurs, je pense par exemple que l'Allemagne fera plus tourner ses centrales à charbon", souligne l'experte.

Avant d'être contraint à d'éventuelles coupures maîtrisées, RTE peut encore recourir à des contrats d'effacement auprès de clients industriels ou lancer des appels au civisme comme c'est déjà le cas en Bretagne, une des régions les plus difficiles à alimenter électriquement. "Mais on est dans un contexte qui est plus inquiétant", dit-elle, en soulignant que l'Allemagne et la Belgique sont avec la France les plus exposées.

RTE, en charge des lignes à haute tension, doit présenter son propre état des lieux sur cette question avant le 10 novembre, a-t-on appris auprès de la filiale d'EDF. Une étude au niveau européen de l'Association européenne des gestionnaires de réseaux sera également présentée fin novembre. 

11/09/2011

Fukushima : voici venu le temps de l'imposture scientifique

à lire sur :

http://www.rue89.com/planete89/2011/09/11/fukushima-voici-venu-le-temps-de-limposture-scientifique-221364

Fukushima : voici venu le temps de l'imposture scientifique

26/07/2011

Nucléaire : enquête publique sur ITER

communiqué du Réseau Sortir du nucléaire


Vous le savez peut-être l'enquête publique sur le projet ITER est prolongée jusqu'au 4 août. Si vous n'avez pas encore envoyé votre avis négatif à la commission d'enquête et participé à la cyberaction, il est encore temps de la faire.

Vous trouverez tous les détails pour se faire, ainsi que des informations sur le projet ITER, une vidéo informative... sur notre site:
http://groupes.sortirdunucleaire.org/ITER-C-est-le-moment....

Je vous invite également à prendre connaissance de l'article de presse ci-dessous, publié hier dans la Marseillaise.

LES PRO ET LES OPPOSANTS AFFÛTENT LEURS ARGUMENTS

21/7/2011
L’enquête publique sur Iter met en lumière les points de désaccords entre opposants et pro-Iter. Récapitulatif sur les points de vue des uns et des autres.

 

25/07/2011

Éric Besson n'aime pas Greenpeace

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/07/25/greenpeace-souligne-les-failles-de-l-epr-en-cas-de-panne-electrique_1552664_3244.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20110725-[zonea]

Greenpeace souligne les failles de l'EPR en cas de panne électrique

L'organisation écologiste explique qu'en cas de coupure prolongée de l'alimentation électrique, comme à Fukushima, les réacteurs deviendraient vulnérables.

LEMONDE.FR avec AFP | 25.07.11 | 13h19   •  Mis à jour le 25.07.11 | 13h52

L'organisation écologiste Greenpeace a pointé des failles, lundi 25 juillet, dans la sûreté du futur réacteur nucléaire de troisième génération, l'EPR, en cas de coupure prolongée de l'alimentation électrique. Une situation qui s'était notamment produite à la centrale de Fukushima, à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars.

"Les mesures de sécurité reposent sur l'hypothèse que soit l'électricité fournie par le réseau électrique soit les groupes électrogènes de secours primaires peuvent être rétablis dans un délai de vingt-quatre heures", souligne Greenpeace, qui rappelle qu'"à Fukushima, la panne totale d'électricité a duré onze jours". L'association écologiste s'appuie sur un rapport commandé  à Helmut Hirsch, expert autrichien du nucléaire auprès des gouvernements allemand et autrichien, et membre du groupe d'experts de l'Agence de l'énergie nucléaire de l'OCDE.

"AREVA SOUS-ESTIME LE RISQUE"

Selon ce rapport, "la principale leçon de Fukushima, c'est que les réacteurs sont vulnérables en cas de coupure de l'alimentation électrique des systèmes de secours fondamentaux". Or, selon cet expert, une situation similaire à celle connue au Japon sur un EPR ne permettrait notamment pas de "refroidir l'eau du réacteur en-dessous de 100 °C et de parvenir à un arrêt froid (arrêt stable et sûr) du réacteur"

"Areva sous-estime le risque de coupure d'électricité (...) au point d'avoir amoindri les mesures de précaution entourant l'EPR" par rapport aux centrales existantes, assure même Greenpeace. Selon l'organisation, "le nombre de groupes électrogènes de secours a été réduit" et ils doivent être "activés manuellement, ce qui augmente le risque d'erreur de la part d'un opérateur".

"L'EPR SERA LE RÉACTEUR LE PLUS SÛR AU MONDE."

Le 16 mars, cinq jours après le séisme et le tsunami qui avaient touché le Japon, Anne Lauvergeon, alors présidente du groupe nucléaire Areva, avait estimé que l'EPR aurait évité les fuites radioactives à Fukushima. "S'il y avait des EPR à Fukushima, il n'y aurait pas de fuites possibles dans l'environnement, quelle que soit la situation", avait-elle déclaré à la presse après une audition à l'Assemblée par les parlementaires.

Invité ce matin de la matinale de France Inter, le ministre de l'industrie, Eric Besson, a réagi à ce rapport. Il a notamment remis en cause l'expertise du chercheur autrichien Helmut Hirsch, et le sérieux de l'association écologiste. Il a ainsi estimé que "Greenpeace a dit tellement de bêtises sur ce sujet depuis tellement longtemps, je ne connais pas le rapport en question, simplement, je vois ce que disent les meilleurs experts internationaux, pas français, ils considèrent que, en l'état actuel des connaissances, l'EPR sera le réacteur le plus sur au monde".

La mise en service de l'EPR de Flamanville (Manche), le premier réacteur de troisième génération, n'est plus attendue que pour 2016, avec deux ans de retard sur la date initiale, a annoncé mercredi dernier EDF.