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21/04/2016

Un communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme sur les compteurs LINKY

communiqué :

 
http://www.ldh-france.org/linky-compteur-communicant-en-dit-beaucoup-notre-vie-privee/

Communiqué LDH
Paris, le 19 avril 2016
 
 
Pour mettre en œuvre une directive européenne relative à l'efficacité énergétique dans l’Union, la France a décidé, en 2012, de procéder au remplacement de tous les compteurs électriques par de nouveaux compteurs joliment appelés « Linky », capables de communiquer directement à une centrale EDF, sans l’intervention de son personnel. Ce n’est pas là sa seule fonction, il permettra aussi d’adapter le contrat, autorisera la mise en service ou la coupure à distance et le client pourra surveiller sa consommation en KW en se connectant sur un site dédié et non directement sur le compteur...
 
Alors pourquoi tant d’usagers farouchement opposés, tant de communes (plus de quatre-vingt-dix à ce jour) prennent des arrêtés s’opposant à ce déploiement ?
 
C’est que Linky est très bavard : les informations qu’il collecte constituent une intrusion dans la vie privée de soixante-six millions d’habitants, car le transfert des données détaillées sur la consommation d’énergie (par exemple toutes les dix minutes) permet notamment d’identifier les heures de lever et de coucher, les heures ou périodes d’absence, ou encore, sous certaines conditions, le volume d’eau chaude consommée par jour, le nombre de personnes présentes dans le logement, etc. Au point que la Cnil a travaillé sur un « Pack de conformité » et préconisé qu’EDF obtienne de l’usager son consentement pour le transfert de ses données. Or de ce consentement il n’est absolument pas question dans les courriers envoyés par ERDF annonçant le remplacement des compteurs.
 
Par ailleurs, ce transfert de données constitue une modification substantielle du contrat signé à l’origine pour la fourniture d’électricité, mais cette modification n’est en aucun cas évoquée.
Il est donc pour le moins surprenant qu’ERDF procède avec une telle brutalité au changement des compteurs chez des usagers, malgré leur opposition, et que les responsables invoquent uniquement les économies et la facilité d’utilisation.
 
La LDH a demandé à la Cnil de vérifier le respect par EDF du Pack de conformité. Elle regrette enfin que, plutôt que de recourir aux arguments d’autorité, il n’ait pas été procédé aux expertises scientifiques nécessaires afin de répondre aux craintes qui ont pu être exprimées.
 
En attendant que ces expertises aient lieu et que la Cnil ait rempli sa mission, la LDH demande un moratoire sur le déploiement actuel.
 
 
—————————————
 

 

 
 
 
138 rue Marcadet – 75018 Paris
Tél. 01 56 55 51 00 – Fax : 01 42 55 51 21
 

02/04/2014

Absence de dialogue sur l'impact des radiofréquences sur la santé

Communiqué de presse le 2 avril 2014

ANSES – Radiofréquences et santé-environnement

Dialogue en péril

Les associations ont quitté hier après-midi la réunion du comité de dialogue Radiofréquences

et santé de l'ANSES pour dénoncer la dénaturation du dialogue au sein de cette instance mise

en place il y a trois ans pour éclairer l'agence sur les attentes de la société civile en matière

d'expertise et de recherche.

Cinq mois et demi après le rendu public du rapport d'expertise sur les risques pour la santé des radiofréquences, qui avait suscité des critiques nombreuses de la part du monde associatif,

l'ANSES avait convoqué ce 1er avril une réunion avec pour ordre du jour le débat sur le

contenu du rapport et les perspectives de poursuite du dialogue.

Déjà en désaccord et sur le contenu du rapport qu'elles considèrent comme orienté et sur le

côté tardif du débat proposé, les associations ont découvert, à l'ouverture de la réunion, que

celle-ci serait présidée non pas par M. George Mercadal, président très apprécié de cette

instance depuis sa création, mais par le Directeur général de l'ANSES.

Considérant que la démission soudaine de Monsieur Mercadal, dans une période

particulièrement critique, était symptomatique de la détérioration du dialogue à l'ANSES et

qu'un débat ouvert et objectif sur des sujets conflictuels ne pouvait se tenir sous la présidence

du directeur général de l'Agence, partie prenante du débat, elles ont donc fait part de la

déclaration commune (voir PJ *) qu'elles avaient préparée, rappelant leur attachement au

dialogue et précisant leurs exigences de changements puis elles ont quitté la salle.

Elles ont annoncé qu'elles ne pourront reprendre leur participation que lorsqu'un président

indépendant et impartial sera à nouveau nommé et que des réponses claires seront données

aux exigences de changements exprimées sur :

- la méthodologie utilisée pour qu'elle reflète l'état de la connaissance et de la

controverse ;

- la prise en compte des conflits d’intérêt ;

- la définition de ce que doit être une expertise réellement pluraliste, le concept

d'expertise collective pouvant masquer l'expression d'une pensée unique.

Contact presse :

Priartem – Janine LE CALVEZ

Collectif des électrosensibles de France – contact.electrosensible.org/

CRIIREM - Pierre LE RUZ

Robin des Toits – Etienne CENDRIER

(*)

DeclarationCommuneInterassoComiteDialogue ANSES_RF_et_sante.pdf

11/02/2014

Communiqué de Presse : Les Pollutions, grandes absentes du Plan Cancer

communiqué :

Paris le 5 février 2014 - Communiqué de Presse du Rassemblement pour la Planète.

Les Pollutions, grandes absentes du Plan Cancer de François Hollande

Péché par action ou par omission ? Pesticides, perturbateurs endocriniens, radiofréquences, pollution de l'air… Politiques, scientifiques, institutions internationales et associations les mettent en avant régulièrement comme des causes évidentes dans l’explosion du nombre de cas de cancer dans le monde. Mais François Hollande, qui vient d’exposer les grandes lignes du plan Cancer 2014-2018, n’en a pas vraiment parlé : volonté délibérée ou trouble de la concentration ?

Pour la seule année 2012, il y a eu 355.000 nouveaux cas et 148.000 personnes en sont mortes en France. Dans le monde, 14,1 millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués et 8,2 millions de personnes en sont mortes. En 2025, il y aura 19,3 millions nouveaux cas par an sur toute la planète, prévoit le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), l'agence spécialisée de l'Organisation mondiale de la santé sur le cancer : nouvelles données sur l’incidence, la mortalité et la prévalence du cancer dans le monde.

On se rappelle que la thématique Santé Environnement avait été tout simplement écartée de la dernière Conférence Environnementale. Le bébé avait été jeté avec l'eau du bain et le Rassemblement Pour la Planète dégagé sans façon pour éviter de faire trop de peine à certains lobbies.

Ceci explique sans doute que la stratégie nationale de santé, ne consacre pas une ligne à la qualité de l’air, à la qualité de l’eau potable, aux radiofréquences ou aux perturbateurs endocriniens ?

Les amicales pressions des industries des industries chimiques, de l'agro-alimentaire, de la téléphonie mobile, les constructeurs automobile etc. et leurs arguments économiques de très courts termes ont pris le dessus, une fois de plus, sur notre santé à tous.

Ainsi par exemple l’étiquetage transitoire des contenants avec du BPA pour les publics sensibles, pourtant obligatoire en France depuis le 1er janvier 2013, n’a toujours pas été mis en œuvre. Le Circ a classé les ondes électromagnétiques comme cancérigènes possibles et la pollution au plan mondial comme cancérigène avéré.

Dans quel sens faut-il entendre le mot "plan" dans Plan Cancer ?

Contact presse :

Etienne Cendrier : 01 48 38 48 52

Sébastien VRAY : 06 51 90 48 16

15/10/2013

Ondes magnétiques : pas d'effet mais des effets quand même !

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/ondes-magnetiques-pas-d-effet-avere-sur-la-sante-15-10-2013-1744070_23.php

Ondes magnétiques : pas d'"effet avéré" sur la santé

Le Point.fr - Publié le 15/10/2013 à 09:38 - Modifié le 15/10/2013 à 09:44

L'exposition aux ondes électromagnétiques peut toutefois provoquer des modifications biologiques sur le corps.

L'exposition aux ondes électromagnétiques peut provoquer des modifications biologiques sur le corps, mais les données scientifiques disponibles ne montrent pas d'"effet avéré" sur la santé, indique l'Agence nationale sanitaire (Anses) dans un avis rendu public mardi.

L'Anses ne juge pas nécessaire de modifier la réglementation qui fixe des seuils limites, mais recommande néanmoins de limiter l'exposition aux ondes, en particulier celles des téléphones mobiles, surtout pour les enfants et les utilisateurs intensifs.

"Changements d'ordres biochimiques"

Cet avis de l'Anses a été formulé par un groupe de 16 experts qui, durant deux ans, a passé en revue des centaines d'études scientifiques. Le dernier avis de l'Anses sur le sujet avait été émis en 2009.

Les effets biologiques sont des "changements d'ordre biochimique, physiologique ou comportemental qui sont induits dans une cellule, un tissu, ou un organisme en réponse à une stimulation extérieure". Un effet sanitaire "n'intervient que lorsque les effets biologiques dépassent les limites d'adaptation du système biologique", explique l'Anses.

Les interrogations sur les effets sanitaires des ondes (cancer, fertilité, etc.) ont émergé alors que les technologies sans fil connaissent un déploiement toujours plus large, notamment avec l'arrivée de la 4G. Ces nouvelles technologies sont susceptibles d'augmenter l'exposition de la population générale, via de nouvelles antennes, ou des utilisateurs, via de nouveaux équipements (smartphones dernière génération, tablettes, etc.), résume l'Anses.

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sur le même sujet lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/15/a-paris-l-arrivee-de-la-4g-multiplie-les-conflits-entre-operateurs-et-riverains_3495844_3244.html

A Paris, l'arrivée de la 4G multiplie les conflits entre opérateurs et riverains

LE MONDE | 15.10.2013 à 11h09 • Mis à jour le 15.10.2013 à 13h35 |Par Martine Valo

Une douzaine de riverains, parents d'élèves pour la plupart, s'attardent sur le trottoir rue Jean-Cottin, à l'entrée d'une résidence du 18e arrondissement de Paris, leur quartier général. Ils font tous partie du collectif Alliance pour l'annulation de trois antennes relais (Apatar). Leur mobilisation est citée en exemple par les associations opposées au déploiement débridé d'installations de téléphonie mobile. Les conflits entre opérateur et habitants se multiplient avec l'arrivée de la téléphonie de quatrième génération, la 4G.

Lire : Ondes : pas d'effets avérés sur la santé, mais un appel à limiter l'exposition

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Au 1er octobre, l'Agence nationale des fréquences avait autorisé l'ouverture en France de 9 572 sites (qui peuvent, chacun, abriter plusieurs antennes) de téléphonie mobile très haut débit, 21 % de plus que le mois précédent. Ces nouvelles installations s'ajoutent à un parc de plus de 76 000 sites destinés à relayer la 2G et la 3G. 

Rue Jean-Cottin, on ne veut pas d'un équipement supplémentaire. En tout cas pas sur l'immeuble qui surplombe d'un côté la cour de récréation du groupe scolaire Maurice-Genevoix et fait face, de l'autre, aux classes de CM2 de l'école du Sacré-Cœur. A eux deux, ces établissements accueillent 700 enfants. 

PANNEAU SIBYLLIN

Le collectif Apatar, adhérent de l'association Robin des toits, s'est vite formé après la découverte, dans le creux de juillet, d'un panneau sibyllin accroché aux grilles de la résidence, portant le nom d'un sous-traitant de Free Mobile. Les opposants ont par deux fois, en septembre, empêché les ouvriers de grimper dans l'immeuble. Main courante, pétition, appel aux élus, les riverains ont obtenu la suspension des travaux, le 5 septembre.

"Nous habitons deux rues plus loin, témoigne Laurent, un des pères mobilisés. Depuis qu'elle est née, ma fille vit sous l'antenne relais posée sur le toit de notre immeuble, sur celui de la crèche, et maintenant on veut en mettre une au-dessus de la maternelle."

"Nous ne sommes pas contre Free, explique un autre membre du collectif, mais OrangeSFR et Bouygues ont évité cet emplacement et ont installé plusieurs antennes de moindre puissance alentour. Pourquoi Free n'en fait-il pas autant ?" L'opérateur est accusé de tous les maux : de ne pas éviter la proximité des établissements sensibles contrairement à ce qu'il prétend, d'utiliser un plan d'urbanisme faux – sur lequel il manque un étage à l'une des écoles –, d'agir à l'insu des habitants.

CHARTE SUR LES NIVEAUX D'ÉMISSION

Free rétorque qu'il dispose des autorisations nécessaires pour déployer ses antennes depuis octobre 2012, soit deux mois avant que la capitale signe avec les industriels des télécoms, à l'issue d'un bras de fer musclé, une charte fixant à la fois des niveaux maximums d'émissions de 5 volts par mètre (v/m) et de 7 v/m pour la 4G, et des procédures d'informations du public. 

Du coup, le dernier venu de la téléphonie mobile n'a pas eu à respecter ces nouvelles exigences de transparence. Jeudi 17 octobre, le cas de la rue Jean-Cottin va être examiné par la commission de concertation de téléphonie mobile à l'Hôtel de ville, comme la soixantaine de cas litigieux du 18e arrondissement, champion en la matière avec le 14e arrondissement. "Nous avons 250 dossiers en attente au total", témoigne Mao Peninou (PS), adjoint au maire de Paris, chargé des antennes-relais.

Même pour une ville qui n'est pas sans moyens, la situation est difficile à tenir entre les administrés qui refusent les ondes électromagnétiques, ceux qui exigent un réseau plus performant et des opérateurs prompts à éluder la concertation publique. "Pour sortir de cette impasse, il faut faire évoluer la législation" insiste l'élu. 

Lire : Ces malades des ondes électromagnétiques, qui "survivent"

08/04/2013

Les effets biologiques de la téléphonie mobile (suite)

communiqué :

INERIS – Effets d’exposition à des champs électromagnétiques    

LES RATS DE L’INERIS SONT DES VEINARDS
Ils ont eu des émissions light.
 
Le 03 Avril 2013, ont été exposés dans les locaux de l’INERIS des travaux concernant la régulation thermique de jeunes rats exposés à des champs électromagnétiques.
Invitée, l’association nationale Robin des Toits était présente.
Une étude de ce type a pour objet de fournir des éléments de comparaison avec la situation réelle actuelle.

Les émissions produites par les opérateurs ont trois caractéristiques :
elles sont mixtes et comportent une composition de fréquences diverses,
elles comportent des extrêmement basses fréquences,
elles sont émises de façon discontinue et par saccades.

Les émissions offertes aux rats de l’INERIS sont nettement plus simples :
elles ne comportent qu’une seule fréquence – 900 MHz
donc, il n’y a pas d’extrêmement basse fréquence,
elles sont émises en continu.

Les résultats de l’étude montrent chez les animaux exposés des perturbations nettes – l’INERIS dit « très nettes » – du sommeil, de la thermorégulation et du comportement alimentaire.
Malgré la faible intensité des émissions.
Ils montrent aussi une augmentation de l’état d’alerte.

L’étude fait donc constater l’apparition de perturbations très nettes malgré la forte atténuation et la faible intensité de l’émission.
Deux conclusions sont évidentes :
- une émission plus complète produit des perturbations encore plus importantes,
- pour une information pleinement significative, il est nécessaire de soumettre les animaux en direct aux émissions auxquelles les opérateurs soumettent l’ensemble du vivant.

A titre de complément de la présente étude, Robin des Toits croit utile d’informer l’INERIS de l’existence des travaux suivants :
ADANG et VANDER VORST – Juin 2008
  124 rats
  21 mois d’exposition – faible
  Résultats :
  . perturbation du système immunitaire – multiplication des lymphocytes,
  . vieillissement accéléré,
  . 50% de surmortalité   (mortalité – pourcentage normal : environ 30%       ADANG : 60%)
Rappel : patrimoine génétique du rat identique à 90% avec celui de l’humain.

SALFORD et al – 2003 – dans Environ Health Perspect
  Nerve Cell Damage in Mammalian Brain After Exposure to Microwawes from GSM Mobil Phones.
  Le Professeur SALFORD, haute autorité dans le domaine du BioElectromagnétisme, a déclaré qu’une personne qui entre 15 et 25 ans a chaque jour un portable contre la tête pendant une demi-heure ou plus aura un ALZHEIMER à 30 ans.

- Trois travaux concernant les perturbations du sommeil par les émissions du type GSM :
  HUBER et al – 2000 – Biological and Medical Aspect of Electromagnetic Fields
  HOSSMANN et HERMANN – 2003
  HUNG et al – 2007

Marc CENDRIER
Chargé de l'Information Scientifique

06/04/2013

Les effets biologiques de la téléphonie mobile

les surlignages et le commentaire sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/04/04/une-etude-conclut-aux-effets-biologiques-des-ondes-electromagnetiques_3153800_1651302.html

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Une étude conclut aux effets biologiques des ondes électromagnétiques

LE MONDE | 04.04.2013 à 11h30 • Mis à jour le 05.04.2013 à 08h17

Par Sophie Landrin

Quels peuvent être les effets d'une exposition aux champs électromagnétiques, comme ceux générés par les antennes-relais de téléphonie mobile qui fleurissent sur les toits des immeubles et parfois des écoles ? Existe-t-il un réel risque sanitaire pour les riverains, comme le soupçonnent certaines associations ? La littérature scientifique s'est multipliée ces dernières années sans conclure à un risque avéré, laissant les personnes dites "électrosensibles" dans l'incompréhension.

Pour la première fois, une étude sur des jeunes rats, conduite par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) et l'université de Picardie Jules-Verne, publiée par la revue Environnement Science and Pollution Research et rendue publique mercredi 3 avril, conclut à des effets biologiques des radiofréquences sur les fonctions de l'équilibre énergétique. Le sommeil, la régulation thermique et la prise alimentaire sont perturbés.

Le niveau d'exposition auquel ont été soumis les rats, expliquent les chercheurs, correspond à celui rencontré à proximité d'une antenne-relais. Treize jeunes rats ont été exposés en continu pendant six semaines à des ondes d'une fréquence de 900 MHz et d'une intensité de 1 volt par mètre (V/m), beaucoup plus faible que les seuils légaux. Un groupe témoin de 11 rats a été constitué, non soumis à ces champs électromagnétiques.

LES RATS RÉDUISENT LEUR STRATÉGIE DE REFROIDISSEMENT

Les chercheurs soulignent que les rongeurs ont un comportement alimentaire et suivent des rythmes biologiques assez similaires à ceux des nouveau-nés et que leur régulation thermique est transposable à l'homme. L'expérience a été répétée deux fois, avec des résultats cohérents.

L'expérimentation montre des effets des radiofréquences sur la régulation thermique : lorsqu'ils sont soumis à une augmentation de la température ambiante, les rats exposés aux ondes réduisent leur stratégie de refroidissement. Les animaux contractent leurs vaisseaux périphériques pour conserver la chaleur (vasoconstriction), comme s'ils ressentaient une sensation de froid, alors qu'ils ont plus chaud. Ils économisent leur énergie, comme s'ils en avaient un besoin accru.

Pourquoi ? "Nous n'avons pas de réponse. Nous constatons seulement que l'animal ne ressent pas la chaleur. L'adaptation à la température est modifiée", explique René de Seze, directeur de recherche à l'Ineris.

UNE PRISE ALIMENTAIRE PLUS IMPORTANTE 

Par ailleurs, les chercheurs ont observé que les animaux exposés n'avaient pas la même sensation de satiété que les rats non exposés. Ils constatent une prise alimentaire plus importante chez les rats soumis aux ondes. Les mécanismes d'économie d'énergie chez les rats exposés pourraient donc conduire à une augmentation de la masse corporelle.

Dernier enseignement : les rats soumis aux radiofréquences présentent un fractionnement du sommeil paradoxal, comme si les animaux étaient en état d'alerte. Les chercheurs soulignent qu'il ne s'agit pas de troubles du sommeil au sens strict, mais précisent que des perturbations du sommeil paradoxal pourraient "engendrer des difficultés de mémorisation ou des troubles de l'humeur chez l'homme".

"Ce que nous constatons, c'est qu'à de très faibles niveaux d'exposition, les effets sont réels sur le métabolisme, explique René de Seze. Il faut maintenant que d'autres laboratoires mènent des expériences similaires pour confirmer ou infirmer nos conclusions."

"LES EFFETS DÉCRITS  NE SONT PAS SANITAIRES"

Chercheur à l'université de Bordeaux, Bernard Veyret, qui n'a pas participé à l'étude, est plus prudent : "Ces résultats sont assez contre-intuitifs. L'étude de l'Ineris montre qu'il se passe quelque chose, mais j'ai un doute sur les niveaux réels d'exposition aux champs électromagnétiques. Les animaux sont appareillés. On leur place des sondes, des câbles, qui peuvent avoir des interférences avec les ondes. Par ailleurs, il faut bien préciser que les effets décrits sont des effets biologiques et non pas sanitaires", rappelle-t-il.

Ce spécialiste des champs électromagnétiques réalise depuis 1985 des études sur les effets des radiofréquences sur la croissance des tumeurs, la reproduction ou le système immunitaire. "Nos conclusions, c'est qu'il ne se passe rien. Jamais nous n'avons observé quoi que ce soit de significatif."

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mon commentaire :

Bernard Veyret fait une subtile distinction entre "effet biologique" et "effet sanitaire", que j'ai du mal à suivre.

En effeti, une sensation de satiété altérée (effet biologique) peut entraîner une prise de poids (effet sanitaire). De même, un "fractionnement du sommeil paradoxal" (effet biologique) peut entraîner des troubles de la mémoire et du comportement (effet sanitaire).

La distinction faite n'est donc nullement justifiée, et je m'interroge sur la motivation d'une telle distinction.

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sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/25/l-italie-reconnait-le-lien-entre-mobile-et-tumeur-cranienne_1780928_3244.html
 
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LE MONDE | 25.10.2012 à 12h19
Par Paul Benkimoun et Philippe Ridet
 

Il a fallu dix ans de patience à Innocente Marcolini, mais il a gagné. Le 12 octobre, la Cour de cassation italienne a reconnu que la tumeur bénigne décelée en 2002 sur un ganglion situé à l'intérieur de son crâne, avait été causée, entre autres, par l'usage intensif du téléphone portable lié à son métier, cadre d'entreprise. Reconnu victime d'une maladie professionnelle, M. Marcolini a été déclaré invalide à 80 %.

Ce verdict est une première dans la Péninsule. Selon son avocat, Amilcare Buceti, la décision des juges qui ont écarté les résultats des études scientifiques financées par des entreprises pour cause de conflits d'intérêts, s'appuie sur deux éléments fondamentaux : "D'abord, explique-t-il, nous n'étions pas dans une croisade idéologique contre la modernité. Nous n'avons pas soutenu que l'usage prolongé du téléphone portable était la seule cause de la tumeur de mon client, mais l'une des causes. Ensuite, nous avons convaincu les magistrats de baser leur verdict sur les études d'experts indépendants qui travaillent sur le lien entre les tumeurs et l'usage du téléphone portable."

Il s'agit en l'occurrence de Giuseppe Grasso, neurochirurgien à Brescia (Lombardie), et d'Angelo Gino Levis, oncologue à l'université de Padoue (Vénétie). Les deux médecins qui ont assisté scientifiquement M. Marcolini durant la procédure, ont mis en avant un risque élevé de tumeur des nerfs crâniens pour les utilisateurs intensifs de téléphone portable.

CINQ À SIX HEURES PAR JOUR CONTRE L'OREILLE GAUCHE

Dans le cadre de son travail, M. Marcolini a utilisé le sien plus de cinq à six heures par jour pendant douze ans. "Je mettais mon téléphone contre l'oreille gauche, explique-t-il, car je prenais des notes de la main droite. Or, c'est dans cette zone que s'est développée la tumeur" dont il a été opéré avec succès. La tumeur touchait le ganglion du nerf trijumeau, proche de l'oreille.

Le verdict de la Cour de cassation fera date et jurisprudence. Pour Amilcare Buceti, les juges "ont élargi les voies de recours possible en accueillant comme élément de preuve des rapports d'experts établissant le principe général du caractère cancérogène de l'usage intensif du portable" et ce, au-delà du cas particulier de son client. Quatre cas similaires font ainsi l'objet de procédures judiciaires en cours en Italie.

Pour M. Marcolini, c'est une victoire après dix ans de lutte. "Je n'ai pas mené ce combat dans le seul but de toucher une pension d'invalidité, raconte-t-il. Je ne suis pas tombé malade parce que je n'aurais pas eu de chance, comme cela arrive parfois dans les accidents du travail, mais parce qu'il y avait une raison à ma maladie. J'ai voulu que la lumière soit faite sur les risques liés à l'usage des téléphones sans fil. Les gens doivent savoir ce qu'ils risquent. Les parents doivent connaître le danger que courent leurs enfants."

M. Marcolini entend désormais donner "le maximum de publicité" à son cas pour "fonder une association contre les dangers des ondes électromagnétiques et susciter une plainte collective", une "class-action". Il doit rencontrer ses avocats et ses conseillers scientifiques la semaine prochaine pour en parler.

LA DÉCISION JUDICIAIRE RISQUE DE SUSCITER DES PROCÉDURES

Au-delà des frontières italiennes, la décision judiciaire risque de susciter des procédures. D'autant qu'en juin 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), structure rattachée à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé comme "cancérogènes possibles" les champs électromagnétiques de radiofréquence, dont ceux de la téléphonie mobile.

Présentant ces conclusions, le président du groupe de travail du CIRC, Jonathan Samet, avait précisé que des experts s'étaient appuyés "sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau associé à l'usage du téléphone mobile", ajoutant que "les deux études les plus larges ont montré un risque accru de gliome chez les utilisateurs les plus intensifs".

A défaut de disposer de données scientifiques établissant un lien de cause à effet – et non une simple association – entre l'exposition aux radiofréquences des téléphones portables et la survenue de tumeurs malignes, les experts du CIRC ont donc retenu la possibilité d'un effet cancérogène dans leur document consacré aux champs électromagnétiques.

Le responsable du programme des travaux d'évaluation au CIRC, le docteur Kurt Strif, précisait que "le niveau de preuve d'une association entre l'usage de la téléphonie mobile et le risque de cancer est comparable à celui existant pour les pesticides ou les expositions professionnelles dans le cadre du nettoyage à sec".

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http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/29/un-rapport-controverse-souligne-les-risques-lies-aux-radiofrequences_1823824_3244.html

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LE MONDE | 29.01.2013 à 11h54 • Mis à jour le 31.01.2013 à 09h20
Par Paul Benkimoun

Cancer du cerveau, baisse de la fertilité, autisme... Publié début janvier, le rapport BioInitiative 2012 (www.bioinitiative.org) estime que les risques liés à l'exposition chronique aux radiofréquences, utilisées notamment pour la téléphonie mobile, sont de mieux en mieux démontrés. Le document, qui examine plus de 1 800 études scientifiques, a toutefois suscité des réactions contrastées, comme cela avait été le cas pour la première édition, en 2007.

En France, les associations Priartém et Agir pour l'environnement ont publié un communiqué commun mettant l'accent sur la "confirmation des effets délétères des radiofréquences". L'association Robin des toits souligne que "1 800 nouvelles études renforcent la certitude de la nocivité des ondes et de l'urgence de la mise en œuvre de nouvelles normes pour protéger les populations".

A l'inverse, s'exprimant à titre personnel, le docteur Eric van Rongen, membre du conseil national de la santé des Pays-Bas, estime que l'édition 2012 "n'apporte pas grand-chose de nouveau par rapport à celle de 2007". Il reproche au rapport de ne pas être "une analyse objective et systématique de la littérature, mais une revue subjective et biaisée destinée à soutenir la conclusion a priori que les recommandations actuelles sur les expositions n'apportent qu'une protection insuffisante contre les effets sanitaires des champs électromagnétiques."

La controverse tourne autour de la méthode utilisée pour établir ce document et sur le rôle joué par Cindy Sage, fondatrice du groupe de travail BioInitiative et coéditrice du rapport.

"SÉRIEUX DÉFAUTS"

Celui-ci rassemble des contributions le plus souvent individuelles ou émanant de deux ou trois auteurs. Ses détracteurs considèrent de ce fait que BioInitiative n'est pas le résultat d'un consensus. Il faut toutefois remarquer que le tout récent rapport de l'Agence européenne de l'environnement, "Signaux précoces et leçons tardives : science, précaution, innovation", a procédé de la même manière. Certains auteurs sont d'ailleurs communs aux deux documents.

"En général, les chapitres mettent en avant les études montrant l'existence d'un lien et n'évaluent pas de manière critique toutes les études, dont beaucoup présentent de sérieux défauts qui les rendent virtuellement inutiles", poursuit Eric van Rongen. Le scientifique reproche à Cindy Sage, propriétaire de la firme californienne de consultants sur l'environnement Sage Associates, de "pousser plus loin qu'il ne faudrait les conclusions des différents chapitres."

Interrogée par Le Monde, Cindy Sage récuse ces accusations : "Nous avons utilisé toutes les études que le Centre international de recherche sur le cancer a prises en compte et qui l'ont fait conclure au caractère possiblement cancérogène pour l'homme des radiofréquences. Nous avons fait appel à des scientifiques du monde entier qui sont réputés et indépendants."

Cindy Sage récuse les soupçons de conflits d'intérêts évoqués à son encontre : "Ma firme ne vend pas de gadgets pour se protéger des ondes et nous n'apportons pas notre caution à des produits." Mme Sage souligne que "les effets biologiques des radiofréquences sont clairement établis et ceux dus aux expositions chroniques peuvent raisonnablement être soupçonnés de provoquer des effets sanitaires indésirables". Elle insiste sur le fait que "l'exposition des fœtus et des jeunes enfants serait un facteur de risque d'hyperactivité, de troubles de l'apprentissage et de problèmes comportementaux à l'école".

06/02/2013

Diabète et précarité - Téléphone portable et tumeurs du cerveau, du nerf acoustique et de la glande salivaire.

lu sur :

http://presse-inserm.fr/mardi-5-fevrier-2013/6530/?

Le Figaro revient sur une enquête menée par l’Académie de médecine et la Mutualité française en Languedoc-Roussillon, soulignant le lien entre « Diabète et précarité » (cf synthèse de presse du 31 janvier).
Ce travail montre que les cas de diabète, avant l’âge de 65 ans, sont plus nombreux chez les personnes précaires (6,9%) que dans les populations peu ou pas du tout précaires (4,4%). Il souligne également l’importance du dépistage et du suivi de ces personnes.
La Mutualité et l’Académie de médecine proposent un site conjoint présentant les résultats de l’étude, ainsi que des conseils pratiques.
 

Une enquête sur l’usage du portable a été menée par l’Association santé environnement France (Asef), cet automne, auprès de 600 lycéens du sud de la France.
Les résultats montrent qu’« ils n’étaient que 15% à savoir qu’il était préférable d’utiliser un kit mains libres ». Par ailleurs, 75% d’entre eux dorment avec leur portable.
Or, plusieurs études ont montré, ces dernières années, que l’usage du portable pourrait augmenter le risque de certaines tumeurs du cerveau, du nerf acoustique et de la glande salivaire.
Le Pr Gérard Lasfargues directeur général adjoint scientifique de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), préconise, par précaution, notamment d’utiliser un kit mains libres et de ne pas dormir avec son portable allumé à proximité immédiate de la tête.

La Croix, 05/02

15/02/2012

Informations médicales

lues sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Mercredi 15 février 2012

Bisphénol A et diabète
Selon deux nouvelles études, le bisphénol A (BPA) « contribuerait bel et bien à l’épidémie mondiale de diabète de type 2 », explique Le Monde. La première étude de l’équipe de Tiange Wang du Shanghai Institute of Endocrine and Metabolic Diseases (Chine), publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, « confirme, dans la population générale, le lien entre exposition au BPA d’une part, obésité et diabète de type 2 d’autre part », souligne le quotidien. Le Monde ajoute que, selon les auteurs, chez la population de corpulence normale, « le risque de diabète de type 2 augmente de 94% pour les sujets les plus imprégnés, par rapport au groupe dont les teneurs en BPA sont les plus basses ». La seconde étude, rendue publique dans PloS One, révèle, par des travaux in vitro, que de faibles doses de BPA peuvent contribuer au développement du diabète de type 2. Sergi Soriano (université Miguel Hernandez de Elche à Alicante, Espagne) et ses co-auteurs ont montré que des cellules pancréatiques de souris et d’humains, « lorsqu’elles sont exposées à des faibles doses du BPA, synthétisent plus d’insuline ». (Le Monde, 15/02)

L’intolérance aux ondes étudiée
L’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) lance « la première étude clinique en France » destinée à « évaluer un protocole de prise en charge spécialisée des patients atteints ‘‘d’hypersensibilité’’ » aux ondes, indique Le Figaro. Selon le journal, 1,5 à 2% de la population serait touchée par l’hypersensibilité électromagnétique, qui « se manifeste par des symptômes non spécifiques », mais qui peuvent empêcher certaines personnes de travailler ou les conduire à changer « totalement de mode de vie ». Un premier centre de prise en charge a déjà ouvert à l’hôpital Cochin, à Paris. L’AP-HP prévoit la participation à cette étude, au total, de 24 centres investigateurs en France. Cette étude, réalisée en collaboration avec l’Ineris et l’Anses, vise à « mieux comprendre cette pathologie dont les déterminants sont l’objet d’une crispation entre associations et scientifiques », souligne le quotidien. (Le Figaro, 15/02)

En bref

La Croix publie, dans son cahier central, un dossier sur les jeux vidéo et les enfants. « La question des risques liés à l’usage des jeux violents inquiète parents et éducateurs », explique le quotidien. Elle intéresse également les chercheurs. Ainsi, Michel Desmurget, chercheur en neurosciences à l’Inserm, explique, dans l’article, que « toutes les recherches montrent que les jeux vidéo violents ont un effet délétère ». Il ajoute : « Plus de 3 500 études répertoriées par l’Académie américaine de pédiatrie prouvent que les images violentes suscitent des comportements agressifs ». (La Croix, 15/02)

Le rapport rédigé par l’Observatoire national de la fin de vie doit être dévoilé aujourd’hui. Ce document, qu’Aujourd’hui en France s’est procuré, fait déjà l’objet « d’une grosse polémique », rapporte le quotidien. Plusieurs membres de cet observatoire, en désaccord avec les méthodes choisies pour réaliser le rapport, ont démissionné la semaine dernière. Ils considèrent que ce rapport, qui a coûté 450 000 euros à l’Etat, « n’apporte rien de nouveau » sur la fin de vie, souligne le journal. (Aujourd’hui en France, 15/02)

Le Quotidien du médecin rend compte de la découverte d’une équipe française d’un nouveau gène, GPR179, lié à « une forme génétique de cécité nocturne ». L’équipe d’Isabella Audo et Christina Zeitz (Institut de la vision, centre d’investigation clinique des Quinze-Vingts, UPMC CNRS-Inserm) a été mené pour « mieux comprendre l’origine génétique de la maladie ». Leurs travaux ont montré l’importance de la mutation du gène GPR179 dans la cécité nocture stationnaire. (Le Quotidien du médecin, 15/02)

09/02/2012

RATP et téléphonie mobile

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/08/ondes-electromagnetiques-l-inquietude-des-conducteurs-du-metro-parisien_1639927_3244.html

Ondes électromagnétiques : l'inquiétude des conducteurs du métro parisien

Les salariés réclament à la RATP une expertise indépendante sur leur niveau d'exposition.

23/01/2012

Les ondes de la téléphonie mobile à la RATP et dans les trains

.

Communiqué de Presse de Robin des Toits :

 

Ondes :

les représentants du personnel traînés au Tribunal par la RATP

 

Les nouvelles technologies sont de plus en plus présentes à la RATP. Certaines d’entre elles génèrent des ondes électromagnétiques, mais sont-elles nocives pour la santé des travailleurs/euses et des citoyen-nes ?


En matière de normes, la RATP applique les directives européennes. Vu l’avancée des recherches scientifiques et des préconisations émises par le Conseil de l’Europe, l’association nationale Robin des Toits et le syndicat SUD estiment que les normes sont dépassées et présentent des risques sanitaires.

 

En effet, en Mai 2011, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) classait l’ensemble des radiofréquences en catégorie 2B (cancérogène possible) ; en Mai 2011, le Conseil de l’Europe dans sa Résolution 1815 préconise de revoir les fondements scientifiques des normes actuelles d’exposition aux Champs Electromagnétiques (CEM) et d’appliquer le principe de précaution, à savoir fixer un seuil de prévention n’excédant pas les 0,6 Volt par mètre.

 

Dans l’objectif d’obtenir une analyse fine d’exposition aux CEM pour les salarié(e)s et les usagers et de mettre en place une prévention adaptée si nécessaire, le syndicat SUD de la RATP a demandé une expertise par un cabinet indépendant, Mesures_ CQFD. Or, la RATP refuse justement une expertise « indépendante » et la conteste juridiquement – lui préférant une étude classique qui a  pour résultat la minoration de la réalité de l’exposition.

 

Le syndicat SUD, soutenu par Robin des Toits, s’étonne de cette décision de l’entreprise de service public et demande sans plus attendre d’appliquer le principe de précaution et de permettre, au même titre à tous les usagers, l’égalité d’accès au transport aux personnes atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques.

09/06/2011

Wi-Fi,DECT,Bluetooth,téléphonie portable, etc ...

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris
Tél. : 33 1 43 55 96 08
E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org


Lettre ouverte
Envoyée le 06 Juin 2011

A l'attention de Monsieur Stéphane RICHARD, Président du Conseil d’Administration du Groupe FRANCE  TELECOM ORANGE
A l'attention de Monsieur Olivier ROUSSAT, Directeur Général et Administrateur de BOUYGUES TELECOM S.A.
A l'attention de Monsieur ESSER FRANK EBERHARD, Président du Conseil d’Administration de S.F.R.
A l'attention de Monsieur Cyril POIDATZ, Président du Conseil d’Administration du Groupe ILIAD (FREE)


Messieurs,

Le 31 Mai 2011, le CIRC, laboratoire de recherche de l’OMS, a estimé que l’usage des téléphones portables et du Wi-fi devait être considéré comme « peut-être cancérogène pour l'homme ».

Le CIRC précise que "les preuves, qui continuent à s'accumuler, sont assez fortes pour justifier une classification au niveau 2b", et que "le groupe de travail a fondé cette classification (...) sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau". Ce nouveau classement est identique à celui du plomb, de la laine de verre, du Bisphénol-A, de la chlordécone et des vapeurs d'essence... (1).

Le Conseil de l'Europe, quelques jours plus tôt, a signé une résolution intitulée "Le danger potentiel des champs électromagnétiques et leur effet sur l’environnement" qui dit « recommander l’utilisation de téléphones fixes filaires chez soi » et demande de « privilégier pour les enfants en général et plus particulièrement dans les écoles et salles de classe des systèmes d’accès à l’Internet par connexion filaire » pour des raisons sanitaires (2).

Ainsi, le Wi-fi, le DECT et le Bluetooth, des appareils que vous commercialisez, sont concernés par ces mises en garde scientifiques, que relaient les préconisations politiques...

Les normes actuelles, que le Parlement Européen avait qualifié d' « obsolètes » en 2008 (3), ainsi que l'expertise officielle internationale sur les champs électromagnétiques, sont donc remises en question parce que les effets non thermiques des ondes sont à présent pris en compte.

Et ce sont ces effets qui sont pointés du doigt par la science indépendante de l'industrie, qui conclut à des troubles neuro-endocrino-immunitaires sous exposition de ce type d'ondes particulier (4).
Ce n'est donc pas seulement un problème d'intolérance qui concernerait quelques allergiques, mais un problème de pollution électromagnétique globale, dont les conséquences risquent de constituer le prochain scandale sanitaire.

Nous constatons, en effet, que les citoyens se retrouvent exposés malgré eux à une technologie que les plus hautes instances déclarent être potentiellement dangereuse pour leur santé.

L'OMS, lors du Colloque de Prague en 2004 sur l'Electro-Hypersensibilité (EHS), avait déjà reconnu les effets délétères de ces ondes sur certaines personnes (5). Des projections scientifiques concluent à une augmentation considérable des cas d'électro-hypersensibilité dans les années à venir (6).

Récemment, le Conseil de l'Europe a recommandé « de porter une attention particulière aux personnes «électrosensibles» atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des «zones blanches» non couvertes par les réseaux sans fil ». Or, ces zones blanches, décidées par le non déploiement d'antennes-relais ne concernent pas les émissions Wi-fi, DECT ou Bluetooth non désactivables ou activés par défaut, et qui sont incontrôlables par nature !

Ainsi, le gouvernement allemand recommande de ne pas utiliser de Wi-fi pour raisons sanitaires (7), recommandation suivie par de nombreux médecins à travers le monde (8).
Alors que des cliniques dans le monde soignent cette pathologie environnementale, le paradoxe est que de nombreux électrosensibles, qui ne sont à priori pas technophobes, ne peuvent plus utiliser vos technologies dès lors que le Wi-fi n'est pas désactivable et qu'aucune capacité filaire n'y est offerte (certaines boxes et certains jeux, consoles, smartphones et tablettes...).

Ceci exclut une part de plus en plus croissante de la population qui se dit plus ou moins intolérante à ce type d'ondes particulier, et qui comme vous le savez n'a rien à voir avec les ondes continues de la radio hertzienne, mais sont des micro-ondes de plus de 2 Ghz, « pulsées en extrêmement basses fréquences ».

C'est pourquoi, dans la mesure où la législation ne vous y oblige pas, nous imaginons que vous demander de retirer définitivement le Wi-fi, le Bluetooth et le DECT de vos matériels serait illusoire, nous vous proposons, à la fois dans votre intérêt à venir et dans celui de tous vos clients, de mettre sur le marché un matériel répondant aux exigences techniques suivantes :

1) options Wi-fi, DECT et Bluetooth (personnel et communautaire) non activées par défaut et qui ne se réactivent ni au
   redémarrage, ni à la réinitialisation de l'appareil ;
2) capacité filaire, mise à disposition à l'achat du matériel, sans surcoût ;
3) interrupteur marche / arrêt du Wi-fi, du Bluetooth et du DECT facile d'accès et fiable, associé à un voyant de contrôle.

Ceci permettrait à vos clients, et notamment aux enfants, d'utiliser votre matériel en toute sécurité en n'étant pas exposés malgré eux aux micro-ondes pulsées.

Vous remerciant pour votre attention, nous vous prions de croire en l'assurance de nos sentiments les meilleurs.

Etienne CENDRIER
Porte-Parole National


(1) Communiqué de presse du CIRC du 31/05/2011 :
    http://www.iarc.fr/en/media-centre/pr/2011/pdfs/pr208_E.pdf
(2) http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/Adopted...
    La résolution précise que « Si les champs électriques et électromagnétiques de certaines bandes de fréquence ont des effets tout à fait bénéfiques, qui sont utilisés en médecine, d’autres fréquences non ionisantes, que ce soient les extrêmement basses fréquences, les lignes électriques ou certaines ondes à haute fréquence utilisées dans le domaine des radars, de la télécommunication et de la téléphonie mobile, semblent avoir des effets biologiques non thermiques potentiels plus ou moins nocifs sur les plantes, les insectes et les animaux, ainsi que sur l’organisme humain même en cas d’exposition à des niveaux inférieurs aux seuils officiels. »
(3) http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//E...
     (4) http://www.magdahavas.com/2010/10/21/new-study-radiation-...
    http://www.safeschool.ca/uploads/Abstract_Laptop_Expositi...          http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed?term=Effect%20of%20cel...
    http://www.icems.eu/papers.htm
    http://www.smh.com.au/digital-life/computers/laptops-dama...
(5) Extrait « La sensibilité vis-à-vis des champs électromagnétiques a reçu la dénomination générale : « hypersensibilité
    électromagnétique » ou EHS. Elle comprend des symptômes exprimés par le système nerveux comme les maux de tête, la fatigue, le stress, les troubles du sommeil, des symptômes cutanés comme des picotements, des sensations de brûlure, des démangeaisons, des douleurs et des crampes musculaires, ainsi que beaucoup d'autres problèmes de santé. »
    http://www.robindestoits.org/_a315.html
(6) http://www.robindestoits.org/_a477.html
(7) http://www.robindestoits.org/_a341.html
(8) http://www.robindestoits.org/_r27.html