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06/04/2016

La moitié des sites du Patrimoine mondial naturel menacée, selon WWF

La moitié des sites du Patrimoine mondial naturel menacée, selon WWF

Ouest-France -

l'Unesco, qui classe 18 sites naturels comme étant « en danger ».

Le comité du Patrimoine mondial de l'Unesco, classe 18 sites naturels comme étant « en danger ».
Le comité du Patrimoine mondial de l'Unesco, classe 18 sites naturels comme étant « en danger ». | Unesco

18/09/2014

Patrimoine : une bonne idée en Bretagne

lu sur :

Catherine Saint-James devant la maison éclusière de La Madeleine, sur le canal d'Ille-et-Rance,le... 

AFP 15 SEPTEMBRE 2014 À 10:15 (MIS À JOUR : 15 SEPTEMBRE 2014 À 11:19)

Sur le paresseux canal d’Ille-et-Rance, à Hédé-Bazouges (Ille-et-Vilaine), sont amarrés deux bateaux à fond plat qui accueillent deux habitations en bois: depuis juillet, Catherine Saint-James a ouvert ces deux chambres d’hôtes et obtenu en contrepartie le droit d’occuper la maison éclusière, à deux pas.

Comme celle de la Petite-Madeleine, dix-sept maisons éclusières situées sur les voies d’eau bretonnes vont retrouver une nouvelle vie en se transformant, pour certaines en gîte, restaurant ou encore atelier d’artiste, afin d’accueillir des visiteurs de tous horizons.
C’est la région Bretagne, qui a hérité des canaux -- écluses, barrages, chemins de halages et personnels affectés-- dans le cadre des transferts de compétence de l’État aux collectivités, qui a lancé un appel à projets pour valoriser et faire vivre ce patrimoine.
Sur les 156 maisons de l’ensemble des voies d’eau bretonnes (canal de Nantes à Brest et Blavet, canal d’Ille-et-Rance/Vilaine), 63 sont toujours occupées par des éclusiers. Vingt-trois autres étaient concernées par l’appel à projets visant à développer dans ces maisons des activités de loisirs, culturelles ou artistiques.
«Au début, on pensait proposer un gîte à vocation culturelle» à la Petite-Madeleine, explique à l’AFP Catherine Saint-James, chargée de production de projets culturels dans une vie antérieure. «Mais on s’est rendu compte que le Région voulait qu’on habite cette maison, qu’elle soit occupée et chauffée toute l’année».
«De là, poursuit Mme Saint-James, est née cette idée de +toues cabanées+», ces bateaux-cabanes autrefois utilisées sur la Loire pour la pêche ou le transport de marchandises, transformés ici en gîtes douillets.
Au total, la Région a reçu près de 60 candidatures. Treize ont été retenus. «Il faut que le projet soit viable et que les porteurs aient une réelle envie de s’investir. Quatre maisons hors appel à projets ont reçu une proposition et un avis positif», précise l’institution régionale.
- «Échange de bons procédés» -
 
C’est le cas de la maison éclusière de Poulhibet, à Mûr de Bretagne (Côtes-d’Armor), allouée à l’association pour la réhabilitation du canal de Guerlédan à Pontivy, actuellement en travaux pour une inauguration espérée pour l’hiver prochain.
«L’aménagement de la maison est très important pour mettre en valeur le patrimoine local en y organisant des expositions et festivités», explique Jean-Paul Henrio, co-président de l’association.
Les projets ont été jugés sur la pertinence de leur usage par rapport au site choisi, leur qualité architecturale, leur viabilité financière et leur capacité à intégrer le développement durable.
Le conseil régional garantit pour sa part la qualité de la toiture et des huisseries.
Collectivités, associations et privés, dorénavant nouveaux locataires de 17 de ces lieux insolites, se sont engagés, en contrepartie d’un loyer défiant toute concurrence (en moyenne 1.500 euros annuels pour une maison de 100 m2 et un terrain de 1.000 m2), à aménager, à leurs frais, le site.
«L’installation de mon atelier à Boutron permet à la fois de valoriser le chemin de halage tout en valorisant mes sculptures. On ne pouvait rêver mieux comme échange de bons procédés!», explique Lætitia Lavieville, heureuse locataire de la maison éclusière de Boutron à Calorguen (Côtes-d’Armor).
A la Petite-Madeleine, Catherine Saint-James et son mari entendent maintenant développer un «point accueil vélo», tant ce site des Onze-Écluses attire touristes, cyclistes et randonneurs, amateurs de calme au bord de l’eau.
A Languidic (Morbihan), la maison éclusière s’est transformée en lieu d’animations autour de la pêche et à Montreuil-sur-Ille (Ille-et-Vilaine) en bar-crêperie-grill.
Le succès semble être au rendez-vous, comme le constate Valérie Still, à l’origine du projet de transformation de la maison du Guer à Rohan (Morbihan) en gîte d’étape: «Depuis l’ouverture du site le 22 avril, nous avons reçu plus d’une centaine de personnes».
Un second appel à projets concernant une vingtaine de maisons éclusières devrait être lancé avant la fin de l’année par la région Bretagne.

13/06/2014

Grèce : privatisation du bien public

lu sur :

Grèceplages en solde, le littoral vendu à la découpe

www.humanite.fr/grece-plages-en-solde-le-littoral-vendu-la-decoupe-543492
Rosa Moussaoui

Jeudi, 5 Juin, 2014

Athènes, envoyée spéciale;

le Taiped, le fonds chargé de conduire les privatisations et de liquider le patrimoine de l’État grec, met en vente des plages, des sources thermales, des sites naturels. Des joyaux livrés aux appétits des spéculateurs et des grands groupes hôteliers.

C’est un petit coin de paradis, tenu à l’abri des regards par une prétentieuse palissade blanche. Seule une étroite vitre permet au visiteur de passage d’apercevoir au loin, au bord des flots, les ruines d’un antique sanctuaire d’Apollon. Pour y accéder, il faut mettre la main à la poche. Le droit d’entrée à la plage de l’Astir Palace grimpe, dès le printemps, à 25 euros. Au-dessus des tourniquets filtrant les entrées, les images de sémillants baigneurs défilent sur un écran plasma. Sur la péninsule de Vouliagmeni, à une vingtaine de kilomètres d’Athènes, une sublime bande de littoral a été bradée par le Taiped, le fonds chargé de conduire les privatisations et de liquider le patrimoine de l’État grec. Le lot comprend la plage abritant des vestiges archéologiques, le complexe hôtelier de l’Astir Palace, la marina et les vastes espaces boisés qui s’étirent jusqu’aux falaises surplombant les eaux turquoise du sud de la péninsule. L’ensemble a été cédé pour 400 millions d’euros à un fonds représentant des investisseurs de Turquie, d’Abu Dhabi, de Dubai, du Koweït et d’autres émirats. Le bétonnage peut commencer.

Risque de remise en cause du texte de loi sur la protection du littoral

Pour accélérer la vente des côtes grecques à la découpe et la spéculation immobilière, présentée comme une « opportunité de développement », le gouvernement Samaras s’apprête à remettre à l’ordre du jour le texte qui fait voler en éclats la loi de protection du littoral. Celle-ci présente en effet l’inconvénient d’interdire les constructions à moins de 30 mètres des plages. « La mobilisation citoyenne avait permis de mettre en échec ce projet de loi, mais il devrait revenir bientôt au Parlement, sous la pression de la troïka », s’alarme la députée (Syriza) Théano Fotiou, membre de la commission parlementaire pour la protection de l’environnement. « Des plages, des forêts, des rivières et tout un patrimoine archéologique sont menacés par les appétits capitalistes. Les côtes grecques sont un trésor. C’est la chose la plus précieuse que nous puissions vendre. Après cela, que restera-t-il ? » interroge l’élue.

Partout, là où les plages sont mises en vente, la fronde s’organise pour préserver le libre accès à la mer et protéger les espaces naturels que l’État grec est prêt à livrer aux grands groupes hôteliers. À quelques kilomètres au nord de Vouliagmeni, ce sont les terrains de l’ancien aéroport d’Hellinikon qui aiguisent les appétits. Avec ses 620 hectares, le site est baigné par la mer sur plus de 3,5 kilomètres. Au crépuscule, des promeneurs viennent profiter de la fraîcheur de la pinède. Assaillie par de luxuriants lauriers roses, la plage d’Agios Kosmas n’est plus entretenue depuis longtemps. Sur une pelouse synthétique en piteux état, des équipes d’amateurs disputent un match de football, encouragées par des supporters attablés en terrasse. Sur les anciens terrains militaires, les équipements sportifs ont pâti de la compression des dépenses publiques, mais les lieux, aujourd’hui autogérés, offrent toujours un indispensable espace de loisirs et de respiration aux portes de l’étouffante capitale grecque. Le site figure aujourd’hui parmi les plages, sources thermales, champs et autre joyaux du patrimoine naturel grec soldés par le Taiped. Allié à un investisseur qatarien, le groupe grec Latsis (banque, immobilier, pétrole, construction navale), via sa filiale Lamda Development, est sur les rangs pour reprendre l’ancienne zone aéroportuaire avec son front de mer. À vil prix : 80 euros le mètre carré, tout au plus. Le « projet de développement » présenté dans une vidéo parie sur l’immobilier de luxe. Les habitants et les élus de l’Attique, région densément peuplée, préféreraient, eux, voir le site d’Hellinikon transformé en poumon vert de l’agglomération athénienne. Un projet que soutient la députée Zoé Konstantopoulo (Syriza), auteure d’un livre noir sur les affaires de corruption liées à la vente des biens publics par le Taiped. « La privatisation du bien public commun que constitue le littoral contrevient à la Constitution, mais aussi aux dispositions du droit européen relatives aux espaces naturels protégés », remarque-t-elle. Le 26 mai dernier, le Conseil d’État, saisi par des citoyens, bloquait la privatisation de la compagnie 
des eaux d’Athènes, jugée illégale. Les 
défenseurs du littoral voient dans cette jurisprudence un appui, pour faire reconnaître les plages grecques comme un bien commun incessible.

- voir:

http://www.humanite.fr/grece-plages-en-solde-le-littoral-vendu-la-decoupe-543492#sthash.yHxTRgPA.dpuf

08/01/2013

Guyane, mines et Parc National

lu sur : 

http://www.fne.asso.fr/fr/arnaud-montebourg-mine-le-parc-amazonien-de-guyane.html?cmp_id=33&news_id=13048&vID=1772

En Guyane française, le Ministère du Redressement Productif vient de délivrer un permis d’exploitation minière dans un secteur du Parc National interdit à l’activité minière. Nos organisations ne comprennent pas cette décision unilatérale à contre-courant et demandent une annulation de cette autorisation incohérente.

Arnaud Montebourg, le Ministre du Redressement Productif, vient de signer un arrêté octroyant à la société minière REXMA un permis d’exploitation minière de 10 km² à quelques encablures à peine du bourg de Saül, village porte du Parc Amazonien en Guyane, plus grand Parc National français.

Ce secteur écotouristique n’a pourtant absolument pas vocation à accueillir une mine industrielle. Le permis accordé est constitué par la partie amont de la vallée alluviale de la Crique Limonade, classée en zone de libre adhésion du Parc National. Directement en aval du permis, le bassin de la Crique Limonade bascule en zone cœur. Ce projet, risquant de porter atteinte non seulement à l’aire d’adhésion mais aussi cœur du Parc National, illustre à nouveau les difficultés que rencontrent les différents Parcs Nationaux et qui ont été dénoncées récemment par nos organisations ¹.

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2012 le Schéma Départemental d’Orientation Minière (SDOM) classe l’ensemble de la zone comme étant interdit aux activités minières, en raison notamment de l’importante richesse biologique du secteur.

Cette décision unilatérale d’Arnaud Montebourg intervient dans un contexte local d’opposition au projet très marquée. Ainsi dès 2006, pour satisfaire les intérêts particuliers de l’entreprise, le Ministre de l’Industrie de l’époque avait autorisé les recherches minières dans ce secteur en passant outre les avis défavorables du Maire, de la Commission Départementale des Mines et du Préfet. Aujourd’hui encore, les habitants, la municipalité, les associations, ainsi que certaines collectivités et grands élus de Guyane s’indignent contre cette autorisation injuste.

Nos organisations ne comprennent pas cette décision ministérielle à contre-courant, intervenant dans une période bien particulière de réforme du Code Minier, de passage en consultation de la Charte du Parc Amazonien et de fragilisation des parcs nationaux.

Benoît Hartmann, porte-parole de FNE : « Nos organisations demandent l’annulation du permis. On ne peut plus se permettre de délivrer des permis qui mettent en danger le Parc National, de surcroît, en contradiction avec le Schéma Départemental d’Orientation Minière ».

¹ /fr/nos-dossiers/biodiversite/parcs-nationaux/

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15/06/2012

Sauver le domaine public de Rambouillet

Communiqué de Presse – Rambouillet, 9 Juin 2012 

 

" Lettre ouverte aux rambolitains en particulier et aux français en général." 

 

La population doit savoir : 

Le domaine de Rambouillet, en vente depuis longtemps : 

Agissons ensemble ! 


Après un projet de privatisation des terres agricoles puis l’annonce de l’arrivée de l’IUT de 

Rambouillet et l’installation d’un campus nous sommes encore aujourd’hui confrontés à une nouvelle menace : la mise en vente du domaine de RambouilletDe récents propos tenus la semaine dernièreen réunion professionnelle, par des élus et responsables d’organisation, sur 

« la mise en vente du Domaine de Rambouillet » confirment clairement la concrétisation de la stratégie mise en place il y a de nombreux mois et que nous dénoncions déjà, en nous organisant en Comité de soutien. 

Le projet d’avenir de la Bergerie dérange parce qu’il contrarie quelques appétits particuliers insatiables. N’oublions pas que la Bergerie Nationale met en œuvre depuis 1994 un projet « d’agricultures, d’animation territoriale et développement durable» en lien avec la recherche et la formation. Ce projet vise à affiner, développer et diffuser des pratiques agricoles non polluantes (pour l’air, l’eau, les sols, la biodiversité) avec une bonne productivité, pour fournir à proximité des populations une alimentation de haute qualité nutritionnelle, dépourvue de pesticides. Cette orientation, portée par les politiques agricoles françaises et européennes, unanimement réaffirmée lors de la réunion de concertation des partenaires, à la préfecture de Versailles le 20 décembre 2011, est une nouvelle fois de plus remise en cause. Pourtant le rayonnement, local, national et international de la Bergerie Nationale porte le nom de Rambouillet bien au-delà des ses limites territoriales.  


Ca suffit maintenant ! Depuis des mois, voire des années, les autorités en place demandent aux équipes de la Bergerie de produire dossiers sur dossiers, toujours plus précis, soi disant pour affiner le projet. Faux prétexte ! La réalité est ailleurs ! Il faut se rendre à l’évidence !  

Certaines personnes influentes souhaitent voire disparaître la Bergerie et son orientation agricole qui entravent les plans immobiliers, secrètement décidés, comme l’atteste le dossier de « Projet de Pôle Technologique Universitaire » en date du 19/11/2010, réalisé par l’Université de Saint Quentin en Yvelines, avec plans à l’appui.  


Attention ! Ces signaux répétitifs ne sont pas de simples péripéties ! Ils mettent en évidence le travail de sape engagé depuis des mois, par des responsables qui intriguent secrètement pour décider seuls, en se soustrayant aux débats démocratiques contradictoires : débats qui régulièrement  démontrent l’attachement des populations, des partenaires, des agriculteurs, des acteurs territoriaux au maintien des activités agricoles et d’animation de la Bergerie Nationale de Rambouillet. De quel droit un responsable ou un élu pourrait-il décréter  la vente du Domaine, sans en référer aux citoyens et aux personnels directement concernés ? Quelle est cette conception de la démocratie et du respect humain ? La responsabilité citoyenne n’impose-t-elle pas de réagir avec force ? 

Si l’enjeu collectif est de répondre à l’intérêt généralpourquoi les citoyens devraient-ils, collectivement, renoncer à ce qui conditionne l’avenir des générations futures ? Il est clair qu’ils sont de plus en plus nombreux à s’intéresser aux questions d’alimentation, de santé, d’agriculture. Ils sont désireux de profiter de circuits courts près de chez eux, comme de la forêt de Rambouillet, mais en quoi les politiques proposées répondent réellement à leurs attentes ? Sans débat contradictoire, dans la transparence et la diversité des points de vue, peut-on respecter  l’intérêt général ? 

 

Le Comité de soutien refuse l’insupportable et informe ! Les citoyens doivent savoir que les discours de façade cachent une volonté plus cynique, régulièrement observée à travers de multiples propos erronés relayés par la presse locale, obligeant l’association « la BN for ever » à réagir. (ex : réactions aux articles de l’Echo Républicain du 3 février 2012 et des Nouvelles le 30 mai 3012 faisant assumer au groupe de concertation du 20 décembre 2011 des propos non tenus sur l’IUT de Rambouillet, entretenant de fait la confusion).  

Est-ce qu’un domaine démantelé pourra encore assurer un développement touristique et quel sera l’avenir de la cité d’Art et d’Histoire ? Aussi, comment ne pas voir que la remise en cause de l’orientation agricole du domaine de Rambouillet handicapera lourdement la politique de développement durable du territoire. 

 

Le Comité de soutien « la BN for Ever » 

Contact : Jean-Paul Teyssandier  

Bergerie Nationale de Rambouillet 

Parc du Château – CS 40609 

78514 Rambouillet Cedex 

Tél : 06 81 42 55 07 

Mél : jeanpaulteyssandier@gmail.com 

 

Pour en savoir plus, cliquez : 

-  Le blog du Comité de soutien “BN for ever” : Le collectif des personnels en colère de la BN (Bergerie Nationale) collectif-personnels.bergerie-nationale-rambouillet.over-blog.com/

 

-  Que défend le comité de soutien "BN for ever" : Que défend le comité de soutien "BN for ever" ? - Comité de soutien ...

 

-  Le Google+ du comité de soutien BN : Comité de soutien BnForEver - Google+

https://plus.google.com/106236614132381473666

-  Pétition en ligne Non A La Disparition De La BN : 

NON A LA DISPARITION DE LA BERGERIE... - Pétition En Ligne 

www.petitionenligne.fr/petition/non-a-la-disparition-de-la-bergerie-n...

09/11/2011

Les droits de propriété de l'industrie semencière : danger !

communiqué :

Une nouvelle proposition de loi sur le Certificat d'Obtention Végétale sera débattue le 24 novembre à l’Assemblée Nationale en Novembre.
Le 8 Juillet dernier, l'ancienne majorité sénatoriale a déjà cédé aux pressions du lobby semencier en approuvant ce texte. Si les députés confirmaient ce vote, les paysan(ne)s connaîtraient une régression sans précédent de leur droit le plus fondamental : celui de ressemer librement leur propre récolte et d'échanger leurs semences.
Cette proposition de loi vise à étendre les droits de propriété de l'industrie semencière. Elle voudrait interdire aux paysans d'utiliser une partie de leurs récoltes comme semences, ou pour quelques espèces comme le blé, ne les y autoriser qu'en échange du paiement de royalties à l'industrie.
Ce droit ancestral des paysan(ne)s de ressemer et d’échanger librement leurs semences de fermes fait partie de droits collectifs inaliénables. Il est à l'origine de toute la biodiversité cultivée. Il est le fondement de l'agriculture et le garant de la souveraineté alimentaire qui ne sera jamais assurée par des sociétés commerciales orientées vers la satisfaction des intérêts de leurs actionnaires.

Il est inacceptable que la loi, censée défendre l'intérêt général, renforce les droits privés de l'industrie semencière au détriment des droits collectifs paysans. Il est inacceptable que la loi, censée défendre l'intérêt général, favorise la confiscation du vivant par cette industrie et la régression de la biodiversité

Signez et faites signer cette cyberaction 
A chaque signature un mail est automatiquement envoyé au président de l'assemblée nationale et à votre député(e)
 
Cette cyber @ction pour la défense des semences de ferme, se situe dans le cadre plus général de la CAMPAGNE POUR UNE LOI DE RECONNAISSANCE POSITIVE DES DROITS DES AGRICULTEURS PAR LA LIBERATION DES SEMENCES PAYSANNES ET FERMIÈRES. 

Cette Campagne a pour objectif de promouvoir une loi globale, garantissant d'abord les droits fondamentaux et ancestraux des agriculteurs, des jardiniers et des artisans semenciers de conserver, de ressemer, d'échanger et de vendre leurs propres semences, et de les protéger de la biopiraterie et des contaminations génétiques. Cette loi devra concerner le brevet, le catalogue, les OGM, la gestion et la conservation des ressources phytogénétiques à la ferme et dans les collections..., tout autant que le Certificat d'Obtention Végétale, afin de ne pas abandonner l'avenir de notre alimentation à quelques firmes multinationales.
Ces différents sujets feront l'objet d'autres actions pétitions ou cyberactions.

07/03/2011

Carthage : tout change, rien ne change

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/le-clan-ben-ali-livre-le-site-de-carthage-a-la-speculation-immobiliere-07-03-2011-1303416_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110307

Le clan Ben Ali livre le site de Carthage à la spéculation immobilière

Le gendre et le beau-frère du président se sont emparés de trois terrains classés au patrimoine mondial de l'humanité. 
De notre envoyé spéciale à Carthage, Ian Hamel

Non loin des citernes romaines, construites sous l'empereur Hadrien pour alimenter Carthage en eau, un panneau planté sur le bord de la route annonce le chantier des "Résidences de Carthage", un ensemble de haut standing composé de villas individuelles et de petits immeubles. Pourtant, avec ses monuments, ses vestiges et ses trésors encore enfouis dans le sous-sol, le site de Carthage est inconstructible puisque classé depuis 1979 au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco !

Cela n'a pas empêché des proches de l'ancien président Ben Ali, plus précisément son gendre Sakhr el-Materi et son beau-frère Belhassen Trabelsi, de faire main basse sur 12,5 hectares entre septembre 2006 et avril 2007. Ils ont d'abord fait déclasser un terrain d'une superficie de 9 hectares, puis deux terrains de 2,5 et de 1 hectare. Le tout sans que le ministère de la Culture, les Domaines de l'État, l'Institut national du patrimoine ou la mairie de Carthage soient consultés. Sur ces 12,5 hectares, ils ont donc créé le lotissement "Les Résidences de Carthage", dont chaque mètre carré est vendu à prix d'or à la bourgeoisie tunisienne (1 380 euros le mètre carré).

Les travaux se poursuivent

"C'est inimaginable de s'en prendre ainsi à notre histoire, à notre patrimoine. Ben Ali n'a pas spolié uniquement les Tunisiens, mais tous les habitants de la planète", s'insurge Olfa Belhassine, journaliste à La Presse de Tunisie, qui a révélé ce scandale dans un reportage intitulé Le dossier secret d'un déclassement.

L'une des premières décisions du nouveau gouvernement tunisien, après la fuite du dictateur, a été de prendre un arrêté le 16 février 2011 afin de suspendre "la validité de tous les permis de bâtir relatifs aux terrains à caractère archéologique et historique dans le périmètre du site de Carthage-Sidi Bou Saïd". Mais en allant sur place, Le Point a pu constater que l'arrêté restait lettre morte et que les travaux de construction allaient toujours bon train aux Résidences de Carthage. On peut également s'en rendre compte en consultant le site dédié (*). La publicité vante l'architecture puisée "dans le patrimoine méditerranéen et carthaginois" et "la micromosaïque d'inspiration romaine". Sur un site que le Centre du patrimoine mondial de l'Unesco s'apprêtait, en 2011, à classer sur la liste du patrimoine en péril...

(*) http://www.residences-carthage.com/fr/

Image 2.png

24/11/2010

M. Sarkozy décide seul

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/11/24/inquietude-apres-le-depart-des-manuscrits-coreens_1444372_3246.html

Inquiétude après le départ des manuscrits coréens

Les conservateurs de musée ou de bibliothèque râlent peu en public. "C'est rarissime", assure le président de leur association, Christophe Vital. Aussi la "déclaration" que viennent de signer une bonne partie des cadres de la Bibliothèque nationale de France (BNF) est-elle inédite. Les 284 signataires à ce jour s'insurgent contre la façon dont la France a réglé l'affaire des 297 manuscrits coréens que Séoul réclamait depuis des années.

En marge du sommet du G20, le 12 novembre à Séoul, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé que la France allait restituer pour cinq ans renouvelables ces manuscrits royaux des XVIIe et XVIIIe siècles, pillés par la marine française en 1866, sur l'île de Gang-hwa, et conservés depuis à la BNF (Le Monde du 13 novembre).

Les signataires du texte multiplient les griefs, critiquant notamment le fait que la décision ait été prise contre leur avis. Surtout, ils affirment que ce prêt "vaut restitution de fait" : ces manuscrits ne reviendront jamais en France.

Ce retour en Corée, dit-on dans les musées, viole le principe sacré de l'inaliénabilité. A savoir que chaque oeuvre répertoriée dans les collections publiques ne peut en sortir. Cette coutume, confirmée à la Révolution, a été officialisée par la loi sur les musées, en 2002. "Tous les musées se sont construits sur ce principe", dit Michel Laclotte, ancien directeur du Louvre. "Toute brèche à ce principe est dangereuse", ajoute Pierre Rosenberg, lui aussi un ancien patron du Louvre. Et tous deux disent que ce cas coréen crée un précédent inquiétant.

Jusqu'ici, la France a surtout restitué des restes humains, sujet à forte connotation éthique. Et elle ne l'a fait que deux fois. En 2002, les restes de Saartjie Baartman, dite la Vénus Hottentote, ont quitté le Musée de l'homme pour l'Afrique du Sud, qui les réclamait depuis vingt ans. En mai, la France a restitué à la Nouvelle-Zélande une quinzaine de têtes maories. Dans ces deux cas, le Parlement a dû voter une loi pour ouvrir la porte au départ. Sinon, tout déclassement d'objet doit être validé par une commission. C'est elle qui a demandé, en 2009, que le Louvre restitue à l'Egypte cinq fragments de fresques, au motif qu'ils avaient quitté ce pays "illégalement ".

Pour contourner cette règle de l'inaliénabilité, l'Elysée a inventé le prêt de longue durée des 297 manuscrits - une formule inédite. Il a été décidé par l'Elysée "avant" de consulter Frédéric Mitterrand, dit-on au ministère de la culture. Ce dernier n'a pu faire valoir son point de vue que sur "les modalités" du prêt. Il espérait une rotation "plus rapide" des manuscrits, dit un observateur du dossier. Il n'a pas été écouté.

Bruno Racine, le président de la BNF, est aussi embarrassé. Dans Le Monde, en 2009, il militait non pour une restitution mais "des prêts croisés". On n'en est pas là. M. Racine n'a pas souhaité répondre à nos questions. Mais il a envoyé une lettre au personnel de la BNF, dont nous avons eu la substance. M. Racine comprend l'émotion de la maison mais voit un espoir : la France garde la propriété des manuscrits. A la France d'en tirer profit, de faire vivre cette propriété, par des prêts.

Espoir dérisoire, jugent l'avocate Corinne Hershkovitch et le directeur du site Latribunedelart.com, Didier Rykner, qui publieront en février 2011 un livre sur les restitutions : "Quel scandale ! M. Sarkozy décide seul, comme si ces manuscrits lui appartenaient, alors qu'ils appartiennent à la France, juste parce que ça l'arrange dans ses échanges diplomatiques et commerciaux avec la Corée ! Si on estime que ces manuscrits doivent être restitués, respectons la procédure, soumettons-les à la commission, mais n'agissons pas de façon hypocrite et illégale.Car n'ayons pas d'illusions : ils ne reviendront jamais !"

Pour prévenir la fronde du monde muséal, M. Sarkozy a rappelé que la France avait pillé ces manuscrits, et que son prédécesseur, François Mitterrand, aurait promis, en 1993, de les restituer. "Si on fait de la repentance, on vide les musées d'un bon tiers", s'insurge M. Vital.

M. Sarkozy avance un autre argument, plutôt inédit et qui devrait lancer un débat : ces documents appartiennent à l'identité coréenne et non au patrimoine universel. Dans cette logique, tout objet entrant dans la première catégorie peut être restitué ; non s'il entre dans la seconde. Cette doctrine est celle de Jack Lang, qu'il a développée dans une tribune au Monde, le 18 novembre, et qui a joué un rôle central dans cette affaire.

L'argument, là encore, inquiète fortement les conservateurs. "Où placer la limite ?, demande un responsable de musée, qui préfère rester anonyme. Prenons les frises du Parthénon, qu'Athènes réclame à Londres. C'est un bien d'intérêt national pour la Grèce. C'est aussi une oeuvre universelle."

M. Vital ajoute que cette affaire des manuscrits coréens vient s'ajouter à une multitude de pressions, faits, indices, qui montrent que le principe d'inaliénabilité des collections est fortement fragilisé depuis quelques années. "La France ouvre la boîte de Pandore. Des responsables politiques aimeraient que les musées puissent vendre quelques oeuvres. J'entends aussi parler de "respiration" des collections. Et la loi qui a permis le retour des têtes maories prévoit aussi de faciliter la procédure de déclassement." Cela au moment où de nombreux pays à forte croissance (Corée, Chine, Amérique latine) ou à fort patrimoine (Egypte) sont de plus en plus pugnaces dans leurs demandes de restitution.

Reste que ces manuscrits coréens ne quitteront pas la France pour le Musée national de Corée, à Séoul, avant plusieurs mois. Il faudra d'abord finaliser l'accord entre les deux pays. La BNF entend négocier pied à pied les modalités du prêt. Il faudra enfin numériser les manuscrits avant leur départ.

Michel Guerrin

Article paru dans l'édition du 25.11.10


Sur le Web : le texte de la pétition sur Jesigne.fr.

18:03 Publié dans Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, culture, patrimoine