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27/08/2016

De la ségrégation raciale aux USA

 
SPECIAL REPORT
Donald Trump got his start in a housing empire marred by a long history of racial bias, our investigation shows

Saturday, August 27, 2016 11:55 AM EDT

 
As Mr. Trump assumed an increasing role in his father’s business, the company’s practice of turning away potential black tenants was painstakingly documented.
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05/02/2014

Les pires endroits dans le monde ...

http://bit.ly/WorstPlaces

Un site anglophone à visiter si vous avez l'intention de faire du tourisme :

Les pires endroits au monde en fonction de critères sociaux et autres !

Il faut cliquer sur "durée de vie moyenne" ... "pollution" ... etc pour voir les statistiques.

http://bit.ly/WorstPlaces

 un exemple pour la pollution

Image 1.png

16/06/2011

Les frères Sarkozy

Voir les notes du 17/10/2010 et du 11/6/2011 sur "lebloglibredemonquartier" (lien ci-contre):

La réforme des retraites, pourquoi, pour qui ? (reprise ci-dessous)(*)

lu sur :

http://www.lepost.fr/article/2011/03/22/2442296_les-trois-freres.html

Les trois frères 

22/03/2011 à 09h32 - mis à jour le 22/03/2011 à 13h15

 

Alors que le déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale a été annoncé cette semaine et qu’une diminution des remboursements est au programme, penchons-nous sur le secteur de la santé et sur ses acteurs. 


Le Pôle Emploi, fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC sur une idée de Nicolas Sarkozy, compte 50.000 employés. La Sécurité Sociale, comprenant l’Assurance Maladie, l’Assurance Vieillesse et les URSSAF compte 120.000 employés.
 
Ces deux organismes ont été concernés par une réforme récente concernant les "complémentaires santé". Depuis le 1er janvier 2009, 170.000 employés ont été contraints de résilier leurs contrats avec leurs mutuelles pour adhérer à une "mutuelle employeur obligatoire;".
Ceux qui ont des enfants ont également été obligés d’ inscrire ces derniers sur le nouveau contrat (sauf exception). C'est une conséquence de la loi Fillon de 2003.
 
C'est le même organisme qui a remporté les deux marchés : le groupe Malakoff-Médéric obtenant 170.000 adhérents supplémentaires. Ajoutez à cela les 800.000 salariés CHR (café-hôtellerie-restauration) qui entreront dans le dispositif en janvier 2011.
 
Cette compagnie d’ assurance et de prévoyance Malakoff-Médéric sur le marché français : 
n°1 des groupes paritaires de protection sociale, 
n°2 de la retraite complémentaire,
 n°3 en santé collective (classement Argus de l’Assurance).
 Le groupe est né de la fusion de Malakoff et Médéric le 30 juin 2008, 6 mois avant la mise en place du dispositif "mutuelle obligatoire employeur" pour la Sécurité Sociale et le Pôle Emploi.  

Le président de Médéric cède sa place au président de Malakoff : Guillaume Sarkozy.

Au Medef de 2000 à 2006, il a aussi été le vice-président de la CNAM de 2004 à 2005.

Guillaume Sarkozy est le frère de Nicolas.

Intéressons-nous maintenant au troisième larron : François Sarkozy.
Pédiatre de formation, a abandonné la pratique pour l’industrie pharmaceutique depuis 2001. 
Il siège au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma et est devenu le président d’AEC Partners dont une des missions est le conseil aux fonds d’investissement.
 

 

François Sarkozy a lancé une chaîne de télévision spécialisée internet financée par le laboratoire Sanofi. Ajoutons ses relations avec le groupe Paris Biotech Santé, l’un des protagonistes de l’affaire de l’Arche de Zoë. il fait partie aujourd'hui des puissants lobbyistes de l’industrie pharmaceutique.
  D’ailleurs le grand plan Alzheimer lancé par le gouvernement est un joli cadeau de quelques centaines de millions d’ euros, une aubaine pour le secteur dont il défend les intérêts.
 A venir, le plan "Dépendance des Seniors" annoncé avant les prochaines élections présidentielles...
 
Trois frères

 - l’ un en charge de l’exécutif : notre Président,
 - l’ un à la tête d'un des plus gros groupes d’assurance santé,
 - le dernier sert les intérêts des laboratoires pharmaceutiques.
 
  On peut légitimement nourrir des inquiétudes sur l’avenir de notre système de santé. 
Les réformes engagées depuis 2004 ne font que confirmer sa détérioration et l’ on peut prédire son démantèlement d’ ici quelques années. Tout dépendra sans doute de 2012...


  Après cela, étonnons-nous de l'acharnement de Nicolas à réformer le financement des retraites (qui va fatalement s'orienter vers un système par capitalisation) et de sa "bienveillance" vis-à-vis de sa ministre Roselyne lorsqu'elle fait prospérer les grands laboratoires pharmaceutiques en leur achetant à-tout-va des millions de vaccins ... inutiles mais financièrement juteux !....

 

A faire circuler SANS modération, pour la bonne information des citoyens.


Groupe Malakoff Médéric
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Malakoff_M%C3%A9d%C3%A9ric
 
Guillaume Sarkozy
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Sarkozy
 
BioAlliance Pharma
 http://fr.wikipedia.org/wiki/BioAlliance_Pharma
 
Polémique à propos du lien avec Paris Biotech Santé
 http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Arche_de_Zo%C3%A9#Pol.C3.A9mique_.C3.A0_propos

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un commentaire du porte-parole du groupe Malakoff Médéric :

Bonjour, 

Nous avons pris connaissance de votre post du 11 juin, dans lequel vous reprenez des informations qui circulent sur le net concernant le groupe Malakoff Médéric, à propos des contrats santé-prévoyance de Pôle Emploi, de l’UCANSS et des Hôtels Cafés restaurants. Ces informations sont erronées. En effet, le groupe Malakoff Médéric a répondu à l’ensemble des appels d’offres cités dans le strict respect des règles déontologiques, aux côtés d’une concurrence sévère. Par ailleurs, le groupe assurait déjà, historiquement, la protection de nombreux salariés des organismes visés par l’article en cause (ASSEDIC, UCANSS, HCR…)

Afin d’être tout à fait clair et en tant que porte-parole du groupe Malakoff Médéric, je me permets de vous apporter les précisions suivantes :    

Concernant les contrats Pôle emploi et UCANSS  

Les salariés de Pôle Emploi couverts en prévoyance et en santé par le groupe Malakoff Médéric représentent  49 000 personnes. S’agissant des salariés couverts par le contrat santé UCANSS (Union des caisses nationales de Sécurité sociale), je vous précise qu’il s’agit d’un partenariat avec la Mutualité française et le groupe AG2R, relevant tous deux du secteur de l’économie sociale à but non lucratif. De ce fait, les salariés de l’UCANSS couverts en santé par le groupe Malakoff Médéric représentent 36 500 personnes. Nous sommes loin du chiffre de 170 000 qui circule sur le Net.

Concernant les contrats santé Hôtels Cafés restaurants (HCR) :

Du fait du partenariat historique avec cette branche d’activité, le groupe Malakoff Médéric a concouru lors de l’appel d’offres de mai 2009 sur la mise en place d’un régime frais de santé au bénéfice des salariés.

L’ensemble des organisations syndicales et patronales de la branche HCR a retenu comme gestionnaire du régime les groupes paritaires que sont le groupe Mornay, le groupe Audiens et notre groupe. Compte tenu de ce partenariat de couverture, le groupe Malakoff Médéric est susceptible de couvrir, à terme, environ 240 000 salariés. Là encore, vous constaterez que nous sommes bien loin des affabulations du Net.

Enfin, je tiens à vous préciser que le groupe Malakoff Médéric est un groupe de protection sociale, à gouvernance paritaire et mutualiste, à but non lucratif (pas d’actions, pas de dividendes, pas de stock options). Paritaire, signifie qu’il est gouverné par des administrateurs issus tant des 5 grandes confédérations syndicales de salariés (CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFDT et CFTC) que des organisations patronales.                                               

Les excédents du groupe sont intégralement consacrés à ses ressortissants et au développement de ses services en cohérence avec ses valeurs, notamment au travers de son action sociale. Tous ses dirigeants sont salariés et Monsieur Guillaume Sarkozy a été nommé par les Conseils d’administration. Il n’a jamais été Président ni de Malakoff, ni de Médéric, Il est actuellement Délégué général du groupe Malakoff Médéric après avoir été Délégué général du groupe Médéric.

Pour en savoir plus sur notre groupe, nous vous invitons à aller sur notre site www.malakoffmederic.com

Bien cordialement

Le porte-parole du groupe Malakoff Médéric

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mon commentaire :

Bien noter que Guillaume Sarkozy est un dirigeant salarié qui n'a été Président ni de Malakoff, ni de Médéric, mais Délégué général du groupe Malakoff Médéric après avoir été Délégué général du groupe Médéric (nuance).

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(*) La réforme des retraites, pourquoi, pour qui ? 

lu sur :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20101014.OBS1278/guillaume-sarkozy-futur-beneficiaire-de-la-reforme-des-retraites.html

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Guillaume Sarkozy, futur bénéficiaire de la réforme des retraites ?

Le site d'information Médiapart affirme jeudi 14 octobre que la réforme des retraites pourrait favoriser les intérêts du groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n'est autre que Guillaume Sarkozy, le frère du chef de l'Etat.

Selon Médiapart, la réforme "va conduire à l'asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propice à l'éclosion de ces grands fonds de pension qui n'étaient pas encore parvenus à s'acclimater en France, à quelques rares exceptions près". Parmi les opérateurs privés d'ores et déjà sur les rangs, figure le groupe Malakoff Médéric.

Des alliés puissants

"Il ne s'agit pas que d'une coïncidence. Mais bien plutôt d'une stratégie concertée en famille", écrit Médiapart, "l'un assèche les régimes par répartition tandis que l'autre pose les fondements du système par capitalisation". Le site ajoute : "Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l'occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l'Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile."

"Cette société n'aurait jamais vu le jour sans l'appui de l'Elysée", écrit Médiapart. En effet, la Caisse des dépôts et consignations est une institution publique présidée par un parlementaire. Pour sa part, laCaisse nationale de prévoyance (CNP) est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque postale et du groupe Caisses d'Epargne, lui-même présidé par François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée.

En outre, la Caisse des dépôts gère le Fonds de réserve des retraites. "Pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation?", demande Médiapart. "Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l'Etat?"

L'enjeu n'est pas mince. Le marché pourrait représenter "40 à 100 milliards d'euros" : en fonction de l'aspect final de la réforme, les Français connaîtront une baisse plus ou moins considérable du taux de remplacement, c'est-à-dire du montant de la pension rapporté au salaire, et donc se précipiteront sur les systèmes de retraite complémentaire. Médiapart publie notamment un "business plan" confidentiel, qui fixe pour objectif une part de marche de "17%" d'ici dix ans.

(Nouvelobs.com)

08/03/2011

Le 1er mai 2011

communiqué :

Le 1er mai 2011 tous à Paris, pour une marche citoyenne sur l’Elysée.

 

Inconséquence politique, échec économique, casse sociale, rupture du pacte républicain, atteinte à l’égalité des chances, politique de la peur, stratégie de la division, lois liberticides et sécuritaires, pratiques autocratiques du pouvoir, favoritisme, népotisme, manipulations médiatiques, ingérences judiciaires, collusion avec le monde des affaires et les forces de l’argent…

 

Nous avons tous nos raisons pour nous opposer à Sarkozy et à son clan, pour résister au sarkozysme. Mais ce président sans envergure, effrayé par le peuple, prend grand soin de le tenir à l’écart, muselant au besoin sa parole derrière des cordons de CRS, mais aussi du G.I.P.N, etc…
Alors, ENSEMBLE, nous élèverons la voix plus haut, nous nous ferons entendre plus fort, unis dans la défense des valeurs de notre République :

Liberté- Egalité- Fraternité- Laïcité- Démocratie

Pour nous contacter :

Email : contact.degage@gmail.com

Facebook :http://www.facebook.com/event.php?eid=176465202396613

Twitter  http://twitter.com/contactdegage#

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Et si vous n'allez pas à Paris, manifestez devant les préfectures !


07/03/2011

Carthage : tout change, rien ne change

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/le-clan-ben-ali-livre-le-site-de-carthage-a-la-speculation-immobiliere-07-03-2011-1303416_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110307

Le clan Ben Ali livre le site de Carthage à la spéculation immobilière

Le gendre et le beau-frère du président se sont emparés de trois terrains classés au patrimoine mondial de l'humanité. 
De notre envoyé spéciale à Carthage, Ian Hamel

Non loin des citernes romaines, construites sous l'empereur Hadrien pour alimenter Carthage en eau, un panneau planté sur le bord de la route annonce le chantier des "Résidences de Carthage", un ensemble de haut standing composé de villas individuelles et de petits immeubles. Pourtant, avec ses monuments, ses vestiges et ses trésors encore enfouis dans le sous-sol, le site de Carthage est inconstructible puisque classé depuis 1979 au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco !

Cela n'a pas empêché des proches de l'ancien président Ben Ali, plus précisément son gendre Sakhr el-Materi et son beau-frère Belhassen Trabelsi, de faire main basse sur 12,5 hectares entre septembre 2006 et avril 2007. Ils ont d'abord fait déclasser un terrain d'une superficie de 9 hectares, puis deux terrains de 2,5 et de 1 hectare. Le tout sans que le ministère de la Culture, les Domaines de l'État, l'Institut national du patrimoine ou la mairie de Carthage soient consultés. Sur ces 12,5 hectares, ils ont donc créé le lotissement "Les Résidences de Carthage", dont chaque mètre carré est vendu à prix d'or à la bourgeoisie tunisienne (1 380 euros le mètre carré).

Les travaux se poursuivent

"C'est inimaginable de s'en prendre ainsi à notre histoire, à notre patrimoine. Ben Ali n'a pas spolié uniquement les Tunisiens, mais tous les habitants de la planète", s'insurge Olfa Belhassine, journaliste à La Presse de Tunisie, qui a révélé ce scandale dans un reportage intitulé Le dossier secret d'un déclassement.

L'une des premières décisions du nouveau gouvernement tunisien, après la fuite du dictateur, a été de prendre un arrêté le 16 février 2011 afin de suspendre "la validité de tous les permis de bâtir relatifs aux terrains à caractère archéologique et historique dans le périmètre du site de Carthage-Sidi Bou Saïd". Mais en allant sur place, Le Point a pu constater que l'arrêté restait lettre morte et que les travaux de construction allaient toujours bon train aux Résidences de Carthage. On peut également s'en rendre compte en consultant le site dédié (*). La publicité vante l'architecture puisée "dans le patrimoine méditerranéen et carthaginois" et "la micromosaïque d'inspiration romaine". Sur un site que le Centre du patrimoine mondial de l'Unesco s'apprêtait, en 2011, à classer sur la liste du patrimoine en péril...

(*) http://www.residences-carthage.com/fr/

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07/02/2011

Pour la petite histoire : comment le président déchu Ben Ali s’est enfui dans son Boeing

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2c24c0a6-3239-11e0-9581-5c80251fb044|0

tunisie lundi7 février 2011

Comment le président déchu Ben Ali s’est enfui dans son Boeing

Isabelle Mandraud Le Monde

Des témoins racontent le départ précipité le 14 janvier et le vol du chef d’Etat tunisien, accompagné de son épouse Leïla Trabelsi et de proches, vers l’Arabie saoudite.

Lorsque l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali a quitté la Tunisie, le 14 janvier, pensait-il y revenir très vite? C’est ce qu’il a laissé entendre à l’équipage qui l’a accompagné à bord de l’avion présidentiel, ce soir-là, en Arabie saoudite: «Allez vous reposer et demain, vers 7 heures, on repart pour la Tunisie», a-t-il lancé au commandant de bord et au copilote, à son arrivée à Djeddah, avant de rejoindre le pavillon royal de l’aéroport.

Ils étaient cinq à composer l’équipage: les deux pilotes, un mécanicien, une hôtesse et un steward. A partir du témoignage précis de certains d’entre eux et d’un responsable au sol, Le Monde a pu reconstituer le dernier vol du président déchu. Il apporte un éclairage précieux sur les conditions du départ du dirigeant tunisien, qui demeure, à bien des égards, mystérieux. A-t-il été poussé vers la sortie? Ou bien un plan avait-il été ourdi pour l’éloigner d’une situation de chaos, avant de le faire revenir comme celui pouvant ramener l’ordre?

Le 14 janvier, alors que la police a commencé à charger les manifestants, à Tunis, la direction de l’aviation civile est prévenue qu’un plan de vol «pour entraînement» est déposé concernant l’appareil immatriculé BBJ TS-IOO, c’est-à-dire l’avion présidentiel, un Boeing 737-700 équipé d’une trentaine de sièges, d’un bureau, d’une chambre et d’un cabinet de toilettes avec douche. Le plan est un leurre. Aucune indication n’est donnée sur d’éventuels passagers: les codes Tunis 01 et Tunis 02, qui correspondent au président et à sa femme, ne sont pas communiqués. Le personnel navigant est convoqué peu avant 17 heures, dans le hangar qui abrite l’avion présidentiel sur la base militaire de l’Aouina, en face de l’aéroport de Tunis-Carthage.

Un convoi arrive. D’une Mercedes noire sortent Ben Ali, vêtu d’un costume bleu et d’une cravate rouge, et sa femme, Leïla Trabelsi, «pas maquillée», ainsi que leur jeune fils. D’une Porsche Cayenne grise descendent à leur tour l’une des filles du couple, Halima, et son fiancé. Puis viennent trois employés, deux femmes et un homme. L’équipage note la présence autour de l’appareil, en nombre beaucoup plus important qu’à l’accoutumée, de membres de la garde présidentielle suréquipés. Parmi eux figure leur chef, Ali Seriati.

« Je reviendrai avec vous»

Le plein est fait, pas tout à fait, 16 tonnes de carburant. Les passagers n’ont avec eux que quelques bagages, peu volumineux. Soudain, d’autres véhicules surgissent, avec, à leur bord, une quinzaine de membres de la famille Trabelsi, dont Mourad Trabelsi et sa famille, ainsi que le chanteur Seïf Trabelsi. Ils sont armés. Les gardes du corps du président ne les laissent pas monter à bord, en leur promettant qu’ils prendront un autre avion.

Dans le cockpit, Ben Ali dit aux pilotes: «Nous allons à Djerba [île tunisienne située dans le golfe de Gabès], c’est plus calme.» «Je vais monter avec eux parce qu’ils ont peur, précise-t-il en désignant sa famille, puis je reviendrai avec vous.» Leïla Trabelsi s’inquiète de savoir si l’avion a bien reçu l’autorisation de décoller. L’appareil quitte la piste à 17 h 45.

«Le président était très stressé; normalement, il ne va jamais dans la cabine de pilotage, rapporte un membre de l’équipage. Au bout de quelques instants, poursuit-il, Ben Ali nous a demandé de faire route vers Djeddah [Arabie saoudite] et il a ajouté: «Si jamais nous n’avons pas assez de fuel, nous pouvons nous ravitailler en Libye.» Cela ne sera pas nécessaire.

Habitué à ne pas commenter les décisions du chef de l’Etat, l’équipage obtempère, mais le commandant de bord et son copilote s’assurent auprès des autorités libyennes, puis égyptiennes, qu’ils peuvent survoler leur territoire.

Durant le trajet, le président tunisien commentera une seule fois la situation dans son pays: «Ce sont les islamistes qui font tout ça, confie-t-il à l’équipage, ils se sont introduits dans la police, vous allez voir, ça va s’aggraver.» Il passe deux appels depuis son bureau. L’un de ses gendres, Sakhr el-Materi, tente de le joindre de son côté, en apparence sans succès.

A 22 h 50, l’avion se pose en Arabie saoudite, avec difficulté. Une violente tempête de pluie s’est abattue sur Djeddah et les autres avions sont déroutés vers Médine. «Nous roulions tout doucement sur la piste, cela a inquiété le président qui est revenu dans la cabine de pilotage.» Il est accueilli par des dignitaires saoudiens que les navigants tunisiens ne reconnaissent pas.

«On a laissé le président»

Mais, à terre, les membres de l’équipage, qui ont des chambres retenues au Hilton, reçoivent des messages angoissés de leurs proches. Dans un salon de l’aéroport, ils apprennent en regardant, médusés, la chaîne Al-Jazira, qu’un avion transportant la famille présidentielle, en fuite, se serait posé en Sardaigne. Inquiet, le commandant de bord tente de joindre le palais de Carthage, puis le PDG de Tunisair (la compagnie nationale), Nabil Chettaoui. Après des hésitations, l’équipage a l’autorisation de redécoller et ne demande pas son reste. Un plan de vol est déposé cette fois au nom de Tunisair, ce qui permettra à l’avion de survoler sans difficulté l’Egypte, la Grèce puis Malte.

L’appareil repart avec le plein de carburant à 1 h 50. «Nous étions tous angoissés, on n’arrêtait pas de se dire: on a laissé le président, témoigne un membre de l’équipage. Mais quand nous sommes arrivés, à 6 h 30 du matin à Tunis, l’armée nous a accueillis en nous remerciant d’avoir ramené l’avion.»

Un jeune Tunisien est mort dans la nuit de samedi à dimanche à Kebili, localité du sud de la Tunisie, après avoir reçu une grenade lacrymogène en pleine tête lors de heurts avec les forces de l’ordre. Par ailleurs, l’immeuble abritant le siège de la police du Kef (nord-ouest) a été incendié hier après-midi. L’armée a été déployée dans la ville après des attaques menées par des «bandes de jeunes». (AFP)

31/08/2010

Achèteriez-vous une voiture d'occasion

à cet homme ?

La lettre qui contredit Eric Woerth

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Dans son édition du mercredi 1er septembre, L'Express revient en détail sur l'étrange parcours de ce ruban rouge.

lu sur :

http://www.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=916022&k=31

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Une simple lettre, découverte à la mi-août lors d'une perquisition, fragilise la position d'Eric Woerth. L'actuel ministre du Travail a toujours affirmé ne pas être intervenu dans l'octroi, en juillet 2007, de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, futur employeur de son épouse et gestionnaire de fortune des Bettencourt. Il a maintenu cette version lorsqu'il a été entendu comme témoin, le 29 juillet dernier, par la police judiciaire dans l'enquête sur un éventuel trafic d'influence autour de cette décoration. Or, selon nos informations, le procureur Courroye et les policiers de la Brigade financière disposent aujourd'hui d'un élément crucial qui infirme cette version: une lettre signée d'Eric Woerth lui-même, datée du début du mois de mars 2007.

Une nouvelle audition d'Eric Woerth paraît inévitable

Ce courrier, adressé à Nicolas Sarkozy, place Beauvau, recommande Patrice de Maistre pour l'obtention de cette décoration. A l'époque, Eric Woerth est à la fois trésorier de l'UMP et du candidat à l'élection présidentielle. Quant à Nicolas Sarkozy, il se trouve pour quelques semaines encore à la tête du ministère de l'Intérieur, qu'il s'apprête à quitter pour se consacrer à la campagne.

Dans la lettre, rédigée sur du papier à en-tête d'une association de soutien à l'action de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth vante les mérites de Patrice de Maistre, membre du Premier cercle, rassemblant les principaux donateurs de Sarkozy. Le gestionnaire de fortune est, par ailleurs, un collecteur de fonds légaux pour l'UMP. Avec ce document, l'hypothèse d'une récompense pour ses bons et loyaux services prend corps.

Interrogé le 30 août par L'Express, pour savoir s'il était intervenu par écrit ou oralement dans le dossier d'attribution de Légion d'honneur, Eric Woerth n'a pas souhaité entrer dans le détail. Il a simplement répété que cette remise de décoration n'avait donné lieu à "aucune contrepartie".

Quant à l'avocat de Patrice de Maistre, Me Pascal Wilhelm, il nous a indiqué que son client avait découvert l'existence de cette lettre le 25 août, lorsque les policiers l'ont interrogé pendant six heures. Une nouvelle audition d'Eric Woerth semble désormais inévitable.

20:02 Publié dans ploutocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ploutocratie