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11/03/2017

Logique !

Écoutez au moins les 10 premières minutes :

Conférence de presse de François Asselineau du 10 mars 2017 - UPR

https://www.upr.fr/actualite/conference-de-presse-de-francois-asselineau-10-mars-2017

 

03/03/2017

Ondes des téléphones mobiles ...

Ondes des antennes de téléphonie mobile: Paris devient la métropole la plus protectrice d'Europe
Ville de Paris ·
 

Ondes des antennes de téléphonie mobile: Paris devient la métropole ...

www.paris.fr/.../ondes-des-antennes-de-telephonie-mobile-paris-devient-la-metropole-...

09/02/2017

L'Europe, l'Europe, l'Europe ! ... en sautant comme un cabri !

Économie - À propos de la politique européenne :

 

Stuck on the Treadmill of Temporary Work in Europe

In the European Union, more than half the new jobs since 2010 have been through temporary contracts, creating more workers seeking full-time employment.

Charles de Gaulle - Vidéo Ina.fr

www.ina.fr/video/I00012536
 

28/01/2017

La France n’est pas une Démocratie (suite)

Un texte de Robespierre, toujours d'actualité :

 

« La source de tous nos maux, c’est l’indépendance absolue où les représentants se sont mis eux-mêmes à l’égard de la nation sans l’avoir consultée.

Ils ont reconnu la souveraineté de la nation, et ils l’ont anéantie.

Ils n’étaient de leur aveu même que les mandataires du peuple, et ils se sont faits souverains, c’est-à-dire despotes, car le despotisme n’est autre chose que l’usurpation du pouvoir souverain.

Quels que soient les noms des fonctionnaires publics et les formes extérieures du gouvernement, dans tout État où le souverain ne conserve aucun moyen de réprimer l’abus que ses délégués font de sa puissance et d’arrêter leurs attentats contre la constitution de l’État, la nation est esclave, puisqu’elle est abandonnée absolument à la merci de ceux qui exercent l’autorité.

Et comme il est dans la nature des choses que les hommes préfèrent leur intérêt personnel à l’intérêt public lorsqu’ils peuvent le faire impunément, il s’ensuit que le peuple est opprimé toutes les fois que ses mandataires sont absolument indépendants de lui.

Si la nation n’a point encore recueilli les fruits de la révolution, si des intrigants ont remplacé d’autres intrigants, si une tyrannie légale semble avoir succédé à l’ancien despotisme, n’en cherchez point ailleurs la cause que dans le privilège que se sont arrogés les mandataires du peuple de se jouer impunément des droits de ceux qu’ils ont caressés bassement pendant les élections. »

Robespierre, 29 juillet 1792.

URL de cet article 21167
https://legrandsoir.info/la-source-de-tous-nos-maux.html

22/01/2017

La France n’est pas une Démocratie

En ce qui concerne la Politique (avec une majuscule) , la France n’est pas une Démocratie mais une société de castes.

Il y a deux castes.

D’une part la caste des « encartés », constituée par les personnes ayant payé leur adhésion à un parti politique, quel que soit ce parti; et d’autre part toutes les autres personnes en âge de voter : les "intouchables", politiquement parlant.

Faisons un calcul simple :

- les « encartés » constituent un ensemble d’environ 465 000 personnes, selon les chiffres trouvés sur WIKIPEDIA (LR: 275 000, PS: 111 000, PC: 57 000, MODEM : 14 000 , PG : 8000)
- le reste des citoyens en âge d’avoir une carte d’électeur : 44,6 millions environ.

(voir : Le nombre d'électeurs reste quasiment stable entre les 1er mars 2014 ...https://www.insee.fr/fr/statistiques/1379718 ).

465 000 divisé par 44,6 millions = 1%

En d'autres termes, seulement UN pour cent (1%) des citoyens en âge de voter (les "encartés") ont la possibilité de présenter des candidats aux élections Nationales !

Pour les élections législatives, par exemple, les candidats à des postes d’élus appartiennent tous à la caste des encartés constituant environ un centième de la population des électeurs (sauf rarissimes exceptions, peut-être, pour des anciens « encartés »).


Comment s’étonner que rien ne change !

Vous voulez un changement ?

Aux prochaine élections législatives, présentez dans chaque département des listes de personnes tirées au sort, acceptant de rester un temps limité à leur poste d’élu et de changer en cours de mandat contre une autre personne  tirée au sort.
Demandez à ces personnes de s’engager à proposer une reconnaissance du vote blanc et le tirage au sort d’une partie de la Chambre des Députés et d’une partie du Sénat selon des règles simples et de bon sens, telles que :

- un pourcentage de députés et de sénateurs tirés au sort au moins égal au pourcentage de votes blancs

et/ou

- pas plus de 2/3 d’élus « professionnels », ceci pour que le tiers tiré au sort puisse faire pencher la balance des choix possibles du côté de la raison et non du côté du dogmatisme politique

J’attends vos critiques.

Juste un rappel, les prochaines élections législatives auront lieu les 11 et 18 juin prochain.

 

Post Scriptum : à propos du vote blanc, voir la note du 8/2/2017 sur "le blog libre de mon quartier" (lien ci-contre)

17/10/2016

Pesticides, lobbying et recherche publique

lu dans la revue de presse de l'INSERM de ce jour : (les surlignages sont de moi) 

« Une douzaine de scientifiques et de médecins, praticiens hospitaliers ou chercheurs attachés à l’Inserm ou au CNRS, ont adressé aux ministres de l’agriculture, de la santé et de l’environnement, le 10 octobre, une demande d’éclaircissements après avoir essuyé le refus du financement de leurs travaux » sur les pesticides, souligne Lemonde.fr. Leur projet répondait à une inquiétude des médecins du service d’oncologie-hématologie du centre hospitalier d’Avignon (Vaucluse) : 280 à 300 nouveaux cas de différents cancers du sang par an.

Lemonde.fr, 17/10

-----------

voir aussi :

Pesticides, nutrition : surtout, ne pas savoir
Le Monde
 
extrait :
..." Leur projet répondait à une inquiétude des médecins du service d’oncologie-hématologie du centre hospitalier d’Avignon (Vaucluse). « On y enregistre 280 à 300 nouveaux cas de différents cancers du sang par an et ce chiffre est en augmentation ces dernières années, dit l’un des pétitionnaires. Le bassin de population n’ayant pas suffisamment augmenté pour expliquer cette tendance, il est difficile de se dire que rien ne se passe. »
« Une décision de nature politique »

Or, on sait que l’exposition à certains pesticides augmente le risque de ces maladies : l’objectif des chercheurs était donc de reconstituer le parcours professionnel et les lieux fréquentés par les malades, pour suggérer ou écarter un lien avec certains usages de produits phytosanitaires. "...


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/10/17/pesticides-nutrition-surtout-ne-pas-savoir_5014756_3232.html#wVDWFbFULzAypzAC.99
 
et aussi :
 
Pesticides : des chercheurs demandent des explications sur le financement de la recherche
www.novethic.fr/.../pesticides-des-chercheurs-demandent-des-explications-sur-le-fina...
Il y a 3 heures - Pesticides : des chercheurs demandent des explications sur le financement de ... après avoir essuyé le refus du financement de leurs travaux.
Il y a 4 jours - Les projets de recherche s'intéressant à l'exposition aux pesticides des ... qui vient de se voir refuser le financement d'une étude sur le sujet [1]. ... Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

[PDF]Bonjour, Nous vous adressons le courrier joint qui a été ... - snpst

www.snpst.org/IMG/pdf/2016-10-12-ecophyto.pdf
10 oct. 2016 - l'Agriculture, de la Santé, du Travail, de l'Environnement et de la Recherche, ... recherche confronté à un refus de financement d'un projet de ... si elles sont victimes de maladies connues pour leurs liens avec les pesticides, ...

Avignon | Pesticides et cancers en Vaucluse : des chercheurs crient à ...

www.laprovence.com/.../pesticides-et-cancers-des-chercheurs-crient-a-la-censure.html
Il y a 3 jours - Marseille : de leur fenêtre, ils faisaient du tir aux collégiens ... Extension de Roland-Garros: la justice autorise la reprise des travaux ..... Face au refus de financement du projet vauclusien par le ministère de l'Agriculture, cette ...

Un projet de recherche sur l'exposition aux pesticides censuré par le ...

https://blogs.mediapart.fr/.../un-projet-de-recherche-sur-l-exposition-aux-pesticides-ce...
Il y a 3 jours - Les projets de recherche s'intéressant à l'exposition aux pesticides des salariés ... géographes, médecins du travail, oncologues, généralistes, assistante sociale – qui vient de se voir refuser le financement d'une étude sur le sujet. ... Leur recherche vise à étudier les parcours professionnels et résidentiels ...

22/09/2016

Accident nucléaire : Consultation publique sur le projet de décret relatif aux zones qui seraient contaminées en cas d'accident

Consultation publique sur le projet de décret relatif à la protection contre les dangers des rayonnements ionisants  :  ATTENTION : date limite 30/09/2016

Une consultation dont les médias n'ont pas parlé et qui ne dure (n'a duré) qu'un mois : du 31/8 au 30/9/2016 !


La CRIIRAD appelle à se mobiliser contre l’adoption de niveaux de référence très élevés pour la gestion des accidents nucléaires et de leurs conséquences.

Transposition de la directive Euratom 2013/59 : Niveaux d ... - Criirad

www.criirad.org/euratom/euratom2013-59-niveaux-exposition.html


Les autorités françaises s’apprêtent à fixer les critères de gestion des zones contaminées après un accident nucléaire (ou après un attentat affectant une installation nucléaire). Quel niveau d’exposition aux rayonnements, et donc de risque, sera pris en référence pour décider de la nécessité ou non d’engager telle ou telle action pour protéger la population ? Très concrètement : jusqu’à quel niveau de risque serez-vous condamné à vivre en zone contaminée ? À partir de quel niveau de risque pourrez-vous espérer être indemnisé et relogé dans un environnement sain ?

Les autorités françaises ont retenu les niveaux de dose efficace les plus élevés possible : 100 mSv pour la phase accidentelle et 20 mSv/an pour la phase poste accidentelle (alors que pour le public, la limite maximale de dose est normalement de 1 mSv/an et que cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé). Plus les limites sont élevées, moindre sont les dépenses liées à la protection et à l’indemnisation des dommages. Ce choix est malheureusement cohérent avec le plafonnement des indemnités pour les victimes d’un accident nucléaire majeur. Le nucléaire est dispensé de l’application du principe pollueur-payeur : ce sont ses victimes qui supporteront les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe.
Cette décision n’arrive pas par hasard. Elle est le fruit de 20 ans d’efforts du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français via son cheval de Troie, le CEPN[1]. L’idée clef est de convaincre les populations que l’on peut tout-à-fait vivre en zone contaminée. Il suffit d’un peu de formation et d’équipement pour contrôler son environnement, ses aliments. Ces experts ont juste « oublié » le problème central de la dégradation de l’état de santé des habitants, et tout particulièrement des enfants.
Si vous êtes choqué par l’image de ces enfants japonais qui portent autour du cou un dosimètre en guise de pendentif, si ce n’est pas l’avenir que vous souhaitez pour vos enfants, agissez !
Le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer a lancé une consultation sur le projet de décret relatif à la Directive 2013/59.. Cette consultation est une opportunité pour dénoncer les propositions que nous jugeons inacceptables et manifester d’ores et déjà nos exigences. Nous avons tardivement pris connaissance de cette consultation qui se terminera le 30 septembre.
 
Participez à la consultation publique
et dites NON à l’obligation de vivre en zone contaminée !

Comment participer à la consultation publique ?

Pour participer à la consultation, rendez-vous sur le site http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-decret-relatif-a-la-protection-sanitaire-a1504.html ou cliquez sur ce lien pour accéder à la page de présentation et donner votre avis.

Il vous faudra inscrire : un titre, un message, votre nom (ou pseudonyme) et votre adresse mail.

Vous pouvez rédiger vos propres messages ou utiliser des extraits de notre présentation ci-après :

Proposition de titre : « Accident nucléaire : des niveaux de référence inacceptables »

Proposition de message :

« Le projet de décret retient des niveaux de référence excessivement élevés pour la gestion des situations accidentelles et post-accidentelles. Je demande qu’ils soient fixés à la borne inférieure et non pas supérieure de l’intervalle défini par la directive 2013/59/Euratom sur la base des recommandations de la CIPR :

<![if !supportLists]>-          <![endif]>20 mSv et non pas 100 mSv pour la phase d’urgence
<![if !supportLists]>-          <![endif]>1 mSv/an et non pas 20 mSv/an pour la phase post-accidentelle.
Je demande également qu’une limite et non pas une simple référence soit établie pour la gestion des territoires contaminés et que des garanties spécifiques soient définies pour les enfants et les femmes enceintes.

Je refuse d’être contraint de vivre et de laisser vivre mes enfants  dans un environnement aussi dangereux pour notre santé. Si les pouvoirs publics ne peuvent pas garantir un niveau de risque plus faible, il est impératif de mettre à l’arrêt les installations nucléaires susceptibles de conduire à cette situation. »

 

Attention, vos commentaires doivent être déposés d’ici le 30 septembre !

Merci de nous adresser un message une fois que vous aurez déposé votre commentaire sur le site du ministère à l’adresse contact@criirad.org !

La Directive traite de nombreux sujets que nous analyserons plus avant. D’autres actions seront mises en place dans les semaines qui viennent. Nous comptons d’ores et déjà sur votre aide pour les relayer !

En savoir plus sur les valeurs proposées par le décret    


Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité


CRIIRAD

29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50


asso@criirad.org – www.criirad.org

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Pour participer à la consultation, rendez-vous sur le site

http://www.consultations-publiques.developpement-durable....

ou cliquez sur ce lien pour accéder à la page de présentation et donner votre avis

27/08/2016

De la ségrégation raciale aux USA

 
SPECIAL REPORT
Donald Trump got his start in a housing empire marred by a long history of racial bias, our investigation shows

Saturday, August 27, 2016 11:55 AM EDT

 
As Mr. Trump assumed an increasing role in his father’s business, the company’s practice of turning away potential black tenants was painstakingly documented.
Read more »

29/07/2016

Le tout diesel pour économiser l'énergie ? Une belle arnaque !

lu sur :

Enquête inachevée sur les véhicules diesel

Le Monde -

Rapport retardé, investigations incomplètes : les travaux de la commission sur la réalité des émissions polluantes des véhicules diesel circulant en France, mise en place par la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, sont vivement critiqués par des ONG.

Alors que les instances similaires britannique et allemande, créées à la suite du scandale Volkswagen – qui a reconnu avoir sciemment triché sur la réalité des émissions polluantes de ses véhicules –, ont déjà publié leur compte rendu, en avril, la présentation des conclusions de la commission Royal, initialement prévue en juin, remise une première fois au 22 juillet, a de nouveau été reportée. Ce sera pour le lundi 1er août, assure-t-on au ministère de l’environnement.

Les ONG France nature environnement (FNE) et Réseau action climat (RAC) craignent que le rapport sorte en toute discrétion dans la torpeur de l’été, sans que sa version finale puisse être relue par l’ensemble des membres de la commission dont elles font partie. Or, elles s’inquiètent des conclusions qui seront tirées.

Dévoilées en avril, les analyses effectuées sur 52 premiers véhicules – 100 véhicules devaient être testés – ont montré que la majorité des modèles dépassaient les normes pour le CO2 et les oxydes d’azote. Ces dépassements, en conditions réelles de conduite, pouvaient atteindre pour certains véhicules de trois à dix fois les plafonds autorisés. Mais ces tests n’établissaient pas, précisait alors le ministère, l’existence de logiciels permettant la fraude tels que celui employé par Volkswagen.

Lire aussi :   Diesel : aucun constructeur ne respecte les normes

« Lorsque l’on voit que même sur les tests classiques d’homologation, en laboratoire, il peut y avoir des écarts importants, jusqu’à 2,5 fois au-dessus de la norme – y compris pour des voitures de la toute dernière norme Euro 6 –, des investigations plus poussées sont nécessaires avant d’affirmer qu’il n’y a pas de logiciel truqueur, affirme Charlotte Lepitre, de FNE. D’autant que les explications données par les constructeurs sont restées très lacunaires. »

Un autre membre de la commission, Eric Horlait, directeur général délégué de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), un établissement public sous la tutelle des ministères de la recherche et de l’industrie, partage ce constat : « La commission a fait un travail intéressant, révélant que presque tous les véhicules dépassaient les normes et pour certains de façon très importante. Ce qui, en soi, pour les citoyens, est inquiétant. Mais elle n’a pas gratté jusqu’au bout. On ne peut conclure à l’absence de tricherie dans les logiciels car nous ne nous sommes pas donné les moyens de vérifier. »

« Nous ne savons pas comment
les logiciels sont faits »

Le principe des tests élaborés par l’UTAC Ceram, l’organisme de certification français, a certes consisté à faire en sorte qu’un éventuel système de fraude, installé sur les moteurs, ne puisse pas détecter que les véhicules se trouvent en phase de tests en laboratoire, comme c’était le cas sur les modèles Volkswagen. Mais la commission – présidée par Mme Royal, elle est composée d’experts du ministère, de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), d’organismes spécialisés dans l’environnement, d’ONG, d’associations de consommateurs et de parlementaires – n’a pas expertisé en tant que tels les logiciels qui équipaient les voitures testées.

« Il aurait pourtant été légitime d’engager une analyse des logiciels, d’autant que c’était la question qui était posée au départ et a suscité la mise en place de cette commission, comme d’ailleurs notre présence en son sein. L’objectif n’était-il pas de regarder si les véhicules comportaient ou non un système de leurre antipollution ? », interpelle Eric Horlait.

Lire aussi :   Trois questions sur les tests lancés par Ségolène Royal sur les véhicules diesels

Selon cet expert, pour mettre à l’épreuve les logiciels des voitures, il aurait été « techniquement tout à fait possible » d’organiser des tests sur une flotte réelle de véhicules en circulation, en exploitant les données massives ainsi recueillies. Les véhicules modernes, de plus en plus connectés, sont équipés de dispositifs de mesure qui pourraient permettre de vérifier que le système antipollution fonctionne tout le temps. « Nous n’avons même pas eu accès au code source et à la documentation des logiciels, les constructeurs se montrant réticents à nous les fournir. Nous ne savons donc pas comment ils sont faits », ajoute Eric Horlait.

Interrogé par Le Monde, le constructeur français Renault assure, sans autres commentaires, avoir « pleinement coopéré avec la commission Royal ». Si Mercedes dit ne pas avoir été interrogé lors de son audition sur les logiciels, chez Ford on reconnaît qu’« à deux reprises, la question a été posée, des membres de la commission soulignant qu’il serait utile d’avoir ces informations. Ce à quoi nous avons répondu les tenir à la disposition de l’UTAC et de la DGCCRF. Mais la commission n’a pas réitéré sa demande et a confirmé l’absence avérée de logiciel truqueur dans les modèles Ford ».

« Il y a une grave crise de confiance »

L’entourage de Ségolène Royal souligne que la démarche de la commission « relevait plus d’une opération de transparence que d’une enquête “judiciaire” ». « Il revenait aux constructeurs, lors de leur audition, de justifier les résultats observés sur leurs véhicules et de proposer un plan d’amélioration. La question du rôle joué par l’ordinateur de bord des voitures a toutefois été posée par des membres lors des discussions au sein de la commission et mériterait d’être approfondie », explique-t-on au ministère, tout en évoquant la possibilité de futurs travaux pour cette commission.

« Il y a une grave crise de confiance. Tous les citoyens réclament la transparence, insiste de son côté le sénateur (LR) des Alpes-Maritimes Louis Nègre, lui-même membre de la commission Royal. Dès lors, ces informations, comme le code source des logiciels qui relèvent du secret des affaires, devraient être mises à la disposition d’instances habilitées à en juger en toute confidentialité, de façon à rassurer les citoyens et à permettre aux constructeurs de retrouver leur crédibilité. »

Les organisations FNE et RAC rappellent aussi « l’impérieuse nécessité de faire preuve de transparence ». Alors que 86 véhicules ont été, à ce jour, testés par l’UTAC Ceram,  elles déplorent le fait que les membres de la commission n’aient toujours pas eu accès aux derniers résultats.


Laetitia Van Eeckhout
Journaliste au Monde

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/07/29/enquete-inachevee-sur-les-vehicules-diesel_4976199_1652666.html#AQersmqPF1TfvKQe.99

11/05/2016

France : le Sénat et l'influence des lobbies

lu sur : http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/10/les-senateurs-etrillent-la-loi-sur-la-biodiversite_4917028_3244.html#KogUzfBLZ4fETU1u.99


LE MONDE | 10.05.2016 à 21h08 | Par Martine Valo


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Jusqu’à présent, la future loi-cadre en faveur de la biodiversité, déposée par le gouvernement en mars 2014, avançait laborieusement mais plutôt favorablement. Son premier passage devant le Sénat, en janvier 2016, semblait même avoir bénéficié de l’effet COP21. Mais voilà que le projet de texte pour la « reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » se confronte à un rude retour à la réalité à l’occasion de sa deuxième lecture par la haute assemblée.

La commission de l’aménagement du territoire et du développement durable ne s’est pas livrée à un simple toilettage, mais à un sérieux lessivage avant l’examen du texte législatif en assemblée plénière programmée du 10 au 12 mai.

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Les associations de défense de l’environnement se réjouissent dans l’ensemble du maintien du chapitre sur le préjudice écologique, sur lequel les sénateurs ont eux-mêmes apporté leur expertise juridique. Mais pour le reste, c’est une longue liste de renoncements qui s’annonce.

Lire aussi :   La France tente de sauver une biodiversité en péril

La décision d’interdire les pesticides de la famille des néonicotinoïdes est abandonnée ; comme celle d’instituer une taxe sur l’huile de palme. Le droit d’entamer une procédure en justice dans le but de défendre la nature est limité à certains acteurs ; passe aussi à la trappe la volonté d’inscrire le principe de non-régression de l’environnement dans la loi ; idem pour la possibilité de classer certaines zones en « espaces de continuités écologiques » dans les plans d’urbanisme.

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Lire aussi :   Biodiversité : le Sénat vote une loi écornée par le lobby des chasseurs

« Droitisation en prévision de la primaire »

« Ils ont même supprimé l’interdiction des poteaux creux qui constituent des pièges mortels pour les chouettes, soupire le sénateur écologiste de Loire-Atlantique, Ronan Dantec. Il ne s’agit plus d’une loi de reconquête, mais de simples mesures d’accompagnement de la perte de la biodiversité que connaît le pays, en se contentant de limiter les dégâts. Les élus de droite se sont ressaisis », résume-t-il pour expliquer ces ambitions revues à la baisse. « Les lobbys, notamment ceux très puissants de l’agroalimentaire, sont remontés au créneau », renchérit son homologue du Morbihan, Joël Labbé. On assiste surtout à une forme de droitisation en prévision de la primaire qui suscite le durcissement des positions vis-à-vis de l’environnement. »

Le président du parti Les Républicains a lui-même donné le ton. Ces dernières semaines, Nicolas Sarkozy a multiplié en public les déclarations très offensives vis-à-vis des principes fondant l’écologie. Au chapitre de l’énergie, il a ainsi pris

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position pour le nucléaire – auquel il n’existe « aucune alternative crédible » selon lui –, s’est déclaré pour le développement d’une nouvelle génération de centrales, tout en refusant la fermeture de l’installation vieillissante de Fessenheim (Haut-Rhin), favorable encore à la recherche de gaz de schiste, à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes… Quant à la transition vers une agriculture moins destructrice pour l’environnement, l’ancien président de la République s’est chargé de traiter l’affaire à coup de boulets rouges, la qualifiant de passe-temps pour « bobos », « faux nez d’une véritable obsession pour la destruction de notre puissance agricole ».

Recul sur l’interdiction des néonicotinoïdes

Or derrière sa dimension d’inventaire à la Prévert d’une loi-cadre foisonnante, qui porte à la fois des grands principes et des dispositions sur les vieux moulins à l’abandon qui barrent l’écoulement naturel des rivières, par exemple, se cachent des oppositions fondamentales sur les modèles d’agriculture appelés à nourrir la planète.

A quel prix pour l’environnement, la biodiversité et la santé humaine ? C’est précisément sur ce terrain que la société risque d’avoir le plus de mal à comprendre les sénateurs qui s’apprêtent à reculer sur l’interdiction des néonicotinoïdes.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/10/les-senateurs-etrillent-la-loi-sur-la-biodiversite_4917028_3244.html#KogUzfBLZ4fETU1u.99
Lire aussi :   Tout comprendre aux pesticides néonicotinoïdes

« Je tâche de faire preuve de pédagogie en expliquant qu’il va falloir arrêter d’utiliser ces produits, assure Jérôme Bignon, rapporteur du projet de loi biodiversité pour la haute assemblée. Mais on n’est pas à deux ans près pour y parvenir. » « J’essaie de convaincre mes collègues que ce n’est pas une affaire de quelques écolos contre le reste du monde, mais une préoccupation partagée par l’immense majorité de la société », assure le sénateur Les Républicains de la Somme, à contre-courant de la majorité de son parti sur cette question.

Après être passé à la moulinette du Sénat, le projet de loi devrait être examiné en commission mixte paritaire le 25 mai. On doute des chances d’aboutir à un compromis tant les textes des deux chambres parlementaires diffèrent. Auquel cas le dernier mot reviendrait à l’Assemblée nationale.

Lire aussi :   Les députés votent une interdiction des pesticides tueurs d’abeilles

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/10/les-senateurs-etrillent-la-loi-sur-la-biodiversite_4917028_3244.html#KogUzfBLZ4fETU1u.99


         Lire aussi :   Néonicotinoïdes : le paradoxe de la Reine rouge

Pour l’heure, la secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité, Barbara Pompili, va tenter de rééquilibrer le texte proposé par la commission sénatoriale. Le gouvernement a déposé vingt-quatre amendements. Sur le dossier emblématique des néonicotinoïdes, il envisage de venir à bout de ces pesticides en deux temps : d’abord au cas par cas en fonction des alternatives existantes, puis en décrétant une interdiction générale le 1er juillet 2020.

Signe de l’intensité des crispations sur cette affaire, leur fin a été repoussée à plus tard à chaque étape du parcours législatif. Initialement, elle était prévue au 1er janvier 2017.

 Martine Valo


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/10/les-senateurs-etrillent-la-loi-sur-la-biodiversite_4917028_3244.html#KogUzfBLZ4fETU1u.99

14/04/2016

... plus facile ... (le ROUNDUP)

Roundup : le pesticide divise l'Union européenne et l'OMS

www.lemonde.fr/.../roundup-le-pesticide-divise-l-union-europeenne-et-l-o...


28 mars 2016 - Lire aussi : Le bénéfice des cultures « Roundup ready » en question .... limité » (limited evidence) de la cancérogénicité du glyphosate… Limité ...

Le Parlement européen demande une réautorisation limitée du glyphosate
Le Monde‎ - Il y a 23 heures

02/04/2016

... plus facile ...

 
TopSanté
Diesel et santé : un rapport donnait l’alerte dès 1997
Le Monde rapporte que « dès l’automne 1997, une quarantaine de chercheurs français livraient une expertise du CNRS intitulée « Diesel et santé ». Pour la première fois, des scientifiques français donnaient clairement l’alerte sur la dangerosité de ce carburant, mettant en évidence le lien entre ses fumées et le risque de cancer ». Et d’expliquer : « Les auteurs avaient rassemblé 25 études épidémiologiques sur le sujet, dont 22 montraient un risque accru de cancer du poumon chez les humains exposés aux fumées du diesel ». Selon le journal, « ce rapport de 245 pages, le document scientifique le plus ambitieux conduit à cette époque sur le sujet, a été enterré. Jamais publié, il n’en reste que de très rares copies ».

AFP, 01/04, L’Express.fr, Le Monde, 02/04

Diesel et santé: le CNRS lançait l'alerte dès 1997, en vain ...

lexpansion.lexpress.fr › Actualité économique
L'Express ... Diesel et santé: le CNRS lançait l'alerte dès 1997, en vain ... pour la santé liés aux pollutions des moteurs diesel, sans toutefois ...
 

Des chercheurs du CNRS avaient alerté sur les dangers du diesel dès 1997...

www.sudouest.fr/.../le-cnrs-avait-alerte-sur-les-dangers-du-diesel-pour-la-sa...
Selon Le Monde, des instances du CNRS auraient enterré il y a 20 ans un ... Le CNRS alertait sur les dangers du diesel sur la santé dès 1997, ...
 
voir aussi sur ce blog :
 

26/03/2016

L'utilisation des pesticides en France

Quelques liens :

Des pesticides en doses toujours plus massives dans les ...

www.lemonde.fr/.../des-pesticides-en-doses-toujours-plus-massives-dans-les...
9 mars 2016 - Présentées en périodes lissées de trois ans afin d'intégrer les variations climatiques, elles dessinent une tendance moyenne à la hausse de 5 ...

Tout ce qu'il faut savoir sur les pesticides - Le Monde

www.lemonde.fr/.../tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-les-pesticides_4887437_3...
Il y a 4 jours - Selon les derniers chiffres officiels, au début de mars, le secteur agricole consomme de plus en plus de pesticides, avec une hausse annuelle ...

L'utilisation de pesticides toujours en hausse - France 3 ...

france3-regions.francetvinfo.fr/.../l-utilisation-de-pesticides-toujours-en-...
17 mars 2016 - L'utilisation des pesticides en France est toujours en hausse. Selon le rapport annuel du ministère de l'Agriculture on constate une ...

L'utilisation des pesticides toujours en hausse en France ...

www.bioalaune.com/.../lutilisation-des-pesticides-toujours-en-hausse-en-f...
11 mars 2016 - C'est une déception. La consommation et l'achat de pesticides sont en hausse en France malgré la progression du bio et la politique actuelle ...
Les chiffres de la campagne agricole 2013 viennent d'être rendus publics et ils sont particulièrement mauvais avec + 9,2 % de hausse de traitements pesticides ...

Pesticides en hausse. Les chiffres des cours d'eau bretons ...

www.letelegramme.fr/.../agriculture-l-utilisation-de-pesticides-en-hausse-...
9 mars 2016 - L'utilisation de produits phytosanitaires en France a continué d'augmenter entre 2011 et 2014, selon le rapport annuel du ministère de ...

Ecophyto: toujours plus de pesticides ! - Natura Sciences

www.natura-sciences.com/agriculture/ecophyto-hausse-pesticides934.html
14 mars 2016 - Le plan Ecophyto ne parvient pas à faire diminuer les doses de pesticides épandues dans les champs. La hausse des traitements est ...

Augmentation de l'utilisation des pesticides en France ...

https://blogs.mediapart.fr/.../augmentation-de-lutilisation-des-pesticides-e...
12 mars 2016 - Ils sont accablants. Loin de diminuer, l'usage de pesticides a encore augmenté de 9,4% entre 2013 et 2014. Réaction et propositions de FNE.

Utilisation pesticides en hausse - Le Gabi

www.gabi77.org/les-neonicotinoides/utilisation-pesticides-en-hausse
12 mars 2016 - Le ministère de l'Agriculture a rendu publiques le 8 mars les statistiques sur la consommation de produits phytosanitaires dans le secteur ...

L'utilisation des pesticides augmente de 9% en 2013-2014 ...

www.franceinfo.fr/.../l-utilisation-des-pesticides-augmente-de-9-en-2013...
8 mars 2016 - L'agriculture française toujours plus accro aux pesticides. Le recours aux produits phytosanitaires a augmenté de plus de 9% entre 2013 et ...

Pesticides en hausse dans les campagnes françaises: tollé ...

www.goodplanet.info/.../pesticides-hausse-campagnes-francaises-tolle-on...
 

Pesticides en hausse dans les campagnes françaises: tollé ...

www.sciencesetavenir.fr › Nature & environnement
Pesticides en hausse dans les campagnes françaises: tollé des ONG. Publié le 10-03-2016 à 18h01 Mis à jour le 13-03-2016 à 17h45. AA ...

11 mars 2016 - Paris (AFP) – Le refus des sénateurs d'imposer 20% de produits bio dans les cantines du public reflète « un manque de vision ...

19/02/2016

Notre-Dame-des-Landes : l'Etat ment par omission

à lire sur :

Notre-Dame-des-Landes : l'Etat dissimule des informations défavorables au projet
Le Monde‎ - Il y a 6 heures

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/#25vYkeeRAcqzqYm9.99

Cʼest une note dʼà peine deux pages mais qui fait grand bruit. Contredisant les discours officiels sur lʼimpossibilité dʼagrandir lʼactuel aéroport de Nantes Atlantique et la nécessité de le transférer vers Notre-Dame-des-Landes , ce document, révélé par Le Canard enchaîné, mercredi 17 février, a été tenu secret par le préfet de la région Pays de la Loire à qui il était destiné.
Rédigée le 9 septembre 2014 par le chef du service « ressources naturelles et paysages » de la direction régionale de lʼenvironnement , de lʼaménagement et du logement (Dreal), cette note précise que « lʼallongement de la piste de lʼaéroport de Nantes Atlantique ne présente pas de risque pour la faune de la réserve naturelle et nʼaugmente pas le péril aviaire ». « Sur le plan du dérangement des oiseaux, le trafic aérien actuel nʼa pas dʼimpact négatif », écrit Xavier Hindermeyer, affirmant que « la variation de cette activité » ne générerait pas de stress supplémentaire. « En effet, les contraintes dʼurbanisme autour de lʼaéroport entretiennent une ceinture verte constituée dʼun bocage ancien et de nombreuses prairies humides entre lʼagglomération nantaise et la réserve, qui fait office de zone tampon », précise-t-il.
Ce document entache encore un peu plus la gestion du dossier. Dʼabord parce que sa dissimulation montre que le débat, sensible, autour de la construction de lʼaéroport à Notre-Dame-des-Landes est entaché de
dissimulations. Ensuite, parce que lʼun des arguments pour légitimer le transfert, écologique de surcroît, nʼa pas lieu dʼêtre.
« Contrairement à ce quʼon peut entendre dire ici ou là, il [le projet de transfert] est également bon pour lʼenvironnement, car lʼactuel aéroport de Nantes est au contact de trois zones Natura 2000, dont le réservoir à oiseaux du lac de Grand-Lieu », affirmait le premier ministre, Manuel Valls , au Sénat le 16 octobre 2015. Et lʼassociation Des ailes pour lʼOuest, qui milite pour le transfert de Nantes Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes, ne cesse de répéter que lʼextension de lʼactuel aéroport est « inacceptable pour les (vrais) défenseurs de lʼenvironnement qui ont à cœur de préserver le lac de Grand-Lieu. »
Certes, ce lac, situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Nantes, qui sʼétend sur une surface de plus de 6 000 hectares en hiver, héberge des spatules blanches, des hérons, cendré, pourpré..., soit 270 espèces dʼoiseaux, 50 espèces de mammifères dont la loutre, et plus de 550 espèces de végétaux. Mais cette richesse de la biodiversité ne serait pas menacée par lʼextension de la piste, un élément essentiel du projet dʼoptimisation de lʼactuel aéroport, défendu par les opposants au transfert.
Irrité par lʼutilisation de cet argument « écologique », le directeur de la Réserve naturelle du lac de Grand-Lieu, « pendant vingt-trois ans depuis sa création », Loïc Marion, a même écrit au premier ministre le 28 octobre 2015. Sa lettre, que Le Monde sʼest procurée, va dans le même sens que la Dreal. « Je nʼai jamais constaté la moindre gêne des oiseaux de ce lac due aux avions utilisant lʼaéroport actuel de Nantes Atlantique (...). Tout au contraire, lʼabandon de Nantes Atlantique constitue une menace bien réelle pour le lac de Grand-Lieu, dans la mesure où ses périmètres de protection (réserve naturelle, site classé Natura 2000) ont été définis au plus juste près du lac, en tenant compte de la protection de fait assurée par le périmètre de protection antibruit de lʼaéroport. (...) Le déplacement de lʼaéroport mettrait fin à cette protection, et des élus locaux nʼattendent dʼailleurs que cette issue pour pouvoir urbaniser tout ou partie de ce corridor », écrit Loïc Marion.
La possible récupération dʼune partie de lʼemprise territoriale de Nantes Atlantique pour étendre lʼagglomération nantaise est en effet un enjeu du dossier.

« Dissimulations inacceptables »

La publication de cette note relance le débat autour des alternatives possibles au transfert. Les écologistes et les organisations de défense de lʼenvironnement dénoncent « les dissimulations inacceptables de lʼEtat », selon les mots de France Nature Environnement. Jusquʼau Front national , hostile au transfert dʼaéroport, qui réclame la publication immédiate de la note « pour que toute la lumière soit faite sur lʼensemble des études prospectives relatives au projet dʼaéroport, quʼelles soient favorables ou non. »
Cʼest justement la tâche confiée par la ministre de lʼenvironnement, Ségolène Royal, à une mission dont le rapport est attendu pour la fin mars : tout mettre à plat. En attendant, le premier ministre accélère la mise en œuvre du référendum local annoncé par François Hollande , le 11 février. Dans une interview à Ouest-France, le 17 février, Manuel Valls réaffirme que le chantier doit débuter , malgré lʼoccupation de la zone par les opposants. « Parce quʼil faudra assumer cette expulsion au mois dʼoctobre, pour que les travaux puissent commencer , cette consultation locale est
nécessaire », réaffirme-t-il. M. Valls, malgré le flou sur la légalité de cette consultation locale sur un projet dʼintérêt national, a précisé que le périmètre électoral serait le département de la Loire- Atlantique, alors que de nombreuses voix demandent une base plus large.
« Moi je suis de Vendée, je ne pourrai pas voter . Alors que cʼest un projet qui concerne la Bretagne et les Pays de la Loire », a ainsi expliqué Bruno Retailleau, le président (Les Républicains ) de la région Pays de la Loire, fervent défenseur du projet, sur France Inter le 16 février. « Tous ceux qui utilisent ces arguments, au fond, ne veulent pas de la consultation. Mais je le dis clairement, si on empêche la consultation, il nʼy aura pas dʼalternative et les travaux démarreront de toute façon à lʼautomne », insiste pour sa part le chef du gouvernement.

Lire aussi :    L'impossible référendum de Notre-Dame-des-Landes

Lʼimpossible référendum de Notre-Dame-des-Landes (/planete/article/2016/02 /16/notre-dame-des-landes-un-referendum-impossible_4866264_3244.html)


Lire aussi :    Notre-Dame-des-Landes : petite histoire de « la plus vieille lutte de France »

Notre-Dame-des-Landes : petite histoire de « la plus vieille lutte de France » (/planete/article/2016/02/18/notre-dame-des-landes-petite-histoire-de-la-plus-vieille-lutte- de-france_4868063_3244.html)

21/09/2015

Charité bien ordonnée ... (pétrole)

lu sur :

Le Monde - 

Selon l’OCDE, les Etats dépensent trop de milliards en faveur des énergies fossiles

Le Monde | 21.09.2015 à 10h37 • Mis à jour le 21.09.2015 à 12h00 |

Par Martine Valo

Réduire par tous les moyens l’usage des énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre (GES) : la lutte contre le changement climatique est à ce prix. Pétrole, gaz et charbon sont responsables de 80 % des émissions mondiales de CO2 et 67 % des émissions de gaz à effet de serre. Et pourtant les Etats continuent massivement à subventionner ces énergies polluantes.

Dans un rapport rendu public lundi 21 septembre, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) chiffre à environ 500 milliards de dollars par an (442 millions d’euros) les moyens fournis par les gouvernements dans le monde pour en encourager la consommation et la production. Si l’on prend en compte les 34 pays membres de cette institution plus le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, la Russie et l’Afrique du Sud, entre 2010 et 2014, ce sont 141 à 177 milliards d’euros qui sont allés chaque année au soutien du gaz (qui reçoit 10 % du total), du charbon (8 %) et surtout des produits pétroliers (82 %).

Lire aussi : Cinq cartes qui montrent l’impact du charbon en Europe

Pour parvenir à ces sommes faramineuses, les Etats font preuve de créativité dans le registre fiscal. L’OCDE a recensé pas moins de 800 mesures diverses : exemptions, réduction de TVA, bons d’essence pour les ménages à faible revenu, aides directes, etc. Qui en bénéficie ? Il y a les coups de pouce appuyés sous forme, par exemple, de détaxes supplémentaires pour les habitants des outre-mers français ou bien pour le personnel des administrations américaines et… de l’OCDE. Mais, dans la majorité des 40 pays étudiés sont aussi concernés les agriculteurs, les pêcheurs et la foresterie, ainsi que les taxis, les compagnies aériennes sur leurs vols internationaux, les familles qui chauffent leur logement au fioul ou au gaz, les automobilistes, les routiers… bref à peu près tout le monde.

Infléchissement

La production reçoit sa part de soutien : financement de terminaux charbonniers ou gaziers, de la recherche et de l’exploration, crédit d’impôt pour de lourds investissements. « La suppression multilatérale et coordonnée des subventions à la consommation dans les pays en développement et émergents réduirait les émissions mondiales de GES de 3 % à l’horizon 2020 par rapport à un scénario de référence », rappelle l’OCDE. La consommation est pourtant lourdement encouragée et absorbe les quatre cinquièmes du montant total des aides diverses.

Mais chez les pays producteurs, la proportion des aides consacrées à la production reste forte : dans la Fédération de Russie, cette part représente 78 % ; aux Etats-Unis, 42 % ; et au Canada, 38 %. L’Allemagne continue de subventionner ses mines de houille pour 1,5 milliard d’euros, mais c’est toutefois trois fois moins qu’en 1998. L’inventaire OCDE des mesures de soutien pour les combustibles fossiles de 2015 et des données complémentaires vont être mis en ligne lundi, afin que « les gens puissent s’informer et débattre », espère Jehan Sauvage, principal auteur de cette étude.

POUR PARVENIR À CES SOMMES, LES ETATS FONT PREUVE DE CRÉATIVITÉ DANS LE REGISTRE FISCAL : EXEMPTIONS, RÉDUCTION DE TVA, AIDES DIRECTES…

« Ces mesures de soutien sont coûteuses, privent les Etats de recettes fiscales au détriment d’autres dépenses, comme celles de santé et d’éducation, détournent artificiellement les investissements qui pourraient sinon se diriger vers d’autres secteurs plus propres. Enfin, en encourageant la consommation de carburants notamment, elles accroissent les coûts humains de la pollution et contribuent au changement climatique. Pour toutes ces raisons, il est important que les contribuables soient mieux informés », résume l’analyste.

Le résultat du travail de transparence de l’OCDE ne désigne ni champion ni dernier de la classe, les comparaisons entre des taxes aussi différentes se révélant délicates. Les auteurs décèlent néanmoins une certaine tendance à la baisse depuis le dernier pic en date, celui de 2012.

Cet infléchissement n’est pas seulement dû à la chute des cours internationaux du pétrole, auxquels nombre de décotes fiscales sont liées, mais aussi au fait que certains pays ont commencé à lever le pied. Au chapitre des bons élèves, les Pays-Bas, par exemple, ont mis fin en janvier 2013 à la réduction du droit d’accise sur le gazole pour les activités agricoles et pour le chauffage au nom de la défense de l’environnement. L’Autriche et la Slovaquie ont enclenché le même processus. Quant à la France, sa « contribution climat-énergie », une taxe carbone introduite en 2014 sur le gaz naturel, n’a pas encore produit d’effet observable.

Appel à réviser la fiscalité

Les principaux reculs des sommes consenties aux énergies fossiles proviennent de pays comme le Mexique, qui a mis progressivement fin au soutien à l’achat d’essence et de gazole commercialisés par deux marques nationales. Conjuguées à la chute des prix du pétrole, ces évolutions ont ramené en deux ans les dépenses mexicaines de 13 milliards d’euros à 1,8 milliard d’euros. L’Indonésie a aussi cessé toute subvention à l’essence au début de 2015 et plafonné les aides pour le gazole.

Lire aussi : Charbon : noir c’est noir

Les deux tiers de ces 800 aides ont été adoptées avant l’an 2000. Certaines datent des années 1970, une période de croissance où la sécurité énergétique passait bien avant la conscience écologique. L’OCDE en conclut que les Etats feraient bien de réviser de temps en temps leur fiscalité en la matière. Ce rapport devrait les y aider. L’organisation conclut : « Il existe à l’évidence de réelles possibilités d’économiser des ressources budgétaires et d’améliorer l’état de l’environnement, à la fois dans les économies avancées et dans les émergentes. »

Le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, prévient les Etats : « Pour relever le défi du changement climatique, nous devrons réduire à zéro, d’ici à la fin du siècle, les émissions nettes dues aux combustibles fossiles dans le monde. A défaut, la hausse des températures est inexorable. »

Martine Valo 
journaliste Planète

07/05/2015

derives armee israel (mots clefs)

Quelques liens :

(Juifs de tous les pays, révoltez-vous !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et aussi :

Israël a une vision singulière du droit de la guerre
Israël possède « l'armée la plus morale du monde ». .
www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/05/04/is

et encore

 
A l'annonce d'une trêve de deux heures, à 13H30 (10H30 GMT), un convoi d'ambulances et de camions de pompiers avance, dimanche, dans Chajaya dévastée, tandis que ...

 

 

08/04/2015

En France, 100 % de l’électricité peut être produite par des sources renouvelables en 2050 "

à lire sur :

Quand l'Ademe garde pour elle son scénario 100énergies ...

www.lagazettedescommunes.com/.../quand-lademe-garde-pour-elle-son-scenario-100-energies-renouvelables/
 

Le colloque de l’Ademe sur la transition énergétique organisé mi-avril 2015 a déprogrammé une présentation très attendue. Celle d’une étude exploratoire imaginant un mix électrique 100 % renouvelable d’ici 2050. Un revirement qui interroge...

Le président de l’Ademe, Bruno Léchevin, avait promis début février 2015 que le scénario évaluant les modalités d’un mix électrique 100 % EnR en 2050 allait « secouer un peu ». Objectif affiché : permettre un débat riche et porteur de solutions nouvelles et innovantes… Sauf que l’étude, annoncée pour le colloque sur la transition énergétique de l’Agence de l’environnement organisé les 14 et 15 avril prochains, a finalement disparu du programme. A l’Ademe, on avance des explications techniques liées à des résultats peu concluants. « Les outils de modélisation utilisés montrent une trop forte sensibilité aux hypothèses », explique un porte-parole de l’agence. Un travail complémentaire devrait permettre de présenter le scénario tant attendu au deuxième semestre.

Ménager la chèvre et le chou - Au delà de ces arguments, difficile de ne pas faire le lien entre ce report et les sorties répétées de la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal. Si les députés ont voté le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verteprévoyant un plafond de 50 % d’électricité nucléaire à l’horizon 2025, les sénateurs ont refusé d’entériner cette date. Alors que le texte va être à nouveau étudié par les deux chambres, la ministre est soucieuse de ménager la chèvre et le chou et ne cesse de marteler que rééquilibrage ne signifie pas abandon. Pas question donc à ce jour d’envisager une hypothétique sortie du nucléaire. Pour l’Ademe, ces quelques soucis techniques arrivent à point nommé pour ne pas froisser son autorité de tutelle…

sur le même sujet :

Energie : le rapport caché sur une France 100renouvelable

Le Club de Mediapart 

extrait:

... " le rapport de l’Ademe est explosif. Il prend le contre-pied de l’idée si souvent reprise par les élus et par le gouvernement, selon laquelle le maintien de l’atome dans le mix énergétique français est l’option de loin la moins onéreuse pour les comptes publics. " ...

... " Que contient ce rapport qui dérange ? En voici les principaux éléments. En France, 100 % de l’électricité peut être produite par des sources renouvelables en 2050 "...

..." Ce rapport n’est pas la pierre de Rosette de la transition énergétique. Il ne contient pas non plus de recette magique pour réduire d’un claquement de doigts les émissions de gaz à effet de serre et lutter contre le dérèglement climatique. Mais il a le grand mérite d’offrir les éléments factuels et chiffrés nécessaires à un débat raisonné sur notre modèle énergétique : qu’est-ce qui est physiquement et technologiquement possible ? À quels coûts pour l’économie et la société ? "...

18/03/2015

Union Européenne et lobbying. Un exemple : le charbon

à lire sur BASTAMAG :

Nouvelles règles anti-pollution pour les centrales au charbon 

www.bastamag.net/Qualite-de-l-air-comment-les-industriels-empechent-de- reelles-normes-anti

PAR OLIVIER PETITJEAN 13 MARS 2015

extrait :

L’Union européenne se prépare à adopter de nouvelles réglementations sur la qualité de l’air. Celles-ci s’appliqueront notamment aux centrales électriques au charbon, qui sont les plus polluantes d’Europe. Problème : alors que la surmortalité causée par la pollution de l’air est de plus en plus pointée du doigt, les nouvelles normes proposées sont inférieures à celles qui existent ailleurs dans le monde, y compris en Chine ! Dans un rapport, Greenpeace pointe l’énorme influence des industriels de l’énergie au sein du groupe de travail chargé de concevoir ces nouvelles règles anti-pollution. La moitié des membres du groupe de travail sont des employés des industriels, dont EDF, y compris au sein des représentants des Etats.

13/03/2015

Les ordures de Marseille et l'incinérateur de Fos : la justice tranche

lu sur :

La justice annule la construction et le bail de l'incinérateur marseillais de Fos-sur-Mer

09/03/2015

Parler de "changement climatique" n'est pas politiquement correct

à lire sur le site du Guardian :
 

Florida banned state workers from using term 'climate change' – report

www.theguardian.com/.../florida-banned-terms-climate-change-global- warming
 

Officials with the Florida Department of Environmental Protection (DEP), the agency in charge of setting conservation policy and enforcing environmental laws in the state, issued directives in 2011 barring thousands of employees from using the phrases “climate change” and “global warming”, according to a bombshell report by the Florida Center for Investigative Reporting (FCIR).

The report ties the alleged policy, which is described as “unwritten”, to the election of Republican governor Rick Scott and his appointment of a new department director that year. Scott, who was re-elected last November, has declined to say whether he believes in climate change caused by human activity.

24/01/2015

Contre l'extraction de sable dans la baie de Lannion !

 Nota Bene :

les personnes qui lisent les notes mises sur ce blog ont sans doute remarqué la présence d'un bandeau publicitaire dans le haut de l'écran. Cette publicité, mise par le MIDI LIBRE, n'existait pas auparavant ; elle est apparue il y a quelques jours. 

Il faut savoir que cette publicité est extrêmement gênante pour l'enregistrement des notes et ralentit considérablement leur mise en page. 

De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog.

L'adresse vous en sera donnée en temps voulu.

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lu sur :

(le surlifgnage est de moi)

 
Sable. Lannion dira non à l'extraction 23 janvier 2015 à 12h19/ Jean-Luc Le Roux 
 
© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/bretagne/sable-lannion-dira-non-a-l-extraction-23-01-2015-10501441.php
 
Lannion attend plusieurs milliers de manifestants, demain, contre un projet d'extraction de sable coquillier. Le ministre de l'Économie doit prochainement trancher ce dossier, qui est en instance depuis près de cinq ans. 
 
> Peuple des dunes. Manifestation le 24 janvier 
> Pêche. "La dune, c'est le poumon" 
 
« Non à l'extraction de sable ». Ce message s'affiche sur d'immenses banderoles déployées à Lannion où plusieurs milliers de personnes sont attendues, demain matin, pour une grande manifestation. 
 
400.000 m³ annuels 
 
Depuis 2010, le monde de la pêche, du tourisme, les défenseurs de l'environnement, les élus locaux sont vent debout contre la demande de la CAN (Compagnie armoricaine de navigation). Cette filiale du groupe Roullier, basée à Pontrieux, recherche un amendement agricole comme substitut au maërl, désormais protégé, et souhaite extraire du sable coquillier dans un gisement situé en baie de Lannion, à 6 km de Trébeurden, entre les zones Natura 2000 de la Côte de Granit Rose et de la baie de Morlaix. La demande initiale portait sur 400.000 m³ annuels, pendant vingt ans. Ce projet a déclenché une opposition quasi unanime sur le territoire, fédérée au sein du collectif Le Peuple des Dunes en Trégor, qui avance de nombreux arguments défavorables.   
 
« Allez plus au large » 
 
Les principaux portent sur les risques de perte de la ressource en pêche, par la turbidité de l'eau et disparition du lançon, petit poisson qui vit dans la dune, nourriture préférée du bar, et l'érosion du trait de côte qui fragiliserait des rivages déjà durement éprouvés par les tempêtes de l'année dernière. « Nous ne sommes pas contre l'extraction de sable. Mais allez plus au large, là où les incidences seront moindres », répond Alain Bidal, président du Peuple des Dunes en Trégor, au discours de la CAN qui défend ses 24 emplois et le besoin d'amendements calcaires pour l'agriculture. Il y a déjà près de cinq ans que le dossier est en instruction, sans obtenir de réponse, positive ou négative, pour l'instant. L'enquête publique menée à l'automne 2010 avait débouché sur un avis favorable, assorti de réserves. 
 
La CAN revoit à la baisse 
 
Face aux oppositions, la CAN a revu à la baisse ses prétentions, à 250.000 m³ par an, pendant 15 ans, « assortis d'une montée en puissance progressive sur les cinq premières années », selon la compagnie. « Le volume total passe de 8 à 3,1 millions de m³, soit une diminution de 61 %. Il ne représente plus que 2 % du volume de la dune », ajoute la CAN, qui propose de suspendre les mouvements des sabliers en mai et juin, la période la plus sensible pour la reproduction du lançon. C'est au ministre de l'Économie qu'il appartient de trancher ce dossier, en accordant ou pas le titre minier nécessaire à l'exploitation du gisement. Et la décision d'Emmanuel Macron serait « imminente », selon les opposants. Ce qui est démenti par le cabinet du ministre. « Il n'y a pas de décision imminente », répond-il en rappelant que le ministre est actuellement absorbé par l'examen de son projet de loi sur l'activité, qui sera débattu à partir de lundi à l'Assemblée Nationale. « Le dossier suit son cours, nous sommes au bout du processus. Toutes les étapes purement administratives ont été franchies. Il y a maintenant une nécessaire concertation avec les parties prenantes locales. Le gouvernement a toujours été très attentif au dialogue », ajoute la même source au cabinet. 
 
Rencontre avec le ministre ? 
 
À l'été 2013, son prédécesseur, Arnaud Montebourg avait laissé entendre, à demi-mot, un accord sur ce projet. Depuis, la seule prise de position du gouvernement a été une déclaration de Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, exprimant son « opposition », en juin 2014. Selon Corinne Erhel, députée (PS) de la circonscription de Lannion, opposée à ce projet, Emmanuel Macron devrait prochainement inviter tous les protagonistes à une rencontre au ministère, comme l'avait fait Arnaud Montebourg, au mois d'août 2013, sans pouvoir rapprocher les positions. « Emmanuel Macron est attentif à la situation. L'important est que le ministre puisse écouter chacun, déclare Corinne Erhel. Il faudra argumenter sur le fond, et d'abord sur l'environnement et les conflits d'usage en matière économique ».
 
© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/bretagne/sable-lannion-dira-non-a-l-extraction-23-01-2015-10501441.php

22/01/2015

Réchauffement climatique : il est réel mais seul Dieu est responsable ! (pas l'Homme)

Nota Bene :

les personnes qui lisent les notes mises sur ce blog ont sans doute remarqué la présence d'un bandeau publicitaire dans le haut de l'écran. Cette publicité, mise par le MIDI LIBRE, n'existait pas auparavant ; elle est apparue il y a quelques jours. 

Il faut savoir que cette publicité est extrêmement gênante pour l'enregistrement des notes et ralentit considérablement leur mise en page. 

De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog.

L'adresse vous en sera donnée en temps voulu.

lu sur : (les surlignages sont de moi)

Magazine GoodPlanet 

Publié le : 22/01/2015     Last updated: 22/01/2015 15h26

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Washington (AFP) – Le changement climatique est réel, ont proclamé les sénateurs américains mercredi lors d’un vote hautement symbolique. Mais dans un second vote illustrant la controverse partisane sur le sujet, les sénateurs républicains ont disculpé l’homme.

Les démocrates ont profité d’un débat sur le projet controversé d’oléoduc Keystone XL pour tenter de trancher, une bonne fois pour toutes, la question du réchauffement climatique au sein de ce que les parlementaires américains appellent « la plus grande assemblée délibérante du monde ».

Ils ont déposé deux résolutions non contraignantes, soumises au vote des 100 sénateurs américains, en majorité républicains.

La première résolution affirme en une phrase que « le changement climatique est réel et n’est pas un canular »: elle a été approuvée par 98 voix contre 1 (le sénateur républicain du Mississippi Roger Wicker).

Les républicains ont désormais consigné pour l’histoire qu’ils ne contestaient pas la réalité du réchauffement de la planète.

La seconde motion démocrate, déposée par le sénateur d’Hawaï Brian Schatz, allait plus loin qu’un simple constat pour déclarer que le réchauffement était du fait de l’activité humaine, touchant au coeur de la controverse politique américaine.

Mais cette fois, 49 des 54 républicains ont voté contre, suffisamment pour couler la résolution.

L’origine de leur opposition date des premiers projets de taxation du carbone dans les années 2000, et depuis les républicains restent opposés aux propositions de Barack Obama pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, afin de ne pas nuire à la compétitivité des entreprises américaines.

Cependant, ils restent nombreux à contester les conclusions de scientifiques qui lient le réchauffement à l’activité humaine.

« Quelle arrogance de dire que l’homme est capable de changer le climat », a redit celui qui a pris la tête du combat au Sénat, Jim Inhofe, président de la commission de l’Environnement.

« Le climat a toujours changé », a-t-il dit. « Relisez les conclusions archéologiques (…) La Bible en parle ».

Malgré la défaite, c’est dopé d’optimisme que le démocrate Brian Schatz est sorti de l’hémicycle.

« On voit émerger un groupe d’élus des deux partis qui pensent que le changement climatique est réel, causé par les humains et qu’il existe des solutions », a-t-il dit aux journalistes rassemblés pour l’événement.

« C’est un début », a dit sa collègue Barbara Boxer.

© AFP

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US Senate refuses to accept humanity's role in global climate ...

www.theguardian.com/.../us-senate-man-climate-change-global-warming- hoax

41 minutes ago ... US Senate refuses to accept humanity's role in global climate changeagain. Senators accept global warming is not a hoax but fail to recognise ...
US Senate refuses to accept humanity's role in global climate change, again

Senators accept global warming is not a hoax but fail to recognise human activity is to blame, nearly 27 years after scientists laid out man’s role

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Republican and US senator James Inhofe: ‘Man can’t change climate’. Photograph: Susan Walsh/AP

 

 

 

 

It is nearly 27 years now since a Nasa scientist testified before the US Senate that the agency was 99% certain that rising global temperatures were caused by the burning of fossil fuels.

And the Senate still has not got it – based on the results of three symbolic climate change votes on Wednesday night.

The Senate voted virtually unanimously that climate change is occurring and not, as some Republicans have said, a hoax – but it defeated two measures attributing its causes to human activity.

Only one Senator, Roger Wicker, a Republican from Mississippi, voted against a resolution declaring climate change was real and not – as his fellow Republican, Jim Inhofe of Oklahoma once famous declared – a hoax. That measure passed 98 to one.

But the Senate voted down two measures that attributed climate change to human activity – and that is far more important.

Unless Senators are prepared to acknowledge the causes of climate change, it is likely they will remain unable and unwilling to do anything about it.

Democrats had planned the symbolic, “sense of the Senate” votes as a way of exposing the Republicans’ increasingly embarrassing climate change denial. Further climate votes will come up on Thursday.

Two were tacked on as Democratic amendments to a bill seeking to force approval of the contentious Keystone XL pipeline – despite a veto threat from Barack Obama.

The third, introduced by a Republican, affirmed climate change was real but expressed support for the Keystone XL pipeline.

The first vote, introduced by the Rhode Island Democrat, Senator Sheldon Whitehouse, said only: “To express the sense of the Senate that climate change is real and not a hoax.”

But Republicans have grown canny about being called out as climate deniers. For the Republican party leadership the current preferred phrase now is: “I am not a scientist” – which casts doubt but avoids outright denial. However, Obama made that line a butt of his jokes in the State of the Union address

Inhofe, the veteran climate denier in the Senate and incoming chair of the Senate Environment and Public Works Committee, stunned a number of Democrats when he asked to co-sponsor the amendment. 

For a moment it looked like the ultimate climate denier had had a change of heart – but no. Inhofe was ready to acknowledge climate change was occurring but he was adamant it had nothing to do with human activity such as the burning of fossil fuels.

“Climate is changing and climate has always changed and always will,” Inhofe told the Senate. “The hoax is that there are some people who are so arrogant to think they are so powerful they can change climate. Man can’t change climate.”

The quick thinking from Inhofe now leaves Wicker, the new chair of the National Republican Senatorial Committee, as the only Republican to still embrace the entire idea of climate change as a hoax.

Wicker did not immediately comment on his vote. But he has regularly said that there is no firm evidence of global temperature rise.

An amendment introduced by the North Dakota Republican and Keystone bill sponsor, John Hoeven, attributed climate change to human activity, but said the pipeline would have no significant impacts. Fifteen Republicans voted in favour, but the measure still failed by one vote, 59-40.

The final climate amendment, introduced by the Hawaii Democrat Brian Schatz, went further, stating: “human activity significantly contributes to climate change.”

Only five Republicans supported it – Lindsey Graham of South Carolina, Lamar Alexander of Tennessee, Kelly Ayotte of New Hampshire, Susan Collins of Maine and Mark Kirk of Illinois.

Rand Paul of Kentucky, Marco Rubio of Florida, and Ted Cruz of Texas – all thought of as leading Republican contenders for the 2016 presidential race – voted against. The bill was defeated 50-49.

Environmental groups claimed a partial victory – at least Republicans were admitting climate change was indeed occurring.

“I’m hoping that after many years of darkness and blockade that this can be a first little vote beam of light through the wall that will allow us to at least start having an honest conversation about what carbon pollution is doing to our climate and to our oceans,” Whitehouse told the Senate.

But the Senate has acknowledged the existence of climate change before and, as long ago as 2005, voted to affirm that human activity was its driver.

Since 2005, there has been an entire decade of accumulating evidence in real-time of the effects of climate change – and its threat in the future.

“We are worse off than 2005,” said Robert Brulle, a sociologist at Drexel University who writes about the climate denial movement. “The resolution saying that anthropogenic climate change is real and we need to act passed in 2005, and failed in 2015,” he said in an email. “A similar resolution failed today. 10 years, more certain science, less political will.” 

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Dans le même domaine, voir :

In God We Trust — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/In_God_We_Trust
 

20/12/2014

Tour de France des Zones à Défendre

Vu sur Libération :

Sivens, le quotidien toujours explosif entre pro et anti-barrage

Libération -

Sur le même sujet, sur MEDIAPART :

Le barrage de Sivens,  l'Europe et  l'Etat  têtu
PAR JADE LINDGAARD

Le feuilleton de la subvention européenne accordée, ou non, au barrage de Sivens, tel que reconstitué par Mediapart, est exemplaire de l’égarement auto-entretenu de la puissance publique sur ce dossier, devenu dramatique depuis la mort de Rémi Fraisse. En attendant, le processus de concertation lancé par Ségolène Royal début novembre est dans l’impasse.

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20/11/2014

Sivens, l'État, l'agrobusiness et la politique ...

quelques informations trouvées sur MEDIAPART :

Sivens : nouvelle plainte déposée contre le projet de barrage

Alors que plus aucun engin de chantier n’a pénétré le site du projet de barrage de Sivens depuis la mort de Rémi Fraisse, une nouvelle plainte doit être déposée vendredi 21 novembre pour infraction au code de l’environnement et au code forestier. 

09/11/2014

Barrage de Sivens : un témoignage de Toulouse ...

... que je mets tel quel. À méditer. 

Question : faites-vous confiance à l'État ? Au service de qui sont  les "forces de l'ordre" ?

J'écoute à l'instant les informations sur France-Musique : "... deux policiers blessés à Toulouse ...Manifestation interdite ..."

C'est tout ! De qui se moque-t-on ?

Des sanctions administratives des responsables de l'État s'imposent, à commencer par une mise à pied du Préfet de Haute-Garonne et un remaniement ministériel.

 

À diffuser largement !

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 À: carrefour-le-mai@googlegroups.com
> Envoyé: Dimanche 9 Novembre 2014 11:43:19
> Objet: manif Toulouse
> 
> J'étais à la manif de Toulouse hier, j'étais vachement motivée, je 
> m'étais bien préparée psychologiquement, je m’étais dit, si ils veulent 
> la guerre, ils vont l'avoir, je voulais prendre une bat de baseball , et 
> puis je me suis dit que c'était débile, j'ai préféré mettre les baskets 
> de ma fille , j'ai bien fait, on s'est fait chargé, gazé, j'avais pas 
> pensé à un truc, qu'on se serait retrouver dans un guet apens ,la 
> gestapo nous avait enfermé dans une avenue, aucun moyen de se barrer , 
> elle était partout, avait bouché toutes les issus de secours, elle 
> chargeait sur nous, balançait des lacrymos , arretait des personnes,on a 
> essayé de se barrer pour échapper au gaz, à la violence de l'état, 
> impossible de partir, tout le monde criait laissez nous passer, on leurs 
> a demandé où ils voulaient en venir, on avait bravé l'interdiction, 
> alors on devait payer? et puis, il s'est passé quelque chose, un homme 
> est venu nous aidé, il nous a fait traverser une résidence qui donnait 
> sur une avenue beaucoup plus calme, on est passé, mais d autres 
> personnes étaient toujours de l'autre coté, alors j'ai attendu qu'elles 
> sortent, quelque unes on pu passer, mais quand la gestapo c'est rendu 
> compte qu'on se barrait par là, elle est venue, a balancé des lacrymos 
> dans la residence pour empecher les gens de sortir, j'ai cru que 
> j'allais peter un cable,par la suite j'ai appris que des copains étaient 
> passés et qu'ils s étaient refugiés dans un appartement, une vielle dame 
> leur avait ouvert sa porte, la gestapo faisait tous les étages, frappée 
> à toutes les portes pour arreter les personnes qui avaient pu fuir. 
> Voilà, faudrait peut etre se lever le cul, maintenant il faut prendre la 
> rue!
> 

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sur le même sujet, voir sur un autre blog :

02/11/2014

Démocratie : le mythe de la volonté du Peuple

Pour nourrir votre réflexion, visitez le lien ci-dessous.
 

Attentat démocratique...

Petit montage destiné à être projeté dans les lieux publics afin de sensibiliser la population au concept de vraie démocratie.

Intervenants: Jacques BREL, Etienne CHOUARD, Francis DUPUIS-DERI, Michel HOUELLEBECQ, Henri GUILLEMIN, Paul JORION, Cornelius CASTORIADIS..


Source : 
https://www.youtube.com/watch?v=zjq4y6115sg

 

25/10/2014

Nos députés sont-ils honnêtes ?

 communiqué :

Il ne se passe désormais plus une semaine sans qu'un scandale éclate, et entache la dignité de la représentation nationale.

De Thomas Thévenoud restant au Palais Bourbon malgré ses « négligences » dans le paiement de l'impôt à Sylvie Andrieux refusant de démissionner en dépit de sa condamnation en appel pour des faits de corruption extrêmement graves, en passant par Jean-Noël Guérini entrant au Sénat alors qu'il est mis en cause dans plusieurs affaires, ou encore Patrick Balkany, repris de justice et à nouveau soupçonné de fraude fiscale, on aurait pu croire qu'il était difficile de faire pire.

Et pourtant, la lecture du Canard Enchaîné paru ce mercredi nous apprend que le cas de Thomas Thévenoud n'est en rien isolé. En réalité, il s'agirait d'une soixantaine de parlementaires qui se soustrairaient au moins partiellement au paiement de l'impôt. Alors même que les parlementaires ont pour responsabilité de voter la loi qui s'abattra ensuite sur les citoyens qui refusent de la respecter.

Cette situation ne peut plus durer ! Soixante parlementaires, c'est plus de 6 % du Parlement ! Y a-t-il plus de 6 % de fraudeurs fiscaux parmi les citoyens normaux ? Évidemment non !

Ceux qui sont choisis par les citoyens pour voter la loi, et qui sont généreusement payés par ces mêmes citoyens, se doivent d'être exemplaires. Aussi, nous nous permettons de vous demander de signer lapétition de soutien (accessible en cliquant ici) à la proposition de loi du député de la Loire Dino Cinieri « visant à instaurer une peine complémentaire d’inéligibilité pouvant être perpétuelle pour tout élu condamné pour des faits de fraude fiscale ou de corruption », déposée mercredi et envoyée à l'ensemble des députés pour cosignature.

La pétition sera ensuite remise à Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale.

C'est le moment ou jamais de faire bouger les choses, alors soyez nombreux à signer cette pétitionet à la faire circuler largement autour de vous ! Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chances de nous faire entendre !

Merci,

Contribuables Associés

Si ce message ne s'affiche pas correctement, cliquez ici

 

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Contribuables Associés

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voir aussi sur un autre blog :

Nos députés sont-ils...

10/10/2014

11 OCTOBRE 2014 : journée contre le traité de libre échange

communiqué :

infos sur : https://stoptafta.wordpress.com/

 

11 OCTOBRE 2014 : MOBILISATIONS

 – Journée Stop TAFTA, CETA, TiSA et Journée internationale GLOBAL FRACKDOWN

06/10/2014

Tabac : les industriels font la loi

lien

VIDEO. "Cash Investigation" : industrie du tabac, la grande manipulation

Francetv info 

Par Valerie Kowal

Mis à jour le 06/10/2014 | 10:52 , publié le 03/10/2014 | 11:05

Le tabac tue. Il coûte des milliards d'euros à la collectivité et pourtant son industrie bat des records de bénéfices.

Les gouvernement successifs, officiellement, mettent régulièrement en oeuvre des mesures de plus en plus sévères contre le tabagisme. Dernier en date, le plan de Marisol Touraine, la ministre de la santé, présenté le 25 septembre. "J'ai choisi mon camp, celui de la santé publique" a -t-elle déclaré. Son ambition : cibler le tabagisme des jeunes. la France fait toujours figure de mauvais élève en Europe. Pour être moins attractifs, les paquets de cigarettes seront standardisés : même forme, même taille, même couleur et sans logo. L'Australie est le seul pays à avoir, pour l'instant, adopté le paquet "neutre". Avec succès, même si la mesure a été renforcée par une hausse des prix.

En France, Marsisol Touraine a annoncé le 26 septembre une possible hausse des prix du tabac, "probablement en janvier" avant de tempérer "cela n'est pas décidé aujourd'hui".

La grande manipulation

Le tabac est donc la 1ère cause de mortalité dans le monde alors pourquoi les bénéfices des grandes compagnies sont-elles toujours en hausse? Laurent Richard a enquêté pendant 1 an dans les coulisses de l'industrie du tabac et révèle les stratégies secrètes des multinationales du secteur. Documents confidentiels à l'appui, il met à jour le jeu d'influence des cigarettiers dans les couloirs des institutions françaises et européennes. Son enquête révèle notamment comment l'industrie du tabac écrit, parfois, elle-même, la loi. Grâce à des interviews exclusives, son enquête lève le voile sur les pires stratégies cachées.

Et face au plan de Marisol Touraine, les cigarettiers ont déjà promis une violente contre-attaque. Ils envisagent de saisir les tribunaux pour demander 20 milliards d'euros de dommages et intérêts au gouvernement français pour expropriation de leurs marques. Même pour le tabac, les affaires sont les affaires.

à voir :

VIDEO. "Cash Investigation" : industrie du tabac, la grande manipulation

Francetv info - 

08/09/2014

France : Multiplication des contestations locales

lu sur : Le Monde

Tensions dans le Tarn, où le barrage de Sivens attise la guerre de l'eau

LE MONDE | 08.09.2014 à 11h31 • Mis à jour le 08.09.2014 à 18h01 |Par Martine Valo

Lisle-sur-Tarn (Tarn), envoyée spéciale

Lundi 8 septembre au matin, aux abords de la forêt de Sivens, dans le Tarn, les forces de l'ordre ont chargé une fois de plus le cortège de voitures et de tracteurs des opposants au barrage qui va provoquer la destruction de 13 hectares de zones humides entre Lisle-sur-Tarn et Gaillac. Deux barrages sur la route départementale ont tenu un bon moment suscitant des embouteillages, tandis que dans les bois, à proximité immédiate du chantier, cinq personnes s'étaient enterrées pour empêcher la progression des engins des bûcherons. Il y a eu des blessés et des interpellations.

La veille, dimanche 7 septembre, les propos de Ségolène Royal avaient fait naître l'espoir d'un moratoire qui frapperait ce futur lac artificiel. Celui-ci, d'une emprise totale de 48 hectares, doit retenir 1,5 million de mètres cube d'eau pour assurer l'alimentation l'été de quelques agriculteurs en aval. « L'eau est un bien précieux », a insisté dimanche la ministre de l'écologie, rappelant en substance que son ministère ne donne pas pour instruction de permettre à quelques grandes exploitations de s'approprier la ressource grâce à des investissements publics.

Voilà des mois que durent les échauffourées dans le Tarn, que des militants s'accrochent au sommet des arbres pendant des jours entiers, sans compter d'éphémères barricades de terre pour freiner le chantier, les manifestations et plusieurs grèves de la faim : le projet de Sivens symbolise le réservoir de trop dans une vaste région, le bassin Adour-Garonne, où l'eau est devenue un enjeu essentiel. 

AMBIANCE FESTIVE ET SOUTIENS

A l'heure du pique-nique, dimanche, l'ambiance pouvait sembler festive dans les clairières de Sivens où se sont côtoyés un bon millier d'amoureux de la nature sauvage dans cette partie de la vallée du Tescou, quelques éleveurs du coin (sympathisants de la Confédération paysanne ou non), des élus Europe Ecologie-Les Verts (avec le député européen José Bové en vedette), tandis qu'était annoncé le soutien de personnalités médiatiques tel le chanteur Manu Chao.

Comme un moment de répit dans un combat au long cours de plus en plus tendu. Car les « zadistes » – l'irréductible bataillon de la « zone à défendre », un terme devenu générique depuis Notre-Dame-des-Landes – sont la bête noire du conseil général du Tarn, maître d'ouvrage du lac artificiel.

Depuis l'arrivée des premiers bûcherons le 1er septembre, puis des engins qui recrachent les pins sous forme de bouillie de bois, les abords du chantier sont placés sous haute sécurité. Environ 150 à 200 gendarmes mobiles lourdement équipés y ont pris position, ils sont souvent plus nombreux que les opposants. Un hélicoptère contrôle le nombre de « zadistes » éparpillés dans les bois, où vrombissent les tronçonneuses.

RADICALISATION 

Sur place, ces derniers se plaignent d'être harcelés ; une jeune fille montre sa cuisse toute bleue d'avoir reçu un tir tendu de Flash-Ball. Des élus écologistes ont même été bousculés par les gendarmes, qui disent de leur côté être la cible de cocktails Molotov.

Dans leur ferme toute proche, un couple d'exploitants s'inquiète de cette radicalisation et s'interroge. « Sivens, c'est un projet de plus de trente ans, témoigne l'agriculteur. Il était fondé alors, mais vous ne croyez pas que de Gaillac à Montauban, on a tous attendu la bouche ouverte que le barrage nous arrive ! Moi, j'ai fait mon propre lac en 1975, j'ai trois puits aussi. Les autres ont fait pareil ! »

Le bassin-versant du Tescou compte déjà 185 retenues collinaires : de quoi stocker 5 millions de mètres cubes en déviant un tiers du cours d'eau. Pourquoi alors investir 8,4 millions d'euros, avec un coût de fonctionnement estimé à 360 000 euros par an, dans un ouvrage supplémentaire au profit de 81 exploitants agricoles selon les chambres d'agriculture locales, 19 selon les opposants ?

UNE MAJORITÉ D'AVIS DÉFAVORABLES

« Sivens répond à 70 % aux besoins de l'agriculture, mais il servira aussi à soutenir l'étiage du Tescou, assure le président du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac (PS). Même si aucun agriculteur ne pompait dedans, je le ferais quand même pour améliorer la qualité de l'eau », assure-t-il. L'élu admet que l'enquête publique a recueilli une majorité d'avis défavorables ( le surlignage est de moi ). Mais il faut bien agir : le département est déficitaire de 39 millions de mètres cubes par an.

La bataille se livre aussi sur le terrain juridique. France Nature Environnement, Nature Midi-Pyrénées et d'autres associations ont attaqué les arrêtés préfectoraux permettant de lancer les travaux dans un secteur classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique et de noyer une zone humide majeure.

Ben Lefetey, porte-parole du collectif, s'est engagé contre le barrage, moins en faveur des 94 espèces protégées de mammifères, oiseaux, reptiles et insectes qui vont perdre leur habitat, que pour dénoncer un modèle agricole « qui sent le roussi »« Entre ceux qui irriguent leur maïs, c'est déjà la guerre : ils pompent dans la rivière et ne touchent au contenu de leurs réserves qu'in extremis, peu importe le voisin en aval. Personne n'a le courage de les mettre autour d'une table pour les obliger à partager. »

Le militant montre une étude rédigée pour le département voisin du Tarn-et-Garonne. Elle indique que, plusieurs fois, le Tescou s'est complètement asséché en à peine une dizaine de jours. « L'influence des pompages d'irrigation est ici manifeste », écrivent les rapporteurs.

Martine Valo

journaliste Planète

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voir aussi :

Multiplication des contestations locales

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