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20/02/2013

Pourquoi donner de hauts salaires aux dirigeants ...

... alors que ...

...  Le pouvoir rend heureux 

 

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/18/le-pouvoir-rend-heureux_1834310_3234.html

LE MONDE | 18.02.2013 à 13h44 • Mis à jour le 18.02.2013 à 15h41  

Par Annie Kahn

La solitude de la fonction, la lourdeur de la charge, les renoncements qu'elle implique sont invoqués pour justifier les émoluments conséquents de certains dirigeants. Pas du plus grand nombre, qui gagnait en moyenne 65 780 euros par an en 2010, selon l'Insee, pour diriger plus de 134 000 personnes. Mais des patrons de grands groupes, dont les rémunérations se chiffrent en millions d'euros par an.

Leurs arguments étaient déjà peu convaincants. Ils risquent de l'être encore bien moins. Car, loin d'être source de souffrance, le pouvoir rend heureux, selon deux études récentes. En devenant PDG, on cumulerait tous les avantages : bonheur et argent.

Première raison : le pouvoir rend moins susceptible, moins sensible à l'échec, plus serein. Détenir le pouvoir est donc bien plus agréable que de le subir, quand rebuffades, embûches, humiliations blessent et attristent.

Un travail de recherche, dont les résultats ont été publiés le 18 janvier par Maya Kuehn, doctorante en psychologie à l'université Berkeley (Californie), le confirme. "Quand les personnes en position de subordination essuient un refus, elles sont très négativement affectées et perdent confiance en elle. Alors que les dirigeants se remettent vite d'un léger échec", conclut Mme Kuehn après avoir mené plusieurs études basées sur un panel de 445 participants, hommes et femmes, de 18 à 82 ans.

ETRE EN ACCORD AVEC SOI-MÊME

Deuxième raison : être en position de pouvoir renforce l'impression d'être en accord avec soi-même, "de vivre selon ses désirs, en fonction de ses centres d'intérêts" et donc accroît le sentiment de bien-être, constate Yona Kifer, chercheur au département Comportement des organisations à l'université de Tel Aviv (Israël), dans un article publié le 15 janvier dans Psychological Science.

En contradiction avec le cliché selon lequel "les puissants seraient misérables, contraints de forcer leur nature, alors que les sans-grade seraient plus authentiques et heureux", souligne Mme Kifer.

Quatre enquêtes menées pendant trois mois auprès de 350 participants confirment cette thèse. Les personnes interrogées ont quantifié leur sentiment de satisfaction, de bien-être, en fonction de plusieurs critères, comme l'enthousiasme, l'adéquation à ses propres valeurs, ainsi que leurs émotions négatives telles la peur ou la honte.

La note de bien-être des participants en situation de pouvoir était de 16 % supérieure à celle des autres, en moyenne. Essentiellement parce qu'ils affirmaient se sentir plus en accord avec eux-mêmes.

Des arguments pour convaincre les meilleurs, et non forcément les plus arrogants, de prendre le pouvoir. Avec bonheur !

Annie Kahn

27/12/2011

Insatisfaction générale des femmes vis-à-vis de leur corps ?

lu et vu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/12/24/beautes-irreelles_1622133_3224.html

Beautés irréelles
LE MONDE CULTURE ET IDEES | 24.12.11 | 19h39  •  Mis à jour le 24.12.11 | 19h43
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Les mannequins "virtuels" du site de H&M.H&M




Irréelles et trompeuses, ces filles aux jambes interminables qui ornent les publicités ? Oui, et bien plus que vous ne le croyez ! Le 4 décembre, la marque H&M a reconnu dans le tabloïd suédois Aftonbladet avoir utilisé des mannequins "virtuels" pour présenter ses vêtements sur son site Internet. Pour huit modèles, la pose est étrangement identique, le corps svelte et sans défaut. Et pour cause : les têtes ont été empruntées à de vraies filles, mais le corps est celui d'un mannequin en plastique "humanisé" grâce à un logiciel informatique. Pour chacune, la couleur de peau a été travaillée pour s'adapter à la carnation du "vrai" modèle. Une mesure sans doute économique vu le prix des mannequins, mais qui a provoqué une nouvelle levée de boucliers contre l'irréalisme des photos de femmes dans les magazines. "L'industrie de la mode est responsable des idéaux qu'elle choisit de créer et de renforcer", a dénoncé la ministre de la culture suédoise.

Depuis l'avènement de l'ère numérique en photographie, les images sont devenues extrêmement faciles à modifier par ordinateur. La simplicité d'utilisation de logiciels comme Photoshop a permis de systématiser et de banaliser la retouche dans les magazines sur papier glacé, dans la mode et la publicité, en visant en particulier les femmes. Finis les cernes, les rides, la cellulite ; envolés les bourrelets et les kilos en trop. A tel point que les femmes retouchées ressemblent à des poupées lisses et sans âge, plus vraiment humaines. En 2009, en Grande-Bretagne, la marque de cosmétique Olay a ainsi été contrainte de retirer une de ses publicités pour sa crème anti-âge : on y voyait le mannequin Twiggy, 60 ans, le visage presque aussi juvénile qu'au temps de sa gloire, dans les années 1960. Pourtant, des photos récentes montraient qu'elle avait des rides....

En 2010, dans un geste étonnant, la chanteuse Britney Spears a dévoilé les coulisses de ces pratiques : après avoir posé en petite tenue pour la marque de chaussures Candie's, elle a rendu publiques les photos avant et après la retouche. Le résultat est saisissant : on y voit la star grandie et amincie, débarrassée de sa cellulite, de ses cicatrices et de ses bleus. Mais elle y a aussi laissé ses muscles saillants dus à une pratique sportive intensive, et même un petit tatouage - parties intégrantes de sa personnalité.

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Les photos avant/après dévoilées en 2010 par la chanteuse Britney Spears.DR

Ce type de retouche s'est répandu bien au-delà du cercle des stars et des mannequins : en 2006, l'une des présentatrices vedettes du journal télévisé de CBS, Katie Couric, a été critiquée après avoir subi une "cure d'amaigrissement numérique". Sur une des photos de promotion fournies par la chaîne, elle avait l'air d'avoir perdu 10 kilos. La chaîne s'est excusée, et la présentatrice a déclaré ne pas avoir été consultée avant ce régime virtuel.

PROMOTION DE L'ANOREXIE

Quels sont les effets de ces images irréelles sur les femmes ordinaires, incapables d'atteindre une semblable perfection ? Plusieurs études ont établi un lien entre les idéaux véhiculés par les médias et l'insatisfaction générale des femmes vis-à-vis de leur corps. Les magazines sont même accusés de favoriser certains troubles alimentaires comme l'anorexie. Le lien n'est pas aussi simple que ça, car l'anorexie a des causes complexes : c'est ce que démontre une étude de trois chercheurs américains publiée dans la Revue de psychologie générale américaine en mars 2011. Ce qui n'a pas empêché la version italienne du magazine Vogue de retirer de son site en décembre une photo du mannequin Karlie Kloss, après avoir découvert que sa maigreur athlétique était prise en exemple par certains des sites qui font la promotion de l'anorexie.

Confrontés aux critiques montantes du public, plusieurs magazines féminins ont récemment mis en avant des images non retouchées. Le magazine Elle a ainsi consacré une série de couvertures, en 2009, à des actrices et mannequins photographiés sans maquillage ni retouche, comme Monica Bellucci. La marque de savon et cosmétique Dove est allée plus loin en utilisant systématiquement, dans ses publicités, de "vraies" femmes, âgées ou rondes, avec des petits seins ou une culotte de cheval.

Dans différents pays, associations de consommateurs et politiques se mobilisent à leur tour contre la retouche. En septembre 2009, la députée UMP Valérie Boyer a déposé une proposition de loi obligeant à signaler, sous peine d'amende, toutes les photos publicitaires de personnes retravaillées par l'informatique. Sauf que toutes les interventions sur l'image ne sont pas à mettre dans le même sac : elles servent autant à éclairer une zone d'ombre qu'à créer une femme bionique sans rides. Pour tenter de s'y retrouver, deux chercheurs en informatique de Dartmouth (New Hampshire, Etats-Unis) viennent de mettre au point un logiciel qui classe les photos sur une échelle de 1 à 5 en fonction de leur degré d'altération et de leur réalisme. Histoire de rendre visible, derrière les images glamour, la dose d'illusion qu'elles renferment.

Claire Guillot
Article paru dans l'édition du 25.12.11

05/03/2011

Bernard-Henri Lévy, la passion de l’erreur !

lu sur :`

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-03-05-BHL

samedi 5 mars 2011

« Le Point » condamné à cause de Bernard-Henri Lévy

Le directeur du Point Franz-Olivier Giesbert vient d’être condamné par le Tribunal de Grande instance de Paris. L’hebdomadaire devra publier un droit de réponse de Bernard Cassen, diffamé par Bernard-Henri Lévy, et payer ses frais de justice. Il en coûtera à Giesbert, c’est-à-dire au Point, c’est-à-dire à François Pinault, propriétaire du magazine, 2 500 euros pour avoir voulu protéger Bernard-Henri Lévy contre le rappel ironique de sa dernière ânerie.

L’ordonnance de référé rendue le 3 mars est particulièrement cinglante pour Giesbert qui non seulement avait laissé son hebdomadaire publier une chronique injurieuse, mais avait également prétendu se soustraire à l’obligation de tout directeur de publication : publier le droit de réponse de quiconque est mis en cause dans son journal.

Dans une chronique parue dans Le Point, le 23 décembre 2010, « BHL », avec la délicatesse qui le caractérise sitôt qu’il évoque ses adversaires intellectuels avait assimilé à un « crachat au visage de la République » le « nouveau rapprochement rouge-brun qui voit les crânes rasés du Bloc identitaire fricoter, sur le dos des musulmans de France, avec tel ancien du Monde diplo, Bernard Cassen. » Nul au Point n’avait corrigé la méprise grossière de Bernard-Henri Lévy, dont l’absence de sérieux est pourtant légendaire dans les rédactions et dans les maisons d’édition (1). Cette fois, notre gaffeur national venait simplement de confondre Bernard Cassen et Pierre Cassen, de Riposte laïque.

Bernard Cassen envoya quelques jours plus tard au directeur de la publication de l’hebdomadaire le droit de réponse suivant :

« Dans Le Point du 14/01/2000, C. Imbert intitulait son éditorial “Sartre, la passion de l’erreur”. Dans le numéro daté 23-30/12/2010, il aurait pu reprendre le même titre en remplaçant “Sartre” par “BHL”. Dans son bloc-notes, en effet, M. Lévy me confond avec un homonyme, Pierre Cassen, et me prête des positions aux antipodes de tous mes engagements citoyens, me causant ainsi un préjudice moral considérable.
L’erreur peut décidément devenir une passion : au cours des derniers mois, M. Lévy a cité – sans rire – un philosophe imaginaire, J-B Botul, et s’en est pris au journaliste Frédéric Taddéi, confondu avec le footballeur Rodrigo Taddéi. Du vrai travail de professionel…

Bernard Cassen, ancien directeur général du Monde diplomatique ».

Au lieu de s’excuser platement et de se plier sur le champ à ses obligations légales, Franz-Olivier Giesbert refusa de publier ce droit de réponse, prétextant que le texte de Cassen mettait en cause… le sérieux de Lévy !

Apparemment, le tribunal n’a pas apprécié ce sens de l’humour assez particulier – ou est-ce simplement du culot – à vrai dire assez particulier de Giesbert : « C’est à tort que le directeur de la publication de l’hebdomadaire Le Point fait valoir que ce texte porterait atteinte à l’honneur du journaliste, Bernard-Henri Lévy, en ce qu’il lui imputerait une ‘passion de l’erreur’ en citant d’autres erreurs qu’il aurait commises et contiendrait un commentaire ironique : “du vrai travail de professionnel” ».

Le tribunal relève : « La précision dans l’article que la personne visée était “un ancien du Monde diplo”, ce qui est effectivement le cas de Bernard Cassen, aggravait la nature de l’erreur commise [...] ainsi que sa portée ».

Puis vient l’exécution judiciaire de Bernard-Henri Lévy : « Le rappel de ces erreurs ne présentait pas de caractère offensant et était assez anodin, tout comme l’était le ton, certes sarcastique de cette réponse, mais sans aucune commune mesure avec la gravité et la virulence des attaques dont il [Bernard Cassen] était l’objet dans l’article litigieux. »

Or, rappelle, le tribunal, le directeur de la publication ne peut « refuser l’insertion que si la réponse est contraire aux lois, aux bonnes mœurs, à l’intérêt légitime des tiers ou à l’honneur du journaliste, ou si elle est dénuée de corrélation avec l’article qu’elle vise. » Comme la réponse de Cassen ne relève d’aucune de ces catégories, Giesbert est condamné pour avoir refusé de la publier.

Outre le remboursement des frais de justice du plaignant, à hauteur de 2 500 euros, le tribunal ordonne (« Nous ordonnons… ») à Giesbert, directeur du Point, « d’insérer dans le numéro de cet hebdomadaire suivant la signification de la présente ordonnance la réponse de Bernard Cassen figurant dans sa lettre recommandée du 29 décembre 2010. Disons que cette insertion se fera à la même place et dans les mêmes caractères que l’article intitulé “L’honneur des musulmans”. »

Enfin une bonne raison de se procurer Le Point du 10 mars prochain et de lire la page que Bernard-Henri Lévy devra cette fois partager avec Bernard Cassen !

(1) Voir notre dossier, « L’imposture Bernard-Henri Lévy »

28/02/2011

Rions un peu !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/02/28/deux-seules-lettres-vous-manquent_1486243_3214.html

Lettre d'Allemagne

Deux seules lettres vous manquent...

LEMONDE | 28.02.11 | 15h39  •  Mis à jour le 28.02.11 | 15h40

Devinette : que peut-on encore vouloir, à 35 ans, lorsqu'on est issu d'une des plus vieilles et des plus riches familles du pays, que l'on porte dix prénoms d'ancêtres illustres, que sa femme est une descendante directe de Bismarck, que l'on a deux jeunes enfants, que l'on est beau, intelligent, déjà député, qu'on se prépare à être ministre et qu'on se rêve chancelier ? Réponse qui coule de source en Allemagne : un grade de doktor délivré par une université.

Ces deux lettres "Dr" qu'un officier de l'état civil va respectueusement accoler à votre patronyme sur vos papiers d'identité et qui achèveront de faire de vous un aristocrate de la République. La crème de la crème peut même exhiber sur sa carte de visite un "Dr Dr" (pour les auteurs de deux thèses) voire un "Prof. Dr" ou un "Prof. Dr. Dr" pour les universitaires.

Le titre de doktor est une distinction intimement liée à l'histoire du pays. Un titre prestigieux porté par des Allemands aussi différents que Martin Luther au XVesiècle, la militante communiste Rosa Luxemburg, au début du XXe siècle, ouJoseph Goebbels quelques années plus tard. Un honneur dont peuvent actuellement se réclamer 2 % des Allemands actifs mais 50 % des grands patrons et, jusqu'à ces derniers jours, douze des seize ministres du gouvernement du Dr Merkel.

Pour obtenir ce sésame, le baron Karl-Theodor Maria Nikolaus Johann Jacob Philipp Franz Joseph Sylvester von und zu Guttenberg était prêt à tout. Sacrifier sa vie de famille, négliger ses électeurs, déserter le Bundestag.

Bref, voler dans un emploi du temps déjà surchargé quelques précieuses heures pour établir une savante comparaison entre la Constitution américaine et les traités constitutionnels européens, thème de sa thèse de 475 pages comportant pas moins de 1 200 notes de bas de page. Un travail remarquable auquel les enseignants de l'université de Bayreuth n'ont pas hésité à accorder en 2006 la meilleure mention, la si recherchée summa cum laude. Enfin, c'est ce que l'on croyait. Jusqu'à ce qu'un juriste de Brême, Andreas Fischer-Lescano, intrigué par l'inégale qualité du style et des arguments employés, vérifie sur Google que l'actuel ministre de la défense d'Angela Merkel, ne s'est pas contenté de recycler certains des discours prononcés au début de sa carrière. Une pratique certes légale mais un tantinet désinvolte. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir que ce n'était pas ses propres écrits que Karl-Theodor zu Guttenberg avait reproduits mais, dans plusieurs cas, ceux d'autrui, sans qu'aucune mention ne le précise.

Révélée par la Süddeutsche Zeitung le 16 février, l'affaire prend des proportions inouïes. Rapidement, les internautes ont découvert que le "baron von Googleberg" comme on le surnomme désormais n'a pas copié quelques passages mais les deux tiers de sa thèse. Depuis, ce roi de la com'capable d'emmener sa ravissante épouse, star du petit écran, passer quelques heures auprès des soldats allemands en Afghanistan et d'y faire installer un studio de télévision, multiplie les gaffes. D'abord il nie les faits. Puis, s'octroyant un pouvoir que nul ne lui a conféré, il renonce de lui-même à son prestigieux titre. Enfin, il présente ses excuses devant le Parlement tout en affirmant ne pas avoir "consciemment trompé" le jury de thèse.

L'affaire ne devrait pas en rester là. L'université de Bayreuth a d'ores et déjà déchu "KT" de son titre mais, dans un sursaut d'orgueil, a décidé de poursuivre l'enquête pour analyser l'étendue de la tromperie. Tous les textes du ministre sont passés au peigne fin. Surtout, l'opposition qui le soupçonne d'avoir utilisé un nègre, vérifie dans quelle mesure il a eu recours pour sa thèse aux petites mains du Bundestag. Tout cela devrait logiquement conduire Karl-Theodor zu Guttenberg à démissionner. Logiquement. N'a-t-il pas menti alors qu'il prétendait incarner la droiture en politique ? N'a-t-il pas entaché la réputation d'une université qui, hasard malencontreux, avait reçu peu de temps auparavant des fonds d'une société dont la famille zu Guttenberg était l'un des principaux actionnaires ? Ne jette-t-il pas le discrédit tant sur la classe politique que sur l'élite allemande ? Lui qui n'a pas hésité, ces derniers mois, à se séparer de deux très hauts gradés militaires sur lesquels pesaient de simples soupçons, sans attendre les conclusions des enquêtes lancées à leur encontre, ne devrait-il pas se montrer aussi exigeant avec lui-même ?

Mais "K T" semble intouchable. Lundi 21 février, en pleine tourmente, les militants de la CDU lui ont fait un triomphe. Si l'élite est choquée, l'opinion, elle, soutient ce ministre qui fut en 2009 le député le mieux élu du pays et reste le ministre le plus populaire du gouvernement. Signe de ce décalage : sur le site de Süddeutsche Zeitung, influent quotidien de centre gauche, 84 % des internautes indiquent qu'ils souhaitent la démission du ministre mais 87 % des 261 223 lecteurs de Bild, qui ont pris la peine de téléphoner aux numéros mis à leur disposition par ce quotidien populaire, jugent au contraire qu'il doit rester. Car "c'est un bon ministre" qui, à leurs yeux, n'est sans doute pas plus coupable de turpitudes que les autres responsables politiques. Logique de l'efficacité contre logique de l'honneur, le débat ne fait que commencer.

lemaitre@lemonde.frFrédéric Lemaître

09/12/2008

Les chiens aussi peuvent être jaloux et éprouver un sentiment d'injustice

lu sur la-croix.com :

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/081209141243.bgj6qv1p.htm

09/12/2008 15:12
CHICAGO (AFP) - Les chiens aussi peuvent être jaloux et éprouver un sentiment d'injustice

Les chiens peuvent ressentir une forme simple de jalousie et répondront avec irritabilité à un traitement injuste, selon une étude publiée aux Etats-Unis.

Un chien refusera ainsi de donner la patte s'il constate qu'un de ses congénères est récompensé pour l'avoir fait alors qu'il ne l'est pas, mais il n'ira pas jusqu'à se vexer si les douceurs reçues ne sont pas équivalentes, selon cette étude autrichienne publiée lundi dans les comptes rendus de l'Académie des sciences américaine (PNAS).

En revanche, contrairement aux singes, qui selon des études précédentes étaient tellement outrés par l'injustice qu'ils refusaient de manger une récompense si elle était moins bonne, les chiens n'ont jamais dédaigné une friandise.

Les chercheurs estiment que le sentiment d'injustice est un élément clé de l'évolution des interactions sociales, et pensaient jusqu'à une date récente qu'il ne concernait que les humains.

Mais des études portant sur différents singes, dont des chimpanzés, ont montré que les primates pouvaient aussi éprouver de la jalousie et le sentiment d'injustice.

L'équipe de Friedrike Range, de l'université de Vienne, en Autriche, est partie du présupposé que cela pouvait aussi être le cas des chiens, en raison de leurs nombreuses interactions avec les hommes et du fait qu'ils sont très sensibles aux comportements humains.

Ils ont effectué une expérience auprès de 29 chiens, dont ils ont étudié les réactions, selon qu'ils étaient seuls, ou placés à côté d'un autre chien.

En constatant que leurs voisins recevaient une friandise lorsqu'ils donnaient la patte alors qu'eux-mêmes n'en recevaient pas, ils finissaient par ne plus le faire et même par se détourner de la personne conduisant l'expérience.

Mais ils ne semblaient pas être affectés lorsqu'ils ne recevaient que du pain en guise de récompense alors que leur voisin recevait une saucisse.