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20/07/2017

Perturbateurs endocriniens : hypocrisie à tous les niveaux de décision

Perturbateurs endocriniens : les étonnantes listes de Nicolas Hulot.pdf

 

à lire :

Perturbateurs endocriniens : deux listes pour rien ? - Libération

www.liberation.fr/planete/.../perturbateurs-endocriniens-deux-listes-pour-rien_15845...
Il y a 2 jours - Le ministère de la Transition écologique et solidaire et celui de l'Agriculture ont publié sans fanfare, jeudi 13 juillet, deux listes de pesticides et ...

Perturbateurs endocriniens : les étonnantes listes de Nicolas Hulot

www.lemonde.fr/.../perturbateurs-endocriniens-les-etonnantes-listes-de-nicolas-hulot_51...
Il y a 21 heures - Perturbateurs endocriniens : les étonnantes listes de Nicolas Hulot. Son ministère a discrètement mis en ligne les noms de 600 pesticides et de ...

Perturbateurs endocriniens : le gouvernement publie deux listes de ...

www.lemonde.fr/.../perturbateurs-endocriniens-le-gouvernement-publie-deux-listes-de-p...
Il y a 2 jours - Conformément à ses engagements et au nom de l'information du public, le ministère de la transition écologique vient de publier deux listes de ...
 

14/03/2017

Femmes enceintes et polluants environnementaux

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Femmes enceintes et polluants environnementaux


Le Figaro souligne que les premiers résultats de la cohorte ELFE (« Etude longitudinale française depuis l’enfance »), à laquelle participent 18 000 enfants, ont été présentés hier à l’Institut national d’études démographiques (Ined) à Paris. L’objectif de cette étude, en suivant plus de 18 000 enfants nés en métropole en 2011 et leur famille pendant 20 ans, est de mieux comprendre ce qui influence leur développement, explique le journal. Parmi ces résultats figurent ceux d’une équipe de Santé publique France, concernant l’exposition des femmes enceintes aux polluants de l’environnement. Le quotidien explique qu’« à partir de prélèvements biologiques (sang, urines, sang de cordon ombilical et cheveux), les chercheurs ont découvert que la majorité des polluants recherchés étaient présents chez la quasi-totalité des 4 200 participantes au moment de leur admission à la maternité ». Le journal indique qu’ELFE, pilotée par l’Ined et l’Inserm, « est la première étude de cohorte d’une telle envergure menée en France ».

Lequotidiendumedecin.fr, 13/03, Le Figaro, 14/03

26/03/2016

L'utilisation des pesticides en France

Quelques liens :

Des pesticides en doses toujours plus massives dans les ...

www.lemonde.fr/.../des-pesticides-en-doses-toujours-plus-massives-dans-les...
9 mars 2016 - Présentées en périodes lissées de trois ans afin d'intégrer les variations climatiques, elles dessinent une tendance moyenne à la hausse de 5 ...

Tout ce qu'il faut savoir sur les pesticides - Le Monde

www.lemonde.fr/.../tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-les-pesticides_4887437_3...
Il y a 4 jours - Selon les derniers chiffres officiels, au début de mars, le secteur agricole consomme de plus en plus de pesticides, avec une hausse annuelle ...

L'utilisation de pesticides toujours en hausse - France 3 ...

france3-regions.francetvinfo.fr/.../l-utilisation-de-pesticides-toujours-en-...
17 mars 2016 - L'utilisation des pesticides en France est toujours en hausse. Selon le rapport annuel du ministère de l'Agriculture on constate une ...

L'utilisation des pesticides toujours en hausse en France ...

www.bioalaune.com/.../lutilisation-des-pesticides-toujours-en-hausse-en-f...
11 mars 2016 - C'est une déception. La consommation et l'achat de pesticides sont en hausse en France malgré la progression du bio et la politique actuelle ...
Les chiffres de la campagne agricole 2013 viennent d'être rendus publics et ils sont particulièrement mauvais avec + 9,2 % de hausse de traitements pesticides ...

Pesticides en hausse. Les chiffres des cours d'eau bretons ...

www.letelegramme.fr/.../agriculture-l-utilisation-de-pesticides-en-hausse-...
9 mars 2016 - L'utilisation de produits phytosanitaires en France a continué d'augmenter entre 2011 et 2014, selon le rapport annuel du ministère de ...

Ecophyto: toujours plus de pesticides ! - Natura Sciences

www.natura-sciences.com/agriculture/ecophyto-hausse-pesticides934.html
14 mars 2016 - Le plan Ecophyto ne parvient pas à faire diminuer les doses de pesticides épandues dans les champs. La hausse des traitements est ...

Augmentation de l'utilisation des pesticides en France ...

https://blogs.mediapart.fr/.../augmentation-de-lutilisation-des-pesticides-e...
12 mars 2016 - Ils sont accablants. Loin de diminuer, l'usage de pesticides a encore augmenté de 9,4% entre 2013 et 2014. Réaction et propositions de FNE.

Utilisation pesticides en hausse - Le Gabi

www.gabi77.org/les-neonicotinoides/utilisation-pesticides-en-hausse
12 mars 2016 - Le ministère de l'Agriculture a rendu publiques le 8 mars les statistiques sur la consommation de produits phytosanitaires dans le secteur ...

L'utilisation des pesticides augmente de 9% en 2013-2014 ...

www.franceinfo.fr/.../l-utilisation-des-pesticides-augmente-de-9-en-2013...
8 mars 2016 - L'agriculture française toujours plus accro aux pesticides. Le recours aux produits phytosanitaires a augmenté de plus de 9% entre 2013 et ...

Pesticides en hausse dans les campagnes françaises: tollé ...

www.goodplanet.info/.../pesticides-hausse-campagnes-francaises-tolle-on...
 

Pesticides en hausse dans les campagnes françaises: tollé ...

www.sciencesetavenir.fr › Nature & environnement
Pesticides en hausse dans les campagnes françaises: tollé des ONG. Publié le 10-03-2016 à 18h01 Mis à jour le 13-03-2016 à 17h45. AA ...

11 mars 2016 - Paris (AFP) – Le refus des sénateurs d'imposer 20% de produits bio dans les cantines du public reflète « un manque de vision ...

31/07/2015

Pneumonie et traitement aux bactériophages

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Selon des travaux menés par l’Inserm sur les infections pulmonaires, publiés dans Critical Care Medicine, les patients atteints de pneumonie pourraient être soignés grâce à des virus, indique le mensuel Ça m’intéresse. Le journal souligne : « 100% des souris traitées avec des virus bactériophages ont survécu ».

 

 Ça m’intéresse, 01/07

19/05/2015

En ce moment, débat sur le compteur LINKY à l'Assemblée Nationale : écrivez à vos députés.

Pour trouver leurs adresses, allez sur le site de l'Assemblée Nationale :

 

Accueil > 577 députés

Modèle de lettre, à adapter selon vos préférences :
 
------------
 
Mesdames et Messieurs les Députés,
 
L'électeur que je suis vous demande de voter contre les compteurs LINKY.

 

En effet, je considère que ces compteurs représentent une atteinte grave à ma liberté individuelle en m'imposant, dans mon domicile et par des appareils que je n'aurai pas choisis, une exposition à des ondes électromagnétiques dont l'innocuité n'est pas prouvée.
 
En l’imposant par la loi :
 
- vous deviendriez complices du discours trompeur du milieu économique et industriel
vous agiriez contre la protection sanitaire et les droits individuels de votre électorat
 
De plus, à l'évidence, vous devez être conscients que ces compteurs n'apportent aucune garantie d'une amélioration du service et de la maîtrise des dépenses pour l'usager.
 
C'est pour ces raisons que j'ai pris la décision de vous écrire.
 
Sachez que j'ai l'intention, et je ne serai certainement pas le seul, de m'opposer par tous les moyens légaux possibles à l'installation de tels compteurs "LINKY" dans mon domicile.
 
Je vous rappelle que depuis Mai 2011, l’OMS a classé les radiofréquences dans le Groupe 2B, potentiellement cancérogène pour le vivant. (voir le lien ci-dessous)
 
Je vous rappelle aussi qu'en Europe deux pays ont abandonné l’imposition par la loi de ce type de compteur :
 
- en juillet 2013 : l’AUTRICHE
- en janvier 2014 : l’ALLEMAGNE
 
J'espère que vous tiendrez compte des avis négatifs de la communauté scientifique concernant l'exposition aux ondes électromagnétiques et que vous êtes conscients que même si une loi était votée, elle serait contestable car elle pourrait être considérée comme une atteinte à la propriété privée garantie par notre Constitution. 
 
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les Députés, mes salutations distinguées.
 
(Nom - Adresse)
 
---------
(*) voir :
 
L'OMS procédera d'ici à 2016 à une ... des cancérogènes possibles pour l'homme (Groupe 2B), ... en mai 2011 le potentiel cancérogène des champs ...
 

Champs électromagnétiques et santé publique: téléphones portables

Aide-mémoire N°193
Octobre 2014

Principaux faits

  • L’usage du téléphone portable est généralisé et on estime à 6,9 milliards le nombre des abonnés dans le monde.
  • Les champs électromagnétiques produits par les téléphones portables sont classés par le Centre international de Recherche sur le Cancer dans la catégorie des cancérogènes possibles pour l’homme.
  • Des études visant à évaluer plus complètement les effets potentiels à long terme de l’utilisation des téléphones portables sont actuellement en cours.
  • L’OMS procédera d’ici à 2016 à une évaluation formelle du risque pour tous les effets sur la santé dus à une exposition à des champs de radiofréquences.

01/04/2015

Alcool et Grossesse

à lire sur :

Consommer de l'alcool pendant la grossesse peut avoir de graves conséquences sur l'enfant à naître. Pourtant, ces troubles restent largement sous-diagnostiqués.
Si la plupart des études sur les effets neurocomportementaux chez l'enfant, ... Encore in utero, le cerveau du bébé trinque; Remonter. Sujets similaires dans les ...
 
Alcool : quand l'enfant trinque in utero LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 31.03.2015 à 12h10 o Mis à jour le 31.03.2015 à 19h30 | Par Sandrine Cabut
 
 
 

 

13/01/2015

Cancer, environnement et société

lu sur :

Non, le cancer n'est pas le fruit du hasard ! - Le Monde

www.lemonde.fr/.../non-le-cancer-n-est-pas-le-fruit-du-hasard_4550613_ 3232.html

LE MONDE | 07.01.2015 à 11h44 • Mis à jour le 07.01.2015 à 11h48 |

Par Annie Thébaud-Mony

En ces premiers jours de 2015, les médias ont diffusé le message selon lequel le cancer serait essentiellement le fruit du hasard. Une aubaine pour les industriels de l’amiante, de la chimie, des pesticides, du nucléaire, du pétrole et j’en passe… Pour eux, sans aucun doute, cette « découverte scientifique » devrait clore toute controverse sur le rôle des risques industriels dans la survenue du cancer !

L’origine de cette pseudo-découverte est un article paru dans la prestigieuse revue Science, le 2 janvier, présentant les résultats d’une corrélation statistique particulière (Christian Tomasetti et Bert Vogelstein, « Variation in cancer risk among tissues can be explained by the number of stem cell divisions », www.sciencemag.org, 2 janvier). Partant de l’observation d’une différence de fréquence du nombre de cancers selon les organes (poumon, colon, cerveau, etc.) – à l’exclusion de ceux qui sont actuellement en augmentation vertigineuse (sein et prostate) –, Christian Tomasetti et Bert Vogelstein font l’hypothèse que ces variations s’expliqueraient par des modalités différentes de division cellulaire au sein de ces organes. Ils prennent en considération ce que les biologistes appellent les cellules souches, qui ont la capacité de s’autorenouveler, de se différencier en d’autres types cellulaires et de proliférer en culture. Ils établissent ensuite une corrélation statistique entre le nombre total de divisions cellulaires de ce type de cellule sur la durée moyenne de la vie dans la population américaine et le risque moyen de survenue du cancer de tel ou tel organe aux Etats-Unis. Statistiquement significative, la corrélation est alors interprétée comme validant l’hypothèse selon laquelle le cancer serait issu – pour l’essentiel – d’un sinistre loto cellulaire. La faute à « pas de chance » !

Ce raisonnement simpliste fait penser à d’autres corrélations qui auraient pu fonder des hypothèses tout aussi fantaisistes. Pour alerter les étudiants de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) sur les risques d’interprétation hâtive en matière de statistiques, Joseph Klatzmann, ancien administrateur à l’Insee, ancien professeur d’économie rurale à l’Institut national agronomique Paris-Grignon, directeur d’études à l’EHESS, citait fréquemment l’exemple suivant (Joseph Klatzmann Attention Statistiques ! Comment en déjouer les pièges. La Découverte, 1985, dernière réédition, 1996) : entre les années 1950 et 1990, la courbe de croissance d’utilisation des réfrigérateurs a été exactement parallèle à celle de l’épidémie de cancer. Serait-ce l’utilisation du réfrigérateur qui cause le cancer ? A l’évidence, une telle interprétation prêterait à sourire si elle ne reflétait pas ce que les auteurs de l’article de Science se sont permis de faire, à savoir extrapoler d’une corrélation à l’affirmation d’une causalité.

Trois angles morts

Or, au moins trois angles morts de leur « démonstration » la discréditent totalement. Tout d’abord, ils omettent de faire référence dans leur modèle au fait que la cellule souche ne se transforme pas spontanément en cellule cancéreuse. Elle le fait sous l’effet de mutations qui elles-mêmes sont produites par des agents cancérogènes externes. On retrouve ici le rôle de l’amiante, des rayonnements ionisants, des fumées diesel, des pesticides et autres substances toxiques connues depuis longtemps pour leurs propriétés cancérogènes (sans parler de toutes celles dont la toxicité n’a pas été testée…).

Le deuxième angle mort est ce qu’occulte le recours à une incidence globale du cancer dans la population générale, à savoir les inégalités face au cancer. Pour ce qui est de la situation française (qui n’est pas fondamentalement différente de celle de la population américaine), un ouvrier a dix fois plus de risque de mourir de cancer (et de façon précoce avant 65 ans) qu’un cadre supérieur. Sauf à considérer que les ouvriers ont des cellules souches tout à fait particulières – ce qui ressemblerait à une forme d’eugénisme –, force est de considérer, pour comprendre cette inégalité, la différence très significative d’exposition à des cancérogènes professionnels, mise en évidence par une enquête du ministère du travail. Selon l’enquête Sumer 2010 réalisée par la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques et la direction générale du travail-Inspection médicale du travail, les ouvriers sont dix fois plus exposés dans leur travail à des cancérogènes que les cadres supérieurs.

Le troisième angle mort est la non-prise en compte par Christian Tomasetti et Bert Vogelstein des connaissances acquises de longue date sur les caractéristiques fondamentales du cancer, suite aux travaux de nombreuses disciplines scientifiques autres que l’épidémiologie. Cette maladie commence, certes, au cœur des cellules mais s’inscrit, pour chaque individu touché, à la croisée de deux histoires. L’une est celle des atteintes, simultanées et/ou répétées, provoquées par les agents toxiques (poussières, substances chimiques, rayonnements) au cours de multiples événements de la vie professionnelle, résidentielle, environnementale et comportementale ; l’autre est, face à ces agressions, celle des réactions de défense de l’organisme, elles-mêmes extrêmement variables selon les individus. Plus se multiplie la présence de molécules toxiques dans la vie quotidienne, et plus se multiplient aussi, non seulement les processus mutagènes ou cancérogènes propres à chacun d’eux, mais ce qu’on appelle la synergie entre eux et aussi la manière dont ces différents processus interfèrent eux-mêmes avec les mécanismes de défense de l’organisme.

Ajoutons que l’étude ainsi publiée par la revue Science a été sponsorisée par des fondations privées dont la première est le fonds Virginia & D. K. Ludwig pour la recherche sur le cancer. Le fondateur en est Daniel Ludwig, un magnat américain du transport maritime qui fut le promoteur des supertankers, mais aussi de la déforestation en Amazonie brésilienne pour l’exploitation arboricole d’espèces de pins et eucalyptus à croissance rapide pour le marché mondial de la pâte à papier. Vendant cette exploitation à un consortium brésilien, Daniel Ludwig a investi le produit de cette vente dans le fonds qui porte son nom, soutenant ainsi la production de connaissances sur le cancer, utiles aux industriels mais fondamentalement nuisibles à la santé publique.

Répercussion médiatique

Que la statistique appliquée au cancer s’inscrive, une fois de plus, dans cette mise en doute systématique des effets mortifères des risques industriels, que j’ai longuement décrite récemment, ne m’étonne malheureusement pas. En revanche, mon inquiétude est la répercussion médiatique d’un tel article et ses effets sur l’opinion publique, alors que l’épidémie de cancer a pris des proportions catastrophiques en France et dans le monde. Entre 1984 et 2012, le nombre annuel de nouveaux cas est passé, en France, de 150 000 à 355 000. Selon l’Organisation mondiale de la santé, pas moins de 15 millions de décès sont dus au cancer dans le monde chaque année soit presque un décès toutes les deux secondes. Et encore, ces chiffres sous-estiment grandement ce qui se passe dans les pays où une part importante de la population est privée d’accès à un quelconque diagnostic de cancer.

Or le cancer est évitable, à condition d’éradiquer les cancérogènes en milieu de travail, dans l’environnement et la consommation. Pourtant, dans le champ de l’épidémiologie, des chercheurs s’obstinent à produire des modèles statistiques dénués de sens par rapport à la réalité dramatique du cancer. L’outil mathématique utilisé pour cette production de l’incertitude donne à la démarche l’apparence de la rigueur, de l’objectivité, pour tout dire de la science. Surtout, cela rend quasi impossible l’échange et la discussion entre, d’une part, les travailleurs et citoyens, victimes de cancers associés à l’exposition aux substances toxiques, et, d’autre part, les scientifiques qui jonglent avec les chiffres, abstraits et anonymes, de milliers de cas de cancers. Ainsi, des spécialistes servent la cause des industriels, en renforçant, par des travaux scientifiques publiés, l’incertitude concernant les liens entre toxiques et cancer.

Avec l’extension de la chimie, du nucléaire, la prolifération des cultures OGM, la dissémination des nanoparticules, les risques de la téléphonie mobile et autres nouvelles technologies, sous couvert de « progrès », industriels et responsables politiques s’affranchissent chaque jour davantage de l’obligation première fondamentale du respect de la vie, avec la complicité des plus prestigieuses institutions scientifiques. L’article paru dans Science, le 2 janvier, en témoigne une fois encore.

Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, chercheuse associée au Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 93) à l’université Paris XIII. Elle est l’auteure de Travailler peut nuire gravement à votre santé (La Découverte, « Poche », 2008) et de La science asservie. Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs, La Découverte, Paris, 2014.

Annie Thébaud-Mony (Sociologue) 

sur le même sujet :

Cancer et hasard, gare aux dérives interprétatives
Le Monde - Il y a 23 heures

Un article paru le 2 janvier dans la revue Science, écrit par deux scientifiques 
réputés de l'université Johns-Hopkins (Baltimore), annonçait que ...

Cancer et hasard, gare aux dérives interprétatives.pdf

Cancer : méfiez-vous du hasard
Le Monde - Il y a 2 heures

 

 

06/01/2015

Impact à court terme des particules en suspension (PM10) sur la mortalité dans 17 villes françaises

à lire sur le :

Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire

Impact à court terme des particules en suspension (PM10) sur la mortalité dans 17 villes françaises, 2007-2010 .pdf

Association entre taux de chômage et suicide, par sexe et classe d’âge, en France métropolitaine, 2000-2010

à lire sur le :

Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire

Association entre taux de chômage et suicide, par sexe et classe d’âge, en France métropolitaine, 2000-2010 :.pdf

04/12/2014

Boissons gazeuses et vieillissement ...

à lire sur le Canard Enchaîné de cette semaine (5/12/14; 1€20). Extrait :

Image 4.png

23/11/2014

Industrie chimique et production de plastiques : la pollution en mer Méditerranée

lu sur :

Le constat «édifiant» de Tara sur les microplastiques en Méditerranée

www.20minutes.fr/.../1486078-20141122-microplastiques-mediterranee- constats-edifiants-lors-expedition-tara
 
  • Créé le 22.11.2014 à 12:11
  • Mis à jour le 22.11.2014 à 16:10
La goélette d'exploration Tara est de retour samedi à Lorient après un périple de sept mois en Méditerranée pour traquer les microplastiques qui a abouti à des constats «édifiants» sur l'ampleur de la pollution, non seulement près des villes mais également en pleine mer.
«Les premiers constats de l'expédition sont édifiants», a assuré Gaby Gorsky, directeur scientifique de l'expédition qui a démarré en mai, dans une communication à l'AFP.
«A chaque relevé de filet, il a été prélevé des échantillons de plastique ou de microplastiques, et ce dans toute la Méditerranée», a précisé Stéphane Bruzaud, de l'Université de Bretagne Sud, soulignant des concentrations plus importantes dans les eaux de certains pays, ainsi qu'à proximité des grandes villes, ports et zones touristiques.
Mais des «concentrations non négligeables» ont également été observées en haute mer, «bien qu'on pourrait penser que les microplastiques y sont plus dispersés», a ajouté le Pr Bruzaud, un des nombreux scientifiques associés à cette mission, la première d'une telle envergure dans la Grande Bleue. Ces microplastiques (moins de 5 mm) sont le résultat d'un processus de dégradation ou d'érosion sur de longues périodes.
«La Méditerranée connaît en moyenne les densités de plastique les plus importantes au monde, avec 250 milliards de microplastiques», a souligné François Galgani, chercheur à l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer).
La Méditerranée est une mer petite et quasi fermée et qui génère beaucoup d'activités touristiques. «Toutes les conditions sont réunies pour qu'il y ait un degré de pollution extrêmement élevé», a estimé le Pr Bruzaud. Cette mer, qui représente moins de 1% de la surface des océans, est une incroyable réserve de biodiversité (8% des espèces), mais elle subit une forte pression avec 90% de la pollution qui vient de la terre.
Lors de l'expédition --la 10è pour Tara depuis 2003--, à laquelle ont participé 14 laboratoires de recherche (français, italien, allemand ou américain) quelque 2.300 échantillons ont été prélevés lors de 350 traits de filets, tant au large que près des côtes, des embouchures de rivières ou des ports.
 
-'effets sur la santé humaine'-
 
La composition chimique du plastique collecté sera étudiée, tout comme l'interaction entre le zooplancton, base de la chaîne alimentaire marine, et le plastique. «Il y a déjà des échantillons de microplastiques qui ont pénétré la chaîne alimentaire avec des effets aujourd'hui sur la santé humaine qui sont encore inconnus», a souligné Stéphane Bruzaud, dont le laboratoire, le LIMATB, sera chargé d'analyser et identifier (PVC, polystyrène, polyéthylène...) les microplastiques récupérés afin notamment de pouvoir proposer des produits de substitution.
Les premiers résultats de la mission, dont le coût est de 1,6 million d'euros, devraient être connus à partir du printemps.
L'expédition comportait un volet scientifique, mais également un volet de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Ainsi, quelque 12.000 personnes et scolaires ont été accueillies à bord de la goélette de 36 mètres lors d'escales dans 13 pays.
«Les enjeux ne sont pas en mer mais sur terre, il faudrait qu'on parvienne à empêcher que ces plastiques arrivent dans les océans», a déclaré Maria Luiza Pedrotti, coordinatrice scientifique de la mission. «Il n'est pas possible de nettoyer les océans», a-t-elle justifié.
Après avoir parcouru 15.000 km (8.000 milles nautiques), le voilier est attendu dans l'après-midi à Lorient, son port d'attache. Il y sera accueilli par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, à l'occasion du premier jour de la semaine européenne de réduction des déchets.
En novembre et décembre 2015, Tara sera à Paris à l'occasion de la conférence mondiale sur le climat. Avant cela, à partir de mars, le voilier se rendra dans plusieurs villes de France pour sensibiliser le grand public aux questions liées au climat.

Le voilier appartient au fond de dotation Tara Expeditions qui organise des expéditions scientifiques pour comprendre l'impact des changements climatiques et de la crise écologique sur les océans.

Image 1.png

25/04/2014

Cancer : évaluation du Palbociclib

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Le Parisien Magazine note que selon les résultats dévoilés lors de la conférence de l’Association américaine pour le cancer, le médicament Palbociclib permettrait « de contrôler plus longtemps le cancer du sein ». 

Les essais en cours, réalisés sur des patientes en rechute d’un cancer hormonosensible, semblent prometteurs. En plus des espoirs qu’il représente pour la lutte contre le cancer du sein, le médicament pourrait aussi s’avérer efficace pour traiter les cancers digestifs et du poumon. 

Le Parisien Magazine, 25/04

11/02/2014

Communiqué de Presse : Les Pollutions, grandes absentes du Plan Cancer

communiqué :

Paris le 5 février 2014 - Communiqué de Presse du Rassemblement pour la Planète.

Les Pollutions, grandes absentes du Plan Cancer de François Hollande

Péché par action ou par omission ? Pesticides, perturbateurs endocriniens, radiofréquences, pollution de l'air… Politiques, scientifiques, institutions internationales et associations les mettent en avant régulièrement comme des causes évidentes dans l’explosion du nombre de cas de cancer dans le monde. Mais François Hollande, qui vient d’exposer les grandes lignes du plan Cancer 2014-2018, n’en a pas vraiment parlé : volonté délibérée ou trouble de la concentration ?

Pour la seule année 2012, il y a eu 355.000 nouveaux cas et 148.000 personnes en sont mortes en France. Dans le monde, 14,1 millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués et 8,2 millions de personnes en sont mortes. En 2025, il y aura 19,3 millions nouveaux cas par an sur toute la planète, prévoit le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), l'agence spécialisée de l'Organisation mondiale de la santé sur le cancer : nouvelles données sur l’incidence, la mortalité et la prévalence du cancer dans le monde.

On se rappelle que la thématique Santé Environnement avait été tout simplement écartée de la dernière Conférence Environnementale. Le bébé avait été jeté avec l'eau du bain et le Rassemblement Pour la Planète dégagé sans façon pour éviter de faire trop de peine à certains lobbies.

Ceci explique sans doute que la stratégie nationale de santé, ne consacre pas une ligne à la qualité de l’air, à la qualité de l’eau potable, aux radiofréquences ou aux perturbateurs endocriniens ?

Les amicales pressions des industries des industries chimiques, de l'agro-alimentaire, de la téléphonie mobile, les constructeurs automobile etc. et leurs arguments économiques de très courts termes ont pris le dessus, une fois de plus, sur notre santé à tous.

Ainsi par exemple l’étiquetage transitoire des contenants avec du BPA pour les publics sensibles, pourtant obligatoire en France depuis le 1er janvier 2013, n’a toujours pas été mis en œuvre. Le Circ a classé les ondes électromagnétiques comme cancérigènes possibles et la pollution au plan mondial comme cancérigène avéré.

Dans quel sens faut-il entendre le mot "plan" dans Plan Cancer ?

Contact presse :

Etienne Cendrier : 01 48 38 48 52

Sébastien VRAY : 06 51 90 48 16

30/01/2014

Maladie d’Alzheimer et pollution au DDT

lu sur la synthèse de presse de l'INSERM :

Le Quotidien du Médecin rend compte d’une étude, publiée dans JAMA Neurology et menée par l’Université Emory et l’Université Rutgers (Etats-Unis), qui souligne que « plus de 40 ans après son interdiction, le DDT et son métabolite le DDE persistent dans les prélèvements sanguins de patients atteints de la maladie d’Alzheimer à des taux jusqu’à quatre fois plus élevés que chez les patients témoins ».

Selon le Dr Allan Levey, directeur du Centre de recherche sur la maladie d’Alzheimer à l’Université Emory (Géorgie), un des principaux co-auteurs, « c’est l’une des premières études à identifier un important risque environnemental pour l’Alzheimer ».

Les résultats de cette étude « préliminaire » devront être confirmés « chez un plus grand nombre de sujets » et « par des observations cliniques sur de longues périodes».

 

Le Quotidien du Médecin, 30/01

16/01/2014

Utilisation des pesticides dans les espaces verts publics et santé

lu sur la synthèse de presse de l'INSERM:

Selon l’AFP, la proposition de loi des écologistes, qui interdit l’utilisation des pesticides dans les espaces verts publics en 2020 et qui a été votée hier par la Commission du développement durable à l’Assemblée, « est bien partie pour être adoptée le 23 janvier à l’Assemblée nationale ». L’agence de presse rappelle la vaste expertise, publiée en juin dernier par l’Inserm, qui avançait une « présomption forte » de lien entre cancers dont la prostate et lymphomes non hodgkiniens et la maladie de Parkinson avec l’usage des pesticides chez les professionnels qui les utilisent. Dossier de presse Inserm du 13/06/13 – Pesticides : Effets sur la santé, une expertise collective de l’InsermAFP, 15/01

04/02/2013

MEDIATOR : les experts sous influence ?

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

L’Agence de presse médicale (APM) a souligné que les experts de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) « minimisent la gravité des dossiers [déposés par les victimes du Mediator] en réinterprétant les comptes-rendus des examens », souligne Le Figaro.

L’Oniam vient de rendre publiques ses expertises : sur les 863 dossiers étudiés, seulement 64 victimes du Mediator seront indemnisées. Xavier Bertrand, ancien ministre de la Santé, qui avait mis en place le fonds d’indemnisation, se dit « choqué » par ces requalifications de pathologies et se « pose des questions sur le fonctionnement de ce collège d’experts ».

Le Figaro, 02/02

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/02/01/01016-20130201ARTFIG00626-mediator-les-experts-truquent-les-dossiers-des-victimes.php

Le fonds d'indemnisation sous-évalue les pathologies de nombreux malades.

L'Agence de presse médicale (APM) a soulevé jeudi un véritable lièvre. Alors que l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam) rendait publiques les résultats de ses expertises (64 victimes du Mediator seront indemnisées sur les 863 dossiers étudiés, soit un très faible nombre de malades), l'APM relevait que les experts minimisent la gravité des dossiers en réinterprétant les comptes-rendus des examens.

Le cas de monsieur P. constitue un véritable cas d'école. En 1999, cet homme qui a alors 63 ans fait une échographie du cœur, parfaitement normale. De 2000 à 2006, il prend du Mediator. En 2011, quand l'Agence du médicament recommande à tous les patients qui ont pris du Mediator de faire une échographie, il en passe une. Bilan: la valve aortique de son cœur fuit, le médecin qui fait l'examen estime qu'il s'agit d'une fuite de grade 2 (les fuites sont numérotées de 0 à 4, selon la gravité de la maladie). Il envoie alors un dossier à l'Oniam pour une demande d'indemnisation.

 
 

Mais son dossier est retoqué par les experts qui notent en ayant seulement vu les photocopies de l'échographie: «l'atteinte valvulaire aortique sans retentissement ventriculaire, sans épaississement des valves et sans hypertension artérielle pulmonaire associée (…) ne peut être considérée en lien direct et certain», avec la prise de Mediator. Circulez, il n'y a rien à voir! Mais monsieur P. est du genre têtu. En décembre dernier, il fait 200 km en voiture et se rend à Amiens pour faire une nouvelle échographie chez le Pr Christophe Tribouilloy, un expert mondialement reconnu de l'échographie, un cardiologue qui connaît bien le Mediator pour avoir écrit plusieurs publications sur le sujet.

La conclusion du Pr Tribouilloy est sans appel: «il existe une fuite aortique de grade 2 (…). À mon avis, cette fuite aortique modérée est probablement liée à l'exposition au Mediator et justifie la réalisation d'une échographie dans un an». Du coup, les discussions s'enveniment un peu à l'Oniam. Au point qu'un des experts du collège, le Dr Jean-Jacques Blanc, un cardiologue mais qui ne pratique pas d'échographies, n'hésite pas à dire pour justifier la décision de ne pas indemniser ce patient: «ce n'est pas une fuite mais un postillon» (sic).

Légitimité scientifique et éthique

Retoquer des dossiers en minimisant la gravité de la pathologie dont souffrent les victimes explique pourquoi seules 7,7% d'entre elles sont indemnisées pour l'instant. Mais cette façon de faire pose une double question de légitimité scientifique et d'éthique: comment peut-on rétrograder une fuite cardiaque en se basant uniquement sur des photocopies d'examen (voire seulement les comptes-rendus) alors que l'échographie du cœur doit justement observer un muscle en fonctionnement? C'est comme si un gynécologue qui réalise une échographie disait que le fœtus présente des malformations, et qu'à partir des seules photocopies de cet examen, un autre médecin décidait que le bébé se porte parfaitement bien.

Le Dr Philippe Hervé, pneumologue, a fait partie des experts de l'Oniam pendant un an avant de démissionner. «Il s'agit de pratiques usuelles qui se produisent plusieurs fois par semaine, confie-t-il au Figaro. De toute façon,il n'y a aucun échographiste parmi ces experts.»

L'ancien ministre de la Santé Xavier Bertrand, qui avait mis en place le fonds d'indemnisation, ne cache pas sa colère et se dit «choqué» par ces requalifications de pathologies: «Je me pose des questions sur le fonctionnement de ce collège d'experts. À mes yeux, les préjudices liés au Mediator doivent tous être couverts par un principe: le doute doit toujours bénéficier à la victime. Là, c'est plutôt l'inverse.» Pour ne pas «ajouter au scandale du Mediator le scandale de la non-indemnisation des victimes, je demande à la ministre de la Santé de rappeler au collège d'experts quelles doivent être ses missions. Il n'est pas une machine à dire non», ajoute-t-il.

Le philosophe Pierre Le Coz, ancien vice-président du conseil d'éthique évoque «une impression de malaise» et parle de «grave crise de l'expertise». Quand un dossier est validé par l'Oniam, c'est le laboratoire Servier qui paie la victime. Les montants varient de 3 000 à 30 000 euros dans de très rares cas.


Un nombre de cas retenus étonnamment faible

Sur les 697 dossiers rejetés par l'Oniam, 238 (soit 34%) ne concernaient pas une valvulopathie ou une hypertension artérielle pulmonaire, aujourd'hui seules maladies potentiellement imputables au Mediator.

Par ailleurs, la proportion de dossiers retenus par le collège d'experts comme étant des valvulopathies (atteintes des valves cardiaques, souvent une fuite généralement accompagnée d'un épaississement de la valve) causées par le Mediator est très largement inférieure à ce que l'on attendrait à partir des connaissances scientifiques actuelles disponibles notamment dans les revues scientifiques.

En effet, le taux d'acceptation par l'Oniam des dossiers de valvulopathies est de 12% (et de 17% si on exclut les valvulopathies par rétrécissement des valves, celles qui a priori ne sont pas imputables au Mediator). Or, curieusement, ces chiffres sont très éloignés de ceux qu'observe notamment le Pr Christophe Tribouilloy dans la revue internationale Circulation, dans une publication scientifique parue en 2012 et qui étudie d'ailleurs le même type de population que les dossiers reçus par l'Oniam. Dans cette étude, 76% des fuites de la valve aortique (quel qu'en soit le grade) sont attribuables au Mediator.


LIRE AUSSI:

» Mediator: «Il aurait fallu des études dès la première alerte»

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Par Anne Jouan

21/01/2013

BCG : traitement standard des tumeurs du cancer de la vessie

lu sur :

http://presse-inserm.fr/bcg-et-cancer-de-la-vessie-vers-un-nouveau-protocole-pour-les-patients/2747/

BCG et cancer de la vessie : vers un nouveau protocole pour les patients ?

06.06.2012 - Communiqué

Cancer Immunologie, hématologie, pneumologie

Des chercheurs de l’Institut Pasteur, de l’Inserm, de l’université Paris Descartes et de Mines ParisTech ont montré comment renforcer les effets du BCG qui constitue, depuis 35 ans, le traitement standard des tumeurs à haut risque de récidive dans le cancer de la vessie. La validation de ce nouveau protocole thérapeutique permettrait de limiter les rechutes de ce cancer parmi les plus fréquents des pays industrialisés. Cette étude est publiée ce jour sur le site de Science Translational Medicine.

A ce jour, malgré les progrès de l’immunologie, peu d’immunothérapies, ces traitements qui consistent à stimuler le système immunitaire, ont démontré leur efficacité clinique. L’une des exceptions notables est le traitement du cancer de la vessie par le BCG, le bacille de Calmette et Guérin connu du grand public comme le vaccin contre la tuberculose. Le succès de cette « BCG thérapie » repose sur de simples injections répétées de BCG, localement dans la vessie. Le taux de survie des patients varie alors entre 50 et 70%.

En utilisant un modèle murin pour caractériser la dynamique de la réponse immune au BCG dans la vessie, une étude réalisée par Claire Biot dans l’équipe de Matthew Albert*, responsable de l’unité d’Immunobiologie des cellules dendritiques (Institut Pasteur/Inserm/Université Paris Descartes), a montré qu’une simple injection sous-cutanée du BCG préalablement au protocole standard de la “BCG thérapie” améliore la réponse anti-tumorale. Les cellules immunitaires sont ainsi opérationnelles en grand nombre dès la première instillation de BCG dans la vessie.

A la lumière de ces résultats obtenus chez la souris, les chercheurs se sont demandé si les patients vaccinés dans leur enfance par le BCG répondaient mieux au traitement standard. A l’aide d’une étude réalisée par l’université de Berne, ils ont comparé les réponses au traitement de deux types de patients : ceux qui sont vaccinés et répondent toujours positivement au test anti-tuberculinique, preuve que la vaccination est toujours effective. Et ceux dont la vaccination n’est plus active. Ils ont ainsi pu constater que sur une période de cinq ans, 80% des patients positifs survivaient sans récidive contre seulement 45% des patients qui avaient été testés négativement au BCG. Un résultat qui corrobore les données obtenues expérimentalement sur le modèle murin.

Ces données encourageantes suggèrent qu’une simple injection intradermique de BCG préalablement au protocole standard pourrait améliorer la réponse au traitement. Cette nouvelle stratégie thérapeutique devrait très prochainement faire l’objet d’une étude clinique afin d’être validée et de proposer une meilleure prise en charge des patients.

Ces travaux ont pu être réalisés grâce au soutien financier de La Ligue contre le cancer et de l’Institut national du cancer, et grâce à la générosité de la Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires et de la Swiss National Foundation.

* Matthew Albert est directeur de recherche Inserm et professeur à l’Institut Pasteur. Il dirige le département d’Immunologie à l’Institut Pasteur ainsi que l’unité d’Immunobiologie des cellules dendritiques (unité mixte 818 Institut Pasteur/Inserm) et rattaché à l’université Paris Descartes.
Dans son équipe, Claire Biot est chercheur à Mines ParisTech, détachée dans l’unité de Matthew Albert.

14/12/2012

Des médicaments pour les autistes ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/12/13/un-diuretique-reduit-l-isolement-des-autistes_1806217_1650684.html

Un diurétique réduit l'isolement des autistes

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 13.12.2012 à 15h58 • Mis à jour le 13.12.2012 à 16h14

Par Sandrine Cabut

Les prochaines années verront-elles l'arrivée de médicaments capables d'aider les autistes à sortir de leur isolement ? Quoique préliminaires, les résultats encourageants obtenus par deux équipes françaises, l'une avec un diurétique, l'autre avec une hormone, suscitent de nouveaux espoirs pour la prise en charge de ces pathologies du développement cérébral qui touchent aujourd'hui plus d'un enfant sur cent.

A première vue, prescrire un diurétique - en l'occurrence le bumétanide, commercialisé depuis les années 1970 pour traiter des oedèmes ou une hypertension artérielle - à de jeunes autistes peut sembler farfelu. Mais les données et l'argumentaire présentés mardi 11 décembre au siège de l'Inserm, à Paris, par Yehezkel Ben-Ari (fondateur et directeur honoraire Inserm de l'Institut de neurobiologie de la Méditerranée, Marseille) et Eric Lemonnier (pédopsychiatre au CHU de Brest, praticien dans un centre de ressources autisme) sont convaincants.

Plutôt que de livrer d'emblée des témoignages enthousiastes de familles et les conclusions de leur étude clinique, publiée le même jour dans la revue Translational Psychiatry, ils ont joué la prudence, détaillant d'abord comment ils en sont arrivés à cette approche originale.

Le rôle du chlore

 
 

"Un cerveau adulte et un cerveau en construction sont très différents du point de vue de leur activité neuronale. Mais s'il rencontre un problème au cours de son développement, le cerveau reste figé à l'état immature", explique le professeur Ben-Ari. Au cours de sa carrière, ce chercheur a découvert les modifications de l'action du neurotransmetteur GABA pendant la maturation des neurones et mis au jour le rôle important des niveaux de chlore dans ces cellules nerveuses. "Dans le cerveau en développement ou lésé (par un traumatisme, une épilepsie...), les concentrations intraneuronales de chlore sont très élevées. Et quand c'est le cas, les effets du GABA, en principe une inhibition des neurones, sont inversés", poursuit Ben-Ari. Un mécanisme qui, selon lui, explique pourquoi des anxiolytiques ou des barbituriques agissant sur ce neurotransmetteur induisent paradoxalement une excitation dans certaines épilepsies.

C'est au départ pour cette pathologie que des chercheurs ont eu l'idée d'utiliser du bumétanide, un diurétique qui bloque l'entrée du chlore dans les cellules, afin de faire baisser la concentration de cet ion dans les neurones. Des essais sont désormais en cours dans des formes sévères d'épilepsie néonatales, en Europe et aux Etats-Unis.

Il y a six ans, invité dans une conférence en Bretagne pour présenter ses travaux sur le développement du cerveau, Yehezkel Ben-Ari y rencontre Eric Lemonnier. Ce spécialiste de l'autisme avait noté que ses patients supportaient mal des médicaments comme le Valium, qui les excitait au lieu de les calmer. La rencontre entre les deux hommes fait tilt. Ils décident d'explorer la piste du bumétanide dans l'autisme. Après une étude pilote chez cinq patients, ils obtiennent l'autorisation des autorités sanitaires fin 2009 pour un essai randomisé.

Double aveugle

Au total, 60 enfants âgés de 3 à 11 ans, atteints de diverses formes d'autisme, y compris de haut niveau, ont été inclus. Après tirage au sort, 30 ont été traités par le diurétique (1 mg/jour) pendant trois mois, les autres recevant un placebo. Ni les investigateurs ni les parents ne savaient quel traitement était administré (double aveugle). L'intensité des troubles autistiques a été évaluée par des échelles comportementales au début et à la fin du protocole, et un mois après l'arrêt.

"Une diminution de la sévérité des symptômes d'autisme a été mesurée chez plus des trois quarts des participants recevant le diurétique", indique Eric Lemonnier. Il signale toutefois que six enfants - traités par le médicament ou le placebo - sont sortis de l'étude pour des raisons diverses, dont un en raison d'une hypokaliémie (une baisse du taux sanguin de potassium), qui est classique avec ce type de diurétique.

Au-delà des résultats objectifs, le plus frappant réside dans le récit de familles, le ressenti des médecins et des vidéos avant-après, comme celles projetées lors de la conférence de presse. Après la fin de l'essai, nombre des participants ont continué à prendre le diurétique.

C'est le cas de Virgile, traité depuis maintenant dix-huit mois. Les parents de ce garçon de 7 ans et demi, atteint d'un syndrome d'Asperger, l'ont vu se transformer. "Une semaine après le début des prises, son regard est devenu moins fuyant. C'était ténu, mais cela nous a convaincus qu'il recevait bien le médicament, raconte sa maman. Progressivement, il a commencé à aller davantage vers les autres, à reconnaître les visages... Avant il était seul dans la cour, aujourd'hui il participe aux activités pendant les récréations. Il a même été invité à un anniversaire, ce qui était inimaginable il y a deux ans." Autre signe positif : très sensible comme tous les autistes aux stimulations sensorielles, Virgile peut désormais accompagner ses parents dans des lieux bruyants et bondés, comme des restaurants.

Recul de quatre ans

Les investigateurs gardent cependant la tête froide. "Beaucoup de parents nous racontent que leur enfant est plus présent. Mais le médicament n'agit pas chez tous les patients, et il n'induit pas de guérison", tempère Eric Lemonnier. Avec un recul allant jusqu'à quatre ans, il constate que les effets bénéfiques persistent, mais s'estompent en cas d'arrêt du traitement. Pour Eric Lemonnier et Yehezkel Ben-Ari, la prochaine étape est de confirmer leurs résultats lors d'un essai plus vaste, international, afin d'obtenir une autorisation de mise sur le marché. Les deux compères, qui bataillent dur pour obtenir des financements, ont fondé une start-up, Neurochlore.

De son côté, l'équipe d'Angela Sirigu (Centre de neurosciences cognitives, Lyon), avec la Fondation FondaMental, explore la piste de l'ocytocine, une hormone synthétisée dans l'hypothalamus. En 2010, cette chercheuse (contributrice du cahier "Science & techno" du Monde) avait montré qu'une administration d'ocytocine en spray augmente les contacts sociaux chez des autistes de haut niveau. Ses derniers travaux (publiés le 1er novembre dans Cerebral Cortex) confirment que le taux de cette hormone dans le plasma est corrélé au degré d'extraversion d'un individu.

"Nous sommes bien loin de comprendre tous les effets sophistiqués de l'ocytocine, dont il faut étudier les interactions avec les autres neuromodulateurs ", souligne Angela Sirigu, à la recherche, elle aussi, de fonds pour des études cliniques. Cette voie thérapeutique s'annonce passionnante, mais pas simple à mettre en oeuvre. Après administration, l'hormone agit vite, mais elle ne reste que quelques secondes dans le sang et quatre-vingt-dix minutes dans le cerveau.

Sandrine Cabut

12/12/2012

Un traitement diurétique atténue les symptômes de l’autisme

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Un traitement diurétique atténue les symptômes de l’autisme

Deux chercheurs de l’Inserm ont présenté, hier, les résultats prometteurs d’un essai clinique ayant permis d’atténuer la sévérité des troubles de l’autisme, grâce à un traitement diurétique, indiquent l’AFP, Le Figaro, Aujourd’hui en France ainsi que les chaînes radiophoniques et audiovisuelles.

Le Pr Yehezkel Ben-Ari (Inserm, Marseille), fondateur de l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée qui a mené l’essai avec le Dr Eric Lemonnier, clinicien, spécialiste de l’autisme (Centre hospitalier universitaire, Brest), explique que « les résultats sont nets et significatifs ». Il ajoute cependant que ce médicament n’est « pas une molécule miracle ». Ces travaux, publiés dans la revue Translational Psychiatry, ont été menés, durant quatre mois, sur « 60 enfants [« atteints de diverses formes d’autisme, dont celui de ‘‘haut niveau’’, le syndrome d’Asperger], âgés de 3 à 11 ans, en double aveugle, par tirage au sort, une moitié prenant le diurétique, le bumétanide (1 mg/jour) pendant trois mois, l’autre, un placebo », souligne l’agence de presse.

Selon les chercheurs, ce traitement, même s’il ne guérit pas, permet, pour les trois quarts des enfants traités, une diminution de la sévérité des troubles autistiques. Selon le Dr Lemonnier, « l’enfant traité est plus présent ; il est plus facile d’échanger avec lui, d’accrocher son regard, il fait plus facilement ce qu’on lui propose et supporte mieux des bruits qui lui étaient auparavant insupportables ». Les deux chercheurs ont créé une start-up, Neurochlore, afin de mener d’autres essais et obtenir le feu vert pour une commercialisation du traitement en 2015.

AFP, TF1, France 3, France 5, LCI, RTL, France Info, France Inter, Europe 1, 11/12, Le Figaro, Aujourd’hui en France, La Croix, 12/12


Communiqué de presse: Un essai clinique prometteur pour diminuer la sévérité des troubles autistiques

09/03/2012

Recommandations dans la prise en charge de l’autisme

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Recommandations de la HAS dans la prise en charge de l’autisme

La Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) ont estimé, dans un avis publié hier, impossible de conclure à « la pertinence » de la prise en charge des enfants et adolescents autistes par les méthodes psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle, qu’elles jugent « non consensuelles », indiquent Le Monde et France 5.

Le rapport a nécessité « deux ans de travail » et « a mobilisé 145 experts », souligne le quotidien. Il a bénéficié également « d’une consultation publique à laquelle ont répondu plus de 180 organisations ».

La HAS et l’Anesm préconisent « une approche éducative, comportementale et développementale ». Pour la première fois en France, en pédopsychiatrie, « un texte recommande officiellement le recours intensif » à ces méthodes (telles que ABA ou Teacch), souligne Le Monde.

Par contre, ajoute le journal, la HAS s’oppose au « packing », « technique d’enveloppements humides », compte tenu de « l’absence de données relatives à son efficacité ou à sa sécurité ».

(France 5, 08/03, Le Monde, 09/03)

24/02/2011

Contournement de l'interdiction : le CRUISER remplacé à l'identique

lu sur:

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4585

23/2/2011

L’insecticide CRUISER : plus autorisé mais… remplacé

Depuis 2008, le ministre de l’agriculture accorde, année par année, grâce à un système pernicieux de dérogation d’une durée d’un an, des renouvellements d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) de l’insecticide CRUISER. Pour contrer cette pratique, renouvelable à l’infini alors même que la preuve de l’innocuité de ce produit fait défaut, l'UNAF a déposé pas moins de 4 recours au Conseil d’Etat, respectivement en 2008 et 2009 pour le CRUISER®, en 2010 et 2011 pour le CRUISER® 350.

Le 24 janvier dernier, le rapporteur public du Conseil d’Etat, monsieur Edouard GEFFRAY, demandait l’annulation des décisions du ministre de l’Agriculture autorisant le CRUISER, respectivement prises en 2008, 2009 et 2010. Or, par un arrêt rendu le 16 février dernier, le Conseil d’Etat a finalement annulé les autorisations de mise sur le marché du CRUISER, délivrées en 2008 et 2009 à Syngenta par Michel Barnier, ministre de l’Agriculture. Le Conseil a, en effet, estimé que « le Ministre n’apporte pas d’éléments suffisants et précis », ajoutant que « l’appréciation à laquelle s’est livrée l’AFSSA/ANSES et sur le fondement de laquelle le ministre a pris la décision contestée repose sur une méthode d’évaluation du risque qui n’est pas conforme à celle qu’exige la réglementation ».

Malheureusement, il s’agit là d’une victoire en demi-teinte. D’une part, comme le souligne Henri Clément, président de l’UNAF, il est regrettable qu’il faille d’abord violer la loi pour régler des comptes ensuite. Mais plus dommageable encore, bien qu’écarté, le CRUISER passe déjà la main à son remplaçant. En effet, sur une décision de Bruno Lemaire, ministre de l’Agriculture, prise en 2010 et renouvelée en 2011, le CRUISER 350 a vocation à remplacer le CRUISER illégal. Pourtant, selon l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, les deux produits sont strictement identiques. En effet, si Syngenta a rebaptisé son produit, la molécule active utilisée reste le thiamétoxam. Malgré cela, bien que récemment décrites comme irrégulières par le Conseil d’Etat dans le cas du CRUISER, les mêmes procédures d’évaluation sont appliquées.

Pour l’heure, le Conseil d’Etat a annoncé ne pas vouloir statuer immédiatement sur l’AMM du CRUISER 350, disponible sur le marché depuis 2010, et a renvoyé sa décision à plus tard. A l’instar de l’UNAF, le rapporteur public au Conseil d’Etat avait pourtant demandé l’annulation du CRUISER et du CRUISER 350, pour des motifs communs et par un même arrêt. L’instruction se poursuit donc, voie laborieuse et coûteuse pour les syndicats agricoles mais synonyme de gain de temps pour les grands groupes fabricants.
Cécile Cassier

22/02/2011

Cancer du sein : une piste pour bloquer la migration des cellules cancéreuses

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

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Cancer du sein : une piste pour bloquer la migration des cellules cancéreuses
L'Institute of Cancer Research britannique a identifié l'enzyme LOXL2, responsable de l'expansion du cancer du sein vers d'autres organes. Cette découverte, publiée dans la revue Cancer Research, pourrait permettre aux scientifiques de développer de nouveaux médicaments, s'ils trouvent le moyen de stopper l'activité de cette molécule LOXL2. Plus de 90 % des décès par cancer du sein sont dus à la migration des cellules cancéreuses vers d'autres organes.
Daily Telegraph [The], 22/02/2011

15/12/2010

Informations santé et recherche dans les organismes publics

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Mercredi 15 décembre 2010

Inégalités sociales face au cancer
Lors du colloque sur le thème "Cancer et travail" qui s'est tenu hier à Paris, les chercheurs se sont émus des nombreuses inégalités sous-tendues par cette problématique. En premier lieu : plus le poste est précaire, plus le travailleur est exposé au risque de cancer, notamment les sous-traitants, signalait Annie Thébaud-Mony (Inserm), et moins le cancer de ce travailleur exposé sera reconnu comme une maladie professionnelle. Marcel Golberg (Inserm) assimilait ce cercle vicieux à une "triple peine".
Agence France Presse_Fil Gen , 14/12/2010

"Faut-il avoir peur des médicaments" ?
L'Express publie un dossier intitulé : "Faut-il avoir peur des médicaments ?". Prenant argument de l'affaire Mediator, l'hebdomadaire s'interroge "sur l'opacité de l'industrie pharmaceutique, l'indépendance des experts, la formation des médecins, l'information des patients". L'Express revient sur "quarante ans de scandales sanitaires" et propose une liste de "dix médicaments à retirer du marché", établie "à partir des investigations de la revue Prescrire, et avec l'aide d'un spécialiste, le Pr Giroud", pharmacologue et membre de l'Académie nationale de médecine.
Express [L'] , 15/12/2010

Critiques contre les priorités du grand emprunt
Patrick Monfort, secrétaire général du Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU), critique la politique du grand emprunt qui fait passer la recherche française, "d'un système où les organismes de recherche scientifique évaluent les laboratoires puis décident de les soutenir, à un système où c'est le politique qui décidera sur ses propres critères". Bertrand Monthubert, secrétaire national à la recherche au PS, craint que "des organismes fondamentaux comme le CNRS ou l'Inserm ne soient aujourd'hui directement menacés par une réduction de leur voilure".
Agence France Presse_Fil Eco , 14/12/2010

30/11/2010

Le sucre des cigarettes aggrave la dépendance

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le sucre des cigarettes aggrave la dépendance
Le Pr Jean-Pol Tassin (Inserm) a constaté que les agents de saveurs introduits par les fabricants dans les cigarettes accentuaient la dépendance des fumeurs.
Ce sucre (miel ou chocolat) "libère, en brûlant, des inhibiteurs de monoamine-oxydase", écrit le mensuel Réponse à Tout.
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Réponse A Tout , 01/12/2010

Le danger potentiel des champs électromagnétiques

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

La Lloyd’s compare les champs élecromagnétiques à l’amiante

La compagnie de réassurance Lloyd's vient de publier un rapport sur les risques sanitaires à long terme liés aux champs électromagnétiques (wifi, téléphones mobiles).
Ce document prend acte des résultats d'études épidémiologiques concluant "qu'il n'y a pas de risque croissant de cancer du cerveau", mais juge pertinente, à long terme, une comparaison avec l'affaire de l'amiante.
L'association Robin des toits rappelle que, dès 1920, les assureurs anglo-saxons refusèrent de couvrir d'éventuels risques relatifs à l'amiante.
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Aujourd'hui en France , 27/11/2010

24/09/2010

Le futur du sport

( AU SECOURS ! )

 

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ec490dc8-c750-11df-859f-126804e4afe5|0

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Demain, tous mutants ?

dopage vendredi24 septembre 2010

Julie Conti

Tiré de la thérapie génique, le dopage génétique fait son apparition dans le sport. Les spécialistes s’accordent sur la possibilité prochaine, pour l’athlète, de programmer son corps en fonction des exploits à réaliser. Mais la technique est dangereuse. Enquête

Les athlètes de demain seront des mutants. Génétiquement modifiés, leurs organismes produiront eux-mêmes les substances dopantes susceptibles d’améliorer leurs performances. Le Temps fait le point sur l’avancée de cette technologie.

Le dopage génétique, qu’est-ce que c’est ?

Il existe deux sortes de dopage génétique. Il est d’abord envisageable d’intervenir sur la fécondation et la genèse de l’embryon pour façonner un futur superathlète. Une «souris marathon», capable d’efforts deux fois plus prolongés que la normale a ainsi été conçue en 2004. Créer un superbébé n’est cependant pas à l’ordre du jour. «Chez l’humain, ce n’est pas pour demain», dit Bengt Kayser, directeur de l’Institut des sciences du mouvement et de la médecine du sport (ISMMS) de l’Université de Genève. «Pour énormément de raisons d’ordre éthique, philosophique, religieux et de vision globale partagée en grande partie dans le monde.»

La deuxième voie consiste à modifier génétiquement un individu en lui incorporant un segment d’ADN pour obliger son corps à produire certaines protéines. Cette approche est développée depuis de nombreuses années par la thérapie génique dans l’espoir de guérir des maladies telles que les myopathies. «On peut, par exemple, introduire un gène dans la séquence d’un virus et infecter la personne par injection ou par voie nasale, poursuit Bengt Kayser. Les séquences génomiques du virus, liées à sa multiplication dans un hôte, vont multiplier le gène qui code la protéine désirée. Et enfin, cette dernière sera fabriquée par différentes cellules du corps.» Il est théoriquement possible, avec cette méthode, de contraindre le corps humain à fabriquer davantage de fibres musculaires ou à produire des quantités importantes d’EPO.

A-t-il déjà cours ?

«Il est difficile de le savoir, car la technique n’est pas complètement au point», dit Claudio Tamburrini, ancien footballeur argentin et chercheur au Centre d’éthique des soins médicaux de l’Université de Stockholm. «Mais ce qui existe à coup sûr est la volonté d’y avoir recours.» Bien des indices vont dans ce sens. Les scientifiques qui avaient fabriqué les «souris Schwarzenegger», rongeurs dont le corps fabriquait un volume de muscles beaucoup plus élevé que la normale, avaient été inondés de sollicitations de sportifs. En 2006, le procès de Thomas Springstein, un ancien entraîneur d’athlétisme allemand, a démontré que celui-ci avait cherché à se procurer du Repoxygen. Ce médicament relevant de la thérapie génique n’a jamais été homologué. Il devait stimuler la production d’EPO par le corps.

Au niveau de l’offre, les pays qui fabriquent déjà clandestinement de nombreuses substances dopantes sont au cœur des soupçons. Un journaliste de la télévision allemande ARD s’est vu proposer des traitements de dopage génétique en Chine, alors qu’il se faisait passer pour un entraîneur de natation. «Les Jeux de Pékin ont poussé le pays à lutter contre le dopage et je pense que la situation s’améliore, dit Bengt Kayser. Mais c’est probablement un endroit où il se passe des choses. Le gène doit être fabriqué en laboratoire et introduit dans la séquence d’un virus par des réactions biochimiques. C’est une cuisine de plus en plus maîtrisée, automatisée et industrialisée. Quelqu’un qui a fait des études de biologie, ou de biochimie, et qui a traîné quelques années dans un laboratoire de génie génétique est capable de le faire. Toutes les connaissances nécessaires sont disponibles dans la littérature scientifique et sur Internet. Il est envisageable que des laboratoires clandestins, dans un garage ou une cave, puissent faire ce genre de choses. Ce n’est pas bon marché, il faut un appareillage, mais ce n’est pas si cher non plus.»

Sans contrôle antidopage, impossible de connaître l’ampleur du phénomène. «Si le recours à ce type de dopage existe, il est encore très ponctuel», estime le directeur du Laboratoire suisse d’analyse du dopage, Martial Saugy. «Il y a peut-être quelques endroits où on essaie des trucs, mais je pense que c’est insignifiant.»

A quoi sert-il?

Claudio Tamburrini distingue cinq substances susceptibles d’améliorer les performances des athlètes.

L’érythropoïétine (EPO), est une hormone qui stimule la production de globules rouges. La production endogène (par le corps) d’EPO serait profitable à de nombreux sportifs d’endurance. «Les recherches ne mènent nulle part pour l’instant», estime Martial Saugy.

Le facteur de croissance insulino-semblable (IGF-1) est une hormone à effet anabolisant. Cette substance pourrait permettre à un sportif d’augmenter sa masse musculaire de 30% en quelques mois. «Cette thérapie génique est relativement sûre, car les effets sont localisés dans le muscle visé, dit Claudio Tamburrini. Les essais sur les êtres humains devraient commencer dans les prochaines années.»

Le facteur de croissance de l’enthothélium vasculaire (VEGF) agit sur les veines et facilite la circulation sanguine et l’oxygénation du sang. «C’est une des thérapies dont les recherches sont le plus avancées, poursuit Claudio Tamburrini. Elle a déjà été testée sur l’être humain.»

La myostatine régule la croissance musculaire. Des inhibiteurs de myostatine entraînent une augmentation du nombre de fibres musculaires et leur épaississement. Ce traitement est très attendu pour soigner la myopathie de Duchenne. Et pour faire tomber quelques records?

Les endorphines agissent sur le processus de fatigue du muscle qui produit de l’acide lactique. «Le soulagement de la douleur pourrait aider les athlètes à réaliser de meilleures performances ou à être plus endurants», indique Claudio Tamburrini.

Quels sont les risques ?

Les premiers essais de thérapie génique chez l’être humain ont eu de lourds effets secondaires, parfois mortels. Des tests menés sur des enfants-bulles, privés de défenses immunitaires, ont provoqué des leucémies. «La liste des recettes de cuisine est longue, mais le plus souvent, la thérapie génique sera permanente et c’est un risque, dit Bengt Kayser. On ne maîtrise pas encore très bien l’amplitude de la production d’hormones. Si on injecte, avec un virus, la séquence de gène qui code l’EPO et que ça marche hyper-bien, une grande quantité de cellules dans le corps exprimera ce gène. Cela entraînera une production énorme d’EPO avec des conséquences très dangereuses pour la santé.»

L’utilisation de virus comme vecteurs de la thérapie génique fait aussi craindre des risques de contagion. «C’est un des principaux problèmes que doit résoudre la thérapie génique», estime Martial Saugy. «Ce n’est pas un risque qui existe avec les laboratoires officiels mais avec les laboratoires clandestins qui veulent juste gagner de l’argent, il y a du souci à se faire.» Si les modifications génétiques touchent des cellules germinales, la personne traitée transmettra la mutation à sa descendance.

Est-il détectable ?

Non. L’Agence mondiale antidopage (AMA) ne dispose pas encore de tests fiables. «Pas mal de travaux sont en cours à ce sujet et sont actuellement discutés par l’AMA, dit Martial Saugy. On devra se concentrer sur les substances anabolisantes comme les inhibiteurs de myostatine.» Une des pistes, pour les instances antidopage, est de chercher la présence des virus qui auraient servi de transports à l’ADN. Mais le dopage génétique peut s’effectuer avec d’autres vecteurs. «Pour nous, l’approche longitudinale reste la plus intéressante, poursuit Martial Saugy. Cela ressemblerait au passeport biologique mais au niveau musculaire.»

La lutte contre le dopage génétique serait vraisemblablement très coûteuse et très invasive pour la sphère privée des athlètes. Les instances antidopage auraient notamment connaissance de leur patrimoine génétique. Ne va-t-on pas trop loin au nom de la lutte contre la tricherie? «Le débat est ouvert et on en discute à tous les niveaux», reconnaît Martial Saugy. «Pour que le passeport biologique soit efficace, il faut qu’il contienne un maximum d’informations et à un moment donné, il faudra mettre dans la balance l’intérêt personnel des athlètes.»

Selon le psychologue du sport et ancien footballeur Lucio Bizzini, les perspectives de la thérapie génique et la possibilité «d’amélioration» de l’être humain en général entraînent une remise en cause du bien fondé de la lutte contre le dopage. «J’ai très peur des conséquences de la lutte contre le dopage dans la société en général, dit Bengt Kayser. Des voix s’élèvent pour demander des tests d’urine pour les étudiants et, au Danemark, le gouvernement fait pression sur des fitness pour qu’ils souscrivent à un label de qualité antidopage avec, à la clé, des analyses d’urine pour les adhérents. Il faut que la société se prépare à mieux faire face à la révolution biomédicale qui nous amènera de plus en plus de possibilités d’améliorer nos performances.»

06/08/2010

Le déséquilibre oméga 6/oméga 3 dans l'alimentation

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http://dircom.inserm.fr/
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Le déséquilibre oméga 6/oméga 3 créerait un risque d’obésité "transgénérationnel"

Gérard Ailhaud (université de Nice), collaborant avec le CNRS et l'INRA, a constaté sur "quatre générations de souris" que le déséquilibre croissant entre oméga 3 et oméga 6, tel qu'il peut être observé dans l'alimentation occidentale, perturbait "le fonctionnement de certains gènes. Et ces modifications se sont transmises à la génération suivante, dès lors prédisposée à l'obésité", indique L'Humanité Dimanche. La masse adipeuse des souris-cobayes s'est considérablement étoffée, une résistance à l'insuline est apparue, "première étape vers le développement du diabète de type 2".
HD Humanité Dimanche , 05/08/2010

03/06/2010

Cancer du sein : les promesses de la vaccination par l'alpha-lactalbumine

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Cancer du sein : les promesses de la vaccination par l'alpha-lactalbumine
Des chercheurs américains ont expérimenté avec succès, sur des souris prédisposées à développer un cancer du sein, une stratégie vaccinale à la fois préventive et thérapeutique. "Les chercheurs ont identifié une protéine très souvent retrouvée dans les cancers du sein, mais pas dans les cellules mammaires, sauf au moment de la lactation : l'alpha-lactalbumine.
" Ainsi, la vaccination par l'alpha-lactalbumine serait susceptible de prévenir le cancer du sein chez les femmes en pré-ménopause, "lorsque la fonction de lactation n'est plus nécessaire", indiquent les chercheurs.

19/05/2010

En France, l'avenir de la recherche fondamentale est sombre ...(2)

... et le restera aussi longtemps que le pays sera dirigé par la classe politique actuelle. (suite)

 

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http://dircom.inserm.fr/

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La recherche médicale française perd de plus en plus d’influence


Le quotidien Les Echos rapporte le classement des chercheurs français en sciences du vivant.

L’enquête, conduite par Philippe Even - président de l'Institut Necker (Paris) - a tenté d'évaluer l'activité individuelle des chercheurs français dans les sciences du vivant en recensant leurs articles publiés dans les revues internationales de référence entre 2000 et 2009. Cet inventaire, qui a nécessité quatre ans, a permis à Philippe Even de constater que la recherche médicale française perdait du terrain face aux Américains, Britanniques, Allemands et Japonais.

L'Hexagone n'occuperait que la cinquième position en termes de découvertes publiées, il est relégué à la treizième place en termes d'impact.

"Le déclin s'accélère, déplore Philippe Even. La plupart des grandes percées se font hors de France. Nos chercheurs d'excellence restent excellents, mais ils sont de plus en plus pauvres et sous-équipés. Toujours plus d'argent et toujours plus de postes n'est pas la solution." Certes, les crédits sont insuffisants et trop souvent "saupoudrés", la mondialisation restreint encore l'influence de l'Hexagone mais, pour Les Echos, c'est avant tout une affaire de gouvernance.

En cause, "un dirigisme d'Etat toujours très pesant, une culture de la recherche inexistante chez les décideurs", l'obsession des grands programmes, des "organismes publics trop rigides" et des effectifs démotivés pour le tiers d'entre eux.

Echos [Les], 19/05/2010

14/05/2010

Les denrées alimentaires riches en polyphénols

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Les denrées alimentaires riches en polyphénols


Selon l'AFP, l'étude 'Nutrinet-Santé', coordonné par Serge Hercberg (Inserm), montre que les polyphénols contenus dans le café, le thé, le chocolat, le vin rouge ou les fruits, auraient un effet bénéfique contre les maladies cardiovasculaires, les cancers ou le vieillissement cérébral. Des expériences menées sur l'animal mettent en effet en lumière les propriétés anti-oxydantes de ces denrées, ainsi que leurs propriétés anti-inflammatoires, anti-carcinogènes ou protectrices du système vasculaire. Le "French paradox" serait obtenu par les polyphénols du vin. L'AFP précise que Serge Hercberg juge "rassurant" que la première source de polyphénols en France ne soit pas le vin, et Augustin Scalbert (INRA) s'étonne de voir la place importante que prend le chocolat dans cet apport.


Agence France Presse_Fil Gen , 11/05/2010 - France Soir , 12/05/2010